[Roman/en cours] Danger sur Concord Dawn

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Messagepar Sebastian733 » Lun 02 Mar 2009 - 22:35   Sujet: [Roman/en cours] Danger sur Concord Dawn

Salut,
alors voici un premier essaye de Fan-fiction, j'espère qu'il vous plaira. Je n'ai pas encore eu le temps de corriger l'ensemble des fautes d'orthographes et je sais qu'elles sont nombreuse :paf: . Mais une fois terminée je mettrait en ligne une version word mise en page et entièrement corrigée.

Alors sinon n'hésiter pas à me poser tous vos avis (critique et conseil son évidament les bien venu)

Merci d'avance.

MAJ: Voila j'ai corrigé les fautes d'ortographe comme promis
Modifié en dernier par Sebastian733 le Mar 03 Mar 2009 - 18:41, modifié 2 fois.
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Messagepar Sebastian733 » Lun 02 Mar 2009 - 22:43   Sujet: Prologue et une partie du chapitre I

Prologue

« Crève, saleté de rebelle! »

Cette phrase me poursuit depuis des années. Quand je ferme les yeux, je peux encore distinguer la gueule noire et affamée du blaster que le Stoormtrooper, dans son armure immaculée, pointait devant mon visage. C’est généralement au moment où le flash lumineux de la décharge s’imprime sur mes rétines que je me réveille en hurlant. A ce moment là, je serais bien incapable de dire où je me trouve: sur une des couchettes de l’un de nos vaisseaux de transport ou bien dans les draps de soie de l’une des nombreuses planètes de détente qui flottent dans l’obscurité de l’espace?

Aujourd’hui encore, mon premier réflexe au réveil est de me jeter sur la bouteille de cognac Corellien ramenée de l’un de mes derniers voyages dans la bordure extérieure. Une fois certain de pouvoir contrôler les tremblements de mon corps, je peux enfin me diriger vers l’unique meuble qui décore pauvrement ma chambre. Le capteur de mouvement perçoit mon arrivée et les portes en simili-bois de la penderie s’ouvrent d’elles-mêmes. Le bruit de métal émis par les roulements à bille frottant contre les rainures me fait grincer des dents.

Le son agit sur moi comme un déclic qui me ramène finalement complètement dans le monde réel. Mon appartement sur Coruscant tient plus du squat que de la villa d’été mais j’ai réussi à le sécuriser suffisamment pour en faire quelque chose de potable, pas merveilleux, mais correct. Une porte blindée récupérée au marché noir me protège des visiteurs indésirables et une console qui devait dater de l’ancienne république me permet de recevoir régulièrement les dernières dépêches de l’holonet.

Finalement, mon choix de vêtement se porte sur un pantalon en toile foncée et sur un pull-over en laine grossière que j’avais acquis sur Kashyyyke pendant l’une de mes anciennes missions pour l’Alliance.
Les démangeaisons sur mon crâne m’apprennent qu’un nettoyage s’impose. Je file donc rapidement dans la petite pièce d’eau qui me sert de salle de bain et de toilette. La cabine de douche est rendue opaque par la couche de crasse et une vague odeur flotte dans l’air mais j’ai déjà connu bien pire. Un filet d’eau glaciale me coule sur le crâne quand je passe la tête sous le jet de la douche. Je me redresse en essayant de ne pas prêter attention à l’eau qui dégoutte le long de mes omoplates.

J’accroche un instant le regard que me renvoie le miroir. Les yeux bleus cerclés par de profondes cernes, signe de nuits trop courtes, semblent déplacés sur ce visage, un visage qui m’a valu la haine et le ressentiment de mes camarades de l’Alliance presque tout au long de mon service. Après tout, porter des traits comme les miens au cœur même de l’Alliance rebelle ne pouvait qu’amener sur moi la suspicion et la rancœur. Et je ne le comprenais que trop bien, qui aurait pu ne pas ne pas haïr le visage qui avait tué la plupart de vos camarades, qui vous traque jusque dans vos bases les plus secrètes?
Cette haine était, hélàs, le prix à payer pour porter le visage de Feet. Car, si mes yeux étaient l’héritage de ma mère, mes traits, eux, appartenaient incontestablement à mon père, soldat ARC de la République pendant la guerre des clones.

Chapitre I

La lumière de l’écran de ma console se mit à vaciller, signe que je reçois un appel. Un coup d’œil à ma montre de poignet m’apprend que le soleil est levé depuis un bon moment sur Coruscant, même si aucun rayon ne perce jamais ce niveau de la cité.

Une rapide manipulation me permet d’accepter la communication. Devant mes yeux une vidéo se met à tourner. Une jeune journaliste au décolleté vertigineux s’adresse à la caméra, ses yeux noisette croisent les miens.

« …Ici, sur Concord Dawn, la situation se détériore rapidement. Les affrontements sporadiques ont laissé place à une véritable guerre civile. Les blessés dans la population se comptent par centaines et, jusqu’à présent, on ignore encore qui est derrière cette recrudescence de violence. Mais HoloNewOne se fait fort de vous fournir les dessous de cette affaire le plus rapidement possible. »

L’image se fige une seconde avant de se modifier radicalement. Un homme dans un costume sombre apparut. La diode verte de ma console m’apprend que la vidéo a fait place à une conférence en direct. Il s’adresse à moi d’une voix parfaitement maîtrisée.

« Bonjour, Monsieur Kytan. Laissez-moi me présenter: je me nomme Ken’tu Kel, je représente l’intérêt de « Incom Corporation ». Comme vous le savez sûrement, notre société est actuellement l’actionnaire majoritaire de HNO, l’une des plus grandes chaînes d’informations de l’holonet. Comme vous devez le savoir, l’une de nos priorités est le bien-être de nos employés… »

« Et si vous abrégiez le baratin pour en venir directement à l’essentiel? » l’interromps-je brusquement. Je n’ai pas réellement envie qu’il essaye de me refourguer le baratin habituel et je ne veux pas non plus qu’il me prenne pour le premier pigeon venu.

« Vous êtes… conforme à votre réputation. » me dit-il de sa voix sans timbre. « Parfait, nous gagnerons du temps. Incom a un travail à vous proposer. »

« Quel genre de job? »

« Vous avez regardé la petite vidéo? »

J’acquiesce.

« La journaliste, c’est Jaila Stendman, l’une de nos principales enquêtrices d’investigation dans la bordure médiane. Le reportage que nous vous avons envoyé date de deux semaines. Nous n’avons pas reçu de nouvelles d’elle ou des membres de son équipe depuis lors et ça c’est très inhabituel. »

« Vous êtes sûr qu’elle ne s’est pas enfermée dans un motel avec un mec et laisse la galaxie tourner sans elle? »

« Vous ne connaissez pas Mademoiselle Stendman. Elle enquêtait sur les dessous des conflits sur Concorda Dawn et, d’après l’une de ses dernières communications, Jaila avait découvert une piste intéressante. Dans ce genre de situation elle peut être aussi féroce qu’un Rancor. Croyez-moi, rien n’aurait pu lui faire lâcher prise. »

Plus Kel me la décrit et plus je me dis que les chances que cette Stendman se soit fait souffler dans les bronches par l’un des caïds locaux étaient grandes. J’ai déjà croisé ce genre de personne par le passé, la plupart mortes de manière violente. Je ne me prive pas d’en faire part à mon interlocuteur.

« C’est ce que nous pensons aussi mais il se trouve que mes employeurs veulent savoir ce qu’avait découvert Mademoiselle Stendman. »

« C’est là où j’interviens, j’imagine? »

Pour la première fois, un sourire carnassier apparut sur le visage de mon interlocuteur. Mon dieu, ce que je peux haïr les avocats!

« Ce ne serait pas la première personne disparue que vous retrouvez et vous aussi avez la réputation de ne jamais lâcher prise. »

« Cela dépend de la motivation. »

« Cinq mille crédits tout de suite et le double quand vous nous aurez ramené Mademoiselle Stendman… ou au moins l’information. »

« Marché conclu. » réponds-je.

Le visage sur l’écran a une moue surprise qui m’aurait sûrement arraché un rire dans d’autres circonstances.

« Je n’aurai pas pensé que vous accepteriez si facilement. »

« Croyez-moi, quand on porte un visage comme le mien, on apprend à ne pas faire la fine bouche au niveau des contrats. »

Il me semble voir son regard se voiler et il reprend d’une voix un peu distraite:

« C’est vrai que vous leur ressemblez. »

« Avez-vous déjà bossé avec des Clones? »

Je ne suis pas vraiment curieux de le savoir mais le lui montrer trop clairement n’aurait pas été dans mon intérêt, après tout il pouvait encore s’avérer utile.

« C’était il y a longtemps, avant que les reb... enfin que l’Alliance n’arrive au pouvoir. »

Pas vraiment de surprise de ce côté-là, ce genre de Mynock s’adapte à tous les environnements. De nouveau, je préfère garder cette pensée pour moi.

« Bon, je pense qu’il n’est pas nécessaire de vous faire perdre davantage de temps. Je vous envoie le dossier avec toutes les informations que nous possédons ainsi que les coordonnées auxquelles vous pourrez nous contacter pour votre rapport. »
Avant que j’aie pu répondre, l’écran s’obscurcit. Une minute plus tard, un message m’informe que le dossier vient d’arriver sur ma console.

Comme me l’a conseillé Kel, je me mets immédiatement au travail mais pas avant d’avoir vérifié que les crédits sont bien arrivés sur mon compte. C’est le cas. Le dossier compile les maigres informations collectées par les enquêteurs privés d’Incom. Je peux dire en le parcourant que ces mecs sont très certainement surpayés.

En fait, je n’y trouve qu’une enquête de proximité bâclée: des sources non recoupées et des témoins pour le moins douteux, camés ou débris de tous genres. Un vrai travail d’amateur. En fait, la seule information intéressante est le nom de mon contact sur place, un certain T’alic. D’après le patronyme, je parie sur un Rodien. Et dire que je les déteste presque autant que les avocats, c’est bien ma chance!
Modifié en dernier par Sebastian733 le Dim 08 Mar 2009 - 23:53, modifié 4 fois.
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Messagepar Dolarn Sarkan » Lun 02 Mar 2009 - 23:31   Sujet: Re: [Roman/en cours] Danger sur Concord Dawn

Pourquoi est-ce que tu fais ça à la langue française, Seb ? Une revanche à prendre sur un prof de français trop tatillon ? POURQUOI ??!! :cry:
Raphus cucullatus

- End of line -
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Messagepar Sebastian733 » Lun 02 Mar 2009 - 23:34   Sujet: Re: [Roman/en cours] Danger sur Concord Dawn

Sorry lol, trop de haine refoulé :evil: , non sérieusement pour demain je réedite la vertion corrigée
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Messagepar Sebastian733 » Mer 04 Mar 2009 - 13:58   Sujet: Re: [Roman/en cours] Danger sur Concord Dawn

Salut ce serait sympa à ceux passant lisant la fan fict de laisser un petit com. Pas grand chose simplement un petit avis (aimé ou pas aimé pour...) afin que je puisse tiré les conculsions de mes ratés (si y en a, et je suis sur que oui lol :-)) dans la suite du texte.

Merci d'avance.
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Messagepar Darkwilliam » Mer 04 Mar 2009 - 16:28   Sujet: Re: [Roman/en cours] Danger sur Concord Dawn

T'inquiètes pas, je pense que des lecteurs se pencheront tôt ou tard sur ta FF! Mais en fait, en général, il faut tout de même un peu de temps car les lecteurs de la section ne passent pas forcément tous les jours sur SWU où ont dès fois d'autres choses à lire avant. :wink:

J'ai envie de dire que dans le cas présent, il faut faire preuve de patience. :D
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
Merlin: Oh putain il est fort ce con!
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Messagepar Sebastian733 » Mer 04 Mar 2009 - 16:39   Sujet: Re: [Roman/en cours] Danger sur Concord Dawn

je comprend, merci du conseil :D
@+
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Messagepar Sebastian733 » Jeu 05 Mar 2009 - 21:07   Sujet: suite du chapitre I et chapitre II

Je sais que je ne pourrais rien obtenir de plus dans ce dossier mais je ne peux vraiment pas partir sans avoir plus d'informations sur la situation que je rencontrerai là-bas. Je démarre donc un programme spécialement conçu pour naviguer sur l’holonet et me compiler des données. Je modifie les paramètres afin qu’il me fournisse un maximum de détails sur la planète Concord Dawn. Ce genre de choses prend du temps mais j’ai une assez bonne idée de la manière de m’occuper d’ici là.

J’enfile rapidement ma veste et je quitte mon appartement sans oublier de glisser mon blaser modifié dans le holster fixé à ma hanche. Sortir sans arme dans cette partie de la cité s’apparente à se balader avec une superbe cible sur le front. Bien que je ne vive pas dans les secteurs les plus bas de Coruscant, on peut déjà trouver son lot de problèmes dans cette section.

À la sortie de mon immeuble, une prostituée me propose ses services pour la modique somme de dix crédits. A vue de nez, elle n’en vaut pas la moitié mais j’évite de le lui faire remarquer. Je me contente d’avancer en fixant droit devant moi. La vielle entraîneuse crache par terre après mon passage. Finalement, elle n’en vaut pas plus de deux.

Je déambule dans la cité en prenant de nombreux chemins détournés afin de semer un éventuel poursuivant. Rien ne me pousse à croire que je suis suivi mais les vieilles habitudes ont la peau dure. Mon ancien instructeur aurait été fier de me voir appliquer ses leçons. Bien sûr, il m’aurait descendu avant pour voir dans quel but j’utilisais son savoir.

Le vieux Kortan avait le cuir aussi dur que du plastacier mais l’âme d’un vrai patriote. C’est à lui que l’Alliance devait son excellent service de renseignements et ce, malgré tout ce dont se vantaient les Bothans. S’il n’avait pas été tué sur Corellia quelques années plus tôt dans une escarmouche contre les impériaux, ce serait certainement lui qui serait à la tête des services secrets de la nouvelle République aujourd’hui.

La vitrine d’un magasin me renvoie un reflet peu flatteur: mon pull terne et trop ample recouvre mes mains et mon pantalon a cette absence de couleur définie, caractéristique des vêtements ayant subi une trop longue série de mauvais traitements. L’usure menace de se transformer en trous à bien trop d’endroits. Le résultat correspond parfaitement à ce que je désire: j’aime être invisible, la couleur passe-muraille est celle que je porte le mieux. L’univers est déjà trop rempli d’imbéciles préoccupés à se faire remarquer, des gens incapables de comprendre l’utilité de passer inaperçu, de se fondre dans la masse. De nouveau, l’image du blaster apparaît devant mes yeux, un écho d’une telle violence, d’un tel réalisme, que, pendant un instant, je suis même incapable de respirer. La panique compresse ma cage thoracique.

Je glisse une main tremblante dans la poche de ma veste et en tire une plaquette. Dedans, une série bien alignée de patchs médicaux de couleur jaune. J’en attrape un que je colle derrière mon oreille droite. Il ne faut qu’une seconde aux drogues diffusées dans mon organisme pour remplir d’une épaisse lumière artificielle la partie de mon cerveau où se loge la noirceur. J’attends encore et laisse mes muscles se relâcher mais pas trop, ce n’est pas le bon moment pour souiller mon pantalon.

Autour de moi, les gens s’écartent comme s'ils craignaient d’être éclaboussés par l’aura de souillure qui sort de moi. Je déteste être comme ça. Dans ces moments-là, je pourrais parfaitement tirer mon arme, l’appuyer contre ma tempe et presser la détente. Mais, heureusement, la tentation ne dure généralement pas assez longtemps pour que j’exécute mon funeste projet.

Enfin, je finis par pouvoir repartir. Ma vue se brouille légèrement, un effet secondaire du patch médical, rien qu’un petit effort ne puisse corriger. Après avoir encore déambulé pendant dix minutes, j’arrive enfin à ma destination, la porte rouillée d’un atelier de Speeder. Je frappe violemment, pas de réponse. Mon second essai rencontre plus de succès. Je me glisse hors de portée du petit orifice sur la porte. Mon interlocuteur a la mauvaise habitude d’accueillir les visiteurs indésirables à coups de désintégrateur.

J’entends le clapet de l’orifice s’ouvrir puis une respiration rauque. Heureusement pour moi, les Besalisks n’ont jamais été réputés pour leur discrétion.

« Très drôle, Kit. » me dit-il sans la moindre trace d’humour dans la voix. « Qu’est-ce que tu veux? »

Je reprends place devant la porte. « Jai besoin d’informations et d’un vaisseau pour me rendre sur Concord Dawn. »
Le clapet se referme, suivi du bruit caractéristique accompagnant la désactivation d’un verrouillage magnétique. Enfin, Li’nal apparaît devant moi. Il s’agit d’un Besalisk de grande taille dont la peau grise et parcheminée témoigne d’un âge avancé.

« Tu sais que je ne fais pas la charité. »

Je lui tends une petite poignée de crédits qu’il empoche sans les compter. Sans un mot, il me libère le passage. Une fois à l’intérieur, j’éprouve un certain plaisir à constater que l’atelier est toujours pareil à mon souvenir, rempli de speeders à moitié démontés et de pièces de rechange posées sur des établis. Çà et là, des mécanos vaquent à leurs occupations. Si je ne savais pas que les trois quarts des appareils présents sont des véhicules volés, je pourrais me croire chez n’importe quel concessionnaire.

« Je vois que les affaires marchent pour toi. »

Il me répond sans même se retourner.

« Bah! Sous l’Empire ou sous l’Alliance, il y a toujours de la place pour des types débrouillards dans ce genre de business. » Il ponctue sa phrase d’un crachat qui s’étale sur le pare-brise d’un vieux speeder rouillé. J’ai le chic pour choisir mes contacts.
Je le suis jusque dans la petite pièce qui lui sert de bureau et nous prenons chacun un siège. Le sien gémit sous l’effet de son poids.

« Alors raconte-moi. »

« J’ai un travail à faire sur Concord Dawn. »

« Quel genre de mission? »

« Recherche de personne disparue. »

Une lueur s’allume dans son regard. J’avais toujours détesté quand il perdait son air d’abruti. Ceux qui se laissaient tromper par l’aspect de Li’nal ne commettaient généralement pas deux fois la même erreur, enfin quand ils arrivaient à survivre à la première.

« Quelqu’un d’important? »

« Pour mes employeurs oui » réponds-je de manière évasive.

Il comprend visiblement le message car son regard se fait un moment vitreux. Je peux presque le voir aller rechercher les informations dont j’ai besoin dans l’énorme base de données qui lui sert de cerveau. Enfin, ses yeux se plantent dans les miens. Je fais un effort pour soutenir son regard.

« Que sais-tu sur la guerre des gangs qui se déroule dans la capitale ? » me forçais-je à lui demander.

« Concord Dawn a toujours été pourrie par la corruption. C'est un endroit pas si mal en fait. De ce que je sais, les gangs ont arrosé pendant des années les officiels afin qu’on leur foute la paix. Jusqu’à récemment, le statut quo entre les différents groupes de la capitale était respecté, chacun faisait ses petites affaires dans son coin et laissait plus ou moins les autres tranquilles. Sauf une escarmouche ou deux, la cité était plutôt calme. »

« Qu’est-ce qui a changé? »

« Tu ne devines pas? »

Je connais la réponse mais je n’ai pas envie qu'elle sorte de ma bouche. Après tout, j’avais contribué largement à cet état de fait.

« Le renversement de l’Empire. »

« Bingo! Quand l’Alliance est arrivée au pouvoir, elle s’est mise en tête de réformer une grande partie de l’administration des planètes pour mettre fin à la corruption. »

« J’imagine que là-bas ça ne s’est pas très bien passé. » dis-je d’une voix morne.

« Oh, ça aurait pu. Mais, dommage pour la République, leurs beaux projets sont intervenus en même temps que l’arrivée à la tête de l’un des gangs les plus importants de Vincel Orl, un caïd avec des idées de grandeur. Orl s’était visiblement mis en tête que sa vie serait bien meilleure si son gang venait à s’étendre et, en plus, il avait les moyens de ses ambitions. Entre l’arrivée d’un gouvernement plus répressif et l’agressivité grandissante du gang de Vince, les autres chefs se sont sentis acculés. Après ça, ce fut l’escalade. Et voilà où on en est aujourd’hui. »

J’éprouve un certain malaise en écoutant son compte-rendu de la situation. Quand l’Alliance n’était encore qu’un mouvement marginal, luttant jour après jour pour sa survie, tout nous paraissait plus simple. C’était eux ou nous, leur vie ou la nôtre. L'Empire nous apparaissait comme la tyrannie à abattre. Mais, aujourd’hui, quand je vois comment les choses ont tourné, je me demande quelle était la part d’oppression et quelle était la part de nécessité. C'était ce genre de pensées qui m’avaient empêché de continuer à bosser pour la République, enfin ça… entre autres.

« Tu connais quelqu’un qui peut m’emmener là-bas rapidement et discrètement? »

En voyant son regard, je ne peux m’empêcher de me sentir stupide. Bien sûr qu’il connaît quelqu’un.

« Parfois j’hésite vraiment entre te répondre ou te descendre. » répond-il d’un air faussement peiné.
Je me contente de hausser les épaules, essayant de faire taire le sentiment de danger qui s’éveille dans mon crâne. Les psychotropes contenus dans le patch derrière mon oreille ont tendance à me rendre paranoïaque. Un petit prix à payer pour que je puisse fonctionner efficacement. Li’nal m’observe un moment comme si il percevait le schéma tortueux de mes pensées. Enfin, il se décide à répondre à ma question.

« Va du coté des docks de la section Delta-82. Tu y trouveras Sasha Reynold. C’est une contrebandière qui fait régulièrement des circuits dans la bordure médiane. Pour un paquet de crédits, elle t’amènera où tu veux et sans poser de question. »
J’acquiesce en prenant note mentalement. Mon regard se pose sur sa griffe qu’il fait jouer adroitement sur le métal du bureau. Le bruit me rappelle étrangement celui de l’ouverture de ma penderie. Je lui tends une petite pile de crédits qu’il empoche de nouveau sans les compter. Nous nous serrons la main et je repars par où je suis entré.

Une fois dehors, je suis pris d’un léger vertige. je m'appuie contre la porte du garage. Personne ne me prête attention. De la sueur perle sur mon front. Je l’éponge du revers de ma manche. Je me redresse et prends une direction au hasard.
Il me faut moins de trente minutes pour revenir à mon appartement. Je compose mon code d’accès sur l’ancien digicode et la porte s’ouvre dans un chuintement pneumatique. Je m’arrête un instant le temps de me servir un grand verre de Cognac et le prends avec moi pour m’asseoir derrière le bureau. Le message qui clignote sur ma console m’apprend qu’elle a terminé de compiler l’ensemble des données dont j’ai besoin.

Le dossier nouvellement créé confirme le portait brossé par Li’nal. Je parcours de nombreux articles sur la corruption de Concord Dawn ainsi que sur les programmes de la République visant à enrayer celle-ci. C’est peu après la nomination de Théophile Dark’tus comme gouverneur planétaire que les choses avaient commencé à mal tourner. Les rapports sur la brutalité des gangs s’étaient faits de plus en plus alarmants jusqu‘à ce que l’escalade de la violence atteigne le point de non retour. Dans un premier temps, la République avait tenté d’envoyer sur une place une force militaire avec pour ordre de ramener le calme dans les cités de la planète mais les gangs étaient tout simplement trop bien organisés et trop bien armés pour que la force d’intervention puisse en venir à bout sans mettre la planète à feu et à sang. La République avait alors tenté d’envoyer des médiateurs afin d’ouvrir le dialogue mais là aussi ce fut peine perdue. Et la situation en était là depuis presque deux ans.

En parcourant les articles, un fait troublant attire mon attention: la plupart d’entre eux sont signés Jaila Stendman. Visiblement, la jeune reporter avait couvert les évènements sur Concord Dawn depuis leurs débuts. Il n’est donc pas surprenant qu’elle détienne un certain nombre d’informations pouvant intéresser ses patrons. Mais cela n’explique quand même pas pourquoi ceux-ci ont engagé un agent extérieur afin de mettre la main sur elle. Quinze mille crédits, c’est tout simplement une trop grosse somme pour ce genre d’opération. Pour dire la vérité, je l’aurais fait pour la moitié du prix. Pourtant, quelqu’un là-haut semble vraiment désireux de mettre la main sur ces données.

Je suis maintenant en possession de toutes les informations préliminaires dont j’ai besoin pour remplir mon contrat. Je jette un coup d’œil à ma montre: la journée est déjà bien engagée et un grondement rappelle mon estomac à mon bon souvenir.
Je n’ai jamais été un fin cordon bleu mais il ne faut pas être un chef pour préparer les rations auto-chauffantes vendues par l’un des marchands au coin de la rue. Dix minutes plus tard, je suis occupé à me goinfrer d’une mixture ayant l’apparence d’huile de moteur et presque le même goût. Mais toutes ces années dans la Rébellion ont blindé mon estomac contre ce genre de traitement.

Une fois mon repas expédié, je remplace le patch derrière mon oreille par un neuf. Une autre dose de cognac corellien m’aide à me détendre complètement. J’enlève l’arme de mon holster et déboucle ce dernier qui tombe dans un bruit mou au sol. J’ôte ensuite mes vêtements que je jette en boule dans un coin, trop épuisé pour les ranger convenablement. Je m’allonge sur le lit et me prépare à m’endormir non sans avoir d’abord glissé mon blaster sous l’oreiller. Enfin, je ferme les yeux en adressant une prière muette à un quelconque dieu à l’écoute pour qu’il m’évite les éternels cauchemars de la nuit. Je n’ai pas trop d’espoir.

Chapitre II

Je me réveille d’un bond, balayant la pièce avec mon blaster, Devant moi, les murs froids d’une base impériale. Je peux clairement entendre les pas d’une précision mécanique des stormtroopers se déplaçant dans l’obscurité. Mais où est donc mon appareil de vision nocturne? Je suis incapable de me souvenir où je l’ai mis. Enfin, les rouages grippés de ma cervelle se mettent en route. Les murs sombres laissent la place à la semi-obscurité qui règne dans la pièce. La moiteur a recouvert ma peau d’une fine pellicule de sueur rance.

Une vive douleur dans la main me fait réaliser que j’ai encore le doigt crispé sur la détente. Heureusement que j’avais eu la bonne idée d’enclencher la sécurité de l’arme sinon mon mur compterait quelques trous de plus. Je dépose mon arme sur la petite table de chevet à gauche du lit. J'éprouve des difficultés à contrôler les spasmes de mon corps. J’ai juste le temps de me précipiter en vitesse jusqu’aux toilettes avant que les restes de mon repas à moitié digéré ne franchissent la frontière de mes lèvres. En fait, le seul avantage de la régurgitation est que ça évite de penser à quoi que ce soit d’autre.

Enfin, je me redresse et passe une serviette humide sur mon visage. L’eau glaciale me fait le plus grand bien. Je respire profondément. Ce genre de crise ne dure, heureusement pour moi, pas trop longtemps et n’a qu’une raison possible. Mes doigts effleurent la bosse provoquée par la boîte en plastique dans ma poche. Il faudra que j’ai une petite discussion avec celui qui me vend mon matos. Je n’aime pas qu’on me prenne pour un con.

Ma préoccupation suivante se porte sur la préparation de mon petit voyage dans la bordure médiane. Bien que Concorde Dawn soit Tatoïenne, ce n’est pas une raison pour bâcler ma préparation. Mes instructeurs m’ont suffisamment répété qu’une mauvaise préparation est le chemin inévitable vers le fiasco total. Je jette une poignée de vêtements dans le sac marin sur mon lit. L’ordre n’a jamais été mon fort.

Mon regard se porte sur un petit DataPad posé sur la table de chevet. C'est en réalité une grenade Flash camouflée. Il arrivait aux services spéciaux de l’Alliance d’inventer quelques petits gadgets bien utiles de temps en temps. Je ceins mon holster autour de ma taille et y fourre sans délicatesse mon blaster ainsi que deux cellules d’énergie de rechange. On ne sait jamais ce qu’on va trouver pendant les recherches. Enfin, je ferme le sac avec un petit câble magnétique à verrou dont je suis le seul à connaître la combinaison.

J’hésite à empocher ma bouteille mais, après tout, j’aurais sûrement besoin de tous mes esprits une fois sur place. Je la laisse donc où elle est. Je jette un dernier regard à la pièce impersonnelle qui me sert de chambre en me demandant un instant si je la reverrais. J’avais quitté bien trop d’autres habitations provisoires pour m’en soucier réellement.

Une fois dehors, je marche d’un pas décidé vers les docks que m’a renseignés le Besalisk, non sans faire attention à ne pas être suivi. Je rejoins ma destination. La section Delta-82 est étonnamment bien fréquentée pour un repère de contrebandiers. Ca et là je vois des « hommes » d’affaire en costume déambuler entre les différents docks. J’interpelle un des dockers occupé à transporter une lourde cargaison sur un chariot anti-grav.

« Où est-ce que je peux trouver Sasha Reynold? » lui demande-je.

« Dock douze. Vous ne pouvez pas rater son vaisseau, c’est celui avec la meute de mecano-droÏdes afférés sur la coque. »

Je lui tends une plaquette de vingt crédits qu’il empoche avant de retourner à son travail. Je franchis la porte du dock et,
comme il me l'a décrit, je vois une petite armée de droïdes occupés à effectuer des réparations sur la coque d'un vaisseau de transport. Je reconnais la classe bien que je n’en ai jamais vu de semblable auparavant. Il s’agit d’un Exploreur E-9, une navette à long rayon d’action principalement utilisée pour l’exploration et le transport de fret, l’un des appareils favoris des contrebandiers avec les incontournables YT-1300.

« Allez, grouillez-vous! Je veux que mon appareil soit prêt à voler dans deux heures. » crie une femme qui me tourne le dos au pied de la rampe d’accès du vaisseau. Je m’approche d’elle suffisamment pour qu’elle m’entende malgré le vacarme produit par les outils des droïdes.

« Sasha Reynold? » dis-je derrière elle.

Elle se retourne d’un geste contrôlé jusqu’au moment où ses yeux se posent sur mon visage. La transformation qui s’opère sur le sien est spectaculaire: ses paupières s’étrécissent et ses narines se mettent à palpiter sous le coup d’une violente émotion. Ses lèvres, un instant avant rouges et pulpeuses, ne sont plus maintenant qu’une fine cicatrice exsangue. Pendant un bref moment, j’ai peur qu’elle dégaine le petit blaster qu'elle porte dans le holster sur son sein gauche. Finalement, ses yeux accrochent les miens et elle paraît reprendre le contrôle de ses émotions. Malgré la haine que je peux clairement lire dans ses yeux, elle fait l’effort de s’adresser à moi d’une voix courtoise.

« Ce fils de pute m’avait prévenue mais je ne m’attendais pas à ce que vous leur ressembliez autant. »
Je comprends soudain la raison de sa réaction. Je l’avais souvent vue dans les yeux de mes anciens camarades de lutte même si ce ne fut jamais avec une telle intensité.

« Li’nal m’a dit que vous pourriez me conduire sur Concorda Dawn. » lui demande-je, préférant ne pas approfondir le sujet.

« Oui, c’est ce qu’il m'a dit. Je dois me rendre là-bas pour y apporter des ravitaillements à l’un de mes clients alors un passager ne pose pas vraiment un problème. »

« Parfait! Quand partons-nous? »

« Doucement, Fett… » Elle a dû voir le tic nerveux qui a agité ma joue à l’énonciation de ce nom car elle reprend d’une voix un peu moins dure:

« J’ai subi quelques petits… problèmes lors de mon dernier contrat. Mon appareil ne sera pas opérationnel avant ce soir. En plus, Li’nel vous a sûrement dit que je ne fais pas la charité. »

Je lui tends les crédits que j’avais préparés spécialement pour ça. La somme est assez conséquente mais je pense que mes employeurs n’auront pas trop de difficultés à la faire passer avec mes notes de frais. Après tout, ça ne représente qu’une partie infime des sommes avec lesquelles ils sont habitués à jongler. Visiblement moins confiante que le Besalisk, Sasha prend le temps de vérifier que le compte y est.

« Bien, je serai là à l’heure. » dis-je en faisantdemi-tour. Je suis déjà à mi chemin quand je rajoute d’une voix qui laisse enfin percer la colère: « La prochaine fois que vous m’appelez comme ça, je vous descends. ». La porte du dock se referme avant que je puisse entendre sa réponse.

Je passe le reste de la journée à déambuler sans but dans les quartiers du secteur . De nombreux petits dealers viennent essayer de me refourguer leurs cames habituelles. Je les écarte brusquement. Même s’il m’est arrivé d'en consommer de temps en temps quand la noirceur s’épaissit trop pour que même mes propres produits soient totalement efficaces, aujourd’hui mon cerveau semble avoir signé une trêve provisoire avec le reste de mon corps. Je finis sans trop savoir comment dans une gargote à demi vide. Une vielle Twi’lek vient prendre ma commande. Elle doit être habituée aux choses bizarres car je ne perçois presque pas son tressaillement quand je tourne mon visage vers elle.

« Qu’est-ce que je te sers beau brun? »

« Donnez-moi un menu du jour et une bière... non, plutôt un Whisky. »

« Un menu et un Whisky qui roule. » me dit-elle en souriant.

Mon regard se tourne vers la rue que j’aperçois à travers la vitre. Les néons qui ne s’éteignent jamais peignent le fero-beton en couleur pastel. Une mouche percute le carreau à hauteur de mes yeux. Je la vois danser et rebondir dessus inlassablement. Soudain, derrière elle, une explosion déchire la neige. Le corps sans vie d’un de mes camarades atterrit à coté de moi. La chaleur fait fondre la glace dans la tranchée et je me retrouve vite recouvert d’une boue glaciale. Les TB-TT continuent à pilonner nos positions, crucifiant notre infanterie surplace. Vingt mètres sur ma droite, un officier continue de réclamer des renforts sans même se rendre conte que la radio dans laquelle il parle n’est plus qu’un tas de métal et de circuits informes.
Modifié en dernier par Sebastian733 le Mer 11 Mar 2009 - 18:45, modifié 3 fois.
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Messagepar Notsil » Ven 06 Mar 2009 - 10:28   Sujet: Re: [Roman/en cours] Danger sur Concord Dawn

C'est sympa, prendre un fils de clone au lieu d'un clone, ça change ;)

Beaucoup beaucoup de fautes par contre, d'ortho et d'accords, mais aussi sur les noms de planètes (Coruscant par ex, ou encore quand tu cites l'ascendance de ton héros en disant Jango Feet alors que c'est Fett - vu le contexte je pense qu'il s'agit bien du chasseur de primes originel et non d'une ressemblance fortuite ?).

Sinon y'a quand même pas mal de descriptions, que ce soit des lieux ou de l'état d'esprit du héros. Il est tourmenté par de sombres souvenirs, on ne sait pas encore quoi.

Sur la fin, petite incohérence, tu dis que le voyage dure 4j puis que le gars va s'ennuyer pendant 2j ?
A un autre moment tu dis aussi qu'il est étonné d'être payé autant pour une "simple" mission alors qu'il aurait accepté pour moitié moins, ne peut-il se douter que si ses employeurs mettent autant c'est qu'il y a un gros souci ? ^^

Voilà, sinon le cadre de départ est bien posé et donne envie d'avoir la suite.
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Messagepar Sebastian733 » Ven 06 Mar 2009 - 13:41   Sujet: Re: [Roman/en cours] Danger sur Concord Dawn

Salut, merci pour tes remarques, pour les fautes d'ortho en fait c'est une erreur d'inattention de ma part en fait c'est ma correctrice (qui ne fait que rarement des fautes contrairement à moi :paf: ) n'avait pas corrigé tout se que j'ai mis en ligne, mais je vient de supprimé la partie pas encore corrigée donc voila. Pour les fautes des planètes ça c'est ma faute un petit manque de relecture mais j'essayerai d'y remédier d'ici demain.
Enfin pour les deux petites incompréhension, pour les jours de voyage c'est (encore!) une erreur de ma part au début j'avais prévu un voyage de deux jours mais cela ne me laisse pas suffisamment de temps pour développer donc (je corrige maintenant) et pour l'argent, il est engager pour une "simple" mission de recherche de personne disparue et pour le moment il est juste surpris par le prix proposer, disons que ce n'est pas encore vraiment blizzard, mais inhabituel (mais je vais essayer de le tourner différemment), pour se qui est de Feet oui c'est Jango, comme son père est un clone du chasseur de prime, le visage du héros est quasi identique à celui de son père(un clone) et donc logiquement à celui de l'original.

Enfin vraiment merci pour toutes ces critiques constructives, j'apprécie et n'hésite pas à m'en faire d'autre par la suite. :)

@+
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Messagepar Notsil » Ven 06 Mar 2009 - 15:28   Sujet: Re: [Roman/en cours] Danger sur Concord Dawn

Ah oui je me disais que je trouvais moins de fautes que ce que j'avais cru voir, mais c'était parce que ça se condensait sur la fin alors :P

Je te donne quand même un peu de boulot ;)

la bouteille de cognac Corellien ramené de l’un de mes derniers voyages

->ramenée

Mon appartement sur Corruscant tient plus du squat

->Coruscant

le prix à payer pour porter le visage de Jango Feet.

->Fett

Chapitre 1

signe que je viens reçoit un appel.

->que je viens de recevoir / que je reçois

que le soleil est lever depuis un bon moment sur Coruscant, même si aucun rayon ne perce jamais se niveau de la citée.

->est levé...ce niveau...cité

L’image se figee une seconde avant de se modifier radicalement.

->se fige

Plus Kel me la décris et

->décrit

que cette Stendman se soit fait soufflé dans les bronches

->souffler

vous aussi avez la réputation de ne lâcher jamais prise. »

->de ne jamais lâcher prise ?

Il me semble voir son regard se voilet et

->voiler

Avant que j’aie put répondre,

->pu

pas avant d’avoir vérifié que les crédits sont bien arrivés sur mon compte.

->soient bien arrivés

Bien que je ne vive pas dans les secteurs les plus bas de Corruscente,

->Coruscant

Je me contente d’avancer en fixant en droit devant moi.

->un ptit "en" en trop ;)

en prenant de nombreux chemin sdétournés

->chemins détournés

Le vieux Kortan avait le cuir aussi dur que du plactacie mais l’âme d’un vrai patriote.

->plastacier ?

S’il n’avait pas été tué sur Cordellia quelques années plus tôt dans une escarmouche contre les impériaux,

->je ne sais pas si tu parles d'une planète Cordellia ou de Corellia plus connue ? ^^

L’usure menace de se transformer en trou à bien trop d’endroits.

->là j'aurais mis "trous"

A ces moments là, je pourrais parfaitement tirer mon arme,

->Dans ces moments-là

Je frappe violement, pas de réponse.

->violemment

Il ponctue sa phrase d’un cracha qui s’étale sur le pare-brise d’un vieux speeder rouillé.

->crachat

« Pour mes employeurs oui » répond-je de manière évasive.

->réponds

Sauf un escarmouche ou deux,

->une

Je connais la réponse mais je n’ai pas envie quelle sorte de ma bouche.

->qu'elle sorte

à la tête de l’un des gangs les plus importante de Vincel Orl,

->importants

C’était eux ou nous, leur vie où la nôtre.

->ou

L'Empire nous apparaissa$it comme la tyrannie à abattre.

->apparaissait

Je lui tend une petite pile de crédits qu’il empoche de nouveau sans les compter.

->tends

Je m’appuye contre la porte du garage.

-> je m'appuie

Je me redresse et prend une direction au hasard.

->prends

Je compose mon code d’accès sur l’ancien digicod

->digicode ?

un fait troublantattire mon attention:

-> manque un ptit espace ;)

Mais toutes ces années dans la rébellion

->Rébellion pour chipoter ^^

Chapitre 2

Il faudra que j’aie une petite discussion avec celui qui me vend mon matos.

->j'ai

Je ceinture mon holster autour de ma taille et y fourre

->je ceins ? Je suis pas sûre que le verbe "ceinturer" convienne à l'action consistant à se mettre une ceinture justement.

je marche d’un pas décidé ver les docks

->vers

crie un femme qui me tourne le dos

->une

Oui, c’est ce qu’il ma dit.

->m'a

« Doucement, Feet… »

->Fett

Li’nel vous a sûrement dit que je ne fait pas la charité. »

->fais

Je lui tend les crédits que j’avais préparé spécialement pour ça.

->tends...préparés

dis-je en faisait demi-tour. Je suis déjà

->faisant

La porte du dock se referme avant que j’aie pu entendre la réponse.

->avant que je puisse entendre

Je passe le reste de la journée à déambuler dans les quartiers du secteur sans réellement de but.

->sans but / sans avoir réellement de but.

Valà ;)
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Messagepar Sebastian733 » Mer 11 Mar 2009 - 18:56   Sujet: suite du chapitre II et début du chapitre III

Je regarde un jeune soldat tenter de rejoindre ma position en zigzagant au milieu des geysers de feu. Une décharge plus chanceuse que les autres le souffle littéralement dans les airs. Des parties de son corps partent dans toutes les directions. L’odeur de chair brûlée envahit mon abri de fortune. Je sens que je crie mais le bruit des explosions couvre le son de ma voix et seule la douleur au fond de ma gorge témoigne de ma peur et de ma colère. Je me sens soudain tiré vers l’arrière, l’officier se penche vers moi et se met à crier dans mon oreille. Il doit s’y reprendre à deux fois avant que ses paroles percent le voile des explosions. « … et voici votre Whisky. »

Je sursaute. La serveuse Twi’lek dépose l’assiette et le verre devant moi. Elle effectue ce geste avec l’automatisme que confèrent les années d’expérience. Ses yeux verts et limpides sont entourés par les rides de l’âge. Malgré cela, ils semblent déborder de vitalité. Un tel regard semble pouvoir sonder le fond de mon âme. Je ne peux m’empêcher de me recroqueviller un peu dans mon siège sous la pression de son attention.

« Alors c’est quoi votre poison… bâton de la mort? » demande-t-elle d’une voix curieuse.

Il me faut une seconde pour comprendre que ce n’est pas vraiment une question et une supplémentaire pour lui répondre quand même.

« Dedrabinzamine. » lui réponds-je.

« Vétéran? »

J’acquiesce d’un air surpris. Rares sont ceux à pouvoir poser un diagnostic aussi rapide et précis.

« Mon mari a fait partie du 25ème corps expéditionnaire. »

Je réfléchis à toute allure. Je ne connais pas par cœur l’intégralité des unités de l’Alliance mais il ne me semble pas qu’on ait jamais eu cette section chez nous.

« Et vous, vous étiez avec l’Empire? »

Sa question répond à la mienne. J’hésite à lui répondre. Mon mutisme parle à ma place. Pourtant, je ne vois pas de colère ou de rancune dans son regard si clair.

« Oh, tout ça ne veut plus rien dire aujourd’hui. De quoi est-il mort? » ne puis-je m’empêcher de demander dans un élan de curiosité morbide.

« Le légiste a parlé d’une overdose mais moi je sais que c’est la guerre qui l'a tué. Cette horreur qu’il a ramené avec lui le rongeait comme un cancer. Vers la fin, il ne me reconnaissait même plus. »

J’éprouve d’un coup une violente envie de me lever et de sortir du restaurant sans me retourner. Heureusement, la serveuse est hélée par un client et elle me laisse à mon repas. Le contenu de mon assiette est étonnamment bon, du moins comparé à mon régime habituel. Je m’aide de petites gorgées de Whisky pour faire passer la nourriture. Une fois mon repas terminé, je recommande un second verre que la vieille Twi’lek m’apporte sans commentaire cette fois. Je le bois d’une traite avant de payer et de quitter le petit bouiboui.

Dans la rue, la faune locale vaque à ses occupations: les prostituées harponne les clients, les dealers refourguent leur marchandise à l’abri des regards, les clochards se déplacent en groupe telle une meute de chiens errants. Coruscant a beau être la capitale galactique, la misère peut y être aussi dure que dans la plus reculée des planètes de la bordure extérieure.
Mes pas me ramènent vers le dock que j’ai quitté quelques heures plus tôt. Sur le vaisseau, il n’y a plus la moindre trace des droïdes mais des plaques de blindage dépareillées sont là pour témoigner de leur travail. Je vois Sasha au pied de la rampe comme si elle n’avait pas bougé depuis mon départ. Son regard se porte directement vers moi et, de nouveau, je peux voir une lueur cruelle s’allumer dans ses yeux. Mais, cette fois, elle n’esquisse aucun geste vers son arme. Il y a du progrès. Je ne suis pas réellement curieux de connaître la raison de ses sentiments à mon égard.

« Au moins vous êtes ponctuel, Monsieur Kytan. » me dit-elle d’une voix sans chaleur.

« Appelez-moi Kit. » dis-je dans une tentative maladroite de réconciliation.

J’observe quelques secondes la contrebandière qui semble en proie à des sentiments contraires. Des cheveux bruns et frisés encadrent un visage plein non dénué de charme. En réalité, elle aurait même pu être belle sans la cicatrice qui barre sa joue gauche et la prothèse cybernétique gris acier qui remplace son œil du même côté. Enfin, elle se décide à reprendre la parole.

« Li’nel dit que vous êtes réglo donc pour moi ça va. Le voyage dure quatre jours. Vous resterez dans la zone réservée aux voyageurs et vous respecterez les zones interdites c’est-à-dire les soutes réservées au stockage du fret, les quartiers de l’équipage et le cockpit. »

« A vos ordres, Capitaine. »

« Appelez-moi Sasha. » me dit-elle avant de se tourner et de monter la rampe.

Je réajuste mon sac sur mon épaule avant de la suivre. Quatre jours entiers à ne rien faire d’autre que regarder les cloisons du vaisseau! Rien qu’à cette idée, je commence à regretter de ne pas avoir pris quelques bouteilles avec moi. Mais il me paraît peu probable que je n’arrive pas à m’entendre avec l’un des membres d’équipage pour me dépanner.

Chapitre III

Le mur bleuté de l’hyper espace me ramène des années en arrière. Il semble posséder en lui un mystérieux pouvoir hypnotique. En le regardant, je peux sentir les points crispés de mon esprit se relâcher peu à peu. La froideur glacée de l’espace semble aspirer en son sein mes sentiments chauffés à blanc. Cette nuit, pour la première fois depuis longtemps, je n’ai pas fait de cauchemards. Rien n’est venu déranger les murs noirs de mon sommeil.

Je me lève frais et dispos comme je ne l’ai plus été depuis longtemps et les cloisons de ma minuscule cabine semblent presque accueillantes. Sur quatre jours, j’ai appris à aimer le « Taurus Star ». Le petit vaisseau est ancien mais Sasha a réussi à le maintenir dans un état incroyable. Et à part quelques traces ça et là de son âge, on pourrait jurer qu’il venait de sortir récemment des ateliers de montage. Josh Sandman, un humain qui sert de second à la contrebandière, m’a raconté la veille que la jeune femme l’a hérité de son père, contrebandier également, quelques années plus tôt quand ce dernier s’est retiré des affaires. L’homme d’équipage a visiblement servi sous ses ordres avant l’arrivée de Sasha et il en a parlé avec une réelle affection. Au regard avec lequel il couve sa patronne quand elle se trouve en sa présence, je devine qu’il éprouve pour elle les sentiments d’un père pour sa fille. En regardant le colosse de presque cent kilos de muscles, au visage couturé de cicatrices, je ne voudrais pas me trouver à la place de celui ferait du mal à Sasha. Mais, quand j’essaye d’aborder avec lui l’origine des blessures de la jeune femme ou son animosité évidente envers moi, il s’enferme dans un mutisme dont je ne peux plus le sortir.

Le visage dans la glace me renvoie un timide sourire et je suis d’autant plus satisfait que ce denier ne semble pas artificiel. J’espère pouvoir profiter au maximum de cette période sans patch. Ces derniers, en plus d’engourdir les terminaisons nerveuses de mon cerveau directement responsables de mes crises, ont tendance à me déconnecter de la réalité. Il est parfois difficile dans ces conditions de faire correctement mon travail et je sens que j’aurai besoin de toute ma concentration pour mener mon contrat à son terme.

On frappe à la porte.

« Entrez ! » dis-je d’une voix légèrement rauque.

Le volant de l’écoutille tourne et la porte s’ouvre, libérant le passage à Sasha. La jeune femme semble hésiter un moment à franchir le pas qui la sépare de ma cabine, visiblement mal à l'aise à l’idée d’être en ma présence. Encore une fois, je me demande ce qu’a bien pu faire celui dont je porte les traits pour provoquer de tels sentiments. Je lui souris un peu, espérant ainsi la mettre à l’aise. Le résultat n'est pas celui que j’attendais. Son visage se ferme encore davantage mais elle entre tout de même dans le compartiment.

« Nous sortirons de l’hyper-espace dans une demi-heure. Ensuite, il nous faudra encore deux heures avant de pouvoir nous poser sur Concorda Dawn. »

Je lui fais signe que j’ai compris. Pour la première fois, elle semble désireuse de poursuivre la discussion un peu pus loin que les conventions d’usage qui se sont installées entre nous.

« Qu’allez-vous faire sur cette planète? On ne peut pas dire que ce soit le coin le plus tranquille de la galaxie. »

J’hésite un bref moment à lui répondre mais j’ai peur de détruire ce fragile pont qu’elle a jeté entre nous deux.

« Je dois retrouver quelqu'un là-bas. »
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Messagepar Notsil » Mer 18 Mar 2009 - 15:54   Sujet: Re: [Roman/en cours] Danger sur Concord Dawn

Sympa ce ptit passage où l'on en apprend un peu plus ^^ Maintenant qu'ils sont arrivés, je suppose que les choses sérieuses vont commencer :)
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Messagepar ENZO » Mer 25 Mar 2009 - 16:28   Sujet: Re: [Roman/en cours] Danger sur Concord Dawn

j'adore ton histoire ! mais hélas je ne vais plus avoir accès à internet alors à plus peut être !
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