Le treizième padawan

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Messagepar feedle » Sam 22 Juil 2017 - 18:45   Sujet: Re: Le treizième padawan

Chapitre 8, comme prévu. Bonne lecture. A dans trois semaines :D



Chapitre 8



Une fois qu'il eu terminé, l'apprenti s'apprêta à repartir afin de quitter cette forêt sinistre au plus vite, quand il entendit un bruit de véhicule motorisé venant du fin fond de la forêt. Setho se dirigea vers la source. Il tomba rapidement nez à nez avec un large sentier droit traversant la forêt. Celui-ci était recouvert d'une fine couche de neige, à l'exception de deux paires de traces de véhicules à chenilles profondes, remplies d'une eau boueuse gelée. Puis le bruit s'intensifia. Setho regarda à sa droite et constata qu'une lumière intense se dirigea droit vers lui depuis la route. Instinctivement, il se cacha derrière une souche un arbre déraciné.
Comme à son attente, cette lumière se révéla être les phares d'un véhicule. En effet, celui-ci s'avéra être un gros char à chenilles de forme hexagonale et de couleur gris souris, qui projeta sa lumière d'une paire de puissants phares. Mais ce qui l'intrigua le plus, c'était l'insigne sur la portière du véhicule. L'insigne de l'Empire. De plus, le char transportait à l'arrière un conteneur orange similaire à celui dans lequel les Jedi avaient voyagé, fixé sur une plate-forme adéquate. Deux snowtroopers étaient également assis dessus, l'arme à la main, observant d'un regard sans âme les sillons labourés par les chenilles du véhicule. Ces soldats étaient identiques à ceux rencontrés sur Wizma, avec des peintures oranges, ce qui confirmait la théorie comme quoi ils étaient de fonction sur Bubu.
Puis le char s'en alla. Setho le suivit encore des yeux, avant de le voir disparaître dans le brouillard. Il se souvint alors que la navette impériale qu'ils avaient empruntés lors de leur voyage s'était dirigée vers la même direction. Pour Setho, il n'y avait pas de doute. C'était par là bas que se trouvait le camp de prisonniers.

Le padawan retourna alors dans la forêt afin de rejoindre les autres. Depuis que le char s'en était allé, il n'y avait plus aucun bruit. Juste celui de ses pas dans la neige. Même ces seuls bruits l'inquiétaient. Ils semblaient provenir d'autour de lui. Plusieurs fois, il s'était arrêté afin de vérifier qu'il n'y avait aucune forme hostile dans les alentours. Mais la sensation d'être observé ne le quitta pas. Il pouvait sentir des présence de formes de vie, assez proches de lui, mais pas assez pour être visible. Il était tenté de crier quelque chose dans l'éventualité qu'il s'agisse d'une personne, mais la crainte de déclencher l’agressivité de ces formes de vie le fit renoncer.
C'est alors qu'il aperçut, loin dans le brouillard, des centaines de paires d'yeux brillants de couleur jaune-blanc. Ils suivaient le moindre de ses mouvements, et semblaient le guetter pour une raison inconnue. Setho, sous la frayeur, dégaina immédiatement son sabre laser. Les arbres et les éléments de la forêt s'éclairaient alors de la lueur bleue de la lame. Le champ de vision du padawan s'était également élargi, mais toujours pas suffisamment pour discerner les créatures aux yeux brillants qui, d'ailleurs, ne reculaient pas à la vision de cette arme. Cependant, Setho se sentait plus en sécurité. Pendant tout le chemin du retour, dans la forêt, il garda son sabre laser allumé, tournant régulièrement autour de soi. Jamais les yeux ne l'avaient quitté. Au contraire elles semblaient se rapprocher. Pire, elles semblaient le suivre.
À peine était-il sorti de cette forêt sinistre qu'il éteignit son sabre et fonça sans se retourner vers leur campement. Comme il se déplaçait dans le sillon qu'il avait creusé à l'aller, le retour était plus rapide. De loin, la tente était visible. Il n'y avait plus personne à l'extérieur, mais une lumière semblait émaner de l'intérieur, ce qui laissait supposer qu'ils étaient tous à l'intérieur. Setho décida quand même de se retourner aux trois quarts de son chemin. Rien. Personne. Le bruit du vent couvrait tout les autres sur la toundra. Setho poursuivit son chemin à la marche, complètement essoufflé. Il finit par atteindre la tente et entra. À peine eu-t-il mit la tête à l'intérieur qu'une agréable vague de chaleur caressa son visage. Mais aussitôt, une seconde vague vint le heurter, cette fois constituée des plaintes des padawans, qui s'étaient installés et avaient déjà commencé leur repas.
- Entre!
- Dépêches-toi!
- Il fait froid!
Setho se dépêcha de satisfaire ses compagnons et chercha un endroit pour s'asseoir.
- On a mis ton sac là derrière, dit Sarkel, tu dormiras donc au fond, si ça te dérange pas.
- D'accord, ça marche, dit-il en se dirigeant vers sa place.
Il s'assit et sortit de son sac ses rations de nourriture.
- Ah oui, dit Setho en commençant à manger, plus jamais je mettrais les pieds dans cette forêt de malheur.
- Ça risque d'être un problème, répondit Vun, on va devoir la traverser pour rejoindre la prison.
- Mais qu'est-ce qui t'es arrivé là bas? demanda Abbékia.
- Une... mauvaise rencontre.
- Ah oui? Qu'est-ce que t'as rencontré? Des bêtes sauvages? Des impériaux?
- En fait je sais pas trop. Mais tu me rappelles que j'ai trouvé autre chose d’intéressant.
- Et quoi?
- Je suis tombé sur une route qui était fréquentée par un convoi de l'Empire.
- Alors ça, dit Jam-Kol, ça nous arrange. Au moins on manquera pas Froid mordant quand on le cherchera.

Le lendemain, Setho fut réveillé par Thonta, qui était juste à côté de lui. Il avait très mal dormi et n'avait réussi à s'endormir que tardivement. Tous les autres padawans semblaient en pleine forme et motivés pour partir. Alors que Setho aurait voulu les supplier pour lui laisser ne serait-ce qu'un quart d'heure, pour pouvoir se réveiller correctement. S'il y avait bien une chose qu'il ne supportait pas, c'était les réveils difficiles.
La première chose que fit Setho après son réveil était de sortir sa gourde de son sac et de boire une bonne gorgée d'eau fraîche. Cette technique lui permettait de rester bien éveillé pendant de nombreuses heures.
Une fois que tout le monde était prêt à partir, ils abandonnèrent leur sac respectif et quittèrent la tente un par un. Ils avaient prévu d'enterrer le tout dans la neige après utilisation, pour éviter de s'encombrer et parce qu'ils ne comptaient pas passer une nuit de plus sur cette lune.
- Attendez, dit Setho en sortant de la tente, c'est normal qu'il fasse encore nuit?
- Évidemment, répondit Sarkel, il fait toujours nuit ici.
Setho ne chercha pas d'autres explications.

Les apprentis avaient, après avoir enterré leur tente et leurs affaires, marché pendant quelques heures le long de la route que Setho avait découvert. Lorsqu'ils étaient enfin arrivés à proximité d'une entrée du camp, ils firent un large détour pour arriver en face d'une clôture.
La vision de celle-ci provoquait un sentiment d'intimidation. Elle tranchait l'horizon en deux. Elle mesurait dix mètres de haut, était constituée d'un champ de force transparent de couleur rouge rosé, et était régulièrement entrecoupée de miradors équipés de projecteurs giratoires. Heureusement, ces derniers étaient assez éloignés pour que les Jedi ne se fassent pas repérer. Au delà du champ de force, on pouvait apercevoir une série de fils barbelés et une large bande enneigée parsemée de petites bosses, probablement un champ de mines.
Mais ce qu'ils voyaient de plus triste était le cadavre d'un détenu étendu sur le sol de l'autre côté du champ de force. Celui-ci portait un vêtement orange fluorescent et des traces de tir étaient visibles sur son dos. Comme il était partiellement recouvert par la neige, il était impossible de distinguer son visage ou son espèce.
- Quelle cruauté, dit Jam-Kol, ils n'ont même pas pris la peine de déplacer le corps.
- Le pauvre, répondit Setho, il était si près du but.
Les autres padawans restaient sans voie devant ce spectacle macabre. Au bout d'un moment, Thonta prit la parole.
- Mais du coup, comment va-t-on faire pour passer?
Vun s'avança et tendit ses deux mains en direction du champ de force. C'est alors qu'une brèche s'ouvrit petit à petit en vrombissant.
- Dépêchez-vous, dit-elle, les champs de force, c'est autre chose qu'une palissade de briques.
Setho ignora à quoi elle fit référence, et se dit que cela datait sûrement d'avant son arrivée. Il se dépêcha donc de passer à travers la brèche avec les autres. Vun la traversa en dernier, toujours en gardant ses mains dirigées vers la brèche pour la maintenir grâce à la force. Ceci fait, elle retira ses mains et la brèche se referma aussitôt.
Le groupe commença par enjamber la ligne de fils barbelés, puis traversèrent le champ de mines en sondant la couche de neige avec la force et en marchant dans les pas de la personne en face. C'est alors qu'ils arrivèrent en face d'une pente et découvrirent l'ensemble du camp de travail.
La barrière et toute la zone sur laquelle se trouvaient les padawans était en fait aménagée au sommet d'une crête, et le camp en lui même était situé en contrebas de la pente. L'ambiance dégagée à la vue de celui-ci était encore plus malsaine que la barrière de champ de force qui l'entourait.
Le camp était constitués de plusieurs blocs de bâtiments rectangulaires regroupés entre eux en "quartiers". Chaque quartier différait d'un autre de par la taille et le nombre de bâtiments, et ceux-ci étaient reliés entre eux par des routes bordées par des hautes clôtures en barbelés. D'épaisses colonnes de fumées se dégageaient de chaque quartier. Il n'y avait presque personne en bas. Quelques silhouettes traversant les vastes espaces entre les quartiers étaient visibles, mais il était impossible de voir s'il s'agissait d'un soldat ou d'un détenu.
Le camp entier semblait former une sorte de ville. Une ville pour emprisonner des gens.

- Bon, dit Sarkel, pas de temps à perdre.
Le Twi'lek bondit en avant puis se laissa glisser pour descendre la pente. Les autres padawans ne tardèrent pas à le suivre. Malheureusement, une fois arrivés en bas, il constatèrent qu'en glissant sur la pente, ils avaient creusés de longs sillons très bien visibles de loin.
- Mais c'est pas tout, dit Vun, ils vont aussi pouvoir suivre nos traces.
- Qu'est-ce qu'on fait alors? répondit Abbékia.
- On se dépêche pour pas se faire repérer et on embarque Radorkatta en vitesse.
- D'accord, répondit Setho, par où on commence?
- D'abord, il s'agit de trouver un plan du site pour trouver le bâtiment d'administration. Là-bas, on pourra chercher dans les registres l'emplacement de la cellule de Radorkatta.
- S'il est encore en vie, répondit Thonta.
- Ah non! s'exclama Jam-Kol. J'ai pas envie qu'on ai fait tous ça pour rien.
- Bon écoutez, dit Sarkel, maintenant qu'on est ici on va pas faire demi-tour. Même si on le trouve pas il faut au moins qu'on cherche ses traces pour savoir ce qu'il est devenu. Par respect pour lui. Souvenez vous des enseignements de maître Laanvas. "Ne jamais abandonner quelqu'un, quitte à se mettre soi-même en danger".
Le discours semblait faire effet sur les padawans car ils se mirent immédiatement en route. Setho se disait que ce maître Jedi devait être quelqu'un de très important pour eux. Ils se dirigèrent donc vers le bloc le plus proche.
Une fois arrivés en face de la haute clôture qui les séparaient du quartier, Sarkel dégaina son sabre laser et découpa les fils grâce à sa lame bleue. Ainsi, les padawans n'avaient aucun mal à passer, mais Setho s’inquiétait chaque minute un petit peu plus sur leur discrétion, ne pouvant s'empêcher de se rappeler l'échec de leur opération dans la base de Wax.

Les apprentis arrivèrent en face du bâtiment le plus proche et se dirigèrent vers l'entrée. Celle-ci était gardée par deux snowtroopers et un large panneau sur lequel il était écrit BLOC B-3 était incrusté au dessus de la porte. Le groupe s'approcha des deux gardes en toute discrétion. Lorsque Vun et Sarkel arrivèrent à leur portée, ils les assassinèrent furtivement en les attaquant au niveau de la nuque, non protégée par leur armure.
Ceci fait, les deux Jedi firent signe à leurs compagnons que la voie était libre, ouvrirent la porte et traînèrent les corps des gardes à l'intérieur. Les autres les rejoignirent aussitôt.
Une fois à l'intérieur, ils constatèrent que la pièce était relativement petite et qu'elle donnait sur autre porte, elle-même recouverte de barreaux. Probablement une sorte de sas. Sur les deux murs latéraux étaient fixés des écrans interactifs rectangulaires .
- Setho, dit Vun pendant qu'elle enfila l'armure de snowtrooper en même temps que Sarkel, recherche si Radorkatta est dans ce bâtiment.
- D'accord, répondit-il.
Le padawan se dirigea vers l'écran du mur de droite et l'examina. Celui-ci présentait plusieurs onglets dans lesquels étaient triées de nombreuses données, comme par exemple le journal de bord, la fiche d'incident, les fichiers techniques, et plein d'autres. Setho finit par trouver l'onglet portant la mention de Registre des détenus.
Il ouvrit le fichier et se retrouva, à son grand désespoir, devant une liste d'une centaine de numéros débutant par la lettre B.
- Il n'y a que des numéros là dedans, dit-il à Vun.
Elle soupira.
- Je m'en doutais. Vérifie si tu trouve le plan de la prison, ou à défaut celui de la zone.
Setho se retourna vers l'écran et chercha l'onglet concerné. Là! Carte générale du site FM-0. Il le sélectionna et tomba sur une carte interactive. Il constata alors à quel point ce plan était détaillé par rapport à la carte qu'ils avaient étudié avant de venir sur Bubu.
En examinant mieux la carte, il découvrit que chaque quartier était relié directement par une voie vers un gros bâtiment appelé centre d'administration. Accessoirement, il découvrit que quatre autres voient partaient du centre d'administration pour rejoindre l'extérieur du camp. Des flèches indiquant chaque sortie étaient accompagnées des indications Site d'extraction FM-1, FM-2, FM-3 et FM-4.
- C'est bon, j'ai trouvé, dit Setho.
- Bien, répondit Vun, sinon Sarkel, tu t'en sort avec l'armure?
- C'est très serré, répondit-il sous son casque, mais j'ai quand même réussi à l'enfiler. Ces armures sont plus amples que les boites de conserves des stormtroopers.
- C'est bon alors, dit-elle, Setho, est-ce que tu as un bon sens de l'orientation?
- Oui, répondit-il, je suis devenu très doué dans ce domaine grâce aux enseignements de mon maître.
- Ça me rassure, prends-en de la graine, Thonta.

Le groupe avait suivi Setho jusqu'au bâtiment d'administration. Une fois à l'intérieur, ils se sont infiltrés jusqu'à la salle des registres afin de trouver la cellule dans laquelle Radorkatta était emprisonné, ou avait été emprisonné.
Sur le chemin, ils avaient tué tous les soldats qu'ils avaient rencontrés, assez pour pouvoir équiper toute l'équipe en armures. Seule Abbékia avait eu des problèmes à enfiler la sienne à cause de ses lekkus, et son casque dû être légèrement abîmé pour pouvoir s'adapter aux appendices crâniens de la Nautolan.
C'est ainsi que les padawans parfaitement déguisés atteignirent la porte de la salle des registres. Sarkel s'approcha de la porte.
- Elle n'est pas verrouillée, dit-il.
Le Twi'lek appuya donc sur le bouton d'ouverture et la porte s'ouvrit en coulissant vers le haut. La lumière était éteinte à l'intérieur, mais Sarkel semblait illuminé par des reflets bleu océan en pénétrant dans la pièce pour vérifier l'état des lieux.
- Il n'y a personne, dit-il en faisant signe à ses compagnons de le suivre.
Les padawans pénétrèrent dans la pièce tandis que Sarkel referma la porte et que Jam-Kol appuya sur un interrupteur. Aussitôt, la lumière s'alluma et éclaira la pièce.
C'était une salle immense, parsemée de tours de stockage de données et d'écrans pour interagir avec elles. Sur chaque parcelle de stockage des tours se trouvait une diode rectangulaire bleue qui clignotait lentement, ce qui expliquait l'éclairage précédent.
Sarkel s'approcha des autres et murmura:
- Bon écoutez. Essayez de vous comporter comme de vrais impériaux. Parce que croyez-moi, les droïdes de surveillance, ça sait repérer le moindre geste anormal.
Le groupe se divisa alors et chaque membre partit dans une direction de la pièce. Ils cherchèrent pendant plusieurs minutes sans rien trouver, jusqu'à ce qu'Abbékia contacte les autres par comlink sur un canal qu'ils avaient créé:
- Euh... vous pouvez venir voir? Je crois que j'ai trouvé quelque chose d'intéressant.
Les apprentis rejoignirent la Nautolan tout en gardant une attitude d'un soldat impérial.
Cependant, ce qu'Abbékia avait découvert les laissait sans voix. Elle avait trouvé ni plus ni moins qu'une console de recherche de chaque détenu, avec un filtre permettant de réduire les résultats de recherche comme l'espèce ou la date d'arrivée.
- Regardez, poursuivit Abbékia.
Elle pointa du doigt un des résultats. C'était un Wookie sensible à la force. Abbékia appuya dessus pour ouvrir son fichier. La première chose qu'ils virent est un hologramme du visage de Radorkatta, ainsi qu'une annotation: détenu n°C3570216-4 En vie.

Setho pouvait sentir les sourires se dessiner sur les visages de ses compagnons.
- Il est vivant, chuchota Jam-Kol, c'est génial.
- Où est-il? demanda Thonta.
Abbékia se s'approcha de l'écran.
- Secteur C, répondit-elle, bloc n°4.
- Et c'est où? demanda Vun.
- C'est pas très loin de là où on était. Regarde, Secteur B, c'est d'ici où on a cherché le centre d'administration.
- Bon ben on a pas le choix, dit Sarkel, il n'y a pas de temps à perdre. Rador' nous attend.
C'est alors que la porte de la salle s'ouvrit. En se retournant, ils aperçurent deux soldats impériaux en uniforme noir et au casque de la même couleur sans visière. C'était des soldats non clonés.
- On peut savoir ce que vous faites là? demanda l'un d'eux.
- On nous a signalé une intrusion, ajouta l'autre, est-ce pour ça que vous êtes ici?
- Oui c'est exact, répondit Sarkel, c'est pour ça que nous sommes ici. Nous consultions les holo-enregistrements de sécurité.
- D'accord, répondit l'un des soldats, mais les enregistrements de sécurité ne sont pas de l'autre côté?
- Non, s'interposa Setho, les emplacements des postes ont été déplacés récemment. C'est étrange que vous ne soyez toujours pas au courant.
- Vous savez, répondit le soldat, on ne travaille pas ici très souvent.
- Du coup, répondit l'autre, bonne chance dans votre enquête.
Les deux soldats quittèrent l'entrée et fermèrent la porte.
- Bien trouvé Setho, dit Vun, "c'est étrange que vous ne soyez pas au courant", j'aime bien.
- Je me disait qu'on allait pas être très crédible avec une armure pour protéger du froid dans une salle comme ça. Alors j'ai cherché une réplique qui effacerait leur doutes.

Durant le restant de leur trajet jusqu'au secteur C, les padawans n'avaient rencontré aucun autre obstacle. Leur apparence était suffisamment crédible pour que les impériaux qu'ils croisaient les prennent pour de véritables snowtroopers.
Ce secteur était quasiment identique au secteur B au niveau de l'extérieur. Lorsqu'ils entrèrent dans le premier bâtiment, la première chose qu'ils constatèrent est que la pièce était identique à celle dans laquelle ils avaient cherché le centre d'administration. Même les écrans interactifs sur les murs étaient exactement les mêmes, de même pour leurs emplacements.
- Thonta, dit Vun, vérifie l'emplacement de la cellule de Radorkatta.
- D'accord, répondit-il en consultant l'écran.
Quelques secondes lui suffirent pour trouver l'emplacement.
- J'y suis, deuxième étage, couloir 1, cellule 6.
- Allez, on y va, dit Sarkel bouillant d'impatience.
Les apprentis gravirent les escaliers jusqu'au deuxième étage. Arrivés en haut, ils n'aperçurent aucun garde. Ils se trouvaient dans un large couloir aux parois gris sombres illuminés par des néons rouge sang. Cette architecture intérieure leur rappelait tristement la base de Wax.
Sur les murs du couloirs étaient disposés à intervalles réguliers des portes avec chacune un numéro.
- Regardez, dit Thonta en montrant la porte portant le numéro 1, c'est le couloir n°1.
- On est pas déjà dans le couloir? demanda Abbékia.
- Non, on est dans l'axe principal du deuxième étage. Chaque porte mène à un petit couloir. Et à l'intérieur, il y a huit cellules et un huit gardes. On va devoir attaquer rapidement et faire attention.
- Alors que la force soit avec nous, dit Vun en appuyant sur l'interrupteur d'ouverture.
La porte s'ouvrit automatiquement vers le haut et à peine il y avait assez de place pour passer que les Jedi se ruèrent à l'intérieur, courant vers le fond et trucidant tous les gardes sur leur passage. L'attaque était rapide, discrète et efficace. Aucun des gardes n'eut le temps de donner l'alerte. En quelques secondes, ils étaient tous morts.
Pendant que les autres se remettaient de leurs émotions, retirèrent leur casque ou examinèrent les cellules, Setho put mieux observer la pièce dans laquelle ils se trouvaient. Comme prévu, il s'agissait d'un couloir débouchant sur une impasse. À gauche se trouvaient les cellules, fermées par un champ de force translucide rougeâtre, et à droite des chaises rouges, chacune jonchée par le cadavre d'un garde, qui étaient probablement assis dessus.
- Oh non, dit Jam-Kol.
- Quoi? demanda Sarkel d'un air nerveux. Qu'est-ce qu'il y a?
- Eh bien, je viens de faire le tour des cellules et...
- Et quoi?! Réponds!
- Je ne trouve pas Radorkatta.
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Messagepar feedle » Lun 14 Aoû 2017 - 19:01   Sujet: Re: Le treizième padawan

Salut tout le monde, je suis enfin de retour!

Petit message pour vous prévenir de... ben de mon retour du Québec en fait! D'ailleurs ce voyage a été d'une grande source d'inspiration pour le tome 2 (qui est en cours d'écriture), notamment en matière de paysages (ceci n'est pas du spoil, juste du teasing :wink: )
Le prochain chapitre sortira vendredi prochain, comme prévu. J'ai aussi remarqué qu'il n'y avait pas de commentaire pour les deux derniers chapitres, mais comme la plupart d'entre nous sommes en vacances, c'est compréhensible. Profitez donc de vos vacances, et aussi de votre vie car on va tous mourir un jour.

à bientôt :D
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Messagepar L2-D2 » Lun 14 Aoû 2017 - 19:03   Sujet: Re: Le treizième padawan

feedle a écrit:Profitez donc de vos vacances, et aussi de votre vie car on va tous mourir un jour.

La vache, ça calme ! :(

Plus sérieusement, je m'étais dit qu'en trois semaines, j'aurais le temps de les lire, ces deux Chapitres... et à l'arrivée, ce n'est pas le cas ! Je rattraperai mon retard tôt ou tard ! :wink:
"Bonjour. J'apprécie ce câlin, moi aussi. Câlin câlin câlin. Un câlin, c'est comme de la violence faite d'amour." Monsieur Os

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Messagepar feedle » Ven 18 Aoû 2017 - 12:56   Sujet: Re: Le treizième padawan

Salut tout le monde, voilà le tant attendu (quoique :paf: ) chapitre 9. Bonne lecture!



Chapitre 9



- Jam-Kol! s'exclama Sarkel. C'est pas le moment de faire ce genre de blague. Où est-il?!
- Elle a raison, dit Vun, j'ai vérifié et il est nulle part.
- Impossible, répondit le Twi'lek, je vais aller vérifier les Wookies.
- Il n'y en a pas, répondit Jam-Kol à Sarkel.
Mais il ne l'écoutait pas, scrutant avec hâte chaque cellule, jusqu'à constater qu'elle avait raison.
- Non, commença Sarkel, c'est pas possible, non, non, non, non, non!
- On aurait peut-être pas dû tuer tous les gardes, dit Thonta, on aurait pu les interroger.
- C'est injuste, poursuivit Sarkel d'une voix colérique, ça ne devrait pas se passer comme ça.
Il alluma son sabre laser.
- Pourquoi doit-il toujours y avoir quelque chose pour nous mettre les bâtons dans les roues!
Plein de rage, il frappa sa lame bleue contre le mur à plusieurs reprises. Après qu'ils s'était calmé, Thonta s'approcha de lui pour le raisonner.
- Sarkel, je souhaite plus que tout le monde que Radorkatta soit de nouveau parmi nous. Après tout, c'est mon meilleur ami.
Sarkel se tourna vers lui d'un air désespéré.
- Donc calme toi et laisse ce pauvre mur qui n'a rien fait de mal à personne tranquille.
- Mais qu'est-ce que tu veux qu'on fasse Thonta? Hein? Tu vois bien qu'on est dans une impasse.
- Calme-toi, on va réfléchir à une solution.
- Les caméras de sécurité sont encore allumées, dit Abbékia, on doit faire vite.
- J'arrive pas à y croire, dit Sarkel en soupirant, comment faites-vous pour être aussi calme dans cette situation?!
Setho regarda autour de lui, à la recherche de quelque chose qui pourrait les aider. Par son tempérament introverti, il fit semblant d'être aussi détendu que les autres. Mais en réalité, il était aussi nerveux que Sarkel. Il se demanda alors si les autres ressentaient la même chose. C'est alors qu'un détail au sol attira son attention.
Au pied du mur de droite étaient peints de gros points rouges. Sur chacun d'entre eux était installée une chaise sur laquelle gisait le cadavre d'un garde tué. Sur toutes, sauf une. Celle de la sixième cellule. La cellule de Radorkatta.

- Eh, interpella Setho, venez voir!
- Quoi? demanda Sarkel en s'approchant.
- Vous voyez cette place? Il y avait un garde avant. Et il n'est pas là.
Sarkel réfléchit quelques secondes.
- De toute façon, dit Abbékia, il n'aurait pas pu nous échapper, on l'aurait vu sinon.
- Mais en quoi ça nous aide, Setho? demanda Sarkel.
- Regarde, c'est la cellule de Radorkatta. La cellule n°6.
- Ça nous aurait été utile... si seulement Radorkatta était à l'intérieur.
- Ce n'est pas un problème, dit Vun en se dirigeant vers la cellule de gauche, dans laquelle croupissait un Rodien à la peau vert émeraude en position fœtale, qui était vêtu d'une combinaison orange vif. Elle appuya sur l'intercom et demanda au prisonnier:
- Hé, toi!
Le Rodien se leva, et siffla à la vue de Vun.
- Eh bien, on dirait qu'ils savent recruter les bonnes personnes chez l'Empire.
- Ferme la! Dis nous où est passé le Wookie qui était à côté. Et pourquoi le garde qui le surveillait n'est plus là?!
- D'accord, d'accord, répondit-il d'un ton mélangeant inquiétude et stupéfaction, je dirais tout.
- Plus vite! On a pas toute la journée.
- D'accord. Alors en fait, le Wookie a réussi à ouvrir la cellule je ne sais comment.
- Tu veux dire qu'il s'est échappé? demanda Sarkel.
- Non, a peine avait-il réussi à dissiper le champ de force qu'il s'était rué sur son gardien. Et il a eu le temps de bien l'amocher avant que les autres gardes arrivent. C'était pas beau à voir.
- Et ensuite?
- Ensuite, le pauvre gardien à été emmené à l'infirmerie.
- Et le Wookie? Où qu'est-ce qu'il est devenu?
- Mais qu'est-ce que j'en sais moi? Ils ont dû l'emmener quelque part mais je saurais pas vous dire où.
- Et tu sais où est l'infirmerie?
- Ben non, pourquoi vous voudrez que je le sache?
- Attendez, s'interposa Setho, je me souviens de l'emplacement de l'infirmerie sur la carte. C'est au dernier étage du bloc d'en face. Il faut prendre la passerelle qui relie les deux.
- T'en es sûr? demanda Vun.
- Oui, je te jure. Je m'en souviens très bien.
- Bon ben, merci quand même, dit-elle en s'adressant au Rodien.
- Et si vous ne trouvez pas ce que vous cherchez, prononça le prisonnier d'un ton dérangeant, n'hésitez pas à revenir.
- Ouais, c'est ça. Tais-toi.
La padawan éteignit l'intercom.
- Je n'ose même pas imaginer pourquoi il est arrivé ici.

Par chance, les Jedi n'avaient rencontré aucun autre garde où autre quelconque soldat impérial. Du moins, jusqu'à leur passage au dessus de la passerelle les reliant avec le bloc n°5. Cette passerelle n’excédait pas les 50 mètres et était entièrement fermée. Seules des fenêtres rectangulaires disposées horizontalement sur le côté permettaient d’apercevoir l’extérieur.
Les padawans furent alertés par des bruits, qui ressemblaient fortement à des ordres militaires aboyés. En regardant à travers les fenêtres, leur théorie se confirma. Ils pouvaient voir une unité de snowtroopers courir en dessous. Puis elle s'arrêta, et le soldat à leur tête cria un ordre. L'unité se divisa et chaque groupuscule formé s'éloigna vers un des bocs.
- Eh bien, dit Thonta, ils en auront mis du temps.
- Voyons le bon côté des choses, répondit Jam-Kol, on a mis plus de temps à se faire repérer que la dernière fois.
- Alors faisons en sorte qu'il n'y ait pas de "prochaine fois", ajouta Sarkel.

Les padawans se dirigèrent alors avec hâte vers l'infirmerie du bloc n°5. La porte de celle-ci n'était pas gardée. Avant d'entrer, ils dégainèrent tous leur blaster incorporés à leur armure respective.
- N'oubliez pas de viser les caméras de surveillance, dit Sarkel.
- Ça ne sert plus à rien, répondit Vun, on s'est déjà fait repérer avant. Ils connaissent déjà nos visages.
- Bon, dit Thonta, rappelez-vous qu'on cherche à les interroger. Il faudra donc se contenter de les désarmer, pas de les tuer.
Tous hochèrent de la tête. Puis Sarkel ouvrit la porte et le groupe entra lentement dans la pièce, marchant sur un lisse carrelage blanc. Aucune caméra de surveillance en vue. Devant eux se tenait un rideau bleu clair terni. Ils pouvaient entendre une conversation entre deux personnes juste derrière.
- Saleté de Wookie, il n'y est pas allé de main morte. Et tout ça parce qu'ils n'ont pas pris la peine de vérifier si c'était un "forceux".
- À quoi t'attendait-tu, répondait l'autre personne, qui avait un accent qui allongeait les "S". Tu ne pensais quand même pas que ça allait être la belle vie ici.
- Non, je ne m'attendais pas à ce qu'un Wookie mal incarcéré me saute dessus!
- Les Coruscantis... toujours à se plaindre...
Sarkel poussa alors brusquement le rideau vers le côté et hurla en visant dans la direction:
- Les mains sur la tête! Posez vos armes par terre!
Il révéla ainsi la scène tandis que Thonta referma la porte. Un soldat impérial non cloné au visage recouvert de cicatrices récentes était assis sur une table d'opérations, sur laquelle était posée son casque. À côté de lui se tenait un Sluis Van, d'où cet accent, qui tenait dans sa main un flacon de liquide bleu.
Le soldat se leva, puis recula lentement en posant son arme sur le sol et en mettant les mains sur la tête, tandis que le Sluis Van lâcha son flacon au sol puis se dirigeait droit vers un boîtier d'alarme sur le mur. Setho ne perdit alors pas de temps à détruire le boîtier à distance grâce à la force, juste au nez du Sluis Van.
Les padawans enlevèrent leur casque.
- Je ne savais pas qu'ils recrutaient des non-humains chez l'Empire, dit Sarkel.
- Ne me faites pas de mal, répondit le Sluis Van avec un air apitoyant, je ne suis qu'un infirmier.
- ...Thonta?
C'était le soldat qui avait parlé. Thonta s'approcha alors du soldat et répondit:
- Kai? C'est toi?
- Oui, Thonta, c'est moi!
- Mais qu'est-ce que tu fais ici?
- C'est plutôt moi qui devrait te poser cette question. Je croyais que vous étiez tous morts!
- Euh... Thonta, demanda Setho, tu veux bien nous présenter ta... vielle connaissance?
- Mais vous ne le reconnaissez pas? Demanda-t-il au reste du groupe. C'est Kai, c'était le FSC avec lequel je parlais à chaque fois en sortant du temple. Vous ne vous souvenez plus?
- Ah oui, répondit Jam-Kol, ça me revient.
- C'est dingue, poursuivit Kai, je ne m'attendait jamais à voir autant de Jedi encore en vie et réunis au même endroit.
- Eh bien voilà, répondit Thonta, on est encore en vie. L'Empire t'a raconté des mensonges on dirait.
- Oh, tu sais, certains ont été emprisonnés ici pour avoir dit ça.
Il se tourna vers le Sluis Van.
- Ah, et lui c'est Alessi Quon. Il est médecin ici. C'est une chance pour lui de pouvoir soigner ici.
Quon était toujours encore debout à côté d'eux, immobile et faisant une mine traduisant une certaine mauvaise humeur.
- Par contre, poursuivit Kai, vous avez été sacrément discrets en venant ici. Vous savez que vous n'arriverez pas à ressortir.
- Comment ça? demanda Sarkel.
- Mais dites moi d'abord ce que vous êtes venu faire ici.
- Eh bien, tu vois le Wookie qui t'as fait ça? On est venus pour le chercher. C'est un des nôtres.
- Ah... Ceci explique cela. Eh bien... disons que j'ai donné l'ordre de le punir.
- Quoi? Qu'est-ce que t'as fait?! Ils vont le torturer?
- On peut dire ça oui, il a été envoyé à "l'arène de l'agonie".
- Quel nom charmant, commenta Thonta.
- Vous feriez moins les fiers si vous saviez ce qui vous saviez ce que c'est.
- Alors explique nous, répondit Sarkel.
- C'est l'une des pires méthodes de tortures inventées par l'Empire. Elle mélange torture physique et psychologique. Le concept est de transformer leur torturé en tortionnaire.
- Comment ça?
- Pour résumer, chaque détenu qui a tenté de s'évader est lâché dans une arène dont il ne ressort pas. Il se fait torturer par ceux qui sont déjà là avant lui jusqu'au prochain arrivant. Le prisonnier sera alors tellement brisé psychologiquement qu'il ne pourra s'empêcher de torturer le prochain arrivant, qui à son tour torturera son successeur. Chaque détenu est censé en être extrait au bout de 168 heures, mais la plupart succombent de leur blessures bien avant la date limite.
Sarkel le fusilla du regard, puis s'avança vers lui et l'attrapa par le col.
- Espèce de salaud! Tout est de ta faute! Tu vas...
- Sarkel! s'écria Vun. Arrête!
Sarkel le lâcha.
- Attendez, dit Kai, il n'y a été envoyé il n'y a pas si longtemps, il est sûrement encore en vie. En plus, les Wookies sont une espèce très résistante.
- Dis nous où il est, ce lieu de malheur.
- Il en est pas très éloigné, il suffit de prendre l'ascenseur juste à droite jusqu'au sous-sol.
- Si jamais il est mort, je reviendrais te tuer en personne.
Sarkel fit demi-tour et s'apprêta à partir.
- Attendez, dit Kai, toute la garnison de Froid Mordant est à la recherche de six icetroopers. Si vous continuez à porter ces uniformes, vous vous ferez repérer.
- Des "icetroopers", demanda Abbékia, qu'est-ce que c'est?
- Les soldats que vous avez trucidé pour obtenir ces uniformes. Enfin bref, venez voir.
Kai s'approcha d'une armoire, l'ouvrit et en sortit un gros paquet de vêtements noirs.
- Qu'est-ce que c'est, demanda Sarkel?
- Des uniformes de mon unité. Avec ça, il y a peu de chances qu'ils vous retrouvent.
Sarkel saisit les uniformes et les distribua au reste du groupe.
- Attendez, dit Abbékia en constatant qu'elle n'en reçut pas, il n'y en a que cinq.
Les padawans se regardèrent mutuellement, puis Thonta lui répondit:
- Tiens, tu n'as qu'à prendre le mien.
- Oh merci c'est gentil, répondit la Nautolan, mais non, c'est pas grave. Je garderais l'armure d'icetrooper.
- Si, j'insiste. Ne t'inquiète pas, j'ai tout prévu.
Ils échangèrent les uniformes.
- J'espère que t'es conscient du risque que tu prends, ajouta Sarkel.
- Au fait, demanda Kai, vous savez déjà comment repartir? Parce qu'on nous a donné l'ordre de bloquer tous les astroports.
- Comment?! s'exclama Vun. Mais on avait prévu de voler un vaisseau pour repartir. Il n'y a vraiment aucun autre moyen...?
Kai réfléchit quelques secondes.
- Quoique... J'ai peut-être une idée, mais je sais pas si ça vous arrange.
- Dis toujours.
- Il y a quatre routes qui mènent en dehors de Froid Mordant. Ils relient le site FM-0 aux autres sites d'extraction minière. Et ceux-là, ils sont gérés indépendamment de la prison. Les astroports devraient encore être ouverts là-bas. Par contre...
- Par contre quoi?
- On ne peut y accéder que par char ou par speeder, ou vous risquez d'en avoir pour plusieurs jours de marche.
- Ah... Mais il n'y a pas des speeders là-bas?
- Si, mais je vous le garantis pas.
Les apprentis terminèrent d'enfiler leurs uniformes. Étant constitués en grande partie de tissu, il était plus facile aux non-humains du groupe de s'y adapter. Tous les padawans fermèrent également leurs visières pour plus de discrétion.
- Au fait, demanda Kai, les gens comme vous qui maîtrisez la force, vous arrivez à sentir la présence d'une autre personne sensible à la force?
- En général oui, répondit Setho, mais ça dépend des personnes et de leur maîtrise du pouvoir. Mais pourquoi cette question?
- Dans ce cas c'est bizarre.
- Pourquoi?
- Parce que le temps que vous veniez ici, l'inquisiteur Varsmath aurait déjà dû vous trouver.
- Qui ça? L'inqui...
- Attendez, interrompit Thonta, je sens quelque chose. Ça doit être des soldats.
- Alors dépêchez-vous! répondit Kai d'un ton nerveux. Il faut faire en sorte que notre rencontre n'ai jamais eu lieu.
Les padawans saisissèrent tous leur blaster et s'apprêtaient à sortir, quand Alessi Quon reprit la parole:
- Vous ne vous en sortirez jamais comme ça. Aucun intrus n'a jamais quitté Froid Mordant.
- Ah oui, dit Setho, il faut encore arranger ça.
Il se dirigea donc vers le Sluis Van et agita sa main devant son visage en disant:
- À part le soldat impérial, personne n'est entré ici après lui.
Tandis que le médecin répéta cette phrase mot pour mot, le groupe se hâta de sortir le plus vite possible. La dernière chose qu'ils entendirent était Alessi Quon en train de s'exclamer avec son accent Sluis Van bien marqué:
- Oh non! J'ai renversé le flacon! Attends, je vais en chercher un autre...
La porte automatique se referma et les apprentis en profitèrent pour souffler.
- Bon, commença Abbékia, il reste plus qu'à trouver cet ascenseur.
- Vous là bas! Arrêtez-vous!
Cette exclamation venait de loin. En tournant le regard vers la passerelle, les padawans aperçurent une unité de soldats impériaux aussi nombreuse qu'eux se diriger en courant dans leur direction. Les padawans s'arrêtèrent, et tentèrent le tout pour le tout pour ressembler à de véritables soldats. Parmi les impériaux, il y avait un officier, distinguable des autres. Celui-ci s'adressa au groupe une fois arrivé devant eux.
- On cherche une unité de six icetroopers. Est-ce que vous l'avez repérée?
- Oui, répondit Thonta, on les a vu s'enfuir vers le bloc n°8.
- Bien.
Il se tourna vers ses hommes.
- Vous avez entendu? Direction, le bloc n°8.
Les troupes s'apprêtaient à partir quand leur officier les interrompit.
- Attendez!
Il s'approcha des padawans.
- Je ne savais pas qu'il existe des unités mixtes.
- Euh... Je ne vois pas où vous voulez en venir, répondit Thonta.
- Enlevez votre casque.
Ça y est. La crainte de Setho allait devenir réalité. Il s'apprêta à dégainer son sabre laser. Cependant, contre toute attente, Thonta répondit d'un ton tout à fait naturel:
- D'accord.
Setho pouvait sentir le même effet de surprise chez ses compagnons. Thonta retira son casque. L'officier avait l'air plutôt surpris.
- Je vois, répondit-il après plusieurs secondes d'hésitation. Pensez quand même à vous couper les cheveux un de ces jours.
L'officier repartit avec les autres tandis que Thonta remit son casque.
- Comment t'as fait?! demanda Jam-Kol. Je croyais que tous les stormtroopers étaient des clones.
- T'as déjà vu un stormtrooper sans casque? Eh bien, il se trouve que j'ai exactement la même coupe et couleur de cheveux qu'eux! Et j'ai aussi utilisé le contrôle mental pour atténuer ses sens et faire en sorte qu'il ne prête pas beaucoup attention au visage.
- Eh ben, commenta Setho, jamais je m'attendais à un jour être sauvé grâce à une coupe de cheveux...

Arrivé devant la porte de l'ascenseur, Sarkel, qui était en tête du groupe appuya frénétiquement sur le bouton pour l'appeler. Tous pouvaient sentir sa tension monter lentement.
- Si ça se trouve, commença-t-il avec un ton qui respirait à plein nez le pessimisme, avec la malchance qu'on a, Radorkatta ne sera pas ici. À coup sûr, il aura été déplacé ailleurs.
La porte d’ascenseur s'ouvrit.
- Ne laisse pas tes émotions prendre le dessus, répondit Jam-Kol pendant qu'ils entrèrent dans l'ascenseur et qu'elle appuya sur le bouton du sous-sol.
- Ah oui? Et bien on en reparlera lorsqu'on l'aura retrouvé.
L'ascenseur descendit à une vitesse indéterminable. Personne ne parlait. Ce blanc dans la conversation créa une atmosphère pesante.
Puis la porte s'ouvrit. À peine sortis, un air frais et humide, mais pas forcément désagréable, se fit sentir par les apprentis. Cet air était caractéristique des lieux souterrains comme les caves ou les grottes.
L'espace auxquels ils faisaient face était immense. Son plafond était constitué d'une large coupole qui laissait à nu la roche. Seule une épaisse armature métallique servait de support. La salle était de forme circulaire, et la majeure partie était occupé par un grand creux de la même forme, entouré d'une barrière dont l’extrémité était orientée vers l'intérieur.
Les padawans se dirigèrent alors avec hâte vers le creux. Ils se penchèrent alors au dessus et constatèrent alors le triste spectacle.
Ce creux ressemblait réellement à une arène. C'était une fosse cylindrique de cinq mètres de profondeur dont les murs possédaient de grandes cavités au niveau du sol, semblables à des nids. Le sol de l'arène était constitué de la même roche que le plafond et était recouvert de flaques d'eau souillée et de taches de sang.
Mais surtout, des projecteurs illuminaient d'une lueur pâle trois silhouettes au milieu de l'arène, toutes vêtues de combinaisons oranges de prisonnier, semblables à celle que portait le Rodien. Deux d'entre elles, un humain et un Trandoshan, semblaient s'attaquer à un Wookie. Ce Wookie, c'était Radorkatta.
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Messagepar feedle » Sam 26 Aoû 2017 - 14:53   Sujet: Re: Le treizième padawan

Bonjour, vous aurez remarqué qu'il n'y a eu de nouveau chapitre hier. C'est normal, je suis en vacances (eh oui, encore :D ) à Toulouse pour quelques jours. Mais promis, vous l'aurez vendredi prochain. En espérant que ce temps vous permettra de lire les chapitres que vous n'avez pas encore lus.

À la semaine prochaine!
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Messagepar mat-vador » Sam 26 Aoû 2017 - 22:03   Sujet: Re: Le treizième padawan

C'est pas grave! On sera patients :D !

PS: il se trouve que je reviens à Toulouse de temps en temps le week end :sournois: , quelle coïncidence..
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

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Messagepar feedle » Ven 01 Sep 2017 - 12:39   Sujet: Re: Le treizième padawan

Salut tout le monde! Le voilà enfin ce fameux chapitre 10.
Bonne lecture.



Chapitre 10



Setho ignora si, face à cette scène, il fallait qu'il ressente en priorité la joie de retrouver Radorkatta ou la pitié de voir dans quel état il était. En effet, le Wookie, désespéré, fit tout ce qu'il pouvait pour se montrer coriace et intimidant. Mais malgré sa résistance, sa position de faiblesse était clairement visible.
Le padawan voyait à côté de lui Sarkel et Vun enjamber la barrière et sauter avec précipitation dans la fosse. Setho les rejoignit aussitôt, accompagné d'Abbékia. Sarkel dégaina alors immédiatement son sabre laser, suivi des trois autres padawans qui étaient descendus.
- Eh ben alors boule de poils, prononça l'humain face à Radorkatta, déjà fatigué?
Radorkatta lui répondit d'un grognement agressif en se tenant l'épaule, où il semblait visiblement être blessé.
- Si tu n'es pas encore fatigué, dit le Trandoshan, c'est que tu ne t'en ais pas assez pris.
- Mais ne t'en fait pas, on ne te tuera pas aujour...
Le discours des agresseurs fut interrompu par le bruit vrombissant de la lame de Sarkel, qui s'approchait d'eux avec fureur. C'est alors que Radorkatta les aperçut.
À peine les agresseurs s'étaient-ils retournés que leur expression du visage passa d'un air menaçant à un air apeuré.
- Oh non, s'exclama le Trandoshan, pas encore des Sith!
- Pitié, continua l'humain en commençant à bégayer, on est ici depuis bientôt une semaine. On... on a fait tout se qu'on nous a dit de faire, on a obéi...
Tremblant de peur, il ne voyait pas le Wookie se relever d'un coup, puis lui asséner de derrière un violent coup de patte au niveau de la tête. L'homme s'effondra sur le coup, et révéla ainsi entièrement Radorkatta.
Celui-ci peinait à tenir debout. Ses jambes tremblaient et une profonde et récente entaille déchirait son épaule. Sa fourrure était ébouriffée et des poils étaient arrachés à certains endroits.
Le Trandoshan recula de frayeur à la vue de son ancienne victime. Sarkel s'avança vers lui et s'apprêta à lui asséner un coup de sabre laser. Mais Setho devina très bien son intention: il voulait le tuer. Un geste que ni le padawan, ni le code Jedi cautionnait. Il eu alors une idée.
Avant que Sarkel n'assène le coup fatal, il souleva le Trandoshan grâce à la force, puis le projeta violemment contre la paroi, de sorte à l'assommer. Celui-ci effectua un vol plané en hurlant avant de s'écraser contre le mur, hors d'état de nuire.
Setho s'attendait à ce que Sarkel se plaigne, mais il se contenta de le regarder d'un regard qui traduisait un: "Setho, espèce de rabat-joie!". Sarkel courut alors vers Radorkatta et le laissa s'effondrer sur ses épaules.
- Rador', commença-t-il, ne t'inquiète pas, on est venu te sortir de là.
Le Wookie lui répondit d'un grognement interrogatif.
- Ah, mon lekku? Oh, je t'expliquerai. On a pas le temps, il faut sortir d'ici. Est-ce que tu es blessé?
- Eh regardez, cria Jam-Kol, qui était restée en haut, j'ai trouvé l'échelle.
La padawan appuya sur un bouton et le grillage en haut du mur de la fosse s'ouvrit au niveau d'elle. Juste en dessous, une échelle en métal se déplia progressivement jusqu'au sol.
Les padawans qui étaient descendus s'approchèrent de l'échelle. Sarkel était obligé d'avancer lentement afin que Radorkatta, qui avait son bras autour de la tête du Twi'lek, puisse garder le rythme. Abbékia grimpa la première, suivit de Vun. Tandis que Sarkel et leur compagnon blessé grimpèrent péniblement en même temps jusqu'en haut, Thonta qui était resté en haut près de l'ascenseur, leur lança un avertissement:
- Essayez de pas trop traîner, il y a l'ascenseur qui vient de remonter. Et si vous voulez mon avis, il va pas tarder à redescendre.
Sarkel et Radorkatta finirent par atteindre le haut. Setho, qui était juste derrière eux, vit Vun lui tendre la main lorsqu'il arriva a sa portée. Il saisit sa main et se laissa relever.
- Merci, lui répondit-il.
- Il y a une sortie de secours juste là, dit Thonta en montrant une porte métallique derrière lui.
- J'espère que c'est pas encore une échelle, répondit Sarkel, sinon c'est toi qui va le porter jusqu'en haut.
Thonta s’approcha de la porte, l'entrouvrit pour jeter un coup d’œil et, avant que la lumière ne s'allume automatiquement, il se tourna vers Sarkel pour lui répondre:
- Ah non, c'est des escaliers.
C'est alors que le bruit de l’ascenseur par lequel ils étaient arrivés se fit entendre. À la différence que cette fois, il descendait.
- Vite!
Les Jedi se précipitèrent dans la sortie de secours et Setho referma la porte derrière lui. Il en profita également pour saboter le système de fermeture pour la condamner.
- Dépêchez vous, rappela Jam-Kol.
Les padawans gravirent les escaliers en colimaçon, ce qui fit trembler les marches en tôle à larmes et fit retentir un bruit bien audible qui fit écho dans tout l'espace de l'escalier.
- On devrait peut-être faire moins de bruit, demanda Abbékia, non?
- Oh tu sais, répondit Sarkel qui portait toujours encore à moitié le Wookie rescapé, au point où on en est...

Après plusieurs étages gravis, ils atteignirent la porte de sortie, qui leur fit atteindre la surface. Les padawans se pressèrent pour passer dehors et Setho referma la porte derrière lui en lui infligeant le même sort que la porte d'avant.
Les fugitifs en profitèrent pour s'asseoir par terre et se reposer un moment. Personne ne parlait. Ils pouvaient constater qu'ils se trouvaient dans une tranchée à l'air libre peu profonde et aux murs de béton. À quelques pas d'eux se trouvait un escalier de quelques marches qui menait vers la surface même. En levant les yeux au ciel, ils pouvaient constater que cette tranchée était située au pied d'un mur du bloc. La neige tombait toujours. À part le vent, presque aucun bruit ne se fit entendre. Seul celui des respirations au rythme rapide, mais diminuant, se démarqua des autres. Setho put même entendre son propre cœur battre.
Au bout d'un moment, Sarkel décida de se relever.
- Bon, dit-il, je vais aller voir où sont garés les speeders les plus proches.
- Il y en a dans chaque secteur, ajouta Setho, tu ne devrais pas avoir de problèmes à en trouver.
- J'espère que tu as raison, répondit le Twi'lek en empruntant l'escalier qui menait en dehors de la tranchée.
Tandis que Sarkel s'éloigna des autres padawans en quittant la tranchée, Vun enleva la partie du haut de son armure pour sortir quelque chose d'une poche de sa veste. À première vue, cela ressemblait à une espèce de ruban adhésif translucide.
- Où est-ce que tu as trouvé ça? demanda Abbékia, qui était assise à côté d'elle.
- Tu sais, répondit-elle, je me suis dit qu'il ne faudrait peut-être pas tout abandonner. Alors j'ai emporté quelques trucs qui pourraient nous être utiles. En même temps, je me disais bien que Radorkatta allait être blessé.
- Toujours aussi prévoyante.
Vun sourit et lui répondit d'un ton sarcastique:
- Ah, c'est toujours moi qui doit penser à tout. Tu imagines si j'étais pas là?
Abbékia rit.
- On croirait entendre Yizos.
Elle se dirigea vers Radorkatta qui était assis en face d'elle et à qui le froid, malgré les blessures, ne semblait pas déranger. Elle déroula un morceau de ruban adhésif, qui s'avéra être une sorte de sparadrap, arracha le morceau avec les dents et le colla sur une des plaies de Radorkatta. Ce dernier grogna, mais Setho n'arriva pas à deviner s'il s'agissait de gêne ou de satisfaction.
- Tu en auras besoin, dit Vun, ça évitera de les infecter davantage.
L'apprentie Jedi répéta l'opération pour chacune des blessures du Wookie. C'est alors qu'un bruit de véhicule motorisé se fit entendre. Probablement un speeder.
- Cachez vous, prononça Thonta à voix basse, constatant que le bruit se rapprochait dans leur direction.
Tous les membres du groupe se baissèrent ne pas laisser leur tête dépasser de la tranchée. Mais rien à faire, le véhicule se dirigea droit vers eux. Setho, comme les autres, prit en main son sabre laser mais ne dégaina pas encore la lame. C'est alors que le véhicule s'arrêta à quelques pas de la tranchée. Les padawans purent entendre le bruit d'un homme descendre et se diriger vers eux, tandis qu'il laissa le moteur allumé. L'homme se pencha au dessus de la tranchée. C'était un soldat impérial.
Certains padwans étaient déjà prêts à dégainer leurs lames quand le soldat impérial retira son casque, laissant entrevoir un visage à la peau bleue très familier.
- Eh ben alors, dit Sarkel, vous venez?

Sarkel avait apporté un landspeeder de l'armée impériale. Il était de couleur gris métallique terne et de forme hexagonale, rappelant à Setho le char de transport impérial qu'il avait vu dans la forêt. Il y avait tout juste assez de place pour tous, et un unique phare éclairait d'une lueur faiblarde la route enneigée à moitié visible sur laquelle circulait le véhicule, conduit par Sarkel depuis plusieurs minutes après ce léger "malentendu".
- En même temps, dit Jam-Kol qui était assise juste derrière le Twi'lek, je m'en doutais un peu que c'était toi.
- Quelle mauvaise foi, répondit le Twi'lek en ricanant, arrêtez de le prendre aussi mal.
- Ça aurait pu être plus grave que tu ne le pense, ajouta Vun, tu imagines si...
- Oh, arrête. Je suis sûr que tu aurais fait la même chose à ma place.
- Pas du tout, répondit-elle d'un air indigné.
Setho remarqua alors qu'ils approchaient d'un mur constitué de champs de force transparents teintés de rouge. Tout comme celui qu'ils avaient franchi pour pénétrer dans Froid Mordant. Au milieu de celui-ci, exactement en face d'eux, dans l'axe de la route, se trouvait un portail. Mais celui-ci était encore trop éloigné pour distinguer s'il était ouvert ou fermé.
- Regardez, dit Setho, on approche de la sortie.
Les padawans regardèrent dans la direction indiquée devant eux par le doigt de Setho. Radorkatta grogna d'un air rassuré.
- Oui, lui répondit Sarkel, bientôt on sera enfin sorti de cet enfer.
- Euh... parlez pas trop vite, leur répondit Abbékia, regardez.
Elle montra du doigt le portail devant eux. Ils constatèrent alors que celui-ci était ouvert, mais gardé par un petit groupe d'icetroopers qui étaient accroupis derrière des petites barricades en champ de force bleuté. Les icetroopers leurs faisaient signe de s'arrêter. Sarkel lui, ne semblait pas intimidé par cette manœuvre, probablement après tout ce qu'ils avaient traversés.
- Ils ne vont quand même pas croire qu'on va abandonner si près du but, prononça-t-il en souriant.
Il appuya quelque part sur son écran de bord et, aussitôt, des canons se déployèrent depuis le côté. Sarkel, sans ralentir, orienta les canons puis lâcha une salve de tirs sur les soldats. Des rayons rouges s'écrasèrent sur les malheureux dont les champs de force ne les protégeaient pas suffisamment. Ces derniers, lorsque la fumée des tirs s'étaient dissipée, s'étaient désactivés.
- Vous voyez, dit Sarkel, aucun problème.
- J'en serais convaincue que lorsqu'on aura quitté cette horrible boule de neige, répondit Vun.
À ce moment là, le speeder des padawans traversa le portail. Au dessus de celui-ci était affiché un hologramme crépitant affichant l'inscription: Site FM-4. Ils circulaient désormais sur une route deux fois plus large, mais la neige l'avait tellement recouverte qu'il était impossible de distinguer si la route était aménagée ou non. Comme celle-ci se situait à un niveau inférieur à celui du sol, ce dernier avait été maçonné de sorte à former une pente de quelques mètres de dénivelé. En haut de celle-ci, la forêt. La même taïga que partout sur cette lune. D'ailleurs, Wyzma était très visible. Et tandis que Setho l'observait alors qu'elle était juste au dessus d'eux, il se demanda s'il arriverait un jour y retourner.

En moins d'un quart d'heure, le speeder avait atteint l'entrée du site d'extraction minière. L'entrée de celui-ci était constituée d'un portail identique à celui qu'ils avaient franchi pour quitter le camp de travail. Cependant, lorsque les padawans le traversèrent, un tout autre paysage se dressait devant eux.
À la place d'un camp de prisonnier, un immense cratère qui faisait presque la taille d'un secteur de Froid Mordant s'étendait devant eux. La profondeur était insondable, et une immense colonne de fumée s'échappa du cratère, empêchant de voir le fond et laissant imaginer l'abomination des condition de travail en bas.
Des tours étroites, qui s’avéraient être des cages d'ascenseurs, s'élevaient depuis le fond du cratère jusqu'aux différentes plate-formes auxquelles elles étaient reliées. Celles-ci étaient constituées de simples poutres métalliques d'un gris très foncé, presque noir, et des câbles reliaient les tours et les bords du cratère, probablement pour les maintenir en équilibre. Quant aux parois du cratère, ils étaient constituées de roche gris foncé à moitié gelée, qui rappelait tristement le permabéton des infrastructures impériales.
Le cratère était surplombé de nombreuses plate-formes reliées entre elles par des petites passerelles tout juste assez large pour laisser passer un landspeeder. De plus, elles n'étaient pas équipées de barrières, ce qui interdisait toute circulation rapide.
- La plate-forme d’atterrissage des vaisseaux est là-bas, dit Vun en pointant du doigt la plus grande plate-forme.
Celle-ci, de forme circulaire, présentait quelques conteneurs empilés de couleur orange vif, identiques à celui qu'ils avaient utilisé pour atteindre Bubu.
- Il n'y a pas de vaisseau, dit Sarkel tandis qu'il s'engageait sur une des passerelles qui menait vers la plate-forme centrale.
- Vas-y quand-même, dit Jam-Kol, on attendra qu'une navette de transport ou autre chose arrive.
- Mouais, répondit le Twi'lek d'un air peu convaincu, j'espère juste qu'on ne va pas devoir attendre trop longtemps. Parce qu'il commence à faire un peu froid quand on revient dehors.
Radorkatta grogna avec un ton qui manifestait un avis divergeant.
- Oui, répondit Sarkel, j'imagine bien que c'est pas un problème pour toi...
Setho avait cependant remarqué que Jam-Kol avait son holocom en main et qu'elle appuyait sur un bouton sur le côté. Aucune réaction. L'holocom ne s'allumait pas. Elle le rangeait alors dans sa poche en affichant un petit sourire au coin des lèvres. Mais Setho ne jugeait pas nécessaire de lui poser la question, car même s'il était du genre à remarquer les moindres détails, il n'avait pas pour habitude de poser des questions inutiles.

Sarkel arrêta le speeder derrière l'un des empilements de conteneurs. Les padawans descendirent du véhicule en faisant attention à descendre du bon côté, car de l'autre, c'était le bord de la plate-forme, sans barrière ou garde-corps.
- Bien, prononça le Twi'lek, tout le monde est descendu? Personne n'a oublié quelque chose?
Certains padawans secouèrent la tête en guise de négation, d'autre lui répondirent directement:
- Non
- Normalement pas, pourquoi?
Sarkel se retourna alors vers le speeder.
- Écarte toi, dit-il en s'adressant à Abbékia, celle qui était la plus proche du véhicule.
À peine la Nautolan s'était-elle déplacée d'un pas que Sarkel poussa d'une main le speeder grâce à la force pour le précipiter dans le vide. Sous l’œil intrigué des apprentis, le véhicule sombra dans l'abîme, sans faire de bruit, et en laissant une énorme trace noire curviligne au niveau de la bordure qu'il avait frôlé en tombant.
- Sarkel, répondit Vun d'un air impatient en posant la main sur son front, je suis en train de me demander, avec tout ce que tu fais, si tu as un plan lucide et réfléchi en tête ou si tu es juste terriblement stupide...
- Mais si, répondit le Twi'lek d'un ton traduisant sa conviction, une navette impériale va arriver d'une minute à l'autre. Si ils découvrent un speeder sur la piste d'atterissage, ils vont se douter de quelque chose.
Vun soupira.
- Admettons... mais qui te dit qu'un vaisseau va arriver "d'une minute à l'autre" ? Comment on ferait pour repartir si rien ne vient?
Sarkel réfléchit quelques secondes pour trouver une excuse.
- Les icetroopers, répondit le Twi'lek, heureux d'avoir trouvé une répartie.
- Quoi, "les icetroopers"?
- Il y en avait à l'entrée du portail de sortie de Froid Mordant. Ils ont sûrement prévenus leurs copains. Et ils vont quand même pas nous rejoindre à pied.
- Ces icetroopers, tu les as bousillés je te signales.
- Mais non! T'as pas compris...
Tandis que les deux padawans continuaient de se disputer de leur côté, l'attention de Setho était attirée par un bruit lointain de vaisseau venant d'en haut. Il leva les yeux au ciel et aperçut une silhouette de vaisseau se dirigeant droit dans leur direction. Ce vaisseau avait trois ailes, une en haut et les deux autres sur le côté, inclinées vers le bas. C'était une navette de transport impériale.
Très vite, le bruit du vaisseau attira l'attention des autres. Jam-Kol marcha alors avec hâte vers le milieu de la plateforme. Setho pouvait lire sur son visage une expression qui mélangeait étonnement et inquiétude.
La padawan s'arrêta, scrutant le ciel pour observer le vaisseau. Maintenant, elle avait l'air pleinement troublée. Elle murmura juste:
- Non... Ce n'est pas eux...

- Qu'est-ce que vous attendez?! poursuivit Jam-Kol. Cachez vous!
Les padawans tournaient leur regard dans toutes les directions pour trouver un endroit propice pour se cacher du champ de vision du vaisseau. Setho tourna sur lui-même, et aperçut quelque chose au niveau des conteneurs empilés. Là, il y avait un interstice entre deux conteneurs, étroit, mais assez espacé pour pouvoir se faufiler à l'interieur. De plus, les conteneurs étaient assez haut pour qu'on ne puisse pas les voir cachés derrière l'interstice s'ils se tenaient assis.
- Par ici, indiqua Setho en leur montrant sa cachette.
Les padawans le rejoignirent sans poser de questions et se faufilèrent un par un dans l'interstice, Setho le premier. Tous réussirent à rentrer.
- Rador', demanda Thonta, tu arrives à rentrer?
Le Wookie lui répondit d'un grognement caractéristique de son espèce.
- L'important, c'est que tu passes.
Le bruit du vaisseau se rapprochait de plus en plus.
- Baissez vous! ordonna Setho.
Les padawans s'accroupirent dans l'interstice du mieux qu'ils purent. Désormais, ils pouvaient entendre le vaisseau tout près d'eux. Il ralentissait en s'apprêtait à se poser.
Setho, qui était tout au bout de l'interstice, pouvait voir du côté opposé auquel ils étaient rentrés un autre interstice qui laissait entrevoir le vaisseau impérial se poser. Il s'était maintenant posé, latéralement par rapport au point de vue de Setho.
De la fumée s'échappait des côtés du vaisseau tandis que sa rampe d'accès se dépliait. Puis un bruit de porte automatique qui s'ouvrait se fit entendre. C'est alors que Setho aperçut un homme sortir du vaisseau, seul. Il descendait la rampe d'un pas lent, mais lourd et bruyant, marchant dans la fumée qui était en train de se dissiper. Cette scène lui rappelait sa rencontre avec Dark Syrthgar. Mais contrairement à lui, cet homme était habillé de vêtements noirs et rouges, constitués de sortes de toiles de tissu reliés entre eux par des plaques de métal parsemant le haut de son corps, et même une partie de sa tête. Mais ce qui ressortait le plus chez ce personnage, c'était que Setho pouvait sentir la force chez lui. Et selon le padawan, il serait plus probable que cet inconnu utilise le côté obscur plutôt que le côté lumineux.
Cependant, cela ne dura pas. En effet, le champ de vision de Setho était limité par le conteneur derrière lequel ils se cachaient. Le mystérieux personnage n'était donc plus visible une fois descendu de la rampe.
Sarkel, qui était accroupi à côté de Setho, lui demanda en chuchotant le plus silencieusement qu'il put d'un ton intéressé:
- Qu'est-ce qui se passe?
Setho se tourna vers lui et lui fit signe de ne pas faire de bruit en mettant son index devant sa bouche. Puis ils entendirent une autre bruit, similaire à celui du vaisseau. Setho regarda à nouveau à travers l'interstice et remarqua que le vaisseau avait commencé à décoller, alors qu'il n'avait même pas fini de replier la rampe d'accès. De plus, cela signifiait qu'ils avaient déposé ce mystérieux utilisateur de la force, seul, pour une raison particulière. Ce qui n'augurait rien de bon.
C'est alors que les padawans purent entendre un autre bruit: des grésillements caractéristique d'une holocommunication. Celle-ci provenant très probablement de la personne laissée sur la plate-forme d'atterrissage, les padawans tendirent l'oreille.
- Inquisiteur Varsmath?
- Lieutenant, au rapport! répondait alors l'homme d'une voix étouffée, semblable à celle de Syrthgar, mais en plus grave.
- Tout les spatioports des sites d'extraction ont été bloqués, excellence. Comme selon vos ordres, aucun vaisseau ne se posera sur cette lune.
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Messagepar feedle » Ven 08 Sep 2017 - 20:54   Sujet: Re: Le treizième padawan

Salut tout le monde. Voilà le chapitre 11, si vous avez envie de le lire. Bonne lecture!


Chapitre 11



Tandis que le vaisseau s'éloignait, Setho se tourna vers les autres. Tous, comme lui, étaient désespérés. Comment allaient-ils retourner sur Wizma, maintenant qu'aucun vaisseau ne se poserait sur Bubu avant que l'Empire ne les retrouve?
- Bien, poursuivit l'homme caché, prévenez moi si vous les retrouvez autre part.
- À vos ordres... longue vie à l'Empereur!
Le bruit grésillant des communications avaient cessé. Les padawans restèrent sans voix. Sarkel se tourna vers Setho et lui demanda en murmurant:
- Qu'est-ce qu'on va faire main...
Le Twi'lek fut interrompu par un bruit semblant provenir de l’intérieur des conteneurs. Les apprentis Jedi tendirent l'oreille. Puis, brusquement, les deux conteneurs se mirent à trembler. D'abord légèrement, puis de plus en plus fort. Et avant même que les padawans ne purent se questionner sur l'origine de ces tremblements, les conteneurs commençaient à décoller du sol.
Lentement, il s'élevèrent jusqu'au dessus de leurs têtes. C'est alors que Setho et les autres aperçurent l'homme qui avait ordonné le blocage des spatioports. Cette fois, il était mieux visible. Il était désormais clairement identifiable que c'était un humain cyborg. En effet, à plusieurs zones du haut de son corps, en particulier sur ses épaules et sur son torse, les vêtements noirs et rouges laissaient place à d'épaisses plaques de métalliques noires faisant office d'armure. De plus, son bras droit était entièrement robotisé, et ne comprenait étrangement pas de main. Quant à sa tête, une partie était également remplacée par des pièces robotisées, en particulier sa mâchoire inférieure, dont la pièce robotisée s'étendait jusqu'à son oreille gauche. En conséquence, les éléments "organiques" de son visage qui ressortaient le plus étaient ses yeux, qui fixaient d'un air vif et intimidant les jeunes Jedi.
Cet homme avait une main levée en l'air, ce qui expliquait pourquoi les conteneurs derrières lesquels ils s'étaient cachés avaient décollés. C'était donc lui qui avait utilisé la force pour les soulever.
C'est alors qu'il leva son autre main, et utilisa la force pour pour propulser les conteneurs au dessus de leurs tête et les envoyer au fond du cratère, comme Sarkel l'avait fait avec le speeder. Les deux conteneurs effectuèrent un vol plané curviligne en s'entrechoquant à plusieurs reprises avant de disparaître silencieusement dans l'épaisse fumée. Désormais, les padawans faisaient face au cyborg, qui sembler s'appeler Varsmath et être un autre inquisiteur.
Les padawans se positionnèrent donc dans l'axe de la passerelle par laquelle ils étaient venus pour éviter d'être propulsés par la force en dehors de la plateforme. Setho commençait à se demander combien étaient les inquisiteurs de Syrthgar, ce qui sous-entendait combien les padawans allaient devoir en affronter.
C'est alors que Varsmath commença à leur adresser la parole:
- Il y a deux ans, notre empereur a ordonné à son apprenti d'anéantir les Jedi et leur ordre. Cet ordre a ensuite été perpétué par l'armée de l'Empire. Aujourd'hui, la vermine Jedi n'a toujours pas été éradiquée, mais... je vais arranger ça...

C'est alors que l'inquisiteur activa quelque chose au niveau de son bras droit robotisé. Puis, une lame de sabre laser rouge se dégaina au niveau de son poignet. Cela expliquait pourquoi son bras droit était dépourvu d'une main. Alors qu'aucun des padawans ne s'attendait à une telle modification corporelle de la part du cyborg, ce dernier poursuivit son discours en s'avançant vers les Jedi.
- En plus de cela, vous êtes obligés de vous cacher? L'Ordre Jedi est tombé bien bas.
Sarkel fit un pas en avant et, contre toute attente, s'adressa à Varsmath.
- C'est nous les lâches? Nous au moins au moins, nous ne sommes pas obligés de nous cacher derrière des masques comme pour toute votre bande.
Varsmath s'arrêta, et après quelques secondes, lui répondit:
- Est-ce l'inquisiteur Wax qui t'a tranché ton lekku?
Sarkel alluma son sabre laser et dégaina sa lame bleue.
- Dommage que tu ne sera plus là pour lui demander, répondit le Twi'lek.
Les autres padawans suivirent son exemple. Tous allumèrent leur sabres laser et commencèrent à se positionner de sorte à encercler à moitié l'inquisiteur. Setho se positionna avec Jam-Kol sur le flanc droit de Varsamth. Cette tactique lui rappela leur affront avec Wax. Ils avaient échoué à cause... d'une tactique inefficace d'encerclement.
- Arrêtez! prévint Setho en criant pour attirer l'attention des autres. Ne faites pas ça! C'est un piè...
Mais avant même que les padawans ne purent se tourner vers Setho pour l'écouter, Varsmath déploya ses bras latéralement et propulsa grâce à la force les padawans qui avaient la malchance de se trouver à ses côtés. Setho était l'un d'entre eux.
Le padawan fut propulsé en dehors de la plate-forme au dessus du vide. Il chercha autour de lui un endroit ou il pourrait s'accrocher. Une plate-forme... une tour d'ascenseur. Mais malheureusement, il n'y avait rien à sa portée qui faisait l'affaire, et Setho tombait désormais en pleine chute libre vers le fond du cratère.

Setho ne pouvait pas voir le fond. Il s'était depuis longtemps demandé comment il allait mourir. Il se disait qu'avec la chute de la République, il y avait de fortes chances qu'il ne mourrait pas de vieillesse. Cependant, il ne s'attendait pas à mourir en tombant dans un précipice. Personnellement, il aurait préféré un autre type de mort non naturelle. Il aurait préféré mourir lors d'un combat au sabre laser. Non pas parce qu'il jugeait cette mort plus "honorable", mais tout simplement car elle lui paraissait plus spectaculaire. Là, il aurait pu mourir sans regret, car il aurait fait ce qu'il a pu lors du duel.
Cependant, Setho n'éprouvait aucun regret, aucune tristesse, aucune peur. Son maître lui avait appris cela maintes fois. Mourir, pour un Jedi, n'était pas une honte. C'était quelque chose de naturel, d'inévitable. Après tout, le dernier article du code Jedi était: Il n'y a pas de mort, il n'y a que la force.
Alors, Setho ferma les yeux et sourit. Il sourit car il savait que tout n'était pas perdu pour l'Ordre Jedi. Certains padawans n'étaient pas tombés, et certains qui étaient propulsés ont peut-être pu se rattraper. Mais surtout, il avait rencontré d'autres personnes, pas seulement des Jedi, mais des personnes en qui il pouvait réellement faire confiance. Son maître n'était donc pas mort en vain, car une nouvelle génération de Jedi en viendra un jour à bout. Et peut-être même qu'un jour, l'Empire galactique sera vaincu ou s'effondrera. De toute manière, l'Ordre n'était pas voué à disparaître et était désormais entre de bonnes mains. Alors, intérieurement, il leur souhaita bonne chance et se laissa tomber dans l'abîme...

- Setho!
Il avait entendu une voix, une voix féminine qui venait de loin, d'au dessus de lui. Il avait étrangement perdu la sensation de chute. S'était-il écrasé? Dans ce cas, pourquoi était il encore en vie? La situation de chute libre, les yeux fermés, était pourtant une sensation plus agréable et apaisante qu'il ne l'eut cru.
Setho ouvrit alors les yeux. Il était toujours encore en pleine chute dans le ravin. Cependant, le padawan ne tombait pas. Sa chute avait été était arrêtée par quelque chose.
Il regarda alors en dessous de lui pour voir sur quoi il avait atterri. Il constata alors avec grande surprise qu'il n'y avait rien en dessous de lui, rien que le vide. Il ne voyait même pas le fond. Il flottait littéralement en l'air.
C'est alors qu'il ressentit une sensation de traction vers le haut, comme si quelque chose le portait. C'est alors qu'il réentendit la voix féminine:
- Tiens bon!
Tandis qu'il continuait à flotter vers le haut, il leva les yeux au ciel. En effet, cette fois, il avait repéré que cette voix venait d'au dessus de lui. Il scruta alors les hauteurs pour voir d'où est-ce que la voix pourrait bien provenir. Il regarda au niveau des plate-formes, des passerelles et des tours d'ascenseurs. C'est alors qu'il aperçut une silhouette en haut de l'une des tours. Il continua a flotter en direction de cette personne.
- Évite de te débattre, continua-t-elle, sinon j'y arriverai jamais.
Setho avait déjà entendu cette voix. Il réfléchit de qui il pourrait s'agir. C'est alors, qu'en levant les yeux, il aperçut une petite fille à la peau foncée qui s'était accrochée entre les poutres en métal de la tour et qui tendit les bras vers Setho. C'était Jam-Kol.
- Accroche-toi, poursuivit-t-elle.
La padawan dirigea ses bras en dessous d'elle et Setho, porté par le pouvoir de la force, fut entraîné dans sa direction. Il fut alors entraîné par le flux de force vers la tour et s'apprêtait à s'écraser sur une des poutres. Le padawan sauta alors jusqu'à la poutre la plus proche et s'y accrocha dès qu'il arriva à sa portée, non sans un choc plutôt violent.
Setho était essoufflé. Il avait failli tomber à nouveau et était accroché à cette poutre uniquement par les bras. Au dessus de lui, il voyait Jam-Kol, elle aussi accrochée aux poutres de la tour. Elle avait utilisé la même technique sur lui qu'il avait utilisé sur elle pour la sauver lors du combat contre Wax.
Il usa alors des dernières forces qu'il lui restaient pour se déplacer latéralement jusqu'à trouver un appui convenable avec ses pieds. Il en profita alors pour observer la situation autour de lui.
Setho et Jam-Kol s'étaient accrochés à l'une des tours d'ascenseurs qui parsemaient le cratère. Devant eux, mais un peu plus en hauteur, se trouvaient la plate-forme depuis laquelle ils sont tombés. Ils pouvaient voir l'inquisiteur Varsmath combattre trois de leurs compagnons, mais ils étaient trop éloignés pour les identifier. Seules les lames bleues et vertes qui s'entrechoquaient avec leur bruit caractéristique qui faisait écho dans le cratère étaient visibles.
- Ça va? demanda Jam-Kol, au dessus de lui.
- Attends, répondit Setho, je vais te rejoindre.
Le padawan grimpa alors vers le haut de la tour en se servant des différents enchevêtrements de poutres métalliques comma appui. Cette tâche n'était pas difficile pour lui. Setho avait d'excellentes capacités d'escalade. Il ne tarda donc pas à rejoindre Jam-Kol, qui s'était assise sur la poutre sur laquelle elle s'était accrochée.
Setho rejoignit la padawan et s'assit à côté d'elle sur la poutre.
- Merci, lui dit-il.
Jam-Kol lui sourit.
- Tu m'avais sauvé la vie sur Wizma, je te devais bien ça.
Les padawans regardèrent autour d'eux.
- Viens, dit Jam-Kol, montons jusqu'en haut. Ça nous permettra de trouver un moyen de partir de là.
Ils grimpèrent alors jusqu'en haut de la tour d'ascenseur. Au bout d'un moment, ils finirent d'arriver en haut. Là, une passerelle permettait d'atteindre la cage d'ascenseur. La tour, elle, se terminait en pointe un peu plus haut que la passerelle. Le haut de cette pointe était relié par deux câbles à deux endroits, l'un le reliant à une extrémité du cratère, l'autre à une autre tour, située de l'autre côté de la plate-forme principale.
Les padawans sautèrent donc sur la passerelle. De là ils pouvaient non seulement voir qu'Abbékia et Radorkatta étaient également tombés et qu'ils s'étaient réceptionnés sur la tour opposée, qui était par contre plus proche de la plate-forme; mais aussi voir Thonta, Vun et Sarkel se battre contre Varsamath. Les deux derniers semblaient mal en point, mais ils ne cessèrent pas pour autant le combat.
- Comment on va les rejoindre? demanda Setho.
- Eh bien, répondit Jam-Kol d'un air pensif, on pourrait utiliser les différentes passerelles jusqu'à atteindre leur plate-forme. Mais ça prendrait beaucoup trop de temps.
Setho regarda dans les environs pour voir s'il n'y avait pas une autre issue.
- Par contre, ajouta Jam-Kol, j'ai peut-être une autre idée...

La padawan désigna du doigt le câble qui reliait la tour par laquelle ils étaient montés à une des corniches du cratère.
- Tu vois ce câble, poursuivit-elle.
- Oui?
- Il permet de maintenir la tour en équilibre. Si on sectionne ce câble, la tour ne sera plus stable et s'effondrera du côté de la plate-forme. Et plus précisément... Sur la plate-forme.
Setho regarda la padawan d'un air intrigué.
- D'accord... tu veux qu'on se serve de cette tour pour atteindre la plate-forme?
- Oui!
- Mais... tu es sûre que c'est une bonne idée? Et puis, je sais pas si elle va tomber au bon endroit. Et puis... ça risque pas toucher ceux qui sont restés là bas? Et...
Jam-Kol sourit et, tout en commencer à grimper jusqu'à la pointe de la tour, lui répondit:
- Tu poses trop de questions, viens.
Le padawan rejoignit quand même Jam-Kol, non sans cesser de douter de son plan. Ils grimpèrent donc jusqu'en haut de la tour et se positionnèrent sous le câble qu'ils avaient prévu de sectionner. Jam-Kol alluma son sabre laser à lame jaune.
- Bon, dit-elle, au moment ou la tour va s'écraser sur la plateforme, tu saute du côté droit, et moi du côté gauche, compris?
- J'espère juste que ça va marcher...
- Bien.
Jam-Kol trancha alors d'un coup le câble au dessus d'eux. La partie du câble sectionnée se détacha violemment et brusquement et retomba vers le fond du cratère. Elle s'écrasa finalement contre la paroi avec un bruit de coup de fouet bruyant qui retentit dans tout le site d'extraction. Ce bruit ne semblait cependant pas interrompre le combat entre l'inquisiteur Varsmath et les padawans.
Au début, rien ne se passa. Puis, quelques vibrations se laissaient ressentir sur les poutres de la tour. L'ensemble de l'édifice se mit à grincer. La tour commença alors à s'incliner en direction de la plate-forme. D'abord lentement, puis de plus en plus vite.
- Accroches-toi, dit Jam-Kol.
Mais avant que le padawan ne put lui répondre, la tour perdit l'équilibre et sombra alors brusquement en direction de la plate-forme, comme l'avait prévu Jam-Kol. Setho, quant à lui, ne s'attendant pas à une descente aussi brutale, ne put s'empêcher de hurler de peur (ce dont il eut intérieurement, un peu honte).
La tour était en pleine chute, entraînée tout droit vers le combat sur la plate-forme. Cette fois, cependant, les duellistes avaient remarqués que quelque chose leur fonçait dessus. Varsmath et les trois padawans reculèrent chacun d'un côté pour éviter le tour qui s'apprêtait à s'écraser sur eux.
Setho se souvint alors des instructions de Jam-Kol et bondit en direction de la plate-forme. Tandis que la tour se fracassa violemment contre la surface, le padawan atterrit lourdement sur le sol en effectuant une roulade pour amortir sa réception. Il put entendre ce qui restait le la tour se désintégrer.
En se relevant Il remarqua qu'il était tombé du même côté que Vun et Sarkel. Jam-Kol, Thonta et Varsmath étant par conséquent de l'autre côté, Setho se tourna vers eux. Mais il ne vit d'abord qu'un tas d'enchevêtrements de débris des poutres métalliques qui constituaient la tour, dégageant une fumée tellement épaisse que seule les lames et les bruits des sabres lasers d'en face étaient visibles. Le reste de la tour s'était écroulé au fond du cratère. Setho plaignait alors les potentielles personnes qui pourraient se trouver en bas. Cela ne devait pas être leur jour de chance...
Lorsque la fumée se dissipa, il put voir Jam-Kol et Thonta continuer de se battre contre l'inquisiteur et son "sabre greffé". Mais cette fois, leur adversaire paraissait mal en point. Pour une fois qu'on arrive à vaincre un sous-fifre de Dark Vador, se dit Setho.
Setho décida d'aller les rejoindre et enjamba les débris des poutres qui jonchaient le sol. Sarkel et Vun le suivirent et tous allumèrent leurs sabres laser. C'est alors qu'un bruit de vaisseau qui s'approchait attira leur attention, un bruit similaire à celui avec lequel Varsmath était arrivé. Tous levèrent les yeux aux ciel et aperçurent un vaisseau de transport impérial à trois ailes, qui se dirigeait droit sur eux.
Thonta en profita alors pour attaquer Varsmath avec son double sabre laser à lames vertes et fonça vers lui pendant qu'il avait le regard tourné vers le ciel. L'inquisiteur Sith para de justesse. Cependant, Thonta avait eu le temps de lui infliger une entaille relativement profonde au niveau des côtes.
Varsmath s'arrêta alors et, tandis que le vaisseau impérial se rapprochait, il posa un genou à terre tout en se cramponnant à sa blessure avec son bras gauche.
- Impressionnant, leur répondit le Sith, mais vous ne quitterez jamais Bubu vivants. Personne ne quitte cette lune... personne!
C'est alors que Setho vit un grand sourire se dessiner progressivement sur le visage de Jam-Kol, qui était à côté de lui.
- Reculez tous! cria-t-elle aux autres padawans. Ils sont des nôtres!

- Hein? Qu'est-ce que tu racontes?
- Faites moi confiance, répondit-elle, éloignez-vous le plus possible de Varsmath.
Setho ignora où est-ce que la padawan voulait en venir, mais suivit quand même ses compagnons qui franchissaient le tas de débris pour s'éloigner de l'inquisiteur. Certains, comme Jam-Kol, avaient même éteint leur sabre laser. Varsmath, à cause de sa blessure, ne les poursuivit pas.
Le vaisseau ralentit sa course et s'aligna en face de Varsmath. Ce dernier se releva et s'adressa d'un ton impérieux aux Jedi:
- Vous avez perdu...
Mais contre tout attente, le vaisseau s'arrêta face à Varsmath et aligna ses canons dans sa direction. En voyant cela, il s'écarta, pensant que la cible était les Jedi. Mais les canons continuaient de pointer sur l'inquisiteur. Il constata enfin que c'était lui, la cible du vaisseau. Sans se poser de questions sur les motivations du pilote impérial, il se tourna une dernière fois vers les padawans et leur dit:
- Les Jedi... toujours aussi fourbes. Mais ne vous faites pas d'illusions, vous n'arriverez jamais à vaincre Dark Syrthgar.
Les canons se chargèrent un instant puis larguèrent plusieurs salves de tirs sur l'inquisiteur Varsmath. Celui-ci ne put esquiver les tirs laser et mourut sur le coup, son corps secoué s'écrasant lourdement sur le sol noirci par les tirs.
Quand le feu cessa, la fumée se dissipa progressivement et laissa entrevoir le corps sans vie de l'utilisateur du côté obscur. Setho ne put s'empêcher d'éprouver une once de pitié face à ce spectacle. Cet homme, Varsmath, il aurait pu devenir une bonne personne s'il avait été intégré à l'Ordre Jedi.
Le vaisseau replia alors ses canons et, tandis que le vaisseau flottait toujours encore en l'air, la rampe d'accès se déplia. Une personne venant de l'intérieur du vaisseau s'avança alors sur la rampe d'accès, agrippa une de ses mains à un des poteaux de la rampe et, laissa dévoiler son visage en se montrant à la lumière. Cette personne se révéla être une Zabrak, et plus précisément, Aeprai.

Tout en s'assurant que la rampe d'accès soit assez basse pour que les padawans puissent y accéder, elle se pencha vers les apprentis et leur adressa la parole avec un sourire qui mélangeait joie et soulagement:
- Prenez votre temps, c'est pas comme si on avait toute la journée.
- Aeprai? demanda Thonta d'un ton surpris. Comment est-ce possible? Comment vous saviez qu'on était ici?!
- On t'expliquera. Mais en attendant, montez.
Un par un, les padawans grimpèrent dans le vaisseau en montant par la rampe d'accès. Aeprai n'hésita pas à aider ceux qui avaient du mal à l'atteindre.
Une fois que tous les padawans de la plate-forme étaient à bord, une voix familière provenant de la cabine de pilotage s'adressa à la Zabrak:
- C'est bon? demanda Horia. Tout le monde est là?
Aeprai compta les padawans qu'elle avait "récupérée".
- Il manque des gens, répondit Aeprai avec inquiétude.
- Oui, ajouta Setho, Radorkatta et Abbékia sont encore sur une des tours d'ascenseurs.
- Des tours de quoi?
- Je les vois, s'exclama Horia.
Tout en conservant la rampe dépliée, Horia dirigea le vaisseau vers la position des deux padawans qui manquaient à l'appel.
- Setho, dit Sarkel, aide moi à les réceptionner. Je me charge de Radorkatta. Toi, tu prends Abbékia.
- D'accord!
Les deux padawans descendirent sur la rampe d'accès tout en agrippant à une main sur les barres qui la reliait au vaisseau. Celui-ci se dirigea, tout en ralentissant, droit vers le Wookie et la Nautolan. Ils étaient désormais visibles, toujours fermement agrippés aux poteaux de la tour.
Horia dirigea le vaisseau le plus près possible de celle-ci. Il suffisait donc que Radorkatta et Abbékia sautent vers la rampe pour y être réceptionnés par Sarkel et Setho.
- Prêt? demanda Sarkel.
Setho hocha de la tête. Sarkel fit signe à ses compagnons de sauter et, après un léger moment d'hésitation, ils bondirent de toutes leurs forces et atterrirent de justesse en agrippant à la rampe. Setho tendit alors la main à Abbékia et l'aida ainsi à monter sur la rampe. Sarkel fit de même avec Radorkatta.
- C'est bon, annonça Aeprai à Horia, tout le monde est vivant.
Tandis qu'Horia replia la rampe d'accès et commença à décoller, les autres padawans décidèrent de s'asseoir sur les bancs du vaisseau.
- Bon, demanda Thonta, tu veux bien nous expliquer comment vous avez fait pour nous retrouver?
Aeprai sourit et se tourna vers Jam-Kol.
- Explique-leur.
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Messagepar feedle » Sam 16 Sep 2017 - 18:31   Sujet: Re: Le treizième padawan

Salut tout le monde.

Nous y voilà. Ceci est l'épilogue d'un récit dont l'écriture a duré environ un an. Le chapitre final du tome 1, mais cependant pas de l'histoire (il reste trois tomes :D ). Mais avant, un peu de parlotte:
D'abord, pour des raisons de disponibilité, les post seront publiés le samedi, et non le vendredi. Ensuite, je précise que ce n'est pas le post final. En effet, dans une semaine, je publierais un poste pour vous demander non pas votre avis sur ce chapitre comme ici, mais sur l'ensemble du tome 1.
D'ailleurs, j'ai remarqué une absence totale de retours depuis le début des dernières vacances, que je n'arrive pas à expliquer. Bon, un peu de sérieux, ce n'est pas un coup de gueule, et je ne cherche pas à incriminer quelconques lecteurs :transpire: . Mais je précise une fois de plus que les retours sont très importants, notamment pour la demande de publication finale. Grâce à eux, vous m'avez permis de toute au long des publications de modifier mon texte et de l'améliorer, et je vous en remercie. Donc si vous passez par là et que vous avez lu ne serait-ce qu'un chapitre, merci de me dire ce que vous en pensez.
Allez, trêve de blabla et de plaintes, voici l'épilogue de Froid Mordant :



Épilogue



- Attends, demanda Vun, qu'est-ce que ça veut dire?
- Elle a raison, répondit Jam-Kol, c'est moi qui est derrière tout ça.
- Comment ça?
- Je vais vous expliquer. En fait, déjà avant notre expédition, j'ai pensé que le plus dur ne serait pas de rentrer dans Froid Mordant, mais d'en ressortir. Quand on a commencé à entrer dans la prison et à chercher Rador', j'ai constaté comme prévu qu'on ne se concentrait pas assez sur l'exfiltration. Alors j'ai eu une idée quand on est allé dans la salle des archives. Je sais pas si vous vous en souvenez, mais là-bas, je suis allé un peu plus à l'écart.
- Euh... non, répondit Thonta, moi j'ai rien remarqué.
- Peu importe. Depuis un des terminaux de cette salle, j'ai contacté les nôtres pour qu'ils viennent nous chercher, sachant que si on avait pas trouvé Radorkatta, on aurait plus aucune piste à suivre et qu'il faudrait rentrer. Et au moment où on est arrivé à la plate-forme atterrissage, j'ai donné le signal à Horia, qui attendait en orbite de Bubu avec ce vaisseau, grâce à mon holocom. D'ailleurs, quand Varsmath est arrivé avec son vaisseau à lui, j'ai d'abord cru que c'était vous.
- Sacrée histoire, dit Sarkel, jamais j'aurais imaginé que tu fasses ça.
- Mais au fait, demanda Thonta, vous l'avez trouvé où ce vaisseau. Parce qu'il ne faudrait pas que l'Empire nous retrouve après tout ce qu'on a fait.
- Eh bien, répondit Horia depuis sa cabine d'où elle conduisait le vaisseau, vous vous souvenez de celui qu'on avait "emprunté" à Antipode Ord? C'est celui là.
- Quoi? Mais on était censés l'avoir jeté dans le vide entre les racines géantes. Tu l'as retrouvé ou tu l'avait caché depuis le début?
- C'est ça, je l'avais caché en dessous du "passage secret".
- Ça veut dire qu'il était sous nos pieds depuis ce jour, constata Abbékia.
- Il faudra un jour que vous me racontiez toutes les histoires que vous avez vécues, dit Setho, sinon je ne comprendrais jamais vos références.
- Ne t'inquiète pas, dit Aeprai, on va commencer par te montrer le "passage secret".

Après une ou deux heures de trajet, Horia prévint les passagers:
- On arrive!
Setho se leva et rejoignit, par curiosité, Horia dans la cabine de pilotage. Il put apercevoir que le vaisseau s'approchait de la surface, les racines géantes étant bien visibles. En regardant mieux, Setho put même apercevoir leur repaire.
Le vaisseau descendit lentement, en direction direction du vide, sous les racines géantes. En s'approchant ainsi, les racines géantes des couches inférieures étaient désormais visibles. Elles avaient la même taille que celles exposées à la surface. Le vaisseau se dirigea vers le côté de la racine et s'approcha d'un creux. Celui-ci était sans doute un morceau qui s'était détaché et écroulé, mais Setho ne put s'empêcher de le comparer à quelque chose qui aurait été "croqué" sur la racine. Ce creux était tout juste assez large pour accueillir le vaisseau.
Horia ralentit et posa le vaisseau dans le creux. Le vaisseau replia ses ailes.
- Tout le monde descend, dit Horia en quittant la cabine de pilotage. La rampe d'accès se déplia et tous les padawans descendirent. Un agréable vent frais balaya le visage de Setho. L'air était plus frais qu'en surface, et cela était dû au fait qu'ils étaient à l'ombre sous la racine.
- Viens, dit Horia en s'adressant à Setho, c'est par là.
Horia montra à Setho une échelle en bois qui démarrait au pied de la paroi et qui menait jusqu'à un trou au plafond, où l'échelle continuait de s'étendre.
Les padawans grimpèrent alors un par un sur l'échelle. Quand il arriva au niveau du trou, Setho vit qu'il s'agissait en fait d'un tunnel vertical menant vers une minuscule source lumineuse. Cela eu un léger effet de claustrophobie sur Setho, mais avec tout ce qu'il avait enduré, ce n'était plus rien.
Mais avant d'atteindre la source lumineuse, Aeprai, qui était devant Setho, s'arrêta et semblait manipuler quelque chose au niveau de la paroi. Puis, la source lumineuse s'agrandit jusqu'à occuper tout l'espace. Il s'agissait de l'aveuglante lumière du soleil.
Setho comprit alors qu'Aeprai avait déplacé une espèce de couvercle qui bouchait la sortie. La source lumineuse minuscule n'étant en fait qu'un rayon traversant un interstice du couvercle. Il sortit alors et, pendant qu'un désagréable air chaud et sec balaya sa peau, il constata qu'ils se trouvaient au beau milieu de leur repaire, le "couvercle" étant ni plus ni moins que l'un des morceaux d'écorce.
Un par un, les padawans sortirent du trou et retrouvèrent avec grande joie leurs compères. Tous étaient soulagés du retour de Radorkatta et de ses faibles blessures.
C'est alors que Setho se trouva face à Gaeldr. Mais contrairement aux dernières fois, celui-ci était plus serein et sourit amicalement en voyant le padawan.
- On dirait que je t'ai mal estimé.
- C'est pas grave, répondit Setho d'un air légèrement embarrassé, je suis sûr que j'aurais fait la même chose à ta place.
- Non, sérieusement. C'était une décision stupide de ma part de vous laisser mourir là-bas. On aurait dû tous venir.
- Tu sais, on a réussi à tuer un des inquisiteurs de Dark Syrthgar.
- Je sais, tout l'holonet parle du décès de la Mort blanche, Varsmath.
Gaeldr se dirigea vers l'une des sorties du repère en invitant Setho à le suivre d'un geste de la main.
- Allez, viens, ajouta-il. Je dois te faire passer le "rite d'initiation".
- Le quoi?

Gaeldr conduisit Setho à travers plusieurs vallées de l'écorce de la racine géante.
- Au fait, dit-il après un (trop) long moment de blanc, j'ai une bonne nouvelle pour toi. On t'a aménagé un hamac supplémentaire. Comme ça tu ne sera plus obligé de dormir tout seul dans la réserve.
- Ah, merci. C'est gentil de votre part.
Gaeldr sourit.
- On te doit bien ça, tu es des nôtres maintenant...
Les deux padawans arrivèrent à un endroit ou la vallée doublait en largeur. L'ambiance de cet endroit différait grandement des autres environnements de Wizma.
Au milieu se trouvait une flaque d'eau qui reflétait les reflets éblouissants du crépuscule. La végétation, d'ordinaire plutôt rase et desséchée, était ici verdoyante et pleine de vie. Elle avait également une taille plus grande qu'ailleurs, car Setho remarqua quelques arbustes. Aucun végétal plus grand n'avait été aperçu par Setho sur cette planète.
Mais un détail attira l'attention du Jedi: sur les branches de l'un des arbustes étaient accrochées des nattes de cheveux de différentes couleurs ainsi que des colliers de perles. Cette décoration provoqua chez Setho un léger sentiment d'inquiétude, et se demanda au passage si c'était parfaitement justifié ou s'il était en train de devenir paranoïaque.
- Bien, commença Gaeldr, à présent je vais te demander de poser un genou au sol. Le gauche... le droite... n'importe lequel.
Setho s'exécuta en posant le genou gauche au sol.
- Maintenant, ne bouge plus.
Gaeldr alluma alors son sabre laser. Il leva son arme puis s'apprêta à frapper sa lame en pleine direction de la tête de Setho. Celui-ci, sans se poser de questions, esquiva de justesse la lame verte en effectuant une roulade vers la gauche. Il se releva et dégaina à son tour son sabre laser.
- Mais qu'est-ce que tu fais?! s'exclama Gaeldr.
- C'est plutôt moi qui devrait te poser cette question! répondit Setho.
- Mais... J'allais te trancher ta tresse de padawan!

Setho s'en tira finalement plutôt bien après ce malentendu. Mais il ne s'inquiétait plus. Il faisait partie de leur groupe maintenant. Il n'était plus seul. Désormais, il ne sera plus seul pour se battre face aux Sith comme Dark Syrthgar ou Wax. Il se promit alors qu'un jour, ensemble, ils les vaincront. Pas seulement pour l'Ordre Jedi, mais aussi pour son maître.



FIN
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Messagepar feedle » Sam 23 Sep 2017 - 13:58   Sujet: Re: Le treizième padawan

Salut tout le monde!

Après une semaine supplémentaire sans un seul retour :( , je poste ceci, comme prévu. Je vous demande donc, si vous voulez bien, de me dire votre avis sur le tome 1, maintenant que l'histoire est terminée. Je laisserai ça pendant 2 semaines. Ensuite, je proposerais les textes pour la publication finale. Je compte sur vous pour me dire tous les points forts et faibles afin de proposer quelque chose de "bien" au staff SWU et de ne pas les décevoir.
Je compte sur vous! :wink:
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