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La Fédération Impériale [T2]

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Messagepar Jagen Eripsa » Mar 15 Juin 2021 - 21:04   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci L2 !

L2-D2 a écrit:Après, est-ce pour mieux collaborer à nouveau ensembles, ça, l'avenir nous le dira..

Exactement... :sournois:
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Messagepar Jagen Eripsa » Mar 22 Juin 2021 - 23:01   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Eh bien voilà ! Il fallait que ça finisse par arriver : un retard ! Entre le boulot et l'actualité, c'était un peu trop compliqué de sortir le chapitre dimanche... Et hier, j'étais cuit. :D Mais je pense que l'attente valait le coup, parce que je suis assez satisfait du résultat final par rapport à mes premières ébauches ! :cute:



<<Chapitre précédant<< Sommaire >>Chapitre suivant>>

Chapitre 19

S’il y avait bien un endroit que Siveline appréciait au sein du Palais Impérial, c’étaient les Grands Bains.
Leur conception était très ancienne, datant de l’époque où l’édifice, alors plus modeste, était encore le Palais Présidentiel, la résidence privée du chef d’État de l’Ancienne République. On les devait à un Chancelier nautolan désireux de pouvoir nager au moins une fois par jour en toute tranquillité. Ils avaient été conservés lors des chantiers menés au début du règne de Palpatine, pour le plus grand plaisir d’une Cour impériale qui s’était montrée très assidue dans leur fréquentation. Depuis que la Nouvelle République avait conquis la planète, la politique d’admission avait évolué ; ils étaient à présent réservés à tous ceux qui travaillaient au sein du Palais, soit près de vingt mille personnes au dernier comptage.
Bien sûr, nombreux étaient ceux qui ignoraient leur existence, ou n’aimaient guère y venir. La délégation wookiee, par exemple, n’avait aucune appétence pour l’eau. Et les Sullustéens ne s’y intéressaient pas plus. Mais les Calamaris y étaient présents en nombre, et ce n’était sans doute pas un hasard si les bureaux de leur ambassade avaient été installés à deux couloirs de là.
Les humains et proche-humains constituaient néanmoins la majorité des habitués des lieux. Et Siveline était l’une des plus assidues. Elle aimait les sensations que lui procurait l’eau chaude. C’était tellement bon de pouvoir retrouver un tel confort de temps en temps, sur cette planète où les douches soniques étaient la règle…
Elle s’arrangeait comme possible pour s’y rendre chaque soir. Parfois, ce n’était qu’un quart d’heure, à la fin d’une longue et épuisante journée à courir d’un service à l’autre pour rassembler les informations demandées par Leia Organa. Les jours plus calmes, ou lorsqu’elle était de repos, elle pouvait y passer une heure sans voir le temps passer. C’était son petit moment de décompression, et elle y tenait.
Elle quittait son appartement avec son sac de bain, ce soir-là, quand la silhouette massive d’un homme apparut devant elle.
— Tu vas quelque part ?
Elle sourit en le reconnaissant et en entendant sa voix grave, si caractéristique.
— Ça peut attendre !
Elle avança vers lui pour lui faire la bise et l’invita à entrer.
— Comment vas-tu, Leight ? Cela faisait longtemps…
— Je vais bien, répondit calmement l’amiral Barton en s’asseyant sur l’un des sièges d’appoint du coin salon. La routine. Et toi ?
— Beaucoup de travail, mais je m’en accommode, répondit-elle à celui qui avait été son beau-père.
La séparation de Leight et de sa mère remontait à plus de quinze ans, mais Siveline était toujours restée proche de lui, au contraire de son frère qui, à ce qu’elle en savait, ne l’avait plus revu depuis près de dix ans.
Elle sortit du rafraîchisseur une bouteille de vin pourpre chandrilien et la lui montra.
— Ça te va ?
— Je ne suis pas venu pour boire… se défendit-il.
— C’est du Coteaux Sud d’Hanna, cru d’excellence.
Il hésita.
— Tu sais me prendre par les sentiments, lâcha-t-il finalement.
— Je me souviens de ce que tu apprécies, corrigea-t-elle. Je me souviens de ta cave, sur Anaxes. Il y avait des casiers entiers remplis de ces bouteilles…
— C’est vrai, admit-il avec un sourire nostalgique. J’espère que Jace y aura quand même goûté…
Elle lui glissa un regard compatissant en lui tendant un verre rempli du vin qu’il appréciait tant. Malgré sa cinquantaine bien tassée, Leight Barton avait toujours le physique avantageux de l’officier modèle qu’il avait été : cheveux noirs, lisses et fournis, yeux noisette et nez fin, mâchoire carrée sans être trop imposante. Siveline comprenait sans peine comment sa mère avait pu tomber sous le charme, à l’époque… Et pourquoi tant d’autres femmes l’avaient fait ensuite.
C’était d’ailleurs ce qui lui avait coûté si cher. Deux ans avant la bataille de Yavin, Leight s’était entiché d’une navigatrice de son destroyer, le Guardian of Azure. Mais la femme en question s’était révélée être une espionne de l’Alliance Rebelle nouvellement formée, et il s’était retrouvé entraîné dans une intrigue et contraint de déserter avec son vaisseau.
Le frère cadet de Leight, Jace, avait alors proclamé sa loyauté envers l’Empire et avait récupéré ses possessions, dont le somptueux manoir familial, dans les collines entourant la Citadelle d’Anaxes, où Siveline avait passé quelques vacances pendant son enfance. Il avait été un temps question que l’amiral le récupère, lorsque la planète était tombée entre les mains de la Nouvelle République, mais la question n’avait pas encore été tranchée quand la Fédération Impériale l’avait reprise.
— Alors… dit Leight après avoir dégusté une gorgée de sa boisson favorite, est-ce que ton nouveau poste te plaît ?
Savourant elle aussi son verre de vin, elle mit quelques instants avant de lui répondre.
— Je crois. Oui, ça me plaît. C’est mieux qu’être tenu totalement à l’écart du combat… Mais j’ai parfois le sentiment de ne pas pouvoir agir, confia-t-elle. Quand j’étais chez les Rogues, je pouvais me battre et avoir le sentiment que chacun de mes coups de laser nous rapprochait de la victoire. Ce n’est plus le cas. Ce à quoi j’assiste, ce sont des réunions, des débats, rarement des actes.
— C’est la dure réalité de la politique, confirma l’amiral, compréhensif. Et tu t’y frottes depuis un poste avantageux. Leia Organa Solo est compétente, et elle a beaucoup d’influence. Elle n’est pas fondamentalement ambitieuse, mais son aura est telle qu’elle sera sans doute celle qui remplacera Mon Mothma… Enfin, si Borsk Fey’lya n’a pas son mot à dire. Pour toi, c’est une occasion en or pour prendre tes marques et te créer un réseau de contacts, voire de soutiens.
— Ça ne se fait pas comme ça… Ça prend du temps.
— Comme tout ! N’imagine pas que c’est parce que tu es une des assistantes d’Organa Solo qu’on te confiera demain un vaisseau ou une mission. Parvenir à une telle position demande de nombreux efforts. Mais si tu es persévérante, tu y parviendras un jour et tu pourras alors agir pour de bon.
Il prononçait ces mots avec conviction. C’est ce qu’elle appréciait, chez Leight : il avait toujours eu confiance en elle. Il l’avait prouvé à plusieurs reprises, notamment lorsqu’il avait accepté de lui donner sa chance comme pilote.
Elle s’en souvenait comme si c’était hier.
Siveline avait dix-neuf ans lorsque les Rebelles avaient tué l’Empereur sur Endor. À l’époque, elle suivait des études de commerce sur Sluis Van, où sa mère s’était installée après sa deuxième séparation. En apprenant ce bouleversement majeur, elle avait décidé que le moment était venu pour agir, à son tour. Elle s’était embarquée sur un vaisseau de contrebandiers à destination de Sullust pour s’engager dans la flotte de la toute jeune Nouvelle République. Arrivée sur place, elle avait pu, à force d’escales, rejoindre le Guardian of Azure.
Il lui avait fallu insister pour être présentée au commandant du navire. Elle avait fini par être conduite devant Leight, sur la passerelle du destroyer. Il l’avait toisée de haut en bas.
Tu es une femme, à présent.
Une combattante, avait-elle répliqué.
Il s’était fendu d’un sourire.
Leight l’avait comprise. Il n’avait pas cherché à la tenir à l’écart du conflit… À l’empêcher d’affronter les alliés de son père, voire Carth Poldrei lui-même.
— Tu as vu Maman ? demanda-t-elle.
— Non, répondit-il. Je suis revenu hier soir pour remettre un rapport au commandeur Sovv et recevoir mes nouveaux ordres. Je lève le camp dans deux heures… Mais je voulais venir te voir avant, ajouta-t-il avec un sourire. Et d’ailleurs, j’ignorais que ta mère était de retour.
— Elle est revenue il y a un mois.
Puis, après une hésitation, elle ajouta :
— Elle pense que j’en fais trop par rapport à… Tu sais qui.
Il acquiesça distraitement.
— Ça ne m’étonne pas.
— Vraiment ?
— Ta mère est une femme formidable avec de nombreux talents. Elle m’a souvent surprise. Tu sais, quand je l’ai rencontrée…
Nouveau sourire.
— J’étais curieux quand j’ai entendu que l’épouse de Carth Poldrei s’était enfuie de chez lui. Comme tu le sais, je n’avais pas une haute opinion de ton père. Un arriviste sans trop de connaissances stratégiques, qui n’était parvenu à son poste que parce que l’armée impériale venait de connaître une expansion sans précédent. Je m’imaginais que sa compagne n’était qu’une bordurienne sans relief. Autant dire que j’ai été surpris en la découvrant. Je suis tombé sous le charme, et je l’ai aimée… Je pense qu’elle m’a apprécié, moi aussi. Mais, va savoir pourquoi, c’est ton père qu’elle continuait d’aimer. Et j’imagine que c’est toujours le cas.
— Comment peut-elle…
— Le cœur a ses raisons que la raison ignore, dit le proverbe. Je n’explique pas ce qu’Athalée peut éprouver pour Carth Poldrei. Mais c’est une réalité, il faut l’accepter et composer avec. Tu la heurtes en t’opposant ainsi à ton père… Il fallait s’attendre à ce qu’elle réagisse. Mais les décisions t’appartiennent, non ?
— J’imagine…
Elle lui présenta ensuite une holoimage du petit Martann, et ils discutèrent de lui et d’autres sujets pendant quelques minutes, avant que Leight ne prenne congé. Siveline ramassa alors son sac et rejoignit les Bains.
L’heure d’affluence était passée depuis longtemps, mais il y avait encore une poignée de baigneurs qui profitaient des bassins. Certains faisaient des longueurs, d’autres flânaient, assis dans des bains massants à bulles. L’option que préférait Siveline.
Elle se changea, emporta ses affaires – il y avait des alcôves, près des bassins, où les nageurs pouvaient les déposer – et repéra son coin habituel, où l’une de ses amies prenait déjà du bon temps.
— Je croyais que tu ne viendrais plus ! s’exclama Pylu, qui se leva en la voyant arriver.
Les deux femmes se firent la bise, puis Siveline s’installa à côté de son amie dans la cuve d’eau chaude.
— Ça fait du bien ! s’exclama-t-elle en s’immergeant jusqu’à la base du cou. Désolé pour l’attente, j’ai été retardée. Mon beau-père est passé…
En quelques phrases, elle lui raconta sa discussion avec Leight Barton, qu’elle lui avait déjà décrit quelques jours plus tôt.
— C’est bien que tu puisses avoir une relation comme celle-là avec lui, commenta Pylu. Surtout après qu’il se soit séparé de ta mère… Moi, j’ai toujours eu du mal avec mon beau-père. Un vieux libidineux sans aucune élégance, qui s’amusait à me glisser des œillades quand Maman regardait ailleurs.
— Je te plains.
— C’est du passé, trancha la jeune femme. Moi, ce qui m’intéresse plutôt, ce sont les beaux garçons de l’avenir !
Siveline ne put s’empêcher de sourire. Pylu Aredei était comme ça : vive, joyeuse, spontanée. Elle ne la connaissait que depuis quelques mois, mais il ne lui avait pas fallu longtemps pour cerner son caractère expansif. Elles avaient fait connaissance lorsque Siveline était arrivée sur Coruscant. Propulsée assistante de Leia Organa Solo, elle s’était retrouvée à attendre dans l’antichambre de la salle où se réunissait le Conseil Provisoire afin de discuter de la défense de Coruscant – c’était juste avant la bataille de Bilbringi.
Elle était seule, mais une jeune Pantorienne était venue l’aborder en lui proposant de discuter un peu pour passer le temps.
Pylu travaillait comme intendante dans l’équipe du général Carlist Rieekan depuis les mois qui avaient suivi la bataille de Hoth. Elle était arrivée sur Coruscant lors de la conquête de la planète et y était restée depuis lors. Elle se languissait un peu de son monde d’origine, Wroona, mais avait aussi trouvé bien des moyens de passer du bon temps dans la capitale galactique et n’hésitait pas à en faire profiter les nouveaux arrivants.
C’est elle qui avait fait découvrir les Grands Bains à Siveline.
Un soir sur trois ou quatre environ, elles s’y retrouvaient pour discuter un peu de tout : de leurs emplois respectifs (ou, du moins, des informations non-confidentielles à ce sujet), de leurs familles… Et de leurs aventures. Pylu avait été la première à apprendre sa rupture avec Zev Veers. Et la première à la féliciter d’avoir fait le bon choix, d’ailleurs.
Oui, Siveline aimait vraiment ces moments. Elle avait rompu avec toutes ses anciennes connaissances lorsqu’elle s’était engagée dans la Rébellion. Sur le Guardian of Azure, son statut de protégée de l’amiral Barton l’avait laissé un peu à part. L’intégration s’était mieux passée avec les Rogues… Mais ils étaient sur le front, et elle était coincée ici. Avec Pylu, elle avait l’impression de retrouver un peu de cette vie normale qu’elle n’aurait jamais cru regretter.
Leur discussion portait sur un garçon – un documentaliste chandrilien avec qui Pylu avait eu un rencart la veille – quand Siveline entendit son comlink sonner.
Elle fronça les sourcils. Leia devait normalement être rentrée chez elle, à cette heure-là.
Elle soupira et se prépara à sortir de l’eau, quand le comlink de Pylu s’activa également.
La Pantorienne en resta pour une fois sans voix.
— Tu crois que c’est une coïncidence ? lui demanda Siveline.
Avant qu’elle n’ait pu répondre, une troisième sonnerie retentit. Puis une quatrième.
Et en quelques instants, les sons de tous les appareils de toutes les personnes présentes dans la salle se mirent à résonner dans l’atmosphère embuée.
Malgré la chaleur de l’eau, Siveline se sentit soudainement frissonnante.
Mais que se passe-t-il ?



P.S. : Normalement, retour au calendrier normal dès dimanche ! Pour une poignée de semaines au moins :transpire:
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Messagepar L2-D2 » Mer 23 Juin 2021 - 9:27   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Chapitre 19 lu !

Oui, j'imagine que tu n'as pas du t'ennuyer dimanche ! :jap:

Un nouveau Chapitre très réussi. Ce n'est jamais évident de réaliser des discussions intimes, ou qui n'ont pas pour but de faire avancer l'intrigue : c'est doublement le cas ici, on retrouve une conversation presque banale entre une jeune femme et son ex-beau père, puis entre cette même jeune femme et l'une de ses amies, parlant de tout et de rien. C'est peut-être même plus difficile à écrire que des scènes impliquant Thrawn ou des batailles spatiales, il faut réussir à rendre l'ensemble "fluide", pas de mièvrerie, naturel et crédible. A mon sens, tu t'en es brillamment tiré !

Bon, j'avoue que je m'attendais à un cliff à la fin en voyant néanmoins la tournure que prenait ce Chapitre, un peu plus calme, plus posé... Et j'avais beau m'y attendre, il a fonctionné sur moi. La scène est parfaite, renvoie à ce qui pourrait être un cliché (tous les téléphones se mettent à sonner en même temps, IL Y A UN PROBLÈME !!! :shock: ) tout en l'appliquant parfaitement à ton récit.

Une nouvelle réussite à mettre à ton actif, donc. Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar Alfred M. » Mer 23 Juin 2021 - 10:43   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Très bon chapitre, mais tu me trigger à chaque fois que tu mentionnes du TCW :paf: . Je vais juste me dire que t'as mal écrit twi'lek ou wroonienne :whistle: . Le match retour Delvardus/Nantz aurait-il commencé ? :D
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Messagepar Jagen Eripsa » Mer 23 Juin 2021 - 11:14   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci à vous deux !

L2-D2 a écrit:Un nouveau Chapitre très réussi. Ce n'est jamais évident de réaliser des discussions intimes, ou qui n'ont pas pour but de faire avancer l'intrigue : c'est doublement le cas ici, on retrouve une conversation presque banale entre une jeune femme et son ex-beau père, puis entre cette même jeune femme et l'une de ses amies, parlant de tout et de rien. C'est peut-être même plus difficile à écrire que des scènes impliquant Thrawn ou des batailles spatiales, il faut réussir à rendre l'ensemble "fluide", pas de mièvrerie, naturel et crédible. A mon sens, tu t'en es brillamment tiré !

Merci ! Disons que c'est un registre dans lequel je suis moins à l'aise. :transpire:

L2-D2 a écrit:Bon, j'avoue que je m'attendais à un cliff à la fin en voyant néanmoins la tournure que prenait ce Chapitre, un peu plus calme, plus posé... Et j'avais beau m'y attendre, il a fonctionné sur moi. La scène est parfaite, renvoie à ce qui pourrait être un cliché (tous les téléphones se mettent à sonner en même temps, IL Y A UN PROBLÈME !!! :shock: ) tout en l'appliquant parfaitement à ton récit.

C'est vrai que c'est un peu cliché comme situation... :D

Alfred M. a écrit:Très bon chapitre, mais tu me trigger à chaque fois que tu mentionnes du TCW :paf: .

C'est pas arrivé très souvent quand même. :P

Alfred M. a écrit:Je vais juste me dire que t'as mal écrit twi'lek ou wroonienne :whistle: .

Théoriquement, en effet, c'est une Wroonienne. :cute: Mais je préfère la prononciation de "Pantorienne"... Et puis j'avais bien aimé cet épisode de la première saison de TCW qui introduisait officiellement l'espère. :D

Dans l'ensemble, les événements de TCW ne sont pas canons dans mes récits. J'en conserve toutefois quelques éléments, comme ce nom, ou encore l'arrivée précoce des Venators dans la flotte de la République (ils étaient introduits quelques mois avant l'Ep III dans la continuité des seuls comics, ce qui leur offrait une durée de vie encore plus remarquablement courte). Et je me tâte même à conserver quelques modèles de vaisseaux ou officiers introduits par la série - notamment l'amiral Trench. Bref, j'ai une démarche somme toute assez proche de celle des créateurs du mod Fall of the Republic. :P

Alfred M. a écrit:Le match retour Delvardus/Nantz aurait-il commencé ? :D

Réponse très vite ! :sournois:
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Messagepar mat-vador » Mer 23 Juin 2021 - 13:10   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Retard rattrapé !!

Petite réconciliation entre les deux impériaux... avec la petite fête qui se prépare depuis le Noyau profond, un peu plus d'unité ne peut pas faire de mal à la Fédé :sournois: !

Et petit moment de détente sur Coruscant ! Très bon cliffhanger qui nous laisse sur la faim :diable: ! A mon humble avis, Palpatine a pas du apprécié de se faire piquer ses bassins : " tirez-vous de là, les jeunots ! C'est réservé aux seniors :o !"

La suite :oui: !
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Messagepar Jagen Eripsa » Mer 23 Juin 2021 - 20:34   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci Mat !

mat-vador a écrit:A mon humble avis, Palpatine a pas du apprécié de se faire piquer ses bassins : " tirez-vous de là, les jeunots ! C'est réservé aux seniors :o !"

C'est bizarre, j'étais sûr que tu allais réagir à cette histoire de bains :lol:
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Messagepar darkCedric » Mer 23 Juin 2021 - 21:00   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Chapitre lu !

Sympathique ce passage dans les bains, qui n'est pas sans rappeler les thermes de l'empire romain. Mais pourquoi porter des costumes de bain ? Ça sert à rien ! :paf:

Et ce cliffhanger à la fin ! Tu arrives à nous annoncer l'attaque de Palpatine de fort bien belle manière ! Hâte de voir les dégâts :D
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Messagepar Jagen Eripsa » Mer 23 Juin 2021 - 22:45   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci Cédric ! :jap:

darkCedric a écrit:Sympathique ce passage dans les bains, qui n'est pas sans rappeler les thermes de l'empire romain.

C'était l'idée ! :D

darkCedric a écrit:Mais pourquoi porter des costumes de bain ? Ça sert à rien ! :paf:

J'imagine mal une salle nudiste au sein du Palais Impérial, vois-tu. :P

darkCedric a écrit:Hâte de voir les dégâts :D

Ce ne sera pas une attaque éclair, ça va prendre quelques chapitres.... Et il y aura d'autres surprises. :cute:
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Messagepar Jagen Eripsa » Dim 27 Juin 2021 - 19:01   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Cette fois, je suis largement dans les temps ! :cute:



<<Chapitre précédant<< Sommaire >>Chapitre suivant>>

Chapitre 20

Sur la projection holographique suspendue au-dessus de la table, deux courbes se déroulaient sur un plan virtuel, agrémentées ça et là de chiffres qui apparaissaient au fur et à mesure de leur progression.
— Comme vous pouvez le constater, la balance entre les recettes et les dépenses continue d’être excédentaire, et elle devrait continuer de l’être pendant les six mois à venir.
Le Consul Poldrei écoutait la voix monocorde d’Aemont Sillib d’un air distrait, tandis que le Secrétaire au Budget lui livrait le détail de ses calculs.
— En somme, l’état de nos finances est bon, résuma-t-il après plusieurs minutes de monologue.
— Dans la configuration actuelle de notre budget, corrigea le Muun. Toutes les projections que je viens de présenter sont construites sur des dépenses stables. Dans ces conditions, notre portefeuille d’actions et l’évolution de la valeur du crédit impérial par rapport à l’étalon aurodium devraient nous permettre d’accroître nos revenus et, par conséquent, de poursuivre l’effort d’assainissement de l’économie fédérale en résorbant une part de notre dette.
— Qui serait remboursée, selon ces projections…
— Nous pourrions y parvenir dans vingt ans, estima Sillib après quelques secondes de silence méditatif.
Le Consul accusa le coup. Lors de ses négociations au sein de l’Alignement de Pentastar, dans les semaines qui avaient suivi la proclamation de la Fédération Impériale, il avait dû traiter avec les hautes instances du Clan Bancaire. Un moment difficile à passer, du fait de son passif avec les Muuns. Mais à force d’efforts, il avait obtenu que le passif des Seigneurs de Guerre annexés soit effacé, en échange de son engagement à honorer les dettes de l’Empire Galactique. Le nouveau régime démarrait donc avec un énorme gouffre dans la trésorerie…
La situation n’était pourtant pas désespérée. Le Mont Tantiss avait recélé d’immenses richesses en métaux précieux, en joyaux et en œuvres d’art. Un stock qui avait heureusement été mis à l’abri avant la destruction de la base secrète de Wayland. Mais le plus grand trésor issu du butin de Palpatine consistait en plusieurs milliards d’actions et de participations dans une multitude de sociétés et de corporations d’un bout à l’autre de la Galaxie. Les dividendes rapportaient plusieurs trilliards de crédits chaque mois, et le boursicotage pouvait encore améliorer ces chiffres.
Et Sillib le savait.
— Nous pourrions peut-être y arriver en dix-sept ans, si nous réalisons quelques bons investissements.
Carth acquiesça.
— Et si la configuration évolue ?
— C’est la situation sur laquelle je souhaitais vous alerter. Vous savez, bien sûr, quel est le budget qui pourrait dangereusement s’envoler.
— Celui des affaires militaires.
— Exactement.
— Le Stratège Thrawn a décidé de procéder à une réorganisation et une modernisation de nos forces afin de tenir compte de l’évolution de la situation militaire, annonça Carth. L’objectif est de gagner en efficacité. La Fédération Impériale ne se lancera pas dans le genre de projets ruineux qu’affectionnait l’Empire… Et nous n’avons plus les mêmes moyens humains non plus. L’évolution de la Flotte tiendra compte de ces paramètres.
— Je ne conteste pas ces nécessités, lui répondit Sillib. J’attire seulement votre attention sur le danger qu’elles peuvent représenter. En temps de paix, nous devrions pouvoir ajuster le budget à ces besoins. Mais en période de guerre, tout va plus vite, les dépenses s’envolent… Prenons par exemple la situation de nos effectifs. Qu’il y ait un conflit ou non, un soldat équivaut à un budget, pour son logement, son alimentation, son habillement… Auxquels s’ajoute sa solde. Mais lorsqu’il est blessé lors d’une bataille, il faut y additionner des frais supplémentaires pour son hospitalisation, pour les éventuelles prothèses et tout ce qui peut être nécessaire afin de le renvoyer au combat. Et s’il vient à mourir, il faut le remplacer… Tout en continuant à soutenir sa famille, ainsi que le veut notre éthique.
— Je vois où vous voulez en venir.
Le Consul s’avança un peu sur son siège, les coudes posés sur son bureau en composite clair, ses mains jointes devant son menton.
— Mon objectif, en suspendant les offensives contre la Nouvelle République, était de leur laisser le temps de se déchirer et de s’affaiblir, pendant que de notre côté nous travaillions au rétablissement de l’unité perdue et à la constitution d’un nouveau système politique. Force est de constater que c’est une stratégie qui pourrait fonctionner sur le long terme. Le psychodrame qu’a connu la Nouvelle République pour choisir son nouveau Commandeur Suprême le prouve. Je comptais aussi et surtout faire en sorte que la reprise des hostilités vienne de leur part, et non de la nôtre, pour des raisons évidentes de propagande. Mais ce que vous me dites à présent, c’est que la meilleure des voies à emprunter ne consiste pas à les laisser faire, mais plutôt à faire en sorte que cette trêve informelle dure le plus longtemps possible.
— C’est l’idée, confirma le Muun.
— Mais quid de l’équilibre des forces ? La Nouvelle République dispose toujours d’importants chantiers navals. Et nos rapports sont formels : des milliers de recrues rejoignent ses rangs chaque jour. Aux yeux de beaucoup, nous sommes toujours l’Empire… Et c’est suffisant pour nous affronter.
— C’est à vous et au Grand Amiral Thrawn de décider de la voix à suivre, se défendit Sillib. Je ne fais que vous apporter un éclairage sur l’aspect économique de la situation. J’ai bien conscience que vous avez d’autres points à prendre en compte…
— Nous pourrions aller plus vite, suggéra Carth.
— Oui, mais comment ?
— Si le Clan Bancaire annulait une part plus importante de la dette impériale.
Le Secrétaire au Budget resta silencieux pendant de longues secondes.
— Je ne crois pas… Ce serait un mauvais signal, et les conséquences pour notre monnaie…
— C’est le Clan Bancaire Intergalactique qui garantit notre monnaie, rappela le Consul. De même qu’il garantit celle de la Nouvelle République. Je n’ai pas contesté ce point lors de nos échanges sur Muunilinst. Toutefois, j’estime que le CBI pourrait faire quelques efforts afin de soutenir le nouveau régime.
— Vous… Il s’agirait d’une entorse grave à nos principes de neutralité…
Le regard de Carth se durcit.
— Ne me parlez pas de ces principes, lâcha-t-il d’un ton tranchant. Je sais ce qu’ils valent. Je me souviens d’un temps pas si lointain où le CBI n’hésitait pas à se dresser contre la République Galactique et à opprimer ceux qui n’acceptaient pas sa loi.
Sillib se raidit à son tour.
— Je vous prie de ne pas oublier, Excellence, que j’appartiens à la génération entrée au Clan Bancaire après la Guerre des Clones. Celle qui a constaté par elle-même les dégâts provoqués par San Hill lorsqu’il s’est essayé à la politique. Je déplore ce qui est arrivé à Polcaphran, mais je n’en suis pas responsable – pas plus que les dirigeants actuels du CBI.
Ces mots semblèrent calmer quelque peu le Consul, qui le toisa de pied en cap.
— Vous êtes plus vieux que moi. Vous deviez déjà être adulte, à l’époque.
— Je l’étais. Mais je travaillais dans un cabinet de conseil indépendant. L’état-major entier du Clan Bancaire a été renouvelé après la mort de San Hill, des postes se sont ouverts, des opportunités se sont présentées… Et j’y ai répondu.
Carth se permit une moue songeuse. Avec les piques qu’il lui avait lancées, Sillib semblait plus bavard qu’à l’accoutumée… Peut-être assez pour lui apporter les réponses qu’il attendait.
Il fallait qu’il en ait le cœur net.
— Si le CBI se refuse à nous aider financièrement, il nous faut trouver d’autres richesses. Peut-être sur Muunilinst…
— La planète appartient à mon peuple, contra le Secrétaire.
Il paraissait calme, mais ne parvenait pas à masquer un fond d’indignation dans ses propos.
— Toutes les terres qui ne sont pas la propriété des clans Muuns sont entre les mains du gouvernement planétaire ou du CBI.
— Même Aborah ?
Entendre ce nom stupéfia Sillib.
— Je ne vois pas comment…
— Il s’agit d’une île, n’est-ce-pas ?
— Dans l’Océan Ouest, oui, mais…
— Cette propriété fait partie d’un ensemble de biens hérités de l’Empereur. Je les ai exclus des ventes réalisées jusqu’ici en raison de leur origine commune : un legs fait à Palpatine à l’époque de son accession à la Chancellerie, de la part de Hego Damask.
— Aborah était l’île du clan Damask, confirma doucement Sillib.
— Et Hego Damask ?
La voix du Secrétaire ne fut plus qu’un murmure.
— C’est un nom que l’on ne prononce qu’à voix basse sur Muunilinst. Son père, Caar Damask, a été l’un des présidents du CBI, il y a un peu plus d’un siècle… Mais lui a choisi de créer une société plus discrète. Damask Holdings.
— Le nom ne m’est pas inconnu, commenta Carth. Dans ma jeunesse, on l’accusait d’être un de ces consortiums de l’ombre agissant pour manipuler l’économie galactique.
— L’influence de Damask Holdings était impressionnante, mais elle s’est rapidement étiolée. Il y a une cinquantaine d’années, l’état-major de la société a été décimé lors d’une mystérieuse attaque sur Coruscant. Damask lui-même a été blessé et s’est retiré des affaires galactiques jusqu’à sa mort.
— Pas tout à fait, corrigea le Consul. Il est brièvement revenu à quelques reprises, et la dernière fois quelques semaines avant son décès, pour soutenir un candidat à la Chancellerie.
Sillib parut d’autant plus troublé.
— Quelques rumeurs ont effectivement prétendu que Palpatine avait été soutenu par Damask, dès le début de sa carrière.
Et c’était vrai ; Carth en avait la preuve, à présent. Palpatine l’avait écrit dans son journal personnel ; il avait décrit dans les grandes lignes son apprentissage Sith sous la férule de Dark Plagueis… Aka Hego Damask.
Mais il ignorait toujours ce que pouvait encore contenir Aborah… Palpatine n’avait pas évoqué le devenir de l’île. S’agissait-il d’un autre Mont Tantiss ? Un refuge secret, un coffre-fort, et tant d’autres choses encore ?
Il s’apprêtait à prolonger ses questions quand une diode s’alluma, signalant une requête d’accès.
— Oui ? demanda-t-il après avoir actionné le commutateur adéquat.
La voix de son assistant lui répondit.
Des nouvelles importantes pour vous, Excellence.
Il tiqua. Il aurait aimé avoir un peu plus de temps pour interroger Sillib… Mais il y avait des priorités à respecter.
Il déverrouilla la porte, et Ephin Sarreti entra aussitôt, suivi par une autre silhouette que Carth connaissait bien.
— Jahan. Je suppose que vous m’apportez de premiers chiffres ?
Le directeur Cross, chef des Renseignements Impériaux, s’avança jusqu’au bureau.
— Bonjour, conseiller Sillib… Non, désolé, Excellence.
Il se permit un sourire ambigu.
— Vous devez vous souvenir, sans doute, que vous avez requis un système de vote suffisamment sécurisé pour que nous soyons nous-mêmes dans l’incapacité de le pirater.
— Bien sûr, confirma Carth, amusé. Mais vous avez peut-être quelques informations sur la participation ?
Les élections fédérales avaient démarré dix heures plus tôt, mais elles n’en étaient encore qu’à leurs débuts. Du fait des rythmes différents des multiples planètes qui composaient la Fédération, il avait fallu trouver un délai suffisant pour que chacun soit en mesure de voter depuis son compte personnel sur l’Holonet. Un délai de cinquante heures avait donc été retenu.
— Ça, oui, j’en ai… Orinda, Taris, Sartinaynian, Alsakan, Yaga Minor et, bien sûr, Polcaphran font partie des systèmes où la proportion de votants est la plus élevée à cette heure. Entre dix et vingt-cinq pourcents. D’une manière générale, les systèmes de l’ancien Alignement de Pentastar sont parmi les plus réceptifs à la procédure.
— Bien. Et pour l’abstention ? En-dehors du Secteur Mandalorien, bien sûr, précisa Carth avant qu’il n’ait pu prononcer le moindre mot.
— Le Secteur Corporatif. Des systèmes frontaliers, comme Centares ou Columex, passent à peine la barre d’un pourcent de votants. Bien sûr, il reste du temps.
— Bien sûr.
Fronçant les sourcils, le Consul reprit aussitôt la parole.
— Vous avez l’air un peu agité. J’espère que ce ne sont pas ces chiffres qui vous mettent dans cet état ?
— Pas du tout, répondit Cross. J’ai d’autres nouvelles, et elles ne vont pas vous plaire.
Carth jeta un bref regard furtif en direction de Sillib.
— Je peux prendre congé, si vous le souhaitez, proposa aussitôt celui-ci.
— Je ne pense pas que ce soit nécessaire, contra le directeur. Ce que je vais vous dire sera bientôt de notoriété publique…
Il prit une inspiration.
— Les positions de la Nouvelle République aux confins du secteur Cinnagar sont attaquées par une gigantesque flotte venue du Noyau Profond.
Cette fois, Carth resta sans voix.
— La Nouvelle République n’a pas encore fait d’annonce officielle, mais la Source Delta est formelle. Le Palais est en alerte et toutes les permissions viennent d’être suspendues.
Le Consul accusa le coup.
— Le Stratège a-t-il été prévenu ? demanda-t-il finalement.
— Pas encore, lui dit Cross. Je comptais l’en informer après vous avoir prévenu.
— Contactez-le dès que possible, confirma Carth. Dites-lui que je suis personnellement favorable à une mobilisation.
— Vous croyez qu’il s’agit de forces hostiles ? demanda Ephin. Ce sont des vaisseaux impériaux, après tout…
— Je sais.
Au fond de son cœur, il aurait bien voulu croire qu’il s’agissait là de nouveaux partisans souhaitant le rallier en apportant quelques nouveaux mondes au sein de la Fédération. Mais Carth Poldrei était tout sauf naïf, et il était passé maître dans l’art des sous-entendus, subtils ou pas…
— La planification de cette attaque est significative, reprit-il. Je suis certain que ce n’est pas par hasard que cette attaque survient en plein milieu de nos élections.
Il se pinça la lèvre du bout des dents. Tant d’efforts qui risquaient d’être balayés…
— Et tant que nous n’aurons pas découvert qui nous l’envoie, il faudra absolument que nous restions sur nos gardes.


Et le chapitre de la semaine prochaine, bien avancé, sera le dernier avant la "trêve estivale" ! Je risque d'être bien occupé ensuite, donc plutôt que de vous promettre des chapitres que je risque de ne pas pouvoir livrer, je préfère vous donner rendez-vous fin août pour la reprise de la publication à un rythme régulier. :cute:
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Messagepar mat-vador » Dim 27 Juin 2021 - 22:44   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Lu !

Ahlalala, les débats budgétaires :roll: ... encore heureux que la fédé soit en excédent :P ! Ca rend la situation économique moins stressante :transpire: !

Hego Damask, coucou ! GG la référence :oui: ! Un petit tour du côté du roman de James luceno, évidemment :wink: !

Jahan Cross, toujours présent et qui délivre une mauvaise nouvelle en lien avec la fin de l'extrait précédent. Je parie que certains de la NR vont sauter sur l'occasion pour accuser la Fédé :diable: : "regardez ces impériaux, c'est tous les mêmes ! yen a pas un pour sauver l'autre "

la suite :oui: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 28 Juin 2021 - 9:10   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Chapitre 20 lu !

Je n'aurai jamais imaginé qu'un Chapitre à base de calculs de dettes publiques me passionnerait autant ! :love:

Une nouvelle fois donc, un Chapitre très intéressant qui fait à la fois avancer l'intrigue, établit des liens avec les passés des personnages, continue à faire des liens avec l'Univers Légendes (et quels liens !)... et nous annonce une suite d'intrigue générale dantesque avec un cliffhanger qui fait le lien avec celui du précédent Chapitre : c'est génial ! :oui:

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar Dark Palgueïss » Lun 28 Juin 2021 - 9:24   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Très bons derniers chapitres !

On a de bons éclairages sur plusieurs personnages, j'ai bien aimé aussi la discussion budgétaire, c'est le "détail" qu'on a tendance à oublier pendant les guerres et après ça nous fait tout drôles quand on voit la note :roll:

Heureusement que Carth est plus prévoyant.

J'ai sursauté quand j'ai lu le nom de Damask :D

Mais j'avais oublié que Carth avait le journal de Palpatine, donc qu'il savait très bien qui il était en réalité. Ca serait une bonne idée d'aller jeter un coup d'oeil sur cette île, on pourrait effectivement y trouver des choses intéressantes... par exemple un pauvre Dark Venamis disséqué et dans le formol :lol:

Et pendant ce temps, l'offensive de Palpatine qui commence enfin :sournois:

Hâte de voir l'Ecplise en action :love:
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Messagepar Jagen Eripsa » Lun 28 Juin 2021 - 21:34   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci à tous ! :cute:

mat-vador a écrit:Ahlalala, les débats budgétaires :roll: ... encore heureux que la fédé soit en excédent :P ! Ca rend la situation économique moins stressante :transpire: !

Clairement :transpire:

L2-D2 a écrit:Je n'aurai jamais imaginé qu'un Chapitre à base de calculs de dettes publiques me passionnerait autant ! :love:

Ravi de l'apprendre ! :D

Dark Palgueïss a écrit:On a de bons éclairages sur plusieurs personnages, j'ai bien aimé aussi la discussion budgétaire, c'est le "détail" qu'on a tendance à oublier pendant les guerres et après ça nous fait tout drôles quand on voit la note :roll:

C'est bien pour ça que je voulais en parler ici... C'est un point essentiel, surtout pour un régime qui se veut non-despotique et n'envisage pas de procéder à des expropriations ou des non-remboursements (même si Carth est un peu tenté quand même :transpire: ).

mat-vador a écrit:Hego Damask, coucou ! GG la référence :oui: ! Un petit tour du côté du roman de James luceno, évidemment :wink: !

Dark Palgueïss a écrit:J'ai sursauté quand j'ai lu le nom de Damask :D

Mais j'avais oublié que Carth avait le journal de Palpatine, donc qu'il savait très bien qui il était en réalité. Ca serait une bonne idée d'aller jeter un coup d'oeil sur cette île, on pourrait effectivement y trouver des choses intéressantes... par exemple un pauvre Dark Venamis disséqué et dans le formol :lol:

J'étais sûr que ces petites références allaient faire leur petit effet :D Oui, effectivement, Carth sait qui est Palpatine et il continue d'explorer ses écrits en procédant à ses propres vérifications. Je suis assez content de mon travail sur ce chapitre, car je trouve que j'arrive assez bien à aborder plusieurs aspects du caractère de ce cher Consul.

Dark Palgueïss a écrit:Et pendant ce temps, l'offensive de Palpatine qui commence enfin :sournois:

L2-D2 a écrit: et nous annonce une suite d'intrigue générale dantesque avec un cliffhanger qui fait le lien avec celui du précédent Chapitre : c'est génial ! :oui:

mat-vador a écrit:Jahan Cross, toujours présent et qui délivre une mauvaise nouvelle en lien avec la fin de l'extrait précédent. Je parie que certains de la NR vont sauter sur l'occasion pour accuser la Fédé :diable: : "regardez ces impériaux, c'est tous les mêmes ! yen a pas un pour sauver l'autre "

Je vois que vous attendez tous cette nouvelle phase de l'histoire, mais il faudra encore patienter un peu... :D

Allez, promis : ce sera explosif !
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Messagepar Jagen Eripsa » Dim 04 Juil 2021 - 22:03   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Le dernier chapitre avant la pause !



<<Chapitre précédant<< Sommaire >>Chapitre suivant>>

Chapitre 21

Le vent descendu directement du pôle plaquait la demi-cape de Celric contre ses jambes, les bords flottant devant lui, au-dessus du vide qu’il surplombait avec assurance.
Installé au sommet de ce qui avait dû être autrefois un poste d’observation, il guettait l’arrivée de l’airspeeder qui devait lui amener ses premières recrues.
— Heureusement qu’ils ont pensé à placer une doublure sur les plaques métalliques, commenta une voix à côté de lui.
Il sourit. Piotr et ses remarques pratiques…
— Imagine un peu qu’ils ne l’aient pas fait, reprit le jeune homme, qui ne devait pas tout à fait être majeur. J’ai déjà vu ce que pouvait faire le métal à la peau, sur Galidraan. Et je ne recommande pas. Oh, ça, non.
— Ils ont tout prévu pour affronter ces conditions, répondit Celric sans détourner le regard.
— Je ne dirais pas ça. On aurait pu avoir des murs et des vitres, ici. Un peu de confort, quoi.
— On peut toujours demander quelques modifications sur les plans.
— Je vote pour !
Ils se trouvaient à l’extrémité sud du complexe qui devait accueillir le centre de formation des Protecteurs Impériaux, une antique citadelle de pierre brute, nichée sur un éperon rocheux au milieu d’une chaîne de montagnes couvertes de neige et de glace. L’endroit avait édifié par une race ancienne et oubliée des millénaires plus tôt, avant qu’un cataclysme ne donne au monde de Rhen Var le climat glacial qui était désormais le sien.
Depuis des semaines, l’équipe d’aménagement envoyée par Carth Poldrei s’efforçait de rendre les lieux vivables. Dans l’ensemble, la structure était en assez bon état, mais elle avait subi quelques dégâts au fil du temps, et particulièrement au cours des dernières décennies. Une bataille avait eu lieu là du temps de la Guerre des Clones, avait appris Celric, et d’autres ensuite.
Les ingénieurs s’attelaient à donner à l’édifice un visage plus moderne. Des parements en polymères étaient appliqués pour préserver les pierres extérieures et donner au nouvel ensemble une certaine cohésion architecturale. Partout où c’était possible, on évitait d’édifier de nouveaux murs, préférant des panneaux de transparacier qui ouvraient sur l’environnement extérieur.
La plateforme d’observation sur laquelle attendaient Celric et Piotr était l’un des rares éléments du complexe à ne pas avoir eu droit à ces aménagements. Derrière eux, l’imposante salle principale avait eu droit au toit dont elle était privée depuis des temps immémoriaux. Elle était destinée aux rassemblements et aux cérémonies, mais surtout, sa position centrale en faisait un point de passage des plus pratiques. À l’ouest, quelques tours positionnées en quinconces accueillaient des dortoirs pour les membres de la garnison. La plupart étaient des constructions neuves, à l’exception de la plus haute, à l’angle sud-ouest de la citadelle. Plus au nord, le dôme d’un ancien observatoire abritait les entraînements au combat.
À l’opposé, au sud-est, une tour isolée était reliée au reste du complexe par un unique couloir. Elle était destinée à abriter les invités de marque. Rhen Var disposait bien d’un astroport civil tout juste réhabilité, d’une centaine d’âmes au plus. Mais il se trouvait à une centaine de kilomètres au nord, installé au cœur d’autres ruines anciennes, et n’avait certainement pas de quoi accueillir les invités officiels qui finiraient par venir visiter la citadelle des Protecteurs.
L’autre aire d’atterrissage de la planète se trouvait à cinq kilomètres au sud. C’était un hangar militaire datant de la Guerre des Clones. Comme la Citadelle, il avait été occupé par de petites équipes de Rebelles et d’Impériaux, qui s’étaient affrontés dès le début de la Guerre civile pour la possession d’un relais de communication. Relais qui avait fini par être détruit, rendant toute bataille inutile. Rhen Var avait été dès lors abandonnée aux tourments des éléments.
Jusqu’à aujourd’hui…
Le hangar était relié à la citadelle par une piste enneigée qui contournait le complexe par le sud-ouest. Plusieurs anciens postes de garde étaient installés là, au pied d’escaliers menant vers le promontoire aménagé. Ils servaient à présent d’entrepôts et de stations de travail pour la garnison. Plus au nord, la route rejoignait le niveau des bâtiments. C’était là qu’était située l’entrée principale, qui servait aussi au déchargement des marchandises. Au-delà, un haut col permettait de poursuivre sa progression jusqu’à l’ancien astroport et sa petite communauté.
Les apprentis Protecteurs devaient arriver par le hangar militaire, aussi Celric avait-il ordonné à leur chauffeur de les déposer au pied du promontoire, afin qu’ils entrent dans la Citadelle par l’un des grands escaliers. Une façon de leur faire comprendre que cette nouvelle affectation n’était pas de tout confort.
Il avait ordonné. Il frissonna, et pas en raison du vent glacial. Ce commandement tout neuf lui donnait encore le vertige. Un an plus tôt, il n’était encore qu’un tout jeune pilote se découvrant une affinité avec la Force ; et voilà qu’à présent il commandait à des centaines d’hommes – toute la garnison de ce monde – et dirigeait une unité d’élite. À seulement vingt-et-un ans. Il ne pouvait s’empêchait de penser qu’il était allé trop loin, trop haut, trop vite. Il ne se sentait pas à sa place.
Bien sûr, sa mère avait tenté de le rassurer. Des padawans plus jeunes que lui s’étaient retrouvés à la tête d’unités de milliers de clones, sur le front, quelques décennies plus tôt. Et ils ont tous fini massacrés par leurs propres troupes, lui avait-il fait remarquer.
Elle n’avait plus ressorti cet argument depuis lors.
Le sifflement continu des rafales de vent se tinta d’une note plus grave, celle d’un moteur d’engin en approche. Et, très vite, Celric put l’apercevoir : un speeder cargo qui venait du sud, comme prévu. Il survola les étendues de neige jusqu’au pied de l’escalier et s’y arrêta. Un petit groupe de sombres silhouettes indistinctes en sortit et s’engagea rapidement dans l’ascension.
— Pas trop tôt, grommela Piotr. Celric se contenta de sourire, le cœur battant.
Les élèves ne les repérèrent que lorsqu’ils arrivèrent dans la cour. Le groupe s’arrêta, visiblement hésitant. D’un signe du bras, Celric leur désigna la salle principale, et il partit lui-même dans cette direction.
En marchant, il releva la tête vers l’antique statue en pierre, monumentale, qui habillait le mur de la grande salle. Ce guerrier inconnu d’une civilisation oubliée trônait là depuis des temps immémoriaux, et il restait à présent l’un des témoignages visibles du passé de ces lieux dévolus à un nouvel usage.
Les portes s’ouvrirent lorsque Celric et Piotr s’en approchèrent, laissant échapper un souffle d’air chaud qui semblait presque brûlant par contraste avec le vent glacial. Dès qu’elles se refermèrent, le son incessant du vent qui accompagnait le tout jeune colonel depuis une demi-heure s’évanouit. Il se sentait plus à son aise, à présent. Avec une tenue classique, le contraste aurait pu être un peu trop violent, mais la sous-couche thermorégulatrice de son armure évitait ce genre de problèmes.
Quelques instants plus tard, les recrues entrèrent à leur tour par la porte est.
— Bienvenue à la Citadelle des Protecteurs, leur lança-t-il pour les saluer. Je suis le colonel Celric Tavill, commandant de cette unité.
Il avait redouté ce moment au cours des derniers jours, et pourtant, maintenant qu’il s’y trouvait, les mots jaillissaient sans effort.
— Voici le capitaine Paveller, ajouta-t-il en désignant Piotr. Il sera l’un de vos officiers encadrants, tout comme les capitaines Tharon et Sarn, que vous rencontrerez bientôt. J’espère que vous avez fait bon voyage ?
Il devait faire attention à ne pas les prendre trop de haut, à ne pas les considérer comme des enfants. La plupart étaient plus âgés que lui, et visiblement surpris de trouver un officier aussi jeune. Ils le regardaient avec circonspection, et plus encore Piotr dont le visage imberbe trahissait ses dix-sept ans.
— Un bon voyage, oui, mais bien mystérieux, fit alors une voix féminine au cœur du groupe.
Les camarades de l’élève qui était intervenue lui jetèrent un regard surpris, et les rangs s’écartèrent pour qu’elle puisse faire face au colonel.
Elle n’était pas grande, remarqua d’emblée Celric. Un mètre soixante au plus. Elle n’était pas vieille non plus, approximativement son âge, ou peut-être un peu plus. Et elle était plutôt mignonne, avec ses yeux noisette et ses cheveux châtains coupés courts qui encadraient un visage aux traits fins…
Il se mordit la joue afin de se reprendre. Il s’agissait d’une de ses élèves, et elle venait de formuler une remarque sensée, quoi qu’un peu impertinente. Il se força à afficher un sourire distant.
— Vous avez raison, enseigne… ?
— Jiroine. Ylinia Jiroine.
— Avez-vous une idée, enseigne Jiroine, des causes du secret qui entoure votre nouvelle affectation ?
— Nous participons peut-être à un nouveau programme d’armement ? suggéra-t-elle.
— Vous croyez ?
— Cette planète a l’air complètement isolée et sans vie. C’est l’endroit idéal pour mener ce genre de projets.
— C’est une idée. Quelqu’un d’autre ?
Un homme qui avait quelques années de plus que lui, la peau sombre et le regard doré, leva la main.
— Oui ?
— Enseigne Balron, Monsieur. J’ai entendu parler d’une autre opération du genre par un autre soldat lors de ma dernière affectation. Il s’agissait de prélèvements pour du clonage. Est-ce que c’est ce qui nous attend ici ?
Puisse la Force nous en préserver, songea Celric, qui faisait encore de temps à autre des cauchemars à propos du Mont Tantiss et de la puissance stupéfiante qu’avait déployé Joruus C’Baoth ce jour-là.
— Fausse piste, assura-t-il avec un air aussi détaché que possible. Oui ?
— En… Enseigne Moodlars, indiqua un autre garçon, légèrement replet et qui semblait surpris d’être intervenu. Est-ce que… Est-ce qu’il s’agit d’une base d’entraînement pour commandos ?
— Vous y êtes presque, lui répondit Celric.
Le moment est venu de leur avouer.
— Vous tous, ici présents, avez un point commun, leur annonça-t-il. Au cours des derniers mois, des examens médicaux ont révélé chez vous la présence d’un taux important de midichloriens dans vos cellules.
La remarque ne provoqua que de nouveaux regards perplexes, sauf de la part de Moodlars qui écarquilla les yeux.
— Ces résultats, reprit le colonel, indiquent de façon certaine que vous avez le même potentiel que celui des chevaliers Jedi de jadis.
Un silence stupéfait accueillit ces mots. Celric se félicita de ne pas avoir à leur parler de l’évaluation psychologique qui avait été réalisée à leur insu. Le Consul et lui-même étaient d’accord pour garder autant de mystère que possible sur ce détail crucial.
— Vous voulez dire qu’on va devenir des Jedi ? demanda Balron d’un ton perplexe.
— Impossible, trancha aussitôt Ylinia Jiroine. Les Jedi ont été déclarés traîtres à l’Empire il y a des années.
— Le Consul Poldrei vous expliquerait mieux que moi qu’il s’agit d’une manipulation construite sur des mensonges, rétorqua Celric. Par ailleurs, j’ai dit que vous aviez le potentiel pour devenir des Jedi… Pas que vous alliez en devenir. Le souhait du Consul, en établissant cette nouvelle unité, est de développer des talents que les troupes régulières de la Fédération sont incapables d’avoir. Nous serons les meilleurs pour assurer la surveillance de lieux stratégiques ou de personnes cruciales, pour constituer de petites unités d’infiltration au moment opportun… Pour agir quand il le faut, afin de protéger les populations. C’est en cela que le nom de notre unité des Protecteurs Impériaux prend tout son sens.
Les recrues restaient dans l’expectative, il le sentait, mais il savait qu’ils comprendraient, avec le temps…
Ylinia leva la main.
— En quoi consistera le programme de formation ?
— Nous vous apprendrons à percevoir la Force, et comment y faire appel, répondit Celric.
Il jeta un coup d’œil à Piotr, lequel, comprenant le message, enchaîna aussitôt :
— Il s’agira aussi de vous former au maniement des armes. Vous savez déjà en utiliser la plupart, j’imagine… Et sans doute plutôt bien. Mais je connais sans doute quelques types de blasters que vous ignorez. J’ai été formé par un maniaque des fusils à longue portée, et… Bref. L’objectif, ce n’est pas seulement que vous sachiez vous en servir : c’est que vous les maîtrisiez. Ça demandera de l’exercice, encore de l’exercice, une pincée d’exercice… Et un peu d’exercice pour finir. Autant vous y préparer. Quant au sabre laser, je suis à peu près sûr qu’aucun de vous ne s’y est jamais essayé.
Il tendit le bras, et son double sabre jaillit de sa ceinture pour filer vers sa main. Il l’activa et deux lames azur surgirent aussitôt. Il se lança dans un tourbillon ostentatoire et acheva d’impressionner les nouvelles recrues quand son arme se divisa et qu’il se retrouva avec deux sabres, chacun dans un de ses poings.
La démonstration amusa Celric. Piotr faisait montre d’un talent certain dans l’art de l’escrime, supérieur au sien. Il s’imposait dans la plupart des duels et pouvait même tenir tête à Gladys et Flynn ensemble lorsqu’il se mesurait à eux, grâce à son double sabre.
Celric, de son côté, avait opté pour un sabre simple, même s’il était tenté par moments de s’entraîner pour manier une arme similaire à celle de Piotr. Il ne s’agissait plus du sabre laser de Whie Malreaux. Celui-là, il l’avait confié à sa mère, qui l’avait religieusement mis à l’abri dans le coffre sécurisé du domaine familial avant leur départ pour Rhen Var. L’arme qui pendait à présent à sa ceinture avait été assemblée quelques jours plus tôt et présentait une lame azur – la couleur unique qui avait été retenue pour les sabres des Protecteurs.
— Devra-t-on prononcer des vœux ? demanda un autre étudiant.
— De loyauté et d’obéissance à la Fédération Impériale, confirma Celric.
— Ce n’est pas la même chose ?
— Pas tout à fait. On peut être loyal à une cause et la servir en désobéissant à un ordre. À vrai dire, c’est un cas de figure auquel vous serez sans doute confrontés un jour. C’est pour cela que manquer à votre vœu d’obéissance ne sera jamais aussi grave que la déloyauté qui, elle, serait sévèrement punie.
— Et les autres vœux…
— Si vous pensez au vœu de chasteté, non, il n’a pas cours ici. Ça n’a jamais très bien réussi aux Jedi non plus, de toute façon.
Et tous ne l’avaient pas appliqué, lui avait rappelé sa mère en évoquant quelques souvenirs de son passé.
— Bien sûr, je compte sur vous pour afficher une conduite exemplaire partout…
Il s’interrompit en voyant les regards de ses élèves se fixer sur un point derrière lui, et perçut l’approche d’un nouvel homme.
— Capitaine Varx, le salua-t-il.
— Navré de vous déranger, colonel, répondit l’homme, un officier impérial des plus quelconques avec son teint pâle et son regard inexpressif. Un appel du Consul, en salle des communications.
Pris d’un mauvais pressentiment, Celric fronça les sourcils.
— Vous-a-t-il déclaré quoi que ce soit ?
— Non, colonel.
Celric compta jusqu’à trois, le temps de se décider.
— Très bien. Vous poursuivrez cette présentation avec Piotr, dit-il aux étudiants avant de se tourner vers son ami. Emmène-les faire la visite des salles d’entraînement, des dortoirs et de la cantine. Je vous y retrouverai.
— D’accord.
Piotr avait l’air d’un coup de faire bien plus que son âge réel. Il fit signe aux étudiants de le suivre, et ils s’éloignèrent. Celric les suivit des yeux, attardant son regard quelques secondes sur cette Ylinia Jiroine qui lui avait fait si forte impression.
— Je vous suis, annonça-t-il finalement à Varx.
Ils quittèrent la salle principale en direction de l’antique bâtiment de pierre d’une dizaine d’étages qui marquait le nord de l’enceinte de la Citadelle. C’était là qu’il s’était installé, tout comme Piotr, Flynn et Gladys. Les autres les y rejoindraient, espérait-il, le jour où ils deviendraient des Protecteurs à part entière. Il s’imaginait déjà un bâtiment rempli de vie et de chaleur, si loin de ce qu’il était encore…
Mais il y avait encore beaucoup à faire avant d’y parvenir.
Une seule structure était installée au-delà, une petite rotonde qui avait dû être une sorte de temple à l’époque où le complexe avait été édifié. Sa position isolée avait incité Celric à en faire le lieu des communications avec l’extérieur ; il était plus facile, avec une telle position, d’en contrôler l’accès.
La silhouette fantômatique de Carth Poldrei s’élevait de l’holoprojecteur lorsqu’il entra dans la salle. Il darda Celric de son regard dès que celui-ci entra dans son champ.
— Je suis navré, Excellence, annonça tout de suite le colonel. J’étais en pleine séance de présentation avec mes nouvelles recrues.
Oui, oui, bien sûr, dit Poldrei avec un geste d’impatience de la main. Ce n’est pas grave. Celric, il faut que vous veniez sur Orinda, dès que possible.
La demande prit le jeune homme au dépourvu.
— Je croyais que vous vouliez me voir commander cette base pour former la nouvelle unité…
La situation a évolué, et pas dans le bon sens. Les Seigneurs de guerre du Noyau Profond ont décidé d’attaquer la Nouvelle République avec une armada plus importante que ce que nous supposions encore en leur possession. Les élections sont toujours en cours, et j’ai bien peur que ce contexte ne pousse n’importe quel fanatique à provoquer un coup d’État. J’ai besoin de symboles à mes côtés. Vous et Piotr.
— Piotr aussi ! Mais les recrues…
— Tharon et Sarn devaient leur enseigner les rudiments de la Force, n’est-ce pas ? Ils pourront se débrouiller seuls jusqu’à votre retour, non ?
— Ils devraient pouvoir, admit Celric avec réticence.
— Alors l’affaire est attendue. J’ai besoin de vous tant que nous n’en serons pas davantage sur ce qui se passe. Nous allons officialiser l’existence des Protecteurs et bien faire comprendre à nos ennemis que leurs ambitions sont n’aboutiront pas. Je vous attends…
Il disparut sans un mot de plus. Celric déglutit ; il avait rarement vu son mentor aussi agité. Il revint vers Varx, qui était resté en retrait.
— Vous avez entendu, lui dit-il.
— Colonel ?
— Prévenez Piotr. Je vais préparer mes affaires, et nous partirons ensemble.
— Je viens, moi aussi.
Il tourna brusquement la tête en entendant la voix de sa mère. Elle se tenait à l’étage supérieur du bâtiment, sur une passerelle de pierre à demi plongée dans la pénombre. Il s’étonna de la voir là.
— Tu en es sûre ? lui demanda-t-il.
Elle acquiesça. Quelques instants plus tard, elle avait descendu les escaliers et se dirigeait vers lui. Varx était parti pour accomplir sa mission.
— J’avais le sentiment que je devais être ici, lui annonça-t-elle. Et là, je sens que je dois t’accompagner.
— Tu en es sûre ? répéta-t-il.
Elle acquiesça.
— Je ne sais pas exactement ce qui se passe, confia-t-elle à voix basse. J’ai entendu l’inquiétude dans la voix de Carth Poldrei, j’ai entendu ses mots… Et pourtant, ça me semblait presque superficiel. J’ai l’impression qu’il y a bien davantage… Bien pire. Et ça me terrifie. Mais je sais que ma place est sur Orinda… Pour l’instant.
Celric sentit un nœud dans son estomac.
Sa mère venait de mettre des mots sur ce qu’il ressentait à cet instant… Ou plutôt sur ce que la Force lui faisait ressentir.
Quoi qu’il se prépare, tout cela risquait de très mal finir.


Si vous voulez vous faire une idée de l'aspect de la Citadelle, je vous conseille de faire un tour sur la carte du même nom dans le Battlefront I de 2004, ou mieux encore, de télécharger la carte "fan-made" Rhen Var : Temple pour le Battlefront II de 2005. Ça fait des années que je rêvais de décrire ce complexe et de créer une histoire qui s'y déroule, et c'est désormais chose faite ! :cute:

Rendez-vous fin août pour la suite ! :)
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Messagepar mat-vador » Dim 04 Juil 2021 - 22:21   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Lu !

si j'ai bien suivi, Carth et toute la bande prennent des vacances cet été... enfin surtout toi, Jagen :sournois: !

Escale à Rhen Var, donc :wink: ! Je pense tout de suite à Ulic Qel Droma, la Faucheuse Noire... etc. Toute cette partie du Legends qui me parle, qui m'appelle :love: !

Les recrues vont commencer leur entraînement de Protecteurs Impériaux mais palpy ne l'entend pas vraiment de cette oreille, n'est-ce pas ? Peut-être cherchera-t-il à les recruter pour son profit :diable: ? Moi, c'est ce que je ferais :oui: !

Du coup, bonnes vacances, j'imagine 8-) !
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Messagepar Alfred M. » Lun 05 Juil 2021 - 0:23   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Encore un chapitre bien sympathique. Curieux de voir le rôle de Scout dans la suite :)

Bonnes vacances en espérant que ça reparte sur le même rythme à la rentrée parce que tu nous a gâté à ce niveau :D .
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Messagepar L2-D2 » Lun 05 Juil 2021 - 13:00   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Chapitre 21 lu !

Je dois avouer que je ne connaissais pas Rhen Var ! Mais le lieu est fort bien décrit, à tel point qu'on se l'imagine sans problèmes sous les yeux. Néanmoins, je n'irais pas passer mes vacances sur place ! :transpire:

Pour le reste, ce Chapitre est une nouvelle fois passionnant ! D'ailleurs, c'est quelque chose que je retiens de ce tome 2 : là où le tome 1 était déjà très intéressant, il y avait parfois une tendance à jouer aux "7 différences" avec l'Univers Légendes... là ce n'est plus du tout le cas, on est vraiment rentré dans le vif du sujet, tout donne l'impression d'être plus développé, plus innovant, plus intrigant... plus tout, quoi ! :oui:

Bonnes vacances l'ami, et à bientôt ! :jap:
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Messagepar Jagen Eripsa » Lun 05 Juil 2021 - 14:37   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci à tous pour ces messages !

mat-vador a écrit:Du coup, bonnes vacances, j'imagine 8-) !
Alfred M. a écrit:Bonnes vacances en espérant que ça reparte sur le même rythme à la rentrée parce que tu nous a gâté à ce niveau :D .
L2-D2 a écrit:Bonnes vacances l'ami, et à bientôt ! :jap:

Merci, mais, comment dire... N'allez pas imaginer que je vais passer deux mois à me la couler douce, j'ai encore trois semaines de gros boulot avant de pouvoir éventuellement prendre des vacances, si j'ai de la chance ! :transpire: :paf:

mat-vador a écrit:Escale à Rhen Var, donc :wink: ! Je pense tout de suite à Ulic Qel Droma, la Faucheuse Noire... etc. Toute cette partie du Legends qui me parle, qui m'appelle :love: !

Pas qu'à toi ! :cute: Pour ma part, j'associe davantage Rhen Var à Battlefront I (c'étaient vraiment mes cartes préférées), mais c'est vrai que c'est difficile de ne pas penser au destin d'Ulic Qel Droma. Je pense toutefois que d'autres passages ultérieurs du livre t'y feront encore davantage penser. :cute:

mat-vador a écrit:Les recrues vont commencer leur entraînement de Protecteurs Impériaux mais palpy ne l'entend pas vraiment de cette oreille, n'est-ce pas ? Peut-être cherchera-t-il à les recruter pour son profit :diable: ? Moi, c'est ce que je ferais :oui: !

C'est une option. :sournois:

Alfred M. a écrit:Encore un chapitre bien sympathique. Curieux de voir le rôle de Scout dans la suite :)

Je pense que ça vous surprendra tous. :D

L2-D2 a écrit:Je dois avouer que je ne connaissais pas Rhen Var ! Mais le lieu est fort bien décrit, à tel point qu'on se l'imagine sans problèmes sous les yeux. Néanmoins, je n'irais pas passer mes vacances sur place ! :transpire:

Tout dépend ce qu'on recherche comme vacances ! S'il s'agit de ski, c'est l'endroit idéal ! :oui:

L2-D2 a écrit:Pour le reste, ce Chapitre est une nouvelle fois passionnant ! D'ailleurs, c'est quelque chose que je retiens de ce tome 2 : là où le tome 1 était déjà très intéressant, il y avait parfois une tendance à jouer aux "7 différences" avec l'Univers Légendes... là ce n'est plus du tout le cas, on est vraiment rentré dans le vif du sujet, tout donne l'impression d'être plus développé, plus innovant, plus intrigant... plus tout, quoi ! :oui:

Ravi que tu le ressentes ainsi, c'est le but ! C'est d'ailleurs sans doute ce qui me permet d'être davantage productif pour l'écriture de ce second tome ; je ne suis plus lié comme pour le premier à un récit préexistant. Et j'ai aussi rendu la ronde des chapitres moins régulière, ce qui me permet de sauter des passages qui n'auraient rien apporté - le chapitre avec Anthara, par exemple, aurait sans doute cassé le rythme insufflé aux dernières parties du récit. :cute:
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Messagepar Jagen Eripsa » Dim 29 Aoû 2021 - 22:31   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

The Imperial Federation Strikes is Back !



<<Chapitre précédant<< Sommaire >>Chapitre suivant>>

Chapitre 22

L’effervescence régnait dans le centre de crise improvisé qui avait été installé au cœur du Palais Impérial. Une centaine de moniteurs permettaient aux officiers présents de suivre en direct la progression de l’armada surgie du Noyau Profond dans le secteur Koros.
Les destroyers de tête avaient déjà dépassé les cinq premières planètes du système du même nom et avançaient vers la sixième ; celle qui portait officiellement le nom de la grande figure historique du secteur, l’Impératrice Têta, mais qu’on appelait souvent par son ancienne dénomination, Koros Major. C’était là que l’amiral Firmus Nantz avait décidé de réunir sa flotte pour le premier choc.
Les rapports transmis en continu à Coruscant permettaient de percevoir petit à petit l’ampleur réelle de l’attaque. Devant une table holographique mise à jour en temps réel, l’amiral Sovv et le général Bel Iblis commentaient à voix basse les informations qui leur parvenaient.
Leia observait ce spectacle en frissonnant. L’offensive qui se déchaînait contre les premières lignes de la Nouvelle République était sans commune mesure avec ce qu’ils avaient affronté jusqu’ici. Même la flotte impériale déployée pour refermer le piège de l’Empereur sur Endor n’avait pas fait appel à tant de vaisseaux. Et la flotte de l’amiral Nantz, si elle était relativement bien équipée pour une unité néo-républicaine, n’allait pas faire le poids. La Conseillère ne se faisait pas d’illusions sur l’issue du combat.
Pourtant, Nantz tenait. Fidèle à sa réputation de combattant chevronné, il transformait en repli ordonné ce que beaucoup d’autres commandants auraient laissé se transformer en débâcle frénétique. Utilisant à son avantage les lunes et les nombreux champs de débris du système Koros, qui avait connu son lot de batailles au cours de l’histoire, l’amiral parvenait à abriter ses vaisseaux lourds du feu ennemi tandis que ses appareils légers frappaient – jamais très fort, jamais très longtemps, mais toujours à l’endroit où l’ennemi était le plus vulnérable.
Mais ce n’était qu’une solution temporaire, et Nantz le savait.
Mes escadrons viennent de revenir, annonça-t-il une vingtaine de minutes après le début des combats. Ils ont subi quelques pertes mais en ont infligé de bien pires à l’ennemi. La présence du Whelm et de l’Assertor est confirmée, ainsi que celle de deux autres cuirassés inconnus.
Leia serra les dents. C’étaient là de très mauvaises nouvelles. Les deux vaisseaux que venait de citer Nantz faisaient partie de l’élite de l’ancienne flotte impériale… Et ils étaient sur la liste des vaisseaux dont la Nouvelle République avait perdu la trace.
Et dire que nous espérions qu’ils s’étaient entretués… songea-t-elle avec dépit.
Chaque minute qui passait montrait un peu plus à quel point cet espoir avait été vain. Les Seigneurs de Guerre du Noyau Profond n’avaient pas lutté comme ailleurs dans la galaxie ; ils s’étaient ligués et prouvaient à la Nouvelle République qu’elle les avait négligés trop tôt, beaucoup trop tôt.
— < Quelle est la situation sur Koros ? > demanda Sien Sovv.
L’évacuation est pratiquement terminée. Les équipes de soutien ont déjà quitté le système, comme la plupart des soldats. Il doit nous rester un dixième de nos hommes sur place, au plus. Ils ont trente minutes pour décoller avant que les Impériaux n’arrivent.
— < Vous ne pouvez pas leur laisser davantage de temps ? >
Je perds des pilotes à chaque minute qui passe. Je préfère garder autant de combattants que possible pour qu’ils puissent poursuivre cette guerre ailleurs, sur un champ de bataille où nous pourrons prendre l’avantage. Ici, c’est impossible.
— < Dans ce cas, qu’ils viennent sur Coruscant pour aider à la défendre… >
Coruscant est perdue.
Les mots résonnèrent dans la salle de guerre, devenue soudainement silencieuse. L’hologramme de Nantz fronça les sourcils.
Peu importe les défenses dont vous disposez ici, les Impériaux sont tout simplement trop forts. Et ils ne rechignent pas à faire des dommages collatéraux. Notre meilleur espoir est de disperser nos forces pour qu’elles frappent là où notre ennemi est inférieur en nombre. Je vais replier mes vaisseaux sur Fondor pour procéder aux réparations d’urgence et préparer éventuellement le sabordage des chantiers navals, au cas où l’Empire me suivrait… Je me replierai ensuite sur Sluis Van.
— < Je ne vous ai donné aucun ordre en ce sens ! > fulmina Sien Sovv.
La remarque du Commandeur Suprême ne fit même pas réagir l’amiral qui lui faisait face.
Ici Nantz, terminé.
Et il disparut aussitôt. C’était humiliant pour le Sullustéen, et il était gênant pour Leia d’y avoir assisté. Elle avait beau avoir des divergences de vue avec lui, la conduite de Nantz n’était pas digne. Mais on pouvait difficilement blâmer le commandant de la Première Flotte pour sa conduite ; il était connu pour sa rudesse, et les épreuves qu’il vivait au même moment avaient de quoi rendre abrupt le plus doux des hommes.
Sovv se tourna vers Mon Mothma, qui se tenait jusqu’alors en retrait, observant les opérations militaires sans y intervenir.
— < Madame, l’amiral Nantz a choisi sciemment de désobéir à mes ordres… >
— Je l’ai entendu, comme tout le monde ici, assura la présidente du Conseil Provisoire. L’heure n’est pas à la division. Il fait ce qu’il pense être le mieux pour ses hommes.
— < Mais il met en péril toutes les lignes de défense de Coruscant ! > s’emporta Sovv. < Ses vaisseaux pourraient doubler la puissance de feu du dispositif de défense de la capitale ! >
— Vous pensez malgré tout pouvoir défendre la planète ?
Le Sullustéen hésita quelques instants.
— < Ce devrait être possible, oui. >
Il se pencha sur le terminal holographique devant lui et, en quelques gestes, fit apparaître une projection schématique de Coruscant et des forces qui l’entouraient.
— < En utilisant le bouclier planétaire, nous devrions être en mesure d’empêcher les Impériaux d’accéder à la surface. Il est constitué, comme vous le savez, de deux couches indépendantes. Nous pourrions placer la flotte entre les deux et n’ouvrir que de petits passages dans le bouclier extérieur afin de limiter le nombre de vaisseaux impériaux que nous aurions à affronter au même moment.
La manœuvre apparut telle qu’il l’avait décrite sur le schéma tridimensionnel.
— < Ce sera un combat long, éprouvant, mais nous avons nos chances. >
— Les Impériaux pourraient lancer un bombardement planétaire pour faire céder le bouclier…
— < Pas le bouclier interne. S’ils le faisaient, ils risqueraient de toucher la surface. >
— Vous pensez que cela arrêterait l’Empire ? demanda Mon Mothma, perplexe.
— < De très nombreux soldats et membres d’équipage ont leurs familles sur cette planète. >
Cette fois, Leia ne put s’empêcher d’intervenir.
— L’Empire avait aussi une garnison de plus de deux mille hommes à Aldera, signala-t-elle. Et elle n’a pas été évacuée avant que le Grand Moff Tarkin n’ordonne à l’Étoile Noire de faire feu sur ma planète.
Sovv ne répondit rien. Mon Mothma, elle, balaya la salle du regard jusqu’à s’arrêter sur le visage d’une vieille connaissance.
— Général Bel Iblis, j’ai l’impression que vous êtes perplexe, dit-elle doucement.
— C’est exact, Conseillère, confirma le Corellien. Ma vision de la situation est en désaccord avec celle du Commandeur Sovv.
Leia ne put s’empêcher d’être amusée. Garm s’était montré étonnamment docile depuis la nomination de Sien Sovv… Une soumission de façade, avait-elle soupçonné. Et elle venait d’en avoir la confirmation.
— Plus encore qu’un bombardement, c’est un blocus que je crains. Coruscant ne produit qu’une infime portion de ce que ses habitants ont besoin, rien qu’au niveau de l’alimentation… Les Impériaux n’hésiteraient pas à nous affamer jusqu’à ce que nous soyons contraints de nous rendre pour épargner les civils. Ou jusqu’à ce que ces mêmes civils se retournent contre nous, d’ailleurs.
— Que préconiseriez-vous ?
— La solution la plus sûre pour nos forces comme pour la population de Coruscant, décréta Bel Iblis. Un repli ordonné de nos forces et de nos équipes administratives. Entre les soldats de la Nouvelle République, les fonctionnaires centraux et vos délégations, combien de partisans avons-nous sur la planète ? Deux millions, peut-être ?
— Approximativement, confirma Mon Mothma.
— Évacuons-les à bord de nos croiseurs de combat, de nos transports de troupes, de nos cargos de ravitaillement, de tous les appareils civils qui voudront bien nous prêter main-forte. Tout ce qui vole. Envoyons-les dans un millier de mondes pour continuer la lutte. Nous pouvons replier le gouvernement loin d’ici… Sur Mon Calamari, par exemple. Une planète autosuffisante aux océans profonds… Les Impériaux pourront toujours la bombarder, mais ça leur sera bien plus difficile de nous détruire là-bas qu’ici.
Mon Mothma baissa le regard, pensive.
— La capture de Coruscant a été l’une des grandes victoires de la Nouvelle République… Si nous devons tout recommencer…
— Le moment viendra, affirma Bel Iblis. Nous pouvons nous arranger pour que la prise de la planète soit plus simple qu’elle ne l’a été il y a quatre ans.
— Comment ?
— Faisons sauter les boucliers planétaires.
Les officiers présents ne cachèrent pas leur ébahissement face à la proposition de Bel Iblis. Sien Sovv hocha la tête de dépit.
— L’existence d’un tel système sur Coruscant est très récent, au regard de sa longue histoire, rappela le général. Ils ont été installés juste après la proclamation de l’Empire, officiellement pour éviter une nouvelle attaque de la planète, comme celle lancée par le général Grievous… Mais, dans les faits, c’était surtout un moyen permettant au régime impérial d’exercer un contrôle plus poussé sur les entrées et les sorties de la planète. Détruisons ces boucliers.
— Les Impériaux pourront toujours les reconstruire, fit remarquer Leia.
— Si nous détruisons tous les relais, ça leur sera très difficile, contra Bel Iblis.
— Surtout si nous laissons un millier d’agents des Forces spéciales sur la planète pour leur rendre la vie impossible… suggéra le général Cracken, qui semblait séduit par l’idée.
Ça avait tout l’air d’un plan tenant la route, au final. Bien sûr, abandonner Coruscant était un déchirement pour Leia. La conquête de la planète avait été, comme l’avait rappelé Mon Mothma, une étape importante pour la Nouvelle République… Et surtout, c’était là qu’elle avait bâti son foyer, avec Han, là aussi qu’elle l’avait agrandi. Jacen et Jaina étaient nés sur cette planète… Ils ne l’avaient encore jamais quittée…
Il y a un début à tout. Et ça ne sera pas ma première évacuation.
Le souvenir de la bataille de Hoth s’imposa à son esprit. Les temps qui avaient suivi s’étaient révélés difficiles pour l’Alliance.
Pourtant, quelques mois plus tard, elle parvenait à éliminer l’Empereur à la bataille d’Endor.
Mon Mothma devait songer à la même chose à cet instant. Elle consulta rapidement du regard Leia et les autres personnes présentes avant de revenir vers Garm.
— Général Bel Iblis, à compter de cet instant, vous avez la charge des opérations. Commandeur Sovv, ajouta-t-elle en se tournant vers le Sullustéen, je compte sur votre loyauté pour lui prêter assistance de toutes les manières possibles…
Le petit être resta figé, l’espace d’un instant. Puis ses bajoues s’affaissèrent.
— < Je regrette, Conseillère, mais le Commandeur Suprême ne peut être placé sous les ordres d’un de ses subordonnés >, déclara-t-il d’une voix un peu tremblante.
Il jeta un regard indéchiffrable à Bel Iblis, puis décrocha les insignes de Commandeur de son uniforme et les lui tendit.
— < C’est à vous qu’elles reviennent, à présent. >
Garm hésita, regardant successivement Sien Sovv, en plein accès de contrition, et Mon Mothma. La Conseillère affichait un visage résigné. Ses yeux croisèrent ceux du Corellien.
Un hochement de tête imperceptible, et Bel Iblis prit les attributs de ses nouvelles fonctions.
— Ne perdons pas de temps, dit-il aussitôt. Général Rieekan, je veux que la garnison et les permissionnaires commencent immédiatement à plier bagage. Emmenez le matériel que vous pouvez et détruisez le reste. Général Cracken, je m’en remets à vous pour le sabotage du bouclier. Nous ne le ferons exploser qu’à la fin de l’évacuation ; il pourrait retarder les Impériaux, d’une façon ou d’une autre…
Il se tourna vers les officiers de la flotte.
— Amiral Drayson, vous et vos hommes, recensez tous les appareils pouvant participer à l’évacuation. Vous coordonnerez leur départ. Amiral Sovv…
Bel Iblis regarda le Sullustéen dans les yeux. Il ne semblait pas triomphant, seulement déterminé, avec cette force indomptable qui le caractérisait.
— Je veux que vous prépariez nos vaisseaux au combat. Nous aurons sans doute à combattre les Impériaux avant la fin de l’évacuation. Il faudra protéger nos transports… Ce sera votre rôle. Peu importe les dommages que vous causerez : gagnez du temps en préservant au maximum vos vaisseaux. Avec un peu de chance, Sander Delvardus est parmi les Seigneurs de Guerre qui foncent sur nous. Vous l’avez vaincu une fois sur Sullust, et il voudra certainement sa revanche. La colère pourrait l’amener à se montrer stupide… ajouta-t-il avec un sourire de prédateur.
Sovv acquiesça lentement.
— Et maintenant, passez-moi l’amiral Nantz, ordonna Garm aux opérateurs holocom.
Pendant qu’ils attendaient que la liaison soit établie, Leia se rapprocha doucement de Mon Mothma.
— Il est dans son élément, chuchota-t-elle.
La présidente du Conseil hocha légèrement la tête.
— Il l’a toujours été. Peu de politiques s’entendent aux affaires militaires, mais Garm Bel Iblis a toujours eu un don pour cela. Plus que pour la politique, d’ailleurs…
Leia se demande s’il s’agissait de paroles de contrition. Cela importait peu, décida-t-elle. L’important, à présent, était d’aller de l’avant.
La silhouette de Firmus Nantz apparut à nouveau au-dessus de l’holoprojecteur.
Général Bel Iblis, salua-t-il, de mauvaise grâce. Je suis en plein combat.
— Je le sais, amiral. En tant que Commandeur de la Nouvelle République, je vous ordonne de hâter comme possible votre repli.
Un sourire ironique passa sur le visage de Nantz.
Commandeur, hein ? Les promotions vont vite, sur Coruscant…
— Où en sont vos forces ? demanda Bel Iblis sans relever.
L’évacuation de Koros Major est presque endommagée. Les trois derniers transports sont sur le point de décoller. Ça traîne un peu sur Kaikielius. Les bombardiers impériaux ont endommagé le Vigilant, mais son hyperdrive de secours semble encore opérationnel…
Un Rodien apparut subitement sur l’image et adressa quelques mots à l’attention de l’amiral, qui jura.
Bon, oublions le Vigilant… grommela-t-il. Les bombardiers ont fait un second passage. Le reste est prêt à se replier sur Fondor.
— Vous irez sur Fondor avec tous vos vaisseaux endommagés, décréta Bel Iblis. Vous prendrez avec vous la moitié de vos appareils aptes au combat. Le reste rejoindra la flotte de Coruscant pour sécuriser l’évacuation de la planète.
Tous ces croiseurs blessés pourraient être tentants pour la flotte impériale…
— Je vais ordonner aux garnisons de Sullust et Sluis Van de vous envoyer la moitié de leurs forces. Et vos vaisseaux envoyés ici vous rejoindront dès que nous aurons quitté ce secteur.
Nantz ne put qu’acquiescer.
Entendu… Bonne chance pour la bataille à venir, Commandeur.
Il disparut aussitôt, et Bel Iblis se tourna à nouveau vers les Conseillères et les officiers, dont certains avaient déjà commencé à transmettre leurs ordres.
— Synchronisez vos chronos, conseilla-t-il d’une voix dure. Nous avons douze heures pour mener à bien la plus grande opération d’évacuation de l’histoire de la galaxie.


Si vous voyez dans ce chapitre un écho avec l'actualité internationale, c'est bien contre mon gré... La trame de mon récit est prête depuis bien longtemps, mais j'ai été quelque peu rattrapé par les événements...

(Sinon, ça fait sept ans aujourd'hui depuis le lancement de la série ! :D)
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Messagepar Alfred M. » Dim 29 Aoû 2021 - 22:57   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Excellent chapitre pour cette reprise. J’apprécie tout particulièrement de retrouver Nantz dont tu respecte le caractère à la perfection. On compte sur toi pour tenir le rythme maintenant :D .

Jagen Eripsa a écrit: — L’Empire avait aussi une garnison de plus de deux mille hommes à Aldera, signala-t-elle. Et elle n’a pas été évacuée avant que le Grand Moff Tarkin n’ordonne à l’Étoile Noire de faire feu sur ma planète.


C'est officiel ça ou tu l'as inventé ?
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Messagepar mat-vador » Dim 29 Aoû 2021 - 23:00   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Lu !

La situation de la nouvelle République s'est vite dégradée :shock: ! Coruscant elle-même doit être évacuée :chut: ! On est mal patron, on est très mal !!

Encore une fois, des références sympa au legends :oui: ! Avec koros major :love: !

Vivement la suite !
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Messagepar Jagen Eripsa » Lun 30 Aoû 2021 - 9:33   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci à vous deux ! :jap:

Alfred M. a écrit:J’apprécie tout particulièrement de retrouver Nantz dont tu respecte le caractère à la perfection.

C'est un personnage marrant à écrire... :lol:

Alfred M. a écrit:C'est officiel ça ou tu l'as inventé ?

De mémoire, c'est sous-entendu dans L'Étoile Noire que la garnison impériale n'a pas été évacuée, dans les pensées de l'artilleur de la station.

mat-vador a écrit:Encore une fois, des références sympa au legends :oui: ! Avec koros major :love: !

Et ça va se poursuivre... :sournois:
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Messagepar L2-D2 » Mar 31 Aoû 2021 - 18:37   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Ah, content de retrouver mon rendez-vous régulier (zéro pression, je n'ai pas dit "hebdomadaire") avec La Fédération Impériale ! :love:

Chapitre 22 lu !

Et je me suis vraiment retrouvé dans une ambiance martiale ! Bon, je suis un peu "étonné" de voir à quel point la Nouvelle République a l'intention d'abandonner Coruscant rapidement et de façon si désespérée (pas sûr que faire sauter les boucliers planétaires, même dans l'éventualité d'une future reconquête, soit une si bonne idée que cela... :siffle: ) mais au moins, la situation ne traîne pas, et tes qualités d'écriture font qu'on accepte cette décision sans problèmes ! :oui:

En revanche, peut-être un bémol sur le fait que, finalement, Sovv démissionne de son poste. Je trouve dommage d'avoir perdu un peu de temps sur cette élection, qui n'a finalement pas servi à grand chose... ou du moins, c'est l'impression que cela me donne, peut-être vais-je avoir tort dans les prochains Chapitres !

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar Jagen Eripsa » Mar 31 Aoû 2021 - 20:14   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci L2 ! :jap:

L2-D2 a écrit:Et je me suis vraiment retrouvé dans une ambiance martiale ! Bon, je suis un peu "étonné" de voir à quel point la Nouvelle République a l'intention d'abandonner Coruscant rapidement et de façon si désespérée (pas sûr que faire sauter les boucliers planétaires, même dans l'éventualité d'une future reconquête, soit une si bonne idée que cela... :siffle: ) mais au moins, la situation ne traîne pas, et tes qualités d'écriture font qu'on accepte cette décision sans problèmes ! :oui:

Pour être franc, je me suis basé une fois encore sur les indications que nous avons au sujet de l'opération Main de l'Ombre, et elles ne sont pas nombreuses... :transpire: J'ai donc dû improviser pour que ça ait l'air relativement cohérent. La Nouvelle République n'a pas la puissance de feu nécessaire pour affronter la flotte du Noyau Profond. Et Coruscant est effectivement un piège, une atrocité logistique avec son hyperdépendance... Une planète impossible à défendre, en somme !

L2-D2 a écrit:En revanche, peut-être un bémol sur le fait que, finalement, Sovv démissionne de son poste. Je trouve dommage d'avoir perdu un peu de temps sur cette élection, qui n'a finalement pas servi à grand chose... ou du moins, c'est l'impression que cela me donne, peut-être vais-je avoir tort dans les prochains Chapitres !

Suivre cette élection nous a plongés dans les coulisses de la Nouvelle République après le désastre qu'elle a connu... Quand à lâcher son poste si rapidement, Sovv ne le fait que parce qu'il est désavoué par Mon Mothma. Et c'est aussi une façon de se laver les mains des conséquences de la bataille... :siffle:

L2-D2 a écrit:Ah, content de retrouver mon rendez-vous régulier (zéro pression, je n'ai pas dit "hebdomadaire") avec La Fédération Impériale ! :love:

Je vais quand même essayer de me tenir à ce rythme, même si ça risque d'être un peu compliqué dans deux semaines... Avec un dimanche très chargé... :siffle:
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Messagepar darkCedric » Mar 31 Aoû 2021 - 21:52   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Chapitre lu !

C'est assez jouissif de voir la dérouillée générale que se prend la Nouvelle République, et l'avancée triomphante et apparemment inarrêtable de Palpatine Tu arrives parfaitement à instaurer cette sensation de débâcle tout en posant clairement la menace posée par l'Empereur.

Ton chapitre ne m'a pas évoqué l'actualité récente, avant que tu ne le mentionnes. Par contre, pendant toute la lecture, j'avais le discours de Caton dans la série Rome, lorsque Pompée est obligé de "battre en retraite" et d'abandonner la ville à César :D

Maintenant, la suite, et vite camarade !
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Messagepar Jagen Eripsa » Mer 01 Sep 2021 - 9:20   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci Cedric ! :jap:

darkCedric a écrit:Ton chapitre ne m'a pas évoqué l'actualité récente, avant que tu ne le mentionnes. Par contre, pendant toute la lecture, j'avais le discours de Caton dans la série Rome, lorsque Pompée est obligé de "battre en retraite" et d'abandonner la ville à César :D

Pas vue cette série, mais ça doit être assez proche, effectivement :transpire:

darkCedric a écrit:C'est assez jouissif de voir la dérouillée générale que se prend la Nouvelle République, et l'avancée triomphante et apparemment inarrêtable de Palpatine Tu arrives parfaitement à instaurer cette sensation de débâcle tout en posant clairement la menace posée par l'Empereur.

Merci ! :jap:
Et c'est pas fini... :D
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Messagepar Jagen Eripsa » Lun 06 Sep 2021 - 20:19   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Avec 24h de retard sur le calendrier, la suite !



<<Chapitre précédant<< Sommaire >>Chapitre suivant>>
Chapitre 23

Les cieux de Kaikielius n’étaient pas plus favorables à la Nouvelle République que ceux de Koros Major. Depuis la passerelle du Veracity, Nahdonnis Praji assistait à la déroute des chasseurs et des croiseurs légers qui tentaient de retarder l’inévitable avancée de la flotte impériale.
Il dut admettre qu’ils se battaient bien. Dos au mur, à un contre dix, les Rebelles tiraient parti de leur faible nombre pour balancer tout ce qu’ils avaient en réserve. Leurs salves laser touchaient au but un coup sur quatre, peut-être même un coup sur trois. Et leurs torpilles ne se contentaient pas d’exploser leurs cibles ; elles provoquaient des dégâts sur les appareils alentours. Au final, chaque chasseur rebelle éliminait cinq ou six Impériaux.
Mais ils perdaient malgré tout.
Et pourtant...
N’avaient-ils pas gagné, en dépit de chances ridicules, sur Yavin et sur Endor ? N’avaient-ils pas conquis jusqu’au cœur de la galaxie, Coruscant, alors que Praji les aurait donnés perdus le jour où le Tantive IV avait été abordé et la princesse Leia capturée ?
Chaque fois, les Rebelles étaient parvenus à déjouer les probabilités.
Qu’allait-il faire si la victoire sur Koros Major, ou celle qui se dessinait à présent sur Kaikielius, se révélait n’être qu’une redite de celle de Derra IV – une victoire sans lendemain ?
Il l’ignorait.
Il se rabroua silencieusement. Ce n’était pas le moment d’avoir des états d’âme. Il était sur le point de reprendre une planète qui avait été dirigée des siècles - des millénaires, même - durant par sa famille. N’était-ce pas un Praji qui l’avait représentée lors de la signature de la Constitution Galactique qui avait donné naissance à la République, vingt-cinq mille ans plus tôt ?
Une République qui a été jetée à bas par l’homme que tu sers, lui chuchota une petite voix dans un coin de sa tête.
Il grinça des dents, agacé. Ces moments de conscience le dérangeaient. Le phénomène n’avait rien de nouveau pour lui ; il avait parfois ressenti, en recevant ses ordres, quelques remords en songeant aux conséquences à venir. Mais il était un soldat.
Il obéissait.
Pourtant… La séquence qu’il avait vécue sur Byss ne cessait de l’inquiéter. La transe à laquelle il avait assisté – non, dont il avait été victime – était un phénomène terrifiant. Il n’y avait aucune explication rationnelle à ce qui s’était produit, rien de naturel…
Juste la volonté de l’Empereur Palpatine.
Nahdonnis Praji se devait, en tant que membre d’une des plus anciennes familles de la Galaxie, de faire montre d’une certaine tenue, d’un professionnalisme à toute épreuve et d’un flegme inaltérable.
Autant de valeurs qui avaient été les siennes toute sa vie durant, sauf lorsqu’il s’était tenu face à l’Empereur, dans la citadelle de Byss, avec ses pairs officiers.
C’était de la rage pure que nous ressentions, songeait-il sans quitter du regard la bataille qui se jouait devant lui. Une haine implacable, une soif inextinguible de sang. Avec une intensité qui n’avait rien de naturelle…
L’inquiétude le rongeait un peu plus à chaque fois qu’il y repensait. L’honneur de l’Empire, à ses yeux, avait été de jeter à bas une caste de sénateurs et autres politiciens obsédés par leur propre richesse plutôt que par l’intérêt général – il en connaissait quelques-uns, y compris au sein de sa propre famille – mais aussi d’en finir avec le mysticisme des Jedi et de leurs superstitions. Il y avait bien eu Vador, mais Vador, justement, était différent. Il ne se perdait pas en considérations philosophiques à chaque fois qu’il ouvrait la bouche. Lorsque sa voix grave couvrait le son de sa respiration, c’était pour ordonner. Et lorsqu’il faisait appel à la Force, c’était toujours pour agir, agir fermement. Attaquer, le plus souvent.
Ce qu’avait fait l’Empereur, ce jour-là… C’était tout autre chose. Une manipulation pure des esprits de ses propres partisans.
Et cela donnait d’autant plus de poids aux rumeurs que Praji entendait depuis quelques temps sur les véritables ambitions de Palpatine. On disait ici et là que la structure de l’Empire sur Byss n’avait plus grand-chose à voir avec ce qu’elle avait été sur Coruscant. Bon nombre de courtisans étaient pourtant présents, y compris des officiels de haut rang comme le Grand Vizir, Sate Pestage, ou la directrice des Renseignements, Ysanne Isard – ironiquement, tous deux avaient utilisé un clone pour faire croire à leur trépas et disparaître sans alerter les Rebelles. Mais ils n’avaient plus le même pouvoir qu’autrefois. Les véritables conseillers de l’Empereur étaient apparemment des guerriers du Côté Obscur, dotés de pouvoirs terrifiants.
Le général n’avait pas voulu y croire, au début, persistant à voir l’Empire comme une version améliorée de la République. Mais à présent… Et il les avait bien vus, ces guerriers, derrière Palpatine…
Sentant le vaisseau trembler sous ses pieds, il se força à revenir à l’instant présent.
— Aurions-nous été touchés ? demanda-t-il à son second.
— Quelques dégâts superficiels, Général, répondit le capitaine Kroyz, un humain chauve de taille moyenne, d’une cinquantaine d’années. Rien de très inquiétant.
— Vous présumez bien vite, remarqua Praji d’un ton âpre.
— C’est qu’ils se replient, Général.
D’un geste, Praji afficha les données des senseurs sur la flotte adverse. Kroyz avait dit vrai.
— Il faut croire que nous avons gagné la bataille, dans ce cas… déclara le général.
Il y eut quelques acclamations dans la fosse de l’équipage, mais rien de bien transcendant. La bataille de Kaikielius, comme toutes celles qui venaient d’avoir lieu dans le secteur Koros, n’avait laissé la place à aucun suspense. Le rapport de force était tel que l’Empire ne pouvait que gagner.
Oui, mais nous devions gagner sur Yavin et Endor aussi, non ? lui souffla à nouveau cette petite voix agaçante dans son esprit. Alors autant savourer un peu…
D’accord, admit-il finalement. Mais une fois que les manœuvres seront entièrement achevées.
— Nous poursuivons le plan initial, annonça-t-il à l’équipage. Que les transports de troupes atterrissent à la surface de la planète pour que nos hommes puissent prendre le contrôle de toutes les installations stratégiques.
Les Rebelles avaient sans doute saboté certains systèmes de défense, laissé des espions ou des francs-tireurs… C’est en tout cas ce que Praji aurait fait, à leur place. À l’infanterie de s’en charger, décida-t-il intérieurement. Qu’elle serve au moins à quelque chose aujourd’hui.
Un bref coup d’œil sur le moniteur devant lui l’alerta.
— Les vaisseaux ne suivent pas la trajectoire prévue, fit-il remarquer à son aide de camp.
L’homme se pencha à son tour sur l’écran.
— C’est à cause de ces structures, dit-il en désignant la planète d’un coup de menton. Des griffe-ciels qui encombrent les voies d’accès au sol.
Praji le regarda, à son tour. Ces stations orbitales pullulaient sur les mondes les plus développés du Noyau. Le plus beau griffe-ciel du Centre Impérial était autrefois celui du Prince Xizor, le Falleen qui dirigeait le Soleil Noir, mais la structure avait été détruite des suites d’une attaque rebelle. Ceux de Kaikielius étaient plus petits, mais ne manquaient pas d’élégance.
— Ordonnez-leur de manœuvrer pour se positionner en-dehors des couloirs aériens, lança-t-il, agacé de devoir faire la police auprès des civils.
— À vos ordres, répondit Kroyz en se tournant vers le poste des communications. Mettez-moi en contact avec le Fierté de Vahali
Le nom résonna aux oreilles de Praji comme un souvenir venu d’un passé lointain.
— Le Fierté de Vahali ? répéta-t-il à l’intention de son second.
— Je ne sais pas ce qu’est Vahali, mais ces griffe-ciels y font tous référence, l’informa le capitaine. Fierté de Vahali, Honneur de Vahali, Richesse de Vahali, Force de Vahali
Praji contempla à nouveau les structures, si lointaines. La maison Vahali était la puissance dominante de Kaikielius, celle qui avait chassé les Praji de ce monde des millénaires plus tôt. Son père, son oncle, son grand-père… Tous les Praji mâles qu’il connaissait lui avaient un jour ou l’autre confié leur désir de faire payer ces rivaux ancestraux et de les contraindre à leur tour à l’exil. Nahdonnis, lui, avait préféré se concentrer sur son devoir envers l’Empire plutôt qu’à ces vieilles chimères.
Mais si l’Empire n’était plus ce en quoi il avait toujours cru, que lui restait-il ?
— Annulez mon précédent ordre, ordonna-t-il au capitaine Kroyz.
— Monsieur ? dit l’officier, dérouté, en se tournant vers lui.
Praji attendit quelques instants avant de répondre, préférant savourer l’instant présent.
— Ouvrez le feu sur les griffe-ciels. Détruisez-les tous.
Kroyz ne répondit pas tout de suite. Le général vit dans son regard quelques doutes, rapidement effacés par la résignation.
— À vos ordres.
Quelques instants plus tard, les batteries de proue entrèrent en action et le feu s’abattit sur les symboles de la puissance de la maison Vahali.
Et, pour une fois, Praji sourit.
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Messagepar mat-vador » Lun 06 Sep 2021 - 21:37   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Lu ! Et chui prem's :x :x !

On suit donc un Praji à la victoire contre cette vermine rebelle :diable: ! Comment ça, chui un partisan de l'Ordre Nouveau ? Nan mais, qu'allez-vous imaginer ? :idea:

Bref on est plongé dans les pensées du Praji conscient d'avoir été un peu manipulé par Palpy et qui en profite pour régler quelques comptes aristocratiques façon Game Of Thrones ( sans les poignards ! :transpire: ).


Au fait, la planète Kaikielus et la Famille Vahali sont des inventions de ta part ? En tout cas, tu mentionnes que les Praji et les Vahali sont ennemis depuis des muillénaires, est-ce que cela remonte à l'ère Pius Dea ? On sait que les Praji ont soutenu à fond les Contispex et le culte fanatique ils ont même participé à quelques génocides dont celui des Zarracines :sournois: . Etait-ce le cas des Vahali ? peut-être au début...

Tu as contribué à créer un nouvel axe dans mes histoires et je t'en remercie... c'est décidé, les Vahali feront tôt ou tard leur apparition dans ma saga Pius Dea :sournois: !

A la prochaine :hello: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

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Messagepar Jagen Eripsa » Lun 06 Sep 2021 - 22:53   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci Mat ! :jap:

mat-vador a écrit:Au fait, la planète Kaikielus et la Famille Vahali sont des inventions de ta part ? En tout cas, tu mentionnes que les Praji et les Vahali sont ennemis depuis des muillénaires, est-ce que cela remonte à l'ère Pius Dea ? On sait que les Praji ont soutenu à fond les Contispex et le culte fanatique ils ont même participé à quelques génocides dont celui des Zarracines :sournois: . Etait-ce le cas des Vahali ? peut-être au début...


Eh non, tout ça vient d'un récit passionnant, Tinker, Tailor, Soldier, Praji, publié sur le site Hyperespace ! Si tu veux y jeter un coup d'oeil, je te conseille d'aller voir par ici.

Et cette rivalité remonte donc à bien plus loin. :cute:

mat-vador a écrit:Tu as contribué à créer un nouvel axe dans mes histoires et je t'en remercie... c'est décidé, les Vahali feront tôt ou tard leur apparition dans ma saga Pius Dea :sournois: !

J'en suis ravi ! :D
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Messagepar L2-D2 » Mar 07 Sep 2021 - 17:37   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Chapitre 23 lu !

Ah, le retour de Praji ! J'en déduis donc que le personnage est appelé à faire des incursions dans l'intrigue, mais à quelle fin ? :think: En tout cas, ce qui est appréciable, c'est que vraiment chaque personnage introduit à droit à sa petite description, quelques éléments sur son passé, parfois son historique familial... C'est une chose d'inventer des personnages, c'en est une autre de les rendre vivants et crédibles. Et à chaque fois, tu y parviens ! :jap:

Et la mention de Vador est plaisante, puisqu'elle confirme que le personnage n'est pas qu'une brute terrifiante qui étrangle les officiers incompétents, tu fais bien ressentir le fait qu'il était respecté et pas uniquement craint. Il est resté le meneur d'hommes qu'il était pendant la Guerre des Clones, quand bien même les actes qu'il a commis depuis n'avaient pas la même portée.

Bon, après, Praji reste un Général Impérial, avec tout ce que cela peut impliquer d'excès, comme la dernière partie de ce Chapitre nous le montre...

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar Jagen Eripsa » Mer 08 Sep 2021 - 9:17   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci L2 ! :cute:

L2-D2 a écrit:J'en déduis donc que le personnage est appelé à faire des incursions dans l'intrigue, mais à quelle fin ? :think:

En fait, je n'ai pas prévu d'autres chapitres l'utilisant comme point de vue. :transpire: Dans ce deuxième volume, il y a des personnages récurrents néo-républicains et fédéraux-impériaux. Praji permet d'avoir un point de vue dans "l'autre camp", tout comme d'autres personnages par la suite. :cute:

L2-D2 a écrit: En tout cas, ce qui est appréciable, c'est que vraiment chaque personnage introduit à droit à sa petite description, quelques éléments sur son passé, parfois son historique familial... C'est une chose d'inventer des personnages, c'en est une autre de les rendre vivants et crédibles. Et à chaque fois, tu y parviens !

Merci, mais pour le coup je n'ai pas inventé grand-chose :transpire:
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Messagepar Jagen Eripsa » Lun 20 Sep 2021 - 19:12   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Bon, ben j'ai à nouveau du retard... J'étais bien occupé au moment où j'aurais dû poster ce chapitre, il y a presque dix jours (Alfred peut en témoigner :whistle: ), et j'ai mis un peu de temps avant de pouvoir retrouver le rythme :transpire:



<<Chapitre précédant<< Sommaire >>Chapitre suivant>>

Chapitre 24

— Le téléchargement progresse ?
— Ça devrait être bon dans trois minutes.
Siveline se mordit la lèvre, impatiente qu’elle était de passer à l’étape suivante. Tout cela n’allait pas assez vite à son goût.
L’évacuation n’avait été ordonnée que quatre heures plus tôt, et elle aurait dû être satisfaite que la récupération des données sur les différents serveurs de l’administration centrale de la Nouvelle République soit si avancée. La destruction des supports physiques des sauvegardes sur Coruscant allait garantir que l’Empire ne s’empare pas d’informations sensibles, comme des listes d’agents infiltrés ou des plans d’installations secrètes. C’était un travail essentiel, et elle aurait dû se sentir honorée de faire partie de l’équipe qui en était chargé.
Oui, mais… Cette retraite lui laissait un goût amer dans la bouche. Depuis quand abandonnait-on si facilement sa capitale aux mains de l’ennemi ?
Oh, elle comprenait les arguments du Commandeur Suprême, bien sûr. En dépit de ses atours rugueux, c’était un fin analyste. Mais Siveline avait envie de se battre. De lutter contre l’Empire. D’écraser son père.
Sauf que nous ne sommes même pas sûrs qu’il se trouve derrière tout ça.
C’était peut-être le pire, dans cette histoire. Elle avait appris à détester son géniteur, à rêver de lui faire payer ce qu’il avait infligé à sa mère… Et c’est contre l’Empire qu’elle avait pu exercer cette rage intérieure, contre le régime pour lequel Carth Poldrei s’était battu, qu’il dirigeait même. Mais leurs nouveaux assaillants n’avaient peut-être rien à voir avec lui.
Une idée… perturbante.
Et au milieu de tout ça, il y avait les tensions avec sa mère, qui lui avait pardonné, alors même qu’elle était la principale victime de cette histoire.
— C’est bon !
La voix du technicien l’arracha à ses pensées. L’homme s’était retourné et lui tendait une carte de données, qu’elle prit aussitôt.
— Merci.
Elle se tourna vers les deux hommes qui l’avaient accompagnée.
— Vous pouvez débrancher le serveur Jenth, leur indiqua-t-elle. Pour le reste, vous connaissez la procédure à suivre.
Ils ne la firent pas répéter deux fois les instructions. Elle resta quelques instants, le temps de les voir mettre le support de stockage sur un chariot répulseur. D’une capacité de plusieurs dizaines d’exaoctets, il contenait entre autres informations les dossiers de l’intégralité des agents de la Nouvelle République – copiés sur une vingtaine de cartes de données que Siveline avait soigneusement rangées dans son sac. Ces supports portatifs étaient moins sécurisés, mais plus simples à transporter… Plus que ce serveur qui allait en rejoindre d’autres dans l’incinérateur à fusion où les hommes du général Cracken supervisaient la destruction de tous les éléments sensibles afin d’éviter qu’ils ne tombent entre les mains des Impériaux.
Siveline sortit de la salle et se retrouva dans le couloir principal de maintenance du Palais impérial. Les équipes qui s’y trouvaient marchaient d’un pas plus rapide que d’ordinaire. Il n’y avait plus de salutations échangées, plutôt un silence anxieux. Elle n’avait pas envie de s’attarder là, elle non plus. Elle songea à rejoindre le bureau de Leia, mais un rapide coup d’œil à son chrono lui fit comprendre qu’elle pourrait sans doute la trouver plutôt du côté des baies d’envol.
Et elle avait vu juste ; Leia était bien dans un des hangars en compagnie de son mari, au pied non pas du Faucon Millenium mais d’un luxueux yacht SoroSuub. Elle s’approcha et vit un autre homme qui s’adressait à eux.
— …vous inquiétez pas, leur disait-il, le Lady Luck a de quoi se défendre. J’espère que nous n’en arriverons pas là, bien sûr, mais s’il le faut…
— Ne prends pas de risques inutiles, Lando, répondit Leia.
Siveline reconnut alors le général Calrissian, qu’elle avait brièvement rencontré quelques mois plus tôt, Étant le seul qui ne lui tournait pas le dos, il fut le premier à l’apercevoir.
— Réflexion faite, ce voyage pourrait bien être dangereux, et j’aurais bien besoin de l’escorte de cette jeune personne que voilà…
Han et Leia se tournèrent vers elle en entendant ces mots et lui sourirent en la voyant.
— Pas sûr que ce soit une bonne idée, vieux, lança le Corellien. Cette petite a du charme, mais elle est loin d’être aussi inoffensive que tu le crois !
— Vous avez les disques ? demanda Leia.
— Les voici, répondit Siveline en les lui tendant.
La Conseillère les prit et la remercia.
— Venez avec nous, lui dit-elle en s’engageant sur la rampe d’accès du Lady Luck.
En pénétrant dans le yacht, Siveline découvrit un intérieur encore plus clinquant que la coque, dans des nuances de rouge et d’or qui n’auraient pas déparé à l’époque la plus faste de l’Ancienne République. Mais des caisses de matériel avaient été entreposées sur la moquette, tandis que des agents de la Nouvelle République en uniforme étaient installés dans les canapés.
Ils se levèrent en voyant arriver Leia.
— Nous sommes parés au décollage, Madame, annonça celui qui portait un insigne de sergent.
— Je compte sur vous pour mettre ceci en sécurité, répondit-elle en lui tendant le disque. Le conseiller Kerrithrarr a garanti qu’il pouvait vous fournir une base discrète pour opérer depuis Kashyyyk vers le reste de la Bordure Médiane.
— Les ordres du général Cracken vont dans ce sens, confirma l’homme. Nous transmettrons un rapport à Mon Calamari via les canaux habituels dès que nous serons en position.
Leia allait faire part de son approbation quand de nouveaux arrivants entrèrent dans la soute convertie en salon. L’impressionnante silhouette de Chewbacca éclipsait presque celle, menue, de Winter, qui comme Siveline était une assistante directe de Leia.
Le wookiee poussa un cri doux, bien moins bruyant que ceux auxquels la jeune femme était habituée. Elle comprit pourquoi en remarquant les deux petits êtres abrités avec délicatesse au creux de ses puissants bras.
Leia s’approcha d’eux pour les caresser. Un geste doux, presque lent. Siveline n’avait guère besoin de ressentir la Force pour percevoir toute l’émotion de la Conseillère en cet instant. Mais elle était habituée à canaliser ses émotions, et c’est d’une voix sans larmes qu’elle s’adressa à son ami wookiee.
— Merci, Chewie. Je compte sur toi pour prendre soin d’eux et veiller à ce qu’il ne leur arrive rien.
— Pareil pour moi, mon pote, ajouta Han.
Chewbacca grogna quelque chose.
— Ouais, je sais. Mais ne t’en fais pas, je suis suffisamment grand pour me protéger tout seul.
Nouveau grognement.
— T’étais là, sur Bespin, tu te souviens ? Donc ça compte pas. T’en fais pas, j’ai pas l’intention que ça se reproduise.
Il jeta un regard en coin à Lando, qui eut le bon sens de paraître gêné.
— Enfin, ce que je veux dire, c’est que Jacen et Jaina ne savent pas encore marcher, alors se défendre…
— Nous les protégerons, intervint Winter. Chewbacca dit qu’il connaît des anciens refuges datant de l’époque où les Wookiees devaient protéger leurs enfants des esclavagistes trandoshans. Nous devrions y être en sécurité.
— Ça paraît approprié, convint Leia avec un soupir. Je ne sais pas encore quand je pourrai venir vous voir ni dans quelles conditions, mais dès que ce sera possible…
— Je sais, répondit Winter.
Leia se pencha alors pour embrasser délicatement ses enfants, suivi par son mari qui, sous son armure nonchalante, semblait lui aussi traversé par une profonde émotion. Siveline s’interrogea en le voyant ainsi. Tous les parents ressentent-ils ces sentiments ? Elle pensa à son frère Thalas, désormais père d’un petit Martann, puis à son père à elle. À en croire sa mère, Carth Poldrei avait aussi été attaché à ses enfants. Pourtant, elle avait du mal à l’imaginer comme protagoniste d’une scène aussi émouvante que celle à laquelle elle assistait.
— Je vous retrouve sur Mon Calamari, promit Lando tandis qu’ils descendaient la rampe du vaisseau.
Leia acquiesça, sans répondre, tandis que Han souhaitait un bon voyage à son vieux partenaire de jeu.
Ils regagnèrent le sol du hangar pour observer le décollage du vaisseau. Siveline se tenait en retrait, un peu gênée d’assister à une scène aussi intime que cette séparation. Mais elle savait qu’avec Leia Organa Solo, la barrière entre la vie familiale et la raison d’État était mince, et parfois inexistante. Les petits-enfants de Dark Vador, dotés d’un immense potentiel Jedi, étaient une cible de choix pour les Impériaux qui approchaient. Au fond d’elle-même, Siveline admirait le courage de cette mère, capable de se séparer de ses enfants pour leur assurer une meilleure sécurité tout en continuant à effectuer son devoir.
Les Solo avaient fait le choix de quitter Coruscant parmi les derniers, pour donner à tous ceux qui devaient évacuer le sentiment que la situation était sous contrôle. En l’absence de Winter, Siveline serait du voyage, elle aussi, direction Mon Calamari, promue capitale de la Nouvelle République.
Pouvait-on imaginer planète plus différente de l’impressionnante Kashyyyk, de ses arbres wroshyrs de plusieurs kilomètres de haut et ses Terres d’Ombre inexplorées, nouveau foyer improvisé des jumeaux Solo ?
Dans le silence du hangar, tandis qu’ils observaient le Lady Luck disparaître à l’horizon, Siveline entendit quelques mots prononcés à voix basse.
— Nous avons fait le bon choix, princesse, glissa Han à l’oreille de son épouse.
Leia ne répondit pas tout de suite, son regard plongé dans le lointain.
— Je l’espère, Han… Je l’espère.
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Messagepar mat-vador » Lun 20 Sep 2021 - 21:10   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Lu !!!

Alors, ca y est l'évacuation a commencé et tout cela me semble très bien ordonné :sournois: ! D'abord récupération des données sensibles :oui: !!!

Han et chewie sont les vedettes de cet extrait, avec la mention du potentiel de Jacen et Jaina :wink: !

Vivement la suite :D !
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Messagepar Jagen Eripsa » Mar 21 Sep 2021 - 9:05   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci Mat ! :jap:

mat-vador a écrit:Alors, ca y est l'évacuation a commencé et tout cela me semble très bien ordonné :sournois: ! D'abord récupération des données sensibles :oui: !!!

C'est ce qu'il y a de plus sûr à faire ! :cute:

Je voulais montrer quelques scènes de cette évacuation... Mais bizarrement, ce chapitre très court a été plutôt difficile à écrire, au contraire du suivant qui est beaucoup plus long !
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Messagepar L2-D2 » Mar 21 Sep 2021 - 14:29   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Chapitre 24 lu !

Han et Leia m'ont fait de la peine ! :( Et je ne m'attendais pas à une telle deuxième partie au vu de ce que le début du Chapitre nous narre : Siveline et ses doutes sur son père... quoique le lien est bien fait, puisqu'elle repense à son père en voyant le couple être déchiré par la séparation avec ses enfants. J'imagine que tôt ou tard le père et la fille auront l'occasion d'éclaircir les choses ! :sournois:

Et je comprends que ce Chapitre ait été délicat à écrire : l'émotion, ça n'est jamais facile à retranscrire !

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar Jagen Eripsa » Mer 22 Sep 2021 - 17:35   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci L2 ! :jap:

L2-D2 a écrit:J'imagine que tôt ou tard le père et la fille auront l'occasion d'éclaircir les choses ! :sournois:

:siffle:

L2-D2 a écrit:Et je comprends que ce Chapitre ait été délicat à écrire : l'émotion, ça n'est jamais facile à retranscrire !

Ça peut être très facile aussi, à condition d'être inspiré... :transpire:
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Messagepar Dark Palgueïss » Sam 25 Sep 2021 - 12:24   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Superbe cette reprise de la Fédération Impériale ! Ca commence fort avec une attaque en règle de la Nouvelle République, qui doit déjà abandonner Coruscant !

Hâte que Palpatine et l'Eclipse entrent en action ! :sournois:

Hâte aussi de voir la réaction de Carth et de Thrawn !
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Messagepar Jagen Eripsa » Dim 26 Sep 2021 - 20:01   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci Palgueïss !

Dark Palgueïss a écrit:Hâte aussi de voir la réaction de Carth


Pour lui, c'est juste en-dessous... Le reste, on verra ça plus tard. :D



<<Chapitre précédant<< Sommaire >>Chapitre suivant>>

Chapitre 25

Le comlink posé sur la table basse vibra. Le son de l'appareil, amplifié par la résonance du bois précieux de son support, tira Carth de sa lecture.
Il reposa doucement son datapad en s'étirant les muscles des bras. Il était plongé depuis bientôt trois heures dans la lecture d'un traité historique d'une grande complexité. Un ouvrage que la plupart auraient trouvé assommant, mais qu'il jugeait de son côté vraiment passionnant : Les événements de Corbos et leurs conséquences dans l'imagerie populaire galactique, du professeur Verr Tabrax - un très vieil enseignant anx de l'université de Polcaphran, que le Consul avait eu la chance de rencontrer à l'époque où il y étudiait pour devenir archiviste.
Nouvelle sonnerie. Avec résignation, Carth s'arracha à ses souvenirs pour répondre.
— Ici Poldrei.
Navré de vous déranger, Excellence, lui répondit la voix d'Ephin Saretti. Le directeur Cross demande à vous voir de toute urgence.
Carth balaya rapidement du regard la pièce où il se trouvait.
— Très bien, faites-le entrer, décida-t-il en se levant de son fauteuil.
Il fit quelques pas en direction de la porte du petit salon, qui s'ouvrit à son approche. L'appartement qu'il occupait était en fait une des anciennes suites de l'hôtel d'Orinda où il avait installé son gouvernement. Il avait converti l'une des chambres en bureau privé, mais il passait au final presque plus de temps dans cette petite pièce confortable et chaleureuse, avec sa cheminée ornementale et ses murs rouge et argent.
De l'autre côté de l'antichambre, la porte d'accès principale de la suite s'ouvrit, laissant apparaître les deux hommes qui venaient interrompre son moment de quiétude.
— Vous m'avez l'air soucieux, Jahan, lança Carth, les sourcils froncés, en échangeant une poignée de mains franche avec l'intéressé.
— Sans doute parce que je le suis, soupira le directeur des Renseignements Impériaux en prenant place dans le siège que le Consul lui offrait.
Ephin Saretti, lui, resta debout près de la porte, comme il seyait à un assistant observant une réunion à laquelle il n'était pas formellement convié.
— C'est à propos de Coruscant ? interrogea Carth, une fois qu'il eut repris place dans le fauteuil encore chaud qu'il avait quitté quelques instants plus tôt. La planète est tombée ?
— Pas encore, mais ça ne saurait tarder. La Nouvelle République évacue son personnel de la Cité Galactique.
— Sa flotte a été repoussée ?
— Non, les combats n’ont pas encore commencé dans le système.
Le Polcaphréen haussa les sourcils.
— Ils se replient avant même de connaître l’issue de la bataille ?
— Apparemment. Mais ce n'est pas ce qui m'amène... Le problème, Excellence, c'est Corellia.
— Corellia ? répéta le Consul, surpris.
Cross acquiesça, visiblement préoccupé.
— Cinq destroyers en provenance du Noyau Profond sont entrés dans le système il y a bientôt trois heures. Ils ont pris position en orbite autour de Corellia, Drall, Sélonia, Talus et Tralus.
— Un destroyer pour chaque planète ? Ce n'est pas beaucoup... souligna Carth. La flotte de défense sectorielle devrait pouvoir les repousser facilement, non ?
— En théorie, oui. Mais il n'y a eu, pour l'heure, aucun combat. Et les médias corelliens annoncent une prise de parole du Diktat dans quelques heures.
Carth resta silencieux, le temps d'assimiler les informations. Les événements se précipitaient beaucoup trop vite à son goût. Le vote qui devait donner à la Fédération Impériale ses nouveaux représentants s’achevait dans cinq heures, et les résultats devaient être annoncés dans la foulée. Le Consul avait espéré, à un moment, que la réussite du scrutin serait en mesure de convaincre des systèmes récalcitrants de l’intérêt qu’il y avait pour eux à se joindre à la Fédération… Des systèmes comme Corellia.
Mais à présent…
— Des nouvelles de Jan Stefside ?
Les contacts avec son représentant dans le système n’avaient été que ponctuels, ces derniers mois. C’était ce qu’avaient convenu les deux hommes avant que débute cette mission diplomatique, et le Consul n’avait donc pas eu de raisons de s’inquiéter de son quasi-mutisme… Jusqu’à aujourd’hui.
— Aucune. Et mes agents dans son cabinet sont muets, eux aussi.
Nouveau silence.
— Je dois parler au Diktat, annonça finalement Carth. Il faut que je sache à quoi rime cette manœuvre.
Rien de bon, sans doute, ajouta-t-il pour lui-même en prenant garde à ne rien laisser paraître de son inquiétude.
Ils gagnèrent ensemble la salle de communications privée du Consul, la plus sûre de ce quadrant de la Galaxie, ainsi qu’aimait à le répéter Jahan Cross, qui s’était chargé en personne des vérifications nécessaires. Le Directeur s’installa derrière le panneau de contrôle, tandis qu’Ephin se plaça en retrait, en bon observateur.
— Vous comptez contacter Kuat pour envoyer un émissaire sur Corellia, ou… ?
— Nous n’avons pas vraiment le temps de le faire, n’est-ce-pas ? lui lança Carth.
Cross se mordit les lèvres.
— Non, sans doute pas. Mais je préfère vous prévenir… Ça rendra toutes nos précautions employées jusqu’ici inutiles.
— Je sais. Mais la Nouvelle République a autre chose à faire, en ce moment, que de surveiller nos communications. Établissez une liaison directe.
L’Aldéranien acquiesça d’un bref hochement de tête. La pièce sombra aussitôt dans l’obscurité tandis que le symbole du Diktat Corellien s’élevait dans les airs, au-dessus de l’holoprojecteur.
Vous êtes en relation avec le cabinet du Diktat, annonça une voix féminine charmante, quoi qu’un peu froide. Veuillez décliner votre identité et le motif de votre appel.
— Ici le Consul Carth Poldrei de la Fédération Impériale, annonça Carth avec force, sous le regard de ses subordonnés. Je veux parler au Diktat Gallamby.
Ne quittez pas, nous allons répondre à votre requête.
Le Polcaphréen échangea un regard avec les autres hommes présents. Être laissé en attente, en dépit de son rang, était quelque peu insultant.
Au bout de près d’une minute, alors que sa patience atteignait ses limites, Carth vit le symbole disparaître pour laisser place à un homme. Il fronça les sourcils en le reconnaissant.
— Solo ? Qu’est-ce que c’est que cette plaisanterie ?
La remarqua sembla amuser son interlocuteur.
J’ai bien peur que vous m’ayez confondu avec mon cher cousin, répondit-il. Je suis Thrackan Sal-Solo, le nouveau Diktat de Corellia.
La ressemblance est stupéfiante, songea aussitôt Carth. À bien y regarder, il y avait bien quelques différences, comme cette barbe qui lui mangeait le bas du visage ou ce sourire, plus froid que ne l’était celui de Solo. Le Consul échangea un regard avec Jahan Cross, qui semblait de plus en plus inquiet.
— Où est le Diktat Gallamby ?
Sal-Solo fit mine de chercher.
Quelque part par là, je suppose, mais je doute qu’il soit en état de vous adresser la parole. C’est assez difficile, quand la tête est séparée du corps. J’aurais pu vous dire que nous l’avons placé en résidence surveillée, avec toutes les commodités d’un ancien chef d’État, ajouta Sal-Solo en voyant l’effroi dans le regard de son interlocuteur, mais vous préférez la franchise, je suppose.
— En effet, lâcha Carth d’un ton sec.
Grand bien vous fasse. Gallamby est mort parce que cet imbécile était persuadé qu’il pouvait faire durer indéfiniment ses petits jeux de pouvoir. Il avait déjà perdu l’essentiel du Secteur Corellien et toute l’influence sur nos anciennes colonies, mais il persévérait dans l’erreur. Je ne suis pas du même acabit. J’ai tout de suite compris où se trouvait l’intérêt de mon monde.
— Et le vôtre, j’imagine…
Ils se trouvent qu’ils concordent, admit Sal-Solo, un sourire mauvais sur les lèvres. Mieux vaut une Corellia dans l’Empire qu’une Corellia contre l’Empire. Je suis donc en mesure de vous annoncer notre ralliement au Trône Impérial.
— J’en prends bonne note. L’ambassadeur Stefside me transmettra tous les détails convenus, j’imagine.
Il avait mentionné ce nom à dessein, dans une tentative pour déstabiliser son vis-à-vis ; mais il n’y parvint pas.
Le représentant impérial pourra vous expliquer lui-même la situation, annonça Sal-Solo sans se démonter.
Il s’écarta alors du champ de projection, sans un mot de plus. Pendant un court instant, Carth eut le fol espoir que la silhouette courtaude de Jan Stefside allait apparaître et lui annoncer que tout cela n’avait rien d’anormal, que la prise de pouvoir de ce Sal-Solo faisait partie du processus d’annexion de Corellia.
Mais ses espoirs furent aussitôt douchés par l’apparition d’un nouvel homme : jeune, athlétique, l’air aussi sombre que sa tenue de vol, même si une joie mauvaise se promenait sur son visage.
— Vous n’êtes pas Jan Stefside, constata Carth en tâchant de garder son calme.
C’est une évidence, confirma l’autre avec morgue. Il n’est pas en état de vous répondre – un peu trop mort pour assurer ses fonctions, en fait.
Le Consul ferma les yeux un court instant. Stefside avait été l’un de ses premiers soutiens dans son projet de fondation de la Fédération Impériale. Un allié fidèle, de bon conseil. Il aurait dû devenir l’un des hiérarques de premier plan du nouveau régime…
Et voilà qu’il n’était plus. Et qu’un jeune arrogant s’amusait de son sort.
Pour Carth, l’heure n’était plus aux amabilités.
— Jan Stefside était un ambassadeur plénipotentiaire de la Fédération Impériale, annonça-t-il à son interlocuteur. Sa mort ne restera pas impunie.
La mort d’un traître m’indiffère, répondit l’autre sans se départir de son assurance.
— C’était un honnête homme, loyal envers la Fédération.
Mais la Fédération Impériale est une trahison envers le véritable Empire.
— L’Empire n’existe plus. La Fédération le remplace.
L’Empire existe toujours et votre misérable Fédération n’est qu’une usurpation temporaire du pouvoir de mon Maître.
— Votre « Maître » ? répéta Carth, alarmé.
Il n’aimait guère ce terme.
Mon Maître et le vôtre, d’ailleurs, même si vous l’avez renié.
— Je suis le Consul de la Fédération Impériale.
Et il est l’Empereur. Le seul. L’unique. L’éternel.
Carth se figea. Non.
C’est impossible…
— Il est mort. Les Rebelles l’ont tué.
C’est vrai, admit l’autre. Mais la Mort elle-même est impuissante face à lui et n’a su le retenir.
Le Consul vit que Cross s’était figé, lui aussi, en comprenant les propos de leur mystérieux interlocuteur.
— Qui êtes-vous pour tenir un tel discours ? lança Carth en tentant de se ressaisir.
Mon nom est Sedriss QL, répondit son interlocuteur. Je suis l’Exécuteur de Sa Majesté.
— Le rôle qu’occupait Dark Vador autrefois, nota le Consul.
Précisément. Mais contrairement à lui, je n’ai pas d’enfants qui pourraient me détourner du service de mon Empereur.
Carth sentit un nouveau frisson le long de son échine. Cette information-là n’était pas connue de grand-monde… Et elle prouvait bien que ce Sedriss avait eu accès à des secrets classifiés.
Et bien peu de documents pouvaient l’avoir renseigné.
— Pourquoi Corellia ? demanda alors le Consul.
Parce que vous convoitiez la planète, répondit Sedriss. Et parce qu’il nous fallait, comme avec notre offensive vers Coruscant, faire un exemple. Montrer au reste de la Galaxie que l’Empire existe toujours et qu’il ne ploiera pas le genou devant une poignée de traîtres séditieux.
Il se fendit alors d’un sourire mauvais.
Mais l’Empereur est magnanime. Il est prêt à pardonner vos égarements, à condition que vous vous soumettiez. Proclamez la fin de votre sécession et votre ralliement inconditionnel au Trône, et vous serez épargnés. Résistez, et vous serez détruits.
L’Exécuteur laissa ces mots en suspension quelques instants durant, puis acheva :
Vous avez trente heures pour donner votre réponse.
Il disparut sur ces quelques mots, laissant la salle des communications dans l’ombre la plus complète. Carth fit un geste en direction des capteurs, et la lumière revint, lui permettant de voir les visages – complètement sonnés – de ses accompagnateurs.
— Vous croyez qu’il a dit vrai ? demanda Cross, la voix si basse que c’en était presque un murmure. Que Palpatine a vraiment survécu ?
— Il n’a pas dit que l’Empereur avait survécu, corrigea Ephin. Plutôt qu’il avait… Disons, ressuscité.
— C’est encore plus dingue, soupira le directeur des Renseignements. Et pourtant, des trucs dingues, j’en ai vu plus que mon content.
Carth releva la tête.
— Je sais que c’est fou… Et que ce Sedriss a l’air fou, lui aussi… Mais je pense que c’est la vérité.
Il l’avait ressenti dès que Sedriss l’avait annoncé. C’était dingue, oui, comme le disait Cross, mais pas davantage que tout ce que Palpatine avait accompli au cours de sa vie. Et c’était la clé permettant de comprendre les derniers événements.
— Nous soupçonnions un Seigneur de guerre d’avoir unifié le Noyau Profond, mais ignorions lequel. En fait, il n’existe qu’une seule personne capable de soumettre autant de rivaux : Palpatine lui-même. Tout cela est terriblement cohérent.
— Mais enfin, ressusciter… C’est quand même…
— Palpatine était bien plus que ce qu’il semblait être, expliqua Carth. Il appartenait à une ancienne société d’utilisateurs de la Force, les Sith… Des êtres dotés de pouvoirs bien plus terribles que ceux de leurs homologues Jedi, contre qui ils se sont battus des millénaires durant.
Il défit les boutons à pression de sa veste pour attraper dans sa proche intérieure le petit livre qui ne le quittait plus.
— C’est son journal, expliqua-t-il à ses interlocuteurs. Le journal de Palpatine. Il est entré en ma possession il y a quelques mois… Il y a relaté son apprentissage des arcanes Sith et ses manœuvres… Toutes ses manœuvres pour accéder au pouvoir.
Il posa son regard sur le carnet, et le souvenir des pages qu’il avait lues lui revint en tête. Pour devenir l’Empereur, Palpatine n’avait reculé devant rien… Jusqu’à déclencher un conflit qui avait ravagé l’ensemble de la Galaxie.
La Guerre des Clones.
L’espace d’un instant, Carth se retrouva loin, bien loin de Polcaphran. Il était redevenu un jeune homme blessé, qui venait de perdre sa famille et sa petite amie, qui se tenait dans les ruines de sa maison d’enfance, un blaster entre les mains, des bataillons de droïdes face à lui.
Tout ce que j’ai vécu à ce moment-là, c’est sa faute, songea-t-il.
La rage monta en lui. Le deuil. La douleur. L’horreur. Tout cela pour nourrir les ambitions d’un seul homme. Et il n’a même pas la décence de mourir et de nous laisser réparer tout ce qu’il a détruit.
— Je ne compte pas me soumettre à cet ultimatum, annonça-t-il alors à Cross et Saretti. J’ai passé presque trente ans de ma vie au service de Palpatine et de son idéologie, alors même qu’il a provoqué la Guerre des Clones, la chute de l’Ordre Jedi… Et d’innombrables morts, parmi lesquels ma famille. Jamais plus. Jamais plus.
Il soutint leur regard. Cross fut celui qui reprit la parole le premier.
— Il faudra que vous m’expliquiez cette histoire de Guerre des Clones, lança-t-il au Consul… Mais je marche avec vous. Pour Aldérande et les miens.
— Je n’ai pas de griefs personnels contre l’Empereur, ajouta Ephin. Mais je crois en la Fédération Impériale. Vous pouvez compter sur moi, Excellence.
Carth les remercia d’un signe de tête respectueux.
— Il va falloir que nous agissions vite. Jahan, votre réseau d’agents sur Corellia…
— Un réseau dont j’avais hérité, précisa le directeur des Renseignements Impériaux. Si, comme nous le soupçonnions, Isard est toujours en vie, il doit être passé à l’ennemi… ou démantelé.
— Vous pouvez en mettre un nouveau sur pied ?
— Je devrais y parvenir, répondit Cross après quelques instants de réflexion. Ça coûtera sans doute cher, et ça prendra du temps, mais nous repartirons sur des bases solides.
— Bien.
— Quand allez-vous rejeter l’offre de l’Empereur ? Et comment ?
— La frange la plus impérialiste de nos officiers et de nos fonctionnaires risque de ne pas apprécier, nota Ephin.
C’était plus que probable. D’après les premières estimations, les listes impérialistes étaient annoncées en deuxième position du scrutin qui devait s’achever quelques heures plus tard, avec un tiers des voix des électeurs des mondes qui composaient la Fédération Impériale. Le Souvenir Impérial de Cilvia Tagge s’annonçait comme la première force d’opposition démocratique du nouveau régime… Et ses partisans allaient sans doute voir l’annonce d’une guerre contre Palpatine d’un mauvais – très mauvais – œil.
— Je pense qu’on ne peut pas la rejeter comme ça, dit Carth en réfléchissant au problème. Il nous faut…
Il ferma les yeux un bref instant, puis reprit :
— Un sommet impérial, entre les trois branches de la Fédération.
— Le gouvernement et vous d’une part, comprit Ephin. Ensuite, le Grand Amiral Thrawn et ses conseillers pour les militaires. Mais la troisième ? Nous n’avons pas d’Empereur…
— En cas de vacance du Trône, c’est le Conseil des Moffs qui peut représenter le pouvoir exécutif.
Carth vit que cette perspective n’enchantait pas plus les autres que lui.
— La plupart ont été nommés par l’Empereur, rappela son assistant.
— Vous pourriez vous en passer, suggéra Cross.
— Ce serait la meilleure solution pour les jeter dans les bras de Palpatine, contra le Consul. Non, la seule voie qui vaille est de les intégrer au processus. Espérons que Disra saura se souvenir que nous sommes alliés…
Le Grand Moff avait été un atout lors de l’opération Renaissance, en cela qu’il avait coordonné la prise de pouvoir au sein de l’Alignement de Pentastar. Mais Carth se méfiait de lui ; il avait mis bien trop d’empressement à trahir son précédent supérieur, Ardus Kaine, pour grapiller un peu de pouvoir.
— Il y a de fortes chances pour qu’une majorité de décideurs soient en faveur du ralliement à Palpatine, remarqua Cross.
— Je sais…
C’était une tâche ardue qui l’attendait : replonger la Fédération Impériale, tout juste née du sang et de la fumée, dans un conflit contre le régime dont elle était issue. Carth n’aimait pas ce rôle. Il aurait préféré négocier la paix plutôt que de déclencher une nouvelle guerre. Il n’était pas Palpatine, Palpatine qui avait jeté la République contre les Séparatistes, dans un affrontement généralisé parti de l’affrontement de Géonosis…
Brusquement, la solution s’imposa au Consul. Une solution un peu malhonnête, qui ne correspondait pas à ce qu’il voulait pour l’avenir de son régime… Mais il fallait parfois se salir les mains pour avancer dans la bonne direction. Il l’avait prouvé avec l’opération Renaissance.
— Quelqu’un d’autre a-t-il pu avoir accès à cet entretien ? demanda-t-il à Cross.
— Je pense que non, répondit le Directeur après quelques instants de réflexion. J’ai moi-même supervisé la sécurisation de cette salle. Mais il peut y avoir une fuite de l’autre côté de la projection, précisa-t-il.
— On va quand même prendre le risque, décida Carth. Vous allez modifier l’enregistrement.
— Que ce soit l’image ou le son, il y a toujours…
Le Consul leva la main pour l’interrompre.
— Rien de tout ça, dit-il. Vous allez juste modifier l’horaire de cet échange. Retardez-le de cinq heures.
Les deux hommes échangèrent un regard.
— C’est faisable, admit finalement Cross.
Carth se tourna vers Ephin.
— Vous comprenez où je veux en venir ?
— Je crois, répondit modestement le jeune homme. Vous espérez que l’Empereur lancera une attaque dès que son ultimatum expirera. De notre côté, nous ne serons pas encore au bout du délai imparti… Et nos décideurs seront contraints de prendre en compte cette attaque avant de faire leur choix.
— C’est risqué, reconnut le Consul. Mais je pense que c’est notre meilleure option.
— L’Empereur peut aussi décider d’attendre un peu…
— Palpatine a suffisamment patienté dans son ascension vers le pouvoir. Cette fois, je pense qu’il sera impatient d’en découdre… Et qu’il ne tolérera pas la moindre hésitation dans nos loyautés.
Cross s’était déjà installé sur le terminal de la pièce pour procéder aux modifications du fichier. Depuis son siège, il interpella Carth :
— Vous vous rendez compte, bien sûr, que c’est d’un mensonge d’État que nous parlons là ?
La mine du Consul se fit grave.
— Oui, je le sais, répondit-il d’une voix résolue. Mais s’il faut en passer par là pour sauver la Fédération Impériale des griffes de Palpatine, j’y suis prêt.
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Messagepar mat-vador » Dim 26 Sep 2021 - 21:24   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Lu !

Et ca y est, les évènements s'accélèrent :shock: :shock: ! Après la NR qui doit évacuer Coruscant, La Fédé Impériale perd Corellia à cause de Trackan Sal Solo ( ce salaud qui a bousillé la flotte hapienne pendant le NOJ :grrr: !!) et d'un exécuteur tristement connu aussi, le petit Sedriss !!

J'étais énervé que tout réussisse à Poldrei et à Thrawn mais là je me surprends à avoir peur pour eux :shock: ! Et pas sûr que Poldrei réussisse à garder tout le monde autour de lui ! J'ai bien peur que la Fédé se déchire entre Palpatine et la NR :whistle: !

Vivement la suite ! Le suspens est entier :oui: :oui: :oui: !!!
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Messagepar L2-D2 » Mar 28 Sep 2021 - 13:37   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Chapitre 25 lu !

Un Chapitre de fou !!! :shock:

Je ne m'attendais pas à ce que la situation dégénère aussi vite, en fait ! Et j'aime beaucoup le fait que la Fédération s'étonne que la Nouvelle République abandonne Coruscant... pour mieux se voir poser un ultimatum dans la suite. Et quel ultimatum ! On revient sur les événements du prologue, Poldrei est informé du retour de Palpatine, l'occasion d'une volée de répliques toutes plus marquantes les unes que les autres lors d'une discussion de haute volée entre le Consul et Sedriss qui vaut son pesant de cacahuètes ! :love:

Mais bon, Poldrei étant une vraie bête politique, le voilà qui a une idée derrière la tête. Ce n'est pas joli-joli et risque de mettre les Moffs devant le fait accompli... :think: Et c'est sans compter la réaction de Thrawn. Qui nous dit que le Chiss ne va pas se rallier à l'Empereur, d'ailleurs ?

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar Jagen Eripsa » Mer 29 Sep 2021 - 8:58   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci messieurs ! :jap:

mat-vador a écrit:J'étais énervé que tout réussisse à Poldrei et à Thrawn mais là je me surprends à avoir peur pour eux :shock: ! Et pas sûr que Poldrei réussisse à garder tout le monde autour de lui ! J'ai bien peur que la Fédé se déchire entre Palpatine et la NR :whistle: !
L2-D2 a écrit:Mais bon, Poldrei étant une vraie bête politique, le voilà qui a une idée derrière la tête. Ce n'est pas joli-joli et risque de mettre les Moffs devant le fait accompli... :think: Et c'est sans compter la réaction de Thrawn. Qui nous dit que le Chiss ne va pas se rallier à l'Empereur, d'ailleurs ?

Ce sera l'enjeu de plusieurs chapitres à venir... :sournois:

L2-D2 a écrit:Un Chapitre de fou !!! :shock:

Je ne m'attendais pas à ce que la situation dégénère aussi vite, en fait ! Et j'aime beaucoup le fait que la Fédération s'étonne que la Nouvelle République abandonne Coruscant... pour mieux se voir poser un ultimatum dans la suite. Et quel ultimatum ! On revient sur les événements du prologue, Poldrei est informé du retour de Palpatine, l'occasion d'une volée de répliques toutes plus marquantes les unes que les autres lors d'une discussion de haute volée entre le Consul et Sedriss qui vaut son pesant de cacahuètes ! :love:
mat-vador a écrit:Et ca y est, les évènements s'accélèrent :shock: :shock: ! Après la NR qui doit évacuer Coruscant, La Fédé Impériale perd Corellia à cause de Trackan Sal Solo ( ce salaud qui a bousillé la flotte hapienne pendant le NOJ :grrr: !!) et d'un exécuteur tristement connu aussi, le petit Sedriss !!

Je vois que ce chapitre a eu l'effet escompté... :D Ça fait un long, très long moment que je l'ai dans un coin de ma tête. J'ai dû produire deux ou trois versions du passage de réaction à l'ultimatum avant de trouver la bonne. :cute: La suite devrait vous plaire !
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Messagepar Jagen Eripsa » Dim 03 Oct 2021 - 17:23   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Bon, ben... Je suis complètement à la bourre et occupé pendant les prochains jours, donc je vais vous faire attendre encore une semaine pour la suite... Histoire de faire monter la hype :idea: :whistle: :siffle:
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Messagepar L2-D2 » Dim 03 Oct 2021 - 19:16   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Aucun souci, nous resterons fidèles à t'attendre ! :cute:
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Messagepar Jagen Eripsa » Dim 10 Oct 2021 - 22:58   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Et voilà, comme promis !



<<Chapitre précédant<< Sommaire >>Chapitre suivant>>

Chapitre 26

La flotte du Noyau Profond était arrivée dans le système de Coruscant douze heures et trente-quatre minutes après le déclenchement de l’évacuation.
À cette heure, près de quatre-vingt-dix pourcents du personnel au sol de la Nouvelle République avait déjà quitté la planète, voire le secteur. La noria des transports avait permis de faire embarquer la majeure partie du personnel dans les vaisseaux de ligne ou les paquebots spatiaux réquisitionnés. Ces derniers avaient déjà entamé leur voyage en direction des planètes qui devaient servir de base de repli ; mais tous les appareils disposant d’un armement décent devaient rester dans le système jusqu’à la fin de l’opération.
La plupart des conseillers et du personnel politique avaient été évacués en direction de Mon Calamari, mais Mon Mothma se trouvait à bord du Mon Remonda, le vaisseau-amiral de la flotte de défense. À ses côtés se tenaient d’autres officiers : le Commandeur Bel Iblis et l’amiral Drayson. L’amiral Sovv avait quant à lui rejoint l’Endor pour coordonner l’avant-garde. Mais les généraux Rieekan et Cracken étaient encore au sol, tout comme Leia.
Laquelle parcourait depuis près d’une heure les couloirs du Palais Impérial pour embarquer à bord du Faucon Millenium des objets des plus précieux.
Leia n’était pourtant pas très matérialiste. C’était peut-être parce qu’elle avait grandi dans une certaine opulence, sans être gâtée à l’excès ; à moins qu’il ne s’agisse d’un effet de la destruction de sa planète natale, un événement qui lui avait montré à quelle vitesse on pouvait tout perdre. Elle tenait bien à quelques bijoux offerts par Han, mais elle les portait sur elle, la plupart du temps – et le reste du coffret avait été récupéré par le capitaine dès qu’il avait commencé à préparer le Faucon. Pour les objets à valeur sentimentale, ils étaient pour la plupart liés à ses enfants – et partis avec eux. Le reste du mobilier de son appartement et de ses vêtements pouvait aisément être remplacé.
Mais le contenu de l’appartement de Luke, lui…
Elle s’en voulait de ne pas y avoir pensé dès le début. Rêvant de rebâtir l’Ordre Jedi, son frère s’était lancé, ces dernières années, dans une grande chasse aux artefacts et aux sources de connaissance sur les utilisateurs de la Force. Une quête qui avait son paroxysme lorsqu’il avait découvert les trésors du Chu’unthor conservés religieusement par les Sorcières de Dathomir. Il avait entreposé divers objets et blocs de données dans sa chambre, pour pouvoir les étudier entre deux voyages.
Mais il n’était pas encore revenu de sa dernière expédition au cœur de la Galaxie, ce qui ne cessait d’inquiéter Leia.
Pour l’heure, elle se concentrait sur l’évacuation des reliques, bénissant le conservateur du Musée Galactique qui l’avait prévenue, une heure plus tôt, du succès de la mise à l’abri des collections.
La plupart des pièces ont été acheminées dans les bunkers souterrains du Musée Galactique, où elles devraient être à l’abri des combats, avait-il écrit. Les collections de la Rébellion et de l’Ordre Jedi, exposées à des menaces de la part de nos ennemis, ont été évacuées pour être entreposées hors planète jusqu’à des temps plus propices.
Sans ce message, elle n’aurait jamais repensé aux affaires de Luke. La volonté de la Force, probablement, songea-t-elle sans savoir si cette idée la rassurait.
C’était le troisième voyage qu’elle faisait, en compagnie de Siveline et d’une autre jeune femme pantorienne nommée Pylu, qui était vraisemblablement son amie. C’était les deux seules personnes sur qui elle avait pu mettre la main dans ces circonstances troublées. Han aurait été ravi de l’aider, mais Leia avait été claire : il devait se concentrer sur la vérification des systèmes de vol du Faucon. Le souvenir d’une autre évacuation, fortement compliquée à cause des pannes à répétition de l’appareil capricieux, était encore cuisant dans son esprit malgré les sept années écoulées.
— On a presque fini, promit Leia tandis qu’ils entraient dans l’appartement de Luke.
Elle s’approcha d’un tas de datacartes qu’elles avaient laissé de côté lors du précédent voyage.
— Pylu, prenez ça. Siveline, avec moi, allons vérifier qu’il ne reste rien dans la chambre.
La pièce était sommairement meublée : un futon blanc et une commode militaire grise au milieu d’un environnement où dominaient les teintes sombres. Les motifs dessinés sur les murs devaient dater de l’ère pré-impériale. Leia se demanda vaguement qui cette chambre avait pu accueillir avant que son frère n’en prenne possession.
— Le tour sera vite fait, commenta son assistante.
La conseillère acquiesça distraitement. Quelque chose la troublait ici. Il y avait davantage que ce que laissait penser un simple regard…
Sa réflexion fut troublée par la voix du général Rieekan, diffusée sur tous les haut-parleurs du Palais.
L’avant-garde impériale vient de dépasser l’orbite de Centax II. Je répète, l’avant-garde impériale vient de dépasser l’orbite de Centax II.
C’était tout sauf une bonne nouvelle : plus aucun obstacle ne la séparait de Coruscant, hormis le bouclier planétaire, dont plusieurs secteurs sur la face opposée de la planète avaient été ouverts pour laisser s’échapper autant de vaisseaux que possible.
On n’a plus beaucoup de temps.
— Vérifiez les tiroirs, ordonna Leia à Siveline.
De son côté, elle s’approcha des murs. Ces motifs la fascinaient étrangement. Un sentiment si étrange qu’elle reconnut en lui la Force à l’œuvre.
La situation de la Nouvelle République ces derniers mois, ajoutée à ses responsabilités de jeune mère, l’avaient empêchée de poursuivre son entraînement auprès de son frère. Mais il lui restait tout de même quelques rudiments appris au cours des dernières années, conjugués à sa connexion naturelle à la Force.
Elle s’y ouvrit, les sens à l’affût.
Elle comprit aussitôt qu’elle avait vu juste ; quelques objets puissants avaient été dissimulés dans une niche secrète, au cœur de la paroi. Elle les effleura de l’esprit et sentit aussitôt leur présence s’imposer à elle.
Mais elle détecta autre chose ; une sensation qu’elle avait déjà connue quelques temps plus tôt, et à laquelle elle ne s’attendait pas le moins du monde.
Elle caressa mentalement cette petite conscience à peine émergente et reçut un contact similaire en retour.
Son cœur s’accéléra. Si tôt après Jacen et Jaina… Est-ce une bonne chose ? Les questions s’accumulèrent dans sa tête, autour d’une seule certitude : Han allait être ravi.
— Il n’y a rien, fit la voix de Siveline, la ramenant d’un coup à la réalité du moment.
Elle aurait le temps de se préoccuper de l’avenir plus tard, décida-t-elle intérieurement.
— Si, il y a bien quelque chose ici, dit-elle en s’approchant de la niche secrète.
Passant sa main sur le mur, elle sentit très vite une petite aspérité, dissimulée par les motifs picturaux. Elle appuya dessus et un petit tiroir sortit, avec une bourse en cuir à l’intérieur. Elle l’attrapa et vérifia son contenu.
Il s’agissait de cristaux précieux, une vingtaine en tout, dont Leia devina aussitôt qu’ils étaient destinés à alimenter des sabres lasers.
— Je crois qu’on a tout, cette fois, déclara-t-elle.
Les trois femmes quittèrent l’appartement quelques instants plus tard, avec chacune leur lot de datacartes. Les couloirs du Palais étaient désormais déserts et silencieux, une ambiance irréelle dans ce lieu que Leia avait toujours connu grouillant de vie.
Elles atteignirent sans encombre le hangar où attendait le Faucon… et Han, au pied de la rampe, rongeant son frein. Avec son éternelle veste de vol sur les épaules, il ressemblait plus que jamais au contrebandier arrogant qui était venu la délivrer de l’Étoile Noire.
— J’étais à deux doigts de venir vous chercher, lança-t-il, un peu énervé, en les voyant arriver.
Siveline et Pylu grimpèrent à bord avec un sourire d’excuse, mais Leia s’arrêta devant son mari.
— Je sais, mais nous avons bien fait d’y retourner. Le vaisseau est paré ?
— Il est impeccable, et nos passagers sont déjà à bord. Les Rogues commencent à s’impatienter…
Avec une moue amusée, Leia embarqua à son tour, son mari derrière elle.
Les généraux Cracken et Rieekan étaient assis autour de la table de dejarik et se levèrent en la voyant arriver. Quelques-uns de leurs hommes étaient déjà sanglés aux autres sièges de la soute.
— Tout est prêt ? demanda Leia aux deux officiers.
Ils acquiescèrent d’un air résolu.
— Les derniers transports ont atteint les couches supérieures de l’atmosphère, annonça Rieekan. L’évacuation sera terminée une fois que nous aurons décollé.
— Alors inutile de rester pour accueillir les nouveaux arrivants, lança Han. Général Cracken, je crois que vous connaissez le chemin vers la tourelle supérieure.
Le chef des Renseignements de la Nouvelle République se fendit d’un sourire ironique.
— Espérons que cela nous porte autant chance que la dernière fois…
— Je peux prendre la tourelle inférieure, proposa Pylu.
— Vendu, répondit le capitaine. À moins que vous ne sachiez comment faire voler un YT-1300… Avec Chewie au loin, j’ai besoin d’un autre copilote à mes côtés. Un bon, de préférence.
— Non, désolé, je n’ai jamais piloté quoi que ce soit.
Siveline s’avança.
— J’ai fait mes armes sur un YT-2000, indiqua-t-elle. Pas tout à fait le même modèle, mais assez proche quand même.
Han acquiesça de la tête.
— J’espère que vous n’êtes pas allergique aux poils de wookiee…
Leia les suivit jusqu’au cockpit et s’installa, en compagnie du général Rieekan, dans les sièges passagers disposés en retrait du poste de pilotage. Siveline disparut dans le grand siège de Chewbacca tandis que Han s’installait comme à son habitude.
— On est partis, dit-il en lançant les répulseurs.
Le vaisseau, démentant sa réputation, démarra tout en douceur, pivotant son nez pour faire face à la baie d’envol. Han activa alors les réacteurs et le Faucon s’ébranla, jaillissant du Palais Impérial pour rejoindre les cieux de Coruscant.
Depuis son siège, Leia pouvait apercevoir dans le lointain le spectacle saisissant qu’offrait la Cité Galactique, désertée à cet instant de tout le trafic qui la caractérisait habituellement. C’était une journée radieuse, sans nuages à l’horizon, un temps qui semblait presque moqueur tant il contrastait avec l’humeur des Néo-Républicains.
Le Faucon montait rapidement, et la lueur du jour fit très vite place à la clarté des étoiles parsemant le vide stellaire. Huit X-Wings aux couleurs de l’Escadron Rogue s’étaient joints à eux ; l’intégralité de la célèbre formation après les pertes qu’elle avait subies à Bilbringi et les réaffectations de ses membres. Dans le lointain, des flashs témoignaient des combats faisant rage.
Le Faucon avait presque atteint la limite de saut quand une alerte se fit entendre dans le cockpit jusqu’ici silencieux.
Ici le Luminous, appel de détresse à toutes les unités de la Nouvelle République. Des chasseurs TIE attaquent notre convoi. Nos pilotes se font déborder…
— Où sont-ils ? demanda aussitôt Han.
— À deux cents kilomètres d’ici en direction d’Hesperidium, répondit Siveline en consultant les senseurs.
— C’est dans nos cordes, alors, répondit le capitaine en activant le communicateur de bord. Luminous, ici le Faucon Millenium, nous arrivons. Les Rogues, c’est le moment de faire honneur à votre réputation !
Bien reçu, Han, répondit la voix de Wedge. Mais tu devrais peut-être mettre tes passagers à l’abri !
— Ils ne risquent rien tant qu’ils sont à bord de mon vaisseau… Tant que je le pilote !
Leia leva les yeux au ciel, amusée. Ces Corelliens, quand même…
La distance les séparant du convoi fut rapidement avalée. Les Rogues avaient pris la tête et le Faucon suivait, fondant sur les chasseurs TIE qui se concentraient jusqu’alors sur les transports désarmés. D’autres escadrons néo-républicains étaient venus à la rescousse du Luminous, mais les renforts impériaux semblaient toujours plus nombreux.
Il apparut toutefois très vite qu’ils avaient une nouvelle cible.
— J’en étais sûr, dit Han en se lançant dans un tonneau pour échapper à un trio de poursuivants décidés à l’ajouter à leur tableau de chasse. Dès que je me pointe, ils oublient tout le reste ! N’importe quel pilote impérial rêve de dire qu’il a touché le Faucon
— Y-en-a-t-il beaucoup qui peuvent s’en vanter ? demanda Rieekan à sa voisine, d’une voix suffisamment basse pour que le capitaine ne l’entende pas.
— Ceux qui ont pu ne sont pas restés en mesure de le faire très longtemps, lui assura Leia sur le même ton. Heureusement pour nous, il n’y a pas beaucoup de Soontir Fel dans le camp d’en face.
Même s’ils attiraient moins l’attention qu’auparavant, les transports GR-75 présentaient des signes de faiblesse plutôt inquiétants : fumeroles et mêmes flammes parsemaient leurs coques noircies au carbone.
— Il faut vraiment qu’on emmène ces chasseurs ailleurs, décida Han. Wedge, tu me suis ?
Jusque dans les Neuf Enfers !
— J’ai pire encore à te proposer : on retourne sur Coruscant. On va les tailler en pièces dans l’atmosphère, au-dessus de la Cité Galactique.
Tu as vu les destroyers qui approchent ? On risque d’avoir du mal à repartir !
— T’inquiète, je sais ce que je fais !
Le vaisseau piqua alors du nez en direction de la surface de la planète-ville, et Leia aperçut très vite les gratte-ciels qu’elle ne pensait pas revoir avant longtemps. La diversion avait fonctionné ; plus des trois quarts des chasseurs TIE s’étaient lancés à leur poursuite.
Quelles sont nos chances de s’en sortir ? se demanda-t-elle. Pas beaucoup, sans doute, comme d’habitude… Si 3PO était là…
Le déclic lui fit écarquiller les yeux.
— Han, tu n’as quand même pas oublié 3PO !
— C’est pas l’envie de le laisser là qui manquait, grommela-t-il sans quitter des yeux sa trajectoire. Il est dans l’une de mes soutes de contrebande, là où il ne gêne personne. Ça lui évitera de me donner encore des conseils vaseux sur la liste des systèmes de sécurité impératifs pour le transport de passagers dans les normes…
Du coin de l’œil, Leia vit le général Rieekan pâlir.
Les chasseurs TIE déboulaient à présent de tous côtés. Le Faucon répliquait comme possible ; Siveline mitraillait tous les appareils qui se présentaient avec les armes de proue. Tandis qu’ils longeaient les Monts Manarai, le canon dorsal vaporisa deux appareils d’un coup.
— Joli tir, Général ! lança Han en direction de Cracken.
Pour toute réponse, un nouveau chasseur explosa des suites d’une frappe en finesse.
— Un escadron d’intercepteurs à douze heures, signala Siveline.
— Un peu trop nombreux, répondit le pilote en engageant son appareil dans un virage extrêmement serré entre deux tours.
Le Faucon gémit sous l’effort, et quelques grincements se firent entendre dans la coque.
— Vous êtes sûr que le vaisseau est conçu pour ce genre de manœuvres ? demanda la copilote.
— Il va tenir, promit Han.
Un nouveau bruit, un peu plus fort, se fit entendre.
— T’as compris, bébé ? Il faut que tu tiennes…
Deux intercepteurs se présentèrent alors face à eux ; mais à peine avaient-ils commencé à tirer qu’ils explosèrent grâce à l’intervention d’une paire de X-Wings.
Leia entendit alors son comlink sonner. Étonnée, elle prit l’appel.
— Oui ?
Leia, c’est Wedge, fit son ami à travers l’appareil. Au cas où Han ne l’aurait pas remarqué, vous n’avez plus d’antenne de communication !
Elle jeta un coup d’œil à son époux, qui laissa apparaître son agacement.
— Elle était presque neuve, grommela-t-il. Lando n’avait pas lésiné sur la qualité…
Sovv se replie, poursuivit Wedge. Le Mon Remonda a quitté le système, et tous les transports aussi. Nous serons bientôt les derniers à nous battre ici, alors si vous avez une solution pour qu’on file avant que les vaisseaux lourds ennemis ne rappliquent, je suis preneur !
— D’accord, on se tire d’ici, répondit Han. Direction le Secteur Douze… Général Cracken, ajouta-t-il dans l’intercom, on va faire le truc dont on a parlé tout à l’heure, alors tenez-vous prêt !
Bien reçu, Capitaine. Je transmets tout de suite les ordres à mes hommes.
Leia était curieuse, mais elle resta silencieuse pour ne déconcentrer personne. Elle ne connaissait pas grand-chose du Secteur Douze, un des nombreux quartiers de Coruscant, à la population plutôt ouvrière.
— J’espère que tout le monde sera bien en place… murmura Rieekan.
Les X-Wings leur ouvrirent le trajet, mais il n’y avait que peu d’ennemis venant de cette direction ; la plupart étaient derrière eux, les arrosant à tout va.
— Wedge, lança Han dans le comlink de Leia toujours ouvert, dès que je te le dirai, tu lanceras ton escadron vers les cieux… Et ne traîne pas trop, parce qu’on sera juste derrière toi !
Reçu !
Mais les boucliers ? songea alors Leia. Est-ce qu’ils ne couvrent pas…
Elle comprit alors le plan de son mari.
— Maintenant ! cria Han, simultanément dans l’intercom et le comlink.
Aussitôt, sur les senseurs du Faucon, le bouclier s’évanouit au-dessus d’eux, leur ouvrant la voie de l’espace. Les X-Wings partirent en chandelle, suivis par le cargo corellien… et les TIE, à quelques mètres derrière.
Quelques instants d’ascension à la verticale, puis…
— On est passés !
Aussitôt, l’écran de protection réapparut. Quelques TIEs étaient parvenus à passer, mais les autres, lancés à pleine vitesse, se retrouvèrent soudainement avec un mur énergétique sur leur trajectoire.
Un rideau d’explosions illumina le ciel derrière eux, mais ils l’aperçurent à peine. À quelques dizaines de là, déjà visibles, quelques mastodontes impériaux changeaient déjà de trajectoire pour les abattre. Ils étaient lents, mais puissants, bien trop pour le Faucon et les huit chasseurs.
— On y est presque ! Si vous voulez faire votre dernier feu d’artifice, Général, c’est maintenant, lança Han à destination de Cracken.
Espérons que les Impériaux profiteront du spectacle, répondit le natif de Contruum dans l’intercom.
Les signaux indiquant la présence du bouclier planétaire disparurent alors une nouvelle fois des écrans du Faucon ; cette fois, cependant, ce n’était pas un unique quadrant qui s’était évanoui, mais bien l’intégralité de la protection. Les générateurs avaient sans doute été sabotés et détruits, comme l’avait décidé Bel Iblis lorsqu’il avait présenté son plan.
Le cargo arriva très vite à la limite de saut où les chasseurs avaient déjà disparu. Leia croisa les doigts quand Han abaissa la manette ; mais le vaisseau, malgré les dommages subis, ne leur fit pas faux bond et les emporta dans les profondeurs rassurantes de l’hyperespace.
Ils n’y restèrent pas très longtemps, puisqu’ils émergèrent au bout d’une minute pour sélectionner une nouvelle destination. Ils répétèrent l’opération trois fois, afin de s’assurer qu’ils ne pouvaient pas être suivis.
Enfin, un dernier saut plus long les amena au point de rendez-vous. Ils réintégrèrent l’espace réel en vue du Mon Remonda et de l’Endor, qui naviguaient côte-à-côte. Le croiseur Dauntless portait les stigmates de l’affrontement dont il venait tout juste de sortir.
— Bon, voilà, c’est fait, lança Han après que le Faucon ait été amarré au Mon Remonda.
Le général Rieekan et Siveline avaient déjà quitté le cockpit, mais lui n’avait pas bougé. Leia était restée, elle aussi.
— On a perdu Coruscant, reprit-il. Mais on l’a déjà prise une fois. Le combat n’est pas terminé. Maintenant, il faut qu’on songe à l’avenir.
L’avenir. Un concept tellement vaste… Mais je sais par où commencer, songea Leia avec un sourire.
— À ce sujet, Han…
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Messagepar Alfred M. » Lun 11 Oct 2021 - 10:28   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Ah justement, dernièrement je me demandais comment t'allais faire pour Anakin car dans la timeline officielle il nait un an et demi après les jumeaux mais vu que les plans de Palpy ont été avancé dans la tienne je me demandais si t'allais l'inclure dans ces événements.

Un super chapitre avec une bonne dose d'action (Papa Cracken dans la tourelle du Faucon :love: et Wedge encore à la tête des Rogues, il serait temps de lui donner sa promotion de Général et le laisser aux commandes de quelque chose de plus gros qu'un X-Wing :P ).
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Messagepar L2-D2 » Lun 11 Oct 2021 - 12:55   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Chapitre 26 lu !

L'Empire contre-attaque ! :lol:

Un Chapitre très réussi, qui l'air de rien balance de nombreuses informations : la grossesse de Leia (que ça fait plaisir de voir un couple Solo "fonctionnel", pas comme celui de la postlogie !), l'appartement de Luke à vider, et l'évacuation du Faucon, qui me rappelle un peu celle du Nouvel Ordre Jedi !

Et bien belle réutilisation d'une réplique de Un nouvel espoir !

Ah, ça valait le coup d'attendre 15 jours ! Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar Jagen Eripsa » Lun 11 Oct 2021 - 15:18   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Merci à vous deux ! :cute:

Alfred M. a écrit:Ah justement, dernièrement je me demandais comment t'allais faire pour Anakin car dans la timeline officielle il nait un an et demi après les jumeaux mais vu que les plans de Palpy ont été avancé dans la tienne je me demandais si t'allais l'inclure dans ces événements.

Tu résumes bien mon principal casse-tête chronologique lors de l'élaboration de la trame... :transpire:

Alfred M. a écrit:Un super chapitre avec une bonne dose d'action (Papa Cracken dans la tourelle du Faucon :love: et Wedge encore à la tête des Rogues, il serait temps de lui donner sa promotion de Général et le laisser aux commandes de quelque chose de plus gros qu'un X-Wing :P ).

Il a déjà eu sa promotion ! C'était mentionné dans le chapitre 6. :D
Mais oui, pour le moment, il reste en mode Salm ou Crespin... Les gros vaisseaux viendront plus tard. :cute:

L2-D2 a écrit:(que ça fait plaisir de voir un couple Solo "fonctionnel", pas comme celui de la postlogie !)

On est d'accord !

L2-D2 a écrit:l'évacuation du Faucon, qui me rappelle un peu celle du Nouvel Ordre Jedi

Je vais rougir... :oops:

La suite dimanche, si tout se passe bien !
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Messagepar Jagen Eripsa » Dim 17 Oct 2021 - 18:41   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

La suite !



<<Chapitre précédant<< Sommaire >>Chapitre suivant>>

Chapitre 27

Installé dans la salle des communications du Gatherer, l’amiral Teren Rogriss écoutait avec attention les dépêches venues de Coruscant et des autres mondes du Noyau. Il en tombait une centaine chaque heure, certaines de quelques secondes, d’autres durant plusieurs minutes. Il tentait d’en écouter autant que possible et laissait celles en trop à ses assistants.
De leur côté, assis dans une alcôve à l’arrière de la pièce, le général Tierce et le colonel Carson devisaient à voix basse.
— Ce que je ne m’explique pas, c’est comment une flotte de cette ampleur a pu être rassemblée, et surtout pourquoi elle n’intervient que maintenant, dit Daiven. Cela fait plus de cinq ans que l’Empire enchaîne les défaites et perd tout son territoire. Si un Seigneur de Guerre était en mesure d’unir autant de vaisseaux sous sa bannière, pourquoi a-t-il attendu si longtemps avant de se manifester ?
— Je l’ignore, avoua Grodin.
— En tout cas, c’est mené d’une main de maître. Je me demande bien qui a pu faire preuve d’assez d’autorité pour rassembler autant de forces à son service. Tu as peut-être une idée, non ? Tu as été l’un des Gardes de l’Empereur. Tu as sans doute croisé une personne suffisamment importante pour remplir un tel rôle.
Tierce hésita. Il ne faisait pas confiance à grand-monde, mais Daiven était un cas à part. Si l’on exceptait ce qui s’était produit sur le Mont Tantiss, il avait toujours été un ami loyal. Il avait même été jusqu’à se sacrifier sur Borleias, dans cette base bothane qu’ils avaient découverte.
— Il faut que je t’avoue un truc, commença-t-il. Ça s’est passé peu de temps avant que je ne vienne sur Wayland. Sur Anaxes. Une vieille connaissance est venue me voir…
— Qui ?
— Un autre Garde Impérial. Kir Kanos…
Il lui raconta alors tout : le contexte, la discussion, sa suspicion concernant le prétendant au Trône vanté par son ex-condisciple…
— Et tu l’as laissé partir ?
Grodin se mordit les lèvres avant de répondre.
— Ouais. J’ai pensé le descendre, mais je n’ai pas pu.
Il resta silencieux quelques instants, puis :
— Tu crois que j’aurais dû ?
Daiven prit le temps de réfléchir avant de répondre.
— Je sais ce que ça fait de tuer un homme de sang-froid. Quand j’étais chez les stormcommandos, l’assassinat faisait partie de mes missions. Dirigeants planétaires, chefs rebelles ou même intellectuels en désaccord avec l’Ordre Nouveau… Peu importait la cible, je savais comment procéder. La grande différence, c’est que je n’étais pas juge et partie. J’exécutais les ordres, sans poser de questions. Je ne dis pas que je n’ai aucune responsabilité dans ces meurtres, bien sûr… Mais je n’ai pas toutes les responsabilités. Toi non plus, tu ne t’es pas arrogé ces deux statuts. C’est honorable. Je respecte ça.
— Je sens venir un « mais »…
— Pas tout à fait, le rassura Daiven. En fait, je me disais aussi que tu n’aurais sans doute pas pu le tuer si facilement. Je connais la réputation des Gardes Impériaux. Vous n’êtes pas faciles à tuer.
— Merci pour le compliment, si c’en est un !
Le colonel sourit.
— Je vois ce qui t’inquiète, sinon.
— Avoir laissé un puissant ennemi potentiel en vie.
— C’est une possibilité. Mais il peut aussi s’agir d’un allié potentiel…
— Tu le crois vraiment ? demanda Grodin d’un ton dubitatif.
Daiven haussa les épaules.
— Nous savons à présent que son nouveau maître n’est pas Joruus C’baoth, comme tu le supposais à l’époque. Qui que ce soit, il est parvenu à réunifier des forces rivales et à les diriger contre la Nouvelle République. Il va reprendre Coruscant. Pour la Fédération, ce n’est pas forcément un ennemi… Ça pourrait même être une solution.
— Une solution à quoi ?
— Au principal problème politique de la Fédération Impériale, répondit Carson. Elle a été conçue pour être dirigée par un triumvirat qui n’a pour l’heure que deux têtes. Le Consul, le Stratège… Il manque encore l’Empereur. Des négociations pourraient permettre de résoudre ce problème, avec un candidat légitimé par ses actes.
Grodin observa son ami avec intérêt.
— Je ne savais pas que tu t’intéressais autant à ces questions politiques.
Nouveau haussement d’épaules.
— Ça m’occupe pendant mon temps libre. Tu sais, quand les grands pontes ont conçu les clones, ils se sont juste posé la question de savoir s’ils seraient loyaux et bons au combat. Les loisirs, le bien-être, les soins, ça ne les a pas effleurés. Alors, je me distrais comme je peux.
Le général n’avait rien à répondre à cela.
L’amiral Rogriss les rejoignit quelques minutes plus tard, l’air sombre. Grodin et Daiven se levèrent en le voyant approcher. Le vétéran avait un regard sombre qui n’annonçait rien de bon.
— Des nouvelles de Coruscant ? l’interrogea l’ex-Garde.
— La planète est tombée, les informa Rogriss. Les derniers vaisseaux de la Nouvelle République ont quitté le système. Mais ce n’est pas ce qui m’inquiète… Je viens d’apprendre qu’une autre flotte a fait irruption dans le Système Corellien et s’est positionnée autour des cinq planètes habitées. Aucun combat n’est signalé pour l’heure.
— Le Diktat s’est rallié aussi facilement ? s’étonna Daiven.
— Moi aussi, ça m’étonne, confia Rogriss. Je sais de source sûre que la Fédération a dépêché un ambassadeur sur place il y a des mois pour négocier le ralliement du secteur. Les discussions ont traîné, et maintenant, ça… Je ne sais pas ce qui se passe, mais ça ne me plaît guère.
— Des consignes d’en haut ? demanda Grodin.
— Le Haut Quartier Général a ordonné la mobilisation générale de nos forces sur toutes les zones à vingt parsecs des lignes de front. Toutes les permissions sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Obligation de tirer à vue sur les vaisseaux suspects qui refusent de s’identifier. Le Grand Amiral Thrawn a quitté Ord Trasi pour rejoindre Orinda et faire le point sur la situation avec le Consul Poldrei. J’imagine que nous aurons ensuite de nouvelles instructions.
Il s’installa sur un siège, et Daiven et Grodin l’imitèrent aussitôt.
— Comme vous le devinez, Kuat est particulièrement exposée, reprit Rogriss. Tant qu’on n’en saura pas davantage sur les intentions de cette force impériale, il nous faudra redoubler de prudence. Je compte donc renforcer nos défenses. Nous ne sommes pas sur Coruscant ; la planète est plus petite, plus facilement défendable.
— Mais les chantiers sont endommagés, rappela le général. De nombreuses batteries de défense ont été détruites lors de la prise de la planète. Même si les réparations avancent, il reste beaucoup à faire…
— Je sais. Nous allons déployer nos bipodes et quadripodes sur la superstructure orbitale, aux emplacements des canons endommagés et dans les baies d’amarrage. Nous manquerons d’armes lourdes, mais ça devrait suffire contre des chasseurs TIE. C’est là que repose notre atout en cas de bataille. Grâce au programme de modernisation engagé ces derniers mois, nous disposons d’appareils moins nombreux mais beaucoup plus efficaces que les chasseurs et intercepteurs vieux d’au moins une décennie qui, selon nos rapports, équipent cette flotte. Entre ça et nos armes sol-espace, nous aurons sans doute de quoi résister.
Daiven et Grodin échangèrent un regard.
— Espérons qu’on n’en arrivera pas là, dit le colonel.
— Je l’espère aussi.
Le regard de Rogriss se fit plus dur encore.
— Mais je préfère être prêt. Cette fois, je ne perdrai pas Kuat.
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Messagepar mat-vador » Dim 17 Oct 2021 - 19:01   Sujet: Re: La Fédération Impériale [T2]

Lu et retard rattrapé :D !

Coruscant est tombé comme on s'y attendait et certains pensent négocier au sein de la fédération impériale, n'est-ce pas daivan :sournois: ?

Pas sûr que poldrei et thrawn apprécient :whistle: !

Et que devient Luke dans tout ça :roll: ?

La suite :oui: !
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