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Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

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Messagepar mat-vador » Mer 19 Mai 2021 - 19:45   Sujet: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Attention, arrivée de la troisième partie en approche... :sournois:

Image

Bonjour à tous, très chers et très chères :D !

Alors, une annonce: le synopsis de la troisième partie sera posté samedi, histoire de satisfaire un peu votre appétit et le premier extrait sera posté samedi prochain :whistle: !

Il vous faudra patienter un peu :transpire: .

Voici un rappel des périodes du Pius Dea que j'ai l'intention de traiter:


- L'ascension du Pius Dea à la tête de la République en 11987 BBY ( Ça c'est fait, voir ici : Pius Dea 1 )

- Le Premier massacre commis par les fanatiques du Pius Dea contre les non humains sur Coruscant en 11966 BBY ( Ça aussi, c'est fait, voir ici : Pius Dea 2 )

- La première croisade du Pius Dea lancée contre les Hutts en 11965 BBY (thème abordé dans la troisième partie ici même !)

Quant aux autres thèmes ci-dessous :
- Le Schisme entre l'Ordre Jedi et la République en 11933 BBY
- La Grande Croisade du Nord contre les Zabraks et les Ithoriens
- Le génocide de Zarracine III en 11600 BBY
- La sixième guerre Alsakan réunissant une première coalition visant à renverser le Pius Dea
- L'apparition d'une foi religieuse appelée le Renoncement, visant à contrecarrer la doctrine idéologique du Pius Dea à l'intérieur même de la République.
- La bataille d'Uquine qui vit la chute finale du Pius Dea et l'emprisonnement de Contispex XIX en 10967 BBY durant la septième guerre Alsakan

Ces thèmes là, j'ai l'intention de les aborder dans de très courtes histoires, des sortes de chronique si vous préférez. Exception faite du dernier thème que j'écrirai dans un roman, qui serait une sorte de quatrième partie finale :wink: !

Voilà si vous avez des questions ou des remarques, n'hésitez pas :cute: !

Allez à bientôt :hello: !


PS : N'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de l'image ci-dessus ! On est en plein dans le thème, non ? La liberté de penser, la fraternité entre tous, tout ça :transpire: :diable: ...
Modifié en dernier par mat-vador le Lun 24 Mai 2021 - 17:02, modifié 1 fois.
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Messagepar L2-D2 » Ven 21 Mai 2021 - 13:03   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Hello !

Alors, c'est peut-être parce que je suis en train de me refaire les dernières saisons de StarGate SG-1, mais j'ai immédiatement pensé aux vaisseaux-mères des Oris, avec les croyants fanatisés prêts à anéantir les infidèles de notre galaxie. Loués soient les Oris ! comme ils disent. :shock:

Au vu de la chronologie, j'en déduis donc que l'idée des Hutt de balancer la Conspiration des 100 à Contispex et à la République ne va pas avoir l'effet escompté... Ils risquent fort d'avoir misé sur le mauvais cheval, ceux-là. :siffle:

Et si je suis rassuré de voir que l'Ordre Jedi va finir par se détacher de la République, je suis assez déçu de voir que le Haut Conseil va encore passer une bonne trentaine d'années à se voiler la face... A moins que Contispex ne se la joue sauveur de la République et donne l'impression d'un bon samaritain suite au massacre de la Lune Pourpre, qui sait ?

Je suis curieux d'être samedi pour voir où tu vas nous mener ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Ven 21 Mai 2021 - 22:07   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:Alors, c'est peut-être parce que je suis en train de me refaire les dernières saisons de StarGate SG-1, mais j'ai immédiatement pensé aux vaisseaux-mères des Oris, avec les croyants fanatisés prêts à anéantir les infidèles de notre galaxie. Loués soient les Oris ! comme ils disent. :shock:


Faudrait que je me fasse cette série :whistle: !

L2-D2 a écrit:Au vu de la chronologie, j'en déduis donc que l'idée des Hutt de balancer la Conspiration des 100 à Contispex et à la République ne va pas avoir l'effet escompté... Ils risquent fort d'avoir misé sur le mauvais cheval, ceux-là. :siffle:


Ah ça, ils vont s'en mordre les doigts... ils vont se prendre les quatre premières croisades dans la figure :diable: !

L2-D2 a écrit:Et si je suis rassuré de voir que l'Ordre Jedi va finir par se détacher de la République, je suis assez déçu de voir que le Haut Conseil va encore passer une bonne trentaine d'années à se voiler la face... A moins que Contispex ne se la joue sauveur de la République et donne l'impression d'un bon samaritain suite au massacre de la Lune Pourpre, qui sait ?


Oui, les Jedi finissent tardivement par réagir ( un peu )... mieux vaut tard que jamais :D ! Quant à Contispex, il est peinard, il a détruit ses plus dangereux ennemis sur Coruscant. Il peut se faire passer pour qui il veut.

Allez à demain, pour le synopsis :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 22 Mai 2021 - 21:48   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Bonsoir à tous, comment allez-vous ?

Allez comme promis, je lance le synopsis ! Tremmbleezzz, pauvres pécheurs et convertissez-vous !!! Pius Dea :diable: !



Plusieurs mois après la Conspiration des Cent et le Massacre de la Lune Pourpre…

Une terrible répression s’est abattue sur les opposants du Chancelier Suprême Contispex qui ont tenté de renverser le tyran et la secte Pius Dea qu’il dirige et qui s’est infiltrée dans les rouages administratifs et politiques de la République.

Alors que les partisans de Contispex écrasent ce qui reste de la résistance sur Coruscant et dans les autres systèmes de la République, une campagne militaire d’envergure se prépare contre les Hutt, accusés de tous les maux de la galaxie. La Première Croisade...

La galaxie est sur le point de basculer dans un millénaire d’obscurantisme religieux, à moins que quelqu’un ne se dévoue pour brandir le flambeau de l’espoir. Avant qu’il ne soit trop tard…

Les Guerres Saintes de la Déesse embraseront les étoiles pour les siècles à venir...

Découvrez la suite de l’histoire de la secte Pius Dea et de la dynastie des Contispex !



Cette troisième partie se déroule en 11965 ans avant la bataille de Yavin IV.

Voici le titre du tome 3 : La Première Croisade


Voilà, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ! Et on se retrouve samedi prochain pour le premier extrait ! Soyez sages d'ici là :diable: !
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Messagepar Jagen Eripsa » Dim 23 Mai 2021 - 23:26   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Je vois que tu vas effectivement bien couvrir toute la période du Pius Dea avec tous tes projets d'histoires... Je ne peux que te souhaiter bon courage pour mener à bien ce troisième tome ! :jap:
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Messagepar mat-vador » Lun 24 Mai 2021 - 11:38   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Jagen Eripsa a écrit:Je vois que tu vas effectivement bien couvrir toute la période du Pius Dea avec tous tes projets d'histoires...jap:


Avec des histoires plus courtes qui suivent ma trilogie, en effet :cute: . Il y a beaucoup à raconter, c'est dommage que personne ne s'y soit attaqué:( avant ! J'ai du mal à croire que je sois le seul auteur sur ce sujet. Mais j'ai le monopole :sournois: !

Jagen Eripsa a écrit: Je ne peux que te souhaiter bon courage pour mener à bien ce troisième tome ! :jap:


Merci :jap: :jap: :jap: :jap: !!! Ça va faire presque trois ans que je travaille sur cette trilogie :wink: :wink: ... j'avais commencé en aout 2018 :siffle: :siffle: !
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Messagepar Den » Lun 24 Mai 2021 - 16:55   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Félicitations pour ce second tome terminé, et pour le troisième qui commence! Cette période est décidément très riche! :)

Bonne continuation l'ami! ;)
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Messagepar mat-vador » Lun 24 Mai 2021 - 17:28   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Den a écrit:Félicitations pour ce second tome terminé, et pour le troisième qui commence! Cette période est décidément très riche! :)

Bonne continuation l'ami! ;)


Merci, :love: :love: ! J'espère que tu as adoré le synopsis :sournois: !
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Messagepar Den » Lun 24 Mai 2021 - 20:06   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Oh que oui! :sournois:

Pour une fois que les Hutts vont être dans le camp des "gentils". C'est sûr, ça va valoir le coup d'oeil! :D
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Messagepar L2-D2 » Mar 25 Mai 2021 - 13:33   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Alors je me demande si tôt ou tard, Contispex Jr ne va pas se débarasser de son cher papa pour prendre le pouvoir à son tour... :think:

Peut-être à l'occasion de cette Première Croisade, qui sait ? Vivement samedi !
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Messagepar mat-vador » Mar 25 Mai 2021 - 20:45   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

L2-D2 a écrit:Alors je me demande si tôt ou tard, Contispex Jr ne va pas se débarasser de son cher papa pour prendre le pouvoir à son tour... :think:

Peut-être à l'occasion de cette Première Croisade, qui sait ? Vivement samedi !


C'est prévu que ça arrive un jour, mais je dirai pas quand :sournois: !
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Messagepar mat-vador » Ven 28 Mai 2021 - 16:48   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Comme prévu, le premier chapitre sera publié demain soir !

Êtes-vous prêts ? Are you ready :diable: ?
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Messagepar mat-vador » Sam 29 Mai 2021 - 22:48   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Bonsoir à tous, comment allez-vous ?

D'abord une petite image sympathique :

Image

Voilà qui permet de rentrer dans le vif du sujet :D :D !

Et tout de suite sans plus tarder, voici le premier chapitre :diable: !



Coruscant, monde-capital de la République Galactique
11965 avant la bataille de Yavin IV


L’Allée de la Foi ressemblait à une ruche enfiévrée en ce milieu d’après-midi, réchauffé par les caresses d’un soleil généreux. L’astre étincelant frappait les toits des résidences et les grandes statues qui encadraient la prestigieuse avenue de la Cité Galactique. Les citoyens principalement humains, se croisaient sans se regarder.
Bekan Kalad, Chevalier Jedi d’origine alsakanie, constata que beaucoup d’entre eux arboraient des cheveux coupés très courts, y compris les femmes et les enfants. Par ailleurs, ils portaient de plus en plus des tenues sobres, discrètes et mêmes austères. Un étrange ballet qui lui fit comprendre que la société républicaine était en train de se transformer radicalement depuis ces derniers mois, plus qu’elle ne l’avait fait ces vingt dernières années.
Bekan en connaissait la raison évidente. Plusieurs mois auparavant, un complot connu sous le nom de Conspiration des Cent avait été déjoué par les éléments loyaux au Chancelier Suprême en exercice, Julius Contispex. En une nuit, sur Coruscant et ailleurs dans la République, la répression avait balayé toute forme d’opposition organisée, laissant le champ libre au Chef d’État et au culte Pius Dea pour s’emparer plus étroitement du régime et du Sénat.
Pendant plusieurs mois, la propagande s’était déchaînée, glorifiant Contispex comme défenseur de la République et de la moralité, et sabrant à tour de bras tous les ennemis réels ou supposés. Ces dernières semaines, c’étaient les cartels Hutt qui en faisaient les frais.
Les relations déjà tendues avant le déclenchement de la Conspiration des Cent, se dégradaient encore plus.
Il passa devant une maquette grossière en flimsi censée représenter le Mogul Suprême, le chef spirituel des kadijics de Nal Hutta. Tout autour de cette caricature loufoque, s’étaient regroupés des suprémacistes en uniforme sombre et aux traits grimaçants de haine, qui agitaient des torches.
Les Gardiens de la Pureté, une milice favorable aux idées humanocentristes des adeptes du Pius Dea.
- À bas les criminels ! S’écria l’un d’eux qui se pencha pour effleurer la maquette de sa torche.
En l’espace de quelques instants, l’effigie étincela sous les flammes, vacillant et se tordant, avant de disparaître complètement déformée et rapiécée sous les hurlements de joie des incendiaires. Certains allèrent même jusqu’à piétiner les cendres, avec une ardeur déterminée.
Bekan avait déjà vu ce genre de spectacle sur d’autres mondes du Noyau. Kuat, Ixtlar ou encore Fedalle.
Quelques badauds les applaudirent, la plupart préférant passer leur chemin comme le Jedi. Sur l’Allée de la Foi, il savait que ce n’était pas la seule distraction.
Des adeptes du culte Pius Dea, des pèlerins humains en toge pourpre, s’étaient installés sur la moitié de la chaussé au milieu de l’avenue, perturbant la circulation des landspeeders. Face à eux, se présentaient de jeunes hommes et femmes qui étaient invités à s’asseoir sur des bancs en bois, pour se voir la tête rasée au ras de l’épiderme.
Il s’agissait de nouveaux convertis au culte ou des gens souhaitant montrer qu’ils adhéraient à leurs croyances, plus ouvertement.
Des Disciples de Hapos en toge sombre, aux traits sévères et méfiants et pourvus de martinets électriques, montaient la garde tandis qu’une adepte scandait :
- Frères et Sœurs, la Déesse miséricordieuse nous illumine de sa bonté ! Croire en elle permet de devenir de meilleures personnes au quotidien, modestes, humbles et irréprochables ! Nous devons renoncer aux plaisirs douteux et nous consacrer aux choses essentielles qui sont des cadeaux de la Déesse ! Les pères de famille doivent être de bons pères de famille, les mères de famille doivent être de bonnes mères de famille ! Chacun et chacune doit un être un exemple de vertu, pour ses enfants car nous sommes des humains ! Nous sommes à l’image de la Déesse !
Bekan ne put s’empêcher de l’observer. Sa posture, son regard exalté et ses gestes traduisaient une conviction inébranlable en sa religion.
- Pour cela, nous devons nous vêtir correctement et faire preuve de rigueur contre la futilité, la paresse et la débauche ! Nous devons lutter contre les tentations d’Amaleth qui cherche à nous écarter du droit chemin tracée par la Sagesse de Kasili ! Ceux ou celles qui se parent de façon douteuse et provocante ne méritent pas d’arpenter le Chemin de la Pureté ! Suivez l’exemple de nos frères et de nos sœurs qui se séparent de leur chevelure, de leur maquillage et de leurs autres artifices pour se rapprocher de la Déesse !
Inlassablement, sans ne trahir aucune fatigue, les adeptes du culte placés derrière les nouveaux convertis, baladèrent leurs instruments de rasage, sur le front, le haut du crâne, la nuque et les tempes. De même, ils rasèrent chez les hommes, barbe et moustache. Des kilos de poils tombèrent, aussitôt balayés à coups de serpillière par d’autres adeptes.
Les convertis ainsi purifiés et aptes à servir la Grande Déesse officiellement, passèrent à côté pour être accueillis par quelques prêtres qui les bénirent.
- Bienvenue, frère ! Bienvenue, sœur ! Entendit le Jedi.
Il passa ensuite son chemin, se rapprochant de la Place du Pardon. Il se doutait que le pire l’attendait, il le sentait dans la Force.
Et il ne fut pas déçu de revoir cet échafaud de mauvais augure dressé au pied du Sénat, objet de ces Cérémonies d’Expiation destinées à s’assurer l’obéissance de la plèbe locale. Les Disciples de Hapos quadrillaient la place, entourant leurs sympathisant qui versèrent leurs quolibets sur un homme âgé et amaigri, aux mains enchaînés suspendues au-dessus de sa tête. La tenue de pénitent qu’il portait, était déchirée dans son dos, l’exposant au martinet électrique d’un des bourreaux.
Bekan l’entendit pousser des râles d’agonie avant qu’il ne se taise à jamais.
Il reconnut sur l’échafaud, à côté du supplicié, le Grand Prêtre Imesais qui levait les bras vers le ciel.
- Qu’il arpente le Chemin de la Pureté ! Louée soit la Déesse !
- La Déesse est grande ! Proclama le public.
Les Disciples de Hapos détachèrent le cadavre pour l’évacuer et laisser la place à un autre condamné.
Ce dernier, plus jeune, tenta de se débattre mais il fut fermement maîtrisé par les séides du culte qui l’attachèrent malgré ses protestations.
- C’est un malentendu ! C’est un malentendu !
Il fut étouffé par les sifflets hostiles et les prières. Sa terreur sautait aux yeux de tous, électrisant les perceptions de Bekan qui soupirait. Le prêtre le montrait d’un index accusateur, excitant une foule convaincue.
- Nous sommes ici au nom de la Déesse pour châtier cet impie de son hérésie. Ce mécréant a osé par de vils dessins démoniaques, tourner en ridicule la Déesse et ses les Quatre Prophètes. Il a osé injurier nos croyances, les piétiner sous ses déjections immondes !
- À mort ! À mort !
Le dignitaire religieux exhiba alors des feuilles de flimsi, ou étaient représentés des croyants du culte en posture grossière et bouffonne.
- Que devons-nous faire de ces images sacrilèges, frères et sœurs ?
- Brûlons, brûlons ! Répondirent les autres en chœur.
Et il en fut ainsi fait. Quelques torches furent allumés et les cendres des dessins caricaturaux volèrent aux quatre vents, à la satisfaction des croyants. Peu après, le martinet cingla le dos de l’artiste qui hurla à chaque coup asséné.
Le prêtre demandait habituellement à chaque pénitent de se confesser pour pouvoir arpenter le chemin de la Pureté ou servir la Déesse dans un de leurs temples disséminés dans les systèmes de la République.
Mais là, le crime était trop grave pour offrir ce luxe à cet homme.
- Que devons-nous faire à cet apostat, ce blasphémateur ? Interrogea le Grand Prêtre entre deux gémissements.
- Qu’on lui tranche ses mains sacrilèges ! S’exclama un fanatique.
Cette idée fut accueillie très favorablement et fut approuvée officiellement par le Grand Prêtre.
- Qu’il en soit ainsi. Kasili nous éclaire de sa sagesse ! La Déesse est grande !
- La Déesse est grande !
On apporta une épée et un billot à l’insu du condamné, qui n’aperçut d’abord rien de ce manège, à moitié inconscient suite aux flagellations. Ce fut seulement lorsque le billot fut posé devant lui et qu’il vit l’épée brandie sous son nez, que le Jedi le surprit en train de ruer pour tenter vainement de se libérer.
- Non ! Non ! Glapissait l’artiste déchu.
L’épée fut plongée dans un brasero à deux pas de lui, pour chauffer la lame.
- Priez pour le salut de son âme dévoyée, que la Déesse lui accorde son pardon ! Intima le dignitaire du Pius Dea.
Le Jedi alsakani entendit les murmures des croyants qui inclinaient la tête, paumes jointes.
- Déesse, sauve l’âme de ce pécheur, disaient-ils.
Peu après, un Disciple de Hapos retira la lame du brasero et deux autres acolytes donnèrent du mou aux chaîne qui retenaient les poignets de leur victime. Ils amenèrent ses bras à l’horizontale malgré ses supplications.
- Non ! Ayez pitié !
La lame s’abattit sur les poignets et un hurlement horrible de détresse douloureuse, le plus horrible que Bekan ait jamais entendu, résonna longuement sur la Place du Pardon. Un hurlement qui le glaça ainsi que tous les gens, ces humains qui avaient été amenés de force pour assister au spectacle.
C’est ainsi que la moindre étincelle de bonté, d’espoir était étouffée quotidiennement. Les Contispex n’offraient plus d’autre choix que de se convertir ou de subir.
Bekan ferma les yeux car il pressentait que le calvaire de cet homme n’était pas encore terminé. En effet, il fut tout à coup jeté du haut de l’échafaud, pour s’écraser à plat ventre devant la foule déchaînée qui se mit à lui cracher dessus ou à le frapper des pieds alors qu’il se redressait sur les genoux, brandissant ses moignons sanglants.
- Tuez cet apostat ! Tuez ce blasphémateur ! À mort !
Le mutilé fut aspergé d’un liquide poisseux puis une torche le transforma en brasier incandescent. Il gigota à même le sol, sous le nez du Grand Prêtre.
- Que les flammes le purifient !
Après quelques instants, il fit un signe impérieux de la main et les Disciples de Hapos se mirent à lapider le malheureux, qui cessa de remuer moins d’une minute après. Bekan écœuré, s’éloigna finalement.
Ce spectacle lamentable n’était pas la raison principale de sa promenade.


Voilà, j'espère que cela vous a intéressé :whistle: ! Toujours aussi sympa cette République, non ? Vous êtes sûr de ne pas vouloir emménager à Coruscant ? il fait bon y vivre, pourtant :sournois: !


Allez à la prochaine :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 05 Juin 2021 - 22:34   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Bonsoir à tous, comment allez-vous ?

Nous retrouvons donc dans ce chapitre, notre cher Jedi Bekan Kalad. celui-ci entre en contact avec des résistants :whistle: :whistle: !! :oui: :oui: sisisi ! Les Jedi vont-ils enfin se décider à faire quelque chose contre le Pius Dea ? Il serait grand temps :evil: :evil: !

Découvrez-le maintenant ! Bonne lecture :jap: !


Le Jedi s’éloigna peu à peu de la Place du Pardon, pour reprendre la direction du Temple Jedi. Les marchés et les étals fleurissaient à l’ombre des bâtiments, tenus par des humains et quelques rares aliens qui bénéficiaient d’un permis de travail, comme les duros ou les herglics. Quelques semaines auparavant, les bothans et les lanniks assuraient aussi l’animation mais les tensions et la méfiance de Contispex à leur égard avaient eu raison de la tolérance du Chef d’État de la République, qui les accusait de comploter contre lui.
La propagande ne tarissait pas d’accusations sérieuses, sous-entendant qu’ils avaient favorisé voire participé à la Conspiration des Cent.
Les herglics et les duros ne manquaient pas de clients, bien qu’ils éveillaient les regards hostiles de certains marchands humains et qu’ils étaient obligés de verser une humble contribution aux Gardiens de la Pureté afin de bénéficier de leur compréhension.
Bekan ne passait pas inaperçu à cause de sa tenue caractéristique des serviteurs de l’Ordre. Il usait de la Force pour détourner l’attention de temps en temps ou de gestes plus basiques comme pour se rapprocher d’un étal pour palper quelques fruits.
Un humain de taille moyenne et vêtu de façon quelconque se rangea à sa hauteur pour l’imiter. Il laissait pendre un sac de course qui était sauf vide. Bekan y devinait la présence d’un blaster. L’homme lui glissa à mi-voix :
- Le penseur se pose beaucoup de questions.
Ce à quoi l’alsakani répondit en reposant le fruit oblong qu’il tenait à la main :
- La méditation lui apportera certaines réponses mais pas toutes.
Il s’agissait du code convenu. L’homme se détendit et annonça au marchand en montrant un haricot Crochet entre deux doigts.
- Il m’en faudrait une vingtaine, s’il vous plaît.
- Très bien, monsieur, répondit le commerçant.
Le client tendit son sac pour l’ouvrir et les légumes y furent déversés.
- Vous fallait-il autre chose ?
- Non, ça ira, merci bien.
- Cela vous fera douze crédits, monsieur.
- Gardez la monnaie.
- Passez une bonne journée et que la Déesse vous garde sur le chemin de la Vertu.
- Que la Déesse nous permette à tous, d’arpenter le chemin de la Pureté.
Le Jedi et le client s’écartèrent de l’étal pour aller au bord de la chaussée, restant à une distance de deux mètres l’un de l’autre. À des espions, il fallait croire qu’ils étaient de parfaits inconnus l’un pour l’autre.
- Narn Shetu, je présume? Fit le Jedi.
Le pseudo client rétorqua nerveusement.
- C’est Kotil Marek que j’attendais, pas vous.
L’alsakani se fondit dans la Force pour ressentir les moindres fluctuations de son environnement.
- Il est en voyage pour des raisons de santé.
Pour la première fois, leurs regards se croisèrent. Dans le cas de Narn Shetu, il vit une défiance subite.
- Quand va-t-il se rétablir ?
Il avait deviné le sens caché des mots de Bekan.
- Seule La Force le sait.
L’alsakani percevait son bouillonnement d’émotions. Narn ne lui faisait pas confiance car il était un parfait étranger pour lui.
- Marek n’a pas que des amis au sein de l’Ordre et il a même été trahi. Faites-vous partie de ses amis ?
- Nous nous connaissons très intimement et il nous est arrivé de travailler ensemble, répondit posément et prudemment Bekan.
L’agent des Forces de Sécurité sous couverture plissa les yeux, à moitié convaincu. Puis la sérénité s’afficha de nouveau sur ses traits.
- Restez derrière moi à dix pas.
Bekan accepta d’une inclinaison du menton et Narn traversa la chaussée jusqu’à l’autre trottoir. Ils marchèrent ainsi à travers les quartiers résidentiels puis marchands de la Cité Galactique, séparés suffisamment pour ne pas attirer l’attention des premiers venus.
Pour ceux dont la curiosité devenait trop dérangeante à son égard, le Jedi usait de ses capacités d’astuce mentale pour les détourner. Narn jetait un œil par-dessus son épaule pour vérifier que le Jedi restait dans son sillage.
Peu après, l’agent décrocha son comlink et glissa à mi-voix, pour rester discret.
- Ici Shetu, vous me recevez Sentinelle ?
Une voix de femme lui répondit :
- Ici Sentinelle, je vous reçois Narn. Avez-vous trouvé le pèlerin ?
- Affirmatif.
- Est-il sûr ?
- Sa foi doit être absolument éprouvée, Sentinelle.
- Bien reçu, terminez votre pèlerinage, Narn. À bientôt.
L’alsakani perçut un écho défavorable troubler ses perceptions. Écartant son capuchon, il repéra sur le trottoir opposé, à sa hauteur, un humain chauve à la dégaine arrogante qui les filait. Malgré sa tenue civile, composé d’une tunique et d’un simple pantalon clair, les traits de l’inconnu l’apparentaient aux Gardiens de la Pureté.
Bekan percevait de lui, détermination et avidité. En voilà un qui se cachait à peine, sans aucune subtilité. Surtout avec cette balafre qui déformait sa joue gauche
Mais s’agissait-il d’un arbre qui masquait la forêt ? Peut-être bien. Quelques instants après, une seconde présence attira son intérêt.
À vingt mètres derrière lui, un autre humain leur emboîtait le pas, une femme cette fois. Celle-ci, contrairement à son complice, dissimulait beaucoup mieux son jeu. Portant un panier devant elle, elle avait l’apparence d’une cliente innocente déambulant pour faire des courses diverses. Mais la Force trompait rarement un Jedi.
D’autant plus s’il s’agissait de Bekan Kalad que son ancien maître Ri’ila Terka voyait intégrer un jour le Haut Conseil Jedi.
Sa voix porta jusqu’aux oreilles de son guide.
- Nous avons de la compagnie.
Narn frémit puis ralentit pour se retrouver à une distance de cinq pas, devant le Jedi.
- Combien ?
- Deux, répondit Bekan. L’homme chauve sur le trottoir d’en face avec la cicatrice sur la joue gauche et la femme derrière nous, avec le panier.
Narn ne mit pas en doute ses affirmations, il savait qu’il avait affaire à un Jedi. S’aidant du reflet d’une devanture qu’il dépassa peu après, il identifia les intrus décrits par son compagnon.
- Je les vois, qui suivent-ils ?
- Moi, affirma sans hésiter l’alsakani.
- Passez devant et prenez la deuxième rue sur votre gauche.
- Compris, obéit Bekan.
Il le surprit en train de fouiller dans son sac de courses, pour extraire le blaster enfoui sous les haricots Crochet. Narn l’enfouit ensuite sous sa tunique après l’avoir chargé et ôté le cran de sûreté avec dextérité.
Puis il agrippa de nouveau le comlink pour prévenir la femme nommée Sentinelle alors que le Jedi prenait du champ.
Il prit à gauche comme il lui avait été indiqué. À peine avait-il parcouru deux mètres qu’une silhouette encapuchonnée se détacha de l’angle du mur qu’il avait dépassé. Bekan sentit sa présence avant que le canon froid d’un blaster ne se colla discrètement entre les reins.
- Continuez d’avancer, fit la voix d’une femme à ses oreilles. Et ne ralentissez pas.
Il s’agissait de Sentinelle. L’alsakani éleva docilement les mains à hauteur des épaules, en signe d’apaisement.
- Écoutez, qui que vous soyez. Vous n’avez rien à craindre de moi.
- À d’autres, trancha-t-elle sèchement.
Son ton ne lui disait rien qui vaille. Il percevait sa tension et sa détermination, au milieu de la Cité Galactique acquise à un ennemi impitoyable.
Au milieu de la rue déserte, la femme lui fit signe de s’arrêter et de se placer dos au mur. Elle s’écarta ensuite de lui, le vent gonflant légèrement son capuchon. Bekan discerna des cheveux blancs immaculés et le teint bleu d’une Proche Humaine.
Une echani.
Elle se plaça au centre de la chaussée, le blaster en évidence, pour faire face aux deux agents ennemis qui apparaissaient devant elle. L’homme à l’allure de brute, dégaina à son tour son arme énergétique, imitée par la femme qui laissa choir son panier.
La Force se convulsa subitement, la confrontation allait éclater et la situation devenir dangereuse. Une fusillade ne manquerait pas d’alerter les Forces de Sécurité, voire les mignons de Contispex eux-mêmes.
Une chose que Bekan et les Maîtres du Haut Conseil qui l’avaient envoyé à ce rendez-vous, souhaitaient à tout prix éviter.
Narn Shetu surgit néanmoins fort à propos dans leur dos. D’une salve bien placée, il les foudroya et les neutralisa. Bekan ne sentit plus leur présence dans la Force. Il observa le policier achever ses ennemis d’un tir dans a tête.
Ce qui restait de la résistance après la répression de la Conspiration des Cent, s’accrochait avec acharnement aux dernières étincelles de courage. Cet acte révélait en partie leur désespoir. L’acte de ceux qui n’avaient plus rien à perdre.
Narn les rejoignit au pas de course, après avoir vérifié que personne ne les surprendrait. La femme s’enquit de son état.
- Je n’ai rien, la rassura-t-il. On ne peut pas rester ici, cependant.
- Si quelque chose doit être réglé, autant le faire ici.
À la surprise de son camarde, elle braqua son blaster tout à coup sur la tête de l’alsakani et pressa la détente. Une lame dorée comme le soleil se déplia dans un crépitement bas, interceptant les deux traits ardents successifs qui ricochèrent sur le sol.
Furieux, Narn obligea l’echani à baisser le canon.
- Mais qu’est-ce qui vous a pris ?
- Je devais être sûre que c’était un Jedi, se justifia-t-elle.
Elle rangea son arme sous sa cape, à la ceinture qui contenait une vibroépée aussi rangée dans son fourreau. Bekan attendit quelques secondes avant d’éteindre son sabre laser.
- J’espère que le test a été concluant, persifla-t-il.
- N’allez pas croire que nous vous faisons confiance, rétorqua l’echani. Pourquoi Marek nous a donné rendez-vous et pourquoi ne l’a-t-il pas honoré ?
Bekan projeta ses sens, s’assurant qu’ils étaient bel et bien tranquilles pour le moment.
- Kotil Marek est parti pour l’Espace Hutt à la demande du Haut Conseil, il y a deux jours, expliqua-t-il aux deux résistants.
Ceux-ci échangèrent un regard déconcerté avant que Narn ne le pressa :
- Pourquoi ?
- Les Hutt nous ont demandé de l’aide, pour leur trouver qui accepterait de se battre pour eux. Gratuitement ou contre rémunération. Maître Marek est parti pour Nal Hutta pour les aider à superviser les groupes de combattants volontaires.
Les résistants gardèrent le silence avant que l’echani ne cracha avec mépris :
- Que ces grosses limaces répugnantes s’étouffent avec leur avarice ! Ils ne méritent pas qu’on les aide après qu’ils nous aient trahis.
- Je comprends votre colère, madame, fit le Jedi. Maître Marek m’a envoyé pour vous soumettre cette offre. Après ce qui s’est passé lors de la Lune Pourpre, vous n’avez aucune chance de changer quoique ce soit sur Coruscant. Vous devez en avoir conscience.
Narn crispa la mâchoire de dépit.
- Il a raison, Maathra. Contre Contispex, sur Coruscant même, c’est sans espoir. Nous devrions l’écouter et rapporter…
- Non.
La guerrière echanie foudroyait Bekan du regard, pour lui faire part de son ressentiment.
- Vous les Jedi, êtes resté sagement dans votre Temple tandis que les nôtres se faisaient massacrer dans les ghettos. Vous avez empêché vos dissidents d’intervenir contre le Chancelier Suprême, car vous êtes son complice.
- Je déplore les pertes que vous avez subies.
- Vos regrets arrivent bien tard. Nous avons pris beaucoup trop de risques pour vous parler, cela n’a été qu’une perte de temps. Au nom de tous ceux qui ne sont plus, nous ne renoncerons pas.
Elle pointa un index hargneux dans sa direction.
- Quels sont vos projets ?
Maathra exprima une moue dédaigneuse à sa question.
- Ah, parce que vous espérez qu’on vous le dise naïvement ? N’y comptez pas, Jedi. Moins vous en saurez, moins vous aurez à en révéler à votre Contispex.
- Nous ne servons que la Force.
- Cela nous a procuré beaucoup de bien jusqu’à présent.
Bekan comprit qu’il était inutile de prolonger cette conversation tendue.
- Je comprends votre décision, fit-il en accomplissant une révérence. Je ne vous dérangerai pas plus longtemps.
Il les contourna et reprit le chemin du Temple Jedi. Les deux autres le virent s’éloigner avec dépit. Narn regrettait bien plus son départ que Maathra qui reprit :
- Bon débarras, nous n’avons pas besoin de lui.
- Son offre ne manque pas d’intérêt pourtant, fit-il remarquer. Nous avons besoin d’alliés, nous sommes trop isolés sur Coruscant, trop éloignés du moindre soutien important.
- Vous voulez déserter ?
Narn se rapprocha d’elle alors qu’elle resserrait davantage son capuchon sur sa figure.
- Je dis seulement que vous devriez en parler à Sfax.
- Vous ne venez pas ?
- Je dois reprendre mon service, désolé Maathra. Soyez prudente.
L’agent des Forces de Sécurité lui serra la main avant de s’éclipser. L’echani demeura seule, ruminant l’échange qui avait eu lieu. Elle n’avait pas d’autre choix que de continuer ce qui a été prévu.
Il lui fallait se rendre maintenant à l’ambassade d’Alsakan.


Voilà, j'espère que cet extrait vous aura intéressé :sournois: ! Tiens, cela me fait penser à cette chanson : " résisteee ! prouve que tu existeee".... vous la connaissez ?

Allez, à la prochaine et n'hésitez pas à me faire part de vos retours :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Dim 06 Juin 2021 - 22:14   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Extraits lus!

Oh, les Jedi se décideraient-ils enfin à agir? Entre la "mission" de Bekan et celle de Kotil Marek auprès des Hutt, on dirait bien que le Conseil s'est décidé à agir!

Bon, encore faut-il que la résistance locale ait envie de l'aide des Jedi! Il faut dire que leur passivité lors du Massacre de la Lune Pourpre est difficile à excuser...

Vivement la suite! Tu es reparti sur d'excellentes bases!!! :oui:
Mauvais, perfide, fourbe ! Nous devrions lui tordre son sale petit cou ! Gollum, Le Seigneur des Anneaux - Les deux tours

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Messagepar mat-vador » Lun 07 Juin 2021 - 19:09   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Merci pour le retour, L2 :oui: !

L2-D2 a écrit:Oh, les Jedi se décideraient-ils enfin à agir? Entre la "mission" de Bekan et celle de Kotil Marek auprès des Hutt, on dirait bien que le Conseil s'est décidé à agir!


Reste à voir quelle ampleur cela prendra... cela pourrait devenir dangereux de défier Contispex :sournois: !

L2-D2 a écrit:Bon, encore faut-il que la résistance locale ait envie de l'aide des Jedi! Il faut dire que leur passivité lors du Massacre de la Lune Pourpre est difficile à excuser...


C'est clair que là, ils auront du mal à recoller les morceaux :whistle: ! cela me rappelle cette phrase de Winston Churchill après les accords de Munich où les tchécoslovaques ont été lâchés par leurs alliés : "vous aviez le choix entre le déshonneur et la guerre. vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre"


L2-D2 a écrit:Vivement la suite! Tu es reparti sur d'excellentes bases!!! :oui:


:jap: Encore merci et à samedi :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 12 Juin 2021 - 22:09   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Bonsoir à tous, comment ça va ?

Allez, on continue avec la résistance... Maathra rencontre l'ambassadrice alsakanie :sournois: ! Alsakan, de retour dans le jeu :diable: ! Je vous laisse découvrir ça !


Coruscant, quartier diplomatique

Maathra ne connut aucun difficulté à accéder à l’ambassade. Pas plus pour y entrer quand les gardes alsakanis la laissèrent passer. Toujours soucieuse de préserver son anonymat, elle contacta directement l’ambassadrice Sikala pour qu’elle vienne directement dans le hall d’accueil, pour l’introduire dans son bureau.
La jeune alsakanie vint la chercher derrière une colonne, où elle s’était réfugiée à l’abri des regards. Lorsque la porte en bois traditionnel provenant des menuiseries d’Archais se referma derrière elles, l’ambassadrice entra dans le vif du sujet.
- La rencontre avec le Jedi a été productive ?
- Pas autant que je l’espérais, avoua l’echani.
Elle raconta à l’alsakanie, la teneur de la conversation.
- Je vois, les Jedi se montrent toujours aussi frileux.
- Ces pleutres auraient le feu à leur Temple qu’ils continueraient à prier leur précieuse Force. Inutile de compter sur eux pour changer quoique ce soit.
Sikala contourna la table pour s’installer à sa place.
- Vous êtes prête à aller jusqu’au bout ?
- Plus que tout au monde, répondit l’echani.
- J’ai réfléchi à votre requête de la dernière fois.
L’alsakanie activa son brouilleur et ferma les volets des fenêtres. Les lumières tamisées accrurent leur intensité.
- Eh bien ?
- J’ai du nouveau, concernant la famille de votre amie twi’lek, cette Naha. Je peux vous confirmer que ni son frère ni sa sœur ne sont sur Coruscant.
- Vous êtes sûre ?
- J’ai usé de tous les contacts dont je dispose dans certains milieux, du Noyau jusqu’à la périphérie de la galaxie. Avec tous les éléments que vous m’avez laissé. Les Forces de Sécurité sur Coruscant n’ont aucun de leurs noms répertoriés dans la rubrique nécrologique.
- Alors où peuvent-ils se trouver ?
- Probablement à la frontière de la République, plus certainement dans l’Espace Hutt. Ils n’est pas impossible que des gangs esclavagistes les y aient amené, après le Massacre de la Lune Pourpre.
- Vous devez en être sûre, insista l’echani. Cela ne m’aide pas beaucoup, là.
- Je fais mon possible avec les responsabilités qui m’incombent. N’oubliez pas que je dois continuer de servir mon peuple.
Elles se mesurèrent du regard avant que Maathra ne s’écarta en lançant encore une fois :
- Trouvez-les.
- Que ferez-vous quand j’y arriverai ? Interrogea l’ambassadrice. Vous devrez choisir entre nous aider à abattre Contispex ou sauver une famille.
- L’un n’est pas incompatible avec l’autre.
- Parlons clairement, Maathra. Qu’est-ce qui importe le plus pour vous ? La liberté d’une famille ou la liberté de tous ?
L’echani serra les dents, prête à vomir le fonds de sa pensée.
- Trop de familles ont été sacrifiées, commença-t-elle. Je refuse d’en sacrifier une de plus.
- Vous n’êtes pas certaine d’y arriver seule. Mais si vous m’aidez, je vous aiderai.
Maathra la fixa avec un dédain manifeste.
- Je n’en doute pas. Après tout, personne ne se doutait que vous précipiteriez la Conspiration des Cent au fonds d’un trou noir.
- Mais nous n’avions pas le choix ! Les Hutt…
- Ne vous réfugiez derrière la trahison des Hutt pour justifier la vôtre. Car des milliers et des milliers d’innocents sont morts en une nuit, dans les flammes. Mais après tout, qu’importe le nombre des morts, si les politiciens comme vous atteignent leurs objectifs. En fin de compte, vous ne valez pas mieux que les Jedi qui ont oublié le sens commun. Je dirais même que vous ne valez pas mieux que les Contispex.
- Je vous interdis de…
- Soyez tranquilles pour votre projet, poursuivit imperturbable l’echani. Je ferai ma part mais lorsque ce sera fait, je serai libérée de notre pacte. Je suis une guerrière d’Eshan et je suivrai notre code.
- Maathra, attendez !
L’echani remit son capuchon, prête au départ.
- Bonne journée, ambassadrice, fit-elle en se retournant.
Sikala resta assise, seule avec ses pensées. Puis elle se leva vivement et rouvrit les volets pour profiter de la lumière du jour. Elle plongea son regard en contrebas pour observer l’activité dans la grande avenue, devant l’entrée principale de l’amabassade.
Son bureau et ses appartements spacieux dominaient la moitié du dernier étage, lui offrant une vue panoramique sur une bonne partie de la Cité Galactique. Au loin, des tours lointaines se dressaient depuis le quartier financier de la capitale.
Leur nombre s’était multiplié ces dernières années, le Chancelier Contispex souhaitait en faire le pôle de la puissance économique de la République, au détriment des systèmes les plus éloignés, peuplés de non humains comme les lanniks. Les Guildes Marchandes dont Contispex demeurait le trésorier retirait peu à peu leurs investissements, plongeant ces mondes dans une détresse financière sérieuse qui menaçait de les faire sombrer dans la banqueroute.
Ce qui provoquait de violentes émeutes contre la République dans les systèmes concernés. Des émeutes qui faisaient le jeu de la propagande du Pius Dea qui présentait inlassablement les non humains, comme des éléments instables qu’il fallait contrôler par la force. Pour Sikala, l’objectif de Contispex était clair.
Diaboliser ces systèmes et leurs peuples pour favoriser des interventions militaires qui materaient toute opposition contre lui. Rendre ces systèmes encore plus vassaux vis-à-vis du Noyau, le coeur du pouvoir républicain.
Et rendre lez Hutt responsables de cette situation tendue. Ce n’était pas un hasard si l’Armée et la Flotte Républicaine concentraient des vaisseaux et des troupes importantes sur des mondes stratégiques, à la frontière. Ce n’était pas un hasard si les ordonnances sur les Dépôts Militaires Régionaux avaient été votées par le Sénat, des mondes sur lesquels la République concentrait toujours plus chaque jour du matériel et de l’armement, en préparation d’une campagne de grande envergure.
Les incidents avec les Hutt se multipliaient, chaque jour les rapprochait de la guerre. Si cela devait arriver, l’issue était claire. La République balaierait les cartels criminels en une seule offensive brutale, à moins que les Hutt n’arrivent à trouver et à recruter des volontaires.
Ils possédaient quelques atouts en main, comme la présence d’une flotte de mutins républicains rescapés de la Conspiration des Cent, sous le commandement d’un certain Riyan Lix, vétéran de la Crise Alsakane.
Tous condamnés à mort par contumace, est-il besoin de les préciser. Leur présence arrangeait autant qu’elle embarrassait les Hutt, Contispex profitant de cette présence pour accentuer ses pressions et ses chantages contre eux.
La jeune alsakanie se demandait si Contispex était derrière cette guerre à venir, ou s’il subissait les pressions de ses propres partisans plus fanatiques que lui. Quoiqu’il en soit, s’il lui devait lui arriver un fâcheux accident, le vide politique déstabiliserait la République, encourageant nombre d’ennemis intérieurs matés par la répression. Ce qui sauverait les Hutt d’une invasion programmée.
Elle entendit une sonnerie, une transmission hors-planète.
Elle revint à la table et activa l’hologramme. Le buste d’une autre alsakanie se dressa devant elle, devant laquelle elle s’inclina en signe de respect.
Il s’agissait de Tina Ap Token, choisie par l’Archaiad à la place d’Orin Melok, comme Premier Régent.
- Excellence.
- Bonjour, Sikala. Avez-vous contacté Sentinelle ?
- Oui, nous avons terminé à l’instant.
- Bien, résumez-moi ce que vous avez appris.
Sikala obéit, se montrant à la fois succincte et précise.
- Si les Jedi ont envoyé un des leurs auprès des Hutt, cela signifie qu’ils prennent enfin conscience de la menace que représente Contispex.
- Un Jedi ne peut guère suffire à les aider. Il ne fait aucun doute qu’ils le craignent trop pour oser se rebeller contre lui ouvertement. Lors de la Lune Pourpre, ils ont muselé leurs dissidents en les emprisonnant dans leur Temple.
Tina Ap Token hocha la tête.
- Alors nous ne pourrons pas compter sur eux, se résigna-t-elle. Abordons les autres options.
- Sentinelle m’a confirmé que les résistants du ghetto un étaient prêts à passer à l’action lors de la Fête des Élus dans deux jours.
La Fête des Élus représentait une cérémonie, pendant laquelle les sénateurs et le Chancelier Suprême rendaient hommage au courage et aux sacrifices des soldats républicains qui ont ponctué les conflits galactiques jusqu’à maintenant.
Comme les Cinq Guerres Alsakan.
- Vous pensez qu’ils ont une chance de réussir ?
- Peut-être, Excellence. S’ils parviennent à rester discrets jusque-là. Et s’ils accèdent aux quartiers hors de leur ghetto, que traversera le défilé.
- Vous leur fournirez ce dont ils ont besoin.
- Cela va sans dire, mais je ne baserais pas tous nos espoirs là-dessus. Contispex tient fermement les mondes stratégiques de la République, plus personne n’ose s’opposer ouvertement à lui. Je le sens quand je me promène dans la Cité Galactique. Les gens ont peur.
- Dans ce cas, discutons des autres options.
Sikala fronça les sourcils.
- Attendez, vous songez à envoyer notre flotte aider les Hutt ?
- Non, rien d’aussi risqué, la rassura Ap Token. Mais je connais ceux qui pourraient convaincre des alliés de le faire.
- Les bothans et les lanniks.
- Et aussi les herglics, les duros, dans le meilleur des mondes.
Le meilleur des mondes. Un vœu pieux au centre d’une République donnée cœur et âme à un tyran impitoyable.
Sikala ne doutait pas que les bothans et les lanniks chercheraient à se défendre contre l’impérialisme d’une secte extrémiste qui cherchait à étendre son prosélytisme jusqu’aux confins de la galaxie, voire au-delà si l’univers le leur permettait.
Elle éprouvait plus de doute pour les herglics et les duros qui venaient de conclure des contrats économiques juteux avec le Chef d’État de la République. Grâce à cette manœuvre politique, Contispex leur faisait comprendre qu’ils perdraient beaucoup s’ils se soulevaient contre Coruscant. Personne ne pouvait se fier à leur éventuelle allégeance.
Après tout, n’avaient-ils pas été déçus par les Hutt qui avaient vendu leur conspiration des Cent dans l’espoir vain d’être épargnés ?
- Qui songez-vous à envoyer ?
- Le sénateur Kalad et l’amirale Delinki.
- Ils ne sont pas en résidence surveillée ?
- Ils le sont toujours à cet instant, affirma la Chef d’État d’Alsakan.
Sikala grogna entre ses dents.
- Nous risquons la guerre si Contispex l’apprend, Excellence. Est-ce que nous pouvons nous le permettre ? Nous devrions peut-être nous concentrer sur les derniers résistants de Coruscant.
- Ils ne peuvent qu’échouer et mourir, Sikala. Ils n’ont aucune chance de réussir. Leur seule utilité est la diversion qu’ils nous fourniront pour permettre au sénateur et à l’amirale de quitter les mondes du Noyau.
L’ambassadrice ne put se retenir d’être gênée par le cynisme de la politicienne.
- Nous les envoyons délibérément à la mort.
- Sans doute. Mais si les Lunes de Cristal nous sont favorables, leur sacrifice aura un sens.
- Ainsi que celui de leurs proches, en cas de représailles. Comme pendant le Massacre de la Lune Pourpre.
- Je regrette Sikala, mais nous servons notre peuple. Pas cette République.
- Je crois que j’ai bien compris, Excellence.
Tina Ap Token la dévisageait à travers l’hologramme.
- Parfait, tenez-moi au courant de la suite.
- Oui, Excellence. Fin de transmission.


Voilà, j'espère que cela vous a plu !

Samedi prochain, les Contispex seront de retour :diable: :diable: ! Niark niark, y aura les senior et les junior en plein travail :P !


Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Dim 13 Juin 2021 - 20:40   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Extrait lu!

Bon bon bon! C'est l'occasion de savoir un peu ou nous en sommes à l'échelle galactique, ce qui n'est pas pour me déplaire! Beaucoup de noms et d'informations nous sont communiqués, reste à voir ce que tu vas faire de tout cela... :think: Une chose est sûre cependant : tout va converger vers l'espace Hutt!

Vivement la suite! Les Contispex en plein travail? Voilà qui augure du pire!!! :chut:
Mauvais, perfide, fourbe ! Nous devrions lui tordre son sale petit cou ! Gollum, Le Seigneur des Anneaux - Les deux tours

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Messagepar mat-vador » Lun 14 Juin 2021 - 19:55   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:Une chose est sûre cependant : tout va converger vers l'espace Hutt!


Que... quoi ? Tu as déjà deviné :shock: ? Je suis trop prévisible, c'est pas possible :x !

L2-D2 a écrit:Vivement la suite! Les Contispex en plein travail? Voilà qui augure du pire!!! :chut:


Eh bien oui, il faut que les senior la préparent cette Croisade, ça ne s'improvise pas. Quant aux juniors... eh bien, leurs préoccupations sont un peu plus... comment dire... enfin, tu vois ce que je veux dire :siffle: :whistle: :transpire: :paf: ...

Allez, à samedi :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 14 Juin 2021 - 20:25   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

mat-vador a écrit:Que... quoi ? Tu as déjà deviné :shock: ? Je suis trop prévisible, c'est pas possible :x !

Ou alors, j'ai bien lu ta présentation chronologique dans le premier post de ce sujet... :think:
Mauvais, perfide, fourbe ! Nous devrions lui tordre son sale petit cou ! Gollum, Le Seigneur des Anneaux - Les deux tours

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Messagepar mat-vador » Lun 14 Juin 2021 - 20:47   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

L2-D2 a écrit:
mat-vador a écrit:Que... quoi ? Tu as déjà deviné :shock: ? Je suis trop prévisible, c'est pas possible :x !

Ou alors, j'ai bien lu ta présentation chronologique dans le premier post de ce sujet... :think:


:siffle: :oui: !
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Messagepar mat-vador » Sam 19 Juin 2021 - 22:07   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Bonsoir à tous, comment ça va ?

J'ai eu ma première dose de vaccin :x ! Pour fêter ça et mon joli nouveau avatar, il est temps de publier le chapitre sur les Contispex, vous l'attendiez, n'est-ce pas :diable: ?


Cité Galactique, Siège du Sénat, bureau du Chancelier Suprême

Julius et Linza Contispex se pincèrent le nez pour empêcher les effluves nauséabondes émanant des pores de l’ambassadeur Hutt, de les faire suffoquer de dégoût. Gaarba Hestilic Uruth rampa avec vivacité suivi de son droïde traducteur, pour se présenter face aux maîtres de la République. Autour d’eux, les Disciples de Hapos montaient la garde tant pour protéger le Sage Suprême que pour déstabiliser l’ambassadeur et neveu du Mogul Suprême, obligé de laisser son escorte personnelle à l’entrée du Sénat pour ne pas déroger à l’étiquette.
- Bienvenue, ambassadeur.
Le Chancelier Suprême accorda à son hôte un sourire fourbe, destiné à être accueillant.
- Son Énormité, l’ambassadeur Gaarba, remercie le Chancelier Suprême de le recevoir avec les honneur dus à son rang.
- Nous acceptons ses remerciements, intervint-il. Peut-être pourrions-nous aborder le sujet de votre visite.
Gaarba agita ses petits bras courtauds.
- Son Énormité voudrait revenir sur les provocations toujours plus insistantes de la République le long des frontières de notre Espace. Les kadijics s’interrogent sur vos intentions à leur égard, ajouta le droïde.
Linza répondit de sa douce voix trompeuse.
- Il s’agit simplement de manœuvres classiques, destinées à entraîner des équipages de notre Marine et à lancer des opérations de pacification dans les zones infestées par la piraterie et la criminalité ambiante. Opérations destinées à assurer les intérêts des deux parties présentes.
Le Hutt laissa échapper un rugissement désapprobateur.
- Des opérations de pacification ? Son Énormité doute de la bonne foi de la femelle humaine, les moyens mis en œuvre sont beaucoup trop importants pour lancer de simples raids contre la piraterie. Ou entraîner des cadets des académies navales. Les kadijics souhaitent que la vérité soit révélée dans l’espoir d’une meilleure compréhension réciproque.
Le Sage Suprême échangea un regard entendu avec sa femme et s’avança d’un pas, affichant un air supérieur qui tranchait avec sa cordialité apparente.
- Vous souhaitez que la vérité soit révélée ? Eh bien, soit. Nous vous accordons cette faveur, ambassadeur Gaarba. Les Quatrième et Cinquième Flottes sont présentes aux abords de votre espace pour rappeler aux kadijics qu’ils doivent répondre de leur implication dans le trafic d’esclaves perpétré jusque dans les Mondes du Noyau, au cœur de la République. Sans compter l’asile que vous avez donné à des ennemis politiques et des terroristes comme ce commandant Riyan Lix.
Les immenses pupilles reptiliennes de Gaarba s’agrandirent, comprenant que Julius Contispex parlait sérieusement d’un ton tranchant, comme la lame du bourreau. S’agissait-il d’un signe de colère ou de crainte devant un homme sûr de ses forces et de sa foi absolue en la Déesse, impitoyable incarnation de la justice ?
- Son Énormité assure à son Excellence qu’elle est dans l’erreur…
- Il suffit, la patience des citoyens de la République est dépassée. Nous ne tolérons plus vos manigances, votre hypocrisie et votre immoralité.
La colère feinte – un remarquable simulacre astucieusement travaillé – pour mettre mal à l’aise n’importe quel interlocuteur, suffit à faire taire le Hutt, un genre de créature calculatrice que même les Jedi avaient le plus grand mal à impressionner.
- Nous sommes parfaitement renseignés sur la présence des mutins que vous abritez et que vous avez proclamé comme fer de lance de votre flotte. Pensiez-vous vraiment que la République accepterait ce genre de provocations ?
Gaarba tenta de reprendre contenance, en répétant qu’il ne veut que la paix entre son peuple et la République.
- Si les honorables kadijics de Nal Hutta souhaitent la paix aussi ardemment que nous, intervint l’épouse du Chancelier, il est temps qu’ils fassent enfin preuve de bonne volonté.
- Voici nos conditions de paix, trancha le Sage Suprême. Vous allez livrer les mutins de la République, désarmer vos troupes, vos vaisseaux et vos stations de combat. Vous congédierez les mercenaires et libérerez les esclaves. Vous signerez ensuite un traité dans lequel vous reconnaîtrez la suzeraineté totale de la République sur tous les mondes sauvages qui constituent votre territoire.
- En outre, poursuivit Linza, nous souhaitons l’ouverture de vos territoires à nos croyants, qu’ils puissent y accomplir l’œuvre de la Déesse. Vous accorderez à nos prêtres l’autorisation de bâtir nos temples sur certains de vos mondes les plus importants.
- Et toutes les exportations de marchandises vers les systèmes de la République seront soumises à des taxes.
L’ambassadeur Hutt, un instant déconfit par cette avalanche d’exigences humiliantes, se révolta. Sa grande bouche se fendit sous le coup de l’indignation et un rugissement guttural vibra les tympans de tous.
- Son Énormité proteste contre l’outrage qui lui est fait ainsi qu’à ceux qu’il représente. Un tel traité inique ne peut être accepté.
- Vous avez trois semaines pour accepter nos conditions, faute de quoi tout refus sera considéré comme une atteinte aux intérêts de la République, asséna Julius. Nous vous remercions de votre visite, ambassadeur.
Gaarba continua de rugir, frappant le sol de sa grande queue puissante avant de ramper vers la sortie, maudissant les Contispex et la République. Julius s’assit à la table après avoir congédié les Disciples de Hapos.
Sa femme le rejoignit sur ses cuisses, pour leur octroyer un peu d’intimité.
- Trois semaines, fit-elle songeuse. Tu penses que ce sera suffisant ?
- Le Suprême Amiral Divoss me l’a confirmé. Les derniers transports de troupes se poseront dans deux semaines sur Ord Yndar et Ord Wylan. La grande offensive sera lancée une semaine après.
Une carte de holographique de l’Espace Hutt et des système républicains qui leur étaient frontaliers apparut devant leurs visages.
Des lignes blafardes fracturées représentaient les voies hyperspatiales qui reliaient les territoires Hutt à ceux de la République.
- Quel sera l’objectif ? Interrogea-t-elle.
- La route de l’Ootmian Pabol, répondit-il en montrant de l’index l’une des lignes qui entrait au coeur de l’Espace Hutt. La Quatrième Flotte se tiendra en embuscade dans le système d’Ubrikkia tandis que les vaisseaux de la Cinquième Flotte partiront d’Ord Yndar et Ord Wylan pour contourner leurs défenses et frapper les mondes de Toydaria et d’Essaga.
- Si nous prenons le contrôle de l’Ootmian Pabol, ce sera donc un coup de vibrolame en plein cœur de ces vermines puantes.
- Tout à fait, ma chérie. Nos forces détruiront toutes les cibles sur leur passage, toutes celles qui opposeront de la résistance.
- Comme ces félons de Lyram Skyrim et de Riyan Lix.
- Ils seront nos adversaires les plus sérieux puisque les Hutt ont eu l’intelligence de les nommer à la tête de leur flotte.
- Ces vermines ont une flotte digne de ce nom ? Je l’ignorais, grinça sa compagne.
Le Chancelier laissa s’exprimer le sarcasme sur ses traits.
- L’heure de gloire des Hutt et de leur soit-disant Empire est révolue. Surtout depuis qu’ils se sont constitués en kadijics, rivalisant et luttant pour leurs intérêts privés. L’union qu’ils affichent n’est qu’une façade que nous ferons voler en éclats, en étalant la supériorité de notre foi et de notre civilisation.
- Nous sommes les Enfants de la Déesse, nous le leur montrerons.
- Et ils se soumettront, comme la République l’a fait devant nous.
Elle serra les bras autour de sa nuque et l’embrassa. Ils prirent le temps d’apprécier cet instant d’intimité.
- Au fait, où sont Ethan et Leli ? Demanda-t-elle.
- Au Temple de la Grande Déesse, répondit son mari. Ils ont capturé un agent ennemi qu’ils doivent interroger.
Linza Contispex esquissa un sourire sinistre sur ses lèvres. Quelque que ce soit ce prisonnier, son sort n’était pas à envier.

Coruscant, Temple de la Grande Déesse
Salle d’interrogatoire

Niaken se réveilla, le corps endolori. La jeune chagrienne à la peau bleutée se redressa pour s’apercevoir qu’elle était allongée, nue, sur une table froide de duracier. Immédiatement, l’effroi la gagna malgré elle lorsqu’elle réalisa qu’elle était attachée en croix, bras et jambes écartées.
Elle frissonna, tentant d’appréhender le moindre bruit qui lui parviendrait. Seul le silence l’entourait, dans la pénombre qui l’enveloppait. Quelques torches brillaient, brûlant les murs auxquels ils étaient accrochés.
Elle tenta de se rappeler comment elle avait atterri dans cet endroit malfaisant, terrifiant. Elle se sentait oppressée par l’isolement qui se dégageait de cette pièce.
Depuis quand était-elle ici ?
Peut-être hier, lorsque des Disciples de Hapos l’avaient surprise aux alentours du ghetto un, en train de distribuer des tracts incitant la population coruscantie à la dissidence. Ils l’avaient attrapé et emmené de force vers leur sanctuaire.
Durant le trajet, elle s’était débattue et ils l’avaient assommée. Lorsqu’elle avait repris conscience dans un de leurs cachots, ils avaient suspendu ses bras au-dessus de sa tête et l’avaient fouetté avec leurs martinets électriques.
Sans l’interroger, lui poser la moindre question. Déchirant ses vêtements, meurtrissant sa peau bleue. Cela avait duré plusieurs heures
La morsure du duracier glacé réveilla les flétrissures qui sillonnaient son dos lorsqu’elle tenta de remuer sur la table. Elle se demandait combien allait-elle rester ainsi. Sa famille, ses amis au ghetto devaient commencer à s’inquiéter.
Les reverrait-elle ?
Elle tentait de se persuader que ce serait le cas. Après tout, elle ne faisait que distribuer des tracts subversifs, il y avait bien pire comme crime, non ? Ils la puniraient sévèrement, l’obligeraient à se repentir lors de la Cérémonie d’Expiation et puis ils la relâcheraient.
C’est bien ce qui était prévu, n’est-ce pas ?
Elle reprit un peu d’espoir, s’obligea à respirer normalement.
Tout ira bien, se disait Niaken.
Tout à coup, un grincement strident la fit sursauter, quelqu’un poussant sur ses gonds devant elle. Porte qui se referma avec un fracas métallique. Un courant d’air frais parvint à ses narines, évacuant la transpiration qui dégoulinait de son visage.
Un pas léger se fit entendre, sur les dalles. Celui d’une femme encapuchonnée brandissant une torche et tournant autour d’elle pour l’étudier. Niaken ne parvint pas à se redresser suffisamment pour croiser son regard.
- Bonjour, ma jolie, entendit-elle.
La voix était soyeuse presque maternelle. La pièce baignait dans un éclat plus vif, d’autres torches étaient allumées aux quatre coins de la salle.
La femme inconnue se rapprocha et Niaken vit son visage à moitié masqué se pencher au-dessus d’elle. Des mèches de cheveux roux s’échappaient de sous son capuchon tandis que des yeux verts emplis d’arrogance satisfaite, la dévisageaient intensément.
Il y brillait une malveillance qui ne la rassurait pas.
- Es-tu bien installée ?
La chagrienne tirait sur ses chaînes.
- S’il vous plaît… je n’ai rien fait.
- Chut, susurra l’inconnue humaine. Tu es déjà pressée de nous quitter, alors que je souhaiterais que nous fassions connaissance. De quelle espèce es-tu ?
Niaken déglutit.
- Chagrienne.
- Tu es la première que je vois d’aussi près, depuis le Massacre de la Lune Pourpre. Je suis Leli Contispex mais tu m’appelleras Maîtresse. Entendu ?
Niaken sentit son haleine chaude de prédatrice lorsqu’elle frôla son visage avec le sien. Sa gorge se serra.
- Je ferais tout… ce que vous voudrez, madame.
Leli la gifla à la joue, la faisant gémir.
- Comment dois-tu m’appeler ?
- Maîtresse…
- Bien. Tu es dans un sanctuaire de la Déesse et tous ceux qui aspirent à croire en elle, en sa miséricorde doivent faire preuve d’humilité et d’obéissance. C’est très important, le comprends-tu ? Car c’est ainsi que nous pouvons arpenter le Chemin de la Pureté.
- Oui… maîtresse.
- Pour en être digne, nous devons faire preuve de sincérité.
Leli s’écarta et tourna autour d’elle, ne cessant de la scruter avec une avidité malsaine.
- C’est pourquoi tu te trouves sur la Table de Vérité, car mon rôle en tant que servante de Kasili, Prophétesse de la Sagesse, est de t’amener à une confession entière. Ce n’est qu’ainsi que tu pourras être sauvée.
- Oui… maîtresse.
Elle freina à hauteur de sa tête et effleura le dessous de la table. Des éclairs parcoururent toute la surface et réveillèrent les plaies de Niaken qui lâcha un hurlement strident. Elle haleta tandis que Leli reprit sa ronde imperturbable.
- Toute confession nécessite de la douleur lorsque notre esprit n’est pas ouvert à la miséricorde de la Déesse, m’entends-tu ?
- Ou...i… maîtresse.
De nouveau, l’humaine se pencha avec un sourire sinistre.
- Tu ne pourras pas échapper à la douleur car tu es une impure. Mais cela ne signifie pas pour autant que tu ne dois connaître que cela. Je pourrais t’aider à rendre d’abord les choses plus agréables, qu’en penses-tu ?
La chagrienne préféra rester muette, trop terrifiée à l’idée de l’encourager. Cela ne fut pas la meilleure stratégie car la Table de Vérité la fit se tordre de souffrance une nouvelle fois. Elle gémit, la voix entrecoupée de sanglots.
- Tout ce que vous… voudrez, maîtresse.
- Bien.
Le sourire de Leli s’élargit lorsqu’elle s’approcha encore pour lui demander :
- Tu dois plaire beaucoup à ceux de ton espèce, n’est-ce pas ?
- C’est vrai, maîtresse.
- Quand tu sors de ton ghetto, je parie que tu dois plaire à beaucoup d’humains.
- Certains me le disent, maîtresse.
Leli Contispex gloussa en retirant le capuchon de sa tête.
- Alors, tu plairas à mon homme. Il aimera profiter de toi quand il arrivera. En attendant, tu vas prendre plaisir en ma compagnie.
Leli lui caressa le visage puis ses lekkus cornus.
- Tu me plais beaucoup, tu sais. J’aimerais avoir plus de temps pour jouir de ton corps, te posséder pour moi seule. Enfin, on fera avec ce qu’on pourra. D’abord, je veux t’embrasser.
D’une poigne impitoyable, elle lui attrapa le menton avec la main droite et appliqua ses lèvres sur les siennes.
Niaken se débattit mais fut maîtrisée. La chagrienne sentit quelque chose de flasque et de large s’introduire se plaquer contre sa langue. Par un réflexe instinctif, elle resserra les dents dessus ce qui eut pour effet de repousser Leli.
Du sang s’écoulait de sa bouche, de sa langue mordue. Elle l’essuya avec un regard mauvais en direction de sa victime.
- Très bien, si tu veux la jouer comme ça, impure. Puisque tu m’as saignée, je vais devoir te rendre la pareille.
Un martinet électrique apparut dans son poing et des arcs crépitants dansèrent le long de chacune des manières. Elle abattit l’instrument sur la poitrine de la prisonnière et Niaken hurla à chaque coup qui lui était asséné.
Au bout de cinq, des marques sombres déformèrent sa peau bleue au niveau du thorax. Leli rangea son instrument sous sa robe ample avant de se pencher au-dessus de la chagrienne en détresse.
- Alors, tu veux bien être docile ou faut-il que je sévisse encore ?
Niaken murmura un oui fluet, ce qui contenta sa tortionnaire.
- Bien, reprenons alors.
Elle l’embrassa et cette fois, la chagrienne la laissa faire. Puis Leli s’allongea sur elle et ses mains palpèrent ses parties intimes du haut vers le bas.
Niaken se sentit défaillir, comprenant que même son propre corps ne lui appartenait plus. Tout ce qu’elle représentait, n’était plus qu’un objet de plaisir pour la jeune humaine rousse acquise à la secte fanatique.
Une voix masculine s’éleva après un ricanement bas.
- Eh, Leli, tu m’en a laissé un peu ?
Ethan Contispex, le fils du Chancelier Suprême, entrait dans la cellule, surprenant sa compagne qui se redressa vers lui avec un grand sourire affectueux.
- Ah c’est toi, chou. Comment s’est passé la messe du Grand Prêtre ?
- Ennuyante à un point que tu n’imagines pas. C’est pourquoi j’avais hâte de te retrouver puisque j’imaginais que ce serait plus distrayant, ici.
- Tu tombes au meilleur moment, j’étais en train de la préparer rien que pour toi.
- C’est parfait.
Ethan, revêtu d’habits civils à la mode coruscantie, la rejoignit et Niaken, entre deux sanglots, distingua son rictus empreint du même sadisme que Leli.
- Tu ne l’as pas trop abîmée, j’espère ?
- Oh, j’ai du la dresser un peu. Dompter sa nature sauvage. Mais elle saura te satisfaire, mon chéri, assura-t-elle.
- Tant mieux, elle détient des informations sur les résistants du ghetto un et leurs projets. Mes parents viennent de m’appeler encore, pour me demander d’être efficace.
Leli pinça la joue de Niaken qui ferma les yeux, instinctivement et priait que son calvaire prenne fin avant même qu’il n’ait commencé.
- Comment la trouves-tu, mon chou ?
- Je préfère les twi’lek, elles sont plus sensuelles. Ceci dit, elle est quand même attirante. Oui, elle fera parfaitement l’affaire.
Une lueur d’excitation bestiale étincela dans son regard tandis qu’il déboucla sa ceinture et baissa son pantalon.
- Oui, elle sera parfaite, répéta-t-il d’une voix rauque.
- Amuse-toi, mon chou.
Niaken pleura davantage ce qui poussa Leli à la gifler puis à lui empoigner la mâchoire.
- Allons, il ne faut pas te lamenter. Mon homme va faire entrer en toi la lumière de Déesse, ce qui est une immense faveur. Tu devrais en être reconnaissante. Remercie-nous, je veux te l’entendre dire.
- Merci… maîtresse.
Ethan grimpa sur la Table de Vérité, les yeux brillant d’une joie carnassière. De tout son corps, il pesa sur la chagrienne désemparée qui sombra dans un plus profond désespoir encore lorsqu’il s’emboîta avec elle.
- Quand nous en aurons fini avec toi, lui promit Leli avec dureté, tu nous diras tout ce que tu sais sur le complot de tes amis résistants.
Ethan Contispex se mit à l’ouvrage, ses râles étouffant les hurlements et les supplications de la jeune chagrienne.
Dans cette cellule, il n’y aurait rien point de bonté. Comme dans tout le reste de la République.


Voilà, j'espère que cela vous aura intéressé :siffle: ! Toujours fidèles à eux-mêmes, ces constipés, non ?

On retrouvera Maathra et les résistants, la semaine prochaine, sans faute ! Et on reverra Naha :love: !

Allez, à samedi :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Dim 20 Juin 2021 - 20:33   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Extrait lu !

En effet, les Contispex sont fidèles à eux-mêmes. Le Chancelier et sa femme proposent des conditions insupportables et naturellement inacceptables aux Hutt afin de justifier leur future croisade, tandis qu'Ethan et sa femme poursuivent avec leurs jeux pour le moins pervers et insupportables, dans un autre contexte.

Oui, rien n'a changé pour les Contispex ! :(

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Lun 21 Juin 2021 - 21:51   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:Oui, rien n'a changé pour les Contispex ! :(

Vivement la suite ! :oui:


Tu seras d'autant plus heureux de retrouver la Résistance ( enfin ce qu'il en reste après la Lune pourpre :whistle: ), car certains sont encore déterminés à agir :oui: !

Es-tu prêt pour le retour de Naha :love: ?
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Messagepar mat-vador » Sam 26 Juin 2021 - 21:56   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Bonsoir à tous, comment allez-vous ?

Après l'extrait spécial Contispex, il est temps de retrouver la Résistance :sournois: ! Et de voir dans quel état elle est, après le Massacre de la Lune Pourpre :sournois: !

Et oui, Naha sera là :love: !



Cité Galactique, Zone de Sécurité Prioritaire numéro un

Maathra écarta la plaque d’égout de ses deux bras fermes avant de s’extirper enfin des souterrains et de retrouver la lumière du jour.
Enfin, plus tout à fait, puisque la nuit allait bientôt tomber sur le ghetto un. La guerrière echani vérifia que la ruelle dans laquelle elle avait émergé, ne contenait pas le moindre indésirable. Heureusement, c’était le cas.
Elle fit glisser la plaque pour la remettre en place puis gagna la rue principale qui séparait le ghetto en deux moitiés par le milieu.
Il y avait foule à cette heure-ci et cela lui permit de se fondre aisément dans la masse des non humains. Il était tout à fait inutile pour la guerrière echani de se dissimuler le visage sous peine d’attirer l’attention des policiers des Forces de Sécurité qui patrouillaient. Lourdement armés et quadrillant efficacement ce quartier de la Cité Galactique, leur présence faisait maintenant partie du décor.
Les choses avaient empiré depuis le Massacre de la Lune Pourpre et l’échec de la Conspiration des Cent. Les policiers coruscantis appartenaient à cet aspect angoissant, visant à renforcer l’emprise des autorités sur ce qui était considéré comme des zones de non droit.
Depuis la destruction de certains ghettos comme le ghetto trois, mis à sac sous les yeux de Maathra, les autres ghettos rescapés avaient accueilli de nombreux réfugiés, ce qui avait causé une explosion de la surpopulation, qui mettait à mal des résidents connaissant déjà des difficultés sérieuses d’approvisionnement, de santé, de sécurité.
Des centaines de familles vivaient entassés les unes sur les autres dans les blocs de duracier ternes, quand elle n’étaient pas réduites à dormir dans les rues, sur les trottoirs. Maathra s’obligea à regarder droit devant elle pour ne pas fixer malgré elle, cette misère flagrante d’enfants osseux, sales. Leurs yeux n’exprimant plus qu’un vide béant, leurs mains se tendant machinalement vers les passants, attendant les crédits qui seraient versés dans leurs paumes frêles. Cela était devenu plus une habitude qu’un désir.
Ils avaient perdu tout espoir, toute identité, toute fierté.
Les agents des Forces de Sécurité repoussaient plus ou moins brutalement ces mendiants précoces ainsi que des femmes qui proposaient leur corps en échange de nourriture ou de boissons. Certains de ces humains baissaient la tête ou regardaient le ciel de Coruscant.
Comme Maathra, ils ne voulaient pas voir.
- Madame.
Une petite nautolane agrippa sa jambe.
- S’il vous plaît, j’ai… faim.
Elle n’avait plus que la peau sur les os et l’echani fière ne put se retenir de verser une larme sur sa joue.
Tellement de misère. Elle plongea la main sous son manteau pour lui donner deux crédits.
- Je suis désolée, petite, mais c’est tout ce que j’ai.
La nautolane lui arracha l’argent des mains puis s’enfuit en trébuchant. Maathra l’observa se faufiler comme une anguille entre les non humains et disparaître entre deux blocs. Elle secoua la tête.
Elle devait retrouver Sfax et les autres. Elle devait mener un combat inégal, plus important que de secourir simplement les miséreux.
Elle retrouva les résistants dans un bloc isolé, à l’est du ghetto, au bout de la rue principale. Elle frappa à la porte de duracier, le code convenu tout en vérifiant qu’elle n’était pas épiée. Le battant s’écarta à l’intention d’une mirialan, qu’elle connaissait bien.
Irren Dugol, vêtue de son ancienne tenue de pilote, l’accueillit sur le seuil.
- Entre vite, la pressa-t-elle.
L’echani ne se fit pas prier deux fois et pénétra dans une pièce éclairée et exiguë où l’attendaient une dizaine de personne. Réunie autour d’une table circulaire au-dessus de laquelle flottaient plusieurs hologrammes.
Sfax, un ithorien, leader de la résistance du ghetto numéro un, les éteignit pour accueillir Maathra d’une inclinaison du buste. Sa figure en forme de tête de marteau – ce qui valait aux représentants de son espèce, ce surnom peu flatteur – se dressa pour la dévisager avec curiosité tandis que les deux bouches latérales qui cernaient son menton s’animèrent simultanément.
Cela conféra une forte tonalité basse à sa voix.
- Quelles sont les nouvelles, Maathra ?
- Elles ne sont pas bonnes, j’en ai peur, commença-t-elle sans ménagement.
Immédiatement, les militants autour de Sfax se crispèrent et la tension s’accrut d’un cran.
- Avec Narn Shetu, je me suis présentée au rendez-vous avec le Jedi, expliqua l’echani. Mais Kotil Marek ne s’est pas présenté, un des siens était venu à sa place. Bekan Kalad.
Des murmures commencèrent à bourdonner dans la pièce. Sfax ramena le silence immédiatement en élevant sa main à trois doigts.
- Pourquoi était-il absent ?
- C’est ce que j’ai demandé à Bekan Kalad. Il m’a confirmé que Marek était récemment parti pour l’Espace Hutt, pour soutenir leur effort de guerre contre la République.
Irren fut la première à réagir.
- Ça signifie que les Jedi vont se retourner contre Contispex ?
- Je n’en sais rien, avoua Maathra, mais ils semblent se préoccuper beaucoup des préparatifs militaires de la République. S’ils prennent parti pour les Hutt, ils ne le feront pas ouvertement.
Une jeune twi’lek Lethan, caractérisée par le teint rouge de sa peau.
- Si les Jedi réfléchissent à soutenir les Hutt, c’est sans doute un bon signe pour nous. Ils ont peut-être réalisé que Contispex constituait une grave menace.
Un elomin à sa gauche, étouffa un rire grinçant.
- Il serait temps, Naha. On ne les a pas beaucoup vu empêcher le Massacre de la Lune Pourpre. Sérieusement, qu’est-ce que te fait croire qu’ils vont réagir fermement ? Après ce qui s’est passé, ces idolâtres du sabre laser se sont compromis en arrêtant et en emprisonnant leurs propres dissidents dans leur Temple. Pour moi, ce sont des ennemis au même titre que le Pius Dea. Maathra aurait même dû exécuter ce Jedi qu’il leur a envoyé pour leur parler, histoire d’envoyer un message clair.
La guerrière echani fusilla l’elomin avec mépris.
- Excellente idée, Hetek. Certainement la meilleure qui soit sortie de ce qui te sert de bouche. Tu as déjà essayé de tuer un Jedi ? Parce que même moi, je les trouve franchement désarmants. En admettant que nous réussissions à en abattre un, tu ne crois pas que nous avons assez d’ennemis à redouter ?
Remis à sa place, Hetek ne trouva rien à répliquer et ne put soutenir longuement, le regard acéré de Maathra.
- Nous devrions rester constructifs, rappela Sfax. S’en prendre aux Jedi pour faire passer un message ne nous rapporterait qu’à allonger la liste de nos ennemis. Pour ma part, je ne suis pas convaincu qu’ils nous seront d’une grande aide.
Il autorisa l’echani à reprendre.
- J’ai d’autres nouvelles qui sont beaucoup plus préoccupantes dans l’immédiat pour notre mouvement. La capture de Niaken est confirmée. De rares témoins l’ont vue être emmenée hier au Temple de la Grande Déesse par les Disciples de Hapos.
L’abattement se lut aisément sur tous les visages. Le choc était rude pour ces militants qui œuvraient dans l’ombre et couraient d’énormes risques.
- Alors tout est perdu, se lamenta Irren.
- Du calme, tempéra Sfax. Niaken n’a qu’un rôle limité dans notre organisation, sa seule mission est de distribuer des tracts, ce qui est suffisamment dangereux pour elle par les temps qui courent. Elle n’a qu’une très vague idée de ce que nous préparons.
- Néanmoins, le peu qu’elle sait suffit à nous mettre en danger et à faire échouer notre projet, signala Maathra.
- Alors nous devons continuer comme prévu.
La détermination de l’ithorien rasséréna l’assistance mais n’ôta pas le scepticisme de la guerrière d’Eshan.
- C’est beaucoup trop de risques pour un résultat que nous ne sommes pas certains d’obtenir, Sfax.
- Si nous ne saisissons pas cette opportunité, nous n’en aurons pas d’autre avant longtemps, déclara-t-il avec gravité.
Elle s’inclina tandis que l’ithorien ralluma les hologrammes.
- Dans deux jours aura lieu la Fête de la Déesse. L’essentiel du dispositif de sécurité sera constitué de Gardiens de la Pureté, auxquels ont été adjoints quelques agents des Forces de Sécurité, dont notre ami commun Narn Shetu.
- Celui-là même qui nous a fourni ces plans, indiqua Irren.
Sfax manipula les images tridimensionnelles et augmenta la précision pour montrer l’Allée de la Foi qui partait de la Place du Pardon. Un spot lumineux clignota là où se trouvait le bâtiment du Sénat de la République.
- Le cortège partira donc de la Place du Pardon, avec le Chancelier Suprême et sa famille en tête. Narn nous a expliqué qu’ils seraient entourés étroitement d’une garde réduite de Disciples de Hapos. Pour montrer à la population qu’il n’a rien à craindre d’elle.
- Nous lui ferons payer cette négligence, grogna la mirialan d’un ton revanchard, au nom de tous les martyrs de la Lune Pourpre.
Beaucoup acquiescèrent à sa remarque.
- Comme je le disais à l’instant, poursuivit l’ithorien, ce sont les Gardiens de la Pureté du Colonel Hosan qui assureront la sécurité du défilé. Ils seront placés de part et d’autre de la chaussée et marcheront au rythme du cortège, pour prévenir tout débordement de la foule, à l’avant ou à l’arrière. Les quartiers qu’ils traverseront sont peuplés d’humains favorables à leur cause. Il faut donc s’attendre à une foule impressionnante.
- Une couverture idéale qui nous permettra de les infiltrer par un petit groupe, ajouta Maathra.
Personne ne décela le doute qui perçait dans sa voix.
- En effet, trop de personnes attireraient l’attention. Après le Massacre de la Lune Pourpre, le Chancelier Suprême doit être persuadé qu’il n’a rien à craindre de qui que ce soit sur Coruscant même. Donc quiconque s’intégrera dans la foule, le long du défilé, ne subira pas de contrôle des Forces de Sécurité.
- Sauf si Niaken craque avant et révèle aux Disciples de Hapos ce qui se prépare contre les Contispex, fit remarquer l’échani. Dans ce cas-là, les contrôles seront drastiques et nous n’aurons aucune chance d’atteindre notre cible.
Sfax la dévisagea avec intensité.
- Nous devons continuer, Maathra. En gardant foi en Niaken.
- Vous surestimez ses capacités à résister à un interrogatoire, répliqua-t-elle. On parle des Disciples de Hapos, par Eshan. De monstres déshumanisés capables de vous infliger les pires sévices au nom d’une foi fanatique. En ce moment même, elle est peut-être en train de se mettre à table. Qui vous dit qu’une rafle ne va pas nous tomber dessus dans les minutes qui suivent ?
- Nous devons continuer, reprit calmement l’ithorien.
Maathra esquissa un geste irrité de la main devant ce qu’elle considérait comme un aveuglement stupide.
- Les alsakani nous fourniront-ils le matériel adéquat ?
- Oui, confirma-t-elle. Narn et moi irons le chercher demain à leur ambassade.
- Bien, il ne nous reste plus qu’à choisir les volontaires pour cette opération fatidique. Cinq d’entre nous suffiront. Qui se porte volontaire ?
Toutes les mains se levèrent, bien au-delà de cinq. Avec l’aide de Maathra, l’ithorien procéda à la sélection.
Les cinq élus s’avancèrent en ligne face à leur leader. Parmi eux, figuraient Irren et Naha. L’echani étudia les traits de la jeune twi’lek Lethan, ne parvenant pas à déceler la moindre once d’émotion. Tout portait à croire qu’elle était prête.
Maathra n’en était pas certaine, elle la connaissait suffisamment depuis La Lune Pourpre. Elle doutait que la jeune femme se soit remise de la perte de sa famille et de son ami Wils pendant cette nuit funeste.
Sfax lui demanda de continuer l’exposé. Elle s’approcha de la carte holographique de l’Allée de la Foi et tendit l’index pour montrer une portion précise de l’avenue qui illustrait le pouvoir de la secte sur les masses.
- Nous interviendrons ici, expliqua-t-elle. Assez loin du Sénat et assez proche de l’ancien ghetto trois pour nous permettre de frapper et de nous replier le plus rapidement par les souterrains.
Elle croisa malgré elle le regard de Naha dans lequel elle surprit l’étincelle du remords d’avoir risqué et d’avoir perdu ce à quoi elle tenait le plus.
Il y a des chances pour qu’elle craque le moment venu. Il s’agit des Contispex, de ceux qui lui ont fait vivre un cauchemar.
- Vous vous positionnerez de la façon suivante : deux à l’arrière du cortège, deux au milieu et le dernier à l’avant, là où se trouveront les Contispex. Ce sont nos cibles prioritaires, les autres serviront de diversion pour semer la confusion.
Personne ne broncha devant ce plan limpide, à la perspective qu’ils allaient risquer de semer des dégâts collatéraux parmi la foule rassemblée le long du défilé. La main d’un des militants, un ho’din, secoua sa chevelure serpentine en signe d’agitation.
- Il n’y a que moi que ça gêne de mettre en danger la vie d’innocents ? Je n’ai pas l’impression que vous ayez réfléchi à ça, Sfax.
Une zabrak le bouscula par l’épaule.
- Tu doutes de notre cause ?
- Ce n’est pas ça, se défendit-il en la repoussant fermement de la main. Quel message allez-vous envoyer exactement à la République si nous arrivons à nos fins ? Nous ne passerons pas pour des résistants mais pour des terroristes. Nous donnerons raison à leur propagande en nous conduisant comme des criminels. Nous leur donnerons des raisons supplémentaires de nous craindre et de nous discriminer encore plus qu’ils ne le font déjà.
- Seuls les traîtres et les lâches parlent ainsi, riposta la zabrak en le pointant de l’index. Nous n’avons pas à nous inquiéter de quelques humains qui meurent car aucun d’eux n’est innocent.
L’ithorien ouvrit ses deux bouches simultanément.
- Assez. Edath, je comprends tes scrupules mais la décision est prise et nous ne reviendrons pas là-dessus.
Le ho’din ne désarma pas facilement.
- Vous croyez que je suis le seul à ne pas avoir perdu des proches auxquels je tenais lors de la Lune Pourpre ? J’avais des amis dans le ghetto six et lorsque je n’ai plus eu de leurs nouvelles, j’ai décidé de m’enquérir de leur sort, en transgressant le couvre-feu. J’ai vu leurs corps mutilés, méconnaissables, qui pendaient au bout de câbles de duracier, serrés autour de leur cou. Je me suis obligé à regarder au fonds de leurs orbites vides, dévorées par les rapaces, pour ne pas oublier quel combat nous devons mener. Pour ne pas oublier qu’il est hors de question de nous rabaisser au niveau de leurs bourreaux, aussi cruels que soient ces derniers. Nous valons mieux que ça, nous devons continuer de le montrer.
C’est alors que Naha intervint.
- J’ai perdu ma famille, mes amis lors de la Lune Pourpre. Il est trop tard pour leur rendre justice mais il est encore temps pour la vengeance. Peut-être que tu souhaites entendre ce que j’ai subi de la part de cette maudite famille Contispex. Des sévices qui m’ont été infligés à huit-clos, dans l’indifférence. Est-ce que tu veux l’entendre, Edath ?
- Naha, je suis désolé mais tu dois comprendre…
La twi’lek Lethan secoua ses lekkus sur ses épaules.
- Je veux bien croire que la mort ait frappé ton cercle intime mais tu ne sauras jamais quel effet tu ressens quand le mal ronge ton âme pour la souiller, la morceler comme ils l’ont fait avec moi quand j’étais leur domestique. Aucun d’entre vous ne peut le savoir. C’est pour cela que je me porte volontaire pour leur donner le coup fatal.
Personne ne lui contesta ce droit, pas même Maathra qui gardait de sérieuses réserves quant à sa participation.
- Si personne n’a rien d’autre à ajouter, conclut Sfax, nous pouvons lever la séance. Il ne nous reste plus à espérer que la destruction des Contispex sonnera l’heure de notre délivrance.
Les hologrammes et les membres de la résistance quittèrent le bloc un à un, repartant chacun chez soi. Bientôt ne restait plus que Irren, Maathra et Naha. La mirialan vint retrouver la jeune twi’lek pour l’encourager.
- J’ai confiance en toi, tu vas assurer, lui martela l’ancienne pilote en la prenant par l’épaule. Ça va bien se passer.
- Merci, Irren.
Maathra se plaça entre elles, la mine fermée.
- Tu es sûre d’être prête, Naha ?
La twi lek soutint son regard, avec une froideur que Maathra lui connaissait depuis peu.
- Cesse de douter de moi.
- Ce n’est pas la question, insista l’echanie. Un choix s’offre à toi, Naha. Tuer les Contispex et y laisser ta peau, ou partir avec moi de Coruscant pour retrouver ce qu’il reste de ta famille.
- Toute ma famille est morte, répondit Naha. Wils est mort, il ne reste plus rien de ce monde à qui je tiens vraiment.
- Je ne t’ai pas sauvée de la Lune Pourpre pour que je te laisse gâcher ton avenir, insista la guerrière en l’attrapant par le coude.
La twi lek réagit en la rejetant.
- Je décide seule de mon avenir.
- Tu as donc décidé que tu n’avais plus de famille à sauver mais tu as tort. Il reste encore de l’espoir. Laisse ta place à quelqu’un d’autre et viens avec moi. Je te le demande encore une fois en tant qu’amie.
Naha se détourna d’elle.
- Une amie ne me demanderait jamais d’abandonner mes responsabilités.
- Très bien, je t’accompagnerai à cette Fête de la Déesse puisque tu es si entêtée. Ne serait-ce que pour te prouver qu’il reste quelqu’un dans cette galaxie qui se préoccupe de toi.
- Comme tu veux.
Maathra chercha des yeux le soutien de la mirialan qui ne lui accorda pas cette faveur. Elle masqua son dépit sous le capuchon qu’elle remit sur la tête avant de partir. Aussitôt dehors, elle saisit son comlink.


Voilà, ce sera tout mais j'espère que cela vous aura intéressé ! Désolé mais je vous laisse, j'avoue, en plein cliffhanger :transpire: !

Allez, à la prochaine pour la suite et n'hésitez pas à me faire part de vos retours, remarques et/ou questions !

Bisous :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 28 Juin 2021 - 9:18   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Extrait lu !

Aaaaah, Naha est de retour ! Et elle en rogne contre les Contispex, une rogne légitime au vu de ce qu'elle a subi dans le tome 2 !

Bon, je me demande tout de même ce que va donner cet attentat contre les Contispex. On a vu ce que ça a donné avec la Conspiration des 100... :siffle:

Vivement la suite ! :oui:
Mauvais, perfide, fourbe ! Nous devrions lui tordre son sale petit cou ! Gollum, Le Seigneur des Anneaux - Les deux tours

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Messagepar mat-vador » Mar 29 Juin 2021 - 22:37   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:Aaaaah, Naha est de retour ! Et elle en rogne contre les Contispex, une rogne légitime au vu de ce qu'elle a subi dans le tome 2 !


Elle leur en veut à mort :sournois: !

L2-D2 a écrit:Bon, je me demande tout de même ce que va donner cet attentat contre les Contispex. On a vu ce que ça a donné avec la Conspiration des 100... :siffle:


Eh bien la réponse est... nan je dirais rien de rien :chut: !


Au passage, je donne des nouvelles du tome 3 : J'en suis à 182 pages ! 182 !! Et j'ai entamé le 44ème chapitre :oui: ! Je pense que j'aurais fini à la fin de l'été, dans ces environs :wink: !


Allez, à samedi :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 03 Juil 2021 - 22:11   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Bonsoir à tous, vous allez bien ?

C'est parti pour la suite ! On se concentre sur le personnage de Maathra :sournois: !



- Narn, vous me recevez ?
- Un instant, Sentinelle.
À travers son émetteur, Maathra entendit le policier claquer la porte de son bureau au poste des Forces de Sécurité.
- Les brouilleurs sont activés.
- Bien, vous avez des nouvelles de Niaken ?
- J’ai bien failli être démasqué en le faisant.
- Je ne veux pas le savoir, ne jouez pas avec ma patience, trancha-t-elle sèchement.
L’echanie se rangea au fonds de la ruelle, préférant le discrétion.
- Aux dernières nouvelles, son interrogatoire est toujours en cours.
Elle serra les dents, comprenant ce que cela impliquait.
- Vous en êtes certain ?
Agacé par son attitude hautaine, le policier coruscanti se braqua.
- Vous m’avez posé une question, je vous ai répondu. Je ne peux pas courir plus de risques pour votre amie sans me faire remarquer. C’est déjà assez dangereux de verser des pots de vin à un Disciple de Hapos dans le Temple de la Grande Déesse.
- Que pensez-vous qu’il lui arrivera ?
- S’ils sont convaincus qu’elle n’a rien à voir avec la fête que vous préparez bientôt, ils la relâcheront vivante.
- Dans le cas contraire ?
- Elle ne survivra pas à la prochaine Cérémonie d’Expiation, sans parler de ce qui arrivera à votre réseau si elle se met à table. J’espère que vous avez pensé à lui faire vos adieux.
- Ce n’est pas drôle, Narn.
- Ca ne l’était pas, lui assura-t-il.
Elle tourna son regard vers l’autre bout de ruelle, la nuit commençait à tomber sur le ghetto un. Les ombres des blocs s’allongeaient, éteignant peu à peu les derniers rayons de soleil.
- Quel est votre avis sur notre projet ?
Elle lui confia les détails de la réunion puis il l’entendit soupirer.
- Franchement, vos chances sont très minces. Vous me donnez l’impression d’être désespérés au plus haut point.
- Vous prêchez une convaincue.
- Vous devriez tout annuler. Vous causerez plus de victimes qu’autre chose. Si vous ratez votre cible, vous subirez plus d’oppression que pendant la Lune Pourpre.
- J’ai bien peur que ce ne soit pas d’actualité, Narn. Sfax est bien déterminé à aller jusqu’au bout, ses militants sont persuadés que leur situation ne deviendra pas pire s’ils échouent.
- Et vous, qu’avez-vous décidé ?
Elle laissa filtrer un long silence.
- Je ne sais pas encore.
- Et votre amie twi’lek, cette Naha dont vous recherchez la famille ?
- Elle s’est portée volontaire pour s’attaquer aux Contispex en personne. Croyez-moi, Narn, elle a d’excellentes raisons de le faire.
- Elle semble avoir choisie.
- Je vais l’accompagner à la Fête de la Déesse et si les choses tournent mal… je ne la laisserai pas mourir quelque soit l’issue.
- Vous avez prévu une sortie de secours ?
- Il me faudrait un vaisseau rapide et fiable, avec le plein. Prêt à quitter le Noyau pour l’Espace Hutt, pour rechercher sa famille.
- Vous pensez qu’ils ont été emmenés là-bas ?
- Cela me paraît être le plus probable. Les gangs des Hutt ont racheté beaucoup de rescapés au prix fort, après la Lune Pourpre.
- Je peux vous fournir un vaisseau via mes contacts dans les milieux concernés. Par contre, il vous faudra avancer les crédits pour les identicartes, le faux transpondeur et les dépenses imprévues. Ce sera un problème ?
- Non, pas si vous donnez un coup de pouce.
- Je ferai mon possible, j’espère que ce sera suffisant. Je vous fournirai le nom du statioport et les documents nécessaires demain au plus tard.
- Merci, Narn.
- Et pour la famille de la petite… je vais envoyer un message crypté aux commandants Riyan Lix et Lyram Skyrim. Lix était le supérieur de Senya Torred dans l’escadron Nimbus, pendant la Crise Alsakan.
L’echanie acquiesça muette. Elle connaissait Senya car elle lui avait sauvé la vie lors de la tentative d’exfiltration de la sénatrice de Manaan, pendant la Conspiration des Cent. Naha lui avait raconté sa mort pendant la Lune Pourpre.
Une mort pas très clémente et même indigne d’une soldate.
- Ils commandent la Flotte des Hutt, n’est-ce pas ?
- Oui, si on peut appeler ce ramassis de mercenaires véreux, une Flotte. Ils mettront du temps à recevoir le message à cause du blocus de la République. Mais Riyan Lix fera tout ce qu’il peut, j’ai confiance en lui.
- J’espère pouvoir le rencontrer, alors. Sentinelle, terminé.
Elle rangea son comlink, quitta la ruelle puis se fondit dans la foule pressée qui emplissait encore la rue principale. La résistance locale lui avait fourni un logement dans un des blocs du ghetto, et elle se dirigeait par là.
La nuit qui étendait son linceul sombre sur ce quartier coupé du reste de la Cité Galactique, ne lui dissimulait pas la misère des vagabonds et des désespérés. Au contraire, elle en accentuait l’âpreté, en les transformant en silhouettes courbées indistinctes, plus anonymes. Elle manqua d’être bousculée par une jeune togruta fine comme une herbe fragile, qui tendait la paume vers elle, quémandant un morceau de pain.
- S’il vous plaît…, l’entendit-elle.
Quelque chose se brisa en Maathra. La détresse de cette femme dans cette robe déchirée et terne, à peine entrée dans l’âge adulte, lui rappelait quelqu’un de familier.
Elle lui rappelait Naha.
Elle qui avait fait preuve de dureté envers quiconque, la prit doucement par la main.
- Viens avec moi.
La togruta la regarda pleine d’espoir et la laissa l’emmener jusqu’à chez elle. Cent mètres plus loin, elles grimpèrent l’escalier jusqu’au deuxième étage et s’arrêtèrent à la première porte, là où résidait la guerrière echanie.
- Comment t’appelles-tu ?
- Ye… Yemeni.
- Maathra. Entre, l’invita-t-elle.
Elle alluma la lumière et la togruta consentit à passer le seuil. L’echani referma le battant et verrouilla l’entrée pour sa tranquillité. Elle enleva son manteau pour le rouler en boule à côté de la paillasse qui lui servait de couche.
Le confort de l’unique pièce de son logement était on ne peut plus, spartiate. Mais en tant que guerrière d’Eshan, tout cela constituait un sacré luxe pour elle. De même pour Yemeni qui écarquilla les yeux lorsqu’elle surprit la vibro épée qui pendait à la ceinture de l’echani.
- Vous êtes une résistante ?
- En quelque sorte, concéda Maathra. Installe-toi, mets-toi à l’aise.
Elle lui montrait la table en duracier à laquelle la togruta vint s’asseoir, tout en continuant de serrer ses bras autour de son corps décharné pour se protéger contre le froid. Elle s’affaira à la cuisine, préparant quelques légumes frais qu’elle avait réussi à se procurer au marché noir.
- Depuis quand n’as-tu pas mangé à ta faim ?
- Depuis trois jours, répondit la togruta qui secoua ses montrals.
- Je prépare un bouillon, ça te fera du bien.
Yemeni la fixa avec gêne.
- Qu’est-ce que je dois faire pour vous ?
- Manger ce bouillon et ne pas retourner dormir dans la rue. Ce n’est pas un endroit pour toi.
La mendiante dansa nerveusement sur le tabouret, certainement peu habituée à être traitée avec autant d’égard. Les minutes s’écoulaient alors que les Forces de Sécurité déclarèrent le couvre-feu dans le ghetto un.
Puis Maathra revint la rejoindre avec deux bols, dans lesquels remuait un liquide chaud aux relents assaisonnés.
- Merci, vous êtes gentille.
- Je t’en prie.
- C’est la première fois que je vois quelqu’un comme vous.
Maathra but une gorgée avant de reposer le bol.
- Mon peuple vient d’Eshan, un monde de guerriers. Nous n’entreprenons pas beaucoup de relations avec la République, à part conclure des contrats avec des particuliers ayant les moyens de s’offrir nos services.
- La résistance vous paye ?
- Dans la mesure de leurs moyens, comme consultante.
La togruta goûta le bouillon à son tour.
- Et toi, Yemeni, tu as toujours habité dans le ghetto un ?
- Je suis née dans le ghetto deux et j’y habitais encore jusqu’à la Lune Pourpre.
Sa voix s’était fêlée et elle garda la tête baissée, pour ne pas montrer les larmes qui se bousculaient au coin de ses yeux..
- Ils sont arrivés dans notre bloc, j’ai réussi à me cacher avant qu’ils ne me trouvent. J’ai entendu les cris de mes parents, de mes frères, de mes voisins. Ces fanatiques meurtriers qui massacraient au nom de leur Déesse, qui incendiaient, pillaient. Je suis restée deux jours dans ma cachette, épargnée par le brasier avant d’en sortir pour trouver à manger et à boire. J’ai erré plusieurs semaines dans les ruines du ghetto puis une patrouille des Forces de Sécurité m’a retrouvée. J’ai réussi à venir dans ce ghetto un, en donnant à un de ces agents tout… tout ce qu’il me restait.
L’echani avait saisi le sous-entendu et fut gagnée par une bouffée de colère devant son histoire difficile.
- Je suis désolée, fit-elle en posant la main sur son poignet.
- Il n’y a pas de quoi.
Elles terminèrent leur bouillon sans un mot de plus. La guerrière reprit les bols, les lava puis les rangea.
- Il est temps de dormir, indiqua Maathra.
- Oui, je vais vous laisser, je ne veux pas abuser de votre hospitalité.
La togruta s’apprêtait à partir mais elle l’arrêta d’une main ferme sur l’épaule.
- Tu ne me déranges pas et j’insiste pour que tu acceptes mon hospitalité.
- Dans ce ghetto, on ne donne jamais rien sans rien.
- Tu es en sécurité avec moi, Yemeni. Personne ne t’atteindra tant que je serai là.
Elles se trouvaient face à face et la jeune togruta dans le besoin fut troublée par la douce sollicitation de cette echani taillée dans le duracier. Maathra la prit dans ses bras et la serra contre elle, comme sa sœur.
Yemeni ferma les yeux et s’abandonna à cette étreinte.
- Tu es en sécurité, répéta Maathra dans un souffle.
L’echani passa la main sur ses lekkus tatoués et les lui caressa de haut en bas. Puis ses doigts frôlèrent ses joues ce qui procura à Yemeni une étrange sensation grisante. Les bras de Maathra descendirent peu après jusqu’à ses hanches et la togruta sursauta lorsqu’elle souleva le bas de sa robe pour les glisser sur ses cuisses, pour les remonter…
Elle repoussa brusquement l’echani en arrière en poussant un cri étouffé.
- Mais que faites-vous ?
Maathra semblait confuse et incertaine pendant un instant avant de reprendre sa contenance.
- Je veux seulement prendre soin de toi, Yemeni. Juste pour cette nuit, je voudrais mettre un terme à ta solitude, à ce sentiment de perte que tu dois éprouver et qui te ronge. Je souhaiterais que tu te sentes protégée pour cette nuit. Que tu ressentes le soulagement d’être prise par en charge par quelqu’un qui te veut du bien. Que tu ressentes le bonheur d’être aimée.
La togruta la foudroyait des yeux, emplie de méfiance et d’hostilité. Un gouffre venait de les séparer irrémédiablement.
- Vous cherchez à profiter de moi, de ma misère. Comme tous ces hommes du ghetto qui ont usé de mon corps comme bon leur semblait.
- Tu te trompes sur mes intentions, tenta de se justifier l’echani. Ce n’est pas ce que je voulais…
- Vous mentez, comme tout le monde. Maintenant vous allez me laisser partir.
L’echani s’approcha de l’entrée et déverrouilla le battant.
- C’est le couvre-feu, dehors. Tu es sûre de vouloir te retrouver entre les mains des Forces de Sécurité ?
- Je connais des cachettes. Et dans le pire des cas, je saurai à quoi m’attendre avec eux, bien plus qu’avec vous.
Elle lui jeta un dernier regard venimeux avant de passer le seuil en courant. Maathra la regarda descendre l’escalier puis courir dans la rue principale avant de se jeter dans une ruelle sombre pour esquiver un droïde de surveillance.
L’echani referma le battant, en proie à de violentes émotions. La culpabilité l’agitait, tout comme ce sentiment de colère frustrante contre elle-même. Elle fit les cent pas dans son logement avant de se résoudre à s’allonger sur la paillasse.
Les accusations et les reproches de la togruta remuaient ses pensées, l’empêchant d’abord de trouver le sommeil. La mendiante l’avait rabaissée au même niveau que ces suprémacistes humains. Cette idée lui donnait la nausée.
Voilà qu’elle doutait d’elle-même, à présent. Si elle sauvait Naha de la mort, pendant la Fête de la Déesse, le ferait-elle par égoïsme pour satisfaire son arrogance naturelle ou simplement par compassion ?
Elle ignorait si elle le saurait, le moment venu.


Voilà, j'espère que cela vous aura plu !

samedi prochain, on retrouve les Contispex pour une réunion de famille :diable: !

Portez-vous bien :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 05 Juil 2021 - 13:33   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Extrait lu !

Ah bah tiens, à se demander pourquoi Maathra est si attachée à Naha... :siffle:

Je comprends la réaction de Yemeni, n'empêche. Finalement, une femme la "ramasse" dans la rue, la nourrit avant de lui faire des avances. On n'en est pas encore aux Contispex, mais la différence s'amenuise...

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Jeu 08 Juil 2021 - 19:53   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Merci pour le retour, L2 :wink: !

L2-D2 a écrit:Ah bah tiens, à se demander pourquoi Maathra est si attachée à Naha... :siffle:

Je comprends la réaction de Yemeni, n'empêche. Finalement, une femme la "ramasse" dans la rue, la nourrit avant de lui faire des avances. On n'en est pas encore aux Contispex, mais la différence s'amenuise...


J'ai voulu saisir l'occasion d'approfondir le personnage de Maathra :sournois: ! Tout sauf un hasard, comme tu le verras par la suite :cute: !

Allez, à samedi :hello: !

Gare aux constipés :diable: !
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Messagepar mat-vador » Sam 10 Juil 2021 - 22:27   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Bonsoir, comment allez-vous ?

Je vous donne d'abord des nouvelles de mon tome 3 : 191 pages... un peu plus de 110 000 mots et je viens de commencer le chapitre 47 ! :oui: :oui: ! J'aurais fini à la fin de l'été, dans ces eaux-là :cute: !

Bref, il est temps de retrouver la famille Contispex au complet :diable: !


Résidence des Contispex

Les époux Contispex s’étaient installés à table, alors que deux Disciples de Hapos préparaient le service, allumant les chandelles qui trônaient sur la nappe, sous leurs yeux. La salle à manger était encadrée étroitement par les gardes prétoriens du culte qui veillaient farouchement sur la sécurité de leurs leaders religieux.
Julius et Linza se tinrent un instant par la main, lorsqu’une adepte chauve en toge sombre les salua, paumes jointes devant la poitrine :
- Sœur Leli et Frère Ethan demandent à être reçus.
- Bien, introduisez-les, sœur, l’autorisa le Sage Suprême.
Ethan et Leli entrèrent et rejoignirent la table, prenant place face à leurs rigoureux ainés. Linza fit un signe de tête aux subalternes et bientôt l’entrée, composé de légumes cuits à la vapeur, leur fut servie.
- Eh bien, qu’avez-vous appris ? Leur demanda-t-elle.
Ethan afficha sur son visage de poupon, une satisfaction lumineuse.
- La chagrienne nous a dit tout ce qu’elle savait, nous nous en sommes assurés, maman. Voici la liste des noms de résistants qu’elle connaissait.
Leli tendit alors un datapad que Leli prit entre ses mains.
- Bon travail, les félicita le Chancelier Suprême. Autre chose ?
- Elle nous a appris qu’un agent des Forces de Sécurité faisait partie de leur mouvement, ajouta la jeune humaine rousse. Malheureusement elle ignorait son identité bien que nous ayons insisté… lourdement.
Les époux Contispex saisirent le sens de l’expression insisté lourdement.
- Nous ne doutons pas que vous avez fait tout votre possible pendant cet interrogatoire, déclara Julius Contispex avec un sourire froid.
- Les Disciples de Hapos nous ont dit eux-mêmes que nous nous étions bien débrouillés.
Linza adopta un air pensif.
- Une taupe dans les Forces de Sécurité… voilà qui explique que beaucoup de ces impurs aient échappé aux rafles et aux arrestations.
- La prisonnière nous a avoué que la taupe était en relation avec un membre du réseau connu sous le nom de Sentinelle. Elle a entendu plusieurs de ses camarades y faire allusion à maints reprises, précisa Leli.
- Nous allons appeler le Colonel Hosan et lui demander de surveiller ça de près, renchérit le patriarche.
- Pour terminer, l’impure nous a indiqué que quelque chose se préparait pour un évènement spécial.
Les mots de Ethan jetèrent un froid sur la dégustation de l’entrée. Les époux échangèrent un regard de connivence avant de braquer leur attention sur leur progéniture.
- Ainsi, la rumeur est fondée, dit Julius qui demanda à la Disciple de Hapos de débarrasser l’entrée d’une inclinaison du menton.
- Ce n’en est plus une, précisa son épouse.
- La chagrienne n’a pas su dire quel serait exactement le plan d’action. Nous devrions renforcer le dispositif de sécurité, suggéra Ethan.
- Nous devrions même ne pas participer au cortège, ajouta Leli.
- Non, trancha net la matrone.
Linza Contispex essuya les lèvres avec sa serviette avant de la donner au Disciple de Hapos qui lui en offrit une nouvelle.
- Toutes nos précautions ne feront que les mettre sur leurs gardes. Il est important qu’ils ignorent le plus tard possible que nous ne sommes pas dupes de leur misérable tentative à notre égard.
- Tu as raison, ma cherie, la soutint son mari. L’essentiel est de les démasquer sans tarder.
- Comment allons-nous y prendre ? Questionna Leli. Qu’est-ce que Ethan et moi, devrons faire ?
- Rien, pour le moment. Assurez-vous seulement que vous serez prêts à assister à la Fête de la Déesse comme prévu.
Le jeune couple échangea des regards déçus mais accepta la décision des aînés qui dirigeaient leur famille et le culte.
- Au fait, nous devrions le leur annoncer, fit Leli en prenant la main de Ethan.
- Oui, tu as raison.
Les parents redressèrent la tête, aiguillés par la curiosité.
- Leli et moi allons bientôt être parents, se lança leur fils.
Aussitôt les traits des aînés rayonnèrent de bonheur et de fierté.
- Nos félicitations, lancèrent-ils avec vivacité.
- Merci, répondit Leli en rougissant légèrement.
La jeune femme semblait sincèrement émue par cet élan d’affection et de bienveillance, preuve qu’elle était bel et bien intégrée dans la famille.
- Vous savez si c’est un garçon ou une fille ? Demanda Linza.
- Pas encore, mais nous passerons bientôt au centre médical principal de Coruscant pour une échographie, expliqua Ethan.
- Nous avons quelques idées de nom, précisa Leli.
- Nous y reviendrons, tempéra le Sage Suprême, quand nous aurons réglé le petit problème qui est suspendu au-dessus de nos têtes.
Ils entamèrent avec gourmandise le plat principal puis passèrent au dîner avant de terminer par un apéritif.
Julius et sa femme levèrent un toast en l’honneur de l’héritier à venir.
- À notre famille, scandèrent-il.
- À notre famille, fut-il repris par leurs cadets.
Cette réunion se termina par des sourires de circonstance et par des anecdotes savoureuses personnelles que distribuèrent les futurs grands-parents sur l’éducation de Ethan. Comme cela se passerait dans n’importe quelle famille.
Mais le vernis ne faisait que dissimuler les ambitions et les défiances, des uns et des autres. Leli et Ethan convoitaient leur position tandis que Julius et Linza n’accordaient que peu de confiance au jeune couple.
Celui-ci prit congé et se retira dans le salon. Leurs parents les entendirent rire à travers la porte.
- Cela me rappelle la fois où nous avons averti ton père de la naissance de Ethan.
Julius arbora un sourire pincé au souvenir du paternel que sa femme venait d’éveiller.
- Cet imbécile était fou de joie… enfin, avant que ce vin de Commenor ne lui reste en travers de la gorge, ponctua-t-il avec un rire narquois.
Elle partagea son sourire railleur au souvenir de dîner qui avait vu son époux prendre à son père ce qui lui revenait de droit. Une simple capsule de poison fournie par les Assassins Malkites avait mis un terme à la médiocrité de Iful Contispex.
Un simple parricide lui avait permis de devenir le Sénateur de Coruscant et des Guildes Marchandes et d’obtenir une place dans l’antique Conseil des Sages, dissous depuis la Crise Alsakan.
Elle remarqua qu’il avait repris son sérieux.
- Ces impurs t’inquiètent, mon chéri ?
- Non, ils sont insignifiants contrairement à d’autres. Ils sont assiégés et désespérés dans les derniers ghettos qui leur restent. S’ils passent à l’action, ajouta-t-il avec une intonation glaciale, nous en profiterons pour réduire à néant les derniers réseaux et leurs derniers espoirs.
- Tu crois que les Hutt tenteront quelque chose ?
- Je ne les vois pas tenter autre chose que de gagner du temps. Ma chérie, tu sais comme moi, qui sont ceux qui nous empêchent de dormir la nuit.
- Les alsakanis.
Les Disciples de Hapos débarrassèrent la table et se retirèrent peu après, laissant les Maîtres de la République dans l’intimité.
- J’ai la certitude sans n’avoir aucune preuve, que cette ambassadrice alsakanie a partie liée avec ces terroristes. Ils seraient les premiers à tirer profit de notre chute si ces derniers réussissaient, pour reprendre leur indépendance et déstabiliser la République.
- Je suis d’accord, appuya-t-elle. Malgré l’accord passé avec leur Premier Régent, ils ont conservé leur Flotte intacte et un pouvoir de nuisance. Ils pourraient mettre à profit leur influence pour rallier les systèmes périphériques à leur cause et à celle des Hutt.
- Les bothans et les lanniks, murmura-t-il.
- La sénatrice Naite’fya et son complice Iyulk ne nous portent pas dans leur cœur. Bien que la Quatrième Flotte de Hisku soit postée non loin de leurs territoires respectifs, ils pourraient envoyer de l’aide aux Hutt si les alsakanis les persuadent de le faire.
- Nous ne pouvons pas laisser les alsakanis faire cause commune avec les Hutt, les bothans et les lanniks, trancha-t-il. Nous pourrions perdre le contrôle des territoires au-delà des Colonies, malgré le déploiement de nos deux Flottes.
- Devrait-on envoyer une flotte supplémentaire pour les soutenir ?
Le Chancelier Suprême réfléchit à la question. Il se leva de table quelques instants après, imité par sa femme.
- J’ai posé la question au Suprême Amiral Divoss. La trahison de la Flotte du Noyau a amputé notre Marine en vaisseaux et en effectifs. Nous n’avons pas des réserves disponibles pour le moment mais les Chantiers Navals de Kuat font l’impossible pour construire les cuirassés Gilagimar qui nous font défaut.
- Alors, nous devrons faire avec ce qu’on a contre nos ennemis. Comme nous l’avons toujours fait.
Linza appuya sa tête contre la poitrine de son aimé qui lui caressa tendrement sa chevelure grisonnante souple. Leurs visages se firent face.
- La Déesse nous guide pour nous permettre d’arpenter le Chemin de la Pureté. Nous accomplissons tout en son nom.
- Et pour notre famille, déclara-t-il en prenant ses mains. Pour Ethan et les enfants qu’il aura avec cette Leli.
- Notre famille et notre culte régneront pour les siècles à venir, affirma-t-elle. Ils civiliseront et convertiront les territoires sauvages inexplorés. Ils purifieront ce qui doit l’être, détruiront ceux qui le méritent.
- La galaxie appartiendra aux Enfants de la Déesse. Et le reste de l’univers suivra.
Ils s’embrassèrent avec fougue et passion, réaffirmant la solidité de leur couple indéfectible. Depuis des années, ils se tenaient debout alors que leurs ennemis ne parvenaient pas à les renverser. La Déesse les guidait et les protégeait.
Leur silence fut interrompu par les éclats joyeux de Ethan et de Leli. Il était temps de les rejoindre dans le salon et que leur famille se comporte comme toutes les autres familles.


Voilà, j'espère que cela vous a plu ! Un heureux évènement aura donc lieu... Ethan et Leli vont être parents, c'est pas meugnon tout ça :x :P ?

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Mer 14 Juil 2021 - 11:47   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Extrait lu!

Pauvre futur enfant! Avec des parents pareils, il part avc un sacré handicap psychologique et émotionnel...

Les Contispex ne sont pas dupes sur ce qui les attend : est-ce qu'on se dirige vers une nouvelle purge digne de celle du Tome 2?

Vivement la suite! :oui:
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Messagepar mat-vador » Jeu 15 Juil 2021 - 22:43   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:Pauvre futur enfant! Avec des parents pareils, il part avc un sacré handicap psychologique et émotionnel...


Sauf si les grands parents se chargent de son éducation :sournois: !

L2-D2 a écrit:Les Contispex ne sont pas dupes sur ce qui les attend : est-ce qu'on se dirige vers une nouvelle purge digne de celle du Tome 2?


suspense...


Allez à samedi :hello: !

Cette fois, retour chez les Jedi :P !
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Messagepar mat-vador » Sam 17 Juil 2021 - 22:07   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Bonsoir à tous, comment ça va ?

Allez c'est l'heure de la suite et il est temps de faire un tour du côté du Temple Jedi :sournois: !



Temple Jedi

Bekan Kalad avait terminé ses sessions d’exercice, travaillant sa pratique avec son sabre laser à lame dorée. Il s’écarta du droïde gladiateur, sa tunique Jedi trempée de sueur. Il vérifia l’état de sa batterie, presque vidée et la rechargea dans un coin de la Salle d’Armes.
Cela fait, il revint au centre et s’assit en tailleur pour se plonger dans une méditation qui vaporisa son état de fatigue en l’espace d’une minute. Cinq minutes après, il se sentit aussi frais qu’un nexu reposé et revint vers sa batterie.
La jauge étant remplie à son maximum, il la reprit et l’accrocha de nouveau au bas de ses hanches, la raccordant à la crosse de son sabre laser. Il activa son arme et fut satisfait que celle-ci brilla avec autant de pureté qu’une étoile bienveillante.
Il la rangea à la ceinture, reprit sa bure et quitta la Salle d’Armes. Il revint dans sa chambre, pour aller prendre sa vapodouche. Sa toilette terminée, il décida de passer voir son padawan Oriko qu’il avait laissé sous la supervision de sa meilleure amie, une Jedi lorrdienne du nom de Zeri Baltwo.
Peu de temps après, il retrouva sa camarade dans une des cours secondaires du Temple, à l’aile Est de l’édifice.
Elle surveillait le jeune Draethos qui brandissait un sabre d’entraînement de duracier trempé pour dévier les rafales paralysantes qui fusaient d’un droïde sonde qui lévitait devant lui et accomplissait des bonds fulgurants saccadés pour couvrir tous les angles d’attaque possibles.
Oriko ne se laissa pas déstabiliser, le garçon accomplissant des pas chassés, l’expression concentrée.
- Continue Oriko, l’encourageait la lorrdienne.
Elle accrocha le regard de Bekan, quand l’alsakani se rangea discrètement à sa hauteur, après avoir contourné son apprenti qui ne paraissait pas l’avoir remarqué.
- Comment ça se passe ?
- Il se débrouille bien, répondit-elle.
Il devina le sourire sous son capuchon qui lui recouvrait la figure.
- Tu es un bon professeur.
- Merci, Zeri.
Le draethos continuait de tenir sa position puis s’avança vers la sphère. Celle-ci reprit de l’altitude pour se mettre hors de l’épée de duracier.
La lorrdienne arrêta l’exercice, en immobilisant la sphère à l’aide de la Force. Elle tenait à la main ce qui ressemblait à la visière rabattue.
- Padawan, mets ceci.
Le draethos examina le casque perplexe, avant de le poser sur sa tête. Il tenta de relever la visière opaque qui masquait sa vue mais sans succès.
- Maître, je ne vois rien.
- C’est justement le but, intervint Bekan. Tu dois apprendre en tant que Jedi à te fier uniquement aux flux de la Force. Repose-toi sur elle, laisse-la te guider et devenir tes yeux, tes oreilles et tes autres sens.
- Étends tes perceptions vers nous, à l’ensemble de la pièce. Élargis ta conscience vers le droïde d’entraînement. Visualise-la comme si tu la voyais pour de vrai.
Bekan sentit les doutes de son protégé alors que Zeri lui expliquait le but de la manœuvre. Puis le garçon se raidit, déterminé.
- Je suis prêt.
- Très bien, commence quand tu veux, l’autorisa-t-elle.
D’un pas mal assuré, Oriko se tourna vers la sphère, relevant l’épée devant lui. La machine brilla d’un halo blafard, libérant le premier tir.
Le rayon de faible puissance s’émoussa sur la lame de duracier, et il en fut de même pour les suivants. Les deux Chevaliers admirèrent le jeune draethos danser autour de la sphère, accomplissant des acrobaties inattendues pour son jeune âge tout en parant et en déviant les traits d’énergie.
- Je ne souviens pas avoir été aussi doué à son âge, plaida Bekan.
- Ne sois pas si dur avec toi-même, le soulagea Zeri en lui posant la main sur l’épaule.
Une perturbation troubla subitement leurs perceptions. Oriko perdit en un battement de cils toute sa concentration.
En lui, les deux Jedi sentirent affluer la colère et la peur, balayant le calme et la sérénité qui guidaient jusque-là le moindre de ses mouvements. L’épée de duracier balaya l’air devant lui de façon désordonnée et déphasée et bientôt la sentence tomba.
Les traits lumineux le touchèrent aux bras, aux jambes puis au torse.
- Oriko ! Lui cria son mentor inquiet de le savoir blessé.
Le draethos, un genou à terre, lâcha son épée et tendit ses deux mains vers la sphère. Il l’agrippa avec sa télékinésie et la projeta violemment au sol, l’endommageant sérieusement. Puis le petit non humain arracha son casque pour le lancer rageusement loin de lui.
- Oriko, ce n’est pas grave d’échouer…, commença Zeri.
Il l’interrompit d’un glapissement.
- C’est de votre faute !
- Oriko ? Fit l’alsakani.
La figure de l’enfant était tordue de haine alors qu’il braquait un bras accusateur dans leur direction. Bekan eut l’étrange sentiment qu’il était visé plus que Zeri.
- Ils sont morts pendant la Lune Pourpre et vous n’avez rien fait !
Les deux Jedi se raidirent lorsqu’ils le sentirent la Force accumuler en lui. Bekan posa la main sur la crosse de son sabre laser mais se retint de le dégainer contre son propre padawan.
Il n’était encore qu’un enfant.
- Oriko, entends ma voix. Suis le cours de mes pensées, tu es au Temple. Tu es en sécurité et tu ne crains rien, lui dit-il pour l’apaiser.
La Force devint moins tourmentée autour du draethos qui semblait embarrassé, confus. Il possédait de nouveau l’apparence d’un enfant en proie au doute et à la confusion. Un enfant qui avait besoin d’être entouré, accompagné.
- Je ressens encore leur mort, j’entends encore leurs cris.
Ses explications laissèrent les deux Jedi abasourdis. Ni Bekan ni Zeri ne savaient si ce qu’ils lui diraient suffirait à le détendre.
- C’est la Force qui en a voulu ainsi, répondit-il.
- C’est injuste, maître.
Bekan voulut lui déclarer que le monde dans lequel ils vivaient, était injuste mais il convint que cela aurait été maladroit de sa part.
- Oriko, tu devrais aller au réfectoire et ensuite aller te coucher.
Le drathos fut sur le point de rétorquer mais il se ravisa.
- Oui, maître Baltwo.
Docilement, il ramassa l’épée et le casque pour les confier à la lorrdienne qui avait récupéré ce qui restait de la sphère d’entraînement.
- Je vais l’accompagner, indiqua-t-elle à son condisciple. Maître Terka attend ton rapport dans la salle du Conseil.
- D’accord, à plus tard Zeri. À demain, padawan.
Le draethos le salua à peine, ce qui contraria l’alsakani. Une chose récurrente depuis le Massacre de la Lune Pourpre.
Leurs liens s’étaient distendus et il ne voyait pas comment remédier à cela pour le moment. Des affaires préoccupantes accaparaient son attention et c’était de cela dont il devait s’entretenir avec son ancien mentor, Ri’ila Terka.
La twi’lek à la peau verte l’attendait dans la salle du Conseil, comme le lui avait dit Zeri. Celle qui appartenait au Haut Conseil depuis la Crise Alsakan et l’élection de Julius Contispex, se tenait sur les genoux, en transe, les paupières closes.
Ses lekkus se balançaient doucement sur ses épaules au moment elle ouvrit les yeux, souriant à la présence de son ancien padawan. Bekan s’inclina pour lui témoigner son respect et son affection, la considérant comme un membre de sa famille.
Elle récupéra à l’aide de la Force, la crosse du sabre laser qu’elle avait déposé devant avant de l’autoriser à s’approcher. Elle se redressa sur ses pieds avec une souplesse intacte malgré ses soixante ans révolus.
Il se rangea à sa hauteur et firent le tour de la pièce, lentement, longeant les douze sièges vides. L’alsakani laissa son regard se perdre dans les reliefs harmonieux du marbre qu’il foulait avant que la twi’lek ne lui demanda :
- Tu es entré en contact avec la résistance ?
- Oui, maître Terka.
- Des complications ?
Il conserva une expression indéchiffrable.
- Rien qui ne puisse être impossible à gérer.
Elle hocha la tête.
- Quels sont leurs sentiments à notre égard ?
- Ils ne font confiance qu’à Marek. Ils m’ont même pris au début pour un imposteur et ont testé mes capacités pour en avoir le cœur net.
- Je ne doute pas que tu aies passé ce test avec succès.
- Comme je vous l’ai dit… rien qui ne puisse être impossible à gérer.
Ri’ila Terka lui indiqua avec un sourire maternel qu’elle gardait confiance en ses capacités physiques. Sans quoi la mission ne lui aurait jamais été confiée, bien évidemment.
- Ils ont refusé notre offre, affirma-t-elle.
- Ils sont décidés à aller jusqu’au bout de leur propre plan. J’ai tenté de les convaincre du préjudice que cela pourrait leur causer mais…
- Alors, nous ne pouvons plus rien faire pour eux. Ce qui leur arrivera, dépendra maintenant de la Force.
L’alsakani crispa les mâchoires.
- Nous les abandonnons à leur sort, comme nous l’avons fait pendant la Lune Pourpre. Quand acceptera-t-on de faire face à Contispex ?
- Maîtrise mieux tes émotions, Bekan. N’oublies pas que tu es Chevalier.
- Pardon, maître.
Il demeurait cependant l’objet d’un bouillonnement de sentiments étroitement mêlés à la colère et la déception.
- Notre marge de manœuvre reste étroite, lui rappela-t-elle. Nous ne pouvons pas commettre la moindre erreur, puisque Contispex a raffermi son pouvoir sur la République. Lui et ses partisans tiennent solidement le Noyau.
- Sauf Alsakan.
Elle opina du chef.
- Ton propre peuple, en effet. Le Conseil a senti dans la Force qu’ils bougeaient leurs pions sur leur échiquier. Nous pensons même qu’ils encouragent les résistants à passer à l’action contre le Chancelier pour détourner son attention.
- Ils les sacrifient délibérément, en abusant de leur désespoir.
- Le désespoir est une arme redoutable en des mains peu scrupuleuses, dicta-t-elle avec flegme. Quelque chose de plus grave se prépare. Tu le sais, n’est-ce pas ?
Une profonde inspiration souleva la poitrine du Jedi.
- Oui, acquiesça-t-il peu après. La guerre.
- Les Flottes des amiraux Amukos et Hisku se rassemblent à la frontière des territoires Hutt. L’essentiel de leurs forces sont stationnées aux alentours d’Ord Yndar et d’Ord Wylan.
- Et les Hutt ? Sont-ils prêts à se battre ?
- Seuls, ils n’ont aucune chance de résister bien longtemps. Mais le rapport de Maître Marek nous permettra d’en savoir bien plus sur leur situation. Si tout se passe comme prévu, nous devrions bientôt avoir de ses nouvelles.
À l’instant où elle proféra ces mots, une padawan entra dans la salle du Haut Conseil. Elle s’inclina devant les deux Jedi.
- Maîtres, le centre des communications reçoit une transmission cryptée depuis les frontières de la République.
- Transférez-la ici, ordonna la twi’lek. Et pas un mot de tout ceci à quiconque, padawan.
- Oui, maître.
Elle se retira et les deux Jedi attendirent fiévreusement que le contact fut établi avec l’Espace Hutt. Quelques secondes plus tard, l’hologramme d’un de leurs condisciples se matérialisa sous leur nez, entre eux deux.
L’humain en question arborait cette posture renfermée et distante qui était familière à l’alsakani.
- Bekan, maître Terka.
- Jedi Marek, comment allez-vous ?
Le dissident rentré dans le rang depuis la Lune Pourpre, éluda la formule de politesse d’un geste dédaigneux de la main.
- Je me trouve sur l’Outlander du commandant Riyan Lix où nous sommes parvenus à contourner le brouillage de la République. Mais je serai le plus bref possible, les services de renseignement ne doivent en aucun cas remonter l’appel jusqu’à nous.
- Certains risques se doivent être courus, Marek.
L’envoyé du Conseil Jedi plissa les yeux à la remarque de maître Terka.
- Vous me voyez heureux de l’entendre. Quel dommage que le Haut Conseil se soit montré trop tiède lors de la Lune Pourpre.
Stoîque, elle encaissa sa pique sans broncher.
- Il ne sert à rien de ressasser le passé. Quelle est la situation ?
- Critique, maître. Après mon arrivée sur Nal Hutta, j’ai appris que de nouvelles émeutes avaient éclaté dans le système Rorak. Coordonnées avec des actions de sabotage dans d’autres systèmes plus modestes. J’ai été accueilli chaleureusement par le Mogul Suprême qui m’a assuré de son amitié envers l’Ordre Jedi et que la situation était sous contrôle.
Cette fois, Marek marqua une pause pour afficher un rictus narquois.
- Cependant, malgré cette confiance, je perçois que la Force est tourmentée là où je me trouve. Le Mogul Suprême comme tous les Hutt, savent masquer leurs sentiments aux utilisateurs de la Force tels que nous. Mais les signes ne trompent pas. J’ai pu assister, quelques heures avant cet appel, à la dernière réunion du Conseil des Anciens.
- Cela ne s’est pas bien terminé, devina son camarade alsakani.
- Cela s’est terminé en insultes et menaces d’un kadijic à l’autre. Il était question d’accorder la priorité soit à la répression des actes séditieux contre les intérêts des kadijics ou contre les incidents provoqués par la République, qui se sont multipliés ces derniers jours. Le Mogul Suprême n’a pas réussi à convaincre ses pairs de mobiliser pleinement leurs ressources contre les deux Flottes de la République.
- L’ordre a donc été donné à leur flotte de se retirer des systèmes frontaliers pour pacifier les mondes où leur autorité est contestée, je présume.
- Je peux vous assurer, maître Terka, que cet ordre des kadijics n’a pas réjoui les commandants Lix et Skyrim. En fait, les conjurés républicains, des officiers au simple soldat, se demandent si se réfugier dans l’Espace Hutt était la meilleure option.
- Y a-t-il eu des désertions ?
- Pas encore, mais l’ambiance n’est pas au mieux. Surtout que les nouvelles recrues locales ne donnent qu’une satisfaction mitigée. Et je ne parle pas des problèmes de pièces de rechange, de munitions, d’équipement que les Hutt rechignent à fournir, préférant les garder pour satisfaire leur avarice naturelle.
- Ne pas les fournir est un excellent moyen de pression contre les anciens conjurés pour les obliger à choisir un kadijic aux dépens d’un autre.
- C’est une possibilité, Bekan. Nous nous doutons que les Hutt ne changeront pas leur nature profonde, même face à un danger qui les dépasse.
Les deux Jedi échangèrent un regard empli de malaise, face à la description sans concession de leur pair.
- La République ne manquerait pas d’en tirer profit si elle les attaquait tout de suite, fit remarquer la twi’lek.
- Si ce n’est pas tout de suite, cela ne saurait tarder, répondit Marek. Ce n’est plus qu’une question de semaines peut-être même de jours.
- Il faudrait convaincre les Hutt de ne pas dégarnir leurs frontières des vaisseaux de Lix et de Skyrim. Et qu’ils doivent impérativement trouver des alliés qui accepteraient de les soutenir, malgré leur… réputation, ajouta Bekan. Des alliés qui seraient assez nombreux et courageux pour tenir tête à Contispex et le dissuader de passer à l’attaque.
Kotil Marek inclina le menton en signe d’approbation.
- Je tâcherai de convaincre le Mogul Suprême d’envoyer des plénipotentiaires aux bothans et aux lanniks, les plus susceptibles de vouloir résister à la République.
- Bonne chance dans votre mission, Jedi Marek.
- Merci, maître Terka. Que la Force soit avec vous.
- Que la Force soit avec toi, Kotil, souhaita l’alsakani avant la rupture de communication.
L’hologramme de l’ancien dissident s’effaça dans un flash avant que Bekan ne se dirigea vers la sortie.
- Espérons que les services de renseignement n’auront pas remonté l’appel jusqu’à nous, lança-t-il à son ancien maître.
- Oui, espérons-le.
Il remit son capuchon puis la douce voix de la Jedi âgée le retint sur le seuil.
- Bekan, je te sens anxieux. Souhaites-tu te confier à moi ?
Il soupira quelques instant avant de se retourner et de revenir sur ses pas.
- Il s’agit de mon padawan, avoua-t-il en croisant son regard attentif. Quelque chose a changé en lui depuis la Lune Pourpre.
- Tu veux dire, lorsque tu l’as emmené dans ce ghetto après le massacre ?
- Oui, je crois que j’ai commis une erreur. Je pensais qu’il surmonterait sans problème tout ce qu’il verrait, tout ce qu’il ressentirait. Mais j’ai sous-estimé ses capacités de perception et le choc qui l’a secoué après coup.
- A-t-il perdu foi en toi ?
- Pas seulement en moi. Il a perdu foi en nous, en l’Ordre. Je dirais même qu’il a perdu foi en la lumière.
Il baissa la tête, presque honteux.
- Je suis en train de le perdre et je ne peux rien y faire. Il y a tellement de colère en lui, je doute qu’il réussisse à devenir Chevalier le jour de ses Épreuves.
- Bekan, ressaisis-toi.
La voix de Ri’ila Terka conservait cette douceur si maternelle alors qu’elle le sermonnait.
- Ce n’est qu’un enfant, lui rappela-t-elle. Étais-tu si différent lorsque je t’ai ramené d’Alsakan sur Coruscant ? Le Haut Conseil a senti tant d’émotions négatives en toi, tellement de peur qu’ils m’ont intimé de te ramener chez tes parents. Mais je n’ai pas cédé car j’avais foi en toi et tu ne m’as pas déçue.
Elle posa ses fines mains sur ses épaules, avec une fermeté dotée de compassion.
- Et je suis fière de ce que tu es devenu. Je serai toujours fière de toi, appuya-t-elle. Comprends-tu, Bekan ?
Il se redressa.
- Je comprends, je dois montrer à Oriko que je lui ferai toujours confiance pour ne pas dévier de notre lumière. Qu’il comptera toujours pour moi quoiqu’il advienne, quelque soient les épreuves qu’il subira.
- Tu ne dois pas l’abandonner.
Bekan se souvint du jour où il était devenu Chevalier, le jour de son accomplissement. Il espérait un jour lointain où il se tiendrait à la place de Maître Terka pour assister à l’intronisation de son padawan.
- Je ne l’abandonnerai pas. Je jure de l’aider à retrouver son chemin, s’il s’égare.
Elle le laissa partir et il le fit, les épaules soulagées d’un fardeau. Il avait retrouvé foi en lui et il espérait trouver retrouver la foi en son padawan.
Car l’obscurité qui pesait sur la République, guettait son avenir.
Elle guettait leur avenir.


Voilà, j'espère que cela vous a plu !

allez, à la prochaine pour la suite :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 19 Juil 2021 - 19:27   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Extrait lu!

Toutes les intrigues liées à l'Ordre Jedi progressent dans cet extrait passionnant! Les Jedi veulent désormais agir, mais sans prendre le risque de se faire repérer par Contispex et ses ouailles. Mais tôt ou tard, il faudra bien s'impliquer de façon visible...

Vivement la suite! :oui:
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Messagepar mat-vador » Mar 20 Juil 2021 - 22:10   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Merci pour le retour :wink: !

L2-D2 a écrit:Toutes les intrigues liées à l'Ordre Jedi progressent dans cet extrait passionnant!


:jap:

L2-D2 a écrit: Les Jedi veulent désormais agir, mais sans prendre le risque de se faire repérer par Contispex et ses ouailles. Mais tôt ou tard, il faudra bien s'impliquer de façon visible...


Maintenant la question est : à quel point vont-ils s'impliquer :sournois: ?

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 24 Juil 2021 - 22:04   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Bonsoir à tous, comment ça va ?

Allez, c'est l'heure de la suite qui vous promet une sacrée immersion à l'intérieur même de l'administration de la République sous l'ère Pius Dea :sournois: :sournois: ! Et pas n'importe laquelle : Les Forces de Sécurité de Coruscant :diable: !

Bonne lecture !


Le lendemain matin, Siège des Forces de Sécurité de Coruscant

Le sergent Narn Shetu salua les sentinelles qui gardaient l’entrée principale du bâtiment imposant abritant le siège des FSC, les Forces de Sécurité de Coruscant. Il valida son badge d’accès au portique, passa le scanner rétinien et le droïde fonctionnaire qui lui faisait face, déclama d’une voix sans émotion :
- Narn Shetu, matricule A7-DC. Entrée autorisée. Bienvenue et bonne journée.
Le sous officier humain grogna tas de ferraille entre ses dents avant de soulever son sac long contenant son uniforme qu’il portait contre le flanc. Il entra dans le hall qui n’était pas encore ouvert au public en cette matinée précoce.
Il salua ses collègues à la volée, et s’enquit de ceux qu’il appréciait le mieux. C’est-à-dire, ceux qui n’avaient aucun rapport avec les Disciples de Hapos ou ces damnés Gardiens de la Pureté, qui avaient établi leurs quartiers ici, suite à un décret promulgué par le Chancelier Suprême, peu après la Lune Pourpre.
Il en voyait d’ailleurs deux, drapés dans cet uniforme gris sombre qui avait aidé à asseoir leur sinistre réputation. Leurs traits distants et leurs mâchoires aussi serrés que des pièges à nexus, ne les aidaient pas à s’attirer la sympathie des autres agents qui les évitaient soigneusement. Leur chef, le Colonel Hosan, avait exercé des pressions pour obtenir à ces hommes, les meilleurs bureaux et le meilleur matériel.
Ainsi, comme tant d’autres collègues, Narn fut rétrogradé au rez-de-chaussée où il dut se contenter d’un espace miteux où suintaient l’humidité et la vétusté d’un matériel qui datait de la Crise Alsakan et méritait d’être jeté dans une décharge.
Il croisa un collègue humain, plus massif que lui.
- Eh, sergent ! Lui fit-celui-ci.
- Bonjour, caporal Gumak.
- Votre famille est toujours en vacances sur Ixtlar ?
- C’est la saison idéale, cela ne peut que profiter aux enfants, répondit Narn qui prit un air enjoué.
Gumak prit un air ennuyé.
- J’aimerais poser un petit congé moi aussi. Je trouve l’atmosphère à Coruscant un peu trop étouffante.
Narn comprit le sous-entendu qu’il glissait malicieusement.
- Parlez-en au commandant, il saura se montrer compréhensif. Il faut savoir profiter d’un peu de sérénité hors de la capitale.
Le visage de Gumak s’illumina d’un sourire.
- Oui, je l’espère aussi. Bon, j’ai des tas de paperasse à remplir, à cause de ces deux accidents de circulation dans les couloirs aériens. Bonne journée, sergent.
- À vous aussi, caporal.
Il le dépassa et passa au vestiaire pour se changer. Puis il emprunta un corridor, jetant aux holocaméras actives qui saillaient du plafonds. Son bureau se situait au milieu du couloir, sur sa gauche.
Il valida le code d’accès et le battant s’ouvrit… pour laisser à découvert le chef des FSC qui attendait dans la pièce.
- Commandant Thindar, réagit-il avec étonnement.
- Ah sergent, vous voilà. J’ai à vous parler, installez-vous.
- Merci, monsieur.
Narn lissa son uniforme, pensant d’abord peut-être avoir affaire à une inspection de routine visant à l’évaluer dans son travail de fonctionnaire. Mais il comprit à l’air grave de son supérieur qu’il ne s’agissait pas d’une simple routine.
Il aurait peut-être à un rappel à l’ordre sur l’une des affaires qu’il traitait sur le coin de sa table de travail. Il s’assit à sa place, essayant de se détendre tout en allumant son ordinateur intégré dans le pupitre.
- Où en êtes-vous de l’affaire LD 45-7 ?
Narn fit une recherche rapide sur son ordinateur, y entrant les références dans le moteur de recherche local. Les données et les images s’affichèrent avec des mentions en aurebesh. Il s’agissait d’une affaire d’homicide perpétrée sur la voie publique à l’encontre d’un citoyen humain, soupçonné d’être un sympathisant anti-régime.
Deux Gardiens de la Pureté l’avaient matraqué à mort, l’accusant d’avoir distribué des tracts dénonçant l’action des suprémacistes. En toute impunité, devant les badauds. Ils avaient été formellement identifiés par quelques témoins courageux, malgré les risques. Mais ceux-ci se sont finalement rétractés et avaient refusé de confirmer l’identité des meurtriers au poste.
Les preuves mises sous scellé ne suffiraient pas à provoquer un jugement devant un tribunal classique. Les dés étaient pipés.
- Au point mort, lâcha-t-il avec fatalisme. Sans les témoignages, les preuves qu’on a pu rassembler ne serviront à rien, même face à un avocat de la défense débutant. Je reste pourtant persuadé que si un témoin clé parle, ce sera suffisant pour faire tomber ces deux ordures de Nek. Je vais demander un sursis au procureur. Et à part ça, je ne vois pas ce que je pourrais faire d’autre, mon commandant.
Après un silence pesant, Thindar se pencha enfin vers lui.
- Peut-être que c’est mieux ainsi, sergent.
- Pardon, que voulez-vous dire ?
Son supérieur resta muré dans un mutisme éloquent.
- Monsieur, il faut montrer à la population qu’il existe encore un semblant de justice dans cette République.
- Ce n’est plus la République que nous avons connu, plus jeunes.
Thindar s’écarta, l’air soucieux.
- Vous êtes un bon élément et je respecte tout comme vos collègues, que vous souhaitiez faire votre travail avec ce que vous pouvez. C’est pour ça que je vous apprécie. Mais c’est très dangereux par les temps qui courent, encore plus depuis la Lune Pourpre.
- Je sais ce qui s’est passé pendant la Lune Pourpre. Vous y étiez aussi, mon commandant.
- Alors vous savez comme moi, qu’il existe des gens qu’il ne faut pas contrarier. Ces deux Gardiens de la Pureté en font partie. Je sais que vous les avez convoqués ce matin pour faire avancer votre enquête. Contentez-vous de prendre leurs dépositions et classez cette affaire. Il est temps de passer à autre chose.
Narn savait que si son supérieur lui donnait cette instruction, il ne pourrait que protester pour la forme. Il était seul.
- Est-ce une demande ou un ordre, monsieur ?
- C’est un ordre, matricule A7-DC.
Narn écarta les mains de son ordinateur, dépité.
- Je classerai cette affaire, ce matin, monsieur.
- C’est ce que je voulais entendre. Bonne journée, Narn.
Il l’avait appelé par son prénom pour ajouter une touche moins formelle à cet entretien. Thindar n’était pas plus enchanté de la situation actuelle que lui. Après son départ, il enleva son képi pour s’aérer l’esprit. Il avait à cœur de bien terminer cette affaire et il était amer que ce ne soit pas finalement ce qu’il espérait.
Une collègue passa le voir.
- Sergent, deux Gardiens de la Pureté ont rendez-vous.
- Oui, faites-les entrer.
Il remit son képi et fronça les sourcils devant l’irruption des deux suprémacistes qui ne montraient aucun signe d’humilité en tant que suspects dans cette affaire. Et la comédie débuta, les visiteurs faisant preuve d’une hypocrisie écœurante à l’égard du policier aguerri. Ils insistèrent notamment sur le fait que la victime les aurait agressés et qu’ils n’avaient fait que réagir en état de légitime défense.
Bien évidemment, Narn n’en crut pas un mot d’après les témoignages recueillis qui narraient un meurtre absolument gratuit et barbare. Dans le but de semer simplement la terreur parmi les récalcitrants.
Le policier enregistra leurs dépositions sur son ordinateur. Il les téléchargea sur un datapad puis leur demanda leur signature digitale. Les deux suprémacistes ne masquèrent pas un rictus narquois pendant qu’ils s’acquittaient de cette dernière formalité, en posant leur pouce sur l’écran.
Narn conclut l’entretien d’un laconique :
- J’espère que je n’aurais pas à vous revoir.
Ils ne prononcèrent pas un mot en guise de réponse, aussi chaleureux que des droïdes sans conscience.
Narn respira mieux lorsqu’il fut libéré de leur présence. Il appela un robot archiviste à qui il confia le dossier entier LD 45-7. Comme Thindar le lui avait demandé pour son bien, l’affaire fut classée sans suite.
C’était l’acte d’un survivant, pas de celui qui était soucieux de justice. Cet uniforme qu’il portait, était souillé par ce déshonneur perpétuel. C’est pour cela qu’il acceptait d’aider ce qu’il restait de la résistance.
Maathra lui avait proposé la rédemption et il avait accepté. Il le devait bien à ces innocents qu’il avait vu mourir sous ses yeux, déchiquetés par les décharges de blaster. Des gens simples qui n’avaient aspiré à rien d’autre que plus de liberté et de reconnaissance.
Ils étaient morts pour cela.
Narn était resté dans les Forces de Sécurité, malgré les cauchemars qui le tenaillaient lors de ses nuits. Beaucoup de ses collègues avaient démissionné, écœurés par ce carnage et par les mensonges de la propagande officielle.
Il avait entendu dire que quelques-uns avaient fui vers l’Espace Hutt pour rejoindre les mutins de la Flotte du Noyau.
Il ne suivait pas régulièrement les informations mais beaucoup disaient que la guerre contre les kadijics devenait imminente. S’agissait-il d’une manœuvre politique du Chef d’État pour unifier la République contre des créatures méprisées pour leur cupidité ?
Pour le moment, Narn avait d’autres préoccupions plus immédiates. Comme celle d’aller prendre un caf bien corsé.
Tiens, ça lui changerait peut-être les idées.
Il se leva de sa chaise, quitta le bureau pour se diriger vers la cantina au premier étage. Il fut accueilli par le droide serveur auprès de qui il passa sa modeste commande, puis alla prendre place à une grande table au milieu de la pièce vide.
Il apprécia le silence, seulement troublé par les rouages mécaniques du droïde qui s’affaira à sa tâche. C’était si apaisant.
- Eh, Narn !
La voix cristalline d’une autre femme en uniforme derrière lui, le fit sursauter sur sa chaise. Sa casquette camouflait ses cheveux bruns coupés courts alors qu’elle le saluait d’un grand geste du bras lorsqu’il se tourna vers elle.
- Je peux ? Fit-elle en désignant la chaise en face de lui.
- Bien sûr, l’invita-t-il.
Elle lui sourit avant de s’installer à ses aises.
- Je t’offre un caf ? Proposa-t-elle.
- Déjà commandé.
À cet instant, le droïde vint les rejoindre.
- Voici votre commande, monsieur.
- Merci.
- Eh, la même chose, tas de ferraille ! S’exclama sa collègue.
- Oui, madame.
Elle attendit qu’il soit hors de portée de voix pour demander :
- Comment ça se passe, ta matinée ?
- J’en ai connu de meilleures, grogna-t-il après avoir avalé une gorgée.
- Des accidents de circulation ?
Il toussa pour étouffer un rire à la pensée de ce pauvre Gumak qui devait s’encombrer de feuilles de flimsi à rendre en plusieurs exemplaires pour une fichue violation de priorité dans un couloir aérien au beau milieu du quartier financier.
- J’ai mieux. Des Gardiens de la Pureté.
- Blast, jura-t-elle entre ses dents.
Le caf que lui apporta l’automate inexpressif, ne lui rendit pas son sourire.
- Ils ont provoqué un carambolage ?
La boutade le mit de meilleure humeur.
- Si seulement ce n’était que ça, Etsy.
- Raconte, l’encouragea-t-elle.
Il lui résuma les éléments essentiels de cette sinistre affaire d’homicide en lieu public qu’il venait de classer. Etsy arborait maintenant une mine sombre tandis que les traits de Narn demeuraient figés dans le marbre.
- Ces salopards se croient tout permis, cracha-t-elle avec dégoût.
- Parce que tout leur est permis, c’est ça la réalité.
Elle acquiesça.
- On est vraiment dans le poodoo.
- Ouais, appuya-t-il. Et ça ne va pas s’améliorer, surtout si ces rumeurs à propos des Hutt sont vraies.
- J’ai un cousin qui travaille sur un dépôt de la Marine sur Ord Wylan. Il m’a confirmé que c’était très sérieux.
- Attends, la guerre va vraiment éclater ?
Elle vida son caf, peu après lui.
- D’après lui, c’est pour bientôt.
- Je me demande comment les gens vont réagir.
- Ca se déroulera en périphérie, loin des regards indiscrets. À mon avis, les gens du Noyau n’en ont pas grand-chose à faire puisque cela ne les atteindra pas. Mieux, je pense qu’ils la soutiendront, ajouta-t-elle avec fatalisme. À cause de cette réputation de gangsters qui collent aux écailles de ces grosses limaces.
- On peut dire que les Hutt ont le don de se mettre à dos tout le monde… en faisant des affaires avec tout le monde.
Il se leva pour clore l’entretien.
- Bon, je vais trouver une autre affaire pour m’occuper jusqu’à la fin de la matinée.
- Tu as posé ton après-midi, je me rappelle, indiqua-t-elle.
- Je réglerai deux ou trois bricoles en passant. Faire le linge, le ménage. Tout ce qu’il y a de plus ennuyant, en fait.
- Je pourrai passer chez toi te donner un coup de main, fit-elle en minaudant.
Il ria, amusé.
- C’est gentil, Etsy. Mais je préfère me débrouiller seul.
- Comme tu veux, grand chef. À plus tard.
- À plus, Etsy.
Ayant pris congé, Narn se leva, laissant son gobelet aux bons soins du domestique. Il sentit le regard d’Etsy s’attarder sur ses épaules. Elle ressentait une affection particulière pour lui et pour sa part, il l’appréciait beaucoup.
Même s’il avait dû rejeter son subtil appel du pied.
Il verrouilla la porte de son bureau et s’affaira devant son ordinateur de travail. Il fit défiler les dossiers en cours de traitement et le logiciel lui proposa l’affaire numérotée AF 18-15. Il lit rapidement le résumé qui faisait allusion à une dégradation d’un landspeeder personnel, survenu dans un quartier avoisinant, trois jours auparavant.
La victime avait déposé plainte le lendemain, signalant une carrosserie rayée et des propulseurs arrachés. D’après les premiers éléments recueillis par une patrouille et consignés dans un procès verbal, aucun autre véhicule n’avait pas été touché.
C’était un acte ciblé, personnel.
Il s’éloigna de son écran, levant les yeux au plafonds pour soupirer. Allait-il vraiment se charger de cette enquête pour aboutir à la conclusion déprimante d’une banale querelle de voisinage ? Il mit de son côté ce dossier pour consulter les suivants.
Pour s’apercevoir qu’ils étaient à peine plus intéressants. Tant pis, il se rabattrait donc sur cette affaire AF 18-15.
Il était temps de se mettre au travail, mais avant ça, il lui restait quelques appels à passer, hors de tout cadre professionnel. Des appels qui flirtaient l’illégalité et qui lui vaudraient de sérieux problèmes si cela se savait.
Et dans une République aussi tyrannique régie par un culte radical, ce genre de problèmes pouvait prendre une ampleur mortelle.
Il saisit son comlink personnel, après avoir activé le brouillage. Il composa une fréquence sécurisée, protégée par un cryptage dernier cri, qu’il prenait soin d’ôter après chaque communication.
- Cryptage opérationnel, lui annonça une voix impersonnelle depuis son comlink.
Il mit en veille son ordinateur avant de commencer :
- Salun, tu me reçois ? Ici le Samaritain.
Il entendit un rire grave, haché par les parasites.
- Tiens, le Samaritain… ça faisait longtemps.
- Tu as du nouveau pour moi ? Demanda le policier.
Narn guetta la porte fiévreusement.
- Hmm, peut-être bien. Par contre la commission sera revue à la hausse.
- Je verrai si tu en vaux la peine, Salun. Que me proposes-tu ?
- Reste en attente, je t’envoie les images.
Moins de dix secondes plus tard, un hologramme d’un vaisseau de fret compact aux formes rudes flotta devant le visage de Narn.
- C’est fiable ?
- Ah oui, tu peux me croire. Un pur produit de la Corporation Technique Corellienne. Pas le plus moderne, mais c’est une valeur sûre, le Samaritain. Je m’y connais, j’ai longtemps travaillé sur les docks de Coronet.
- Il est prêt ?
- Il peut de suite faire un aller retour sur la Route Commerciale Perlemienne, du Noyau jusqu’à Ossus, mon pote.
Le policier réfléchit quelques instants.
- J’espère que tu dis vrai. Et pour ta commission ?
- Trente cinq pourcent.
- Hein ? S’indigna Narn. Ce n’est pas ce qui était convenu. On s’était entendu sur dix pourcent, fichu duro !
- J’ai pris de gros risques pour récupérer cette beauté, petit flicard. Depuis la Lune Pourpre, ces damnés fanatiques serrent la vis et les marges sont maigres. Je te fais une fleur, je te parlerai pas des coûts de remise en état, concernant les boucliers, le blindage, l’armement… enfin tout ça, c’est un peu technique. Je t’épargne les détails.
- Oh merci, bien, ironisa Narn. Pour la commission, je t’accorde jusqu’à quinze pourcent, pas plus. C’est la valeur de notre amitié.
Le duro s’esclaffa.
- Narn, tu sembles accorder si peu de valeur à notre amitié. C’est vraiment vexant de ta part, je m’attendais à mieux. Tu vois, j’y accorde bien plus de valeur. Comme disons… hmm, trente pourcent.
- Je n’accepterai pas un tel prix, Salun. Vingt pourcent.
- Avant la Lune Pourpre, peut-être. Mais les choses ont changé, il est dangereux d’attirer l’attention. Surtout pour un fonctionnaire comme toi, Narn.
- Serais-tu en train de me menacer, Salun ?
Le ton du sergent était empreint d’une teinte glaciale.
- Je t’expose les faits avec clarté.
- Alors soit, je vais t’avertir avec… clarté. Si tu me fais tomber, j’ai de quoi t’emporter dans ma chute, ne l’oublies pas. Vingt pourcent, c’est ma dernière offre.
- Vingt cinq pourcent et je m’engage à te rendre un service gratuit pour ta prochaine enquête, ajouta le duro.
- Tu ferais vraiment ça ? S’étonna le policier.
- J’accorde beaucoup de valeur à notre amitié. Marché conclu ?
- Marché conclu, envoie-moi le manifeste et je te fais le virement dans l’heure.
- À une prochaine fois, Samaritain.
Alors qu’il s’apprêtait à ranger son comlink, Etsy fit brusquement irruption dans son bureau. Leurs regards se croisèrent avant que la femme ne manifesta de la gêne.
- Désolée d’être entrée sans frapper.
- Pas de souci.
Narn s’aperçut trop tard qu’il n’avait pas éteint l’hologramme du cargo. Il fit disparaître l’image mais elle ne manqua pas de le remarquer.
- Tu parlais à quelqu’un ?
Sa voix ne variait pas d’un iota mais il frissonna en devinant le soupçon qui s’y était insidieusement glissé.
- Seulement un indic, quelqu’un qui me devait un service.
- Ah, d’accord.
Elle semblait indifférente mais s’agissait-il d’une feinte ? Narn n’était sûr de rien, à part de la frustration qui le gagnait. Par les étoiles, il était prêt à lui faire confiance mais il devait se méfier de tout le monde.
- Je voulais juste récupérer le dossier sur cette affaire de violence conjugales, tu l’as toujours ? Demanda-t-elle.
- Bien sûr, je l’ai gardée au frais.
Il ouvrit un tiroir et en retira un datapad qu’il lui tendit vivement. Avec une raideur inhabituelle visant à lui faire comprendre qu’il souhaitait être seul.
- Bon, je vais pouvoir résoudre cette affaire et envoyer le mari violent, cette ordure, dans une colonie pénitentiaire.
- Il doit le mériter, appuya-t-il.
- Allez, je te laisse. À demain, Narn.
Elle avait compris le message.
- À demain, Etsy.
Le remords de Narn s’exprimait pleinement alors que sa camarade le quittait. Sa femme et ses enfants, exilés sur Ixtlar lui manquaient et il se sentait seul, dans un monde hostile.
Il essuya la larme sur sa joue et serra de nouveau le comlink dans le poing. Il devait parler à Maathra. Mais dans son trouble du à l’irruption de Etsy, il commit une négligence lourde de conséquences.
Il omit de crypter la fréquence.


Voilà, j'espère que cela vous a plu :wink: ! Par contre, la dernière phrase... vous savez ce qu'on dit : petites causes grands effets :diable: !!!

Allez, à la prochaine :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Lun 26 Juil 2021 - 18:24   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Extrait lu !

Ouh là ! Narn risque fort de regretter cette bévue ! :grrr:

Mais de voir les FSC être obligés de se soumettre aux Gardiens de la Pureté et au Pius Dea, c'est vraiment très énervant ! Et c'est malheureusement telle plausible...

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar mat-vador » Mar 27 Juil 2021 - 19:51   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Merci pour le retour :oui: !

L2-D2 a écrit:Ouh là ! Narn risque fort de regretter cette bévue ! :grrr:


Oh, il va en avoir des regrets :sournois: !

L2-D2 a écrit:Mais de voir les FSC être obligés de se soumettre aux Gardiens de la Pureté et au Pius Dea, c'est vraiment très énervant ! Et c'est malheureusement telle plausible...


Une façon de montrer que les administrations peuvent être au service d'une dictature :whistle: . Et que les instincts de survie sont plus forts que les idéaux...


Au passage, je donne des nouvelles de mon tome 3 :wink: ! J'ai atteint et dépassé les DEUX CENTS PAGES :x :x :x !!!!!!!!! Plus précisément 205 pages.... et j'ai attaqué le 50ème chapitre :diable: !


Allez, à la prochaine :hello: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

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Messagepar mat-vador » Sam 31 Juil 2021 - 21:39   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Bonsoir à tous, comment allez-vous ?

Allez, hop, on retrouve le sergent Shetu qui va devoir affronter les conséquences de sa malheureuse bourde du précédent extrait :diable: ! découvrez ça et savourez :transpire: !



Cité Galactique, plus tard dans la journée

Maathra se plongea un peu plus dans l’ombre de la ruelle, en face de l’ambassade d’Alsakan lorsqu’elle aperçut les Gardiens de la Pureté qui patrouillaient en landspeeder. Depuis la Lune Pourpre, les suprémacistes n’hésitaient plus à vagabonder dans tous les quartiers de la Cité Galactique, pour montrer leur force et leur audace.
Y compris dans le quartier diplomatique où ils évitaient cependant toute provocation à l’égard du personnel non humain comme les duros. Les Contispex n’avaient en effet aucun intérêt à s’aliéner les systèmes membres de la République alors qu’ils préparaient la campagne contre les Hutt. Mais en permettant à ses partisans cette liberté de manœuvre, ils rappelaient ainsi qui était le Maître.
La guerrière echani reconnaissait que les Contispex étaient des adversaires redoutables autant qu’implacables, difficiles à détrôner. Bien plus encore depuis la Lune Pourpre.
Elle serra les dents.
Narn Shetu était en retard.
Elle surprit le policier infiltré qui déboucha sur sa droite depuis l’avenue. Il marchait d’un pas vif, la tête encapuchonnée.
Lorsqu’il la rejoignit, elle ne se retint pas de l’apostropher :
- Qu’est-ce qui vous a pris tout ce temps ?
- Un imprévu, qu’il m’a fallu régler en privé.
Elle l’attira vers elle par le coude. Narn grimaça sous la poigne dont elle faisait preuve.
- Votre famille n’est plus à l’abri sur Ixtlar ?
- Il ne s’agissait pas de ce genre d’imprévu.
- Alors expliquez-vous, l’intima-t-elle.
Il tourna la tête vers l’ambassade d’Alsakan, la voie paraissait libre.
- Elle a débarqué chez moi à l’improviste.
- Qui, elle ?
- Une collègue au travail, Etsy.
- Vous avez eu du mal à vous en débarrasser ? Asséna Maathra avec un sarcasme mordant.
- Je crois qu’elle a le béguin pour moi, ce n’est pas ma faute si je lui ai fait autant d’effet. Vous devriez sortir avec quelqu’un, ça vous dériderait.
La boutade s’émoussa sur les traits impavides de la guerrière echani.
- C’est un luxe que je ne peux pas me permettre. Maintenant allons à l’ambassade. Nous avons perdu assez de temps comme ça.
- Comme vous voudrez, soupira-t-il.
Ils guettèrent dans l’avenue, le moindre signe suspect, indiquant que les lieux étaient épiés. Ils ne virent rien d’apparent et s’avancèrent l’un derrière l’autre. La guerrière posa la paume de sa vibro épée dissimulée sous son manteau.
Les gardes alsakanis s’interposèrent, brandissant leurs armes.
- Dites à l’ambassadrice Sikala que Sentinelle est arrivée.
L’un d’eux avertit la dignitaire par comlink avant de les laisser entrer. Les deux résistants franchirent l’enceinte, soulagés d’être temporairement en sécurité.
L’ambassadrice Sikala les attendait dans son bureau. Sur la table, face à elle, étaient posés deux minuscules conteneurs.
Elle salua l’echani puis remarqua Narn, fronçant les sourcils devant sa présence.
- Qui est-ce ?
- Un spécialiste des explosifs, répondit la non humaine.
- J’imagine que je n’en saurai pas plus.
- Cela vaut mieux pour notre sécurité.
Narn se découvrit la figure.
- La seule chose que vous avez besoin de savoir, ambassadrice, est que j’ai intégré d’abord la section déminage des Forces de Sécurité. J’ai une certaine expérience dans ce domaine.
- Alors, mettez-vous au travail, lui conseilla la dignitaire.
Maathra s’approcha et ouvrit les conteneurs. Tous deux contenaient en leur sein, de minuscules sphères grisées et ternes, inertes et froides comme la mort qu’elle détenait. Le policier la rejoignit et s’empara d’une des boules.
Il l’examina sous tous les angles puis la remit à sa place.
- Ces détonateurs sont opérationnels mais je suis inquiet de savoir s’ils seront utilisés au milieu d’une foule.
- Cela ne vous regarde pas, Narn.
Il voulut répliquer quelque chose mais s’en abstint. Il faisait partie de la résistance, il avait choisi son camp. Il ne pouvait plus revenir en arrière et il était inutile de nourrir des scrupules. Il était trop tard pour cela.
- Je vous attends dehors, fit-il à la guerrière.
Il s’éclipsa, laissant les deux femmes seules. De sous son manteau, la non humaine sortit deux sacs dans lesquels elle enfouit les explosifs.
- Vous lui faites confiance ? Demanda l’alsakanie.
- Je pourrais en demander autant à votre propos.
Sikala se mordit les lèvres.
- J’en ai fait bien assez pour votre cause, dans les limites de notre neutralité.
- Vous voulez dire, votre lâcheté.
L’ambassadrice referma bruyamment les conteneurs vides, signe de son irritation.
- Partez, tuez les Contispex si vous le pouvez. Et puissiez-vous disparaître avec eux.
- C’est noté.
Elle quitta l’ambassade, sachant que c’était la dernière fois qu’elle s’entretenait avec l’alsakanie. Elle ne le quittait pas en bons termes, sans que la dignitaire ne lui ait donné la moindre information sur ce qu’il restait de la famille de Naha.
Tant pis, elle se débrouillerait.
Elle retrouva Narn dans la ruelle, ses deux sacs cognant le dos. Le policier lui tendit un datapad, qu’elle dissimula dans son manteau.
- Tout y est ? Interrogea-t-elle.
- Oui, c’est l’inventaire. Vous y trouverez les codes d’authentification. J’ignore de quoi demain sera fait, Maathra mais je vous souhaite bonne chance. Et adieu, si nous ne nous revoyons pas d’ici là.
- Ce serait dangereux de nous revoir, Narn. Je vais ramener ces détonateurs au ghetto un. Heureuse de vous avoir connu et faites attention à vous.
- Vous aussi, Sentinelle.
Ils se serrèrent la main avec émotion, actant leur séparation. La guerrière d’Eshan le regarda s’engager dans l’avenue et s’éloigner pour regagner son domicile. Elle patienta quelques instants avant de quitter le quartier diplomatique et disparaître par les souterrains.
Demain aurait lieu la Fête de la Déesse, elle espérait vivre au-delà de ce jour fatidique, pour avoir l’occasion de réparer ce qu’elle avait laissé détruire.
Pour Naha.



Narn Shetu avait encore le cœur lourd lorsqu’il sortit du quartier diplomatique pour rejoindre l’Allée de la Foi. Sur cette grande avenue dominée par les prières et les célébrations des Disciples de Hapos, le policier fendit la foule, ne voulant pas s’attarder.
Bon, après cent mètres, il pourra quitter cette avenue et prendre un raccourci, cette rue marchande à droite.
À l’angle, il repéra cette femme chauve en habits civils communs, adossée au nano réverbère dont les yeux scrutaient attentivement chaque passant qui la contournait. À l’évidence, elle guettait quelqu’un. Narn la contourna à son tour en évitant de croiser son regard.
Il eut le pressentiment d’avoir attiré pourtant son attention. Un frisson d’anxiété parcourut son corps, le poussant à rabattre son capuchon un peu plus sur la tête. Au bout de dix mètres, la tentation de se retourner fut trop grande.
Elle lui avait emboîté le pas, le fixant avec une étrange intensité. Par son expérience, Narn devinait sa détermination.
Quelque chose allait lui tomber dessus, incessamment. Malgré lui, la peur commença à le gagner, à s’insinuer dans son esprit. Il agrippa la crosse de son blaster, vérifiant qu’il était armé. Il lui fallait se débarrasser d’elle au plus vite avant qu’elle ne rameute des renforts…
Il la dévisagea encore une fois, la surprenant en train de murmurer dans son comlink. Maintenant chaque citoyen coruscanti qu’il croisait, devenait potentiellement un ennemi mortel. Un arbre qui cachait la forêt.
D’autres humains chauves surgirent devant lui, arborant des sourires froids et portant cette fois les toges sombres des Disciples de Hapos. Leurs regards convergeaient vers leur proie dont ils coupaient la retraite.
Narn freina sa marche et recula avant de faire volte-face vers la femme. Celle-ci avait été rejointe par deux autres humains. Une jeune rouquine et un jeune blondin à l’embonpoint prononcé au visage de poupon, qui laissaient un rictus carnassier.
Il dégaina son blaster, le piège s’était refermé sur lui. Il leur cria :
- Restez où vous êtes !
Il perdit la sensation de ses jambes lorsqu’un tir paralysant le frappa aux hanches, par derrière. Il s’écroula sur les coudes et voulut redresser l’affût de son arme. L’humain au visage de poupon bondit pour la lui arracher des mains.
Narn fut désarmé, réduit à l’impuissance.
- Eh, Leli, tu le trouves comment, ce flicard ?
- Pas trop moche, Ethan.
L’infiltré fut relevé rudement par deux vigoureux Disciples de Hapos, affrontant leurs traits empreints de leur sadisme habituel.
- M’approchez pas !
La rouquine se pencha tout à coup pour attraper son organe intime, lui faisant pousser un grognement.
- Il semble vigoureux d’après ce que je tiens entre les doigts, gloussa-t-elle.
- Tu voudrais t’amuser avec lui ?
- Peut-être faudrait-il le dresser pour qu’il accepte mes… caprices.
- Bas les pattes ! Cracha Narn en se débattant.
Elle le relâcha.
- Nous n’avons pas le temps pour ça, ma chérie, rappela Ethan.
- Peut-être pour plus tard, avec la permission de tes parents.
- Espérons qu’ils accepteront de te faire plaisir.
Ethan Contispex considéra le policier avec froideur.
- En temps normal, nous vous aurions arraché des aveux au Temple de la Grande Déesse ou même abattu sur le champ. Mais mon père souhaite vous parler immédiatement, à propos de ce que vos amis préparent pour la Fête de la Déesse.
- Je ne suis pas au courant, nia-t-il.
- Bien sûr.
Leli inclina le menton à l’adresse d’un des Disciples de Hapos qui s’avança dans le dos de Narn et le cogna à la nuque.
Le policier sombra dans un abysse infini.

Résidence des Contispex

- Allons debout, sergent Shetu.
Une voix de matrone autoritaire le tira finalement de son inconscience. Lorsqu’il battit vivement des paupières, il fut aveuglé par la lumière vive qui baignait le salon. Remuant les bras, il s’aperçut qu’on l’avait installé dans le canapé.
Libre de ses mouvements, il se redressa, surmontant sa sensation de nausée et son hébétement dus à sa perte de connaissance. Face à lui, deux silhouettes vêtus de manière austère mais arborant une attitude de commandement, l’étudiaient avec intérêt.
Deux humains, un homme et une femme d’un certain âge, au masque indéchiffrable.
- Où suis-je ? Fit-il d’une voix pâteuse.
- Vous résidez chez les envoyés de la Déesse, ceux qui amèneront tous ses enfants sur la Voie de la Pureté, répondit la femme.
Il comprit alors à qui il avait affaire et cela l’effraya.
- Vous êtes les Contispex.
- Vous êtes moins lent d’esprit que la moyenne, répondit Julius Contispex. Êtes-vous confortablement installé ?
- Dites-moi ce que je fais ici.
Linza lui accorda un sourire fin.
- Vous êtes direct, c’est une qualité plaisante. Et vous avez raison de vous demander pourquoi vous n’êtes pas enchaîné sur une Table de Vérité pour livrer une confession pleine et entière.
- C’était le sens de ma question. Bien que j’ignore ce qu’est une Table de Vérité.
Avec une expression de prédateur calculateur, le Chancelier Suprême se pencha pour lui déclarer à mi-voix :
- Priez la Déesse de ne pas la connaître de sitôt.
- Je n’y manquerai pas, Excellence.
Un frôlement de tissu s’éleva derrière lui, deux Disciples de Hapos venaient d’entrer dans le salon et prirent place de part et d’autre du fauteuil. Narn sentit l’indicible étau se resserrer sur lui, l’objectif était de le mettre mal à l’aise.
Il comprit qu’il avait affaire à des démons et non de simples personnes. Il comprit qu’il avait affaire à des conquérants. Ils dominaient la République, l’écrasaient méthodiquement et quotidiennement sous le poids de leur dogme religieux et il en serait de même pour le reste de la galaxie.
Ils n’avaient plus de rivaux assez courageux pour s’opposer à eux depuis la Lune Pourpre. Ni assez forts pour les renverser.
Pas même les Hutt ou les Jedi.
Narn prit conscience que son sort dépendait de leur bon vouloir. D’un seul geste, d’un seul battement de cils, ils pouvaient décider de le torturer, de l’achever. Ou de l’épargner, aussi incroyable que cela paraisse.
- Nous savons que vous complotez avec de vils mécréants aliens contre nous, reprit le Sage Suprême.
- Voilà une accusation audacieuse.
- Ce n’est pas une accusation mais un fait, appuya gravement Linza Contispex. Tout à l’heure, les services de renseignements ont intercepté une transmission non cryptée depuis le siège des Forces de Sécurité. Un appel qui venait de votre bureau et qui était adressée à une certaine Sentinelle. Cela vous dit-il quelque chose ?
- Je ne connais personne du nom de Sentinelle, affirma-t-il en s’efforçant de soutenir leur regard ardent.
- Vraiment ? Que faisiez-vous tout à l’heure à l’ambassade d’Alsakan ?
Se sentant enlisé par cette question précise du Sage Suprême, il hésita.
- Que suis-je censé avouer, au juste ?
Les deux Contispex demeuraient impavides, comme deux parfaits droïdes protocolaires. Narn se sentit davantage oppressé.
L’épouse montra un datapad dont elle lisait les données.
- Nous avons examiné votre dossier. Vous avez intégré les Forces de Sécurité depuis dix ans, après votre service dans la Flotte du Noyau, d’où vous avez été renvoyé pour comportement inadéquat envers un Gardien de la Pureté.
- Le commandant Thindar vous juge comme un excellent élément, exemplaire d’après vos collègues, enchaîna son mari. Vous avez contribué à la dispersion d’une manifestation illégale lors de la Lune Pourpre.
- Vous voulez dire que j’ai participé au massacre d’innocents pacifiques désarmés, trancha Narn d’un ton hostile et amer.
Le Chancelier Suprême répliqua d’un ton froid, sans sourciller :
- Cette répression était nécessaire, sergent. Nous ne pouvions pas laisser la République être déstabilisée.
- Toujours est-il que vous n’êtes plus si exemplaire depuis cette nuit, avança Linza. Le commandant Thindar note lui-même dans son rapport que vous affichez depuis ces évènements, une franche hostilité à l’égard des hommes du Colonel Hosan. Vous vous permettez même d’enquêter sur des affaires de voies de fait les impliquant.
- Les Gardiens de la Pureté n’ont rien à faire avec les Forces de Sécurité, plaida Narn avec hargne. En les installant dans nos locaux, vous nous discréditez.
- Ils nous ont aidé à maintenir l’ordre mais je peux admettre que cela puisse échapper à votre compréhension..
- Nous devrions revenir au sujet qui nous préoccupe, ma chérie.
Elle sourit à son compagnon, avec tendresse.
- Tu as raison.
Ses yeux se plissèrent et elle ressemblait en cet instant à un oiseau de proie qui guettait sa pitance avec avidité.
- Nous savons que vous complotez avec vos amis résistants contre la République, contre nous, notre famille.
- Et vos amis mécréants ont l’intention de passer à l’acte lors de notre cérémonie religieuse, quand nous honorerons notre Déesse. La Fête de la Déesse, ajouta Julius. Nous ne pouvons pas le permettre.
- Je m’en doute mais je ne vois pas très bien en quoi je puis vous être utile. Ils ne m’ont pas mis dans le secret, avoua le policier.
- Nous sommes persuadés que vous en savez bien plus.
Narn aperçut les Disciples de Hapos qui se rapprochaient de son fauteuil, aussi lisses que des automates sans âme. Son cœur battit la chamade, il se raidissait, se préparant à subir des atteintes désagréables à son intégrité physique.
- Je ne peux pas vous aider, je vous assure.
- Alors, vous ne nous laissez pas le choix, asséna sans pitié Linza.
Les Contispex ne possédaient plus rien d’aimable.
- Envoyez-nous les images d’Ixtlar, ordonna Julius aux Disciples de Hapos.
Les traits de Narn se décolorèrent lorsqu’il comprit comment se déroulerait la suite de leur entretien. Il ne se trompa pas lorsque les adeptes résolus du Pius Dea revinrent voir leur maître pour lui confirmer que la liaison était établie.
Un hologramme géant brilla au milieu du salon et Narn bondit de son fauteuil lorsqu’il reconnut la femme qui jouait avec ses deux enfants.
- Non !
Il plaqua la main devant sa bouche, réalisant qu’il s’était trahi. L’hologramme enregistré se figea sur un ordre silencieux de Linza Contispex qui savoura avec son mari, sa terreur et son désespoir.
- Votre famille va bien, le rassura-t-elle. Et il ne tient qu’à vous que cela reste ainsi.
- Dites-nous tout ce que vous savez, le pressa le Chef d’État.
Le policier fixa, perdu, l’hologramme de sa famille. Le dilemme le déchira pendant quelques instants puis il baissa la tête, vaincu et accablé.


Voilà, j'espère que cela vous a plu :jap: !

Et on se retrouve samedi prochaiinnnn :x :x :hello: :hello: !
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Messagepar L2-D2 » Dim 01 Aoû 2021 - 18:44   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Extrait lu!

Je ne pensais pas que la situation empirerait si vite pour ce sympathique Narn! :( J'en viens à espérer qu'il survive, et sa famille aussi... Et en même temps, s'il parle, c'est un nouveau Massacre de la Lune Pourpre qui s'annonce! :think:

Vivement la suite! :oui:
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Messagepar mat-vador » Mer 04 Aoû 2021 - 19:53   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Merci pour le retour, L2 :wink: !

L2-D2 a écrit:Je ne pensais pas que la situation empirerait si vite pour ce sympathique Narn!


Comme je disais... petites causes, gros effets :diable: !

L2-D2 a écrit: :( J'en viens à espérer qu'il survive, et sa famille aussi... Et en même temps, s'il parle, c'est un nouveau Massacre de la Lune Pourpre qui s'annonce! :think:


sacré dilemne qu'il a hélas tranché :( !


Allez, à samedi :hello: !
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Messagepar mat-vador » Sam 07 Aoû 2021 - 22:12   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Bonsoir à tous, comment allez-vous ?

C'est l'heure de la suite ! la capture de Narn par les Contispex va avoir des conséquences pour les résistants... je vous propose de découvrir ça maintenant :diable: !



Cité Galactique, jour de la Fête de la Déesse

Les clameurs grandissaient le long de l’Avenue de la Foi alors que le cortège composé de centaines d’adeptes du culte Pius Dea et guidé par les Contispex au complet, ne s’était pas encore mis en marche.
Maathra devinait grâce aux exclamations que la foule des curieux et des sympathisants du régime en place se massaient déjà de part et d’autre de la chaussée. Elle regarda par-dessus son épaule, les cinq volontaires désignés pour mener l’attentat à bien contre les dirigeants de la République. Dont Naha qui dissimulait ses lekkus écarlates sous son large capuchon.
Chacun cachait sous le manteau, les explosifs destinés à semer le chaos et la mort pour faire diversion et permettre à Naha de porter le coup de grâce à leurs pires ennemis. La guerrière echanie percevait leur tension mais aussi leur résolution.
Elle accrocha leur regard l’un après l’autre, alors qu’ils se terraient dans une ruelle déserte, adjacente à l’Allée de la Foi.
- Vous savez ce qu’il vous reste à faire, prenez position.
Ils la contournèrent pour rejoindre l’avenue et se fondre dans la foule qui attendait ses champions avec impatience.
Elle arrêta Naha par le coude.
- Je resterai avec toi.
- Merci, fit sèchement la jeune twi’lek. Mais je peux me débrouiller.
- Je tiens mes promesses.
La twi’lek n’insista pas et laissa la guerrière l’accompagner étroitement. Des milliers de citoyens – tous humains – étaient agglutinés contre les barrières de duracier de sécurité, protégés par un double cordon d’agents des Forces de Sécurité et de Gardiens de la Pureté. Les bannières de la République claquaient sous le vent généreux, alors que les statues représentant la Déesse et les Quatre Prophètes, Acalas, Kasili, Amaleth et Hapos se dressaient avec majesté au-dessus de cette plèbe grouillante comme l’intérieur d’une ruche.
Maathra tenta de repérer les résistants pour vérifier qu’ils prenaient position. Elle vit notamment Irren Dugol. La mirialan avait souhaité une dernière fois bonne chance à Naha, tout à l’heure, prouvant son affection.
Mis à part la twi’lek, tous ces militants étaient des Proches Humains qui avaient grimé leur visage sous leur capuchon pour masquer leur teint, leurs tatouages ou autre signe qui aurait trahi leur appartenance aux espèces prohibées. Naha elle-même s’était recouverte la figure d’une peinture noire tout comme Maathra qui lui murmura :
- Laisse-moi te dire quand ce sera le bon moment.
- Blast, Maathra,…
- Fais-moi confiance.
La twi’lek Lethan croisa son regard, en soupirant.
- D’accord, souffla-t-elle.
- Merci Naha.
Un silence pesait sur la foule, qui guettait l’arrivée du cortège depuis la Place du Pardon. Cependant l’impatience de rencontrer les plus illustres Enfants de la Déesse les tenaillait et tordait leurs traits en une grimace fiévreuse, effrayante.
La foi en les Contispex brillait dans leurs yeux, une lueur fanatique qui dormait, prête à s’éveiller à son passage. Naha et Maathra eurent l’impression de se tenir au creux de la vague, il leur fallait prendre garde de ne pas se laisser submerger avant d’avoir accompli leur mission.
Au niveau du cordon de sécurité, un agent des Forces de Sécurité aligné avec ses collègues devant les citoyens fébriles, porta la main au niveau de son casque, à son comlink intégré. Les deux femmes l’entendirent donner des ordres d’une voix martiale distincte.
- Tenez-vous prêts !
Naha glissa à sa complice echanie.
- Tu as entendu ?
- Oui, attendons.
- On devrait prévenir Irren et les autres pour qu’ils se tiennent prêts.
- Non, pas de contact. À moins que tu veuilles qu’on ne soit repérés.
Maathra la vit couler la main sous son manteau, vérifier que les détonateurs thermiques étaient armés.
- Maathra ?
La jeune twi’lek semblait maintenant timide, dépassée par ce qu’on lui demandait. Emportée par sa soif de vengeance, elle réalisait pleinement qu’elle devait tuer le Chancelier Suprême de la République et toute sa famille. Certes, des monstres.
Elle réalisait que si elle réussissait, les Contispex ne seraient pas les seuls à mourir.
- Oui, Naha ? Fit la guerrière avec douceur.
- Tous ces gens… ces enfants… ils ne méritent pas…
L’echani lui serra le poignet.
- Pense aux enfants morts, aux familles disparues, pendant la Lune Pourpre.
- Je… oui.
- Quand nous en aurons terminé ici, nous partirons toutes les deux retrouver ta famille. J’ai un vaisseau pour quitter Coruscant.
- Mais ils sont tous mort. Ma mère, Wils, Mical…
- Pas tous. Concentre-toi d’abord sur tes cibles.
La twi’lek se reprit.
- Oui, tu as raison. Pardon, Maathra.
- Ce n’est rien, je ne t’abandonnerai pas.
Tout le monde regardait dans une seule et même direction. Les Forces de Sécurité et les Gardiens de la Pureté se coordonnèrent pour renforcer le cordon de protection. Une clameur remonta depuis la Place du Pardon jusque là où se tenaient les deux non humaines.
Celles-ci écoutaient ces exclamations de plus en plus stridentes et passsionnées.
- Vive le Chancelier ! Vive Contispex !
Alignés en une procession sinistre et muette, les Disciples de Hapos précédaient le défilé en de longues files de toges sombres. Puis suivaient les Savants d’Acalas, les Servantes de Kasili et les Défiantes d’Amaleth, dans leurs habits de vert, de jaune et de mauve sans âme. De crânes chauves semblables surmontant des visages fermés.
Le visage de la société, de la République.
Les passants tentèrent de s’approcher, se plaquant contre les barrières, certains furent repoussés par les Gardiens de la Pureté et les forces de l’ordre tant leur enthousiasme était débordant. L’inquiétude noua le ventre de Naha.
- Et si jamais ils ne lancent pas leurs bombes ?
- Tu devras quand même lancer les tiennes, insista Maathra. Reste calme, attends mon signal.
Les deux femmes sentirent la foule s’agiter autour d’elles au fur et à mesure de la progression du cortège. Elles furent bousculées par ces humains avides de voir leur sauveur, les yeux agrandis par cette joie mystique de pouvoir attirer son attention.
- Vive Contispex !
D’autres humains déclarèrent ouvertement leurs opinions suprémacistes, reproduisant le salut fasciste des Gardiens de la Pureté.
- Salut à toi, Contispex !
Cet écho provoqua la répulsion chez ces clandestines, qui renforça leur résolution. Maathra sentait Naha prête à bondir sur ses anciens bourreaux.
La barge qui transportait la famille Contispex apparut enfin. La jeune twi’lek reconnut chacun d’eux sans mal malgré la centaine de mètres qui les séparait. Elle frissonna d’horreur lorsqu’elle étudia ses anciens tortionnaires, Ethan et Leli.
Ces deux-là se tenaient par la main, souriant à la foule qui les célébrait, les acclamait. Leurs parents se tenaient à leur côtés, les encadrant comme pour les guider. Maathra surprit derrière eux, la silhouette d’un officier des Forces de Sécurité, qui lui semblait familier.
Intriguée, elle se demanda qui cela pouvait-il être. Puis l’évidence la frappa… il s’agissait ni plus ni moins que de Narn Shetu.
Mais que faisait-il ici, aux côtés des Contispex ?
Il paraissait jouer les sentinelles, vêtu d’une armure complète anti-émeute, faisant le tour de la barge, surveillant la foule. Ses lèvres remuaient, avec sa main collée contre son casque. Il donnait des ordres, visiblement. Tout à coup, il se tourna et leurs regards se croisèrent.
Il la reconnut, son regard afficha une étrange intensité. Ses lèvres remuèrent tout à coup, donnant de nouveaux ordres. C’est à cet instant, que l’echani comprit la vérité.
Il les avait trahis.


Irren Dugol saisit calmement les deux détonateurs thermiques accrochés à sa ceinture et les arma, prête à les lancer sur le défilé. La mirialan se souvint qu’elle avait défilé ici vingt ans auparavant, célébrée avec ses camarades des Nimbus par ce même Chancelier Contispex fraîchement élu à la fin de la Crise Alsakan.
Un Chancelier qu’elle cherchait aujourd’hui à détruire.
Elle se souvenait des étendards de la République qui flottaient au vent, de la joie de la foule qui n’aspirait plus qu’à la paix et à l’union. Ces temps étaient lointains, l’illusion de la paix et de la concorde s’était dissipée en deux décennies.
Aujourd’hui, ces étendards ne la réjouissaient plus. Cette République n’était plus la sienne mais Sfax l’avait convaincue qu’elle pouvait le redevenir, malgré la Lune Pourpre.
Les Contispex passèrent devant elle et elle ne prit pas garde à l’officier des Forces de Sécurité qui se tenait près d’eux, sur la barge. Elle ignora son regard perçant qui la dévisageait et la reconnut, elle ignora l’ordre discret qu’il donna de l’arrêter.
Elle lancerait bientôt ses explosifs, comme les autres. Pour faire diversion et permettre à Naha d’atteindre l’objectif.
Soudain, des cris de panique retentirent, succédant à des détonations inattendues de blaster mêlées à ces cris :
- Neutralisez les terroristes, vite !
La mirialan tourna la tête dans toutes les directions et surprit les uniformes gris des Gardiens de la Pureté qui étaient apparues dans la foule, de tous côtés. Amenant avec eux la confusion et la panique parmi les badauds dont certains fuirent les lieux, s’écartant des barricades.
Irren comprit qu’elle était leur cible lorsque des tirs ardents la frôlèrent. Elle dégaina son blaster de la main droite tandis qu’elle se tenait prête à larguer les détonateurs dans son sillage. Elle visa et abattit deux suprémacistes.
Mais d’autres arrivaient et bientôt son arme émit un clic affligeant. Elle recula vers les barrières après avoir lâché son blaster inutile et s’apprêtait à les enjamber quand un trait la frappa à l’abdomen. Sur la chaussée, d’autres Gardiens de la Pureté convergeaient vers elle.
Ils avaient été trahis et elle ne s’en sortirait pas, c’était certain. Elle espérait que la jeune twi’lek réussirait néanmoins, elle ne serait plus là pour le vérifier.
Bonne chance, Naha.
Des mains l’agrippèrent par ses vêtements, pour la maîtriser.
- Arrêtez-la, vite !
Trop tard, car elle activa les explosifs avant qu’on ne lui tira les poignets dans le dos. Elle sourit pour la dernière fois alors qu’un Gardien de la Pureté lança, paniqué :
- Évacuez !
À l’instant où les flammes les enveloppèrent d’une bulle ardente, la mirialan hurla vers les cieux :
- Justice et Diversité !
La détonation craqua comme le tonnerre, l’onde de choc balaya l’Allée de la Foi, semant la terreur. Irren Dugol, ancienne pilote de l’Escadron Nimbus, gisait au milieu d’uniforme gris calcinés et fumants.


- Naha, recule.
La voix impérieuse de Maathra fit sursauter la jeune twi’lek tandis que l’echani la saisit fermement par l’épaule pour la tirer en arrière.
- Pourquoi ?
- Tu es trop exposée, tu dois mettre une distance de sécurité. Pour ne pas être atteinte par les éclats de shrapnel.
La jeune femme hocha la tête, indécise.
- Euh, d’accord.
- Fais-moi confiance.
Elles s’éloignèrent des barrières de sécurité, jusqu’à ce que la twi’lek ne fit remarquer :
- Tu es sûre que je pourrais lancer jusque là-bas ? Cela me paraît loin.
- Tout se passera bien, ne t’inquiète pas.
La barge des Contispex n’était plus qu’à vingt mètres d’eux quand des cris retentirent depuis l’arrière du défilé, suscitant la confusion de ceux et celles qui les entouraient.
- Trouvez-les, vite !
Des Gardiens de la Pureté venaient de surgir, armes au poing, tentant de se frayer un chemin à travers des citoyens angoissés. Ils ne les avaient pas encore repérées mais cela ne saurait tarder.
- Maathra, couvre-moi, fit Naha. Je vais tenter ma chance.
Elle empoigna ses détonateurs.
- Non, trancha l’echani.
La twi’lek voulut prendre de l’élan mais les bras de la guerrière s’enroulèrent subitement autour de son cou et de sa nuque.
- Maathra, mais qu’est-ce hmmmm…
L’echani lui plaqua une main sur la bouche pour la bâillonner, tout en l’emmenant avec elle.
- Je suis désolée mais je ne te laisserai pas te sacrifier aujourd’hui, Naha. Je ne te laisserai pas mourir vainement.
Des détonations et des explosions retentirent au loin, achevant de disperser les badauds qui s’égaillèrent, effrayés dans un désordre indescriptible. Des Disciples de Hapos et des Gardiens de la Pureté se groupèrent par dizaines autour de la barge, servant de boucliers aux Contispex accroupis tandis que les Forces de Sécurité tentaient de maîtriser la situation.
- Gardez votre calme !
L’echani gagna la ruelle, tenant toujours Naha qui ruait pour se dégager. La guerrière resserra un peu plus sa prise d’étranglement, contractant sa carotide un peu plus. Maathra sentit la twi’lek se raidir, sombrant dans l’inconscience.
- Il n’y a plus rien à sauver, nous avons été trahis, continuait-elle de lui parler. Nous n’avons plus rien à faire sur Coruscant.
Elle l’attrapa par les aisselles, alors qu’elle ne l’entendait plus. Avisant la plaque d’égout, l’echani regarda une dernière fois vers l’Allée de la Foi, vers leurs camarades abandonnés à leur sort. Le quartier serait bientôt bouclé par les Forces de Sécurité puis une répression impitoyable et aveugle s’ensuivrait.
L’echani ne pouvait rien y faire. De nouveau, le sang coulerait avec son lots de deuil et de cadavres. Les Contispex allaient serrer la corde, étranglant encore un peu plus cette République qui ne demandait que ça.
Les bottes des Gardiens de la Pureté allaient battre le durabéton, aux cotés des psaumes des Disciples de Hapos pour mener une nouvelle Lune Pourpre. Cette fois, Maathra ne serait plus là pour y assister.


Voilà, j'espère que cela vous a plu ! Vous l'aurez deviné, l'intrigue ne tardera pas à se déplacer hors de Coruscant :sournois: !

Allez, à samedi prochain :hello: !
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Messagepar mat-vador » Mer 11 Aoû 2021 - 19:58   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Bonjour tout le monde !!! :wink:

juste une petite annonce : étant pris en plein déménagement, j'ignore si je pourrais publier le prochain extrait samedi !! week end un peu délicat !!

Mais rassurez-vous, je vous tiens au courant :diable: ! vous n'en avez pas fini avec le Pius Dea :sournois: !
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Messagepar Den » Mer 11 Aoû 2021 - 19:59   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Bon courage pour le déménagement, l'ami! ;)
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Messagepar mat-vador » Mer 11 Aoû 2021 - 20:47   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Merci Den :wink: :jap: :jap: !!!
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Messagepar L2-D2 » Sam 14 Aoû 2021 - 18:50   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Extrait lu !

Bon, j'avais beau me douter que la Fête de la Déesse se déroulerait mal pour les résistants, je ne m'attendais pas à ce que Narn survive, déjà, et soit assez libre de ses mouvements... au point de travailler pour les Contispex et de trahir ses anciens alliés ! :shock:

Effectivement, on sent que l'intrigue sur Coruscant est finie... pour mieux redémarrer ailleurs ! :sournois:

Vivement la suite, et bon courage pour le déménagement, surtout par cette chaleur ! Je ne sais pas dans quelle région tu es, mais dans le Sud, ça chauffe dur ! :transpire:
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Messagepar mat-vador » Sam 14 Aoû 2021 - 21:43   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Merci pour le retour, L2 :cute: !

L2-D2 a écrit:Bon, j'avais beau me douter que la Fête de la Déesse se déroulerait mal pour les résistants, je ne m'attendais pas à ce que Narn survive, déjà, et soit assez libre de ses mouvements... au point de travailler pour les Contispex et de trahir ses anciens alliés ! :shock:


J'ai repensé à ces histoires de résistants qui avaient été retournés contre leurs anciens copains par la Gestapo... l'Histoire n'est jamais tout à fait loin !

L2-D2 a écrit:Effectivement, on sent que l'intrigue sur Coruscant est finie... pour mieux redémarrer ailleurs ! :sournois:


Ce sera l'occasion de respirer un peu mieux loin de cette Coruscant oppressante et gangrenée par ce culte :sournois: ... respirer un peu mieux, juste un peu :diable: !

L2-D2 a écrit:Vivement la suite, et bon courage pour le déménagement, surtout par cette chaleur ! Je ne sais pas dans quelle région tu es, mais dans le Sud, ça chauffe dur ! :transpire:


Mercii :love: ! J'ai ramené toutes les affaires que je pouvais ramener et j'ai loué un fourgon avec mes frangins pour ramener le meuble, le lit... etc ! Déménagement ultime de l'Aveyron ( Decazeville ) jusqu'à Toulouse prévu ce mardi (température en baisse, un peu de pluie, ca devrait aller )

La prochaine fois, je prends un logement meublé, ce sera moins chiant... et tant pis pour le prix !

Bonne nouvelle ! La suite sera publiée demain soir, avec les Contispex en vedette :diable: ! Héhéhé...
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Messagepar mat-vador » Dim 15 Aoû 2021 - 22:03   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Bonsoir à tous, comment ça va ,

Désolé pour ce retard mais je vous publie enfin la suite :sournois: ! Retour sur les Contispex, après l'attentat auquel ils ont réchappé !



N’importe qui aurait pu s’imaginer les Contispex figés d’effroi, aux aguets d’une mort qui les encerclait pour s’abattre sur eux tous. Peut-être se serait-on gaussés de ce spectacle de suprémacistes protégeant leur guide spirituel et idéologique comme un oiseau protégerait son nid. Mais sur cette barge immobile alors que les Forces de Sécurité tentaient de ramener l’ordre et que les Gardiens de la Pureté quadrillaient l’Allée de la Foi, les tyrans déguisaient leur sourire satisfait.
Cet attentat ou plutôt cette maladroite tentative avortée, allait servir leurs intérêts. De nouveau, il ne leur serait pas difficile de détourner les problèmes de chômage, de sécurité sur ces militants qui avaient tenté de les éliminer.
Leur pouvoir déjà inexpugnable après la Lune Pourpre, se renforcerait un peu plus. Julius et Linza avaient déjà une idée sur la question.
- Papa, on doit aller au ghetto ?
- Non, fit son géniteur avec l’accord de son épouse. Nous retournons à la Place du Pardon et nous allons convoquer le Sénat en session extraordinaire. Nous allons laisser le Colonel Hosan et le Grand Prêtre Imesais s’occuper du ghetto un. Ils connaissent leurs cibles. Nous les frapperons du courroux de la Déesse avant qu’ils ne puissent y faire face.
Peu de temps après, ils descendirent de la barge pour monter dans un landspeeder, affrété à leur intention. Ils remontèrent la grande avenue, toujours escortés par leurs fidèles disciples dévoués. Le clan ruminait sa revanche.
Arrivés à la Place du Pardon, ils contournèrent l’échafaud, mis au repos à l’occasion de la Fête de la Déesse. L’instrument de leur terreur ne tarderait pas à reprendre du service, au cours de cette journée. Nul doute que le Grand Prête Imesais improviserait une cérémonie d’Expiation destinée à rappeler à qui il fallait obéir.
Ils gravirent les grandes marches menant au Sénat et firent appeler le chambellan pour lui donner l’ordre de convoquer les dignitaires.
Puis le clan s’installa sur la chaire qui trônait au milieu du Grand Hall, entre les rangées de gradins vides. Ethan se tourna vers son père.
- Il est temps que tu apprennes à gouverner, mon fils.
- Sois attentif et observe bien, lui conseilla sa mère.
Ethan hocha la tête en silence.
- Et que doit-on faire de Narn Shetu ? Demanda Leli. Le récompenser ?
- Nous verrons cela après.
Devant les Contispex Junior, Linza glissa quelques mots à l’oreille de son époux. Avant même de pouvoir demander un éclaircissement, les Disciples de Hapos ouvrirent les grandes portes du Hall pour laisser entrer les sénateurs loyaux au Chancelier, les Défenseurs de la Vertu.
Ils saluèrent paumes jointes, leur Sage Suprême avant de s’installer sur les gradins, de part et d’autre du Grand Hall. Ils étaient suivis de quelques autres représentants b=n’appartenant pas à leur culte mais trop minoritaires pour représenter une menace sérieuse.
L’échec de la Conspiration des Cent avait débarrassé le congrès des opposants les plus féroces et les plus déterminés. Ce qui en restait, se terrait dans une autocensure fataliste. Julius Contispex savait qu’il n’avait rien à craindre d’eux.
Il les ignora avec dédain.
- Faites silence ! Ordonna le chambellan après que tous se soient installés. Le Sage Suprême et Premier Enfant de la Déesse va prendre la parole.
Julius Contispex se pencha en avant, l’air solennel.
- Mes Frères et mes Sœurs, je vous remercie de votre diligence au nom de la Déesse, notre Mère miséricordieuse. Mais l’heure est grave, nous pensions avoir abattu nos ennemis définitivement lors de la Lune Pourpre. Nous nous trompions.
Il prolongea la pause, satisfait de l’effet que ses mots provoquèrent chez ses partisans. Ceux-ci se dressaient, intrigués.
- Car aujourd’hui, alors que nous célébrions notre amour pour la Déesse, de lâches inférieurs impurs et mécréants ont osé s’en prendre à moi, à ma famille ! Et ils n’ont pas hésité un seul instant à tuer ou à mutiler d’innocents citoyens pour parvenir à leurs fins !
Certains Défenseurs de la Vertu se levèrent des gradins, pour conspuer les auteurs.
- Les salauds ! Les assassins ! Comment osent-ils s’en prendre à un père de famille ?
- Que le courroux de la Déesse s’abatte sur eux ! Que Hapos, Prophète de la Violence, les frappe de son épée de flammes ! À mort !
- Lançons une Lune Poupre contre ces impurs ! Détruisons tous les ghettos qui restent, débarrassons-nous de cette racaille ! Il est temps d’en finir !
- Oui, finissons-en !
Le Chancelier Suprême éleva les mains pour ramener le calme.
- Je comprends votre colère, je ressens cette même passion. Vous m’avez accordé les pleins pouvoirs ainsi qu’au Tribunal de la Foi, et je vous en suis reconnaissant. Mais nous devons assurer l’avenir de la République, pour les décennies, les siècles à venir ! Pour nos enfants, les enfants de nos enfants ! Pour les héritiers de la la Grande Déesse qui doivent reprendre le flambeau !
Ceci fut soutenu par de vifs applaudissements qui résonnèrent dans le Grand Hall. Après ce tumulte, le sénateur Daresh de la planète Denon, proclama :
- Mes Frères et mes Sœurs, honorables représentants, nous sommes d’accord qu’accorder les pleins pouvoirs au Sage Suprême ne durera que jusqu’à ce que la Déesse le rappelle à lui. Nous devons nous assurer que la charge de Chancelier sera toujours exercée ensuite par un homme aussi digne de lui, digne de son sang, digne de notre croyance.
Il fut approuvé bruyamment par ses pairs.
- Nous devons rendre la charge de Chancelier Suprême héréditaire, afin qu’aucun d’entre nous ne succombe à la convoitise et n’oublie sa foi envers notre Mère. Que ce fardeau lourd appartienne à jamais aux Contispex ! La Déesse le veut !
- La Déesse le veut ! Renchérirent les autres.
Ethan remarqua le sourire léger de ses parents. Ils avaient laissé le sénateur Daresh lancer cette proposition sur la table, sans le faire eux-mêmes. Tout cela laissait une impression de libre consentement, d’une soumission volontaire encore plus affirmée. Ils laissaient planer l’illusion blafarde d’une démocratie qui n’existait plus.
Une brillante manœuvre.
Julius Contispex réclama la parole.
- Ces honneurs que vous me conférez sont déjà un fardeau bien lourd à porter et que je dois partager avec ma famille, ma femme et mes enfants si fidèles, si loyaux. Cependant, si telle est la volonté de la Déesse, j’accepte volontiers que ma famille et mes descendants assument la charge de Chancelier Suprême pour l’éternité, dans les cœurs et les esprits.
Tous les Défenseurs de la Vertu se levèrent à l’unisson pour lui rendre hommage. L’un d’eux osa même lancer :
- Que notre Déesse bénisse Contispex, premier du nom !
- Longue vie à Contispex Ier !
Ainsi furent consacrés le tyran et sa famille, destinés à apposer leur marque dans l’histoire de la République et de la galaxie. Le Sénat adouba pour les temps à venir, le clan familial. Ceux qui savouraient le triomphe présent et ceux qui leur succéderaient.
L’hérédité de la succession au poste de Chancelier finissait d’installer solidement leur suprématie. Parmi les derniers sénateurs qui n’appartenaient pas aux Défenseurs de la Vertu, personne ne broncha et ne s’opposa lors du vote.
Puis la séance fut levée et les dignitaires renvoyés. Ethan attendit leur départ, murissant la leçon politique que son père venait de lui prodiguer.
- Sache te faire craindre mais aussi te faire aimer, mon fils.
- Oui, papa.
- Je compte sur toi pour faire fructifier l’héritage que je te laisserai. La Déesse te montrera la voie, obéis aux signes qu’elle t’enverra.
Il s’assura que Ethan ait compris avant de se tourner vers sa femme.
- Que décide-t-on pour Narn Shetu ? Lui demanda-t-il.
- Il nous a bien servis mais je crains que son utilité ne touche à son terme, mon chéri.
- Très bien, je vais donner l’ordre de l’éliminer. Ainsi que sa femme et ses enfants sur Ixtlar.
Leli arqua ses sourcils se demandant s’il était utile d’en arriver là. Sa belle mère le remarqua et lui glissa :
- Il est cruel de séparer une famille, ma chère.
- Vous avez raison, Linza, acquiesça Leli en souriant.
Le clan quitta à son tour le Sénat. Le déjeuner serait en effet bientôt prêt et ils ne tenaient pas à le laisser refroidir.


Et voilà, j'espère que cela vous a plu :whistle: ! N'hésitez pas à me faire part de vos retours !

On se retrouve samedi prochain, sans faute :hello: !
Mat: Bonjour, je suis vapodoucheur et masseur de talons! / Dark Krayt: Vous êtes embauché!

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Messagepar L2-D2 » Mar 17 Aoû 2021 - 22:25   Sujet: Re: Pius Dea : L'ère des Tyrans ( Tome 3 )

Extrait lu!

Et bien! :shock: Je ne m'attendais pas à ce que l'attentat raté serve de prétexte à ce que Contispex devienne Contispex Ier! Tel Palpatine, il se sert du Sénat! :shock:

Non vraiment, je ne m'y attendais pas!

Vivement la suite! :oui:
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