[Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

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Messagepar Django » Mar 24 Fév 2009 - 11:58   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Salut DW,

Alors là tu m'en bouche un coin. Ton histoire est exelente et ferai un untrès bon épisode dans une série. J'e tire mon chapeau et appluadis des deux mains. pour ce qui n'aurait pas compris :wink: , j'ai posé mon chapeau sur une table :x :x .

@ plus
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Messagepar tamose » Mar 24 Fév 2009 - 12:02   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

En effet, je parlais des escaliers, pas des marches :wink: (déscendre les marches trois par trois n'étant somme toute pas très dur :P )
Pour le point de vue du narateur, me semble aussi que le terme juste est omniscient.
"Eh bien, je dirais que soit il a une ampoule dans le derrière, soit son colon à une idée lumineuse."
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Messagepar Darkwilliam » Mar 24 Fév 2009 - 16:53   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Merci les gars pour vos avis! :oui:

Je crois que Tamose parlait des "escaliers trois par trois" , soit une vingtaine de marches X 3 d'un coup

Ouch...'tain j'avais même pas percuté que j'avais écrit escalier alors que depuis le début, j'avais "marche" dans mon esprit. Faudra que je modifie ça. Et pour le narrateur, je me suis aussi planté, on dit en effet plus omniscient (qui voit tout ou un truc du genre) plutôt que omnipotent (qui rassemble les pouvoirs...) A moins que ce ne soit pas ça! :D

Xximus, t'as pas envie de participer au recueil? Allez, je suis sur que t'as une idée en plus! :D

P.S: Tiens Django, ça fait plaisir de te voir dans le coin, n'hésites pas à passer plus souvent, je sortirai deux ou trois bières du frigo du staff! :D
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
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Messagepar tamose » Mar 24 Fév 2009 - 17:02   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Allez, un petit cours de ratrappage pour le Willou:

Omniscient: Qui sait tout
et dans le cadre littéraire (qu'on accroche la, SVP :transpire: ) le lecteur sait absolument tout puisque le narrateur lui donne accès aux pensées de chaque personnage, ainsi qu'à tous ce qui les touchent

dans la littérature, et d'un point de vue omniscint, le narrateur est Dieu :D


Omnipotent: Tout puissant.


Voila, le cour est finit, interro la semaine prochaine :D


Et pour les bibines, je suis preneur aussi :siffle:
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Messagepar xximus » Mar 24 Fév 2009 - 20:02   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Et je dirais même qu'il s'agit d'un narrateur omniscient extradiégétique :D , qui se situe hors de l'histoire (même s'il est plus rare de trouver un narrateur omniscient intradiégétique...)

Xximus, t'as pas envie de participer au recueil? Allez, je suis sur que t'as une idée en plus! :D


Si, j'avoue que la section FF/HDF du forum m'intéresse de plus en plus, il ya de super choses :)
Mais ça prend du temps d'écrire keu même :transpire: et faut que je tienne mes engagements de staffeur litté à côté... :D
Mais je crois quand même que je vais réfléchir à quelque chose c'est trop tentant :cute:
"- Fais un vœu.
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"
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Messagepar Darkwilliam » Mer 25 Fév 2009 - 16:46   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Ouais, Tamose, bah globalement pour omniscient / omnipotent, c'est ce que j'avais dit! :D A peu de chose près...

Si, j'avoue que la section FF/HDF du forum m'intéresse de plus en plus, il ya de super choses

8)
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Messagepar Oiki Ran » Ven 03 Avr 2009 - 14:17   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Bonjour!!

Voila, ca y est, j'ai enfin lu la nouvelle du patron!

Je dois dire DW, ne connaissant pas ton style, j'ai pu le découvrir grace à cette nouvelle. Il est beaucoup plus littéraire que le miens, et n'est pas sans me rappeler celui de certains auteurs du 19e siecle que j'apprecie bien. Donc, surprenant au debut, et ensuite tres agreable à lire.

En ce qui concerne l'histoire, je dirais que c'est du tres classique. Le traitement du monde journalistique est pas mal, et vu ton apparente maitrise du sujet, il est un peu dommage que tu n'aies pas appronfondi le sujet avec ces deux amis aux points de vue différents. Il est vrai que l'histoire se lit assez rapidement et en finissant, on a un peu l'impression de ne voir qu'une petite partie d'une plus grande histoire. Il aurait été intéressant de voir comment ton héros se procure son holo (ne connaissant pas ta bibliographie, ce point est peut-etre raconte dans une autre histoire, alors mea culpa).

En resume, je dirais une histoire tres bien ecrite, s'attardant sur un milieu peu utilise dans SW mais dont le dénouement reste tres classique c'est-a-dire qu'on le voit venir des le debut. De plus, cette histoire aurait meritée d'etre plus approfondie, surtout aux niveaux des personnages.

En ce qui me concerne, j'ai terminé ce matin ma nouvelle et j'espere qu'elle sera corrigée pour la semaine prochaine (Notsil, si tu me lis :wink: ). Donc, si tout se passe bien, je devrais la poster la semaine prochaine (je croise les doigts). Une question: vu qu'elle fait 37 pages word, je voulais savoir si je dois la poster tout en un coup ou pas? Merci, de donner votre avis. :D

Je devoile deja le titre: Tout Perdre et Tout Gagner

Oiki Ran, le Ktah a hate de poster son histoire!!
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Messagepar Darkwilliam » Ven 03 Avr 2009 - 14:36   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Déjà, merci d'avoir lu ma nouvelle Oiki! :)

Dans le fond, tu n'as pas tort pour ce qui est du traitement de l'histoire, somme tout assez prévisible. Mais l'idée n'était pas de faire véritablement dans l'original, plutôt de raconter une histoire plaisante mettant en avant la dérive de l'Empire et sa volonté de critiquer les médias. Donc, oui, tu as raison, les personnages auraient pu être plus développés, mais c'est là l'inconvénient du format nouvelle, on ne peut pas toujours autant s'attarder qu'on le souhaiterait.

Pour ce qui est de ta question, de toute façon, tu ne peux pas poster un message de 37 pages en une seule fois! :D Donc, je te conseille de scinder ton histoire en plusieurs parties, en plus, ça sera plus agréable à lire pour tout le monde. En tout cas, je suis content que quelqu'un d'autre poste à son tour une histoire pour ce recueil! :oui:
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Messagepar Oiki Ran » Ven 03 Avr 2009 - 15:02   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Déjà, merci d'avoir lu ma nouvelle Oiki! :)


Ce fut un plaisir, surtout que je trouve ton style tres bon, meme s'il est fort different du mien.

Mais l'idée n'était pas de faire véritablement dans l'original, plutôt de raconter une histoire plaisante mettant en avant la dérive de l'Empire et sa volonté de critiquer les médias.


Le message est bien passé, chef! en fait, cela passe bien car vu que c'est la 1ere nouvelle du recueil, on n'a pas cette sensation de lire encore une nouvelle ou l'on montre que l'Empire est tres mechant et supprime toutes les libertes. Ca donne un defi pour les suivants, ne pas faire une redite avec seulement un changement de decors.

Donc, oui, tu as raison, les personnages auraient pu être plus développés, mais c'est là l'inconvénient du format nouvelle, on ne peut pas toujours autant s'attarder qu'on le souhaiterait.


Je pense que tu pouvais étoffer les deux journalistes, sans en faire un roman, simplement en détaillant comment ton heros se procure l'holo et en incluant une ou deux scenes qui introduirais bien tes deux protagonistes principaux... Mais bon, c'est mon défaut d'auteur de chercher la petite bete. :D

Donc, je te conseille de scinder ton histoire en plusieurs parties, en plus, ça sera plus agréable à lire pour tout le monde.


OK! Je vais donc scinder mon histoire en 4 parties.

Oiki Ran, le Ktah qui a enfin trouvé un peu de temps pour se lancer sur cette nouvelle!!
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Messagepar Titi77 » Lun 06 Avr 2009 - 22:07   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Bonjour à tous,

après cette longue absence sur les forums, je reviens en force (enfin je l'espère) et je commence sans plus tarder un commentaire de la nouvelle de DarkWilliam !


L'idéal du chaos, donc est - à plus d'un titre - le digne produit de son auteur. On y retrouve tout ce que les lecteurs de DarkWilliam ont apprécié chez lui : de l'action (juste ce qu'il faut), du suspense (haletant), "de la sueur, du sang et des larmes" (beaucoup), de la TG ou de la TI; un style agréable, fluide et avec juste ce qu'il faut de passages ou le narrateur s'attarde sur la beauté ambiante et le tragique des décors d'une Coruscant tombée sous le joug impérial.
Un bon texte a priori, et sa lecture de bout en bout le confirme : DW sait raconter une histoire et impliquer le lecteur. Alors bien entendu, il subsiste encore certains points noirs (plus de coquilles que d'habitude, baisse de régime on va dire - je passe le problème des tirets pas comme il faut pour les dialogues ;)... ) dont au final un certain côté de déjà vu par rapport aux nouvelles publiées dans l'un des précédents recueils (la mort de l'Empereur je crois) qui mettait aussi en scène un journaliste détenant des éléments compromettants pour l'Empire. Il y a aussi la fameuse tirade "plutôt mourir libre que vivre esclave" qui est mois bien passée que d'ordinaire. D'un autre côté, c'est dur de se renouveler dans Star Wars, donc ça ira pour cette fois mais que ça ne se reproduise plus :p
A la décharge de l'auteur, la mini-réflexion à propos du rapport du pouvoir aux médias est bien amenée et plutôt rafraîchissante dans un texte de ce type (au sens fan fiction star wars).

Au final, en tant que nouvelle se déroulant après l'épisode III je lui mettrais sans hésiter une bonne note et je la recommande chaudement à ceux et celles qui ne l'ont pas encore lue.

Maintenant, par rapport au sujet du recueil ("écrire le scénario d'un épisode de la série live"), je ne sais que dire. De mon point de vue, l'écriture de nouvelles et les scénarios de séries tv n'ont rien en commun si ce n'est qu'ils sont écrits avec des mots :) Étant donné que les débats précédents ont tourné sur la durée, je dirais que le texte ferait dans les 30 min (par valeur inférieure) si on le portait vers le petit écran.
Comme épisode pilote de la série live, ce n'est certainement pas le genre d'histoire à laquelle je me serais attendu mais ça pourrait parfaitement passer à partir du 3ème/4ème épisode, entre deux parties du fil conducteur principal en quelque sorte. Mais je le redis : je me pense mal placé pour juger de la qualité de cet écrit en tant que possible "scénario/adaptation de scénario" pour la série live.

Dernière digression : Korn Alders & Nel Delar => est-ce un hasard si on peut presque écrire Dolarn S... avec les lettres des noms de ces personnages ? :roll:
PS : mes remarques de forme/fond d'ordre plus détaillé sont dans le fichier joint. Enjoy !
Fichiers joints
L'ideal du chaos - DONE.doc
(68.5 Kio) Téléchargé 62 fois
"And gradually their bittersweet laughter floated from the wooden table [...], up, ever up into stars too numerous to count [...], vectoring out across space and time, as if destined to be heard in galaxies far, far away..."
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Messagepar Dolarn Sarkan » Mar 07 Avr 2009 - 0:57   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Titi77 a écrit:Dernière digression : Korn Alders & Nel Delar => est-ce un hasard si on peut presque écrire Dolarn S... avec les lettres des noms de ces personnages ? :roll:



Hein ? Que ? Quoi ??

Faut que je lise ce texte moi... :ange:
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Messagepar BelXander » Mar 07 Avr 2009 - 2:35   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Hé !
Et oui, je suis encore là. ^^

Je passe quelque fois sur le forum mais sans y poster très souvent -c'est le cas de le dire. ^^
Là je poste car c'est pour ça :
Titi77 a écrit:Étant donné que les débats précédents ont tourné sur la durée, je dirais que le texte ferait dans les 30 min (par valeur inférieure) si on le portait vers le petit écran.

et le débat qu'il y a déjà eu sur ce point un peu plus avant.

Je dois avouer que j'en suis assez étonné.
Pour moi, si le texte de Darkwilliam devait être porté en image il ne ferait pas 30 minutes. Moins de 20 même je pense. Je sais qu'il est très dur de se rendre compte, car lorsqu'on réalise on a de nombreux moyen de "meubler", faire des plans qui n'apportent pas de choses réelles à l'histoire, etc...
Mais même ainsi, je ne vois pas ce texte dépasser les 20 minutes.

Pendant le dialogue du début on ne peut pas faire grand chose. Les 2 personnages se parlent, on ne va pas les arrêter une minute entière entre 2 phrases. Les dialogues doivent donc s'enchainer, plus ou moins vite certes en fonction de ce qu'ils se disent, mais quand même. Cette première partie du texte ne peut donc pas réellement durer beaucoup plus de temps que si on la lisait à haute voix.
La suite peut durer plus longtemps, avec l'intérieur de la Tribune Galactique, les différents journalistes qui y travaillent, la dispute.
Puis vient la poursuite. Là aussi, comme pour le dialogue, on ne peut pas vraiment la faire durer plus longtemps qu'il ne le faut. Ça paraitrait étrange. Ça doit être donc assez rapide (il est à pied, descend des marches, et ne va pas si loin).
Puis on a la fin.

Donc pour moi, ça fait plus du 15 minutes. Peut-être 20. (et encore)

Attention, ce n'est que mon point de vue sur la chose. Je n'ai jamais fait de réalisation (fan film ou autre), donc je ne sais pas du tout si ce que je viens de dire se produirait réellement, mais c'est ce qu'il me semble.

Personnellement, j'écris une fan-fiction sur Stargate, et je la fais sous forme de série (comme un spin off à SG1), et chacun de mes épisodes fait entre 17 et 22 pages, et même alors, (et j'en ai déjà parlé a Loïc Solaris, le co-écrivain de la fan fic que l'on fait sur Starwars, Les Héros de la Force) je ne pense pas que mes épisodes tiendrait 42 minutes si on les portait à l'écran. Pour moi il faudrait les réunir par 2 pour que cela marche.
Je dis ça en voyant ce qu'il se passe dans un épisode de SG1/SGA par rapport à un de mes épisodes. Le nombres de "scènes", de rebondissements, de lignes de dialogues, etc...

Mais comme je l'ai dit, je suis loin d'être totalement convaincu par ce que je dis. Ce n'est que mon point de vue sur la chose, un point de vue totalement amateur. Titi77, tu as l'air de t'y connaître, est-ce la cas ? Si oui, j'aimerais bien que tu lises 2 ou 3 épisodes de ma fan série, Stargate SG-20, pour voir ce que tu penses de cette question. (et ce que tu penses de ma fic en même temps ^^. Mais bon, j'espère que tu aimes SG, sinon c'est rapé)


Enfin, et pour finir, je vais parler du texte de Darkwilliam. Ouais car bon, là du coup j'ai fait un long post pour parler de la "mise en image", mais rien sur le texte en lui-même, alors que comme vous avez pu le voir, je l'ai lu.

Donc moi, j'ai trouvé ce texte très bon. Il est bien écrit, les personnages sont très bien traités, les descriptions sont de bonnes factures et pour ce qui est du thème traité, il l'est excellemment bien. Même si au final c'est assez "court" et donc le scénario ne révèle pas beaucoup de rebondissements, je trouve que c'est un texte qui monte en tension et qui montre bien la pression que l'Empire exerce sur tout le monde une fois sa mise en place effectuée. Bref, c'est un bon texte, prenant, qui se lit bien et de bonne qualité. J'ai très bien aimé.


Sinon... Moi, mon texte ? Oui, bah heu... c'est à dire que... :whistle: :D
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Messagepar Darkwilliam » Mar 07 Avr 2009 - 15:57   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Ouh là, ça en fait des choses à répondre. Bon allons-y en commençant par le post de Titi!

Déjà merci d'avoir lu ma nouvelle et bon retour parmis nous vu que tu as été absent un petit moment. :)

L'idéal du chaos, donc est - à plus d'un titre - le digne produit de son auteur. On y retrouve tout ce que les lecteurs de DarkWilliam ont apprécié chez lui : de l'action (juste ce qu'il faut), du suspense (haletant), "de la sueur, du sang et des larmes" (beaucoup), de la TG ou de la TI; un style agréable, fluide et avec juste ce qu'il faut de passages ou le narrateur s'attarde sur la beauté ambiante et le tragique des décors d'une Coruscant tombée sous le joug impérial.
Un bon texte a priori, et sa lecture de bout en bout le confirme : DW sait raconter une histoire et impliquer le lecteur.

Content que l'histoire t'ait plu et surtout qu'il y ait un assez bon équilibre entre description, action et tension. L'objectif était en effet de faire une histoire qui sortait un peu des sentiers battus (mais pas tant que ça, il est vrai) dans le sens où le traitement du contrôle des médias par l'Empire n'est pas un sujet que l'on voit très souvent abordé. J'espère avoir également réussi à faire transpirer un peu de cette ambiance post avènement de l'Empire, où tous les sentiments sont possibles, de la colère contre l'Empire à son adoration béate.

Alors bien entendu, il subsiste encore certains points noirs (plus de coquilles que d'habitude, baisse de régime on va dire - je passe le problème des tirets pas comme il faut pour les dialogues ... ) dont au final un certain côté de déjà vu par rapport aux nouvelles publiées dans l'un des précédents recueils (la mort de l'Empereur je crois) qui mettait aussi en scène un journaliste détenant des éléments compromettants pour l'Empire. Il y a aussi la fameuse tirade "plutôt mourir libre que vivre esclave" qui est mois bien passée que d'ordinaire. D'un autre côté, c'est dur de se renouveler dans Star Wars, donc ça ira pour cette fois mais que ça ne se reproduise plus :p

Merci d'avoir relevé les coquilles restantes, je reprendrai le texte pour les corriger en m'appuyant sur ton doc joint. Il est également vrai que c'est difficile de toujours se renouveler dans Star Wars, certes la galaxie est grande, les planètes innombrables et les intrigues potentiellement illimitées, mais dans le fond, on utilise très souvent les mêmes recettes, le fond reste le même, c'est juste le traitement qui change parfois. Et pour ce qui est de la phrase que tu cites, c'était pour donner un petit côté dramatique de bon goût au dialogue, mais c'est clair qu'en y réfléchissant bien, des personnes dans cette situation n'iraient jamais penser à sortir une telle phrase! :D

A la décharge de l'auteur, la mini-réflexion à propos du rapport du pouvoir aux médias est bien amenée et plutôt rafraîchissante dans un texte de ce type (au sens fan fiction star wars).

Merci. Comme je l'ai déjà dit, il y avait effectivement cette volonté de ne pas uniquement raconter une histoire d'amitié déchirée, mais aussi d'illustrer l'inéluctable main mise de l'Empire sur les médias.

Maintenant, par rapport au sujet du recueil ("écrire le scénario d'un épisode de la série live"), je ne sais que dire. De mon point de vue, l'écriture de nouvelles et les scénarios de séries tv n'ont rien en commun si ce n'est qu'ils sont écrits avec des mots Étant donné que les débats précédents ont tourné sur la durée, je dirais que le texte ferait dans les 30 min (par valeur inférieure) si on le portait vers le petit écran.
Comme épisode pilote de la série live, ce n'est certainement pas le genre d'histoire à laquelle je me serais attendu mais ça pourrait parfaitement passer à partir du 3ème/4ème épisode, entre deux parties du fil conducteur principal en quelque sorte. Mais je le redis : je me pense mal placé pour juger de la qualité de cet écrit en tant que possible "scénario/adaptation de scénario" pour la série live.

Ah mais c'est sur que je ne vois pas cette histoire servir d'épisode pilote à la série. Dans ce but, je verrai plus un double épisode avec une intrigue politique générale et une description des conséquences générales de l'avènement de l'Empire. Par contre, effectivement, comme épisode isolé, mon intrigue pourrait être réutilisée. Pour ce qui est de la durée, je dois dire qu'effectivement, elle ne peut tenir pour un épisode entier de 42 minutes, et 30 minutes, ça me paraît juste aussi. Ceci étant dit, c'est peut-être parce que mon histoire n'est pas assez développée et donc, qu'il y a moyen avec mon intrigue de réaliser un épisode de 42 minutes mais en s'attardant d'avantage sur certains éléments ou en rajoutant des scènes (dialogues, visionnage de la vidéo compromettante...)

Dernière digression : Korn Alders & Nel Delar => est-ce un hasard si on peut presque écrire Dolarn S... avec les lettres des noms de ces personnages ?

Tu veux dire qu'inconsciemment, j'aurai essayé de replacer Dodo dans une de mes nouvelles? :D Ouch... :perplexe: En tout cas, je peux t'assurer que c'est pas volontaire, même si c'est vrai que dans "l'histoire" de SWU, Dodo a remplacé Tawie après la "disparition" de la Tribune Galactique. :D

Hein ? Que ? Quoi ??

Faut que je lise ce texte moi...

Depuis le temps que je te le dis, tocard! :P

Hé !
Et oui, je suis encore là. ^^

Je passe quelque fois sur le forum mais sans y poster très souvent -c'est le cas de le dire. ^^

Content de voir qu'il y a encore quelques anciens habitués qui passent nous voir, même si c'est en coup de vent. Ca tombe bien en tout cas car la section étant un peu en sommeil en ce moment, c'est toujours bien de revoir d'ancien pseudo dans le coin. :oui:

Donc pour moi, ça fait plus du 15 minutes. Peut-être 20. (et encore)

Attention, ce n'est que mon point de vue sur la chose. Je n'ai jamais fait de réalisation (fan film ou autre), donc je ne sais pas du tout si ce que je viens de dire se produirait réellement, mais c'est ce qu'il me semble.

Je reviens encore sur la durée pour préciser que ton analyse rejoint celle d'AJC à la page précédente il me semble. Lui aussi parlait plutôt de 20 minutes si l'on devait porter à l'écran ma nouvelle. Un épisode de TCW quoi...Et c'est là qu'on se rend compte de la difficulté à écrire des scénarii pour des épisodes de 42 minutes. Du coup, on en vient un peu à relativiser la baisse de régime de certains épisodes dans des séries s'étalant sur plusieurs saisons! Dur dur de toujours maintenir le rythme et d'avoir de nouvelles idées. :oui:

Donc moi, j'ai trouvé ce texte très bon. Il est bien écrit, les personnages sont très bien traités, les descriptions sont de bonnes factures et pour ce qui est du thème traité, il l'est excellemment bien. Même si au final c'est assez "court" et donc le scénario ne révèle pas beaucoup de rebondissements, je trouve que c'est un texte qui monte en tension et qui montre bien la pression que l'Empire exerce sur tout le monde une fois sa mise en place effectuée. Bref, c'est un bon texte, prenant, qui se lit bien et de bonne qualité. J'ai très bien aimé.

Merci pour l'analyse et les compliments. Bah du coup, il en ressort de tout ça qu'avec 9 pages, ma nouvelle apparait tout de même assez courte, trop en tout cas pour constituer un épisode à part entière. Info à méditer pour les prochains auteurs à se lancer sur ce sujet. Et j'espère que d'autres emboiteront le pas à Oiki d'ailleurs, hein! :D

Sinon... Moi, mon texte ? Oui, bah heu... c'est à dire que...

Pas d'excuse! Poster ici, c'est s'engager à écrire une nouvelle pour le recueil, oui c'est la nouvelle règle! :D
D'ailleurs, même Dodo s'est engagé à nous écrire quelque chose, la classe! :D :P
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Messagepar Dolarn Sarkan » Mar 07 Avr 2009 - 17:00   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Darkwilliam a écrit:D'ailleurs, même Dodo s'est engagé à nous écrire quelque chose, la classe! :D :P


Tu crois pas si bien dire ! J'ai planché hier soir sur le contexte de l'épisode que je voulais écrire, je pense que je tiens un truc. Maintenant, je vais me prendre la tête sur la "chronologie" et comment transposer une 40aine de minutes sur papier.

:wink:
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Messagepar Oiki Ran » Mar 07 Avr 2009 - 18:59   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Bonjour!!

Voila, vu qu'une première partie est corrigée je me lance et je vais la poster. Comme il y en a des méticuleux qui chronomètres chaque partie, on va dire que celle-ci va jusqu'à la première pause publicitaire. Ici, il s'agirait d'un épisode unitaire se suffisant à lui même, une pause entre deux cycles importants. Cette première partie sert surtout d'introduction au lieu et aux protagonistes tout en lançant la problèmatique de l'épisode.

J'espère que cette 1ere partie vous plaira, et bonne lecture:

Tout Perdre et Tout Gagner


Le cargo léger l’Espérance Lointaine émergea de l’hyperespace. Le vaisseau venait de réintégrer son système d’origine, c’est-à-dire le système de Centiri, et se dirigeait vers la seule planète habitable, la cinquième, qui était connue sous le nom très original de Centiri-5. Pour le pilote de l’Espérance Lointaine, comme pour chaque habitant de la planète, elle portait toutefois le nom de Tiri et était synonyme de foyer. Hicklum Fex, appelé Hicks par tout le monde à l’exception de ses parents, était un jeune homme de vingt-six ans, de taille moyenne, les cheveux châtains coupés courts et avec les yeux verts. Le pilote ne se lassait jamais d’admirer le globe bleu-vert où il était né, surtout lorsqu’il revenait d’une expédition sur Corellia avec les soutes de son appareil pleines.
Hicks ne put s’empêcher de sourire en pensant à la coquette somme qu’il allait recevoir pour avoir transporté la marchandise. Certes l’argent était loin d’être sa seule préoccupation dans la vie, seulement en tant que convoyeur indépendant et légal, cela faisait toujours du bien de recevoir sa rémunération. Surtout qu’avec la prolifération des contrebandiers aux appareils ultra-rapides, il était loin d’avoir choisi le métier le plus lucratif de la galaxie. D’ailleurs, il avait choisi d’être convoyeur non pas pour gagner un maximum d’argent en un minimum de temps, mais bien pour parcourir et découvrir la galaxie. Tiri était sa planète, son foyer, et posséderait à jamais une place particulière dans son cœur, toutefois, bien trop souvent, elle lui paraissait bien petite comparé à l’immensité infinie qui l’entourait. Ainsi, il avait l’impression de n’être pas tout à fait à sa place sur Tiri, comme sur les autres planètes où il se rendait d’ailleurs, ou comme dans sa vie en général. Il ressentait un semblant d’accomplissement uniquement durant ses voyages hyperspatiaux, et ce sentiment était bien trop fugace pour pouvoir vraiment l’apaiser car bien vite il devait faire face à la galaxie dans laquelle il vivait.
Et quelle galaxie ! L’Empire… Depuis dix ans que le Chancelier Suprême Palpatine s’était intronisé Empereur à la fin de la terrible guerre des Clones, Hicks ne parvenait pas à percevoir en quoi le système avait changé, en bien ou en mal. Certes, la présence militaire sur chaque planète avait augmenté, les uniformes avaient été modifiés et de nouvelles têtes étaient apparues, toutefois aucun de ces éléments n’avait de réel impact sur sa vie. Pour certains, la prise de pouvoir de Palpatine était une bénédiction, la fin de la violence et de la corruption, la renaissance de la galaxie ; pour d’autres, il s’agissait d’un des jours les plus sombres de l’Histoire, où la démocratie avait définitivement cédé la place à la dictature. Hicks, quant à lui, n’avait aucune opinion, il voulait simplement s’occuper de ses affaires loin de l’opposition des deux camps et affichait une neutralité qui lui convenait parfaitement. La seule chose qui le chagrinait dans ce nouveau régime, c’était la disparition des Jedi ; pas pour des raisons idéalistes ou politiques, mais simplement car Oréa Zann était si belle lorsqu’elle était revenue sur son monde natal pour le délivrer des Séparatistes…
Une lumière se mit soudain à clignoter sur la console devant lui. Retour à la réalité. Hicks se pencha en avant et appuya sur la commande de l’holocom. Le visage d’une jeune femme aux cheveux bruns et courts, et aux yeux pétillants apparut devant lui. Le jeune homme ne put s’empêcher de sourire en reconnaissant Setine Cco, une des contrôleuses de l’astroport principal de Tiri et avant tout une amie d’enfance. Setine et lui étaient issus du même village, en fait ils habitaient deux maisons voisines et c’était au cours d’un repas entre leurs parents respectifs qu’ils s’étaient rencontrés. Vu que Setine était de trois ans sa cadette, Hicks avait fait peu cas de la fille de ses voisins, toutefois cette dernière s’était collée à lui et le temps passant il avait appris à la considérer comme un mélange d’amie et de petite sœur. Arrivé à l’âge adulte, Hicks avait quitté le foyer familial pour un appartement dans la capitale, laissant derrière lui une grande partie de son enfance. Quelle ne fut donc pas sa surprise, lorsque quelques années plus tard, au retour d’un voyage, il avait découvert que la jeune Setine était elle aussi devenue adulte et qu’elle avait emménagé dans l’appartement face au sien. Leur amitié renouvelée, ils passaient de longues nuits à discuter de tout et de rien, à se confier sur leurs différentes relations amoureuses et à se demander quel serait leur avenir.
« Enfin de retour ! Pourquoi un si long séjour sur Corellia ? » L’accueillit la jeune femme avec un grand sourire. « J’étais presque inquiète. »
« Une partie de ma cargaison est pour un nouveau client et il y avait quelques formalités à remplir. » Expliqua le jeune homme en haussant légèrement les épaules. « Et puis, j’ai rencontré quelqu’un. »
« C’était comment ? » Interrogea son interlocutrice en baissant le ton de sa voix.
« C’était bien, sans avenir. » Répondit laconiquement Hicks qui doutait de revoir un jour la femme avec qui il avait passé la nuit sur Corellia. « Je me pose comme d’habitude dans le hangar six? »
« Oui, il t’attend. D’ailleurs, un nouveau a voulu y faire poser un vaisseau et j’ai dû intervenir. Tu sais, ce serait plus simple si on lui donnait ton nom ! » Plaisanta Setine Cco avec son rire léger. « Je t’envoie ton vecteur d’approche. Je sais, tu connais le chemin mais c’est la procédure standard impériale. »
« Ne t’inquiète pas, c’est partout pareil. » Fit le jeune homme en s’apprêtant à couper la communication.
« Attends ! » L’interrompit son amie en jetant un coup d’œil à droite et à gauche, et en baissant à nouveau la voix. « En parlant de l’Empire et de procédure, il y a deux impériaux qui t’attendent dans le hangar. C’est le résultat de la dernière lubie du Général Katol : on contrôle tout ce qui se pose sur Tiri. »
« Je suis sûr que ça ne plait pas à tout le monde. » Remarqua Hicks qui n’était guère surpris par la nouvelle.
« C’est certain ! Il parait que le bureau du gouverneur a été submergé par des centaines de plaintes. » Lui confia la jeune femme en se penchant un avant. « Mais vu que cette procédure a été votée à l’assemblée, le gouverneur ne peut rien faire bien qu’il ne la voit pas d’un très bon œil. »
« Chacun ses problèmes… En tout cas, moi ça ne me dérange pas plus que cela, je ne suis pas particulièrement pressé et je n’ai rien à me reprocher. » Conclut Hicks avec un petit sourire. « Merci pour le tuyau. »
« De rien. » Répondit Setine en lui faisant un clin d’œil. « On mange ensemble ce soir ? »
« Non, je suis un peu fatigué et je dois m’occuper de ma cargaison. » Refusa le jeune homme avec un air désolé. « On se fera cela une autre fois, je te tiens au courant. »
Hicks coupa alors la communication, jeta un coup d’œil au vecteur d’approche que lui avait envoyé Setine et plongea ensuite en direction de Tiri. Après deux jours de voyage en solitaire, retour à la civilisation. Il y avait pire, mais il y avait bien meilleur aussi…

Hangar n°6, le hangar qui, depuis quatre ans qu’il avait débuté son métier de convoyeur, servait d’abri à l’Espérance Lointaine lorsqu’Hicks séjournait sur Tiri. Quand il avait acheté son cargo léger, ce dernier était loin d’être dans un état optimal et il avait dû louer pendant plusieurs mois le hangar afin d’effectuer les réparations adéquates. Il avait passé tellement de temps en ce lieu qu’il le considérait un peu comme sa deuxième maison, à tel point que nombres de ses affaires s’y trouvaient. Alors qu’il devait effectuer son premier voyage hors du système de Tiri, Setine lui avait promis qu’elle veillerait personnellement sur le hangar. La jeune femme avait parfaitement accompli sa mission et les années passant, elle avait fait en sorte de toujours lui attribuer ce hangar et d’empêcher tout autre vaisseau de s’y poser. Après toutes ces années, Hicks ignorait toujours comment elle s’y était prise pour faire respecter sa volonté alors qu’elle n’était qu’une contrôleuse débutante d’à peine vingt ans.
En tout cas, sa jeune amie était toujours bien informée car à peine eut-il coupé les moteurs de son vaisseau que deux soldats impériaux faisaient leur entrée dans le hangar. Le premier, le plus âgé et le plus gradé, avançait avec la raideur militaire caractéristique, il portait une moustache broussailleuse et avait un teint buriné qui trahissait une certaine expérience dans l’armée impériale. Le second avec son visage encore d’adolescent et sa démarche peu assurée semblait bien jeune pour porter une arme. Hicks cessa sa contemplation, prit son datapad et se leva afin d’aller à la rencontre des deux militaires. S’il avait appris quelque chose au cours de ses derniers voyages, c’était qu’il était très mal vu de faire patienter l’Empire.
« Hicklum Fex ? » L’interpella le plus vieux des deux soldats.
« C’est moi. » Confirma Hicks en se retenant de grimacer au son de son nom entier.
« Je suis le sergent Clastiq et voici le soldat Muuir. » Continua son interlocuteur en s’arrêtant face à lui. « Par ordre de l’Empire, nous sommes là pour contrôler votre cargaison. »
« Très bien, voici le manifeste du vol. » Déclara Hicks en tendant son datapad à l’impérial. « Toutes les informations que vous désirez y sont retranscrites. »
« Parfait. Soldat Muuir, allez vérifier que tout correspond. » Ordonna le sergent en transmettant le datapad à son subalterne.
« A vos ordres sergent. » Fit ce dernier en se saisissant de l’appareil et s’empressant de monter à bord de l’Espérance Lointaine.
« Ce vaisseau vous appartient ? » Lui demanda Clastiq lorsque son collègue eut disparu dans le vaisseau.
« Oui. »
« Depuis combien de temps ? »
« Quatre ans. »
Le sergent le toisa de la tête aux pieds avant de poursuivre.
« Il n’a pas dû vous coûter cher. » Observa-t-il avec une moue de dédain sur le visage.
« Effectivement, je l’ai eu à bon marché. » Indiqua Hicks jugeant inopportun de faire un quelconque humour avec son rigide interlocuteur. « Il appartenait à un vieux monsieur qui voulait s’en débarrasser. Je dois bien avouer qu’il était dans un état lamentable et j’ai passé des centaines d’heures à le remettre en état de marche. Ce n’est pas encore parfait, mais il vole parfaitement et j’éprouve un certain plaisir à le piloter. »
Le militaire accueillit ses paroles avec un grognement. Hicks comprit que sa tirade n’avait aucunement décontracté son interlocuteur.
« Vous aimez piloter ? » Reprit le sergent en continuant à examiner son vaisseau.
« Oui. » Répondit le jeune homme avec un grand sourire.
« Alors pourquoi n’avoir pas postulé à l’Académie Impériale de Carrida ? » L’interrogea Clastiq en le fixant brusquement. « Ils cherchent des jeunes de votre âge et vous offrent une vie bien plus intéressante que celle vous aurez jamais à bord de votre tas de ferraille ambulant ! »
Touché pensa Hicks tout en cherchant furieusement une réponse à offrir au soldat impérial.
« Je ne suis pas prêt à mourir pour l’Empire. » Dit-il en désespoir de cause en sentant qu’il baissait encore un peu plus dans l’estime de son vis-à-vis.
Cette fois-ci, ce fut un ricanement hautain qui accueillit ses mots.
« Lorsqu’on entre au service de l’Empire, ce n’est pas seulement pour faire la guerre. D’ailleurs, les armes ne servent qu’à faire respecter l’idéal d’Ordre de notre Empereur Palpatine. Un idéal qui nous dépasse tous et qui représente la véritable lumière de la galaxie. » Enonça Clastiq d’une voix vibrante tout en levant le poing droit. « Ca ne vous intéresse toujours pas de servir l’Empire ? »
« Je n’ai rien contre le fait de transporter des biens de l’Empire, toutefois je n’ai aucune envie de mourir pour lui. » Persista le jeune homme qui avait déjà entendu plus de cent fois un tel discours.
Le sergent se contenta de lui lancer un regard sombre. Hicks, afin de lui prouver qu’il était moins lâche qu’il n’y paraissait, se força à ne pas baisser les yeux. Les deux hommes se défièrent pendant de longues secondes, puis le militaire ricana bruyamment et porta son regard à nouveau en direction de l’Espérance Lointaine.
« Donc, quel est le but de votre venue sur Centiri-5. » Reprit l’impérial en changeant de sujet.
« Je viens livrer la marchandise que j’ai récupérée sur Corellia. » Indiqua le jeune homme avec un certain soulagement.
« Et tout ceci est légal ? »
« Je vous ai donné le manifeste. Tout a été enregistré en bonne et due forme. » Déclara Hicks qui avait peut-être été soulagé trop vite.
« Mouais… Vous avez plus l’air d’un contrebandier qu’un honnête convoyeur. » Observa le sergent avec un petit sourire provocateur.
« Pourtant, je suis tout ce qu’il y a de plus légal. Si vous ne me croyez pas, vous n’avez qu’à demander aux autorités de l’astroport. » Rétorqua Hicks en se forçant à rester calme. « Tout le monde me connait ici sur Tiri ! »
« Hé ! Ce n’est pas parce que je ne suis pas d’ici qu’il faut me parler comme à un demeuré ! » S’exclama Clastiq en pivotant brusquement vers lui. « Sachez jeune homme que depuis dix ans que je suis en service, j’ai vu beaucoup de vilaines choses qui justifient ma méfiance. J’ai parcouru la galaxie de long en large et je peux vous certifier que les contrebandiers sont de viles créatures ! »
« Sur ce point, je suis complètement d’accord avec vous. » Dit Hicks en tentant d’apaiser son fier interlocuteur. « Comme vous, je ne peux pas les supporter. Je vous comprends. »
« Permettez-moi d’en douter. »
« Ce sont pourtant bien eux qui me prennent de nombreux clients avec leurs appareils modifiés pour exécuter des records de vitesse ! »
« C’est bien ce que je disais…Vous me comprendrez vraiment lorsque vous aurez vu une dizaine de vos amis se faire tuer par une caisse piégée. Cette saleté de contrebandier… Nous l’avions arrêté et c’est le cadeau qu’il nous a offert pour fuir. » Grinça entre ses dents le sergent Clastiq. « Donc, le prochain que je prends, il va souffrir. »
Cette fois-ci, Hicks garda le silence, préférant ne pas envenimer encore un peu plus la situation par des paroles maladroites, surtout que tout semblait prétexte à un affrontement pour le sergent. Tout compte fait, un silence n’était peut-être pas non plus la meilleure des solutions… Ce militaire était nouveau sur Tiri, il ferait tout pour imposer son autorité. A ce moment, le jeune soldat ressortit de l’Espérance Lointaine et les rejoignit avec une expression qui ne présageait rien de bon pour Hicks.
« Alors, tout est en règle soldat Muuir ? » S’enquit Clastiq qui devait déjà se douter de la réponse de son subalterne.
« Non, pas tout à fait, j’ai vérifié deux fois et il manque une caisse. » Indiqua le jeune soldat d’une petite voix.
« Une seule vérification aurait suffi pour l’Empire. » Déclara le militaire en se tournant vers Hicks avec un sourire carnassier. « Pouvez-vous m’expliquer la raison de cette caisse manquante ? »
« Il ne manque aucune caisse ! » Protesta qui les avait toutes comptées à son départ de Corellia. « Il doit y avoir une erreur… »
« L’Empire ne fait jamais d’erreur et a horreur d’être traité de menteur. » Tonna l’impérial en lui agrippant le col. « Comme cela on se prétend innocent, alors qu’on est une saleté de contrebandier ! »
« Mais non… » Tenta de contredire Hicks tout en reculant sous la pression du militaire.
« C’est quoi ton trafic ? Elle contenait quoi cette caisse ? » Insista Clastiq alors qu’il le plaquait contre la coque de son vaisseau. « Crois-moi, tu vas parler. »
« Qu’est-ce qu’il se passe, ici ? » Demanda alors une voix à l’entrée du hangar tandis que le sergent Clastiq s’apprêtait à lui flanquer un coup de poing.

Hicks n’eut pas besoin de regarder par-dessus l’épaule de Clastiq pour connaître l’identité de l’homme qui venait de pénétrer dans le hangar n°6. Tanso Viof. Enfin, le capitaine Tanso Viof depuis son retour sur Tiri. Toutefois, pour Hicks ce serait toujours Tanso, celui qui s’était assis à côté de lui durant toute sa scolarité et qu’il avait considéré pendant dix ans comme son meilleur ami. Ils avaient fait les quatre cent coups ensembles ; enfin, c’était plutôt Hicks qui les avait faits et Tanso qui l’avait suivi au plus grand dam de ses parents. A cette époque là, Hicks était un garçon vif, espiègle, cherchant toujours un mauvais coup pour entrainer son timide camarade à l’allure pataude qui préférait rester lire à la maison.
Ainsi s’étaient écoulées les années jusqu’à ce que Tanso soit rattrapé par son âge. Quelques mois avant la fin de la Guerre des Clones, son ami avait fêté ses dix-sept ans, devenant en âge d’être conscrit dans l’armée de la République. Avec sa malchance habituelle, le jeune garçon avait été appelé à servir sous les drapeaux. Hicks, quant à lui, étant un an plus jeune, Tanso avait redoublé sa première année de primaire permettant leur rencontre, il avait échappé à cette menace. Le temps passant, la paix s’était instauré, Hicks avait construit sa vie et tout le monde avait oublié le jeune garçon qui était parti combattre les séparatistes.
La surprise avait donc été totale lorsqu’un an auparavant, un jeune homme de grande taille, aux cheveux blonds et au physique plus que séduisant, avait débarqué sur Tiri, auréolé du titre de capitaine, avec une épouse issue de la haute société coruscanti au bras. Au début, personne n’avait voulu croire qu’il s’agissait de Tanso Viof. Pas même Hicks… Pourtant, il avait dû se rendre à l’évidence, il s’agissait bien de lui. L’armée l’avait complètement transfiguré, le rendant totalement méconnaissable. L’adolescent timide et engourdi était devenu un brillant officier auquel tout le monde prédisait un grand avenir. Capitaine à vingt-sept ans, il deviendrait général à trente-cinq et moff à quarante-cinq si entretemps l’Empereur ne l’avait pas nommé commandant en chef de son armée. Ainsi, Hicks se rappellerait toujours la fois où un professeur l’avait interpellé pour lui recommander de se tenir à carreau car il était un garçon intelligent et il pourrait avoir un avenir grandiose à condition qu’il fasse des efforts, à l’inverse de son ami qui ne serait rien de mieux qu’un médiocre mécanicien. Comme quoi, tout professeur pouvait se tromper…
Viof était revenu sur Tiri, après neuf années à combattre sur des dizaines de champs de batailles à travers toute la galaxie, pour devenir le numéro deux, après le général Katol, de l’armée Impériale sur la planète. Mais tout ceci, c’était en attente de sa prochaine promotion qui allait le mener tout droit sur Coruscant, enfin le Centre Impérial comme c’était d’usage de l’appeler maintenant.
« Je réitère ma question : que se passe-t-il ici ? » Fit Tanso en s’approchant du vaisseau. « Sergent Clastiq, je vous écoute. »
« C’est très simple capitaine Viof. Nous sommes ici pour effectuer un contrôle de routine, nous remarquons qu’il manque une caisse dans sa cargaison et il se prétend innocent. » Expliqua succinctement le sous-officier en maintenant sa solide étreinte.
« Je vois. » Murmura pensivement Tanso en passant ses mains dans son dos. « Donc, si je comprends bien, vous compter tabasser un de mes amis d’enfance. »
« C’est-à-dire que… » Commença le sergent d’une voix beaucoup moins assurée.
« Bon, je vais traduire dans une langue que vous comprenez, sergent : lâchez immédiatement mon ami. » Ordonna le jeune capitaine sur un ton qui n’autorisait aucune réplique. « Je m’en occupe. »
« Mais, il pourrait s’agir de… » Tenta de protester Clastiq en obéissant toutefois à son supérieur.
« Sergent, il y a deux choses que je ne supporte pas : les incompétents et ceux qui ne m’obéissent pas. » Déclara froidement Tanso avec un regard à terrifier un wookiee. « Il me semble que vous soyez en passe de cumuler les deux. »
Hicks eut le plaisir de voir Clastiq pâlir grandement derrière sa moustache.
« Mon ordre est pourtant simple, vous devez laisser M. Fex tranquille et quitter immédiatement ce hangar. » Reprit le capitaine Viof sur un ton plus posé. « Est-ce assez clair ? »
« Oui, capitaine. » Firent simultanément le sergent et son jeune subordonné.
Pour prouver qu’ils avaient totalement compris, les deux hommes s’empressèrent de quitter le hangar, laissant seuls les deux amis d’enfance.
« Alors, Hicks, qu’est-ce que c’est cette histoire de caisse manquante ? » Lui demanda Tanso avec un grand sourire.
« J’en ai aucune idée. » Répondit le pilote en reprenant peu à peu ses esprits. « Tes hommes ne m’ont pas laissé le temps de résoudre ce mystère. »
« Le Général Katol nous met beaucoup la pression ces derniers temps. Certains l’accueillent plus facilement que d’autres… Clastiq n’est pas un mauvais bougre, mais il a toujours l’impression d’être sur un champ de bataille. D’un certain point de vue, il n’a pas tout à fait tort, seulement ici les règles sont différentes, enfin certaines… » Expliqua Viof avec une expression énigmatique sur le visage. « En tout cas, j’espère que tu ne t’es pas laissé entraîner dans des affaires louches. »
« Bien sûr que non ! Tu me connais Tanso, tout ce que je transporte est parfaitement légal, approuvé par tes supérieurs. » Protesta Hicks en fixant son ancien camarade de classe droit dans les yeux.
Tanso soutint son regard pendant ce qui sembla une petite éternité. Durant ce duel, Hicks ne parvint pas à déchiffrer les pensées qui se cachaient derrière les yeux azurs de son ancien ami, alors qu’il lisait en lui comme dans un livre ouvert par le passé. Vraiment, son ami avait bien changé…
« Hicks, je te fais confiance sur ce coup-ci. » Annonça finalement Tanso avec un petit rire. « Mais la prochaine fois, s’il y en a une, je serais dans l’obligation de fouiller ton vaisseau, par respect pour mes hommes. »
« Je comprends. » Fit Hicks en remerciant son interlocuteur d’un signe de la tête. « Il faudra qu’on mange un bout ensemble un de ces quatre ! »
« Vrai, il faudra y penser. » Observa pensivement Tanso avant de le saluer d’un geste de la main. « Porte-toi bien. A bientôt ! »
Tanso Viof quitta le hangar d’un pas assuré bien loin de celui incertain qu’il possédait durant son enfance. Hicks allait remonter à bord de l’Espérance Lointaine, afin d’enquêter au sujet de cette mystérieuse caisse manquante, lorsqu’il entendit quelqu’un accourir derrière lui. Le jeune homme se tourna et vit s’approcher la jeune Setine dont l’inquiétude se manifestait très clairement sur son visage.
« Tu vas bien ? » S’enquit-elle d’une voix inquiète.
« J’ai connu des retours sur Tiri plus tranquilles ! » La rassura-t-il avec un grand sourire.
« Que te voulaient-ils ? Que s’est-il passé ? » Poursuivit la jeune femme toujours inquiète.
« Les deux premiers sont venus comme tu me l’as dit pour contrôler que tout était bien en règle, seulement ils ont découvert qu’il manquait soi-disant une caisse. Ca ne leur a pas plu et ils s’apprêtaient à me faire ma fête lorsque Tanso est intervenu. Il les a chassés tout en me recommandant de ne pas faire de bêtises. » Raconta succinctement et avec légèreté Hicks.
« Il te manque vraiment une caisse ? »
« Aucune idée, je n’ai pas encore eu le temps de vérifier. » Indiqua le jeune homme en haussant les épaules. « Toutefois, ces impériaux, ils me semblent bien à cran pour une simple caisse manquante. »
« Ils ont leur raisons. » Fit Setine en baissant instinctivement le ton de sa voix. « Je n’ai pas tout dit tout à l’heure, il y a des sujets qu’il vaut mieux ne pas aborder par Holocom. Donc, il paraitrait qu’Oréa Zann est toujours vivante et qu’elle voudrait revenir sur Tiri. »
S’il avait eu une chaise à côté de lui, Hicks s’y serait certainement laissé tomber tellement la surprise qu’il éprouvait était grande. Durant la Guerre des Clones, l’armée Séparatiste s’était emparée de nombreuses planètes et Tiri n’y avait pas échappé même si son invasion datait des derniers mois de l’affrontement. Pour la délivrer, la République avait envoyé un bataillon de clones avec à sa tête un général Jedi. Il s’était agi d’Oréa Zann, enfin, de Maitre Oréa Zann. La jeune femme, originaire de Tiri, avait mené les clones de la République à la victoire. Pour saluer son héroïsme, une parade avait été organisée et une foule immense s’était rassembler pour fêter les libérateurs. Hicks était dans cette foule et lorsqu’il avait vu Zann, il avait été complètement subjugué. Les cheveux argentés malgré son jeune âge, Oréa avait une noble beauté à faire ressusciter un mort ou à rendre fou un adolescent d’à peine seize ans. Depuis, qu’il l’avait aperçue ce jour là, Hicks en était tombé complètement amoureux, ce qui avait engendré de nombreuses moqueries, de la part de ses amis, dans les mois suivant la parade. Pourtant, aujourd’hui encore, Oréa remplissait ses rêves plusieurs fois par semaine…
« Je croyais qu’elle était morte comme la plupart des Jedi. » Observa le jeune homme qui avait été très ému en apprenant l’extinction de l’Ordre Jedi.
« Il semblerait que non, tous les impériaux sont sur le qui-vive ! Surtout que notre gouverneur actuel est son oncle. » Déclara Setine Cco alors que son chrono se mettait à sonner. « Ma pause est terminée, je dois retourner travailler. Tu m’appelles, n’est-ce pas ? »
« Oui, oui… » Répondit distraitement Hicks en ayant soudain un pressentiment.
Le jeune homme attendit que son amie ait quitté le hangar avant de se ruer à l’intérieur de son vaisseau. Il venait de se rappeler que le vieil homme auquel il avait acheté l’Espérance Lointaine avait été impliqué dans le commerce illégal et avait créé des compartiments secrets qu’Hicks n’utilisait jamais. A tel point qu’il ne se souvenait plus trop où ils se trouvaient. Une fois à bord de son cargo, le jeune homme rassembla ses souvenirs et se mit en quête de ces fameux compartiments secrets.
Hicks mit plus de dix minutes pour trouver et ouvrir le premier, cependant toute cette recherche ne fut pas inutile car il y trouva ce qui correspondait aux débris d’une caisse. En examinant les planches, il constata qu’elles étaient identiques à celles qui formaient la cargaison se trouvant dans la soute de vaisseau. Toujours accroupi, il se retourna pour rechercher un deuxième compartiment et se trouva face à une paire de jambes. Il les trouva magnifique. Ce fut sa dernière pensée car l’instant d’après un objet s’écrasa sur sa tête le plongeant dans une douloureuse inconscience.

Le capitaine Tanso Viof s’arrêta devant la porte en bois massif vieille de plus de mille ans. Allen Katol, le général commandant en chef de la garnison impériale sur Centiri-5, contempla son visiteur à l’aide d’une holocaméra située au-dessus de la porte et un petit écran encastré dans son bureau. Se sachant observé, le jeune capitaine attendait tranquillement que son supérieur lui ouvre la porte de la pièce. Une fois de plus, l’homme au front dégarni, au visage sympathique et au léger embonpoint, admirait le calme qui émanait de son subalterne. Aucun soldat normal n’était serein lorsqu’il était subitement convoqué par son supérieur hiérarchique… Seulement, Viof n’était pas un soldat ordinaire, ses états de services étaient exceptionnels et tous ceux sous lesquels il avait servi s’accordaient à dire qu’il était destiné aux plus hautes sphères de la société impériale. Après une année de collaboration, Allen ne pouvait qu’être d’accord avec ses prédécesseurs : Tanso Viof était un soldat à part. D’ailleurs, c’était pour cela qu’ils s’entendaient si bien tous les deux. L’un comme l’autre, ils avaient compris que lorsque Viof deviendrait général, ce serait au sein du Centre Impérial, pour une position prestigieuse, et non sur une planète aussi modeste que Centiri-5. Il n’y avait donc aucune rivalité possible car ils jouaient dans deux catégories bien distinctes. Certes, Allen aurait pu être jaloux, mais face à une telle classe, la seule chose à faire était d’admirer en silence et s’estimer heureux de pouvoir contempler un tel phénomène de si près.
Un mouvement sur l’image de Viof lui fit s’apercevoir qu’il le faisait patienter depuis plus d’une minute. Ne voulant pas ternir leur relation, le général s’empressa d’appuyer sur le bouton commandant l’ouverture de la porte. Comme à chaque fois, le brillant officier passa en revue la pièce d’un unique regard. Evidemment, il ne s’agissait pas là de contempler le luxueux mobilier de son hôte, constitué essentiellement de pièces uniques, mais bien de détecter le moindre danger. Katol ne put se retenir de sourire : comme si un piège si grossier pouvait fonctionner face à un tel soldat. Rassuré, le capitaine vint s’asseoir dans un des deux fauteuils en cuir vert, achetés à prix d’or à un vieux bothan, qui faisaient face au bureau du général. Une telle formalité ne choqua pas ce dernier car c’était lui qui avait établi cette règle lorsque son subalterne avait pris son service sous ses ordres.
« Vous vouliez me voir. » Commença le jeune capitaine d’une voix respectueuse.
« Oui, j’ai une affaire de la plus haute importance à vous adresser. » Indiqua Katol avec son sourire affable. « Mais avant cela, j’ai cru comprendre que vous aviez eu une altercation avec un sergent. »
« Rien de grave, il s’agissait uniquement de régler quelques détails. » Observa Tanso Viof en prenant bien soin de ne pas nommer le fautif. « C’est un bon soldat, mais il est un peu rustre. Il a surtout un peu de mal à s’adapter au fait qu’il n’est plus en première ligne. J’ai reçu quelques plaintes et je pensais qu’il était temps de mettre les points sur les i. Rien de plus. »
« Une fois de plus, vous avez bien agi. Au fait, à qui s’en est-il pris ? »
« A un honnête convoyeur au sujet d’une soi-disant caisse manquante. » Fit le capitaine Viof en haussant les épaules.
« Une caisse manquante. » Répéta pensivement Katol alors qu’une autre pièce de son puzzle se mettait en place.
Cette révélation ne passa pas inaperçue car Allen surprit un éclair dans les yeux de son interlocuteur. Comme à son habitude, Viof n’avait pas perdu de temps pour repérer les éléments importants.
« Passons aux choses sérieuses. » Annonça le général en faisant semblant de n’avoir rien remarqué. « D’après mes derniers renseignements, la Jedi Oréa Zann se trouve actuellement sur Centiri-5. » Autre bref éclair dans les yeux du jeune capitaine. « Votre mission est donc simple : capturer cette Jedi. Pour cela, je vous donne carte blanche. »
« Très bien. Je commencerai les recherches dès que j’aurai quitté votre bureau. » Déclara Tanso Viof qui ne semblait nullement impressionné par la tâche à accomplir.
« Parfait. Une dernière chose cependant, cette Jedi est une roublarde et je vous recommande de ne pas la sous-estimer. » Conseilla Katol avec une expression sérieuse sur le visage.
« Je n’ai jamais sous-estimé personne. » Dit le capitaine avant de le saluer d’un geste de la tête et de quitter à grandes enjambées son bureau.
Tandis que la porte se refermait, Allen se demanda si avec tout son talent, le jeune capitaine serait assez fort pour capturer la Jedi. Il devait l’espérer s’il voulait que son plan fonctionne… Le général se redressa subitement dans son siège, alluma son holocom et composa une fréquence lui permettant d’entrer en communication avec le Centre Impérial.
« C’est Katol. » Annonça-t-il lorsque le visage de son interlocuteur apparut devant lui. « La Jedi est sur Centiri-5. J’ai chargé mon meilleur homme de la retrouver. Jusqu’à présent tout se passe comme prévu. »
« Vous avez confiance en votre homme ? »
« Parfaitement, c’est un as. » Déclara Allen qui avait toute confiance en Viof. « Dans quelques jours, tout sera terminé. »
« Parfait. Continuez comme cela et votre avenir sera assuré. » Conclut son interlocuteur avant de couper la communication.
Allen Katol se laissa aller dans son fauteuil. Les mains entrelacées sur son ventre, il se mit à contempler sa plus belle peinture avec un grand sourire : bientôt, il ne se ferait plus appeler général.

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Messagepar Titi77 » Mar 07 Avr 2009 - 20:14   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Oulah, je vois que je n'ai laissé personne indifférent par ici :)
Alors, dans l'ordre :

Belgarion76 ->
Je dois avouer que j'en suis assez étonné.
Pour moi, si le texte de Darkwilliam devait être porté en image il ne ferait pas 30 minutes. Moins de 20 même je pense. Je sais qu'il est très dur de se rendre compte, car lorsqu'on réalise on a de nombreux moyen de "meubler", faire des plans qui n'apportent pas de choses réelles à l'histoire, etc...
Mais même ainsi, je ne vois pas ce texte dépasser les 20 minutes.

Pas la peine de s'affoler, j'ai mis une durée à la louche hein... Je précise que je n'ai aucune expérience en écriture de scénario (seulement des fan fics) et qu'en terme de culture "séries tv" je suis assez ignare : The X-Files m'ayant bien dégoûté, le pilote de BSG ne m'ayant pas spécialement emballé (juste "sympa") et les quelques épisodes de SG1 que j'ai pu visionner m'ayant ... et bien, je n'ai pas vraiment aimé le ton de la série.
Pour toute remarque ou insulte (^^) vis à vis des paroles ci-dessus -> mp ;)
Donc bref, ne pas prendre mes propos pour argent comptant : aux dernières nouvelles, je suis un humain :)

DarkWilliam ->
En tout cas, je peux t'assurer que c'est pas volontaire, même si c'est vrai que dans "l'histoire" de SWU, Dodo a remplacé Tawie après la "disparition" de la Tribune Galactique.

Et bien, c'est juste que les deux noms m'ont frappé et je me suis amusé avec les lettres... ça marchait (presque) tellement bien que je me suis dit que ça pouvait être intentionnel. Milles excuses donc :)

Sinon, promis je me remets à commer tous azimuts à partir des vacances de Pâques !
"And gradually their bittersweet laughter floated from the wooden table [...], up, ever up into stars too numerous to count [...], vectoring out across space and time, as if destined to be heard in galaxies far, far away..."
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Messagepar BelXander » Mar 07 Avr 2009 - 21:41   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

OK Titi77 !

Moi je suis grand fan de série et en suit une bonne dizaine actuellement (Heroes, Chuck, Terminator The Sarah Connor Chronicles, Smallville, Dollhouse, etc...), et j'en ai vu des tas d'autres depuis plus de 10ans ! (Dark Angel, Buffy, Angel, Roswell, Highlander, Les 4400, etc...)

Donc je me sers surtout de ce que l'on peut voir dans un épisode comme base pour juger ce qu'il se passe dans un écrit et m'imaginer la durée qu'il ferait en "live". Car en fait, dans un épisode d'une série, il se passe quand même énormément de choses ! On a plusieurs personnages, parfois donc on suit plusieurs intrigues, il y a toujours un ou 2 rebondissements, etc...
Ce n'est pas tout linéaire, 3/4 trucs et c'est fini. Je me suis surtout heurté à ça lorsque je me suis lancé dans ma fanfiction sur Stargate !
Dans un de mes épisodes de SG-20 je me rends compte qu'il ne se passe pas autant de truc que dans un épisode de la série SG-1. C'est pour ça que pour moi, mes "épisodes" feraient plus du 20/25 ( ptet 30 maxi) minutes que 42. Ce qui reste déjà pas mal et me permet de faire de bons scénarios avec ça, sans me prendre la tête non plus.
Mais ce qui est impressionnant aussi pour les scénaristes, c'est qu'ils parviennent bien à faire des trucs qui se tiennent à la minute près ! (bon je sais bien que c'est plus les réal, les monteurs tout ça qui font que ça dure 42minutes mais voilà, ça reste vraiment fort)
Car c'est loin d'être simple de faire un truc qui fait toujours le même temps. Sur ma fanfic, je doute que tous mes épisodes fassent 25 minutes piles par exemple. ^^
M'enfin.

Oiki Ran, je n'ai pas le temps de lire le début de ton texte pour le moment, mais lorsque je le ferais, je n'hésiterais pas à en parler ! :wink:
StarWars Les Héros de la Force. FanSaga.
StarGate SG-20, les aventures de l'équipe Française du SG-C.
FanFiction (faite comme une série spin off) sur StarGate SG-1 !
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Messagepar Oiki Ran » Ven 10 Avr 2009 - 21:17   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Bonjour!!

La pause commerciale est terminée, l'épisode reprend. :D L'intrigue continue et de nouveaux personnages apparaissent. J'espère que ça va continuer à vous plaire.

Bonne lecture:

Hicks reprit connaissance avec un mal de crane épouvantable : sa passagère clandestine n’y avait pas été de main morte. Certes, la rencontre avait été fugitive, toutefois les jambes, qu’il avait aperçues, appartenaient à une femme, fort jolie en plus. Connaissant sa malchance habituelle, il ne doutait pas un seul instant de l’identité de celle qui l’avait assommé. Dans d’autres circonstances, il se serait considéré très chanceux d’avoir eu la Jedi Oréa Zann comme passagère clandestine de l’Espérance Lointaine, mais aujourd’hui, avec tout l’Empire qui devait la rechercher, il sentait qu’il allait avoir des ennuis. De gros ennuis. Lui qui ne cherchait qu’à s’occuper de ses affaires. A propos de ce sujet, il avait toujours une livraison à faire.
Instinctivement, Hicks n’avait qu’une idée en tête : fuir le plus loin possible en oubliant sa cargaison. Seulement, avec les ressources dont disposait l’Empire, il n’était pas certain de trouver un refuge suffisamment sûr dans toute la galaxie. Surtout qu’une telle fuite signifierait clairement sa culpabilité et mettrait sa famille en danger. Enfin, il n’osait pas imaginer qui se lancerait à sa poursuite : un redouté agent des services secrets impériaux, ou pire Dark Vador… Certes, il pouvait aussi aller voir les autorités et leur raconter ce qu’il s’était passé. Cependant, il y avait là deux inconvénients. D’abord, ils auraient du mal à croire qu’il ignorait qu’il avait une passagère clandestine à bord. Ensuite il n’était pas du genre à dénoncer quelqu’un, en particulier lorsqu’il s’agissait de la femme dont il était secrètement amoureux, malgré les ennuis qu’elle pourrait lui occasionner.
Non, la meilleure solution pour le moment était de faire comme si rien ne s’était passé et de voir comment les choses allaient évoluer. Vu qu’il savait ce qu’il se passait, Hicks était confiant en ses moyens : il verrait si les choses commençaient à mal tourner pour lui. Sa décision prise, le jeune homme allait s’empresser de vider les soutes de l’Espérance Lointaine et de livrer la cargaison à son nouveau client. Enfin, d’abord, il allait surtout prendre un médicament pour adoucir la migraine qui était en train de naitre dans sa tête. Il se dirigea donc lentement, avec un rictus de douleur sur le visage, vers sa cabine et vers l’armoire à pharmacie à l’intérieure de laquelle il espérait trouver le médicament miracle.
Vingt minutes plus tard, Hicks avait toujours un sacré mal de crane, mais il avait réussi à décharger toute sa cargaison à l’arrière d’un camion-speeder. Après avoir vérifié que la vingtaine de caisses était solidement fixée, il verrouilla son vaisseau et quitta avec une certaine appréhension le hangar. Il allait très vite savoir s’il était dans le collimateur de l’Empire ou pas. Le jeune homme mit les gaz et s’engagea dans les rues de la capitale de Tiri. Heureusement pour lui, l’heure de pointe était passée et il serait rapidement chez son client. La seule chose qu’il avait donc à faire était de conduire calmement et de profiter du paysage.
La capitale de Tiri, Sanno, était la seule métropole de la planète. A l’échelle de cette dernière, la ville avait de quoi impressionner tout visiteur venant de sa campagne ; toutefois, comparé à ce qu’il avait vu de Corellia et d’une dizaine d’autres planètes, et entraperçu du Centre Impérial, Sanno faisait minuscule. Ne comportant qu’une vingtaine de tours dépassant les cent étages, la capitale semblait appartenir à un siècle bien différent de celui dans lequel vivait par exemple Coronet, la capitale de Corellia. Cependant, la simplicité des constructions, la présence de nombreux parcs verdoyants et le fait qu’en dehors des astroports il n’y avait aucune circulation aérienne, suffisaient amplement à contenter les habitants de Sanno.
Son voyage se déroulait sans encombre et il avait parcouru les deux tiers du chemin lorsqu’il aperçut une patrouille impériale arrêtée sur le bord de la route. Tout de suite, il sentit les battements de son cœur s’accélérer. Dans un premier temps, il voulut faire demi-tour, mais il résista à cette envie. Une telle attitude ne ferait que signifier immédiatement aux impériaux qu’il avait quelque chose à se reprocher. Il se força donc à paraître calme et à conduire de façon décontractée, mais pas trop non plus. La normalité était une attitude très difficile à simuler.
Très vite, Hicks arriva devant la patrouille impériale. Rassemblant tout son courage, il leur lança un regard distrait et de continuer à avancer au rythme de la circulation. Il avait à peine avancé de dix mètres lorsqu’il se mit à regarder sur l’écran donnant la vue à l’arrière de son speeder. Pendant d’interminables secondes, il guetta la moindre réaction des impériaux. Aucune : ils semblaient toujours autant s’ennuyer à regarder les speeders passer devant eux. C’était peut-être un piège ou pas… Le jeune homme tourna dans la prochaine rue à gauche et se mit à accélérer légèrement tout en restant bien en dessous de la limite de vitesse. Par cette décision, il espérait déclencher une réaction au cas où on le surveillait. Rien ne changea et il se permit donc un soupir de soulagement.
Hicks se détendit au fur et à mesure qu’il se rapprochait de sa destination. Alors qu’il ralentissait devant l’entrepôt où devait se faire la livraison, le jeune pilote se dit que si les impériaux ne l’avaient pas arrêté précédemment, c’était tout simplement pour connaître l’identité de son client. Comment n’y avait-il pas pensé plus tôt ? Malheureusement, il était déjà trop tard car le commanditaire et un employé venaient à sa rencontre. Hicks les regarda s’approcher de son véhicule. Il se rendit alors compte qu’il n’était pas complètement certain de la complicité de son client avec la Jedi. Peut-être que cette dernière avait sauté dans la première caisse en partance de Corellia pour Tiri… Ou peut-être pas. Tant de questions se bousculaient dans sa tête toujours endolorie ! Il décida d’arrêter d’émettre des suppositions, les réponses viendraient bien assez vite.,.
« Bonjour M. Fex. » Le salua le commanditaire de la cargaison, un sélonien au regard brillant. « Vous avez fait bon voyage ? Tout s’est bien passé ? »
« Très bien, à part que je me suis trompé en comptant les caisses et que cette révélation a été assez percutante. » Répondit Hicks avec une attitude décontractée.
« Cela arrive à tout le monde. » Commenta son interlocuteur avec un rire qui sonnait faux.
Et d’une réponse : son client était complice de la Jedi Zann. Hicks en était convaincu et il n’avait plus qu’à attendre que les impériaux le soient aussi.
« Voici le salaire convenu. » Reprit le sélonien en lui tendant un datapad. « Il ne vous reste plus qu’à inscrire votre numéro de compte et à accepter le virement. »
« Il y a un problème. » Annonça Hicks après avoir jeté un coup d’œil à la somme inscrite sur le datapad.
Le non-humain lui lança un regard complètement paniqué. Hicks devina que son cœur devait battre à toute vitesse et qu’une dizaine de jurons devaient se bousculer dans son esprit. Le sélonien devait se demander s’il avait à faire à un traitre ou à un maitre-chanteur. Hicks prit son temps avant de préciser sa pensée, il voulait que son interlocuteur soit aussi paniqué qu’il l’avait été tout à l’heure en passant devant la patrouille impériale.
« En fait vous me payez pour vingt-deux caisses alors qu’il n’y en a que vint-et-une. » Dit finalement le jeune homme au plus grand soulagement de son vis-à-vis. « Je veux donc être payé en conséquence et ne pas avoir ce supplément. »
Le sélonien le regarda en se demandant ce que cela signifiait. C’était pourtant simple, Hicks n’appréciait peut-être pas l’Empire, mais ca ne voulait pas dire qu’il appréciait ceux qui le combattaient ; tout ce qu’il voulait, c’était travailler en paix.
« Vu la qualité de votre travail, je pensais qu’un petit bonus vous ferait plaisir. » Observa son interlocuteur avec un sourire complice.
« Je préfère être rémunéré à ma juste valeur. » Indiqua très sérieusement Hicks. « Surtout que chaque année, je dois déclarer le bilan de mon entreprise. »
« Je comprends. » Fit le sélonien en ne sachant plus comment réagir face à son interlocuteur. « Je vais changer la somme. »
Hicks lui tendit le datapad pour qu’il effectue la modification. La chose faite, il le reprit, inséra son numéro de compte et autorisa le virement. Bien entendu, de retour chez lui, Hicks vérifierait que l’argent était bien là où il devait se trouver. Certes, il s’agissait d’une preuve supplémentaire de sa culpabilité, mais vu que les impériaux ne semblaient s’intéresser à lui que dans son imagination, il n’avait rien contre la rémunération de son travail.
« Le virement est parti. Je vous laisse. » Annonça le jeune homme en rendant le datapad au sélonien.
« Encore une fois merci pour votre efficacité, et j’espère qu’on aura la chance de travailler une nouvelle fois ensemble. » Dit ce dernier en tentant à nouveau de l’amadouer.
Hicks ne répondit rien et se contenta de monter à bord de son speeder désormais vide. Il regarda avec insistance une dernière fois le non-humain, puis démarra le moteur et s’éloigna le plus rapidement possible de cet endroit. Alors qu’il s’apprêtait à quitter la rue, il lança un regard derrière lui pour voir si les impériaux étaient finalement intervenus. Toujours rien. En résumé, Hicks ne savait toujours pas s’il était paranoïaque ou pas… En tout cas pour l’instant, il n’avait qu’une seule chose en tete : dormir avec l’espoir que son mal de crane disparaitrait durant son sommeil.

Si le bureau d’Allen Katol était le plus luxueux de Centiri-5, celui du gouverneur Nilsto Dden était bien celui qui avait la meilleure vue. Juché au sommet de la plus haute tour de Sanno, donc de la planète, l’office offrait un panorama à 360º de toute la ville, qui devenait magique à la nuit tombée lorsque les foyers s’allumaient. C’était ce genre de chose qui vous forçait à rester au bureau un peu plus tard que prévu…
« Général Katol, vous vouliez me voir. » L’accueillit le gouverneur Dden en venant à sa rencontre.
Exact, Katol n’était pas venu ici pour admirer la vue. Le militaire sourit à son hôte et lui tendit la main. Dden la lui serra énergiquement comme à son habitude. Grand, le corps svelte, le visage fin barré d’une cicatrice sur la joue gauche, les cheveux gris, le gouverneur de Centiri-5 était un homme dans la force de l’âge qui imposait le respect. Une aura qui lui avait permis d’atteindre le poste de chef de la résistance durant l’occupation séparatiste. D’ailleurs, le fait qu’il soit l’oncle d’Oréa Zann, la Jedi envoyée pour délivrer Centiri-5 à ce moment-là, n’était pas négligeable dans le succès de l’armée républicaine. Ainsi, si Zann avait gagné la bataille décisive face aux Séparatistes, il ne fallait pas oublier que c’était en partie grâce aux actions parallèles de la résistance locale. Après la fin de la guerre, il avait décidé de se lancer en politique avec l’obtention du poste de gouverneur six années plus tard, quelques mois avant l’arrivée de Katol sur Centiri-5. Son succès était surtout dû à son statut de Héros de Guerre et à son charisme qui ne laissait personne indifférent. Sa popularité actuelle lui permettait d’envisager sereinement son avenir et de se préparer à cumuler les mandats de gouverneur. S’il n’était pas plus ou moins réfractaire à l’Ordre Nouveau, Dden aurait fait un parfait dirigeant de la planète…
« Je vous remercie de m’avoir reçu si rapidement. » Répondit Katol qui savait parfaitement que son interlocuteur n’avait pas eu le choix.
En tant que chef du pouvoir militaire avec de plus en plus de partisans, le général était en mesure d’avoir une audience avec le chef du pouvoir politique à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit.
« Venez, asseyez-vous. De quoi voulez-vous me parler, Général ? » L’interrogea Nilsto Dden en prenant place dans un de ses confortables fauteuils. « Mais avant, voulez-vous boire quelque chose ? »
« Non merci, je serais bref. » Déclara le militaire en s’asseyant face à son hôte. « Je sais de source sûre que votre nièce, la Jedi Oréa Zann, se trouve actuellement sur Centiri-5. »
« Ma nièce ? Ici ? Je l’ignorais. » Remarqua le gouverneur en paraissant vraiment surpris.
Katol, malgré toute son expérience, ne put dire si Dden était sincère ou pas. C’était ce masque impassible qui lui avait permis d’atteindre si vite la position de gouverneur. Toutefois, aujourd’hui ce don n’avait aucune importance.
« J’ignore si votre surprise est réelle ou simulée, et pour l’instant ça ne m’intéresse pas. Je suis ici car je sais que tôt ou tard vous entrerez en contact avec elle. Je veux donc que dans l’intérêt général vous lui demandiez de se rendre. » Expliqua Allen en fixant son interlocuteur droit dans les yeux. « Je sais que ça peu paraître surprenant, mais l’Empire dispose de places intéressantes pour les ex-Jedi. Est-ce que je peux vous faire confiance pour lui transmettre ce message ? »
« Si jamais elle m’appelle, je le lui transmettrais. » Accepta le gouverneur avec le même ton de sincérité que précédemment. « Ce sera tout ? »
« Je ferais tout pour la capturer. La reddition est le seul moyen d’échapper à la violence. » Conclut Katol en se relevant déjà. « Merci de m’avoir écouté, gouverneur. »
« C’est tout naturel. »
Les deux hommes se serrèrent à nouveau la main, puis Katol quitta la pièce sans un regard au gouverneur. Une fois dehors, le militaire se força à ne pas sourire : son plan progressait comme prévu.

Nilsto Dden fixa pendant de longues minutes la porte de son bureau, se demandant vainement ce que cachait la visite impromptue du général Katol. Il avait beau retourner la conversation dans tous les sens, il ne parvenait pas à déchiffrer le jeu réel de son adversaire. La seule chose qu’il savait, c’était qu’une partie importante venait d’être lancée. Soit, c’était déjà quelque chose !
Nilsto se leva, passa en revue son bureau à la recherche d’un récepteur placé discrètement par le général et constata ensuite que celui-ci n’avait pas été aussi stupide. Se sachant en sécurité, il sorti d’une de ses poches un comlink, y connecta un brouilleur au cas où quelqu’un voulait surprendre sa conversation et composa une fréquence qu’il connaissait par cœur.
« C’est moi. » Annonça-t-il lorsqu’il entendit que la communication était acceptée.
« Elle est ici. Personne ne l’a suivie. » Répondit son correspondant en prenant bien soin de ne pas citer de noms.
« Parfait. » Fit Dden avec un soupir de soulagement. « Dites-lui de faire très attention, elle est activement recherchée. »
« Je transmettrai le message. »
« Pour sa sécurité, je pense qu’il faudrait agir au plus vite. » Continua le gouverneur qui ne sous-estimait pas Katol.
« Pour cela, il nous faut récupérer le matériel. » Déclara pensivement son interlocuteur.
« Vous avez quelqu’un ? »
« Peut-être. »
« Je vous fait confiance. A bientôt. » Termina le gouverneur en coupant immédiatement la communication.
Nilsto Dden rangea son comlink et se dirigea lentement vers une des fenêtres panoramiques de son bureau. Alors qu’il contemplait les lumières de Tiri, le gouverneur se fit la promesse que l’Empire n’attraperait jamais sa nièce.

« Donc, Hicks, si j’ai bien compris ce que tu m’as dit hier, tu t’es bien amusé sur Corellia. » Fit Setine Cco avec un petit sourire en coin.
La jeune femme et lui étaient en train de jouir du soleil en déjeunant sur la terrasse supérieure de l’astroport de Sanno. Setine avait profité de sa pause de la mi-journée pour l’inviter à partager son repas. Suite à une nuit agitée, il avait procédé à sa visite habituelle de l’orphelinat de Sanno où il avait trouvé son premier boulot en arrivant en ville. Au fil des siècles, l’orphelinat était devenu une véritable institution de la capitale, il permettait d’offrir un toit à tous ces enfants vivants dans la rue, orphelins ou pas, et de leur donner une chance de réussir dans la vie. Pour la majorité des enfants qu’il hébergeait, l’orphelinat représentait leur unique espoir de se sortir de la misère.
A chaque retour de voyage, Le jeune homme se faisait un plaisir de ramener aux enfants du lieu des confiseries en provenance des mondes merveilleux qu’il visitait. Les enfants étaient toujours contents de le voir et la réciproque était presque vraie. Hicks ne pouvait s’empêcher d’éprouver de la tristesse face aux enfants qu’il connaissait depuis le début et qui n’avaient pas encore trouvé de place dans une famille d’accueil. L’orphelinat était la dernière chance de ces gamins et ils méritaient bien mieux.
La visite de l’orphelinat ne lui ayant pas permis de retrouver sa sérénité habituelle, il avait passé la matinée à réparer son vaisseau, acceptant l’invitation de son amie avec plaisir, se disant qu’un break lui ferait le plus grand bien. Lorsqu’il avait acquis l’Espérance Lointaine, Hicks avait passé plusieurs mois à le réparer afin de le remettre en état de voler et de transporter des marchandises. Enfin, il avait surtout fait le stricte nécessaire. Ainsi, le jeune se retrouvait donc, entre deux livraisons, à devoir chaque fois réparer les systèmes qu’il avait laissé pour plus tard ou ceux qui avaient rendu l’âme durant son voyage. Entretenir un vaisseau si vieux était un chantier perpétuel.
« Vu qu’il s’agissait d’un nouveau client, j’avais des formalités à remplir. Ca a mis plus longtemps que prévu et j’ai donc dû passer la nuit sur la planète. J’en ai profité pour visiter les clubs branchés de Coronet et c’est à l’intérieur de l’un d’entre eux que je l’ai rencontrée. » Raconta succinctement le jeune homme en terminant de vider son assiette.
« Une question s’impose : comment sont les corelliennes ? » Demanda son amie cette fois-ci avec un grand sourire.
« On ne peut pas y résister. » Répondit Hicks en entrant dans le jeu de la jeune femme.
« Tu m’étonnes ! Tu n’avais surtout rien envie de lui refuser ! » S’exclama Setine en lui lançant un regard complice.
« Moque-toi de moi ! Je parie que tu ne pourrais pas résister à un beau et grand corellien qui te proposerait de t’emmener dans les étoiles. » Riposta-t-il avec la même lueur complice dans les yeux.
« Va savoir. » Fit énigmatiquement son amie avant d’exploser de rire.
Hicks l’imita aussitôt après oubliant pendant un instant tous ses soucis. Mais rapidement, ils se reprirent, se rendant compte que tous leurs voisins les regardaient avec étonnement.
« Sinon, je t’ai ramené un souvenir de Corellia. » Dit Hicks après en redevenant sérieux.
« Tu me fais peur, là ! » Plaisanta Setine avec un air faussement indigné.
« Que de mauvaises pensées. » Observa le jeune homme en sortant un objet de sa poche. « Voici une figurine pour ta collection. »
« Merci. » Fit son amie d’une voix sincère en s’emparant de l’objet pour mieux l’examiner.
Au fil des années, comme pour les bonbons des orphelins, c’était devenu une véritable tradition entre eux : pour chaque nouvelle planète sur laquelle il se rendait, Hicks ramenait une figurine locale pour son amie. Après quatre années, la collection commençait à devenir à être intéressante. Rien qu’à voir l’expression de son amie à chaque fois qu’il lui offrait son cadeau, Hicks n’était pas prêt d’abandonner ce rituel. Parfois, le bonheur était si simple… A ce moment-là, le jeune homme avisa du coin de d’œil un sélonien qui s’approchait de leur table et avec lequel il n’avait pas du tout envie de discuter.
« Je peux m’entretenir avec vous, M. Fex ? » Demanda poliment le non-humain.
« Je vous laisse, je dois reprendre mon travail. » Annonça en se levant Setine avant qu’Hicks ne puisse refuser la requête du sélonien.
« Moi aussi je dois y aller. » Déclara Hicks en se levant alors que son dernier client venait de s’asseoir face à lui.
« J’ai une cargaison à aller chercher. » Dit le sélonien en ne se décourageant pas.
« Tant mieux. »
« J’ai besoin de vous. »
Hicks s’arrêta en comprenant que son interlocuteur ne le lâcherait pas si facilement.
« Bon, vu que vous n’avez pas l’air d’avoir compris mon message hier, je vais être plus clair aujourd’hui. Je ne veux plus travailler avec vous. » Dit-il lentement après s’être rassis à la table. « Vos affaires et les miennes ne coïncident pas. »
« J’ai de quoi vous payer… » Tenta le non-humain en le regardant avec espoir.
« Ma sécurité passe avant mon salaire. Je n’ai rien contre l’Empire, il ne m’a rien fait et je n’ai vraiment pas envie qu’il s’intéresse à moi car c’est généralement mauvais signe. Or, depuis hier, grâce à vous, dès que je vois un soldat impérial j’imagine qu’il est là pour m’arrêter. Je me méfie de tout le monde et je deviens fou rien qu’à essayer de ne pas être paranoïaque. Je ne sais pas vous, mais moi, ce n’est pas une vie qui me convient. » Expliqua plus ou moins calmement Hicks. « Si vous voulez dépenser votre argent, contactez un contrebandier, je suis sûr qu’il fera un meilleur travail que moi. »
« Un étranger à Tiri attirerait trop vite l’attention. »
« Trouvez donc quelqu’un d’autre, je ne peux rien pour vous. » Conclut le jeune homme en quittant à nouveau sa chaise. « J’ai du travail à finir. Adieu. »
Hicks s’éloigna sans regarder le sélonien espérant cette fois-ci que sa clique et lui auraient compris le message. Le jeune homme accéléra le pas, il avait hâte de retrouver l’Espérance Lointaine et son travail d’entretien qui lui permettrait d’oublier tous ses soucis.

La nuit était tombée depuis plusieurs heures lorsqu’Hicks regagna son appartement situé à une quinzaine de minutes en speeder de l’astroport. Le jeune homme était complètement claqué, il n’avait plus que trois choses en tête : manger, se laver et dormir. Suite à sa conversation avec le sélonien, il était retourné dans le hangar 6 pour continuer l’entretien de son vaisseau. Il s’était tellement acharné, pour oublier la discussion qu’il venait d’avoir, qu’il avait effectué, en une après-midi, l’ensemble des réparations programmées pour les trois jours à venir. Pas étonnant qu’il n’ait pas vu le temps passer ou qu’il soit complètement crevé. En tout cas, il était satisfait : il s’était avancé dans son boulot et n’avait pas pensé une seule seconde à son dernier client. De plus, vu son état de fatigue, il était certain qu’il passerait une nuit sans rêves ni peurs.
C’était donc chargé d’optimisme qu’Hicks pénétra dans son salon et alluma la lumière.
Le pilote changea immédiatement d’état d’esprit lorsqu’il se rendit compte qu’il y était attendu. Assise dans son canapé, les cheveux argentés toujours aussi beaux, la Jedi Oréa Zann le fixait d’un regard ardent. Dans d’autres circonstances, Hicks n’aurait pas rêvé mieux que de trouver chez lui la femme dont il était secrètement amoureux. Pourtant, à cet instant précis, il n’éprouvait aucun plaisir à découvrir Zann dans son salon.
« Je vous dis tout de suite, c’est non. » Annonça-t-il d’une voix ferme en mettant immédiatement les choses au clair. « Vous n’aurez pas plus de succès que votre ami. »
« Je tenais à vous présenter mes excuses pour vous avoir assommé hier. » Dit très calmement la Jedi.
« Mouais… Vous auriez pu parler avant de frapper. » Observa Hicks que cette approche avait déstabilisé.
« J’ignorais si je pouvais vous faire confiance ou pas. » Fit-elle avec un petit sourire qui ne laissa pas le jeune pilote indifférent. « Maintenant, je sais à quoi m’en tenir. »
« Justement, vous devez savoir que je ne vous aiderai pas. » Reprit le jeune homme en réaffirmant ses convictions.
« Pourquoi ? »
« Je ne tiens pas à être mêlé à vos affaires car cela signifie entrer en résistance contre l’Empire. » Répondit Hicks en s’approchant de son interlocutrice. « Or, je sais ce que réserve l’Empire à ceux qui le trahissent. »
« C’est pour lutter contre cette politique de la peur qu’il faut se rebeller. » Insista la Jedi Zann en ne détachant pas son regard du sien.
« Ce sera sans moi. Il faut me laisser en dehors de tout cela. » Insista le jeune homme avec détermination.
« C’est impossible, car vous êtes mêlé à cette affaire. Que vous le vouliez ou non. »
« Erreur, je me suis fait piéger par votre bande. Mon rôle est minime dans tout cela, et je tiens à ce qu’il le reste. Je vous le répète, l’Empire ne m’a rien fait et me laisse tranquille, je veux que cela reste ainsi. Je n’ai donc aucune envie de lui donner une raison pour s’immiscer dans ma vie. » Expliqua Hicks qui commençait à être las de répéter toujours la même chose. « Je ne vous dénonce pas car ce n’est pas mon genre, mais ça ne veut absolument pas dire que je vous soutiens. Compris ? »
La Jedi le fixa en silence pendant de longues secondes. Il eut l’impression qu’elle essayait de lire en lui et qu’elle y réussissait particulièrement bien. Toutefois, il ne parvint pas à détourner son regard.
« Vous savez ce qu’est l’Ordre 66 ? » S’enquit-elle à sa plus grande surprise.
« Non. » Répondit Hicks désarçonné une nouvelle fois par son interlocutrice.
« C’est l’ordre qu’a donné Palpatine aux clones pour tuer les Jedi. Pendant trois années nous avons combattu aux côtés des clones face à l’impitoyable armée des Séparatistes. Les clones étaient des soldats extraordinaires, sans eux la République n’aurait pas tenu un mois, même avec l’aide des Jedi. Nous avions confiance en eux… Donc, au bout de trois années de la guerre la plus sombre depuis mille ans, il a suffit d’un simple ordre préprogrammé pour transformer en un clin d’œil nos meilleurs alliés en nos pires ennemis. Il s’agissait de l’apothéose d’une guerre orchestrée depuis le début par Palpatine afin de prendre le contrôle de la galaxie et de détruire ses ennemis, tout cela sous les ovations de la population. » Raconta d’une voix étrangement calme Oréa Zann. « Voilà ce qu’est votre Empereur que vous n’osez pas défier. Un tyran qui s’abaissera aux pires stratagèmes pour vaincre ses opposants. »
« Dans toute guerre il y a des vainqueurs et des vaincus. » Dit Hicks en essayant de masquer sa honte.
« J’accepte cette remarque. » Indiqua Zann nullement indignée. « A votre avis, qu’a-t-il fait des enfants que l’Ordre Jedi élevait ? »
« Je ne sais pas… Il les a redonnés à leurs parents. » Suggéra le jeune homme qui n’avait jamais réfléchi à la question.
« Si seulement cela avait pu être le cas. » Soupira tristement son interlocutrice. « La réalité est tout autre, malheureusement. Il a envoyé une de ses meilleures compagnies au Temple Jedi afin de massacrer tous ceux qui s’y terraient, c’est-à-dire majoritairement des enfants avec seulement une poignée d’adultes. Et au cas où il y aurait des survivants, il a mis le feu au Temple Jedi, détruisant ainsi le dernier bastion de la démocratie dans la galaxie. Je veux bien que dans chaque conflit, il y ait un vainqueur et un vaincu ; mais, lorsque le vainqueur s’acharne à détruire systématiquement un peuple en détruisant son foyer, massacrant ses enfants et effaçant toute trace de son existence, je pense qu’il y a un sérieux problème. Or, je ne suis pas prête à vivre en l’acceptant. »
Hicks resta sans voix : la souffrance qui émanait de la Jedi était la preuve qu’elle disait la vérité. Or, face à ce drame qui avait bouleversé la femme qu’il aimait, il ne pouvait pas rester insensible. Pour lui, les enfants, c’était spécial, jamais il pourrait lever la main sur eux, même ceux de son pire ennemi. Jamais…
« Je vais vous laisser. » Déclara-t-elle en se levant du canapé. « Je vous promets que vous n’entendrez plus parler de nous. »
La Jedi passa à côté de lui sur son chemin pour quitter l’appartement.
« Que voulez-vous que je fasse ? » S’enquit Hicks alors que Zann allait sortir de sa vie.
« Vous devez vous rendre sur la Voie Commerciale Corellienne, un vaisseau vous y attendra pour effectuer un transfert de marchandises dans l’espace. C’est à trois heures de vol de Tiri, vous serez donc de retour le soir même. » Expliqua succinctement la Jedi d’une voix soulagée. « Je vous laisse une datacarte. Mémorisez-la bien car son contenu s’effacera au fur et à mesure de votre lecture. »
« Je ne vous aiderai que cette fois-ci. » Signala le jeune homme en tournant toujours le dos à sa visiteuse.
« C’est tout ce que je vous demande. Merci. » Dit Oréa Zann avant de le laisser seul avec ses doutes.
Au bout de ce qui lui sembla être une éternité, Hicks se leva et se dirigea vers la table sur laquelle se trouvait la datacarte. Le jeune homme n’osa pas la prendre en main comme si il avait peur d’être brulé. Rongé par le remord, il savait qu’il aurait dû rester ferme, refuser la proposition de Zann et lui demander de partir sans l’écouter. Cependant, ses sentiments pour la Jedi en avaient décidé autrement. Maintenant, il était impliqué jusqu’au cou et il n’avait plus qu’à prier en sa bonne étoile pour s’en sortir en un seul morceau et vivant. Hicks s’empara finalement de la datacarte. Vu que l’Empire allait s’intéresser sérieusement à lui dans les prochains jours, le mieux était de bien s’y préparer et de ne rien laisser au hasard. Avant d’aller dormir, il n’avait qu’un seul objectif : faire en sorte que sa mission de demain se passe sans accrocs.

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Messagepar Oiki Ran » Lun 13 Avr 2009 - 15:39   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Bonjour!!

Partie trois sur quatre de ma nouvelle où tout est mis en place pour le final. La suite arrivera très prochainement.

Bonne lecture:

Oréa Zann avait vu juste : il ne lui avait fallu qu’une grosse journée pour aller chercher la cargaison et revenir sur Tiri. Hicks avait quitté l’astroport de Sanno tôt le matin, avait rejoint le vaisseau des alliés de la Jedi à l’endroit et au moment voulu, avait supervisé le transfert des marchandises entre les deux appareils puis était retourné à son port d’attache. Tout s’était bien passé, mais le jeune homme ne se faisait pas d’illusion : le plus dur était à venir. D’ailleurs, le plus dur était pour maintenant car Setine lui avait annoncé, comme deux jours plus tôt, que des impériaux l’attendaient pour contrôler que tout était bien en règle. Durant toute la descente sur l’astroport, Hicks avait paniqué, se demandant une fois de plus dans quel pétrin il s’était fourré. Cependant, il s’était étrangement calmé lorsqu’il s’était posé sur Tiri. Le mal était fait, il n’avait plus qu’à faire en sorte de s’en sortir vivant et indemne. C’était donc avec une certaine confiance en lui qu’il attendait que les impériaux fassent leur entrée dans le hangar 6.
Une porte s’ouvrit face à lui et Hicks pâlit brusquement. Le sergent Clastiq et le capitaine Tanso Viof venaient de pénétrer dans le hangar. Le pilote ne put s’empêcher de jurer : l’Empire envoyait l’artillerie lourde. Bon, maintenant il était fixé sur son sort, il était foutu. Il se demanda s’il devait se livrer tout de suite ou feindre l’innocence. Les deux impériaux continuèrent d’avancer en direction de l’Espérance Lointaine, Clastiq avec une expression à faire reculer un rancor enragé et Tanso une expression neutre complètement indéchiffrable. Hicks fixa les deux soldats pendant de longues secondes. Puis il quitta son siège avec l’objectif de jouer le jeu du convoyeur au-dessus de tout soupçon. S’il y avait une infime chance que les deux militaires ne soient pas au courant de ses activités illégales, il se devait de la saisir. De toute façon, si les choses tournaient mal, il pouvait toujours tout avouer…
Hicks descendit la rampe d’accès de son cargo léger avec un sourire amical sur son visage et son datapad dans la main droite. Il le tendit à Clastiq qui s’en empara en poussant un grognement. Sans demander son reste, le sergent monta à bord du vaisseau le laissant seul avec son ami d’enfance.
« Un job rapide à ce que je peux voir. Tu es parti ce matin et tu es déjà de retour. » Commenta Tanso sur un ton tout sauf hostile.
« Vrai, mais beaucoup moins bien payé. Je devais rencontrer le vaisseau le long de la Voie Commerciale Corellienne. » Indiqua Hicks en ne voyant pas l’utilité de mentir à ce sujet. « On prend ce qu’il s’offre à vous. »
« La crise ? »
« Les contrebandiers. Avec l’augmentation des contrôles et les restrictions de certains produits, leur commerce est en train d’exploser. » Fit le jeune homme avec un air dégouté.
« Tu ne voudrais pas en devenir un ? Tu pourrais ainsi gagner plus d’argent. » Demanda innocemment Viof.
« Et me retrouver en prison pour un long moment, ou avec une prime sur ma tête ? Non, merci. » Répondit Hicks en essayant de voir où son ancien ami voulait en venir.
« Autant que je m’en rappelle, tu étais bon pour échapper aux ennuis. » Observa Tanso avec un regard lointain. « Au contraire de moi. »
« C’était il y a longtemps et je n’étais qu’un gamin. Aujourd’hui, dans le monde des adultes, je sais que j’aurais beaucoup moins de réussite. » Dit le pilote avec sincérité. « Pourquoi me proposes-tu de devenir contrebandier ? »
« Parce que Clastiq pense que tu en es un. Je ne sais pas ce que tu lui as fais, mais il n’en démord pas. » Expliqua le capitaine en désignant l’Espérance Lointaine d’un mouvement de la tête. « Ca doit être sans doute au sujet de la caisse manquante. J’espère que cette fois-ci, le compte est bon. »
« Il l’est. J’ai passé trois fois en revue ma cargaison en revenant sur Tiri. » Confirma Hicks en essayant de paraitre confiant. « La dernière fois c’était une erreur… J’étais fatigué et j’avais l’esprit ailleurs. »
« L’esprit ailleurs ? » Répéta Tanso en se rapprochant de lui.
« Oui, une femme avec qui j’ai passé la nuit sur Corellia. » Fit Hicks avec un clin d’œil complice en essayant de détourner l’attention de son interlocuteur.
« Je comprends. » Répondit Viof avec un petit sourire. « En tout cas, ce n’est pas moi que tu dois convaincre mais Clastiq. »
« Il ne trouvera rien de suspect. » Affirma le pilote sur un ton se voulant convainquant.
« Une bonne chose. Si tu veux vraiment le lui prouver, propose à Clastiq de lui ouvrir les caisses lorsqu’il redescendra. » Lui suggéra le capitaine en imitant son précédent clin d’œil.
Touché pensa immédiatement Hicks en comprenant qu’il venait de se faire avoir. Actuellement sur Tiri, l’Empire n’avait pas le droit de contrôler directement la marchandise, il pouvait simplement contrôler que toutes les caisses étaient là et qu’elles correspondaient à ce qui était inscrit sur le manifeste du vaisseau. Or, en effectuant cette proposition, Hicks donnerait la possibilité à Clastiq d’examiner la marchandise sans contrevenir à la loi. Seulement, Hicks ignorait complètement ce qu’il y avait à l’intérieur des caisses de Zann et pouvait avoir de graves ennuis s’il s’agissait de marchandises illégales. Et il y avait de grandes chances que cela soit ça. Cependant, refuser la boutade de son ami attirerait tout de suite son attention. En résumé, il était dans une impasse…
« Fais-moi confiance. » Lui dit Tanso tandis que Clastiq sortait de son vaisseau.
« Tout est en règle. » Annonça ce dernier avec une moue de déception.
Tanso l’incita à lancer la boutade d’un léger mouvement de la tête. Hicks n’avait pas le choix…
« Si vous le voulez, je peux vous ouvrir les caisses ! » Fit-il avec un sourire ironique alors que son cœur était prêt à exploser.
« Je relève le défi. » Déclara le militaire avec une expression cruelle sur le visage.
« Non, sergent Clastiq. » S’interposa son supérieur avec un regard glacial. « Nous avons suffisamment retenu l’attention de M. Fex comme cela. J’espère que vous êtes convaincu qu’il ne s’agit pas d’un contrebandier et que ce qui s’est passé hier était une simple erreur. C’est la dernière fois que je vous le dit : un tel harcèlement n’est pas digne d’un sous-officier de l’armée impériale. Si je vous y reprends, je vous mute loin d’ici avec vos galons en moins. Pour finir, jusqu’à nouvel ordre, vous ne sortez pas de votre bureau. Compris ? »
« Oui, capitaine Viof. » Répondit le soldat en essayant de contenir sa colère.
« Bien, j’attends vos dix derniers rapports dans l’heure. » Conclut Tanso toujours aussi sévèrement. « Hicks, merci pour ta coopération. »
Le capitaine et son subordonné quittèrent le hangar. Hicks les regarda s’éloigner en se demandant si ce qu’il venait de vivre était bien réel. Quelques instants auparavant, il s’était vu prisonnier de l’Empire ; tandis que maintenant, il était toujours libre avec en prime presque des excuses. C’était à n’y rien comprendre. Bah, tant mieux, pour une fois il avait de la chance. Pas le moment de trop se réjouir toutefois car il avait encore à procéder à la livraison et l’Empire pouvait toujours revenir.
Hicks enclencha l’ouverture de la soute de son vaisseau et alla chercher son camion-speeder. Avant de charger sa marchandise, le jeune homme prit soin d’examiner son véhicule à la recherche d’un mouchard placé par les impériaux avant son arrivée dans le hangar. Dix minutes plus tard, il était convaincu qu’aucun transpondeur ou quelconque autre appareil électronique n’avait été attaché à son appareil. Soulagé, il se chargea de le remplir afin de quitter le plus vite possible le hangar.
Une fois toute la cargaison transférée, le jeune homme s’empressa d’aller s’asseoir derrière les commandes et de se mettre en route. Le lieu de livraison était différent de celui de la dernière fois. Hicks comprit qu’après la façade, il allait découvrir le cœur de la résistance sur Tiri. Super, une bonne raison pour l’Empire de le laisser filer tout en lui faisant croire qu’il était en sécurité. Raison de plus d’être toujours sur ses gardes et de continuer à surveiller ses arrières.
Hicks s’engagea donc dans la circulation avec un œil rivé sur l’écran donnant la vue derrière son véhicule. Plusieurs fois, croyant être suivi, il changea de chemin en empruntant des ruelles désertes où l’on ne pouvait pas se cacher. A chaque fois, il ne vit personne. Soit il n’était pas suivi ; soit l’Empire était bien plus fort que lui. Il n’avait plus qu’à espérer que c’était le premier cas qui s’offrait à lui. Le jeune homme continua son chemin tout en se forçant à être le plus vigilant possible. Ainsi, il mit près d’une heure à traverser la moitié de Sanno pour arriver finalement à destination. D’abord, le jeune homme hésita, croyant qu’il s’était trompé d’endroit ; puis, il sourit, comprenant là toute l’ingéniosité d’Oréa et de sa bande.
Hicks se trouvait actuellement face au portique d’entrée de l’usine Avylos de Sanno. Cette dernière était surtout renommée sur Tiri pour la production du composé principal entrant dans la fabrication de détergents. Ainsi, il était donc autant surprenant de la retrouver en tant que quartier général de la résistance planétaire. D’ailleurs, c’était sûrement parce qu’on le supposait hors de tout soupçon que le site avait été sélectionné par les alliés de Zann. Judicieuse idée. Et puis, ça montrait que des gens importants n’appréciaient pas l’Empire. Cela faisait réfléchir, car jusqu’à présent, il pensait que seuls des fous idéalistes osaient se révolter contre le joug de l’Empire.
Hicks s’arrêta devant le poste de sécurité de l’usine, dévoila son identité et eut la joie de voir les grilles du site s’ouvrir devant lui. Certes, il se savait au bon endroit, mais au moment de décliner son nom, il avait été pris d’un doute. Une fois à l’intérieur, un homme monta à ses côtés afin de lui désigner le chemin à suivre. Celui-ci le fit avancer le long de l’allée principale jusqu’au centre de l’usine, là son guide lui indiqua un bâtiment, contigu à une vaste unité de production, dont la porte était en train de s’ouvrir. Hicks y fit entrer son speeder. La porte se referma dès qu’il fut passé. A l’intérieur, la première personne qu’il vit fut Oréa Zann. La jeune femme l’accueillit avec un sourire qui le fit vibrer de bonheur.
« Vous avez fait bon voyage ? » S’enquit-elle alors qu’il descendait de son speeder.
« Très bon. » Répondit-il tout sourire.
« Des problèmes avec les impériaux ? »
« Non. Et je pense que je n’ai pas été suivi. » Dit Hicks tout content de côtoyer la femme dont il était secrètement épris.
« De ça, nous en sommes sûr. » Fit Oréa avec un petit sourire tandis que des dizaines de personnes s’empressaient de vider le speeder.
« Qu’est-ce qu’il y a à l’intérieur ? » Demanda-t-il en désignant les caisses de la tête.
« Mon vaisseau… En pièces détachées. » Révéla la Maitre Jedi alors que les dernières caisses étaient sorties de son véhicule.
« Vous avez besoin de ce vaisseau pour attaquer l’Empire ? »
« Non, pour le fuir. »
« Je ne comprends pas. » Déclara Hicks surpris.
« Cela fait dix ans que je vis dans la clandestinité, enfin que je survis, traquée à chaque moment par les sbires de l’Empire. J’ai été forcée de me cacher dans les pires endroits de la galaxie, et chaque fois que je devais changer de planète, c’était soit en tant que passagère clandestine, soit cachée dans le compartiment secret du vaisseau d’un contrebandier. » Raconta la Jedi d’une voix lasse. « Aujourd’hui, je suis épuisée d’une fuite qui ne s’arrêtera jamais. Ce vaisseau, c’est ma chance de retrouver ma liberté… Il parait qu’il existe des planètes en dehors de toute juridiction dans les Régions Inconnues. »
« Vous comptez abandonner vos alliés ? » Interrogea le jeune homme en jetant un regard aux hommes qui ouvraient déjà les caisses.
« Pour le moment, je suis plus une gêne qu’autre chose, surtout que je ne peux rien faire contre l’Empereur ou Vador. Cela fait dix ans que je le constate. Il est donc peut-être temps que je laisse ma place à quelqu’un d’autre pour le moment présent et de revenir lorsqu’on aura besoin de moi. » Poursuivit la Jedi sur un ton totalement abattu. « Si on travaille bien, mon vaisseau sera prêt demain soir. »
« Vous êtes certaine de votre décision ? » Insista Hicks qui sentait toute la douleur que représentait cette décision de s’avouer vaincue face à l’Empire pour son interlocutrice.
Oréa Zann avait combattu pendant plus de dix ans ceux qui avaient massacré la plupart des membres de sa famille Jedi. Prendre la fuite aujourd’hui, ce n’était pas seulement recouvrer un semblant de liberté, mais c’était surtout renier tous ses principes. Même si Hicks ne les partageait pas tous, il comprenait le déchirement que cela provoquait chez la Jedi. Si elle continuait, elle ne survivrait pas trios mois ; or, on pourrait très bien avoir besoin d’elle à bien plus long terme… Le jeune homme, malgré ses soucis actuels, n’aurait pas voulu se trouver en ce moment à la place de son interlocutrice.
« Oui. Merci pour votre aide. Maintenant, retournez à l’entrée, quelqu’un vous versera votre salaire. » Tenta de le rassurer Zann avec un sourire peu convainquant. « Nos chemins se séparent ici. Je vous l’avais promis. »
« Oui. » Acquiesça le jeune homme qui était soudain très triste de quitter Oréa. « Bonne chance. »
« Merci. Vous aussi. » Dit La Jedi en s’éloignant. « Soyez prudent. »
Hicks comprit qu’il n’était plus désiré dans l’usine. Tant mieux, il n’avait pas envie de s’y attarder : regarder Zann faire ses préparatifs lui ferait trop mal et le mettrait encore un peu plus en difficulté par rapport à l’Empire. Il avait suivi ses sentiments en acceptant d’aider Oréa, il était temps de ne plus les écouter. La tête basse, il remonta dans son speeder et quitta les lieux.

Le gouverneur Nilsto Dden pénétra sans prévenir dans le bureau du général Katol. Ce dernier leva la tête de sa console et le regarda avancer avec un œil amusé. Comme à chaque fois qu’il entrait dans cette pièce, Dden lança un regard de dégoût au faste qui y était déployé. Une fois, Nilsto avait fait remarquer à l’impérial qu’un tel luxe ostentatoire n’était pas recommandé dans un bureau de fonction. Katol, comme à son habitude, avait fait peu cas de sa remarque, et avait répliqué qu’il avait durement travaillé pour acquérir tous ses objets et qu’il ne comptait pas les cacher dans un grenier. Le gouverneur de Tiri continua à s’approcher du militaire qui le regardait faire avec un sourire ironique.
Dden avait espéré surprendre Katol, mais vu son attitude, ça n’était pas le cas. Dden avait tendance à trop souvent oublier que dernière ce visage bonhomme se cachait un esprit redoutable. A son arrivée sur Tiri, Nilsto avait cru pouvoir le manipuler, seulement il s’était rapidement rendu compte que c’était lui qui se faisait manipuler. Depuis lors, un duel de l’ombre s’était engagé entre les deux hommes et Dden était suffisamment lucide pour voir qu’il était plus proche de la défaite que de la victoire. C’était pour cela qu’il avait commencé à contacter le Centre Impérial avec l’espoir de faire muter le général ailleurs. Il rêvait de le faire remplacer par Tanso Viof, mais hélas, malgré tout le talent du jeune capitaine, il était encore loin d’être promu général. Un général en intérim ne le dérangeait pas, pourvu qu’il soit moins malin que Katol.
« Asseyez-vous, gouverneur. » Lui proposa ce dernier en désignant une chaise de la main.
Dden resta debout, voulant ainsi montrer qu’il dominait la conversation.
« Je viens d’apprendre que vous espérez faire passer une loi pour avoir le droit de fouiller chaque caisse qui se posera sur Tiri. » Commença Nilsto en essayant de contenir sa colère. « J’ai laissé faire lorsqu’il s’agissait de fouiller les vaisseaux, mais maintenant vous allez trop loin. Je vais m’y opposer de tout mon poids. »
« C’est l’Assemblée de Centiri-5 qui décidera. » Observa calmement l’impérial.
« Je sais, mais je compte vous montrer que moi aussi je sais influencer les bonnes personnes. » Contra Dden qui avait vu nombres de ses plus proches alliés changer subitement de camp dans les derniers mois. « Je vais vous montrer qui est le vrai patron sur Tiri. »
« Nous savons tout deux qui c’est. Ce n’est ni vous, ni moi, c’est l’Empereur Palpatine. » Déclara Katol nullement intimidé. « Dès le moment où Centiri-5 s’est affiliée à l’Empire, elle a renoncé à son autonomie et a accepté d’être dirigé par l’Empereur. »
« L’Empereur a laissé au peuple de Tiri le pouvoir d’élire son représentant. Je suis ce représentant. » Contra Nilsto Dden qui devait se retenir pour ne pas frapper le militaire. « Donc, je suis aux commandes ici, et si vous en doutez, nous pouvons discuter de ce sujet avec les autorités du Centre Impérial. »
« Avec plaisir, gouverneur. Je pourrais ainsi leur raconter que depuis un jour que la Jedi Zann se trouve sur Centiri-5, vous n’avez strictement rien fait pour la retrouver. » Dit froidement Allen Katol. « Je vous annonce que depuis ce soir, j’ai pris les choses en main. J’ai ordonné à mes hommes de fouiller Sanno et toutes les villes importantes de la planète. Vous pensez que c’est mission impossible, mais sachez que depuis que je suis ici, j’ai établi des dossiers. J’ai donc fait une sélection et écrit une liste prioritaire. La population vous aime bien, mais il est grand temps de vous ressaisir si vous voulez rester en poste. »
« Je n’ai pas cédé aux menaces des généraux séparatistes, je ne céderai donc pas à vos menace, général. Vous savez très bien que vous ne pouvez rien contre moi. » Répliqua d’une voix glaciale le politicien. « Quant à la soi-disant présence de la Jedi Zann sur Tiri, j’attends des preuves autrement plus convaincantes que des on-dit de vagues agents impériaux. Donnez-moi une preuve solide et j’agirai. »
« Bien sûr, c’est pour cela que vous réfutez mes dires. Je vois clairement votre jeu. » Ricana l’officier Impérial avec un regard ironique.
« Si vous le dites. » Conclut Dden en se retournant pour sortir du bureau. « Bonne nuit et bonne chasse. »
Dès qu’il eut quitté le bureau du général Katol, Nilsto dut bien s’avouer qu’il n’en menait pas large et doutait que son show ait impressionné son interlocuteur. Une fois de plus, Katol semblait en parfait contrôle de la situation, à l’inverse de lui. Il était temps de contre-attaquer et de montrer que l’Empire avait des failles. Katol ne lui laissait pas le choix. Dden s’empressa de quitter le siège de l’armée impériale sur Tiri, monta à bord de son speeder et commanda à son chauffeur de le conduire à son bureau. Une fois dans la circulation de Sanno, Nilsto sortit son comlink, le sécurisa, et passa un appel.
« C’est moi. Il faut agir. L’Empire a commencé les fouilles intensives. J’ignore si vous êtes dans leur collimateur, mais il vaut mieux agir avant que cela soit trop tard. » Annonça-t-il lorsqu’il eut son correspondant en ligne. « Il faut organiser la diversion. »
« C’est dangereux. » Remarqua son interlocuteur légèrement dubitatif.
« Exact, mais nous étions tous d’accord… C’est malheureux à dire, mais nous n’avons plus le choix, il faut riposter et fragiliser l’Empire. » Insista Dden qui avait pris sa décision même s’il n’en tirait aucune fierté. « Faites-le. Cette nuit. »
« Bien. Autre chose ? »
« Dites-lui que je viendrais la voir avant son départ. » Reprit le politicien d’une voix plus douce.
« Est-ce vraiment prudent ? » Interrogea son correspondant, méfiant.
« Non, mais je ne pourrais pas la laisser partir sans lui dire adieu et la remercier pour tout ce qu’elle a fait ces dernières années. Elle doit savoir que je la soutien dans sa décision. Je suis la seule famille qui lui reste maintenant. De toute façon, ils ne peuvent rien contre moi, et je pourrais servir de diversion au cas où… Je serais là demain soir. » Termina Nilsto Dden qui tenait absolument à voir une dernière fois sa nièce. « Bonne chance. »
Le gouverneur coupa ensuite la communication. Devant lui, la tour où se trouvait son bureau était bien visible. Il se concentra alors sur ses préparatifs de la nuit et en particulier sur sa prochaine déclaration. Il devait être prêt car demain serait une longue journée…

La plage était en sable fin blanc légèrement doré. La mer était turquoise et transparente. Hicks profitait de l’endroit allongé à l’ombre d’un arbre exotique dont il ne se souvenait plus du nom. La chaleur, loin d’être insupportable, terminait de rendre l’endroit idyllique. Le jeune homme ignorait où il se trouvait, mais cela n’avait pas d’importance car la femme qu’il aimait se baignait devant lui. Il la contemplait avec envie s’ébattre dans l’océan. Il se retint de la rejoindre pour ne pas troubler cette vision paradisiaque. Hicks sourit : pour la première fois de sa vie il était complètement heureux. Il voulait que ce moment dure une éternité.
Soudain, la femme aux cheveux argentés s’arrêta de nager et se tourna vers lui. Plusieurs dizaines de mètres les séparaient, pourtant Hicks voyait chaque détail du visage de la jeune femme. Leurs regards se croisèrent et ils comprirent que le temps de la contemplation était passé. Elle se mit à avancer vers lui, ne le quittant pas du regard. Bientôt, son amante émergea des flots vêtue du strict minimum. L’eau ruisselait sur son corps sublime. Le soleil s’y reflétait lui procurant une aura magique. Le jeune homme, immobile, était subjugué par tant de beauté. La jeune femme traversa la plage pour venir s’asseoir à ses côtés. Elle lui sourit et se pencha pour l’embrasser. Le jeune homme se redressa et approcha son visage de celui de sa bienaimée. Tout au fond de son cœur, il savait que ce baiser serait parfait…
Une explosion fit bondir Hicks dans son lit. Le jeune homme mit plus de dix secondes pour se rendre compte qu’il était non pas sur une plage déserte avec Oréa Zann mais bien seul dans son appartement. Quel rêve… Des tirs retentirent sous ses fenêtres. Son cœur se mit à battre à toute allure tandis que sa respiration se hachait. Le jeune homme était pris de panique : l’Empire venait-il le chercher ? Immobilisé par sa peur, il s’attendait à voir à tout moment des soldats en armures blanche faire irruption dans sa chambre. Mais au bout de trois minutes, il était toujours seul et les bruits de combats à l’extérieur semblaient s’éloigner. Le jeune homme se calma en comprenant qu’on n’était pas venu l’arrêter. Mais alors pourquoi tant de bruit en plein milieu de la nuit ?
Recouvrant l’usage de son corps, Hicks sauta hors de son lit. Il traversa en courant son appartement, déverrouilla sa porte d’entrée, sortit sur son palier et grimpa les escaliers de son immeuble. Le toit, aménagé en terrasse pour les belles journées d’été, lui permettrait d’avoir une vue d’ensemble de la situation. Deux étages plus haut, il vit qu’il n’était pas le seul à avoir eu cette idée. Une quinzaine de personnes se trouvaient déjà au sommet de l’immeuble. Ils avaient tous le regard porté vers un édifice en feu à près d’un kilomètre de là. Certains redressaient la tête lorsque des navettes impériales les survolaient. De temps à autre, des éclairs d’énergie illuminaient temporairement des allées voisines. Le tout était accompagné par le hululement permanant de sirènes en provenance des quatre coins de Sanno.
« Que se passe-t-il ? » Demanda-t-il à Setine en avisant la jeune femme parmi les spectateurs.
« C’est la prison. » Dit son amie le regard fixé sur le lointain incendie. « D’après les infos, des prisonniers en auraient pris le contrôle, ils auraient fait évader leurs amis avant d’y mettre le feu. »
« Comment ont-ils fait pour quitter leurs cellules ? » S’enquit Hicks qui avait entendu dire qu’il était impossible de s’évader.
« On l’ignore, et je pense que les impériaux aussi. Je parie que ce sera la première chose qu’ils demanderont à ceux qu’ils rattraperont. » Déclara la jeune femme fascinée par le spectacle. « Vu que c’est l’Empire qui avait le contrôle de la prison, je n’aimerais pas être à la place de celui qui sera désigné coupable. »
Hicks sentit un frisson lui parcourir le dos. Les représailles de l’Empire risquaient d’être terribles. D’ailleurs, c’était peut-être le but recherché… L’Empire avait peut-être organisé cette évasion afin de se donner un prétexte pour durcir sa poigne sur Tiri, ou bien encore pour faire sortir Zann de sa cachette en la forçant à intervenir. Il s’agissait là d’une méthode classique utilisée par les dictatures pour asseoir leur contrôle sur leur population. Le jeune homme eut un très mauvais pressentiment concernant les heures à venir.
Hicks recula avant de se précipiter dans la cage d’escalier de son immeuble. Cette histoire d’évasion ne sentait pas bon du tout, surtout pour Oréa et ses alliés. L’idée était folle, mais il sentait qu’il devait prévenir la Jedi et lui conseiller de sérieusement se méfier au cours des prochaines heures. L’Empire ferait tout pour la capturer. Sur la datacarte, qu’Oréa Zann lui avait donné lorsqu’il avait dû aller chercher son vaisseau en pièces détachée, figurait une fréquence comlink pour la contacter au cas où de gros ennuis le forçaient à changer de plan. Comme toutes les autres informations présentes sur la datacarte, Hicks avait mémorisé cette fréquence et comptait l’utiliser maintenant pour avertir la Jedi.
Deux étages plus bas, le jeune homme rentra dans son appartement et s’empara de son comlink. Il composa la fréquence tout en espérant que le comlink auquel elle appartenait était toujours actif. De longues secondes s’écoulèrent, puis on décrocha.
« Oui ? » Fit Oréa Zann sur un ton méfiant.
« C’est Hicks. » Annonça-t-il alors qu’il était traversé par une vague de soulagement.
« Que voulez-vous ? » Demanda la Jedi toujours méfiante.
« Je tiens à vous prévenir que la prison de Sanno est en feu et les prisonniers se sont évadés. C’est surement un coup des impériaux et je vous recommande d’être très prudente. » Expliqua rapidement le jeune homme afin de rassurer son interlocutrice.
« Merci, mais c’était inutile. » Dit Zann suite à une pause de quelques secondes.
« Je pense qu’ils veulent vous attirer dans un piège. Donc, ne tentez rien d’imprudent. » Insista Hicks en voulant être sûr que son message soit compris.
« Ne vous inquiétez pas, tout ira bien pour moi. »
« Vous en êtes certaine ? » Demanda Hicks toujours pas convaincu.
« Oui, car c’est nous qui avons déclenché cette évasion. » Lui révéla la Maitre Jedi après une pause plus longue que la précédente.
« Pardon ? »
« L’Empire accentuait la pression, il nous fallait une diversion. C’était loin d’être idéal, mais c’était tout ce que nous avions à disposition. » Continua Zann d’une voix résignée. « De plus, vu que la prison était sous leur autorité, cela les mettra dans une posture difficile et baissera leur influence sur Tiri. Merci de votre inquiétude, mais je suis en sécurité, pour le moment. Maintenant, profitez-du spectacle et dénoncez l’Empire le moment voulu. Je vous laisse, j’ai beaucoup de travail jusqu’à ce soir. »
La communication fut coupée et Hicks resta immobile pendant quelques minutes, cherchant à assimiler la conversation qu’il venait d’avoir. L’idée de Zann semblait être bonne, mais quelque chose, tout au fond de lui, lui disait de faire attention. Ne sachant réellement que penser, le jeune homme décida de suivre le conseil de la Jedi et alluma l’holonet afin de suivre en direct la progression de la situation.

Oréa Zann lui avait dit de profiter du spectacle, c’était ce qu’Hicks fit. Tout d’abord, ce fut plaisant à regarder, puis survinrent les premiers morts. Il s’agissait de soldats impériaux, des clones tués par des prisonniers lors de leur arrestation. Ensuite, on apprit qu’un couple s’était fait agresser par évadé qui leur avait volé leur argent et leur speeder. Ce fait divers fut très rapidement éclipsé par l’annonce des premières pertes civiles. Il y avait eu un affrontement entre prisonniers et soldats de l’Empire avec malheureusement des civils qui s’étaient trouvés entre les deux factions. Puis d’autres nouvelles aussi dramatiques parvinrent des quatre coins de Sanno. Malgré tout, Hicks parvenait à trouver des excuses, de moins en moins convaincantes au fil de la nuit, à Oréa et ses alliés.
Hicks pensait que le plus difficile était passé lorsque survint l’évènement de la nuit : un évadé venait de pénétrer dans l’enceinte de l’orphelinat de Sanno, avait pris une partie de ses occupants en otage et avait demandé à l’Empire de lui fournir un moyen de quitter Tiri. Le jeune homme se sentit particulièrement atteint par cette nouvelle. C’était l’orphelinat où il était passé la veille pour régaler les pensionnaires de quelques cadeaux. Un sentiment de révolte l’envahit lorsqu’il comprit que la situation avait toutes les chances d’avoir un dénouement catastrophique.
Alors que l’Empire commençait son siège de l’orphelinat, d’autres nouvelles tout aussi dramatiques tombaient. Un prisonnier était allé se venger de ceux qui l’avaient envoyé en prison, massacrant une famille entière avant de disparaître dans la nature. L’incendie de la prison s’était propagé aux maisons voisines et on comptait déjà des victimes. Un vieux toydarien, connu de tous les pilotes de Tiri, s’était fait assassiner car il n’avait pas voulu donner son vaisseau au prisonnier qui le lui avait exigé. Et tout ceci ne prenait pas en compte tous les actes de violences dont les résultats étaient des blessures plus ou moins superficielles. L’enfer s’était abattu sur Tiri parce qu’on voulait aider une Jedi à fuir.
Le pire arriva au petit matin. Probablement sous l’impulsion d’un officier impatient, les forces impériales décidèrent de lancer leur assaut sur l’orphelinat au lieu d’accepter les exigences du preneur d’otages. Les troupes de l’Empire venaient à peine de lancer leur offensive qu’une violente explosion fit disparaître la moitié de l’orphelinat… Le tout retransmis en direct sur l’holonet. Hicks fut tellement choqué qu’il ne ressentit même pas l’onde de choc qui secoua rudement son immeuble, ni ne vit l’épais nuage de poussière se propager devant ses fenêtres. Le jeune homme fixait l’écran de l’holonet, mais ne le voyait pas. Il se remémorait en boucle sa visite de la veille. Il visualisa chacun des jeunes visages qu’il avait croisé et se demanda combien d’entre eux avaient péri dans l’explosion. Beaucoup, très probablement… Ces enfants jusqu’au bout, ils n’avaient pas eu de chance.
Finalement, l’esprit de Hicks revint au terrible présent et se laissa, avec bonheur, se faire envahir par la colère. Le jeune homme se rappela parfaitement de la description de l’Ordre 66 et du meurtre des enfants Jedi qu’Oréa lui avait raconté deux jours plus tôt. Il fallait donc condamner les tueurs de Jedi et soutenir les assassins d’enfant et de civils sur Tiri ? D’ailleurs, en ce moment même, le gouverneur Nilst Dden était en train de discourir sur l’holonet, il pleurait ce dramatique accident et en rejetait toute la responsabilité sur Katol et la médiocrité de ses soldats. Comme toujours, les coupables ne perdaient pas le nord. Hicks aurait voulu crier que ce dramatique accident n’aurait pas eu lieu s’il n’avait pas décidé de libérer de dangereux prisonniers. Certes, il n’était pas certain de son implication dans le drame, mais en ce moment, ça n’avait pour Hicks aucune importance. Il était l’oncle d’Oréa, cela lui suffisait. Mais sa colère envers le politicien, n’était rien face à celle qu’il ressentait envers Oréa Zann.
Hicks se sentait complètement trahi, par une Jedi et par la femme qu’il aimait. Il avait pris des risques pour elle, il avait renoncé à certaines de ses convictions pour elle, il s’était mis à genou et voila comment il était remercié. Il assisté aux meurtres d’enfants qui lui tenaient à cœur. C’était comme si la Jedi avait elle-même déclenchée l’explosion. Le pire, c’était qu’il devait se réjouir de tous ces morts car cela allait faire mal à l’Empire. Pas si sûr… Par contre, une chose dont il était certain, c’était que ses sentiments amoureux envers Oréa faisaient désormais partie du passé. Cette femme, qui cautionnait un tel massacre, ne pouvait pas être la femme qu’il aimait. Elle était un monstre semblable aux monstres qu’elle combattait. Pendant un moment, il pensa la trahir comme elle venait de le trahir. Toutefois, il renonça à son projet car il ne voulait pas s’abaisser aussi bas qu’elle. Non, il n’allait pas une fois de plus bafouer ses principes pour ses beaux yeux, il n’allait devenir à son tour un monstre.
Peu à peu, le jeune homme retrouva un semblant de calme. Face à un tel drame, il ne pouvait pas rester inactif, pourtant il n’avait aucune idée de comment se rendre utile. Ce fut alors qu’il jeta un coup d’œil à l’holonet toujours allumé et vit le général Katol demander à des volontaires de se présenter au quartier général des forces impériales pour venir en aide à l’Empire. Hicks sut ce qu’il avait à faire. Il prit une rapide douche, s’habilla et quitta son appartement afin d’aller proposer ses services aux ennemis de Zann.
Hicks atteignit le quartier général de l’Empire sur Tiri, un bâtiment massif, gris et cubique, à la mi-matinée. Sur son chemin, il avait pu constater les ravages causés par les affrontements de la nuit, ce qui l’avait conforté dans son choix. A tout instant, il pouvait entendre les sirènes des ambulances, le bruit des engins mécanisés qui déblayaient entre autres les décombres de l’orphelinat et au loin le son terrifiant des combats. Après avoir passé le contrôle de sécurité, il s’engagea dans la file des volontaires. Le jeune homme n’était pas trop chaud pour tenir une arme, mais étant donné son CV, il espérait pouvoir rendre des services en tant que pilote. On avait certainement besoin de gens pour piloter les navettes évacuant les blessés ou les évadés capturés. Maintenant, il n’avait plus qu’à convaincre le recruteur du bienfondé de son raisonnement.
Une main ferme se posa alors sur son épaule droite. Hicks sursauta avant de pivoter en direction du propriétaire de la main.
« Hicks, nous avons à parler toi et moi. » Annonça Tanso Viof avec un regard déterminé que son ami d’enfance ne lui connaissait pas. « Tu vas tout me dire. Ce n’est pas une suggestion, mais un fait. Libre à toi de choisir par quelle voie cela se fera : facile ou difficile. »

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Messagepar Oiki Ran » Jeu 16 Avr 2009 - 15:07   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Bonjour!!

Acte 4 et derniere partie de ma nouvelle. Le dénouement. J'espere qu'il vous conviendra. Je me suis bien amusé à écrire cette histoire et j'espère qu'elle en a motivé d'autres à venir apporter leur contribution à ce recueil. Merci pour avoir suivi cette histoire. :wink:

Bonne lecture:

Hicks avait choisi la voie facile. Déjà qu’en temps normal il n’aurait pas supporté la torture, alors pour protéger une personne qui venait de le trahir, c’était hors de question. Il s’était donc retrouvé dans le bureau de Tanso, face à face avec ce dernier. Son ancien ami avait été très conciliant avec lui, il s’était contenté de l’écouter tout en prenant des notes et n’avait émis aucun jugement. Hicks avait raconté tout ce qu’il savait. Il avait cru que de telles révélations le soulageraient, mais ce ne fut pas le cas. Tout comme il avait eu des réserves à travailler pour les résistants dans le dos de l’Empire, il n’éprouvait aucune fierté à parler de Zann et de ses alliés à leur ennemi. Oui la Jedi lui avait fait très mal, mais cela ne l’empêchait pas de se rappeler qu’il avait éprouvé de très forts sentiments pour elle.
Au terme d’un monologue qui dura près d’une heure, Hicks se tut et regarda Viof pour la première fois depuis qu’il avait commencé son histoire. Le jeune homme se contenta de contacter un de ses hommes et de lui demander de rassembler discrètement les meilleures unités de l’Empire sur Tiri. Hicks s’interrogea sur son avenir. Il n’avait pas été tendre sur ses agissements tout au long de sa confession et savait qu’il ne resterait pas impuni. Le pilote continua à regarder son ancien ami, mais le visage de celui-ci restait impassible. Hicks imaginait le pire. Ne rien savoir était pire que savoir.
« Qu’est-ce qu’il va m’arriver ? » S’enquit-il finalement, n’y tenant plus.
« Rien. Tu vas rentrer chez toi et reprendre le cours de ta vie normale. » Répondit Tanso tout en relisant ses notes. « Enfin, lorsque cette opération sera terminée, vu qu’il y a toujours un risque que tu recontactes Zann. »
« Aucune chance que cela se produise. » Assura Hicks en sentant sa colère rejaillir rien qu’en pensant à la Jedi. « Pourquoi cette clémence ? »
« Tu m’as tout dit et l’affaire de l’orphelinat t’a déjà fait suffisamment de mal. » Indiqua calmement l’impérial en haussant les épaules. « Tu as retenu la leçon, faire plus ne sert à rien. »
« Mes révélations ne t’ont pas surpris, je dirais même que tu les attendais. Depuis quand savais-tu mon implication ? » Demanda le pilote en n’éprouvant aucun soulagement à être libre.
« Depuis un petit temps. »Indiqua Tansio Viof avec un petit sourire.
« Pourquoi ne m’avoir pas arrêté plus tôt ? »
« Parce que je savais que l’Empire pousserait à bout la résistance de Tiri et que leurs actions te feraient mal. Pour toi comme pour moi, il valait mieux attendre le bon moment et éviter des souffrances inutiles. » Révéla Tanso en le regardant droit dans les yeux. « Hicks, je te connais bien mieux que tu ne te connais toi. »
Hicks se rendit compte, lui, qu’il ne connaissait plus du tout Tanso Viof. Aujourd’hui, il s’agissait simplement d’un inconnu avec lequel il partageait un passé de plus en plus lointain.
« Tu as eu une rude nuit, repose-toi. » Lui recommanda Viof avec un sourire franc. « Tu pourras rentrer chez toi ce soir, lorsque tout sera terminé. »
« Pourquoi ne pas les attaquer maintenant ? »
« Parce que tous les éléments ne sont pas réunis. Grace à toi, nous connaissons enfin la localisation de leur planque. » Déclara énigmatiquement le capitaine. « Ce soir, la dernière pièce sera jouée et la partie se terminera. »

La nuit venait de tomber sur Sanno. Des tirs sporadiques se faisaient toujours entendre ça et là dans la capitale, mais ce n’était rien en comparaison avec ce qui se passait sur le site de l’usine Avylos. Durant toute l’après-midi, les troupes de l’Empire avaient encerclé le site industriel le plus discrètement possible ; puis, à la nuit tombée, l’ordre d’attaquer était arrivé. Chaque groupe était donc parti à l’assaut de son objectif.
Depuis le sommet de la tour la plus proche, le capitaine Tanso Viof, des macrojumelles devant les yeux, pouvait constater que les combats faisaient rage. Leurs adversaires offraient une belle résistance. Leurs défenses avaient été bien pensées et forçaient les impériaux à progresser très lentement. Malgré l’âpreté des combats, Viof n’avait aucun doute sur l’issue de la bataille : avec des escadrons de chasseurs TIE survolant en permanence les lieux et des troupes en large supériorité numérique, les résistants n’avaient aucune chance. Jusqu’à présent, personne n’avait réussi à se mettre en travers de l’Empire, et aujourd’hui, ce ne serait pas différent des autres fois. Surtout que Viof n’avait pas encore dévoilé tout son jeu.
Le jeune homme n’éprouvait aucun plaisir, ni remord, à détruire la résistance de Tiri, uniquement la satisfaction d’avoir gagné la partie. Pour lui, la vie était une immense partie de dejarik où chaque pièce était elle-même une partie plus petite de dejarik, et ainsi de suite. Gagner cette partie lui permettrait d’en gagner une plus importante, qui à son tour lui ferait gagner la partie de l’échelle supérieure. Evidemment, plus on montait dans les niveaux, plus les parties étaient difficiles à gagner, mais c’était là, pour lui, tout le challenge de la vie. Mais avant de penser à la prochaine partie, il lui fallait définitivement triompher de celle-ci.
Le capitaine fit un signe de la main droite, immédiatement son aide de camp transmit l’ordre idoine. Quatre quadripodes impériaux se mirent à converger sur l’usine en provenance des quatre points cardinaux. Voila, la résistance serait écrasée. Déjà, face au sort inéluctable qui leur était réservé, des opposants faisaient sauter des parties entières avec eux avec l’espoir de tuer le plus possible de soldats. Espoir vain car ses troupes avaient pour ordre de se tenir en retrait dès l’entrée en scène des AT-AT. Viof ne se préoccupait même pas de sauver les installations, il savait déjà que dans une semaine une nouvelle usine aurait remplacé l’ancienne. L’efficacité impériale. Maintenant, il n’avait plus qu’à attendre pour que la victoire de l’Empire soit totale.
Le jeune capitaine ne patienta pas longtemps. Profitant d’une brèche propice dans les lignes impériales, un speeder noir parvint à quitter le site de l’usine et à rejoindre les rues de Sanno. Comme prévu. Le véhicule ne ferait pas cent mètres avant de tomber dans l’embuscade organisée par les rapides AT-ST ainsi qu’une compagnie d’expérimentés stormtroopers. Il était donc temps pour lui de quitter son poste d’observation et de rejoindre son speeder afin de finalement entrer en action. Il était temps de porter le coup de grâce à la résistance de Tiri.
Cinq minutes plus tard, Tanso Viof arrêtait son speeder à côté de celui que ses hommes avait arraisonné trois minutes plus tôt. Devant le véhicule sombre, éclairés par les phares, les prisonniers attendaient sa venue à genoux avec leurs mains croisées sur la nuque. Ils étaient deux, l’un n’était qu’un simple chauffeur, l’autre était gouverneur de la planète. Nilsto Dden contemplait sa situation avec un petit sourire, et lorsqu’il le vit, il parut même légèrement soulagé. Intérieurement, Viof savait que le politicien n’allait pas sourire longtemps.
« Je pense que vous vous êtes trompés de véhicule, il n’y a pas de Jedi ici. » Lui lança Dden sur un ton innocent.
Tanso se contenta de sortir son comlink et de composer la fréquence de son supérieur.
« C’est fait, général Katol, nous avons arrêté le gouverneur Dden. » Annonça-t-il d’une voix monocorde.
« Parfait. Branchez le haut-parleur, je veux lui parler. » Répondit Katol avec une grande excitation. « Gouverneur Dden, vous me voyez particulièrement ravi. »
« De quoi ? De n’avoir pas trouvé de Jedi sur Tiri ? » Continua le politicien sur un ton chargé d’assurance.
« Non, de vous avoir complètement piégé. » Révéla triomphalement le général.
« Pardon ? » Demanda Nilsto Dden beaucoup moins sûr de lui cette fois-ci.
« Parfaitement. C’est pour vous avoir que je vous ai fait croire que seule votre nièce Jedi m’intéressait, alors que ce n’était qu’un éventuel bonus ; c’est pour vous avoir que j’ai resserré l’étau au moment opportun pour vous forcer à réagir ; c’est pour vous avoir que j’ai laissé faire vos complices de la prison sachant que les conséquences désastreuses de votre acte forceraient un des vôtres à vous dénoncer. » Expliqua Allen Katol d’une voix jubilatoire. « Non, vraiment, toute cette affaire, c’était pour vous. »
« Et que comptez-vous faire de moi ? » S’enquit avec dignité le gouverneur de Tiri.
« Vous tuer tout simplement. J’ai passé un accord avec le Centre Impérial, je pouvais vous tuer et prendre votre place si je prouvais que vous étiez en contact avec les ennemis de l’Empire. Donc, vu que vous êtes assez sentimental pour vouloir revoir une dernière fois votre nièce, une Jedi, j’ai donc tout ce qu’il faut pour vous remplacer à la tête de Centiri-5. » Déclara le général en savourant pleinement son triomphe. « Capitaine Viof, vous savez ce qui vous reste à faire. »
« Oui, général. » Dit le jeune homme avant de couper la communication.
Dden le regarda, apeuré.
« Vous n’allez pas le faire, n’est-ce pas ? » Lui demanda le politicien avec un souffle d’espoir.
« Si, pourquoi ? »
« J’ai de grands projets pour vous, à nous deux, nous pouvons luter contre Katol. » Indiqua Nilsto Dden d’une voix pressée. « Je vous aiderai à conquérir son poste. »
« Le poste de Katol ne m’intéresse pas. » Annonça fermement le jeune officier impérial. « De plus, je désobéis rarement aux ordres. »
« Donc, vous allez me tuer. » Se résigna le gouverneur après quelques secondes de silence.
« Oui. »
« Alors, vous devrez le faire en me regardant droit dans les yeux. »
« Vous croyez que c’est la première fois que ça m’arrive ? Je n’ai pas combattu que des machines. » Observa Viof en passant un doigt sur sa joue gauche, la même joue où Dden affichait fièrement sa cicatrice reçu au combat. « J’ai regardé de nombreuses fois mourir, les ennemis sur lesquels j’avais tiré. »
« Mais je ne suis pas un soldat lambda. » Tenta de protester son interlocuteur.
« Pour moi, si. » Fit Tanso en sortant son blaster. « Ce que peu de gens comprennent, c’est que la paix n’existe pas. Nous sommes perpétuellement en guerre. Seulement, des fois, notre ennemi est tellement affaibli qu’il part se cacher pour reprendre des forces et nous offrir un moment de répit. Toutefois, tôt ou tard, l’ennemi réattaquera. Quant à vous, vous n’êtes après tout qu’un soldat du camp adverse, certes un peu mieux gradé, mais rien de transcendant. Vous ne serez ni la première personne que j’assassine de sang froid, ni la dernière ; vous ne serez que celui qui m’aura permis de quitter Tiri. »
« Soyez rapide. » Lui recommanda Nilsto Dden en comprenant finalement qu’il n’y échapperait pas. »La liberté ne peut pas être assassinée. »
Viof hocha la tête, leva le bras, visa et tira. Touché en plein crâne, le gouverneur de Tiri mourut sur le coup. Le capitaine rangea son blaster et fit signe à deux de ses soldats de placer le corps de sa dernière victime dans le coffre de son speeder. Le général Katol voulait faire la fête devant le corps de son adversaire.

Hicks entra dans son appartement. Un quart d’heure plus tôt, le sergent Clastiq était entré dans le bureau de son supérieur avec un sourire de triomphe sur les lèvres. Hicks se demanda si le soldat allait vouloir exercer une quelconque vengeance sur lui, mais celui-ci se contenta de lui annoncer qu’il était libre tout en lui faisant comprendre qu’il le tiendrait particulièrement à l’œil ses prochaines semaines. Le pilote s’était donc empressé de quitter les locaux de l’Empire afin de, comme le lui avait conseillé Tanso avant de partir en mission, reprendre sa vie et d’oublier au plus vite toute cette histoire. Ce serait difficile, mais Hicks savait que c’était la meilleure chose à faire.
« Mon oncle est mort, vous êtes content ? » Lui demanda une voix en provenance de son canapé.
« Plus d’une cinquantaine d’enfants sont morts, vous êtes contente ? » Répliqua le jeune homme en se retournant pour faire face à la Jedi. « Donc, si j’ai bien compris, les enfants Jedi valent plus que les enfants normaux, n’est-ce pas ? »
Oréa Zann le regarda en silence. Hicks se demanda si elle allait se lever pour venir le frapper ou si elle allait lui sortir une excuse improbable.
« J’ai commis une grave erreur, je la regretterai toute ma vie. » Déclara finalement son interlocutrice d’une voix tremblante.
« J’ignorais qu’ils allaient tuer votre oncle… Face au drame qui s’est déroulé dans Sanno, j’ai voulu me porter volontaire pour piloter une navette. Les remords sans aucun doute. » Expliqua le jeune homme en s’asseyant face à la Jedi. « Seulement, ils connaissaient mon implication. Ils m’ont donc mis la main dessus et je n’avais aucune envie de leur résister… »
« Vous avez bien fait. Vous étiez innocent et nous étions coupables de ces choses horribles. » Approuva Oréa les larmes aux yeux. « J’ai été égoïste, je voulais tant ma liberté que j’étais prête à tous les sacrifices. Il faut croire que Palpatine a totalement gagné, après dix années de cavales, je ne suis plus digne d’être une Jedi. »
Hicks ne répondit rien : jamais il ne pourrait oublier et pardonner les actes de la jeune femme.
« Je sais ce qui me reste à faire. » Reprit dans un soupir Zann en lui tendant son sabrolaser. « Je voulais que quelqu’un sache que j’étais désolée pour ce qui s’est passé la nuit dernière. Mais comme j’en suis responsable, je vais me rendre. Livrez-moi à l’Empire, vous deviendrez un héros et on vous laissera tranquille. Après vous avoir entrainé dans cette affaire, c’est le moins que je puisse faire. »
Hicks comprit que la Jedi était à bout de force, complètement anéantie par trois années de guerre et près de dix années de fuite à travers la galaxie dans des conditions épouvantable. Les évènements de la nuit dernière lui avait fait atteindre son point de rupture. A partir de ce moment là, plus rien n’avait d’importance, surtout pas sa vie. Trop de gens étaient morts pour elle, maintenant c’était à elle d’offrir sa vie.
L’Oréa Zann qui lui faisait face était loin de ressembler à l’Oréa Zann dont il rêvait périodiquement. En fait, le jeune homme comprit que l’Oréa dont il était tombé amoureux n’avait probablement jamais existé. Il s’agissait de l’image d’un jour, celui de la victoire de Tiri sur l’envahisseur Séparatiste, sublimée par son imagination. Ainsi, il n’avait jamais réellement été amoureux de Zann, seulement d’un fantasme qui avait son visage. La femme qu’il avait rencontrée quelques jours plus tôt et la femme résignée assise face à lui étaient toutes deux bien différentes de la femme dont il se voulait amoureux. Fin des illusions. Bienvenue enfin dans le monde des adultes !
« Allors, vous me conduisez à l’Empire ? » Insista Zann en lui tendant toujours son sabre.
« Non. » Refusa-t-il d’une voix ferme. « J’ai beau haïr ce qu’il vient de se passer, je n’ai aucune envie d’entrer dans l’Histoire pour avoir livré une Jedi à l’Empire. »
« Merci, mais c’est mon destin. » Fit Oréa en raccrochant son arme à sa ceinture avant de se lever.
« Pourquoi ne pas fuir à bord de votre chasseur ? »
« Parce qu’il a été détruit par l’Empire lors de l’attaque de l’usine. » Révéla la Jedi en se tenant debout face à lui. « Ils contrôlent l’astroport et vont continuer leurs recherches. Je ne veux pas qu’il y ait d’autres morts à cause de moi. Merci pour votre écoute. »
Zann passa à côté de lui et se dirigea vers la porte de l’appartement. Hicks pensa au gouverneur qui venait d’être assassiné et devina le sort que réserverait l’Empire à Zann. Certes, il n’éprouvait plus de sentiments pour elle, mais ce n’était pas pour cela qu’il voulait la voir morte. De plus, quoi qu’on puisse penser, il s’agissait d’une grande dame.
« Je peux vous donner mon vaisseau. » Annonça le jeune homme alors que la Jedi allait sortir. « Vous avez jadis sauvé Tiri, vous avez fait des erreurs ces derniers jours, vous pourrez vous racheter dans le futur. »
« Je ne veux pas vous mettre en danger une fois de plus. » Observa Oréa prête à refuser son offre.
« Pour une des rares fois dans ma vie, c’est moi qui me met en danger. » Insista Hicks en se levant à son tour. « Je veux vous voir quitter cette planète pour pouvoir venir en aide à des gens, quitte à mourir pour les sauver. Par contre, je ne veux pas vous voir mourir ici par ce que vous vous sentez coupable. Voici la datacarte qui vous ouvrira les portes du hangar ainsi que celles de mon vaisseau. »
« Mais l’astroport, il est surveillé. » Remarqua la Jedi en reprenant toutefois légèrement confiance.
« Ne vous en faites pas pour cela. » Declara Hicks sur un ton déterminé. « J’ai une idée. »

Allen Katol était heureux. A moitié ivre, il avait déjà vidé plus d’un tiers de sa bouteille d’excellent whisky, un cigare dans la main gauche, le général savourait son succès enfoncé dans un de ses confortables fauteuils. Assis en face de lui, Tanso Viof tenait lui aussi un cigare entre les mains, toutefois il semblait moins joyeux que son supérieur. Peut-être des remords face au meurtre du gouverneur Dden. Certes, il n’en était pas à son premier meurtre, cependant le défun gouverneur n’était pas non plus un simple soldat. En fin de compte, cela importait peu, Katol s’en fichait pas mal, son grade de général lui permettait d’avoir des hommes qui se salissaient les mains à sa place.
« Les nouvelles sont bonnes, pour vous comme pour moi. » Annonça Allen en remplissant à nouveau son verre. « Mes supérieurs sont d’accords pour que je prenne la place de feu Dden, et pour vous, une place de major vient de se libérer au Centre Impérial. D’après ce que je sais, ce serait un poste dans les services de renseignements, en résumé la voie royale pour atteindre les plus hautes fonctions. »
« Merci. » Fit le capitaine en faisant un signe de tête à son interlocuteur. « Cependant, je me demande comment vous allez expliquer la mort de Dden à la population de Tiri. »
« Ne vous inquiétez pas pour cela, je trouverai bien une excuse valable. » Observa Katol avec un grand sourire. « Du genre : des prisonniers ont réussi à s’en prendre au gouverneur. Je suis sûr que je trouverais des noms à associer à de fausses preuves. »
« Et pour ce qui concerne la Jedi ? »
« On continue à la chercher, et si elle arrive quand même à quitter Centiri-5, ce seront les sbires du Seigneur Vador qui s’en chargeront. » Indiqua Allen, proche de l’euphorie. « De toute façon, la Jedi a toujours été un bonus qui n’était pas indispensable à la réussite de nos plans. »
« Donc, tout va pour le mieux. » Résuma le capitaine Viof avec un petit sourire.
A ce moment, la sonnerie de l’holocom retentit. Allen lança un regard ennuyé à l’appareil tout en demandant s’il devait répondre ou pas. Vu que son correspondant semblait persister, le général se leva avec un geste de mauvaise humeur et alla prendre l’appel.
« J’avais dit que je ne voulais pas être dérangé ! » Tonna le militaire qui ne tenait pas à voir sa célébration gâchée.
« Un message vient d’arriver pour vous, général. » Répondit son assistante d’une toute petite voix. « Je pense que vous voudrez l’entendre. »
« Passez-le. » Ordonna Katol sur un ton bougon.
« Général Katol, je sais que vous avez tué mon oncle, le gouverneur Nilsto Dden, ainsi que nombres de ses amis. Pour ces meurtres, vous devez payer. Je n’ai plus rien à perdre. Je viens donc vous chercher et je ne repartirai qu’avec votre tête. » Annonça une voix de femme qui devait appartenir à Oréa Zann. « Votre règne sur Tiri touche déjà à sa fin. »
Allen sentit ses jambes trembler sous lui. Le message qu’il venait d’entendre n’était pas bon signe.
« J’ai fait une analyse vocale, il s’agit bien de la voix de la Jedi Oréa Zann. » Ajouta rapidement l’assistante du général. « Quels sont vos ordres ? »
« Sonnez l’alerte générale ! » Déclara Katol en essayant de ne pas succomber à la panique. « Rappelez toutes les troupes de Sanno ici ! J’ai bien dit toutes. »
« Vous en êtes sûr ? » S’assura Tanso Viof en lui lançant un regard dubitatif.
« Certain. J’ai suffisamment travaillé tout au long de ma vie pour vivre une telle journée que je n’ai aucune envie de la voir se clore sur ma mort. C’est le couronnement de ma carrière et je compte bien en profiter. » Persista le général en ouvrant le tiroir supérieur de son bureau pour prendre son blaster. « Capitaine, vous êtes en charge de l’organisation de la défense. Je veux qu’aucun insecte ne puisse passer ! »
« A vos ordre. » Fit Viof en se levant de son siège avec sa souplesse habituelle.
Juste avant de sortir, Allen vit dans les yeux de son subordonné une étrange lueur qui ne présageait rien de bon…

Oréa Zann avait quitté Tiri et son système depuis une heure lorsqu’on frappa à la porte de l’appartement de Hicks. Ce dernier posa son livre et alla ouvrir sans se presser. Derrière la porte se tenait Tanso Viof, son air serein habituel sur le visage. Hicks pivota pour rejoindre son salon et continuer sa lecture.
« Ton vaisseau est parti sans toi. » Commença Viof en entrant dans l’appartement.
« Ca arrive. » Fit Hicks en haussant les épaules avant de s’asseoir.
« Je suis même prêt à parier qu’il y avait une Jedi à bord. » Continua avec un petit sourire Tanso en s’asseyant face à lui.
« Il y a des chances. » Commenta le pilote en fixant son ancien ami. « Tu es venu pour m’arrêter ? »
« Moi ? Non. Je suis simplement venu t’annoncer que bientôt d’autres impériaux viendront frapper à ta porte et il vaudrait mieux pour toi que tu aies quitté ton appartement, et Tiri, à ce moment là. » Dit très sérieusement le capitaine en soutenant son regard. « Toute cette histoire, ce n’est plus mon affaire. Tôt ou tard Oréa Zann se fera attraper par Dark Vador. Quant à moi, dans une semaine je serais au Centre Impérial pour fêter ma promotion, la récompense pour avoir tué Dden. »
Hicks regarda son interlocuteur : celui-ci n’avait pas l’air de plaisanter.
« Donc, c’est toi qui l’as tué. » Répéta le jeune homme en frissonnant. « Comment peux-tu continuer à servir l’Empire ? »
« Tout simplement parce qu’il m’a donné une vie. Tous ces meurtres, c’est ma façon de rembourser ce cadeau. » Expliqua Tanso Viof sans paraître affecté par ses actes terribles. « Une chance pour moi, tuer ne me pose aucun problème. Ce n’est pas le cas de tout le monde… »
« Bon sang, comme on a changé en grandissant ! » Observa Hicks en se remémorant sa jeunesse en compagnie de son ami.
« Tu te trompes, nous avons toujours été très différents… Toi l’extraverti, et moi le timide. Aujourd’hui, la seule chose qui a changé c’est que je ne suis plus sous ta domination. » Déclara le capitaine Viof avec un regard lointain.
« C’est un reproche ? »
« Absolument pas. J’ai vécu d’extraordinaires années avec toi, mais maintenant, c’est du passé. » Indiqua son ancien ami avec un doux sourire. « C’est en souvenir de cette amitié que je suis venu te prévenir et te faire mes adieux… Avec ton bannissement et moi au Centre Impérial, je doute qu’on se croise un jour. »
« Donc, je suis banni de Tiri. » Dit Hicks avec un gros pincement au cœur.
Cette planète était toute sa vie et aujourd’hui, il devait la quitter. Après son amour pour Zann, il perdait son foyer…Quelle triste journée. Tout cela parce qu’il avait fait ce qu’il fallait faire. Belle ironie.
« Oui, pour le moment tu es banni, mais ca ne veut pas dire que ce sera pour toujours. » Confirma son interlocuteur sur un ton neutre.
« Le règne de Katol semble parti pour durer. » Remarqua amèrement Hicks qui n’osait imaginer ce que représentait le fait de ne plus revenir sur Tiri.
« Je serais moins défaitiste. Connaissant le général, il ne va pas se priver pour resserrer rapidement l’étau sur Tiri et sa population. Il va donc se créer rapidement de nombreux ennemis, et ceux-ci risqueront rapidement de prendre des méthodes drastiques. » Expliqua sans sourciller Tanso Viof. « Tu vois, tu peux toujours revenir, au contraire de moi. Mes actes me condamnent, mais ils me procurent une vie de rêve. Je dois en profiter. Tous deux, nous affronterons les conséquences de nos actes ; toi, dès que je serai parti ; moi, un peu plus tard. »
« Tu penses mourir bientôt ? »
« On verra bien. » Conclut Viof en se levant avec un sourire. « Adieu Hicks, je suis content de t’avoir connu. »
Hicks ne répondit rien, se contentant d’un signe de tête juste avant que son ancien ami quitte définitivement sa vie. Puis, le jeune pilote se mit à contempler la vie sur Tiri qu’il allait devoir très vite mettre derrière lui. Vingt-six années, ce n’était pas négligeable. Il pensa à toutes les personnes qu’il avait rencontrées et à toutes les aventures, petites ou grandes, qu’il avait eues sur cette planète. Vraiment ce n’était pas mal. Certes, s’il vivait cent ans, cela ne représenterait que le quart de son existence, mais pour l’instant c’était tout ce qu’il avait connu. Le plus dur serait de ne plus revoir ni sa famille, ni ses amis…
La porte de son appartement s’ouvrit à nouveau et il entendit des pas légers s’approcher de lui. Le jeune homme redressa la tête pour voir qui venait l’interrompre dans le deuil de sa vie passée. Il s’agissait de Setine. Son amie avait dû voir que Tanso était venu discuter avec lui, et elle venait aux nouvelles après son départ.
« Que se passe-t-il ? » S’enquit-elle en s’agenouillant face à lui après avoir vu les larmes dans ses yeux.
« Je dois quitter Tiri, pour très longtemps. » Répondit Hicks qui allait regretter ses longues heures passées en compagnie de la jeune femme.
« Je pars avec toi. » Annonça-t-elle fermement.
« Pardon ? Mais pourquoi ? » Demanda le jeune homme qui ne pouvait pas accepter une telle proposition.
Pour toute réponse, Setine lui prit son visage entre les mains et l’embrassa. Ce baiser sonna comme une évidence. Hicks sentit son cœur s’emballer et sut qu’il ne voudrait jamais plus goutter à une autre étreinte. Ces dernières années, il avait parcouru la galaxie à la recherche de l’amour, avec l’infime espoir de croiser la version idéalisée d’Oréa Zann, alors qu’elle se trouvait simplement derrière la porte de l’appartement voisin. Comment avait-il été assez stupide pour ne pas voir que la façon dont le regardait Setine n’avait rien avoir avec l’amitié ? Comment n’avait-il pas compris que la jeune femme avait pris une place primordiale dans son cœur ?
« Comment ai-je pu être aussi stupide ? » S’interrogea-t-il à haute voix en serrant la jeune femme tout contre lui.
« C’est ce qui fait ton charme. » Fit Setine Cco avant de l’embrasser à nouveau.
« J’ai aidé Oréa Zann à s’enfuir, je lui ai donné mon vaisseau. Je suis banni de Tiri. » Expliqua succinctement Hicks alors que son cœur n’avait jamais battu aussi intensément.
« J’ai un vaisseau, je l’ai acheté en secret il y a quelques mois… Je voulais te faire la surprise et te rejoindre loin de Tiri. » Révéla la jeune femme avec un sourire désarmant.
« Loin de la planète où je ne te considérais que comme une amie. » Comprit le pilote qui s’en voulait d’avoir été si longtemps aveugle. « Je veux te faire rattraper toutes ces années. Partons. »
« Où cela ? »
« On m’a dit qu’il y avait des planètes bien tranquilles dans les Régions Inconnues. » Dit le jeune homme en se levant. « Nous trouverons certainement l’endroit idéal. »

Hicks contemplait une dernière fois Tiri. Assise à ses cotés, Setine, la femme de sa vie, attendait son signal pour abaisser le levier de l’hyperpropulsion. Le jeune homme ne regardait pas seulement la planète qui l’avait vu naitre, il considérait aussi les évènements qu’il avait vécus ces trois derniers jours. Le constat était simple : il avait tout perdu et il avait tout gagné. Une nouvelle vie s’offrait à lui. Une vie qui s’ouvrait sous les meilleurs auspices et qu’il avait hâte de vivre. Tanso Viof était venu le voir pour mettre son passé derrière lui, maintenant c’était à son tour. Hicks se tourna vers Setine et sourit.
L’hyperespace les propulsa vers leur avenir, loin de Centiri-5.

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Messagepar lowbacca » Mer 06 Mai 2009 - 12:01   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

j'ai eu du mal à trouver, mais, ah y est z'ai tout lut !!!
pour la critique, c'est pas mon fort, mais par ce que je suis fan de ce que tu écris :love: , je dirais, qu'il manque une intrigue globale, qui pourrait faire présager d'autres épisodes, un peut comme les séries actuelle, mi serie mi feuilleton, des épisodes qui se suffisent à eux même, plus une intrigue principale qui suit en toile de fond, tout les episodes.

Et du coup, allez hop, au boulot continue.... :siffle:
et bonne vacance.....
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Messagepar Oiki Ran » Ven 15 Mai 2009 - 10:02   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Bonjour!!

Merci Lowbacca pour ton message, ca prouve qu'il y a au moins une personne autre que moi qui s'intéresse à cette histoire :P

C'est dommage pour la critique qui n'est pas ton fort ( :cry: ), quant au fait qu'il n'y ait pas d'intrigue globale c'est tout simplement du au fait qu'il s'agit d'une nouvelle, donc d'une histoire qui se suffit à elle-meme. Ainsi, il ne faut pas avoir lu mes nombreuses histoires pour connaitre les personnages que j'utilise. Ainsi, je voulais que tout soit "inédit". Je suis content que ca t'ai plu.

Oiki Ran, le Ktah qui ignore s'il va réutiliser ces personnages lors d'une prochaine histoire!!
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Messagepar tamose » Ven 15 Mai 2009 - 22:31   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Juste pour savoir mon petit Willou, le recueil va rester ouvert jusqu'à quand?
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Messagepar Darkwilliam » Sam 16 Mai 2009 - 9:18   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Ben, il restera ouvert autant de temps que nécessaire! :D
Y a encore pas mal d'auteurs qui rôdent habituellement dans le coin qui n'ont honteusement pas participé!
Attention, je vais donner des noms! :D
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
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Messagepar Dolarn Sarkan » Sam 16 Mai 2009 - 14:16   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Darkwilliam a écrit:Attention, je vais donner des noms! :D


Chiche !
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Messagepar Chadax » Sam 16 Mai 2009 - 14:19   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Dolarn Sarkan a écrit:
Darkwilliam a écrit:Attention, je vais donner des noms! :D

Chiche !

Je connais pas, c'est un nouveau forumeur ?
Love is the one thing we're capable of perceiving that transcends dimensions of time and space.
Maybe we should trust that, even if we can't understand it.
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Messagepar tamose » Sam 16 Mai 2009 - 15:36   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

:lol:

Darkwilliam a écrit:Y a encore pas mal d'auteurs qui rôdent habituellement dans le coin qui n'ont honteusement pas participé!


Qui rôdent sur les recueils en général, ou juste sur celui-ci?
"Eh bien, je dirais que soit il a une ampoule dans le derrière, soit son colon à une idée lumineuse."
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Messagepar Loïc Solaris » Sam 16 Mai 2009 - 16:27   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

sur celui ci en particulier je pense.

(comment ça c'est mon cas ?? oui oui je bosse je bosse.... ^^)
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Messagepar tamose » Sam 16 Mai 2009 - 17:38   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Hopla, comme promis j'ai lu ton histoire Oiki.

Alors pour commencer, les moins héhé: Quelques coquilles à droite à gauche, mais rien de bien méchant, des oublis de mots, des utilisations de mots qui ne conviennent pas forcement pour le mieux, ect.
Il y a aussi les description des attitudes, expressions, ton, ect des personnages pendant qu'ils parlent. ce n'est pas un mal, mais il y en a un peu trop, ce qui hache un peu la lecture surtout lorsqu'il y a des répliques qui sont sencé être du tac au tac.
Un manque de déscritpion certain des lieux (pas vraiment important, mais on avance dans le flou^^)
et enfin, le personnage de Allen Katol qui est présenté comme quelqu'un de sencé, assez intelligent pour ne pas faire des erreurs grossières et qui du moment ou il est gouverneur devient un parfait cretin. Je sais que le pouvoir monte à la tête, ect, mais ça fait un peu gros là quand même :D

Pour les bons côté, une histoire assez original avec des personnages bien présentés sans pour autant allez trop profondement et souler le lecteur avec des anecdotes. On arrive a bien suivre le fil et tu as reussi à faire une histoire qui tient la route sans tout dévoiler ou sans faire durer inutilement.
Et avec une fin qui n'est pas le cliché de ce genre de récit.

Une bonne petite histoire en résumé :jap:
"Eh bien, je dirais que soit il a une ampoule dans le derrière, soit son colon à une idée lumineuse."
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Messagepar Darkwilliam » Sam 16 Mai 2009 - 18:48   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Loïc Solaris a écrit:sur celui ci en particulier je pense.

(comment ça c'est mon cas ?? oui oui je bosse je bosse.... ^^)


Bah je parlais des squatteurs habituels du forum en général, qu'on retrouve d'ailleurs sur les sujets consacrés aux recueils! :D
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
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Messagepar AJ Crime » Sam 16 Mai 2009 - 20:36   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Pour ma part, je suis débordé en ce moment, et ce n'est pas par du SW en général. Un roman d'anticipation fiction intégré dans une saga de plusieurs million d'années ça ne s'écrit pas comme une lettre à envoyer par la poste à une petite amie.

De plus, je ne suis pas très chaud sur le sujet du recueil... Toutes mes désolations pour mon manque d'activité starwarsienne, ça reviendra lorsque je réattaquerai le premier Jedi... D'ici le début de l'année prochaine, normalement.
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Messagepar Darkwilliam » Sam 16 Mai 2009 - 21:01   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Ouch...ah oui quand même, l'année prochaine! :transpire:
En tout cas, c'est bien de passer nous donner des nouvelles! :D

Et les autres? :ange:
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
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Messagepar Titi77 » Sam 16 Mai 2009 - 21:39   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Heeeeeeeuuuuuuu..... :whistle:

J'ai une fic sur le feu qui veut pas se terminer...

Sinon, comme AJ on peut pas dire que ce recueil m'inspire des masses. Je finirais sans doute par pondre un texte par contre mais quand...

Dolarn Sarkan a écrit:
Darkwilliam a écrit:Attention, je vais donner des noms! :D


Chiche !


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"And gradually their bittersweet laughter floated from the wooden table [...], up, ever up into stars too numerous to count [...], vectoring out across space and time, as if destined to be heard in galaxies far, far away..."
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Messagepar AJ Crime » Sam 16 Mai 2009 - 22:39   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

darkwilliam a écrit:Ouch...ah oui quand même, l'année prochaine!

Ben ouais j'en suis à environ 400000 caractères (un peu moins en fait) 75000 mots en somme et j'ai dépassé la moitié du roman environ. Roman, d'ailleurs, que je pense soumettre courant 2010, une fois mes béta lecteurs passés et les corrections effectuées, au jugement de quelques éditeurs spécialisés dans le fantastique. Voir si ça leur plait et dans le cas contraire la portée de leurs critiques... C'est donc le projet majeur depuis mon retour à l'écriture il y a un peu plus de deux ans maintenant.
darkwilliam a écrit:En tout cas, c'est bien de passer nous donner des nouvelles!
Promis, je passerai vous informer de la progression et des échéances si il y en a un jour.

En attendant, SW et les FF patientent gentiment que je leur consacre un peu de temps.
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Messagepar Oiki Ran » Sam 16 Mai 2009 - 23:44   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Moi, je soutiens DW dans son combat... Je me demande pourquoi :transpire:

En tout cas, c'est bien d'avoir des nouvelles de personne qui ont rendus cette section active ces derniers mois. Je souhaite bonne chance et bon courage à tous ceux qui se sont lancés dans d'ambitieux projets! :wink:

Pour revenir au combat, et le mien qui semble encore plus désespéré que celui de DW, je suis ravi de voir que Tamose a pris le temps de lire et de commenter ma nouvelle.

Alors pour commencer, les moins héhé: Quelques coquilles à droite à gauche, mais rien de bien méchant, des oublis de mots, des utilisations de mots qui ne conviennent pas forcement pour le mieux, ect.


Comme quoi, ni moi, ni ma correctrice, nous ne sommes parfait! :transpire:

Il y a aussi les description des attitudes, expressions, ton, ect des personnages pendant qu'ils parlent. ce n'est pas un mal, mais il y en a un peu trop, ce qui hache un peu la lecture surtout lorsqu'il y a des répliques qui sont sencé être du tac au tac.
Un manque de déscritpion certain des lieux (pas vraiment important, mais on avance dans le flou^^)


Ca, c'est mon style, on aime ou pas, mais je comprends que ça puisse paraitre lourd pour certains. Quant aux descriptions, ce n'est pas mon fort (même si j'apprécie de plus en plus), puis je pense que dans le format nouvelle c'est plus limité que pour un roman et enfin j'aime bien laisser le lecteur imaginer les personnages et les lieux (Qui a dit:" Ouuuuuu le fainéant?" :grrr: :siffle: )

et enfin, le personnage de Allen Katol qui est présenté comme quelqu'un de sencé, assez intelligent pour ne pas faire des erreurs grossières et qui du moment ou il est gouverneur devient un parfait cretin. Je sais que le pouvoir monte à la tête, ect, mais ça fait un peu gros là quand même


Comme je te l'ai dit tout à l'heure sur msn, c'est une remarque à laquelle je m'attendais, donc ma réponse est mentionné dans le texte: il est à moitié ivre, en gros suffisamment pour ne plus raisonner parfaitement. Il est en pleine fête et il n'a pas envie qu'elle soit gâchée par une décapitation.

Pour les bons côté, une histoire assez original avec des personnages bien présentés sans pour autant allez trop profondement et souler le lecteur avec des anecdotes. On arrive a bien suivre le fil et tu as reussi à faire une histoire qui tient la route sans tout dévoiler ou sans faire durer inutilement.
Et avec une fin qui n'est pas le cliché de ce genre de récit.


Merci :oops: ... Je suis content que tu aies apprécié mes personnages et surtout l'histoire. En ce qui concerne la fin non clichée, je m'en réjouis car c'était un de mes objectifs principaux pour cette nouvelle. Je voulais que tous y perdent et y gagnent (d'où ça vient :shock: ) en même temps et je pense que je ne m'en suis pas trop mal sorti.

Oiki Ran, le Ktâh qui espère recevoir d'autres commentaires prochainement!!
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Messagepar tamose » Dim 17 Mai 2009 - 0:10   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Darkwilliam a écrit:Et les autres?


Noralement , s'y on y arrive enfin, Miss Notsil et moi posterons une histoire vers mi/fin-juin. Une histoire à deux juste pour compliquer la tache :D
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Messagepar Notsil » Lun 18 Mai 2009 - 8:18   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Je plussoie ;) Faut un peu de temps pour écrire un zouli texte ^^
"Qui se soumet n'est pas toujours faible." Kushiel.

Novembre approche...
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Messagepar Darkliser » Lun 18 Mai 2009 - 9:00   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Moi ce recueil ne m'inspire pas même s'il doit pourtant y avoir un bon réservoir d'idées potentielles. Je me concentre tout particulièrement sur ma FF principale et en plus j'ai déjà une nouvelle sur la Guerre des Clones qui traîne :roll:

Bonne journée
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Messagepar Minos » Jeu 21 Mai 2009 - 21:15   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Euh... en ce qui me concerne, je suis overbooké en écriture, mais le format m'intéresse. Je tâcherai de trouver une journée ou deux pour pondre quelque chose de potable. :D
Les hommes sont si nécessairement fous, que ce serait être fou, par un autre tour de folie, de n'être pas fou.
Blaise Pascal.
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Messagepar Evangile » Sam 23 Mai 2009 - 17:03   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Pour ma part, je suis déjà à deux versions différentes ! Donc, le temps que je trouve une histoire intéressante... :D

Mais bon, j'espère bien vous pondre quelque chose dans les semaines à venir !!
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Messagepar BelXander » Mar 02 Juin 2009 - 0:49   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Darkwilliam a écrit:En tout cas, c'est bien de passer nous donner des nouvelles! :D

Et les autres? :ange:


Moi aussi j'ai toujours mon épisode en tête. Mais j'arrive pas à le rendre bien comme je le veux en fait... Faut dire, je ne m'y suis jamais réellement attelé. :D
J'ai quelques idées, mais pas assez pour en faire un truc bien prenant.

Et puis en plus là... j'ai pas le temps d'écrire en ce moment. Faut déjà que je me remette sur les Héros de la Force, sinon Loïc Solaris va pas être content et va passer du Côté Obscur. :lol:
Mais bon, je pense que juillet/aout, ça va y aller fort. Enfin, j'espère... :whistle:
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Messagepar xximus » Mer 10 Juin 2009 - 14:52   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

J'essaierai de mettre en forme un truc que j'ai en tête courant juillet :wink:
L'idée du recueil est d'autant plus sympa qu'il aura une valeur ajoutée à long terme,
quand on pourra comparer entre les prods et la vraie série de George 8)
"- Fais un vœu.
- Vivre avec toi dans le désert.
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Messagepar Darkwilliam » Jeu 30 Juil 2009 - 20:30   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Mine de rien, vous auriez pu profiter de la coupure du forum pour vous jeter corps et âmes dans l'écriture d'une nouvelle! :P

Oui oui, ceci était bien un post destiné à vous rappeler au bon souvenir de ce sujet de recueil. :D
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
Merlin: Oh putain il est fort ce con!
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Messagepar Loïc Solaris » Dim 13 Déc 2009 - 20:01   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

pouahhhh


1an que je dois finir cette nouvelle et que... je l'ai pas ouvert... Faut vraiment que j'en finisse ^^.

Allez, dès les vacances, je finis ça !!

courage
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Messagepar Dolarn Sarkan » Lun 14 Déc 2009 - 21:31   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Ça gigote encore par ici ? :paf:
Raphus cucullatus

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Messagepar Darkwilliam » Ven 01 Jan 2010 - 21:16   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire!

Bah tiens puisque tu passes dans le coin, tu pourrais montrer l'exemple et nous relançer tout ça! :D
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
Merlin: Oh putain il est fort ce con!
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Messagepar Darkwilliam » Sam 09 Oct 2010 - 10:21   Sujet: Re: [Recueil SWU #5:] Série Live: A vous d'écrire l'histoire

Je ferme dans ce lieux abandonné de tous.
Nous trouverons bien un moyen de rendre hommage aux très rares textes qui ont osé s'aventurer par ici! :D
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
Merlin: Oh putain il est fort ce con!
Darkwilliam
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