[Recueil SWU #4:] Les Batailles de Coruscant

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Messagepar Django » Mer 12 Sep 2007 - 0:02   Sujet: 

WAOUUUUUUUUU!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Alors là, Nostil me surprend, je ne pensais pas qu'elle arriverait à toucher ma corde sensible. Il n'y a rien à jeter dans cette Histoire (avec un grand "H").

J'espère que tu vas continuer à écrire dans les autres rubriques de ce recueil.

@ plus[[/b]
Modifié en dernier par Django le Mer 12 Sep 2007 - 0:05, modifié 1 fois.
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Messagepar Notsil » Mer 12 Sep 2007 - 0:03   Sujet: 

Merci pour vos avis.

AJCrime, j'ai corrigé pour le chasseur merci, pour le "et", ça m'arrive d'en mettre en début de phrase...pour imprimer une sorte de rythme en quelque sorte.
Pour l'escadron Vert, ben je les ai un peu oublié ^^ pis je ne voyais pas trop comment faire une rencontre entre 2 déprimés et la relève avec un moral un poil moins triste.
J'ai pas l'habitude d'écrire sur un mode assez triste, donc je m'entraine un peu sur les recueils ^^ Donc il ne faut pas hésiter à dire si j'en fais trop ou pas assez, car ce n'est pas toujours évident de juger par soi-même !

Titi, c'est marrant parce que je commence toujours mes nouvelles par la fin ^^ Ca laisse un peu plus de marge de manoeuvre pour essayer de trancher après et ainsi surprendre le lecteur.
Pour les vaisseaux hétéroclites, je n'étais pas sûre que la République dispose d'une véritable flotte de chasseurs comme ils parlaient surtout de combats au sol et de défenses restreintes de la planète...


Django, encore merci, et si j'ai le temps, je devrais écrire pour les 3 autres (j'espère que je ne me suis pas placée la barre trop haute dès le début ^^)
"Qui se soumet n'est pas toujours faible." Kushiel.

Novembre approche...
Notsil
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Messagepar Darkwilliam » Mer 12 Sep 2007 - 9:58   Sujet: 

Je n'ai pas grand chose à rajouter à ce qui a déjà été dit: c'est une très bonne nouvelle, bien écrite, agréable à lire et sans accroche. Même si c'est une nouvelle, le personnage principal est effectivement attachant, ce qui est aidé par le coup du "mais qu'est ce que je fais là?" :D

La fin est également très bien, même si je m'y attendais un peu. Toutefois, cela reste un dénouement habituel pour arracher sa petite larme aux lecteurs! :)

Très bonne nouvelle donc! :wink:
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
Merlin: Oh putain il est fort ce con!
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Messagepar Den » Mer 12 Sep 2007 - 12:32   Sujet: 

si j'n'avais qu'une seule chose à dire sur cette histoire, ce serait "WAHO" :shock:
Les personnages sont très attachant, le sentiments qui se dégage de l'histoire est vraiment touchant et le tout est écrit avec magnificance!
Et la fin m'a bouleversé! Félicitation Notsil
En somme: que du bon! :lol:
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Messagepar AJ Crime » Mer 12 Sep 2007 - 16:23   Sujet: 

Voilà,

Après une semaine de travail acharné pour être dans les temps voici ma nouvelle qui pourrait être un peu fade après le travail de Notsil.



Coruscant la Lumineuse





Les Sith envahirent le noyau profond, semant la crainte, la peur, la désolation, la mort. Les Jedi luttèrent pour reprendre l’avantage sur l’empire de Korriban qui bientôt assiégea Coruscant, de tous temps le point galactique névralgique. Tous les réseaux de communication relayèrent sans cesse des images de flottes de vaisseaux menaçants, battants pavillon Sith. Leur chemin résonnait des tambours de la guerre et de la dévastation. Des flottes de vaisseaux lancèrent des assauts répétés, surgissant de l’hyperespace toujours plus profondément dans le système de Coruscant. Bientôt, les défenses de la ville planète céderaient devant les afflux de chasseurs, corvettes, destroyers, armés et commandés par des Sith et consorts. Prenant les armes pour les causes justes, des Jedi s’envolèrent au côté des troupes de chocs de la république galactique qui se battaient aussi bien dans les airs, sur terre que dans les océans. Sur Coruscant, les habitants de toutes les espèces tremblèrent lorsque la nuit; les explosions au dessus de leur tête faisaient de l’ombre aux étoiles.


*******


Vikky Kirioch, jeune humaine, blonde, grande, les yeux bleus, d’allure athlétique mais adorablement féminine se maquillait avec soin devant la petite glace de la cellule qui lui avait été attribuée pendant ses permissions. Officier de la république galactique depuis quatre ans, elle sortait de l’académie des pilotes avec panache. Quelques mois avant que la guerre ne commence, la jeune femme avait intégré l’escadron Vengeur composé des plus brillants. Pour preuve, trois chevaliers Jedi servaient dans leurs rangs. Ensemble, ils s’étaient illustrés de bien des manières dans de nombreuses batailles sur des planètes maintenant assiégées. Un instant de nostalgie étreint son cœur lorsque Vikky repensa aux camarades vaporisés dans l’espace ou tombés au front. De nouvelles recrues prenaient les places vacantes et les meilleurs survivaient aux premières épreuves du feu.

Appliquant avec soin une dernière touche de mascaras, elle oublia les déboires et les peines pour se concentrer sur la sortie qui allait l’emmener vers l’insouciance et alléger son compte de crédits. Satisfaite de ses effets la jeune pilote se recula. Se redressant sur la pointe de ses pieds elle admira son corps souple et musclé, moulé dans une robe combinaison rouge vif et brillante du plus bel effet. Son regard aiguisé ne laissait planer aucun doute : qui s’y frotte s’y pique. Plusieurs fois, Vikky avait utilisé son poing pour repousser de la viande saoule et trop entreprenante. Parfois, elle regrettait amèrement de n’avoir pas acquis cette capacité pendant son enfance. Cela aurait été une aide inestimable tout au long de son adolescence dans les basses classes de Metelos qui l’avaient vu naître et s’endurcir d’une existence difficile.

Abandonnant le passé, un sourire épanouit transfigura son visage d’ange aux traits durs, implacable. Pivotant d’un quart de tour sur ses talons, la jeune femme enfila des sandales à lanières roses aux aiguilles effilées. Elle se contorsionna pour lier les boucles sans nettoyer les murs gris, resserrés et ternes de ses hanches pourtant étroites aux courbes douces.

En deux pas souples et pressés elle fut hors de la pièce qui sentait le renfermé, pour déboucher dans le couloir aux essences d’urine extra humaine, insupportable. Coruscant se remplissait d’un nombre grandissant de réfugiés que le gouvernement recueillait dans les bâtiments publiques ou logeait dans les hôtels les moins miteux. Les troupes, en relâches sur la planète, se partageaient ce qui restait par ordre de grade, les fantassins s’installant dans des hangars désaffectés. Beaucoup refusaient purement et simplement les permissions qui leurs étaient offertes, préférant risquer une fois de plus leur existence contre l’envahisseur Sith pour profiter de conditions d’hébergement descentes sinon confortables.

Ses camarades l’attendaient au pied de l’hôtel décrépit, buvant déjà quelques bières sur le trottoir. Leurs sifflements admiratifs lui firent chaud au cœur, elle jeta un regard à la forme en robe de bure adossée au mur. Imperturbable, le chevalier San Pelo abaissa sa capuche pour lui dévoiler son regard. Les yeux marron étincelèrent de fierté dans un visage anguleux, simplement détendu et inexpressif. Les cheveux bruns, coupés courts et en brosse dénotaient parfaitement la rigueur du personnage. Dans un éclat de rire, elle passa de bras en bras au milieu de ses frères d’arme. Volant une canette de leur boisson Corellienne préférée, elle s’appuya à son Jedi qui sans faire un mouvement décapsula le récipient dont elle aspira la mousse qui tentait de s’en libérer brusquement, provoquant l’hilarité générale.

- L’attente en valait la peine, fit goguenard le Bothan à sa droite. Toujours aussi magnifique, je prendrais des permissions rien que pour faire des sorties avec toi.
- Mon cœur est déjà pris Fenn, répondit elle en caressant sa fourrure. Mais le compliment touche mon cœur. N’est ce pas San ?

Elle jeta un regard espiègle par dessus son épaule, attrapant celui du Jedi qui, souriant, dit d’une voix égale :

- Je préfère te complimenter dans l’intimité.

Un petit Twi'lek à la peau bleue clair s’avança au centre du groupe avec un sourire épanoui.

- Tous à la Cantina du Soleil Levant. C’est le dernier endroit à la mode pour dépenser ses crédits et faire la fête.
- Toujours à la pointe de Jet Set ce Rok Aatorn , fit Fenn.

Riant à gorge déployée, ce dernier secoua ses deux paires de Lekkus. Leur faisant signe de le suivre il se dirigea vers l’air speeder déglingué qui leur avait été confié pour leurs déplacements. Tous embarquèrent avec force sourires et railleries, Vikky se sentait dans son élément avec les pilotes qui partageaient les joies et les peines de l’escadron.


*******


Dubitatif, l’amiral Onoma, quatrième du nom, explorait de ses yeux globuleux l’écran tactique ou ses vaisseaux se déployaient. Occupant le secteur d’arrivé des troupes Sith, il attendait le prochain assaut, son tube digestif de poisson contracté par la crainte. Les revers de fortune s’accumulaient et l’état de leurs armements dépérissait aussi vite que le moral des armées. Communicant l’état de ses réflexions à ses subalternes, il fit modifier la disposition des croiseurs d’arrière garde et doubler les patrouilles de chasseurs. Cela faisait maintenant plusieurs jours que l’ennemi n’avait pas montré le bout de son nez. Les généraux, réunit en séance plénière quelques heures au paravent, s’entendaient à dire qu’une bataille de grande envergure se préparait. Coruscant ne devait pas tomber, quel qu’en soit le prix.

Une nouvelle fois, Onoma éplucha les comptes-rendus de renseignement. Ils émanaient, entre autre, de nombreux Jedi. Partout dans la galaxie, les Sith allégeaient leurs dispositifs si nombreux que l’ordre émettait de nombreuses suspicions sur les possibilités de construction des systèmes contrôlés par leurs adversaires du moment. Plus difficiles à obtenir, les rapports du système de Koros et de Goluud Prime, où le seigneur Sith Naga Shadow rassemblait et organisait ses attaques, témoignaient d’une recrudescence d’activité.

Plongé dans ses sombres pensées, l’amiral entendit avec un instant de retard l’alarme qui retentit sur tous les ponts. Emergent de l’Hyperespace de toutes les directions des centaines de destroyers, croiseurs, et vaisseaux de toutes sortes se précipitaient sur leurs unités. Il ouvrit aussitôt un canal de communication avec la passerelle. L’ambiance y était tumultueuse mais son second répondit aussitôt.

- Amiral, des milliers de vaisseaux sortent de l’hyperespace, j’ai ordonné le décollage de toutes les escadrilles en première ligne.
- Très judicieux commandant Trefelon. Que toutes les batteries laser se tiennent prêtes à l’engagement à 80 % de la portée. Faites renforcer les boucliers pour tenir jusque là et que les servants fassent mouche dés la première salve. Maintenez vos positions, je serais à la passerelle dans quelques minutes.
- Bien reçu Amiral Onoma. Nous les attendons de pied ferme, les autres lignes de défense resteront en renfort pour le moment.

Le Mon Calamari, déplaça ses membres palmés pour se diriger vers l’ascenseur à suspenseur qui l’amènerait en quelques secondes à son poste de commandement.

Lorsqu’il posa ses pieds sur la passerelle, les boucliers absorbaient déjà de nombreuses décharges d’énergie. Sur l’écran tactique, leurs chasseurs bleus commençaient à s’entremêler avec les points rouges qui déferlaient en une vague continue sur leurs positions. Les gros vaisseaux qui formaient un vaste demi cercle autour du système de Coruscant arriveraient bientôt sur une ligne de démarcation argentée. Le commandant donna un ordre précis et concis, « A toutes les batteries, Feu ». Un déluge de rayonnement dans ce secteur força la baie en transparacier à s’obscurcir pour qu’ils ne soient pas éblouis. En instant, la charge héroïque s’arrêta net. Les vaisseaux qui sortaient encore de l’hyperespace marquèrent eux aussi le pas. Toutes les espèces réunies devant leurs écrans à leurs postes de combat exhalèrent un soupir. Dans tous les secteurs concernés la nuit cosmique brillait de multiples soleils. En de nombreux endroits, déjà, des vaisseaux Sith se faufilaient dans les défauts de la cuirasse. Les renforts venaient aussitôt contrer les attaques, formant de nouvelles tenailles pour repousser l’adversaire. Poussés par une sombre Force, que même les moins sensibles ressentaient comme écrasante, l’armée Sith avançait. Les visages des Jedi qui orientaient les contrôleurs de turbolaser blêmissaient d’instant en instant. La bataille commençait à peine, Onoma s’assit et donna aussitôt des directives pour orienter leur résistance.


*******


Les bières défilaient entre leurs mains. La musique tonitruante les invitait pour des danses torrides. Comme de bons pilotes de chasse, les mâles de l’équipe n’avaient pas tardé à accumuler une grande quantité de femelles de toutes races autour de leur groupe. Empreint d’une réserve habituelle, elle n’attendait pas autre chose de lui, San buvait peu partageant quelques pas sur la piste. Entraîné par l’ambiance amicale, il se prêtait au jeu de la séduction et de la fête, un sourire détendu sur ses lèvres. Dans un état d’ébriété avancé, Vikky se jetait sur son amant secret ne faisant pas de cachotteries sur ses préférences. Repoussant continuellement le manche du sabre laser qui la gênait pour se couler contre les muscles travaillés du jeune homme. Tous le savaient et personne ne reprocherait à leur compagnon en robe de bure de profiter, même discrètement, de la vie.

Alors que la soirée battait son plein, le Chevalier Pelo se raidit soudain, levant ses yeux vers le ciel, bien au delà des murs des bâtiments manichéens. Son sourire s’effaça, remplacé par une grimace d’inquiétude. Une froideur immense venait de glacer son corps et son âme. La jeune femme ne s’en rendit compte que lorsqu’il rabattit sa capuche sur son visage, quittant précipitamment la piste de danse bondée. Une main légèrement tendue devant lui, il découpa la foule pour se replier vers leur table. Quelques secondes plus tard, ayant joué des coudes pour le suivre, les bras de Vikky enlacèrent ses épaules contractées. Pénétrant son intimité sans y être invité, l’adoré visage se faufila sous sa capuche pour approcher ses lèvres de son oreille. N’importe quelle autre personne, tentant un tel geste à un moment pareil, passerait immédiatement de vie à trépas.

- Que t’arrive-t-il ? On s’amusait bien !

Il attendit plusieurs secondes, le souffle chaud caressant son cou, avant de trouver ses mots.

- Les Sith viennent de débarquer en nombre dans le système. Nos camarades commencent l’engagement et ils meurent déjà en nombre.
- Nous sommes en permission je te rappelle. Tout cela ne nous concerne pas !
- Pas encore.
- Alors viens t’amuser jusqu’à ce qu’ils nous bipent au besoin. Tu es très fort, la Force t’entoure, mais tu ne connais pas encore l’issue du combat. Je veux profiter de ses quelques jours en paix. Ne plus voir de morts et de peines pour me languir dans tes bras.
- J’en suis incapable pour le moment. Leur présence est trop forte. Continue à t’amuser, si cet assaut est repoussé lui aussi je pourrais revenir à la fête.
- Pas sans toi, chuchota-t-elle dans sa capuche.

Attrapant deux choppes pleines et fraîches sur la table basse, elle lui en colla une dans la main, buvant l’autre. En chien de fusil elle se roula contre lui, discrète et dégrisé. Percevant sans peine la douleur de la jeune femme il lui fit profiter de ses exercices de relaxation, une main posée sur son front. Vikky le remercia silencieusement d’un baiser langoureux qu’il ne put refuser.


*******


Les heures passaient au milieu de la musique dissonante, aveugles aux malheurs du monde qui se rapprochaient de Coruscant. Tout contre lui, sa maîtresse s’endormait sur la banquette, alors qu’il ressentait, de loin, les affres de la bataille qui se déroulait au dessus de leurs têtes. Leurs amis, des sourires rien moins qu’innocents, leurs jetaient des œillades compatissantes.

San amorça son mouvement pour éteindre son bipeur avant même que celui-ci ne sonne. Il ne vibra qu’un instant. Le sac à main de sa compagne ne tarda pas à vibrer puis à siffler, la tirant de son sommeil. Tout d’abord hagarde, elle se redressa rapidement, ses sens aiguisés pleinement opérationnelles. San se levait déjà, alors que leurs compagnons d’aventure se précipitaient vers eux, le même objet noir et bourdonnant à la main.

- Il va falloir se rendre rapidement aux hangars de l’escadron, annonça le Chevalier Pelo sûr de lui.
- Tu sais quelque chose ? demanda Rok, ses Lekkus animés convulsivement d’une vie propre.
- Une attaque majeure a été lancée par les Sith. Ils ont besoin de tout le monde, la situation est pour le moins dramatique.

Autour du Jedi les visages se fermèrent. Comme un seul homme ils se dirigèrent vers la sortie après avoir récupéré leurs affaires.
Deux petites heures attendaient patiemment le levé du soleil. Une agitation bruyante secouait la planète capitale toute entière alors qu’un combat titanesque secouait l’espace. Des traits de lumière se croisaient en tous sens, des explosions presque continues illuminaient la nuit d’une aube rougeoyante.

Tous embarquèrent dans le véhicule avec une synchronisation fruit d’un entraînement intensif, San se mit au volant. S’immergeant dans la Force, pendant qu’il activait les systèmes de l’air speeder comme Pelo le faisait aux commandes de son chasseur, faisant abstraction de la douleur qui se déchaînait dans la proche banlieue spatiale. La vague sombre des Sith déferlait toujours, s’approchant lentement mais sûrement. Réalisant un décollage en trombe, le Chevalier s’inséra dans la circulation soutenue. Coupant les voies en se guidant dans la Force, il leur fit prendre de l’altitude pour foncer vers les hangars où leurs chasseurs les attendaient, piaffant d’impatience.

Il se fraya un chemin à coup de manœuvres impossibles entre les véhicules civils, les barges et les transports de troupes qui prè-positionnaient des fantassins aux endroits stratégiques. Dans un bruit des enfers, les batteries antiaériennes crachaient du feu et des missiles aux boosters fumants vers le ciel. Menaçant des cibles invisibles cachées dans l’espace mais suffisamment proches pour que les défenses au sol puissent les acquérir. Derrière lui, les pilotes de haute voltige serraient les dents pour ne pas rendre les litres d’alcools qu’ils avaient ingurgités dans la soirée. Enchaînant les tonneaux et les boucles, San trouva un espace libre où il put forcer les moteurs dans leurs derniers retranchements. Les hurlements des machines masquèrent le sifflement du vent. Toujours guidé par la Force, il évita périlleusement plusieurs obstacles. Des voyants s’allumèrent dans le cockpit, des bips d’alarme strident tentèrent de le rappeler à l’ordre. Le chevalier poursuivit sur sa lancée.

Plusieurs minutes s’écoulèrent ainsi, forçant ses camarades de combat à s’accrocher à tout ce qu’ils pouvaient. Transpondant les codes d’identification idoines, ils se posèrent en catastrophe sur les airs d’embarquement alors que les contrôles d’altitude de l’air speeder rendaient l’âme dans un concert de crissements abominables. Acquittant toutes les alarmes maintenant inutiles, le Jedi coupa définitivement le contact, il le savait.

- Vous voici arrivé, fit-il laconique. Messieurs dame, à vos chasseurs !
- Rappelle moi de ne jamais monter dans ton taxi lorsque tu te seras reconverti, dit le Bothan sa douce fourrure ébouriffée par l’émotion.

Alors qu’ils posaient pieds à terre, les premières bombes tombaient à la surface de la planète, pilonnant les bâtiments, éventrant les hôtels, écrasant les habitants comme des fourmis, semant la pagaille dans les communications et les voix de circulation.


*******


L’amiral Onoma reculait depuis des heures, il subissait les vagues successives et toujours plus nombreuses des vaisseaux Sith. L’inévitable approchait, et il se demandait comment son destroyer pouvait encore tenir le coup. Un conseiller Jedi se tourna vers lui, qui, placé au centre de la passerelle, coordonnant l’action des troupes de son secteur plus trois autres qui avaient perdu leurs destroyers amiraux.

- Monsieur Onoma ?

Il termina de donner ses ordres, un nouveau repli s’effectuait en bon ordre pour entrer dans les défenses planétaires. Ensuite, ce serait aux défenses au sol de prendre la relève pour laisser la place aux fantassins.

- Je vous écoute Maître Inpe.

Le petit homme à la peau cuivré profondément ridées, aux oreilles pointues à l’horizontale séparées par une crête de fourrure brune qui recouvrait son crâne bombé posé au sommet d’un front disproportionné, s’avança sur ses courtes jambes. D’un geste circulaire de sa main aux trois doigts grossiers, il désigna la baie de transparacier derrière laquelle les combats illuminaient les lunes de Coruscant. Onoma n’était pas dupe de l’apparence chétive de son interlocuteur. Un sabre laser pendait à la ceinture de la robe de bure. Il pouvait témoigner que ce Maître Jedi combattait comme un lion et défaisait des ennemis dix fois plus grand que lui.

- De notre observation minutieuse, déduire nous le pouvons. De trompe l’œil, il s’agit. Beaucoup de ses vaisseaux, de l’esprit du mal ne sont que la création. Des hologrammes manipulés par la puissance de Naga Shadow remplissent les vides entre les véritables vaisseaux qui tirent sur nous et transportent les troupes qui, peut-être, bientôt du pied fouleront le sol de Coruscant.

Onoma ne resta interdit que le temps d’un battement de paupières.

- Ils cachent leurs vrais vaisseaux au milieu d’hologrammes qui désorientent nos tirs. Vous est-il possible de trouver les faux, tous les faux ?
- De temps nous manquons pour mener à bien cette tâche. Mais à proximité des Jedi cela est faisable. Malheureusement nous ne pouvons plus couvrir tout le front, intégrés à la Force, de nombreux Jedi se sont retrouvés. Nous transmettons actuellement le message à d’autres unités et nous procédons au tri ici aussi pour orienter plus efficacement nos attaques. L’illusion, presque parfaite, nous abuse efficacement.
- Merci Maître Inpe cela est très important et mérite réflexion.

Onoma retourna à ses écrans tactiques où les points rouges gagnaient franchement sur les Bleus. Rapidement, les vaisseaux qui embarquaient des Jedi firent la différence. Il redéploya ces derniers et organisa un nouveau repli.

- Nous laisserons nombres de nos chasseurs en arrière, Amiral, remarqua aussitôt le Commandant Trefelon.
- Donnez leur des vecteurs pour sortir des champs de mine. Je suis conscient des pertes que cela nous fera subir. Dès que la majorité de nos vaisseaux aura franchie la ligne, vous activerez les engins dans les secteurs concernés par la manœuvre. Nous devrions obtenir un avantage décisif.
- A vos ordres Amiral, l’humain s’exprima d’un trémolo.

Beaucoup de vaisseaux républicains, endommagés, piégés ne purent suivre le mouvement. Ce déplacement vers des espaces libres permit de disposer les Jedi de façon optimale. S’élançant à leur poursuite les Sith s’engouffrèrent dans le piège. Lorsque Onoma trouva le juste compromis il ordonna.

- Activez les mines !

Un déluge de feu couvrit leurs arrières, les rangs de l’ennemi s’éclaircirent à la suite de nombreuses explosions. Les petits engins, presque indétectables, se précipitaient vers la première masse dans son champ d’action. Petits, très mobiles, il traversaient les blindages pour exploser une fois à l’intérieur. On ne pouvait optimiser leur efficacité qu’à l’occasion de la surprise. Il fallait se trouver très proche d’une grande quantité de ses micros mines pour subir des dégâts. Ils avaient disposés des nuages de ces engins activables à distance. Les petites choses semèrent la mort dans les rangs ennemis.

- Faites ordonner l’assaut, que chacun respecte son vecteur pour virer de bord.
- Oui Amiral.

Dès que ce fut fait, les yeux noirs et globuleux du Mon Calamari brillaient d’une folle lueur plutôt inhabituelle, il s’exclama :

- Faites sonner l’assaut, feu à volonté sur les cibles que désigneront les Jedi. Que les unités qui n’en sont pas pourvues se synchronisent sur les plus proches pour traiter ces objectifs en priorité.

Attaquant en flèche par le centre de ses secteurs, aidé par les défenses planétaires, Onoma guida ses troupes vers un combat salvateur. Ils opérèrent une percée définitive repoussant l’ennemi un peu plus loin au milieu des débris de leurs semblables. Les amiraux qui pouvaient encore tenter la manœuvre, l’imitèrent avec plus ou moins de succès.

Une seule victoire ne permettait pas de gagner toutes les batailles. Sur l’autre face de Coruscant, encore dans l’ombre, les navires Sith larguaient des chapelets de bombes, lançant leurs bombardiers et des milliers de barges d’assaut remplies de troupes. Les seigneurs Sith, accompagnés de leurs redoutables Massassi, envahissaient le joyau galactique.


*******


L’escadron Vengeur, maintenant au complet, s’avançait vers les chasseurs au ventre bombé sous la lame de couteau qui abritait le poste de pilotage. Déployables en vol les nacelles portant les turbolasers collaient les flancs des vaisseaux aux soutes alourdies de missiles et de torpilles à tête creuse. Ayant tous revêtu leur combinaison de vol, ils grimpèrent les échelles pour s’installer et se sangler dans l’étroit poste de pilotage. Tous vérifièrent leurs armements et les niveaux d’énergie pendant que les cockpits se refermaient. D’autres escadrons prenaient les airs.

Les bombardements gagnaient en intensité et se rapprochaient, des flashes lumineux stroboscopiques éclairaient le hangar. Un obus tomba tout au fond, éparpillant le matériel, les hommes, clouant au sol certains des chasseurs de l’escadron Terrible qui occupait un de leur flanc. Ils ressentirent tous un grand vide, avant même de combattre. Les Jedi s’enfoncèrent dans la Force pour reprendre leurs esprits et se préparer au départ.

Des flammes léchaient les soutes à carburants et à missiles, il était temps de déguerpir, le contrôle les y invitait. Dans un balaie bien rodé, les chasseurs roulèrent à la queue leu leu pour sortir du hangar. Poussant les propulseurs, ils s’envolèrent pour prendre leur formation.

- De Vengeur leader, tout le monde à son poste, la voix du Bothan ne laissait transparaître aucun stress.
- Vengeur un dans tes 4 heures.
- Vengeur deux à 8 heures.

La litanie se poursuivie.

- De Vengeur leader, armez les boucliers, tous les senseurs à pleine puissance. Je veux un maximum d’entre vous en stratosphère nous devons intercepter les barges.
- Bien reçu, firent ils tous à l’unisson.

Les trois Jedi de l’escadron s’enfoncèrent dans la Force, se liant les uns aux autres. Tous foncèrent entre les tirs de DCA, les bombes qui pleuvaient drues, les vaisseaux de toutes sortes qui louvoyaient à toutes les altitudes. Le leader transmit la télémétrie des cibles à détruire. Un groupe compact de barges tombait vers la surface dans une zone non couverte par les défenses terrestres. Des chasseurs Sith tournoyaient autour, repoussant les attaques républicaines.

Une poignée de Terribles les rejoignirent se plaçant sur leur avant pour leur ouvrir le chemin. Avec dextérité, les chasseurs foncèrent au dessus de Coruscant, évitant les obstacles au fur et à mesure qu’ils se présentaient, accumulant les figures de style. Des obus fauchèrent quelques uns des leurs avant que les chasseurs Sith ne s’intéressent à eux. L’ennemi, encore hors de portée, commença à les engager, les inondant de tirs de laser imprécis annonçant leurs cibles prioritaires. Les Terribles accélérèrent, utilisant l’allonge supérieure de leurs lasers pour éclaircir les rangs adverses. Ils éclatèrent leur formation pour prendre en chasse les chasseurs Sith.

Se positionnant en pointe, le Chevalier San Pelo fonça au milieu avec les deux autres Jedi des Vengeurs. Ils purent bientôt acquérir leurs premières cibles et faire leurs premiers cartons avec l’aide de la Force. En un triangle parfait, les trois hommes firent des merveilles enchaînant les manœuvres pour capter l’attention des adversaires qui commencèrent à les prendre en chasse.

- Du leader Vengeur, chacun vos ailiers, rompez la formation. Que la Force soit avec vous !

Recevant ses cibles du leader dans son calculateur, Vikky breaka franchement à droite accompagnée comme son ombre par le Twi'lek Trek Leeron, un individu réservé mais d’une fiabilité à toutes épreuves. Malgré le travail de leurs Jedi et des Terribles, un tir de barrage intense les accueillit. Trek élimina deux chasseurs, pendant qu’elle tirait ses premiers missiles sur les barges. L’instant qui suivit les lança dans la confusion du combat rapproché. En enchaînant les boucles et les virages, les Vengeurs se débarrassèrent de nouveaux chasseurs au milieu des explosions. Ses boucliers absorbaient les rayonnements laser sans faiblir mais cela ne durerait pas. A la radio, les ordres brefs et précis suivaient les comptes rendus tout aussi concis d’acquisition, de demande de couverture et d’avarie.

- De Vengeurs Jedi, première passe OK, nous prenons vos arrières.
- De Vengeur leader, huit et onze au tapis. Couverture pour quatre, sept, dix et seize.

Vikky et Trek repartaient déjà à l’assaut des barges qui larguaient tous les leurres possibles pour tromper leurs senseurs et les missiles, augmentant leur vitesse de descente. Au milieu d’un feu nourri les véhicules de transport tentaient de repousser les républicains avec leurs armes d’auto protection, légères mais efficaces. Comme à l’exercice, Vikky lançait ses missiles, alternant les salves lasers sur ses proies, pendant qu’elle déplaçait son chasseur pour éviter les tirs de barrage.

- De Vengeur six, propulseur gauche touché, annonça Trek.
- Décroche, répondit Vikky.
- Je te couvre encore pour cette passe.
- Négatif !

Fidèle, le Twi'lek lui colla au train. Son chasseur fumant soumis à des vibrations incontrôlables, ses ailes laser entièrement sorties rougissant du feu nourri qu’il délivrait. Ils étaient trop engagés pour qu’il fasse demi tour. Croisant les barges, ils semèrent la mort et la désolation. Une explosion au dessus de la jeune pilote la fit s’enfoncer, anéantissant ses boucliers. Trek Leeron tenta une ressource qui l’amena sur la trajectoire d’une barge folle en chute libre accompagnée d’une pluie de métal en fusion. Son chasseur se transforma aussitôt en boule de feu balayant un groupe de vaisseaux Sith.

S’extirpant de la mauvaise passe, Vikky reçut deux coups directs sur son arrière sans protection. Ses commandes de trajectoires la lâchèrent aussitôt. Tentant le tout pour le tout, elle équilibra son chasseur en amorçant une descente vers la surface.

- Vengeur six détruit ! De Vengeur Cinq, trajectoire incontrôlable je vais me crasher.
- Evite le sénat, du Vengeur leader.

L’humaine ne goûta pas la plaisanterie. Passant au raz de son cockpit, le chasseur de San la frôla, détruisant en quelques tirs précis un Sith qui tentait de l’achever.

- A bientôt sur le plancher des Banthas, Vikky, que la Force t’accompagne.
- Fais attention à toi, Vengeur Trois.

Sa voix, chargée d’émotion, se perdit dans les craquements de sa radio qui venait de griller. Freinant sa descente aux répulseurs, la jeune pilote visualisa sa trajectoire pour passer entre deux tours fumantes. Un peu plus loin, les barges survivantes se posaient pour vomir les troupes de l’envahisseur Sith qui gagnait la bataille petit à petit. Les Vengeurs restant se virent attribuer d’autres cibles.


*******


Onoma souriait à la passerelle de son destroyer amiral. Il venait de remporter une sacrée victoire, peu de gens pouvaient déchiffrer les mimiques d’un Mon Calamari hormis les Jedi présents autour de lui. L’espace de plusieurs secteurs ne s’emplissait plus de vaisseaux Sith mais de bouts de ferraille tordus, déchiquetés, encore rougeoyant pour certains. Quelques poches de résistance marquaient encore le pas, mais Onoma redistribuait déjà ses unités. Son vaisseau faisait déjà route vers l’endroit où les combats étaient les plus violents, le débarquement de fantassins ininterrompu. Ses chasseurs survivants rejoignaient les soutes des navires de grande taille pour refaire le plein de carburant, d’armes, réparer les dégâts mineurs, les pilotes de préparant à la prochaine sortie.

Tous les visages de la passerelle, composés d’un grand nombre d’espèces, regardaient vers la planète capitale de la république. Un spectacle effrayant s’offrait à leur vue, qui couvrait une grande gamme du spectre lumineux. Les Jedi percevant même l’invisible de ce qui émanait de cette planète. Environnée de vaisseaux sombres, parsemés de quelques uns plus colorés, Coruscant brillait d’explosions et de décharges d’énergie de la surface à l’espace noir et profond. Certains de ces hommes et femmes qui servaient au péril de leur vie une idéologie de liberté, avaient de la famille, des amis, des possessions sur Coruscant. Maintenant, avec le recul de la distance, tout ne semblait que flammes, dévastation et mort.

- Nous avons récupéré tous les chasseurs présents autour de nous. Nos baies sont presque pleines, la voix venait du contrôle hangars.
- Merci Lieutenant ! Commandant Trefelon, je vous serais gré de bien vouloir mettre le cap vers la face nocturne de Coruscant, en mettant les machines sur le pont bien évidemment.

Onoma donnait des vecteurs au reste de sa flotte qui quittait ses secteurs sur des routes différentes pour s’approcher des zones de combat bien visibles depuis l’espace. Un silence se fit autour de lui, une voix émue le troubla comme un pavé dans une mare.
- Monsieur, regardez.

Le Mon Calamari releva sa tête lisse et oblongue pour fixer ses yeux globuleux au travers du transparacier. La flotte Sith toute entière était traversée par des vagues, comme des ondes qui secouaient leurs vaisseaux. Bientôt, tout le champ de bataille et Coruscant également, se troublèrent à leur vue comme si un rideau d’eau, une chute, venait de s’écouler entre eux. Sans savoir comment, médusés, tous virent de nouveau clair. Les trois quarts des vaisseaux Sith avaient disparu, entièrement, ils n’occupaient tout simplement plus l’espace. Les tirs des vaisseaux républicains, soudain plus nombreux, se redirigèrent vers des cibles réelles. Des Oh ! et des Ah ! s’élevèrent sur la passerelle dans un brouhaha absolue.

- Maître Inpe ! appela l’amiral.

Ce dernier se tourna et approcha du siège de commandement, le teint cireux l’extra humain semblait fatigué, chose rare.

- Avez-vous une explication ?
- Disparue, l’illusion, volatilisée elle l’est. De l’ombre, un objet a disparu soudainement, un maître des ténèbres vient de perdre un avantage évidant. Pourquoi, comment, je ne saurais le dire. Seul le futur, nous l’enseigner, il pourra.
- Bien, je vais profiter de cette faiblesse. Soyez en sûre ! Commandant, pleine puissance et en avant toute.

Le silence revint sur la passerelle. Un rayon d’espoir faisait battre leurs cœurs à l’unisson.


*******


Vikky rouvrit les yeux, très doucement. Un marteau s’abattait à chaque secondes entre ses tempes. Les lueurs, vives, des incendies, marbraient son environnement de couleurs fauves et mobiles. Les bruits de la bataille saturaient ses nerfs auditifs, tirs de blaster, cris inhumains, explosions, chuchotement des flammes partout autour d’elle. Tentant de se redresser, la jeune femme étouffa un hurlement de douleur. Ses côtes, cassés pour le moins, pulsaient de souffrances. Sa jambe gauche, brisée, ne lui permettrait pas de se mouvoir normalement. De multiples entailles lacéraient sa combinaison de vol laissant apparaître sa peau laiteuse salie et ensanglantée par endroits. La pilote se concentra pour oublier la douleur pendant qu’elle se débarrassait de son casque à la visière cassée. Ses cheveux blonds, tressés, tombèrent dans son dos, protégés par le casque.

Elle toussa, maîtrisant la douleur qui lui coupait la respiration. S’appuyant sur un de ses bras, Vikky regarda autour d’elle. L’amas informe de son chasseur fumait à quelques mètres, bien contente d’avoir été éjectée par l’impact. Son regard remonta l’avenue où elle s’était posée en catastrophe. Crashée serait plus juste.

A gauche, des Sith avaient débarqué non loin. Pris entre deux feux, les seigneurs organisaient leur repli pour pouvoir lancer leurs guerriers Massassi. Dans un bel ensemble, ils remontèrent l’avenue pour s’abriter au coin d’un immeuble des tirs de blaster. De l’autre côté, une escouade de républicains arrivaient en renforts, prêts à en découdre. Une violente explosion fit trembler le quartier, des morceaux de plastacier s’écrasèrent autour d’elle, l’épargnant de peu.

Deux choses venaient de se produire simultanément. Détruisant une grande partie de l’avenue loin sur la gauche, un obus avait fauché les républicains qui tenaient en respect les Sith. Une barge de débarquement dépassait d’un immeuble à droite, vomissant des guerriers choqués mais gonflés à bloc pour affronter les troupes républicaines soufflées par le choc. Les seigneurs Sith levèrent leurs épées vers le ciel qui s’auréolèrent de lueurs colorées avant de lancer l’appel de la guerre.

Vikky blêmie. Sa position n’était pour le moins pas enviable. Dégainant son blaster elle en vérifia l’intégrité et la charge, heureusement au maximum. La charge des Massassi ébranla la cité. Dans un cri de rage et au milieu des traits de blaster qui les fauchaient ils se jetèrent sur les soldats tentant de s’abriter. Armés de leur seul corps, les créatures rouges n’arrivèrent qu’en petit nombre au corps à corps mais firent un massacre à coup de dents et de griffes. De chaque côtés le combat s’intensifia, les officiers combattaient à la vibrolame. Elle ne voulait pas attirer l’attention mais sa conscience se disputait le droit de faire quelques tirs de couverture. Les seigneurs Sith se précipitèrent au combat pendant que les guerriers détournaient les rayons mortels.

Ceux de gauche se débarrassèrent rapidement des derniers républicains en embuscade. Réunissant leurs guerriers survivants, les seigneurs Sith repartirent à la charge vers la zone de combat de droite. Ils ne manquèrent pas de l’apercevoir, l’un d’entre eux prit quelques guerriers pour lui régler son sort. Faisant feu, elle réalisa bien vite que son angle n’était pas le bon. Négligeant la douleur, Vikky se traîna un peu plus loin. Ajustant ses tirs avec précision, elle ralentit la progression de l’ennemi.

Hurlant en passage bas, un chasseur de la république lacera le permabéton du sol à coup de lasers surpuissants. Les troupes Sith volèrent en tous sens, d’un seul coup d’œil elle reconnut le vaisseau de son amant de Jedi. Lui seul pouvait se permettre une telle manœuvre. Décontenancés, les guerriers se couchèrent au sol, presque terrorisés, donnant un répit enviable aux républicains qui reprirent l’avantage. Vikky en profita pour en abattre quelques uns.

D’un bon incroyable, effectuant une pirouette dans les airs pour éviter ses tirs de blaster, un seigneur Sith, maintenant seul, se mit à couvert derrière un amas de plastacier tordu. Seule son épée aux reflets rouge sang dépassait. Tentant le tout pour le tout, visant avec précision le plus bas possible Vikky fit feu. Presque instantanément elle se tourna pour éviter son rayon qui noirci le sol juste à côté d’elle.

- Mauvaise idée, rugit une voix d’autre tombe.

Le seigneur Sith se redressa, il dévia deux tirs rapprochés un haut et l’autre bas. Vikky trembla. Vêtu d’une cape noire, son visage souriant bariolé de complexes figures rouges et ses petites cornes blanches aiguisées, il marcha d’un pas détendu vers sa position.

- Je ne pensais pas trouver un aussi bon guerrier ici, se sera un honneur que de t’ôter ton existence de souffrance.
- Il y en a de meilleurs dans nos rangs, mais je ne partirais pas sans avoir combattu.
- Je n’en attends pas moins, mais ta situation ne semble pas des plus fameuse face à moi. Quelque soit la qualité de tes tirs, tu ne pourras pas me toucher et ils pourraient être ta fin.
- C’est ce que l’on verra.

Vikky brandit fièrement son arme vers l’individu qui approchait, attendant le bon moment. Celui-ci se présenta bien plus vite qu’elle ne l’attendait. Le regard de son agresseur se perdit soudain dans les limbes, ses traits se contractèrent de dépit. Elle fit feu à répétition décalant régulièrement ses angles de tir.


*******


Après sa passe laser, le chevalier Pelo fit une grande boucle. Repérant une rue plus ou moins libre, il s’y posa. S’extirpant de son cockpit, San donna sa position à son leader. Plongeant dans son allier la Force, il ressentait la présence des seigneurs qui avaient envahit les rues de Coruscant, mais ils ne l’intéressaient pas. Un individu qu’il savait devoir protéger se trouvait non loin. L’un de ses frères d’arme, en difficulté attendait de l’aide au plus vite.

Le manche de son sabre laser en main, San atterrit souplement au pied de son chasseur commençant presque aussitôt à courir. Ouvert à la force, il se dirigea dans les décombres des immeubles et des vaisseaux écrasés, louvoyant entre les cadavres par endroits nombreux. Civils, militaires de toutes les races, Massassi, et même des seigneurs Sith, les distinctions n’existaient plus dans la mort.

Bondissant par dessus une barricade de gravats, San touchait au but. Un seigneur Sith habillé de noir roulait au sol sous une pluie de tirs de blaster. A l’abri d’un mur effondré, il se redressa de toute sa taille.

- Il semble que tu aies reçu une aide providentielle.

Vikky restait en arrêt devant l’apparition au bout de la rue.

- Attaque toi donc à une proie à ta hauteur, serviteur de l’ombre, fit San sans sourire.
- Tu penses faire le poids Jedi ? Deux pour un, j’aime les comptes bien fait !

Pour toute réponse, le chevalier déploya son sabre laser d’une couleur bleue d’eau, profonde, et sifflante comme une fontaine. Sa seigneurie Sith se mit en garde avant d’attaquer, sûr de son entraînement et de sa dextérité au combat.

Pour la première fois, San affrontait un seigneur Sith. Il fut surpris pas la lourdeur des coups de l’épée imprégnée même après en avoir discuté avec des Maîtres qui en avaient rencontré. Appliquant les règles de combat qu’on lui avait enseignés, le chevalier avec délicatesse supporta les assauts ravageurs de son ennemi. Celui-ci se déplaçait par bonds, entrant délibérément dans la garde du Jedi qui reculait en se coulant dans la force. Des morceaux d’acier jaillirent par télékinésie sur sa droite. D’un mouvement, il les esquiva mais une barre de fer le percuta dans la poitrine. Le souffle coupé, surpris, il se rétablit. Le Sith chargea, d’un geste de sa main libre le chevalier le repoussa d’une onde de force.

- Je ne me suis pas présenté. Je suis le chevalier Jedi San Pelo, Corellien.

L’autre s’arrêta, San gagnait quelques précieuses secondes pour raffermir sa concentration.

- Seigneur Sombre Raha Fredin de pure lignée.

Les deux individus que tout opposait, se remirent à se tourner autour. Du coin de l’œil, San vit Vikky lever son arme. En une fraction de seconde, il se jeta sur le Sith, son sabre exécutant un mouvement simple de haut en bas. Au moment où celui-ci paraît l’attaque Jedi, un coup blaster l’atteignit à l’épaule. Un revers de sa lame renvoya le rayon suivant qui manqua de décapiter la jeune pilote. Le sabre laser remonta vivement vers le haut. D’un saut périlleux arrière, Raha s’éloigna, roulant sur le sol. Une plaque de métal lui tomba dessus, aidée par la Force. Le Sith la repoussa de sa volonté malgré les efforts écrasant de Pelo.

- Maudits républicains !

Se redressant, il tendit une main vers le chevalier Jedi qui sentit son souffle lui manquer. Son épée dans la main gauche, l’épaule opposée noircie par le rayon d’énergie, le Sith avança vers Pelo d’un pas hésitant le torse brûlé par le coup de sabre. Etouffé, San se plongea plus profondément dans la Force pour repousser l’étau qui l’enserrait à le broyer. Un nuage de noirceur s’abattit sur son esprit.

Vikky se remettait de ses émotions, ses magnifiques cheveux blonds avaient fondu dans une odeur d’ozone très marquée, une partie de son visage brûlé superficiellement. Une lumière blanche très intense illumina la scène du combat de titans. Elle leva les yeux, une boule de feu les surplombait. Plusieurs vaisseaux, au moins des destroyers, explosaient en entrant dans l’atmosphère de Coruscant. Une vibration lui fit claquer des dents à les briser avant qu’un bruit assourdissant la fasse défaillir.

La pression s’allégea soudain, reprenant sa respiration San vit le seigneur sombre non loin de lui regarder vers le ciel où une boule de feu s’éteignait. Un énorme morceau de vaisseau vint se planter comme une flèche dans le cœur de la libre république, à plusieurs blocs de là. San s’entoura de Force en un dernier réflexe avant que le souffle de l’explosion ne les bombarde d’une pluie de plastacier et de débris. Le Sith s’envola en l’air, lacéré d’éclats. Presque sourd, San profita du calme après la tempête pour se relever, toussotant dans les poussières en suspension autour de lui.

La présence des Sith dans la proche banlieue de Coruscant s’allégeait. Se mettant à quatre pattes, il se traîna jusqu’à Vikky, son frère d’arme, blessée mais vivante. Des fragments s’étaient abattus partout autour d’elle, l’épargnant. Sa prière dans la Force n’avait pas été vaine. Il la saisit délicatement dans ses bras et avec l’aide de la Force lui donna quelque réconfort, la berçant comme un enfant tant aimé et tombé de nid.

Douées d’une énergie louable, les paupières de la jeune femme battirent sur ses yeux intensément bleus qui verraient bientôt le monde dévasté. Les combats se poursuivant voyaient vaincre les défenseurs de la liberté.

- Tu es vivant ? demanda-t-elle.
- Grâce à toi. Et cette bataille se terminera bientôt. Ne bouge pas je vais m’occuper de soulager les douleurs de ton corps en attendant que des secours arrivent.
- Mon chasseur est détruit !
- Je me demande qui vous a appris à vous poser ainsi lieutenant Kirioch, plaisanta-t-il au milieu des décombres et des morts.

Une main féminine se posa, tremblante et hésitante sur sa joue. Vikky attira le chevalier de son cœur vers elle pour partager le premier baiser d’une nouvelle ère.

FIN


En espérant que vous ayez fait bonne lecture.

Pour DW est ce que je suprime les post réservés lorsque je croyais ne pas arriver au bout dans les temps?
Modifié en dernier par AJ Crime le Mer 12 Sep 2007 - 22:32, modifié 4 fois.
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Messagepar Darth Vile » Mer 12 Sep 2007 - 16:27   Sujet: 

Vu le contenu de ton message, si je comprends bien, on peut effacer tes messages reservés sur la page précédente ? :D
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Messagepar AJ Crime » Mer 12 Sep 2007 - 16:36   Sujet: 

Tu as lu avant que je finisse ma rééedition je pose la question à la fin en effet.
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Messagepar Darth Vile » Mer 12 Sep 2007 - 16:41   Sujet: 

Et voila, magie de la modération, les posts ne sont plus là.
Disparition ! *Pshh* Gerard Majax ! :D
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Messagepar Kalax Undrogan » Mer 12 Sep 2007 - 17:56   Sujet: 

Espèce de Franck Dubosceur ! :D
Moi j'crois pas aux vampires, et j'y croirais jamais, mais j'crois ce que mes yeux voient, et mes yeux c'qu'ils ont vus, c'était des vampires !
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Messagepar Notsil » Mer 12 Sep 2007 - 17:57   Sujet: 

Ah super chouette j'adore quand ça finit bien ! ^^ Et en plus ya une histoire d'amour youpi ^^

Il y a quelques petites fautes qui trainent (arf toujours dur de s'en débarrasser ^^), j'ai noté les plus notables :

Pivotant d’un quart de tour sur ses talons, la jeune femme enfila des scandales à lanières roses aux aiguilles effilées

Je suppose qu'il s'agit de sandales ?

le seigneur Sith Naga Shadow rassemblait et organisait ses attaques, témoignaient d’une recrue d’essence d’activité.

Si ma mémoire est bonne on dit recrudescence.

trajectoire incontrôlable je vais me cracher.

Manque un ptit S ici pour faire crasher.

C'est bien parce que tu décris beaucoup les lieux et personnages et on peut bien se les représenter du coup ^^ Bravo ^^
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Messagepar Den » Mer 12 Sep 2007 - 20:11   Sujet: 

Et bien, ce recueil promet d'être géant! Que de bons réçit que voilà!
AJ crime, Une belle histoire d'amour sur font de guerre, ça fait toujours plaisir à lire et puis, comme l'a souligné Notsil, l'histoire se termine bien :D
Je n'ai éprouvé aucune difficulté à m'imaginer les personnages et les lieux tellement tes descriptions étaient enhivrantes! Un des gros points fort de ton histoire!
Et puis l'ambiance est vraiment très bien retranscrite! Du grand art donc!
:lol:
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Messagepar Titi77 » Mer 12 Sep 2007 - 21:48   Sujet: 

Salut AJ !
J'ai bien aimé ton histoire pour les combats de chasseurs très biens retranscrits et la bataille spatiale dirigée par Onoma qui en jette un max. Du vocabulaire assez spécialisé aussi, on dirait :)
Par rapport à Notsil, vos histoires se complètent je pense. Les sentiments entre Vikky et San sont bien rendus ainsi que leur complicité.
Sinon, d'autres coquilles non relevées :
à la fin,
e premier baiser d’une nouvelle aire.
-> une nouvelle ère je crois ;)
au début,
, surgissant de l’hyperespace dans l’espace de Coruscant
-> répétition, pourquoi pas surgissant de l'hyperespace autour de Coruscant ou aux abords de Coruscant ?
Leur chemin raisonnait des tambours
-> résonnait
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Messagepar AJ Crime » Mer 12 Sep 2007 - 22:41   Sujet: 

Merci à tous pour vos critiques, conseils, corrections. Ils ont été bien pris en compte.

C'était un bon galop d'essais pour les scènes de bataille qui ne tarderont pas à venir dans le Premier Jedi. Il fallait bien que j'en fasse quelque part.

Pour ceux qui aiment, j'adore faire du descriptif pour vous faire partager ma vision des scènes. J'ai eu versé dans l'excès, visiblement ça doit être corrigé ou à peu près.

Par contre, en écrivant, je m’imaginais recevoir des réactions à propos du maître Inpe, visiblement il ne vous a pas marqué autant que je le pensais. Pourquoi ? Telle est la question.

N'hésitez pas à faire d'autres remarques, il y en a toujours besoin pour aller vers la perfection.... Sans jamais l'atteindre! :cry:
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Messagepar Notsil » Mer 12 Sep 2007 - 22:57   Sujet: 

Si, Inpe m'a fait pensé à Yoda ^^ Je suppose qu'il est de la même espèce ? ^^
Mais il était plus en retrait, je dirais 4eme position avec le couple et Onoma ^^
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Messagepar Titi77 » Mer 12 Sep 2007 - 22:59   Sujet: 

Ah, pour maître Inpe, j'ai l'habitude de croiser Maître Vandar dans les KoTOR, même si dans le premier jeu il parle normalement avec un doublage sympa en vf tandis que dans le 2 il parle à la yoda avec un doubleur qui veut imiter yoda. Forcément, ça passe pas.
Bref, en fait on a l'habitude de les voir ces pt'its verts :D
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Messagepar Django » Jeu 13 Sep 2007 - 0:44   Sujet: 

Salut AJ,

Ca y est, j'ai lu ton histoire. Elle est excélente. Les descriptions des lieux, des batailles et le comportement des personnages sont formidables.

Pour ce qui est da Maître Inpe, effectivement, il me fait penser à Maître Yoda. Sont-il de la même espèce?

J'ai aimé. Continue sur ta lancée et met nous d'autre histoire de cet acabit sans oublier "Le premier Jedi"

@ plus
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Messagepar Den » Jeu 13 Sep 2007 - 9:16   Sujet: 

Pour Maître Inpe, j'avoue avoir immédiatement pensé à Yoda cependant, il m'a moins marqué que le joli petit couple de l'histoire :oops:
Titi a écrit:tandis que dans le 2 il parle à la yoda avec un doubleur qui veut imiter yoda. Forcément, ça passe pas.
:lol:
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Messagepar AJ Crime » Jeu 13 Sep 2007 - 10:11   Sujet: 

En effet Inpe est de la même espèce que Yoda, inconnue d'après mes sources et peu nombreux mais toujours présent au fils de Starwars. Je tenterais de faire d'autres nouvelles, plus courtes, pour le recueil tout en revenant au Premier Jedi. En trois semaines je devrais pouvoir consacrer du temps à tous mes projets d'écriture qui commencent à être un peu trop nombreux (surtout au goût de ma femme).

La vie de couple des Jedi n'est pourtant pas leur tasse de thé, il n'en reste pas moins des êtres vivants avec leurs besoins, leurs doutes et leurs sentiments. Comment ne pas les agrémenter de sentiments forts ? Comme le dit toujours mon père, l'amour c'est fort, mais l'envie de ch... c'est encore plus fort.
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Messagepar Den » Jeu 13 Sep 2007 - 10:19   Sujet: 

AJ a écrit:(surtout au goût de ma femme).
Comme je te comprends^^
La vie de couple des Jedi n'est pourtant pas leur tasse de thé, il n'en reste pas moins des êtres vivants avec leurs besoins, leurs doutes et leurs sentiments. Comment ne pas les agrémenter de sentiments forts ?
tout à fait d'accord avec toi.
Comme le dit toujours mon père, l'amour c'est fort, mais l'envie de ch... c'est encore plus fort.
Un grand philosophe :lol: lool

En tout cas, vivement que tu nous postes tes autres oeuvres ainsi que la suitre du Premier Jedi :D
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Messagepar Minos » Jeu 13 Sep 2007 - 11:47   Sujet: 

Rhalala, on prend vite du retard en lecture, dans le coin !

> Gonau : excellent début, qui nous tient bien en haleine en attendant la suite. N'hésite pas à aérer ton texte, c'est un peu bloc/pavé par moments.

> Notsil : très belle histoire, avec une bonne description psychologique du perso. Rien de tel que de tuer le héros pour le rendre encore plus attachant !

> AJ Crime : chouette description de la bataille au sol, et jolies scènes d'action en général. Un essai prometteur pour la suite ! Reste encore quelques fautes d'ortho et dans le style. Ah oui, vers le début tu parles d'un Twi'lek et de ses deux paires de lekkus : nan, ils ont une paire de lekkus.
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Messagepar AJ Crime » Jeu 13 Sep 2007 - 12:13   Sujet: 

Nan nan nan,

Je me suis renseigné, si la plupard en ont deux (lekkus) certains peuvent en avoir plus que ça. J'aime bien les trucs extrèmes... :ange:
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Messagepar Darkwilliam » Jeu 13 Sep 2007 - 12:18   Sujet: 

Au passage, c'est aujourd'hui que nous passons à la deuxième période de ce recueil: c'est à dire à la bataille de Coruscant opposant la République aux Séparatistes! 8)

Ce qui n'empêche personne de continuer à donner son avis sur les nouvelles déjà postées bien entendu... :wink:
Modifié en dernier par Darkwilliam le Jeu 13 Sep 2007 - 12:32, modifié 1 fois.
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
Merlin: Oh putain il est fort ce con!
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Messagepar Minos » Jeu 13 Sep 2007 - 12:27   Sujet: 

AJ Crime a écrit:Nan nan nan,

Je me suis renseigné, si la plupard en ont deux (lekkus) certains peuvent en avoir plus que ça. J'aime bien les trucs extrèmes... :ange:

Tiens donc ? Je savais pas, au temps pour moi... :wink:
Darkwilliam a écrit:Au passage, c'est aujourd'hui que nous passons à la deuxième période de ce recueil: c'est à dire à la bataille de Coruscan opposant la République aux Séparatistes!

Déjà ? :shock: Vite, il me faut une idée ! :cry:
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Messagepar Darkwilliam » Jeu 13 Sep 2007 - 12:32   Sujet: 

Et oui, ça fait déjà 3 semaines que le recueil a été lancé! :D
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
Merlin: Oh putain il est fort ce con!
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Messagepar AJ Crime » Jeu 13 Sep 2007 - 13:01   Sujet: 

Pour minos, un petit lien:

http://www.anakinworld.com/espece-twi-lek.html

deuxième paragraphe.


Bon nous voilà dans une nouvelle ère. Je vais pêcher des renseignements pour tenter de trouver un peu d'inspiration.

Il est épuisant ce trek, si ça dure trois mois je vais finir sur les genoux. :P
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Messagepar Gonau Wocou » Lun 17 Sep 2007 - 17:59   Sujet: 

Bon, voilà le deuxième chapitre de la première partie de mon histoire, qui j'espères va vous plaire. Bonne lecture!


Chapitre 2. « La force noire ».

Lorsque je me réveillais, je n’ouvris pas tout de suite les yeux. Après plusieurs heures passées dans l’inconscience, mon cerveau avait tenté de voir ce dont j’étais encore capable, mais je me sentais courbaturé et faible. J’ouvris alors les yeux et constatai que je n’étais pas dans ma chambre mais dans une salle qui m’était inconnue jusqu’alors. Elle était décorée avec de superbes meubles en bois datant de plusieurs siècles au moins. Ils ne semblaient pas qu’ils provenaient de Coruscant, mais plutôt d’une planète éloignée du Noyau. Au dessus du lit qui en lui-même n’avait rien d’extraordinaire, si ce n’était qu’il était sculpté dans le même bois que les meubles, était accroché un tableau représentant les fondateurs de la République, 20 000 années avant. Le sol était recouvert par une moquette de couleur rouge, me rappelant ma jeunesse, dans la grande maison de mes aïeux. Je me retrouvai 13 ans en arrière, pour mes 10 ans, dans le grand salon, avec toute ma famille chantant à tue-tête, de manières plus ou moins justes, un retentissant « Joyeux Anniversaire » qui résonnait encore à mes oreilles. La caresse de ma mère dans mes cheveux, l’odeur de son parfum, la main vigoureuse de mon père m’ébouriffant, tout cela réussit à me faire pleurer.

J’étais assis contre la tête du lit lorsque quelqu’un frappa à la porte. Je me redressais pour voir qui venait me rendre visite. Alors, à ma grande stupeur, le Togruta qui m’avait sauvé et assommé dans les Bas-fonds se découvrit à moi. Il entra en me lançant un grand sourire, amical et chaleureux, et vint poser un plateau de garni de nourriture sur mon lit. Je me levai et me précipitai vers lui, et, comme si j’avais fait cela toute ma vie, je lui donnais un magistral coup de poing en pleine figure. Cependant, je ne réussis pas à le toucher, et mon poing alla directement percuter le mur. Il me regarda avec un air hautain avant de s’exclamer :
« - Vous êtes si prévisible, vous les Humains… Mangez, Eliril, une grande journée vous attends. » Le Togruta se retourna alors, arborant un sourire, avant de sortir de ma chambre. J’entendis vaguement une carte passer dans le système électronique de la serrure, avant d’entendre des pas dévaler un escalier. Je m’approchais alors du plateau, regardant ce que l’on m’avait apporté. Cela ressemblait à un petit-déjeuner, ce qui me laissait penser que j’avais « dormi » toute la nuit. Ou peut-être une semaine… Je réalisais alors que j’avais peut-être raté les examens, et je me tétanisai alors, avant de m’asseoir, las, sur le bord du lit. Je me tenais, démoralisé, tandis que j’ingurgitais la première bouchée de mon « petit-déjeuner ». Alors que j’allai continuer cet étrange plat, je me sentis subitement mieux. Mes jambes et mes bras ma paraissaient comme allégés, et je me sentis en forme. Je finis rapidement mon bol, et, alors que j’avalai la dernière bouchée, un bruit de serrure s’ouvrant se fit entendre, et la porte s’ouvrit sans un bruit. Sous l’encadrement de la porte se tenait une jeune femme, blonde, grande et belle. Elle avait, il faut bien le dire, des formes généreuses et un regard électrisant. Ses lèvres étaient fines comme son visage était beau. Elle portait une robe bleu marine mettant en valeur ses yeux. Je sentis le sang me monter aux joues alors que l’inconnue franchissait le seuil de la chambre. Je me levai et elle plongea son regard dans le mien. Je me sentis comme transporté, emmené ailleurs en regardant ce regard d’un bleu si profond. Un bleu azur et métallique à la fois. Un regard unique que jamais je ne pourrais oublier. La femme m’invita à me lever et elle me fit sortir de la pièce :
« - Venez, Meneg Aeon, le Maître veut vous voir.
- Qui… Qui êtes vous et qui est-il ? » Elle ne me répondit pas, se contenant d’un sourire.

Je découvrais alors le reste du bâtiment. Au sol, la même moquette que dans ma chambre semblait tapisser toute la maison. Les murs étaient crépis dans une couleur orangée, tel un soleil en fin de journée. Devant moi, les cheveux de ma guide volaient dans tous les sens. J’étais sous le charme, comme hypnotisé, et je me doutais que jamais je ne pourrais sortir de cet envoûtement. Je tentais de me concentrer et, après avoir constaté que ma guide s’était arrêté, je me retrouvais devant une porte. Elle était simple, anonyme, mais le blason sculpté au-dessus d’elle était impressionnant et dessus était écrit en basique: « La force noire rétablira la vérité. ». Alors que je me demandai ce que signifiait cette phrase, la jeune femme ouvrit la porte, me faisant entrer dans une pièce entièrement décorée en rouge. Un rouge sang, un rouge à la fois unique, beau et inquiétant. Dans un coin de la pièce, un feu mourrait, avec ses braises rougeoyantes. Derrière un bureau massif, se trouvait un siège en cuir marron. Il était du côté du mur, et l’on ne pouvait voir qu’une capuche en dépasser. Ne sachant trop que faire, j’avançais d’un pas ou deux pour me trouver totalement dans la pièce. Je fus rapidement imité par la jeune femme et, dès qu’elle dépassa la porte, la personne qui se trouvait dans le fauteuil leva une main squelettique et au même moment, la porte se ferma dans un grincement sinistre. Le siège tourna alors sur lui-même, sans un bruit, avant de s’arrêter pile en face de moi. Assis dedans, se trouvait une ombre massive qui semblait inerte. Cependant, alors que je dirigeai mon regard là où aurait dû se trouver la tête, je me sentis bizarre. Comme si quelqu’un voyait à l’intérieur de moi, et explorait ma tête. Des moments de ma vie que j’aurais aimé oublier à jamais remontèrent à la surface et je fus l’espace d’un instant déconnecté du monde. Lorsque je repris conscience, j’étais par terre dans la salle rouge, la tête entre les mains. Il avait dû s’écouler seulement quelques secondes, mais cela m’avait semblé des heures. La jeune femme se tenait accroupie près de moi et elle semblait chercher mon pouls. Lorsqu’elle vit que j’avais ouvert les yeux, elle se releva avant d’aller se poster près de la porte. Alors que je me relevais, une voix grave retentit. Elle venait du fauteuil. Je regardai le siège et sentit mon pouls augmenter à mesure que l’homme débitait des paroles incompréhensibles. Une langue morte, sûrement. Cependant, la jeune femme lui répondit, apparemment dans la même langue. Tandis que se déroulait cette étrange scène, j’avais l’étrange impression que quelque chose de grave était en train de se dérouler ailleurs. Sûrement la faute à cette voix grave, triste et sévère, qui semblait chanter comme une complainte pour une personne disparue. A cet instant, il pleuvait sur Coruscant…

* « Il » se tient accroupi, seul dans un coin du couloir sombre. « Il » tremble, « Il » a froid. Dehors, il y a un orage. La pluie vient terminer sa course contre les fenêtres. « Il » lève la tête pour pouvoir voir ce qu’il se passe à l’extérieur. Plusieurs étages plus bas, une masse noire tente d’enfoncer la porte de l’immeuble. Le son sourd du bélier retentit à travers le bâtiment jusqu’à atteindre ses oreilles. « Il » frémit. La porte vient de craquer. En bas des cris résonnent.
« -Vous, là… Montez avec Ned, moi, je vais voir au sous-sol. Faites gaffe, le patron a dit qu’il était dangereux. N’hésitez pas à l’abattre. »
« Il » se relève, aux abois, et se précipite vers une porte. Ned l’a entendu. Il monte, doucement, marche par marche, tentant de faire le moins de bruit possible. Il sort son arme et signale à son camarade que la voie est libre. Ils montent et arrive dans le couloir. Ned regarde à gauche, puis à droite et avance, à tâtons. Son collègue part sur la droite, tandis qu’il part sur la gauche. « Il » voit tout ça. « Il » sait qu’il est traqué. Un bruit, quasiment inaudible retentit dans le dos de Ned. Il se retourne, inquiet :
« - Tryan, c’est toi ? Ca… ça va ? Tryan ? »
Ned à un rire inquiet, mais sa mission est de « le » retrouver. Coûte que coûte. Bryan connaît les risques du métier. C’est un bleu mais il sait se débrouiller. Un bruit de métal se fait entendre au-dessus de lui. Il lève sa torche, mais ne voit qu’un mur et des tuyaux rouillés. Il continue à avancer et arrive à la porte qu’« Il » avait prit quelques instants plus tôt. Il l’ouvre doucement, mais elle grince, lentement, comme pour jouer avec ses nerfs. Il serre les dents et entre dans la pièce. Elle est vide, mais la fenêtre n’est plus là. La salle est donc battue par les vents et par la pluie. La pièce est trempée, mais à part ça, rien de bizarre. Ned dirige sa lampe vers le sol et trouve une flaque différente des autres. Il s’en approche et s’accroupit à côté. Alors qu’il tente d’analyser le contenu de la flaque, quelque chose tombe sur son coup. Il se lève d’un bond et dirige sa lampe vers le plafond. Là, il pousse un cri d’effroi en voyant le corps mutilé de Tryan. Le bleu est empalé au plafond, et une longue traînée de sang part de sa tête pour arriver près de ce qu’il reste de la fenêtre. Il s’en approche mais entend un bruit derrière lui. Il se retourne, mais il est trop tard. Sa lampe n’illumine rien, mais quelque chose attire son attention. Quelque chose brille dans un coin. Il la dirige vers là, mais ne voit rien. Il se retourne et regarde dehors. De fines gouttelettes d’eau viennent s’écraser sur son visage. Le vent vient faire voler ses cheveux. Cependant, il n’entend pas le bruit sourd de quelqu’un qui atterrit derrière lui. Il commence à siffloter un air que lui chantait sa mère pour le rassurer, mais il ne terminera jamais le premier couplet. Il se sent poussé par une force invisible, une force noire, obscure. Il crie de toutes ses forces alors que le sol se rapproche de lui à grande vitesse, mais personne ne l’entend. « Il » a encore frappé.*

Le silence était revenu dans la pièce rouge. Comme si quelqu’un avait frappé, tout s’était tu d’une façon subite. La femme reprit la parole, mais elle s’exprima en basique cette fois :
« -Voici celui que vous cherchiez Maître. Dit elle d’une voix légère, belle et envoûtante.
- Merci Khalen. Lui répondit la voix froide de mon « hôte ». »
La jeune femme s’inclina alors et partit de la salle, refermant la porte derrière elle. L’homme se leva de son siège et rabattit son capuchon, me laissant voir son visage. Il avait les mêmes yeux bleus que la belle jeune femme qui m’avait conduit ici. Elle devait être sa fille, son épouse, ou peut-être son amante. Je me demandais pourquoi un type qui avait les moyens pour se payer un tel logis habitait dans les bas-fonds de Coruscant. L’homme au regard d’acier s’approcha et tourna longtemps autour de moi, pour m’observer sous toutes les coutures. Il s’arrêta en face de mon visage avant de prendre la parole.
« -Ma fille et moi avons oubliés toutes les règles de l’hospitalité. Permettez moi de me présenter : Je suis le comte Kruh, et ma fille s’appelle Khalen.
- Je…
- Je sais ce que vous allez dire « Je suis honoré, qu’est ce que je fais là… » Et le reste. Mais sachez que je ne vous dirait rien tant que votre rôle ne sera pas précisément défini. Je pense que ce n’est qu’une question d’heure, aussi je vous serais gré de rester dans votre chambre jusqu’à ce que je vous demande. »
Au moment où il tournait les talons, le comte s’exclama :
« -Ah oui, j’ai failli oublier l’objet de votre visite ! » Il alla fouiller dans les tiroirs de son bureau, avant d’en sortir un petit paquet, qu’il me tendit. Je le pris avec les deux mains avant de lui lancer, interloqué :
« - Qu’est ce que ç’est ? »
L’homme se contenta de sourire avant d’ouvrir la porte de la même manière qu’il l’avait fermée la première fois. Je sortis en m’inclina et fut reconduit par Khalen dans ma chambre. Elle sortit sans un bruit, me laissant aux prises avec le mystérieux paquet.
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Messagepar Django » Lun 17 Sep 2007 - 22:15   Sujet: 

Salut Gonau,

Chapitre 2 lu.

Les descriptions sont trés bien faites. Les personnages sont bien cernés. Voila une trés belle blonde, que va-t-elle faire dans les prochains chapitres? Sera-t-elle une formatrice dans tous les sens du terme de notre "Eliril"?

A la fin tu écris : "Je sortis en m’inclina et fut reconduit par Khalen.....", il vaudrait mieux ecrire : " Je sortis en m'inclinant......."

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Messagepar AJ Crime » Lun 17 Sep 2007 - 22:25   Sujet: 

Bien bien bien,

étrange, mais au moins ça tient en haleine, vivement la suite. Avec un petit résumé pour se remettre dans le bain avant la lecture peut-être?
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Messagepar Minos » Mar 18 Sep 2007 - 8:00   Sujet: 

Hé, hé, nous voilà plongés en plein mystère, avec une histoire bien intrigante. La chute a intérêt à être à la hauteur ! :D

Gonau Wocou a écrit:Je me levai et elle plongea son regard dans le mien. Je me sentis comme transporté, emmené ailleurs en regardant ce regard d’un bleu si profond. Un bleu azur et métallique à la fois. Un regard unique...

Dans ce passage, y'a quand même un mot qui revient un peu trop souvent, je trouve :D
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Messagepar Den » Mar 18 Sep 2007 - 9:15   Sujet: 

Une suite pleine de mystère! On se demande où tu vas nous mener dans cette histoire! C'est un pur plaisir de te lire! Continue comme ça! :lol:
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Messagepar Django » Ven 28 Sep 2007 - 23:30   Sujet: 

Les auteurs seraient-ils en panne d'inspiration. :sournois: :wink:

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Messagepar AJ Crime » Sam 29 Sep 2007 - 10:04   Sujet: 

De mon côté pas d'inspiration sur la guerre des clones et un manque de temps flagrant de toute façon. Si j'avais pondu quelque chose (je n'ai pas réussi à trouver ce que je voulais) ben j'aurais pas eu le temps d'écrire autre chose, ni Heilénia, ni le premier Jedi. Malheureusement je ne donnerais rien pour la guerre des clones. Peut-être la prochaine.
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Messagepar Titi77 » Sam 29 Sep 2007 - 10:16   Sujet: 

Perso, ce n'est pas tant par manque d'idées que parce que je préfère me concentrer sur les deux dernières périodes et sur une tentative de sauvetage d'un certain flop ;)
"And gradually their bittersweet laughter floated from the wooden table [...], up, ever up into stars too numerous to count [...], vectoring out across space and time, as if destined to be heard in galaxies far, far away..."
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Messagepar AJ Crime » Sam 29 Sep 2007 - 10:26   Sujet: 

En effet, Titi si tu pouvais nous faire quelque chose d'un peu plus sérieux cette fois-ci. Et tu ne reprendrais pas ton texte humoristique pour en faire quelque chose de trop cool?
Modifié en dernier par AJ Crime le Sam 29 Sep 2007 - 11:44, modifié 1 fois.
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Messagepar Darkwilliam » Sam 29 Sep 2007 - 11:17   Sujet: 

Moi j'avais pensé participer à cette période mais au moment où je me fixais cet objectif, je ne savais pas encore que j'allais être occupé par une autre FF. :oops:
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Messagepar Oiki Ran » Sam 29 Sep 2007 - 11:17   Sujet: 

Quant à moi, j'ai une idée qui devrait être développée...Toutefois, j'ai fait l'erreur de commencer un nouvel épisode des Anges de la Force et je me vois mal m'interrompre en pleine histoire.

Toutefois, j'essayerais d'écrire cette histoire tout en priant pour ne pas être hors délai. :D

Oiki Ran, le Ktâh qui va reprendre deux de ses personnages pour cette histoire!!
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Messagepar Minos » Sam 29 Sep 2007 - 20:56   Sujet: 

Je rentre à peine de vacances, j'ai pas encore eu le temps de réfléchir à la moindre idée, mais je compte bien pondre quelque chose. Le compte-à-rebours est lancé...
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Messagepar Gonau Wocou » Dim 30 Sep 2007 - 13:27   Sujet: 

Bene mi je cherche, je cherche... Si on a de la chance chapitre 3 la semaine prochaine, quand, je ne sais pas...
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Messagepar Darkwilliam » Jeu 04 Oct 2007 - 13:02   Sujet: 

Hum...étant donné que tout le monde ou presque aimerait bien participer mais est géné par les délais, je suis d'avis de ne plus en tenir compte pour le moment. Donc on reste à la période Clone Wars jusqu'à nouvel ordre (tout du moins, jusqu'à ce que les auteurs aient eu le temps de livrer leur travail)! :)
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Messagepar Minos » Jeu 04 Oct 2007 - 13:49   Sujet: 

Ouf, c'est une bonne nouvelle ! Je vais pouvoir m'y remettre, alors ! :)
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Messagepar Minos » Dim 21 Oct 2007 - 12:15   Sujet: 

Ouf, j'ai enfin eu une idée hier soir, portant sur la bataille de Coruscant entre les Séparatistes et la République. Bonne lecture à tous ! :)

note : mon seul regret c'est que je n'ai pas réussi à me dépatouiller entre l'imparfait et le passé simple, mais ça reste quand même lisible.

Sauver des vies…

Nous n’avons rien à faire dans cette guerre. Absolument rien. Nous sommes des Jedi, pas des mercenaires à la solde d’une…d’une quoi ? République ? Ce terme me semble aujourd’hui bien impropre pour désigner l’entité politique à laquelle les Jedi sont alliés depuis des millénaires.
Les signes de déliquescence parmi les instances dirigeantes de la République n’ont cessé d’augmenter pendant les dernières années de paix. Cela aurait dû nous paraître évident. Facile à dire après coup, certes. Mais la corruption se généralisait vraiment à outrance au sein du Sénat.
D’éternels optimistes ont argué que ce n’était pas la première fois qu’un tel état de fait s’installait. Selon eux, le phénomène de la corruption des élites était cyclique. La crise, à les entendre, ne serait que momentanée, comme elle l’avait toujours été par le passé, bien qu’elle dépassât par son ampleur toutes celles qui avaient précédé.
Soit. Je veux bien admettre que leur argumentaire se tenait.

Il est une chose, en revanche, que je n’ai jamais pu admettre : que nous, les Jedi, prenions partie dans une guerre civile. L’histoire nous a enseigné que les Jedi combattent aux côtés de la République uniquement contre des ennemis extérieurs. Pour ce qui est des relations au sein des membres de la République, nous sommes des médiateurs. Et sûrement pas des généraux, menant des armées fabriquées sur mesure pour lutter contre des sécessionnistes.
Parmi ces derniers, certains sont des êtres honorables. Durant des offensives menées par des Jedi, des femmes et des enfants sont morts, victimes tragiques et anonymes d’un conflit politique qui ne les concernait pas. Certaines planètes ont vu dans cette guerre une chance d’échapper à cette bête immorale qu’était devenue la République. Qui oserait prétendre que leurs revendications, leur soif de liberté, doivent être éradiquées par le feu et les flammes ?
Pas moi, en tout cas. Et de mon point de vue, les Jedi n’auraient jamais dû être mêlés à cela. Mais ils ne m’ont pas écouté. J’ai plaidé la cause de notre non-engagement dans la guerre devant le Conseil Jedi lui-même, mais nul ne m’a écouté.

Au contraire, le jeune maître Windu, membre éminent du Conseil, a eu l’outrecuidance de me promouvoir « Général de la Grande Armée de la République ». Lorsqu’il m’a annoncé la nouvelle, en pleine séance du Conseil, ça a été plus fort que moi : je n’ai pas pu m’empêcher d’éclater de rire.
Moi, général ? Fedner Argon, Maître Archiatre, guérisseur, naturaliste, professeur et philosophe, général ? Par la Force ! Avaient-ils donc tous perdu l’esprit, même le vieux psychorigide Yoda ?
S’en est suivie une leçon de morale de leur part, Windu d’abord, puis Yoda, qui ont insisté lourdement. Les Jedi devaient assumer leurs responsabilités vis-à-vis des peuples de la République, ladite République était la meilleure garantie à long terme de pérenniser la paix à travers la galaxie, etc. Seulement voilà, j’ai moi aussi mes principes, même si les Maîtres semblaient tous l’avoir oublié, et je le leur ai rappelé sèchement :
« Je suis un Jedi , pas un combattant. Montrez-moi une victime, un être dont la vie est mise en danger par la violence ou la cupidité d’autrui, et je serais le premier à prendre sa défense. Il est par contre hors de question que je prenne les armes pour des raisons politiques, contre des ennemis désignés comme tels uniquement pour des raisons stratégiques. Et ne venez pas me parler des Sith : il serait criminel de ma part de combattre la moitié de la galaxie pour en débusquer un voire deux.
« Persistez dans votre folie si cela vous chante, je ne vous suivrais pas sur ce chemin. Et dites-vous bien une chose : dans toute guerre, il y a des victimes innocentes, que d’aucuns appellent hypocritement des « dommages collatéraux ». Nous autres Jedi en porterons collectivement la responsabilité.
« J’accompagnerais tout de même vos troupes à la bataille, mais ne le ferais qu’en tant que guérisseur, qui s’occupera d’apporter aide et réconfort, si cela est possible, aux victimes non-combattantes des deux camps, qui jalonneront le conflit destructeur qui s’annonce. »
Cette mise au point faite, et pour montrer ma détermination, j’ai empoigné mon sabrolaser et l’ai démonté sous leurs yeux, pièce après pièce, avant d’en écraser le cristal sous mon talon.
Je suis sorti dans un silence de mort, et la seule réponse du Conseil à ma diatribe a consisté à me délivrer un sauf-conduit quelques heures plus tard, m’autorisant à me rendre sur tous les champs de bataille, sans avoir de compte à rendre à qui que ce soit.

Les trois années suivantes m’ont paru durer une éternité. Toujours sur la brèche, errant de monde en monde, proposant mes services et mes talents à tout nécessiteux croisé sur ma route, sans me préoccuper le moins du monde de ses convictions politiques ou de son camp.
Combien de vies ai-je sauvé ? Des centaines à tout le moins, des milliers sans doute. Ce n’est rien à l’échelle galactique, bien sûr, mais je ne peux m’empêcher de frémir de fierté en pensant à ce que peut accomplir un seul être, quand il est suffisamment déterminé.
Au début de la guerre s’est posé le problème de ma méthode de sélection des mondes sur lesquels je serais le plus utile. J’ai commencé par suivre les plus grosses armées, susceptibles de faire le plus de dégâts. Peu de monde osant s’en prendre à bien plus fort que lui, ces flottes ne participèrent pas à des grosses batailles. Et pendant que je rongeais mon frein, pleinement conscient de mon inutilité, les rapports tombaient sur des massacres perpétrés ailleurs, où j’aurais été bien plus à ma place.
La logique ne pouvant me venir en aide pour déterminer sur quelles planètes je devais me rendre, je pris l’habitude de me plonger dans de longues méditations dans la Force, en me visualisant dans le futur en tant que guérisseur. La Force ne m’a jamais trahi : c’est elle qui m’a guidé, qui m’a indiqué où je devais aller accomplir mon devoir.

Comme à l’accoutumée, à la suite de la dernière mission de sauvetage que je m’étais assignée, j’ai pris une longue nuit de sommeil, et me suis éveillé alerte le lendemain. Assis en tailleur, le dos bien droit, les bras tendus, les paupières mi-closes, les paumes des mains posées sur mes genoux, je suis entré en méditation. Par la force de l’habitude, c’est devenu très simple, et je me suis vite retrouvé plongé dans les méandres sinueux de la Force, à la recherche d’un point de connexion, dans l’avenir le plus proche, où je me retrouverai à nouveau à soigner et sauver des vies.

A vrai dire, la vision qui s’en est suivie a été très insolite. Avec une précision que je n’avais jamais expérimenté jusque-là, j’ai vu un tout jeune humain, qui ne devait pas avoir plus de trois ou quatre ans. Il prenait fièrement la pose devant une sculpture titanesque, haute d’une dizaine de mètres, représentant une sphère de duracier hérissée de piques tranchantes. Mais pourquoi voyais-je donc un être précis, et non pas une impression générale, comme d’habitude ?
J’entendis la Force gémir quand des débris de vaisseaux s’abattirent aux alentours, s’enfonçant dans les niveaux d’habitations comme dans du beurre. La sphère se détacha de son support et tomba droit sur l’enfant. Celui-ci leva les yeux vers elle, une lueur de fascination dans les yeux. Il ne fit pas un geste pour l’éviter, et même s’il avait compris ce qui l’attendait, courir sur ses jambes courtaudes n’auraient pas suffi à le sauver. Quand il disparut, j’entendis presque des cris se diffuser à travers la Force.

Je sortis très ébranlé de cette vision, avec le sentiment que mon destin allait se jouer là. Surtout que ce n’était pas la première fois que je voyais cette sculpture gigantesque : elle trônait, majestueuse, sur une esplanade près du Sénat de la république, sur Coruscant, et était la représentation du virus endomien, qui avait ravagé bien des mondes quatre cent ans auparavant. La sculpture symbolisait l’alliance sans pareille qui s’était alors mise en place pour trouver un antidote, toutes les ressources de la galaxie ayant été mises à contribution pour lutter contre ce fléau qui avait menacé d’extinction toute vie connue et inconnue.
Je perçus autre chose : intervenir pour tenter de sauver l’enfant me mènerait droit à la mort. Mais la Force m’indiquant clairement que l’enfant devait survivre, je me résignais à mon sort, non sans une pointe de regret au cœur.

Je regagnais en hâte mon chasseur Jedi et décollais. Il ne me fallut que quelques minutes pour rejoindre l’anneau hyperspatial en orbite, auquel je m’arrimais. Sans perdre de temps, je programmais la trajectoire la plus rapide possible pour rallier Coruscant, mis les gaz, et mon chasseur plongea dans l’hyperespace.
La mort n’a rien rédhibitoire. Ce n’est qu’un passage obligé pour tout un chacun, et j’en étais le premier conscient, en tant que Jedi. Je me mis donc en transe curative, pour être au summum de ma force quand j’émergerais en orbite de Coruscant. Je devais mettre toutes les chances de mon côté pour réussir ma mission de sauvetage dictée par la Force elle-même. Mon seul regret était de ne pas comprendre, de ne pas savoir pourquoi l’enfant devait être sauvé.

Mon chasseur fut expulsé violemment de l’hyperespace, quelques secondes avant le moment prévu. Tous mes sens en éveil, un simple coup d’œil à travers la verrière de mon cockpit m’apprit pourquoi : Coruscant était attaquée. La CSI semblait avoir décidé, telle une bête à l’agonie, d’accomplir un baroud d’honneur en frappant la République au cœur.
Cela ne me concernait en rien, aussi esquivais-je toute confrontation. Je trouvais rapidement un endroit relativement calme au sein de la bataille furieuse qui faisait rage, et parvins à me faufiler sans mal entre les titans qui s’affrontaient à grand renfort de tirs incessants de turbo-laser.
J’esquivais non sans mal une énorme boule de feu, vestige de navire, et plongeais en direction du Sénat. Une boule d’oppression m’enserra la gorge, soulignant l’urgence de la situation. Mes senseurs hurlèrent, et y jetant un coup d’œil, je vis que j’étais poursuivi par des dizaines de boules de feu semblables à la première. Par la Force ! Il ne s’agissait rien moins que des restes d’un vaisseau capital, et ils fonçaient eux aussi tout droit vers le Sénat. Je n’avais que quelques secondes d’avance sur eux. Un doute quant à la faisabilité de ma mission m’assaillit, et je le repoussais sur-le-champ. Ce n’était pas le moment de se laisser distraire par des émotions parasites.
Des corvettes venues de la surface me croisèrent, se portèrent au-devant des débris et les arrosèrent d’un feu nourri, espérant sans nul doute les disperser et amoindrir leur pouvoir de destruction.

Je m’arc-boutais sur les commandes et continuais à foncer, jusqu’à ce que la Force m’envoie un avertissement pressant. Je fis partir mon chasseur en vrille et vis l’espace exploser, à l’endroit précis où je me trouvais une seconde auparavant. J’aurais dû m’en douter : les défenses antiaériennes du Sénat entraient en branle, et cherchaient à détruire tout projectile, débris ou navire, menaçant de tomber ou de trop se rapprocher du bâtiment officiel.
Je n’avais néanmoins pas le choix. Je serrais les dents et poursuivis ma progression, vaille que vaille. Peu s’en fallut qu’un tir ne m’abatte. Je l’évitais au dernier moment, mais la déflagration et l’onde du choc provoquèrent des courts-circuits dans mes commandes. Des flammèches bleues coururent sur le tableau de bord et me brûlèrent les mains, tandis qu’une épaisse fumée envahit mon cockpit. Je restais imperturbable, tendu vers mon but.
Le sol était tout proche. Pas le temps de procéder à un atterrissage dans les règles. J’éjectai la verrière supérieure du cockpit, coupai les circuits, me déharnachai et sautai dans les airs. Mon chasseur s’écrasa et se brisa en mille morceaux, tandis que j’atterrissai dix mètres plus loin, souplement.
Nul besoin de lever les yeux pour savoir que les débris allaient s’écraser d’une seconde à l’autre. Je courus vers l’esplanade et la sphère, repoussant mes limites physiques comme jamais auparavant.

Cinquante mètres. L’enfant est là. Je le vois, minuscule petit bout de rien du tout. Un couple d’adultes, paniqué, court vers lui, lentement, si lentement, en criant des paroles que je n’entends pas. Ils ne peuvent rien pour lui. Je le sais. Trente mètres. Les débris s’écrasent. étrangement, nul son ne parvient plus à mes oreilles. La sculpture vacille, du haut du pilier qui la supporte. Le gamin lève les yeux. La sphère hérissée de piques tombe. Au ralenti. Droit sur l’enfant.
Mon timing est bon. Un sourire vient illuminer mon visage, et un ravissement sans borne m’envahit, sans que je sache pourquoi. Je bondis vers l’enfant, l’envoie voler dans les airs à l’aide d’une violente poussée de Force, et je retombe sur mes pieds à l’endroit même où il se tenait dans ma vision.

La seconde qui me reste à vivre s’écoule, long moment d’éternité au cours duquel je comprends tout. L’enfant n’aura que quelques contusions, et survivra à ce jour. Ses parents, venus sur Coruscant en vacances, s’empresseront de retourner dans le système corellien, d’où ils sont originaires.
Simultanément, dans un autre pan de mon esprit, une nouvelle vision s’impose à mes sens :
…De la monstrueuse sphère de métal, sans doute d’un diamètre de plusieurs centaines de kilomètres, un laser vert sort et vient percuter un croiseur, apparemment de facture calamarienne. Celui-ci explose sans bruit, dans le vide de l’espace…
…Avancée à une vitesse folle…les parois se rapprochent…il plonge dans une tranchée, aux commandes de son chasseur, à la suite d’un vaisseau ressemblant à un cargo corellien…
…Le monstre de duracier, tel un improbable dragon, crache à nouveau des traits d’une intense lumière verte et éblouissante…des milliers de voix s’éteignent soudainement dans la Force…

…Le régulateur de la tour nord…tel est son objectif, alors qu’il est lui-même pourchassé, traqué, que sa vie ne tient qu'à un fil…s’il échoue, tout est perdu…

Il n’échouera pas. L’enfant a bien grandi, dans cette vision.

Maintenant que je sais, les derniers miasmes de regrets abandonnent mon être et une sérénité sans fond m’envahit.

Je n’ai plus qu’à tirer ma révérence, mon destin est accompli.
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Messagepar Titi77 » Dim 21 Oct 2007 - 13:37   Sujet: 

Et bien, voilà un bien joli texte, presque émouvant je dirais sur la fin :)
Et comme qui dirait, le petit scarabée deviendra grand ;) Une bonne idée en tout cas Minos ! :lol:
"And gradually their bittersweet laughter floated from the wooden table [...], up, ever up into stars too numerous to count [...], vectoring out across space and time, as if destined to be heard in galaxies far, far away..."
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Messagepar Den » Dim 21 Oct 2007 - 14:10   Sujet: 

Une fois de plus, Minos nous livre une histoire de plus brillante!
Fedner Argon est un personnage très intéressant et pour ainsi dire complet, chose très difficile à rendre dans une histoire. La scène où il démonte son sabre devant le conseil et où il le brise est tout bonnement excellente: J4ai adoré :lol:
La scène de combat à bord de son chasseur et très bien écrite.
Et puis la fin qui est tout bonnement géniale! :lol:
Que dire de plus si ce n'est qu'une nouvelle fois, tu as réussi écrire un texte qui m'a régalé

quelques petites fautes cependant :
courir sur ses jambes courtaudes n’auraient pas
n'aurait^^
j’atterrissai dix mètres plus loin, souplement.
atterrissais
[/b][/quote]
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Messagepar Minos » Dim 21 Oct 2007 - 14:22   Sujet: 

Merci les gars ! Toujours ravi que ça plaise !

Rholala, Den, bien vu le "n’auraient".

Pour l'autre, par contre, je sais pas trop : ça fait en tout cas partie des problèmes que me pose la distinction passé simple / imparfait. Chuis une quiche en conjugaison, mais je me soigne : j'ai acheté un Bescherelle pour la première fois de ma vie, j'ai plus qu'à le potasser !
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Messagepar Notsil » Dim 21 Oct 2007 - 15:56   Sujet: 

Yeah je retrouve une connection juste au bon moment pour lire ce petit texte très sympa !

Ce Jedi est un vrai bon Jedi, son geste symbolique de démonter son sabre laser très bien rendu aussi !

Pour les soucis passé simple/imparfait, j'ai pas trop vu, j'ai surtout vu du présent/passé qui m'a un peu plus gênée ^^

Généralement, l'imparfait est le temps de la description et le passé simple celui de l'action....

Allez, tu as ouvert la voie, faut qu'on se lance maintenant ^^
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Novembre approche...
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Messagepar AJ Crime » Mer 24 Oct 2007 - 14:51   Sujet: 

Bien joué Minos,

Et bonjour à tous après tous ces jours de silence mais j'ai travaillé.... écrivainement parlant bien sûr.

Très jolie histoire avec le fils directeur que l'on découvre tardivement et une fin surprenante mais tellement jouissive. Le père des enfants Jedi, rien que ça... Bien vu, j'ai remarqué quelques coquilles mais je suis trop crevé de ma mission pour travailler sur ton texte. A l'occasion, si j'ai le temps, je te ferais un autre post de correction.

Quelque part, dans sa façon de penser et de voir la force, il me fait penser à un Bourtiste ton personnage principal.
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Messagepar AJ Crime » Dim 04 Nov 2007 - 23:36   Sujet: 

Chose promise chose due voilà une petite contribution que j’espère utile. A la relecture cette histoire est toujours aussi bonne. J’aurais aimé trouver moi aussi l’inspiration mais qui sait peut-être cela viendra-t-il en temps voulu…


Minos a écrit: Soit. Je veux bien admettre que leur argumentaire se tenait.

« Soit ! » plus joli avec un point d’exclamation non ?

Minos a écrit: Et sûrement pas des généraux, menant des armées fabriquées

Tu es libre de laisser ta virgule là mais je me pose la question de savoir si elle est bien nécessaire.

Minos a écrit: ces flottes ne participèrent pas à des grosses batailles.

à de grosses batailles serait peut-être plus judicieux.

Minos a écrit: La mort n’a rien rédhibitoire.

rein de rédhibitoire, mieux non ?

Minos a écrit: pour être au summum de ma force quand j’émergerais en orbite de Coruscant

« Lorsque » serait peut-être plus judicieux.


Minos a écrit: Mon seul regret était de ne pas comprendre, de ne pas savoir pourquoi l’enfant devait être sauvé.

étant de ne pas comprendre pourquoi, qu’est ce que tu en penses ?

Dans les trois paragraphes suivants tu utilises esquiver deux fois en trois phrases.
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Messagepar AJ Crime » Lun 12 Nov 2007 - 20:02   Sujet: 

Salut,

C'est encore moi!

J'ai un "les clones se rebellent" qui est en gestation difficile dans mon imagination mais qui est en train de murir. J'ai une activité débordante cette semaine donc je ne pense pas pouvoir vous offrir grand chose mais je devrais trouver un peu d'inspiration.
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Messagepar Darkwilliam » Lun 12 Nov 2007 - 20:05   Sujet: 

Prends ton temps! :wink:

De toute façon, vu qu'on ne respecte plus les délais prévus au début pour ce recueil (comme c'est étrange :D ), c'est pas la peine de se précipiter maintenant! :)
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
Merlin: Oh putain il est fort ce con!
Darkwilliam
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Messagepar kamocato007 » Jeu 29 Nov 2007 - 23:55   Sujet: 

Je n'ai rien lu de ce recueil -honte à moi :o et ce sera bientôt fait. Je passe pour demander des nouvelles des autres recueils :) et peut-être du prochain ? :?

C'est bientôt Noël, c'est la période de l'espoir :P
[i]Kamo.
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