Mon nom est Jinn

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Messagepar Minos » Mar 09 Avr 2013 - 19:29   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Lu à mon tour... depuis avant -hier : chaud à rattraper, le retard ! Mais bon, vu que j'étais intrigué par ce topic qui avançait régulièrement...

J'aime beaucoup cette histoire, même si j'ai commencée à la lire trop tôt : les confrontations finales ont l'air de se dessiner, je n'aurai pas la fin tout de suite.

Donc j'aime beaucoup, disais-je : le format est sympa, l'histoire avance bien, avec ses fausses pistes et ses persos intéressants.

J'ai relevé un certain nombre d'erreurs de forme, du moins de mon point de vue, mais je n'ai rien noté, ça aurait fait beaucoup après tant de pages. Mais à l'instar d'Hiivsha, je ferai désormais des remarques de forme, puisque je vais suivre la fin de l'histoire au jour le jour. :)
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Messagepar Kléber Valéra » Mer 10 Avr 2013 - 21:56   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

CXIV



Jinn était paralysé. Il ne savait pas quoi faire. Il avait envie de crier à la machine qui lui faisait face « Je suis ton fils ! ». Mais il savait que la seule chose qu’il obtiendrait en retour, ce serait une fin de non recevoir. Ou éventuellement un rire moqueur. Après tout, ce serait une réplique des plus incroyables.
Vador ne bougeait pas non plus. L’être qui lui faisait face avait quelque chose d’étrange. C’était comme s’il n’avait pas d’aura dans la Force. Un être inexistant. Et pourtant, pour une raison qu’il ne comprenait pas, il avait l’impression de partager un lien avec cet homme. Comme si… Comme si… Comme s’il l’avait connu il y a très longtemps.
Les deux se regardèrent ainsi, longuement. Du moins eurent-ils tous deux cette impression que le temps s’était arrêté. Il s’étira même à l’infini, comme si les deux avaient été pris dans quelque étrange discontinuité de l’espace-temps. Une sorte d’irrégularité du continuum qui ne contiendrait que deux êtres dans toute la Création : Jinn Skywalker et Dark Vador. Les yeux du seigneur noir se firent perçants, à travers ses optiques noires artificielles. Jinn semblait à l’arrêt complet, un droïde dont on aurait ôté la source d’énergie. La scène s’éternisa entre eux deux. Mais ce n’était qu’une illusion de leur esprit commun. Car leur entrevue ne dura en réalité que quelques secondes.
Au bout d’un moment, l’esprit méthodique de Vador reprit un peu le dessus, et il fit ce qu’un exécuteur impérial aurait logiquement dû faire dans une telle situation, après avoir rencontré un inconnu en pleine forme sur les lieux d’un attentat, juste après que celui-ci ait eu lieu.
« Vous ! Je vous ordonne de rester où vous êtes ! fit le seigneur noir de sa voix grave. »
Jinn retrouva alors l’usage de ses muscles. Mais il n’obéit pas. Il marcha, lentement, très lentement, vers Dark Vador. Celui-ci ne réagit pas. Jinn n’était qu’à quelques pas, calme et serein, le sith ne fit toujours aucun mouvement. Jinn passa à côté de lui, sans rien dire, Vador resta muet. Quand Jinn pénétra dans le couloir, s’extrayant à la vue de l’exécuteur, ce dernier n’avait toujours pas fait un pas pour le rattraper ou le stopper.
Jinn ne comprit pas vraiment. Mais parce qu’il connaissait son père, il devina qui était réellement l’homme sous le masque terrifiant.

Il se mit enfin à courir.





CXV



Lorsque Jinn arriva chez Call, totalement essoufflé, il hurla son nom pour l’appeler. Mais personne ne lui répondit.
Il y avait bien entendu une probabilité pour que Call, blessée pendant le match, ait été emmenée à l’hôpital pour soins, puisqu’il ne l’avait pas vue parmi les morts étendus au sol. Mais en ce cas, il aurait vu les secours s’activer dans les gradins en ruines, alors que là il s’y était retrouvé complètement seul.
Non, Call n’était pas à l’hôpital. Et il était certain de ne pas avoir vu son châle calciné où que ce soit. Dans la panique, elle avait forcément fui et était rentrée ici.
Il fit quelques pas dans le salon : le journal de Kaalin était allumé à une des dernières pages, avec, posé dessus, un petit morceau de flimsi sur lequel était écrit « Pour Jinn ».
Le jedi grommela intérieurement : il n’avait vraiment pas le temps pour ça. Mais quand même : pourquoi le livre était ainsi présenté ? Il n’y avait rien sur la table quand il était parti en infiltration chez Rictov. Ce qui voulait dire que Call était revenue ici entre-temps et avait laissé le journal ouvert spécialement pour lui. Il le lut donc. C’était griffonné à la va-vite, presque illisible :




Je n’écrirai plus jamais rien dans ce journal. Et je le laisserai ici, pour qu’il repose avec lui.
Je suis un monstre sans cœur, haïssable.
Aujourd’hui, Prully est mort. Aujourd’hui, j’ai enterré Prully dans la douleur. La douleur de ma responsabilité.
C’est entièrement ma faute si mon fils n’est plus.
Il se plaignait de cauchemars terrifiants depuis des mois. Des cauchemars dans lesquels il voyait sa mère qui le battait. Et moi, qu’ai-je fait pour le rassurer ? Pour faire en sorte qu’il n’y pense plus ? Pour faire qu’il oublie ce terrible passé ?
Rien du tout.
Je ne l’ai pas écouté.
Et quand les premières marques sont apparues, qu’ai-je dit ?
Rien du tout.
Elles venaient de lui, elles devaient avoir une cause psychosomatique. Même s’il prétendait le contraire, il ne pouvait en être autrement, puisqu’il n’y a que nous sur ce caillou infâme perdu dans le trou du cul de la galaxie ! Ainsi je lui ai dit que lui seul pouvait s’aider, et qu’il devait trouver en lui de quoi combattre le mal qu’il s’infligeait à lui-même.
Mais comment un enfant de dix ans peut-il comprendre une telle chose ?
C’était la chose la plus stupide que j’ai jamais faite. Parce que le monstre que je suis voulait avoir la paix pour faire ses petites expériences de savant fou.
Je suis une ordure. Et je l’ai laissé mourir. Je l’ai laissé se tuer.
Ce matin, au réveil, mon petit garçon était mort. Il s’était écorché dans la nuit, sans que je ne l’entende, loin de moi, puis s’était planté un pic dans le cœur.
Et je n’ai rien fait.
Et je ne l’ai pas écouté.
Et je n’ai pas su l’aider.
Et la mort que je mérite est cent fois pire que ce qu’il s’est fait subir.

Dans quelques semaines, si je résiste jusque-là, le vaisseau sera terminé. Peut-être plus tôt si me concentre sur sa fabrication et non sur l’expérimentation de la boue. Je partirai, je m’éloignerai de la sépulture dont la terre jaune crisse encore sous mes ongles sales.
J’en fais le serment : je ne reviendrai plus jamais sur cette planète du malheur.




Ainsi s’achevait le récit de la vie de Kaalin Birmoboe, sans un mot de plus. Jinn tourna la page suivante, une nouvelle inscription prenant toute la hauteur de la page avait été ajoutée en rouge. Des chiffres, dont la signification était évidente : c’était des coordonnées spatiales.
Et en dessous, avec la même écriture et de la même couleur :
« Désolé, Jinn, mais j’ai enfin découvert les coordonnées de Karlo. Je dois partir pour y rejoindre mon fils. Même si ce fut bref, sache que j’ai été ravie de te connaître. Sache aussi que c’est toi qui, sans le vouloir, m’as fait accepter mon passé. Adieu. »
Call était donc partie sur un coup de tête. Probablement murissait-elle ce projet depuis quelques temps, et le choc de cet attentat l’avait poussée à franchir le pas. Elle avait agi sans réfléchir aux conséquences. Aux dangereuses conséquences…
Un bourdonnement étrange passa à côté de Jinn. Mais il ne s’attarda pas sur le phénomène : il glissa le journal dans sa poche intérieure et ressortit en trombe pour se diriger vers l’astroport. Peu de temps après, il faisait décoller le vaisseau de Call pour la planète Karlo.
Modifié en dernier par Kléber Valéra le Jeu 11 Avr 2013 - 20:13, modifié 1 fois.
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Messagepar Hiivsha » Mer 10 Avr 2013 - 22:17   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Lu. Pas de commentaire... ah si, je t'envoie un MP ! :)

ait été emmenée à l’hôpital pour soin => je sais pas... j'aurais mis "soins" parce que c'est le raccourci pour "des soins" (d'ailleurs "pour des soins" sonnerait mieux). "UN soin" étant quelque chose de particulier : un soin de peau, un soin de bouche... mais à l'hosto, on donne "DES soins". ;) ... surtout après un attentat ! :D
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Messagepar Minos » Jeu 11 Avr 2013 - 11:14   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

J'ai vu un "jusque la" 3 lignes avant la fin qui est un "jusque-là". "là" apposé à un mot nécessite toujours un tiret.

Le mot de Kaalin commence par "Désolé Jinn". Il faut une virgule entre les deux car il s'agit d'une mise en apostrophe (= quand on interpelle quelqu'un ou quelque chose dans un texte, souvent des dialogues).

J'ai trouvé qu'il manquait un truc dans la confrontation JinnVador, ce qui se passe dans leur tête à ce moment n'est pas assez explicité, notamment leur non-réactivité l'un face à l'autre : on n'a que des bribes de leurs pensées, sans en avoir l'intégralité. On ne sait pas à quoi Jinn pense quand il refuse de s'arrêter, ni ce que Vador pense en le laissant partir.

Sinon, toujours aussi chouette et intriguant.
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Messagepar Kléber Valéra » Jeu 11 Avr 2013 - 20:25   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Ah… Un autre commentateur, enfin ! C'est pas contre toi, Hiivsha. Mais ça devenait très « DI-alogue » ces derniers temps…

Minos a écrit:je ferai désormais des remarques de forme, puisque je vais suivre la fin de l'histoire au jour le jour.

Impeccable!
Minos a écrit:ah si, je t'envoie un MP !

Et je répondrai identiquement.
Minos a écrit:on n'a que des bribes de leurs pensées, sans en avoir l'intégralité

Ma correctrice habituelle estime qu'au contraire, je ne laisse pas assez vivre mes personnages par eux-mêmes. Cette fois (surtout pour une scène comme celle-là), ce sera donc au lecteur de penser à leur place à tous les deux (mais pour ce qui est de la "longueur pure", ça fait quand même 13 lignes où ils se regardent en chiens de faïence sans qu'un seul son ne sorte de leur bouche...!).
Minos a écrit:ni ce que Vador pense en le laissant partir

Ca c'est volontaire, donc.
Minos a écrit:On ne sait pas à quoi Jinn pense

Réponse :
Kehor Nabaag a écrit:Mais parce qu’il connaissait son père, il devina qui était réellement l’homme sous le masque terrifiant.

C'est donc à cela qu'il est en train de penser. Il pense qu'il s'est trompé en ne voyant en lui qu'une machine qui l'a poussé à penser que tout cet univers était globalement négatif.
Mais après, peut-être que cette pensée n'est pas assez explicite en tant que telle ?
Minos a écrit:Sinon, toujours aussi chouette et intriguant

Merci!

Reste corrigé dans le texte.
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Messagepar Minos » Jeu 11 Avr 2013 - 20:29   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Kehor Nabaag a écrit:
Minos a écrit:ah si, je t'envoie un MP !

Et je répondrai identiquement.

quote ratée, c'était de Hiivsha, pas de moi !
Kehor Nabaag a écrit:Mais après, peut-être que cette pensée n'est pas assez explicite en tant que telle ?

C'est ce que je pense. Après, je peux me tromper...
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Messagepar Hiivsha » Jeu 11 Avr 2013 - 20:47   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Oh, je pense que c'est pas une question de se tromper ou pas ;)
Le lecteur a un "ressenti" en lisant un texte. Ses opinions sont personnelles et explicables ou non. Evidemment, pour un auteur, c'est mieux si le lecteur peut expliquer son "ressenti" qui peut très bien ne pas être celui d'un autre lecteur ni a fortiori celui de l'auteur. Après, l'auteur en tient compte ou pas, c'est selon et c'est pas obligatoire. :)

C'est pour ça que c'est bien d'avoir "plusieurs sons de cloches" :siffle: de lecteurs ! :oui:
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Messagepar Kléber Valéra » Jeu 11 Avr 2013 - 21:00   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Minos a écrit:quote ratée, c'était de Hiivsha, pas de moi

Ouep! J'ai cliqué à côté je crois bien...
Hiivsha a écrit:C'est pour ça que c'est bien d'avoir "plusieurs sons de cloches"

Tout à fait!


*****************************


CXVI



« Kints ? Ici Coff. Je viens de me poser sur Syenyolia, vous m’entendez ?
-Général ? Vous êtes à l’astroport principal de Syenyolia ?
-Oui. Pourquoi ?
-Il s’est passé quelque chose de terrible. Restez où vous êtes, je suis déjà en chemin.
-Quoi ? Mais enfin, qu’est-ce que vous… »
Mais Coff arrêta de parler, il venait d’entendre le bruit du comlink qui s’éteignait.
« Dites-moi, il est un peu curieux votre Kints… remarqua Lyona. Plutôt malpoli pour un subordonné. Et vous dites que c’est ce type-là qui suit Jinn ? Vous dites que c’est lui qui peut nous aider ? »
Halaser regarda sa fille qui connaissait un peu le major dans le privé, et qui ne comprenait pas plus que lui cet empressement soudain.
« Du coup, que fait-on ? On reste ici ? Dans le vaisseau ?
-Evidemment, répondit Namcola. S’il a dit qu’il nous rejoignait, c’est qu’il le fera. »
Et de fait, une heure plus tard, le major Douglaz Kints entrait dans le vaisseau du général Coff. L’homme était totalement essoufflé.
« C’est Jinn ! Et le Thunderball ! Et Vador !
-Calmez-vous, major. Qu’est-ce que c’est que ces manières ? Ça ne vous ressemble guère. Reprenez votre souffle et dites-nous ce qui ne va pas, calmement. »
Kints s’exécuta, soufflant un bon coup. Puis, il remarqua enfin les deux autres personnes présentes, ce qui le refroidit dans son élan. Comprenant cela, Coff lui fit signe que tout était okay.
« Vous pouvez y aller. Ma fille et cette dame savent que vous suivez Jinn. »
Kints haussa les épaules. Après tout, lui-même l’avait bien avoué au général Stinell de Cato-Neimoidia.
« Depuis mon dernier rapport, j’ai continué à suivre Skywalker, comme convenu.
-Et ?
-Il a pénétré en toute illégalité au siège social d’une grosse entreprise syenyolienne il y a à peu près trois heures de cela.
-Quoi ? Mais pourquoi ? Vous… Vous ne l’avez pas arrêté ?
-Vos ordres étaient de le suivre comme une ombre pour découvrir qui il était.
-Mais là, ça va quand même loin cette histoire ! »
Namcola hocha la tête. Son père n’avait décidément pas toujours le sens des priorités : ils avaient en ce moment même bien d’autres problèmes que les frasques du gibier qu’il avait décidé de faire suivre…
« Je commence enfin à croire qu’il est réellement amnésique. Je ne sais comment, mais ce qu’il cherchait avait un rapport avec cette base secrète sur Koboc.
-Quelle base secrète ? demanda Lyona.
-Je vous expliquerai. Poursuivez, Kints.
-Vous vous souvenez de ce que mes hommes ont trouvé quand ils ont fouillé la salle qui intéressait tant notre homme ?
-Oui. Beaucoup de choses, pourquoi ?
-Dont un caisson réfrigérant de la marque Rictov Engineerings.
-Et alors ?
-C’est le nom de l’entreprise qu’il est venu visiter cette nuit. J’ai toujours refusé votre théorie. Mais je commence vraiment à croire comme vous, qu’il a réellement perdu la mémoire.
-Et il y a découvert quelque chose, au moins ? Parce que j’aimerais quand même bien savoir ce qui peut vous mettre dans un tel état !
-Je ne sais pas ce qu’il a trouvé. Mais il est partie comme une fusée vers le stade où devait se dérouler le match de Thunderball.
-Celui auquel il devait participer ?
-Celui-là même.
-Attendez, attendez, demanda Namcola. Cette fois, c’est moi qui ne comprend plus rien à l’histoire. C’est quoi cette histoire de match de Thunder-machin-chose ?
-Plus tard, Nam’. Ensuite ?
-Je l’ai suivi tant bien que mal. Quand il est arrivé, il s’est passé quelque chose de terrible.
-Quoi ? demandèrent en chœur les trois spectateurs.
-Un attentat. Il y a eu une explosion dans le stade.
-Quoi ?!? Qu’est-ce que c’est encore que cette histoire ?
-Je ne sais pas. Mais comme je vous l’avais dit, le second de l’Empereur était convié à la représentation de ce soir. Peut-être que c’est lui qui était visé ?
-Ah oui c’est vrai, je l’avais complètement oublié celui-là.
-QUOI ! hurla Lyona. Et vous nous avez amenés ici pour nous protéger ? Dark Vador est en ce moment-même sur Syenyolia et vous nous emmenez ici ? Halaser, vous êtes fou ?! »
Coff fit semblant de ne pas avoir entendu.
« Et après ?
-J’ai vu Jinn repartir à toute vitesse chez celle qui l’hébergeait, cette Call bidule. J’ai tenté de le suivre encore, mais je me suis retrouvé bloqué par un mouvement de foule à l’extérieur du stade et il a pris de l’avance.
-Bon, et ensuite… devança Namcola qui était cette fois plus passionnée que son père par l’histoire.
-Vu que je savais que j’arriverai bien après lui, et que je ne savais pas s’il comptait partir en courant dans un autre sens –après tout, ça n’aurait jamais fait que la troisième fois- j’ai envoyé le scarabée en avance.
-Quel scarabée ?
-Caméra-espion, expliqua Coff à sa fille.
-Bien m’en a pris : j’ai eu le temps de filmer ça avant qu’il ne parte à nouveau. »
Kints sortit la mini-tablette de sa veste et l’alluma. Après qu’il eut pressé quelques boutons, une courte vidéo apparut. La caméra volante était passée au-dessus de Jinn, juste à temps pour le voir consulter la dernière page, puis s’enfuir à nouveau en courant.
Namcola fit un arrêt sur image et agrandit l’image.
« C’est quoi, ça ? demanda-t-elle à l’assemblée.
-On dirait les coordonnées d’une planète, nota la Kobocoise.
-Oui, confirma Kints. C’est pour ça que je me dirigeais vers l’astroport principal. C’est là que Jinn est parti ensuite. Je l’ai filmé un temps, puis le scarabée a rendu l’âme, il semblerait que je l’avais un peu trop poussé.
-Et vous croyez qu’il s’est rendu sur cette planète ?
-Je crois que cette planète, c’est la Karlo désertique du journal de l’autre. Le mari de son hôtesse, dont je vous avais parlé.
-Ma question était : croyez-vous qu’il s’y soit rendu ?
-Je ne crois pas, j’en suis certain. J’étais à vingt minutes de votre vaisseau quand je vous ai appelé. Si j’ai mis une heure, c’est parce que j’ai eu un mal de chien à passer la sécurité que Vador avait mise en place après l’attentat, même en prouvant que j’étais major de l’Empire. Mais je suis sûr d’une chose : Skywalker ne faisait pas partie de ceux qui ont été refoulés aux portes de l’astroport. Il était déjà passé avant que Vador ne se bouge les fesses. »
Kints souffla enfin, maintenant que toute la situation était éclaircie. Il s’était déchargé de toute responsabilité : à partir de maintenant, si une erreur était commise, ce serait le fait du général.
Lyona brisa le silence qui s’était installé.
« Moi, ça me va.
-Qu’est-ce qui vous va ? demanda Coff.
-Je suis d’accord pour que nous suivions Jinn Skywalker sur cette planète Karlo.
-Vous plaisantez, j’espère ! hoqueta le général.
-Pas du tout. Je ne crois pas trop à ces trucs d’habitude, mais c’est le destin qui nous a conduits dans cette situation. Il serait temps de lui obéir, non ? Et puis après tout, c’est bien vous qui vouliez le faire suivre…
-Mais nos priorités ont changé depuis.
-Exact, Halaser Coff. Nous sommes en fuite. Et personnellement, je préfère encore être sur une planète désertique, plutôt que sur une planète où il y a Dark Vador. A supposer qu’il ait mis en place le cordon de sécurité de l’astroport en personne, il est même peut-être juste à côté de nous : il faut décoller, et vite, peu importe la destination. »
Namcola marmonna son assentiment. Quant à Kints, il n’avait pas d’opinion, laissant le choix à son supérieur hiérarchique.
« Très bien, continua Coff. On re-décolle pour Karlo sur-le-champ. Major ? Les coordonnées s’il vous plaît. »





CXVII



De l’image tridimensionnelle qui s’affichait devant lui, Jinn comprenait que Karlo était une toute petite planète. Mais elle restait un astre, c’est-à-dire quelque chose de démesuré pour un simple homme. Comment retrouver quoi que ce soit depuis l’orbite ?
Il supposa que comme son mari avant elle, Call s’était probablement posée en le point de la surface karlosienne qui croisait le vecteur Syenyolia-Karlo. Soit, puisqu’il venait de la planète en question, à peu près l’endroit qu’il avait devant lui. Mais songeant que les deux planètes subissaient probablement une révolution différente, sans parler de leur orbite autour de leur soleil, le raisonnement était absurde. Le problème était que la méthode la plus logique lui semblait impossible à réaliser.
Il voulait faire un balayage biologique. Mais le vaisseau emprunté à la syenyolienne était un vaisseau de plaisance, et il ne disposait pas d’une telle technologie. Il se rabattit sur un appareillage plus standardisé, même pour les petits vaisseaux civils, convaincu que cela ne fonctionnerait pas compte tenu de la puissance de l’appareil : il fit un scan des ondes électro-magnétiques. Par chance, la planète était déserte, et le vaisseau avec lequel Call était venue avait une forte résonance. Aussi, il repéra bien vite un point à la surface qui ne pouvait qu’être l’appareil dans lequel Call était venue.
Il suivit l’émission jusqu’à son origine : il avait à présent devant lui un vaisseau dans le style typiquement syenyolien qu’il n’avait encore jamais vu, un engin aux dimensions gigantesques, posé juste à côté de quelques débris d’un autre vaisseau –peut-être ce que Kaalin n’avait pas utilisé pour la construction du nouvel engin qui lui avait permis de fuir Karlo ?
Jinn approcha son vaisseau juste à côté de l’autre et modifia son assiette pour pouvoir se poser. Il n’était plus qu’à quelques mètres au-dessus du sol, en vol stationnaire. Mais alors qu’il entamait la dernière phase descendante, son appareil fut agité de violents soubresauts. C’était comme si quelque chose venait frapper la coque, la secouait de tous côtés. Il eut beau se démener avec le manche pour redresser, impossible de reprendre les commandes.
Impuissant, il reserra encore plus son harnais à mesure que le mouvement augmentait.


Soudain, il se retrouva collé dans le fond de son siège : le vaisseau entier était catapulté au sol, la proue vers le bas. C’était comme si un enfant colérique avait écrasé son vaisseau en jouet contre le sol de sa chambre -sauf que ce n’était pas un jouet et que Jinn était à l’intérieur.
Le cockpit se retrouva complètement déchiqueté, et ce n’est que par miracle que les morceaux de transparacier broyés passèrent sur sa gauche, évitant de se planter dans son visage.
Lorsque l’arrière du vaisseau retomba au sol comme une masse, Jinn sut que c’était fini. Il parvint tant bien que mal à défaire sa ceinture et à s’extraire de son siège, pour passer par l’ouverture et sortir (la porte avait été arrachée).
Il fit quelques pas, vérifiant l’essentiel. Apparemment, il n’avait rien de plus que quelques écorchures superficielles. Par contre, il constata en se retournant que son vaisseau ne décollerait pas de sitôt.
Il en fit longuement le tour. La chose qui avait provoqué ce crash, quelle qu’elle fut, avait disparu. Il se dirigea vers l’énorme vaisseau de Call. Il ignorait qu’elle possédât pareil engin. Il en fit aussi le tour, pour repérer la seule entrée possible : une porte, elle-aussi immense, à travers laquelle on aurait facilement fait passer un rancor. Le portail semblait fermé par une serrure codée sur le côté droit. Mais peut-être que Call avait laissé ouvert ?
Il appuya sur le bouton « ouverture » juste en dessous du clavier de la serrure. Le système lui répondit par un bip négatif.
Comme il était évident que Call ne se serait pas enfermée en le voyant arriver, il supposa qu’elle n’était pas à l’intérieur. Il se dirigea vers l’épave ancienne, mais elle n’y était pas non plus. Il n’y avait ici que les restes de ce qui avait pu être un campement de fortune des années plus tôt, aujourd’hui légèrement enseveli par les rares vents balayant Karlo.
Et puis, l’ancien jedi remarqua qu’un petit objet de métal (une radio ?) était un peu éloigné du camp. Chose curieuse, l’objet n’était pas enseveli du tout, juste posé sur le sol. Un peu plus loin encore, un autre objet, lui aussi bien visible. Jinn plissa les yeux, il ne pouvait s’agir que d’une seule chose : c’était la route que Kaalin avait jadis établie pour rejoindre l’oasis, remise à jour par Call.
A son tour, il suivit les miettes de pain.
Modifié en dernier par Kléber Valéra le Dim 14 Avr 2013 - 16:11, modifié 3 fois.
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Messagepar Hiivsha » Jeu 11 Avr 2013 - 22:49   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Spoiler: Afficher
"Par chance, la planète était déserte, et le vaisseau avec lequel Call était venue avait une forte résonance. Aussi, il repéra bien vite un point à la surface qui ne pouvait qu’être l’appareil dans lequel Call était venue."

Ca m'a toujours amusé ces trucs de SW... comme les coïncidences qui font que les héros se rencontrent :wink:
Quand on sait qu'un satellite ne photographie à un instant T qu'une infime partie de la surface de la Terre, il faudrait une sacrée puissance de détection pour détecter la résonance d'un vaisseau - même gros - sur la Terre depuis l'espace... mais c'est comme dans Star Trek et d'autres romans du même style, "ce n'est qu'une histoire" et faut pas trop se pencher dessus. :wink:

"le vaisseau entier était catapulté au sol, la proue vers le bas". Aucune chance de survivre à un crash vertical à cause de l'effet de la décélération sur le corps (les organes éclatent), et ce même si le vaisseau est capable de ne pas être pulvérisé. Au mieux, quand on se crashe à l'horizontale, on peut estimer que les chances existent.

Un truc qui a dû m'échapper à la lecture : comment Call connait le site du crash de son mari ?


moment-même => pas de trait d'union

"Call s’était probablement posée en le point de la surface" => ça s'écrit "en le" ??? "au point" non ? :perplexe:

peut-être ce que Kaalin n’avait pas utilisé pour la construction du nouvel engin => "n'avait pas" ou "avait" ? :perplexe:

batailler => dans ce sens c'est familier comme emploi :wink:
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Messagepar Minos » Ven 12 Avr 2013 - 9:25   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Deux remarques de forme : en français, on accentue les majuscules, je pense notamment aux deux "A" que j'ai vu et qui auraient dû être des "À". Également à deux reprises dans la première partie postée, tu accoles plusieurs points d'exclamation et d'interrogation : il n'en faut qu'un seul à chaque fois ; il n'y a qu'en BD où on les multiplie ensemble.

"La chose qui avait provoqué ce crash, quelle qu’elle fut, avait disparu." Comment peut-il préjuger que ce soit une chose qui se déplace, puisqu'elle a "disparu" ? Ce pourrait être un phénomène météo spécifique à la planète. Et ce "disparu" me semble impropre vu que Jinn n'a pas vu de quoi il s'agissait : tu disparais après être apparu, visuellement parlant, or là il n'y a pas eu d'apparition.

Pas grand-chose d'autre à dire : l'histoire continue d'avancer à son rythme, et nous à attendre la suite !
Les hommes sont si nécessairement fous, que ce serait être fou, par un autre tour de folie, de n'être pas fou.
Blaise Pascal.
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Messagepar Kléber Valéra » Ven 12 Avr 2013 - 20:34   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Spoiler: Afficher
Hiivsha a écrit:Ca m'a toujours amusé ces trucs de SW... comme les coïncidences qui font que les héros se rencontrent
Quand on sait qu'un satellite ne photographie à un instant T qu'une infime partie de la surface de la Terre, il faudrait une sacrée puissance de détection pour détecter la résonance d'un vaisseau - même gros - sur la Terre depuis l'espace... mais c'est comme dans Star Trek et d'autres romans du même style, "ce n'est qu'une histoire" et faut pas trop se pencher dessus.

Je dirais que ce n’est pas juste parce que « ce n’est qu’une histoire ». Il faut quand même rester cohérent dans la mesure où le lecteur est prêt à accepter un certain niveau d’incohérence (je suis disposé à accepter toutes les bizarreries de Doctor Who, et le fait que l’on parle anglais dans toutes les galaxies de l’univers dans Stargate). Je m’explique : SW, c’est du Space Opera. Contrairement à la « hard SF », le space op ne se sert d’un univers futuriste que comme toile de fond, comme background, plutôt que pour servir réellement l’histoire. Je te donne un exemple : les tenants et aboutissements de la guerre des clones n’impliquent aucun enjeu spécifique qui rendrait son contexte impossible à une époque médiéval, par exemple. C’est d’autant plus vrai qu’en redéfinissant le genre space opera en 77, SW l’a transformé en quelque chose à mi-chemin entre la SF et la fantasy (après tout, il y a des princesses, des forces mystiques, etc). Attention, je ne dis pas que ça n’existait pas avant cela ! Ce genre de « mélange » existait déjà. Mais à moins que l’on m’ait raconté n’importe quoi, ce n’est pas ce « mix fantasy futuriste » qui définissait le mot « space opera » avant.
Bref, ça on s’en fiche. Tout ça pour dire que contrairement à la SF pure, de par le genre, SW ou Star Trek aussi, effectivement, s’éloigne du concept : la technologie évoluée crée l’histoire. En général, chaque objet prétendument technologique à son pendant réel actuel (un comlink, ce n’est jamais qu’un téléphone si on regarde bien…).
Il n’empêche que le space op, c’est quand même de la SF ! Donc du futuriste ! Honnêtement, tant que l’on reste avec des technologies imaginaires qui sont tout simplement plus performantes que les nôtres (sans tomber dans l’excès, évidemment), ça reste cohérent. Dans SW, une corvette est capable de détecter des ondes électromagnétiques sur des secteurs spatiaux gigantesques. C’est évidemment exagéré par rapport à ce que l’on est capable de faire aujourd’hui. Mais nous sommes dans le futur ! Ce n’est pas plus exagéré qu’une station spatiale construite autour d’un trou noir… (cf. théorie de Roland Lehoucq).
A fortiori, il semble étrange de tenter une détection à l’échelle planétaire, non pas parce que la zone est trop vaste (puisque le secteur spatial précédemment évoqué est, proportionnellement, bien plus grand). Si ce n’est jamais fait dans les romans officiels de space op, c’est parce que les ondes seraient confondues, donc inutiles en tant que traces pour rechercher un vaisseau. Mais s’il n’y a qu’un seul vaisseau en fonctionnement sur toute la planète, avoue que ça devient possible…
Alors oui, je suis bien d’accord avec toi : c’est exagéré par rapport à la réalité. Mais à ce compte-là, il faudrait dire que c’est la SF qui est exagérée (ce qui est toujours le cas si l’univers semble très futuriste : il faut bien prétendre s’éloigner de notre époque !). Mais ça n’a rien à voir avec les rencontres hasardeuses. Parce que, à ce que je sache, ces rencontres ne sont aucunement dues aux avancées technologiques inhérentes à un univers futuriste.
Après, il est vrai que SW dispose de cet outil merveilleux qui est de dire : c’est la Force qui organise le tout. Pourquoi pas ? Tu connais déjà mon opinion à ce sujet : je n’ai rien contre, à condition que ce ne soit pas tout le temps. C’est tout.
Mais je maintiens que l’argument « on peut détecter un vaisseau sur une planète par les ondes émises » n’a rien à voir avec l’argument « c’est la Force » (qui ressemble d’ailleurs vachement à l’argument jeu-de-roliste : « ta gueule, c’est magique ! »). Ce n'est pas du même ordre.

A ce sujet (celui des technologies dans le space opera), je voulais revenir sur un truc qui m’a toujours semblé douteux… Je ne sais pas si vous avez lu Dark Plagueis de Luceno, mais je trouve que pour une fois, il explique merveilleusement bien pourquoi il n’y a pour ainsi dire jamais de bombe atomique dans Star Wars. Personnellement, avant, ça m’avait toujours semblé bizarre. Je veux dire… Si on peut fabriquer une Etoile Noire, les bombes atomiques devraient être tellement simples à produire qu’elles devraient proliférer dans l’UE ! Et pourtant, presqu’aucune mention…
Et si ma mémoire est bonne, Luceno l’explique très bien (un roman à lire, assurément).
Fin du hors sujet.


Hiivsha a écrit:"le vaisseau entier était catapulté au sol, la proue vers le bas". Aucune chance de survivre à un crash vertical à cause de l'effet de la décélération sur le corps (les organes éclatent), et ce même si le vaisseau est capable de ne pas être pulvérisé. Au mieux, quand on se crashe à l'horizontale, on peut estimer que les chances existent.

Minos a écrit:"La chose qui avait provoqué ce crash, quelle qu’elle fut, avait disparu." Comment peut-il préjuger que ce soit une chose qui se déplace, puisqu'elle a "disparu" ? Ce pourrait être un phénomène météo spécifique à la planète. Et ce "disparu" me semble impropre vu que Jinn n'a pas vu de quoi il s'agissait : tu disparais après être apparu, visuellement parlant, or là il n'y a pas eu d'apparition.

Pour cette histoire de crash vaisseau, là, c’est un peu la cata. J’aurai bien était tenté de dire qu’il y a eu un contre-sens, mais étant donné que vous avez été deux à le faire, c’est que je n’étais pas clair du tout !
Je modifie tout le passage (désolé, mais il faut que la scène soit claire), dites-moi si vous visualisez mieux ce que je voulais vous montrer.

Voici le passage ré-écrit :
Kehor Nabaag a écrit:Jinn approcha son vaisseau juste à côté de l’autre et modifia son assiette pour pouvoir se poser. Il n’était plus qu’à quelques mètres au-dessus du sol, en vol stationnaire. Mais alors qu’il entamait la dernière phase descendante, son appareil fut agité de violents soubresauts. C’était comme si quelque chose venait frapper la coque, la secouait de tous côtés. Il eut beau batailler avec le manche pour redresser, impossible de reprendre les commandes.
Impuissant, il reserra encore plus son harnais à mesure que le mouvement augmentait.

Est-ce plus clair? (vous pouvez me répondre non, je ne me vexerai pas...)

Spoiler: Afficher
Hiivsha a écrit:Un truc qui a dû m'échapper à la lecture : comment Call connait le site du crash de son mari ?

Non, rien ne t’a échappé à la lecture.......


Hiivsha a écrit:"Call s’était probablement posée en le point de la surface" => ça s'écrit "en le" ??? "au point" non ?

Il me semble bien que ça se dit. Certes, ce n'est plus guère usité, mais en tout cas moi je le dis...

Hiivsha a écrit:peut-être ce que Kaalin n’avait pas utilisé pour la construction du nouvel engin => "n'avait pas" ou "avait" ?

« N’avait pas » ! Comme dit précédemment dans son journal, il a fabriqué le nouveau vaisseau dont il s’est servi pour quitter Karlo avec des bouts de celui avec lequel il est arrivé (et s’est crashé avec son fils). Donc ce qui est au sol, à côté des deux autres vaisseaux, c’est forcément « ce que Kaalin n’avait pas utilisé »…

Hiivsha a écrit:batailler => dans ce sens c'est familier comme emploi

D'après le net (ça vaut ce que ça vaut, sachant que je n'ai pas fait 15000 sites de dictionnaires non plus!), non. Mais je peux me tromper.

Minos a écrit:en français, on accentue les majuscules

D'après Wiki (là encore, ça vaut ce que ça vaut), en français, les accents sur majuscules sont préconisés par l'Académie française, mais plus très utilisées. Je me force à ajouter la cédille sur les C majuscules qui le nécessitent par que ça peut éventuellement porter à contre-sens, mais honnêtement, pour le reste... Note bien : je ne suis pas en train d'affirmer qu'il faut faire des fautes volontaires! C'est juste que bon, voilà, cé pa com si jékrivé com sa non plu...! Honnêtement, tout ce qui est ponctuation et compagnie, on va dire que j'essaierai d'y faire attention, mais ce ne sera franchement pas ma priorité (si j'arrive à écrire avec zéro faute d'orthographe, ce qui risque d'être difficile, je serai déjà bien content!). Pour les double-signe de ponctuation : même remarque, même si ça n'est pas officiel, je pense que le "!!" apposé à côté d'un "!" permet intuitivement de comprendre que les deux sont des exclamations (ou des ordres) mais que l'un des deux est plus fort. J'essaierai juste de limiter aux endroits ou ça semblera absolument nécessaire, mais c'est tout. Déjà que j'ai dû supprimer tous mes passages en majuscules quand les personnages crient très fort... (Ceci dit, pour ça, je comprends tout à fait. Car outre que c'est faux en français, c'est surtout chiant à lire : ça pique les yeux!!)
Ne te méprends pas, Minos. Je ne dis pas que ce que tu dis est faux: je suis même convaincu que tu as raison! Mais ces règles aussi "tatillones" (oui je sais, c'est un néologisme honteux) n'apporte à mon avis pas grand chose de plus à la "beauté de la langue de Molière". Et j'ai presque envie de dire, au contraire...

Le reste est corrigé dans le texte, comme d'hab'.


PS : Félicitations à tous les courageux qui auront eu le courage de lire jusqu'au bout tout mon pavé-spoil inutile...
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Messagepar Kléber Valéra » Ven 12 Avr 2013 - 20:36   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

CXVIII



L’étang se trouvait à deux ou trois kilomètres, avait estimé Jinn. Il n’avait rien de notable, si ce n’était que son eau y était d’une incroyable clarté. En revanche, il y avait, juste à côté, une chose à laquelle il n’était pas préparé (même s’il aurait dû s’en douter).
Là, juste à ses pieds, un trou creusé dans le sol, sur deux mètres de profondeur. Et, dedans, un squelette d’enfant humain.
Jinn regarda Prully. Longtemps.
« Pauvre gosse… murmura-t-il. »
Dans les ossements, Jinn vit quelque chose de brillant. Il regarda plus attentivement : il s’agissait d’un bloc-mémoire, comme celui qu’il avait en ce moment même dans sa poche, tombé dans la cage thoracique au niveau du cœur. S’excusant auprès du garçon mort, il descendit dans la tombe et retira délicatement le petit objet d’entre les côtes, puis remonta sur la terre ferme pour le lire.
Mais la machine refusa de démarrer, probablement déchargée depuis longtemps. Il le plaça donc dans son autre poche et jeta un dernier regard au petit garçon.
Jinn regarda tout autour de lui. Même s’il ne comprenait pas son choix, il n’avait plus aucun doute quant à l’endroit où était Call à présent. Et, assez loin sur sa droite, il vit un endroit où le sol était d’une couleur différente. Il s’y rendit.





CXIX



Un nouveau vaisseau se posa sur Karlo. Son équipage composé de quatre kobocois n’eut pas à déplorer un atterrissage aussi catastrophique que celui de Jinn. Lyona descendit la première.
« Effectivement, c’est le désert ici…
-Papa, on fait quoi maintenant ?
-A vrai dire, je ne sais pas trop. Lyona, venir ici était votre idée, n’est-ce pas ? »
En réalité, Coff avait surtout accepté la proposition faite plus tôt par la Kobocoise parce qu’il était toujours aussi intrigué par le dénommé Skywalker. Elle s’apprêtait à le lui faire remarquer, quand Kints passa en trombe devant elle et la coupa dans son élan.
« C’est ça ! C’est le vaisseau de la syenyolienne !
-Pardon ?
-Le vaisseau, là. Celui qui à l’air totalement explosé. C’est le vaisseau de Call Birmoboe ! »
Les quatre s’approchèrent de l’appareil.
« Vous croyez qu’elle s’est crashée ? demanda la fille du général.
-Il n’y a qu’un moyen de le savoir, répondit le major. »
Le petit homme au nez crochu pénétra dans la carcasse de l’engin et en ressortit quelques secondes plus tard.
« Personne, commenta-t-il. »
Lyona se mit à faire le tour de l’énorme vaisseau, constatant, comme Jinn peu avant, que l’unique porte était totalement fermée.
« Jinn serait venu avec cette… chose, alors ?
-Sans doute, poursuivit Namcola. »
Coff était en train d’observer les restes du quatrième vaisseau, quand Lyona se mit à crier :
« Regardez, là ! Quelqu’un a balisé un chemin ! »





CXX



Vue de près, la flaque était exactement telle que Kaalin l’avait décrite dans son journal : une petite mare boueuse beige, lisse et miroitante, d’où se dégageait une aura étrange. Sur le rebord, il y avait les vêtements de Call, comprenant son châle aux couleurs vives. Mais nulle part trace de la syenyolienne. Une idée malsaine germa dans l’esprit de l’ex-jedi : se pouvait-il que la femme soit venue ici pour revoir son fils, et qu’elle se soit finalement laissée ronger par le regret au point de se suicider dans ce trou probablement plus profond qu’il n’y paraissait ?
C’était non seulement possible mais en plus très probable. Quelle autre explication trouver à son mot laissé dans le journal, à son départ subit, à ces vêtements ici délaissés ?
Elle qui lui avait permis d’échapper à l’empire. Elle qui l’avait accueilli. Elle qui, en échange de bien peu, lui avait tout donné. Elle qui, de lui, n’avait attendu qu’une seule chose, à partir du moment où elle lui avait donné le journal à lire : qu’il lui accorde la rédemption qu’elle ne pouvait obtenir de sa famille. Peut-être même parce qu’au fond, elle le considérait un peu comme sa famille, une nouvelle famille improvisée… Et il n’avait pas su l’aider, lui, jadis jedi tout puissant. Elle, la seule personne qui lui restait vraiment dans cet univers atroce.
« Je… Je suis un monstre, murmura-t-il. »
La boue devant lui se mit à frémir, à bouillir. Des excroissances aux circonvolutions excentriques se déployèrent sur toute la surface du mini-lac. Jinn recula de quelques pas.
Dans une gerbe de boue qui éclaboussa tout ce qui se trouvait autour, une forme jaillit du fond de la mare. Jinn releva les yeux : là, devant lui, Call. Elle était à plusieurs mètres au-dessus de la flaque, maintenue en l’air par une gangue de boue suintante. Mais si la boue recouvrait son corps et ses membres, elle laissait son visage totalement apparent. Elle avait les yeux ouverts, elle n’était pas morte du tout. Mieux, elle souriait.
Un sourire sadique.
« Mais non, Jinn, tu n’es pas un monstre. Tu es juste un crétin. Comme Kaalin, finalement… »
La langue de boue qui la soulevait vint la déposer lentement sur le sol, à quelques mètres seulement de Jinn. Puis elle se détacha de la « coque » dans laquelle Call était engoncée, pour revenir dans sa petite mare. La coque en question explosa alors soudainement, la boue venant à nouveau recouvrir les alentours. Quand Jinn rouvrit les yeux après l’explosion, il restait suffisament de la matière étrange pour habiller la syenyolienne. Ce vêtement liquide et beige se mouvait sur son corps et décrivait des formes nouvelles en permanence.
« Qu’est-ce que tu penses de ma nouvelle robe ? demanda-t-elle. »
Jinn ne savait plus quoi dire. Ni que penser d’ailleurs.
Pour la première fois de son existence, il se sentait vide.
Modifié en dernier par Kléber Valéra le Lun 15 Avr 2013 - 20:47, modifié 3 fois.
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Messagepar Hiivsha » Ven 12 Avr 2013 - 20:51   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Oui c'est plus clair pour l'histoire du crash de Jinn. effectivement, il ne tombe pas de très haut et sans vitesse initiale... quoique tu dises "catapulté" quand même. ;)

Pour les mots familiers, personnellement j'utilise le Larousse... je me méfie du "net" ;)

Larousse : batailler v. intr. 1. Vx Livrer bataille, guerroyer.
2. Mod. Discuter avec chaleur, avec âpreté. Il a fallu batailler pour arracher cette concession.
3. Fam. Mener une lutte incessante. J’ai bataillé pour faire fortune.

Après, c'est une question d'oreille. En tant que lecteur, tous ces mots familiers tirent selon moi la qualité d'un texte vers le bas et me font une impression négative quand je les lis... ça fait "écriture orale"... :pfff: alors que la langue de Molière est si riche en synonymes pour bien s'exprimer et éviter de se répéter trop souvent. :neutre: Je n'ai pas l'impression d'en lire dans les livres que je lis.
Modifié en dernier par Hiivsha le Ven 12 Avr 2013 - 21:18, modifié 1 fois.
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Messagepar Hiivsha » Ven 12 Avr 2013 - 21:11   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Lu.
De plus en plus intrigué de savoir où tu veux nous emmener. ;)

moment-même => non, non :non: pas de tiret ;)

"C’est le vaisseau de la syenyolienne !" => comme je veux pas tout relire, je pose la question : y'a-t-il un moment de l'histoire où Coff peut observer le vaisseau de Call suffisamment pour le reconnaître plus tard de loin complètement explosé ?

"Vous croyez qu’elle s’est crashée ? demanda la fille du général" => je sais, tu vas me dire : "mais il aurait pu se poser d'abord et exploser après, d'où la question qui de prime abord fait un peu "Nabila" quand on connait l'histoire ! :paf:

"Votre ami aurait pu arriver dans le vaisseau en miettes de la syenyolienne" => :non: trop forte quand on pense que le vaisseau crashé est identifié comme celui de Call !!! Pourquoi ne répond-elle pas plutôt un "sans doute" plus logique ? :whistle: Quelle intuition ! :wink: Ou alors, ils ont été spoilés par l'auteur :diable:

qu’elle se soit finalement laissée rongée => ronger

à son départ subi => subit

précipitament => précipitamment
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Messagepar Kléber Valéra » Dim 14 Avr 2013 - 16:38   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Hiivsha a écrit:Après, c'est une question d'oreille. En tant que lecteur, tous ces mots familiers tirent selon moi la qualité d'un texte vers le bas et me font une impression négative quand je les lis... ça fait "écriture orale"... alors que la langue de Molière est si riche en synonymes pour bien s'exprimer et éviter de se répéter trop souvent. Je n'ai pas l'impression d'en lire dans les livres que je lis.

Probablement que nous n'avons pas tout à fait les mêmes lectures. Je te l'accorde, notre langue est très riche en soit. Mais mon point de vue est que le familier ne tire pas systématiquement un texte vers le bas. Ca fera peut-être mal au puriste que tu sembles être de l'entendre, mais le fait est que tout ce qui appartient au "langage de la rue" (si je puis m'exprimer ainsi) fait AUSSI partie de ce qui vient fleurir la langue française! Les écrivains de jadis se permettaient eux-mêmes quelques fantaisies (si j'avais une bonne mémoire, ce qui n'est pas le cas, je te citerai une magnifique phrase de Victor Hugo qui n'est pas très châtiée...). Pense que sans le "familier", pas d'Alfred Jarry, donc pas de Boris Vian. Et personnellement, je ne peux pas vivre dans un monde où Boris Vian n'a pas existé (cornegidouille!). A mon avis (qui n'engage que moi), l'écriture orale ne devrait pas être un problème si elle n'est pas QUE orale. Après tout, une langue est riche parce qu'elle est vaste...
Mais je te l'accorde, à trop abuser du familier, on devient limite vulgaire, et un texte perd toute valeur. Le tout est, à mon sens, de trouver un juste équilibre, de savoir en user à bon escient.
Je t'accorde aussi que, pour le coup, ce "batailler" était loin d'être indispensable. J'ai remplacé par "se démener", ça devrait convenir je pense.

Hiivsha a écrit:moment-même

Vraiment désolé, pas fait attention. D'autant plus impardonnable que tu m'avais fait la remarque la dernière fois!

Hiivsha a écrit:y'a-t-il un moment de l'histoire où Coff peut observer le vaisseau de Call suffisamment pour le reconnaître plus tard de loin complètement explosé ?

Si tu relis, c'est Kints qui prononce la phrase. Or lui connait forcément le vaisseau de Call, puisqu'il l'a suivi sur les vidéos de Cato-Neimoidia...

Hiivsha a écrit:"Vous croyez qu’elle s’est crashée ? demanda la fille du général" => je sais, tu vas me dire : "mais il aurait pu se poser d'abord et exploser après, d'où la question qui de prime abord fait un peu "Nabila" quand on connait l'histoire !

Justement, initialement, j'avais pensé que Lyona lui réponde : "Nan mais allo, quoi! Le vaisseau il est cassé et il ne s'est pas crashé! Allo, quoi!" Mais je n'aimais pas cette réplique.
Sérieusement, le vaisseau est salement amoché, c'est vrai. Mais comme tu l'auras compris, il ne s'est pas crashé, donc il n'est pas complètement explosé (justement).
Le doute est donc encore "légitime" (ceci dit, combien de fois prononçons-nous ce genre de truismes au quotidien : "tu t'es coupé les cheveux? Non, j'ai éternué très fort et ils sont tombés tout seuls...").

Hiivsha a écrit:"Votre ami aurait pu arriver dans le vaisseau en miettes de la syenyolienne" => trop forte quand on pense que le vaisseau crashé est identifié comme celui de Call !!! Pourquoi ne répond-elle pas plutôt un "sans doute" plus logique ? Quelle intuition ! Ou alors, ils ont été spoilés par l'auteu

Effectivement, tout bien réfléchi, il me semble difficile de faire cette hypothèse. J'ai modifié le texte (mais rassure-toi, qu'il le sache ou non n'aura de toute façon aucune conséquence sur l'histoire).

Le reste est corrigé dans le texte.
"La violence est le dernier refuge de l'incompétence." , Isaac Asimov
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Messagepar Kléber Valéra » Dim 14 Avr 2013 - 17:00   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Désolé pour hier, j'ai été malade comme un chien toute la journée. Qu'à cela ne tienne: je me rattrape aujourd'hui...



CXXI



« Je… Je ne comprends plus rien du tout ! s’essouffla Jinn. Tu… n’es pas morte ? Tu es restée là-dedans et tu es encore en vie ?
-Je suis navrée de te le dire, mon petit Jinn. Mais le fait est que tu ne comprends pas grand-chose à quoi que ce soit. »
Le jedi devait garder son calme coûte que coûte. Au moins tant que cette situation ubuesque ne se serait pas éclaircie. Il attendit que Call daigne parler.
« Tu te demandes sans doute pourquoi je suis venue ici, sur Karlo ? »
Elle passa ses mains devant sa bouche, histoire de bien mettre en évidence la terre jaune qu’elle avait sous les ongles.
« Non, cela m’importe peu. Je t’ai suivie ici pour que tu répondes à une de mes questions. Pourquoi…
-Pourquoi tu as trouvé mon nom dans une base de données qui remonte à bien avant la proclamation de l’empire… Oui, c’est en effet un détail que j’avais oublié, quand tu as décidé de pirater des infos chez Rictov… Mais ça n’est pas grave, si ça a pu t’amener ici. C’est même tombé pile poil comme il fallait !
-Comment tu…
-Comment je sais ? Mais, je sais beaucoup de choses sur toi, Jinn Skywalker ! Et c’est un euphémisme. Je sais absolument tout ce qu’il y a à savoir sur toi, mon ami. Tout. »
Il voulait qu’elle parle pour qu’il puisse comprendre. Résultat, plus elle parlait et plus ça devenait obscur.
« Tu veux savoir, n’est-ce pas ? Bien sûr. Ça a presque été ton idée fixe depuis ton réveil sur Koboc… Sors les deux journaux. Ça pourra t’éclairer un peu je crois. »
Sans savoir en quoi cela lui profiterait, Jinn ressortit les deux blocs-mémoire de chacune de ses poches.
« Et ?
-Allume le second que tu as trouvé.
-La batterie est décharg…
-Je sais. Sers-toi de celle de l’autre journal. Tu peux y aller, la batterie est compatible. »
Jinn obéit, une fois encore. Effectivement, le livre électronique trouvé dans la tombe s’alluma. Les premiers mots étaient les suivants :
Cela fait maintenant dix jours que nous sommes là. Et je ne sais pas où est ce « là ». Mais puisque nous sommes coincés ici, sur cette planète inconnue où il n’y a rien ni personne, je décide aujourd’hui de commencer l’écriture de ce journal.

C’étaient exactement les mêmes mots. Mais l’écriture était incontestablement différente.
« C’est une copie de son journal ?
-Tu vois bien que non. C’est le vrai journal de Kaalin Birmoboe en l’occurrence. Celui que tu as lu n’était qu’une… adaption toute personnelle.
-Pourquoi ?
-Disons que je trouvais l’original un peu trop long. Il me fallait un texte plus court, qui t’amène à l’essentiel. Pour que tu viennes ici me rejoindre, maintenant, et pas au bout de quinze mois.
-Te rejoindre ici ? Mais pourquoi ?
-C’est évident, voyons. Pour que je t’apprenne qui tu es ! »
Jinn ne prononça pas un mot pendant quelques secondes. Et puis :
« Que tu m’apprennes qui je suis ? Alors, je ne viens pas d’une autre dimension…
-Après, tout dépend du sens que l’on donnerait à l’expression « autre dimension ». Mais dans le sens que toi tu imagines, non. (elle eut un petit rire moqueur et supérieur) Mon pauvre Jinn, tu es d’une naïveté ! Ça, c’est comme le coup du « tournoi sans entraînement ». Je pensais au départ que ce serait un peu trop gros pour être crédible. Et toi, tu as foncé direct sans réfléchir. Merveilleux !
-Quel entraînement ? s’énerva-t-il pour de bon.
-Franchement, tu crois vraiment que les syenyoliens s’improvisent joueurs de Thunderball du jour au lendemain ? C’est tout bonnement stupide !
-Mais, j’ai pourtant été accepté dans la compétition !
-Parce qu’au niveau des règles, ça passe. Mais même si les joueurs ne sont pas des professionnels, ils ont tous un minimum de pratique. Ils ne décident pas de participer à un championnat une semaine à l’avance !
-Si je luttais contre des joueurs bien meilleurs que moi, pourquoi m’avoir choisi ? Ou serait-ce une de tes passions malsaines que de provoquer l’échec de gens comme moi ? cracha-t-il.
-Oh… Non ! Je savais que tu gagnerais au moins la première phase, rassure-toi. J’ai cherché un rapport entre les jedi et Syenyolia –de toute façon, vu l’importance qu’ils ont eu pendant des millénaires, j’étais certaine de trouver une trace de leur influence sur n’importe quelle planète anciennement républicaine, comme l’est Syenyolia. Et quand j’ai fait le lien entre le sport favori des syenyoliens et cette connerie de jeu qu’on fait pratiquer aux jeunes jedi, je me suis dit que tu serais bien placé pour remporter une victoire sans trop te fouler. »
Jinn aurait logiquement dû lui demander pourquoi elle tenait tant à cette victoire. Mais son esprit, à présent exclusivement contrôlé par la rage, ne fit attention qu’au fait qu’elle avait parlé des jedi, alors que lui-même n’en avait jamais fait mention une seule fois.
« Tu sais que je suis un jedi ?
-Je sais que tu crois l’avoir été. Jinn Skywalker, fils d’Anakin Skywalker et de Padmé Amidala Naberrie. Ou de Dark Vador et d’un cadavre, c’est selon le contexte… »
Jinn explosa.
« ACCOUCHE ! »
Le sourire de Call grandit encore sur son visage.





CXXII



« Réfléchis, Jinn. Ton ami Crix ne te connaît pas. Tyme Haako n’a jamais existé. Tous ceux que tu as connus un jour ou l’autre semblent n’avoir pas vécu, même pas dans cette « autre dimension ». Tous les lieux que tu as visités, tous les gouvernements que tu as connus : illusions. Quelqu’un d’insensé -comme toi- en déduirait que c’est parce que toutes ces choses n’ont jamais existé. Qu’elles appartiennent à un autre univers. Mais n’importe qui d’autre ferait à tout cela une autre conclusion. Une conclusion bien plus logique… »
Jinn était trop en colère pour dire « je t’écoute ».
« Si tous tes souvenirs sont faux, si rien de ce que tu te rappelles n’existe, c’est parce que c’est toi qui n’existe pas ! Jinn Skywalker… Laisse-moi rire.
Jinn la regarda de travers. Cette fois, son histoire devenait carrément hallucinante.
« Jinn, le journal que tu as lu n’a beau être qu’un résumé, recopié pour la circonstance, cette histoire est vraie. Un scientifique syenyolien du nom de Kaalin Birmoboe s’est effectivement écrasé sur cette planète avec son fils Prully alors qu’il s’éloignait de sa femme, Call, qui battait le petit. »
Jinn se calma suffisamment pour remarquer que « Call » parlait à présent d’elle à la troisième personne.
« Mais ce qui n’est pas dit, ni dans ma copie ni dans l’exemplaire d’origine, c’est que Kaalin a découvert le moyen de créer du vivant avec sa boue magique. Même si à chaque fois, ça ne s’est pas passé comme il l’aurait voulu… »
Enfin, l’ancien jedi commençait à comprendre. Ou plutôt, son cerveau lui soufflait que s’il avait voulu, il avait à présent suffisamment d’éléments pour comprendre. Mais il ne le voulait pas. Non, il ne pouvait pas envisager cette nouvelle hypothèse qui se présentait à lui.
« Et tu sais comment il a fait ?
-Qu’est-ce que ça a à voir avec MON histoire ? tenta-t-il de détourner la conversation.
-Ça à tout à voir. Mais contente-toi de répondre à ma question : sais-tu comment il a fait ? »
Calmé par la peur, Jinn tenta de se remémorer ce qu’il avait lu dans le journal de Call. Il se rappela qu’il y était écrit que plus les corps étaient complexes, et plus il fallait avoir des idées claires et précises.
« Il s’est concentré plus fort que d’habitude ?
-Non. Enfin, oui, la force de l’esprit joue aussi. Mais ce n’est toujours pas suffisant. Il lui a fallu autre chose. »
Jinn se tut. Il ne pouvait pas le dire.
« Pourquoi ne pas le dire, Jinn ? Tu l’as sur le bout de la langue, je le sais ! triompha-t-elle.
-Il… Il a mis la boue dans le froid.
-C’est bien ! Bon chien ! »
Ça y est, c’était dit. Tout s’éclairait dans son esprit : la base scientifique secrète, le caisson réfrigérant de chez Rictov, sa présence dans un univers qu’il ne comprenait pas.
« Je ne suis pas un jedi, alors.
-Il était temps que tu t’en aperçoives ! Non, tu n’es pas le fils de Dark Vador. Tu es un conglomérat de matière organique beige qui a pris forme humaine. »
Un silence mortel se fit pendant des minutes qui durèrent des heures. Puis à nouveau, Jinn se réfugia dans le déni :
« C’est impossible.
-Vraiment ?
-Je… Non, je refuse. Je préfère croire aux univers parallèles !
-Bien sûr, c’est tellement rassurant. Pfff ! Juste une question –encore une. Tu te souviens du nom du gran que tu étais venu chercher sur Malastare ?
-Nourta Lyia.
-Et, tu te souviens du moment où tu t’en es souvenu, de son nom ?
-Non.
-Et bien moi je vais te le dire. Tu t’es rappelé de son nom après avoir lu « Yuli Traoan » sur la porte du premier gran que tu as interrogé.
-Et alors ?
-Alors ? Ça ne t’as pas paru bizarre qu’on te dise que « Nourta » n’était pas un prénom gran ? Celui que tu cherchais ne portait pas ce prénom parce qu’il n’a jamais existé. Nourta Lyia… C’est l’anagramme bête et méchant du nom que tu venais juste de lire sur cette putain de porte : Yuli Traoan ! Ton cerveau de boue s’est empressé de combler un trou de mémoire en inventant ce nom imbécile, en se contentant de déplacer les lettres du mot que tu venais juste de lire…
-C’est… impossible.
-Et le neimoidien ? Je dois dire que là, tu m’as impressionné. Il n’existe aucun Tyme Haako, mais il est vrai que le nom sonne typiquement neimoidien. Probablement que les souvenirs de ton soi-disant papounet comprenaient une bonne connaissance des consonances neimoidiennes… Mais ça ne retire rien au fait que Tyme Haako n’existe que dans ta tête. Comme beaucoup de choses que tu crois savoir. »





CXXIII



« Kaalin a fini son vaisseau, et a fui cette planète qu’il en était venu à haïr. Mais contrairement à ce qu’il s’était juré, il y est retourné au moins une fois, pour récupérer assez de boue pour pouvoir recommencer toutes les expériences qu’il voulait sans avoir à revenir à nouveau. C’est comme ça qu’une bonne quantité de ce machin (elle désigna les pans boueux de sa robe mouvante) s’est retrouvé dans un réfrigérateur industriel de chez Rictov. Mais toutes les conditions n’étaient pas réunies pour créer un être vivant : ses pensées n’étaient pas assez puissantes. Et puis il a dû abandonner sa base –ne me demande pas pourquoi, je n’en ai strictement aucune idée pour le coup. Il n’en reste pas moins que tout y est resté intact, y compris ce qui allait devenir Jinn Skywalker.
-Je suis une pensée ?
-Je dirais plutôt un rêve. Et pour être précis, je dirais même que tu es le plus puissant de tous les rêves qu’ait jamais fait Dark Vador. Pourquoi le sien et pas celui d’un autre ? Je n’en sais rien non plus. Mais comme je te l’ai déjà expliqué maintes fois, je ne crois pas au hasard. Alors j’imagine que ça a un rapport avec la Force. Ou peut-être parce qu’il était l’Elu des jedi ?
-Comment peux-tu savoir autant de choses sur les jedis ? Sur moi ?
-Décidément, c’est de pire en pire ! Il me semblait que c’était l’évidence. Ou alors, ton cerveau refuse de le reconnaître aussi ? Nous partageons un lien, car nous sommes identiques. Tu n’en as visiblement pas conscience, mais de mon côté, j’ai ressenti tout ce que tu as vécu du moment de ta naissance, c’est-à-dire quand le caisson sur Koboc s’est arrêté de fonctionner et que tu as commencé à prendre forme, que tes propres pensées et souvenirs ont commencé à être simulés par le rêve refroidi depuis vingt ans dans un cube de métal, jusqu’à… et bien jusqu’à maintenant en fait. »
Elle marqua une pause le temps que Jinn assimile.
« Je suis désolée de te dire ça, Jinn. Mais tu n’es pas plus humain que je ne le suis. Tu es comme moi, identique. Rien de plus qu’un pauvre tas de boue dégueulasse qui se prend pour un humain. Un tas de boue originaire de cette planète, mais tu n’es pas humain. Et tu n’es pas plus jedi que le premier corniaud venu.
-Je n’ai plus le contrôle sur la Force…
-Tu ne l’as jamais eu, rentre-toi ça dans le crâne ! Le pourquoi du comment ? J’imagine que ça doit être ces foutus midi-chloriens qui sont trop durs à copier pour la boue…
-Tu es issue d’un rêve ?
-Ah oui, c’est vrai, la question que tu étais venu me poser… Non, je ne suis pas Call Birmoboe. Je n’en suis qu’une copie améliorée. L’originale s’est suicidée peu après le départ de Kaalin et Prully, il y a plusieurs décennies. Je n’ai fait que jouer les parasites en m’appropriant son identité. Mais contrairement à toi, je ne suis pas issue d’un rêve. C’est un cauchemar qui m’a formée. Le plus terrifiant cauchemar qui soit, celui d’un enfant appeuré qui voit sa mère le battre, le frapper de ses tentacules monstrueux. »
Le bras droit de « Call », son bras pâle que Jinn pensait synthétique, se mit à vibrer, puis se déforma, un peu à la manière de la boue qui constituait sa robe, et pris la forme d’un immense tentacule noueux et musculeux.
« Etonnant, n’est-ce pas ? Il faut croire que cette petite boue besogneuse a eu moins de mal à créer cet appendice extravagant que tes midi-chloriens… ! »
Le tentacule se tortilla et se contracta, puis redevint un bras pâle d’apparence humaine.
« Tu comprends tout, maintenant, j’espère. Ta vie n’est qu’un mensonge. Tu n’es rien, tu n’es même pas Jinn Skywalker. Tu es comme moi : une erreur. Mais nous sommes différents sur un point. Moi je suis un cauchemar. Je suis LE cauchemar. Je suis une erreur avec un but : terroriser l’univers entier. Prully n’a été que le premier, mais ce n’était pas suffisant. Et toi quel est ton but, tas de boue ? Agir comme un jedi ? Imiter un jedi ? Malheureusement pour toi, là où on a offert au tas de boue que je suis le pouvoir de réaliser son but (elle montra son bras spécial), on t’a refusé le pouvoir qui t’aurait permis de réaliser le tien. Ta précieuse Force de jedi. C’est con, hein ? »
Elle se mit à rire à gorge déployée.
« L’attentat au stade, c’était toi, n’est-ce pas ? Tu voulais que je me qualifie au premier match pour pouvoir être dans la tribune d’honneur, et atteindre Vador et le gouverneur Swan. C’était pour créer une panique généralisée, c’est ça ?
-Enfin un raisonnement intelligent. Oui, c’est dommage que tu aies refusé de jouer. Enfin… Pour ne rien te cacher, j’ai failli t’égorger quand tu m’as annoncé que tu préférais aller jouer les espions chez Rictov. Mais bon… Je n’allais quand même pas gâcher une belle petite bombe, ça ne se fait pas. En tout cas, je dois dire que tu m’as beaucoup fait rire avec ta théorie des rêves prémonitoires. Et pourquoi pas voyager entre les dimensions pendant qu’on y est ?
-C’était toi, à chaque fois. Toujours toi. Sur Cato, sur cette planète avec les huttes…
-Moi, faisant ce que je fais le mieux, ce pour quoi j’ai été créée : terroriser des populations entières. »
Modifié en dernier par Kléber Valéra le Lun 15 Avr 2013 - 20:47, modifié 2 fois.
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Messagepar Hiivsha » Dim 14 Avr 2013 - 17:50   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Intéressant, je dois dire. Je n'y avais pas pensé ! :x


Tous ceux que tu as connu => connus
tous les gouvernements que tu as connu => idem
soit-disant papounet => soi-disant
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Messagepar Minos » Dim 14 Avr 2013 - 19:15   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Alors, voyons voir.

Ta scène réécrite portant sur l'atterrissage catastrophique de Skywalker est bien mieux comme ça.

Pour ce qui est des majuscules, elles n'ont longtemps pas été accentué pour des questions d'imprimerie puis de claviers inadpatés. Aujourd'hui, elles le sont de plus en plus, car on a tendance à considérer que c'est une plus-value. Mais bon, fais comme tu le sens, c'est toi l'auteur donc là-dessus, c'est toi qui aura le dernier mot ! Car comme tu l'a dit, ce n'est pas une obligation, juste une préconisation de l'Académie Française.

Le petit homme au nez crochu pénétra dans la carcasse de l’engin et en ressortit quelques secondes plus tard.
« Personne, commenta-t-il. »
Lyona se mit à faire le tour de l’énorme vaisseau

J'adore ! S'il est si énorme que ça, quelques secondes peuvent-elles suffire pour s'assurer que d'éventuels survivants ne se sont pas installés dans la soute ou dans une pièce ?^^(dans la partie CXIX)

Partie CXX :

"Elle qui, en échange de peu de choses, lui avait tout donné. Elle qui, de lui, n’avait attendu qu’une seule chose" : répétition "chose".

"jaillit précipitamment", c'est un joli pléonasme.

Plus loin, un "jedi" sans majuscule.

Partie CXXI :

"grand chose" : manque le trait d'union.

Pour ce qui est de la suite et des révélations de Call, c'est bien vu : je n'ai rien vu venir ! Snif, j'aimais bien l'idée du monde parallèle. Reste à savoir comment va se goupiller la fin de l'histoire, et ce que va devenir "Jinn" !
Les hommes sont si nécessairement fous, que ce serait être fou, par un autre tour de folie, de n'être pas fou.
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Messagepar Kléber Valéra » Lun 15 Avr 2013 - 21:20   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Hiivsha a écrit:Je n'y avais pas pensé !

Et pourtant... Tous les éléments étaient disséminés dans le texte de manière à ce que l'on puisse deviner avant cet instant (il me semble en tout cas).
Minos a écrit:J'adore ! S'il est si énorme que ça, quelques secondes peuvent-elles suffire pour s'assurer que d'éventuels survivants ne se sont pas installés dans la soute ou dans une pièce ?

Attention, je ne parlais pas du même vaisseau les deux fois. Kints dit vouloir visiter le vaisseau de Call (donc un petit chasseur visitable en quelques secondes). Mais Lyona fait le tour de l'énorme vaisseau, s'arrêtant devant la porte de la même manière que Jinn avant elle. Je parle donc cette fois du vaisseau immense avec lequel Call est réellement venue.
Minos a écrit:Plus loin, un "jedi" sans majuscule

Et c'est normal. Comme je l'expliquais sur un autre topic fan-fic, c'est un choix que j'ai fait. Je pars du principe que lorsque l'on écrit dans un univers de fiction que l'on apprécie (a fortiori celui de SW), on considère qu'il n'y a pas de néologisme, que les termes issus de la mythologie font partie intégrante de "cette réalité". Tu remarqueras que (sauf erreur de ma part) il n'y a pas non plus de majuscules aux noms d'espèces (alors que beaucoup d'auteurs de l'UE en mettent). Ce qui m'inquiète un peu plus en revanche, c'est que tu me fasses cette remarque aussi tard dans l'histoire, ce qui suggère que jusqu'à présent tu ne l'avais pas remarqué. Autrement dit : se pourrait-il qu'ailleurs dans mon texte, et plusieurs fois, j'ai fait l'erreur inverse, à savoir mettre des majuscules là où je disais ne pas vouloir en mettre? Si tu as les références je suis preneur.




*******************************




CXXIV



Call se tut enfin. De toute façon, elle n’avait plus besoin de continuer : tout était dit. En tout cas, pour Jinn, il n’y avait plus aucun mystère sur son passé, sur sa soi-disant présence dans un univers parallèle. Car même si l’hypothèse de Call le révulsait intérieurement, même s’il haïssait tout ce qu’il venait d’entendre, c’était de loin la chose la plus logique, la plus cohérente. La seule théorie qui permettait enfin de lier ensemble toutes les pièces du puzzle.
Malheureusement. Car cela signifiait aussi une chose : Jinn n’était rien. Ni le fils d’Anakin Skywalker, ni un jedi, ni même un homme. Il n’était qu’un peu de glaise magique ayant si bien copié la pensée d’un être vivant qu’elle s’était vue elle-même attribuer les souvenirs imaginaires liés à cette pensée. Mais rien n’était vrai, tout était invention. Tout ce qu’il croyait se souvenir, tout ce qu’il croyait avoir vécu, tout cela n’était que le fruit de l’imagination d’un autre.
Et même en admettant qu’il y ait une part de vérité dans ces souvenirs, puisque c’était un être de chair et de sang qui en était la source, quelle était la part empruntée au réel ? Car, en témoignait ce « Nourta Lyia », nom que son cerveau avait inventé dans l’instant pour pouvoir continuer à se bercer de l’illusion qu’il était humain, une bonne partie de sa mémoire existante était sans aucun doute possible totalement fausse, créée de toutes pièces. En cet instant, il se sentait vraiment vide.
Jinn n’était plus rien du tout. Il n’était même pas Jinn.
« Qui suis-je ? prononça-t-il à haute voix, s’adressant à lui-même.
-Je te l’ai dit. Et tu le sais. Tu n’es rien. Toute ta « vie » était un mensonge. D’ailleurs, même si ce qui te constitue a vécu des années dans ce caisson, cela ne fait pas un mois que tu existes. Peut-on vraiment considérer ça comme une vie ? Tu es une pensée fugace.
-Qu’est-ce que je dois faire ? demanda-t-il, complétement désemparé. »
Cette fois, Call redevint totalement sérieuse, son sourire ironique s’effaçant de son visage. Prenant un ton grave, elle lui répondit.
« Je suis le cauchemar de Call Birmoboe. Mais je ne suis pas Call pour autant. Je n’ai donc jamais agi comme elle. J’ai toujours agi en cauchemar. Et toi… Toi, tu es la pensée d’un jedi. Mais comme pour moi et Call, il serait idiot que tu agisses en jedi, parce que tu n’en es pas un. Tu en as seulement les souvenirs. Et puis, agir en jedi de nos jours, et sans la Force… »
Jinn poursuivit le raisonnement du cauchemar.
« Alors, si je ne suis pas jedi, je dois agir comme une pensée ?
-Une pensée n’agit pas. Une pensée est neutre, en comparaison d’un cauchemar en tout cas.
-Alors quoi ?
-Jinn –d’ailleurs, excuse-moi de t’appeler encore comme ça, mon ami. Mais c’est pour plus de commodité. Jinn, tu n’es peut-être pas un être humain, mais tu es quand même quelque chose. Oui, je sais, je t’ai dit que tu n’étais rien. C’était pour te réveiller, te faire accepter la vérité. Mais ça n’était pas tout à fait vrai.
-Qui… Que suis-je ?
-Tu es comme moi, avant tout le reste. Tels les deux premiers êtres d’une nouvelle espèce, nous sommes les enfants de Karlo, la planète de la boue magique. Nous sommes un, nous sommes les précurseurs, nous sommes uniques. Mais tu n’es pas seul. Je suis là. »
Jinn la regarda droit dans les yeux. Il ne comprenait décidément pas cette femme (à supposer que le terme soit approprié). D’abord, elle se moquait de lui et lui révélait des choses terribles avec un sourire machiavélique, puis elle était sérieuse, et maintenant de la compassion ? A quoi jouait-elle ?
« Jinn, j’en ai assez d’agir seule. Jamais je ne renoncerai à mon but, j’aime susciter la panique et la peur. C’est pour ça que j’ai été conçue. Mais le tas de boue que je suis en a assez de la solitude. Viens avec moi, suis-moi, voyage avec moi, aide-moi à foutre la trouille à la galaxie entière. »
Jinn répondit par réflexe :
« Non.
-Non ? C’est le jedi qui parle encore. Je le sais, je le sens. Ça n’est pas toi. Ce que pense Jinn Skywalker ne m’intéresse pas. Je veux savoir ce qu’en pense Jinn de Karlo. »
Jinn réfléchit quelques instants, tentant d’oublier celui qu’il croyait être quelques minutes plus tôt. Et cette fois, c’est en ayant retrouvé un semblant de stabilité mentale, et en ayant pesé le pour et le contre qu’il répondit :
« Non ! Call, ou peu importe le nom que tu te donnes, tu as raison sur un point : il est inutile que je me prenne pour le jedi que je ne suis pas. Mais je ne suis pas un cauchemar, et je ne peux pas tuer ou même juste terroriser. Et encore moins te regarder le faire en approuvant, simplement parce que cela me permettrait de ne plus être seul en ce monde. Peut-être que c’est encore le jedi qui parle, c’est même plus que probable. En toute bonne foi, quel que soit ce que je ferai ensuite, je suis presque certain que je ne parviendrais jamais à oublier celui que je croyais être –d’ailleurs comment le pourrais-je ? Mais je ne changerai pas d’avis : il est hors de question que je t’aide à détruire la galaxie. Entre ta proposition et la solitude, je choisis la solitude. Navré si tu m’as amené ici parce que tu as cru que tu pouvais me convertir à tes desseins déments. Et navré pour toi si tu es incapable d’y renoncer. »
Le cauchemar ouvrit de grands yeux. Son visage devint rouge, ses tempes se mirent à vibrer. On passait à la colère à présent.
Elle ouvrit la bouche pour répliquer, mais la referma aussitôt : des bruits de pas se firent entendre.





CXXV



Lorsque les quatre nouveaux venus furent à leur niveau, le visage du cauchemar redevint gai et affable, puis le sourire sadique réapparut à son tour, comme si sa colère était passée en un claquement de doigts.
« Ah ! Des Kobocois ! fit-elle sur un ton enjoué. Quelle charmante surprise ! Qu’est-ce qui nous vaut l’honneur de votre visite ? »
Mais avant de leur avoir laissé le temps de répondre, elle poursuivit.
« Major Kints… Vous, on peut dire que vous m’avez donné du fil à retordre ! Entre la comédie que je devais jouer devant votre caméra-espion, vos filatures indiscrètes et ce que j’ai dû faire pour que vous n’ayez pas connaissance du suicide de la vraie Birmoboe… Enfin, je n’en attendais pas moins d’un aster du BSI !
-Comment savez-vous que…
-Oh… Voyons, ce n’est pas à vous que je vais apprendre que l’information est l’arme la plus puissante qui soit ! Quant à vous, vous devez être Lyona Eiznekcam. Vous savez que c’est vous qui m’avez donné l’idée d’héberger ce loustic chez moi ? (elle montra Jinn du doigt) Je me suis dit qu’après une gentillesse comme la vôtre, il ne trouverait pas bizarre que d’autres gens se montrent aussi gentils avec lui… Et vous… Halaser Coff, c’est ça ? Enchantée, vraiment. »
Les quatre arrivants étaient complètement éberlués, ne comprenant visiblement rien à la situation. Lyona regarda Jinn, lui demandant silencieusement une explication, mais elle n’en eut pas.
« Et vous, madame ? Je n’ai pas le plaisir de vous connaître je crois. Vous êtes… ? Non, ne vous fatiguez pas, en fait, je m’en fous. »
Elle les regarda tous les cinq, tour à tour.
« Haaaa… Toute la famille kobocoise au grand complet –c’est-y pas beau ? L’ancien jedi, la femelle alien, le petit soldat, le chasseur à la gomme et la dernière qui suit le mouvement comme un bon petit droïde : quel tableau !
-Qu’est-ce que c’est que cette histoire ? C’est quoi cette tombe là-bas ? C’est quoi cet endroit ?
-Ah oui, la tombe… Je voulais te demander Jinn : comment trouves-tu mon sens de la mise en scène ?
-Arrête de fanfaronner, Call, lui intima Jinn calmement. C’est fini, tu ne vas plus faire le mal.
-« Tu ne vas plus faire le mal ». Tu es pathétique. Moi, j’obéis à mon but. Je fais ce pourquoi j’ai été créée. Toi, tu te mens toujours à toi-même, si tu refuses de me suivre, et donc d’accepter qui tu es. Mais soit. J’ai détruit ton vaisseau pour que tu n’aies pas le choix : soit tu repartais avec moi, soit tu restais ici à tout jamais. Puisque tu as refusé de venir t’amuser avec moi, tu resteras ici. Comme vous tous.
-Non, Call. Tu t’es trompé sur moi. Je ne suis pas la pensée d’un jedi, je suis le rêve d’un jedi. Le rêve d’un monde meilleur. J’agirai donc en rêve. Et les rêves s’opposent aux cauchemars. »
Le cauchemar se mit à rire grassement.
« Tellement manichéen… Mon pauvre Jinn… Je le répète : pa-thé-tique ! Tu crois pouvoir m’arrêter ? Mais mon pauvre ami, tu n’as aucun pouvoir sur moi. C’est bien ça ton problème ! Aucun de vous n’a aucun pouvoir sur moi. Vous tous, tous les cinq, vous allez mourir ici, comme Prully, comme le cœur de Kaalin. »
Les quatre qui étaient arrivés dernièrement n’avaient toujours pas compris les tenants et aboutissants de cette conversation. Mais cette dernière phrase était suffisamment explicite : Kints, le seul des cinq à être armé, sorti son blaster d’un geste vif et le pointa directement sur le front du cauchemar.
« Major… Vous êtes pourtant intelligent… Seriez-vous donc sourd ? Vous n’avez aucun pouvoir sur moi. »
Comme elle disait ces mots, une langue de boue gris-beige jaillit d’un coup devant Kints, crevant la surface du sol jaune comme une pierre lancée dans une vitre, qui vint prendre son arme avant qu’il n’ait pu esquisser le moindre mouvement. La boue monta dans le ciel puis retourna dans le sol aussi vite qu’elle était apparue. Le blaster retomba aux pieds de Kints, en mille morceaux.
« Vous êtes joueurs. J’aime bien ça ! »





CXXVI



Le cauchemar soupira. Elle leva les yeux au ciel, puis les fixa sur Jinn.
« Crois bien que ce n’est pas de gaité de cœur. Mais puisque tu préfères rester ici, c’est ici que ton cadavre de semi-homme reposera. »
Elle se tourna vers les quatre autres.
« Mais tu ne seras pas le premier à partir. Je veux que tu contemples mon œuvre avant de mourir. Je veux que tu me vois en train de… »
Jinn n’attendit pas la fin de sa phrase. Il avait été jusqu’à présent paralysé par le discours de la « femme », parce qu’il avait besoin de savoir qui il était. Et maintenant moins qu’avant il avait la réponse. Mais ce dont il était sûr, c’est qu’il ne laisserait plus cette chose faire le mal : il se jeta sur elle, interrompant son monologue. Le cauchemar fut plus prompt : elle se retourna et fit un bond dans sa direction. D’un violent coup de pied dans le buste, Jinn fut projeté plusieurs mètres en arrière, se retrouvant plaqué au sol. La douleur était atroce, mais il pouvait supporter. En revanche, il avait le souffle complètement coupé. Jamais il ne l’aurait pensé si forte.
Ne perdant plus une seconde à se pavaner, elle fit mine de vouloir mettre une claque au groupe des kobocois. Bien entendu, elle était trop loin pour que sa main ne les atteigne. Mais au milieu de son mouvement, son bras inhumain se changea en un puissant et long tentacule : les quatre mordirent la poussière en même temps. Le coup asséné fut si fort que la fille de Coff ne put pas se relever en même temps que les autres. Elle était complètement sonnée.
Lyona fut la première à se relever. Elle ne s’était jamais battue, mais comprenant que leurs vies à tous étaient en jeu, elle se jeta sur le cauchemar, les quatre poings fermés, menaçante. Avant même qu’elle n’ait pu faire un mètre, la robe boueuse du cauchemar retomba, et la chose se retrouva complètement nue. En réalité, elle n’avait plus de temps à perdre à se concentrer pour se créer ce vêtement : elle reporta toute son attention sur la boue qui se trouvait sous les pieds de Lyona. Quatre tentacules boueux percèrent le sol et enfermèrent les quatre bras de Lyona, la plaquant au sol à son tour.
Kints mit à profit le temps de l’attaque furieuse de la Kobocoise pour s’approcher de l’oreille de Coff qui se relevait non sans mal de la claque tentaculaire.
« Général, j’ose espérer que votre entraînement physique n’est pas qu’un vieux souvenir : on tente une passe du kiryn fou. »
Inutilement, Coff acquiescça d’un petit signe de tête.
Kints se jeta sur le cauchemar à son tour. Mais il bénéficiait d’un entraînement militaire que n’avait pas Lyona. Aussi, lorsque les premières attaques venant de sous ses pieds commencèrent, il sut esquiver juste à temps. Petit à petit, il se dirigeait de plus en plus vers la gauche du cauchemar, forçant celle-ci à se tourner pour pouvoir continuer à se concentrer sur lui. Il se rua sur elle et lui administra une pluie de coups tous plus puissants les uns que les autres.
D’habitude, il avait certains principes. Mais il était évident que dans le cas présent, les apparences étaient trompeuses, et qu’il n’avait pas affaire à une femme nue et sans défense, mais à un monstre aux capacités inconnues.
Pendant ce temps, Coff passa sur la droite pendant qu’elle était inattentive. Lui aussi oublia ses principes, et l’attaqua par derrière. Le cauchemar encaissa tous les coups sans broncher une seule fois. Visiblement, elle avait encore suffisamment d’attention pour continuer d’enchaîner Lyona au sol, ce qui signifiait que toutes ces attaques ne l’affectaient en rien.
« Aucun pouvoir sur moi, hurla-t-elle en parant seulement un coup sur deux sans trop se fatiguer, encaissant les autres sans broncher. »
Jinn retrouva enfin l’usage à peu près normal de ses poumons. Tout cela n’avait pris que quelques secondes. Les deux impériaux n’allaient pas y arriver : le cauchemar se mettait à parer tous les coups à présent, soit par son propre tentacule, soit par ceux qu’elle faisait jaillir de dessous terre ; et commençait même à contre-attaquer férocement. Il fallait qu’il les aide.
A genoux, il faillit bondir pour se jeter dans la mêlée, quand il eut un étrange pressentiment. Quelque chose de noir, de mauvais, un peu comme quand la Force lui faisait sentir le Côté Obscur.
Et quoi que ce fut, cette sensation était liée d’une manière ou d’une autre à cette femme démoniaque.
A nouveau, il eut l’irrépressible envie de se jeter dans ce combat pour mettre fin à la nuisance que représentait cette némésis. Mais son instinct lui soufflait que la menace qu’il venait de sentir était prioritaire.
Concentre-toi, Jinn. Elle est occupée à combattre deux hommes et à maintenir Lyona au sol. Elle ne t’a pas vu te relever pour l’instant. Si ELLE peut le faire, TU peux le faire.
Jinn se focalisa mentalement sur la tête du cauchemar. Il se concentra comme quand il était un jedi, la visualisant en tant qu’individualité pour la cerner et pénétrer son esprit. Généralement, cela ne donnait qu’une image imprécise, mais en l’occurrence ce pourrait être suffisant.
Cela ne fonctionna pas du tout. Certes le cauchemar ne semblait pas avoir remarqué une quelconque intrusion, puisqu’elle se battait toujours identiquement –au grand dam des deux soldats qui étaient maintenant couverts de bleus et avaient de multiples écorchures. Mais Jinn n’avait eu aucune vision non plus.
Imbécile ! murmura-t-il pour lui-même. Tu n’es PLUS UN JEDI ! Cesse de penser comme si tu avais la Force.
Comment avait-elle pu rentrer dans sa tête à lui sans avoir la Force ?
Soudain, tout s’éclaira. Ce qui les liait, c’était leur origine, cette planète.
Jinn visualisa à nouveau son esprit à elle dans sa tête. Mais plutôt que de se concentrer sur ce qu’il y cherchait, il pensa à cette planète, à la boue magique. Il pensa à Kaalin, à son petit garçon, à ces êtres qu’il n’avait jamais vus mais qui faisaient partie de leur histoire commune, au cauchemar et à lui.
C’est alors qu’une barrière céda dans son esprit. Son cerveau tortueux et totalement labyrinthique lui apparut enfin. Et Jinn vit ce qu’elle voyait, il vit ce qu’elle ressentait : une haine aveugle pour ces deux hommes venus de loin pour stopper son projet cauchemardesque, deux hommes qu’elle devait tuer, et qui d’ailleurs allaient bientôt mourir.
Maintenant qu’il était en elle, il chercha enfin l’origine de son pressentiment. Une image lui apparut : celle du meurtre d’une petite créature. Jinn reconnut la scène de son tout premier rêve, quand Call avait tué ce pauvre petit être. Il ressentit la même peine qu’à ce moment-là.
Cette vision était un souvenir. Ce n’était pas ce qu’il cherchait. Il se concentra à nouveau sur cet esprit embrouillé, tentant de repérer l’avenir et non le passé.
Et il trouva ce qu’il était venu chercher dans sa tête. Une vision d’horreur.
Modifié en dernier par Kléber Valéra le Mer 17 Avr 2013 - 22:27, modifié 1 fois.
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Messagepar Red Monkey » Lun 15 Avr 2013 - 21:24   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

J'ai pas regardé les 5 pages, mais j'ai pas l'impression que tu aies un post qui reprend tous les chapitres... comme un sommaire.
J'en fait un moi, ça peut être utile pour ceux qui commencent en cours de route et qui sont intéressés, notamment par le fait qu tu post plusieurs chapitres à la fois, tous les jours (petits chapitres, oui, mais c'est du boulot non ? ou alors tu as déjà fini ? et tu met juste à la suite comme ça?)
Parce que fouiller toutes les pages ,non merci quoi :transpire:

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Messagepar Minos » Mar 16 Avr 2013 - 7:10   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Au temps pour moi pour avoir confondu les deux vaisseaux ! Je devais être fatigué, on va dire... :siffle:

Pour les majuscules, je ne sais pas s'il y avait l'inverse avant, mais ce n'est que maintenant que ça me saute aux yeux. Par contre, tu dis que tu n'en mets pas non plus aux noms d'espèces, ce que j'avais remarqué, or dans ton dernier passage, tu écris les "Kobocois" : là, il y a l'erreur inverse dont tu parlais pour "Jedi".
La règle pour les majuscules appliquées aux noms d'espèces est la même que dans notre réalité pour les nationalités, à savoir qu'on la met pour les noms mais pas pour les adjectifs qui en sont dérivés. Exemple : "Le Parisien a tiré au but", et "L'attaquant parisien a tiré au but".

Partie CXXIV :
"Et navré pour toi si toi-même, tu es incapable d’y renoncer." Le "toi" et "toi-même" qui se suivent font répétition.

"On passait à la colère à présent." Ce "on" me semble incongru au niveau du point de vue, il n'a rien à faire là. Le point de vue est soit celui de Jinn, soit celui de Call, mais pas un "on" qui n'est pas neutre puisqu'en tant que tel, il prend le lecteur à témoin... ce que tu n'avais pas fait jusqu'ici, d'où le sentiment de maladresse.


L'affrontement final a commencé, voyons voir où il va nous conduire !
Les hommes sont si nécessairement fous, que ce serait être fou, par un autre tour de folie, de n'être pas fou.
Blaise Pascal.
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Messagepar Hiivsha » Mar 16 Avr 2013 - 13:01   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Lu. Ca sent la fin ;)

___________________

Il rua sur elle => attention, "ruer" et "se ruer" se n'est pas la même chose.

ruer v. 1. v. intr. Lancer en l’air avec force les pieds de derrière (en parlant d’un cheval, d’un âne, etc.). ¶ Loc. fig. (Personnes) Ruer dans les brancards: se rebeller.
2. v. pron. Se lancer vivement, impétueusement. Se ruer sur qqn, à l’attaque, vers la sortie.

je pense que c'est "se rua sur elle" que tu veux dire.

D'usuel => non, ce doti pas être français employé comme ça au vu de la définition du dictionnaire. Je pense qu'il faudrait mettre "Usuellement" mais plutôt "d'habitude" qui serait plus dans le sens voulu.
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Messagepar Kléber Valéra » Mer 17 Avr 2013 - 22:57   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Revan Bane a écrit:J'ai pas regardé les 5 pages, mais j'ai pas l'impression que tu aies un post qui reprend tous les chapitres... comme un sommaire.
J'en fait un moi, ça peut être utile pour ceux qui commencent en cours de route et qui sont intéressés, notamment par le fait qu tu post plusieurs chapitres à la fois, tous les jours (petits chapitres, oui, mais c'est du boulot non ? ou alors tu as déjà fini ? et tu met juste à la suite comme ça?)
Parce que fouiller toutes les pages ,non merci quoi

Après je suis peut être bigleux, éclaire moi

Pour cette histoire de sommaire, ce n’est pas une mauvaise idée du tout. Et je pense que je pourrais facilement en inclure un dans mes futures fan-fic. Mais en l’occurrence, pour MNEJ, le problème est que comme tu auras pu le constater, les parties sont extrêmement courtes (bien plus que de vrais chapitres). Du coup, il y en a vraiment beaucoup. Et je me vois mal faire un sommaire de 15 bornes de haut.
Donc, j’ai deux solutions alternatives à te proposer, dis-moi si elles te conviennent :
- Attends encore quelques jours, une version PDF définitive incluant toutes les recorrections du forum sera mise en ligne. Du coup, tu pourras tout lire au rythme que tu voudras.
- Lis le topic depuis le début, comme tu avais prévu de le faire, mais armé du conseil suivant : tout le topic est à peu près constitué de la manière suivante : 1 passage d’écriture contenant de 1 à 4 passages / 1 ou 2 passages de correction-critique (généralement d’Hiivsha) / 1 passage de commentaires sur les critiques. C’est pas toujours toujours comme ça, mais très souvent. De toute façon c’est facile : il suffit que tu ne lises que les post qui commence par un chiffre romain centré sur la page. Tous les passages d’écriture commencent ainsi.

Minos a écrit:La règle pour les majuscules appliquées aux noms d'espèces est la même que dans notre réalité pour les nationalités, à savoir qu'on la met pour les noms mais pas pour les adjectifs qui en sont dérivés. Exemple : "Le Parisien a tiré au but", et "L'attaquant parisien a tiré au but".

Je sais. Et malheureusement, je crois bien que tu as raison : j'ai fait exactement l'inverse pour Kobocois/kobocois. Je recorrigerai tout dans la version finale...

Minos a écrit:On passait à la colère à présent." Ce "on" me semble incongru au niveau du point de vue, il n'a rien à faire là. Le point de vue est soit celui de Jinn, soit celui de Call, mais pas un "on" qui n'est pas neutre puisqu'en tant que tel, il prend le lecteur à témoin... ce que tu n'avais pas fait jusqu'ici, d'où le sentiment de maladresse.

Ce "on" prend la suite de la phrase à la 3e personne pensée par Jinn :
Kehor Nabaag a écrit:Il ne comprenait décidément pas cette femme (à supposer que le terme soit approprié). D’abord, elle se moquait de lui et lui révélait des choses terribles avec un sourire machiavélique, puis elle était sérieuse, et maintenant de la compassion ? A quoi jouait-elle ?


Le reste est corrigé dans le texte.
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Messagepar Kléber Valéra » Mer 17 Avr 2013 - 23:00   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

CXXVII



Karlo était calme, silencieuse, déserte, comme à son habitude. Puis quelque part sous sa surface jaune, une explosion se produisait en secret. Le ciel rose devenait alors blanc de glace, des icebergs sortaient du sol tels des pics tueurs prêts à empaler n’importe qui. Toute l’atmosphère se refroidissait. Et au milieu de ce nouveau chaos gelé, le cauchemar se tenait droit comme un I, souriante, terrifiante. Et alors, des geysers de boue magique crevaient la surface autour d’elle, entre les icebergs. Et ces excroissances prenaient forme, petit à petit. Et ainsi, ils devenaient des créatures terribles, des monstres issus d’un lointain passé. Des bêtes sauvages, griffues, dentues. Des choses avec des ailes, ou des pattes si puissantes qu’un simple coup aurait été suffisant pour décapiter un rancor. Des animaux imaginaires hauts comme des immeubles entiers, ou au contraire si petits qu’ils pouvaient s’insinuer sous votre peau et vous tuer de l’intérieur.
Et puis, une nouvelle vision, un peu plus lointaine. Toute cette ménagerie incroyable endormie, confinée dans la cale d’un vaisseau spatial en mouvement. Un énorme vaisseau. Le même type de caravelle de l’espace que celle avec laquelle était venu le cauchemar.
Une autre vision encore. Plusieurs visions simultanées même. Les planètes de la galaxie. Toutes les planètes, tous les lieux, Coruscant, Corellia, Malastare, Koboc, toutes ces planètes envahies par ces créatures de cauchemar. Les habitants, fuyant, hurlant, mourant. Les armes déchaînés contre ces ennemis sauvages, tentant de les pourfendre, en vain.
Et le cauchemar qui riait au milieu.


Atroce. Il n’y avait pas d’autre mot. Jinn comprit enfin pourquoi le cauchemar était venu avec cet incroyable vaisseau de transport : c’était une arche. Une arche dont elle allait se servir pour transporter de quoi détruire l’univers.
Il tenta de retrouver le contact avec son esprit. Mais son combat acharné la rendait difficilement perceptible. Il ne parvint à acquérir qu’une seule vision, brève : celle de la flaque de boue. Ni une ni deux, il se retourna vers la petite mare et tenta de comprendre.
A nouveau, il se dit que si elle pouvait le faire, lui aussi pouvait le faire.
Il visualisa la boue dans son esprit, afin de pouvoir la contrôler. En moins de temps qu’il ne l’aurait pensé, il obtint ce pouvoir sur le matériau étrange. Il s’en servit alors pour sonder la flaque.
Comme il l’avait pensé, le trou était bien plus profond que ce qu’il paraissait. Il donna l’ordre à la boue de tâter, de plus en plus profondément. Quand enfin, il rencontra quelque chose de curieux. C’était là, au milieu de rien. Il y avait de la boue de tout côté. Mais cette chose faisait tâche dans le tableau, et ce n’était pas de la boue –de ça, il était certain.
Il se concentra pour que la matière tout autour prenne la forme d’un bras, plus ou moins, afin de remonter cet objet solide. Mais bien qu’il eut un contrôle total sur la boue à cet endroit, elle refusa de prendre forme, comme si quelque chose l’en empêchait. Comme si quelqu’un d’autre était déjà en train de lui demander de maintenir cette chose anormale tout au fond.
Jinn ressentit la boue. Elle lui parlait, en quelque sorte. Et il comprit ce qu’elle lui disait. Il savait qu’il n’avait qu’un seul moyen de récupérer cet objet : c’était de reprendre le contrôle de la boue qui entourait le-dit objet. Et pour cela, il fallait soit être plus fort que le cauchemar (ce qui ne risquait pas d’arriver, il ne se faisait aucune illusion), soit être au plus près pour avoir une influence plus grande.
Jinn jeta un dernier coup d’œil en arrière, vérifiant que la créature était toujours occupée avec ses deux militaires (qui décidément étaient salement amochés). Quand il fut certain que son attention était ailleurs, il plongea.





CXXVIII



Lyona songea à son mari. Filim était un combattant avant tout, alors qu’elle n’avait jamais été forte. Pas physiquement en tout cas. Mais pour autant, lui faisait-elle honneur en se laissant ainsi aussi facilement enfermée dans cet étau ? La rage s’empara d’elle. D’un geste brusque, elle déchira un des tentacules boueux qui la retenaient prisonnière. Puis de son bras dégagé, elle parvint à détruire les trois autres.
Libérée, elle se lança à la rescousse des deux impériaux.
Un mawashi geri projeta Coff en arrière. Lyona tenta de frapper simultanément de deux de ses poings pour écraser la tête du cauchemar entre. Mais deux nouveaux tentacules beiges bloquèrent son geste. Un autre fit un croc-en-jambe au major qui s’effondra bruyamment. Le cauchemar se retourna alors vers Lyona, toujours bloquée, et lui asséna un coup de poing de son bras humain en pleine poitrine.
Lorsque les deux appendices beiges lâchèrent les poignets de la Kobocoise, celle-ci se plia en deux sous la douleur.
Le cauchemar se retourna, tantôt vers Kints, tantôt vers Coff, tentant de savoir lequel des deux allait recommencer à frapper en premier. Mais dans ce moment de paix relative, elle parvint à sentir une nouvelle sensation dans le bas de sa nuque.
« Stupide Jinn, murmura-t-elle. »

Jinn descendait toujours plus profondément. Il avait les yeux fermés, bien évidemment, et il n’essayait même pas de nager comme il l’aurait fait dans de l’eau. Mais la boue avec laquelle il « communiquait » lui indiquait sa progression, et en même temps l’aidait à progresser rapidement. Et heureusement, car il ne retiendrait pas son souffle indéfiniment.
Il était très profond à présent. Peut-être à deux ou trois kilomètres sous la surface. Mais il ne pensait pas à une éventuelle pression sur son corps : ce que le cauchemar avait pu faire, il pourrait le faire aussi. Il avait un peu la sensation d’être un de ces droïdes nettoyeurs dans les pipelines : un objet projeté à vive allure dans un tuyau pas beaucoup plus grand que lui. Cette sensation oppressante… Il y avait franchement de quoi devenir claustrophobe. Mais il ne devait pas y penser. Pour le moment, seul le sort de la galaxie comptait.
Il sut qu’il était presque arrivé près de la chose. Quelques secondes encore, il la toucha.
La première constatation qu’il put faire était que l’objet était en métal. Pour le reste, il analyserait en détail à la surface : il devait remonter, et vite !
Il parcourut l’objet du bout des doigts, découvrant deux anses de chaque côté. Il saisit la première, mais au moment de prendre la seconde, la boue se durcit autour de son cou. Elle commença à l’étrangler. Et cette fois, ça n’était pas lié à une quelconque sécurité envisagée par le cauchemar : elle était en ce moment-même en train de contrôler la boue pour le tuer.
Jinn suffocait. L’air dans ses poumons était presque épuisé. La boue l’oppressait maintenant de toutes parts, l’obligeant à lâcher prise. Mais même lorsque ce fut chose faite, elle continua de se resserrer autour de sa gorge. En se débattant, il ouvrit les yeux : le contact de la boue lui brûla la rétine. Ses poumons allaient exploser. Il se voyait déjà mourir dans ce boyau obscur, perdu dans les profondeurs d’une planète inconnue d’où il était pourtant originaire.
« Laisse-toi aller, Jinn, entendit-il dans sa tête. »

Kints regarda le spectacle. Coff et la Kobocoise étaient retournés se battre, mais visiblement, la semi-humaine avait l’esprit ailleurs. Entre deux coups rendus, elle se tournait vers la flaque de boue, ce qui lui faisait perdre un peu de sa concentration. La flaque en question semblait agitée de remous. Ne voyant Skywalker nulle part, et faisant le lien avec les vêtements de femme juste sur le rebord, il eut l’intuition qu’il avait sauté dans le liquide. Pourquoi ? Il n’en savait rien.
Mais ce qui était certain, c’est que la raison qui l’avait poussé à se jeter là-dedans inquiétait la chose. En tout cas suffisamment pour justifier qu’elle se retourne toutes les cinq minutes, la distrayant de sa lutte.
Puis, il fit un autre rapprochement : Cette boue beige semble être la même que celle qui constitue les tentacules qu’elle contrôle à distance. Et si elle était en train de tuer Skywalker ?
Il faut à tout prix l’aider. Mais comment ?

Il se rappela alors une phrase d’un de ses supérieurs, un homme qu’il détestait pourtant : « on ne combat le feu que par le feu. Sinon, ça ne marche pas, et on se brûle. » Vu son bras tentaculaire, cette femme n’était certes pas humaine. Mais pour autant, rien n’indiquait que c’était son inhumanité qui était la cause de son contrôle sur le fluide beige. Et puisque toutes les autres ressources avaient été épuisées, il tenta l’impossible : il se concentra sur la boue, imaginant un tentacule se jeter sur la femme.
Au même moment, une nouvelle langue de boue magique sortit de sous la terre jaune et frappa violemment le cauchemar dans le dos.

Sans que Jinn ne sache pourquoi, l’étreinte autour de son cou se déserra soudainement. Il cessa immédiatement de gigoter dans tous les sens. Mais l’air allait toujours lui manquer.
Il reprit les deux anses fermement, et tenta de tirer vers le haut.
La boue entourant l’objet métallique, parfaitement programmée, enserra la chose plus encore. Elle n’avait plus aucune agressivité envers Jinn. Mais elle ne le laissait pas remonter avec son artefact pour autant. Dans un éclair de lucidité, Jinn se souvint alors pourquoi il avait initialement plongé. Parce qu’il avait su qu’en étant au niveau de la boue, il pourrait la forcer à changer d’avis. Il visualisa clairement la boue libérer l’objet, s’en éloigner légèrement. Et répondant au doigt et à l’œil à ce nouveau maître juste à côté d’elle et non à trois kilomètres au-dessus, la zone de boue entourant le métal relâcha complètement son emprise.
Jinn se concentra pour que la boue les fasse repartir tous deux, l’objet et lui, en sens inverse. Mais bien qu’ayant retrouvé un calme relatif lui permettant de ne plus gaspiller ses forces, il savait qu’il ne parviendrait pas à franchir les trois kilomètres à temps. Et qu’il serait mort d’étouffement avant d’avoir atteint la surface.





CXXIX



« Qui croyez-vous être, misérable ? hurla le cauchemar à un Kints, encore tombé à la renverse à cause d’un tentacule. Je suis une déesse et vous êtes des fourmis ! »
Kints tenta de faire sortir un nouveau tentacule, mais tout ce qui apparut fut une vulgaire tige fine qui tremblota et retomba au sol en une petite pluie de boue.
« Je me suis exercée des années pour contrôler cette chose. Et vous pensez pouvoir me combattre avec elle ? »
De la boue en forme de poing frappa le major au visage, l’envoyant balader vingt mètres plus loin. D’un autre coup de poing, Coff se retrouva à genoux, ressentant une terrible douleur dans les tibias.
« Vous ignorez tout de… »
Le cauchemar s’arrêta de parler. Les quatre combattants se retournèrent simultanément vers la flaque : la surface trembla violemment, gargouilla. Des bulles se formèrent à sa surface, petites au début, puis énormes ensuite. Un geyser les firent éclater violemment, et un homme tenant fermement un objet métallique volumineux fut propulsé comme une fusée hors du trou. Les deux retombèrent lourdement un peu plus loin, une pluie de boue s’abattit sur eux.
Le cauchemar sourit à nouveau.
« Du gaz sous pression ? Pas si bête, Jinn. Bravo. Mais ça ne change rien du tout ! »
Elle se retourna encore et décocha un terrible crochet du gauche dans la mâchoire de Kints. Et le combat reprit comme s’il n’avait jamais cessé.

Jinn s’installa en tailleur et coinça l’objet entre ses jambes. Il le frotta pour le nettoyer. Il s’agissait d’une sorte de cône en métal noir de quarante centimètres de haut sur soixante-dix de diamètre à la base. Une vibration douce venait de l’intérieur. Et dessus, ce qu’il vit lui fit froid dans le dos : RE&CC, écrit en lettres rouges.
« Non ! C’est… C’est…
-Et oui, Jinn, lui confirma-t-elle sans arrêter de se battre. Armement militaire. Bombe à froid de chez Rictov Engineerings, volée dans un de leurs entrepôts le mois dernier.
-Tu es folle, Call ! hurla-t-il. »
Le cauchemar décida qu’elle commençait à en avoir assez de ces trois parasites qui la houspillaient. Elle poussa un cri à glacer le sang : deux masses boueuses les plaquèrent tous les trois l’un contre l’autre, et le sol s’effondra ensuite sous leurs pieds.
Lorsqu’elle fut certaine que leur tête avait disparu dans les profondeurs de ce trou creusé par sa boue magique, elle revint tranquillement vers Jinn, ne voyant pas Namcola qui se réveillait lentement.
« Non, Jinn, dit-elle avec une froideur absolue. Non, je ne suis pas folle. Je fais ce pour quoi j’ai été conçue : créer la terreur.
-Ce n’est pas la terreur que tu vas créer. C’est la mort !
-Je ne veux pas la mort, je ne veux que la peur. Que la galaxie entière ait l’impression de redevenir un petit enfant battu par sa mère et abandonné par son père. La peur, rien que cela. C’est ce qui fait marcher le Monde, Jinn. Pas la mort. Mais il est vrai que c’est souvent lié. Jinn, tu dois savoir ça : la peur de la mort est la seule qui soit universelle…
-Tu es un monstre, lui lança-t-il dans un souffle. »
Un sourire sans aucune ironie illumina son beau visage.
« Merci, toi aussi. »
Jinn ne pensa plus à ce qu’elle pouvait lui faire. Bien sûr, même sans compter son contrôle quasi-total sur la boue qui se trouvait partout sous ses pieds, son bras tentaculaire était suffisant pour le tuer. Mais il n’en avait que faire. Il se pencha au-dessus de la tombe et tenta de trouver comment l’ouvrir, pour pouvoir la désamorcer.
« Vois-tu, Jinn, il m’est facile de contrôler cette matière, comme tu as pu le constater. Mais mon pouvoir n’était encore pas suffisant pour effrayer toute une galaxie. Mais en transmutant la boue sur place… Le problème était réglé. C’est pour ça que j’avais besoin de ça ! »
Elle montra la bombe du doigt. Mais de toute manière, Jinn ne l’écoutait pas.
Constatant son manque d’attention, elle décida de changer de discours.
« Ne te fatigue pas, Jinn. La bombe originale était déjà difficile à bidouiller et à détruire… Je peux t’assurer que les dernières modifications que j’y ai apportées l’ont rendu absolument impénétrable ! Seul quelqu’un qui pourrait l’ouvrir de l’intérieur aurait ce pouvoir. Quelqu’un avec la Force, comme un jedi, par exemple ; hé hé… »
Jinn lui lança le regard le plus noir qu’il ait jamais lancé à quelqu’un.

Namcola avait failli tomber dans le trou après s’être relevée. Dans le fond, elle vit ses trois compagnons de voyage qui semblaient être suspendus à une sorte de racine noueuse qui ressortait de la paroi. Puis, comme par miracle, ils semblèrent remonter lentement, comme portés par quelque chose.
En deux temps trois mouvements, et grâce à l’esprit concentré de Kints, les trois kobocois ressortirent des tréfonds de la planète.

De son côté, Jinn avait essayé autre chose : il avait tenté d’infiltrer de la boue dans les interstices de la bombe, sous les regards amusés du cauchemar. Sans succès. Les autres idées qui lui étaient venues par la suite impliquaient toutes un risque de faire exploser la bombe en essayant de l’ouvrir, et comme il n’avait rien d’un démineur, le risque était plutôt important. Aussi, il pesta contre cet objet qui était coincé entre ses cuisses.
« Call, dis-moi comment l’ouvrir ! Sinon, je te jure de pénétrer ta cervelle boueuse et de la triturer des heures jusqu’à ce que je trouve un moyen dans ton esprit dément !
-Tu t’énerves ? C’est encore plus amusant. D’autant que tu serais bien incapable de faire le moindre mal à ma chère cervelle. Mais tu t’énerves pour rien, mon ami. Me prendrais-tu pour une méchante d’holos ? Si je t’ai laissé accéder à cette bombe, c’est parce que je savais que tes chances de la désamorcer étaient nulles. Tu ne peux pas l’ouvrir. Je ne peux pas l’ouvrir. Personne ne le peut plus. Dans un peu moins d’une demi-heure, ce que tu tiens entre tes mains explosera. Et rien de ce que tu pourras faire n’y changera quoi que ce soit. »
Son sourire redevint exagérément sadique.
« Tu comprends ce que ça veut dire "aucun pouvoir" ? Tic ! Tac ! Tic ! Tac ! »





CXXX



Kints s’approcha lentement, silencieusement. Il tenait en main l’énorme racine arrachée à la paroi, ramenée avec lui depuis le fond du trou. Il prit son élan, et de toutes ses forces, frappa la femme à la tempe.
Le rire du cauchemar cessa enfin, et elle tomba face contre terre dans un bruit mat.
« Skywalker ? Vous allez bien ?
-Vous ? demanda Jinn qui reconnut enfin le major qui s’était trouvé dans la salle d’interrogatoire un mois plus tôt.
-Ça va ? renchérit Lyona en arrivant derrière Kints.
-Non, Lyona ! Ça ne va pas du tout ! Ce truc-là, c’est une bombe ! hurla-t-il en montrant le cône noir. Il faut l’arrêter à tout prix !
-Major… fit Coff. Vous pouvez faire quelque chose ? »
Kints se pencha au-dessus de l’objet quelques instants. Il se releva quelques secondes plus tard.
« Les bombes ne sont pas ma spécialité, mais j’aurai peut-être pu faire quelque chose avec le matériel approprié. Encore eut-il fallu que l’on puisse ouvrir le panneau du détonateur ! Ce truc à l’air fermé de l’intérieur.
-Alors ? demanda Namcola, massant sa tempe encore douloureuse.
-Alors il nous reste moins de vingt minutes pour rejoindre votre vaisseau ! s’exclama Jinn. »
Sans réfléchir plus avant, les cinq piquèrent un sprint vers le verger, puis vers le vaisseau. Ils ignoraient le temps exact avant la détonation. Mais s’ils croyaient ce que Jinn -qui croyait le cauchemar- avait dit, il ne restait plus beaucoup de temps. A mi-chemin, Kints tenta une manœuvre qui fonctionna plutôt bien : il força la boue en sous-sol à sortir de sa cachette pour venir les pousser par derrière. Il fut aussitôt imiter par Jinn, ce qui leur permit d’accélérer encore.
En un temps record, ils étaient tous les cinq devant le vaisseau de Coff.
« Montez ! hurla Lyona après avoir ouvert la porte latérale. »

Le cauchemar secoua la tête. Un des kobocois l’avait frappée, il ne pouvait en être autrement. Mais visiblement, il y avait mis une sacrée hargne. Elle regarda la bombe : elle était intacte, évidemment. Elle exploserait comme prévu dans très peu de temps. Mais si quelqu’un apprenait ses intentions, son projet ne fonctionnerait pas : elle devait réparer l’erreur que sa suffisance l’avait poussée à commettre. Elle devait éliminer tous les témoins.
Elle tourna la tête à droite. Sa vue perçante repéra au loin un énorme point noir, dont elle n’avait aucun doute quant à sa nature réelle : c’était son arche de transport.
« Vraiment, excellente idée Jinn, le coup du gaz sous pression ! »
Elle fit sortir une grande quantité de boue de sous le sol, créant ainsi un énième cratère sur la surface jaune et plane de Karlo. Elle conçut tant bien que mal une sorte de cylindre semi-solide creux alimenté par la boue liquide extraite du sol d’un côté. Au milieu, elle la transformait en vapeur pressurisée, et le gaz s’échappait à toute vitesse de l’autre côté. Cette roquette de fortune la propulsa à toute vitesse vers les vaisseaux.

Jinn était monté après Lyona, suivi par Kints. Ils foncèrent rejoindre Lyona dans le cockpit pour mettre en marche le véhicule. Coff allait prendre sa suite, mais alors qu’il prenait son élan pour grimper la marche qui le séparait de l’intérieur rassurant de l’engin spatial, il tomba à genoux.
« Papa ! »
Namcola se jeta sur son père, tentant de le soutenir un peu tard. Comme Lyona et Kints, Coff était couvert de blessures, mais cela n’avait pas semblé le gêner jusque là.
« Papa, qu’est-ce que… »
Namcola se tut. Son père était en train de découvrir sa hanche gauche sur laquelle il avait gardé la main jusque là. Une énorme tâche rouge couvrait sa veste. Et un trou béant laissait le sang continuer de suinter.
« Papa, tu vas…
-Faux ! hurla une voix derrière la fille de Coff. C’est toi qui va ! »
Le bout d’un tentacule noir sortit subitement du ventre de la jeune femme, entraînant ses entrailles à l’extérieur.
« NAMCOLA ! NON ! »
Modifié en dernier par Kléber Valéra le Dim 28 Avr 2013 - 21:24, modifié 3 fois.
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Messagepar Red Monkey » Jeu 18 Avr 2013 - 5:43   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Kehor Nabaag a écrit:Pour cette histoire de sommaire, ce n’est pas une mauvaise idée du tout. Et je pense que je pourrais facilement en inclure un dans mes futures fan-fic. Mais en l’occurrence, pour MNEJ, le problème est que comme tu auras pu le constater, les parties sont extrêmement courtes (bien plus que de vrais chapitres). Du coup, il y en a vraiment beaucoup. Et je me vois mal faire un sommaire de 15 bornes de haut.
Donc, j’ai deux solutions alternatives à te proposer, dis-moi si elles te conviennent :
- Attends encore quelques jours, une version PDF définitive incluant toutes les recorrections du forum sera mise en ligne. Du coup, tu pourras tout lire au rythme que tu voudras.
- Lis le topic depuis le début, comme tu avais prévu de le faire, mais armé du conseil suivant : tout le topic est à peu près constitué de la manière suivante : 1 passage d’écriture contenant de 1 à 4 passages / 1 ou 2 passages de correction-critique (généralement d’Hiivsha) / 1 passage de commentaires sur les critiques. C’est pas toujours toujours comme ça, mais très souvent. De toute façon c’est facile : il suffit que tu ne lises que les post qui commence par un chiffre romain centré sur la page. Tous les passages d’écriture commencent ainsi.


Effectivement j'ai bien vu que tu as beaucoup de chapitres, si je me trompe pas et si tu as bien mis les chiffres romains, tu es au 130 pour le dernier, un sacré paquet pour une histoire.
D'ailleurs, vu que la mienne a pas encore de fin, une suite irait bien si j'en fait beaucoup...
Attendre la version PDF me parait être une bonne idée :oui: je ferais surement ça aussi, enfin, faudra bien si je la laisse à SWU^^
Bon maintenant je laisse la place aux correcteurs de ces 4 derniers chapitres :lol:
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Messagepar Kléber Valéra » Jeu 18 Avr 2013 - 21:14   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

OH MON DIEU! Hiivsha n'a pas fait de commentaires aujourd'hui! Je fais quoi, du coup? Je publie la suite ou pas?
Oui, quand même... Mais... c'est perturbant.
En un sens ça en fait moins à corriger (pour l'instant...).




*******************************************






CXXXI



Lyona avait laissé Jinn et Kints aux commandes, et était retournée s’assurer que les deux derniers passagers étaient bien à bord. Ce qu’elle vit la fit pâlir d’effroi.
Le cauchemar balança le corps inanimé de Namcola comme une vulgaire poupée de chiffon. Coff se redressa d’un coup, oubliant le sang qui lui manquait, pour étrangler la créature du Mal. Mais Lyona se pencha à la porte, s’agrippa des deux bras supérieurs au cadre de celle-ci, et empoigna Coff par la taille de ses deux bras libres.
« Jinn ! Décolle ! hurla-t-elle pour couvrir la distance qui les séparait. »
Coff se sentit soulever sans comprendre pourquoi. Son esprit était obnubilé par le choc de ce qu’il venait de voir. Ses yeux étaient rivés sur le cadavre de sa fille. Puis il regarda à sa ceinture, remarquant les deux bras à la peau brune qui l’enserraient.
« Lyona ! Lâche-moi ! Laisse-moi descendre immédiatement !
-Halaser ! C’est fini pour elle ! Tu veux te faire tuer aussi ? C’est ça que tu veux ?!
-Rien à foutre ! Lâche-moi ! Lâche-moi immédiatement ! »
Coff se débattait comme un forcené. Le vaisseau était monté, et si Lyona le lâchait maintenant, il tombait dans le vide à cent mètres de hauteur.
« Arrêtez de gigoter, Halaser ! Vous ne la ferez pas revenir ! »
Jinn sentit les commandes vibrer entre ses doigts. Ballotté dans son siège, Kints s’accrocha aux accoudoirs.
Lyona put le tracter à l’intérieur, car Coff cessa enfin de se balancer. Le général avait à présent devant lui la plus incroyable vision qu’il avait jamais eue : là, devant, à quelques kilomètres, à l’endroit où devait se trouver la pommeraie, une explosion plus puissante que tout ce qu’il avait vu jusque là. Et ensuite, une espèce d’immense champignon blanc qui montait, montait, haut dans le ciel rosé de Karlo.
L’onde de choc arriva sur eux à toute vitesse. Lyona eut tout juste le temps d’écraser le gros bouton noir de fermeture d’urgence de la porte, mais pas celui de s’agripper à quelque chose. Elle fut projetée en même temps que Coff à travers la cale du vaisseau, alors que celui-ci était secoué pour de bon. Les deux pilotes furent remués dans tous les sens pendant quelques secondes difficiles à supporter. Mais eux au moins, étaient attachés.
Lorsque Lyona retrouva ses esprits, elle se jeta sur Coff qui gisait à ses côtés. Constatant que le choc avait ouvert encore plus sa blessure au flanc, elle ne pensa pas à son propre devenir, le déposa sur une des couchettes et alla chercher la trousse de secours à toute vitesse.

« Mais qu’est-ce que… commença Kints en regardant l’aperçu tridimensionnel de la planète que lui renvoyait le projecteur du tableau de bord. »
Jinn n’eut pas besoin d’explication. Il força le vaisseau à faire demi-tour.
« Vous êtes dingue, Skywalker ? Pourquoi vous retournez là-bas ?!
-Parce qu’elle a réussi. Parce que ça a commencé. Parce qu’il faut la stopper définitivement. De toute façon, l’explosion est passée, le vaisseau ne risque plus rien. C’est si on laisse faire qu’on risque gros. »
Sans comprendre, Kints laissa le champ libre à l’amnésique. Le transport spatial impérial était déjà haut en orbite. Aussi, lorsqu’ils se rapprochèrent de Karlo, ils en étaient encore suffisamment éloignés pour en avoir une vue d’ensemble. Et ils virent le même phénomène étrange que sur l’image en trois dimensions. Toute la surface de la planète semblait s’être mise à bouillir. Karlo était inconstante, partout elle changeait de couleurs. La planète entière était devenue complètement bariolée et changeait perpétuellement.
Kints resta sans voix.
Call, arrête, pensa calmement Jinn dans un dernier espoir.
Il ne trouva pour toute réponse que le silence.

« Tiens bon, Halaser, supplia Lyona qui tentait de refermer la blessure. »
Elle ne connaissait strictement rien à la médecine, et était bien obligée de suivre à la lettre les maigres instructions du médi-kit. Avait-elle correctement désinfecté une blessure aussi grave ? Avait-elle posé correctement le pansement au bacta ? Certainement pas. Mais Kints n’était-il pas un militaire ? Peut-être que des rudiments de médecine faisaient partie de sa formation ?
« Major ! cria-t-elle. Venez, vite ! »
Kints bondit vers la cale.

Le vaisseau se rapprocha encore, lui qui avait tout fait pour s’éloigner en vitesse. Il était à présent suffisamment près pour que Jinn puisse voir tout ce qui se passait :
Là, si proche du vaisseau impérial, le cauchemar était assise en tailleur près de sa caravelle spatiale. Elle avait les yeux fermés, et semblait posée, détendue, calme, mais ce n’était qu’une apparence. Tout autour d’elle et sur des kilomètres, sur toute la surface de la planète en réalité, la terre jaune avait pris une couleur blanche et froide, et quelques glaçons minuscules sortaient parfois. Et entre eux, de la boue, partout. Des geysers de boue, des concressions de toutes sortes qui prenaient des formes de plus en plus extravagantes. Toute une ménagerie de cauchemar que Call était en train de créer mentalement, et qui trouvait soudain consistance tout autour d’elle. Partout, jusqu’à perte de vue, des animaux nouveaux, des monstres des enfers, naissaient et grandissaient sous les yeux de Jinn, des mastodontes grands comme dix fois l’arche de Call, et des créatures minuscules armées de crocs et de griffes tranchants comme des lames de rasoir.
Arrête, Call ! C’est de la folie ! Comment tu espères contrôler cette ménagerie ! C’est toi qui va mourir !
Mais à nouveau, la femme ne voulut pas l’entendre, restant concentrée sur la tâche qu’elle s’était fixée. Elle ne s’arrêterait pas tant que la planète entière ne serait pas devenue son zoo personnel où elle pourrait puiser de quoi terroriser l’univers tout entier.

Et puis, au bout d’un moment, elle rouvrit les yeux, difficilement. Une perle de sang goutta depuis sa narine. Ce sang était rouge, humain. Elle s’adressa à Jinn, verbalement, sachant pourtant qu’il ne l’entendait pas.
« J’ai gagné, Jinn. J’ai atteint le but de mon existence. »





CXXXII



Une larme s’échappa du coin de l’œil de Jinn. Il se retourna vers Kints, de retour dans le cockpit et qui contemplait le spectacle de toutes ces bêtes incroyables.
« Ce vaisseau est un vaisseau militaire, n’est-ce pas ? questionna Jinn.
-Oui, confirma le major.
-Il est équipé d’armement ?
-Evidemment. Rien de bien puissant, ce n’est qu’un cargo… Mais oui.
-Détruisez ce vaisseau. Cette femme ne doit pas quitter la planète avec ses créatures.
-Vous êtes sûr que…
-Faites ce que je vous dis. »
En un seul tir bien placé –ce qui n’était pas difficile avec un vaisseau sans protection et à l’arrêt- un missile impérial fit exploser l’arche de transport en une gerbe de flammes et de métal. Le cauchemar était suffisamment loin de l’explosion pour avoir été épargnée par l’attaque, mais dans son esprit, Jinn l’entendit hurler sa rage.
« On remonte ? Avant qu’une de ces bestioles, une avec des ailes, ne vienne engloutir notre engin ?
-Non. On se pose à nouveau.
-Quoi ?! Mais vous êtes timbré, Skywalker ! On va se faire bouffer encore plus sûrement !
-On va rechercher Call.
-Hors de question. Lyona m’a dit ce qui s’était passé pendant qu’on démarrait les moteurs : cette femme vient de tuer la fille de Coff. Qu’elle crève ici !
-Cette femme est une criminelle. Elle doit être jugée, bredouilla-t-il sans grande conviction.
-Cette femme est folle. Je ne risquerai pas la vie de quatre personnes pour cette tordue ! »
Pour appuyer ses propos, Kints fit basculer le commutateur qui passait toutes les commandes de vol sur sa console de co-pilote. Il commença à faire remonter le vaisseau. Et Jinn ne fit rien pour l’en empêcher.
L’ancien jedi ferma les yeux une dernière fois.
Qui étais-tu vraiment ? Call Birmoboe ?
La question est : qui es-tu toi, Jinn ?
entendit-il pour toute réponse, sans savoir si elle venait de lui-même ou d’en bas.
Une dernière image se forma dans son esprit. Il était sur Karlo, levant les yeux au ciel, regardant le vaisseau impérial s’éloigner lentement. Il était Call. Puis il regarda son vaisseau, son arche de transport, détruite par un simple missile. A gauche, un rugissement. Il se tourna, pour voir une créature effrayante, une chose issue des cauchemars d’un cauchemar. Pour la première fois de sa vie, il eut peur de quelque chose. Peur de la mort. Mais il savait qu’il était inutile de lutter : cette ménagerie sauvage qu’il avait créée le dépassait totalement. La bête se lêcha les babines, il n’y avait pas d’échappatoire. D’un coup sec, il fut aspiré dans la gueule béante du monstre géant.
Il mourait sans souffrir.

« Skywalker, vous vous sentez bien ? demanda Kints. »
Jinn ne répondit pas.
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Messagepar Hiivsha » Jeu 18 Avr 2013 - 21:49   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Euh... ça fait pour moi 2 post pour jeudi... je ne lis plus à partir de 0h00 :neutre:
En plus, Hiivsha est au Pays Basque chez sa maman jusqu'à dimanche et donc, il n'est plus "rivé" à son ordinateur :D juste un portable sur les genoux en ce moment même. :wink:

Commentaires du CXXVII au CXXX
---------------------------------------------

A ce stade de l'hstoire, on est censé comprendre à quoi sert la bombe ou non ?
Pourquoi Call ne "génère" pas des armes tranchantes ou pointues au lieu de simples tentacules contondants ? :wink: Ca aurait accéléré le combat ! :D

Pour le reste, il analyserai => t
avec un froideur absolue => une
Cette rocket de fortune => roquette
Jinn était monté après Lyona, suivit par Kints. => suivi

[EDIT]
Lu la suite.
Une seule explosion pulvérisant une quantité de boue de quelques mètres de diamètre sur 3 km de profondeur (beaucoup moins qu'un lac de barrage) et en quelques minutes la "surface de la planète toute entière" en est recouverte ??? :shock: Tu me dis que je prends des raccourcis... bienvenu au club :wink:
Il a fallu des mois aux cendres du krakatoa qui étaient montée à 80 km jusque dans la stratosphère pour faire le tour de la planète, avec des explosions réparties sur plusieurs heures jusqu'à ce que la montagne toute entière explose.

Sinon, on en est à l'épilogue alors ou non ?
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Messagepar Kléber Valéra » Ven 19 Avr 2013 - 22:12   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Hiivsha a écrit:je ne lis plus à partir de 0h00

Bon sang, tu as raison! Je ne me souvenais pas avoir posté si tard...
Hiivsha a écrit:A ce stade de l'hstoire, on est censé comprendre à quoi sert la bombe ou non ?

Normalement oui. Si tu ne l'as pas compris, c'est que je n'étais pas clair... C'est assez embêtant. Tell me.
Hiivsha a écrit:Pourquoi Call ne "génère" pas des armes tranchantes ou pointues au lieu de simples tentacules contondants ?

Mais parce qu'à aucun moment je ne dis que Call est (encore) faite de boue!! Elle est organique à présent. Comme elle l'explique, elle a été conçue de la même manière que Jinn. Or, il est clair que Jinn est à présent totalement humain: il ne peut pas faire des choses impossibles avec son corps... Call dit qu'elle a été créée par un cauchemar où Prully voyait sa mère l'enserrer dans un tentacule (ou c'est dit dans le journal de Kaalin, je ne sais plus. Mais c'est dit, j'en suis certain). Donc, la "copie" s'est retrouvée avec un bras pouvant se changer en tentacule noir. Mais en aucun cas elle ne peut faire ce qu'elle veut de son bras. Si c'était le cas, ses possibilités seraient illimitées! Tu imagines la panique qu'elle aurait déjà pu causer, avec son bras seul??
A chaque fois qu'un truc bizarre est évoqué, rapport à son bras, on parle de tentacule, jamais de quoi que ce soit d'autre. Kints assommé dans la ruelle : "la chose qui serpentait sur son cou" ; l'évènement de l'astroport de Cato-Neimoidia : "une créature tentaculaire m'a attaquée" ; etc.
Ceci dit, est-ce que 95% des lecteurs ne risquent pas de faire la même extrapolation? Et si oui, comment l'éviter?
Hiivsha a écrit:Tu me dis que je prends des raccourcis... bienvenu au club

Tu as dû faire un contre-sens (mais c’est ma faute je l’avoue). Je n’ai pas dit que l’explosion de la bombe s’était répandue sur toute la planète : si c’était le cas, la vaisseau impérial et Call n’aurait pas juste été soufflés, ils seraient déjà morts! La bombe n’a pas une très grande portée (encore que son rayon d’action se dirige plutôt vers le bas, tel que je l’imagine)… Mais ce n’est pas la bombe qui a fait frémir toute la planète. Le seul rôle que cette bombe a joué a été de toucher (et donc de geler –je te rappelle que c’est une « bombe-à-froid » militaire de chez Rictov Engineerings, déjà évoquée deux fois) une veine souterraine du réseau de boue qui se trouve sous la surface de Karlo pour la rendre malléable, transformable en créatures vivantes –soit tout ce que Call voulait. Un catalyseur en somme.
Quand Jinn voit sur l’hologramme du vaisseau la surface en train de faire de grosses bubulles, ce ne sont plus les effets de la bombe, mais celui des cauchemars vivants qui sont en train de se créer un peu partout.
Mais je crois qu’effectivement, ce n’était pas clair. Je vais corriger ça.
Hiivsha a écrit:Sinon, on en est à l'épilogue alors ou non ?

Réponse tout de suite après.


PS : les erreurs sont corrigées dans le texte. Sauf la "rocket". Je peux me tromper, mais "roquette" écrit comme ça, c'est de la salade...
Modifié en dernier par Kléber Valéra le Ven 19 Avr 2013 - 22:16, modifié 1 fois.
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Messagepar Kléber Valéra » Ven 19 Avr 2013 - 22:13   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

CXXXIII



« Tu es sûr de ta décision ? demanda Lyona.
-Certain, confirma Jinn sans réfléchir. »
La Kobocoise le regarda en biais. Ils étaient tous les quatre debout, au milieu du terminal principal d’un astroport anonyme. Coff n’était encore pas remis totalement de ses blessures. Mais grâce à la réactivité de Lyona et de Kints, sa jambe avait pu être sauvée, et il guérissait vite. Ils étaient tous grimés de manière extravagante.
« Tu sais, je suis convaincu que les… (elle se râcla la gorge, puis regarda à droite et à gauche) les amis de la Traceuse apprécieraient d’avoir quelqu’un comme toi dans leurs rangs. »
Kints se dandina. Il ne semblait toujours pas très heureux à l’idée de devoir rejoindre la rébellion. Mais comme le lui avaient expliqué Coff et Lyona, par leur faute, il était très probablement compromis sur Koboc, ou ailleurs dans l’empire. Donc, il n’avait pas vraiment le choix.
« Quelqu’un comme moi ?
-Tu sais… Un jedi. »
Cette fois, elle n’avait pas pris autant de précaution, et le mot était sorti tout seul.
« Je ne suis plus un jedi, Lyona, lui répondit-il avec sincérité. Je l’ai été mais je ne le suis plus. »
Bizarrement, il constata que quelques jours plus tôt, prononcer une telle phrase lui aurait fait honte : Quand on était jedi, c’était pour la vie ! Mais aujourd’hui, il s’en moquait.
« Mais même sans cela, tu serais utile à ces gens.
-Mais mon but n’est pas le leur.
-Tu comptes retourner sur Karlo ?
-Non ! Je respecterai notre serment. Nous devons tous nous y tenir ! »
Trois jours plus tôt, les quatre survivants de l’expédition karlosienne avait fait le serment de ne jamais ni retourner sur la terrible planète, ni d’en parler à nouveau, pas même entre eux.
« Alors, tu vas faire quoi ?
-Essayer de trouver mon chemin, comme tout le monde, je suppose. »
La Kobocoise posa ses mains sur ses épaules d’un geste très maternel, puis ne put plus se contenir plus longtemps. Elle le serra chaleureusement dans ses bras en lui murmurant à l’oreille : « sois grand, mon fils. »
Kints lui serra la main, avec une expression totalement neutre. Coff la lui serra à son tour. Mais il était totalement sincère, et Jinn crut même l’espace d’une seconde avoir vu pour la première fois depuis des jours un léger sourire sur son visage si dur.
Jinn se retourna, et avança les mains vides vers la douane, sans se retourner.
« Votre nom ? lui fit le douanier.
-Mon nom est Jinn.
-Jinn comment ?
-Juste Jinn. »















Qu’advint-il par la suite ?


Le haut-général Rostala Cire Rohmer reprit quelques temps les rênes du gouvernement impérial officieux établi par Coff, et Koboc subit une dictature invivable pendant quelques années.
Mais lorsque la Nouvelle République fut proclamée, les républicains firent libérer les prisonniers politiques, ce qui incluait les industriels et les politiciens qui avaient été réunis par Coff.
Rohmer fut chassé du pouvoir, et le gouvernement fantoche officiel fut débouté. Avec l’aide de cette nouvelle élite kobocoise libérée, les républicains mirent en place un gouvernement transitionnel pour gérer la passation du pouvoir.
Halaser Coff, qui avait rejoint la rébellion comme tacticien militaire, rentra alors sur Koboc avec Lyona.
Sa canditature en tant que président de la république kobocoise fut appuyée par les industriels, et il fut élu démocratiquement premier président de Koboc à 62% des voix.
Lyona devint sa conseillère personnelle et en dépit de ses propres doutes, elle sembla exceller dans la carrière politique.
Koboc fut particulièrement prospère pendant toute la période que dura le règne du président Coff.
A la fin de son mandat, Halaser refusa de se présenter à nouveau, en dépit de sa popularité, et offrit sa place à un Kobocois de race qui était déjà membre du gouvernement sortant. Coff se retira dans son manoir où il vécut des jours heureux avec Lyona, qui le suivit dans sa retraite.
Jamais ils ne respectèrent leur serment : chaque année à la même période, ils se rendirent tous deux en secret sur Karlo pour y déposer une fleur sur la tombe de Namcola et celle du petit Prully.

Douglaz Kints rejoignit aussi les rangs de la rébellion dans le service d’espionnage. Il continua ce travail bien après la proclamation de la Nouvelle République, mais ce fut surtout pour essayer de retrouver sa vie trépidante de l’époque du BSI.
Car contrairement à Coff, il ne fut jamais vraiment convaincu par l’idéal républicain. Il démissionna de son poste peu de temps avant les campagnes de Thrawn, et vécut pendant des années de petits boulots de toutes sortes, avant de prendre à son tour sa retraite.
Lorsque le traité de paix entre la République et l’Empire fut signé, il alla s’installer sur Bastion où il finit ses vieux jours.
Jamais il ne s’acquitta de la dette qu’il avait envers le général Stinell de Cato-Neimoidia.

Sans que personne ne s’en soit rendu compte sur le moment, la création des monstres du cauchemar avait vidé la planète Karlo de son noyau de boue. Elle avait alors commencé un long processus de désagrégation interne qui allait la conduire à sa perte.
En l’an 40 de l’ère néo-républicaine, Karlo s’effondra sur elle-même, disparaissant à tout jamais.

Quant à Jinn… Nul ne sait ce qu’il advint de lui… ?
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Messagepar Hiivsha » Sam 20 Avr 2013 - 13:06   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

(projectile) roquette n. f. Projectile autopropulsé, utilisé notam. comme arme antichar.
(végétal) roquette n. f. BOT Plante crucifère à fleurs blanches ou jaunâtres, veinées, dont les feuilles se mangent en salade. Syn. rouquette.

Sauf quand je mentionne une incertitude, je vérifie toujours dans un dictionnaire avant de m'avancer... je pars du principe que je ne suis pas infaillible. ;)

Pour les incertitudes, incompréhension, sauf si tout lemonde a parfaitement tout compris sauf moi, il est bon pour l'auteur de faire des petits récapitulatifs, comme ça se fait dans les romans policiers pour permettre au lecteur de bien imbriquer les indices semés au fil de la lecture et qui ont pu lui échapper. L'histoire des tentacules dans la ruelle ou l'aéroport... ben ça m'avait échappé et j'avais pas fait le rapprochement. Je pense qu'il faut pas hésiter à expliquer les choses. Pour la boue, je crois qu'il faut insister pour expliquer qu'elle ne se trouve pas "que" à cet endroit, mais qu'elle court en réseau sous toute la surface de la planète et que la bombe de froid en touchant une veine l'a transformé en glace sur tout son réseau.

__________________

Lu.

« Je ne suis plus un jedi, Lyona, lui répondit-il avec sincérité. Je l’ai été mais je ne le suis plus. » => là non plus je ne comprends pas. Jinn n'a jamais été Jedi puisqu'il n'existe pas "vraiment". Dans cette réalité, Vador n'a eu que Luke et Leia comme enfants (encore que je ne connaisse pas l'UE, je me fie aux films). Jinn n'est qu'une construction de la boue "magique" transformée en être de chair et de sang avec une forme de conscience artificielle qui s'entretient toute seule.
Donc il n'a jamais été Jedi :neutre:

________________________

Bon sinon, j'ai bien aimé cette fiction. Je l'ai trouvée très originale dans l'intrigue, basée essentiellement sur des dialogues plutôt bien écrits ce qui correspond assez bien à mes goûts de lecture, moi qui ne prise guère les batailles spatiales ou terrestres ad'honf, ni non plus les histoires truffées de méchants Sith et bons Jedi avec moult combats, duels et autres "bastons".

Le tout est également plutôt bien écrit...., parfois quelques descriptions ou quelques narrations peut-être un peu maladroites comme on le fait tous, mais sans que cela soit "trop" pour nuire à l'ensemble. A part le fait que je n'aime pas les expressions familières dans les romans, la grande majorité est agréable à lire même si elle mériterait peut-être un petit enrichissement de vocabulaire avec un plus grand emploi de synonymes des mots et des verbes... ces derniers ayant souvent des synonymes "plus recherchés" qui en augmentent la précision du sens contrairement à l'usage de verbes trop génériques. Voilà, mais là c'est du fignolage... "on ne cherche pas non plus le prix Goncourt"... je le mets de suite comme réflexion, avant qu'on me le lance de nouveau à la figure ! :siffle:

Le rythme est bon, la progression de l'intrigue aussi. Les intrigues parallèles évitent de tomber dans une trop grande simplification, une linéarité trop prononcée sans pour autant se perdre en circonvolution inutiles. Ca m'a paru bien équilibré. Bref, je trouve cette FF bonne et agréable à lire. Voilou. :wink:
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Messagepar Kléber Valéra » Dim 28 Avr 2013 - 21:42   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Salut à tous!

Désolé pour ce long silence radio, mais en l'occurrence, j'ai profité que la publication était terminée pour me concentrer sur autre chose. Mais me re-voilà, je finis donc le truc...

Hiivsha a écrit:roquette n. f. Projectile autopropulsé, utilisé notam. comme arme antichar

Ok, au tant pour moi, je ne savais pas du tout. Je corrige.

Hiivsha a écrit:Je pense qu'il faut pas hésiter à expliquer les choses. Pour la boue, je crois qu'il faut insister pour expliquer qu'elle ne se trouve pas "que" à cet endroit, mais qu'elle court en réseau sous toute la surface de la planète et que la bombe de froid en touchant une veine l'a transformé en glace sur tout son réseau.

Je suis un grand fan d'Agatha Christie. Et j'adore quand, à la fin, tous les éléments auxquels les lecteurs n'a pas forcément fait très attention sur le moment, viennent s'imbriquer les uns dans les autres, et qu'il se dise : "bon sang, mais c'est bien sûr! Ca semblait évident en fait...!"
Quant au réseau souterrain, je l'explique il me semble, au moment où j'évoque Call faisant sortir les langues de boue de sous le sol...

Hiivsha a écrit:Jinn n'est qu'une construction de la boue "magique" transformée en être de chair et de sang avec une forme de conscience artificielle qui s'entretient toute seule.
Donc il n'a jamais été Jedi

Mais les souvenirs qu'il a sont quand même les siens... Ils ont eu beau être construits de toutes pièces, il n'empêche que ce sont eux qui ont construit sa psyché... Du coup, n'est-il pas un peu jedi quand même? Toute la question est là! (mais je vous laisse vous la poser). La seule chose qui soit certaine (encore que...) et que si jedi il a été, jedi il ne peut plus être...

Hiivsha a écrit:ni non plus les histoires truffées de méchants Sith et bons Jedi avec moult combats, duels et autres "bastons"

Je t'aime! (en tout bien tout honneur, évidemment)

Hiivsha a écrit:Le tout est également plutôt bien écrit

Merci beaucoup!
Je prends aussi tous les coms suivants et essaierai de m'en servir pour la suite.


Sinon, je comptais aussi me servir des quelques jours d'absence du forum pour laisser le temps à quelques éventuels commentateurs de venir me faire une critique, mais vu qu'il n'y a pas foule... Je poursuis donc.

Je remercie tous ceux qui ont lu au jour le jour cette histoire, et j'ose espérer qu'à défaut d'en faire la critique, ils l'auront apprécié. J'espère aussi que vous serez aussi nombreux à suivre mes autres fan-fics (mais nous verrons ça le moment venu).
Je remercie particulièrement tous ceux qui y sont allés de leurs petits commentaires, et je m'excuse encore une fois auprès des deux que j'ai pu (je le reconnais) un peu agacer...
Une mention toute particulière à Hiivsha, qui m'a suivi pour ainsi dire quotidiennement, et qui n'a pas hésité et corriger presque mot par mot le texte (vraiment merci!!).

Le "chapitre Mon nom est Jinn" va donc bientôt pouvoir se clore. Mais avant de se faire, je vais tenir ma promesse: je mettrai à disposition, sur ce topic, une version PDF complète de MNEJ, pour ceux qui veulent le lire en entier. Je ne le fais pas immédiatement car j'aimerai corriger les grosses fautes qui m'avaient été reprochées (et qui impliquaient trop de recorrections pour modifier le texte sur le moment). Version définitive disponible très bientôt, donc (cette semaine ou la semaine prochaine normalement).

A bientôt pour la fin (ou à demain matin pour de nouvelles aventures chocolatées : à vous de choisir...).
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Messagepar Nicravin » Mar 30 Avr 2013 - 23:15   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Ça y est, c'est lu !
Quand j'ai commencé cette histoire, il y a moins d'une semaine, j'ai cru que je lirais par petits morceaux de quatre ou cinq chapitres, c'est ce qui me semblait le mieux au vu du format des chapitres. Un peu comme des chips : quand on en mange un peu, c'est génial mais quand on abuse, ça écœure. Mais finalement j'ai été totalement subjugué par le mystère de Jinn que je n'ai pas pu m'empêcher de tout lire à la suite.
Ce qu'il y a de bien avec cette histoire c'est qu'elle n'est pas bêtement linéaire mais qu'elle ne prend pas non plus des virages saugrenus et totalement invraisemblables, que du contraire. On commence par la théorie de l'univers parallèle et au final on aboutit totalement ailleurs mais tous les éléments étaient là, cachés dans le texte et on aurait pu tout deviner - comme dans un bon polar - sans lire la fin. C'est un genre que je n'avais encore jamais croisé dans SW (le roman d'aventure basé sur un mystère) et, même si je n'avais que très partiellement deviné le pot-aux-roses, j'ai beaucoup aimé cette "chasse aux indices".
Je pense que je connais un petit peu ton style vu tous les textes que j'ai lus de toi (CdCN, nouvelles et éditos) et, franchement, cette FF n'est pas loin d'être ta meilleure sur ce plan. À vrai dire, certains passages (notamment ceux centrés sur Jinn et les chapitres sur Karlo, qui sont très soignés) sont tout simplement captivants et je crois que ce sont les meilleurs que j'ai pu lire de toi malheureusement d'autres sont d'un bien moindre niveau, je pense notamment aux moments sur le thunderball que j'ai trouvé très lourds. Par contre, toutes les scènes d'action étaient très bien claires, très lisibles, ce qui constitue en soit une excellente amélioration par rapport aux CdCN, je ne sais pas si c'est dû à un plus gros travail ou quoi mais quoi qu'il en soit : Bravo. :jap:
J'ai été un peu déçu aussi par quelques éléments dont tu as bien fait monter la sauce et qui au final finissent en pétard mouillé. Je pense à la confrontation entre Vador et Jinn qui ne se termine sur rien (littéralement, ai-je envie de dire) mais aussi à la volonté de Kints de rejoindre la Rébellion, c'était bien pensé, fort bien développé et puis Kints fuit Koboc et cette intrigue est abandonnée jusqu'à l'épilogue.
Et globalement, je crois que s'il y a un défaut à retenir de cette FFic c'est bien celui-là : son inégalité. Le meilleur côtoie le moyen (il n'y a pas de passage que j'ai trouvé franchement épouvantables, je te rassure).

Sinon...
Tu disais dans le premier post de ce topic que "Mon nom est Jinn fait normalement partie de ma série « les Chroniques du Cristal Noir », pas dans la série « officielle », mais dans les histoires annexes qui viennent la compléter" et si je ne repère effectivement aucune incohérence vis-à-vis des Chroniques (ce qui est logique vu le côté intime de cette histoire et les années d'écart entre les séries), je ne vois pas de raisons non plus de lier les deux FFics. Dois-je comprendre que certains personnages/éléments de mon nom est Jinn reviendront dans le futur dans d'autre histoires ? :sournois:
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Messagepar Kléber Valéra » Jeu 16 Mai 2013 - 22:00   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Après une absence (injustifiée) d’une semaine, me revoilà pour finir le travail. D’abord, une ou deux réponses au message de Nicravin. (ATTENTION, GROS SPOILERS !)

Merci beaucoup pour cette critique, le côté « chips » (avec ce que ça sous-entend évidemment) m’a beaucoup fait plaisir, ça veut dire que mon pari est réussi. Surtout que tu sembles dire que MNEJ est ce que j’ai écrit de meilleur (toute la question est de savoir si c’est un coup du hasard ou si c’est parce que c’est l’écrit le plus récent, ce qui voudrait dire que je m’améliore –mais je n’en suis pas certain…).

Pour ce qui est des « moments lourds », on essaie toujours de maintenir une qualité constante, tu t’en doutes. Mais on a beau faire, parfois, le manque d’inspiration se fait sentir…
Pour le Thunderball, je comptais au départ réaliser de vraies scènes d’action avec ce pseudo-sport. Mais je me suis aperçu en cours d’écriture que je devais écourter les scènes pour ne pas les rendre disproportionnées et leur faire prendre le pas sur les intrigues principales (Jinn, les Kobocois, etc).
Mais je voulais quand même qu’il y soit (rapport au jeu vidéo Jedi Arena, mais j’y reviendrai plus tard…).

Pour Vador/Jinn, tu n’es pas le premier à faire la remarque. Du coup, il y a quelques jours en retravaillant pour la publication finale, j’ai essayé d’allonger/approfondir cette scène. Mais il n’y a rien à faire : moi, elle me plaît en l’état. Précisément parce que c’est au lecteur d’interpréter comme il veut ce qui s’est passé entre les deux (la version « améliorée » qui sera disponible dans la version finale ne laissera plus vraiment la possibilité d’interprétation multiple…).
Initialement, leur rencontre devait se dérouler lors d’un interrogatoire « musclé ». Mais alors, ça cassait le rythme global et ça allongeait encore inutilement l’intrigue de la fuite des Kobocois.

Pour Coff en revanche, il a toujours été prévu (et ce dès le départ) que son projet de putsch échoue lamentablement. Pas parce que j’aime les personnages qui échouent, mais parce qu’il me semble plus cohérent qu’un homme quasiment seul, même idéaliste, ne peut qu’échouer face à une machine écrasante comme l’Empire (ça donne une morale un peu terre-à-terre et pas très optimiste, mais c’est comme ça !).
Du coup, ce n’est pas que l’intrigue est abandonnée : la fuite de Coff fait aussi partie de sa tentative de coup d’Etat. Le coup du grand général respecté qui se retrouve plus bas que terre et pourchassé par les siens…

Quant à ton dernier paragraphe… Si je réponds « tu verras bien », tu risques de comprendre « bien sûr que oui ! ». Alors… tu verras bien.


Sinon, version définitive à venir prochainement (j’attends encore quelques critiques de mes « lecteurs attitrés »…).
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Messagepar Kléber Valéra » Lun 27 Mai 2013 - 21:40   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Bon… J’attendais les derniers retours de certaines personnes avant de publier la version finale, mais étant donné que ça va commencer à faire long et que je ne vais pas attendre jusqu’à la Saint Glinglin…




Vous trouverez ci-après « Mon nom est Jinn », en version terminée, complète et corrigée (autant que faire se pouvait), à télécharger en PDF (morcelé, simple question de taille de fichier).

Bonne lecture à tous ceux qui ne l’avaient pas encore lu !
(Et n’hésitez pas à y aller de vos petits commentaires : ce n’est pas parce que la publication journalière est finie que ce topic est fini lui aussi… !)
Fichiers joints
Mon nom est Jinn - partie 2.pdf
(485.35 Kio) Téléchargé 56 fois
Mon nom est Jinn - partie 1.pdf
(572.85 Kio) Téléchargé 46 fois
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Messagepar Nicravin » Mar 28 Mai 2013 - 12:26   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Kehor Nabaag a écrit:Bon… J’attendais les derniers retours de certaines personnes avant de publier la version finale, mais étant donné que ça va commencer à faire long et que je ne vais pas attendre jusqu’à la Saint Glinglin…

Ah merde, j'avais pas vu ton message. :paf:
Spoiler: Afficher
Kehor Nabaag a écrit:Merci beaucoup pour cette critique, le côté « chips » (avec ce que ça sous-entend évidemment) m’a beaucoup fait plaisir, ça veut dire que mon pari est réussi. Surtout que tu sembles dire que MNEJ est ce que j’ai écrit de meilleur (toute la question est de savoir si c’est un coup du hasard ou si c’est parce que c’est l’écrit le plus récent, ce qui voudrait dire que je m’améliore –mais je n’en suis pas certain…).

Je tendrais plutôt vers la seconde explication - bien que je n'ai jamais rien lu de toi hors SW - : à l'exception de l'une de tes nouvelle (je ne sais plus trop laquelle), le plaisir que j'ai retiré de la lecture de tes écrits a systématiquement cru avec le temps.
Kehor Nabaag a écrit:Pour Vador/Jinn, tu n’es pas le premier à faire la remarque. Du coup, il y a quelques jours en retravaillant pour la publication finale, j’ai essayé d’allonger/approfondir cette scène. Mais il n’y a rien à faire : moi, elle me plaît en l’état. Précisément parce que c’est au lecteur d’interpréter comme il veut ce qui s’est passé entre les deux (la version « améliorée » qui sera disponible dans la version finale ne laissera plus vraiment la possibilité d’interprétation multiple…).

Je n'ai pas encore jeté un œil à cette version finale mais le problème c'est que l'ancienne scène ne laisse pas non plus beaucoup interprétations, juste de se demander les raisons de l'inaction de Vador. J'aurais (avis entièrement personnel à venir) préféré un dialogue dans lequel les deux personnages tentent de se comprendre quelque chose de mystérieux et qui se finisse alors seulement sur un départ de Jinn, semblable à celui qui existe actuellement.
Kehor Nabaag a écrit:Pour Coff en revanche, il a toujours été prévu (et ce dès le départ) que son projet de putsch échoue lamentablement. Pas parce que j’aime les personnages qui échouent, mais parce qu’il me semble plus cohérent qu’un homme quasiment seul, même idéaliste, ne peut qu’échouer face à une machine écrasante comme l’Empire (ça donne une morale un peu terre-à-terre et pas très optimiste, mais c’est comme ça !).

Un homme entièrement seul, oui, mais très bien placé pour déstabiliser la machine de guerre impériale. Et on a déjà vu des petits groupuscules prendre le pouvoir.
Kehor Nabaag a écrit:Quant à ton dernier paragraphe… Si je réponds « tu verras bien », tu risques de comprendre « bien sûr que oui ! ». Alors… tu verras bien.
:sournois:
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Messagepar Jagen Eripsa » Lun 03 Juin 2013 - 15:59   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Lu.

Bon, eh bien, déjà, félicitations pour les énormes progrès depuis Black Harvest. On sent que le style est nettement plus fluide tout en restant très travaillé. Bref, c'est agréable à lire.
Il reste toujours quelques mots qui me hérissent le poil (jedis, siths, empire ou République sans majuscule...) mais pour le reste, l'orthographe est parfaite. :jap:

Quelques petites fautes quand même ;

Chapitre 23
Veillez dans à ce qu’il n’échappe pas à votre surveillance. Il serait ennuyeux qu’il décidede nous faire faux bond pendant la nuit. Je prendrai la suite des opérations dès que j’en auraila possibilité. Aster, terminé. »


Le "dans" est en trop, non ?

Chapitre 32
En tout cas, j’étais sincère, lorsqu’il je vous disais qu’accueillir gratuitement un inconnu était une chose louable. C’est faire montre d’une grandeur infinie.


Pareil avec le "lorsqu'il".

Chapitre 37
-Oui. Encore que la solution me semble douteuse : les révoltes de ce genre se sont souvent soldées par des régimes encore plus dangereux ; des républiques bananières par exemple


"Bananières" me semble un peu anachronique... Comme catholique dans le second PDF.

Chapitre 38
-C’est légitime, vous avez parlé, je parlerez : donnant donnant. »


"parlerai".

Chapitre 51
-C’est un tort, vous savez. On ne doit pas sous-estimer le pouvoir des rêves : c’est quelque chose de très, très puissant. C’est ce qu’on dit entout cas. Une théorie du fameux Professeur Dal’Freud, probablement.


Référence à Hiivsha ? :lol:

Chapitre 86
Ravi de voir un personnage connu. :D

Sinon, pour l'histoire, j'aime beaucoup le côté impérial, mais la surprise finale me déçoit un peu. Sans doute mon côté cartésien.
Bref, encore bravo pour la qualité de ton histoire et surtout pour l'avoir menée à terme. :jap:
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Messagepar Kléber Valéra » Lun 03 Juin 2013 - 22:09   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Oh là !

Ne t’inquiète pas, Nicravin. Quand je « pestais » du retard dans les commentaires de « Mon nom est Jinn », je ne parlais pas de toi. J’évoquai plutôt deux de mes amis à qui j’avais fait parvenir la-dite histoire en format papier, et qui m’avaient affirmé ne plus devoir tarder pour leurs retours (même si visiblement : si !).

Tu n’étais aucunement mis en accusation, rassure-toi.

Pour ce qui est du « groupuscule » qui parvient à faire tomber une machine de guerre en raison de sa position avantageuse, je te comprends. On peut même dire que c’est la base de Star Wars !
Mais bon, ça change un peu de voir les « gentils » perdre…



Merci Jagen !

Je corrige les erreurs dans ma version. Je ne changerai plus la version disponible en PDF avant un bout de temps (histoire de ne pas changer tous les jours non plus), mais crois bien que je les corrige. La « vraie » version finale sera donc peut-être réunie avec d’autres… (on verra)

Pour « bananière » et « catholique », tu as raison. Mais on en revient toujours au problème de contextualisation.
Le fait est qu’une galaxie avec une Histoire aussi riche que Star Wars doit avoir un équivalent pour l’expression « république bananière ». Mais une telle expression étant si particulière, elle n’a (a priori) jamais été évoquée. Il faut donc la créer. Mais du coup, plutôt que d’inventer un adjectif nouveau que l’on devra expliquer aux lecteurs, ne vaut-il mieux pas faire une petite entorse et employer l’expression connue de tous ?

Pour le chapitre 51 : oui, c’est ça !

Pour le chapitre 86 : enfin ! tu as été le premier à la remarquer…

Pour la « surprise finale », je suppose que tu parles de la « boue magique », qui se modèle en suivant les rêves des gens. Certes, cela ne fait pas très « scientifique » (du moins je suppose que c’est ce que tu as voulu dire par « cartésien », encore que je puisse avoir mal interprété tes propos). Evidemment, cela aurait eu une explication « plausible » si elle avait été issue de la Force dans notre chère galaxie, ce qui ne semble pas être le cas ici.
Mais je te signale quand même que je ne suis pas le premier à utiliser ce genre de phénomène surréaliste : cf. Luke Skywalker and the Shadows of Mindor.


Sinon : re-merci !

En espérant que la prochaine vous plaise autant…
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Messagepar Jagen Eripsa » Lun 03 Juin 2013 - 22:15   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Je te propose les termes de "république épicière" et de "rigoriste". :D

Sinon, concernant les spoilers, c'est tout à fait ça. Mais je ne te jette pas la pierre, si effectivement un auteur utilise déjà des histoires de ce genre... M'enfin, c'est comme Abeloth, j'accroche pas. :neutre:

Sinon, dernière chose : la plupart des auteurs ont des peuples favoris (les Mandaloriens pour Traviss, les Corelliens pour Aalston, les Chiss pour Zahn ou les insectes pour Denning), toi, ce sont les Neimoïdiens, non ? :lol:
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Messagepar Kléber Valéra » Mer 05 Juin 2013 - 21:37   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Non, pas spécialement. Ou plutôt, c'est un hasard plus qu'autre chose : pour Nute Gunray, j'aime juste le personnage. Pas pour le fait qu'il soit neimoidien, mais parce qu'il a un caractère particulièrement intéressant. Pour Cato-Neimoidia comme étape majeure de "Mon nom est Jinn", c'est surtout parce que je voulais une planète vue dans les films, mais encore trop peu exploitée, et dont je connaissais un peu la géographie (ainsi éviter de reprendre une énième fois Tatooine). Quant à Nore Dolx de "Who's who", le fait est que je voulais surtout introduire Cylia Dolx, sa sœur jedi, personnage que j'ai créé il y a longtemps, et que je compte bien utiliser un jour ou l'autre.

Après, je reconnais que du coup, ça fait proportionnellement pas mal de neimoidien. Encore plus si on ajoute un autre de mes futurs protagonistes (cf. les Chroniques du Cristal Noir). Mais tu constateras que les neimoidiens ne seront pas l'espèce que j'utilise le plus fréquemment...
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Messagepar Notsil » Jeu 27 Juin 2013 - 15:06   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Et moi je reviens après la bataille ;)

C'est pas mal aussi d'avoir la suite et fin tout d'un coup, même si ça prend + de temps du coup.

J'ai bien aimé le dénouement final, je ne l'avais pas vu venir mais j'avais repéré des détails qui n'avaient pas été explicités et qui menaient pourtant sur la voie. C'était bien vu en tout cas, ça fait une fin "surprenante" ;)

Sur les trucs que j'ai moins aimé, je dirais le Thunderball parce que ça m'a fait un peu penser à Anakin petit, genre je ne suis rien mais je deviens "sportif" (que ça soit pilote ou joueur comme là) hyper méga doué :p

Par contre j'ai apprécié la confrontation Vador/Jinn. Parce que justement on sent toute l'intensité des 2 personnages qui, chacun de leur côté, sont en train de se dire qu'il doit se passer un truc, qu'il y a quelque chose d'étrange...

Quelques détails par contre que j'ai moins bien compris :

Call était donc partie sur un coup de tête. Probablement murissait-elle ce projet depuis quelques temps, et le choc de cet attentat l’avait poussée à franchir le pas. Elle avait agi sans réfléchir aux conséquences. Aux dangereuses conséquences…
Un bourdonnement étrange passa à côté de Jinn. Mais il ne s’attarda pas sur le phénomène : il glissa le journal dans sa poche intérieure et ressortit en trombe pour se diriger vers l’astroport. Peu de temps après, il faisait décoller le vaisseau de Call pour la planète Karlo.

-> On apprend que Call est partie sur la planète Karlo, et que Jinn prend le vaisseau de Call pour l'y rejoindre. Ma question, et j'ai relu, comment fait Call pour y aller ? Elle avait un hangar tout plein de vaisseaux ? Elle en emprunte / vole un alors qu'elle en possède un ? Bref, là j'ai pas compris ^^

Et heureusement, car il ne retiendrait pas son souffle indéfiniment.
Il était très profond à présent. Peut-être à deux ou trois kilomètres sous la surface.

-> Heu. Retenir son souffle pour parcourir 3 km ?? Sans compter le retour ? ^^ Il est propulsé à combien de km / h ?


Namcola avait failli tomber dans le trou après s’être relevée. Dans le fond, elle vit ses trois compagnons de voyage qui semblaient être suspendus à une sorte de racine noueuse qui ressortait de la paroi. Puis, comme par miracle, ils semblèrent remonter lentement, comme portés par quelque chose.
En deux temps trois mouvements, et grâce à l’esprit concentré de Kints, les trois kobocois ressortirent des tréfonds de la planète.

-> Kints est un Jedi caché ? J'ai pas tout compris comment ils remontent, la description que tu en fais semble indiquer qu'ils sont aidé par un phénomène de lévitation... j'ai raté un truc ?

Voilou, sinon c'était agréable à lire côté style :)
"Qui se soumet n'est pas toujours faible." Kushiel.

Novembre approche...
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Messagepar Red Monkey » Dim 30 Juin 2013 - 20:53   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Comme prévu, j'ai attendu la fin pour lire d'un bloc.
Et quel bloc !
J'ai vraiment apprécié ton histoire. :oui:
Je ne m'attarde pas sur les détails, mais c'est de l'excellent boulot tout ça.
Le contexte politique et historique, les personnages, les lieux...
Vraiment au top. Et puis l'intrigue, c'est franchement dément.
Imaginer une telle folie :D
Au milieu, on commence à trouver tout ça vraiment bizarre, avec l'idée qu'il puisse être le rejeton Sky, mais le rebondissement à la fin... :lol:
Très bonne fic. :jap: J'approuve. 8)
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Messagepar Kléber Valéra » Lun 08 Juil 2013 - 22:04   Sujet: Re: Mon nom est Jinn

Notsil a écrit:genre je ne suis rien mais je deviens "sportif" (que ça soit pilote ou joueur comme là)

Sauf que le Thunderball est inspiré d'une épreuve jedi et Call sait parfaitement qu'il l'a été. Au fond, le seul à être un peu naïf à ne pas remarquer "l'étrange hasard" (mais en l'occurrence, c'est loin d'être le seul hasard de cette histoire), c'est Jinn!!
Notsil a écrit:Ma question, et j'ai relu, comment fait Call pour y aller ? Elle avait un hangar tout plein de vaisseaux ? Elle en emprunte / vole un alors qu'elle en possède un ?

Comme dit plus loin, elle est venue avec l'énorme vaisseau-arche avec lequel elle comptait ramener tous les monstres. Il est donc normal que le vaisseau avec lequel elle a amené Jinn sur Syenyolia était disponible pour que ce dernier parte avec pour Karlo (d'autant qu'elle avait pour ainsi dire laissé les clefs dessus, sans quoi jamais elle n'aurait pu lui faire ses propositions d'alliance sur Karlo).
Mais tu comprends bien que je ne peux pas spoiler ça à ce stade de l'histoire... D'où ma question : cette interrogation pose-t-elle vraiment problème au moment de la lecture ou le lecteur accepte-t-il de garder cette question en suspens jusqu'à que Jinn se pose (se crashe) sur Karlo, juste à côté du gros engin ???
Notsil a écrit:Heu. Retenir son souffle pour parcourir 3 km ?? Sans compter le retour ? ^^ Il est propulsé à combien de km / h ?

Très très vite... Ceci dit, c'est vrai que c'est peut-être ma tendance à exagérer (remarque que je m'améliore : on est loin d'un humain contre 14 Yuuzhan Vong comme dans Black Harvest...!). Mais bon, il faut bien que la bombe soit suffisamment enterrée pour toucher les boyaux principaux, sans quoi tout le processus prévu par Call ne fonctionnera pas.
Notsil a écrit: Kints est un Jedi caché ? J'ai pas tout compris comment ils remontent, la description que tu en fais semble indiquer qu'ils sont aidé par un phénomène de lévitation... j'ai raté un truc ?

C'était, j'en conviens, très mal expliqué. Je vais tenter de corriger dans la version qui sera publiée. En fait, ça n'a rien à voir avec de quelconques pouvoirs de jedi (d'ailleurs, je te rappelle pour mémoire que dans mon histoire, personne hormis Vador ne possède un lien avec la Force...). Le fait est que si le lien mental entre Call et la boue est plus fort (car comme elle l'explique, elle a eu tout le temps de s'entraîner), n'importe qui peut la contrôler (la preuve : Kaalin fut le premier à le faire). Kints a donc compris comment faire et s'en est servi pour les faire sortir du trou. Un peu de la même façon dont Jinn fonce dans le trou.
Revan Bane a écrit:Très bonne fic. J'approuve.

Merci.


Sinon, je ne sais pas si vous l'avez remarqué (je peux le dire maintenant que presque tout le monde sur le forum a eu l'occasion de la lire), mais quelqu'un a-t-il deviné pourquoi Kaalin est revenu sur Karlo pour récupérer un échantillon de boue?
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