[RP] Mission : Mastaria

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Messagepar Lynne » Ven 28 Juil 2017 - 11:46   Sujet: [RP] Mission : Mastaria

Mission : Mastaria


Et voilà, on y est, lancement de la première aventure RP sur SWU ! Les participants actuels sont : Lynne, darkcedric, Le66èmeOrdre, LL-8, kylokenobi, darkvador40, Darth Eluar, Super-Bern, et Dark GaGa, ce qui nous fait neufparticipants (en sachant que vous pouvez toujours nous rejoindre en cours de route !). Cette aventure suivra donc une équipe dysfonctionnelle recrutée par un mystérieux individu pour mettre fin à la guerre civile sur Mastaria. Plus d'informations sur les personnages et la planète sur ce topic

Sur idée et réalisation de notre cher Eluar (que je remercie grandement), je vous propose également un sommaire des posts de ce RP afin que vous puissiez vous repérer plus facilement.

Sommaire :


Mais sans plus tarder, voilà l'introduction de cette aventure :

_____________________________________________________________________________________________________________________________


Dans une petite pièce au plafond bas, dont la seule lumière provenait d'une lucarne juste au dessus d'un bureau, un homme faisait les cent pas comme un animal en cage. Il devait avoir près de la cinquantaine, une barbe de trois jours et des cheveux blond filasse qui lui arrivaient tout juste aux tempes. L'air soucieux, il répétait sans cesse "Je ne peux pas faire ça seul..." en marmonnant.

Quand il finit son quarante-troisième tour de la pièce, la porte s'ouvrit sur une Kiffar, dont les tatouages consistaient en deux bandes sur chaque joue et sur le front. Elle resta un instant immobile, pas étonnée mais plutôt soucieuse de ne pas déranger, et manifesta sa présence d'un léger raclement de gorge. Aussitôt, l'homme s'arrêta et fit :

- Tu as les dossiers que j'ai demandés ?
- Oui, monsieur, répondit la Kiffar en lui donnant une pile de documents avec déférence.
- Très bien, très bien...

Il posa la pile sur le bureau, s'assit en face de lui et commença à consulter quelques dossiers. Ils n'étaient pas très épais, témoins de la difficulté qu'il y avait de trouver des informations sur ces individus précis.

- Miri Kosvar, oui, l'assassin...visiblement elle a pris sa retraite sur l'anneau de Kafrene, hum ? Mais chassez le naturel, il revient au galop, dit-on. Elle acceptera...ce serais-ce que pour échapper à ce cher Zeth Andron... Ah, Ukel Anto, le scientifique ruiné...voilà ce qui arrive quand on fait confiance à n'importe qui.

Il continua à énumérer des noms et des caractéristiques, jusqu'à ce que la Kiffar demande, avec une pointe d'hésitation dans sa voix :

- Pardonnez-moi, mais...pourquoi les avoir choisis eux ? Enfin, je veux dire, ils sont...certains sont quasiment des épaves, d'autres risquent de trahir...

L'homme cessa sa lecture et se retourna légèrement, l'air pensif.

- C'est une question intéressante, vraiment. Et sa réponse l'est tout autant. Vois-tu...quand on veut gagner, il faut être imprévisible, et jouer habilement ses cartes, mêmes celles qui paraissent sans importance car souvent, ce sont elles qui permettent de remporter la victoire... Ces "épaves", comme tu le dis, sont mes cartes surprises, mes jokers...

Il finit sa lecture avec la fiche d'un Chagrien, puis rangea les dossiers et les enferma à double tour dans un des tiroirs du bureau, comme s'il craignait de les perdre ou qu'on les lui vole. Après quelques secondes de réflexion, il se leva et déclara avec un sourire :

- Allons recruter notre équipe !
Modifié en dernier par Lynne le Jeu 08 Mar 2018 - 20:48, modifié 9 fois.
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Messagepar Darth Eluar » Ven 28 Juil 2017 - 14:07   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Ukel Anto

Ukel pressa le pas. Les bas-quartiers de Coronet City n’étaient pas sûrs, mais c’était le seul endroit où il pouvait espérer obtenir ce qu’il cherchait sans que le vendeur n’ait lu le titre du dernier holo-journal : Le scientifique fou perd toute sa fortune dans un placement financier hasardeux. Il n’était pas fou, par la Force ! Il était visionnaire ! Pourquoi personne ne le voyait-il ?

En quoi était-ce être fou de dédier sa vie à apporter une explication à la Force ? Il était temps d’arrêter de croire en des chimères. Il était temps de se concentrer sur la réalité. Les gens devaient comprendre qu’il faisait tout cela pour eux. La Force n’était pas une énergie mystique, elle existait réellement et Ukel comptait bien prouver qu’elle avait une explication scientifique. Les midichloriens devaient générer une sorte de champ qui connectait les êtres vivants entre eux.

Ukel se souvint du jour où il avait découvert qu’il pouvait sentir la Force. Oh, il n’avait en rien les talents d’un Jedi ou d’un Sith mais il pouvait sentir les émotions de ses interlocuteurs, même si ceux-ci tentaient de les cacher. Une capacité inutile, il n’avait même pas senti le mensonge en celui qui lui avait fait tout perdre… Pourtant, cette découverte l’avait rendu enthousiaste. Si je démontre qu’il y a une explication rationnelle à la Force, avait-il pensé, tous seront peut-être à même de la maîtriser un jour. Les applications seraient immenses !

C’était à peine trois ans auparavant. Ukel venait de sortir major de sa promotion à l’Université de Corellia. Il semblait promis à un grand avenir comme biologiste. Mais cette découverte avait tout changé. En orientant toutes ses recherches sur le sujet, le jeune scientifique avait perdu à tout jamais le respect de ses pairs, notamment le jour où, tentant d’intégrer des midichloriens à un droïde et de les stimuler, il avait accidentellement provoqué l’explosion du laboratoire. Heureusement, aucune victime n’avait été à déplorer mais les pertes matérielles avaient été conséquentes, pertes qu’Ukel avait dû intégralement rembourser.

Le temps était humide, la pluie venait juste de cesser d’abreuver le sol crasseux des bas-fonds. Avisant une flaque d’eau, le jeune scientifique détailla son reflet. Il était un Togruta d’à peine vingt-neuf ans. Sa peau était rouge et un tatouage facial blanc en forme de T marquait son visage. Le trait horizontal venait de ses tempes et s’étendait autour de ses yeux tristes pour rejoindre l’origine du trait vertical qui partait de la base de son nez pour atteindre son menton en recouvrant une partie de ses lèvres.

Il était de taille moyenne et surtout très mince. Il n’avait pas du tout un physique de combattant. Par-dessus sa pauvre tenue grisâtre, il portait une petite sacoche qui contenait son sésame pour acheter de la nourriture lors des prochaines semaines. Un vieux blaster pendait à sa ceinture, bien en évidence pour faire croire à d’éventuels agresseurs qu’il savait se défendre mais le Togruta ne savait pas s’en servir. Il ne le gardait que parce qu’il s’agissait d’une des seules pièces d’héritage qu’il avait pu conserver de son père après la mort de ses parents dans un accident de speeder dix années auparavant.

Cette pensée attrista profondément Ukel qui accéléra encore. Enfin, il arriva devant le magasin de vêtements qu’il cherchait. Le Togruta entra et se précipita vers le vendeur, un Humain à la peau mate et au regard sec.

« Qu’est-ce que tu veux, toi ? lui décocha ce dernier.
- Je… bredouilla Ukel. J’ai quelque chose à vous vendre. »

Il ouvrit sa sacoche et attrapa la tenue qu’il était venu monnayer. Il l’observa avec un pincement au cœur. Elle était très belle, d’un blanc éclatant avec des motifs brodés dorés. C’était sa tenue de cérémonie. Ukel ressentit une pointe de tristesse en la tendant au vendeur. Il aurait voulu la garder, c’était un souvenir de son ancienne vie et elle représentait pour lui l’espoir que sa chance tourne à nouveau. Cependant, le Togruta n’avait rien mangé depuis une semaine. Il n’avait d’autre choix que de se résoudre à se séparer cette belle parure.
L’Humain l’attrapa et l’examina sous tous les angles.

« Pas mal. » jaugea-t-il.

Il annonça un prix et Ukel faillit tomber à la renverse.

« Vous plaisantez, s’étrangla le scientifique. Je l’ai acheté à au moins dix fois cette somme ! C’est de la soie d’Alderaan ! Il n’y a pas de tissu plus souple ni plus doux !
- Vous préférez peut-être aller la vendre dans les quartiers riches, répliqua ironiquement son interlocuteur. A combien vous la prendraient-ils, monsieur Anto ? »

Le Togruta sentit la lassitude le gagner. Le vendeur l’avait reconnu. Il avait sous-estimé les habitants des bas-quartiers. Eux-aussi lisaient les holo-journaux. L’Humain savait qu’Ukel était en position de faiblesse et comptait bien en profiter. Ce n’était pas pour rien que le scientifique avait choisi de venir vendre cette tenue de luxe dans les bas-quartiers.

« Ils me la prendraient deux fois moins cher, soupira-t-il, parce qu’ils savent dans quelle situation je suis, tout comme vous.
- Alors vous voyez, conclut l’Humain avec un sourire hautain en posant une pile de crédits sur le comptoir, je vous fais une fleur, Professeur. »

Ukel attrapa les crédits en soupirant et les glissa dans sa sacoche. Il n’avait jamais été très bon en négociation. Il quitta le magasin devant le visage satisfait du vendeur.

Le Togruta repartit d’un pas lent. Il savait qu’il s’était fait escroquer mais qu’aurait-il pu dire ? L’Humain avait raison, la plupart des autres vendeurs l’auraient payé encore moins cher. Peut-être qu’en trouvant un marchand non-Humain, Ukel aurait pu bénéficier de la solidarité entre les « aliens » mais ce n’était même pas certain et il n’en avait pas le temps : il fallait qu’il mange.

Ses sens le tirèrent soudain de ses pensées. Etait-ce sa légère sensibilité à la Force ou simplement ses montrals, que les ignorants appelaient des cornes, qui étaient la manifestation chez les Togrutas de l’hostilité de Shili, leur planète d’origine, et qui leur permettaient de sentir le danger ? Probablement l’association des deux. Toujours était-il qu’Ukel sentit un péril approcher.

Détaillant les environs du regard, il aperçut trois Niktos qui se levaient à quelques mètres derrière lui, chacun une dague à la main. Ils voulaient certainement le détrousser. Si le scientifique avait su se servir de son blaster, il aurait peut-être pu les tenir en respect, mais il ne savait même pas comment le tenir. Voyant que les voleurs n’avaient pas d’arme à longue portée, Ukel sut qu’il ne lui restait qu’une voie de repli. Il prit ses jambes à son cou et fuit aussi vite qu’il le pouvait.

Il ne se retourna pas pour vérifier s’il avait semé ses poursuivants mais savait qu’il y parviendrait. En effet, malgré leur apparence pataude, les Togrutas avaient un physique taillé pour la course, et même quelqu’un d’aussi peu sportif que le scientifique pouvait en profiter. En bon biologiste, il savait que l’évolution avait doté son espèce de cette capacité pour la même raison que les montrals : pouvoir fuir rapidement les nombreux prédateurs qu’elle possédait sur Shili.

Après de longues minutes à courir à toute allure, Ukel risqua enfin un coup d’œil derrière lui et découvrit qu’il n’était pas suivi. Il s’autorisa alors à s’arrêter. Le Togruta était de plus arrivé dans le secteur du spatioport et savait que la CorSec, les forces de sécurité de Corellia, patrouillait régulièrement dans les alentours. Il ne risquait pas de se faire détrousser ici.

Il se sentit alors défaillir. Sprinter si longtemps sans avoir mangé depuis une semaine n’était pas très sage mais il n’avait pas eu le choix. Ukel avisa l’étal d’un marchand de fruits à quelques pas. S’y précipitant, il en attrapa un et posa quelques crédits sur le comptoir que le marchand, un Humain à la peau claire, s’empressa d’attraper avec un regard méprisant pour le Togruta.

Ce dernier s’éloigna et croqua dans le fruit avec avidité. Ah, quel bonheur de sentir enfin de la nourriture glisser dans sa gorge. Ça me fera mon repas d’aujourd’hui, pensa-t-il. Il espérait qu’une opportunité se présenterait rapidement à lui, car les quelques crédits qu’il venait de récupérer ne le nourriraient pas très longtemps, mais il n’y croyait que très peu. Il se situait en effet dans une impasse. Les employeurs des quartiers riches n’avaient aucune envie d’engager un « scientifique fou » ruiné et le travail qu’on pouvait obtenir dans les bas-quartiers nécessitait de se servir d’un blaster, ce dont Ukel était parfaitement incapable. Certains auraient prié pour que la Force leur accorde ce qu’ils voulaient, mais pour le biologiste, c’était illusoire. La Force n’était qu’un champ dont les propriétés restaient encore à explorer.

Le Togruta lança un regard méprisant vers le bâtiment qui se dressait dans le ciel au-dessus des autres. Les banques corelliennes n’avaient pas eu le moindre égard pour lui. Faisant trop confiance à un « ami », Ukel avait été victime d’une immense escroquerie et s’était retrouvé avec des dettes faramineuses. Il se souvenait très bien du jour où il avait tenté d’expliquer à sa banque qu’il n’y était pour rien. Elle n’avait rien voulu savoir.

« Ça te fera les pieds, sale alien ! » lui avait jeté l’un des responsables.

Le lendemain, tous ses biens avaient été saisis. Il n’avait pu sauver que le blaster de son père et un petit vaisseau.

Le Togruta n’était pas du genre à créer de toutes pièces des théories du complot. Il se souvenait même que sa dernière conquête, une Twi’lek, l’avait quitté après une dispute durant laquelle elle avait prétendu que tous les Humains ne souhaitaient qu’exploiter les autres espèces. Ukel avait tenté de relativiser sa pensée.

Cependant, il devait bien admettre qu’il faisait face à un comportement profondément spéciste. Pour la première fois, le jeune scientifique reconnaissait que beaucoup de Corelliens regardaient les « aliens » de haut. Néanmoins, il s’efforçait de ne pas faire de généralité. Les Humains n’étaient pas tous les mêmes.

Alors qu’Ukel pénétrait dans le spatioport où l’attendait son vaisseau, une preuve vint étayer ses pensées.
Une jeune Humaine à la peau jaune et de cinq ans son aînée s’approcha de lui avec un sourire.

« Ukel ! s’écria-t-elle joyeusement. J’ai une bonne nouvelle.
- Dis-moi, Newra, l’interrogea le Togruta.
- J’ai vu avec mon patron, lui expliqua Newra, tu peux encore laisser ton vaisseau dans le spatioport pendant deux semaines. Bon, au-delà, il faudra payer, je ne pourrai plus rien faire pour toi. »

Elle avait fait ça pour lui ? Ukel lui offrit une accolade.

« Merci beaucoup, Newra, la remercia-t-il chaleureusement. Je t’en dois une.
- Tu m’en dois plus qu’une, répliqua l’Humaine avec espièglerie. C’est en souvenir de nos vieilles années à réparer des carcasses de vaisseaux et de droïdes. J’espère que tu vas t’en sortir, l’ami. »

Sur ces mots, la jeune femme s’éloigna. Le Togruta l’avait connu quand, un peu plus d’une dizaine d’années plus tôt, il avait abandonné ses études pour se consacrer à la maintenance de droïdes et de vaisseaux qui le passionnait. La mort de ses parents avait rappelé Ukel à ses études et c’était à cette même époque que Newra avait été embauchée au spatioport. Il n’était pas plus proche de celle-ci que des autres employés de l’atelier qu’il avait rejoint, mais l’Humaine était la seule à avoir fait le moindre geste envers lui après sa ruine.
Il savait qu’elle avait fait le maximum qu’il pouvait espérer d’elle. Newra n’avait pas les moyens de l’héberger et encore moins de lui prêter de l’argent et même si c’était le cas, elle ne l’aurait peut-être pas fait.

Cependant, lui obtenir un délai supplémentaire pour garder son vaisseau au spatioport sans payer était un gigantesque service. Ukel ne dormirait pas dans la rue. Pas encore, du moins.

Rejoignant le hangar où se trouvait son vaisseau, Ukel le détailla quelques instants. C'était un modèle rare mais bon marché. Les banques Corelliennes avaient consenti à le lui laisser. Le vaisseau ressemblait fortement aux chasseurs Aurek de la République mais était un peu plus grand. Un siège supplémentaire était placé derrière celui du pilote, permettant le transport d'un passager. Cependant, ce siège était pour l'instant occupé par un fût de carburant de rechange. Ukel entra dans son petit vaisseau et déposa sa sacohe à ses pieds.Il se sentait très faible malgré le fruit qu'il venait d'ingérer et s’autorisa à dormir un peu. Les bas-quartiers de Coruscant n’étaient pas son monde. Ses parents étaient relativement riches, et tout perdre du jour au lendemain laissait le Togruta complètement désemparé.

Le scientifique s’endormit et rêva que ses pairs reconnaissaient enfin son talent et le suppliaient de les pardonner. Pour la première fois depuis des semaines, Ukel sourit dans son sommeil.
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Messagepar Super-Bern » Ven 28 Juil 2017 - 16:32   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Fi Kchabec

- Bonjour, c'est pour une réparation?

Avec les années, c'est devenu ma phrase d'accroche pour les nouveaux clients. Pour certains, je ne suis qu'un garagiste banal qui leur offre mes services, mais pour d'autres, je suis un fournisseur d'armes pour la guerre civile qui fait rage.

Ça faisait un peu plus de huit ans que j'effectuais ce travail pour que les "bonnes" milices de Mastaria reprennent le contrôle de la planète. Malheureusement, tout n'était que de pire en pire. J'avais l'impression depuis quelque temps que je ne contrôlais plus le marché, que c'était le marché qui me contrôlait. J'avais les deux pieds dans la guerre malgré moi et c'était difficile d'y penser sans me demander si je pourrais un jour m'en sortir. Au moins, j'avais le vieux Wihbe pour m'aider et s'occuper des affaires plus délicates. C'est lui qui m'a tout appris et qui m'aidait à survivre dans ce conflit. J'avais 15 ans lorsque la révolte a éclaté et que mes parents se sont fait tués et ce cauchemar me hante encore aujourd'hui. Mais il n'était pas terminé, ce que je m'apprêtais à vivre cette journée-là allait marquer une autre étape importante dans ma vie.

Après une journée de travail comme toutes les autres, je me suis absenté du garage quelques minutes pour aller nous chercher à boire. Deux bonnes bières froides allaient nous reposer le corps et l'esprit. Après le client qui voulait absolument qu'on répare le moteur entièrement écrasé de son speeder au lieu de le changer, on méritait bien ça! Bref, en revenant avec les boissons, j'ai vu Wihbe la tête contre l'établi avec les yeux fermés. J'ai d'abord cru qu'il s'était endormi. Je me suis vite rendu compte que c'était plus problématique que ça. Il respirait, mais ne voulait pas reprendre conscience, je l'ai donc porté jusqu'au lit où je l'ai étendu. Il s'est réveillé aussitôt et m'a expliqué ce que n'importe quel maître aurait expliqué à son élève.

- Fi... a-t-il dit d'une voix plus absente que d'habitude.

- Wihbe... ai-je répondu simplement, inquiet.

- Je sens que mon heure est venue. Je vais devoir te quitter une fois pour toutes.

- Pas maintenant, je t'en prie. Je peux appeler les urgences! Il te reste encore du temps à vivre!

- Non, Fi. Ça ne servirait à rien, ils sont déjà assez occupés à cause de la guerre. Je sens mon coeur qui bat de plus en plus lentement...

- Mais j'ai encore besoin de toi! Tu es la seule personne qui me reste, je ne pourrai pas continuer seul.

- Oh oui, tu pourras. Je t'ai montré tout ce que je savais. Je n'ai plus rien à t'apprendre. C'est à toi... c'est à toi de vivre ta propre vie.

- Qu'est-ce que je vais faire?

- Qu'est-ce que tu veux faire? Je te donne mon garage. Tu es libre d'en disposer comme tu veux. Tu peux continuer ce que je faisais ou... ou bien changer de vie. Tu as 23 ans, maintenant. C'est à toi de décider...

- Mastaria est trop importante à mes yeux pour abandonner le combat pour la paix. Je ne peux pas partir et tout laisser derrière moi.

- Alors continue à faire ce qui te semble juste. Mais rappelle-toi toujours pourquoi tu le fais. Pourquoi tu vends des armes à... à des hommes qui en tuent d'autres.

- Je le fais pour Mastaria. Pour mes parents et tous ceux qui sont morts en défendant la planète. Et pour toi...

- N'oublie jamais ce que tu viens de dire. C'était ma dernière leçon et la plus importante. Tu es maintenant un vrai contrebandier. Et je suis... je suis sûr que tu deviendras un vrai héros.

- Merci. Je serai à la hauteur de ce que tu m'as appris. Je ferai de mon mieux pour ne pas te décevoir.

- J'en suis sûr, Fi... Je suis fier de toi. Maintenant, laisse-moi partir...

- Wihbe... Pourquoi? Je ne veux pas que tu partes...

Mais c'était trop tard... Il s'en allait et je ne pouvais rien faire. Je devais prendre ma vie en main, malgré la tristesse qui s'était emparé de moi. Je devais continuer ce que j'avais commencé, mais à partir de ce moment, je savais pour quelle raison j'avais fait tout ça. C'est pourquoi j'ai acheté son garage que j'ai rebaptisé le Garage Kchabec et je me suis promis de ne vendre que des armes de poing aux bonnes personnes. J'ai continué ces deux emplois pendant les vingt-deux dernières années dans la solitude, avec l'espoir qu'un jour, la planète retrouverait sa sérénité d'autrefois. J'en rêve encore...
Modifié en dernier par Super-Bern le Ven 07 Sep 2018 - 22:51, modifié 3 fois.
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Messagepar Darth Eluar » Ven 28 Juil 2017 - 22:26   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Ukel Anto

Les bips stridents de l’holocommunicateur du vaisseau tirèrent Ukel de son sommeil. Un coup d’œil à l’horloge du tableau de bord lui indiqua qu’il s’était assoupi le temps d’une demi-heure standard. Emergeant lentement de sa torpeur, le Togruta jeta un regard intrigué à l’écran. Qui pouvait bien l’appeler ?

Appelant inconnu, affichait le tableau de bord. C’était très étrange. Le scientifique activa le communicateur et l’hologramme d’une figure brouillée s’afficha dans le cockpit.

« Professeur Anto ? interrogea une indéfinissable voix synthétique.
- Qui êtes-vous ? s’enquit Ukel.
- Mon identité n’a pas d’importance, répliqua son interlocuteur d’un ton que le brouillage rendait impossible à interpréter.
- Permettez-moi d’en être juge, lui opposa le scientifique. Que voulez-vous ? Pourquoi cachez-vous votre visage ?
- Doucement, une question à la fois, le rabroua l’hologramme. Pour la seconde, la réponse est toute simple, j’ai beaucoup d’ennemis qui souhaiteraient me voir mort. Quant à votre première interrogation, je veux vous aider. J’ai un emploi à vous proposer.
- Un emploi ? s’étonna le Togruta. Dites-moi, pourquoi vous ferais-je confiance ?
- Je sais que vous avez une expérience douloureuse, professeur, mais quel intérêt aurais-je à vous tromper ? Vous n’avez plus rien à perdre. »

Ukel sentit une grande lassitude l’envahir. Il savait que son interlocuteur avait raison. Même s’il était victime d’une nouvelle escroquerie, il n’y aurait cette fois plus rien à lui enlever.

« Détaillez votre proposition, soupira-t-il.
- Il y a une planète dans la Bordure Extérieure nommée Mastaria, expliqua la silhouette brouillée. Une guerre civile y a éclaté entre les loyalistes à la couronne et les putschistes qui l’ont renversée. Mon objectif est de… mettre un terme à cette guerre.
- Dites, objecta le Togruta, vous êtes au courant que je suis tout, sauf un guerrier, j’espère.
- Les qualités d’une personne ne se limitent pas à sa capacité à combattre. De plus, vous ne serez pas seul. J’ai assemblé toute une équipe.
- Mettre un terme à une guerre, c’est facile à dire, répliqua Ukel, mais en quoi consiste cet emploi, concrètement ?
- Vous recevrez les détails de la part de mon assistante une fois sur place, expliqua mystérieusement son interlocuteur. Alors, êtes-vous partant ? »

Le scientifique resta silencieux plusieurs instants. Les informations qu’il venait de recevoir étaient vagues, beaucoup trop vagues. Quelques mois plus tôt, il aurait coupé l’appel et programmé son holocommunicateur pour ignorer tout appel futur venant de cette fréquence. Même quelques jours après sa déchéance, il aurait refusé, espérant trouver un nouvel emploi plus confortable.

Mais, à présent qu’il avait goûté à la misère qu’il pensait ne jamais connaître, à présent qu’il connaissait la sensation de se demander quand il aurait les moyens de se payer un nouveau repas, il n’avait plus vraiment d’espoir.

Les emplois des quartiers riches comme ceux des bas-quartiers lui étaient fermés. Ukel n’avait plus rien à perdre. Il n’avait plus aucune richesse qu’on pouvait lui soutirer, plus aucune famille à rançonner, plus même de réputation à détruire. Tout lui avait déjà été enlevé. Seul un mince filet d’espoir l’empêchait de tomber en ruine. Ce filet lui murmurait depuis des lustres qu’une opportunité se présenterait. Le Togruta comprit que sa chance avait enfin tourné.

Il avait le choix entre ne rien faire et se laisser dépérir petit à petit jusqu’à mourir de faim misérablement ou accepter cette proposition et sauter dans l’inconnu. Peut-être cette offre impliquait-elle un danger pour sa vie mais il s’en moquait. S’il la refusait, il était condamné. S’il l’acceptait, il lui restait peut-être un espoir de rebondir.

Ukel prit sa décision.

« J’en suis, annonça-t-il.
- Excellent, se satisfit son interlocuteur. Je vous envoie les coordonnées du lieu de rendez-vous. Rejoignez-nous dès que possible.
- Hum, pour atteindre la Bordure Extérieure depuis Corellia, réfléchit le scientifique, il me faudra plusieurs jours de voyage en hyperespace. Je vais partir aujourd’hui. J’ai juste… quelque chose à régler avant mon départ. »

L’hologramme murmura quelques mots d’approbation et disparut.

Ukel s’extirpa lourdement de son vaisseau et quitta rapidement le spatioport, plongé dans ses pensées. S’il voulait se rendre sur Mastaria au plus vite, il devrait absolument partir le jour même. Les trajets en hyperespace entre les mondes du Noyau et la Bordure Extérieure étaient loin d’être instantanés.

Cependant, il avait un pèlerinage à effectuer avant de partir. Il y avait un lieu dans Coronet City où Ukel se rendait très régulièrement depuis dix ans, un endroit où la honte profonde qu’il ressentait l’avait empêché d’aller depuis sa ruine quelque temps auparavant. Néanmoins, s’il partait pour la Bordure Extérieure, il ne serait probablement pas de retour avant très longtemps. Il fallait que le Togruta s’y rende une dernière fois avant de partir.

Sa destination n’était qu’à quelques minutes de marche du spatioport. Le scientifique arriva très vite à son but. C’était un petit carrefour entre deux ruelles qui ne payait pas de mine. Au sol, une petite trace grisâtre témoignait encore du drame qui s’était joué ici. Par-dessus cette tache étaient posées quelques gerbes de fleurs fanées. Ukel n’avait même plus les moyens d’en acheter de nouvelles. Il faisait un bien piètre fils.

C’était ici que, dix ans auparavant, le speeder de ses parents en avait heurté un autre avant de terminer sa course contre un petit magasin qui bordait la route. C’était ici que la descente aux enfers d’Ukel avait commencé, il le comprenait bien, à présent.

Peut-être son obsession pour la Force venait-elle des contes que lui racontait sa mère sur cette énergie mystérieuse quand le Togruta était petit ? Peut-être était-ce une manière pour lui de garder ses parents vivants prêts de lui ?

Ukel n’avait jamais été très proche de ses géniteurs. Ils se disputaient en permanence. Jamais ils n’avaient compris sa décision d’arrêter ses études pour se consacrer à l’entretien de droïdes et de vaisseaux. Pourtant, ce jour-là, le Togruta avait senti le sol s’ouvrir sous ses pieds.

Il n’avait jamais oublié le visage gêné de son patron qui lui avait passé un holo-appel de la CorSec. Il n’avait jamais oublié comment il avait défailli quand son interlocuteur lui avait expliqué ce qui s’était passé. Il avait fallu que Newra et deux autres collègues le rattrapent pour lui éviter de s’éclater la tête contre le vaisseau qui se trouvait derrière lui.

Les cendres de ses parents avaient été dispersées dans l’espace, conformément à leur souhait. Il ne restait à Ukel que cette petite trace grise pour venir les honorer. Il venait leur parler régulièrement. Il savait bien qu’ils ne pourraient pas l’entendre, l’idée que les morts rejoignaient les courants de la Force lui paraissait stupide. Cependant, cela lui faisait du bien. Depuis sa ruine, il s’en voulait beaucoup trop pour venir. C’était la première fois qu’il osait franchir la barrière de sa honte.

Le scientifique inspira profondément et déclara tristement :

« Papa, maman, je… je suis désolé de ne pas être revenu depuis si longtemps. J’avais trop honte. Vous… devez être tellement déçus de moi. »

Un sanglot lui étreignit la gorge mais il poursuivit :

« Quand… quand vous… vous êtes… quand vous êtes partis, j’ai voulu vous honorer en suivant la voie que vous aviez tracée pour moi… J’ai… j’ai pensé que je vous rendrais fier en devenant… ce scientifique que vous rêviez de voir en moi… Et maintenant… Maintenant votre nom est devenu synonyme de déchéance… Je… je suis désolé… »

Cette fois, il ne put retenir ses larmes. Le Togruta pleura longtemps, laissant libre cours à son désespoir. Fort heureusement, aucun passant n’était là pour y assister et Ukel s’en moquait de toute manière. Il n’avait plus de réputation à préserver. Il parvint à articuler :

« Il y a peut-être un espoir… On vient de me proposer… un emploi. Je… »

Il chercha ses mots durant de longues secondes avant de savoir ce qu’il voulait leur dire.

« Je vous promets que je vais me relever, déclara-t-il solennellement. Je vous jure que je vais redorer le blason des Anto. »

Il s’écroula à genoux et continua de pleurer. Après plusieurs minutes à s’épancher, le scientifique se releva finalement. Il ne devait pas rester focalisé sur le passé. Pour la première fois depuis de longues semaines, un futur l’attendait. Un futur probablement plein de dangers, mais il préférait n’importe quoi plutôt que de mourir misérablement dans les bas-fonds de Coronet City.

Après un dernier regard vers la trace grise qui représentait pour lui la sépulture de ses parents, Ukel leur tourna le dos. Il était temps de faire face à l’avenir. Il était temps de mettre le cap sur Mastaria.
A single spark of courage can ignite the fires of hope. Commandant Suprême Jace Malcolm.
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Messagepar PlasmaLEFT » Sam 29 Juil 2017 - 14:42   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Aanks'ol Qel-Gakksa

Nar Shaadda, la nuit tombée.

Les rues immenses des villes planétaires sont remplies de citoyens festifs désirant s'amuser. Mais, parmis ces foules, on y trouve aussi des brigands, chasseurs de primes ou autres mercenaires cherchant leur butin. Un Gand se démarque des autres. Accompagné de l'une de ses créations :un droïde assassin camouflé dans l'apparence d'un protocolaire, Y77-TPD, de son matricule, qui peine à marcher, Aanks'ol arpente les rues et les cantinas pour trouver sa proie...

"Y77, appela le mercenaire, va me racketter quelques touristes naïfs, puis rejoints-moi au dôme de Rhumpa."

"Aff. Irm. At. If.", répondit le droïde.

"Pff, il faut vraiment que je te trouve un bon module de communication, car si t'arrives même pas à bien parler le basic..."

Aanks'ol pénètre un dôme, des statues hutts accompagnent l'allée tapissée menant à un grand portail fermé d'un laser mauve, le Gand y pénètre sans soucis grace à sa puce d'accès. À l'intérieur de la salle à laquelle il a été mené, le mercenaire peut apercevoir Rhumpa le Hutt, un seigneur du crime fan des arts martiaux et des combats d'arènes...

"Tu es en retard." dit celui-ci.

"J'avais une autre proie à éliminer..." répondit-il.

"Une autre proie ? Ne fais pas comme si tu allais éliminer le Grand Rhumpa, seigneur de tout temps, richissime de.... Aargh !"

Voyant son corps gras transpercé d'un tir de blaster, le hutt succombe.

"Dommage pour toi que tes gardes aient été emportés par les belles twi'leks du complexe... *souffle sur son blaster*"

De retour près de son acolyte métallique, Aanks'ol lui fait signe de le suivre, ils peuvent retrouver leur vaisseau pour faire les comptes...
Combien de tartes tatin et de pains Dark Vador achète-t-il à ka boulangerie ? 2 tartes tatins et 3 pains. Bah oui ! PAIN PAIN PAIN TARTE TATIN TARTE TATIN ! :paf:
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Messagepar Dark vador40 » Dim 30 Juil 2017 - 11:09   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

La cantina était sale, sombre et les sièges n'étaient pas très confortables. Mais tout cela importait peu à Arty, la boisson était bonne et les clients payaient bien. Une forme dans l'obscurité s'approcha de lui. Quand Arty put enfin distinguer la forme, il dit à voix basse:
-Combien ?
Le Devaronien semblait intimidé par Arty et sa grande taille et répondit fébrilement:
-2 !
-ça te fera 200 crédit alors, petit gars.
-Tenez . dit le Devaronien en tremblant.

Un cigaras ? proposa Arty
-Avec plaisir ! répondit le jeune homme qui commençait à retrouver son calme.
C'est bon tu peux dégager ! lui recommanda Arty avec un clin d’œil

La vente aujourd'hui, c'était plutôt bien passée. Tout le monde avait payé sans broncher et Arty avait, quand à lui, écoulé son stock des deux prochains jours. Sur Hosnien Prime le trafic de bâton de la mort marchait bien , peut être trop bien, ce qui rendait Arty méfiant envers tout le mondes. Ce qu'il avait vécu durant dix ans en prison, il ne voulait plus jamais le revivre. Cela avait été les années les plus dures de sa vie. Quand il arriva à son appartement, la pluie commençait à tomber. Il consulta ses messages en retard et partit se coucher après avoir passer une journée bien remplie. Il savait qu'il ne pourrait plus jamais reprendre une vie normale avec un casier judiciaire comme le sien et que partout où il irait, il se ferait rejeter. Plus personne ne lui faisait confiance et lui, ne faisait plus confiance à personne non plus. La mort de Ben et son incarcération lui avaient pris le peu d'espoir qu'il avait de fonder une famille et de se libérer de l'illégalité.

Le matin se levait sur la ville, et Arty avait du boulot. Il prit un petit déjeuner rapidement, enfila ses vêtements et partit pour le centre ville. Il se gara à coté de la cantina et rejoignit sa place habituelle. Il observait un groupe de Pamarthéens qui se saoulait à coups de chopes de Port la Tempête. C'était un des alcools les plus forts de la galaxie. Il préféra prendre un brandy Coréllien et attendit ses premiers clients. L'un d'eux s'approchait dans l'ombre.

-Bonjour, dit Arty
-Bonjour, répondit une voix féminine

C'était une séduisante Kiffar qui s'approchait de lui. Ses tatouages consistaient en deux bandes sur chaque joue et sur le front. Elle avait l'air sûre d'elle, beaucoup trop sûre d'elle pour être une consommatrice.

-J'imagine que vous n'êtes pas là pour ça ? dit Arty en lui tendant un bâton de la mort
-Effectivement je ne suis pas là pour ça monsieur Demedo !

Cela faisait longtemps que plus personne ne l'appelait comme ça, tellement longtemps qu'entendre son propre nom lui procura une sensation de mal être .

Elle reprit
-Monsieur Demedo je suis là pour vous proposer un marché ?
-J'ai une tête à accepter des marchés ? lui répondit sèchement Arty
-Je pense que oui, surtout si ce marché peut faire disparaître complètement votre casier judiciaire. répondit-elle astucieusement

La kiffar venait visiblement d'attirer l'attention du Chagrien sur son plan

-Je vous écoute, que dois-je faire pour que mon casier judiciaire soit complètement remis à zéro ?
-Vous devez nous aider à stopper la guerre sur Mastaria. dit-elle pleine d'espoir
-Je signe où ? répondit-il avec un air malicieux
-Oh nulle part je vous transmet l'adresse, rendez vous sur Mastaria monsieur Demedo !

Et la kiffar partit comme elle était venue dans l'obscurité, Arty se leva, termina sa bière et parti .

Il prépara sa valise aussi vite qu'il put, cacha les bâtonnets illicites dans un coffre fort et prit la direction du hangar 442

Son vaisseau un VCX 100 l'attendait, il s'installa dans le cockpit

-R4 direction Mastaria !
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Messagepar Lynne » Dim 30 Juil 2017 - 11:36   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Le soleil fit doucement irruption dans la petite chambre de Miri, traversant sans difficulté le léger voile accroché sur les vitres et illuminant la couchette de la jeune femme d'un éclatant rai de lumière. Elle cligna des yeux et réalisa que la nuit était déjà finie, et qu'elle devait par conséquent se lever pour aller travailler. Une nouvelle journée commençait.

Lourdement, elle s'extirpa d'en dessous ses couvertures, pourtant fines, et posa les pieds sur le sol dur et cabossé. Le temps de se réveiller complètement, elle balaya du regard sa "chambre", un taudis qu'elle louait pour trois fois rien sous une fausse identité : les murs étaient d'une couleur indéfinissable, et les seuls meubles à part sa couchette étaient une table, une chaise pliables si on ne comptait pas un lavabo et un miroir. Elle n'avait pas les moyens de se payer mieux, et puis ce n'était pas comme si elle était habituée au luxe...

Ses pensées dérivèrent quelques instants. Elle avait voulu, ardemment, connaître de nouveau une vie normale, une chance qu'elle n'avait pas eue depuis ses huit ans. Et pourtant...il lui paraissait à présent qu'elle était dans l'expectative de quelque chose, quelque chose qui n'était pas se lever tous les matins pour aller travailler à la cantina "le Gotal barbu". Ceci dit, elle ne vivait pas une vie normale, non : elle avait un faux nom, devait guetter une embuscade à tous les coins de rue, craignait que quelqu'un la reconnaisse. Tout cela parce que le hasard avait voulu qu'elle naisse sur Christophsis, qu'un dirigeant d'un cartel du crime avait décidé de prendre les enfants orphelins de la révolte contre eux comme futurs assassins, qu'elle avait passé les sélections et était devenue assassin à leur service à quatorze ans... Toute une enfance, une adolescence gâchée...

Et puis, elle s'était rebellée, elle s'était alliée avec un autre jeune assassin, mais celui-ci l'avait trahi et planté sa dague dans son dos.... Automatiquement, elle dirigea son regard vers son oreiller, sous lequel étaient cachées ses armes. Elle avait gardé la dague de Zeth le traître, dans la seule intention de le tuer avec. Après tout, ce n'était qu'un juste retour des choses, non ?

Sa vie après sa fuite, quatre ans auparavant, n'avait été que voyage de planète en planète, prenant de multiples identités, fuyant les mercenaires qui la pourchassaient à cause de la prime sur sa tête. Elle se savait capable de se défendre, bien sûr, mais elle avait l'impression d'être une proie qui se terrait dans son terrier, ignorant si le prédateur allait la trouver ou non. Et Miri détestait ça. Elle était une guerrière, pas une civile effrayée.

Elle s'arracha à ses pensées moroses et alla se préparer pour la journée. Machinalement, elle se débarrassa de son pyjama et enfila la seule autre tenue qui lui appartenait : un haut bleu sombre et un pantalon noir, les deux renforcés de protections originellement destinées au combat. C'était avec cette tenue qu'elle avait fui le cartel et depuis c'était un des seuls biens matériels. Elle avait toujours le moins d'affaires possibles, premièrement parce qu'elle gagnait à peine de quoi de payer sa chambre et se nourrir convenablement, deuxièmement parce qu'elle voulait être toujours prête à partir précipitamment. Ainsi, elle gardait toutes ses possessions dans un sac sous sa couchette.

Elle se coiffa avec ses doigts, et bénit pour la énième fois ses cheveux plutôt courts et faciles à manier, puis passa un peu d'eau sur son visage. Elle resta un moment à détailler son reflet. Son teint pâle combiné à ses cheveux noirs lui donnaient une apparence assez spéciale, presque fantomatique. À la base de son cou, une cicatrice apparaissait nettement, mais ce n'était qu'une entre beaucoup. Des cicatrices Miri en avait, et pas qu'un peu, marques indélébiles d'une histoire mouvementée ; et ce qui était le plus amusant c'était qu'elle se souvenait exactement comment chacune lui avait été infligée. La cicatrice de son dos était, bien sûr, la plus impressionnante de toutes, mais pour elle c'était plus qu'une simple marque : c'était le rappel physique de ce qui arrivait quand on faisait confiance à quelqu'un, quand on remettait sa vie entre les mains de quelqu'un. Depuis cela, elle vivait une vie solitaire, ne nouant aucun lien d'amitié, et encore moins de relation amoureuse. Bien que certains hommes avaient paru être séduits, elle les avait systématiquement repoussés.

Elle attrapa son manteau, y dissimula ses armes qu'elle avait récupérées d'en dessous son oreiller, et sortit de sa chambre pour débarquer une minute plus tard dans la rue bondée de monde, même à cette heure matinal. L'anneau de Kafrene était une ruche qui ne dormait jamais, et les cantinas étaient légion. Il le fallait pour nourrir le flux constant de marchands et d'industriels qui passaient par cet avant-poste commercial.

Miri arriva à la cantina "Le Gotal Barbu" après un quart d'heure de marche : ces quinze minutes où elle devait maintenir tous ses sens aux aguets en guettant l'éclat d'une lame ou la crosse d'un blaster, ce qui n'était pas une mince affaire dans toute celle foule ; mais pour elle c'était si naturel qu'elle devait au final faire un effort minime.

L'établissement n'était pas encore ouvert, aussi passa t-elle par l'entrée de service. Visiblement, elle était la première arrivée et ce n'était pas pour lui déplaire : en effet les bavardages des deux autres serveuses avaient tendance à sérieusement lui taper sur les nerfs. On lui avait souvent reproché au début de ne pas être assez sociable, alors elle s'était forcée à sourire en permanence d'un air charmeur, à être aimable avec les clients même quand ces derniers se montraient si impolis qu'elle avait plus envie de leur donner un bon coup de poing que de leur sourire. Sourire, toujours sourire, feinter le bonheur alors qu'elle doutait que ce luxe puisse un jour lui être permis.

Tous les matins, elle s'enquérissait de la santé de ses collègues, de leurs projets immédiats, échangeait une ou deux plaisanteries avec elles avant d'aller sourire à un client matinal, mais rien de tout cela était authentique, tout sonnait faux, mais les autres se laissaient aisément leurrer.

Avec un sentiment qui ressemblait à de la résignation, elle se changea de nouveau et mit cette fois l'uniforme de la cantina. Lors de son embauche, on lui avait fait remarquer qu'elle était jolie, et elle ne doutait pas une seconde que cela ait été une des principales, voire la raison pour laquelle elle avait trouvé ce travail. Elle détestait cela. Miri n'avait jamais été jugée sur son physique, plutôt sur ses capacités à combattre et à tuer. Au moins c'était plus vrai.

Elle soupira imperceptiblement avant de s'asseoir au bar en attendant le patron et les autres. Ces derniers ne tardèrent pas à arriver et quinze minutes plus tard la cantina était ouverte. Aucun évènement particulier ne se produisit pendant le service, mis à part qu'un Wookiee s'était installé et qu'il avait fallu l'aide d'un autre client pour traduire ses propos. Mais cela faisait partie des imprévus acceptables.

Ce jour-là, Miri avait droit à une pause entre 23h et 1h du matin, pause pendant laquelle elle resta sur place mais s'endormit profondément. Puis, à 1h, elle reprit son service jusqu'à 3h où elle devait enfin finir. Ses horaires étaient draconiens, mais elle n'avait pas vraiment le choix si elle voulait manger tous les jours. Alors qu'elle sortait de la cantina, la rue était à peine éclairée par l'éclairage public, et on ne voyait pas grand chose, surtout que la foule s'était soudainement évanouie. Toutefois, Miri n'avait pas été assassin pour rien, et ce fut grâce à ses années d'entraînement qu'elle évita ce tir de blaster qui sinon aurait pu lui être fatal.

Elle se retourna vivement et confronta ses agresseurs en dégainant une de ses dagues. Ils étaient trois, et armés de façon conséquente. Rapidement, elle analysa la situation : elle était en nette infériorité, tant en ce qui concernait le nombre que les armes ; de plus, elle voyait à leur posture que ces individus n'étaient pas des voyous de rue. La seule solution logique était de faire en sorte de les séparer pour les affronter un par un. À moins que... Ils étaient armés, mais pas protégés... On disait souvent que son point fort en tant que combattante était son imprévisibilité. Alors, autant être imprévisible !

Elle fonça sur eux, et ils furent si surpris de cette attitude si tête brûlée qu'ils restèrent une seconde sans réagir. Cette seconde permit à Miri d'abattre un premier mercenaire avec sa dague, avant de devoir éviter un coup de matraque. Un tir de blaster venant du troisième la manqua de peu : elle lui administra un bon coup de pied dans les parties sensibles et profita qu'il soit plié en deux pour lui tordre le cou. Ceux-là n'étaient pas si doués, au final. Sans doute des chasseurs de primes intrépides et désireux de mettre rapidement fin à leur vie.

Le troisième en revanche était un peu plus coriace. C'était sans doute l'aîné, peut-être même leur mentor. Il portait moins d'armes que les deux autres, mais Miri le désarma promptement et ils se lancèrent dans un féroce duel au corps-à-corps. Pas un n'épargnait l'autre et Miri en particulier ne retenait pas ses coups. Plusieurs fois, elle fut jetée à terre, et chaque fois elle se releva, mais plusieurs aussi elle jeta son adversaire à terre. Enfin, elle réussit à briser la nuque du mercenaire alors qu'il s'était retourné.

Alors qu'elle laissait tomber le cadavre à terre, elle sentit tout à coup l'adrénaline tomber et elle se sentit un peu honteuse, comme à chaque fois qu'elle ôtait une vie. Elle n'aimait pas ça, contrairement à ce que certains pouvaient penser. Mais cela n'enlevait rien au fait qu'il y avait une partie en elle qui ne pouvait pas s'empêcher de vouloir se battre même quand ce n'était pas obligatoire. Elle avait ce feu dans les yeux, ce sang chaud, et cela le cartel l'avait remarqué très vite. C'était en elle, c'était indéniable, et elle n'y pouvait rien.

Mais son repos fut de courte durée : des droïdes-policiers arrivèrent, avec leurs sirènes et leurs blasters paralysants. Miri souffla un bon coup. Les forces de l'ordre, il ne manquait plus que ça... Comme si être pourchassée par un cartel du crime ne suffisait pas ! Enfin, l'avantage des droïdes policiers était qu'ils étaient des droïdes qui avaient ordre de ne pas abattre leur cible. Et elle connaissait bien les rues...

Avant qu'ils aient pu former un périmètre de sécurité, elle détala à toute vitesse, fuyant les airspeeders qui lui fonçaient dessus. Il lui fallait absolument rejoindre un endroit plein, ce qui était un peu plus difficile à trouver à 3 heures du matin. En attendant, il s'agissait de ne pas ralentir et être le moins facile à viser possible, car les tirs paralysants commençaient à pleuvoir. Elle s'abrita un instant sous une échoppe avant de reprendre sa course effrénée. Au bout de quelques minutes, toutefois, son souffle devint court et elle dût s'arrêter pour se reposer. Du coin de l'oeil, elle avisa un bar dansant et y pénétra précipitamment. C'était l'endroit idéal où se cacher, même si sa tenue était tout sauf adaptée.

Pour rester discrète, elle voulut s'asseoir au fond, mais presque aussitôt, un homme, la trentaine, l'invita à danser. Par un réflexe naturel, elle refusa sèchement, mais vit alors les droïdes policiers entrer à leur tour dans l'établissement. Elle se fit la remarque intérieure qu'une femme seule qui ne dansait pas ne serait pas des plus discrets, elle finit donc par accepter à contrecoeur l'invitation.

Manque évident de chance, à ce moment précis la musique, auparavant entraînante, se mua en slow. Miri maudit l'inspiration soudaine du groupe Bith, mais ne laissa rien paraître même si elle était gênée. L'impassibilité faisait partie intégrante de la formation d'un assassin, pour ne pas qu'il se trahisse s'il était en mission d'infiltration. Le souvenir d'une mission se rappela à la mémoire de Miri : elle avait été chargée d'infiltrer une boîte de nuit afin de pouvoir approcher son patron, qui faisait de la concurrence au cartel, et de l'exécuter bien sûr.

Son partenaire de danse improvisé se pencha vers elle et demanda :

- Vous ne venez pas souvent ici, n'est-ce pas, mademoiselle...
- Alvya Solare, mentit-elle ; après tout Alvya Solare était son identité sur l'anneau de Kafrene. Et oui, c'est la première fois que je viens ici. Et vous, quel est votre nom ?
- Ingo Juna, répondit-il. Enchanté de vous connaître, Alvya.
- Le plaisir est partagé, parvint-elle à dire, alors que sa première envie était de revenir à son domicile pour profiter de quelques rares heures de sommeil.

Miri loucha sur le côté pour moi si les policiers étaient partis et constata qu'il n'en restait plus aucun. Parfait ! Elle allait pouvoir partir et dormir. Alors que la musique redevenait enjouée, un jazz coruscanti, elle s'apprêta à s'éclipser incognito, après avoir pris congé de son cavalier. Mais trois Devaroniens lui barrèrent la sortie.

- Eh bien poupée, on part déjà ?

À ce moment précis, son expression d'exaspération n'avait d'égale que son exaspération elle-même. Elle avait eu une longue journée, avait échappé à trois chasseurs de primes, à la police, et maintenant, on lui barrait le passage ? Ç'en était trop.

- Pourriez-vous avoir l'obligeance de me laisser passer ? Lâcha t-elle d'un air pincé.
- Pourquoi est-ce qu'on le ferait, dis-moi ?
- Je suppose que vous tenez à vos cornes...ironisa Miri.

Les trois gêneurs éclatèrent d'un rire gras qui ne fit que l'irriter davantage. Elle savait pertinemment que ça allait finir en bagarre et cette perspective ne lui déplaisait pas vraiment.

- Une femme, nous menacer ? Que j'ai peur !

Miri haussa les épaules. Si il y avait bien une chose qu'elle détestait, c'était qu'on la sous-estime parce qu'elle était une femme. Dans l'esprit de certaines personnes, une personne de sexe féminin devait vite se trouver un compagnon et lui obéir docilement, une mentalité qu'elle ne supportait pas. Ses lèvres s'étirèrent en un sourire sans joie et elle fit :

- Je vois. Bon, on va faire ça à ma manière.

Elle s'étira, puis sous le regard médusé des clients, fit une clé de bras à un des Devaroniens, le fit passer par dessus sa tête et atterrir juste sur un de ses compères ; le troisième se retrouva avec un bon coup de poing sur l'oeil droit et un croche-pied. Miri évita de justesse un coup venant de derrière, un des Dévaroniens qui s'était relevé ; elle profita de cette ouverture pour lui donner un coup de coude dans le torse, lui coupant le souffle. Un parvint à l'atteindre à l'épaule, elle était bonne pour un sacré bleu, mais elle se vengea en lui tordant le bras. Sa victime poussa un cri de goret absolument pitoyable qui lui arracha un sourire amusé avant qu'elle se saisisse des cornes de celui qui n'était pas encore vaincu et qu'elle tire un bon coup dessus en donnant en même temps un coup de pied dans le ventre pour bien accompagner le mouvement. Il tomba face contre terre, sonné.

Ce style de combat, typique du combat de rue, n'était pas très technique et était même assez grossier, mais n'en était pas moins efficace contre des adversaires peu qualifiés. L'avantage de Miri était sa vivacité : elle enchaînait les mouvements si rapidement que l'autre avait à peine le temps de réagir. Il s'agissait en réalité d'enchaînements appris par coeur et répétés tellement des fois, des centaines et des centaines de fois, que ç'en devenait quasiment des automatismes.

- Le prochain qui me sous-estime parce que je suis une femme se prendra mon poing dans les dents, compris ? prévint-elle.

Elle était assez satisfaite d'elle-même. Quand elle combattait, elle se sentait plus vivante, plus forte. C'était une sensation agréable, comme si elle donnait le meilleur d'elle-même. Avec la conscience d'avoir fait forte impression, elle quitta le bar et guettant un signe des droïdes policiers, au cas où ils seraient encore dans le coin, elle rentra chez elle. Cette fin de journée avait été agitée... Mais elle n'était pas au bout de ses surprises !

Alors qu'elle s'apprêtait à profiter d'un sommeil bien mérité, son holocommunicateur sonna. Passablement agacée, elle répondit tout de même. Qui pouvait bien avoir l'idée de l'appeler à cette heure-là ?

- Bonjour mademoiselle Kosvar, fit l'hologramme, qui était d'ailleurs brouillé. J'espère ne pas vous déranger.
- Je m'appelle Alvya Solare, vous devez vous être trompé de fréquence. Et oui, vous me dérangez.

Elle s'apprêtait à éteindre quand l'hologramme commença à débiter toute une série d'informations :

- Miri Kosvar, née sur Christophsis il y a vingt-neuf ans de cela. Il y a vingt-et-un ans, elle a vu sa famille être tuée avant qu'elle soit récupérée par un cartel du crime, pour ensuite devenir une assassin à leur service pendant onze ans, après une formation de six ans. Les a fui il y a quatre ans après avoir été trahie par Zeth Andron. Depuis, a erré de planète en planète et est maintenant serveuse sur l'anneau de Kafrene.

Miri suspendit son geste en entendant ce résumé grossier de sa vie. Si cet homme en savait autant sur elle, il pouvait être une menace. Autant écouter ce qu'il avait à dire.

- Que voulez-vous ?
- Vous aider. Vous offrir un nouveau but. Je vous offre un arrangement qui sera profitable aux deux parties.
- Et vous vous attendez à ce que je vous fasse confiance alors que vous brouillez votre visage ?
- Voyez-vous, Miri...nous avons un point commun. Nous avons tous deux des personnes qui veulent notre mort. Et si nous nous allions, ces personnes ne seront plus qu'un mauvais souvenir.
- C'est une proposition alléchante, admettit Miri bien malgré elle, mais qu'attendez vous de moi ?
- J'assemble une équipe pour stopper la guerre sur Mastaria, et je voudrais que vous en fassiez partie, lâcha l'hologramme d'un ton sûr de lui. En plus de sauver la vie de ces pauvres gens, je vous offre une chance de combattre pour une cause. De plus... si vous acceptez, je promets de m'occuper personnellement du cas de Zeth Andron et du cartel du crime qui vous pourchasse.
- Et qu'est-ce qui me dit que vous allez tenir votre promesse ? fit la jeune femme d'un air sceptique. Vous pourriez tout à fait être un escroc qui me tend un piège.

L'hologramme parut amusé de cette réflexion.

- Peut-être. Peut-être pas. Tout dépend de ce que vous voulez. Souhaitez-vous rester le reste de votre vie à travailler dans une cantina miteuse ou...vivre une vie plus exaltante ?

L'argument était valable. Elle ne pouvait pas – ne voulait pas – avoir ce genre de vie ennuyeuse plus longtemps. Cette proposition tombait à point nommé et même si tout en elle lui criait que c'était folie de ce fier à un tel individu, elle ne pouvait s'empêcher de penser que ce serait une occasion de...reprendre du service, pour une cause plus noble que celle d'une assassin.

- En supposant que j'accepte, vous devez savoir que je ne sais pas travailler en équipe, précisa t-elle.
- Ne vous inquiétez pas, vous ne serez pas la seule...

Elle réfléchit quelques secondes. Ce n'était pas une décision facile à prendre : faire confiance à nouveau ? Ou ne pas faire confiance ? Finalement, elle décida de prendre le risque. Elle espérait seulement qu'elle ne faisait pas une erreur monumentale...

- J'accepte. Mais si je découvre que vous essayer de m'entourlouper...
- Cela va sans dire. Bien. Rendez-vous à ces coordonnées, sur Mastaria, dans cinq jours. Mon assistante donnera les instructions plus précises à toute l'équipe une fois sur place.

Miri acquiesça et la communication cessa. Elle resta un instant silencieuse, doutant de sa décision... Elle avait pris le pari du risque, et ce pari avait intérêt à se révéler fructueux.
Le lendemain (ou plutôt, plus tard dans la matinée), elle se présenta à la cantina pour recevoir sa paye et signer sa démission, prétextant un motif familial. Pas d'au-revoirs, elle se contenta d'un "j'espère que les affaires continueront à marcher", puis elle prit son sac et se dirigea vers l'astroport. Direction : Mastaria !
Super-MJ à votre rescousse !
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Messagepar kylokenobi » Dim 30 Juil 2017 - 14:05   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Avec paresse, le soleil s’endort à l'horizon

Quelqu'un courait dans une ruelle.
Cette personne avait peur car sa vie était en danger.
Cet aqualish qui courait avait plusieurs ennemis dans la galaxie.
Quelqu’un a encore engagé un chasseur de primes pour me tuer se dit il . Mais celui qui le poursuivait n'était pas un chasseur de primes.
L'aqualish fut projeté à terre. Il essaya de sortir son blaster mais l'agresseur fut plus rapide et il assigna un coup à l'aqualish .
Les deux personnes se regardèrent. L'agresseur lui lançait un regard noir. L'aqualish reconnu le bras mécanique de son agresseur : il savait à qui il avait affaire .
Ce type est fou se dit il. Je n’aurai jamais la vie sauve !
A l’abri de tout suspect, l'agresseur à la main mécanique sortit un sabre laser et le pointa vers l'aqualish encore à terre.
- Combien as tu pour que je te laisse la vie sauve ?
- Alors personne ne t'a engagé ? Je te connais de nom, tu es Cardan.
Il y' a pas mal de rumeurs te concernant.
- les mots ne te sauverons pas ! Combien as tu ?
- Je n'ai plus rien, je suis ruiné ! Toi tu as encore quelque chose de précieux : la Force
Cette remarque vexa Cardan
- tu n'est pas sincère avec moi l'aqualish.
- tu n'est pas sincère avec toi même Cardan . Tu n'est pas un tueur. Et ce n'est pas en tuant des gens que tu vas te faire un nom .
----------------------------------------------------------------------------------------

Cardan était dans sa cantina favorite. Il avait laissé la vie sauve à l'aqualish. Au final,ce sont les mots qui l'on sauvé.
Le barman se dirigea vers Cardan.
- Hier, quelqu'un est venu pour vous voir. Ayant vu votre absence, il a laissé les coordonnées d'une planète et il à rajouté que c'est sur Mastaria que tu te feras un nom.
- J'en ai rien à faire répondit Cardan
Voyant le regard insistant du barman , Cardan prit les coordonnées et soudain il eût une rapide vision de la situation là bas . Il partit rapidement de la Cantina
-----------------------------------------------------------------------------------------
Quelqu'un courait dans une ruelle.
Cette personne avait peur car sa vie était en danger.
L' aqualish qui courait avait plusieurs ennemis dans la galaxie.
Quelqu’un a encore engagé un chasseur de primes pour me tuer se dit il . Mais celui qui le poursuivait n'était toujours pas un chasseur de primes.
- Cardan ? Tu veux encore me tuer ?
- L'aqualish pas cette fois ci. J 'ai besoin d’un vaisseau
- Pourquoi faire ?
- Pour me faire un nom
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Messagepar Baptman67 » Lun 31 Juil 2017 - 6:47   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

22 ABY ,Temple Jedi, Coruscant.
Départ pour Onderon dans 24 heures.


-Chippie, que fais-tu ?, cria Anakin, à bout de souffle, courrant après sa padawan dans les coursives du temple.
- Je vais me renseigner sur les tactiques de guérilla, Skyman ! répondit-elle.
- Mais nous y allons seulement en tant qu’obs….
-….servateurs ! Je sais, le coupa Ahsoka. Mais un peu d’information n’ai jamais inutile.
Ils étaient arrivés devant les imposantes portes de la salle des archives. Anakin, qui avait des mauvais souvenir des heures passées à étudier l’histoire galactique en compagnie de cette vielle chouette qu’était Jocasta’Nu, marmonna un « Très bien, je vais aller briefer la 501ème et réviser R2D2, bonne chance dans tes recherches ».
Ahsoka, ouvrit les portes, et passa d’un pas vif devant les bustes des treize disparus. Elle partit ensuite à la recherche de l’archiviste. Et elle lui fit part de sa requête et Jocasta réfléchit un court instant et lui dit :
-Étrange, très étrange que tu me demandes cela. En rangeant les archives, je suis justement tombée sur le Dossier Mastaria…
-Mastaria ? Jamais entendu parler ….
-C’est normal, il s’agit d’une affaire très sensible, même pour les Jedi, qui n’aiment pas se remettre en cause…
Elle sortit une data carte et la tendit à Ahsoka, qui la remercia et partit vers le terminal le plus proche. Elle inséra la carte et afficha la liste des fichiers. Elle choisit naturellement le premier, Journal de Tristan’l Cerin (extraits – Récupéré dans l’épave du Sun of Mastaria ).
Aussitôt un hologramme s’apparut, un peu flou, parasité.
***

[Log entry #1]Bonjour, je suis Tristan’l Cerin et si vous écoutez mon journal, c’est qu’il m’est arrivé quelque chose de grave…. *rires* Non je plaisante….. Je viens juste de voir ce fameux holodrame, 54 Raisons, où cette Twilek ….. Tristan tu vas rater ton hover bus ! Oui maman, j’arrive tout de suite.
[Log entry #2]Bon bah, les cours aujourd’hui étaient ennuyeux, comme d’habitude. Après notre série de vingt tours de l’Ac, en scandant le Code Sith, nous avons étudiés le dix meilleurs moyens de tuer un chevalier Jedi… Ce n’est pas ce pour quoi je me suis engagé ici… Des mois que je n’ai plus touché un simulateur par Vitate.
[Log entry #4] Aujourd’hui grande nouvelle. Notre professeur de « Tactiques de Maintien de l’Ordre nous a annoncé un stage en milieu réel.
[Log entry #8] Ca y est ! Après l’accord de mes parents, me voila en route pour l’Académie Royale de Mastaria. Je fêterai mon 13éme anniversaire dans une zone de guerre… Yipie …
[Log entry #16] *Tir de blaster en arrière-plan* L’Académie est prise d’assaut par une milice. Il s’agissait d’un des dernier endroits sécurisé de la planète … Qu’allons nous faire ?
*Voix féminine : Tristan votre instructeur vous appelle, vous repartez, nous vous couvriront à l’aide des canons de la tour*
Merci. Au revoir Jade.
[Log entry #19] Depuis le croiseur, j’ai pu rencontacter le cadet Jade. Elle a réussi à s’en tirer. Ouf. Nos instructeurs sont furieux. On leur avait promis une meilleure sécurité. *Bruit de pas sur le métal*. D’ailleurs quand on parle du gundark. Je ferai mieux de …….
[Log entry #43] Encore un jour au paradis. Ai contacté Jade ce matin. Elle a pris la fuite.
***

Ahsoka pris une courte pause.
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Messagepar LL-8 » Lun 31 Juil 2017 - 11:53   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Anya Opsoo


- Tu sais, j’avais le choix entre te capturer ou te tuer. Alors tu ferais bien de te taire avant que je ne perde patience.

Le Sullustain émit un dernier gémissement, puis se tut instantanément. Anya croisa les bras sur sa poitrine et observa son prisonnier. Ils se trouvaient tous les deux dans un des nombreux spatioport de Coruscant, au milieu de carcasses inutilisables de vaisseaux. La jeune femme avait attaché l’alien à un train d’atterrissage d’un cargo rongé par la rouille et l’avait bâillonné au moyen d’une vieille tunique trouvée dans la rue. Elle ne supportait plus les constantes supplications du Sullustain.

Elle finit par jouer avec le manche de sa vibrolame dans l’espoir de se calmer. Elle se souvenait de la première fois qu’elle avait taillé le cuir du manche. Elle avait dû s’y prendre à deux fois pour obtenir un résultat convenable. Elle scruta les rainures de l’arme. Elles n’avaient de signification que pour les mains qu’ils les avaient faites : les heures passées à parfaire son œuvre avait largement aidé Anya a canaliser ses émotions. Si son passé lui faisait toujours l’effet d’une dague qu’on tournait et retournait dans sa chair, désormais personne ne pouvait plus rien discerner de ses sentiments sur son visage.

Au bruit de pas qui s’approchaient, Anya rangea sa lame dans son étui le long de cuisse. Plissant les yeux, elle vit un homme de forte corpulence s’approcher. Il se glissa avec difficulté entre les vaisseaux rouillés jusqu’à ce que le jeune femme puisse mieux le distinguer. Il portait des vêtements richement décorés qui semblaient sur le point de craquer au moindre mouvement qu’il faisait. Sa barbe, mal entretenue, ajoutait à ses joues déjà rouges et bouffies. Ses cheveux gras étaient plaqués en arrière. Anya regarda le sénateur de haut. Il était stupide de se promener en vêtements officiels. Mais c’était lui qui avait l’argent ; elle ne fit donc aucune réflexion.

- Bon sang, vous l’avez fait… lâcha-t-il avec admiration. Et vous l’avez ramené vivant, vous avez droit au bonus !

La joie et l’excitation luisaient dans ses yeux tandis que son regard oscillait entre la chasseuse de prime et sa proie. Le sénateur se pencha en avant, ses mains sur ses cuisses, en direction du Sullustain.

- Ah, on peut dire que tu nous a posé problème, L’rok, pas vrai ? Tu t’en est malheureusement pris à plus malin que toi.

Et sans prévenir, il sorti un petit blaster de dessous son manteau sénatorial et tira sur l’alien. Le Sullustain s’écroula au sol sans un bruit. Il y eut un silence, puis le sénateur explosa de rire.

- Ah, ça fait du bien, non ? Depuis le temps que j’attendais ce jour !

Anya le regarda avec dédain. Elle avait passé son enfance parmi des humains, et pourtant, sa nature d’Arkanienne n’arrivait toujours pas à les comprendre. Elle remit une mèche de cheveux blancs en place avant de croiser les bras. Tout ce qu’elle voulait, c’était l’argent.

- Je dois dire, je ne me rappelle plus qui m’a parlé de toi, mais t’es plutôt douée finalement !

La jeune femme tiqua devant le ton familier du sénateur, mais elle resta de marbre. Le visage de l’homme passa de l’excitation à la déception en voyant qu’Anya ne réagissait pas.
- Tu veux l’argent, c’est ça ?
Il sortit une tablette holographique, tapota dessus rapidement, puis la montra à Anya.
- Et voilà : 10 000, comme prévu, plus le bonus de 1 000 crédits, le tout viré sur ton compte.
Anya acquiesça, puis tourna les talons.
- Bonne continuation, sénateur.
Elle ne voulait plus jamais avoir à faire à cet homme. Mais il en avait visiblement décidé autrement.

- Attends !
Elle se retourna pour le découvrir en train de sortir un petit holoprojecteur portatif, de la taille d’une paume. Il la lui tendit en haussant les épaules :
- On m’a donné ça pour toi. Je ne sais pas ce que c’est, ajouta-t-il, je n’avais pas le droit de l’ouvrir.
Anya se contenta de le remercier d’un mouvement de tête, puis quitta rapidement le spatioport. Elle avait hâte de quitter Coruscant.

---


- 58 000…. 60 000…. 63 000.
Il lui manquait 63 000 crédits. Anya soupira. Qui aurait cru qu’entretenir des implants coûterait si cher ?

Installée sur l’aile de son petit chasseur, Anya observa le trafic incessant de Coruscant. Cette planète ne dormait jamais, et la jeune femme en était fatiguée rien que d’y penser. Elle éteignit sa console holographique et réfléchit. Elle devait viser plus haut. Les primes qu’elle touchait n’étaient pas suffisantes, et elle n’avait plus beaucoup de temps. Malheureusement, tous les contrats plus alléchants étaient décrochés par des chasseurs de primes beaucoup plus expérimentés. Malgré son excellente formation, Anya ne faisait pas le poids.

Logiquement, ses pensées dérivèrent vers son oncle, Yznan, resté sur Mandalore. Arkanien d’origine, il avait dû s’exiler, et avait recueilli Anya lorsque ses parents l’avaient abandonnée. Même s’il était en désaccord avec les meurs de son peuple, il n’échappait pas à la nature même de son espèce. La moitié de son corps d’Arkanien était donc composé d’implants cybernétiques en tous genres censés le rendre ‘parfait’. Et l’entretien de pareilles pièces biotechnologiques demandaient d’énormes ressources. Or, dans le cas d’Yznan, certaines pièces défectueuses le rendaient malade, et Anya avait peur de perdre son oncle avant d’avoir réuni l’argent.

Elle fit courir ses doigts le long de la cicatrice qui remontait dans son cou – souvenir d’une mauvaise rencontre – puis passa la main dans sa nuque. En tant qu’Arkanienne, elle n’échappait pas à la règle. Son implant se trouvait là, une petite merveille de technologie signée Beemon qui lui permettait de retrouver la vue ainsi qu’une certaine légitimité auprès de ses pairs. Car une Arkanienne née aveugle n’était pas une Arkanienne ; c’était une abomination biologique dont il fallait se débarrasser. Anya avait fait les frais de cette croyance. Et elle n’aimait pas l’évoquer.

Pour se changer les idées, elle sortit de sa poche le petit projecteur que le sénateur lui avait remis. Le faisant tourner entre ses doigts, elle découvrit que c’était en fait un communicateur longue-distance. Poussée par la curiosité, elle l’ouvrit, et aussitôt une figure bleutée apparut. L’image était brouillée, et Anya ne put distinguer les traits de son interlocuteur.

- Mlle Opsoo ! J’attendais votre appel, fit une voix masculine.
- Qui êtes-vous ?
- Mon nom n’a pas d’importance. Je vous ai contactée parce que j’ai un travail pour vous.

Anya leva un sourcil.
- Vous voulez dire que vous avez un contrat ?
- Appelez ça comme vous voudrez.

La jeune femme soupira. En général, elle choisissait ses primes elle-même.
- Qui est la cible ? Demanda-t-elle.
- Mastaria.
- Jamais entendu parler.

La silhouette bleutée changea de position, puis la voix masculine reprit :

- C’est une planète, située dans la Bordure Extérieure. Elle est aujourd’hui ravagée par une guerre civile qui dure depuis maintenant trop longtemps. J’ai besoin de vous pour y mettre un terme.
Anya émit un rire sarcastique. C’était bien la première fois qu’on lui proposait ce genre de contrat.
- Stopper une guerre ? Rien que ça ?
- Je suis prêt à payer ce que vous jugerez nécessaire.
Parce que tu as cru que je travaillais gratuitement ? Anya secoua la tête. C’était irréel. On devait lui faire une blague. Pourtant la voix lui paraissait la plus sérieuse du monde.
- D’accord… Écoutez, la réponse est non. Je ne fait pas dans les conflits planétaires. Et même si c’était le cas, comment voulez-vous que j’arrête une guerre à moi toute seule ?
- Oh, vous ne serez pas seule. J’ai assemblé une équipe que, j’en suis sûr, vous trouverez particulièrement efficace.

Anya considéra la proposition un instant… avant de la décliner mentalement. Elle n’allait pas se lancer dans une œuvre humanitaire. Elle n’avait pas le temps pour ça.
- Désolée, mais non, je ne suis pas intéressée.
Elle allait couper la communication quand la voix masculine reprit :
- Et si je vous disais que votre oncle n’aurait plus à se soucier de ses implants ?
Anya fronça les sourcils. Où avait-il eu ces informations ?
- Qu’est-ce que vous avez dit ? demanda-t-elle, suspicieuse.
- Comme je vous le disais tout à l’heure, je suis prêt à payer ce que vous jugerez nécessaire, et cela inclut les frais médicaux de votre oncle.
La jeune femme se redressa et croisa les bras.
- Et je suis censée vous croire sur parole ?
Il y eut un petit silence. Anya n’y croyait pas. L’offre sentait l’arnaque à plein nez. Elle s’attendait à ce que l’homme lui trouve une excuse, ou bien dévoile son identité, mais il n’en fut rien.
- Voilà ce que je vous propose : dans quatre jours standards, l’équipe est censée se retrouver sur Mastaria. Je vous envoie les coordonnées. A vous de décider si vous venez ou non. Mais sachez que, si vous venez, votre oncle vivra.
Et il coupa aussitôt la communication. Anya se trouvait face à un dilemme. Elle devrait diversifier ses services de toute manière, si elle voulait réunir l’argent. Elle se releva puis se glissa dans le cockpit de son chasseur, avant d’entrer les coordonnées qu’elle avait reçu. Il était temps de quitter le Noyau.
"If we can't protect the Earth, you can be damned well sure we'll avenge it."
FanFic' : Hajoo & Jaden : Rebelle & Vaurien (En collaboration avec Mandoad)
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Messagepar anakine31 » Lun 31 Juil 2017 - 18:15   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Na'stekpa'Iwiri



Debout, sur une place désormais vide, Nas se trouvait seul. Évaluant et se situant dans l'espace qui l'entourait, Nas se concentra sur le bruit qui venait de devant lui. Il n'entendit que des gens marcher, parler, accompagnés du son caractéristique du speeder qui freinait pour se frayer un chemin dans la masse. Mais il n'entendait rien derrière lui. Il baissa légèrement la tête, afin de se concentrer plus attentivement. Il élimina le bruit de foule, et poussa son ouïe à se concentrer sur ce qu'il y avait derrière. Il n'y entendait rien. Il porta sa main droite au-dessus de son épaule, dans son dos, et y extraya son bâton. Il se mit à tâtonner, à l'aide de celui-ci, devant lui, et tomba sur du vide. Il s'y agenouilla, un vent chaud lui caressa le visage, le soleil était bas, est-ce la nuit qui allait tomber ? Ou bien le jour qui se levait ? Il se reconcentra sur ses "recherches". Son odorat ne capta aucune odeur pestilentielle, ou celle de l'air marin; tant mieux se dit-il, il ne voulait pas se trouver sur une planète décharge, et de toute façon il ne savait pas nager. Il se mit alors à penser à une histoire qu'on lui avait racontée sur un jeune garçon qui vivait dans le désert. Était-il sur une planète désertique ? Il entendit alors le vent siffler sur le sol. Il avait sa réponse. Il sourit, il avait toujours aimé cette histoire, où le héros devenait le méchant, puis était sauvé par son fils. En revanche toutes les autres fables qui prétendaient en être la suite ne lui faisaient guère plaisir: armées aliens ou encore le héros qui redevenait méchant...


Il se retourna, et se dirigea vers la foule. Il imagina une place d'un petit port spatial, donnant accès sur une rue, qui longeait le désert. Il entendit un speeder approcher, qu’il évita aisément, et s’engagea du côté gauche de la « rue ». Il avançait lentement, utilisant encore une fois son bâton pour dénicher devant lui toute trace d’obstacle qui le ferait trébucher et son ouïe pour éviter les quelques speeders qui se faufilaient parmi les gens et pour ne pas trop s’éloigner non plus de la « rue ». La tête haute, tel un aveugle, il montrait qu’il n’avait aucun mal à se diriger malgré son handicap. Être aveugle, c’est être exposé au danger en permanence. La Galaxie n’était un endroit sûr pour personne, alors pour un aveugle….


Il sentit alors un Meiloorun bien juteux passer à côté de lui, son estomac grogna. Il se rendit compte qu’il n’avait pas mangé depuis son départ, soit la veille. Et y penser en marchant l’estomac vide, lui donnait encore plus faim. Le stand de fruits ne devait plus être très loin. Et en effet, son odorat le repéra instinctivement, mais accompagné d’une autre odeur.. Il pressa légèrement le pas pour y arriver, son bâton heurta alors le stand. Il se mit à tâtonner sa main maladroitement sur l’étalage pour prendre un fruit. Il en prit un, parfait, mûr, gros et.. oui ! bien juteux ! Une voix lourde et grasse se mit alors à grogner devant lui :

-Et tu comptes le payer ?
Nas tourna la tête vers son interlocuteur. Maintenant qu’il s’était approché de lui, il comprit ce que c’était que cette odeur de pourri… Il puait la transpi. L’odeur commençait à lui prendre les narines, si bien que celui du doux et mielleux Meiloorun lui en fût caché. Il eut presque un haut le cœur. Tellement abasourdi, il ne se rendit pas compte que le Meiloorun venait de lui être violemment arraché des mains.

-L'argent ? L'argent, l'argent ?! grogna la voix entre deux reniflements.
En réponse, son estomac grogna une fois de plus, il n’avait pas mangé depuis la veille. Il répondit alors simplement:

-Prix ?
- 7 Crédits, ici c’est pas la maison du bonheur ! On paie ou on se barre ! balança la grosse voix cassante du vendeur.
Nas envisagea d’abord de lui péter la gueule, mais à peine arrivé sur cette mystérieuse planète de sable, il ne pouvait commencer à chercher les ennuis et se faire repérer d’office, il était aveugle ne l’oublions pas. Il ne survivrait jamais s’il commençait à résoudre chaque problème ainsi, tel était la grande leçon de la maturité qui commençait à naître chez lui. Il enleva doucement son pouce du bâton servant à libérer une des lames cachées, et déplaça sa main vers sa sacoche. A sa grande surprise, elle était vide. Comment les Froziens avaient-ils pu le trahir ainsi ? Chaque jeune de son âge recevait normalement 100 crédits pour commencer à survivre. Il réfléchit avec plus de hâte. La réponse la plus logique était que ses camarades Froziens lui avaient volé son argents pour se le partager entre eux. Il serra les poings.. Comment avait-il pu être si stupide en oubliant de vérifier son sac. Ses ongles commencèrent à lui faire mal, il sentit une goutte de sang couler, encore. Trouver un travail sans argent, déjà qu’il était aveugle, serait dur.. Très dur.. Et s’il ne trouvait rien.. Manger deviendrait vite un problème grave.

-Bon ? gronda l’horrible voix grasse. Tu me les donnes ?
Nas se contenta de lui répondre par un regard perçant, ou du moins cela y ressemblait. Furieux, furieux d’avoir perdu cette bataille et de s’être montré si négligent. Il se tourna lentement, ne lâchant pas le vendeur de ses orbites. Et repartit.

-Que je retrouve pas ta sale gueule revenir ici ! La prochaine fois que je te revois tourner autour, je m’occuperai personnellement de ton cas ! entendit-il vociférer.


Après plusieurs heure, Nas n’avait toujours pas mangé, fatigué de marcher, il s’arrêta devant un mur et s’assit. Il serra plus fermement son bâton, de peur qu’on le vole (ou autre). Il faisait nuit finalement, remarqua-t-il. Il se mit à réfléchir. Comment se sortir de là ? Il ne connaissait rien, parlait peu et était aveugle. Être aveugle, se dit-il, ça signifie ne pas exister. Mais il passerait au-dessus de ça. Il était toujours passé au-dessus de ça. Il se souvint de Froz, et de sa ville natale. A force d’y vivre il la connaissait par cœur, elle faisait partie de lui. Les débuts avaient été durs, évidemment, notamment pour apprendre la langue, formée d’un langage corporelle complexe et de quelques cris. Mais en s’habituant, il put aisément répondre au Frozien, à se défendre, se balader, acheter à manger et même, trouver un petit travail. Et puis se dit-il, ne doit-on pas d’abord faire un pas en arrière pour pouvoir en faire deux en avant ? Il se rappela de son chez soi… Une fois, il avait réussi à sauver deux enfants d’..

-Hé, toi !
D’un réflexe fulgurant, Nas se remit sur pied et plaça son bâton en position d’attaque, le pouce près à appuyer su..

-Aaahh !!!!
Nas comprit que c’était une femme qui criait, il se concentra sur ses battements de cœur, et l’entendit battre la chamade. Elle avait peur. Il baissa aussitôt son bâton et fit un pas en arrière. Il sentit que ses battements de cœur se calmaient rapidement.

-Désolé, Nas se redressa, et posa sa main sur son cœur. Peur, puis la tendit vers elle. Aussi. (La Force fit comprendre à la jeune fille ce que Nas voulait dire)
-J’habite ici en fait, je voulais juste te demander ce que tu fichais devant chez moi. Puis te demander de partir.
Nas baissa la tête:

-Perdu… Fatigué..
-Ouais, bah essaie de pas trop traîner ici alors. Je veux pas d’ennuis.
Afin lui faire comprendre qu’il ne lui voulait aucun mal, Nas posa son bâton par terre calmement, et fit un pas en arrière:

-Ami.
La jeune fille, presque gênée, commença à être prise de pitié. Quel âge avait-il au fait, se dit-elle. Elle remarqua alors qu’il n’avait pas d’yeux, et des orbites à la place. Cela lui rappela une personne qui cherchait un implant cybernétique pour œil. Elle poussa un soupir:

-Tu peux rester là. Mais t’as intérêt à être parti quand je me lèverai demain.
Nas hocha la tête. Il entendit la porte s’ouvrir, puis se refermer. Il se rassit, et récupéra son arme, heureux de ne pas à avoir à marcher. Son estomac hurla encore une énième fois. Il l’ignora, et se mit en position pour bien dormir contre le mur. La porte coulissa une fois de plus:

-Hé ! Je vois que t’as faim ? Prends ça.
Elle lança un objet à Nas, qui l’attrapa facilement. Un coup de chance, se dit-elle. Nas étudia l’objet son estomac hurla une nouvelle fois. Il sourit jusqu’au dent. Il s’agissait d’un Meiloorun ! et bien juteux en plus ! Avant de se mettre à le dévorer, il tourna la tête vers la jeune fille, et hocha respectueusement la tête, en signe de remerciement. Et il dévora le fruit ! Savourant chaque bouchée, laissant couler le jus lentement dans sa gorge, jusqu’à ce qu’il n’en reste rien ! Une fois finit, il poussa un soupir de soulagement, ça faisait du bien.. Il tourna alors lentement la tête vers la jeune fille, et la fixa. Pourquoi est-ce qu’elle était restée devant la porte à le voir manger ?


La jeune fille finit par rentrer, le gamin lui faisait froid dans le dos à l’observer avec ses orbites. Elle resta un moment derrière sa porte, pourquoi lui avait-elle passé un fruit ? La bonté faisait partie d’une des choses qu’elle avait perdues en elle. Elle se convainc qu’elle avait agi par pitié, verrouilla la porte, et retourna se coucher. Le lendemain, fidèle à ce qu’elle avait dit, le gamin était parti. Elle aurait bien aimé en apprendre plus sur lui, mais il ne faisait pas partie de ses plans. Elle retourna chez elle. Plus que 2 jours avant que « l’équipe » choisie ne soit réunie. Il fallait que tout soit parfait.
Modifié en dernier par anakine31 le Jeu 03 Aoû 2017 - 10:04, modifié 1 fois.
I do what I do, because it's right ! Because it's decent... And above all it's kind.. It's juste kind [...] Why not, just at the end ?.. Just be kind
- le Docteur, à la fin du temps
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Messagepar Zèd-3 Èt » Mar 01 Aoû 2017 - 13:35   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Extraits du journal de Washas Kobank
Entrée #1
Aujourd'hui, je pars. Depuis que j’ai dix ans, j’attends ce jour avec tellement d’impatience !
Père m’a donné ce datapad pour que j’y tienne mon journal comme lui avant moi et son père avant lui.
Dans quelques heures, je quitterai Ziost pour la première fois – et pour de longues années. Comme tous les enfants de mon âge sensibles à la Force, j’ai été accepté dans une Académie Sith. Bien sûr, en temps que descendant des glorieux Korribanis – les premiers Sith – j’ai été admis à l’Académie de Dathomir, la plus prestigieuse de toutes.
J’enregistrerai la prochaine entrée demain, une fois arrivé à l’Académie.

Washas, dernier des Kobank

Entrée #14
Ce matin, les étudiants de dernière année partis à la chasse au rancor pour leur épreuve finale sont rentrés. Leur groupe a subi de nombreuses pertes, mais ils ont abattu une de ces bêtes – évidemment, tous les Sang-purs partis sont revenus. J’ai hâte de partir en chasse à mon tour !
Cet après-midi, ce murglak d’Ewib m’a encore battu à la course. Un jour, je tuerai ce Twi’lek qui se croit supérieur aux fils du Roi Adas !
Cela fait bientôt trois semaines que je suis à l’Académie, mais je ne me lasse pas d’en explorer les coins et recoins avec Vevasy. Aujourd’hui, nous nous sommes introduits dans l’armurerie et nous avons tenu de vrais sabres laser. Le sentiment de toute-puissance qui m’a envahi alors que je l’avais en main… Vevasy dit avoir vu un éclair jaune passer dans mon regard. D’après les instructeurs, les élèves s’éveillent rarement à la Force seuls. Mais Vev et moi sommes parmi les trois Sang-purs de notre promotion, ce n’est donc pas étonnant si nous y parvenons.

Washas, dernier des Kobank

Entrée #369
Cela fait un an jour pour jour que je suis sur Dathomir et l’évaluation de fin d’année vient d’avoir lieu. Les résultats nous ont été communiqués une demi-heure après : je suis troisième, derrière Vevasy et Jisi. Cette fille de Hutt est première ! L’examinateur était Chagrien comme elle, c’est sans doute pour ça.
L’an prochain, je ne me laisserai pas faire. Je l’écraserai.

Washas, dernier des Kobank

Entrée #453
Père vient de m’appeler avec l’holoterminal : mon petit frère Shress est né ! J’espère avoir bientôt une permission – même d’une seule journée – pour aller le voir !

Washas, premier fils des Kobank

Entrée #455
De retour sur Ziost après plus d’un an !
Père et Mère vont bien, mais ils ont un peu vieilli. La grossesse semble avoir été éprouvante pour Mère.
Shress est en pleine forme et est très mignon ! Il m’appelle, j’y vais.

Washas, premier fils des Kobank

Entrée #737
Deux ans ! Deux ans à l’Académie et je suis premier ! Père m’a appelé pour me féliciter – Shress grandit bien, au fait.
Par contre, Ewib est arrivé deuxième, juste devant Vevasy. Vu le savon qu’on s’était pris l’an dernier quand Jisi nous était passé devant, je n’aimerais pas être à sa place…
Kiyor ne risque pas de nous aider à amener les Sang-purs en haut du classement, il est parmi les cinq derniers… Certains disent que son grand-père était humain, ça expliquerait bien des choses.

Washas, premier fils des Kobank

Entrée #928
Père a appelé. Shress est mort. Mère aussi, en tentant de le sauver.
Une manifestation alien illégale a eu lieu dans notre quartier. Les forces de l'ordre sont vite arrivées, mais les vermisseaux ont résisté et l’affrontement a dégénéré. Trois maisons, dont la nôtre, ont été incendiées. Apparemment, Mère est morte en essayant de faire sortir Shress.
Ces aliens… Leur manifestation avait pour but de leur faire obtenir davantage de droits, mais l’Empereur Sinur a ordonné de sévères répressions à leur encontre. Ça leur apprendra à réfléchir – si tant est qu’ils puissent comprendre ce que “apprendre” et “réfléchir” veulent dire.
Au réfectoire, Ewib a parlé de l’incident. Il a gagné une nouvelle cicatrice de ma part.

Washas, à jamais le dernier des Kobank

Entrée #1105
Trois ans de faits. Je suis premier au classement. Vevasy a fait d’énormes efforts, mais la rage qui brûle en moi depuis la mort de Shress et de Mère me pousse vers le haut comme jamais.
Il arrive maintenant que mes yeux restent jaunes plusieurs jours de suite. Seules Jisi et Vevasy en sont aussi capables, mais je suis le seul à pouvoir rester ainsi plus d’une semaine.

Washas, dernier des Kobank

Entrée #1263
Aujourd’hui, nous avons utilisé un vrai sabre laser pour la première fois ! Fini l’épée d’entraînement, je n’ai jamais été aussi proche de devenir un véritable Sith !

Washas, dernier des Kobank

Entrée #1267
J’ai reçu un cadeau de Père : un sabre laser qu’il a fait forger spécialement pour moi. Vevasy, qui m’a dépassé au classement, aura le sien dans la semaine. Comme leurs familles sont pauvres, Ewib et Jisi devront se contenter des sabres fournis par l’Académie.

Washas, dernier des Kobank

Entrée #1473
Et de quatre ans ! La moitié du chemin est faite !
Cette année, je suis deuxième, juste derrière Vev.

Washas, dernier des Kobank

Entrée #1582
J’ai embrassé Vevasy ! C’était… C’était… Wah !
Jisi, cette fille de chutta, nous a vus ! Si elle tient à ses yeux, elle a intérêt à se la fermer…
Vev et moi devons nous retrouver demain matin avant le petit-déjeuner. J’ai hâte !

Washas, le plus heureux des Kobank

Entrée #1841
Cinq ans, déjà ? Que le temps passe vite…
Depuis que Vevasy et moi sortons ensembles, nous étudions moins et cela se ressent sur le classement : pour la première fois depuis des années, je suis sorti du top 4. Vev est juste devant moi, et c’est un Shistavanéen puant qui est troisième.
Mais Vev et moi allons nous ressaisir.

Washas, dernier des Kobank

Entrée #1842
Il fallait le voir pour le croire ! Le Shistavanéen m’a défié ! Moi !
En moins de cinq minutes, j’ai remis ce demi-loup à sa place – c’est à dire dans un coin de l’arène, le museau raccourci.

Washas, dernier des Kobank

Entrée #2084
Aujourd’hui, rien de spécial. J’ai combattu Ewib et j’ai

Entrée #2085
Si l’entrée d’hier n’est pas complétée, c’est parce que Vev est venue me rendre une visite impromptue. Quelle nuit !
PS : Hier, j’ai évidemment gagné contre Ewib.

Washas, dernier des Kobank – peut-être plus pour longtemps

Entrée #2209
Cela fait maintenant six ans que nous sommes à l’Académie…
Depuis l’an dernier, Vev et moi avons bien rattrapé notre retard : elle est première, et moi deuxième. Je crois que l’immonde loup de l’an dernier est septième, maintenant. Ce type n’ose toujours pas me regarder en face depuis la raclée que je lui ai mis !

Washas, dernier des Kobank

Entrée #2347
Jisi croit que nous avons la mémoire courte, ou quoi ? En tout cas, elle a perdu un œil. Ça lui apprendra à l’ouvrir quand il ne faut pas – cette phrase ne constitue en aucun cas un aveu ! (D’ailleurs, tout le réfectoire a été témoin qu’elle a simplement glissé et atterri sur sa fourchette ! Et c’est pas de ma faute si la caméra a dysfonctionné à ce moment-là !)
Sans que cela ait le moindre rapport avec le paragraphe du dessus, Vev et moi avons récemment découvert à quel point il était grisant de tenir une vie entre ses mains (mes yeux en sont encore jaunes)... et frustrant de ne pouvoir aller au bout !

Washas, dernier des Kobank

Entrée #2577
L’épreuve des sept ans… Les étudiants de huitième année n’ont pas le droit d’en parler, mais j’étais sûr qu’il s’agissait d’un combat à mort… et j’avais raison !
Vev aussi avait raison en disant que nous nous affronterions en fonction du classement. Son père, d’abord furieux qu’elle soit passée troisième à deux semaines de l’épreuve, l’a finalement félicitée pour sa rouerie lorsqu’il a compris qu’elle avait fait ça pour ne pas avoir à m’affronter.
J’ai donc combattu le nouveau deuxième : Ewib. Trois semaines après mon arrivée ici, j’avais dit que je le tuerais, c’est désormais chose faite.
J’aurais cependant volontiers échangé ma place avec Vev, qui a pu s’occuper de Jisi – même si elle a perdu un avant-bras dans le combat… On lui posera une prothèse cette nuit. Vivement qu’elle revienne !

Washas, dernier des Kobank

Entrée #2585
Vev est revenue ! Elle a immédiatement défié le Shistavanéen – je n’arrive toujours pas à retenir son nom… Lookratt ? – et l’a aisément vaincu, reprenant ainsi sa place de deuxième.

Washas, dernier des Kobank

Entrée #2603
Un Falleen du top 10 a défié Vev – soit disant qu’il sortait avec Jisi… Quel mauvais goût.
Vev a joué avec lui durant près de vingt minutes avant de lui couper le bras. Chacun son tour, comme elle a dit…

Washas, dernier des Kobank

Entrée #2957
J’écris depuis l’infirmerie.
Nous venons de passer l’examen final, la chasse au rancor. Une seule règle : les survivants sont admis.
La traque a duré douze jours harassants au terme desquels nous avons réussi à acculer le rancor contre une falaise. Vev et Lookrutt – cette fois, je suis certain de l’avoir bien écrit – ont sauté des rochers où ils étaient dissimulés et ont atterri sur le dos de la bête. À eux deux, ils ont fait jaillir des fontaines de sang avant que l’animal ne les fasse tomber. Sous le choc, Vev s’est évanouie – elle n’a pas de séquelles. Le Côté Obscur s’est alors déchaîné en moi et j’ai lancé une tempête d’éclairs sur cette immonde créature. J’ai réussi à détourner son attention de Vev et je me suis élancé avec les autres étudiants. Après qu’il en ait tué une dizaine, j’ai finalement trébuché sur une jambe qui traînait. Lookrutt a profité que son attention soit concentrée sur moi pour lui sauter dessus sans se faire remarquer et il est parvenu à planter son sabre dans la tête.
Quand à moi, j’ai eu le haut du corps sévèrement abîmé tandis que le rancor me tenait dans sa patte et je me suis retrouvé hospitalisé pour quelques temps.
Vev – elle est à côté de moi – me dit que si Lookrutt ose se vanter de sa victoire, elle se chargera de lui rappeler qu’il n’a pu tuer la créature que parce qu’elle était concentrée sur moi.
Et maintenant, elle me menace de partir si je ne pose pas ce datapad pour me reposer. J’aime écrire, mais pas à ce point-là.

Washas, dernier des Kobank


NdA
Avant qu’on ne me fasse des remarques sur ma chronologie, je précise que dans l’univers SW :
- une semaine dure cinq jours ;
- un mois dure sept semaines ;
- un an dure dix mois, trois semaines de fête et trois jours fériés, soit 368 jours.
Donc :
- l’entrée #14 est écrite deux semaines et quatre jours après l’entrée de Washas à l’Académie et
- l’entrée #369 marque la fin de sa première année d’étude au lieu de la #368 car il a commencé son journal la veille de son arrivée à l'Académie.
Source : fr.starwars.wikia.com/wiki/Calendrier_Galactique_Standard
Modifié en dernier par Zèd-3 Èt le Dim 08 Oct 2017 - 11:04, modifié 4 fois.
Quand un ouvrier a travaillé dix-huit heures, quand un peuple a travaillé dix-huit siècles et qu'ils ont, l'un et l'autre, reçu leur paiement, allez donc essayer d'arracher à cet ouvrier son salaire et à ce peuple sa République !
Victor Hugo
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Messagepar Le66èmeOrdre » Mer 02 Aoû 2017 - 10:33   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Je suis un jenet de 43 années standards et je m'appelle Sorvairs Kzel. Ceci est sans importance puisque mon identité change régulièrement.
Quel est mon nom actuel ? Je ne saurais le dire, je ne l'utilise pas après tout.
Pourquoi je me présente ? En fait, je n'en ai aucune idée...parce que nous ne deviendrons jamais amis.




Voilà quelques semaines que je me trouvais ici, sur cette maudite planète. Ironie du sort, son nom correspondait à merveille avec ma situation
-autant psychologique que financière- qui était arrivée jusqu'à ce que je pensait être un point de non-retour.
Voilà quelques semaines que je me trouvais ici, à l'intersection de la Voie Hydienne et de la Voie Marchande Corellienne, logé dans un hôtel miteux entouré de personnes plus agaçantes les unes que les autres sur la belle mais pourtant corrompue planète Terminus.

Je marchais dans des rues sales et ombragées du district Est, j'avançais vers le point de rendez-vous que m'avais donné Lenia Nostre. Elle était une vieille femme, parmi tant d'autres, qui avait choisi la mauvaise vie : une vie au sein du marché noir.
Pris dans ma course, je levais la tête. Les immeubles vitrés montaient hauts dans un ciel grouillant de speeders. Aussi, on pouvait apercevoir au loin une station spatiale orbitale en forme d'anneau. Elle permettait aux marchands provenant du noyau de s’amarrer à l'un de ses nombreux sas afin d'éviter de se faire voler leur vaisseau ainsi que leurs biens (ce qui arriverait s'ils venaient à la surface) .

Terminus faisait parti de ces nombreux mondes qui se sont détériorés avec les guerres et ce qu'elles engendrent. Destinée à apporter un peu de luxe dans la bordure extérieur, la planète se trouvait sur l'emplacement idéal pour être le paradis des marchands mais elle s’avéra être préférable à la contrebande. La planète était le foyer des dealers et des fous.
Les fous... j'en ai côtoyé des fous, j'ai moi même sombré dans la folie. Et je croit bien être le seul à avoir guérit dans un asile. Mais pas du point de vu la République Galactique en tout cas, cette honteuse constitution qui me bloque le passage dans son territoire depuis mon évasion du centre sur Huk avec des pirates.

Je débouchais sur une grande allée bondée d'individus de tous genres de toutes tailles et de toutes espèces. Le flux de passants m'empêchait d'apercevoir Lenia,sans doute cachée de l'autre côté . Je devais me faire discret :les réseaux marchands illégaux de stupéfiants, bien qu'abondants sur cette planète, nécessitaient d'être protégés de l'éventuelle arrivée d'un enquêteur qui pourrait faire s'effondrer tout ce buisness en un temps éclair.
Je passait alors à travers la foule, la tête baissée, mon blaster de poing caché sous mon long manteau en cuir de bantha. Nostre attendait tapis dans l'ombre d'un container un duracier qui faisait le coins d'une ruelle. Je passait à côté d'elle, elle me fit signe de m'arrêter :
-J'ai … j'ai une petite soucis mon enf...
Elle baragouinait encore. Je n'avais aucune envie de l'écouter et passa au vif du sujet :
-J'attend mes bâton de la mort la vieille. J'ai les crédits, alors tais-toi et passe la marchandise.
-Tient mon enfant.

Elle me remit ce que j'attendait.

-J'suis pas ton gosse, j'te dois rien et ça fait que deux semaines qu'on se connait. N'essaye surtout pas de m'appâter, ça ne marchera pas.
Elle persistait.
-Je suis âgée tu sais...
-Ah bon ? j'avais pas remarqué.
-...et j'ai besoin de régler une dernière dette avant ma mort. Tu le feras pour moi.
-Je ne travail pour personne. Demande ça à quelqu'un d'autre.
-Personne ne le ferai aussi bien que toi. Accepte et je te donnerais de quoi survivre sans moi.
-Tu voulais dire « personne n'a envie de risquer sa vie pour toi » plutôt non ?
-Que leur diras-tu lorsqu'ils viendront et découvriront que je serai décédée sans avoir tenue ma parole ?
-Que tu avais perdu la volonté de vivre. C'est pas mal ça. Et puis... qui viendrai me voir au juste ?
-Les Hutts. Je leur dois une grosse somme d'argent. Soit tu remplies ta mission, soit je serais obligée de les rembourser avec la prime qui est déposée sur ta tête. Je sais qui tu est Sorvairs, beaucoup te recherchent dans la galaxie. Ne décline pas mon offre une nouvelle fois
car c'est ta dernière chance.
Réflexe de survie, je sortis mon vibro-couteau, le planta dans sa nuque. Elle s'effondra sur le coup . Du sang coulait de sa bouche. La garce, elle riait ! Ses derniers mots était étouffés :
-Toujours avoir un tour d'avance...uh toujours. Les Hutts, je les ai déjà appelés. Ils... arrivent .
Elle mourut.

********************************************************************************************************************************************************************************

Deux heures sont passées depuis mon incident avec Nostre. Je viens juste de m'arrêter dans une cantina me commander un verre de whisky corellien. Je me suis assis dans une alcôve, à l'une de ses tables où l'on ferai mieux de ne pas réfléchir à qui s'est déjà assis avant nous ou bien qui a vomi son repas de midi derrière la banquette du siège.

La mort de Lenia n'était pas une grande perte. Ni pour moi ni pour personne d'ailleurs. La mort de tout être vivants quel qu'il soit n'est pas importante, j'ai appris cela au cours de mon existence. La vie est la pire erreur que la Force ai créé. Il n'y a que trois sortes d'êtres vivant :
-les bonnes personnes, comme mes parents qui furent tués par les Hutts... car oui toutes les bonnes personnes se font écrasés tôt ou tard par la deuxième catégorie ;
-les traîtres, ceux qui dirigent le monde mais aussi mes amis qui jadis aidèrent les Hutts dans leur crime contre mes parents lorsque je n'était encore qu'un enfant, nous avons constamment affaire à eux ;
-la troisième catégorie est une minorité, tous ceux qui comme moi ont compris qu'ils ne pouvaient rien faire face au mal et vivent seul, presque en autarcie, pour ne pas risquer de se classer dans une des deux premières catégories.

Mon heure arrive. Aussi vite que les Hutts m'auront retrouvé, je ne serai plus de ce monde. Je les attends. Je savais que je ne pouvais plus leur résister encore longtemps, que tôt ou tard les fantômes de mon passé ressurgiraient .

Les bâtons de la morts glissés dans les poches intérieurs de mon manteau me faisaient de l’œil. Aller une dernière fois, me dis-je.
Je connaissais bien les effets de cette drogue ... depuis le temps. C'était comme un brouillard qui s'installait d'abord autour de moi à peine les avais-je ingurgités, puis de la couleur, beaucoup de couleur, un sentiment de bien être intense . J'aimais cette sensation, c'était elle qui me maintenait en vie ! Le plaisir était à son apothéose et,... plus rien. Comme à chaque fois je partais dans mon au-delà, mon univers, le seul endroit où je me sentais bien.

********************************************************************************************************************************************************************************

La triste réalité pris rapidement (trop rapidement) le dessus. Il devait faire nuit, affalé sur mon siège je rouvrait les yeux. La cantina était devenue bien plus vide qu'à mon arrivées: seul se trouvaient le barman endormit sur son comptoir et quelques clients sans gêne qui, avec l'aides des prostitués aliens, se faisaient plaisir aux yeux de tous.

Une jolie fille, une kiffar, s'assis à ma table.

- Non merci, lui dis-je . Passez votre chemin s'il vous plaît. Je n'ai plus un crédit. Allez voir quelqu'un d'autre pour lui proposer vos « services ».
- Je ne suis pas là pour ça Sorvairs Kzel.
-N'insistez pas je... Vous connaissez mon nom ?! Ce sont les Hutts qui vous envoient c'est ça ?

J'armai mon blaster, j'étais prêt à dégainer.

- Je ne travaille pas pour des limaces mais j'ai la capacité de détourner l'attention que des limaces ont sur vous. Je suis ici pour vous soumettre une invitation, Sorvairs, sur Mastaria.
- Quelle genre d'invitation ? Une invitation comme me livrer à la République ?
- Je ne suis rien de tout ça.

Elle fit une pause.

-Je ne me range dans aucun rang, excepté celui de la liberté. Nous pouvons régler tous vos problème et vous fournir en drogue.

Tout cela devais avoir un prix. Depuis une ancienne mission qui avait mal tournée sur Arkanis, j'arborais un implant cybernétique sur le crâne. La seule chose que je savais faire avec était de me connecter instantanément à l'HoloNet (faute d'apprentissage), ce que je fis pour répondre à mes doutes.
Je parcourais la fiche ...
RECHERCHE: Mastaria
RÉSULTAT:
-Type: Planète tellurique
-Localisation : Secteur Chorlian, Système Mastaria
-Situation : Guerre civile
La voilà ma réponse.

Je répondis rapidement à la Kiffar :
-Mastaria est déchirée par une guerre civile. Dites-moi immédiatement où est le piège.
- J'allais en venir. Mon patron et moi-même avons fait des recherches, sur vous et tout un groupe de personnes qui doivent ensemble mettre une terme à ce conflit. Faites ceci et nous nous occuperons de vos soucis.

Sa proposition était toute aussi folle que celle de la défunte Nostre.

-Je refuse.
-Cette aventure vous permettrais de reconstruire votre vie.
-Quelle vie ?
-Tout peut être reconstruit si nous y mettons du cœur.

Tout peut être reconstruit si nous y mettons du cœur. Cette phrase... c'était celle de mes parents, les seules personnes que j'ai aimé.
J'ignorais de quel manière la kiffar avait pris connaissance de cette citation ou si ce n'était que du hasard, mais il me restait seulement deux possibilités faces à cela. Serrer le cou de mon interlocutrice jusqu'à sa mort en me laissant m’envahir par mes émotions puis attendre les Hutts ou, accepter sa demande et avoir une chance de survivre... survivre peut être avec un objectif.

-Et comment on s'y rend à... Mastaria ?

Étais-ce mon jour de bonté ?

- Avec la navette qui vous attend sur le toit, les coordonnés sont déjà enregistrées. Je suis fière de votre choix Sorvairs. Ah ! J'allais oublier, bienvenue dans l'équipe.
-Ne parlez pas trop vite !

Ma décision était faite: je faisait cap sur Mastaria.
"Rappelez-vous de regarder les étoiles et non pas vos pieds"
-Stephen Hawking
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Messagepar darkCedric » Mer 02 Aoû 2017 - 20:03   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Cato Neimoidia, villa de Na'rrac'sev.


Le dîner touchait à sa fin. Assis au bout de l'une des trois immenses tables installées dans la salle à manger, capable au total d'accueillir une centaine de personnes, Narrac finissait son dessert. D'habitude, lorsqu'il était seul, il mangeait dans la seconde salle à manger, plus intimiste. Mais ce soir, il avait décidé de voir grand.
Ses doigts blanchâtres posèrent la fourchette pour saisirent son verre de vin. Un millésime d'Alderaan, offert par le vice-roi Organa deux semaines auparavant. Un grand crue. La bouteille était presque vide à présent.
Il en but une gorgée puis tourna la tête vers la baie vitrée, admirant le bout de l'immense arche végétale à laquelle était attachée la ville-pont. Voilà huit ans qu'il habitait ici et la beauté qui se dégageait de la planète l'émerveillait toujours autant. Cato Neimoidia était à l'opposé de la planète où il était né.
Pauvre et sans intérêt, Tatooine n'était rien d'autre qu'un caillou désertique où proliférait les réfugiés, les fermiers et les hutt. Et l'odeur ! Narrac pouvait encore se rappeler l'odeur malsaine qui régnait dans le bordel où il avait vu le jour. Il se rappelait aussi des cris de sa mère dans la pièce d'à côté quand elle devait s'occuper d'un client...
Il n'avait peut-être que cinq ans quand elle était morte d'une maladie sexuellement transmissible, mais ses souvenirs de cet endroit étaient frais comme au premier jour.
- Au moins, vous êtes vengé Mère, ricana le jawa en levant les yeux.
Accrochée au-dessus de la porte de la salle, l'immense tête était toujours aussi bien conservée. Une langue verdâtre pendait de sa bouche et ses lèvres étaient couvertes de bave séchée. Voilà tout ce qu'il restait de Chompa Desilijic Tiure, autrefois l'un des hutt les plus influents de Tatooine, et propriétaire du bordel où travaillait sa mère.
Ce spectacle avait toujours le don de surprendre, de dégoutté ou d'effrayer ses invités. Tous connaissaient le passé du jawa, celui-ci n'ayant jamais eu honte de ses origines. Au contraire, cela rendait sa position actuelle encore plus délectable. Etre passé de moins que rien à l'une des personnes les plus riches et influentes de la galaxie. Oh, comme il aimait voir la tête de ses invités, contempler l'amertume dans leurs yeux lorsqu'ils voyaient jusqu'où ce fils de putain avait réussi à monter, bien plus haut qu'ils n'y arriveraient jamais, et que son ascension continuait encore, comme inéluctable. Cela lui donnait envie de rire aux éclats jusqu'à s'en rompre les os.
Mais la tête était également une mise en garde. Ceux qui me causent du tord payent toujours leurs dettes...

Le jawa appuya sur un des boutons incrustés dans son fauteuil. Une cohorte de servantes twi'lek, falleen et togruta, légèrement vêtues, investirent la pièce pour en retirer tous les plats, ne laissant que la coupe de vin.
Lorsqu'elles furent toutes partis, Xysh Jal Skaki, son garde du corps Kaleesh, sortit de l'ombre. Il était son seul garde du corps, mais il en valait une trentaine et Narac avait une confiance absolue en lui. Ayant fait parti durant une décennie d'une guilde d'assassins, Narrac savait que les gardes du corps pouvaient-être facilement corrompu. Ce problème ne se posait pas avec le sien. Il avait sauvé la famille de Xysh de l'esclavage neuf ans auparavant et le Kaleesh l'avait remercié en lui jurant fidélité. Et rien ne comptait plus pour un Kaleesh que son honneur.
- Monseigeur, s'inclina-t-il. Vous avez fait des préparatifs pour un voyage, n'est-ce pas ?
- En effet, mon ami. Nous partons demain pour Mastaria.

Petite planète de la Bordure Extérieure, Mastaria était plongée dans la guerre civile depuis une trentaine d'années, suite à l'assassinat du roi Ranol XX lors d'un putsch. Deux factions s'opposaient depuis : les Bourreaux de Ranol, la faction putchiste, et les Défenseurs de la Mère, la faction loyalistes. Narrac avait su tirer profit de ce conflit en vendant d'importantes quantités d'armes aux deux camps. Quant aux loyalistes, il était surtout loyal envers lui. Il avait réussi à mettre sous sa coupe les dirigeants de cette milice, mettant ainsi à sa disposition une véritable armée. Grâce à elle, il avait pu allonger la durée de la guerre et plonger un peu plus Mastaria dans le chaos, faisant augmenter ses ventes d'armes ainsi que ces profits. Le chaos n'est pas un précipice : c'est une échelle.

- J'ai besoin de voir si le conflit va toujours dans le bon sens et constater les bénéfices engendrés par nos ventes d'armes.
- Il y a autre chose n'est-ce pas ?

Narrac sourit sous sa capuche.

- Toujours aussi perspicace Xysh. Mes agents sur Mastaria ont captés trois messages forts intéressants transitant par la planète.
- Comment ont-ils fait pour repérer ces trois messages en particulier ? Il doit y en avoir des milliers par jour.
- Mais pas avec ce niveau de cryptage. Un seul a pu être déchiffré.

Il actionna un bouton et un hologramme apparut sur la table. Un togruta s'adressait à une autre personne, un humain apparemment, au visage brouillé. Narrac laissa défiler la vidéo, l'ayant déjà regardé auparavant.


- Le professeur Unkel Anto, dit-il quand la transmission prit fin. Un scientifique raté, mais également l'héritier d'une riche famille correlienne, qui vient de perdre toute sa fortune dans une arnaque financière.
- Et l'employeur ?
- Impossible de connaitre son identité. Quant à sa position, le signal a transité par un nombre incalculable de planète, rendant impossible sa localisation.
Il se lécha les lèvres.
- Il est très prudent. Et il semble nourrir beaucoup d'ambitions pour Mastaria...

Sauver la planète...
Un but idéaliste, mais Narrac n'avait pas l'intention de le laisser faire. Cette guerre lui rapportait beaucoup trop pour qu'il la laisse se terminer avant de longues années. Qui es-tu mon ami ? Et que veux-tu ?


- Il a parlé d'une équipe, intervint le Kaleesh. Quand est-il des deux autres messages ?
- Nous avons pu tracer leurs destinations, et découvrir leurs destinataires par la même occasion.

Un nouvel hologramme apparut, représentant deux visages : celui d'une humaine aux cheveux noirs et d'une arkanienne.


- Alvya Solare, dit-il en pointant l'humaine, elle travaille comme serveuse dans une cantina. Une fausse identité en vérité, derrière laquelle se cache Miri Kosvar, originaire de Christophsis. Une ancienne assassin pourchassé par le cartel criminel pour lequel elle travaillait. Notre homme mystère a dû lui promettre sa protection ou une nouvelle identité pour qu'elle accepte sa proposition.

Il désigna ensuite l'arkanienne.

- Et enfin Anya Opsoo, chasseuse de primes élevée sur Mandalore. Très efficace.
- Ils ne sont pas très nombreux, commenta Xysh.
- Il doit y avoir d'autres membres, mais leur employeur a pris soin de les contacter par des moyens plus classiques.
- Comment espère-t-il qu'une telle équipe puisse mettre fin à la guerre ? Ce n'est pas une armée.
Narrac n'en savait rien non plus. Il ne voyait pas pourquoi cet homme avait fait ce choix. Il croyait sérieusement pouvoir gagner la guerre avec ça ? Si c'était le cas, la chute allait être vertigineuse, et nul doute qu'il se briserait. A moins qu'il est un autre atout dans sa manche...
- Il est possible que ses informations nous soit parvenues à dessein, confia Narrac.
- Ce recruteur aurait fait en sort que nous détections ces trois messages ?
- Avoue qu'il est tout de même bizarre que nous ayons pu tracer les destinataires des messages, mais pas l'expéditeur. Et que ces transmissions transitent par Mastaria, planète sur lequel à lieu la mission et où nos agents sont très présents...
Il avala une nouvelle gorgée.

- C'est pour cela que je dois m'y rendre en personne. Car peut importe si ces messages sont véridiques ou non, il se trame quelque chose sur cette planète.

Il sourit.

- Et tu sais à quel point j'adore jouer.
- Et si nous avons réellement intercepté ses messages, sans dessein de leur expéditeur ?
- Dans ce cas, nous connaissons plusieurs de nos adversaire et nous pouvons nous servir d'eux, expliqua le jawa en sirotant son vin. Chaque personne a un prix, il suffit juste de trouver lequel.

Il pointa l'arkanienne d'un signe de la tête

- Mlle Opsoo par exemple. Son oncle se trouve dans un hôpital sur Mandalore. C'est lui qui l'a élevé après que ces parents l'eurent abandonnée. Elle tient beaucoup à lui et n'aimerait pas qu'il lui arrive malheur. C'est pourquoi j'ai dépêché un homme sur place : juste au cas où...

Il ricana, un filet de vin dégoulinant le long de ses lèvres.

- La partie est sur le point de commencer. Tous les participants mettent en place leurs atouts.

Il se leva de sa chaise et vida sa coupe d'un trait.

- Il est temps pour moi aussi d'avancer mes pions.
Modifié en dernier par darkCedric le Mer 05 Sep 2018 - 18:18, modifié 1 fois.
Mmmmmmmmmm
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Messagepar tauntaunRider » Mer 09 Aoû 2017 - 17:38   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

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Modifié en dernier par tauntaunRider le Mer 09 Aoû 2017 - 23:45, modifié 1 fois.
« …Quand je ne serai plus, le dernier des jedi… tu seras. »
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Messagepar Alo » Mer 09 Aoû 2017 - 22:09   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Erreip Gy


L’espace n’a jamais été aussi froid. Enfin, c’est ce que pensais Erreip Gy. Au milieu de nul part, assis sur un astéroïde, attendant quelqu’un ou quelque chose. Erreip était équipé d’un casque qui recouvrait une partie de son visage. L’autre était à « l’air libre ». Sa combinaison le réchauffait, mais le fait qu’il avait une partie du crâne découvert lui laissait tout de même le sentiment de la vague de froid qui se propage dans la galaxie.
Que faisait-il sur cet astéroïde ? Seul lui le savait, et il n’avait pas l’intention de partager son secret.

Il regardait la ceinture d’astéroïde qui était tout autour de lui. A quoi servait-elle ? Aucune archive dans le centre éponyme ne parlait d’elle sur Coruscant…
Ah, Coruscant… Une planète qui lui manquait terriblement. Ses bars, surtout ceux du niveau 1138, ainsi que ses jolies filles qui offraient leurs services aux hommes les plus doux. Si elles l’avaient déjà fait pour lui, c’est qu’il était un homme doux. Mais personne ne lui avait jamais fait cette remarque.

Bref, il attendait. Encore et toujours. Mais en même temps, il semblait vouloir se cacher de quelque chose, car Erreip vérifiait souvent autour de lui que rien n’approchait. Il appuya sur un bouton positionné sur son avant bras droit, et sur le verre protégeant l’avant de son visage, une image avec des indications apparu. Elle afficha une sorte de chronomètre, avec des chiffres qui défilaient. Il était marqué 1H38. Le compteur avançait vite, et passerait bientôt à 39.
Il appuya à nouveau sur le bouton et l’image disparu. Le temps lui semblait très long, il commençait à s’ennuyer.

Mais quelque chose semblait approcher derrière lui. En effet, il commença à entendre une sorte de bourdonnement, très grave. Il décida de se relever pour se retourner afin de voir : trois vaisseaux étaient en approche. Trois chasseurs, qui n’avaient pas l’air très amicaux. La forme de ceux ci était triangulaire, très bruts. Erreip savait pourquoi ils étaient ici : ils étaient là pour lui.

Il porta son bras vers sa bouche, en prenant le soin entre temps d’appuyer sur un autre bouton situé à l’avant bras :
« - Alex, si tu me reçois, viens me chercher !, dit il calmement. »
Aucune réponse de la part de cette Alex. Cette dernière était la « copilote » du vaisseau. En fait, c’était le vaisseau elle même. Le ARKON était doté d’une intelligence artificielle qui pouvait piloter le vaisseau seul, sans que quiconque ne touche les commandes principales.

« - Alex, si tu me reçois, viens vite me chercher !, s’exclama encore une fois Erreip. »
Mais toujours aucune réponse. « Où était-elle passé ? » se demanda-t-il. Cette intelligence artificielle avait-elle finit par le trahir ? Il n’y croyait pas. Mais ce qu’il croyait bien, c’est que les chasseurs se rapprochaient de plus en plus, et qu’ils n’étaient plus qu’à quelques centaines de mètres de notre bon vieux Tobor. De peur que Alex ne vienne pas, il prit son blaster et le pointa dans la direction des chasseurs ennemis qui fonçaient toujours vers leur cible. Il entreprit de viser soigneusement un des trois chasseurs et appuya une première fois sur la gâchette. Puis une seconde fois, puis une troisième, et ainsi de suite. Les tirs de blasters rouge qui sortaient de l’arme frôlaient les trois chasseurs, tellement qu’ils étaient obligés d’effectués des manoeuvres d’évitements.

Mais il était trop tard pour quoi que ce soit. Les chasseurs s’approchaient encore malgré les coups de feu de Erreip et ils n’étaient pas question pour eux de s’arrêter. Le Tobor décida alors de ranger son blaster et de se positionner bien en face d’eux, de façon à ce que la mort lui arrive droit sur lui, qu’il n’est pas à fermer les yeux quand le moment sera venu. Mais tout d’un coup, quand les chasseurs n’étaient plus qu’à quelques mètres de lui (environ dix voir quinze mètres), un énorme vaisseau émergea de sous l’astéroïde et stoppa net les trois chasseurs, qui explosèrent en se prenant la carlingue. Ce vaisseau, c’était l’AKORN, la fierté de Erreip, malgré la vieillesse de cette épave. Mais rien au monde ne les séparerait.

« - Tu m’as appelé Erreip ?, demanda une voix féminine mais robotisé au travers du comlink.
- Sur le coup, tu m’as fait peur, lui répondit Erreip, un peu surpris de la voir débarquer comme cela.
- Tu sais très bien que tu peux me faire confiance, lui répondit l’androïde. »

Pendant cette réponse qui redonnait « espoir » en Erreip, la rampe arrière du AKORN s’abaissa et le Tobor put rentrer dedans.

La première chose qu’il fit est qu’il enleva sa combinaison. Enfin, ce sont les bras de la machine interne du vaisseau qui s’en chargeaient, car enlever seul une aussi grosse combinaison n’était pas ce qu’il y avait de plus facile au monde.
Rapidement, on découvrit la tenue d’Erreip : un haut noir et un pantalon bleu. Pas de ceinture, ni de bottes : cela aurait rendu l’armure inconfortable. Mais au fur et à mesure qu’il avançait dans le vaisseau, ses deux différentes choses réapparaissaient. « Qu’est ce que ses droïdes sont formidables » pensait-il, sans exprimer sa reconnaissance envers eux.

« - Avez-vous fini par trouver ce que vous cherchiez Maître ? lui lança Alex à travers le couloir du vaisseau.
- En effet. Et ce ne fut pas chose simple pour un simple explorateur comme moi.
- Je vous attribuerais plus la fonction de voleur à ce niveau là si je puis me permettre, lui répondit le droïde avec une voix posée et calme. »
Erreip fit mine de regarder au dessus de lui comme si il voulu essayer de voir Alex mais tout ce qu’il vit n’était que le plafond du couloir en métal et en piteux état, avec des câbles de toutes les couleurs qui pendaient.

Quand il arriva dans le cockpit, il prit directement le gobelet qui était posé juste à côté de la porte près du fauteuil arrière passager. Puis il s’installa dans la place du pilote. Après avoir posé ses pieds sur le tableau de bord et bu une première gorgée du liquide présent dans le gobelet, il sortit de sa poche un petit objet dont il ne connaissait ni le nom, ni la valeur. Après l’avoir posé sur la petite plaquette à sa droite, il se remit dans son siège et remit ses pieds sur la console, posant alors la question :
« - Es-tu capable d’analyser ceci ? »

Alex ne répondit rien pendant quelques secondes. On pouvait facilement deviner qu’elle analysait l’objet car un aura bleu était apparu autour de ce qu’avait ramené Erreip.
« - Cela m’est impossible, j’en suis désolé Erreip. En revanche, nous pouvons peut être demandé de l’aide à quelqu’un que vous connaissez, lui dit Alex.
- Surtout pas. J’ai peur que si il sache ce que s’est, il ne fasse en sorte de me voler. Quelle est la planète la plus proche ? »
Il reprit l’objet.
« - La planète la plus proche se situe à huit années lumières de notre position : il s’agit de la planète Mastaria, système inconnue des archives de la République !, lui dit Alex.
- Inconnue ? Bizarre… »

Non, ce n’était pas bizarre, et Erreip le savait très bien. Si Mastaria n’était pas répertorié dans les fichiers de la République, c’est que le système et sa planète n’avaient jamais été exploré.
Erreip eu une idée, ce qui l’obligea à posé son gobelet sur la tablette situé à sa gauche.
« - Alex, toi qui trouvais que je me transformais en voleur, met le cap sur cette planète que tu appelles Mastaria !, ordonna Erreip.
- En êtes vous sur Erreip ?, questionna Alex.
- Certain. Tu as un mauvais pressentiment ?
- Non, aucun. Mais c’est juste qu’il est rare que vous preniez une telle décision sans l’avis d’un tierce.
- Et bien saches que je t’ai demandé ton avis.
- En effet. Je rentre les données pour Mastaria. Préparation du passage en vitesse lumière dans cinq… quatre… trois… deux… un… »

Les étoiles s’étirèrent de plus en plus, et un long tunnel bleu se forma devant les yeux d’Erreip.

Le vaisseau disparu de la ceinture d’astéroïde, ne laissant aucune trace derrière lui à part les restes des trois chasseurs que le ARKON avait détruit…
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Messagepar anakine31 » Ven 11 Aoû 2017 - 14:26   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Na'stekpa'Iwiri



Juste après son départ de la maison de la jeune fille, Nas avait pris à gauche. Rebroussant chemin, il s’engagea vers une autre rue qui s’enfonçait vers la ville. Plus large, il y avait encore plus d’animation que la précédente. Une odeur régulière de plastoïde, permabéton, d’ordure et de gaz régnait dans la ville. Suivi des quelques odeurs des passants, des étalages de fruit et de légume. Ainsi que des quelques bars, cantinas et autres restaurants. Il entendait les gens marcher, parler, courir, s’arrêter. Il devait y en avoir de toutes les formes de n’importe quel espèce, petit, gros, grand, maigre. Il ressentait les sons des speeders qui passaient au-dessus de lui, le bruit de l’électricité qui ne cessait jamais de passer dans les Holo, les néons, les câbles et les lumières. Nas était désorienté. Trop d’imagination et d’information fluctuaient dans son cerveau. Il y avait tellement de détails, tellement de personnes, tellement de bruit et tellement d’odeur que Nas n’arrivait plus à les départager. Il ne voyait rien. Les informations continuaient d’arriver dans son cerveau tel une tempête qui s’attaquait à tout. Il était atteint d'anosmie, était sourd, les odeurs commençaient à se montrer toxique, et le bruit lui déchirait les tympans. Il se sentit oppressé, étouffé, serré. Arrêté au beau milieu de la rue, une personne le bouscula. Nas ne sentait plus rien, incapable de retenir sa chute, il s’écrasa par terre. Il luttait pour reprendre le contrôle de son corps, effrayé et angoissé, il respirait vite, trop vite. Allongé sur le dos, il sentit du sang couler de son nez ainsi que de ses oreilles, son visage qui était aussi transparent que blanc, vira subitement au bleu. Ses poumons venaient de cesser de fonctionner.


Nas comprenait le Basique. Il n’avait quasiment pas eu à l’apprendre. Il ne savait pas comment, mais cette langue faisait presque parti de lui. Il avait cinq ans lorsque cela c’était produit. La perte du contrôle. L’obscurité, le chaos, le vide. C’était un humain qui été venu l’aider. Lui aussi était aveugle. C’est lui qui apprit à Nas à affuter ses sens, différencier les sons qui lui parvenaient pour ne pas les recevoir comme une seul et unique vague. C’était l’image qu’utilisait son maître, la vague : « Si tu devais placer plein de petites vagues sur une plage, qu’arriverai-il ? Elle se casserait sur le sol encore et encore inlassablement. Mais que se passerait-il si une énorme vague venait remplacer toutes celle-là ? Alors elle détruirait tout, jusqu’à ce qu’il ne reste plus de vague du tout, qu’il ne reste presque plus rien. » Durant un peu plus d’un an, Nas s’entraina à détacher les sons, les odeurs et le toucher qui lui parvenaient. Très attentif, il arrivait à entendre le plus infime des chuchotements, les mouvements d’air et même les battements de cœur de certains. En revanche il ne devait jamais baisser sa garde, et rester concentré en permanence sur ses sens. S’il ne canalisait pas toutes les informations de ses sens (accru avec le manque de ses yeux) le surplus d’information risquerait de lui boucher le cerveau, entrainant une crise. Sur Froz, connaissant par cœur sa ville, il n’était pas surpris du bruit et de l’atmosphère qui y régnait, étant habitué. Mais ici, il s’agissait de tout autre chose, il s’agissait d’un endroit tellement nouveau pour lui qu’il avait finis par être surpris, et allait peut-être en mourir.


Il n’essayait pas d’ouvrir sa bouche ou de se battre. Il bloquait sa respiration. Empêchant son odorat de fonctionner et redirigeant son ouïe sur ses battements de cœur qui lui parvenait. Sa tête allait exploser. Il entendit alors résonner dans celle-ci : « Tu c’est ce qu’est un droïde, bien sûr ? S’il dysfonctionne mentalement il ne nous suffit que de le reprogrammer. Tout comme la tempête agite l’océan, le calme ramène la sérénité. Si tu venais à perdre une nouvelle fois le contrôle de tes sens, ne lutte pas, retint ta respiration. Retint la jusqu’à ce que tu ne sentes rien, jusqu’à ce que tu ais ramené le calme en toi. » Nas tremblait, il commençait à être pris de convulsion, mais il ne luttait pas. Il attendait. Il attendait. Il attendait….

*******


Il pleurait, seul. Dans une rue sombre ou l’on plaçait des déchets avant qu’ils ne soient ramassé, un enfant pleurait, seul, et en silence. Agé de six ans, le petit garçon était perdu. Les images n’arrêtaient pas de défiler dans sa tête, et le hantait. Il n’avait rien mangé ou bu, il ne savait plus quoi faire. Ses parents n’étaient plus là. Il continuait de pleurer.
Ils sortaient d’un Holo-ciné, heureux. Le petit garçon était encore fou de joie et résumait une nouvelle fois ses scènes préféré. Ses parents le regardaient en souriant, ravi que le film ait plu à leur fils, ils rentraient désormais chez eux. Les évènements restaient encore flou pour le garçon, la tête encore dans les étoiles, il se souvint juste qu’un homme, un Devaronien pour être exact, était assis chez eux en rentrant. Encore en train de réciter un des passages du film il se cogna contre sa mère :

-Maman ?
-Va dans ta chambre mon chéri, dit-elle d’une voix légèrement terrifié.
Le petit garçon fit ce qu’elle demandait, il était fatigué, c’est à peine s’il remarqua l’étranger. Il entendit un bref échange de parole entre son père et l’homme, suivit d’une décharge de blaster, qui fit sursauter le petit garçon, et d’un corps qui tombe au sol. Il entendit par la suite sa mère hurler, et faire irruption dans sa chambre. Elle se précipita sur le lit et barricada la porte avec l’aide de celui-ci.

-Cache-toi mon ange ! Cache-toi !, hurla-t-elle à son intention.
Il pleurait, il ne comprenait pas les évènements. Il était fatigué, et ne comprenait pas non plus ou sa mère voulait en venir. Mais il comprit la détresse dans la voix de celle-ci. Aussi se hâta-t-il de faire ce qu’elle dit.

-Je vous trouverai, inutile de vous cacher, résonna la voix du tueur à travers la porte.
Sa mère cria de peur à nouveau, les yeux gonflé et rouge, elle pleurait de terreur. Elle prit l’enfant qu’elle plaça derrière la fenêtre et baissa les volets.

-Je t’aime mon fils, sois fort ! Je te retrouverai, essayant de sourire malgré tout.
-Maman… Maman…
Le petit garçon pleurait, il ne voulait pas partir, il avait peur, très peur, et n’y comprenait strictement rien. A travers les volets il distingua sa mère qui barricadait la porte, et une décharge aveugla le garçon. Lorsqu’il rouvrit les yeux, il vit un trou dans la porte, et aperçu sa mère au sol, le regard vide, une flaque de sang qui commençait à s’étaler en dessous d’elle.

-NON ! MAMAN !!, le petit garçon frappait désormais les volets de sa vitre. MA-MAN !!!!
-Bon allez, sort de là gamin. Si tu ne veux pas finir comme ta mère ouvre moi la porte. Je vais te tuer gamin… Si tu ne fais pas ce que je te dis !, et il frappa la porte.
Pris de panique, la peur prit le dessus et poussa le garçon à sauter de sa fenêtre, et courir. Courir loin. Très loin. Toujours. Et plus vite.

Recroquevillait dans les poubelles, il cherchait quelque chose à manger. Un bruit le fit sursauter. Il vit un bras se lever d’en dessous d’une poubelle, et l’écarter; suivit d’une toux profonde, et d’un énorme vomissement. Le garçon avait peur, il vit un bâton non loin de lui et le prit pour se protéger. Doucement, il se mit à approcher l’individu avec son « arme ». Il l’entendait respirer. Le nouvel étranger se mit alors à se redresser lentement, mais interrompit son geste lorsqu’il sentit un bâton sur son torse. Le petit garçon se mit alors à le dévisager, il avait l’air assez plus jeunes, mais un détail lui donna des frissons, il n’avait pas d’œil.

******


Nas se sentait respirer. Il attendait un peu avant de se relever. L’odeur était nauséeuse, il n’y prêta guère attention. Récupérant un peu de ses forces, il décida enfin à se lever. Mais il dut interrompre son geste, une personne devant lui le menaçait d’un bâton. Il recula contre le mur pour caler son dos, lentement. Une curieuse voix enfantine se mit à parler devant lui :

-Tu vas pas me faire de mal hein ?
Surpris d’entendre la voix d’un gamin, Nas se demanda où pouvaient bien être ses parents pour laisser leur enfant ici, seul. Il leva un peu plus la tête pour donner l’impression qu’il était un vrai aveugle à la rue, afin de ne pas effrayer plus que ne l’était déjà le petit garçon.

-Tes parents ?, le ton de sa voix soulignait que la vraie question était : « où sont tes parents ? »
-Ils sont.. ils…, le petit garçon renifla à nouveau, les larmes lui remontèrent aux yeux, et il pleura.
Cela suffit à Nas, qui n’avait pas à comprendre ce que le garçon avait enduré. Un enfant qui pleurait en silence ne tenait pas à attirer l’attention, ils ne voudraient surtout pas qu’on les remarque. Un enfant méritait qu’on le console plus parce qu’il pleurait silencieusement que parce qu’il chuinait en hurlant. Nas se mit sur ses genoux et tendit la main sur l’épaule du garçon. Celui s’avança aussitôt pour prendre Nas dans ses bras. D’abord surpris, il l’accepta lui aussi, et le serra un peu plus contre lui. Il sentait ses lekkus sur son bras, le petit Twi’lek pleurait sur son épaule de toute ses larmes. Nas n’eut rien à dire si ce n’était donner du réconfort au petit garçon. Il comprenait que les évènements qu’avaient vécu l’enfant l’avait complétement dépassé. Il ne s’arrêta pas de pleurer. Nas le laissa continuer jusqu’à ce qu’il arrête. Depuis quand était-il là ? Il devait surement avoir faim et soif. Nas sortit de sa sacoche un Meilorun qu’il avait subtilisé au vendeur qui puait, ce matin même, avant de s’engager dans l’allé qui s’avancer plus vers le centre de la ville. Le petit, encore les yeux rouge de larmes, regarda le fruit et écarquilla grandement les yeux. Il hésita un peu. Nas le lui tendit un peu plus, et le gamin finit par le prendre. Le garçon croqua une bouché du fruit, et remercia Nas. Puis commença à le manger devant lui, debout. Il avait très faim apparemment. Une fois que le fruit fût fini, le petit Twi’lek tomba par terre, précédant un tir de blaster. Nas rattrapa l’enfant avant qu’il ne touche le sol, il sentit un trou sur son torse, creusé par le tir.

-Le dernier repas du mort, entendit-il derrière lui.
Nas referma les yeux du petit garçon et le reposa doucement au sol. Il se leva, resta quelques secondes de plus au-dessus de l’enfant, et se retourna. Marchant à grand pas vers l’homme.

-J’ai fait ce que vous m’aviez demandé, le gamin est mort avec ses parents. On se retrouve sur Nal-Hutta comme convenu.
Le chasseur de prime rangea son Holo et rajouta :

-Mais je dois finir quelques choses avant, et se tournant vers Nas qui courait, presque, vers lui.
Le Dévaronien l’attendait, il remarqua qu’il était aveugle. « Ce ne sera l’affaire que de quelques coup », résuma-t-il. « Avec un peu de chance je serai un peu échauffé. » Nas ne ressentait rien, il était calme, son esprit était focalisé sur une seul chose : le tueur. Il savait ce qu’il avait à faire, une nouvelle énergie l’emplissait. Il sortit son bâton. Le Dévaronien envoya son poing sur le visage de l’aveugle, Nas l’évita de côté, il recommença du gauche, Nas esquiva de l’autre côté, il fit alors un puissant crocher du droit, Nas se baissa. Et il contre-attaqua. Son bâton entre les mains, ses bras s’écartèrent pour prendre une approche au corps à corps. Nas envoya un coup sur la tête du bandit, rapprocha ensuite sa main gauche de sa droite, permettant d’abattre son arme vers la jambe de son adversaire. Puis repositionna ses mains pour lui porter un coup sur sa joue gauche, mais le chasseur de prime para avec son bras. Lui ramena son poing droit sur le visage de Nas et envoya un coup de pied contre son ventre. Le souffle coupé mais invaincu, Nas se releva aussitôt, et sorti une lame de son bâton. Ramena ses mains plus basses de son arme, pour prendre une approche un peu plus éloigné. Il fendit l’air de sa lame, remontant en diagonale vers le torse de son adversaire, qui l’évita de justesse. Le Devaronien sortit alors une dague sur sa cuisse. Nas entendit le son du métal qui sortait de son fourreau, écarta ses mains, se rapprocha, et attaqua du coté rond de son bâton vers la lame de son ennemi. En un éclair qu’il n’eut pas le temps de comprendre, la dague du chasseur de prime s’envola. Entraîné par son élan, Nas baissa ses mains du côté rond de son arme, et fit une courbe avec son bâton derrière lui pour prendre suffisamment d’élan afin que sa lame atteigne les côtes du chasseur de prime. D’un geste rapide le Dévaronien dégaina un de ses blaster et tira sur Nas. Alors en plein mouvement pour abattre sa lame sur celui-ci. Il intercepta son geste, stoppa son mouvement du bassin, inclina son poignet pour redresser son bâton en position vertical, puis ramena ses bras vers lui. Mais sa lame n’eut pas le temps d’intercepter le coup, elle coupa la décharge. Une explosion éclata dans l’allé, entre les deux adversaires. Nas qui était au plus près de celle-ci, fut éjecté sur un mur derrière lui. Et pour la deuxième fois aujourd’hui, tomba dans l’inconscience. Avant de réellement sombrer, une pensé lui vint : « Cette Galaxie n’était sûr pour personne, alors pour un aveugle… ». Le chasseur de prime, sonné, et légèrement commotionné, se releva tant bien que mal. Son blaster était fichu, explosé lui aussi, il alla ramasser sa dague, et finir ce qu’il avait commencé. Il s’avança, en boitillant légèrement, vers le corps étendu de Nas.

*****


Sur un des toits de la cité. Une jeune Kiffar détacha les yeux de ses macrojummelles. Un sourire en coin. Elle sortit son Holo de sa poche :

-Monsieur ?
Une silhouette sombre, encapuchonné, apparu en hologramme devant elle.

-Qui a-t’il ?
-Je pense avoir trouvé un autre candidat potentiel, pour nos plans.
La silhouette, pencha la tête, intriguée. Il pensait que leur « équipe » était suffisamment nombreuse. Voire trop, à certain moment. Il pensa au scientifique Togruta.

-J’écoute.
-Il s’agit du jeune Miraluka, qui m’a rendu visite la nuit dernière. Je me suis renseigné sur lui quand j’ai aperçu qu’il avait des orbites vides à la place des yeux. Leur espèces, bien que presque disparus, est très réceptifs à la Force, il s’agit d’un de leur don naturel. Celui-là - en parlant de Nas – n’a pas l’air de reconnaitre l’étendue de ses pouvoirs, mais vient d’en faire preuve sous mes yeux. Ai-je votre autorisation ?
-Quel âge a-t-il, d’après vous ?
-Je dirais, pas au-dessus de seize ou de dix-sept ans.

Il secoua la tête.
-Ce serait risqué, d’ajouter un gamin aveugle à l’équipe.
-Certains jeune Jedi valent à eu même l'équipe réunis. Un utilisateur de la Force nous serait très utile dans la suite des évènements.

Il prit en considération ce qu’elle venait de dire. Et il soupira.
-Je vous ai donné ma confiance, prouvez moi que je n’ai pas eu tort de l’avoir fait.
Et l’Holo s’éteignit. La jeune Kiffar se retourna vers la rue ou venait d’avoir lieux le combat. Il était temps de réunir le groupe.
Modifié en dernier par anakine31 le Dim 20 Aoû 2017 - 14:57, modifié 1 fois.
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- le Docteur, à la fin du temps
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Messagepar Super-Bern » Lun 14 Aoû 2017 - 18:30   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Fi Kchabec

Une bière à la main, je m’étais étendu sur le divan de l’arrière-boutique de mon garage en attendant le prochain client. C’était une journée qui était plutôt calme, jusqu’à ce que j’entende une explosion provenant de l’extérieur de la porte arrière. Craignant le pire, j’empoignai le blaster que je laissais toujours à ma ceinture. Je poussai doucement la porte et la scène que je vis était parfaitement claire à mes yeux. Quelques mètres plus loin dans la ruelle, un jeune humain adolescent était étendu sur le sol, parmi les poubelles, et ne bougeait pas. À côté, un très jeune Twi’lek était dans le même état. Dos à moi, un homme qui semblait être un Dévaronien tenait un couteau en l’air. Il s’avançait en boitillant légèrement vers l’humain, visiblement pour l’achever. Je me devais d’agir s’il me restait une infime chance de sauver ces enfants. Je sortis donc immédiatement mon arme et pointa le Dévaronien en l’interpellant.

- Hé! Toi, le cornu!

Il se retourna vers moi en sursautant. J’avais maintenant son attention et je savais au moins qu’il comprenait le Basic.

- Éloigne-toi d’eux! Éloigne-toi maintenant ou je tire!

Je ne comptais pas vraiment tirer, alors nous restâmes quelques secondes immobiles à nous fixer. Puis le cornu lâcha son couteau et se sauva en courant par la rue. Je rangeai mon arme et accourus d’abord vers le Twi’lek, en poussant du pied le couteau et un blaster endommagé sous une pile de déchets. L’enfant, qui ne devait avoir pas plus de six ans, avait un trou dans le torse et du sang qui sortait de sa bouche. Il était malheureusement déjà mort. L’humain, lui, respirait encore, alors je le soulevai et alla l’étendre sur le petit lit de l’arrière-boutique. J’apportai de la glace et un chiffon pour soigner ses blessures au visage et j’appelai un contact pour qu’il vienne récupérer l’enfant décédé.

À ce moment, je me remémorai la journée où Wihbe m’avait trouvé. J’avais quinze ans et j’étais perdu, je n’avais nulle part où aller. Il m’avait gentiment emmené chez lui et avait continué à m’élever pendant huit longues années. Puis il y a eu cette journée où il s’est éteint, sur le même lit où se trouvait l’adolescent. Le vieux Wihbe, comme beaucoup l'appelaient, me manquait énormément et ce jeune inconnu me rappelait ces événements qui ont fait de moi qui je suis. Il avait l’air d’avoir quinze ans aussi, on aurait dit que l’histoire se répétait malgré moi. Le fils était devenu le père et le père, le fils. Qu’est-ce que j’allais faire de lui, maintenant? Je devais attendre qu’il reprenne conscience pour le savoir.

J’entendis soudain retentir la sonnerie de la porte principale. Quelqu’un venait d’entrer. Je recouvrit partiellement mon invité surprise d’une couverture et alla rejoindre le client. C’était une Kiffar qui avait l’air confiante et bien vêtue. Elle n’avait pas l’air d’être ici depuis longtemps, mais je lançai quand même ma demande habituelle.

- Bonjour, c’est pour une réparation?

- Non, c’est pour un recrutement, me répondit-elle sérieusement.

- De quoi vous parlez? demandai-je, intrigué.

- Je parle du jeune Miraluka qui se cache dans votre arrière-boutique.

- Le Miraluka? Comment savez-vous qu’il y a quelqu’un derrière?

- J’ai vu toute la scène. Il a défendu le Twi’lek contre le Dévaronien.

- Vous voulez dire que ce jeune humain de quinze ans s’est battu contre un Dévaronien adulte?

- Pas humain, Miraluka. Vous savez ce que c’est?

- Non…

- C’est une espèce très sensible à la Force qui est quasiment éteinte depuis quelques millénaires. Il doit en rester une petite poignée dans la Galaxie.

- D’accord… La Force, c’est cette chose qu’utilisaient les Jedi et les Sith pour faire la guerre, c’est ça?

- C’est ça.

- Alors ce… Miraluka est un Jedi?

- Non, pas exactement. Il peut se servir de la Force, c’est tout. Mais c’est pour ça que je suis ici.

- Pour quoi?

- Pour arrêter la guerre sur Mastaria.

Mon cœur s’arrêta de battre pendant une seconde. Cette femme comptait-elle sérieusement mettre fin à une guerre qui durait depuis trente ans avec l’aide d’un adolescent? À quoi pensait-elle?

- Je travaille pour quelqu’un qui veut que cette guerre cesse, continua-t-elle. Nous avons monté une équipe pour y arriver et nous aurions sans doute besoin de vous deux.

- De nous deux?

- Ça ne doit pas être facile d’être contrebandier et orphelin de guerre. Vous voulez que cette situation s’achève, mais vous ne savez pas comment faire.

- Qui vous a dit que… Vous en savez beaucoup pour quelqu’un qui n’êtes visiblement pas du coin. Si vous pensez pouvoir mettre fin à tout ce bordel…

- En effet, je ne viens pas de la planète. Mais vous devez me croire quand je vous dis qu’avec votre aide, nous pouvons faire avancer les choses. Ce n’est pas seulement un petit conflit civil. Il y a quelque chose de beaucoup plus grand qui se cache derrière ces milices et mon employeur tient absolument à savoir ce que c’est. Si la guerre continue à prendre de l’ampleur, ça pourrait bien avoir des répercussions au-delà de la Bordure Extérieure.

Je m’arrêtai de parler pendant un instant. Si ce que cette Kiffar disait était vrai, et qu’une équipe était formée pour mettre fin à la guerre, c’était ma chance de commencer une nouvelle vie. Au contraire, si je ne faisais rien et que je continuais à vendre des armes, le conflit pourrait-il vraiment avoir des conséquences à l’extérieur de Mastaria?

- Je peux parler au Miraluka? me demanda-t-elle. Je voudrais voir comment il va.

- Oui, pourquoi pas. Mais vous ne trouvez pas qu’il est trop jeune pour participer à une mission de ce genre?

- C’est vrai, mais son affinité avec la Force nous sera utile pour certaines situations. Même s’il ne semble pas entraîné, il a cet avantage que les autres n’ont pas. D’ailleurs, qu’avez-vous fait du Twi’lek?

- J’ai contacté quelqu’un qui va venir le chercher. Travail de contrebandier…

Je l’accompagnai dans l‘autre pièce. Le Miraluka était réveillé et regardait autour. J’eus un choc en voyant ses yeux, ils n’étaient que des orbites vides. Il avait pu sérieusement tenir tête au Dévaronien sans yeux?

- C’est la particularité de son espèce, expliqua la Kiffar. Ils sont aveugles, ils s'orientent grâce à la Force.

- Où? demanda-t-il simplement.

- Tu es en sécurité, répondis-je. Il y a quelqu’un avec moi qui voudrait te parler.

Une vingtaine de minutes après le départ de la femme, après avoir fait connaissance et pesé le pour et le contre, nous embarquâmes sur ma moto-jet pour rejoindre la cantina la plus proche.
Modifié en dernier par Super-Bern le Ven 07 Sep 2018 - 23:05, modifié 2 fois.
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Messagepar tauntaunRider » Lun 14 Aoû 2017 - 20:19   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

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Messagepar Lynne » Ven 18 Aoû 2017 - 11:57   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Miri entra dans la cantina avec méfiance. Elle était un peu en avance, mais cela valait mieux pour éventuellement jauger ses futurs coéquipiers. Coéquipiers...ce mot la faisait grimacer rien que d'y penser. D'ailleurs, elle ne la sentait pas, cette mission providentielle, surtout si elle était obligée de travailler en équipe. Enfin, bref...elle s'assit au bar sans rien commander. Elle avait déjà presque utilisé tout son argent pour venir là-bas, alors elle ne pouvait pas se permettre d'en dépenser davantage.

-Bonjour, un verre en ma compagnie ça vous tente ?

Miri tourna la tête et dévisagea le Chagrien qui venait de l'aborder. Eh bien, cela n'avait pas tardé ! Elle qui espérait la tranquillité...

- Non merci, vous pouvez boire votre verre seul.

L'expression ahurie du Chagrien méritait un holo et elle ne put s'empêcher d'en être satisfaite. Sa méthode pour rebuter les gêneurs était quasiment brevetée, si on considérait le nombre de fois où elle avait pu être affinée.

-Puis-je savoir votre nom au moins ?

Et il insistait, le bougre ! Finalement, cette méthode n'était peut-être pas universelle... Ou en tout cas, elle ne marchait peut-être pas sur Mastaria. Ou sur les Chagriens. Soit l'un, soit l'autre, soit les deux.

- Je peux savoir en quoi ça vous concerne, mon nom ? Si vous vous êtes approché, c'est bien parce que vous me trouvez jolie, non ? Alors en quoi savoir mon nom vous intéresse ?
- -Justement, c'est parce que je vous trouve jolie que votre nom m'intéresse, si vous n'étiez pas à mon goût je ne vous l'aurez pas demandé.

Miri se retint de l'envoyer bouler encore une fois, mais visiblement, ce n'était pas la peine. Il paraissait déterminé, et elle savait reconnaître un séducteur invétéré, même si les Chagriens n'étaient pas son genre. Qu'est-ce qui était son genre, d'ailleurs ? Elle n'y avait jamais pensé, et franchement elle se portait très bien sans relation amoureuse.

- Vous êtes lourd mais vous êtes honnête, c'est déjà ça. Je m'appelle Alvya Solare. Vous êtes content maintenant ?
- "Content", il y a des limites. Alvya c'est un magnifique prénom. Moi c'est Arty Demedo.

Et voilà, ça commençait avec les compliments : Miri sentait qu'il était temps de se lever et d'aller s'asseoir autre part. Mais avant, une petite mise au point...

- Et qu'est-ce que vous voulez, exactement ? Je ne flirte pas, je pense avoir été assez claire sur ce point.
-Si vous ne flirtez pas pour l'instant, pourquoi ne pas faire connaissances autour d'un bon vieux brandy corellien, proposa Arty. Je suis sûr que nous avons pleins de points communs tout les deux !
- Alors, ça, soupira Miri, ça m'étonnerait qu'on ait des points communs. Mais je ne me débarrasserai pas de vous, n'est-ce pas ?
-Ce serait mal me connaître si vous pensez vous débarrassez de moi !

Miri soupira. Elle n'avait vraiment pas envie de s'attirer des ennuis dés ses premières heures sur Mastaria, même si ce serait bien son genre.... En fait, sa première envie était d'envoyer ce Chagrien bouler, mais ce ne serait pas diplomatique. En elle, sa petite voix intérieure lui souffla "Et depuis quand tu te préoccupes de diplomatie ?"

Mais finalement, elle n'eut pas à se préoccuper de se débarassser de lui : il s'en chargea tout seul en prenant brutalement la mouche et en déclamant une diatribe qui aurait fait rougir de jalousie le plus doué des orateurs.

-Je vois que vous n'avez pas l'air intéressée alors je me voie dans l'obligation de me retirer. Et je dois dire que j'ai rarement vue une femme à qui on propose un verre réagir aussi mal ! Non mais sérieux vous êtes coincé où vous le faite exprès !

Miri leva les yeux au ciel, cachant qu'elle était ravie. Rien n'aurait pu lui faire plus plaisir que l'annonce du désistement du Chagrien ; mais elle fut aussi piquée par le ton sentencieux qu'il avait pris. Comme si la femme était toujours dans l'obligation d'accepter une proposition. Fichue mentalité masculine...

- Oui, je le fais exprès. Après tout, j'ai clairement signifié dés le début que je n'étais pas intéressée, et vous m'avez manqué de respect en insistant lourdement. Si quelqu'un de nous deux devrait s'énerver, ce serait moi. Mais allez-y. Perdez votre calme, je vous en prie. Vous pouvez essayer de me frapper, même, déclara t-elle avec un calme olympien.
-Oh la princesse veut que je perde mon calme, mais je ne rentrerais pas dans votre petit jeu d'enfant gâté, donc au revoir et pas au plaisir !

Il prit le chemin de la sortie. Miri souffla un bon coup. Elle pouvait tolérer beaucoup de choses, mais qu'on l'insulte...elle avait sa fierté tout de même. Premièrement, il l'avait appelée "princesse". C'était le surnom que lui donnaient ses parents quand elle était petite, et depuis, elle ne supportait pas de l'entendre. Deuxième, il l'avait traitée d'enfant gâtée. Elle allait lui dire ce qu'elle en pensait l'enfant gâtée ! Elle se leva à son tour et rattrapa le Chagrien, se planta devant lui et fit :

- Monsieur Demedo ! Voilà un petit message de l'enfant gâtée !

Et elle lui administra un magnifique coup de poing dans les dents. Pour toute réponse, elle reçut un coup de pied, qu'elle évita en se penchant. Dés qu'Arty se rendit compte que c'était elle, il parut gêné au possible. Posé non loin d'eux, un Jenet lança d'un air amusé :

- Eh ben le bleu, j'sais pas où t'as appris à draguer comme ça mais t'es mal barré !
-Je peux te dire que n'importe qui serait fou de vouloir courtiser une femme comme elle ! rétorqua le Chagrien d'un air de défense.
- Je ne veux pas être courtisée, tu es dur d'oreille ou quoi ? s'exclama Miri en croisant les bras.
-C'est bon j'ai compris, t'inquiète pas ! Tu peux retourner t'asseoir à ton siège et me laisser tranquille princesse ?
- Ah ça c'est trop fort ! Tu as appris à faire la victime où, le Chagrien ?

Tandis qu'il lui offrait la plus magnifique des expressions indignées qu'elle ait jamais vues dans sa vie (quoique...elle se souvenait d'un Twi'lek qui aurait facilement pu le concurrencer...), le Jenet qui était déjà intervenu pour apprécier les qualités évidences de séducteurs du Chagrien en remit une couche :

- On m'avait pas dit que Mastaria était une garderie pour enfants gâtés...

Sans faire attention à cette nouvelle intervention, Arty la menaça de façon tout à fait pathétique.

-Oh toi t'as intérêt à te calmer de suite !
- Sinon quoi, hum ?
- A ton avis poupée ! lui disait-il en mettant la main sur son Westar 35.
- Ah, tu vas essayer de me tuer ? ironisa Miri avec un sourire sans joie. Parfait. Prend ce risque.
-VOS GUEULES LES PORGS ! cria le Jenet. Allez faire votre amourette autre part !

Arty se retourna et lâcha d'un air dépité :

-J'aurais bien aimé que ce soit une amourette justement. Je ne tirerai pas princesses, pas cette fois mais t'as de la chance !

Alors que Miri se demandait très sérieusement si elle le démolissait oui ou non, une Kiffar se leva, s'approcha d'eux et les sépara d'un air autoritaire en les sommant de se calmer, en s'adressant surtout au Chagrien. Elle ajouta ensuite à mi-voix :

- Ce serait dommage de s'entretuer alors que la mission n'a même pas commencé...
- Me dites pas que je vais devoir faire équipe avec ce poodo ! cria Arty en montrant du doigt Miri, qui croisa les bras.
- Elle est où votre équipe de mercenaires ? murmura le Jenet à la Kiffar.

La Kiffar eut un air déconfit et désigna avec dépit Miri et Arty :

- Ils sont là. Enfin, une partie. Et oui, reprit-elle en regardant Arty, vous allez devoir faire équipe avec cette assassin surqualifiée.
-C'est une blague j'espère... Si s'en est une, vous n'avez pas bon humour .

Tout à coup, Arty se calma, visiblement refroidi par la perspective de travailler avec Miri (et sur l'avis qu'il y avait un membre de trop dans cette équipe, ils étaient plus que d'accord).

- Excusez moi Alvya si nous devons faire équipe autant repartir sur de bonnes bases.
- Je m'excuse aussi, lâcha Miri d'un air pincé.

Après ces excuses mutuelles, la Kiffar leur fit signe, ainsi qu'au Jenet, de la suivre. Tous trois lui emboîtèrent le pas, tandis qu'elle les menait jusqu'à une arrière-salle complètement dénuée de mobilier. Là, chacun s'appuya contre le mur en s'ignorant royalement, alors que la Kiffar revenait sur ses pas et quittait la salle, les laissant entre eux.
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Messagepar Dark vador40 » Ven 18 Aoû 2017 - 14:30   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Arty rentra enfin dans la cantina où la kiffar lui avait donné rendez vous. Il ne vit personne et décida alors de se prendre un verre. Il s'approcha du bar quand il vit une jeune humaine installé seule un peu plus loin. Il se dit à voix basse " Tu peux le faire Arty, réveille l'instinct de chasseur en toi ! Il arriva à un mètre de l'humaine et dit de la façon la plus polie qu'il soit

- Un verre en ma compagnie sa vous dit ?
Elle le dévisagea avec une moue qui aurait même fait fuir un Gundark et répondit sèchement
-Non merci, vous pouvez boire votre verre seul.
Arty se sentit mal à l'aise face à la réponse de la jeune femme. Il ne savait plus où se mettre ni quoi dire. Mais il articula finalement
-Puis-je savoir votre nom au moins ? en reprenant de l'assurance
Mais la réaction de l'humaine lui donna envie de se caché dans une coquille.
- Je peux savoir en quoi ça vous concerne, mon nom ? Si vous vous êtes approché, c'est bien parce que vous me trouvez jolie, non ? Alors en quoi savoir mon nom vous intéresse ?
-Justement, c'est parce que je vous trouve jolie que votre nom m'intéresse, si vous n'étiez pas à mon goût je ne vous l'aurez pas demandé.
Il pensait avoir tapé dans le mille avec cette réponse mais l'expression de la jeune femme le fit redescendre sur Mastaria.

- Vous êtes lourd mais vous êtes honnête, c'est déjà ça. Je m'appelle Alvya Solare. Vous êtes content maintenant ? répondit l'humaine avec un dédain qui fit frémir Arty
Il commençait sérieusement à s'agacer du comportement de l'humaine. Il n'avait pourtant rien fait de mal, il était même serviable et polie ce qui ne lui était pas arrivé depuis un bon bout de temps.
Il décida lors d'utilisé le même ton qu'elle et répondit
- "Content", il y a des limites. Alvya c'est un magnifique prénom. Moi c'est Arty Demedo
Mais il n'avait pas put s’empêché de la complimenté.
- Et qu'est-ce que vous voulez, exactement ? Je ne flirte pas, je pense avoir été assez claire sur ce point.
Artu ne savait pas quoi répondre, elle l’avait pris au dépourvu.
Il finit par répondre

-Si vous ne flirtez pas pour l'instant, pourquoi ne pas faire connaissances autour d'un bon vieux brandy corellien, proposa Arty. Je suis sûr que nous avons pleins de points communs tout les deux !
- Alors, ça, soupira Miri, ça m'étonnerait qu'on ait des points communs. Mais je ne me débarrasserai pas de vous, n'est-ce pas ?
Il commençait à être irrité par les réponse sèches de la jeune femme mais garda son calme et reprit
-Ce serait mal me connaître si vous pensez vous débarrassez de moi !

Elle ne répondit pas, c'était la goutte d'eau qui faisait débordé le vase. Il lui dit alors
-Je vois que vous n'avez pas l'air intéressée alors je me voie dans l'obligation de me retirer. Et je dois dire que j'ai rarement vue une femme à qui on propose un verre réagir aussi mal ! Non mais sérieux vous êtes coincé où vous le faite exprès !
Arty sentit que l'humaine commençait elle aussi à perdre son calme. Visiblement ça allait partir en dispute.
- Oui, je le fais exprès. Après tout, j'ai clairement signifié dés le début que je n'étais pas intéressée, et vous m'avez manqué de respect en insistant lourdement. Si quelqu'un de nous deux devrait s'énerver, ce serait moi. Mais allez-y. Perdez votre calme, je vous en prie. Vous pouvez essayer de me frapper, même, déclara t-elle avec un calme olympien.

Arty ne pouvait pas se permettre de la tué il venait à peine de sortit de prison et il n'avait pas envie d'y retourné. Il répliqua alors
-Oh la princesse veut que je perde mon calme, mais je ne rentrerais pas dans votre petit jeu d'enfant gâté, donc au revoir et pas au plaisir !
Arty commençait à quittait la sale principale quand il entendis une voix lui crié
- Monsieur Demedo ! Voilà un petit message de l'enfant gâtée !

Il se retourna et reçus un coup de poing en pleine figure. IL répliqua direct avec un coup de pied que la personne évita en se penchant.
Arty fut embarrassé quand il vit que c’était l’humaine.

Posé non loin d'eux, un Jenet lança d'un air amusé :

- Eh ben le bleu, j'sais pas où t'as appris à draguer comme ça mais t'es mal barré !
-Je peux te dire que n'importe qui serait fou de vouloir courtiser une femme comme elle ! rétorqua Arty pour se défendre.
- Je ne veux pas être courtisée, tu es dur d'oreille ou quoi ? s'exclama l'humaine en croisant les bras.
-C'est bon j'ai compris, t'inquiète pas ! Tu peux retourner t'asseoir à ton siège et me laisser tranquille princesse ?
- Ah ça c'est trop fort ! Tu as appris à faire la victime où, le Chagrien ?
Là elle en avait trop dit il fallait qu'il la menace pour qu'elle redescende en pression. Arty se demanda s'il allait commettre l'irréparable ou non ?

-Oh toi t'as intérêt à te calmer de suite !
- Sinon quoi, hum ?
- A ton avis poupée ! lui disait-il en mettant la main sur son Westar 35.
- Ah, tu vas essayer de me tuer ? ironisa L'humaine avec un sourire sans joie. Parfait. Prend ce risque.
-VOS GUEULES LES PORGS ! cria le Jenet. Allez faire votre amourette autre part !

Arty se retouna enfin vers le Jenet, si cela ne tenais qu'à lui le jenet serais dejà pendus avec son propres caleçon à l'holo lampadaire le plus proche mais il avait une autre affaire à réglé. Il lui répondit juste
-J'aurais bien aimé que ce soit une amourette justement. Je ne tirerai pas princesses, pas cette fois mais t'as de la chance !

Il se demandait s'il allait finir par la démolir où non ? Quand une femme non loin deux leur dit
- Ce serait dommage de s'entretuer alors que la mission n'a même pas commencé...
C'était la kiffar qui était venue le recruté, il compris donc qu'il allait devoir faire équipe avec L'humaine. Il finit par lâcher en criant
- Me dites pas que je vais devoir faire équipe avec ce poodo ! cria Arty en montrant du doigt L'humaine , qui croisait les bras.
Et oui, reprit-elle en regardant Arty, vous allez devoir faire équipe avec cette assassin surqualifiée.
-C'est une blague j'espère... Si s'en est une, vous n'avez pas bon humour .
Il finit par se dire que la meilleur des façon de repartir sur de bonne base était de s'excusé.
- Excusez moi Alvya si nous devons faire équipe autant repartir sur de bonnes bases.
- Je m'excuse aussi, lâcha l'humaine d'un air pincé.

Après ces excuses mutuelles, la Kiffar leur fit signe, ainsi qu'au Jenet, de la suivre. Tous trois lui emboîtèrent le pas, tandis qu'elle les menait jusqu'à une arrière-salle complètement dénuée de mobilier. Là, chacun s'appuya contre le mur en s'ignorant royalement, alors que la Kiffar revenait sur ses pas et quittait la salle, les laissant entre eux.
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Messagepar Lynne » Ven 18 Aoû 2017 - 19:25   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Le silence régna jusqu'à l'arriva d'un Togruta pauvrement vêtu.

- Coucou toi ! s'exclama Arty en signe de bienvenue.
- Bonjour, salua le Togruta d'un ton officiel qui en devenait presque comique. Je suis le professeur Ukel Anto.
-Tu veux un bâton de la mort ? Je vends des bâtons de la mort, proposa le Chagrien, l'air le plus sérieux de monde

Miri eut une moue dubitative. Elle était prête à parier que le nouvel arrivant n'était pas familier de ce genre de propositions, si on se fiait à son expression très mal à l'aise.

- Bonjour Ukel, fit-elle en le sauvant de ce mauvais pas, et en profitant pour gêner Arty, contre qui elle avait encore une dent. Je suis Miri Kosvar, ancienne assassin.
- Heu, non merci, refusa le Togruta avec un mouvement de recul. Euh, bonjour, mademoiselle, ajouta-t-il avec un tremblement de peur dans la voix au mot "assassin".

Elle n'aurait peut-être pas dû se présenter ainsi... Nul besoin d'être empathe ou de ressentir la Force pour constater qu'il venait sensiblement d'un autre environnement qu'eux.

-Je rigolais Ukel ! J'espère qu'on va bien s'entendre tout les deux. Je m'apelle Arty dealer et ex tollard !

Le scientifique devint pâle comme un linge. Définitivement, il n'était pas de ce monde, et en fait elle non plus, mais elle l'avait telllement côtoyé qu'elle le connaissait bien, mieux qu'elle l'aurait souhaité en fait.

- Ça pas l'air d'aller, tu veux un brandy corellien parce que là ptit gars ta bien mauvaise mine !

Le Togruta resta pétrifié quelques instants, cherchant une échappatoire et espéra que l'un des deux autres protagonistes viendrait le sortir de ce mauvais pas. Ce fut le cas : le Jenet, qui n'avait pas parlé depuis son arrivée, s'adressa à Arty :

- Ah, t'es un dealer toi... Enfile-toi en cinq en même temps en on verra si t'en as dans le bide !

Visiblement doté d'un ego surdimensionné (mais ça, Miri n'avait pas attendu ce moment pour le constater), le Chagrien releva le défi. Résultat : après deux minutes d'hystérie, où tous les occupants de la pièce reculèrent soigneusement, il s'affaissa, vomit un bon coup et s'évanouit. Sans scrupules, Miri le plaça de façon à dissimuler le vomi avec son postérieur puis le laissa dormir. Le Togruta, dégoûté, s'éloigna le plus possible. Une minute plus tard, la Kiffar revint dans la pièce avec un humain qui, Miri le remarqua immédiatement, portait un sabre laser à la ceinture. À sa vue, le Jenet lâcha :

- Lenya, il y a encore combien de bras cassés que tu ramènes ici ?

Le scientifique tourna la tête. Il semblait se sentir visé par la remarque... Pourtant, ils auraient sans doute plus d'utilité d'un scientifique que d'un dealer séducteur...qui était à présent couché sur son propre vomi.

- L'équipe n'est pas encore au complet, se contenta de lâcher Lenya, avant de repartir aussi sec.

Intérieurement, Miri pensa qu'elle l'aurait volontiers imitée si elle avait pu. Elle préférait encore affronter une horde de bandits de rue que de rester au même endroit que ce Chagrien de malheur.

- Bonjour, la semaine se passe bien ? demanda le nouveau venu.
- Salut, fit Miri en s'appuyant contre le mur. Comment t'appelles-tu ?
- Ah... C'est le cas de la dire, celui là (il pointa l'humain du doigt) à bel et bien un bras cassé ! Ouh un sabre laser ... Les Jedi s'ennuient sur Coruscant ? ironisa le Jenet.

Cette remarque ne parut pas plaire à l'humain, qui visiblement ne tenait pas les Jedi en haute estime. D'un côté, Miri pouvait le comprendre : la guerre entre Jedi et Sith déchirait la galaxie et obligeait les Jedi à combattre leurs ennemis ancestraux plutôt que de se préoccuper de la galaxie qu'ils étaient censés protéger. Mais il en avait toujours été ainsi...les Jedi s'occupant d'affaires galactiques et la plupart du temps, délaisssant les problèmes qui à l'échelle de l'univers ne paraissaient pas importantes mais qui pour les personnes qui y étaient confrontées, étaient bien plus réels qu'une guerre entre Forceux... Parfois, alors qu'elle travaillait encore comme assassin, elle n'avait pas pu s'empêcher de défendre des pauvres gens contre des bandits de rue, mais elle voulait faire plus. Rattraper ses torts en quelque sorte. Un but bien noble...qu'elle doutait d'avoir l'occasion d'atteindre.

- Je m'appelle Cardan, et si je m'ennuie, j'irai tuer celui qui me traite de Jedi.
- Tu es Sith alors...déclara le Jenet d'un air pensif. J'en avais jamais vu ... Ils font pas si peur en fait ..
- Non je ne suis pas Sith d'ailleurs qui es tu toi ? rétorqua le dénommé Cardan.
- Moi ? Un Jenet qui ne deviendra pas ton ami... Tu peut retourner couper du saucisson avec ton épée laser maintenant.
- Du saucisson ? Ne te rabaisse pas ainsi.

Miri leva les yeux au ciel face à ce duel verbal absolument magnifique et courtois et déclara :

- J'adore l'ambiance ici...d'abord un gros dragueur, puis un Jenet asocial...pour finir sur un Forceux...
- Ben écoute l'assassin, répondit le Jenet, faut sortir un peu de chez toi et voir des gens variés plus souvent si t'en a pas l'habitude... Cardan, toi, tu va te taire... La viande de Jenet est pas bonne de toute façon.

Tous ceux visés par cette diatribe ravalèrent leur salive promptement, même Miri qui se fit violence pour ne pas lui lancer une réponse cinglante.

- Qui es tu toi ? fit Cardan en désignant Ukel.
- Je suis le professeur Ukel Anto, répondit calmement le Togruta, dans l'intention évidente de calmer le jeu. Et vous ?
- Cardan Eslo enchanté.
- Enchanté, salua Ukel.
- Et il est professeur en quoi celui là ? reprit le Jenet.
- De biologie, monsieur... ?
- Tu travaille sur l'anatomie des danseuses twi'lek ? J'aurai dû me reconvertir...
- Ça m'est arrivé, sourit le Togruta en retrouvant confiance.

Le Jenet esquissa un sourire du coin de la bouche. Son sourire le rendait moins agressif, mais elle se méfiait de lui. Il paraissait être une personne irascible et prête à trahir l'équipe si ça lui était profitable, et Miri ne tenait pas à se retrouver à nouveau dans une situation délicate à cause d'un traître.

- Dites-moi, la seule chose qui intéresse les hommes c'est les femmes ? intervint Miri dans cet échange résolument masculin.
- Non. Il y a bien plus important que de faire le joli coeur, répondit le junkie avec un ton indéfissable.
- Et toi ? fit Miri en se tournant vers Ukel. Qu'en penses-tu ?
- Il en a jamais touché une, commenta le Jenet. Pourquoi tu lui demandes ça ?
- Je... bredouilla-t-il. Je pense qu'il y a d'autres choses dans la vie, mais qu'un peu d'humour ne fait pas de mal, expliqua-t-il, à deux doigts de trembler comme une feuille.

Il avait peur... Cette réaction déclencha des sentiments forts chez la jeune femme. Elle était étonnée qu'elle puisse ainsi inspirer la peur, après tout elle n'agissait pas dans ce but au moment présent... Cela lui rappella aussi douloureusement qu'ayant passé la plus grande partie de sa vie à tuer des gens, elle serait pour toujours cataloguée comme une tueuse sans coeur, alors que rien n'était plus faux...

En fait, Ukel Anto la déstabilisait. Elle avait rarement rencontré des personnes qui paraissaient foncièrement gentilles ces dernières années, et lui... Lui était un simple scientifique qui venait de s'engager dans une mission faite pour combattants. Arrêter une guerre ne se faisait pas depuis un labo. Et pourtant... Au lieu de l'irriter, cela lui donnait envie de le protéger. C'était étrange.

- Tu as peur, observa Miri (elle eut un sourire bienveillant). De moi ?
- C'est que... expliqua-t-il. Je n'ai jamais rencontré un assassin...
- Ah, effectivement, je peux comprendre. Si ça peut te rassurer, je n'en suis plus une depuis quatre ans, donc...et je suis une personne tout à fait normale.
- Je... Je vois, se détendit-il légèrement.
- Tu es assassin ? demanda Cardan.
- Je l'étais, répéta Miri. Mais ce n'était pas vraiment de mon initiative...enfin, pourquoi je raconte ça ? Je ne te connais pas.
- C'est sûr tu ne me connais pas, d'ailleurs peu de monde me connais
- J'imagine que c'est le propre de tous ceux qui sont ici...à part le professeur Anto (elle tapota l'épaule d'Ukel ). Ne t'en fais pas pour les holo-journaux, ce sont des imbéciles. D'ici peu ils trouveront une autre cible.

Ukel parut être réconforté par ces mots, pourtant difficiles à trouver pour l'ancienne assassin. La gentillesse, la véritable gentillesse, elle n'en avait pas démontré depuis longtemps, alors... C'était toujours cette gentillesse feinte, fausse.

- On est tous des cas désespérés ici... Pourquoi on devraient être connus... Ah oui je me souvient maintenant. Ukel Anto ! Le savant fous, fit le Jenet.

Le Togruta se renfrogna à ces deux derniers mots. Miri regarda le junkie avec le même regard de dédain qu'il avait quasiment en permanence depuis qu'elle l'avait "rencontré" :

- Tu ne sais faire que cela ? Dédaigner les autres ?
- C'est ma spécialité ma p'tite dame.

L'air surpris d'Ukel ne lui échappa pas et elle ne put s'empêcher de faire un commentaire dessus.

- Tu...as l'air surpris, observa t-elle. Pourquoi ?
- J'ai... expliqua-t-il. J'ai pris l'habitude d'être un paria. J'ai oublié qu'il pouvait y avoir des gens qui défendent les autres.
- Ce n'est pas dans mes habitudes, de faire l'ange gardien. Mais tu sembles sympathique, alors...il se peut que je fasse une exception pour le professeur Ukel Anto.
- M... Merci, bredouilla-t-il
- Mais beaucoup de personnes en défendent d'autres ... Jusqu'au jour où ça ne leur ai plus utile. Puis ils trahissent ceux dont ils avaient prêtés serment, professa le Jenet, avec un tristesse dans la voix qui surprit Miri.
- Eh bien... Il me semble que nous sommes plusieurs à nous être faits trahir, commenta la jeune femme.
- Et je n'en vois qu'un seul qui en a tiré une leçon ... Moi ! répliqua t-il.
- Crois-moi, quatre ans de cavale, ça apprend, fit Miri avec une amertume à peine dissimulée. Mais je ne parlerai pas de ça. Je n'ai pas confiance en un...type qui méprise tout ce qu'il croise.
- Mais je ne veux pas que tu ai plus confiance en moi que je n'ai confiance en tous ceux présent dans cette salle, répliqua le Jenet en reprenant son ton dédaigneux.
- Moi je ne me suis jamais fait trahir, intervint Cardan, d'ailleurs je ne vois pas l'intérêt de trahir Ukel.
- Il y en avait un, quand j'étais riche, répondit le Togruta. Maintenant que je n'ai plus un sou, effectivement, il n'y a plus rien à gagner à mes dépens.

À ce moment-là, le Jenet décida de partir de l'arrière-salle et de revenir au bar. Instantanément, l'ambiance se fit plus détendue, et Miri pensa "bon débarras !"

- Bien ! Avant que cette salle ne se transforme en une réunion des Trahis Non Anonymes, sourit-elle, un sourire forcé à ne pas en douter, on pourrait peut-être changer de sujet ?
- Pourquoi es tu venu ? demanda Cardan à Ukel.
- Parce qu'on m'a recruté et que je n'avais aucune autre option en dehors de mourir de faim dans la rue, soupira le scientifique.

Avant que quiconque puisse faire le moindre commentaire, une Arkannienne entra à son tour dans la pièce. "Enfin une présence féminine !" songea Miri qui commençait sérieusement à se sentir en infériorité numérique.

- Bonjour, la salua t-elle. Je suis Miri Kosvar.
- Bienvenue, l'accueilla Ukel sans le ton officiel avec lequel il s'était présenté à son arrivée. Je suis le professeur Ukel Anto.
- Bonjour, répondit l'Arkanienne. Ukel Anto ? Le scientifique ruiné ?
- Euh... Oui, bredouilla-t-il.
- J'ai vu votre tête à l'Holonet. C'est quoi votre boulot ici ? J croyais qu'on devait arrêter une guerre, lança-t-elle, sarcastique.
- Comment t'appelles-tu ? Reprit Miri pour casser ce silence gênant.
- Anya, finit-elle par dire. J'imagine qu'on a tous été recrutés pour la même chose ?
- Arrêter la guerre, oui, fit Miri. Pourtant...(son regard dévia vers le Chagrien toujours allongé) on ne peut pas dire que tout le monde est...enfin, tu vois ce que je veux dire.

Comme si il avait entendu qu'on parlait de lui, Arty sortit soudain des bras de Morphée, et constata bien vite la surprise que Miri lui avait faite...

- Euhhh qu'est ce qui m'est arrivé ? bredouilla Arty. Pourquoi je suis recouvert de vomi ?
- Qu'est-ce qui lui est arrivé ? Demanda Anya en fixant le Chagrien.
- Il a eu envie de piquer un petit somme après avoir joué au gros dur, fit la jeune femme d'un air négligent et amusé à la fois.
- Je suis sûr que c'est cette sale humaine qui m'a fait ça ! cria Arty en pointant du doigt Miri, qui esquissa un sourire.
- Parfaitement, répondit Miri, et c'était si j'étais toi j'irais me changer. Au moins avec cette odeur tu n'iras vouloir séduire aucune femme.

Sa dernière phrase arracha un rire au Togruta. Elle en sourit. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas fait rire quelqu'un... Miri savait sa langue acérée, surtout envers ceux qu'elle n'appréciait pas spécialement : en l'occurrence, Arty. De plus, c'était sa petite vengeance, et pas seulement envers lui, mais envers toutes les personnes de son genre, qui humiliaient et étaient responsables de tellement de malheurs dans la galaxie... Peut-être que le Chagrien payait pour quelque chose dont il n'était pas entièrement responsable, mais son attitude était si typique d'un certain genre de personnes que Miri ne pouvait s'empêcher d'avoir naturellement de l'antipathie pour lui.

- Je vais aller me changer , je reviens, grommela t-il, de mauvaise humeur. Quand à toi le Togruta t'as pas intérêt à rire si tu veux pas avaler tes lekkus.

Il fut gratifié d'un regard ahuri de la part de l'Arkanienne, tandis qu'Ukel cessait brusquement de rire, sous la menace qu'il paraissait parfaitement capable de mettre à exécution.

- Qui a recruté ce gars-là ? demanda t elle a la volée.
- Oh c'est cette charmante kiffar repondit-il sèchement en quittant la pièce
- Ne te gêne pas pour rire, fit Miri à l'intention d'Ukel, il ne touchera pas à tes lekkus.

Elle fut remerciée d'un regard reconnaissant de la part du Togruta.
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Messagepar Darth Eluar » Ven 18 Aoû 2017 - 19:49   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Quand Ukel passa la porte de la cantina, il ruminait. Son vieil ordinateur de bord l’avait lâché et l’avait envoyé sur Malastare au lieu de Mastaria. Il avait passé un temps fou à réparer son vaisseau sur la planète des Dugs. Le scientifique avait même dû entamer le fût de carburant de rechange qu’il conservait sur la place arrière.

Le Togruta balaya la pièce des yeux. Ce n’était pas le genre d’établissement qu’il avait l’habitude de fréquenter. Les clients étaient tous plus saouls les uns que les autres et certains se bagarraient à moitié.

Ukel remarqua alors une Kiffar qui le fixait du regard. Sans savoir pourquoi, il comprit qu’il s’agissait de l’assistante dont lui avait parlé son mystérieux interlocuteur et se dirigea vers elle avec un regard interrogateur.

« Ukel Anto, je présume, interrogea celle-ci.
- C’est moi, opina-t-il. Et vous êtes… ?
- Appelez-moi Lenya, esquiva-t-elle. Je travaille pour la personne qui vous a recruté, ajouta-t-elle en lui faisant signe de lui emboîter le pas. Si vous voulez bien me suivre…
- Ah, enfin un semblant d’identité. » soupira Ukel en obtempérant.

La Kiffar le conduisit jusqu’à une arrière-boutique qui était déjà occupée par trois individus. Le scientifique les détailla rapidement du regard. Un Chagrien et une Humaine se regardaient en chiens de faïence, tandis qu’un Jenet à la mine peu amicale se tenait à l’écart. La Kiffar rebroussa chemin sans mot dire et le laissa avec ces trois hôtes.

« Coucou, toi, s’exclama chaleureusement le Chagrien.
- Bonjour, je suis le professeur Ukel Anto, salua le Togruta d’un ton officiel dont il se rendit compte trop tard qu’il tranchait beaucoup trop avec sa tenue.
- Tu veux un bâton de la mort ? proposa son interlocuteur l’air le plus sérieux du monde. Je vends des bâtons de la mort. »

Ukel se sentit soudain très mal à l’aise. Il n’avait pas été prévenu que son emploi consistait à travailler avec ce genre d’individus.

- Bonjour, Ukel, intervint au même moment la voix calme et douce de l’Humaine. Je suis Miri Kosvar, ancienne assassin.
- Euh, non merci, refusa le Togruta à l’intention du Chagrien avant de se pétrifier quand l’Humaine termina sa phrase. Euh, bonjour, mademoiselle, bredouilla-t-il.
- Je rigolais, Ukel, s’éleva la voix grasse du Chagrien. J’espère qu’on va bien s’entendre tous les deux. Je m’appelle Arty, dealer et ex-taulard ! »

Ukel se sentit pâlir. Dans quel genre de traquenard avait-il mis les pieds ? La seule pensée qui l’empêcha de prendre ses jambes à son cou fut le souvenir qu’il n’aurait eu nulle part où aller.

« Ça a pas l’air d’aller, s’exclama Arty. Tu veux un brandy corellien ? Parce que là, petit gars, t’as bien mauvaise mine ! »

Le scientifique resta pétrifié quelques instants. Il chercha une échappatoire, espérant que le secours lui viendrait du Jenet. Celui-ci vola effectivement à sa rescousse, mais pas de la manière à laquelle Ukel se serait attendu.

« Ah, t’es un dealer, toi, s’étonna son sauveur. Enfile t’en cinq en même temps et on verra si t’en as dans le bide ! »

Réagissant contre le bon sens le plus élémentaire – mais un dealer d’épices agissait de toute manière contre le bon sens le plus élémentaire – le Chagrien releva le défi. Après deux minutes d’hystérie au cours desquelles Ukel s’éloigna soigneusement de lui, il s’affaissa, rendit son dernier repas – ou même visiblement ses quatre derniers repas – et perdit connaissance.

L’Humaine – quel était son nom ? Ah oui : Miri – allongea le Chagrien par-dessus son vomi et le laissa évanoui tandis que le Togruta s’éloignait avec dégoût. Il prit la décision de se tenir éloigné de ce Chagrien qui le répugnait au plus haut point.

Très peu de temps après, la Kiffar revint dans la salle accompagnée d’un jeune Humain. Le regard d’Ukel fut immédiatement attiré par le sabre laser qui brillait à la ceinture de celui-ci. Un Jedi ? Le Togruta n’en avait jamais rencontré. Il se souvenait des contes que lui racontait sa mère quand il était petit, à propos de cette Jedi qui affrontait mille dangers : une conspiration galactique, un monde inconnu où la technologie était proscrite, ou un Sith perverti par de puissants artefacts d’antan.

Le conte qui le terrifiait le plus était celui qui impliquait un Pantorien, une Mirialan et un fantôme. Sa mère le lui avait raconté plusieurs fois et il se souvenait que la fin de cette histoire l’avait toujours fait pleurer.

Il fut sorti de sa rêverie par le Jenet qui s’écria :

« Lenya, il y a encore combien de bras cassés que tu ramènes ici ? »

Ukel tourna la tête. Etait-il visé par cette remarque ?

« L’équipe n’est pas encore au complet, répliqua simplement la Kiffar, avant de repartir pour attendre d’autres arrivants.
- Bonjour, la semaine se passe bien ? » interrogea l’Humain.

Drôle de manière de saluer, pour un Jedi. Ukel resta à l’écart et observa.

« Salut, fit Miri en s'appuyant contre le mur. Comment t'appelles-tu ? »

Sans laisser le temps au nouvel arrivant de répondre, le si sympathique Jenet intervint à nouveau.

« Ah... C'est le cas de la dire, ironisa-t-il en pointant l’Humain du doigt, celui-là à bel et bien un bras cassé ! Ouh un sabre laser ... Les Jedi s'ennuient sur Coruscant ? »

Le Togruta se pencha en avant, très intéressé par la réponse qui allait être faite à cette question. Si c’était un Jedi, peut-être Ukel pourrait-il en apprendre plus sur la Force grâce à lui. Cependant, le nouvel arrivant ne parut pas apprécier cette remarque, semblant prendre le mot Jedi comme une insulte.

« Je m'appelle Cardan, déclara-t-il non sans une once d’agressivité, et si je m'ennuie, j'irai tuer celui qui me traite de Jedi.
- Tu es Sith alors... réfléchit le Jenet. J'en avais jamais vu ... Ils font pas si peur en fait …
- Non je ne suis pas Sith d'ailleurs qui es-tu toi ? s’énerva le dénommé Cardan.
- Moi ? Un Jenet qui ne deviendra pas ton ami... Tu peux retourner couper du saucisson avec ton épée laser maintenant.
- Du saucisson ? ironisa l’Humain-avec-un-sabre-laser-qui-n’était-ni-Jedi-ni-Sith. Ne te rabaisse pas ainsi. »

L’Humaine qui s’était appuyée sur le mur leva les yeux devant ce duel verbal et soupira :

« J'adore l'ambiance ici...d'abord un gros dragueur, puis un Jenet asocial...pour finir sur un Forceux... »

Ukel déduisit que le « gros dragueur » devait probablement être le Chagrien qui se trouvait lamentablement allongé sur son vomi et le Togruta se fit sa petite idée sur ce qui s’était passé dans la cantina avant son arrivée.

« Ben écoute l'assassin, s’énerva le Jenet, faut sortir un peu de chez toi et voir des gens variés plus souvent si t'en a pas l'habitude... Cardan, toi, tu vas te taire... La viande de Jenet est pas bonne de toute façon. »

Le scientifique se tint à l’écart, espérant éviter de se retrouver mêlé à tout cela mais ses espoirs furent vite réduits à néant par l’Humain.

« Qui es-tu toi ? fit Cardan en désignant le Togruta.
- Je suis le professeur Ukel Anto, répondit calmement le Togruta afin de calmer le jeu. Et vous ?
- Cardan Eslo, enchanté.
- Enchanté, salua Ukel.
- Et il est professeur en quoi celui-là ? interrogea le Jenet.
- De biologie, monsieur... ? »

Le Jenet ne se présenta pas et ironisa :

« Tu travailles sur l'anatomie des danseuses Twi'lek ? J'aurai dû me reconvertir... »

C’était l’occasion de faire un trait d’humour pour calmer définitivement le jeu et Ukel ne se fit pas prier pour la saisir.

« Ça m'est arrivé. » sourit le Togruta en retrouvant confiance.

Le Jenet esquissa aussi un sourire et le scientifique pensa avoir réussi à apaiser les esprits quand la voix de l’assassin se fit entendre.

« Dites-moi, la seule chose qui intéresse les hommes c'est les femmes ? intervint-elle.
- Non. Il y a bien plus important que de faire le joli cœur, répondit le junkie avec un ton indéfinissable.
- Et toi ? fit Miri en se tournant vers Ukel. Qu'en penses-tu ? »

Ukel se sentit trembler et essaya de se contrôler. Elle semblait ne pas avoir apprécié son humour, et la dernière chose dont il avait envie était d’énerver un assassin.

« Il en a jamais touché une, commenta toujours aussi chaleureusement le Jenet. Pourquoi tu lui demandes ça ?
- Je... bredouilla-t-il. Je pense qu'il y a d'autres choses dans la vie, mais qu'un peu d'humour ne fait pas de mal, expliqua-t-il en tentant de maîtriser sa peur.
- Tu as peur, observa Miri avec un sourire bienveillant. De moi ?
- C'est que... expliqua-t-il. Je n'ai jamais rencontré un assassin...
- Ah, effectivement, je peux comprendre, répondit-elle avec compassion. Si ça peut te rassurer, je n'en suis plus une depuis quatre ans, donc...et je suis une personne tout à fait normale.
- Je... Je vois. » se détendit légèrement le Togruta.

Elle semblait bienveillante. Le scientifique se maudit de l’avoir jugée en lui collant une étiquette. Il s’était promis depuis longtemps de ne jamais faire cela.

« Tu es assassin ? intervint alors Cardan avec curiosité.
- Je l'étais, répéta Miri. Mais ce n'était pas vraiment de mon initiative... enfin, pourquoi je raconte ça ? s’interrompit-elle. Je ne te connais pas.
- C'est sûr tu ne me connais pas, d'ailleurs peu de monde me connait, soupira l’Humain.
- J'imagine que c'est le propre de tous ceux qui sont ici...à part le professeur Anto, ajouta-t-elle en tapotant l’épaule d’Ukel. Ne t'en fais pas pour les holo-journaux, ce sont des imbéciles. D'ici peu ils trouveront une autre cible. »

Ukel sentit deux sentiments contraires le traverser. D'une part, il était reconnaissant envers l'Humaine pour ces quelques mots de réconfort et lui fit un signe de tête avec gratitude. D'autre part, il fut pétrifié de découvrir que son histoire avait dépassé Corellia. Les gens le reconnaîtraient-ils partout dans la galaxie ?

« On est tous des cas désespérés ici... intervint le Jenet. Pourquoi on devrait être connus... Ah oui je me souviens maintenant. Ukel Anto ! Le savant fou ! » s’esclaffa-t-il.

Le Togruta se renfrogna à ces deux derniers mots. Savant fou... Ces deux mots étaient pour lui la pire des humiliations. Oh non, il n'allait pas aimer ce Jenet…

Miri se tourna vers le Jenet et le regarda avec dédain :

« Tu ne sais faire que cela ? Dédaigner les autres ?
- C'est ma spécialité ma p'tite dame. » répliqua son interlocuteur, nullement impressionné.

Quelqu'un qui le défendait ? Qui était la dernière personne qui l'avait défendu ? Ukel voulut réfléchir mais plonger dans ses souvenirs était trop douloureux pour lui. Il abandonna. L’Humaine remarqua alors son air surpris et l’interrogea :

« Tu...as l'air surpris. Pourquoi ?
- J'ai... expliqua-t-il. J'ai pris l'habitude d'être un paria. J'ai oublié qu'il pouvait y avoir des gens qui défendent les autres.
- Ce n'est pas dans mes habitudes, de faire l'ange gardien, répliqua-t-elle. Mais tu sembles sympathique, alors...il se peut que je fasse une exception pour le professeur Ukel Anto.
- M... Merci, bredouilla-t-il.
- Mais beaucoup de personnes en défendent d'autres... intervint alors le Jenet. Jusqu'au jour où ça ne leur ai plus utile. Puis ils trahissent ceux auxquels ils avaient prêté serment. »

Ukel se retourna vers celui-ci. Il y avait un tremblement évident dans sa voix, un tremblement qui indiquait qu’il était touché par ce qu’il disait. En se concentrant pour rassembler ses maigres pouvoirs dans la Force, le Togruta ressentit la tristesse désabusée qui habitait le Jenet.

« Eh bien... Il me semble que nous sommes plusieurs à nous être faits trahir, commenta Miri avec le même tremblement dans la voix et la même tristesse dans la Force.
- Et je n'en vois qu'un seul qui en a tiré une leçon... répliqua le Jenet. Moi !
- Crois-moi, quatre ans de cavale, ça apprend, fit Miri avec une amertume à peine dissimulée. Mais je ne parlerai pas de ça. Je n'ai pas confiance en un...type qui méprise tout ce qu'il croise. »

Sur ces paroles, Ukel relativisa ce qu’il avait vécu personnellement. Il lui semblait que ses deux interlocuteurs avaient bien plus souffert que lui.

« Mais je ne veux pas que tu aies plus confiance en moi que je n'ai confiance en tous ceux présent dans cette salle, s’énerva le Jenet en reprenant son ton dédaigneux.
- Moi je ne me suis jamais fait trahir, intervint Cardan. D’ailleurs, je ne vois pas l'intérêt de trahir Ukel. »
L’intérêt de me trahir, pensa le scientifique. Ce n’est pourtant pas difficile à imaginer.
« Il y en avait un, quand j'étais riche, soupira-t-il. Maintenant que je n'ai plus un sou, effectivement, il n'y a plus rien à gagner à mes dépens. »

Le Jenet quitta alors l’arrière-salle pour retourner dans le bar, ce qui soulagea beaucoup le Togruta. L’atmosphère était beaucoup plus légère sans cette présence dédaigneuse.

« Bien ! Avant que cette salle ne se transforme en une réunion des Trahis Non Anonymes, sourit Miri, probablement de manière forcée, on pourrait peut-être changer de sujet ?
- Pourquoi es-tu venu ? demanda Cardan à Ukel.
- Parce qu'on m'a recruté, soupira tristement le scientifique, et que je n'avais aucune autre option en dehors de mourir de faim dans la rue. »

Personne n’eut le temps de répondre avant qu’une Arkanienne ne fasse son entrée dans la pièce. Tout comme l’Humaine et le Chagrien, celle-ci devait sensiblement avoir le même âge qu’Ukel.

« Bonjour, la salua l’Humaine. Je suis Miri Kosvar.
- Bienvenue, l'accueillit à son tour Ukel sans le ton officiel avec lequel il s'était présenté à son arrivée. Je suis le professeur Ukel Anto.
- Bonjour, répondit l'Arkanienne. Ukel Anto ? Le scientifique ruiné ? »

Cela ne se terminerait donc jamais ? Et dire qu’il avait cru que les titres sur lui des holo-journaux se limitaient à Corellia… Ces gratte-poodoo n’avaient-ils pas une guerre à couvrir, au lieu de s’attaquer aux honnêtes gens victimes de la vie ? Avec un peu de chance, les gens qu’il rencontrait arrêteraient un jour de le juger par les informations stupides qu’ils avaient. Il bredouilla :

« Euh... Oui…
- J'ai vu votre tête à l'Holonet. C'est quoi votre boulot ici ? Je croyais qu'on devait arrêter une guerre, lança-t-elle, sarcastique. »

Un silence gêné s’installa. Tous les protagonistes de la scène semblaient penser, comme Ukel, qu’ils n’étaient aucunement de taille à stopper une guerre.

« Comment t'appelles-tu ? reprit Miri pour casser ce silence.
- Anya, finit-elle par répondre. J'imagine qu'on a tous été recrutés pour la même chose ?
- Arrêter la guerre, oui, fit Miri. Pourtant... ajouta-t-elle en dirigeant son regard vers le Chagrien toujours allongé, on ne peut pas dire que tout le monde est...enfin, tu vois ce que je veux dire. »

C’est cet instant que choisit justement Arty pour se réveiller.

« Euh qu'est ce qui m'est arrivé ? bredouilla-t-il. Pourquoi je suis recouvert de vomi ?
- Qu'est-ce qui lui est arrivé ? répéta Anya en fixant le Chagrien.
- Il a eu envie de piquer un petit somme après avoir joué au gros dur, fit la jeune femme d'un air négligent et amusé à la fois.
- Je suis sûr que c'est cette sale humaine qui m'a fait ça ! cria Arty en pointant du doigt Miri, qui esquissa un sourire.
- Parfaitement, répondit Miri, et c'était si j'étais toi j'irais me changer. Au moins avec cette odeur tu n'iras vouloir séduire aucune femme. »

Un petit rire échappa à Ukel. Décidément, il regrettait presque de ne pas avoir pu assister à la scène qui s’était déroulée avant son arrivée. Il s’imaginait le Chagrien comme ayant tenté les tactiques de drague les plus ridicules et les plus lourdes des pires holo-films.

« Je vais aller me changer, je reviens, grommela Arty, de mauvaise humeur. Quant à toi, le Togruta, t'as pas intérêt à rire si tu veux pas avaler tes lekkus. »

Ukel cessa brusquement de rire. Ce Chagrien semblait tout à fait à même de mettre en application sa menace.

« Qui a recruté ce gars-là ? interrogea l’Arkanienne avec un regard ahuri.
- Oh c'est cette charmante Kiffar, répondit sèchement l’intéressé en quittant la pièce.
- Ne te gêne pas pour rire, fit alors Miri à l'intention Ukel, il ne touchera pas à tes lekkus. »

Le Togruta gratifia l’Humaine d’un regard reconnaissant.
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Messagepar LL-8 » Lun 21 Aoû 2017 - 12:51   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Anya Opsoo

Anya jeta un coup d’œil à la devanture de la Cantina devant laquelle elle se tenait. Elle avait laissé son vaisseau au spatioport le plus proche. Trouver son chemin dans les rues en ruines de Mastaria avait été plus compliqué que prévu, mais elle était finalement arrivée à destination.

Elle observa plus en détail la façade. C’était un petit bâtiment coincé entre deux blocs plus imposants. La jeune femme retint un soupir de dégoût. Elle n’aimait pas ce genre d’établissement, mais c’est là que son mystérieux recruteur lui avait donné rendez-vous. Elle repoussa ses cheveux blancs en arrière, et pénétra dans le bâtiment.

La première chose qu’Anya remarqua fut le peu de clients qui occupaient les tables du bar. La plupart des recruteurs qu’elle avait rencontré avaient tenu à se noyer dans la foule pour masquer leurs actions. Un rendez-vous dans une salle aussi vide allait attirer l’attention. Suspicieuse, la jeune femme chercha des yeux un semblant d’équipe mais ne vit personne qui aurait pu correspondre à ce critère. Elle n’était pas particulièrement à l’heure, et elle songea un instant à quitter la Cantina. Peut-être s’était-elle trompée d’endroit ? Tellement de choses la préoccupaient en ce moment, une erreur d’inattention était probable.

Elle se décida finalement à patienter un peu. Elle allait se diriger vers le comptoir lorsqu’une voix féminine l’interrompit.
- Anya Opsoo ?

La jeune femme se retourna et découvrit une Kiffar à quelques mètres d’elle. Anya la détailla. Ce n’était pas son recruteur, il n’y avait pas de doutes là-dessus. Quant à sa propre réputation de chasseuse de prime, elle ne dépassait les limites des Mondes du Noyau. Comment pouvait-elle donc la connaître ?
- Je travaille pour celui qui vous a recruté, murmura la Kiffar en se rapprochant. Si vous voulez bien me suivre, je vous présenterai à l’équipe.

Anya jaugea son interlocutrice en gardant une main posée sur le blaster accroché à sa ceinture. Sans mot dire, elle acquiesça et suivit la Kiffar. Celle-ci l’entraîna dans l’arrière-boutique de la Cantina, où une demi-douzaine de personnes étaient déjà rassemblées. Anya les étudia rapidement un à un. Elle remarqua d’abord un jeune humain d’une vingtaine d’années, dont le sabre laser pendait à la ceinture. Sith ou Jedi ? La réponse lui importait peu. L’arme qu’elle-même transportait appartenait à un groupe qui avait cessé d’exister depuis longtemps. Formant un petit groupe, un Togruta et un Jenet un peu plus âgés ainsi qu’une fille aux cheveux sombres semblaient discuter entre eux. Dans un coin de la pièce, un Chagrien était allongé dans une sorte de liquide qu’Anya se força à ne pas qualifier. Tout ceci n’avait rien d’une équipe professionnelle.

- Bonjour, la salua l’humaine. Je suis Miri Kosvar.
- Bienvenue, l’accueillit le Togruta sur un ton amical. Je suis le professeur Ukel Anto.
- Bonjour, répondit Anya – mais elle ne se présenta pas pour autant.

La facilité avec laquelle ils se présentaient la déconcertaient. Elle n’accordait pas sa confiance aussi rapidement d’ordinaire, et elle préféra garder son nom pour elle. L’humaine et le Togruta lui semblaient sympathiques. Elle eut soudain un flash en s’attardant sur le fameux Ukel.
- Ukel Anto ? Le scientifique ruiné ?
- Euh… Oui, bredouilla-t-il.

Anya croisa les bras. Elle savait qu’elle l’avait déjà vu quelque part. Qu’il soit présent la rendait perplexe.
- J’ai vu votre tête sur l’Holonet, expliqua-t-elle. C’est quoi votre boulot ici ? Je croyais qu’on devait arrêter une guerre, ajouta-t-elle sarcastique.
Le Togruta ne répondit pas et un silence gênant s’installa.
- Comment t’appelles-tu ? Insista l’humaine.

Anya la détailla de haut en bas. Elle semblait la personne la plus sensée ici, et la seule à lui adresser vraiment la parole.
- Anya, finit-elle par dire. J’imagine qu’on a tous été recrutés pour la même chose ?
- Arrêter la guerre, oui, fit Miri. Pourtant, ajouta-t-elle en regardant de biais le Chagrien toujours assoupi, on ne peut pas dire que tout le monde est… enfin, tu vois ce que je veux dire.

Ce fut le moment que le Chagrien choisit pour se relever, tout bredouillant, les yeux tirés et les vêtements couverts d’une substance odorante.
- Euhh, qu’est-ce qui m’est arrivé ? Bredouilla-t-il. Pourquoi je suis recouvert de vomi ?
- Qu’est-ce que qui lui est arrivé ? Demanda Anya en fixant l’alien.
- Il a eu envie de piquer un petit somme après avoir joué au gros dur, expliqua Miri.

Anya détailla le Chagrien. Celui-ci s’était mis debout et pointait un regard accusateur vers la jeune humaine. Il avait l’air fou de rage.
- Je suis sûre que c’est cette sale humaine qui m’a fait ça ! Cria-t-il.
- Parfaitement, répondit cette dernière, et si j’étais toi, j’irais me changer. Au moins, avec cette odeur, tu n’iras vouloir séduire aucune femme.

La réplique provoqua un petit rire chez le Togruta. Anya en déduisit qu’ils étaient là depuis un moment. Ils avaient eu le temps de faire connaissance. Elle se demanda quelles pouvaient bien être les compétences du Chagrien.
- Je vais aller me changer, je reviens, marmonna-t-il. Quant à toi, le Togruta, t’as pas intérêt à rire si tu veux pas avaler tes lekkus.

Anya le fixa d’un air incrédule. Mais d’où sortait cet énergumène ?
- Qui a recruté ce gars-là ? Demanda-t-elle.
- Oh, c’est cette charmante Kiffar, répondit le Chagrien en quittant la pièce.
- Et te gêne pas pour rire, fit Miri au scientifique. Il ne touchera pas à tes lekkus.

Anya porta une main à son visage et secoua la tête de dépit.. Dans quelle galère s’était-elle embarquée ?
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Messagepar Lynne » Mer 23 Aoû 2017 - 18:49   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Si Lenya n'avait pas eu autant confiance en son patron, elle aurait sûrement abandonné l'affaire. Parmi eux, combien paraissaient aptes à sauver une guerre ? Deux, trois, grand maximum ? Et les autres...tous des bras cassés, des junkies, des individus en marge de la société. Était-ce pour cela qu'il les avait choisis, des personnes facilement sacrifiables, qui ne manqueraient pas à la galaxie ? Elle détourna ses pensées des questionnements sur l'utilité de cette équipe et pénétra dans la pièce où ils étaient à présent tous réunis, tous autant qu'ils étaient.

Elle prit un bref instant pour contempler le groupe qui se tenait devant elle, et soupira intérieurement. Ils ne paraissaient pas du tout avoir le sens de la discipline, ni celui de la cordialité par dessus le marché, si elle se fiait à l'ambiance qu'elle avait entrevue dés qu'ils avaient commencé à se rencontrer. Dans un premier temps, ils ne la remarquèrent même pas, jusqu'à ce qu'elle se racle la gorge d'une façon assez peu naturelle mais très sonore. Aussitôt, ils cessèrent de parler et dirigèrent leur regard vers la Kiffar qui venait de les interrompre.

- Bien, fit-elle. Je vois que je n'ai pas à faire les présentations.
- En effet, non, grommela le Jenet, un dénommé Sorvairs.
- C'est parfait, alors je peux commencer à vous expliquer concrètement ce pour quoi vous avez été recrutés, débuta t-elle, avant d'être grossièrement interrompue par un humain, Cardan.
- Ha ben c'est pas trop tôt ! s'exclama ce dernier. Je commençais à me demander si vous nous aviez faits venir ici pour discuter.

Pitoyables...tout simplement pitoyables...à ce moment précis, ce mot était la seule chose qui venait à l'esprit de Lenya. De nouveau, elle s'interrogea sur la jugeote de son patron de confier à ces personnes la responsabilité d'arrêter une guerre planétaire. À part l'assassin et la chasseuse de primes, qui paraissaient d'ailleurs s'entendre comme Jawas en foire, et peut-être le Chagrien – bien que le voir allongé dans une mare de vomi lors d'un de ses éphémères passages avait considérablement réduit l'estime qu'elle aurait pu avoir pour lui – ainsi que l'ado Miraluka et le Tobor, Erreip Gy, ils n'avaient nullement l'apparence d'une bande de combattants d'élite déterminés à arrêter une guerre. La seule chose à laquelle ils ressemblaient encore moins, c'était des héros.

- En effet, si vous voulez discutailler c'est par ici – elle montra la porte qui menait à la cantina – mais dans ce cas adieu la récompense. Maintenant, taisez-vous et laissez-moi en placer une.

Silence. Au moins avait-elle réussi à les faire taire, c'était déjà un bon début. Elle croisa les bras et recommença. Elle leur fit d'abord une brève leçon d'histoire sur les origines du conflit sur Mastaria, sa nature et la situation actuelle. Ce petit exposé dura environ dix minutes, temps durant lequel l'attention de certains était plus que fluctuante, mais elle ne fit aucun commentaire. Même Fi Kchabec, le seul qui connaisse tout cela, eut la présence d'esprit d'écouter, contrairement à une certaine personne qu'elle ne nommerait pas...

Après la leçon d'histoire, elle sortit un holocarte de Mastaria et la mit au centre en leur indiquant les territoires contrôlées par les Défenseurs de la Mère et celles contrôlées par les Bourreaux de Ranol. En prononçant ce dernier nom, l'hostilité dans sa voix était si perceptible que même la personne la moins entraînée à sentir les émotions aurait pu la remarquer. Sur la carte se trouvaient également indiquées les mines

- Voilà, à présent vous êtes informés sur la situation.
- Et quelles actions allons-nous entreprendre, exactement ? interrogea Miri, l'ancienne assassin.
- Tout d'abord, essayer d'instaurer un cessez-le-feu de la plus grande durée que nous pourrions obtenir, afin que vous puissiez évoluer dans les rues en plus grande sécurité, sans vous prendre un tir perdu – elle loucha discrètement vers Ukel Anto, ainsi que bien sûr, nous puissions contribuer à limiter les affrontements et donc les victimes. Puis, nous ferons en sorte de stopper les approvisionnement en armes des deux camps, pour empêcher matériellement la guerre. Nous les réduirons au chômage technique en quelque sorte.

Cette dernière remarque arracha un sourire à certains membres de l'équipe, amusés par ce trait d'humour.

- Vous avez deux jours pour vous préparer, explorer la ville et...faire connaissance. Si vous voulez des détails sur la situation, demandez à Fi Kchabec – elle le désigna d'un signe de tête – il est natif de cette planète il saura bien vous expliquer. Si vous sortez dans la rue, soyez prudents, une rixe peut éclater à tout moment, la planète est une véritable poudrière. Quant à ce qui concerne le logement...le propriétaire de la cantina est un ami de la cause, il a accepté de vous héberger gratuitement dans le sous-sol de la cantina. Le seul problème...

Elle prit un air ennuyé de circonstance.

- ...c'est que ce n'est qu'il n'y a qu'une pièce. Vous devrez par conséquent être colocataires pour un temps indéfini. Bien sûr, si cela vous gêne trop, vous pouvez essayer de loger ailleurs, mais en temps de guerre il est difficile de trouver une chambre à un prix abordable... Je vous conseille donc d'accepter.

L'expression de certains membres de l'équipe était mémorable, mais la Kiffar garda son sérieux. Heureusement qu'elle logeait séparément !
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Messagepar Darth Eluar » Lun 28 Aoû 2017 - 12:36   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Ukel Anto

La luminosité extérieure terminait de disparaître de la cantina. C’était la fin de cette première journée sur Mastaria. A l’extérieur, les bruits de combat ne se taisaient pas, des coups de feu continuaient de retentir à intervalles réguliers, faisant sursauter Ukel à chaque reprise. Le Togruta tremblait comme une feuille en pensant qu’ils devraient se jeter dans cette fosse aux nexus que représentait cette planète.

Tous les membres de l’équipe étaient, à des degrés différents certes, des combattants, tous sauf lui. Même le jeune adolescent savait mieux se battre que le scientifique. Mais ce n’était pas un adolescent ordinaire. Quand celui-ci avait passé la porte de l’arrière-boutique de la cantina, Ukel l’avait détaillé rapidement. Il ne lui avait fallu qu’un dixième de seconde standard pour l’identifier comme un Miraluka. Un Miraluka ! Cette espèce originaire de Katarr était presque éteinte, depuis la destruction de leur monde d’origine par Dark Nihilus deux millénaires plus tôt.

Il était hautement improbable d’en rencontrer un représentant. C’était une opportunité unique, d’autant que les Miralukas, aveugles de naissance, se dirigeaient à l’aide de la Force, à laquelle ils avaient tous une sensibilité naturelle. Après le porteur de sabre laser, un Miraluka… Au final, cette aventure aiderait peut-être Ukel à en apprendre plus sur la Force. Il avait voulu parler au jeune adolescent, mais celui-ci n’était pas bavard. Tout ce que le scientifique avait pu tirer de lui était son prénom, Nas… Il tenterait de renouer le dialogue une autre fois.

Après le briefing de la Kiffar, Ukel avait dialogué avec l’Humaine, Miri. Ce qui était sorti de cette discussion était que, définitivement, le Togruta avait été stupide de la juger en la rangeant dans une case « assassin ». Elle était bien plus que cela et semblait plutôt bienveillante. Miri avait refusé de parler de son passé, répétant seulement qu’être devenue assassin n’était pas son choix.

Poliment, Ukel avait choisi de ne pas insister et l’Humaine lui avait demandé de lui parler de ses recherches, lui posant quelques questions et achevant ainsi de le mettre en confiance. Bien sûr, le Togruta n’était pas stupide, il voyait bien qu’elle se forçait à discuter, pour le rassurer, mais il était touché de cette attention.

Il commençait à se faire tard et les membres de l’équipe se dirigèrent vers le dortoir. Le dortoir ! Ils étaient obligés de dormir tous ensemble ! Dès que la Kiffar avait expliqué cela, Ukel avait demandé s’il ne pouvait pas plutôt aller dormir dans son vaisseau. Après tout, il en avait pris l’habitude maintenant.

Lenya l’en avait dissuadé en lui rappelant que les combats de rue faisaient rage. Le scientifique avait déjà été contraint de sprinter quatre fois à l’aller, et la nuit tombante l’aurait mis encore plus en danger.

Ainsi, le Togruta avait dû se résoudre à dormir avec les autres. Cela permettrait peut-être de nouer des liens, après tout. Même Fi Kchabec, le natif de Mastaria, qui pouvait très bien dormir dans son garage, avait décidé de rester parmi le groupe pour faire connaissance.

Ukel avait dialogué un peu avec ce dernier. Celui-ci était plus âgé que le Togruta de quelques années. Il lui avait appris un peu plus sur Mastaria et sur la guerre qui faisait rage. Grâce à lui, le scientifique avait mieux compris les tenants et les aboutissants de ce conflit. Le scientifique ne cessait de jeter des regards inquiets vers Arty, qui l’avait menacé un peu plus tôt de lui faire avaler ses lekkus. Heureusement, Miri lui avait promis de le protéger du Chagrien, et le Togruta lui en était très reconnaissant.

Le sous-sol de la cantina comportait un dortoir à huit lits, exactement le nombre de membres que comptait le groupe. Les lits étaient eux-mêmes disposés en deux rangées de quatre.

Puisqu’il fallait bien en choisir un, le scientifique se dirigea vers l’avant-dernier lit de la rangée de gauche, et grimaça en voyant Sorvairs, le Jenet qui l’avait humilié, s’installer sur le lit suivant. Heureusement, Miri s’installa de l’autre côté d’Ukel. Enfin, L’Arkanienne, Anya, compléta la rangée en venant s’asseoir sur la couchette près de la porte.

Ce fut le Miraluka qui décida d’occuper le lit en face d’Ukel. Le lit à la gauche de Nas, du point de vue du Togruta, fut pris par Fi, tandis que Cardan, le porteur de sabre laser, prit celui à la droite de l’adolescent. Enfin, Arty s’installa en face d’Anya. Tant mieux, il serait loin du scientifique !

Certains se changèrent en profitant des toilettes, mais Ukel ne possédait qu’une seule tenue, qui commençait à empester sévèrement, mais il n’avait pas d’autre choix que de la conserver.

S’étirant de tout son long, Miri avertit tous les yeux masculins de la pièce.

« Le premier qui me regarde en train de dormir, menaça-t-elle, risque fortement de se retrouver avec une dague sur la gorge. Sur ce, bonne nuit. »

Par excès d’orgueil, probablement, le porteur de sabre laser, qui s’était installé en face d’elle, la défia d’un air nonchalant.

"Bah, moi, je fais ce que veux, déclara Cardan. Si j'ai envie de te regarder dormir je le fais."

Miri se rapprocha alors de lui, exhibant ses deux dagues à sa ceinture.

« A tes risques et périls… le menaça-t-elle.
- Si tu crois que j’ai peur de toi… » soupira-t-il.

Cardan tenta de lui décocher un léger coup de poing dans le ventre pour montrer sa supériorité mais, plus vive, l’Humaine le bloqua en attrapant son poignet.

Apeuré, Ukel plongea derrière sa couchette et surveilla la suite du combat du regard. Surpris par la réaction de l’ancienne assassin, le porteur de sabre laser tenta de décocher un autre coup plus violent de son membre mécanique, mais Miri se baissa et esquiva l’attaque facilement.

Elle infligea ensuite une clé de bras à son assaillant, le forçant à se retourner et lui projeta le visage sur la couchette. Le bras dans le dos et le visage sur son matelas, Cardan dut bien s’avouer vaincu alors que l’Humaine se baissait pour lui murmurer à l’oreille :

« Ne me sous-estime plus jamais, ou ça pourrait te coûter cher… »

Sur ces paroles, elle relâcha son emprise sur le porteur de sabre laser et retourna à sa couchette.

« D’autres volontaires ? interrogea-t-elle en balayant la pièce du regard. Parfait, ajouta-t-elle avant de découvrir la position dans laquelle le Togruta avait assisté au combat. Tu peux sortir de derrière ta couchette, Ukel… » sourit-elle.

Le scientifique obtempéra, tremblant comme une feuille. Il se recoucha comme tous le firent, à l’exception d’Anya qui resta assise sur sa couchette, comme si elle prenait un tour de garde. Mais qu’y avait-il à craindre ? N’étaient-ils pas en sécurité ici ? Non ?

La pénombre se fit dans la pièce et Ukel se rendit compte que le Miraluka n’était pas allongé non plus et le fixait de son regard sans yeux, ce qui fit frissonner le scientifique. Ce dernier s’appliqua alors à regarder le plafond, pour éviter que sa vue ne dévie vers Miri et que celle-ci n’applique sa menace.

Cependant, après quelques minutes, comme un enfant à qui l’on interdit de toucher l’eau bouillante et qui le fait quand même, sa tête finit par se tourner lentement vers la droite. Miri lui tournait le dos. Il n’eut même pas le temps de la détailler un peu plus avant que la voix de l’Humaine ne s’élève :

« Ukel, je te vois. »

Elle l’avait vu ! Il allait mourir !

Il tourna vivement la tête de l’autre côté, pour trouver le regard du Jenet.

« Tu ne me regardes pas non plus ! » menaça ce dernier.

Terrifié, le Togruta plongea la tête sous ses couvertures et ne l’en ressortit pas.

« Voulez-vous bien la fermer et dormir ? » tonna la voix de Fi.

Personne ne trouva rien à y redire et le silence s’installa. Ukel ne parvint pas à trouver le sommeil et, après de longues minutes, un bruit de mouvement confirmé par l’écholocation que lui procuraient ses montrals lui fit sortir la tête de ses draps. C’était Arty qui se levait.
Oh non ! Il devait venir pour lui, pour mettre en application sa menace ! Le Togruta faillit appeler Miri à l’aide mais se rendit ensuite compte que le Chagrien se dirigeait de l’autre côté, vers la porte du dortoir.

« Où vas-tu ? demanda suspicieusement Anya qui montait toujours la garde en tendant un bras inquisiteur pour l’arrêter.
- Pisser ! soupira nonchalamment Arty en se dégageant. Je vois que la confiance règne… »

Il quitta la salle. Devant cette démonstration de méfiance, Ukel entendit Miri murmurer à l’Arkanienne :

« Pourquoi te tiens-tu autant sur tes gardes ?
- J’ai appris à ne faire confiance à personne, souffla presque à contrecœur son interlocutrice après un temps d’hésitation.
- Je sais ce que ça fait, soupira l’Humaine avec compréhension. Je connais la trahison, ajouta-t-elle quand Anya tourna ses yeux blancs vers elle avec curiosité, la trahison qui vient de là où l’on s’y attend le moins… »

Elle se coupa brutalement, comme lorsque l’on réalise qu’on raconte quelque chose à une personne qui n’était pas supposée le savoir, et s’enfonça plus profondément sous ses couvertures.

Ukel guetta le retour d’Arty, qui intervint rapidement. Le Chagrien se glissa à nouveau sous ses draps et ne montra aucune agressivité à l’égard d’Ukel… Et s’il attendait que Miri s’endorme pour passer à l’attaque ?

Le Togruta peina à chasser ses anxiétés, et se rendit finalement compte qu’il avait plus peur de l’équipe que de la mission. Presque aucune de ses pensées n’était tournée vers cette dernière, c’était dire à quel point il ne se sentait pas à sa place. Pourtant, il n’avait pas le choix, car il n’avait nulle part ailleurs où aller. Et, après tout, certains membres de l’équipe semblaient tout à fait raisonnables.
Miri l’avait mis en confiance, Fi se comportait comme un grand frère envers tous les membres du groupe, et Anya, s’il lui avait peu parlé car cette dernière semblait peu bavarde, lui inspirait tout de même un certain respect.

Il y avait peut-être un espoir pour que cette équipe finisse par trouver une certaine cohésion après tout…

Après de longues heures, après s’être tourné et retourné des centaines de fois dans son lit, le scientifique finit enfin par trouver le sommeil. Qui savait de quoi le lendemain serait fait ?
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Messagepar tauntaunRider » Lun 28 Aoû 2017 - 17:56   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

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Messagepar darkCedric » Jeu 31 Aoû 2017 - 13:10   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

- Nous arrivons, mon seigneur.
La navette volait très haut dans le ciel, hors de portée de l'artillerie. Depuis la fenêtre, Narrac pouvait apercevoir en contrebas la cité de Paraken. Autrefois florissante, la ville n'était plus qu'un champ de ruines que les habitants avaient surnommés Dolkannen, la Décharge en Mastarien. Le jawa regrettait déjà Cato Neimoidia, mais il devait s'occuper de cette affaire lui-même.
La navette se posa et Narrac dévala la rampe. Le palais royal se situant dans la partie de la ville sous le contrôle des Bourreaux de Ranol, les Défenseurs de la Mère avaient établi leur QG dans l'ancien ministère des Finances. Le bâtiment, comme cette partie de la ville, était toujours intact, bien qu'une pellicule noirâtre se soit déposée sur les murs.
Les Défenseurs de la Mère étaient dirigés par un conseil de treize personnes, la plupart d'anciens ministres, préfets ou officiers sous le règne de Ranol XX, dit Le Déchu. Seul Narrac ne venait pas de Mastaria. Il avait mis du temps à tisser sa toile, mais finalement la plupart des dirigeants étaient tombés sous son emprise et il avait fini par siéger parmi eux. Seul quatre lui étaient encore opposés, mais ils se gardaient bien de de faire trop de faire trop de remous, sachant fort bien ce qui leur arriverait s'ils tentaient quelque chose.
Trois membres des Treize l'attendaient devant la navette. Il y avait Ejan Nilomu et Aariod Harasi, deux humains, et Denaerys Neyragrat, une twi'lek albinos, chose très rare parmi son espèce.
Le premier avait été ministre des Finances, le deuxième gouverneur de la région sud de Paraken, maintenant sous le contrôle des Bourreaux. Quant à la troisième, elle n'était pas originaire de Mastaria, mais elle avait servi Narrac durant des années. Il l'avait nommé comme sa remplaçante parmi les treize lorsqu'il n'était pas sur Mastaria, c'est à dire la plupart du temps.
- Seigneur Narrac, c'est un plaisir de vous revoir sur Mastaria s'inclina Ejan.
- Un plaisir partagé, mon ami.
- Je suis ravie de vous revoir, mon seigneur, dit Neyragrat. Si vous voulez bien nous suivre. Le conseil n'attendait que votre arrivée pour commencer.
Il les suivit vers le bâtiment, Xysh sur les talons, aussi silencieux qu'une ombre.
- Que s'est-il passé durant mon absence Denaerys ?
- Le général Xzasze Kix a été enlevé, mon seigneur.
Le nouvelle prit Narrac par surprise, avant de le remplir de ravissement. Parmi ses opposants, le falleen était de loin le plus farouche. Une vraie aubaine que cet enlèvement.
- Qui l'a enlevé ?
- Des bandits des bas-fonds, lui apprit Harasi. Ils comptent le vendre aux bourreaux.
Parfait, parfait. Je leur enverrais bien mes remerciements pour m'avoir débarrassé de cette petite épine là.
Quant au fait qu'ils veuillent le vendre aux bourreaux, c'était un cadeau supplémentaire qu'ils lui faisaient là. De toute façon, je doute que même les amis de Kix au conseil aient consenti à payer cette rançon ; négocier avec des criminels est à l'encontre de tous leurs principes.
Par contre, il était probable que ses opposants parmi les treize tentent de monter une mission pour libérer leur camarade. Ce sera un jeu d'enfant que de déjouer ça...
Ils arrivèrent devant la salle du conseil, dont la lourde porte était gardée par deux gardes.
- Je vous attends ici, maitre, fit la twi'lek albinos en inclinant la tête.
La pièce était spacieuse. De riches tapisseries dorées en garnissaient les murs, rendant ainsi parfaitement visible les nombreux gardes à l'armure grise. Une longue table rectangulaire trônait au milieu., une rangée de six chaises à gauche et à droite, et une en bout de table. Les neufs membres du conseil déjà présents autour de la table se levèrent.
- Seigneur Narrac.
- Mes amis, quel plaisir de vous revoir ! dit-il en s'avançant vers sa chaise au bout de la table, tandis que Nilomu et Harasi s'asseyaient à leur place.
Il se hissa sur sa chaise, son garde du corps Kaleesh se plaçant derrière lui, son fusil blaster bien en évidence. 
- N'y a-t-il donc rien à boire ? demanda-t-il. Je déteste parler avec la bouche sèche.
Un serviteur apparut rapidement avec une bouteille de vin et une coupe. Tandis qu'il lui en versait, le général Seldo Rodada, un dug et l'un des opposant de Narrac prit la parole :
- Le général Kix a été enlevé.
- Je sais déjà cela général, dit-il en congédiant le serviteur avant de porter la coupe à ses lèvres. La question est : comment cela a-t-il pu se produire ?
- Une embuscade, alors que le général se promenait en ville il y a deux jours, lui apprit un autre conseiller. Nous avons trouvé ses trois gardes du corps sur les lieux, morts. Mais il n'y avait plus aucune trace du général. Ce n'est que six heures après que nous avons reçu un message de ces kidnappeurs, les mankas déchiqueteurs, se vantant de son rapt et nous annonçant qu'ils allaient le vendre aux bourreaux.
- De la racaille des bas-fonds, cracha le dug. Nous ne pouvons pas laisser cela impuni ! La nouvelle de son enlèvement c'est déjà répandue. Elle nous fait paraître faible. Je propose d'envoyer une équipe d'intervention pour le libérer, et montrer à ces bandits qu'on ne s'en prend pas au Défenseurs de la Mère !
Plusieurs membres hochèrent la tête, les trois opposants à Narrac bien entendu, mais aussi plusieurs de ceux sous sa coupe. Tellement prévisible.
- Je crains malheureusement que le temps que notre équipe sur place, le général Kix ne soit déjà entre les mains des bourreaux, dit Narrac d'un ton navré.
Il jeta un coup d'oeil au siège vide à sa gauche.
- De plus, le général voudrait-il vraiment que nous usions des hommes pour le retrouver ? Non, il préférait que nous restions concentré sur notre véritable ennemi, celui qui a plongé cette planète dans le chaos. C'est en détruisant les Bourreaux que nous vengerons tout ceux qui sont morts ou qui vont encore mourir dans cette guerre !
Il vit les autres membres acquiescer. Même le dug hocha la tête. C'est trop facile.
- Gloire aux Ranol ! lança le jawa en levant son verre.
- Gloire aux Ranol ! Gloire aux Ranol !

La séance prit bientôt fin. Les conseillers se levèrent avant de se déverser hors de la salle. Narrac suivit la vague. La twi'lek blanche l'attendait toujours à la sortie.
- Allons dans mes appartements, lui dit Narrac, nous avons des choses à discuter.
Ses appartements constituaient en une modeste suite aux murs blancs, contenant une salle de bain, une cuisine, une salle à manger et une chambre/bureau. Mais ce n'était pas pour leur taille que le jawa les avait choisi, mais pour l'insonorité des murs. Ici, il pouvait discuter de sujet délicat sans craindre d'être entendu par des oreilles indiscrètes.
- Denaerys, quand est-il de nos ventes d'armes ? lui demanda-t-il lorsqu'il fut assis à son bureau, une coupe pleine à la main.
Il n'avait pas lu les données avant son départ de Cato Neimoidia, afin de s'informer une fois sur place.
- Le mois dernier, nous avons vendu aux Défenseurs 420 missiles, 2000 fusils blasters, 800 blasters à poing et 200 lances roquettes.
- Et pour les bourreaux ?
- Ils ont acheté 600 missiles, 1000 fusils blasters, 900 blasters à poing et 50 lances roquettes.
Depuis qu'il s'était ingérer dans les affaires de Mastaria, Narrac vendait des armes aux deux camps, le fait de jouer sur les deux tableaux rapportant beaucoup plus. Toutefois, il vendait aux bourreaux par l'intermédiaire d'hommes de confiance. En effet, si les Défenseurs étaient mis au courant de son petit manège, toute l'influence qu'il avait acquise parmi eux fondrait comme neige au soleil. Et la faction loyaliste s'était révélé beaucoup trop essentiel dans ses plans pour qu'il laisse son contrôle sur elle lui échapper.
- Parfait. Tu m'as bien servie pendant mon absence Denaerys.
- Ce n'est rien maitre, fit-elle avec un petit sourire en s'inclinant.
Le jawa avala une gorgée de vin.
- Quand est-il de notre mystérieuse équipe ?
- Un de nos agents dans un bar a pu identifier d'autres membres en plus des trois que nous connaissions.
La twi'lek alluma l'holo-projecteur incorporé dans le bureau. Une image bleutée apparut. On pouvait y voir une jeune femme dans la trentaine, accoudé au comptoir du bar. Un chagrien était à côté d'elle et lui parlait, ce qui n'avait pas l'air de plaire à son interlocutrice, qui affichait une mine irritée. Il ne connaissait pas le dragueur, mais l'humaine ne lui était pas inconnue.
- Miri Kosvar, fit-il. Qui est le chagrien ? Un membre de l'équipe ?
- Oui, il s'appelle Arty Demedo, trafiquant de bâton de la mort, il a été incarcéré pendant dix ans.
Sur l'hologramme, le chagrien venait de tourner les talons, l'air passablement vexé. L'humaine resta un moment immobile, avant de se tourner dans sa direction. Elle le rattrapa, se planta devant lui, et lui colla un poing magistral en pleine poire.
Narrac ne pu se contenir et explosa de rire. Denaerys faisait le maximum pour garder son sérieux, malgré le fait qu'elle avait l'air sur le point de se tordre de rire.
- Beau crochet du droit, commenta Xysh.
Lorsqu'il eut retrouver son sérieux, Narrac se laissa tomber contre son dossier.
- Les imbéciles ! S'ils s'entendent tous aussi bien, ils n'auront pas besoin de moi pour les tuer !
Voilà ce qui se passait quand on mettait des gens aussi différents et imprévisibles dans une même équipe : le mélange était explosif !
- Et les autres membres ?
- Les voici, monseigneur, dit-elle en appuyant sur l'holo-projecteur.
L'image fit un bond en avant. Le fameux Arty avait la main posé sur son blaster, prêt à dégainer. L'humaine, elle, se tenait sur le qui-vive. Au milieu des deux était maintenant présent un Jenet à l'allure narquoise.
- Voici Sorvairs Kzel. Il a plusieurs fois collaboré avec des pirates et des contrebandiers. C'est également un grand amateur de bâtons de la mort, il a déjà été incarcéré plusieurs fois dans des établissements psychiatriques.
Le Jenet formait une belle paire avec le chagrien : le dealer et le client ! Comment ce mystérieux recruteur pensait-il pouvoir mettre fin à cette guerre avec des cas pareils ?
Une kiffar sortit de l'ombre. Une discussion sembla avoir lieux entre les quatre protagonistes. Malheureusement, l'hologramme ne disposait pas de son. Les trois membres de l'équipe suivirent la kiffar dans ce qui semblait être l'arrière-boutique ; l'hologramme ne les suivit pas, au grand dam du jawa.
Il vit bientôt arriver un autre membre qu'il connaissait déjà, le fameux savant fou. Le togruta jetait des coups d'œil inquiets autour de lui. La kiffar surgit de nouveau et le togruta disparut dans les profondeurs du bar.
Un autre membre arriva presque aussitôt. Un jeune humain aux cheveux rouges, vêtu d'une simple tunique. Le regard de Narrac fut attiré par un objet qu'il portait à sa ceinture. Est-ce que c'est un... Non, c'est impossible !
Il recula d'un coup, son doigt blanchâtre pointé vers l'hologramme.
- Un sabre laser ! s'écria-t-il.
Il était au courant que les sith se cachaient derrière les bourreaux de Ranol. Etaient-ils liés à cette équipe ? Ou bien ce jeune homme était-il un jedi ?
- Il s'appelle Cardan Eslo. Il est le fils d'une jedi et d'un sith, mais ne fait partie d'aucun ordre. Nous n'avons aucune autre information sur lui.
Narrac sentit son coeur ralentir. Il ne s'agissait que d'un utilisateur de la Force égaré, ni un jedi ni un sith. Il faudra tout de même faire attention, un utilisateur de la force est dangereux, qu'il soit membre d'un ordre ou non.
La nouvelle arrivante était Anya Opsoo, la chasseuse de primes arkanienne. Celle-ci vint s'accouder juste à côte de l'agent. Elle tourna la tête vers lui et, sans le savoir, dévisagea Narrac dans les yeux. Le jawa fixa ses yeux blancs laiteux avant que celle-ci ne tourne la tête. Il n'avait aucun soucis à se faire à propos d'elle. Son agent était déjà arrivé sur Mandalore, et Narrac n'avait qu'un mot à lui dire pour qu'il tue l'oncle de la jeune femme. Celle-ci y était beaucoup attachée, il ferait un moyen de pression parfait. Enfin, alors qu'elle semblait sur le point de quitter la cantina, la kiffar vint à sa rencontre et la chasseuse de primes la suivit à son tour. Bientôt tu m'appartiendras, petite arkaninne. Très bientôt...
Les deux derniers arrivants furent un homme proche de la quarantaine à la peau foncé et au visage dur, accompagné d'un jeune garçon aux orbites vides, qui utilisait un bâton pour se déplacer.
- Le plus vieux s'appelle Fi Kchabec, il est originaire de Mastaria, et y a toujours vécu. Quant au jeune garçon, il vient de Froz et se nomme Na'stekpa'Iwiri. Le jeune humain ne devrait pas poser trop de problème. Mais pourquoi ce recruteur aurait-il choisi un aveugle ?
- Qui est cette Kiffar ? demanda Narrac alors que celle-ci emmenait les deux derniers arrivants.
- Nous n'avons pas réussi à avoir une seule information sur elle, mon seigneur. Elle ne travaille pas dans ce bar en tout cas.
- Serait-il possible que se soit-elle, ce mystérieux recruteur ? demanda Xysh, jusqu'alors silencieux.
Narrac réfléchit. Il lui semblait pourtant que l'hologramme et la voix, bien que brouillés, était celle d'un homme. Ou alors, il s'agissait peut-être là d'une ruse pour cacher son identité. Si c'est le cas, elle est très forte, et très maligne. Je sens que nous allons bien nous amuser...
- Je ne sais pas Xysh. Peut-être. Mais je doute que ce recruteur ai fait le voyage jusqu'ici. Je pense plutôt que cette kiffar est sa messager, sa femme de confiance. Enfin, nous le découvriront bien assez tôt. C'est tout Denaerys ?
- Oui, monseigneur, dit-elle en éteignant l'hologramme.
Le jawa se laissa tomber contre le dossier. Il était fatigué d'un coup. Était-ce le voyage qui faisait ça, ou bien l'atmosphère nauséabonde de la planète ? Ou peut-être était-ce le vin...
- Vous êtes fatigué monseigneur, fit remarquer la twi'lek blanche
Elle avait décidément un don pour lire ses pensées.
- Est-ce que vous avez envie de vous détendre ? demanda-t-elle avec un sourire en faisant jouer ses hanches.
- Pas ce soir, répondit-il en lui caressant le bas des reins. Un autre jour, demain peut-être.
- Comme vous voudrez, maitre, s'inclina-t-elle.
Et elle sortit.
Narrac saisit sa coupe et la vide d'un trait. L'image de la kiffar restait imprimé dans sa tête, tout comme celle des membres de son équipe.
Qui êtes-vous mes petits ? Et surtout qu'allez vous faire ?
Modifié en dernier par darkCedric le Mer 13 Fév 2019 - 16:53, modifié 3 fois.
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Messagepar Le66èmeOrdre » Jeu 31 Aoû 2017 - 14:33   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Sorvairs Kzel

Le soleil de Mastaria n'était sûrement pas encore levé lorsque Sorvairs avait émergé de son maigre sommeil quelques heures plus tôt. En effet, la nuit fut courte pour le Jenet. Lui qui avait pris pour habitude de vivre en Defel solitaire avait eu un mal incroyable à ignorer les ronflement de l'un, les crises d'angoisses de l'autre ou encore la somniloquie du Chagrien. Quand ses yeux se rouvrirent il rechigna d'un grondement en apercevant tous ses compagnons dormir à point fermé – seule Anya, l'Arkanienne aux cheveux platine, semblait n'avoir pas fermée l’œil de la nuit toujours assise, immobile, sur le bas de son lit. Sorvairs avait passé sa tête marquée par la fatigue entre ses mains en repensant au pénible trajet qu'il avait parcouru pour venir jusqu'ici. Le jour où il fera le chemin inverse il sera riche et libre, libre de tout ceux qui le pourchassait, ceux dont il se cachait continuellement.

TOC TOC TOC !!! Alors qu'un silence pesant régnait dans la pièce depuis un bon moment, le bruit sourd que la Kiffar effectuait en frappant à la porte en métal en réveilla plus d'un.

TOC TOC TOC !!! Le bruit se faisait plus fort. Maintenant le dortoir au complet se ravivait et le bruit fut accompagné d'instructions :  « Réveillez-vous et habillez-vous, je veux voire toute l'équipe présente dans l'arrière salle dans cinq minutes ! »

Les cinq minutes étaient passées, beaucoup se dépêchaient encore d'enfiler une manche de leur veste ou de resserer leur ceinture. Ils s'étaient chacun – à leur façon – salués ; tous sauf Sorvairs qui, assis dans son coin, s'en moquait de savoir si ''madame ou monsieur allait bien'' car la seule chose dont il se souciait était qu'un membre de l'équipe soit mort étouffé pendant la nuit - chose qui pourrait compromettre la mission.

Lenya entra dans la salle en souriant poliment puis prit rapidement un ton solennel :  «  Bonjour à toutes et à tous. »
Elle n'attendit pas de réponses et enchaîna.
« Aujourd'hui est un jour important pour vous comme pour moi : votre mission pour la paix sur Mastaria débute maintenant et j'espère que ça sera une date majeure pour l'Histoire de cette planète. »
La Kiffar fit une pause.
«  Trêve de pensées utopiques, nous n'avons pas beaucoup de temps alors passons au vif du sujet... Suite aux dégats engendrés par la guerre, nombreuses furent les zones ravagées, les bâtiment réduits en poussière. Ces lieux avaient servi de champs de bataille où ont été menées les premiers assauts contre la dynastie des Ranol au tout début de la guerre. Faute de manœuvrabilité mais aussi d'intérêt stratégique, les deux factions ont laissé à l'abandon ces ruines. Des criminels ont saisi l'occasion d'occuper ce terrain à un moment propice du conflit : le moment où les Bourreaux eurent besoin de mercenaire et où les Défenseurs de la Mère furent à cours de Gaz Tibanna. Vente de mercenaires, de gaz , d'informations ou d'esclaves, ces malfrats se sont vites enrichis et répandus en transformant un larges réseau d'usines désaffectés souterraines en raffinerie à Tibanna. »
L'oratrice balaya la salle de l’œil pour voir si son escouade suivait son explication.
« Récemment, lors d'une ballade en ville, le Général des Armées Recomposées des Défenseurs a été enlevé et son unité de garde rapprochée abattue. D'après nos sources c'est un clan appartenant à ces trafiquants qui le détiennent dans le but de le revendre aux Bourreaux de Ranol. Le nom du Général Falleen est  Xzasze Kix et ses geôliers se font appeler les ''Mankas Déchiqueteurs'', votre mission : délivrer cet homme pour gagner la confiance des Défenseurs. Une fois acquise, elle sera essentielle pour la suite de notre plan. 
- Et quelle est la suite de ce plan ? » Interrogea Anya Opsoo. Suite à cette question un silence glacial se fit ressentir dans la pièce. La Kiffar avait le regard plongé dans les yeux blancs de l'Arkanienne, comme prise au dépourvu. Elle finit par répondre : « Chacunes des étapes du plan sera dévoilé en temps voulu, soyez patiente. »

Cette phrase fit sourire Sorvairs. Cela était-il fait pour qu'ils ne puissent pas dévoiler les agissements futures du mystérieux recruteur en cas de trahison – ce qui était plein de bon sens du point de vue du junkie ? Ou bien était-ce fait pour cacher de sombres intentions à ses interlocuteurs ?

Lenya reprit la parole pour donner ses dernières instructions : «  Vous disposerez de trois grenades thermiques ainsi que votre matériel personnel, tâchez d'en faire bon usage. Il y a un speeder qui vous attends non loin de la cantina, ne traînez pas. »

Tous se levèrent, Sorvairs aperçus Ukel à sa droite, tremblotant comme une feuille.
-Lenya, dit-il. Lui il part pas avec nous... il flippe trop.
-Ukel restera ici avec moi, il brouillera le signal radio aux antennes de nos ennemis.
Le scientifique, toujours nerveux, effectua un sourire reconaissant au Jenet.
-J'fais pas ça pour toi mais pour la mission p'tit gars...

****************************************************************************************************************************************
Le speeder où l'équipe s'assit comportait trois rangée de trois sièges et une place pour le conducteur qui devait les amener à destination. C'était un Artiodac, son crâne pointu surmonté d'un couvre-chef troué, ses bras musclées, sa peau brunâtre, son naseau protubérant ainsi que ses deux orbites renfoncés n'inspiraient pas confiance à Sorvairs. Mais après tout, à qui faisait-il confiance ?

Ce fut après que le capot cramoisi se mit à cracher des nuages de fumées noires que les propulseurs à ion firent avancer la machine, d'abord par accouds, puis a vitesse constante sur la route déchiquetée.

Sans grande surprise, Sorvairs constata que des affinités entres les autres se créaient,
''mieux eux que lui''. Miri et Anya étaient toutes deux assises à l'avant ; Cardan, Nas et Fi sur la rangé du milieu puis... Arty et lui, seuls à l'arrière, séparés par un siège.

Sorvairs engagea la discussion, il n'en avait pas l'habitude, surtout en face un imbécil heureux comme Arty, mais il le faisait pour lui-même.
-Tu vends des bâtons de la mort c'est ça ? demanda-t-il discrètement au Chagrien. Ce dernier se décala subitement vers le Jenet qui n'appréciait pas un tel rapprochement.
-Ouais c'est ça... tu veux de mes bâtons de la mort ?
-Nan c'était pour prévenir la police...
Arty se recula légèrement, pris de surprise et d'incompréhension en entendant son compagnon qui fini par le rassurer.
-C'était une blague.
-Ah... tu veux que je te fasse un prix d'ami ?
-Juste un prix réduit, ça me conviendra parfaitement.

Alors que le dealer Chagrien continuait à lui parler – de filles principalement-, Sorvairs tourna la tête pour éviter de devoir supporter sa lourdeur plus longtemps. Devant lui s'exposa un bien triste spectacle, comme dans ces holo-tableaux des grands artistes du Noyau qui disaient dénoncer la souffrance, le drame et la famine dans leur monde d'origine de la Bordure Extérieur à travers leurs œuvres. Celles-ci ne devaient sûrement pas parler de Mastaria, cette planète avais bien trop peu d'intérêt pour un Républicains.

Une explosion d'une force surpuissante retentis au loin, ou peut être était-ce un coup de feu, un canon... Le peu de personnes vivantes dans les débris se mirent à crier ou à courir, manquant de se faire renverser par le speeder ou essayant de trouver un abris. Cet événement fut taire les discussions des coéquipiers de Sorvairs qui regardèrent alors eux aussi le désastre autour d'eux.

Des enfants pleuraient. Leurs parents, quand ils ne pleuraient pas avec eux, essayaient de fouiller sous les gravats dans l'espérance de trouver quelque chose qu'ils pourraient revendre pour gagner de quoi survivre. Le Jenet était presque pris d'empathie, presque, car il savait que l'on ne pouvait rien faire face à l’inégalité de la vie... il le pensait sincèrement et ne croyais pas un seul instant qu'il puisse un jour stopper une guerre.

Il levait un peu la tête. Ce qui restait des bâtiments n'était plus que des tas de pierres et de métaux, les quelques maisons encore debout avaient eu le toit démolie par un obus ou risquaient de s'effondrer. Plus loin des immeuble abandonnés montait encore parfois jusqu'au ciel, les fenêtres brisées, un côté affaissé... seul la poussière abondait encore dans cet endroit de misère.

Sorvairs avait son cœur dans le même état : il était détruit, détruit par la vie. Il le savait au fond de lui mais avait refusé de le montrer, à tel point qu'il avait fini par se le renier à lui même.

Installé devant lui, Nas brisa le silence :
-Beaucoup de ruine ?
-Oui... Beaucoup . Répondit amèrement Cardan
-Un jour, assura Fi. Tout sera rebâtit. Plus beau et plus grand que ça ne l'a jamais été... j'en suis certain.

****************************************************************************************************************************************
Le speeder s'arrêta net. Après que le chauffeur se soit exprimé, en effectuant de grand geste, dans un dialecte indescriptible il expédia la troupe en entière de son véhicule et fit demi-tour sur le champs. Miri s'exclama « Sympathique ! » Sorvairs balaya cette remarque d'un geste de la main. « Tant qu'il ne d'mande pas de pourboire »

Soudainement, le comlink que Lenya avait remit à Fi Kchabec sonna dans la main de celui-ci. « Vous entrez dans une zone interdite, en plein territoire des Mankas Déchiqueteurs. Nos senseurs n'indiquent pas d'ennemis près de votre position... à la surface tout du moins. Une entrée secrète qui mène vers le quartier NGK9 de l'usine de raffinement se situe à environ dix mètres de vous, à trente-six degrés vers la gauche du pôle Sud. Ukel et moi vous assisterons dans votre descente puis vous guiderons vers les cellules. Vous risquez de rencontrer de la résistance alors restez sur vos gardes et essayer de ne pas y rester... s'il vous plaît. »
L'entrée vers les souterrains était étroite et Sorvairs remarqua qu'il faudra qu'il se jette dans dans cette galerie qui semblait les diriger tout droit en Enfer. Les martèlement frénétiques et les claquements des presses hydrauliques qui se faisaient entendre ne calmaient pas son esprit.

Miri pris le comlink. « Nous ferons tout pour en ressortir, chef. »
Modifié en dernier par Le66èmeOrdre le Jeu 17 Mai 2018 - 17:02, modifié 2 fois.
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Messagepar anakine31 » Dim 10 Sep 2017 - 20:30   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Na'stekpa'Iwiri


Être aveugle ça avait beau avoir beaucoup de désavantages, certaines choses pouvaient parfois jouer en sa faveur. Comme dormir en marchant par exemple. Nas n'avait pas dormi de la nuit. L'enfant qu'il venait de rencontrer était mort devant lui sans qu'il n'y fasse rien. Il était très reconnaissant à ce "Fi" de l'avoir "sauvé", même s'il aurait préféré qu'il tue le Dévaronien, plutôt que de lui faire peur. Chacun se mit en rang derrière le contrebandier. Natif de Mastaria, il connaissait mieux la planète que quiconque ici. Nas se plaça derrière lui. Son bâton rangé, il posa une main sur l'épaule de Fi. Des bruits de pas féminins arrivèrent derrière lui, sûrement pour protester, mais une forte odeur d'épice vint la remplacer.
-J'me place derrière Fi, ok ? entendit-il quelqu'un lui parler dans son dos.

Mais trop tard. Nas commençait déjà à piquer du nez. Personne ne le remarqua, heureusement. Néanmoins, il restait conscient de ce qui se passait.
-Si tenir l'épaule d'un mec te tient tant à cœur, tu prendras la mienne. Maintenant fais ce que je te dit: vas derrière, ne me fait pas la misère et fais gaffe ou tu marches, s'impatienta le junkie.

Nas se retourna, très lentement. Et doucement, posa ses pieds sur le Jenet. Et il le poussa. Incapable de se rattraper, car Nas clouait ses pieds au sol, il tomba lourdement sur le dos. Il entendit un rire féminin, venant d'un peu plus loin devant lui.
-J'imagine que tu as eu ta réponse, Sorvairs.

Nas tourna la tête, intrigué. Il n'avait pas encore eu le temps de faire connaissance avec le groupe. Il savait juste qu'ils étaient huit. Apparemment, celui qu'il venait de faire tomber, s'appelait Sorvairs. Et il avait rencontré un certain "Uklato" à la cantina avant qu'ils n'aient pu se coucher. Il lui avait posé quelques questions, et avait parlé tellement vite, qu'il ne se rappelait plus de quoi. Il avait réussi à faire taire sa discussion en tournant lentement la tête vers lui, pour que ses orbites dévisagent la tête de son interlocuteur. Il avait prit peur et avait comprit de suite que Nas n'était clairement pas une personne bavarde.
-Je m'appelle Anya, reprit la voix.

Il entendit Sorvair se relever, cracher par terre et s'avancer vers lui. Mais une personne le retint.
-Ça suffit. Ça a assez duré, entendit-il prononcer par une autre femme.

Elle se tourna ensuite vers lui:
-Gamin. Nas. Je n'ai aucune idée de comment, et pourquoi on t'a recruté. Mais désormais, quand je dirai un ordre, tu obéiras. Et voici le premier: tu iras au centre de la file et lor-
-Non.

Elle relâcha Sorvairs, et s'avança vers Nas:
-Je suis ici le seul membre de l'équipe, avec Anya à avoir été formée pour ce genre de mission. Alors si tu cr-

Elle s'arrêta brusquement. Ses yeux probablement écarquillés. Le bout d'une lame touchant sa gorge. Elle ne l'avait pas vu se saisir de son bâton derrière son dos, ni même pu prévenir le coup avant qu'il ne soit porté. Elle remarqua que la position du jeune humain était... parfaite. En condition réelle, elle serait sûrement morte. Une fine douleur lui revint dans son dos, souvenir d'une dure leçon amère.
Une personne brisa le silence:
-Hé hé, bien joué petit.

Nas reconnut la voix de Cardan. Il ne cilla pas d'une seconde. Restant concentré sur elle.
-L'affaire est donc entendue, Miri, derrière lui.

Nas désactiva sa lame, et replaça son bâton dans son dos. Il entendit la dénommée Miri se placer derrière lui, mais quelqu'un d'autre l'en empêcha.
-Désolé princesse. Mais là, ce sera moi par contre.

Sorvairs se plaça donc derrière Nas. Puis vint Miri, Cardan, un autre gars et Anya, qui fermait la marche. Nas remit sa main sur l'épaule de Fi, recommença à dormir, et ils s'enfoncèrent dans les sousterrains.



Fi tenait dans sa main une lampe. L'équipe continuait d'avancer dans les interminables couloirs sombres et secs de l'usine de raffinement de gaz Tibana. Empruntant quelques escaliers, permettant de descendre plus profondément sous terre, ou pour remonter afin d'échapper à une sécurité. A certains moments, on entendait Ukel donnant des indications quant à la route à prendre. Lui et la jeune fille surveillaient grâce à un ancien plan leur avancée dans les sousterrains, et vérifiaient qu'il n'y ait pas d'Holocaméra pour éviter de les faire repérer. Nas tenait Fi par l'épaule, lui permettant de marcher sans son bâton. Il recopiait sa façon d'avancer pour ne pas le gêner, sentant les différents tics de son corps. Les pulsations, qui prévenait si Fi allait tourner ou s'arrêter. L'esprit de Nas était comme fondu avec le corps du contrebandier. Tel un robot programmé pour prévenir et répéter les mouvements des espèces. Cela permit donc à Nas de dormir, ne se fiant qu'à Fi. Le bruit de la station de raffinement lui parvenait comme un son qui répétait sa mélodie encore et encore. Et plus ils continuaient à avancer, plus le bruit devenait fort. Fi avait commencé à expliquer que Nas était un Miraluka, une espèce presque disparue. Et dont leur capacité d'être aveugle leur permettait de voir dans la Force. Mais il se tut, voyant que personne n'avait envie de parler. L'odeur du gaz montait de plus en plus au nez.

Depuis presque une heure, ils suivaient Fi, qui écoutait les indications d'Ukel. Tandis qu'Anya, qui fermait la marche, surveillait derrière eux. La tension du silence était brisée par le rythme régulier du bruit de la station, ainsi que par les bruits de pas qu'ils faisaient sur le sol jonché de poussière, de quelques gravats et de cailloux. L'odeur du gaz Tibana commençait à devenir de plus en plus insupportable. Nas décida d'oublier cette sensation en respirant à la fois par la bouche et par le nez. Mais d'autres, dont l'odeur commençait à leur monter à la tête, titubaient presque derrière lui, et tentaient de respirer à travers un vêtement pour ne pas s'évanouir.
-Le couloir prend à gauche devant toi. Normalement, tu devrais arriver à une intersection un tout petit peu plus loin, prévint Ukel.

Et après avoir tourné à gauche, l'équipe s'arrêta.
-Bon et après ? On prend quel chemin ? demanda Fi.
-Il faut que vous attendiez. Lenya et moi sommes en train d'analyser chaque chemin, pour prendre le plus sûr, et qui donne un accès facile aux cellules. Reposez-vous un peu en attendant.

Tout le monde s'assit alors sur une des différentes caisses abandonnées, à l'exception de Miri et d'Anya.
-C'est une mauvaise idée de rester ici, dit Miri.

Anya acquiesça:
-Si un groupe vient d'un des côtés, on sera fichus. On ne pourra pas fuir, car on ne connaît pas cet endroit. Mieux vaut rester en mouvement, et continuer d'avancer.

Miri prit le comlink:
-Vous en aurez pour combien de temps ? C'est dangereux de s'arrêter.
-Il nous faut encore un peu plus de temps, le temps d'analyser chaque chemin, et le temps de brouiller les caméras. Ukel dit qu'il lui reste un peu plus de sept minutes.
-On est assez proche des cellules, là ? demanda le type que Nas ne connaissait pas.
-Vous n'êtes plus très loin, mais continuez de rester vigilants, le renseigna Lenya.

Il souffla, et revint s’asseoir à côté de Nas, sur une des caisses abandonnées. Et tout le monde attendit. Arty ouvrit la bouche pour parler un peu au gamin. Mais juste avant qu'il ne produise le moindre son, Nas se leva de la caisse et se dirigea vers l'un des couloirs. Il entendit Sorvairs et Cardan ricaner, il venait de voir Arty se prendre un sacré vent. Arty, gêné, ferma aussitôt la bouche.
-Très drôle. Vraiment. T'es un type sympa, toi gamin, dit Arty d'un ton sarcastique.

Et il se tourna vers les deux autres:
-Arrêtez de rire, vous deux ! grogna Arty.

Nas se plaça devant le couloir de droite, et y resta un moment. Puis il se retourna, et alla voir celui à gauche. Même chose, puis il se retourna et vint voir le couloir du centre. Et il recommençait, allant de l'un à l'autre, et inversement. L'équipe - Fi, Anya, Miri, Cardan, Arty et Sorvairs - le regardèrent marcher, tournant la tête au rythme de ses allers et retours. Ils le virent revenir à droite, partir vers l'allée en face d'eux, puis revenir à droite, partir à gauche, revenir en arrière vers le centre. S'arrêter, repartir, changer de direction. Et au bout d'un moment, il revint sur le couloir de droite, se retourna et dit:
-Ici.

Personne ne réagit. Tout le monde continuait à fixer Nas, comme si c'était surnaturel qu'il puisse encore parler. Et tout le monde commença à tourner la tête, voir si quelqu'un comprenait où il voulait en venir.
-Euh... Quoi ?
-Bruits, odeurs. Plus forte par là, répondit Nas.

Puis chacun se dévisagea de nouveau. Comment un aveugle pouvait-il savoir ça, alors que même avec des engins performants, il fallait du temps ?
-Attendons d'abord qu'Ukel nous dise où aller, dit Miri.

Tout le monde pensait la même chose. "Il n'en savait rien, et avait juste balancé cet argument au hasard".
Une voix se mit à grésiller dans le comlink:
-... .. .. y est ? ..us m'ent...dez ?
-On a du mal à te joindre Ukel.
-Là c'est bon ? Vous me recevez nickel ?
-Ça y est, la c'est ok.
-Bon, il faut prendre le chemin en face de vous. Il permettra de pénétrer dans un bâtiment, en face du QG, donc à côté des cellules. Il faudra prendre un autre escalier qui descend. Je brouille les caméras du couloir, prévenez-moi quand vous serez en face.
-Merci, on compte sur toi, dit Anya.
-B.. bonne chance.

Elle éteignit le comlink:
-Bon en route.

Tout le monde se leva pour se diriger vers le chemin choisit par Ukel. Sauf Nas. Qui était resté sur son choix.
-Je me demande vraiment à quoi tu sers en fait, demanda Arty d'un ton narquois.

Tandis qu'il se remettait dans la file, Miri se retourna:
-Nas ! On attend plus que toi là !

Mais Nas ne bougea pas.
-Hé. Ça arrive à tout le monde de se tromper, lui dit Fi. Mais là, tu es en mission avec nous, tu n'es pas ici pour lancer des arguments au hasard. On est ici pour accomplir ce que l'on nous a demandé de faire, c'est une mission sérieuse. Notre décision est unanime, on va ici.

Nas prit en considération certaines choses qu'il venait de dire. Inutile de leur faire perdre plus de temps qu'ils n'en perdaient déjà. Il prévint juste:
-Bouché, avec un geste du doigt dans la direction du chemin. L'air passe pas.

Il pointa du doigt derrière lui, vers l'autre chemin:
-Accès direct.
-Nous verrons, trancha simplement Anya.

Nas se mit derrière cette fois-ci, juste devant elle. Et ils reprirent la marche, cette fois Nas avait sorti son bâton, et marchait un peu plus loin derrière Cardan, pour éviter de le déranger. Tout le monde était convaincu qu'il faisait son intéressant, et qu'avoir un gamin dans l'équipe, ne ferait que les freiner. Anya, lui tapa l'épaule pour lui parler:
-Tout le monde pense que tu n'as pas ta place ici, tu sais ? Que tu es trop jeune. Tu as, toi aussi, été recruté par la Kiffar, soit. Mais à l'avenir, si tu souhaites rester avec nous, évite ce genre de comportement, lui intima la Mandalorian.

Nas ne répondit pas. Le couloir passait à côtés de nombreuses salles abandonnées. Les portes étaient beaucoup trop vieilles pour être ouvertes.
-Sur votre gauche, vous trouverez un escalier qui descend, vous devrez le prendre, dit Ukel.
-C'est bouché, répondit Fi.

Toute l'équipe jura, mais pas Nas.
-Pas grave, vous pouvez toujours continuer tout droit, il faudra juste trouver un moyen de descendre alors, les informa Ukel.
-Non, on ne pourra pas c'est bouché.
-Mais... je ne comprends pas... Sur le plan y pas ça ?! Attendez.. La, comme ça... y a ça. La on tourne... hmm, hmmm là aussi ouais... on arrive là, on continue... bon jusque là ça a l'air d'aller... et la... euhh.. Vous avez revérifié pour être sûr ?
-Quand on rentrera, je vérifierai que tu sois bien mort ! Pour être sûr ! balança Sorvairs.
- Tu ne vois pas que c'est pas de sa faute ? dit Miri, qui elle aussi, commençait à avoir les nerfs brisés.
-Bon on fait quoi ? demanda Fi.
-On le fait exploser ? proposa Arty.
-Le but de la mission, rappela Anya, c'est de rester discrets, je vous rappelle.
-Bon je vais m'en occuper, dit Cardan.

Il alluma son sabre laser. L'activation de son épée fit sursauter tout le monde, et en l'espace de moins d'une seconde, armes diverses et blasters furent pointés sur Cardan. Le silence était revenu. Il y eu une longue pause. On n'entendit que le bourdonnement du sabre. La tension était présente. Puis, d'un même geste, chacun éteignit et rangea son arme. Personne ne dit rien. Le comlink était encore branché, peut être qu'Ukel avait aussi sursauté et avait vite couru se réfugier quelque part en dessous d'un lit ? Miri se prit la tête entre les mains. Cardan baissa la tête au sol. Fi s'assit contre le mur. Arty croisa les bras. Sorvairs s'assit aussi. Anya ne bougea pas, elle attendait que quelqu'un dise quelque chose. Ils entendirent le son d'un bâton qui frappait le sol à un rythme régulier. Ils relevèrent tous la tête, et virent Nas rebrousser chemin. N'ayant aucun autre chemin à prendre, ils se mirent tous à le suivre. Et quelques minutes plus tard, après être repassés à l'intersection, ils arrivèrent.
-Ukel, on a trouvé une sortie, dit nous exactement où l'on est, dit Miri.
-Hmmmm, vous êtes assez bas, il faudra trouver un moyen de monter. Néanmoins, vous n'aurez pas à passer au dessus du vide. Je vous conseille de restez prudents....
-Sans blague... coupa Sorvairs.
-...de nombreux esclaves travaillent dans les machines, et les gardes surveillent. Vous n'aurez qu'à traverser les différentes allées, et vérifier qu'il n'y ait aucune présence des Mankas quand vous passerez. De mon côté, je brouille chaque caméra, mais je ne peux plus vous guider aussi bien que dans les tunnels, se sera à vous de vous débrouiller.

Chacun sortit alors, et se dirigea vers le premier bâtiment à gauche. Au passage, Cardan , Fi, Anya et même Arty et Sorvairs, le gratifièrent d'une tape amicale sur l'épaule. Et pour certains, d'une phrase du style, "bien joué gamin" ou "t'es trop bizarre comme mec", voire rien pour certain. Nas souriait, fier. Juste avant de pouvoir les suivre, quelqu'un d'autre l'attrapa par le bras. Miri.
-Tu n'es peut être qu'un gamin, un gamin aveugle, mais finalement je pense que tu as bel et bien ta place avec l'équipe.

Nas baissa légèrement la tête, en signe de remerciement. Et elle se baissa, pour rejoindre les autres en silence. Mais voyant qu'il ne suivait pas, il avait la tête en l'air et le bras presque tendus devant lui, elle revint le chercher. Nas reprit ensuite sa place, la main sur l'épaule de Fi. Et il décidèrent du plan. Miri se mettrait devant. Meilleur combattante, elle saurait prévenir et se dissimuler grâce à ses compétences d'assassin, mais aussi tuer un garde en silence en cas de besoin. Ils évolueraient par groupes de deux (Miri, Fi/Nas, Arty/Sorvairs et Cardan/Anya). Le but ici, serait de repérer où étaient les gardes en hauteur et de chercher un angle mort pour passer sans être vu. A certain moment, Miri partait quelques minutes en éliminer un pour que l'équipe passe. Anya continuait de vérifier leurs arrières. L'odeur et le bruit étaient devenus presque insurmontables, mais le stress, et l'angoisse de se faire repérer les empêchaient d'y penser. Le groupe passait d'une allée à une autre, avançant lentement, mais sûrement. Se cachant d'un groupe de gardes, courant pour rejoindre l'autre point, cacher les corps, attendre, courir. Miri avait emprunté les macro-jumelles de Nas, pour observer un peu. Finalement, ils étaient vraiment assez bas par rapport aux cellules. Ils trouvèrent une échelle, Miri passa la première, élimina furtivement deux gardes qui surveillaient en haut, cacha leurs corps, et fit un signe à l'équipe. Et un par un, ils montèrent à l'échelle. Fi passant en premier, arrivé à la moitié, Nas suivait, et ainsi de suite. Et de cachette en cachette, d'allée en allée, ils arrivèrent devant les cellules.
-Cardan, Arty et Sorvairs, vous resterez ici pour nous défendre si des gardes arrivent, chuchota Miri. Quand à Fi et à Nas, vous resterez devant les cellules, et préviendrez si l'on peut sortir ou pas. Anya et moi, on s'occupera....
-Pourquoi ? Pourquoi se serait toi ? coupa Arty en chuchotant. Je possède des Weistar35, et je sais parfaitement m'en servir.
-Justement, tu pourras nous dégager une sortie avec quand on sortira, répondit Miri. On ne sait même pas combien ils sont à l'intérieur, ça pourrait être cinq comme dix. Anya et moi avons plus d'expérience pour ce genre de chose.
-Comment ça plus de chance ? Je sais parfaitement me battre avec mon vibro-couteau ! riposta Sorvairs.
-Moi aussi je pourrais m'en charger, ils seront tellement pétrifiés de voir un sabre laser, que je n'aurai qu'à les couper en deux ! rajouta Cardan.
-Et on pourrait mettre une bombe aussi ? lui répondit Fi, d'un ton sarcastique. Ton sabre fait tellement de bruit qu'on l'entendra d'ici.
-Bon, arrêtez ! tenta Anya. La mission restera la même, et dans ce genre de situations c'est toujours les...
-Que direz vous qu'on y aille tous ensemble ? proposa Arty. Ca m'a manqué à moi, une bonne baston.
-La ferme ! chuchota Miri. Si c'est pour leur balancer du vomi c'est pas la peine, j'en ai assez vu la dernière fois.
-A la cantina c'était pas pareil !
-Mais vous allez pas vous y remettre ?! souffla Anya.
-Et déjà pourquoi c'est toi qui commande ? dit Sorvairs à Miri.
-Tout simplement... -Ouais mais.. -Non parce que... -Au pire...

Et la discussion vira en un brouhaha de chuchotements incompréhensibles, puisque tout le monde parlait en même temps. Et soudain:
-Il est où le jeune ? demanda Fi.
-Si tu penses vraiment que..
-Il est OŪ le gamin ? dit Fi d'une voix plus forte.
-Quoi ??
-Il était à côté de toi, Fi ? dit Arty.

En voulant se lever, il posa sans le vouloir sa main sur celle de Miri, qui lui mit une énorme claque. Le Chagrien, ne cria pas, mais une petite larme coula lentement de sa joue. Il se tenait le visage à deux mains, roulant au sol.
-Trouvez le ! Il n'a pas pu aller bien loin ! ordonna Miri.

Plus personne ne chercha à répondre, ils étaient tous d'accord sur une chose.

Au bout de quelques instants - moins de deux minutes - ils entendirent tous un coup sourd, suivi d'une masse qui tombe, d'un bruit de tranchement, d'un autre effondrement puis d'un gargouillis étrange. Un homme sortit en courant des cellules, mais un bâton vola jusque sur sa tête. Il s'effondra. Ils virent alors Nas sortir précipitamment en courant, prendre son bâton, puis revenir dans la pièce. L'équipe se regardèrent. Et se mirent tous à courir vers les cellules le plus silencieusement possible. Lorsqu'ils arrivèrent, ils trouvèrent une mare de sang. Quatre des gardes avaient la gorge coupée, dont un, une lame enfoncée dans la poitrine, que Nas retira d'un coup sec. Personne ne savait s'ils devaient plutôt être impressionnés ou choqués.
-Tu aurais pu mettre en danger toute la mission, tu le sais ça ?! lui réprimanda Miri.

Nas fit non de la tête. Il leva sa main vers son oreille, qu'il tapa du doigt, puis montra cinq doigts (il avait entendu cinq gardes). Et tandis que Nas expliquait ce qu'il avait fait, Cardan sortit de la pièce. Titubant, il transpirait, et avait du mal à respirer. Il s'évanouit, sans que personne comprenne pourquoi.

Nas était en fait partit discrètement vers les cellules. Les cinq gardes parlaient. Ils levèrent la tête. Nas rentra, tel un vrai aveugle, la tête levée, une main tournant autour de lui et son bâton faisant des aller-retours de droite à gauche. Les geôliers avaient levé leur armes, menacant Nas. Mais en voyant qu'il était aveugle, ils baissairent leurs blaster. C'est le moment qu'avait choisi Nas pour activer sa lame et leur trancher la gorge. Le cinquième sorti, il se contenta de lui balancer son bâton, et revint ensuite achever l'un des gardes qui bougeait encore d'une lame dans la poitrine.
-Réveille toi !
-Réveille toi !! hurla Miri au dessus de Cardan

Elle lui mit une claque.
-A cause de toi on s'est fait repérer ! Les Mankas sont en train de rappliquer en masse sur notre position !
-Tu aurais pu choisir un meilleur endroit pour dormir ! plaisanta Arty.
-Il faut trouver les clés pour libérer le général et les défenseurs !

Elle hurlait sous les tirs de laser qui inondaient les murs de la cellule. Anya et Arty tentaient de riposter avec leurs blasters au dehors. Mais, avec le nombre de coups qui leur parvenaient, il était impossible de sortir la tête pour tirer. Chacun se mit à couvert derrière le mur en face des cellules, afin de se protéger. Les prisonniers qui n'étaient pas encore cachés sous leur couchette hurlaient aux grilles qu'on les libère. Cardan sembla soudain se souvenir de quelque chose :
-Je sais où sont les clés ! hurla-il. Là bas ! Près du corps !

Bien évidemment, il fallait que ce soit sur le seul corps qui était assommé et dehors. Sorvairs lui mit un tir laser dans le crâne.
-Comme ça il bougera pas !
-Il faut vite trouver un truc, ou sinon on y passera tous ! cria Arty. Je veux pas encore mourir !
-Il faut qu'on aille chercher ces clés ! hurla Miri. Et trouver un moyen de sortir !

Elle sortit la tête pour tenter de tirer, mais un tir de blaster l'atteignit à l'épaule droite. Elle n'arrivait plus à bouger son bras....

----------------------------------------------------------------------


Dehors les Mankas déchiqueteurs arrivaient en masse, un peu plus d'une centaine. A travers les souterrains, l'agitation régnait, tout le monde courait, on entendait crier des ordres.
-Ils veulent libérer les prisonniers !
-Regroupez vous autour, pour ne pas les laisser s'échapper !
-Continuez de les arrosez de coups de feu ! Ils doivent se sentir oppressés !
-Tenez prêtes les bouteilles de gaz, on leur en fait cadeau !

Le leader du gang souriait. Il se retourna et vit un char arriver petit à petit. L'avenir de cette fine équipe devenait de plus en plus certain. Il ricana.
I do what I do, because it's right ! Because it's decent... And above all it's kind.. It's juste kind [...] Why not, just at the end ?.. Just be kind
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Messagepar kylokenobi » Sam 23 Sep 2017 - 22:03   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Cardan Eslo




- Tu es insignifiant. Dans ton chemin, tu n'auras besoin de personne.
Cardan voyait un monde ténébreux. Il sentit que Tra l'avait sûrement fait tomber dans une vision.
- La Force peut te donner des pouvoirs à long terme.
Cardan se retrouva alors dans une salle d'examen du côté obscur où un Sith tuait son adversaire.
- Mais la Force peut aussi te donner des pouvoirs à court terme qui te permettront de de t'en sortir des situations difficiles.
Cardan vit alors un soldat qui portait les clés de la cellule du capitaine. Il s’attendait à voir Tra (le démon se trouvant dans sa tête) sortir de l'ombre mais il vit un autre homme. Même en étant encapuchonné, il paraissait assez âgé .
- Ainsi va la vie, Cardan.
La voix du nouvel arrivant devenait incompréhensible. Alors Cardan compris qu'il percevait une vision et se réveilla brusquement.
Il retrouva ses sens petit à petit. Une femme lui parlait mais il n'entendait rien. Mais lorsque son ouïe revint, il entendit des coups de feu, des combats violents. Il posa la main sur son sabre.
- Je vais tuer la personne qui nous a mis dans ce pétrin ! fit Cardan.
- Ça risque d'être un peu compliqué, fit Arty en riant.
Remarquant qu'il était à couvert derrière une grosse caisse pour éviter les tirs, Cardan risqua un regard derrière lui et vit une multitude de soldats fonçant vers le groupe. Enragés, déterminés à en finir avec eux. Leurs pas résonnaient dans la tête de tous les membres de l'équipe.
-Je pense que ça ne sent pas bon pour vous, fit la voix d’Ukel dans le comm, visiblement content de ne pas être avec l'équipe à ce moment là.
- Heureusement que la voix divine du scientifique fou est là pour nous le rappeler, répondit le Jenet, visiblement mécontent d'être avec l'équipe à ce moment là.
Les ennemis, se rapprochant de l'équipe, continuèrent d'arroser l'équipe de tirs lasers et commencèrent à sortir des vibro-lames.
- Je crois que là, on a besoin d'une bombe, lança Fi, presque fier de sa réplique qui était tellement vraie à ce moment là.
Anya acquiesça d’un petit sourire.
- Alors je pense que tu vas être servi, fit elle avant de lancer un détonateur sur le camp ennemi.
L'explosion en fit trembler plus d'un. Mais pas mal de soldats fonçaient encore sur le groupe. Miri prit les devant et fit se regrouper l'équipe. Tout le monde était en position de combat.
- Quelle est la meilleure option pour toi, Nas ? fit Cardan encore bluffé par les exploits du jeune homme.
- Foncer ! répond-il en s'impatientant de combattre.
L'équipe forma une superbe ligne. Les combattants d'en face étaient aussi vraiment très puissants. L'équipe commença à avancer mais les ennemis ne ralentissaient pas dans leur course face à l'équipe.
- Ils ne s’arrêtent pas, fit la voix d'Ukel
Cardan regardait fixement ses ennemis
- Nous non plus
Les deux camps se rapprochèrent.
- A l'attaque ! hurla l'équipe en cœur
Des tirs de blaster se firent entendre, des cris : le combat avait commencé. Dans la grande mêlée que formait le combat, Cardan parait certains tirs avec son bras en fer et donnait des poings tant bien que mal pour se débarrasser des adversaires. Miri assenait des coups de dagues aux ennemis qui tombaient les uns après les autres. Mais un se releva et tenta d'assener un coup à l'ex assassin. Celle-ci esquiva habilement le coup et se débarrassa de l'adversaire. Le groupe d'assaillants virent le sabre laser de Cardan. Bien que celui-ci ne l'utilisait pas encore, voir la présence d'une telle arme à la ceinture de Cardan faisait peur aux ennemis qui décidèrent de tous foncer vers le forceux. Celui-ci ne fit logiquement pas le poids. Projeté à terre, un soldat tenta de lui donner un coup mais il fut tué sur le champ. Cardan reconnu le visage d'Arty qui lui tendait la main et l'aida à se relever. Alors Cardan sortit son sabre laser qui avait tellement d'importance pour lui et l'activa. Les ennemis déstabilisés furent plus facile à éliminer. Cardan fit un saut magnifique et élimina plusieurs soldats.
- Bon, t'as ton petit jouet, t'es content mais n'en fais pas trop non plus, OK ? Laisse nous un peu de soldats à éliminer quand même ! fit Sorvairs, exprimant un léger mécontentement vis à vis du sabre laser.
Le combat n'était pourtant pas fini, et d'autres surprises les attendaient. Cardan regardait le leader des assaillants. Il devait être vraiment surpris de voir la bataille prendre un tel tournant.
Mais soudain, Cardan vit Miri se séparer du groupe en faisant une diversion et en entraînant plusieurs soldats à sa poursuite. Le groupe des assaillants fut donc séparé en deux. Profitant de cette faille chez les défenses ennemis, Cardan et Anya eurent le même réflexe et foncèrent vers le point faible des adversaires : leur chef. Mais les soldats n'étaient pas dupes et poursuivirent Anya et Cardan qui fut touché et plongea à terre.
Anya se retrouvait seule. Alors Cardan sût ce qu'il devait faire : il propulsa la chasseuse de prime avec la Force. Celle-ci se retrouva proche du leader et tira à plusieurs reprises.
Le chef fut un poil touché avant que d'autres soldats ne viennent encaisser les tirs à sa place.
- Parfait, fit la voix d'Ukel, les assaillants ont reculé, vous pouvez accéder plus facilement aux cellules.
Mais un tank fit son apparition sur le champ de bataille. Fi et Nas furent alors chargés de libérer le capitaine, pendant que Cardan et Sorvairs combattaient les ennemis.
Arty et Miri se retrouvèrent malgré elles ensembles pour combattre le tank .
- Oh mais je dois comprendre que la petite Miri n'est pas encore morte ?
- Toi, retourne faire de la contrefaçon de bâtons de la mort Arty.
- Ma contrefaçon est déjà meilleure que tes petits couteaux en plastoïde.
Ils sont pas possibles ceux là, pensa Cardan. Pourtant, quelques minutes plus tard, il les vit tous les deux ensembles a essayer tant bien que mal à se débarrasser du tank. Le forceux fonça donc avec Sorvairs pour éliminer les brigands restants.
Cardan repéra Fi et Nas qui allaient libérer le général. Il décida de rester pas loin des deux combattants. Fi avait les clés sur lui, tandis que Nas le suivait en se débarrassant des soldats.
Depuis que le chef avait été touché par Anya, les brigands avaient été dispersés. Mais des renforts devaient bientôt arriver. Tout était une question de temps pour libérer le général et s'enfuir.
Arty et Miri avaient fini par échapper au tank. Celui-ci se replia loin des combats à l'extérieur. Cardan qui regardait la scène d'un point de vue d'ensemble se dit que le tank n'aurait pas dû partir car Miri et Arty recommençaient alors à s’embrouiller.
Vers les cellules, Fi et Nas faisaient un excellent boulot. Fi pouvait se servir de sa connaissance de la région. Il faudrait que je l'affronte en course d'orientation, pensa Cardan.
Au loin, il les vit libérer le général. Mais une quatrième personne se joignit au groupe.
- C'est qui ? Demanda le forceux à Nas
- C'est Samumbo, le général nous a demandé de le libérer, répondit-il.
Après avoir échangé rapidement avec les prisonniers, tout les membres de l'équipe se retrouvèrent.
- Vous avez fait du bon boulot fit la voix d'Ukel. La sortie est juste devant vous. Mais vous allez devoir passer les nombreux gardes avant qu'ils n'appellent des renforts. Dès que le premier garde vous verra, vous serez localisés et vous aurez très peu de temps.
Cardan se retrouva devant l'équipe, il alluma son sabre laser dans sa main droite, leva son bras en fer amélioré et sauta sur les ennemis suivis de l'équipe. Le combat faisait rage, les deux camps se tapaient dessus en utilisant tout leurs arsenal personnel. Mais les soldats n'étaient pas faibles et l'un d'eux parvient à faire tomber le sabre de Cardan.
- C'est à croire qu'il est protégé par la Force, fit ironiquement Sorvairs en voyant Cardan en difficulté.
Mais Fi qui passait près de Cardan à ce moment là rattrapa le sabre et coupa la main de l'ennemi. Il relança ensuite le sabre à Cardan qui acheva l'adversaire.
- Est-ce que ça fait de moi un Jedi ? Lança Fi pas très sérieux.
- Si tu le dis, répondit Cardan replongeant dans le feu de l'action.
Soudain il vit le tank qu’avaient combattu Arty et Miri. Il était à l'extérieur et comme les renforts n'allaient pas tarder à arriver, il fallait boucher la sortie.
Cardan parvint à passer les défenses ennemis, sortit à l'extérieur. Anya qui avait eu le même réflexe fonça vers le tank pendant que le forceux prit les gardes restants à revers. Tout le monde sortit à l'extérieur et Anya réussit a faire s'écrouler le mur petit à petit. Pendant que les pierres tombaient, Cardan regardait les renforts ennemis au loin. Le chef en faisait parti.
Cardan et le Chef se regardèrent attentivement pendant que le mur s'écroulait. Cardan fit alors un petit sourire au chef, histoire de lui faire comprendre qu'il s'était fait vraiment avoir. Et le mur se boucha entièrement.
Un grand silence s'installa dû à l'épuisement mais aussi à la réussite de la mission. Tout le monde regarda Arty, habitué à briser les silences. Et ce jour là, même si chacun avait encore de la méfiance envers les autres, tout le monde s 'était entraidé.
- Décidément, fit Cardan à haute voix, tout le monde aime Arty
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Messagepar LL-8 » Ven 29 Sep 2017 - 21:30   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Anya Opsoo

L’eau trouble ruissela le long des phalanges de sa main, emportant avec elle le sang et la poussière. Anya frotta une dernière fois ses doigts puis les sécha doucement avec le linge qu’on lui avait mis à disposition. Elle n’aimait pas le sang. Pourtant, ce n’était même pas le sien qui s’écoulait dans le petit évier de leur refuge. Mais un travail parfaitement effectué ne faisait pas couler de sang.

Laissant le linge dans la petite salle d’eau, l’Arkanienne rejoignit d’un pas lent la salle de vie de leur planque. Xzasze Kix, le général des Défenseurs, était là, debout au milieu de la pièce. Il avait les traits tirés et l’air épuisé. Ses vêtements, comme ceux d’Anya, étaient couverts d’une couche de poussière provenant des bas-fonds de Mastaria. Un peu en retrait se tenait Samumbo, un Dug qui s’était greffé à leur petit groupe au moment de quitter les cellules. La faible lumière de la pièce faisait ressortir les reflets violacés de sa peau. Assis sur une vieille caisse, il observait la scène d’un air faussement amusé.
Xzasze Kix finissait sa phrase lorsqu’Anya entra dans la pièce, et il ne lui accorda pas un regard.
- ...voulez une rançon, vous vous êtes trompés de personne. Les Défenseurs ne payeront rien.
- Parce qu’il y avait de l’argent à la clé ? fit une voix dans un coin.

Anya vit Arty croiser les bras d’un air faussement protestataire. Il portait des vêtements propres, et Anya réalisa qu’elle était la seule de l’équipe à ne pas s’être changée. Elle avait passé tout son temps à nettoyer ses mains.
- Techniquement, non, corrigea Ukel, mais il y a des primes pour plusieurs généraux des…
- Il n’y a pas d’argent, l’interrompit Miri. On vous a sauvé parce qu’on pense que vous pouvez nous être utile, ajouta-t-elle à l’attention de Kix.

Anya glissa un regard au général. Selon Lenya, il était là comme « gage de bonne volonté », mais ce n’était qu’une façon détournée de le qualifier de moyen de pression. Il était leur monnaie d’échange.

Le général croisa les bras à son tour, puis examina un à un les membres atypiques de leur équipe : de Nas, assis dans un coin, à Cardan. Il n’oublia personne. Puis il reporta son regard sur la Kiffar.
- Vous n’êtes pas des Bourreaux, ni des membres des Déchiqueteurs. Vous êtes encore moins des Défenseurs. Alors, bon sang, qui êtes-vous ? Des mercenaires ?
- Disons que nous sommes... des tiers concernés.
- Nous… stopper guerre, fit la voix de Nas dans le dos d’Anya.

La jeune femme se retint de sourire et elle vit Miri faire de même. Une telle formulation paraissait naïve, mais ils ne devaient pas perdre la face devant le général.
- Stopper la guerre ? reprit-il ironiquement.

Il partit dans un large éclat de rire avant de réaliser que personne ne l’imitait.
- Vous êtes sérieux ? Laissez la guerre à ceux qui savent la faire. Les Défenseurs ramèneront la paix sur Mastaria.
- Nous trouvons vos méthodes… discutables, intervint Fi.

Anya vit que le Mastarien se contenait. Tout cela devait probablement le toucher personnellement.
- On pourrait dire la même chose de vous, vous avez fait pas mal de dégâts tout à l’heure, rétorqua le général.
- Ils avaient un tank ! lâcha Cardan, visiblement impressionné.

Il allait ajouter quelque chose mais il fut coupé dans son élan par Sorvairs qui s’avança vers le général d’un air menaçant. Le Jenet pointa un doigt accusateur vers Kix :
- Toi, mon pote, tu devrais pt’être dire merci au lieu de nous accuser. On t’a sauvé la peau là-bas.
- Et ça fait de vous les gentils ? Je ne me souviens pas vous avoir vu libérer les autres prisonniers…

Anya leva les yeux au ciel. Ils n’étaient pas là pour sauver tout le monde. Arriver à stopper cette guerre serait déjà un exploit en soi. Elle s’avança et sépara le Jenet du général.
- Très bien, général, je pense que vous en avez dit assez. Cardan, emmène ce bon général dans la dortoir et surveille-le. On doit parler.

Le jedi – ou sith, personne n’en était vraiment sûr – acquiesça et accompagna Kix hors de la pièce. L’atmosphère se détendit immédiatement et Anya vit les épaules de la Kiffar se décontracter. Alors que Sorvairs jurait entre ses dents à propos de leur nouveau compagnon, Anya fit signe à Samumbo de s’avancer.
- Vas-y, dis-lui ce que tu nous as raconté, lui dit-elle en désignant la Kiffar.

Le Dug s’avança sur ses pattes arrières en claudiquant. La jeune femme avait eu l’occasion de discuter avec lui sur le chemin du retour. Il faisait partie d’un clan qui combattait aux côtés des Défenseurs. Véritable guérillero dans l’âme, il leur avait révélé ne pas voir d’espoir pour sa planète. Et entre deux gorgées de la flasque qu’il cachait dans son gilet de protection, il leur avait raconté ses péripéties dans cette guerre qui s’était enlisée depuis trop longtemps.
- Moi, c’est Samumbo, ma p’tite dame, dit-il avec un fort accent, et je leur en ai raconté pas mal, des trucs, à vos gaillards, notamment la fois où je suis tombé sur un camp de Bourreaux et que je n’avais que ma fameuse sulfateuse avec moi, je peux vous dire que je les ai allumé, ces petits…
- Pas ça, le coupa Miri en levant les yeux au ciel. L’histoire de l’artefact.

Le Dug sembla chercher dans sa mémoire. Anya savait qu’il bluffait. Pour une raison qu’elle ne connaissait pas, il n’avait manifestement pas envie de révéler son histoire à la Kiffar.
- ‘Va d’abord falloir me dire c’que vous pensez des Ranol, ma p’tite dame.
La Kiffar ouvrit de grands yeux ronds. Anya esquissa un sourire. Elle appréciait Samumbo. Son côté baroudeur lui plaisait bien.

Ce fut Fi qui répondit :
- Les Ranol étaient de bons souverains. Le trône de Mastaria leur revient.

Une fois de plus, le calme absolu de l’humain à la peau sombre fascina Anya. Son flegme semblait être à tout épreuve. Samumbo émit un grognement que la jeune femme traduisit comme une expression de satisfaction. Le Dug se balança sur ses pattes, puis se lança sans prévenir dans son récit :
- Alors, voyez, y’a cette histoire qu’on se raconte dans les bas-fonds de Mastaria. Du temps de Ranol II – ou son fils, je sais plus – un type d’une autre famille a essayé de monter sur le trône. Rien ne l’en empêchait, sauf une chose, un artefact : un peu de sang et l’objet vous révélait si vous étiez un Ranol. Pas fou, le type part cacher son artefact sur une planète aux poisons maléfiques. On dit qu’il y est resté jusqu’à aujourd’hui.

Ses derniers mots se noyèrent dans le silence de la pièce. Captivé par l’histoire, Ukel s’approcha légèrement :
- Qu’est-il arrivé à l’homme de votre histoire ?
- Oh, il s’est fait prendre, évidemment.


Comme rassuré par la fin du récit, le Togruta hocha la tête d’un air songeur. Ce fut la Kiffar qui brisa le silence pour de bon :
- Votre artefact, il existe vraiment ?
- Oh, ce n’est qu’une légende, ma p’tite dame. Mais une légende assez précise pour fournir le nom d’une planète, et des coordonnées. Alors de là à c’que ce soit vrai...

Il sortit un petit holo-projecteur de sa poche et l’alluma devant le petit groupe. Une planète teintée de bleue apparut.
- Quesh, lut Anya. Ça ne me dit rien.
- Je ferai des recherches sur le sujet, déclara la Kiffar. Pour le moment, ce n’est pas notre priorité.
- Pas notre priorité ?

La voix d’Anya acheva de réveiller les quelques personnes encore captivées par l’histoire.
- Cet artefact pourrait stopper la guerre en un jour, et ce n’est pas notre priorité ?
- Le cessez-le-feu est capital pour la réussite de notre mission. Dois-je vous rappeler que vous avez signé un contrat, Mlle Opsoo, et que vous devez vous y tenir ?

Anya ne répondit pas. Elle avait besoin de l’argent que la Kiffar et son employeur lui proposaient. Elle resterait. Mais plus vite cette guerre serait réglée, mieux ce serait.

Miri jeta un regard en biais à Anya. La soupçonnait-elle de ne pas être investie complètement, ou bien la soutenait-elle ? La jeune femme n’aurait pas su le dire. Sans se préoccuper des autres, Anya quitta la pièce. S’ils suivaient le plan établit par leur employeur, la prochaine étape consistait à négocier un cessez-le-feu. Et Anya avait besoin de dormir un peu avant de repartir en mission.

Il n’y avait plus personne dans le dortoir. Cardan avait dû emmener le général ailleurs. Elle allait s’affaler dans sa couchette quand un bruit de pas claudiquant la fit se retourner. Samumbo était là, un demi-sourire sur le visage.
- C’est une belle bande de bras cassés que vous avez là.

Anya s’autorisa un sourire.
- Je le suis autant qu’eux, crois-moi.
- La brune m’a dit que vous alliez négocier le cessez-le-feu. Un p’tit conseil d’un ancien Défenseur ? Utilise Kix. Le gars est pas trop aimé là-bas, mais il fait partie des treize. Ils voudront le récupérer.

Anya hocha la tête. Elle avait remarqué les termes utilisés par le Dug.
- ‘Ancien’ ?
- Ta boss m’a proposé un boulot. J’dis pas oui, j’dis pas non. Mon clan et moi, on va faire not’ truc à nous. Mais si vous avez besoin d’un coup de patte, j’suis dans le coin.

***


Miri leva un poing fermé, et toute la troupe s’arrêta comme un seul homme. Fermant la marche, Anya garda une main posée sur son blaster tout en vérifiant que personne ne les suivait. Ils étaient observés de tous les côtés, mais les Défenseurs étaient doués, et Anya ne réussit à repérer que quelques uns de leurs snipers.

Sous l’impulsion de Miri, le petit groupe s’avança doucement au milieu de l’allée. La rue était large. Autrefois, ç’avait probablement été une rue passante et pleine de vie. Mais maintenant, de gros blocs de parabéton jonchaient le sol, compliquant leur avancée.

Fi et Arty, blasters en main, surveillaient les flancs, protégeant ainsi Ukel et Kix, que Miri avait refusé d’armer. Sorvairs et Cardan étaient restés à la cantina. Leur caractère imprévisible représentaient une variable qu’Ukel avait préféré écarter. Quant à Nas… Miri avait refusé de l’emmener. Ils avaient passé la soirée à le convaincre que sa place n’était pas sur le terrain. Anya se demandait encore pourquoi leur employeur avait fait appel à lui. Était-ce à cause de sa maîtrise de la Force ? Il était loin du niveau d’un Jedi. Il avait du talent, certes, mais il était trop imprévisible. Un jour ou l’autre, il les mettrait tous en danger.

Ils arrivèrent finalement à ce qui avait été le Ministère de la Finance. Le bâtiment, imposant dans sa structure, était encore intact. L’entrée était gardée par une dizaine d’hommes. Une petite navette stationnait de l’autre côté de la place.
- On s’en tient au plan, avertit Miri avant de s’avancer.

Ils n’étaient plus à couvert. Anya jeta des coups d’œil dans toutes les directions. Elle dénombrait au moins une vingtaine de snipers pointés sur eux. Le moindre faux mouvement leur coûterait la vie.

Ils arrivèrent finalement au niveau des larges marches du bâtiment. Un homme en treillis brun s’approcha, et une lueur s’alluma dans son regard lorsqu’il aperçut Kix.
- Nous avons reçu votre message, lança-t-il à l’attention de Miri.

Un soupir de soulagement s’échappa des lèvres rougeâtres du Togruta. Le pauvre avait passé la nuit à chercher un canal suffisamment sécurisé pour que leur message ne soit entendu que des Défenseurs.
- Remettez-nous le Général, ajouta le soldat.
- Pas encore, répondit Miri.

Le soldat eut un mouvement de recul et tint un peu plus fermement son arme. Anya l’imita, prête à intervenir si la situation dégénérait. Elle avait l’habitude des négociations musclées.
- Siilo, intervint Kix, ils veulent négocier un cessez-le-feu.

Le soldat sourit malgré lui. Visiblement, une telle proposition lui semblait absurde. Ukel s’écarta légèrement du groupe, et Fi fut obligé de le suivre afin d’assurer sa protection.
- Si l’on s’en tient uniquement aux faits, un cessez-le-feu pourrait vous être bénéfique.
- Remettez-nous juste le Général.
- Sauf qu’on ne peut pas vous le remettre sans négocier, c’est dans le contrat, plaisanta Arty.

Mais le soldat semblait ne pas apprécier l’humour du Chagrien. Il leva franchement son arme, ce qui eut pour effet d’alerter ses compagnons. Désormais, le nombre d’armes pointées sur eux avaient triplé.
- Le Général, maintenant, lâcha-t-il entre ses dents.

Anya soupira. Si tout le monde était aussi borné, cette guerre ne finirait jamais. Elle fit signe à Arty de prendre sa place et s’approcha du soldat. L’homme la dévisagea, sûrement perturbé par ses yeux. Leur couleur d’un blanc pur en repoussait plus d’un. Elle lâcha son arme, qui retomba le long de sa hanche, maintenu par une bandoulière en cuir de bantha.
- Siilo, c’est ça ? La situation est simple : tu nous emmènes voir tes supérieurs, et on te rend ton général. Rien de compliqué. On est pas là pour provoquer quoi que ce soit, ajouta-t-elle en levant légèrement les mains en l’air. On est de votre côté après tout.

Elle maintint le regard du soldat. Doucement, Miri l’imita, baissant son arme.
- On veut juste négocier.

Pris au dépourvu, le soldat chercha une réponse dans les yeux de son général, mais Kix semblait décidé à ne plus parler. Finalement, il inspira un bon coup puis désigna cinq hommes. Puis il s’écarta légèrement.
- Très bien. Bienvenue en territoire Défenseurs.

Anya, Miri et les autres furent conduits par une Twi’lek à la peau blanche dans ce que le jeune Arkanienne pensa être la salle de réception. C’était une somptueuse pièce, haute de plafond et richement décorée. Les murs étaient ornés de tapisseries dorées que le temps n’avait pas altéré. Anya ne put s’empêcher de penser qu’avec les seules richesses de cette pièce, une bonne partie de la population de Mastaria ne souffrirait pas autant de la guerre. Au centre de la pièce, une longue table rectangulaire était occupée par douze individus, tous exclusivement masculins. Ils tournèrent la tête comme un seul homme quand la petite troupe arriva.

On avait emmené le général dans une autre aile du bâtiment où il recevrait soins, vêtements et nourriture. On avait également confisqué les armes des cinq compagnons. La jeune Arkanienne avait réussi à cacher sa vibrolame et elle était certaine que Miri en avait fait de même pour au moins une des dagues qu’elle possédait.

Anya remarqua immédiatement les regards hautains dirigés vers Miri et elle. La Twi’lek qui les avait conduis les quitta pour aller parler à la tablée. Ukel en profita pour inspirer un grand coup. Il était visiblement impressionné. Fi, à son habitude, était stoïque. Mais Anya vit dans son regard qu’il ne supportait pas l’opulence du lieu.
La Twi’lek finit s’écarter et une voix se fit entendre, portée par la résonance de la pièce :
- Bienvenue à vous, étrangers.

Anya distingua un Dug et un Quarren parmi des conseillers très humains – mais ce qui attira le plus son attention était l’individu assis en bout de table. C’était un Jawa, caché sous de larges vêtements sombres et luxueux. Ses yeux ronds et jaunes semblaient particulièrement fixer Anya.
L’homme qui avait parlé ne se présenta pas :
- Vous auriez une proposition à nous faire ?

Ce fut Miri qui s’avança la première.
- Nous voudrions proposer un cessez-le-feu.

La moitié de la tablée partit dans un rire forcé. Même le Jawa, sans pour autant cesser de fixer Anya. Il semblait la détailler. La jeune femme décida immédiatement qu’elle n’aimait pas ce personnage. Quelque chose chez lui ne collait pas avec l’ensemble de la situation.
- Un cessez-le-feu ? répéta le Dug. Et en quel honneur ? Les Bourreaux auraient-ils finalement décidé de reconnaître le droit de gouverner des Ranol ?

La question resta sans réponse.
- Nous n’appartenons à aucun groupe. Notre but est le même que le votre : stopper cette guerre sans queue ni tête. Un cessez-le-feu permettrait à chaque camp de considérer ce que l’autre revendique, poursuivit Miri.

Même réaction. Cette fois, les trois-quarts de la tablée se mirent à rire. La paix était-elle donc à ce point inenvisageable ?
- Je ne pense pas que vous réalisiez à quel point ce que vous proposez est absurde.
- Vous n’êtes même pas de Mastaria, renchérit un autre conseiller.

Anya leva les yeux au ciel. L’attitude bornée des Défenseurs commençait à lui peser.
- Messieurs, je suis moi-même quelqu’un de rationnel. Et en prenant en compte tous les éléments, un cessez-le-feu pourrait être une occasion de prouver au peuple lui-même que les Défenseurs représentent leur meilleure chance.

Cette fois-ci, il n’y eut aucun rire. Arty saisit l’occasion :
- C’est bien pour le peuple que vous vous battez, non ?

Un lourd silence s’abattit sur la salle. Certains membres du conseil considéraient la proposition d’une trêve. Mais ils semblaient être trop peu. Alors qu’ils commençaient à parler entre eux, Anya se pencha légèrement vers Miri :
- Ça ne marchera pas.
- J’ai bien peur que non, effectivement, acquiesça-t-elle, prête à sortir ses dagues.

Anya garda elle aussi sa vibrolame à portée de main. Si les négociations dégénéraient, ils seraient en infériorité. Ils risquaient de se retrouver dans une situation compliquée. Il fallait penser à un plan de repli.

Soudain, le Jawa se leva. Anya supposa qu’il devait être debout sur sa chaise, car sa tête dépassait difficilement celles des autres Défenseurs. Lui qui n’avait pas encore parlé ouvrit enfin la bouche. Sa voix mielleuse parvint sans difficulté aux oreilles d’Anya.
- Un cessez-le-feu est effectivement une possibilité. Mais elle serait incohérente avec nos idéaux même. Nous reconnaîtrions une certaine supériorité aux Bourreaux, et cela est inconcevable. Nous salirions l’honneur même des Ranol.

Des grognements consentants se joignirent à ses mots.
- En revanche, nous sommes d’accord pour vous accorder une chance au sein de notre groupe. Nous avons besoin de jeunes gens motivés pour ramener la paix sur Mastaria.

Ils essayaient de les recruter. Ils étaient enlisés dans la guerre depuis trop longtemps. Et ce Jawa ne voulait certainement pas en sortir.

Anya s’avança à son tour, de manière à se mettre au même niveau que Miri. Elle fut imitée par Arty, qui réarrangea sa tenue au passage.
- Désolée, monsieur…
- Seigneur Narrac.
- Narrac, répéta-t-elle en oubliant soigneusement le ‘seigneur’. Nous ne sommes pas ici pour intégrer votre milice. Nous sommes indépendants, et comptons le rester.

Le silence s’installa de nouveau. Les négociations n’iraient pas plus loin.
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Messagepar Super-Bern » Mar 03 Oct 2017 - 12:29   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Fi Kchabec

L'ambiance s'était considérablement refroidie, l'animosité était palpable. Alors que les gardes défenseurs s'avançaient, le Jawa prit de nouveau la parole.

- Vous nous délivrez l'un de nos membres. Il serait dommage que tout cela finisse de manière dramatique, dit-il en les dévisageant de ses yeux lumineux. Si vous le voulez bien, je suis prêt à discuter avec vous dans mes appartements.

Tout le monde se raidit. Ce petit être n’inspirait pas du tout confiance.

- Nous sommes ouverts à toute proposition, fit respectueusement Miri. Nous acceptons.

- Dans ce cas, nous pouvons considérer cette séance terminée ! Mes chers collègues, vous pouvez retourner à vos activités habituelles !

Le Jawa disparut derrière la table. L'imposant Kaleesh et la Twi’lek blanche qui se tenaient à sa droite le suivirent tandis qu'il s'approchait du groupe. L’équipe hésita à bouger, l’Arkanienne garda une main discrètement posée sur sa vibrolame. Fi se disait que Miri devait certainement avoir une idée derrière la tête pour avoir accepté la suggestion soudaine de Narrac. Finalement, ils suivirent le Jawa à travers un dédale de couloirs sombres jusqu'à ses appartements. Fi dut pousser gentiment Ukel pour qu’il avance, lui qui essayait de se faire petit. Le Togruta se faufila pour se placer au milieu du groupe.

- Vous voulez des rafraichissements ? J'ai du vin plus qu'il ne m'en faut ! s’exclama Narrac une fois arrivé.

- Non, refusa Miri. Je ne bois jamais chez les autres.

- Un bon Brandy ne me ferait pas de mal ! s'écria Arty.

- Non, merci, je ne bois pas d'alcool, refusa aussi Ukel.

- Venons-en directement au but, répondit simplement Fi, pressé de conclure.

- Comme vous voudrez, dit l’hôte d'un ton désolé tandis que la Twi'lek albinos servait une coupe pour Arty. J'avais justement un excellent vin corellien pour le professeur Anto.

- Merci bien ! dit Arty.

Ukel, lui, tressaillit.

- Je suppose que vous ne me connaissez pas pour le traité que j'ai écrit...

- Au contraire, professeur ! J'ai été très intéressé par vos travaux sur les midichloriens !

Fi dévisagea Ukel. Les midi-quoi ? Il devrait un jour s’informer de ce qui se passe ailleurs dans la Galaxie, mais ce n’était vraiment pas le moment de laisser son esprit vagabonder. Il vit le Togruta ouvrir de grands yeux et se sentir flatté malgré lui.

- Vous avez beaucoup de talent, professeur ! Il est dommage cependant que vous ne soyez pas aussi doué avec les finances qu'avec la science... ajouta le Jawa.

- Si vous nous avez faits venir, je suppose que ce n'est pas pour boire, reprit Miri, à moins que vous vouliez nous enivrer pour nous faire parler. Alors ? Quelles sont vos raisons ?

Le Chagrien sembla visé par la remarque de Miri. Il observa son verre une seconde, puis Narrac se tourna vers la jeune femme.

- Suspicieuse, n'est-ce pas ? Sûrement un reste de votre ancienne vie d'assassin ?

- Je suis étonnée que vous en sachiez autant sur nous, des parfaits inconnus jusqu'à il y a quelques minutes... Votre rapidité pour glaner des informations rendues difficiles à trouver me surprend, dit-elle, faussement désinvolte.

- Que voulez-vous ? Un ancien assassin sait en reconnaître un autre ! répondit-il en saisissant une coupe à côté de lui.

Arty pouffa de rire en entendant la confession de Narrac, ce qui jeta un froid dans la pièce. Fi garda son sérieux, mais il fut tout aussi surpris de ce fait que son compagnon. Le Jawa se tourna vers le Chagrien, puis vers le Kaleesh, qui n'avait pas bougé depuis le début de la conversation.

- Xysh, la prochaine fois que cet imbécile use de sa langue, arrache-la-lui.

Arty croisa le regard lourd du Kaleesh et reprit immédiatement son sérieux. Laissant le Chagrien de côté, Narrac s'adressa de nouveau à l’humaine.

- Je suppose que vous avez déjà entendu parler de la Guilde des Rakghouls, la compagnie d'assassins aujourd'hui disparue, continua l’hôte.

- Oui, j'en ai entendu parler. J'ai même rencontré certains de ses membres... Mais trêve de politesses, Narrac. Je vous le redemande : que voulez-vous ?

- Vous allez droit au but à ce que je vois ! Très bien. Si je vous ai fait venir ici, c'est parce que je partage vos convictions : Mastaria a besoin de paix, et vite.

- Vous avez dit que vous ne vouliez pas accepter le cessez-le-feu, dit Fi. Vous avez une meilleure idée ? Autre que de nous engager...

- J'ai préféré cacher mes véritables intentions à mes collègues. Comme vous avez pu le voir, peu d'entre nous sommes en faveur d'une trêve. Prendre votre partie durant cette réunion n'aurait servi à rien, ni pour vous ni pour moi. Toutefois, j'ai envie de vous aider.

- Je suis heureuse de l'entendre, déclara Miri. Que comptez-vous faire, alors ?

Arty croisa les bras et secoua la tête d’un air désapprobateur. Fi n’avait pas plus confiance en lui et Anya ne semblait pas non plus enthousiasmée.

- Le seul moyen pour que les autres membres acceptent un cessez-le-feu, c'est que les Bourreaux fassent de même !

- Si vous continuez à vous renvoyer la responsabilité, nous n’avancerons jamais, intervint Ukel.

- Ce n'était pas mon intention, professeur. Comprenez, mes collègues sont remplis de fierté. Pour eux, la paix possible se définie par l'extermination des Bourreaux ! Mais, si eux aussi décidaient de faire une pause, il y aurait une chance, bien que très mince !

- Nous avons également l'intention de proposer ce cessez-le-feu aux Bourreaux, reprit Miri avec prudence. S’ils acceptent, est-ce que les Défenseurs reconsidéreront la question ?

- Voilà mon idée. Rendez-vous en territoire Bourreaux, accompagnés d'un membre de notre conseil, le général Kix en l’occurrence, et de plusieurs de mes gardes. Faites-leur croire que nous sommes prêts à faire un cessez-le-feu. S'ils sont convaincus que nous puissions déposer les armes, ils seront enclins à faire de même. Et, en voyant que les Bourreaux sont prêts à parler de paix, mes collègues pencheront sûrement en faveur de cette trêve.

- Je reconnais bien là des techniques d'assassin, observa Miri. Même si ce n'est généralement pas pour la paix... Quoi qu'il en soit, j'approuve. Voudriez-vous nous accompagner ?

Fi et Arty écarquillèrent les yeux. À quoi pensait cette assassin ? Elle a un plan, c’est sûr, se dit Fi.

- Ce serait avec plaisir, mais je ne peux pas. Je suis un étranger, comme vous, bien que vous aillez quelques centimètres de plus. Jamais les Bourreaux ne voudront négocier si je suis avec vous. Nous serions tués sur-le-champ.

Après un moment de silence, Anya jeta un coup d'oeil à toute l'équipe puis s'interposa.

- On ne va quand même pas lui faire confiance !

- J'ai donc l'air si louche que ça ? demanda-t-il d'un ton ironique. Est-ce mes yeux ou bien ma petite taille ?

- La confiance est un bien rare dans la galaxie, rappela Miri. Je ne crois que ce que je vois. Prouvez-nous que vous êtes de notre côté, et alors...

- Vous avez raison de vous méfier, dit-il en paraissant sourire. J'ai moi-même subit bien des trahisons. Je suppose que ce ne sont pas des paroles que vous voulez entendre, mais des actes.

Il pointa du doigt la Twi'lek à ses côtés.

- Denaerys vous accompagnera. Elle est pour moi ce qui se rapproche le plus d'une famille. Je n'aimerais pour rien au monde la perdre. Prenez-la comme garantie.

- Très bien, lança froidement Miri. Si vous tentez quoi que ce soit contre nous, c'est son cadavre que vous retrouverez.

- Et s’il lui arrive le moindre mal, sachez que rien ne vous protégera, déclara-t-il sur le même ton. La famille est ce qu'il y a de plus précieux.

- Tout ne dépend que de vous, alors.

Fi eut un mouvement d’hésitation, repensant à ses parents, mais aussi aux histoires de ses coéquipiers. C’est vers Anya que Narrac décida plutôt de se tourner. Celle-ci jeta un regard mauvais au Jawa, sentant son regard couler sur elle.

- Je persiste : c'est une mauvaise idée.

Il s’énerva et jeta sa coupe contre le mur d'un geste furibond.

- Ça suffit ! Voulez-vous la paix pour Mastaria, oui ou non ? Je vous accorde mon aide, je vous confie l'un de mes êtres proches, je mets sa vie et celle de plusieurs de mes gardes en danger, tout cela sur votre seule parole ! Qui me dit que vous n'êtes pas au final des espions des Bourreaux ? Que tout ceci n'est pas qu'un piège ?! Croyez-vous que je vais vous faire assassiner avant de faire pendre vos cadavres aux portes de ce bâtiment ?!

Miri regarda Anya d'un air sévère, les autres suivirent tous son regard. L’Arkanienne continuait toujours à fixer le Jawa.

- Comment puis-je vous faire confiance, alors que vous pénétrez dans mes appartements avec une arme dissimulée ? Aviez-vous l'intention de me trancher la gorge avec ?

Anya garda le silence, le regard dur et fermé. La tension reprit d’un coup de l’ampleur dans la pièce, le Togruta en déglutit.

- On n'a pas vraiment le choix, dit doucement Fi à Anya. C'est notre meilleure chance de nous faire entendre.

- Les négociations n'ont pas abouti. On aurait dû s'en tenir là, dit-elle en gardant ses yeux blancs fixés sur Narrac.

- Partons d'ici, reprit Miri. Je pense que tout a été dit. Anya, si tu ne veux pas venir, tu ne viens pas. Je vous remercie de votre offre, Narrac, et je serais ravie de coopérer avec vous.

- Ravi de l'apprendre, conclut le Jawa en reprenant son calme. Denaerys, va avec eux. Et essaie de revenir entière…
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Messagepar Zèd-3 Èt » Sam 14 Oct 2017 - 11:05   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Ce texte présente un passage dans lequel le personnage principal annonce vouloir violer une esclave. Ce passage m'ayant semblé, à l'écriture, très malsain, j'ai décidé de le mettre sous balise spoiler. Sa lecture n'est pas nécessaire car il ne fait pas avancer l'intrigue et sert simplement à approfondir la psychologie de Washas. Ceci dit, bonne lecture !

Washas Kodank

Leurs opposants les appelaient les Bourreaux de Ranol, en référence au monarque qu’ils avaient assassiné.
Eux se présentaient comme les Libérateurs de Mastaria, car personne ne se voit comme le méchant de sa propre histoire.
Mais sous n’importe quel nom, ils n’étaient que des pions entre ses mains.

Washas Kodank, Seigneur Sith de son état, regardait les généraux des Libérateurs s’entre-déchirer sur la répartition du budget agricole du mois à venir.
Voilà ce qui arrive quand on laisse des militaires diriger, songea-t-il. Ils sont incapables de s’entendre hors d’un champ de bataille. Si je le voulais, il ne me faudrait pas deux mois pour prendre le contrôle de leur minable Parlement.
Mais il est trop tôt pour sortir de l’ombre. L’implication des Sith et de l’Empire doit encore demeurer secrète.

Secret de polichinelle, mais Washas savait que nul n’irait accuser l’empire sans preuves irréfutables – surtout pas la République, bien trop affaiblie pour raviver même les plus infimes tensions.
Il se bornerait donc à son rôle de conseiller. Pour l’instant.

Après deux heures de discussions, la réunion prit fin. Alors que les divers généraux sortaient de la salle avec leurs assistants, Washas s’approcha du Seigneur-Président.
Varbis Bacles était un vieil humain aux cheveux blancs et aux traits las. Cela avait conduit de nombreuses personnes à le considérer comme un faible. Toutes étaient mortes.
Washas ne le sous-estimait pas. Bacles avait initié le coup d’état contre la dynastie Ranol trente ans plus tôt. Il avait mené la guerre civile avec talent durant trois décennies, jusqu’à être le dernier de ses instigateurs encore en vie. Avant la junte, il était le chef des armées du gouvernement Ranol.
Non, Washas ne le sous-estimait pas. Cependant, parce que Washas avait pour principe de connaître ses alliés aussi bien que lui-même, il connaissait les faiblesses et les limites du Seigneur-Président.
Comme tous les autres généraux, Bacles n’était pas fait pour la politique. Il voyait les Sith comme des demi-dieux. Et il était vieux.
Tous ces points permettaient à Washas de rester l’éminence grise derrière les Libérateurs, de manipuler leur chef sans même que celui-ci s’en rende compte.
Le dernier défaut du général, son âge, était d’ailleurs la clé du contrôle exercé sur sa personne par les Sith – car même si Bacles était leur allié, il valait mieux avoir des garanties de sécurité en cas de problèmes.
Ainsi, une fois par mois, Washas sacrifiait un prisonnier dans un rituel Sith complexe, rendant de cette façon un peu de vitalité au vieux soldat.
Lorsqu’il était arrivé sur Mastaria, sous la tutelle de Dame Darzu, Washas s’était demandé pourquoi les Sith ne se trouvait pas un autre pantin pour gouverner les Libérateurs. Il avait fini par comprendre que la tâche n’était pas simple. À l’époque, Bacles venait de se trouver une protégée en la personne de Jimmak Paesav, une humaine prometteuse. Mais la jeune femme était encore bien trop jeune et manquait d’influence pour succéder au Seigneur-Président. Et personne ne pouvait mieux convenir qu’elle pour reprendre le titre : les Libérateurs n’approuvaient pas les Sith. Seuls Bacles et ses fidèles avaient su voir toute la gloire qu’il y aurait à rejoindre l’Empire.
Washas devait donc maintenir le vieil homme en vie encore quelques années, le temps que Paesav soit apte à lui succéder. Si Bacles mourait avant, la position des Sith sur Mastaria serait gravement menacée.
Cela n’effrayait pas le Seigneur Sith. D’une certaine manière, il espérait presque que cela arrive.
Mais pour l’heure, des préoccupations plus actuelles occupaient son esprit. Il avait de mauvaises nouvelles.

— Seigneur-Président, puis-je vous parler ? demanda Washas en s’avançant.
— Bien sûr, mon ami. Colonel Peasav, voulez-vous…
— Je vais vous laisser, fit précipitamment l’aide de camp de Bacles.
— Le colonel peut rester. Ce que j’ai à dire peut être entendu par tous les amis des Sith.
“Le colonel peut rester”. Un ordre déguisé qui réaffirme mon autorité sur lui sans être assez flagrant pour qu’il en prenne ombrage. “Les amis des Sith”. Une flatterie discrète qui lui fait oublier la légère sensation de soumission due à ma phrase précédente.
C’est trop facile.

— En ce cas, déclara le général, nous vous écoutons.
Washas se plongea dans la Force quelques secondes pour s’assurer qu’ils étaient bien seuls, puis déclara d’un ton grave :
— Le gang des Mankas déchiqueteurs a été décimé et le général Kix a été libéré.
— N’est-ce pas ce que nous voulions ? demanda Bacles, perplexe devant l’air glacial du Sith.
Quelques jours plus tôt, l’état-major des Libérateurs avait été contacté par une bande de brigands prétendant avoir capturé l’un des treize leaders des Défenseurs de la Mère et se disant disposés à le leur vendre. Washas avait fait jouer son réseau d’espions et s’était vite rendu compte que l’information était entièrement vraie : l’un des Treize, les pires ennemis des Libérateurs, était prisonnier d’un gang de criminels. Si les Libérateurs procédaient à la transaction, ils pouvaient réussir un immense coup médiatique.
Sur les ordres de Washas, le Seigneur-Président avait fait croire au Parlement que l’offre était un piège.
Pour que le plan des Sith réussisse, le statu-quo devait perdurer. Lorsque les Libérateurs subissaient un revers, Washas était sur la brèche pour reprendre l’avantage, mais il ne permettait pas aux putchistes de pousser leur avance.
Dame Darzu avait passé très longtemps à établir ce plan et elle avait estimé, en quittant Mastaria, que sept ans devaient encore s’écouler avant que la guerre en puisse prendre fin. Charge à Washas de faire durer les hostilités.
Deux ans sur les sept s’étaient déjà écoulés, il en restait cinq. Avec la fin de la guerre encore si lointaine, Washas se devait de contrôler autant que possible tous les aspects du conflit.
Même au sein de son propre camp, le général Kix n’était pas très aimé. Il était impopulaire et un meneur d’hommes médiocre. Cependant, tout Mastaria connaissait son nom. Washas ne pouvait pas laisser les Libérateurs sacrifier l’un de leurs plus grands ennemis sur l’autel de la propagande.
D’où sa décision de refuser de traiter avec le gang des Mankas et de faire croire au Parlement libérateur qu’il s’agissait d’un piège des Défenseurs.

Washas se tira de ses pensées et répondit au vieux soldat qui lui faisait face :
— Nous souhaitions que les Défenseurs attaquent les Mankas pour libérer Kix. Ils n’auraient pas fait trop de publicité autour de cet évènement pour ne pas attirer l’attention sur le fait qu’un de leurs dirigeant s’était fait capturer, et l’affaire serait retombée dans l’oubli. Malheureusement, ce ne sont pas des Défenseurs qui ont attaqué les Mankas.
— Comment cela ? interrogea Bacles. Un gang rival ?
— Peu probable. L’un des rares Mankas survivant a réussi à les filmer et m’a fait parvenir les images contre une somme rondelette, révéla Washas tandis qu’il introduisait un datapad dans l’un des ordinateurs incrustés dans le mur.
Aussitôt, l’un des écrans de la salle de réunion afficha le contenu du datapad : deux groupes de personnes se battant entre eux. Il apparaissait clairement que les membres du premier groupe portaient tous un tatouage en forme de griffure, symbolisant leur appartenance aux Mankas.
Le deuxième groupe, en revanche… eh bien, il ne ressemblait pas à grand chose. Une seule personne était vraiment intéressante aux yeux de Washas, mais il coupa la vidéo avant que l’individu n’apparaisse à l’écran. Il s’agissait d’une affaire ne concernant que lui.
— Vous essayez de me faire croire que des amateurs pareils ont pu vaincre le gang des Mankas ? s’insurgea le général.
— Les faits sont là, général, répondit le Sith sans se troubler. En fait, je ne suis pas si surpris. Les Mankas sont – étaient – bien équipés, mais pas au point de faire obstacle à une troupe de bons combattants, ce qu’est clairement cette bande qui les a attaqués. Leur absence de travail d’équipe est très surprenante, mais cela a dû contribuer à déstabiliser les Mankas.
— Qu’ont-ils fait de Kix ? demanda le colonel Peasav.
— Ils l’ont ramené aux Défenseurs et, d’après l’un de mes espions dans leur base, ils ont clairement fait comprendre qu’ils ne travaillaient pas pour eux.
Un silence pesant s’installa, que Bacles brisa finalement :
— En fait, je ne comprend pas ce qui vous trouble, mon ami. Ces gens ne sont pas des Défenseurs, c’est évident en voyant leurs tactiques de combat – sans compter leurs propos que vous venez de nous rapporter. Cependant, Kix a rejoint les Défenseurs. Tout va bien, non ?
Aucun foutu sens politique.
— Ce n’est pas aussi simple, répondit Washas en gardant son calme. Ils ne travaillent pas pour les Défenseurs, général. Cela signifie qu’ils ont un but que nous ne connaissons pas. Ce groupe d’inconnus représente un danger d’une ampleur que nous ignorons. Le conflit est suffisamment difficile à contrôler sans rajouter en plus un troisième camp.
— Mais leur nombre est insignifiant ! s’exclama l’humaine. Qu’avons-nous à redouter d’eux ?
— Sur un champ de bataille, sans doute pas grand chose. Mais dans une guerre, peu importe le vainqueur : s’il n’a pas l’appui du peuple, son règne sera chaotique. Et d’après mon espion, ils refusent de prendre parti. Cela ne nous dit rien quant à leur vrai but, mais nous en apprend beaucoup sur le type de combat qu’ils veulent vraiment mener : ce sera un combat idéologique. Je ne sais comment, ils vont tenter de se mettre du côté du peuple.
Washas laissa quelques secondes à ses deux interlocuteurs pour assimiler ce qu’il venait de dire, puis reprit :
— Aujourd’hui, le peuple se sent abandonné. Chaque jour qui passe, leur ressentiment grandit. Lorsque, dans cinq ans, l’Empire arrivera tel un messie, le peuple nous rejoindra sans hésiter. Sauf s’ils se sont déjà trouvés une idole entre temps. Voilà le danger, voilà ce qui peut menacer notre future opération. Voilà ce que nous devons à tout prix empêcher.
— Mais, protesta Bacles, quel danger peuvent-ils représenter pour nous ? Concrètement ?
— Pour l’heure, je l’ignore encore. Mais je ressens depuis hier une menace grandissante dans la Force, et j’ai la conviction qu’elle est liée à ce groupe. Qui plus est, je vous ferais remarquer que les impériaux ne sont qu’une cinquantaine sur Mastaria et que, d’ici cinq ans, nous contrôlerons la planète. Dans un combat idéologique, peu importe le nombre.
— Je vois, fit Bacles. En ce cas, je vous laisse vous occuper d’eux. C’est votre domaine d’expertise, après tout, que de détruire tout ce qui peut menacer le plan de Dame Darzu.
— En effet, Seigneur-Président. Si vous le permettez, je vais maintenant prendre congé.
— Faites donc, mon ami.

“Mon ami”... Dans un sens, c’est touchant de le voir s’essayer à la manipulation, pensa Washas tandis qu’il marchait d’un pas vif vers ses quartiers. Ça marche peut-être sur des gens encore moins doués que lui en politique, mais je ne risque pas de me sentir redevable envers lui juste parce qu’il dit être mon ami.
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Derrière le Seigneur Sith, une esclave Zeltronne se pressait. La jeune femme, nommée Kanno, lui avait été offerte par Vevasy pour s’assurer que son amant ne l’oublie pas. Et en effet, la captive lui ressemblait beaucoup. De la même manière, Washas avait fait cadeau à la femme de sa vie d’un mâle ayant des traits semblables aux siens, ceci afin que malgré la distance les séparant, ils gardent le souvenir de l’être aimé.

Une fois arrivé dans ses quartiers, le Seigneur Sith s’assit sur le grand lit trônant au milieu de la pièce et observa l’esclave commencer sa danse.
Avec des gestes lascifs, Kanno commença à enlever ses vêtements, lentement, sensuellement. Tandis qu’elle se déhanchait, Washas observait son beau visage anguleux, ses formes généreuses qui se révélaient à lui, sa peau rouge qu’il savait si douce… Tout, en cette splendide jeune femme, lui rappelait Vevasy.

Kanno, enfin nue, attendait devant son maître. Celui-ci, qui s’était perdu dans ses pensées, leva les yeux vers elle. Il admirait le contrôle que l’esclave exerçait sur elle : sans la Force, il n’aurait jamais pu savoir à quel point la haine qu’elle dissimulait derrière son sourire de façade était grande. Souriant à son tour, il se leva, lui prit la main et l’attira vers le lit.


***


La paix est un mensonge, il n'y a que la passion.
Par la passion, j'ai la puissance.
Par la puissance, j'ai le pouvoir.
Par le pouvoir, j'ai la victoire.
Par la victoire, je brise mes chaînes.
La Force me libérera.


Tel était le Code Sith.
Washas avait nourri sa passion et il sentait désormais la Force couler en lui avec fluidité.
Il était temps de se mettre au travail.

La vidéo envoyée par le Manka était de piètre qualité, mais recelait néanmoins un trésor inestimable aux yeux du Sith : quelques images où l’on voyait un humain d’une vingtaine d’années se servir d’un sabre laser à lame rouge et utiliser la Force.
Un Sith déserteur, avait immédiatement pensé Washas. Mais après quelques recherches, il était apparu qu’aucun déserteur de l’âge de l’inconnu ne correspondait à sa description. Il y avait cependant une correspondance pour un traître aujourd’hui âgé d’une cinquantaine d’années et nommé Eslo – Washas avait d’abord été déconcerté par l’absence de nom de famille avant de comprendre qu’il s’agissait d’un orphelin de guerre. Seul problème, l’homme était mort depuis longtemps.
L’individu de la vidéo était peut-être son fils. Washas ignorait si Eslo avait eu des enfants car tout le dossier de sa trahison et de sa traque était classé secret défense.
Mais après tout, peu importait.
Un sensitif était un atout précieux. Washas allait retrouver celui-ci et le rallier – ou le tuer.

Le Sang-pur pénétra dans sa salle de méditation et s’assit à même le sol au centre de celle-ci. Il ferma les yeux et se concentra, sentant ses perceptions s’étendre tandis que son esprit sortait de son corps pour explorer les alentours.
Sa volonté bandée comme un arc, Washas cherchait tous les êtres sensibles à la Force présents sur Mastaria. Il en sentait un certain nombre, ce qui était normal sur une planète où ni les Sith ni les Jedi ne recrutaient de fidèles, mais un seul maîtrisait ses pouvoirs.
C’était lui. L’homme de la vidéo.
Washas le sentait dans la Force, un esprit bouillonnant à la lisière du sien. Le jeune humain n’avait pas conscience de la présence du Sith, peut-être parce que sa formation était incomplète.

Le Sang-pur avait appris comment faire basculer quelqu’un du Côté Obscur. Cela faisait partie de la formation standarde sur Dathomir. Il n’avait cependant jamais eu l’occasion de mettre en pratique ce qu’on lui avait enseigné.
Tout d’abord, il fallait découvrir les motivations et les buts de celui qu’on voulait convertir. Ensuite, il conviendrait d’attirer son attention et de s’assurer qu’il écouterait son corrupteur. Puis la victime devrait être tentée. Ses idéaux devraient lui être présentés éclairés par le Côté Obscur d’une manière qui la forcerait à changer de camp.
Washas n’en était encore qu’à la première étape, mais il jubilait d’avance.
Chaque chose en son temps, se reprit-il. Pour l’instant, il me faut comprendre ce qu’il veut, quel est son but et comment il compte l’atteindre en restant avec ce groupe.
Lorsqu’il était impossible de parler à sa victime face à face, les instructeurs avaient préconisé de lui envoyer des visions de Force fabriquées de toute pièce. C’était donc ce que Washas ferait.
La vision devrait être intéressante, exciter sa curiosité, mais sans l’alarmer non plus.
Washas décida d’apparaître à l’humain comme un guide capable de satisfaire ses moindres désirs et de l’aider à vaincre ses peurs. Un guide ayant senti un grand potentiel en lui et ne demandant qu’à lui permettre de le réaliser.
Un ami.




Spoiler: Afficher
Nda : Un Parlement est une assemblée élue chargée de représenter le peuple dans les états. Les dirigeants des Bourreaux / Libérateurs ne forment pas un Parlement. Mais c’est justement pour cela que j’ai voulu leur donner ce titre à leur assemblée – pour la même raison qu’un grand nombre de dictatures vont inclure “république” ou “démocratique” dans leur nom (que celui qui a dit République démocratique du Congo se dénonce :siffle: ).
Quand un ouvrier a travaillé dix-huit heures, quand un peuple a travaillé dix-huit siècles et qu'ils ont, l'un et l'autre, reçu leur paiement, allez donc essayer d'arracher à cet ouvrier son salaire et à ce peuple sa République !
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Messagepar Lynne » Sam 14 Oct 2017 - 19:45   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Miri Kosvar

L'ancienne assassin fut une des dernières à sortir des appartements du Jawa. Si son visage était en apparence impassible, il ne retranscrivait pas une infime portion de tout ce qui se passait dans la tête de la jeune femme. La rencontre avec Narrac avait fait ressortir en elle toutes ces attitudes, tous ces réflexes d'assassin qui étaient comme gravés dans son ADN à présent, et cela l'avait effrayé. Effrayé de constater qu'au final, elle n'avait guère changé : dans les situations délicates, elle se réfugiait toujours dans les enseignements de survie qu'elle avait reçus. Faire semblant, ne pas montrer ses sentiments et parfois croire à la personne en face de soi qu'on était de son côté alors que c'était tout le contraire...

En l'occurrence, Miri avait volontairement appuyé Narrac pour essayer de voir comment il réagissait, le testant quelquefois, le sommet étant bien sûr lorsqu'elle l'avait poussé à leur garantir son soutien autrement que par des paroles, espérant ainsi le coincer. Car elle en était sûre : le Jawa n'était pas de leur côté. Difficile en fait de savoir de quel côté ils étaient eux-mêmes, en réalité. Le côté de la liberté, auraient dit quelques idéalistes. Miri, elle, ne se posait pas de telles questions. Elle était là pour gagner sa liberté, en quelque sorte. Quoi qu'il en soit, elle avait appris une chose : ne jamais se fier à un assassin, qu'il le soit toujours ou qu'il l'ait été. Un sourire amer se dessina sur son visage lorsqu'elle songea que ce principe s'appliquait également à elle.

Des gardes, ainsi que la dénommée Denearys les avaient rejoints et ils étaient à présent sortis du palais. Volontairement, elle s'était placée hors d'écoute des gardes, par réflexe sans doute. Elle n'aimait pas qu'on écoute ce qu'elle disait, d'autant qu'elle avait deux mots à dire à Anya... Elle s'approcha de l'Arkanienne, qui se décala légèrement pour lui laisser de la place.

- Chasseuse de primes, c'est vraiment autre chose qu'assassin, n'est-ce pas ?
- On a un peu moins de sang sur les mains, c'est sûr, commenta Anya en la fixant.

Miri ne put s'empêcher de se sentir personnellement visée, et répliqua :

- Et surtout, on ne connaît pas pas la subtilité, lança t-elle sur un ton de reproche teinté d'amusement.

Anya ralentit, serrant légèrement les poings.

- On ne met surtout pas inutilement la vie des autres en danger. Le Jawa est pourri jusqu'à la moelle. On ne peut pas prendre de risques.
- Tu crois que je ne le sais pas ? Mais nous étions en présence d'un assassin, et la seule façon de le confondre était d'agir comme lui, en assassin. Quant aux risques...oui, il y en a. Mais au moins nous saurons à qui nous fier.

Anya ralentit, serrant légèrement les poings.

- Tu n'es pas toute seule dans cette... quête, ou peu importe. On est tous impliqués. Certains ont des choses à perdre ici. On ne peut pas tout risquer. Et on a un adolescent avec nous !
- Tout le monde s'est engagé en sachant les risques, quel que soit son âge. Ou sa compétence, ajouta t-elle en glissant un regard vers Ukel. Et puis, si tu me permets, si tout le monde n'était pas d'accord avec moi on aurait entendu plus de protestations.
- Je ne savais pas qu'on t'avait établie leader dans le groupe, lança Anya.
- Moi non plus. J'ai parlé, le groupe a suivi, après tout. Et sincèrement...qu'aurais-tu fait ?
- J'aurais suivi la piste de l'artéfact, répondit-elle franchement. Les Mastariens sont embourbés dans cette guerre depuis trop longtemps. Et je suis prête à parier que les fournisseurs d'armes ne nous laisseront pas l'installer. On aurait dû faire profil bas depuis le début. On trouve toujours mieux sa cible si elle ne nous attend pas, ajouta-t-elle.

Certes, se dit Miri. Mais ils n'avaient fait que suivre les ordres de la Kiffar, après en ce qui concernait leur pertinence...

- Je pense qu'on suivra la piste de l'artéfact...plus tard. Pour l'heure vaut mieux essayer de mettre en place le cessez-le-feu et suivre les instructions. Si nous sommes trahis, cela mettra au moins les choses au clair. Et parfois, se montrer en plein jour permet de surprendre l'adversaire...pour mieux la tromper.

Anya secoua la tête, l'air pensif, mais ne rajouta rien à ce propos. Peut-être avait-elle décidé que ce débat était stérile. De toute manière ce qui était fait était fait et ils ne pouvaient pas remonter le temps comme dans ces holo-films abracadabrants.

- Et si ça se passe mal ? On fait quoi d'elle ? demanda la chasseuse de primes en désignant la Twi'lek d'un mouvement discret de la tête.
- Je n'ai qu'une parole, déclara froidement Miri. Si on essaie de nous tuer, je la tue.

Son interlocutrice acquiesça. Approuvait-elle ? Il semblait bien. Au moins avaient-elles trouvé un terrain d'entente... Anya lui confia ensuite que rien sur Mastaria ne lui inspirait confiance, et Miri ne pouvait qu'être d'accord avec elle. L'atmosphère de la planète paraissait alourdie par le poids de la guerre civile qui y faisait rage, et malheureusement la jeune femme avait vu cela sur nombreux autres mondes...

- Bah...si tu savais...rien ne m'inspire plus confiance, fut la réponse de Miri.
- C'est plus prudent dans une galaxie comme la nôtre, fit-elle en référence à la guerre avant d'ajouter, un demi-sourire en coin : Si ça peut te rassurer, je n'ai qu'une parole aussi. C'est ce qu'on m'a inculqué.
- Les Mandaloriens, n'est ce pas ? J'en ai connu un. Ce sont des redoutables adversaires, mais leur sens de l'honneur peut leur être fatal.

Anya glissa un regard vers son fusil blaster mandalorien passé en bandoulière autour de son épaule, là où les yeux de Miri s'étaient posés quelques instants auparavant.

- Heureusement que je n'en suis pas totalement une, alors, sourit-elle. Ils ont leur défauts, mais ils sont un des meilleurs peuples que j'ai jamais connu. Celui que tu as rencontré.... C'était au cours d'une de tes missions ?
- Oui, répondit brièvement Miri. C'était le garde du corps de ma cible, et pour remplir ma mission j'ai dû le tuer. C'était la nécessité, mais il s'est battu vaillamment, j'ai failli y rester.

L'Arkanienne garda le silence, et l'ancienne assassin l'imita, préférant ne pas évoquer des sujets sensibles. Ainsi, toute la troupe marcha pendant une vingtaine de minutes sans que le moindre trouble n'intervienne dans leur chemin. Toutefois, Miri conservait tous ses sens en éveil, guettant une attaque de tous les côtés et surveillant notamment la Twi'lek. Alors qu'ils étaient dans une ruelle, un de leurs gardes dégaina soudain son arme et tous les autres l'imitèrent immédiatement.

- Attention ! cria Fi, et quelques uns d'entre eux tournèrent la tête.

Dès qu'elle constata que ses doutes étaient confirmés, Miri dégaina ses deux poignards et évalua rapidement les forces en présence. Les gardes étaient une petite dizaine, ils étaient la moitié, dont un scientifique qui n'avait probablement jamais manié un blaster. Du coin de l'oeil, elle vit d'ailleurs le Togruta armer – enfin, essayer d'armer serait plus exact – celui qui pendait à sa ceinture, mais elle n'eut pas le temps de plus s'y intéresser que trois gardes, sentant sans doute le gros morceau, fondirent sur elle. Agilement, elle lacéra la base du cou du premier, puis s'en servit pour le pousser contre le deuxième. En se retournant, elle para avec une de ses lames le coup de pique du troisième garde qui l'avait attaquée par derrière et enfonça son deuxième poignard dans son abdomen. Il hoqueta et s'effondra lentement sur le sol, comme une poupée de chiffon.

Elle remarqua alors qu'un de leurs agresseurs, un Neimodien visiblement – une race de lâche à ce qu'il paraissait – avait attaqué le Togruta qui avait esquivé l'attaque avec un vivacité qui surprit Miri et qui tenait en joue le garde...avec son blaster...à l'envers. Son. Blaster. Était. À. L'envers. Pendant une fraction de seconde, une envie de fou rire envahit l'ancienne assassin, et visiblement le garde si dangereusement mis en joue était dans le même cas : il était même en train de se tordre de rire. Une cible parfaite, déconcentrée, une cible qui une seconde plus tard se retrouva avec une dague plantée au dessus de l'oreille. Devant l'expression horrifiée d'Ukel, elle lança :

- Le génie...un blaster, ça se tient de l'autre côté. Et n'oublie pas d'enlever le cran de sûreté. Ce serait peut-être utile, on sait jamais.

Elle constata qu'Arty et Anya avaient déjà réglé leur compte à deux gardes chacun, quant à Fi, il s'occupa de mettre à couvert le Togruta. Il savait se battre, mais pas autant que les trois autres, et puis le rat de laboratoire avait besoin d'une baby-sitter. Toutefois, elle remarqua que la Twi'lek albinos tentait de filer en douce, sans doute avertie de la menace de Miri, menace que l'ancienne assassin avait à coeur de mettre à exécution. Sinon, si elle la laissait s'enfuir, Narrac penserait qu'ils étaient des enfants de choeur trop pitoyables pour tenir une promesse sanglante.

Miri sprinta alors jusqu'à atteindre la Twi'lek et la propulsa contre le mur de la ruelle d'un coup de pied bien placé. Un peu sonnée, Denearys tenta de lui administrer une bonne droite, mais il était plus qu'évident qu'elle n'était pas faite pour le combat. L'ancienne assassin dévia sans difficulté l'avant-bras de sa nouvelle cible et dans le même mouvement avança d'un pas pour faire plonger sa dague gauche dans le cou immaculé dont surgirent quelques gouttes écarlates. Dans un élan de compassion, elle décida toutefois d'abréger l'agonie de l'assistante de leur désormais ennemi Narrac en lui brisant le cou d'un mouvement rapide, qu'elle avait déjà effectué bien trop de fois dans sa vie

En observant le corps inerte de la Twi'lek, elle ne put pourtant s'empêcher d'éprouver une once de regret. Parfois, il lui semblait qu'elle n'était plus tout à fait humaine, qu'il lui manquait désormais certaines émotions... à chaque fois qu'elle donnait la mort, une part d'elle-même s'envolait irrémédiablement.

En s'enfuyant du cartel qu'elle servait, après la mort de son frère, Miri avait cru pouvoir également échapper à cette part d'elle qu'elle avait en horreur, cette "seconde Miri" qu'elle ne contrôlait pas, mais elle s'était fait des illusions. Dès qu'elle avait repris du service, si ce qu'elle faisait était reprendre du service, elle s'était laissée dominer par sa part obscure. Pour quelqu'un qui prétendait purger ses actions passées en en faisant des meilleures, elle était mal partie...

Toutes ces pensées avaient fugacement passé dans l'esprit de la jeune femme, qui se força à arborer une expression neutre lorsqu'elle revint auprès de ses coéquipiers, qui avaient fini de se débarrasser des gardes. Certains étaient juste assommés, et Miri réalisa qu'elle était la seule à avoir ôté la vie à leurs agresseurs, ce qu'Ukel ne se priva de faire remarquer, l'air livide :

- Tu...tu les as tués...

Le visage de Miri se ferma encore plus et elle se contenta de grommeler :

- C'est ce que les assassins font.

Personne ne put obtenir d'elle un mot de plus depuis cette phrase jusqu'au retour à la cantina. Anya avait pris la direction du groupe et déduit qu'il ne servait à rien d'aller voir les Bourreaux car du côté des Défenseurs cela semblait définitivement voué à l'échec, d'autant plus qu'ils n'avaient plus aucune preuve de leur soi-disant soutien. La trahison de Narrac n'avait au final pas surpris grand-monde, tout le monde l'ayant trouvé très louche, s'opposant à eux pour ensuite leur proposer leur soutien. Même les moins habitués à ces fourberies l'avaient deviné.

Une fois de retour à la cantina, ils firent leur rapport à Lenya, qui parut légèrement déçue de l'échec de leur opération. Ils avaient risqué leur vie, rapporté Kix aux Défenseurs, et pour quoi ? Pour finir avec une tentative d'assassinat ratée sur eux. Voilà qui n'était pas la définition d'une réussite éclatante. La Kiffar s'éclipsa pour "régler quelque chose" et les laissa supporter la mauvaise humeur de Sorvairs et Cardan, les deux vexés de ne pas avoir été là pour la baston. Miri, quant à elle, restait muette et disparut dans le dortoir, les autres restant dans la cantina fermée.

Lasse, l'ancienne assassin s'assit sur sa couchette et ferma les yeux, tentant de ne penser à rien. Mais rien à faire, les images de ses victimes apparaissaient dans son esprit. Elle tenta de s'en débarrasser, mais rien à faire : sa culpabilité paraissait décidée à la hanter. À la fin, elle cessa de lutter, et s'abandonna aux larmes, chaudes et amères, qui coulaient l'une après l'autre sur ses joues. Quelques secondes plus tard, elle sanglotait.

Ce fut ce moment-là que choisit Ukel pour pénétrer à son tour dans le dortoir, mais il s'arrêta immédiatement en voyant Miri si vulnérable, bien loin de l'image qu'elle donnait depuis le début, celle d'une combattante impitoyable. Elle ne se rendit pas compte tout de suite de la présence du Togruta, mais quand elle releva la tête, les yeux rougis des larmes, son sang ne fit qu'un tour : l'horreur de ses actes n'avait pour égale que l'horreur d'être découverte en train de pleurer.

- Dégage ! cria t-elle, la voix encore brisée. Sors d'ici !
Super-MJ à votre rescousse !
We've all got light and dark inside of us. What matters is the part we choose to acton on, that's who we really are
- Sirius Black
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Messagepar darkCedric » Mar 24 Oct 2017 - 11:51   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

- Et alors, ils nous ont attaqués, messeigneurs ! s'exclama le capitaine des gardes.
Il avait l'œil droit poché, un énorme hématome à l'arrière du crâne, et plusieurs dents cassées. Les autres survivants étaient dans le même état.
Quant à Denaerys...
Allongée sur un brancard de fortune, la twi'lek fixait le plafond de ses yeux vides. Une profonde entaille courait le long de sa nuque devenue violette, indiquant qu'on lui avait brisé le cou. Le jawa fit un geste vers les gardes postés le long de la salle. Deux d'entre eux s'avancèrent, saisirent le brancard et sortirent. Les sept survivants le suivirent des yeux. Le corps de la twi'lek était le seul cadavre qu'ils avaient ramenés, abandonnant leurs trois compagnons morts sur place.
- Mon assistante, demanda Narrac en faisait tourner le liquide rouge au fond de son verre, qui l'a...
- La femme aux cheveux noirs, répondit le capitaine. C'est elle aussi qui a tué Qeiz, Cheth et Jogir.
Prévisible, pensa Narrac. Elle m'avait bien dit qu'elle la tuerait.
- La question est : pourquoi vous ont-ils laissés en vie, vous ? intervint le général Seldo.
Ils ont eu pitié, voilà pourquoi. A part mademoiselle Kosvar, aucun d'entre eux n'a osé prendre une vie.
-Je ne sais pas, général, continua le capitaine. Peut-être voulaient-ils juste nous donner un avertissement ?
- Il est clair que cette équipe n'est rien d'autre qu'un groupe de mercenaires engagés par les bourreaux. Un piège perfide pour nous attirer en territoire ennemi, dit Harasi.
- Tout ceci est ma faute, messieurs, fit Narrac d'une voix contrit. Je savais qu'il y avait peu de chance que les bourreaux acceptent une paix, mais qu'avions-nous à perdre en tentant la chose ? Et cette équipe semblait vraiment honnête, dévouée à sa cause. Ils vous avaient libéré, général Kix.

Il baissa la tête.

- Si je ne les avais pas aidés...
- Vous n'avez rien à vous reprocher, intervint le falleen. Moi-même, je ne les croyais pas hostiles envers nous : ils m'avaient libéré tout de même. Et quel mal y avait-il à envisager de discuter avec eux ? Maintenant, Je me dis que cette libération n'était peut-être qu'une mascarade pour gagner notre confiance.
Il y eut de nombreux grognements approbateur. Je les tiens.
- Nous ne pouvons les laisser s'en sortir comme ça ! s'exclama le dug d'un air furibond, qui fit croire à Narrac qu'il allait sauter sur la table pour frapper du poing.
Tout acquiescèrent.
- Je vais tâcher dans savoir plus sur leurs identités, dit Narrac. Que l'on mette leurs têtes à prix. Trois cent mille crédits morts, six cent mille crédits vivants.

***


Le vin lui faisait tourner la tête. Il ne savait plus à combien de verre il en était. Onze ? Douze ?
Je ne devrais pas boire autant, se dit-il. Il me faut garder l'esprit clair. Il s'envoya une autre gorgée. Demain, l'esprit clair. Demain, la vengeance. La mort de Denaerys l'avait bien plus touché qu'il ne l'avait montré durant le conseil. Il serra les poings. Ils me le payeront. L'assassin surtout, la Kosvar. Je la ferai couiner !
- Je suis désolé, mon seigneur, lui confia Xysh, immobile à ses côtés, dans un élan de réconfort.
Le jawa savait qu'il tenait également à elle. Tous les trois, nous formions pour ainsi dire une famille...
- Je connaissais les risques, et elle aussi, avoua-t-il en soupirant. Mais, j''avais espéré qu'elle réussirait à s'enfuir, qu'ils l'épargneraient...
Mon lit va me sembler bien vide et bien froid à présent.
- J'aurais cru que cette Miri ferait preuve de pitié, lui confia-t-il. Mais elle a tenu sa promesse. Un véritable assassin. Je l'ai sous-estimée : une erreur que je ne commettrai plus. Tôt ou tard, elle le regrettera.
- Vous n'avez jamais voulu qu'ils meurent, n'est-ce pas ? demanda Xysh. Vous vous attendiez à ce qu'ils survivent. Dans le cas contraire, c'est moi que vous auriez envoyé avec eux.
Le jawa sourit amèrement en se tournant vers lui.
- Perspicace mon cher. Je voulais voir de quoi ils étaient capables. Et j'en ai appris beaucoup.
Il posa son verre sur la table.
- Maintenant que leur tête est mise à prix et qu'ils savent n'avoir plus aucune chance avec les Défenseurs ils vont se retrouver sans alliés, poussés dans leur retranchement. Et quand un animal est blessé et seul, il commet des erreurs. Cette équipe est intéressante mais celui qui se cache derrière eux l'est encore plus. Je compte bien le faire sortir de l'ombre, et le traqueur que tu as posé sur leur appareil devrait m'y aider. Ce qui est regrettable, c'est que j'ai dû sacrifier Dena pour ça.

Il se laissa tomber sur le divan, las comme jamais, l'esprit embrouillé par l'alcool.
- Laisse-moi Xysh, s'il te plait.
Le kaleesh inclina la tête et sortit en silence de ses appartements.
Trop fatigué pour se trainer jusqu'à son lit, le jawa s'assoupit un instant sur le canapé. L'image de Denaerys lui revint à l'esprit, aussi réaliste que si elle s'était trouvée devant lui. Elle souriait, de ce sourire si tendre qu'elle avait.
La nuit va être longue, très longue...
Modifié en dernier par darkCedric le Lun 11 Fév 2019 - 12:46, modifié 1 fois.
Mmmmmmmmmm
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Messagepar Dark vador40 » Mar 24 Oct 2017 - 16:44   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Arty entra dans la pièce en dernier. L'heure était au débriefing et tout le monde prit une chaise pour s'asseoir. Arty remarqua très vite l’absence de Miri, elle devait sûrement prendre une vapodouche.

Elle n'avait pas prononcé un mot depuis la fin du combat, tout cela inquiétait Arty. Finalement après cinq bonnes minutes d'attente Miri, fit son apparition dans la pièce en compagnie de la belle Kiffar.

Miri prit naturellement la parole :

- Nous savons donc maintenant que Na'rrac est notre ennemi ! Il faudra donc être prudent et être sur ses gardes à chaque sortie. Qui sait si notre tête n'est pas déjà mise à prix ? Une horde de chasseurs de primes peut nous tomber dessus à tout moment !
C'est pourquoi nous devront rester groupés et ne jamais se séparer, à part si la situation nous l'exige. C'est bien compris ?

Toutes les personnes présentes hochèrent la tête. Arty sentit une goûte de sueur qui ruisselait sur son front. Des chasseurs de prime étaient à leurs trousses.

Peut être même qu'ils savent déjà où nous sommes ne pût s'empêcher de rajouter Arty. Si c'est le cas nous devons changer de position au plus-vite !

Ukel frémit, il ne devait avoir aucune envie de se retrouver en tête à tête avec un de ces chasseurs. Anya tenta de rassurer le groupe, elle même étant chasseuse de prime. Elle connaissait donc les modes opératoires, et serait donc la plus à même à former et protéger ses camarades en cas d'attaque.

Arty se sentait rassuré à ses côtés , Miri lui faisait peur mais il devait reconnaître quelle était diablement efficace avec la dague à la main.
Arty avait lui même du mal à trouver sa place dans le groupe. Tantôt leader, tantôt suiveur il ne savait pas quel rôle jouer dans le groupe au quotidien.

Anya et Miri avaient très vite adopté leur rôle de leader avec une facilité et une aisance remarquables. Une certaine tension s'était donc logiquement installée entre les deux femmes. Une rivalité amicale pour l'instant mais Arty espérait que cette tension n'entraverait pas la mission.

Ce fut donc à la Kiffar de prendre la parole. L'holocarte d'une planète apparut dans la pièce.

- J'imagine que vous ne serez pas surpris si je vous annonce que l'idée du cessez-le-feu est abandonnée.

Les membres de l’équipe hochèrent la tête silencieusement.

-C'est quoi la suite du programme alors ? Interrogea Sorvairs.

-Nous pensons que suivre la piste de l'artefact est préférable, la planète que vous voyez là se nomme Quesh. Ses poisons naturels ont fait de Quesh une des planètes les plus dangereuses de la galaxie. Il nous faudra donc agir avec un grand professionnalisme.

D'après nos informateurs l'artefact devrait se trouver sur cette planète. Votre départ devra se faire dans la plus grande discrétion, il serait fort dommageable que le but de cette expédition arrive aux oreilles de Narrac. Nos chances de réussite seraient grandement amoindries. Je compte donc sur vous tous pour mener parfaitement cette mission.

Tout les membres acquiescèrent, et partirent préparer leurs affaires.
Même si le dortoir commun avait été pour Arty un cauchemar au début. Il s'y sentait désormais comme chez lui. Il récupéra sa sacoche sous son lit et y ajouta le matériel nécessaire.

-Arty ? L'interrogea une voix derrière lui.
Le Chagrien se retourna, il s’agissait de Sorvairs.
-Tu veux quoi le Jenet ?
-Tu es dealer c'est bien ça ?
-Oui, et alors?
-Tu pourrais me fournir un ou deux BM ?

Arty fut surprit. Même ici, son passé le rattrapait.

-Je pourrais, mais je ne le ferai pas ! répondit froidement Arty. Tu es un super coéquipier, c'est une opération cruciale. Et je ne veux pas que tu fasses tout rater.

-Rohhh fais pas ta trompette ! Je te paye le double si tu veux. N'aie aucune crainte, j'ai l'habitude, c'est pas deux pauvres bâtons qui vont me faire vriller.

-Je te fais confiance, Sorvairs. Bon ça fera, 120 crédits.
-Merci p'tit gars je te revaudrai ça !

Sorvairs quitta la pièce sans bruit. Ukel entra à son tour dans la pièce, il faisait son sac avec le plus grand soin. Il parti à son tour une minute plus tard.


Arty était enfin seul, la pièce était sombre et sale mais Arty se sentait en sécurité ici. Il prit une boîte métallique dans son sac d'où il sortit un cigarras. Le briquet illumina la pièce quelques secondes. Miri venait d'entrer en compagnie d'Anya.

- Ca y est je suis prêt, on part quand ? Demanda Arty.
Les deux femmes se retournèrent vers lui, la fumée du cigarras masquait Arty. Miri dut s'avancer pour enfin distinguer le Chagrien.

-On va pas tarder, tu ferais mieux de descendre.
-J'y vais de ce pas alors !

Arty et l'Arkanienne sortirent de la pièce ensemble. Miri était assise en tailleur sur son lit, elle ne bougea pas.
- Arty, je vous rejoins dans cinq minutes.
- D'accord, je vais leur dire.

Tout le monde attendait le départ et une certaine impatience se faisait sentir.

Arty leur signala que Miri allait pas tarder à arriver, puis partit s'asseoir à côté de Sorvairs. Les deux n'eurent pas le temps d’échanger un mot car Miri faisait enfin son entrée dans la pièce.

L'équipe marchait dans les rues en file indienne. Il faisait nuit, ce qui rendait la progression dans les débris encore plus difficile.
C'était Fi qui menait l'équipe, il connaissait Mastaria comme sa poche.
-Le hangar n'est plus très loin, tachons de rester concentrés.

Cela faisait déjà un bon bout de temps que l'équipe marchait, on pouvait apercevoir le hangar au loin.

Le silence régnait, mais un cri perça ce silence. Une horde de chasseurs de prime fonçait sur l'équipe. Les premiers à s’élancer sur l'ennemi furent Miri, Cardan et Anya.
Arty, Sorvairs et Fi restèrent en retrait pour protéger Ukel et Nas.

Miri en avait déjà mis deux à terre grâce à un sublime coup de pied retourné. Cardan en tenait un par le cou avec son bras métallique et repoussait les tirs de blaster avec son sabre laser. Anya, elle en avait assommé un, grâce à son vibrolame.

Ukel avait réussi à tirer sur un ennemi, il fût félicité par Fi qui à son tour en attraper un.
Arty blessait les ennemis avec ses tirs de blaster et Sorvairs finissait le travail.

Nas esquivait les tirs malgré son handicap, ce qui impressionna Arty.

Le dernier chasseur fut mis à terre par Anya, tout le monde était exténué. Ils avaient réussi à s'en sortir sans tuer personne ce qui était une prouesse.

-Tout le monde va bien ? Demanda Miri.
-Oui ! Crièrent à l'unissons les membres de l'équipe.
Nous pouvons reprendre la route alors ! Lança-Fi.
L'arrivé au hangar fut synonyme de délivrance pour Arty. Il avait eu peur pour sa vie et celle de ses camarades tout à l'heure. Heureusement tout le monde était sain et sauf.

Arty s'installa dans sa couchette, le vaisseau venait de décoller. Il sentit le sommeil le gagner. Après tout, il avait bien mérité une bonne nuit de sommeil.

-Bonne nuit tout le monde !
-Bonne nuit ! Répondirent ses coéquipiers.
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Messagepar Darth Eluar » Jeu 02 Nov 2017 - 13:02   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Accoudé au hublot qui voisinait sa couchette, Ukel se laissait hypnotiser par l’infini tunnel bleu de l’hyperespace. Il aimait voyager et chaque saut hyperspatial le fascinait. Il se sentait à la fois tout petit devant l’immensité de la galaxie et tout-puissant devant les technologies qui permettaient de la dompter.

Le jeune scientifique avait traversé la galaxie à plusieurs reprises, notamment pendant ses études. Cependant, la guerre limitait grandement les trajets qu’il pouvait faire.

Et cette dernière s’étendait de plus en plus, se rapprochant du Noyau, entrant dans les systèmes contrôlés par les Hutts. L’Empire était irrésistible et la République ne pouvait que les ralentir.

Quesh en était le parfait exemple. Située dans l’espace Hutt, la planète avait été le théâtre d’une bataille majeure de la Grande Guerre Galactique, deux millénaires et demi plus tôt.

En effet, l’atmosphère et le sol de Quesh étaient saturés d’une substance toxique appelée « venin ». Cette dernière était très importante dans la production de produits dopants. Les stims de combat étant cruciaux pour les deux armées, l’Empire et la République s’étaient affrontés pour le contrôle de la planète, affrontement qui avait finalement tourné à l’avantage de la seconde.

Cependant, tous ces soldats étaient morts pour rien, car, peu après la chute de l’Empire, les explorateurs avaient découvert un champ d’astéroïdes extrêmement riche en une substance plus efficace encore que le venin. Quesh avait été délaissée et ses mineurs abandonnés.

A force de s’injecter des antidotes pour combattre l’action du venin qui saturait l’atmosphère, le métabolisme de leurs descendants avait fini par évoluer pour y résister naturellement. Ils étaient un sujet d’étude parfait pour les biologistes, et c’était dans ce cadre qu’Ukel avait réalisé un voyage avec l’Université de Corellia.

Il avait découvert une planète encore meurtrie deux mille ans après par la surexploitation, mais qui se relevait lentement. L’air n’était plus saturé par les fumées toxiques des raffineries. Certes, il était toujours irrespirable à cause du venin, mais cela n’était pas de cause humaine, mais naturelle. A moins, bien entendu, que l’antique et gigantesque tremblement de terre qui avait ouvert d’immenses failles, libérant la substance dans l’atmosphère, n’ait été causé par l’activité des mines, mais c’était un autre débat, et une question difficile à trancher après tant des siècles.

Malheureusement, Quesh n’était pas destinée à rester en paix longtemps. Les affrontements entre Hutts, République et Empire au niveau du champ d’astéroïdes avaient mené à la destruction progressive de ce dernier, faisant à nouveau du venin une marchandise précieuse. Les trois adversaires s’étaient à nouveau installés sur la planète et, après seulement quelques semaines de tension, la situation avait dégénéré en guerre totale sur Quesh.

Ils quittaient une zone de guerre pour se précipiter dans une autre. Pourquoi leur mission hors de Mastaria ne pouvait-elle pas les mener sur Alderaan ? Pourquoi devaient-ils forcément plonger à nouveau au cœur des combats ?

Cette pensée poussa à Ukel à une autre préoccupation qui le taraudait : à deux reprises, il s’était retrouvé sans défense au milieu d’un combat. Il ne fallait pas avoir des dons de voyance pour sentir que le Togruta ne ferait pas long feu s’il ne se préparait pas un minimum à d’autres situations semblables. Il devait à tout prix apprendre à se battre.

Quittant le hublot sur lequel il était appuyé, il traversa le petit couloir et hésita entre deux portes. A gauche, celle de Miri, à droite, celle de Fi. Le second lui paraissait plus sage et plus… enfin, moins… assassin.

Miri, elle, n’avait pas hésité une seconde avant d’exécuter tous ces gardes, ainsi que la Twi’lek. Pendant le combat, elle était loin de la jeune femme accueillante qui avait rassuré le scientifique à son arrivée. Elle avait montré une facette bien plus laide et repoussante, semblable aux assassins des holo-films.

Pourtant, le Togruta ressentait de la compassion pour elle. Dans le dortoir, après le combat, il avait aperçu une faille dans le masque impassible de l’humaine quand il l’avait découverte en pleurs. Elle n’était pas mauvaise par nature.

Ukel se promit qu’il demanderait plus de détails à Miri sur son passé quand il la connaîtrait mieux. Pour l’instant, il savait qu’elle ne lui répondrait pas. Elle était bien trop fermée pour cela. Il lui faudrait du temps, mais quelque chose en elle poussait le scientifique à établir un lien de confiance avec la jeune femme.

Après une longue hésitation, son instinct le poussa à frapper à la porte de gauche.

- Entre, Ukel, résonna la voix bougonne de Miri.

Comment avait-elle fait pour… Oh, ça n’avait pas d’importance. Il entra.

Le Togruta trouva la jeune femme en pleine discussion avec la Kiffar.

- Excellent, professeur Anto, se satisfit cette dernière. J’avais justement besoin de vous. Vous me disiez que vous vous étiez déjà rendu sur Quesh ?
- En effet, approuva Ukel. Mais c’était il y a six ans, avant…

Avant que l’Empire, la République et les Hutts ne réduisent à nouveau à néant deux mille ans de reconstruction et de dépollution.

Lenya hocha la tête.

- Je vois, comprit-elle. Ecoutez, j’ai dû beaucoup réfléchir. Vous n’êtes pas sans savoir que l’atmosphère de Quesh est toxique et qu’on ne peut s’y poser directement.

Ukel opina. On ne pouvait accéder à la surface que depuis une station orbitale.

- Or, poursuivit la Kiffar, la guerre a bouleversé les choses. Il n’y a plus que quatre stations autour de Quesh. Tout d’abord, celle contrôlée par l’Empire. Impossible pour nous d’y entrer, les contrôles sont bien trop stricts, et plusieurs membres du groupe, à commencer par vous, professeur Anto, ont le statut de citoyen de la République, ce qui leur interdit de fait tout passage.
- Ensuite, il y a justement la station de la République, la relaya Miri à qui Lenya avait visiblement divulgué ces informations. Probablement celle par laquelle tu es arrivé quand tu es venu, supposa-t-elle à raison. Mais cette fois, ce sont les membres comme moi du groupe qui ne peuvent pas passer les contrôles.
- Restent les Hutts, supposa Ukel.

La Kiffar secoua la tête.

- Non plus, réfuta-t-elle. L’un de vos collègues… préfère rester à l’écart des limaces. Il ne reste donc qu’une seule station privée.

Le Togruta fit appel à sa mémoire. Quelle compagnie aurait pu avoir suffisamment d’influence pour tenir tête à la fois aux Hutts, à la République et à l’Empire ? Aucune entreprise n’aurait pu réaliser une telle prouesse. Toutes auraient dû accepter de s’allier avec l’un des trois géants ou abandonner tous leurs intérêts sur Quesh. Toutes sauf…

- Czerka… souffla-t-il.
- Exactement, opina Lenya.
- Et je répète, intervint Miri, qu’on ne peut pas leur faire confiance.
- Personne ne va leur faire confiance, mademoiselle Kosvar. Ils sont simplement notre seule porte d’entrée vers Quesh.
- Et êtes-vous certaine qu’ils ne seront pas du côté de Narrac ?
- Narrac a beau être influent sur quelques planètes, lui opposa la Kiffar, il n’a pas la moindre relation avec Czerka ni avec qui que ce soit sur Quesh, qui se situe bien au-delà de sa zone d’action.
- Si vous le dites, bougonna l’humaine. Mais je n’ai pas confiance.
- Une fois que nous aurons posé le pied au sol, nous devrons localiser l’artefact, poursuivit Lenya en ignorant totalement l’opinion de Miri qui ne l’apprécia que très moyennement. J’ai peut-être une piste.

La Kiffar posa un petit holo-projecteur au sol qui laissa apparaître la carte du paysage marécageux qui s’étendait partout sur Quesh. Au centre trônait un immense complexe de forage pourvu d’une aire de navettes. C’était l’endroit où le groupe atterrirait. Lenya montra un point à l’ouest.

- A quelques heures de marche du complexe Czerka, il y a une ancienne mine abandonnée car épuisée depuis des lustres. Cependant, les registres de la République que je me suis… procurée indiquent qu’elle a été acquise il y a quelques siècles par un acheteur mastarien à une date qui correspond aux indications du Dug.

- Un Mastarien qui achète une mine épuisée à la bonne date… comprit Ukel. Ça ressemble effectivement beaucoup à ce que l’on cherche. Mais on est partis pour un long trajet en speeder…
- Pas en speeder, non, réfuta la Kiffar.

Elle fit un geste et une large bande rouge se matérialisa sur l’hologramme entre le complexe Czerka et leur objectif.

- Toute cette portion est contrôlée par l’Empire, expliqua-t-elle, ce qui va fortement compliquer notre tâche. Il n’y a pas de cible stratégique à proximité, ce qui fait que les impériaux n’ont aucune raison de contrôler tous ceux qui s’aventurent dans ce secteur. Cependant, mieux vaut ne pas tenter le Bogan : nous nous déplacerons à pied pour éviter de nous faire repérer.
- J’ai connu des missions plus risquées, commenta Miri.

Pas moi, pensa Ukel.

- Bien, ponctua la Kiffar. Si vous n’avez pas d’autres questions, je vais vous laisser. Je brieferai le reste du groupe tout à l’heure. Nous devrions arriver en vue de Quesh d’ici trois à quatre heures standard. Soyez prêts à ce moment.

Sur ces mots, Lenya se leva et quitta la pièce.

- Je déteste l’idée de devoir nous fier à Czerka, soupira Miri.
- Moi aussi, opina Ukel. Je connais leur réputation. La morale n’a jamais fait partie de leurs préoccupations.
Ce qui n’est pas vraiment différent de ce groupe.

- Tu voulais me parler ? interrogea soudain la jeune femme.
- Oui j’ai… je…

Le Togruta se surprit à bégayer sans vraiment savoir pourquoi.

- Je voulais te demander… articula-t-il finalement. Est-ce que tu veux bien m’apprendre à me battre ?

La jeune femme laissa échapper un petit rire.

- Excuse-moi, expliqua-t-elle. C’est juste que… je repense à l’épisode du blaster…

Ah, ça…

- Je… bégaya Ukel. Je l’ai sorti en précipitation et…
- C’est ça… s’amusa l’humaine.

Puis, son visage devint plus sérieux et elle tendit sa main droite vers Ukel.

- Frappe ma main, ordonna-t-elle.
- Mais pourquoi…
- Frappe ma main !

Le scientifique donna un coup de poing de toutes ses forces et sentit l’os de son pouce craquer. Il se mordit la lèvre pour ne pas gémir de douleur. La main de Miri ne bougea même pas.

- Ça va être long… soupira-t-elle.

***


La station privée de Czerka était une véritable fourmilière. D’immenses vaisseaux-cargos remplis de stims de combat partaient en continu tandis que d’autres s’amarraient pour être remplis à ras-bord. L’antique cargo XS corellien léger du groupe faisait pâle figure à côté de ces mastodontes de l’espace.

Pourtant, quand il avait découvert le vaisseau sur Mastaria, Ukel n’avait pu s’empêcher de lâcher un cri d’émerveillement. Ce modèle avait beau être incroyablement ancien, il était mythique et encore fonctionnel, même s’il était loin des vaisseaux les plus rapides de la galaxie dont il faisait partie des siècles plus tôt.

Alors que le groupe se dirigeait vers les quais d’embarquement des navettes qui faisaient le lien avec la surface, le Togruta remarqua une dignitaire impériale en grande discussion avec un homme assez âgé, visiblement un responsable important de Czerka, d’après sa tenue.

- Non, inutile d’insister, vice-amirale, déclara ce dernier en appuyant ses paroles d’un geste de la main, l’Empire n’aura pas l’exclusivité de la production de Czerka sur Quesh.
- Vous êtes certain, commandant ? susurra la jeune femme. Je suis autorisé à payer une fortune à Czerka. Et peut-être à vous directement ?

Ces dernières paroles rappelèrent à Ukel comment le groupe avait obtenu l’autorisation d’accoster.

Alors qu’ils entamaient leur approche de la station Czerka, une voix s’était élevée dans le comlink.

- Cargo XS non identifié, avait-elle annoncé, déclinez votre identité.

La Kiffar avait fait signe au reste du groupe de la laisser faire et avait pianoté sur un bloc de données.

- Patientez quelques instants, station Czerka, avait-elle répliqué. Je vous transmets nos codes d’accès.

En tendant la tête, le scientifique avait vite compris ce que faisait son employeuse. Elle ne transmettait en aucun cas des codes d’accès, mais réalisait le virement d’une somme rondelette.

Après quelques instants, la voix avait de nouveau résonné :

- Cargo XS, vous êtes autorisé à vous amarrer au sas 77.

Le Togruta avait ainsi compris qu’ils avaient posé les pieds au royaume de l’argent, où le sens de la loyauté n’existait pas. C’est pourquoi il crut un instant que l’industriel allait accepter la proposition de l’impériale.

Pourtant, celui-ci laissa échapper un petit rire narquois.

- Allons, vice-amirale, s’amusa-t-il, c’est la quatrième fois que vous me faites cette proposition. Les Hutts ont essayé de me corrompre hier, la République le fera demain. Je vous ai déjà donné ma réponse. Tous les actionnaires de Czerka ont statué à l’unanimité pour la neutralité la plus stricte dans cette guerre et ils me paient suffisamment pour que je leur obéisse.

Il me fit un geste circulaire du bras et poursuivit :

- Personne ici ne veut se mettre à dos la famille Leksende, ni aucun de nos principaux dirigeants, d’ailleurs.
- Je finirai par avoir gain de cause, commandant, soupira l’impériale se retournant.
- Vous vous adressez à la mauvaise personne, vice-amirale, la prévint l’homme. Si vous voulez mes services, adressez-vous aux actionnaires de Czerka.
- Ils sont encore plus têtus que vous…
- Alors je ne désespère pas de revoir bientôt, rit le commandant. Je vous attends après-demain pour votre prochaine tentative de corruption !

En se retournant pour vaquer à ses occupations, l’homme croisa le regard d’Ukel et plissa les yeux, semblant le reconnaître. Finalement, il haussa les épaules et s’en alla.

Un droïde protocolaire s’approcha alors du groupe.

- Bienvenue, déclara-t-il. Je suis G7-L7. Désirez-vous vous rendre à la surface de Quesh ?
- Oui, c’est notre intention, opina la Kiffar.
- Alors veuillez me suivre pour l’injection nécessaire.

Ah, l’injection… Un grand souvenir… L’antidote au venin, crucial pour survivre à la surface dans cette atmosphère empoisonnée, lui avait retourné l’estomac la première fois qu’il l’avait reçu.

Un rapide regard vers ses partenaires lui indiqua que certains d’entre eux étaient toujours réfractaires à l’idée d’une injection par une compagnie telle que Czerka. Ukel lui-même devait avouer que la perspective ne l’enchantait pas vraiment.

- Hé, le tas de boulons, se manifesta Sorvairs. C’est pas possible de porter plutôt un respirateur ?

Le droïde se retourna et dévisagea le Jenet avec incompréhension.

- A vos risques et périls, monsieur, déclara-t-il finalement de sa voix monocorde. Je dois cependant vous prévenir que la probabilité que le venin s’infiltre dans le respirateur est d’environ quatre-vingt-dix-sept virgule trois-cent-cinquante-quatre pourcents.

Sorvairs se renfrogna, de même que Miri, qui avait, elle aussi, émis des doutes un peu plus tôt dans le vaisseau.

Le groupe suivit le droïde jusqu’à une petite salle attenante où des dizaines de doses d’antidote étaient posées en rang. Un Twi’lek de grande taille était adossé au mur.

- Bonjour, maugréa ce dernier. C’est seize crédits l’injection…

Personne ne semblait vouloir se dévouer pour passer en premier, tant l’officier de Czerka inspirait peu confiance. Finalement, Lenya se dévoua et fit un pas en avant, vite suivie par Fi, puis par Ukel, qui attendait juste qu’un autre ait le courage de passer.

Quand le produit lui fut injecté, il dut lutter pour ne pas vomir. Devant le regard inquiet des autres, il les rassura.

- Je ne suis pas empoisonné, soupira-t-il. Ça m’a fait pareil la première fois.

Arty et Cardan se laissèrent faire ensuite, suivis par Nas et Anya. Finalement, devant l’absence d’effets secondaires, Miri et Sorvairs acceptèrent l’injection.

Après avoir payé le Twi’lek, ils se dirigèrent vers l’aire de décollage des navettes. Enfin, la planète s’offrait aux yeux d’Ukel, à travers le champ de protection qui séparait le hangar du vide de l’espace.
Même vue d’en haut, elle semblait avoir souffert depuis sa dernière venue. Le Togruta craignait beaucoup la vision qu’il aurait à la surface.

En reportant son regard vers le groupe, il s’aperçut qu’il était en retard et se dépêcha pour le rejoindre. Cependant, il remarqua quelque chose qui l’intrigua.

Un Rodien avait les yeux rivés sur eux et pianotait sur un bloc de données sans même regarder celui-ci. Rejoignant Fi et Anya qui étaient les plus proches de lui, il voulut les prévenir.

- Je l’ai vu, Ukel, l’en empêcha l’Arkanienne. Et je n’aime pas beaucoup ça.

A ses côtés, le Mastarien hocha la tête.

- On devrait prévenir Miri, suggéra le Togruta.
- Pourquoi Miri ? bougonna Anya. Elle n’est pas la chef de ce groupe, tu sais.

Le scientifique ne sut pas quoi répondre. C’était son instinct qui l’avait poussé à dire cela. Sans un mot, les trois retardataires embarquèrent finalement dans la navette qui allait les mener sur Quesh, tandis que le Rodien ne les lâchait toujours pas des yeux.

***


En à peine quelques années, Quesh avait beaucoup plus souffert qu’Ukel ne le craignait. C’était une vraie catastrophe. La fumée des usines saturait encore plus l’atmosphère que le venin et un respirateur n’aurait pas été de refus, tant les yeux du Togruta le piquaient. Ce dernier savait que la toxine n’y était pour rien car il n’avait pas ressenti cet effet six ans plus tôt. Seule la pollution en était responsable.

Le ciel, obscurci par des nuages qui n’avait rien de naturels, laissait à peine voir le soleil du système. La lueur pâle de ce dernier se reflétait vaguement sur les marécages désertés par les créatures qui les peuplaient autrefois. Le scientifique s’interrogea. L’état de la planète était-il si catastrophique durant la première phase de surexploitation autrefois ?

Les connaissances qu’il avait amassées en la matière lui suggéraient que non, laissant penser que République, Empire et Hutts faisaient encore plus mal à la planète qu’au temps de la Grande Guerre Galactique.

Soudain, le Togruta fut tiré de ses réflexions par un picotement dans ses montrals. Il tourna immédiatement la tête à sa droite. Quelque chose venait de bouger derrière la petite colline qui se dressait à quelques dizaines de mètres.

Ukel s’arrêta net, ce qui alerta Fi et Anya. Dans le même temps, Cardan porta la main à son sabre laser tandis que Nas serrait son bâton. Les deux autres sensitifs à la Force avaient perçu le danger, certainement mieux que le scientifique.

- Qu’y-a-t-il ? interrogea Anya en se rapprochant d’Ukel.
- Je ne sais pas, répondit ce dernier en secouant la tête. Mais quelque chose approche, ajouta-t-il en désignant la colline.

En une fraction de seconde, les autres membres du groupe attrapèrent leur arme, prêt à faire face à ce qui surgirait. Le Togruta réfléchit rapidement. Il s’agissait peut-être d’une meute de prédateurs de Quesh. A moins que des chasseurs de primes ne les aient pourchassés jusqu’ici, ce qui semblait improbable.

Ukel chercha le regard de Miri. Elle lui avait appris les rudiments du combat sur le vaisseau. Pourtant, il se sentait toujours aussi vulnérable…

Personne ne vit venir le mince trait d’énergie dans leur dos. D’une précision chirurgicale, celui-ci finit sa course sur le sabre laser de Cardan, l’arrachant de la main de l’humain.

Le scientifique se retourna pour chercher la provenance du tir. Rassemblant tous ses sens, il aperçut au loin le reflet du canon d’un fusil blaster au ras du sol. Des snipers !

Cardan voulut ramasser son arme, mais une voix s’éleva par-dessus la colline.

- Je vous le déconseille, Jedi.

L’humain leva des yeux rageurs vers celui qui avait lancé ces mots. Il détestait visiblement toujours autant d’être assimilé à l’ordre des protecteurs de la République. Ukel ne pouvait pas le blâmer pour cela.

Un jeune homme à la peau claire apparut enfin. La vue de son uniforme fit pâlir le Togruta : c’était un officier impérial.

- Votre attention, espions républicains, proclama l’homme, je suis le lieutenant Needa. Comme vous le savez, bien sûr, vous êtes sur territoire impérial. Nous avons été informés de vos intentions malveillantes à notre égard. Veuillez déposer vos armes et nous suivre.

Espions républicains ? Ce devait être un affreux malentendu !

Ce fut Lenya qui s’avança pour tenter de le désamorcer.

- Lieutenant, déclara la Kiffar, il doit y avoir méprise. Nous ne sommes pas des espions de la République, mais de simples astro-archéologues. Nous ne voulons…
- Avec un Jedi parmi vous ? l’interrompit Needa. Laissez-moi rire ! De plus, nous avons reçu une description très précise de vous de la part d’un contact fiable.

Le Rodien ! Ce ne pouvait être que lui ! Mais pourquoi aurait-il fait cela ? Et qui était-il ? En croisant les yeux laiteux d’Anya, le Togruta comprit que celle-ci se faisait la même réflexion.

Surprenant tout le monde, Arty pointa soudain son blaster et visa l’officier. Vive comme l’éclair, Miri se précipita sur lui et le plaqua au sol. Juste à temps : le tir de fusil blaser qui aurait transpercé le crâne du Chagrien alla s’écraser sur le sol.

Immédiatement, une escouade entière de soldats en armure vint se placer de part et d’autre de leur commandant.

- Imbécile, cria Miri, tu ne vois pas qu’on est encerclés par des tireurs d’élite impériaux ! Même si la perspective d’être débarrassée de toi ne me déplaît pas, poursuivit-elle plus bas, je ne tiens pas à être prise pour cible…
- Veuillez excuser mon ami, commenta calmement Lenya en tournant de nouveau la tête vers l’officier. Il a tendance à être… impulsif…
- Je vois cela, sourit Needa.

Sa voix se durcit alors.

- Déposez vos armes. C’est ma dernière sommation.

Ukel regarda autour de lui. Il croisa le regard de Miri, d’Anya et de Fi. Tous trois semblaient résignés. Si des snipers aussi précis se cachaient dans les alentours, le groupe n’aurait aucune chance.

La Kiffar se retourna finalement et soupira.

- Nous n’avons pas le choix. Faites ce qu’il dit.
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Messagepar Le66èmeOrdre » Jeu 16 Nov 2017 - 21:23   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Sorvairs Kzel

Le métal des menottes de Sorvairs était glacial, c'était elles qui le faisaient frissonner. Et il le sentait, ses poignets étaient meurtris car l'officier les avaient trop resserrés de son geste sec et brutal. Maintenant il se trouvait, lui ainsi que le reste de l'équipe, dans la soute d'un transport impérial, secoué sans cesse par le mouvement du véhicule. Constituée de deux rangées parallèles de longs sièges durs qui se faisaient face, la température était froide et le clignotement répétitif de l'éclairage aux dessus de lui agaçait le Jenet.


Anxieux rien qu'à l'idée de se retrouver dans l'Espace Hutt, il voyait le danger partout depuis leur arrivée sur ce caillou toxique. Mais comment repérer un réel danger en pleine paranoïa ? En attendant de se faire piéger comme il avait pu le constater !


Depuis que les soldats les avaient jetés dans l'embarcation, les membres de l'escouade ainsi que Lenya n'avaient pas beaucoup pris la parole. De peur ou bien vexés de s'être fait débusqués aussi facilement, ils restaient silencieux, leur respiration paraissait rapide. Sorvairs semblait quelque peu en colère, un rictus irrité marquait son visage. Il avait encore en travers de la gorge la décision prise par certains de ses coéquipiers qui se sentaient supérieurs aux autres – et qu’il ne se dérangerait pas de remettre à leur place – de le laisser à la cantina pendant qu'eux allait négocier avec Narrac. Tout ceci parce qu'ils le croyaient trop virulent, trop imprévisible. Mais c'était sans doute vrai. Il n'avait plus travaillé en groupe depuis plusieurs années de cela et ces expériences ne lui laissaient pas de bons souvenirs. Il avait débarqué la première fois avec son comportement le plus repoussant et cynique en espérant que personne ne lui parle ni ne lui fasse confiance, et ça avait plutôt bien marché. Il n'aurait peut être pas dû agir comme ça... peut être pas. Mais comment se conduire s’il ne savait plus qu'imiter l'être désabusé qu'était devenu Sorvairs Kzel ? Personnage qu'il avait dû apprendre à jouer pour survivre et éviter de commettre à nouveau ses erreurs passées ? Il ne pouvait que continuer.

Alors il tourna sa tête et se plaça juste devant celle de Lenya qui fut surprise par ce geste étrange. Le Jenet la pointa du doigt et articula :

- Dis-moi Lenya, je t'aime bien tu sais, mais comment comptes-tu tenir ta promesse de me débarrasser une fois pour toute de mes stupides poursuivants, si au cours de ma mission tu me fais connaître, et pas en bien, par la seule grande puissance dans cette galaxie d'abrutis qui aurait pu m’héberger et me reconstruire un avenir ?! Si ton supérieur n'est pas la Force elle même je te souhaite bon courage pour espérer que je te laisse tranquille après ça. Je ne te lâcherai pas avant que tu réalises donc l'irréalisable.

La Kiffar ne prononça pas un mot. Sorvairs surenchérit :

-Parce que parfois j'ai bien l'impression que tout ça n'est qu'une vaste blague. Mais je ne me ferai pas avoir, moi, pas cette fois...

-C'est vrai ça, approuva Cardan. On vient de me prendre mon sabre laser et si jamais l'Empire découvre qui je suis, je me retrouverai dans de beaux draps !

-On s'est tous fait prendre nos armes, ajouta Arty. On fait comment maintenant ?

-Ça ira les gars, s'interposa Anya. On n'aura pas trop de problèmes, pas besoin de sortir de ses gonds.

-Je suis très calme, tu ne vois pas ??

-Ah bon, ça me surprend de toi !

Puis se fut Miri qui se rajouta, et Fi, même Ukel plus craintif qu'explosif prit part à la dispute. Seuls la Kiffar et le garçon étaient muets. Un brouhaha indéfinissable résonnait dans la cabine. Si elles n'avaient pas eu leurs entraves, certaines personnes en seraient, à coup sûr, venues aux mains.

-STOP !! cria enfin Lenya. Mon patron et moi ne mentons jamais à ceux qui nous apportent leur aide. Ce que nous vous avions promis sera fait ! Vous étiez en connaissance de cause depuis votre arrivée, vous saviez quels étaient les risques. En outre, si vous continuez dans cette voie, si l'entente au sein de ce groupe retombe au plus bas point alors que vous m'aviez montré que vous pouviez coopérer comme des personnes responsables, alors faites vos valises et ne revenez plus jamais.

Elle reprit son souffle.

- Car tout ceci dépend de vous, toutes ces vies mais aussi celles de vos partenaires, la vôtre, ainsi que vos futurs projets dépendent de vous seuls.

Le vacarme laissa place au silence le plus profond que n'avait jamais entendu Sorvairs. Chacun se regarda dans les yeux mais fuyait la vue de l'autre lorsqu'il le remarquait. Et alors ce fut le sol qui était scruté. Ils savaient que ces agissements irréfléchis devaient cesser. La Kiffar semblait soulagée et avait repris le sourire. Nas qui n'avait pas émis un son depuis plusieurs heures au moins s'exprima à son tour.

-Un plan ?

-Tâchez de continuer votre mensonge ma chère équipe, déclara Lenya. Nous sommes des astro-archéologues et rien de plus.

***


Les assises – si on pouvait les appeler ainsi – étaient placées en quinconces et faisaient face à deux individus situés derrière une table de commandes. Les muscles de Sorvairs lui faisaient mal, il sentait la tension dans chacune des fibres qui les composaient. Ses bras, toujours liés, étaient tirés vers le bas. Il était sûr de se trouver dans la position la plus inconfortable qu'il soit, la même que ses 8 compagnons. Presque à l'horizontale sur leurs fauteuils de fortune, ils avaient l'impression qu'ils risquaient à tout moment de se faire engloutir par la profonde abysse que représentait le mur du fond, dans cette pièce si sombre qu'ils le distinguaient à peine.

« Des astro-archéologues, donc. », ricana le premier homme. Il était grand et costaud, son uniforme noir d'officier impérial contrastait avec le teint blanchâtre de son crâne rasé. L'autre était bien plus fétiche mais dégageait quelque chose de plus repoussant encore que ce premier qui semblait occuper une place importante dans l'avant poste où on les avait emmenés.

-Vous visez juste répondit Miri.

-De simples astro-archéologues qui n'ont aucun motif pour se faire arrêter, accentua Fi.

-Alors je présume que vous aviez une bonne raison de venir ici, dit le plus petit des deux impériaux.

-C'est assez compliqué, prévint Lenya. Nous enquêtons sur l’existence d'une quelconque présence de vie ayant résidé en des temps ancestraux dans les astéroïdes de Quesh.

-En présence de l'illustre professeur Anto, ajouta Anya.

-Et nos investigations nous on menés jusqu'ici, dit le Jenet avec difficulté en se demandant si il était le seul à être plaqué de telle sorte que sa cage thoracique l’écrasait.

L'officier impérial intervint à nouveau :

-Anto... qu'il nous explique, le professeur...

Le Togruta suant à grosses goûtes bégaya :

-C'est une recherche prépa... préparée avec s-soin par mes collègues et moi-m ...même. Suite à une erreur dans mes c-calculs nous nous sommes retrouvés ac...cidentellement dans cette zone. Et... et...

-En fait, le coupa Arty, il veut dire qu'on était venu chercher des Nexus mais on s'est trompés de planète.

Tous les regards se braquèrent sur lui.

-C'était pour vous expliquer plus simplement, essaya-t-il.
Le plus imposant des impériaux balaya cette phrase d'un geste de la main et enchaîna :

-Et le gamin ?

- Un stagiaire, tenta Ukel.

-Aveugle ? répondit-il en souriant. Et quand au Jedi ? C'est le maître de stage ?

-Arrêtez de m'appeler comme ça ! s'énerva Cardan. Je hais les Jedi !

La colère se lisait dans son expression. Sorvairs crut voir ses yeux devenir jaunes mais n'en était pas sûr tant la chose paraissait absurde.
Pendant un bref instant, l'officier se mit à suffoquer, la respiration bloquée comme par une force surnaturelle. Il s'empressa d'ordonner à son sous-traitant de lui remettre le sabre laser d'un signe furtif de la tête.

-Le voici, lieutenant Garmont.

Il attrapa le manche en métal poli et activa la lame de lumière devant les yeux enragés de Cardan.

- Rouge écarlate. La couleur du sang, de la guerre, du côté obscure et des Sith …. de l'Empire. Nagulur, je vais faire un rapport au seigneur Kodank. Il ne perdra pas son temps avec ce que nous lui avons débusqué. Et je n'exclurais pas l'idée que cet individu pourrait être un déserteur de l'Ordre. Pendant ce temps, occupe-toi de l'autorisation de l'entrée en territoire impériale de notre équipe « d'archéologues ». Autorisation qu'ils ne possèdent bien évidemment pas !

Il s'éclipsa par une porte d'un coin ombragé de la pièce. Sorvairs ferma les yeux. Était-ce terminé ? Leur mensonge n'avait-il mené à rien ? Malgré leur cohésion qui avait été remise en cause lors de l'incident dans le transporteur impérial ? Cela ne devait plus arriver, le Jenet savait que tout reposait sur leur aptitude à agir ensemble. Ça ne servirait plus à rien maintenant. Ils se feraient emprisonner, leur stratagème de dernier recours n'aurait pas fonctionné.

Le timbre grinçant de l'impérial résonna, demandant avec ironie l'autorisation.

-La voici cher monsieur, surpris la Kiffar en désignant du menton la poche droite de son pantalon.

Sorvairs ne comprenait pas. Nagulur, les yeux écarquillés, était tout aussi étonné. Il arracha la carte électronique de l'habit de Lenya, la passa dans un boîtier et fixa longuement d'un regard malveillant le groupe lorsqu'une lumière verte se mis à clignoter. Il secoua la tête

-Impossible ! Vous n'êtes pas des astro-archéologues. L'autorisation ment forcément. Le protocole m’empêche de faire ceci.... mais ce sont de faux papiers …. c'est certain …. c'est le scanner qui n'est pas au point ! Il me brûle d'envie de vous tuer.... Je vais le faire oui … len-te-ment....

-Il n'est pas bien dans sa tête, lui ! cria Arty.

-On va commencer par les affreux... Les aliens. Le Chagrien... le Togruta … le Jenet …

Il pouffait de rire. Sorvairs tentait d'arrêter de penser. Il allait en prendre un coup. Ukel et Arty aussi. Il s'étonna d'avoir de l'empathie pour d'autres, mais ils méritaient moins de mourir que lui. Il se disait qu'il n'aurait jamais imaginé éprouver cette sensation quelques années auparavant. Il serra les dents. Il prendrait volontiers un bâton de la mort s’il le pouvait. L'impérial pianota sur le panneau de commande. Une mélodie crispante s'en dégagea. Les sangles qui le maintenaient se resserrèrent, c'était parti.

Rapidement, une décharge électrique déferla le long de tout son anatomie. La douleur était insupportable, le courant à la limite d'être mortel. Sorvairs lâcha sans se contrôler un cri sourd. Il ne l'entendait pas distinctement mais ses camarades souffraient tout autant. Un long râle provenant de l'un d'eux lui parvint malgré tout à l'oreille. De petites dents sortirent de la table de torture et vinrent se planter dans son échine, transpercer sa chair, le faire rugir de peine. Les électrodes grésillaient, signe d'un nouvel acharnement. Il viendrait, inexorablement. Cette fois-ci, son corps se raidit. La vague de souffrance déclencha une réaction en chaîne dans tous ses membres. Jusqu'au bout de ses doigts, à l’extrémité de chaque poil de sa moustache, l'abominable martyre le dévastait. Il avait pris pour habitude d'avoir mal au cours de sa vie, mais la douleur faisait encore le même effet, il ne s'habituait pas à cette amertume. Il grognait . Son implant cybernétique appréciait encore moins que lui les décharges. Il faisait des siennes, lui faisait si mal qu'on aurait crut qu'il allait prendre vie et s'arracher de son front. Le Junkie attendait la prochaine charge et ….

-Nagulur ! Espèce d'abruti fini !

Le lieutenant Garmont était revenu et affligea une coup spectaculaire dans la mâchoire du sadique officier. Il fut projeté au sol. Son supérieur poursuivit :

- Le seigneur Kodank veut les voir vivants ! Je n'en ai rien à faire de ton spécisme impropre au yeux de l'Empire ! Tu n'es qu'un incompétent ! C'est contraire au règlement !

Il approcha son comlink à ses lèvres :

-Qu'on me ramène un contingent de douze soldats. Nos prisonniers attendront de la visite en cellule.

***


Les couloirs brillaient d'un gris métallique étincelant. L'air que l'on y respirait était artificiel. Il n'avait pas l'odeur nauséabonde de celui que l'on absorbait dans l’atmosphère de Quesh, toxique et imprégné du relent de la vase de ses marais. On pouvait au moins trouver un bon côté à se retrouver dans cette base.

La marche paraissait bien longue. Loin d'être effrénée puisqu'Arty, Ukel et Sorvairs nécessitaient l'assistanat de leurs compagnons pour avancer. Les soldats ne se gênaient pourtant pas pour accélérer le rythme en les poussant lorsqu'ils trouvaient celui-ci trop lent.

Effectivement, le Jenet sentait que ses jambes tremblaient. Les bras en appui sur les épaules d'Anya et de Cardan, pour éviter que ces soubresauts ne le mettent à terre, il croyait n'avoir depuis longtemps plus semblé être important aux yeux de quelqu'un. S’il s'en trouvait gêné, son habituelle expression grincheuse au visage, il leur en était sincèrement reconnaissant.

Leur escorte militaire était composée de six humains, de trois Delphidiens, deux Grands et d'un individu appartenant à une espèce que Sorvairs n'avait jamais eu l'occasion de rencontrer. Avec son corps svelte, son teint pâle, ses cheveux rouges vifs et ses trois marques blanches marquant son visage verticalement, il avait permis au Jenet d'élargir ses connaissances – mais ça n'était pas une raison pour ce dernier de ne pas souhaiter sa mort. Et bien sûr, le lieutenant Garmont menait la danse en dirigeant son balais vers les cachots. Ce dont il ne se doutait pas, c'était que la troupe allait bientôt se produire en un spectacle où la chorégraphie serait tout sauf gracieuse.

C'est lorsqu'ils passèrent dans un petit sas de la taille de la soute d'un modeste transport coréllien, alors que le groupe de quatre soldats entourant leur supérieur passait en tête le seuil une porte hydraulique ouverte, que Lenya fit mine de lâcher Arty qu'elle soutenait jusque là. Le Chagrien émit un gémissement de désarroi et d'incompréhension en remarquant qu'il se trouvait au sol. Un Grand insulta la Kiffar qui baissa la tête en signe de soumission puis, en un mouvement éclair l'envoya contre le pavé tactile qui explosa et ferma l'accès aux cellules, séparant l'équipe du lieutenant et sa garde. Lenya décocha un coup de poing dans le nez d'un soldat qui s'apprêtait à la maîtriser et s'écria :

-C'est parti, mon escouade ! Faites-vous plaisir !

À ces mots, tous se retournèrent et entrèrent en action. Les soldats avaient à peine le temps de dégainer leur armes qu'elles leur étaient déjà volées ou détruites. Anya se battait avec une agilité inouïe malgré ses liens. Sorvairs, encore déstabilisé exécuta un coup de pied bien placé entre les côtes de son adversaire. Arty qui était tout aussi désorienté suite aux précédents événements cogna son crâne contre le visage d'un impérial, ce qui l'expédia dans la direction de Nas. En quelques coups bien placés de son bâton récupéré des mains d'un impérial, il les achevait rapidement.

Un coup de feu perdu rebondit contre les parois du sas, manqua de toucher la Kiffar et alla se perdre loin derrière eux. Clés de bras, techniques d'arts martiaux ou résultat d'un entraînement d'élite, l'équipe terrassait ses ennemis. Ukel, couvert par Miri et ses méthodes ravageuses d'assassin, délivrait ses coéquipiers de leurs menottes à l'aide d'un pistolet trouvé à terre, leur permettant ainsi d'être plus efficaces.

Cardan, sans son sabre laser, demeurait néanmoins toujours aussi dévastateur. Son bras en duracier transperçait presque l'armure impériale. Fi étrangla un homme qui avait tenté de lui abattre un coup de crosse dans la nuque. Sa prise tenace fit changer subitement la couleur de celui-ci. Dans bruit étouffé, il s’effondra.

Le sol était jonché de cadavres. Sorvairs cracha du sang, ses habits étaient, comme ceux des autres: taché d'hémoglobine. Ça n'était pas la sienne, c'était du moins ce qu'il espérait.

-Vous le constatez bien, dit Lenya. Quand on agit ensemble, on est bien plus efficaces n'est-ce pas ?

Tout le monde hocha la tête. C'est vrai qu'ils s'étaient bien battus.

- La caisse contenant nos armes est derrière l'issue que l'on a verrouillé... continue-t-elle. Il faudra trouver un moyen pour la récupérer si on veut pouvoir sortir d'ici sans passer par la porte.

-Celle qui s'ouvre ?! s'exclama Miri.

Les impériaux avait réussi à réactiver le mécanisme et mais ne s'attendaient pas à être pris de cours.
Vives comme l'éclair, les trois femmes abattirent chacune une cible. Ukel s'empressa d'armer son fusil et tira sur le dernier soldat. Il avait parfaitement bien visé. Coup de chance ou non, il en était abassourdit. Mais le lieutenant, lui, n'avait pas été touché.

-Lâchez vos armes, immédiatement ! Vous ne pouvez plus rien faire au risque de tuer l'un des vôtres, sales républicains !

Il tenait Fi en joug. L'ayant pris par surprise lorsque la porte s'était rouverte, il l'avait attrapé et avait posé son blaster sur sa tempe. À couvert derrière le Mastarien, il narguait l'équipe.

L'Arkanienne et le Jenet pointaient encore leur armes vers Garmont. Lenya leur fit signe de les baisser, elle ne voulait pas risquer perdre un membre de l'escouade. Anya baissa la sienne mais Sorvairs resta de marbre. Il tremblait toujours, sa vision était altérée, il savait qu'il n'avait très peu chance de viser juste. Mais il tira. Fi et Garmont hurlèrent de douleur et finirent sur le parterre.
Un bruit sourd vint s'écraser à un décimètre seulement de la tête du Jenet. Nas le bloquait contre le mur avec son bâton de combat.

-Qu'as-tu fait ?! cria-t-il.
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Messagepar Lynne » Dim 26 Nov 2017 - 17:30   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Miri Kosvar

Suite à leur petite escarmouche, ils furent promptement conduits à leurs cellules, faisant douter encore plus Miri de leurs capacités à s'en sortir. Voilà pourquoi elle préférait opérer en solo... Maintenant, en plus du fait qu'Ukel, Sorvairs et Arty se soient faits torturer, le Mastarien, Fi, s'était fait toucher à l'épaule et ne semblait pas au plus haut de sa forme, ce qui mettait la moitié de l'équipe hors-service. Il ne restait plus qu'Anya, Cardan, Lenya, Nas et elle, ce qui était relativement peu pour une évasion. Si elle avait été seule, elle aurait pu continuer à se battre, mais...fichue équipe ! Depuis quand se préoccupait-elle des autres ? Elle n'était pas leur chef, encore moins leur mère, et pourtant elle se sentait responsable d'eux. Pourquoi ? Elle n'en savait rien.

Comme les autres, elle se laissa docilement mener en détention, en ayant conscience qu'à ce moment-là, toute résistance ne mènerait à rien. Sans ménagement, ils furent jetés dans une cellule collective, mince consolation pour certains, dépit pour d'autres. En ce qui concernait Miri..eh bien, sincèrement, elle préférait être avec les autres, ne serait-ce que pour ne pas avoir à parler trop fort lorsqu'ils débattraient d'un plan.

Mais pour l'heure, personne ne semblait d'humeur à débattre de quoi que ce soit, ni à parler tout court. Une atmosphère morose d'échec s'était installée au sein de l'équipe et aucun d'entre eux n'osait briser le silence qui l'accompagnait. Et Miri se sentait épuisée...elle sentait presque malgré elle ses paupières se fermer. Pourtant, elle se força à rester éveillée, avec cette conviction que ses coéquipiers – ce mot la faisait toujours autant grincer – avaient besoin d'elle.

Le scientifique fut le premier à prendre la parole :

- Vous pensez qu'on va s'en sortir ? s'enquit faiblement Ukel.
- D'abord nous reprendrons des forces, ensuite nous chercherons un moyen de nous échapper, oui, fit la Kiffar, mais Miri sentait dans son ton qu'elle cherchait à se convaincre elle-même autant que les autres.
- On n'a pas le temps, déclara Anya. Vous avez entendu l'impérial : ils ont appelé des Sith, ce qui veut dire que l'un d'eux va venir pour nous, de toute évidence. À mon avis, lorsqu'un Sith sera là, ce sera nettement plus difficile pour nous de nous enfuir.
- Elle, raison, intervint Nas, toujours aussi bavard.

Miri exprima son accord avec l'Arkanienne d'un hochement de tête. S'ils voulaient s'évader, il valait mieux ne pas attendre qu'un Sith débarque, même s'ils avaient leur propre Forceux avec eux. Cardan était d'ailleurs recroquevillé sur lui-même sans prononcer un mot, mais la jeune femme ne lui prêta pas plus attention que cela. S'il boudait, c'était son problème.

- Des idées ? Le génie, qu'en penses-tu ? lança t-elle.
- Je ne sais pas... Tout le problème est de pouvoir sortir sans être vus, et en vie. Si j'arrive à sortir de cette cellule, je pourrais peut-être essayer de pirater le système de sécurité, à supposer qu'il ne soit pas trop protégé.
- Je ne savais pas que le rat de laboratoire savait faire des choses illégales, fit sacarstiquement remarquer Sorvairs.
- J'ai étudié beaucoup de systèmes informatiques, et notamment des systèmes de sécurité, à partir de là je peux y pénétrer sous certaines conditions, hésita t-il.

Ce fut à ce moment précis, alors qu'elle pensait à quelque chose qu'elle gardait toujours sur elle et qu'ils n'avaient pas répérés, qu'un plan germa dans l'esprit de l'ancienne assassin. Allait-il réussir ? Elle n'en avait aucune idée, elle ne savait même pas s'il allait être accepté. Ce plan était risqué, mais leur situation ne l'était pas moins.

- J'ai un plan, annonça t-elle. Et il ne va pas vous plaire.

Dix minutes plus tard

Répondant enfin aux appels désespérés de l'équipe, Nagulur, qui s'était retrouvé à la tête du complexe impérial après la mort de Garmont, fit irruption en face de la cellule, trouvant la petite troupe en apparence désemparée :

- Ils se sont suicidés ! commença Arty dès qu'il vit l'Impérial. Elle et lui...ils ont avalé une espèce de poudre en disant qu'ils préféraient mieux mourir que de tomber dans les mains des Sith, et puis ils se sont écroulés net ! Je crois qu'ils sont morts...leur coeur ne bat plus.

Suspicieux, pressentant une ruse, Nagulur envoya un de ses soldats vérifier ces dires, non sans les avoir obligés de se resserrer tous contre le mur, les mains en l'air et mis en joue par un second soldat qui pénétra en premier dans la cellule. Depuis l'escarmouche, ils avaient complètement grillé leur couverture d'astro-archéologues, et étaient désormais considérés comme dangereux, même désarmés. Toutefois, le soldat dut bien confirmer que Miri et Ukel étaient morts.

- Il faut croire que les scientifiques ont plus de cran que leur en prête leur réputation... Allez, emmenez les corps à la morgue, ils pourriront avec les autres.

Sans le moindre ménagement, le Togruta et l'humaine furent traînés le long du complexe impérial comme de vulgaires déchets, et lorsqu'ils les virent disparaître, leurs camarades ne purent s'empêcher d'éprouver une pointe de compassion, en leur souhaitant bonne chance. Les Impériaux n'eurent pas la même considération lorsqu'il s'agit de les jeter dans une pièce pleine de corps étendus au sol et recouverts d'un tissu verdâtre. Eux aussi eurent droit au même traitement. Simple pudence face à la mort ou semblant d'honneur dû au défunt ? Dans tous les cas, cela n'empêchait pas l'odeur de décomposition de remplir la pièce et d'emplir les narines des soldats qui se hâtèrent de la quitter, laissant le silence et la mort maîtres des lieux.

Pourtant, deux heures plus, tard, un mouvement perturba le calme de la morgue. Un des soi-disant cadavres – pourtant bien vivant – rejetta le drap qui la recouvrait et inspira une bonne goulée d'air, avant de s'étirer. Il ne prit que quelques minutes pour que celui qui se trouvait à sa droite émerge de la même façon, avec un supplément vomi.

- Mes neurones moteurs ne sont pas paralysés ! s'exclama Ukel, qui n'avait jamais été aussi content de sa vie de s'être réveillé.
- J'en suis également ravie, fit caustiquement Miri. Il faudrait rester une ou deux minutes sans trop bouger, pour que nos corps récupèrent complètement, avant de passer à la seconde partie du plan.
- Je. Ne. Refais. Plus. Jamais. Ça, souffla le Togruta encore nauséeux. C'est une habitude chez les assassins de se quasi-suicider pour ressuciter après ?
- Pas vraiment, c'est juste la troisième fois que je fais ça, et ce n'est pas plus agréable que la première. En tout cas...c'était courageux d'accepter.

Ukel ne répondit pas au compliment de Miri, qu'elle avait pourtant eu du mal à formuler, mal à l'aise en mission en duo. Lorsque tout un groupe était autour d'elle, elle se sentait mieux que seule avec un autre. Dans ce dernier cas, elle se sentait comme...vulnérable, surtout que des personnes comptaient sur elle. À vrai dire, toute l'équipe comptait sur elle, et cela, cela lui faisait plus peur que n'importe quel ennemi. Par précaution, elle gardait toujours dans un revers de ses vêtements de la poudre d'uny'tja, une plante qui donnait un poison redoutable qui ralentissait les signes vitaux à un tel point que la victime paraissait morte. Lorsqu'elle avait proposé que Ukel et quelqu'un d'autre en avalent pour qu'ils puissent sortir de la cellule et désactivent le système de sécurité, elle s'était sentie obligée d'endosser la responsabilité de celle qui couvrirait Ukel. Pas seulement parce qu'elle avait proposé l'idée, non, mais aussi parce qu'elle voulait être héroïque. Ridicule, elle s'en rendait compte... Elle ne serait jamais une héroïne, une assassin ne devenait pas une héroïne, surtout si les actes qu'elle accomplissait n'étaient que des reflets de ce qu'elle faisait en tant qu'assassin. Elle jeta un coup d'oeil à son coéquipier qui frissonnait à côté d'elle. Il semblait si fragile...et il l'était sans doute. Mais Miri savait distinguer les âmes valeureuses, et le professeur Anto semblait posséder la veine du courage, même si au moment précis il ne paraissait pas si hardi :

- Je déteste les morgues...murmura t-il dans un souffle, mais la jeune femme l'entendit.
- Qui les aime ? Surtout si on considère l'odeur...fit-elle dans une tentative d'humour dans cette atmosphère morbide.
- Ce n'est pas ça... Mes parents sont morts, lâcha Ukel, et son visage se remplit soudain d'une incommensurable tristesse.

Presque involontairement, Miri posa une main sur son épaule d'un geste qui se voulait réconfortant et s'entendit dire :

- Je suis désolée. Si ça peut te réconforter...les miens aussi, quand...enfin, quand...

Soudain, elle retira vivement sa main et cessa de parler. Elle en avait déjà trop dit, et il était hors de question que cette carapace qu'elle avait bâtie avec soin au cours des années rompe à cause d'un scientifique, un Togruta qu'elle connaissait à peine et en qui elle ne savait pas si elle pouvait avoir confiance. Sa voix prit des inflexions plus dures et elle se releva :

- Assez discuté. Nous avons une mission à accomplir, et j'espère que tes compétences seront suffisantes. Allez, lève-toi.

Ukel s'exécuta sans discuter et avisa une interface informatique qui se trouvait quelques cadavres plus loin. Alors qu'il y pianotait, Miri restait en alerte, au cas où la morgue soit munie de caméras de sécurité et que des Impériaux aient trouvé étrange que deux morts se soient soudain réveillés. Elle servait à cela, après tout : protéger son coéquipier. Elle regrettait juste d'avoir dévoilé la petite lame qu'elle cachait dans sa botte lors de l'escarmouche : elle était à présent désarmée, ce qui ne la réjouissait pas des masses. Après deux minutes de silence, Ukel fit, découragé :

- Je n'y arrive pas.
- Eh bien...
- J'ai besoin d'un accès plus direct, expliqua t-il. Ce terminal n'est pas connecté à beaucoup de systèmes, et celui de sécurité n'est pas parmi eux. Il va falloir sortir d'ici.
- Très bien, soupira Miri. Tu arrives à accéder au plan du complexe, au moins ? Histoire de savoir où aller.
- Oui, confirma le biologiste après quelques secondes.

Miri s'approcha davantage du terminal et examina le plan. Par chance, il était suffisamment précis pour qu'ils puissent repérer la salle de commandes principale, où de toute évidence ils pourraient accéder aux systèmes de sécurité. La mauvaise nouvelle...c'était qu'elle se trouvait à l'autre bout du bâtiment, ce qui les obligeait à passer beaucoup trop de temps à découvert. Elle localisa également où étaient stockées leurs armes et se rendit compte que c'était sur le chemin.

- Voilà ce qu'on va faire : d'abord, on récupère les armes de tout le monde, ensuite on se rend à la salle des commandes, en espérant ne pas croiser trop d'Impériaux sur le chemin.

Ce n'était certes pas le plan du siècle, mais au moins il laissait la place à l'improvisation, et s'ils étaient suffisamment discrets ils devraient s'en sortir. Dans le pire des cas, Miri irait se dégourdir un peu les poings...

Lorsqu'elle lui eut exposé son plan, Ukel opina, sentant sans doute que les options qui s'offraient à eux n'étaient pas infinies. Ainsi, non sans avoir vérifié furtivement que personne n'était dans le couloir et mémorisé le trajet, les deux sortirent de la morgue, ravis d'échapper à l'odeur putride du lieu. Ils formaient un duo inhabituel : ce n'était pas souvent qu'une assassin s'associait avec un biologiste pour s'échapper d'un complexe impérial.

Tous les sens aux aguets, longeant les murs et vérifiant que personne ne les attendait aux intersections, ils avançaient à une vitesse honorable et atteignirent la salle où étaient stockées leurs armes sans croiser personne, ce qui paradoxalement ne fit qu'inquiéter davantage la jeune femme. Soit il n'y avait pas de caméras de sécurité, soit les Impériaux qui s'en occupaient étaient négligents, soit une mauvaise surprise les attendait. Son instinct lui disait que la troisième option était la plus probable, mais une partie d'elle espérait que pour une fois un plan fonctionne. Ce n'était pas trop demander, non ?

Malheureusement, leurs armes étaient gardées par deux Twi'leks, et elle les repéra juste avant que les deux évadés entrent dans leur champ de vision. Il allait falloir opérer rapidement et profiter de l'effet de surprise.

Miri courut aussi vite qu'elle put, fit en sorte de mettre un des deux gardes en bouclier contre l'autre en lui assénant un coup aux cervicales et en l'assommant, puis en le jetant sur son compère qui, déséquilibré, se retrouva contre le mur. Elle en profita pour bloquer sa main qui s'apprêtait à appuyer sur la détente du blaster et cogner sa tête avec force sur la porte en duracier. Il s'écroula à son tour.

- C'est bon, fit-elle. Tu peux venir.

Le Togruta se révéla à son tour, et aussitôt, au vu de son expression en voyant les Impériaux à terre, elle anticipa :

- Ils ne sont pas morts, seulement inconscients.
- Je...je n'ai rien dit, se défendit-il.
- Tu n'en avais pas besoin, je l'ai vu. Dans ton regard.

Sur ces mots, elle ouvrit la porte et se hâta de récupérer les armes du groupe en se les répartissant. Ukel hérita bien sûr de son propre blaster, mais aussi de celui de Sorvairs et de Fi ainsi que la vibrolame d'Anya et le sabre de Cardan. Quant à Miri, elle récupéra son équipement, le bâton de Nas, le blaster d'Arty, le vibro-couteau de Sorvairs et le fusil blaster d'Anya. Ainsi équipés, ils se sentaient nettement plus en sécurité qu'auparavant.

Comme si les armes avaient envie de servir, la seconde partie du trajet fut nettement moins tranquille, avec notamment une escouade d'Impériaux qui escortaient un officier. Tous finirent à terre, et Ukel réussit même à donner un uppercut à un des gardes et à en toucher un autre avec un tir à l'épaule.

Une fois arrivés en face de la salle de commandes, ils se concertèrent du regard avant d'entrer, et surent exactement ce qu'ils devaient faire.

- Les mains en l'air ou on tire ! clama Miri en braquant son blaster et celui d'Arty sur les techniciens, qui, effrayés, s'exécutèrent sans problème. Fais ce que tu as à faire, lança t-elle à Ukel qui se dirigea vers les consoles, je m'occupe d'eux.

Par "s'occuper", elle entendait les assommer tous dûment, pour éviter qu'ils ne donnent l'alerte, et ce fut ce qu'elle fit, tandis qu'Ukel désactivait tous les systèmes de sécurité et posa un verrou informatique qui bloquait toutes les commandes jusqu'à ce qu'on entre un mot de passe spécifique. Autrement dit, les Impériaux mettraient un certain temps pour les récupérer.

- Je leur souhaite bonne chance, fit-il alors qu'ils quittaient la salle. J'ai mis en application un de mes cours avancés qui étudiaient les blocages des systèmes informatiques, ça n'a pas été facile, j'ai dévié le...
- S'il te plaît, ne commence pas, je ne comprendrai rien de toute façon, le coupa Miri. On ne va pas à l'université quand on est assassin. Bien, il vaut mieux ne pas traîner, je crois que là, s'ils n'étaient pas encore au courant qu'on n'était pas morts, on vient de planter un grand panneau "on est là, venez nous chercher !".

Malgré son ton léger, elle avait conscience qu'ils n'étaient pas sortis d'affaire pour autant, même s'ils avaient rempli leur mission. Ils devaient encore retrouver les autres, qui étaient à présent libérés grâce à l'ouverture générale des cellules qu'avait provoqué Ukel. Ils s'étaient donnés rendez-vous au hangar à speeders, pour pouvoir s'échapper un peu plus efficacement qu'à pied ; en espérant que les autres arrivent à obtenir sa localisation.

Et ce ne fut en effet pas une mince affaire de rallier le hangar à speeder, mais ils s'en sortirent, plusieurs fois de justesse, et retrouvèrent le reste de l'équipe comme prévu. Avant toute effusion de retrouvailles, qui seraient de toute façon très rudimentaires et qui se résumèrent à un placide "Vous ne nous avez pas laissés tomber, c'est bien" de Sorvairs, ils leur rendirent leurs armes respectives. Cardan fut tout particulièrement ravi de récupérer son sabre laser et s'en servit aussitôt pour renvoyer des tirs provenant d'une petite armée d'Impériaux menés par un Nagulur rouge de colère.

- Vous ne vous échapperez pas ! Il en va de ma carrière !
- Eh bien, je pense que vous pouvez lui dire adieu, à votre carrière, lança Arty en enfourchant un speeder derrière Sorvairs et en mettant les gaz.
- Rattrapez-les ! ordonna t-il à ses hommes alors que toute l'équipe était déjà partie, n'ayant pas perdu de temps.

Miri, qui s'était installée dans un speeder avec Ukel, le plus proche d'elle à ce moment précis, entreprit, comme Anya, Arty et Lenya, de viser les moteurs de leurs poursuivants pour les mettre HS. Sans la précision de l'Arkanienne, jamais ils n'auraient pu s'enfuir : ce fut elle qui s'occupa de quasiment tous les speeders ennemis. Enfin, ils étaient libres !
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Messagepar kylokenobi » Sam 23 Déc 2017 - 13:16   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Cardan


Suite à leur victoire face aux impériaux, le groupe était plus heureux que jamais. Tous parlaient du combat qu'ils venaient de faire et du nombre de soldats qu'ils avaient vaincus. En les voyant, Cardan pensa presque qu'ils étaient devenus amis. L'utilisateur de la Force était resté en retrait par rapport au groupe, il les regardait parler d'un air méprisant. Malgré la puissance de chacun des membres, Cardan avait réussi à prendre la grosse tête. Il n'était pourtant pas le plus fort mais parfois une haine démesurée s'emparait de lui. Il apprit que le groupe allait faire une petite pause de quelques minutes dans une maison abandonnée, alors il ferma les yeux et il se concentra un maximum, il voulait tomber dans une vision de Force. Mais rien ne se produisit. Énervé, il se dirigea vers les autres membres de l'équipe qui discutaient cette fois des futurs plans. Ils parlaient tous d'un artefact et ne firent même pas attention à Cardan. Un Jenet pourtant l'interrompit dans ses pensées quelques temps plus tard.
- Cardan, on sait toujours pas si t'es un Sith ou un Jedi ! 
Tous les autres membres de l'équipe commencèrent à développer des thèses sur le camp du forceux.
Et Cardan s’éclipsa, presque gêné d'avoir été au centre de l'attention.


L'équipe devait bientôt partir pour aller dans une mine où se trouverait l'artefact et Cardan n’avait qu'une idée en tête : vivre une nouvelle fois une vision de Force.
Il voyait de plus en plus mal et il entendait de moins en moins la voix de ses collègues. Il était presque coupé du monde. Parfois il regardait l'enfant dans le groupe, il sentait une perturbation dans la Force. En passant dans une des pièces de la maison abandonnée il vit un objet qui attira son attention. C'était un manuscrit, sûrement imprégné du côté obscur, lui disait la Force. Cardan s'en approcha.
Il prit le manuscrit, ferma les yeux et se concentra.
Rien ne se produisit.
Cardan, plus qu’énervé, jeta le manuscrit par terre, frappa dessus de toutes ses forces et concentra toute sa rage sur le pauvre parchemin.
Et soudain, il sentit que quelqu'un avait compris son appel. Que quelqu'un lui avait offert une nouvelle vision. Rempli de bonheur, Cardan ferma les yeux.
Il se retrouva dans un environnement hostile. Cela ressemblait à une infirmerie. Une femme courait, elle était mal en point. Elle retrouva un homme qui se tenait debout, parfaitement calme.
- Qu'as-tu fais de notre enfant ! hurla la femme. Je ne veux pas qu'il empreinte la voie du mal !
- Je n'avais pas le choix, fit l'homme, toujours calme. C'est à cause de notre enfant si nous avons tant souffert. Il faut qu'il s'en aille. Mais je lui ai légué le secret. Maintenant c'est trop tard.
Cardan voyait au loin un nourrisson dans une capsule de sauvetage.
- Allons, fit la mère d'un ton diabolique, tu sais que rien n'est jamais trop tard.
Cardan la vit sourire, sortir son sabre et le lancer vers la capsule de sauvetage.


Cardan se réveilla. Une autre personne, Arty, était venu lui porter secours. Après quelques remerciements, Cardan eut une évidence : c'était lui, l'enfant de la vision.
Mais pourquoi lui on voulait- on du mal ?
Et pourquoi cette personne lui avait-elle envoyé cet instant de sa vie ? 
Désormais, Cardan avait un seul objectif : trouver un autre objet du côté obscur.



L'équipe arrivait aux environs de la mine.
Le forceux remarqua que le groupe était très soudé, comme d'habitude .
Un village était même caché à l'intérieur de la mine. Le paysage était magnifique, mais Cardan ne voyait rien. Tout son esprit était obscurcit par la vision qu'il avait vue.
Après avoir ratissé toute la zone de fond en comble, l'équipe trouva enfin la position du fameux artefact, mais vide. Que s'était-il passé ? L'artefact avait-il était prit ? Il y avait une seule solution pour avoir des réponses, celle de descendre au village.
Cardan était à la traîne, il avançait à pas de tortue et regardait tout autour de lui d'un air menaçant. 
Lorsqu'il fut descendu jusqu'au village, il vit le groupe se séparer en plusieurs parties. N'écoutant pas les instructions, Cardan décida de rejoindre Fi. Celui-ci était en train de demander des renseignements à un vendeur humain. La boutique était assez variée, il y avait des centaines des pièces détachées parfois grandes ou plus petites.
Cardan regardait les différents matériaux lorsque qu'il fut attiré par l'arrière de la boutique. Il découvrit un collier magnifique orné de cristaux. C'était sûrement un collier à vendre. Mais le cristal central était un cristal kyber Sith.
Cardan déchaîna alors tout sa colère sur le cristal et le frappa sur le mur de la boutique.
- Mais que fait ce type ? cria le vendeur
Cardan déchaînait sa rage et était en train de détruire la boutique. Certaines personnes passaient et s'arrêtaient pour assister à l’événement.
- On se connaît, répondit Fi, c'est un collègue de travail !
Cardan continuait à se déchaîner sur le cristal quand tout d'un coup il sentit que la personne en question avait accepté son appel. Il allait recevoir une vision mais ce fut pas ce qu'il attendait.
Il se retrouva dans une pièce noire face à quelqu'un qui dormait d'un sommeil agité, cette personne était l'identique de Cardan mais elle possédait des teints vieillis . Soudain il comprit, la première fois, il s'était vu enfant voulant être tué par ses parents. En ce moment, il voyait son futur. Le vieux Cardan se réveilla.
- Tu as fait un cauchemar…
- Toi aussi tu en fait ?
- Oui… Des gens essayent de me faire du mal, répondit Cardan en faisant allusion à sa première vision.
- Les miens sont différents.
- C'est à dire ?
- Parce que c'est moi qui essaye de faire du mal aux gens.
- Je ne veux pas devenir toi.
- Tu ne peux pas échapper à ton destin.
Cardan ouvrit les yeux. Plusieurs personnes le regardaient. Quelqu'un l'avait secoué fort pour le réveiller.
Il se releva et se dirigea vers celui qui l'avait sorti de sa vision : le propriétaire de la boutique.
Tandis que Fi et Anya (qui était venue l'aider pour l'occasion) avaient réussi un exploit phénoménal en réussissant à convaincre le propriétaire de passer l'éponge sur l'incident, Cardan souleva l'humain de toutes ses forces et tenta de le jeter par terre mais Anya l'en empêcha en éloignant le forceux.
- Reprends toi Cardan, tu as fait trop de dégâts aujourd’hui.
Sans un mot, Cardan s'éloigna, toute l'équipe comprit qu'il y avait quelque chose qu'il n’allait pas.
Quelques heures après l'incident, l'équipe continua de rechercher des informations, laissant Cardan seul. Celui-ci était assis dans un recoin du village. Il réfléchissait. Les deux visions, son passé et son avenir, dans les deux cas Cardan n'était pas aimé. Il ouvrit son sac qu'il tenait dans son dos et il vit avec surprise le manuscrit Sith. Celui-ci était en piteux état et certaines pages menaçaient même de s'envoler. Il ouvrit le l'ouvrage et commença à lire. Mais il s'arrêta tout d'un coup et comprit : il devait trouver celui qui lui provoquait des visions.
Alors, le forceux se releva et regarda autour de lui. Et à son grand étonnement, il vit Sorvairs, le Jenet qui allait vers lui.

Après tout ce qu'il avait fait au village, après toutes ces visions et tout ce chemin vers le côté obscur Cardan n'avait toujours pas prononcé un mot. Et il savait pertinemment ce que le Jenet allait lui dire.
- Cardan, on sait toujours pas si t'es un Sith ou un Jedi ! 
- Je ne suis qu'un homme simple essayant de faire mon chemin dans l'univers, fit il, en agitant le manuscrit Sith.
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Messagepar LL-8 » Mar 02 Jan 2018 - 17:32   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Anya Opsoo

- Un pur régal ! Un vin qui se mariera parfaitement avec tous vos plats !

Anya examina la bouteille dans ses mains. Le liquide bleu accrochait légèrement aux parois et semblait d’une consistance relativement épaisse. La jeune Arkanienne leva les yeux vers le vendeur, un Toydarien à la peau bleue fripée qui voletait sur place depuis dix minutes. De tous les bibelots exposés dans son petit commerce, ce vin était probablement la chose la plus précieuse qu’il avait à proposer.
- J’en suis sûre, répondit Anya avec un sourire narquois, si seulement c’était vraiment du Toniray.

Le visage du Toydarien se figea tandis qu’Anya reposait la bouteille sur l’une des nombreuses étagères du petit magasin.
- Probablement une mauvaise bouteille dans le lot, fit-il d’une voix quelque peu agacée.

Peu de gens devaient se rendre compte de la supercherie. Anya croisa les bras sur sa poitrine.
- Je peux sûrement faire quelque chose pour compenser ce désagrément… proposa-t-il d’une voix qui se voulait conciliante.
- Je cherche quelque chose de plus… exotique, répondit Anya en sortant un petit holoprojecteur de sa poche.

L’appareil afficha immédiatement une image en 3D d’un petit objet qui, à première vue, aurait pu être confondu avec un coquillage des rivages de Scarif. Mais il n’en était rien. Ce qu’ils avaient sous les yeux était un artefact, le seul qui leur permettrait de restaurer la dynastie des Ranol sur Mastaria. Anya jeta un coup d’œil sur l’hologramme. Lenya leur avait fourni à tous une image de l’objet avant de disparaître pour « prendre contact avec son employeur ». Anya ne faisait pas confiance à la Kiffar. Elle cachait quelque chose.

Le Toydarien s’approcha de la vue 3D de l’artefact et l’observa sous tous ses angles.
- Hmm… Cet objet a-t-il une quelconque...utilité ?
- Disons que c’est une forme d’art, répondit Anya.

L’alien voleta en arrière, se stabilisant difficilement.
- Je n’en vends pas, lâcha-t-il d’un air faussement vexé.

Anya éteignit l’hologramme. Il était clair que le Toydarien ne savait même pas ce qu’était l’objet. Elle se contenta de le saluer de la tête et quitta le petit commerce.

Elle ne regagna même pas la lumière du jour. Le petit village dans lequel ils se trouvaient était enclavé dans une des nombreuses montagnes de Quesh. Ici, la mine de poison était encore le principal gagne-pain des habitants. Mais Anya savait que tout ce que ces habitants produisaient tombait droit dans les bras des Impériaux. Elle passa ses doigts fins sur son bras, là où on lui avait injecté l’antidote. Vivement qu’ils quittent cette planète.

Elle vit bientôt Miri sortir des petites habitations fragiles. La jeune femme s’approcha en évitant un groupe d’enfants qui jouaient autour d’eux.
- Du nouveau ?

Anya secoua la tête.
- Quelques bouteilles de faux Toniray, mais rien de plus. Et de ton côté ?

Miri désigna le cœur du village.
- Je ne pense pas que ces gens aient un jour mis le nez en dehors de leur village. Nous ne trouverons pas l’artefact ici.

Anya ne put se retenir de froncer les sourcils. Tout cela prenait beaucoup trop de temps. A ce rythme là, son oncle mourrait avant qu’elle n’ait fini de sauver Mastaria. Elle prit l’arrête de son nez entre son pouce et son index et tenta de ne rien laisser paraître. Et si elle quittait le groupe ? Après tout, elle n’avait signé aucun contrat.

Du coin de l’œil, elle vit Miri approcher.
- Tout va bien ? Tu sembles nerveuse depuis que nous avons atterri. Est-ce que c’est parce que nous sommes en territoire impérial ?

Anya secoua la tête.
- Empire, République, quelle différence ça fait ? C’est la même chose.

La jeune Arkanienne vit une once d’incrédulité passer dans le regard de l’ancienne assassin.
- Sur le principe, pourquoi pas, mais quand même… Les Sith sont foncièrement mauvais, tu ne peux pas les comparer à la République.

Anya n’hésita pas. Elle écarta rapidement sa veste et souleva son t-shirt, laissant apparaître une longue blessure juste au-dessous de sa dernière côte, cicatrisée depuis longtemps.
- Ca, c’est l’Empire, dit-elle.

Elle laissa retomber le tissu sur son abdomen puis baissa légèrement la couture de son pantalon renforcé. Une cicatrice circulaire apparut, placée sur l’os de son bassin. Anya se souvenait encore du jour où elle avait reçu ce tir de blaster.
- Et ça, c’est la République.

Elle laissa le tissu se remettre en place et épousseta sa veste, de manière à ce qu’elle retombe correctement.
- La seule différence, ajouta-t-elle d’une voix amère, c’est que la République ne m’a jamais attrapée.

Miri lui lança un regard qui en disait long. Avait-elle connu une situation similaire ?
- Alors qu’est-ce qui ne va pas ?

Anya pouvait-elle lui faire confiance ? La jeune Arkanienne hésita un instant à lui révéler la situation de son oncle. Mais elle ne la connaissait pas encore assez bien. Elle se contenta de lâcher quelques mots entre ses dents.
- Tout ça prend trop de temps.
- Trop de temps ? Évidemment que stopper une guerre prend du temps !
- Je ne parle pas de…

Anya fut interrompu par Fi. Le Mastarien à la peau sombre s’approcha des deux jeunes femmes sans dire un mot. Anya inspira largement. Ce n’était pas le moment de débattre avec Miri.
- Du nouveau de ton côté, Fi ? lui demanda-t-elle.

Il secoua la tête.
- Le village ne sait rien.

Anya s’apprêtait à soupirer lorsque le Mastarien tendit le bras en direction du centre du village.
- Mais lui, il sait. Et il ne veut rien dire.

Anya plissa les yeux pour finalement distinguer un homme à la peau hâlée, au visage ridé et aux yeux fermés. Il avait une longue barbe grisâtre mal entretenue. Il était assis en tailleur sur une coussin en cuir. Ses vêtements, une sorte de tunique blanche composée de plusieurs couches de tissu, étaient enroulés autour de ses membres comme un bandage. A ses côtés se tenait un enfant, âgé d’une dizaine d’années tout au plus, dont les seuls vêtements se résumaient à un vieux pantalon de pilote dont les jambes avaient été découpées grossièrement.

Miri croisa les bras.
- Qui est-ce ?
- D’après les habitants du village, c’est l’un des cinq Anciens. Il vient ici tous les matins, il s’assoit, et il reste immobile jusqu’au soir. Les gens viennent le voir pour lui confier leurs prières, lui demander des conseils ou lui faire part de leurs griefs. L’enfant à côté de lui est son messager.

Fi continua de regarder le vieil homme.
- Il sait où se trouve l’artefact, mais il ne veut rien dire.
- Alors, allons le faire parler, lança Miri.
- J’ai une idée, dit Anya – et elle s’avança doucement vers l’Ancien.

Fi et Miri la suivirent. La place du village n’était pas très grande. Des enfants jouaient sur la terre tassée par les allers et retours des habitants. A l’extérieur de la montagne, le soleil devait probablement commencer à se coucher sur Quesh, puisque plusieurs mineurs commençaient à traverser la place pour rentrer chez eux. Anya pressa le pas. Elle espérait que l’Ancien ne partirait pas tout de suite.

Elle arriva rapidement vers lui. L’homme ne bougea pas d’un iota. En revanche, le jeune garçon assis à côté de lui leva des yeux doux vers elle, aussi noirs que l’espace. Anya remarqua immédiatement des stries sur ses épaules et ses bras dénudés, probablement le prix à payer pour être le messager d’un homme aussi important.
- Les gens de votre village m’ont dit que je devais m’adresser à vous en cas de grief, commença-t-elle, sans trop lever la voix.

L’homme resta immobile un instant. Finalement, il tendit légèrement sa main ridée et invita Anya à s’asseoir. Elle s’exécuta et replia ses jambes sous elle, mais Miri et Fi restèrent debout, et à bonne distance.
- Premièrement, continua Anya, le Toydarien là-bas vole vos concitoyens. Il vend un vin qui n’en est même pas un, et à un prix exorbitant.
- Le Conseil des Anciens en sera informé.

L’homme avait gardé ses yeux fermés en répondant à Anya. La jeune Arkanienne vit Ukel et Arty rejoindre Fi et Miri. Au milieu de tous ces humains en tenue de civil, leur groupe d’aliens armés jusqu’aux dents devait dénoter.
- Deuxièmement, poursuivit-elle en levant les yeux vers l’Ancien, un homme qui sait où se trouve un objet que je recherche refuse de me donner son emplacement. Et cela commence à énerver mes compagnons.

L’Ancien ne daigna pas répondre. Sur les yeux de son messager, Anya lut de la perplexité. Elle se pencha légèrement en avant.
- Cet objet – cet artefact – pourrait sauver beaucoup de gens. Toute une planète, en fait.

Les yeux du vieil homme bougèrent sous ses paupières puis s’ouvrirent. Ses pupilles, d’un gris passé, se fondaient dans le blanc laiteux de ses yeux. Anya se surprit à voir le reflet de son oncle dans le visage de l’Ancien.
- Je vois bien que vous n’êtes pas d’ici. Nous ne faisons pas confiance aux étrangers. Je ne dirai rien.
- Vous n’avez pas bien entendu, je crois, intervint Miri, les poings sur ses hanches. On parle de sauver une planète, et vous ne voulez pas nous aider ?

L’homme ne répondit pas, mais le garçon se leva comme l’éclair et se mit à courir en direction de la rue la plus proche. Anya n’eut pas le temps de le rattraper, mais elle vit Sorvairs surgir du coin de la maison et attraper le garçon par la ceinture de son pantalon.
- Où tu crois qu’tu vas comme ça, gamin ?

Anya croisa les bras. L’Ancien plongea ses yeux dans les siens, en ignorant les autres.
- Mon fils a été capturé par les hommes de l’Empire qui nous dominent. Ramenez-le moi et je parlerai peut-être.
- Hé ! On n’est pas des mercenaires ! s’exclama Arty. Enfin… Un peu… En tout cas, on est déjà pris !

Anya haussa un sourcil.
- Et on devrait vous croire sur parole ?

L’homme sembla soudain vieillir de dix ans, comme si le poids des années tombaient enfin sur ses épaules.
- Si vous me ramenez mon fils… Je vous dirai où trouver l’artefact des Ranol.


***


La nuit était bel et bien tombée sur Quesh. Anya jeta un dernier regard à Miri et Fi, encore à bord du speeder.
- Si les calculs d’Ukel sont exacts, lança l’ex-assassin, la sortie la plus sécurisée pour vous se trouve dans l’aile sud du complexe. Avec Fi, on vous attend là-bas.

Anya acquiesça. Cette fois, le Togruta n’était pas de la partie, et c’était en quelque sorte un soulagement. L’emmener avec eux les aurait ralentis. Et puis, il restait avec Lenya. De ce fait, la Kiffar ne pourrait rien faire sans que l’équipe n’en soit informée. Quant à Cardan, il était trop épuisé après les malaises qu’il avait fait. Il était encore trop faible pour faire quoi que ce soit. Nas s’était proposé de rester avec lui. Lui, il comprendrait peut-être quelque chose à toutes ces histoires de Force.

L’Arkanienne regarda le speeder disparaître dans l’horizon empoisonné de Quesh puis rejoignit Arty et Sorvairs. Le Chagrien semblait prêt à en découdre. Le Jenet, en revanche, était moins en forme.
- Bon, ce n’est pas un gros complexe, commença Anya. On a affaire à un avant-poste. Alors, pas de bruit, et on y va.

Anya sortit son fusil-blaster de son étui et se mit en route, Sorvairs et Arty sur ses traces. Le bâtiment n’était pas très grand, ce qui ne l’empêchait pas d’être extrêmement bien protégé. Les détecteurs étaient nombreux et les portes, blindées.

Le petit groupe arriva bientôt à l’entrée Est. Deux gardes en armure noire gardaient la porte, blaster en main. Anya fit signe à Arty et ce dernier dégaina deux petites dagues et en tendit une à la jeune Arkanienne. Celle-ci inspira un grand coup. Si Ukel avait fait son travail correctement, les dagues étaient enduites d’une version améliorée d’un des multiples poisons de Quesh. Aucune chance que les gardes y résistent. Elle ferma son œil gauche et compta jusqu’à trois avant de lancer la première dague. Le garde le plus proche s’écroula en silence. Son compagnon n’eut pas le temps de réagir que la dague d’Arty atteignait déjà son cou. Il s’effondra sur son camarade dans un bruit étouffé.

Les trois mercenaires s’avancèrent le dos courbé jusqu’à la porte. Sans consultation, Sorvairs s’approcha de la porte. Anya n’avait pas compris exactement comment son implant marchait, mais il ouvrit la porte grâce à lui et c’est tout ce qu’il lui importait.

Le Jenet entraîna les deux autres dans le couloir impérial. Anya fut frappée par la noirceur des murs et le contraste avec les néons d’un blanc éclatant. Ses yeux, pourtant habitués à la lumière vive depuis son enfance, lui firent mal et elle dut mettre une main en visière pour continuer à avancer.
- Les cellules devraient être par là, annonça Arty.

Anya acquiesça. Ils devaient se dépêcher. Ils n’avaient croisé personne pour le moment. Et ce ne pouvait être que mauvais signe.

Ils arrivèrent rapidement à une série de petites cellules de confinement. Il n’y en avait pas beaucoup, une dizaine tout au plus. Toutes étaient remplies, et d’humains exclusivement. Anya ne chercha pas à comprendre pourquoi et commença à chercher le fils de l’Ancien. Arty et Sorvairs l’imitèrent, jusqu’à ce que le Jenet s’exclame :
- Il est là !

Anya se précipita vers lui. Dans la cellule, un homme d’une quarantaine d’années étaient assis au fond de sa cellule, la tête pendant sur sa poitrine. Ses vêtements, une tunique qui autrefois avait dû être claire et un pantalon large, étaient déchirés et laissaient apparaître des stries sur ses épaules et ses bras. Pas de doute, c’était l’homme qu’ils cherchaient.

Arty sortit un blaster de sa veste et tira sur le panneau de commandes. La porte coulissa dans un crissement. Anya se dirigea vers l’homme et releva sa tête. Ses yeux étaient à moitié ouverts. Ses lèvres desséchées murmuraient des choses incompréhensibles. Il divaguait. Jamais il ne marcherait jusqu’au speeder. Anya jura. Ils auraient dû emmener Ukel. Il aurait pu le porter, et ils n’auraient pas perdu un combattant.
- Arty, je vais avoir besoin que tu le prennes. Il ne pourra pas marcher.

Le Chagrien soupira et sourit malicieusement.
- Je savais que je n’aurai pas dû accepter de venir.

Anya aurait voulu sourire à son humour, mais elle se força à garder un air concentré. Il fallait qu’ils partant d’ici et vite. Ils avaient déjà perdu trop de temps. Elle prit le blaster d’Arty et le confia au Jenet. Ce dernier n’arrêtait pas de passer et repasser sa main sur son implant.
- Sorvairs, ça va aller ?

Il se redressa immédiatement, et feignit un sourire en acceptant le blaster.
- Bien sûr que tout va bien, ma p’tite dame.

Anya haussa un sourcil mais ne releva pas. Arty sortit de la cellule, l’homme sur son dos. Autour d’eux, des gémissements commencèrent à s’élever et emplirent bientôt toute la pièce.
- Qu’est-ce qu’on fait des autres ?
- On n’est pas venus pour eux, répliqua Anya.

Elle maintint son blaster devant elle et guida le groupe en dehors de la pièce des cellules. Toujours personne. Quelque chose n’allait pas. Elle fit signe à Sorvairs de rester vigilant et se dirigea vers l’aile Sud. Ils devaient rejoindre Miri et Fi. Ils pressèrent le pas. Derrière, Arty souffrait sous le poids du fils de l’Ancien.

Soudain, une alarme bruyante retentit dans tout l’avant-poste. Anya n’eut pas besoin de chercher très loin. On devait avoir trouvé les corps des deux gardes. Il n’y avait pas de temps à perdre. La sortie n’était pas loin, mais ils devaient se dépêcher.

Elle se mit à courir, Sorvairs et Arty sur ses talons. Trois soldats impériaux apparurent devant eux. Sorvairs ouvrit le feu, imité par Anya. Deux soldats tombèrent avant même d’avoir eut le temps de tirer. Le troisième visa Arty, mais Anya se jeta sur le Chagrien avant que le trait laser ne l’atteigne. Sans un mot, elle l’aida à remettre l’homme sur son dos, puis ils se remirent à courir dans le couloir.

La porte de l’aile Sud se présenta bientôt à eux.
- Sorvairs, occupe-toi de la porte ! lui hurla Anya. Je m’occupe des soldats !

Le Jenet acquiesça et se précipita vers le panneau de commande. Arty, quant à lui, déposa l’homme dans le renfoncement de la porte et récupéra son blaster des mains de Sorvairs avant de se poster juste à côté d’Anya.
- Ils sont combien à arriver ? demanda-t-il.
- Au mieux ? Une dizaine, je dirais.

Anya ne s’était pas trompée. Une dizaine de soldats apparut à l’extrémité du couloir. L’Arkanienne et le Chagrien firent feu. Un impérial tomba dans un cri à glacer le sang. Un autre fut touché à l’épaule et resta adossé au mur sans bouger. Mais le gros du groupe progressait vers eux.
- Sorvairs ! Tu en as encore pour longtemps ?
- Et si tu m’laissais m’concentrer hein ? T’en dis quoi, l’Arkanienne ?

Anya leva les yeux au ciel. Elle lâcha son fusil blaster et décrocha sa vibrolame de sa ceinture. Arty la regarda avec des yeux médusés :
- Couvre-moi ! Sinon, je n’arriverai à rien !

Le Chagrien hocha la tête et vida ses blasters sur les assaillants. Anya inspira puis se jeta sur le plus proche soldat. Sa vibrolame trouva son genou d’abord puis son coude. L’homme s’écroula et Anya dut s’écarter pour ne pas se faire écraser. Elle passa ensuite à la femme en face d’elle mais ses yeux écarquillés l’en empêchèrent. Elle tomba, touchée par un trait d’Arty avant qu’Anya ne puisse faire quoi que ce soit.

Anya élimina ensuite deux hommes plus petits qu’elle. Le troisième rejoignit les rangs de ceux touchés par Arty. Le dernier, un homme de presque deux mètres de haut, retira son casque avant de s’attaquer à Anya.
- Espèce de vermines ! Vous subirez la colère de l’Empire. !
- Je ne crois pas, non.

L’adrénaline afflua dans ses veines, comme lorsqu’elle s’entraînait avec Gotan sur Mandalore. Et elle se précipita sur lui. Mais l’homme s’écarta et emprisonna sou cou entre son bras puissant et sa poitrine.
- Anya ! On peut y aller !

La jeune femme entendit la voix de Sorvairs et ses pas précipités vers la sortie. Elle serra les dents et tenta de toucher le géant de sa vibrolame. Ce dernier la lui arracha des mains, puis lui saisit les épaules et l’envoya valser à l’autre bout du couloir. Anya se redressa juste à temps pour voir Sorvairs et Arty rejoindre le speeder. Miri était à bord mais… quelque chose n’allait pas. Fi manquait à l’appel. Elle n’eut pas le temps de s’en soucier. Le pied du soldat lui déboîta la mâchoire et elle retomba au sol. Bon sang, elle aurait aimé avoir son blaster.

Elle vit le soldat pointer son canon vers elle. Un rictus mauvais tordait son visage, l’archétype même du méchant impérial. Mais il n’eut pas le temps d’aller plus loin. Ses yeux se voilèrent et il s’écroula sur Anya.

L’Akanienne mit quelques secondes à se dégager du corps imposant du soldat pour voir Fi lui tendre la main. Le Mastarien gardait son flegme, blaster en main.
- Je pense qu’il faut qu’on s’en aille d’ici, déclara-t-il.

Anya sourit et saisit sa main. Il était temps de dégager.
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Messagepar Zèd-3 Èt » Mer 14 Fév 2018 - 14:04   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Washas Kodank

La corvette Sith sortit de l’hyperespace en orbite de Quesh. Au même instant, à bord, Washas ouvrit les yeux.
Le jeune Seigneur Sith se leva de sa couchette et promena son regard sur sa petite chambre. Celle-ci était presque vide, à l’exception du lit dans lequel il avait dormi – et dans lequel Kanno était encore étendue – et d’une armoire, vers laquelle il se dirigea.
Quelques minutes plus tard, Washas sortit de sa cabine habillé d’une tenue sombre et élégante. Sur sa poitrine figurait l'emblème de l’Empire Sith, deux couronnes disposées de part et d’autres d’un cercle. Il ne portait pas de cape, ainsi que sa maîtresse le lui avait appris.
Les gens portent des capes pour deux raisons, lui disait-elle, et ce sont autant de raisons de ne pas en porter. Ce peut être pour te réchauffer. Tu montres ainsi que tu n’es pas assez puissant pour réguler ta température grâce à la Force, et c’est un signe de faiblesse. Ce peut également être pour paraître plus impressionnant, et c’est juste pathétique. Un Sith digne de ce nom ne parait pas plus impressionnant, il l’est.
Pas de cape, concluait-elle invariablement d’un ton sec.
Dame Darzu était sur Ziost, à présent. Le jeune Sang-pur n’avait pas quitté Mastaria depuis le jour de son départ, deux ans plus tôt. Il avait donc ressenti une certaine excitation lorsque, la veille, il était monté dans son vaisseau pour prendre la direction de Quesh.

Tandis que le Seigneur Sith se dirigeait vers le poste de pilotage, il constata que la corvette se rapprochait rapidement de la Station Angral, seul moyen pour les impériaux de débarquer sur la planète. Pénétrant dans la grande salle pleine d’ordinateurs et d’instruments de navigation, le Sith à la peau rouge aperçut Ursk Eos, son esclave Trandoshan, qui dirigeait le vaisseau d’une main sûre.
Brusquement, la voix du contrôleur de la station crépita dans l’intercom de la corvette :
— Vaisseau inconnu, veuillez décliner votre identité et le motif de votre visite.
— Station Angral, iccci le Vassssal Obssscur du Ssseigneur Sssith Washasss Kodank, répondit Ursk. Le lieutenant-colonel Garmont a demandé ssson aide.
— En effet, le lieutenant Garmont nous avait donné pour instruction de vous laisser passer. Cependant, je suis au regret de vous annoncer qu’il est mort hier dans la journée et que le major Nagulur, qui a été promu à sa place, a annulé cet ordre.
Washas s’avança et tapa sur l’épaule d’Ursk, qui lui laissa l’accès au communicateur.
— Station Angral, ici le Seigneur Kodank. Mon code d’identification est Forn, Douze, Senth, Krill, Sept. Trouvez un pont libre pour mon vaisseau.

Un quart d’heure plus tard, Washas descendait la rampe de son vaisseau, Ursk sur ses talons. Kanno était restée à bord, la place d’une esclave sexuelle n’étant pas sur une planète aussi dangereuse que Quesh.
Le Sith fut accueilli par toute une cohorte de fonctionnaires et autres gratte-papiers, qu’il congédia d’une vague de Force, sans même ralentir.
L’heure n’était pas aux politesses.
Washas se dirigea rapidement vers une enseigne qui l’attendait un peu plus loin. Après une courte discussion, il apprit qu’il était attendu par la Vice-Amirale Kenfir. Il prit le chemin du bureau de l’Amirale, non sans faire un détour par l’infirmerie de la station pour recevoir l’injection obligatoire d’anti-venin.
Arrivé devant la porte de son hôtesse, Washas ordonna à son serviteur Trandoshan de l’attendre et entra sans frapper, les Sith n’ayant pas à s’annoncer – et il était pressé, par Bogan !

La Vice-Amirale Kenfir était une femme d’âge mûr – une cinquantaine d’années – et à l’air affable.
— Bienvenue sur Quesh, Seigneur Kodank, déclara-t-elle en se levant pour lui serrer la main.
— Amirale, salua Washas.
— Qu’est-ce que la garnison de Quesh peut faire pour vous servir, Monseigneur ?
— Je traque des criminels ayant fui Mastaria. Le lieutenant Garmont m’a signalé qu’il les avait capturé sur la planète et je suis donc venu m’occuper d’eux. Seulement, Garmont est mort hier et son remplaçant, un certain Nagulur, semble ne pas vouloir de mon aide.
— Et qu’attendez-vous de moi, exactement ? demanda la Vice-Amirale.
— Je me passerai de l’aide de Nagulur. J’aurai besoin de l’une de vos escouades d’élite pour traquer ces fugitifs.
— Malheureusement, Quesh est un monde en guerre et mes escouades sont assez... occupées. Cependant, je devrais pouvoir en libérer une d’ici quelques jours.
Washas resta coi, attendant la suite – “l’échange de bons procédés” qui accélérerait miraculeusement le cours des évènements.
— Évidemment, j’aurais plus de temps à consacrer à votre problème si certains des miens disparaissaient, vous me comprenez ?
— Quel genre de problèmes ?
— La Corporation Czerka, pour commencer. Ils contrôlent une partie des mines les plus profitables de la planète et nous souhaiterions qu’ils nous les vendent. Je suis certaine que la présence d’un Sith dans les négociations serait des plus efficaces.
Pour commencer ? Il y a des limites au temps que je suis disposé à gâcher, décida le Sang-pur.
— Je vous propose un autre marché, fit-il tandis que Kenfir tombait à genoux. Vous mettez vos meilleurs soldats à mon service d’ici une heure, et je vous laisse la vie sauve.
La Vice-Amirale, qui était parvenue à ne pas totalement s’écrouler au sol mais qui pâlissait davantage chaque seconde, hocha la tête.

Cinquante minutes plus tard, Washas débarquait sur Quesh, Ursk à ses côtés. À quelques dizaines de mètres de la zone d’atterrissage, le Sith aperçut un groupe d’une soixantaine de soldats qui attendait. Ils portaient tous une combinaison ocre aux teintes sombres, dont la couleur correspondait à celle du sol et se fondait très bien dans la demi-obscurité provoquée par les nuages – alors que du noir aurait dessiné sur le sol une ombre trop nette, trop épaisse. Quelques combattants – les caporaux – portaient une petite épaulettes tandis qu’un autre en avait deux ; il s’agissait du capitaine du bataillon.
Ce dernier, qui se nommait Jolwea Trohos, remit officiellement l’autorité de l’escadron entre les mains de Washas. Le jeune Seigneur Sith ordonna aussitôt à ses troupes de monter dans leurs navettes de transport, en localisation du petit village minier coincé dans une chaîne de montagnes où se terraient les fugitifs et qu’il avait localisé grâce à son lien d’empathie avec Cardan.
Durant les deux heures de trajet, Washas repensa au jeune homme qu’il corrompait petit à petit. Depuis leur premier contact mental quelques jours plus tôt, le Sith avait découvert que sa proie possédait un immense potentiel. En revanche, le fils d’Eslo avait un esprit indiscipliné et Washas n’avait eu aucun mal à l’influencer. Il s’amusait beaucoup à créer des visions traumatisantes tirées des plus grandes peurs et des pires souvenirs du jeune homme – et ces derniers étaient nombreux. Washas sentait la raison de sa victime s’effriter petit à petit. Transformer quelqu’un en instrument s’avérait bien plus divertissant que ce à quoi il s’était attendu.
Il fut tiré de ses pensées par le capitaine Trohos :
— Monseigneur, le village est en vue.

Les navettes se posèrent en douceur à l’entrée de la petite bourgade et les troupes d’élite de l’Empire en sortirent. Washas s’avança, Trohos à ses côtés. L’officier impérial déclara dans un mégaphone :
— Citoyens ! Nous savons que de dangereux fugitifs se cachent dans cette ville ! Livrez-les nous ou vous serez exterminés !
Durant quelques minutes, les impériaux purent constater une grande effervescence dans la bourgade. Finalement, un vieillard soutenu par une petite fille d’une dizaine d’années en sortit et se dirigea vers eux. Washas, Ursk sur ses talons, se porta à la rencontre du vieil homme.
— Salutation, vénérable Ancien, déclara le Sith.
— Salutation, noble Seigneur, répondit le patriarche d’une voix fatiguée.
— Alors ? Allez-vous nous livrer les criminels que nous recherchons, ou devrons-nous prendre votre village d’assaut ?
— Nous ne cachons personne dans notre ville, Messire, répondit doucement l’Ancien. Nous n’hébergeons que quelques voyageurs fatigués par les plaines arides de notre planète et qui n’intéresseront certainement pas quelqu’un tel que vous.
— Vous me permettrez d’en juger par moi-même, rétorqua Washas. Amenez-moi ces voyageurs, ou nous irons les chercher nous même.
— Malheureusement, ils sont épuisés par leur périple et...
— Je ne doute pas, coupa brutalement le Sang-pur, que s’évader d’une prison de haute sécurité et en prendre une autre d’assaut pour libérer l’un des vôtres soit harassant. Néanmoins, ma patience est à bout.
Le vieil homme se redressa de toute sa hauteur et déclara d’un ton méprisant :
— Venez donc les chercher, Sith. Mais notre village ne subira désormais plus votre joug. Nous ne nous soumettrons plus !
— C’est vous qui voyez, fit Washas d’un ton nonchalant avant de foudroyer son interlocuteur d’une salve d’éclairs de Force.
Terrifiée, la fillette qui avait accompagné le patriarche prit la fuite en direction du village.
— Ursk, tue-la.
Tandis que le Trandoshan partait comme une flêche à la poursuite de sa proie, Washas put sentir la répugnance qui habitait le guerrier au vu des actes qu’il était forcé de commettre.
Autrefois un fier combattant, Ursk avait dû sacrifier son code moral le jour où Washas l’avait épargné, le forçant ainsi à déclarer une dette de vie envers lui. Désormais, le chasseur reptilien en arrivait à pourchasser d’innocents enfants. Intérieurement, Washas s’esclaffait.
Toutefois, il reprit vite son sérieux. Cependant qu’Ursk massacrait la gamine à grands coups de sa queue puissante – il avait appris à craindre les punitions de son maître lorsque ses exécutions n’étaient pas assez impressionnantes –, le Seigneur Sith ordonna à ses troupes de se mettre en marche.

À la tête de son escadron, Washas pénétra dans le village qui semblait à présent désert.
— Restez prudents, ordonna-t-il. On ignore quelle est leur puissance de feu.
Au même instant, quatre fumigènes artisanaux furent tirés d’une fenêtre en hauteur tandis que de nombreux tirs partaient des maisons voisines.
— Vision thermique, formation défensive et feu à volonté ! hurla Trohos.
Disciplinés, les soldats obéirent promptement et Washas, Ursk et le capitaine se retrouvèrent au centre de quatre cercles de soldats faisant feu de tout bois. L’esclave Trandoshan, légèrement désorienté (son espèce se repérait en grande partie grâce à son odorat, lequel était neutralisé par la fumée) tournait autour de son maître afin de lui offrir une couverture maximale.
Lorsque le nuage de gaz et de poussière se dissipa, des tirs épars jaillirent des maisons les plus proches, déclenchant un feu nourri de la part des impériaux. De temps en temps, une réplique jaillissait d’un bâtiment. Ces tirs, bien que peu nombreux, étaient bien trop précis pour venir de simples villageois.
Ils sont là, pensa Washas.
Il sentait, via le lien d’empathie qu’il partageait avec Cardan, que le jeune homme bouillait de fureur et de haine. Des flashs lui venaient parfois, durant lesquels il percevait le Togruta du groupe – le professeur Anto – et un gamin aveugle tenter de contenir sa rage.

Soudainement, un rapport du premier cercle leur parvint : les révoltés tentaient de les encercler à l’aide de barricades construites à la hâte.
— Je vais envoyer une escouade nettoyer ça ! hurla Trohos pour se faire entendre malgré le vacarme ambiant.
— Je vais diriger l’assaut ! répondit Washas.
Dégainant son sabre laser, le Sang-pur se redressa et partit vers le front, ses hommes s’élançant à sa suite. Se dirigeant droit vers un empilement de tables, de lits et de divers débris, Washas réalisa un saut de deux mètres de haut qui l’amena au sommet du fouillis de meubles tandis que les soldats défonçaient la barricade au détonateur à plasma en son point le plus faible.
S’élançant de son promontoir, Washas retomba avec souplesse au milieu des combattants affolés. À peine se fut-il redressé qu’il dut parer une rafale de blaster. Cherchant ses agresseurs du regard, il aperçut une humaine aux cheveux noirs et un Chagrien à l’air hargneux qui le mitraillaient. Ces deux-là... Ils faisaient partie de ses cibles.
Renvoyant leurs tirs dans leur direction, Washas eut la joie de voir la jeune femme se faire toucher au genou. L’alien bleu la tira en arrière, puis la couvrit lorsque les soldats impériaux (qui avaient franchi la barricade) l’attaquèrent. Le Seigneur Sith ne put cependant pas voir la fin du combat du Chagrien, car plusieurs villageois se mirent à lui tirer dessus. Washas les renversa tous d’une vague de Force avant de semer une mort rouge parmi eux.
Il se retourna brusquement, prévenu par une intuition, juste à temps pour éviter la lame de l’humain aveugle du groupe de rebelles. Faisant un pas en arrière, le Sith jaugea rapidement son adversaire. L’homme – l’adolescent, plutôt – se battait avec une double vibrolame et son visage impassible était partiellement couvert de sang séché. Washas s’élança soudainement et tenta d’atteindre son opposant. Celui-ci, souple comme un chat manka, évité et tenta de répliquer. D’un coup audacieux, Washas profita de la fente avant de l’aveugle pour essayer de lui trancher la dextre. Le gamin évita partiellement et le sabre du Sith ne trancha que la poignée de la double épée, laissant le jeune avec une seule lame en main.
Déséquilibré par la perte de son arme, l’aveugle dérapa et Washas lui transperça le crâne de sa lame écarlate.

Le meurtre sauvage. Sentir la vie s’échapper du corps d’un ennemi réellement difficile à vaincre. Rien n’était aussi délicieux, aussi jouissif que cette sensation.
Apercevant les villageois affolés qui tentaient de fuir les soldats impériaux, Washas, dans un état second, s’élança vers eux... avant de piler net face à un jeune homme ayant un sabre rouge en main.
Cardan.
Modifié en dernier par Zèd-3 Èt le Mar 26 Juin 2018 - 14:17, modifié 1 fois.
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Messagepar kylokenobi » Ven 02 Mar 2018 - 20:44   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Cardan ESLO

L'absence d'un être aimé est une injustice sans nom. Un vide qui fait perdre à la vie tout son sens.

Le village était en guerre. Des tirs de blaster fusaient dans tous les sens. Au milieu de cette agitation, la Force. Elle venait recueillir un défunt. Cardan avait longtemps espéré que la Force lui conférerait des pouvoirs extraordinaires. En ce moment, il voyait son ami, Nas, à terre. Le jeune garçon n'avait même pas pu voir le monde de ses propres yeux. Cardan s'était dit qu'il pourrait lui enseigner des rudiments de la Force afin qu'il puisse peut-être acquérir la vue. Mais il l'avais laissé mourir, il l'avais laissé le garçon se sacrifier face à un seigneur Sith.
Cardan se pencha et ferma les yeux du défunt Nas. Il ramassa une de ses vibrolame avec sa main métallique et regarda fixement son adversaire.
- Tu as tué un jeune homme plein d'avenir, le village sera ton tombeau ! hurla Cardan.
- Si tu t'opposes à moi, tu seras le prochain, rétorqua le Sith.
Cardan se laissa remplir de fureur et de haine et attaqua le Sith en brandissant le sabre laser de son père. Ses attaques étaient violentes mais inefficaces face au seigneur Sith du nom de Washas.
Les deux adversaires se battaient avec fureur mais Washas était bien plus fort. Il blessa cardan à l'épaule, puis au bras. Enragé, le jeune forceux donnait des coups aveugles jusqu'à que le Sith le blesse aux jambes. Cardan à terre, agonisait de douleur.
Washas s'éloigna et rangea son sabre à sa ceinture.
- Exprime ta haine ! cria-il. Libère tes émotions et viens me tuer !
Cardan, cédant à la colère, réussit à se lever malgré les blessures.
Ses yeux étaient rouge vifs, comme la lame de son sabre laser.
Il fonça droit vers le Sith désarmé.
Et s'écroula, manquant de force.
Washas s'avança vers Cardan, blessé.
- C'est donc ça ton niveau ? Ton pouvoir ? Ta haine est insignifiante, ridicule.
Le Sith utilisa la Force et l'envoya dans une habitation du village. Il se dirigea ensuite vers le combat qui faisait rage et se remit à massacrer les villageois.

Cardan ouvrit les yeux dans les ruines d'une maison du village. Il détourna la tête et vit encore une fois le corps de Nas. Plus loin, se trouvait les corps d'autres villageois. Enfin, il pouvait apercevoir le seigneur Sith qui se battait toujours. Son sabre avait été récupéré par un villageois maintenant blessé et emmené plus loin par Arty et Sorvairs. Il voyait aussi Miri et son ami Ukel avec Fi qui se battait non loin avec Anya. Cardan avait mal, il souffrait.
Il rampa péniblement avec sa main métallique. Je n'y arriverait pas. J'ai échoué.
Soudain lui vint une idée. Il avait peut-être échoué seul, mais il pourrait sûrement le vaincre avec son équipe.
Cardan alluma son sabre à distance ce qui provoqua la surprise du villageois, puis il dirigea la lame vers Washas qui, grâce à un réflexe impressionnant, l'esquiva.
Le Sith se retourna et vit à son grand étonnement le jeune forceux, debout le sabre en main.
Cardan lui fit un léger clin d'œil et fonça vers lui.
Anya et Fi virent rapidement la situation de Cardan et tirèrent sur Washas. Le Sith dévia les tirs mais ne fit pas attention à Cardan qui lui asséna une poussée de Force qui l'envoya dans une petite maison voisine. Il détourna ensuite un détonateur thermique envoyé par Arty dans la maison, qui explosa. Sorvairs, de loin comprit la stratégie de Cardan et balança à son tour un détonateur, provoquant une deuxième explosion.
- Il est mort ! fit Sorvairs. C'est fini !
Alors que Cardan allait confirmer la phrase du Jenet, le Sith ressortit indemne de la maison en ruine.
- Tu ne fait pas le poids, fit Washas.
- Je fais un avec la force, la force est avec moi, répondit Cardan
- C'est faux ! Écoute les visions que je t'ai données et abandonne toi au pouvoir du côté obscur !
Cardan resta muet. Il pouvait à nouveau marcher et se battre non pas par la colère mais par la volonté, non pas par la haine mais par l'espoir, non pas par vengeance mais par détermination.
Les deux adversaires tournaient autour du corps inanimé de Nas sans se rendre compte. Ils s'observaient, chacun étonné par l'autre. Ils essayaient de voir jusqu'où ce combat les mènerait.
Cardan opéra une poussée de Force rapide pour éloigner Washas et se retourna pour faire face à Arty et Anya.
- Tu ne peux pas vaincre ce Sith tout seul, commença Anya.
- Je ne compte pas le vaincre, répondit Cardan au grand étonnement de tous. Chaque combat comporte des sacrifices, continua-il en regardant Nas.
- Que compte-tu faire ? demanda Anya en surveillant le champ de bataille au cas où la situation se corserait davantage.
- Vous êtes deux brillantes personnes, fit Cardan, comme les autres. Mais la présence du Sith ne fera qu’aggraver la situation. Je vais faire diversion et compter sur vous pour la suite.
Arty avec un soupon d’inquiétude voulut éclaircir un point avant de retourner se battre.
- On se retrouves où ?
- On se retrouves pas.


Faites en sorte que les vaincus puissent se féliciter de vous avoir pour vainqueur.

Cardan sentait son cœur battre fort. Il vivait un moment de stress énorme. Il passait devant les cadavres de pauvres gens. Et finit par trouver Washas. Il fallait absolument l'emmener loin du village. Il prit donc son sabre laser qui lui semblait plus lourd que d'habitude et engagea le combat. Il reculait et malgré l'épuisement, il se disait que chaque pas l'éloignait du village. Le Sith était impassible. Il attendait patiemment que sa proie s'épuise pour la tuer. Ils arrivèrent à proximité des vaisseaux du seigneur Washas. Cardan était à bout. C'était un effort trop intense. Il sentait le sang couler de son bras organique, il sentait tout son corps trembler de peur à chaque coup du Sith. Imaginant à chaque fois que le prochain pourrait être fatal.
Il courut en arrière et tenta d'atteindre Washas avec son blaster mais celui-ci le piqua et lui tira dessus par amusement. Cardan para les tirs avec sa main en fer. Alors Washas fonça vers le jeune forceux et le blessa au ventre. Cardan tenta de riposter et asséna un coup violent qui blessa un petit peu le seigneur Sith.
Dans un silence terrifiant où seule le bruit des lames de sabre laser se faisait entendre, Washas frappa Cardan exactement au même endroit, provoquant la chute du jeune homme.
Il tenta un coup désespéré mais Washas lui enleva son sabre des mains. Il brisa en deux l'arme qui était tellement chère à Cardan.
- Tu es désarmé fit Washas. Tu as perdu.
- Pas encore.
Cardan se releva et Washas réalisa une extraordinaire poussée de Force, propulsant Cardan dans le vaisseau du seigneur Sith.
Cardan était perdu et blessé . Il ne savait plus quoi faire. Soudain il sortit la lame de Nas et se souvint de pourquoi il se battait.
Le Sith approchait, il avait juste quelque secondes pour affaiblir le Sith avant qu'il n’entre à son tour dans le vaisseau. Il prépara un explosif artisanal avec les composants du vaisseau et le relia à un panneau de commandes qui lui permettrait de faire exploser le tout.
Mais aucun explosif réalisé en quelque secondes ne pouvait fonctionner. À moins d'une chance incroyable. De plus, Washas devina le coup et propulsa Cardan hors du vaisseau.
Le Sith avait rangé son sabre, sûr de sa victoire, et s’était mis à inspecter rapidement le vaisseau en ne lâchant pas Cardan des yeux.

L'opportunité est une occasion qui ne se présentera qu'une fois à toi ; saisis-la.

Cardan saisit son opportunité et activa le sabre de Washas rangé à sa ceinture et l'attira vers lui en détruisant le panneau de commande.
À son grand étonnement, rien ne se produisit.
Puis le vaisseau explosa.
Cardan se tenait debout. Il observait Washas sortir péniblement du vaisseau. Il avait réussi sa mission. Il avait éloigné Washas et l'avait suffisamment affaibli pour l’empêcher de retourner se battre.
Il pouvait reposer en paix. Il laissa donc tranquillement Washas prendre le sabre et le diriger contre lui.
- Exprime ta haine ! lui cria Cardan. Libère tes émotions et viens me tuer !
Washas cédant à la colère après le coup de Cardan réussit à se lever malgré les blessures.
Ses yeux étaient rouge vifs comme la lame de son sabre laser.
Il fonça droit vers Cardan désarmé.
Mais le Sith ne s'écroula pas et continua la course.
Cardan n'avait plus peur de rien.
Alors les yeux de Cardan virent Washas le transpercer avec son sabre et le forceux s'écroula, mort.
Les yeux de Washas virent son sabre transpercer Cardan et laisser son cadavre inanimé.
Mais en réalité, rien de tout cela se produisit.
Cardan et Washas étaient face à face. Ils se regardaient sous un grand silence chacun comprenant la gravité de la situation.
Le combat prenait une tournure fatale, car il était terminé.
Le jeune forceux restait impassible.
Washas avait la lame de Nas plantée dans le coeur. Cardan, quant à lui, était indemne.
Les deux adversaires étaient assis à côté, ils ne se parlaient pas. Le silence était roi.
Les deux réalisaient jusqu'où ce combat les avait menés.
Cardan était vainqueur. Mais malgré tout ce que le Sith avait fait,le jeune homme éprouva pas mal de compassion lorsqu'il le vit au portes de la mort par sa faute. Il voulait rester jusqu'au bout.
Alors les deux restèrent côte à côte comme deux adversaires épuisés. Ils regardaient le ciel.
Washas s'écroula.
Cardan resta marbre.
Il se leva.
Il fit quelques pas, puis se retourna.
Washas Kodank n'était plus.
Cardan tenait son sabre dans ses mains.
Le ciel prenait des teintes sombres.
Le village était en guerre.
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Messagepar darkCedric » Lun 05 Mar 2018 - 11:34   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

A l'extérieur de ses appartements, la nuit régnait sur Mastaria. Seule une petite lumière éclairait la pièce d'une lueur tamisée.
- Ainsi, tout s'est passé comme prévu ? demanda Narrac à l'hologramme posé sur la table.
- Oui, mon seigneur, affirma le capitaine de sa force d'intervention personnelle. Le serviteur a fait explosé la bombe alors qu'il lui servait à manger. La villa toute entière a explosé. Je doute qu'il reste quelque chose de ses occupants, si ce n'est quelques cadavres carbonisés pour les plus éloignés de la bombe.
Magnifique, pensa Narrac. Un attentat suicide assez impressionnant pour marquer les esprits des Bourreaux.
- Très bien capitaine. Rendez la fille à sa mère avec la somme de crédits convenue. Je paye toujours mes dettes.
L'hologramme s'inclina et disparut.
Narrac se détendit contre le fauteuil. Avec le chef des Bourreaux mort, la reprise des hostilités était inévitable.
Varbis était vieux, mais il avait dirigé les Bourreaux pendant trente ans et était le dernier instigateur du putsch encore en vie. Avec cette attaque, c'était non seulement le chef des Bourreaux qui périssait de manière fracassante, mais également l'un des symbole de leur cause. Et l'un des seuls à connaître l'implication des Sith.
Ô certes, le secret était bien gardé, mais pas assez bien pour échapper au Jawa. Lorsqu'il avait appris que l'apprenti Sith avait quitté Mastaria, Narrac s'était empressé de mettre ce plan à exécution. En prévision de cela, il avait auparavant fait secrètement enlever la fille d'un des serviteurs du général Varbis. Il avait ensuite suffit à Narrac de menacer la vie de sa fille et promettre quelques crédits pour son avenir pour qu'il accepte de donner sa vie.
La mort de leur seigneur-président allait plonger les Bourreaux dans le chaos le plus complet, et dans un désir de revanche fou. Le colonel Jimmak Paesav, la protégée de Varbis et autre pionne des Sith, était encore bien trop jeune et disposait de trop peu d'influence pour devenir la prochaine présidente. Le choix du Parlement se porterait sur un autre général, non assujetti au Sith, qui déciderait de laver cet attentat dans le sang des Défenseurs. Après tout, qui d'autre que leurs ennemis héréditaires seraient à blâmer pour cette attaque ?
Les défenseurs seraient obligés de riposter et la guerre reprendrait pour de bon.
Avec un petit coup de main de Narrac.

Quant à la mystérieuse petite équipe qui s'était mêlée au conflit, ils se trouvaient sur Quesh. Du moins, leur vaisseau s'y trouvait. Le départ du Sith peu de temps après n'était pas une coïncidence. Lui aussi avait dû découvrir leur existence et se mettre en chasse. Enfin, il devrait tout de même être capable de les tuer. Et lorsqu'il reviendrait, il serait trop tard pour empêcher la guerre civile de rependre. Il aurait toutefois aimé pouvoir s'occuper de cette Miri lui-même. L'entendre supplier et couiner aurait été une musique si douce à ses oreilles...
Il entendit frapper à la porte. Xysh, jusqu'alors immobile et silencieux dans un coin de la pièce, alla ouvrir. Le jeune messager qui se trouvait derrière faillit se faire dessus en voyant le Kaleesh, qui le dominait de toute sa taille, mais il parvint à se reconstituer un semblant de sang froid pour s'adresser au Jawa.
- Mon seigneur, le conseil a demandé une séance d'urgence. Le chef des Bourreaux est mort !
Il y avait dans sa voix une joie non dissimulée qui se lisait également sur son visage. Si seulement il se doutait...
- Vraiment ? fit Narrac en jouant la surprise. Quand cela s'est-il produit ?
- Dans la soirée. Il y a eu un attentat chez lui : toute sa villa a brûlé dans l'explosion. Tout le monde en parle, les flammes se voyaient jusqu'à vingt kilomètres !
- Voilà une bonne nouvelle pour la cause des Ranol ! L'honneur du défunt roi a été vengé par la mort du dernier de ses assassins. Je vous suis.

***


Sur le visage des membres des treize se lisait la satisfaction de cette mort, mais leurs avis sur la suite étaient partagés. On pouvait voir chez certains une appréhension dans le regard, de l'impatience et une envie d'en découdre pour d'autres.
Narrac saisit sa coupe et avala l'eau qu'elle contenait. Il ne buvait plus que ça depuis la mort de Dena.
Il n'y avait jamais eu d'eau aussi pure sur Tatooine, rien que de vieux barils boueux sentant la moisissure et les déjections. Il essuya le mince filet qui coulait le long de ses lèvres et reporta son attention sur la discussion.
- Les Bourreaux ne vont pas rester sans rien faire. Ils vont nous attaquer sans tarder pour venger la mort de leur chef, bien que nous n’ayons rien à voir là-dedans. La guerre va reprendre de plus belle, analysa Kix. Il va nous falloir riposter.
- A moins que ce ne soit nous qui prenions l'initiative, rétorqua le général Rodada. Nous pourrions de cette manière les surprendre et potentiellement mettre rapidement un terme au conflit.
- Nous avons trop peu de troupes pour cela, général, lui rappela le ministre des finances.
- Nous pourrions engager des mercenaires, proposa le Quarren.
- Comme les bourreaux ? gueula le Dug en se raidissant sur son fauteuil. Plutôt mourir. Je ne déshonorerai pas les Ranol en m'abaissant si bas.
- Nous n'avons pas dit que nous avions besoin de vous pour les engager, Général Sodada, lui lança Aariod Harasi. Vous n'êtes pas le seul membre de ce conseil !
- Messieurs, étant donné que l'honneur nous interdit d'engager des mercenaires, pourquoi ne pas recruter parmi la population ? proposa Narrac.
- Vous croyez qu'ils voudront rejoindre nos rangs ? demanda Kix de manière incrédule.
- Le souvenir des Ranol est encore fort parmi la population, nul doute que nombreux seront ceux qui viendront rejoindre nos rangs. Et pour ceux qui refuseraient, la mobilisation obligatoire est une bonne solution.
- Si nous adoptons votre idée, les révoltes vont éclater partout, commenta le Falleen.
- Vite étouffées. Cela vaut mieux que celles que nous subirons si les Bourreaux nous attaquent, répondit Sodada.
Le falleen tourna un regard étonné vers le dug.
- Nous risquons de nous aliéner le Peuple. Il nous soutient dans sa grande majorité.
- Cette conscription nous permettra de renouveler considérablement nos forces, continua le général. Nous avons besoin de sang neuf : si le Peuple soutient les Ranols, qu'il le prouve !
- Mais à partir de quel âge devrions-nous recruter ? demanda Ejan Nilomu en lissant sa barbichette. Il ne faudrait pas laisser les usines vides.
Et voilà. Il m'a suffit d'une petite intervention pour qu'ils suivent le chemin que j'ai tracé pour eux.
Il s'écoula une dizaine de minutes avant que le conseil ne décide de la mobilisation obligatoire de tous les hommes et les femmes âgés de vingt-cinq à trente-cinq ans. Même Kix finit par s'y plier.
- Il va falloir entraîner toutes ces nouvelles recrues. Cela va prendre du temps, annonça le Dug.
- Le temps que les Bourreaux se choisissent un nouveau président. Je doute qu'ils attaquent avant, répondit Narrac.
- Il nous faudra beaucoup d'armes également. C'est votre rôle dans ce conseil d'en obtenir.
- Et ce sera le cas. Mais il me faudra de l'or, ainsi que du glascium en quantité. Certaines personnes fortunées parmi mes connaissances se montrent particulièrement intéressés par cette matière.
- Vous en aurez, affirma Ejan, en provenance de nos meilleurs gisements.
- Dans ce cas, je vais retourner au plus tôt sur Cato Neimoidia. Mes amis, vous pouvez d'ors et déjà considéré que vous avez vos armes.

***

Accoudé à la fenêtre de ses appartements, Narrac regardait d'un air songeur la ville en ruine, plongée dans l'obscurité. La vision d'un monde sur le point de brûler. Au final, cette guerre n'aura qu'un vainqueur, songea-t-il. Ce ne sera ni les Défenseurs, ni les Bourreaux ni les Sith. Mais moi. Seulement moi.
Il porta le verre d'eau à ses lèvres. Indubitablement, ses pensées revinrent vers Denaerys. Il se rappelait encore du jour où il l'avait rencontrée, alors qu'elle n'était encore qu'une danseuse de Chompa le Hutt. Si longtemps, tout ça... Maintenant, elle aussi reposait dans une tombe dans les jardins de sa demeure sur Cato Neimodia, où elle se promenait souvent, et son corps était aussi froid que la pierre.
Une sonnerie lui indiqua l'arrivée d'une transmission holographique. Il vida son verre, s'assit et l'alluma. L'image bleutée d'un homme chauve apparut sur la table, l'un des agents de son réseau d'espionnage.
- Mon seigneur, j'ai des précieuses informations pour vous. Le seigneur Washas est mort.
Narrac resta un moment interdit.
- En êtes-vous sûr ? demanda-t-il d'un ton circonspect.
- Oui, ça fait beaucoup de bruits chez les impériaux.
- Comment cela s'est-il produit ?
- Lors de l'attaque d'un village sur Quesh, une planète lointaine. Le sith y matait un début de rébellion.
Quesh ? Mais c'est là que...

- Qui l'a tué ?
- Les versions divergent. Certains disent qu'il aurait été trahi par un autre sith, d'autres qu'il doit sa mort à un gamin aveugle, voir à une esclave de lit.
Il y a un jeune aveugle dans dans l'équipe de la Kiffar, repensa Narrac.
- Je vois. Merci pour ces précieuses informations. Continuez de rester à l'écoute.
- Ce fut un plaisir, mon seigneur, s'inclina le chauve.
Une fois l'hologramme éteint, Narrac se mit à faire les cents pas. Si le Sith était vraiment mort de la main de cette équipe, alors ils étaient aussi dangereux que le Jawa le pensait. Il avait bien fait de garder un oeil sur eux.
Il s'assit sur le divan.
Et maintenant que le Sith était mort... Oh, que l'ironie était plaisante ! Involontairement, un ricanement secoua ses lèvres, s'amplifia jusqu'à envahir la pièce. A présent, Narrac riait de bon cœur.
- Un problème, monseigneur ? s'inquiéta le Kaleesh en se portant à ses côtés.
- Enfin Xysh, n'est-ce pas hilarant ? Le Sith mort, cette planète n'a plus que moi : moi et le chaos !
Et il rit d'autant plus fort.
Modifié en dernier par darkCedric le Mer 13 Fév 2019 - 19:21, modifié 7 fois.
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Messagepar Dark GaGa » Ven 09 Mar 2018 - 20:49   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Kanno

Eau. Chaude. De plus en plus chaude. L'esclave pousse la température au maximum pour que sa peau naturellement incarnat vire au cramoisi. Effacer. Effacer toute trace de lui sur sa peau. Elle se frotte jusqu'à l'irritation pour purger ses pores dilatés de la moindre molécule du maître. Désinfectant, crème réparatrice, sérum. Elle applique ses produits sur chaque parcelle de son corps, jusqu'à ce que la douleur disparaisse et que les senteurs mentholées laissent place à un sentiment de propreté, de fraîcheur. Elle sature son odorat de détergeant pour ne plus sentir l'odeur du Sith qui la poursuit dans tout le vaisseau. Alors enfin, ses muscles se détendent.
Miroir. Elle en vient à détester son visage. Celui d'une autre, celle qu'il aime véritablement et dont elle n'est qu'une pâle copie. Elle ne sait même plus si c'est son véritable visage. Les traits durs et anguleux contrastent avec la rondeur et la souplesse du corps, c'est comme si on avait fusionné deux individus en elle.
- Tu t'appelles Kanno, murmure-t-elle en fixant son propre regard ambré. Tu es Kanno.
C'est ainsi qu'il m'appelle et je ne me rappelle pas d'un autre nom. Je suis un objet sexuel, je sers juste à le satisfaire. Et le pire, c'est que lors de nos ébats, il oublie ce nom et m'appelle comme l'autre, la vraie… Vevasy.
Elle tourne en rond dans un vaisseau vide, comme un animal en cage. Ce n'est qu'une fois qu'elle est seule, qu'elle peut briser son masque et laisser sa haine, sa tristesse s'exprimer. Elle imagine des plans machiavéliques, des sorties de scène aussi grandioses que vaines.
- Je te tuerai, je te tuerai, je te tuerai. Et je tuerai ta femme aussi. Et tes rêves.
Elle se retient de mordre sa main jusqu'au sang. Sa main, qui, mue par la volonté d'un autre, est venue rattacher le collier autour de son cou, le collier qui indique à tous qu'elle est un jouet, son jouet. Elle aurait mille fois préféré subir le collier de coercition, celui qui est scellé et qui envoie des électro-chocs au porteur rebelle. Le bijou est fait d'un beau métal brillant, il est purement décoratif et rappelle constamment, à elle et aux autres, ce qu'elle est. Elle ne l'enlève que pour se laver et le remet automatiquement, comme s'il faisait partie d'elle. Elle sait combien il se moque d'elle quand il la surprend dans ces gestes automatiques, comme s'il prenait plaisir à son humiliation en plus de la posséder, comme s'il s'amusait de la rage impuissante qu'elle lui dissimule sous un masque impassible.

Elle pianote sur les commandes pour fouiner dans ses dossiers. Il ne prend aucune précaution lorsqu'il active ses codes devant elle. Soit il l'imagine trop stupide pour les utiliser, soit c'est encore un jeu pervers pour voir jusqu'où elle peut aller avant qu'il ne la piège et ne la ridiculise… Mastaria. Bourreaux. Tout ce qu'il a fait depuis deux ans et abandonné pour venir sur une planète toxique.

Elle ressent brusquement une jubilation qui n'est pas la sienne.
Même quand il est absent, elle sent sa présence, elle sent le moment où il va envahir son esprit pour lui dicter des ordres. Ce ne sont pas des mots, ce sont des émotions, des intuitions… et son corps la trahit en mimant la danse qu'il lui impose, en s'enflammant à préparer leurs jeux. Lorsque c'est ainsi, elle a la sensation de quitter son corps et d'assister, cachée dans un coin de la pièce, à ce triste spectacle d'une marionnette qui joue sa partition. Elle se voit devenir une autre, prêter son corps au simulacre d'une Vevasy. Elle ne lui plaît pas pour elle, il ne la désire que parce qu'elle n'est que la copie d'une autre. Une femme qu'il aime à travers elle.
Je suis Kanno. Kanno. Mon nom, c'est Kanno et je viens de Zeltros.
Elle n'arrive plus à se rappeler cette époque où elle était libre. Une jeune femme épanouie et heureuse, croquant la vie à pleines dents… Jusqu'à ce que… le voyage à Nar Shadaa. Les casinos, la drogue, l'alcool, les fêtes… le Dévaronien qui leur propose le grand frisson. Non.

Elle tait les pensées douloureuses qui l'assaillent pour se concentrer sur sa vengeance. Elle sursaute. Le manque. C'est comme un grand vide dans sa poitrine. Le torse rouge et musclé du Sith. Non. À nouveau, son corps s'enflamme à l'idée de fêter le triomphe du maître, de se rendre désirable pour lui, de lui préparer un retour digne de sa victoire. Elle n'est pas qu'une poupée de chair docile, elle sait être imaginative et pro-active. Elle sait exactement ce dont il aurait besoin, ce qui lui fera plaisir, ce qui le poussera à la regarder comme une personne, à lui accorder son attention, comme si elle devenait véritablement l'aimée.
Vevasy…
Il faut qu'elle le rejoigne. Quelque chose s'est passé qui a contré le plan du maître. Tous ses muscles s'electrisent dans de micro-spasmes. Il faut agir. Bouger. Son cerveau tourne déjà à vitesse-lumière.
Vevasy…
Il est mort et elle est libre. Ce n'est pas possible. Il faut qu'elle voie le corps pour s'en réjouir, s'assurer que tout est vrai. La colère supplante la stupéfaction. Quelqu'un lui a volé sa vengeance. Quelqu'un l'a tué à sa place.
Il était à moi ! C'est moi qui devais contempler ses yeux me supplier dans la mort ! On me l'a volé !

Elle arrache le collier infamant, enfile une des bures du maître et se cache sous un drap pour en faire une cape dissimulant en partie son visage. Puisqu'elle est le sosie d'un seigneur Sith, elle s'imagine être crédible dans ce rôle. Elle se compose un masque froid et une voix implacable alors qu'elle contacte la station.
- Station Angral. Je suis Lady Kenasy, l'apprentie du seigneur Washas. Mon maître m'appelle et je dois le rejoindre. Indiquez-moi ses coordonnées.
L'officier paraît surpris. Elle ne lui laisse pas le temps de réfléchir.
- Mes codes d'accès sont : Forn, Douze, Senth, Krill, Sept. Je suis pressée.
Elle mime le geste qu'elle a souvent vu faire, celui de refermer lentement son poing. L'homme blêmit.
- Bien sûr, Excellence. Nous allons mettre une navette à votre disposition. Je vous rappelle que l’inoculation du vaccin est obligatoire. Souhaitez-vous une suite ?
- Un Sith n'a besoin que de lui-même, imite-t-elle l'arrogance du maître. Ne me faites pas attendre… ni moi, ni lui.

Assise dans la navette, Kanno savoure son initiative, avec sa peau rouge et son don pour la comédie, elle a réussi à mystifier le personnel de la station. Elle se doute bien que la brutalité de Washas, quelques heures plus tôt, les a dissuadés de faire les malins avec quiconque se prétend Sith. Elle a suffisamment vécu à ses côtés pour savoir combien un Sith, et de surcroît de sang pur, suscite respect et tremblement parmi les impériaux. Sa joie est à peine écornée lorsqu'elle se rend compte qu'elle a inconsciemment fusionné son nom et celui de Vevasy pour forger sa nouvelle identité, un douloureux rappel de ce qu'elle est… un pis-aller, une copie.
J'ai pas pu te tuer, mais elle, je la détruirai.

Lorsqu'elle se pose, elle aperçoit un village en flammes et des cadavres partout. Celui d'une petite fille mortellement déchiquetée par un reptile. Ursk ne doit pas être loin, à accomplir son ignoble besogne, elle ne voit pas son corps. Elle se faufile prudemment dans la cité, non sans avoir prélevé un blaster sur un impérial mort.
Elle sent l'odeur de flammes et de mort autour d'elle, la terrible musique de la mitraille.
Soudain, elle le voit. Elle reconnaîtrait son corps parmi mille, ce qui est le cas. La haine la submerge. Mille pensées tournoient dans sa tête. Elle cherche comment ravager ce corps qu'elle hait, comment le profaner de la façon la plus humiliante. Elle meurt d'envie de se défouler, le frapper, le souiller, le défigurer à coup d'ongles. Elle se penche au-dessus de lui et donne un coup de pied dans la chair inerte.

Tous ses membres se mettent à trembler, elle flageole et s'écroule à genoux, contre lui, ses mains sur sa poitrine percée. Ses doigts, qu'elle arrondissait déjà pour griffer, se mettent à tendrement caresser ses traits, la joue froide, les excroissances dures sur les pommettes qui lui donnent un charme sauvage. Elle pleure. Elle pleure sur son corps qui ne lui obéit plus, sur son âme qui refuse d'être libre. Et soudain, elle se rend compte que des gens armés l'observent, se rapprochent. Elle porte sa main traîtresse à son cou et effleure le collier infamant qu'elle a dû remettre inconsciemment alors qu'elle plastronnait à jouer la Sith dans la navette. L'humiliation lui arrache des sanglots de plus en plus bruyants, alors qu'elle prend conscience de jouer, devant ces inconnus, la scène de l'esclave éplorée sur le cadavre de son maître bien-aimé.
Et quand elle baisse les yeux, elle voit le visage de Washas qui lui sourit. Même mort, il se moque encore d'elle.
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Messagepar Super-Bern » Jeu 15 Mar 2018 - 1:21   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Fi Kchabec

C’était finalement arrivé. C’était inévitable, mais Fi ne pensait pas que ça lui ferait aussi mal. Nas venait de se faire assassiner devant ses yeux. Le jeune Nas, un Miraluka encore adolescent, avait été recruté pour cette Force qu’il possédait. Il n’allait malheureusement pas pouvoir la développer autant qu’il l’aurait voulu. Fi avait dû se servir de toute sa volonté pour ne pas aveuglément charger le Sith quand son sabre passa au travers du jeune garçon, car il savait qu’il n’aurait eu aucune chance. Après s’être sortie de justesse de cette invasion impériale, l’équipe se divisa en deux. Anya et Ukel s’occupèrent des blessés et de Cardan, tandis que Fi, Miri, Sorvairs, Arty et Lenya se regroupèrent près du cadavre de celui qui était tout compte fait trop jeune pour participer à cette mission. Le Mastarien s’en voulait, il se tenait responsable de sa mort, car c’était lui qui avait accepté de le mener jusqu’ici. Le jeune adolescent avait en lui cette volonté que lui-même avait à cet âge, quand le vieux Wihbe l’avait pris sous son aile, et il pensait pouvoir lui offrir une meilleure vie après avoir sauvé Mastaria. Les autres n’étaient visiblement pas de cet avis.

- J’ai bien cru qu’on allait y passer, commenta le Chagrien.

- Nas a eu espoir jusqu’au bout… ajouta Fi.

- Pas passé loin, ce coup-là, ironisa le Jenet.

Cette dernière réplique fit réagir l’humain. Il se retourna vers son coéquipier qui était adossé contre un mur, un bâton de la mort à la main.

- Dommage pour ce pauvre gosse, renchérit Sorvairs d’un ton indifférent. Il me rappelait moi plus jeune. Sauf que moi, j’suis pas mort.

Fi essayait de garder son sang-froid, mais Sorvairs venait de faire une remarque trop déplacée à son goût. Il s’avança d’un pas lourd vers ce dernier, pendant qu’une tension s’installait dans l’air.

- Répète-ça, mastaron de drogué?

- Dans toute guerre il y a des morts, on ne doit regretter personne, lança Arty.

- Sauf que celui-là était sous ma responsabilité!

- Non, tu ne pouvais rien y faire! continua le Chagrien. Il a voulu faire le héros et voilà le résultat. Triste mais preuve de son intelligence.

- Le gamin s’est confronté à plus fort que lui, ça arrive, fit remarquer Miri. C’est dans l’ordre des choses… Moi, ça ne me fait ni chaud ni froid.

Fi serra les poings, sans quitter le Jenet des yeux. Ce dernier avait un regard à moitié vide, il avait déjà consommé une bonne partie de sa drogue. Il ne se souciait même pas de la mort d’un enfant qui avait voulu se battre pour une cause et ne pensait qu’à son propre plaisir personnel dans une telle situation.

- Il me rappelle un Chagrien de 17 ans qui se pensait invincible et qui a tout perdu… dit doucement Arty.

- Arrêtez d’être sentimentaux, lança l’assassin. Des gens qui meurent, ça arrive tous les jours.

- La p’tite dame a pas tort, continua Sorvairs. Des gamins, il en crève tous les jours. Alors bon, si on doit pleurer pour chacun d’entre eux… À jouer avec le feu, on se brûle. Il avait rien à foutre là, ce mioche, et y nous aurait gêné pour la suite. C’est p’t-être mieux, au final.

Cette intervention du Jenet fut la goutte qui fit déborder le vase. Au fond de lui, Fi lui en voulait encore pour l’avoir indirectement blessé au bras, même s’il se portait déjà mieux. Le Mastarien poussa violemment Sorvairs contre le mur et écrasa sa main sur son torse. À cause des effets de la drogue, il n’y eut aucune résistance de la part de l’alien.

- Ça ne vous fait peut-être rien, mais moi aussi, je me voyais en lui! s’énerva Fi en haussant le ton. J’ai déjà vu des morts avant de vous rencontrer, je sais tout comme vous ce que veut dire la guerre! Mais il ne méritait pas ça! J’étais le seul qui essayait de le comprendre et de l’aider!

- Et ben tu perdais ton temps! répliqua Arty. Un gamin aveugle imbécile qui veut stopper une guerre. Non mais t’as vu ça où, toi? Il était condamné à mourir, il était faible et stupide!

Fi lâcha le Jenet pour se diriger vers le Chagrien.

- Toi, ne viens pas mettre plus la marr, dit le Mastarien en poussant d’un doigt l’épaule d’Arty.

Ce dernier allait répliquer quand Lenya s’interposa.

- Vous avez bientôt fini? Regardez ça.

La Kiffar, qui était restée en retrait pendant l’échange froid, pointa le corps du Sith abattu. Au loin, on pouvait voir une femme en robe rouge agenouillée au-dessus du cadavre. Soudain, Anya sortit des ruines et s’avança lentement vers la femme. Miri se pressa aussitôt de la rejoindre sans dire un mot.

Pendant ce temps, Fi essaya de se calmer. Même si ça lui faisait mal, ce qu’avaient dit les autres était vrai. Pleurer le Miraluka était inutile. Il y avait des dizaines, sinon des centaines de corps gisant dans la rue, pour ce qui était visible, tant de villageois qui avaient pris les armes que d’impériaux suréquipés. Puis il repensa encore une fois à ce que Wihbe lui avait dit avant de le quitter : « Continue à faire ce qui te semble juste. Mais rappelle-toi toujours pourquoi tu le fais. Pourquoi tu vends des armes à des hommes qui en tuent d’autres. » Cette pensée plongea le Mastarien dans un souvenir qu’il avait refoulé il y a longtemps.

***


Fi courait dans une grande cour de gravier, il était essoufflé et balayait les alentours du regard. Il aperçut un rocher assez gros et glissa pour se mettre à l’abri derrière. Il attendit quelques secondes, le temps de reprendre son souffle. Il regarda de chaque côté et ne vit personne. Il fuyait quelqu’un, mais il n’allait pas se laisser faire. Son souffle repris, il regarda son blaster dans ses mains et décida de sortir de sa cachette. Il se pencha sur la gauche tout en restant à couvert, son arme devant ses yeux. Une dizaine de mètres plus loin, il vit une Céréenne adolescente courir dans sa direction. Il la visa et tira sans hésiter.

- POW! POW!

La Céréenne roula vers l’avant et lança une pierre juste aux pieds de Fi.

- BOUM! cria la fille.

Fi resta surpris une petite seconde. Il lâcha son bout de bois et s’avança tranquillement vers son adversaire. Elle était à peine plus grande que lui à cause de son crâne allongé, mais ils avaient tous les deux 15 ans. Cette Céréenne était une très bonne amie qui avait accueilli Fi dès son arrivée dans le camp de réfugiés du quartier et ils s’amusaient comme ils le pouvaient en temps de guerre.

- Encore gagné, Pati, dit Fi avec ironie.

- Ça fait combien? 15-4 pour moi? dit Pati en riant.

- C’est ça.

- On recommence?

Fi allait donner sa réponse quand il entendit son nom derrière lui.

- Fi Kchabec? fit une voix qu’il connaissait bien.

L’interpellé se retourna. Devant les adolescents se tenait un des responsables du camp, accompagné par deux hommes humains en uniforme militaire. Qu’est-ce qu’ils lui voulaient? Il lança un regard interrogateur à son amie qui ne semblait pas plus comprendre que lui.

- Oui, c’est moi, dit-il enfin.

- Bonjour, Fi, dit l’un des deux militaires d’un air empathique. Nous faisons partie des Défenseurs de la Mère. C’est à propos de tes parents…
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Messagepar Lynne » Mer 21 Mar 2018 - 17:37   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Miri Kosvar

Se faire recruter par un inconnu pour sauver une planète, se faire trahir par un Jawa, se faire emprisonner comme des débutants par des Impériaux, devoir quasiment se suicider, tout ça pour attirer l'attention d'un Sith et de voir un gamin de quinze ans se faire assassiner... Quelle bonne semaine ! pensa ironiquement Miri, qui venait d'avoir un échange tendu avec le Mastarien, Fi. Depuis le début, elle ne nourrissait pas de sympathie particulière envers le Miraluka, et sa mort...sa mort lui semblait naturelle. C'était ce qui arrivait aux gens qui s'engageaient dans des batailles qu'ils étaient incapables de gagner. En l'occurrence, se frotter à un Sith n'était sans doute pas la chose la plus raisonnable à faire, et Nas l'avait payé de sa vie.

Son attention fut vite déviée par Lenya qui leur indiquait une femme, une Zeltronne de toute évidence, qui inondait de larmes le cadavre du Sang-Pur. Une amante ? Elle rejetta vite cette idée lorsqu'elle vit son collier d'esclave. Miri savait qu'il arrivait parfois aux esclaves de lier un lien particulier avec leurs maîtres, parfois même un sentiment amoureux malsain. Que la Force l'en préserve, il ne lui était rien arrivé de semblable ; car si elle était honnête avec elle-même, ses années en tant qu'assassin pouvaient être assimilées à une forme d'esclavage. Un instant, elle songea à ceux qui avaient menacé de tuer son frère durant tant d'années juste pour la faire obéir. Et tout ça pour quoi ? Pour rien. Son frère avait fini par mourir quand même.

D'un pas élastique, elle rejoignit Anya qui était déjà auprès de l'esclave et l'interrogeait.

- Que fais-tu ici ? Comment est-tu arrivée ? demanda l'Arkanienne, en jetant rapidement un coup d'oeil à l'ex-assassin qui s'était placée à côté d'elle.
- Ils...ils m'ont laissée passer. Je me suis enfuie et...je voulais le voir. Voir s'il est vraiment mort. Je cherche qui l'a tué. Je dois le faire !
- Si j'étais toi, je ne traînerais pas ici, lui recommanda Anya. D'autres impériaux vont probablement arriver.
- Ils ne me feront rien, rien de pire que ce qu'il m'a fait, répondit l'esclave d'une voix qui dénotait tout de même une certaine crainte.
- Ce que la vie m'a appris, c'est qu'il y a toujours pire. Fuis, fit gravement Miri.
- Fuir ? Fuir qui ? Et où ? Je...je dois retrouver qui l'a tué...je dois...répéta la Zeltronne, les yeux vides, semblant parler à un fantôme.
- Tu ne dois rien faire du tout. Pourquoi penses-tu devoir retrouver celui qui a tué ce Sith ?
- Je...je sais pas...je dois le trouver. Non. Je suis libre...je...je m'appelle Kanno et je suis libre ! Il est mort et il est toujours là !

Elle frappa sa tête avec le poing et sembla soudain se calmer :

- Je dois voir celui qui l'a tué, c'était ma vengance, je ne comprends pas, son corps est froid et je le sens encore ! Il est toujours là ! Il se moque de moi !
- Seulement dans ton esprit, fit la jeune femme aux cheveux noirs. Il est mort, tu comprends ? Il ne peut plus te faire de mal.

Et là, miracle : Miri prit la main de Kanno et sourit faiblement. L'assassin avait eu pitié. En un sens, elle comprenait la jeune esclave plus que tous les autres, et sa détresse lui vrillait le coeur, alors que la mort de Nas ne lui avait rien fait. Comme si sa vie lui avait laissé un coeur pour s'émouvoir seulement de certaines choses....

- Il est toujours là... je l'entends... il rit, sanglota Kanno. Tant que je n'aurais détruit son oeuvre, il sera toujours là...
- Quelle est son oeuvre, Kanno ? interrogea Miri.
- Je ne l'ai pas encore toute découverte.

Cela voulait dire que l'esclave connaissait au moins une partie des projets du Sith. Si les suppositions qui s'étaient rapidement formées dans sa tête depuis le début de l'affrontement étaient correctes, cela avait tout pour leur être utile.

- Et que sais-tu ?
- Qui êtes-vous ? répliqua t-elle, soudain méfiante.
- Des...voyageurs. Venus d'une planète nommée Mastaria. Tu la connais ?

Cette semi-honnêteté n'était pas gratuite, bien sûr. Si Kanno répondait par l'affirmative...

- Oui. J'ai été là-bas
- Je m'appelle Miri. Je peux t'aider si tu nous aides. Où étais-tu sur Mastaria ?
- Dans une cage.

Miri désigna prudemment le cadavre du Sith, qui gisait par terre. Elle n'avait jamais vu de Sang-Pur, et s'en passerait bien pour le restant de sa vie. Ses contacts avec les Sith avaient toujours été très limités, l'existence de la pègre galactique étant assez bien tolérée par les servants du Côté Obscur sans qu'ils veuillent s'en mêler plus que nécessaire. Miri n'aimait pas les Sith, mais elle ne nourrissait pas d'adoration pour les Jedi non plus. Chacun des deux Ordres ne connaissaient rien à la dure vie de la population, et les Jedi, qui se proclamaient pourtant défenseurs des plus faibles, n'avaient pas réagi à la rumeur d'un kidnapping d'enfants à l'échelle d'une planète... Cela n'enlevait rien au fait que la jeune femme préférait quand même se retrouver face à un Jedi.

- Est-ce qu'il avait quelque chose à voir avec des gens appelés Défenseurs ou Bourreaux ?
- Il était leur chef.
- Lesquels ? Bourreaux ou Défenseurs ?
- Bourreaux...je crois... Il se moque de vous...

Anya, qui était restée silencieuse, s'adressa à Miri à mi-voix :

- Si les Sith sont impliqués avec les Bourreaux, tout ça prend une autre dimension. Ils vont revenir.

L'Arkanienne avait raison, ils n'avaient que trop traîné sur cette planète. Depuis qu'ils étaient arrivés, ils avaient dû se battre trois fois, et pas contre des bandits des bas-fonds. Les forces spéciales impériales n'étaient pas des tendres, et cette dernière bataille avait été celle de trop : elle s'était fait blesser. Or, elle détestait être blessée.

- J'ai toujours rêvé d'être parmi les ennemis publics de l'Empire Sith, ironisa Miri. Mais c'est vrai, il vaut mieux déguerpir vite fait.
- Qu'est ce qu'on fait d'elle ? On ne peut pas la laisser ici. Elle en a trop vu, on ne peut pas se permettre de donner la moindre information aux Sith.
- Tu as raison (en baissant d'un ton pour que Kanno ne l'entende pas). Elle est fragile et instable. Au moindre interrogatoire elle craquera.
- On doit se méfier d'elle quand même. Elle a passé du temps avec les Sith. Ils ont tendance à déteindre sur leurs esclaves, fit remarquer la chasseuse de primes, avant de se tourner vers Kanno. Il va falloir faire vite, si on veut partir de cette planète à temps.
- Je dois retrouver celui qui l'a tué. Il a pris le sabre.

Les deux femmes échangèrent un regard entendu. Il ne faisait aucun doute que si l'ancienne esclave venait à savoir que l'assassin de son maître était parmi l'équipe, ils allaient perdre toute crédibilité auprès d'elle.

- Tu auras le temps pour ça plus tard, enchaîna Anya. Viens.
- Vous comprenez pas, il est là. il est toujours là.

Anya perdit patience. Elle se tourna vers Miri d'un air anxieux :

- On n'a pas le temps pour ça, les Sith ne sont sûrement pas loin.
- Et mon vaisseau ? demanda Kanno.
- On va le laisser, répondit Miri en jetant un coup d'oeil derrière elle. Il faut vraiment y aller.
- Il y a tout dedans...

Elle sembla réfléchir.

- Bon. Je le récupérerai plus tard.
- Allez, suis-nous.

Avec une pointe de regret, la Zeltronne se releva et leur emboîta le pas. Lenya les attendait avec l'équipe au complet, qui semblait avoir assisté à l'échange. Elle leur indiqua d'un signe qu'elles parleraient de Kanno et de ses révélations plus tard, et surtout hors de portée des oreilles de la jeune esclave.

- J'ai des nouvelles. Comme nous avons fait ce qu'il a demandé...
- En fait, que nous avons fait ce qu'il a demandé, rectifia Arty. Vous n'avez rien fait.
- Souhaitez-vous vraiment discutailler sur des détails ou entendre ce que j'ai à vous dire, monsieur Demedo ?

Le Chagrien haussa les épaules et leur guide ne se priva pas de continuer à parler comme si de rien n'était :

- Comme je le disais... Nous avons rempli notre part du contrat, alors l'Ancien a eu la gentillesse de nous fournir un nom. Elvenen Qars.
- Jamais entendu parler, fit remarquer Anya.
- Peut-être parce qu'il est mort il y a quelques mois, rétorqua Lenya. Juste après être venu voler l'artéfact sur cette planète. Heureusement...il lui reste un associé sur Cato Neimodia, un Quarren répondant au doux nom de Talsik Lwondo.
- J'aimerais bien savoir d'où vous sortez toutes vos infos, fit Sorvairs, méfiant. Ce n'est pas vous qui êtes connectée à l'Holonet dans l'équipe, que je sache.

Lenya se contenta de lui sourire, amusée :

- Il existe de bien meilleurs moyens d'information que l'Holonet, sachez-le. Toute information est quelque part, il suffit de savoir où chercher. Malheureusement, je pense qu'il est important que vous appreniez aussi que Cato Neimodia est un des centres d'influence de notre très cher ami Narrac, voire le plus important d'entre eux.

Miri lâcha un juron qui aurait pu faire rougir un barman de Nar Shaddaa. Narrac, encore ! Si ils se rendaient sur Cato Neimodia, ils pouvaient être sûrs que le Jawa trouverait un moyen de les poursuivre. Non pas qu'elle craigne ce petit personnage, mais elle se méfiait davantage de ce qu'il pouvait décider d'entreprendre contre eux. Par sa faute, ils étaient déjà persona non grata sur Mastaria, alors... Et elle avait tué son assistante, ce qui devait la mettre en haut de sa liste noire. Elle soupira. Depuis le début, elle savait que cette mission ne serait pas une promenade de santé, alors elle n'allait pas se dégonfler au premier obstacle venu !

- Je suppose que nous n'avons pas le choix...conclut Ukel d'un air résigné.
- Exactement, confirma la Kiffar. Alors, empruntons ces speeders impériaux, ils nous permettrons de rallier la station Czerka plus rapidement.

Quelques heures et un trajet miraculeusement sans ennuis plus tard, ils étaient tous dans le Phoenix, direction Cato Neimodia !
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Messagepar LL-8 » Sam 31 Mar 2018 - 15:26   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Anya Opsoo

Ils avaient tué un enfant.
Une nouvelle bourrasque de vent fit voler la chevelure blanche d’Anya dans les airs. Les pieds au bord d’une des nombreuses villes suspendues de Cato Neimoidia, la jeune Arkanienne observa l’horizon boisé de la planète. Elle n’était jamais venue ici auparavant, principalement parce que le dégoût que lui inspirait les Neimoidiens l’avait poussée à refuser chacune des primes proposées par ces êtres corrompus.

Ils avaient tué un enfant.
Anya passa une main dans ses mèches pâles avant de rabattre sa veste sombre. Plusieurs vaisseaux légers passèrent en trombe devant elle. Ses pieds dépassèrent légèrement de la bordure sur laquelle elle se trouvait. Les rayons chaleureux du soleil vinrent chauffer ses avant-bras. L’espace d’un instant, elle oublia presque pourquoi elle se trouvait là.

Les Sith faisaient désormais partie de l’équation. Toute la mission sur Mastaria venait de prendre une autre dimension. Les Sith étaient impliqués, et cela ne pouvait rien signifier de bon. Il était impossible de négocier avec ces êtres là. Ils faisaient ce que bon leur semblait et ils obtenaient toujours ce qu’ils voulaient. Toujours. Anya le savait bien. Elle frissonna au souvenir du Sith qui se précipitait sur Cardan et Nas. Une sensation glacée descendit le long de son échine. Plus jamais elle ne voulait avoir affaire aux Sith. Plus jamais.

Et au milieu de toute cette réflexion, une phrase revenait en boucle. Ils avaient tués un enfant. C’était le Sith qui avait passé sa lame à travers le corps de Nas. Mais le vrai responsable… Les vrais responsables, c’étaient eux.

Le vent joua de nouveau avec ses cheveux. Il y avait quelque chose d’apaisant à être là, si haut. Le sol ne se trouvait que des kilomètres en-dessous de ses pieds. Elle n’avait qu’à faire un pas de plus. Les Sith disparaîtraient. La mort de Nas ne serait plus qu’un souvenir. Une image de son oncle surgit devant ses yeux et la jeune femme fit un pas en arrière.
- On a trouvé Lwondo, fit une voix féminine derrière elle.

Anya n’eut pas besoin de se retourner. Miri apparut dans son champ de vision. La jeune femme dépassa légèrement Anya, et l’extrémité de ses chaussures se retrouva dans le vide.
- Jusque là, Na’rrac ne s’est pas montré. C’est plutôt bon signe.

Anya n’avait pas peur du Jawa. Elle en avait côtoyé, des personnes puissantes et influentes, et elle s’en était toujours sortie. Ce n’était pas le chef d’un cartel basé sur une planète à moitié inconnue dans la galaxie qui allait la terrifier.
- Tu vas te décider à parler, ou bien…. ?

Anya fixa l’horizon. Elle se remémora les derniers événements. Le combat contre le Sith au sang pur. L’action qui l’avait entraînée ailleurs. La servante penchée sur le corps de son maître. Kanno. Son nom désormais lié à ceux de l’équipe. Et puis la découverte du corps de Nas. Ce corps frêle, étendu au sol, sans vie, les yeux vitreux perdus dans le vide. Bon sang, il n’avait que quinze ans. Ils étaient censés sauver une planète, et ils n’avaient pas pu sauver un garçon de quinze ans. Quelle équipe pitoyable ils faisaient.
- Qu’est-ce que tu veux que je te dises ? On va suivre Lenya, une nouvelle fois, aveuglément. Qui est censé être le prochain sur la liste, Miri ? Tu y as pensé ?

L’ancienne assassin leva les yeux au ciel, imperceptiblement.
- On connaissait les risques. Nas les connaissaient aussi.

Bien évidemment qu’ils connaissaient les risques. Anya inspira grandement. Aurait-elle réagi de la même manière si Arty ou Sorvairs avait été celui tombé au combat ?
- Je pensais que tu saurais mieux gérer tes émotions, au vu de ton… passé.

La réplique de Miri toucha Anya en plein cœur. Elle en avait vu, des horreurs. Elle en avait subi. Pourquoi la mort d’un gamin qu’elle connaissait depuis quelques semaines à peine l’atteignait-elle à ce point ?

Le son de crédits trébuchants parvinrent à son oreille. La récompense promise par leur employeur lui permettrait de se retirer du jeu pendant quelques années. Elle ferait n’importe quoi pour l’obtenir. Elle devait se reprendre.
- Je gère mes émotions, merci de t’inquiéter, répondit-elle sur un ton cassant.

Miri lui glissa un regard dubitatif qui disparut rapidement. Elle pivota et croisa les bras sur sa poitrine.
- Pour pouvoir accéder à Lwondo, il va falloir qu’on trouve une camelote à lui refiler. On doit le rencontrer d’ici deux jours. Tu penses pouvoir gérer ?

Anya acquiesça.
- Je vous retrouverai à sa boutique. J’ai besoin de m’aérer la tête.

Miri hocha la tête.
- Je préviendrai les autres. Rendez-vous dans deux jours, ajouta-t-elle avant de s’éloigner.

Anya resta un instant à contempler le vide sous ses pieds. Elle jeta un dernier coup d’œil à l’horizon boisé de Cato Neimoidia avant de s’éloigner vers le centre de la ville.

**


- Je t’ai dit de me rendre mon pognon, crétin !
La voix du Rodien se perdit dans la foule qui se pressait dans la rue. Anya passa à proximité de lui au moment où il se décidait à sortir son blaster. La jeune femme ne vit pas l’issue du duel, mais il lui sembla que l’homme impliqué dans la querelle avait tiré le premier.

Ces moments passés en solitaire lui avaient manqué. La liberté de se déplacer à sa guise, la certitude que personne ne trahirait sa présence, voilà qui lui fit monter le sourire aux lèvres.

Elle repéra bien vite les membres des forces de l’ordre qui étaient au service de Na’rrac. Les pots de vin qu’ils s’échangeaient n’étaient pas très discrets. Piquée par la curiosité, la jeune Arkanienne voulut se rapprocher d’un groupe d’agents mais elle n’en eut pas le temps. Un autre groupe de personne, beaucoup plus atypique, attira son attention.

Composé d’une petite dizaine d’hommes, le groupe était emmené par un Gand dont la tête était recouverte d’un scaphandre aux origines troubles. Ils passèrent rapidement devant Anya, qui pivota pour pouvoir les suivre. Ils poussaient les passants sur leur passage sans ménagement. Mais ce qui interpella la jeune femme, ce fut leur silence. Aucun d’entre eux ne parlait. Elle connaissait bien ce phénomène. Ces gens-là étaient des chasseurs de prime. Que faisaient-ils sur Cato Neimoidia ?

Anya les suivit pendant quelques minutes, prenant soin de ne pas se faire repérer. La foule était si dense à cette heure-ci de la journée que ce ne fut pas un problème pour elle. Le groupe s’arrêta finalement devant une petite boutique d’armement. Elle vit l’un des membres se diriger à l’intérieur. Parmi ceux qui restaient, un Twi’lek trapu interpella le Gand.
- J’espère que tu sais ce que tu fais. Je déteste cette planète.
- Je te dis que l’artefact est là. Lwondo ne fait pas le poids. Il ne résistera pas.

Anya ouvrit de grands yeux. Bon sang, ces gars étaient là pour la même raison que son équipe. Ils risquaient de trouver Lwondo avant eux. Elle devait prévenir Miri, et vite.

La jeune femme se retira et bifurqua rapidement dans une ruelle un peu plus isolée. Elle pressa le pas. Ce groupe était là pour l’argent, et c’était une la meilleure motivation qui soit. Ils ne lâcheraient rien. Anya dépassa un Neimoidien en cape noire. Elle allait atteindre l’extrémité de la rue lorsqu’elle sentit une pression sur sa nuque. Sa vision se brouilla avant de virer au noir complet.
- Qu’est-ce que… ?

Une force extérieure l’entraîna alors par derrière. La jeune femme ne réfléchit pas et envoya son poing en arrière. Elle toucha quelque chose, mais quoi… ? Elle n’en avait aucune idée. Elle tenta de se mettre à courir mais fut rapidement stoppée par un mur. La même force se fit de nouveau sentir. La jeune femme se débattit, sans réel succès. Cela faisait trop longtemps qu’elle avait arrêter de se battre à l’aveugle. Elle dépendait de sa puce, et on venait de la lui retirer. Comment était-ce possible ?

Anya jura et tenta de reculer, mais il lui semblait qu’elle n’était entourée que de murs. Elle avait perdu totalement le sens de l’orientation. Avait-elle atteint l’extrémité de la rue ? Soudain, une large main se plaqua contre sa bouche. La jeune femme voulut crier, mais aucun son ne s’échappa de sa gorge. Elle sentit qu’on lui injectait un liquide dans les veines. Un peur incontrôlée s’empara d’elle et elle se mit à se débattre dans tous les sens. Elle ne voulait pas mourir. Elle devait s’échapper. Au fond d’elle, elle sentait que ses forces la quittaient. Elle opposa moins de résistance. Elle s’écroula, mais sentit qu’on la retenait. Un visage flou se pencha au-dessus d’elle. Elle ne distingua pas ses traits. Doucement, elle s’enfonça dans un doux sommeil forcé.
Modifié en dernier par LL-8 le Jeu 12 Avr 2018 - 12:48, modifié 1 fois.
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FanFic' : Hajoo & Jaden : Rebelle & Vaurien (En collaboration avec Mandoad)
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Messagepar Dark vador40 » Jeu 12 Avr 2018 - 12:12   Sujet: Re: [RP] Mission : Mastaria

Arty Demedo

****

La cantina était pleine lorsque Arty et le reste du groupe entrèrent. L'odeur des épices parvenait presque à couvrir les phéromones nauséabondes des Neimoidiens.

Qui aurait pu croire que leur première destination sur cette planète soit l'un des environnements qu'il connaissait par coeur ? Mais cette fois, il ne se rendait pas dans une cantina pour y boire, mais bien pour trouver quelqu'un. Un explorateur plus précisément, une vieille connaissance de Lenya qui gagnait sa vie en vendant des objets anciens – et acquis avec plus ou moins de risques. D'après la Kiffar, il avait une dette envers elle et accepterait sans doute de lui céder un de ces objets qui leur permettraient de rencontrer Talsik Lwondo.

Dés leur arrivée sur place, Lenya s'était accoudée au bar, commandé une bière corelienne et demandé si un humain, un voyageur du nom de Faahëio Oignu, était un habitué. Elle rajouta quelques caractéristiques à la description, et le Neimodien se contenta de tendre la main. En soupirant, elle y avait laissé tombé quelques crédits, le rendant soudain beaucoup plus loquace :

- Je sais pas ce que vous voulez, mais vous avez de la chance, lâcha t-il. Cet homme est là depuis une semaine, et il vient régulièrement faire des affaires ici.
- Je vous remercie, répondit la Kiffar en avalant une gorgée de bière.

Arty observa Sorvairs sniffer des petits cristaux de bâtons de la mort. Les puissants effets de cette drogue donnaient des hallucinations à quiconque la consommait. La plupart des gens la consommaient dans sa forme liquide, mais Sorvairs était, quant à lui, passé au niveau supérieur. Sa consommation le mettait en danger mais qu'est ce que le Chagrien pouvait faire pour l'aider ? Arty n'en avait plus consommé depuis dix ans, depuis qu'il avait fait la promesse à Ma d'arrêter. Il s'autorisait rarement à penser à son ancienne vie, et sentit son cœur battre de plus en plus vite.

- Sorvairs, dis aux autres que je suis aux toilettes. J'en ai pas pour longtemps ! dit-il en tremblant.
- Ouais, à tout de suite ! répondit le Jenet en titubant.

A peine eut-il fermé la porte des toilettes qu'il se mît à pleurer.
Il n'en pouvait plus, il sanglotait en contemplant l'holophoto de sa famille.
Il essuya ses larmes et se débarbouilla la figure. Il ne voulait pas que les autres trouvent un autre prétexte pour se moquer de lui après l'épisode du vomi.
Il ferma l'holophoto et sortit des toilettes. A peine eut-il rejoint le groupe, que le barman lança à un humain qui venait d'entrer dans la cantina :

-Hé le voyageur ! Y'a une jolie fille qui veut te parler.

Il pointa du doigt le groupe et l'humain s'approcha. Arty se doutait que l'homme en question était celui qu'ils cherchaient.

-Je vois que tu es toujours bien entouré Lenya ! dit-il avec un sourire.
-Ça dépend de qui vous parlez ! rajouta Sorvairs sur le ton de la rigolade.

L'humain prit place dans un siège.

-Ce jour devait arriver. Que me veux tu Lenya ?
-Disons que… tu sillonnes toujours la galaxie pour récupérer des vieilleries ?
-Comme d'hab, faut bien s'occuper, répondit Faahiëo avec une mine amusée.
-Il se trouve qu'il faut que j'entre en contact avec Talsik Lwondo, et puisque tu m'en dois une…

La Kiffar venait d'entrer dans le vif du sujet. Arty espérait de tout cœur que l'humain soit fiable, sinon le plan était fichu.

-Pourquoi pas. Continue je te prie, répondit le voyageur.
-Je te serais très reconnaissante si tu acceptais de me céder une des babioles que tu as dénichées, badina Lenya. Quelque chose qui pourrait attirer et mériter l'attention de Lwondo.
-Et pas un faux de préférence ! rajouta Arty qui restait très méfiant vis à vis de l'humain. Les autres membres lui jetèrent de foudroyants regards.

L'humain ne sembla pas irrité par l'intervention du Chagrien, sans doute habitué à de telles réflexions, et poursuivit calmement.

-Si je voulais vous faire tuer par Lwondo , je vous céderais une babiole fabriquée sur Cantonica.
Quelle genre de babiole te faudrait-il ?

La petite pique de l'humain avait visiblement agacé Sorvairs, qui se renfrogna.

-Quelque chose d'assez ancien, de préférence.
Qu'est ce que tu as ? demanda la Kiffar avec l'expression de celle qui se préparait à conclure un marché fructueux.

Sorvairs, sous les effets du bâton de la mort ne pût s'empêcher d'ajouter à l'intention de l'humain un cinglant :

-Pourquoi pas ta femme ?

L'humain semblait surpris par l'intervention du Jenet mais il garda son calme.

-La misère sexuelle touche toute les races à ce que je vois.
-Bah, quand on a pas grand choses à se mettre sous la dent…

Le Jenet avait visiblement calmé ses ardeurs, ce qui rassura Arty. Ils n'avaient pas besoin de fâcher celui dont ils dépendaient.

-Bref, un objet datant du siècle dernier, avant le putsch de Mandalore ça t'irait ? proposa l'humain, s'empressant de changer de sujet.
-C'est intéressant… Tu as trouvé ça où ? demanda Lenya, curieuse.
-Dans un vide grenier. Un homme qui vidait sa cave, il n'avait aucune idée de la valeur de sa marchandise. Je lui ai acheté une dizaine d'objets pour 100 dataris. Je pense qu'il voulait surtout faire de la place chez lui.

L'humain était assurément un expert en son métier. Arty était rassuré mais il restait sur ses gardes. Nar'rac était ici, sur Cato Neimoidia et cela ne le mettait vraiment pas en confiance.

Lenya sourit.

-Je te reconnais bien là. Quoique, tu aurais bien pu être assez fou pour braver le feu Mandalorien et récupérer une relique.

Faahiëo sourit à son tour, amusé par les suppositions de la Kiffar.

- Allons je suis fou, mais pas suicidaire. Je préfère aller dans un nid de Gundark, c'est beaucoup plus sûr. Quoique heureusement qu'avoir une aide derrière soi pour ce genre d'expédition peut s'avérer utile.
-Plutôt utile, oui… Je ne donnais pas cher de ta peau !

Ces deux là avaient l'air d'avoir vécu de sacrées aventures ensembles. Arty remarqua vite qu'un petit jeu de séduction flottait dans l'air, marqué par des sourires taquins et le plaisir de parler de choses que les autres ne comprenaient.

-Tu travailles toujours pour ce vieux type ? demanda l'humain.
-Oui et regarde moi, je me retrouve à mener une bande de bras cassés dans une quête fantaisiste… fit Lenya en levant les yeux au plafond d'un air faussement exaspéré.
-Pourquoi continues tu de bosser pour lui ? Tu gaspilles ton temps et ton talent.

Sorvairs, qui semblait avoir retrouvé ses esprits, se mêla encore de la conversation.

-C'est plutôt nous qui vous supportons ma p'tite dame.Vous ne teniez pas le même discours sur Quesh…rappela le malicieux Jenet.

Lenya haussa les épaules et expliqua, comme si elle se justifiait.

-Il paye bien. Quant à vous, Sorvairs, pour une fois dans votre vie, faites moi l'honneur de fermer votre museau.

Contre toute attente, le Jenet s'exécuta. Arty ne put s’empêcher de se moquer de lui, mais songea tout à coup que la Kiffar était plutôt douée avec les gens… Ce devait être à cause de ça que leur mystérieux recruteur l'avait engagée.

L'humain reprit la parole.

-Ça peut être louable. Enfin ça ne me regarde pas mais mon offre tient toujours. Il paye peut être moins bien que ton drôle de bonhomme mais tu exploiterais ton potentiel à fond.

L'humain semblait savoir des choses sur leur employeur. Arty essayerait de lui extorquer des informations plus tard.

-D'ailleurs… Si tant qu'on est sur Cato Neimodia, tu nous donnes un coup de main… Quand tout ça sera fini, j'y penserai sérieusement, je te le promet.

Il vit là la confirmation de son intuition. La Kiffar était forte dans son domaine, très forte. Elle allait visiblement réussir à faire d'une pierre deux coups.

-Quelle genre de coup de main ? demanda Faahiëo.
-Comme tu l'as sans doute remarqué, nous ne ressemblons pas vraiment à des archéologues. Ta présence nous donnerait plus de poids, d'autant plus que j'ai cru comprendre que tu connaissais Lwondo… De plus, nous pourrions avoir besoin de tes talents plus tard.
-Ah ça oui, pour les archéologues. On a tenté mais en vain, dit Sorvairs en lâchant un rire franc.

Cette référence à leur tentative de mensonge sur Quesh amusa Arty, qui était bien content d'être parti de cette prison impériale. L'humain finît son verre et continua :

-Je suis plus explorateur qu'archéologue mais pourquoi pas. Quand à Lwondo je lui ai vendu un vieux globe de Cato Neimoidia donc oui je le connais un peu. Tu aurais toutefois pu choisir un antiquaire moins excentrique… Déjà il va essayer d'acheter ton article pour une bouchée de pain. Et la rumeur raconte qu'il a un droïde assassin qui est chargé de réduire au silence ceux qui lui causent du tort, comme les faussaires. Ce n'est qu'une rumeur mais je le vois bien être capable de ça.

Lenya regarda autour d'elle puis dit à voix basse :

-En fait, nous comptions plutôt l'interroger sur l'un des ses vieux amis…

L'humain baissa à son tour la voix et s'approcha de la Kiffar

-Tu cherches à l'amadouer avec une antiquité ?
-Exact. Et mes… amis… feront le reste. Ils ne sont pas tous là, mais crois-moi, ils sont efficaces.
-Très efficaces ! rajouta Arty avec un clin d’œil dont lui seul avait le secret.
-Méfiez vous du droïde, se contenta de répéter le voyageur. Il te faut l'objet pour quand ?
-Je m'en souviendrais pour le droïde. Le rendez vous est dans deux jours, alors il me le faudrait d'ici-là, répondit la Kiffar. Demain en fin de matinée ça t'irait ?
-Ça me convient. Répondit Faahiëo.

Arty examina la situation puis brisa le silence.

-Bon ben on va pt'être y aller non ? Faudrait pas trop attirer l'attention, fit remarquer le Chagrien.

La Kiffar acquiesça d'un hochement de tête.

-Il a raison, à demain Faahiëo.
-A demain, et bon courage Lenya, la salua t-il.

L'humain se leva et partit s'asseoir plus loin, une bière Alec à la main. Arty prit la direction de la sortie. Il s'arrêta quelques instants pour examiner un Falleen. Celui-ci semblait les regarder. Arty ne dit rien et rejoignit le reste du groupe à l'extérieur de la cantina. Il était peut être juste étonné de voir un Chagrien sur Cato Neimodia.

Le soleil se couchait sur la planète. Le groupe prit la direction du vaisseau, où se trouvait toujours le reste de l'équipe, officiellement pour tenir compagnie à l'esclave Zeltronne qu'ils avaient ramassé en route, officieusement pour la surveiller…
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