Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession [FIN]

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Messagepar Clonedroïd92 » Ven 31 Aoû 2018 - 23:37   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

L2-D2 a écrit:Onzième ( :shock: ) partie du Chapitre 4 lue !


J'aurais peut être du appeler ça des tomes, en effet :transpire:


L2-D2 a écrit:Et bien et bien, c'est une sacrée bataille terrestre que tu nous présentes là ! Très bien retranscrite, très bien décrite, passionnante, choquante même parfois (oui Yuka, je parle de toi !) et avec une jolie description de la psychologie de Vos, lorsqu'il comprend qu'il a pu autrefois reconnaître en l'agente Séparatiste Asajj Ventress, son amour perdu. La coalition entre République et Séparatiste continue de fonctionner, alors que le Général Jedi s'enfonce avec ses hommes dans le palais de Palpatine... et tu nous laisses là ! Sur un très bon cliffhanger ! Et il nous faut attendre mercredi prochain, en partant du principe que tu ne vas pas repasser à un autre personnage ! :sournois:

Donc... Vivement la suite ! :oui:



Allez, je rassure de suite, y aura pas de "switch" de personnage. On continuera avec l'assaut de Mandalore la semaine prochaine. Et selon comment pourra se découper le récit, y aura peut être même la fin ! Surtout que pour les plus attentifs, il y a eu deux noms de Jedi de glissés ...

Non, mais tu le sais à force que j'aime bien les cliffhanger :transpire:
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Messagepar L2-D2 » Sam 01 Sep 2018 - 12:01   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Oui j'ai vu les noms des deux Jedi... et pas des moindres!
"Bonjour. J'apprécie ce câlin, moi aussi. Câlin câlin câlin. Un câlin, c'est comme de la violence faite d'amour." Monsieur Os

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Messagepar Clonedroïd92 » Mar 04 Sep 2018 - 23:22   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Juste un mémo d'info ! Cette semaine sera une semaine chargé en publication. En effet, après relecture de la partie que je voulais publier, il appert que je ne peux pas faire une publication de taille standard. Cela couperait en deux une scène, un combat qu'il faut lire d'une traite. La partie final du combat ! Du coup, comme les épisodes plus long en fin de saison, la prochaine publication sera d'environ 19 pages ! :transpire: Et viendra clôturer tout ça. Le chapitre ne sera pas totalement finit, mais il restera 7 pauvres pages. Donc au lieu d'en faire une publi la semaine prochaine, je vais tâcher de la publier cette semaine pour clôturer le chapitre, mais à part de la longue publi de demain. Sans doute fin de semaine. Donc soyez pas étonnés si demain y a du texte ! J'espère qu'il vous plaira, j'en étais franchement content quand je l'avais écrit ! :oui:

A demain !
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Messagepar L2-D2 » Mer 05 Sep 2018 - 7:49   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Oh, tout ça annonce du très bon! :sournois:
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Messagepar Clonedroïd92 » Mer 05 Sep 2018 - 13:28   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Comme convenu voici la tartine finale ! Bon il reste un reliquat de conclusion à poster, mais la fin de chapitre est là. Bonne lecture ! :jap:








Chapitre 4 : L'Homme qui rêvait d'un Empire (Partie 12 )










Vos rejoignit un trooper aux marquages orange qui portait le grade commandant.

- Commandant … ?
- Heureux de vous revoir, général Vos, répondit une voix familière. Enfin, je crois …
- Cody ! J'aurais du m'en douter, mes hommes m'ont dit qu'Obi-Wan était de la partie.

Vos et Cody se turent un instant. Vos pour repousser de son sabre une série de tirs venant des hauteurs d'un immense escalier et Cody pour riposter par une série de rafales précises. Les Mandaloriens se turent lorsque Vos usa de la Force pour leur renvoyer trois roquettes à l'envoyeur.

- Palpatine ! Il est ici ? demanda Vos avant que d'autres Mandaloriens ne tentent de les tuer.
- Affirmatif, général. Nous avons réussi à capturer un officier Mandalorien. Et croyez-le ou non, ce type n'obéissait que par contrainte. Certains Mandaloriens ne sont pas d'accord avec tout ceci. Il nous a confirmé que Palpatine était bien dans ce palais, aux dernières nouvelles. Via Bo Katan et les hauts supérieurs Mandaloriens, il dirige tout Mandalore maintenant.
- Même si ce Mandalorien n'est pas fan de Palpatine, je le vois mal le balancer ainsi. Ils sont tenus par l'honneur et c'est pas par rien pour eux. Comment être sûr qu'il vous a dit la vérité ? demanda Yuka qui les avait rejoint tout en faisant feu avec la cohorte de droïdes et de troopers qui pénétraient en masse dans le palais.
- On l'a menacé d'abattre les autres prisonniers. C'était des hommes de son clan. La loyauté envers Palpatine à ses limites.
- Cody … souffla Vos.
- J'aime vos techniques, répondit dans un sourire Yuka.
- Obi-Wan a toléré ça ? questionna Vos, médusé.
- Le jeu en valait la chandelle, déclara dans un haussement d'épaules le clone. Je ne suis pas sûr qu'il ait aimé, mais on parle de Palpatine. Ce type est plus dangereux que la peste cérébrale, et on a tous un compte à régler avec cette raclure. Puis vu les branlées et massacres qu'on a subi de votre part, ces dernières années, on a été quelque peu habitués à user de moyens extrêmes pour survivre.
- Je n'y étais pas, clarifia Vos. Je ne suis pas un Séparatiste.
- C'est vous qui donnez les ordres pourtant, en ce moment, général, fit remarquer Cody, sans animosité.
- Où est-il précisément ? demanda-t-il en changeant de sujet, n'ayant pas le temps de rentrer en débat avec un clone.
- Dans la salle du trône au dernier étage.
- Ouais, logique, j'aurais même pas dû demander.
- On va mettre du temps à sécuriser tout le palais jusqu'à atteindre la salle.
- Vous, oui. Mais si j'y vais tout seul, je devrais pouvoir me faufiler.
- Seul face à Palpatine ? Ce n’est pas une sorte de démon Sith sur-puissant ? s'enquit Yuka.
- Je doute que je sois seul. Obi-Wan et Windu ne vont pas tarder. Je suppose qu'ils ont émis la même idée ?
- Ils se sont séparés du groupe, oui, confirma le commandant clone en donnant des ordres à un lieutenant non-clone.
- Nos droïdes-tanks viennent de franchir le pont et font jonction avec les blindés de la République. On contrôle toute la zone autour du palais sur des kilomètres, annonça Yuka après avoir reçu un rapport d'un droïde commandant.
- Parfait. Capitaine Alder, appela t-il dans son holo, vous prenez le commandement. Vous dirigez l'assaut du palais.
- Mais … je ne suis que capitaine. Il faut un commandant pour cela.
- Vous avez une promotion. Mes félicitations, commandant Alder.
- Je ne faillirais pas, général, répondit le Vurk en lieu et place de remerciements.
- Tu promus sauvagement un gradé sur le terrain juste pour éviter de me donner le commandement ? s'exclama outragée Yuka.
- Arrête de croire que la galaxie tourne autour de toi. La direction d'un assaut relève d'une affaire militaire. Alder est un officier de l'armée, tu es un agent de l'OSC. Chacun son rôle.
- Tu...
- Je n'ai pas le temps pour ça. Bonne chance, fit-il en sautant d'un bond jusqu'à l'estrade supérieure.

Les Mandaloriens, surpris, dressèrent leurs canons, mais avant qu'ils ne puissent ouvrir le feu Vos enchaîna les coups de sabres mettant les guerriers au sol. Sans prendre le temps de demander son reste, il s'engouffra dans un couloir. La route fut ponctuée de rencontre avec des Mandaloriens qu'il sentit via la Force avant de les voir. Ces derniers, systématiquement surpris, pris au dépourvu de voir un ennemi si loin derrière leurs lignes de défense, furent facile à éliminer. Ceux qui eurent le temps de réagir, ne sut rien faire d'autre que d'ouvrir le feu sur Vos qui renvoya sans peine leurs assauts. Les plus maladroits firent l'erreur de tenter de faire sauter Vos à coup de roquettes, permettant au Jedi de renvoyer les ogives sur les lanceurs mettant un terme rapide au combat. Vos tentait plus que tout d'éviter les affrontements, et se glissa entre les salles d’entraînements, les salles de repos des gardes, la prison du palais et finit enfin par arriver devant le long passage suspendu menant aux énormes portes de la salle du trône.
Alors qu'il arriva par l'escalier de gauche, deux silhouettes le rejoignit par l'escalier de droite.

- Vos ?
- Obi-Wan ! Maître Windu.

Le Jedi à la peau ébène et au crâne chauve resta de marbre, en faisant un salut austère de la tête. Obi-Wan Kenobi cependant vint lui mettre une main sur l'épaule pour saluer son vieil ami. Depuis leur dernière rencontre, sans compter la mission sur Coruscant où les deux Jedi ne se sont pas réellement vu, Kenobi avait pris des cheveux blancs et sa barbe fournie s'était grisée.

- Comment vas-tu ? demanda Obi-Wan
- Depuis la dernière fois que tu as blessé des Jedi et tué un être désarmé, rajouta Windu.
- Maître Windu, mon intention n'était pas de faire de mal à qui que ce soit à part Dooku. J'ai tout fait pour limiter les blessures au minimum et au réparable.
- Ça ne change rien à ce que tu as fait, Vos. Tu as commis un assassinat de sang froid.
- Cela ne vous avait pas dérangé lorsque vous m'avait demandé de tuer Dooku pour vous, Windu ...
- C'était une erreur. Nous l'avons tous reconnu.
- Je ne pense pas. De toute façon, la CSI voulait sa mort. Il y serait passé, avec ou sans moi, mais les victimes dans les rangs des forces de sécurité et des Jedi aurait été bien plus importantes. J'ai limité la casse.
- Tu ne demeures qu'un assassin, peu importe les raisons que tu avances pour te justifier, répliqua le Maître Jedi d'une voix glaciale. Le Côté Obscur t'as consumé. Tu n'as plus rien d'un Jedi.
- Au contraire, je ne me suis jamais autant recentré sur ce que c'est d'être Jedi que depuis le moment où je vous ai quitté. Si vous sentez le Côté Obscur en moi, alors c'est que votre confusion est bien plus grande que ce à quoi je m'attendais. Il est marrant que vous soyez capable de me blâmer pour avoir tué un Seigneur Sith, ce qui est notre devoir en passant, alors que vous n'avez aucun scrupule à mobiliser des milliards d'innocents et les envoyer à la mort, Windu. La boussole morale de l'Ordre doit être des plus altérée.
- Ça suffit ! coupa Obi-Wan. Pour votre information, nous avons un Seigneur Noir des Sith derrière ces portes, responsables d'une guerre galactique et de milliards de morts. Je crois que votre querelle peut attendre un peu.
- Les paroles de la sagesse sortent de ta bouche, Obi-Wan, comme toujours, concéda Vos.
- Alors en avant, fit Windu. Et finissons en avec tout ça.

Les trois Jedi marchèrent d'un pas déterminé vers les portes. Ces dernières étaient fermées, mais rien qui ne puisse résister à une poussée de Force de trois Jedi. L'individu à l'intérieur de la salle n'avait pas cherché à se barricader.
La salle du trône était tout en longueur, donnant sur une estrade avec un trône surélevé, dominant des sièges de conseillers et de ministres aux pieds de celui-ci. Les nombreux vitraux représentant des scènes historiques et des héros Mandaloriens laissaient massivement entrer la lumière dans la pièce, mais même les couleurs vives de ces derniers ne pouvait dissiper le ton orangé apocalyptique émanant de dehors. Les flammes étaient plus fortes que l'art. Vos avait vu et ressenti cette atmosphère sur d'innombrables mondes avant Mandalore, tous ayant vu leur civilisation mourir dans les flammes. Obi-Wan fut aussi décontenancé en rentrant dans la salle mais pour d'autres raisons. Vos sentit qu'il avait déjà mis les pieds ici, et que cela réveillait en lui une douleur profonde. Vos savait qu'Obi-Wan avait servi sur Mandalore, il y a des années de cela, mais n'aimait pas en parler et esquivait le sujet dès que possible.
En face d'eux, sur le trône, se trouvait une silhouette sombre encapuchonnée baignant dans la lueur des flammes infernales qu'elle avait répandu dans la galaxie. La scène était magistrale, tout à fait à propos. Vos, Obi-Wan et Windu reconnut la présence se dégageant de l'être immédiatement. Une présence qu’ils avaient côtoyé et ressenti durant des années, mais sertie de ténèbres, qui étaient par contre inédits et nouveaux.

- Vous voilà enfin, fit une voix insidieuse et sifflante au loin.
- Nous voilà, acquiesça Windu. Et nous allons mettre un terme à tout cela, maintenant.
- Vraiment ? fit la voix.
- C'est terminé, Dark Sidious, intervint Obi-Wan. Vous êtes finis, ne nous compliquez pas la tâche et acceptez votre destin.

Vos remarqua qu'aucun des deux Jedi ne parlait d'emprisonnement, de capture ou de procès. C'était un bon point. Ils étaient tous sur la même longueur d'onde. Le Sith ne ressortirait pas vivant de cette salle.

- Vous insistez sur le fait que je sois fini, déclara Sidious en se levant de son siège et regardant pour la première fois les Jedi de ses yeux jaunes brillants monstrueux, injectés par le Côté Obscur. Pourtant je suis là, rajouta-il en écartant les bras. Vivant et toujours aussi puissant face à trois Jedi ridicules et sans renforts. C'est loin d'être terminé.
- Ils ne sont pas sans renfort, fit une voix derrière eux.

Un individu mince mais musclé, dans une toge de Jedi de couleur sombre les rejoignit. Il portait des cheveux plus courts que dans les souvenirs de Vos, son visage avait pris quelques marques de vieillesse, mais le feu de son regard était intact et contrastait avec le bleu froid de ses yeux.

- Skywalker ! fit Vos. Je vous croyais retiré de l'Ordre.
- Vous l'êtes aussi, Vos et pourtant vous êtes ici, fit-il dans un sourire. Quand j'ai su que Palpatine avait été localisé, j'ai tout fait pour rejoindre Mandalore.
- Mais comment avez-vous su que nous avions localisé Palpatine ? Cette mission est considérée comme secrète, réagit Windu.

Les regards se tournèrent vers Obi-Wan qui n'avait montré aucune surprise et baissa la tête.

- Évidemment. Pensiez-vous vraiment que c'était une bonne idée, Maître Kenobi ? fit Windu.
- Anakin n'a beau plus être un membre de l'Ordre, il n'en demeure pas moins l’Élu. Il est celui qui doit mettre un terme à tout cela. Qui doit détruire les Sith. Anakin est resté de notre côté malgré les manipulations de Palpatine. Il nous a aidé à sauver la République. Plus que quiconque ici, il a ses raisons d'en finir avec Palpatine.
- Justement, cette affaire est peut-être trop personnelle pour Skywalker.
- Je suis à côté de vous, vous savez ? Nous n'avons pas le temps pour cela, nous devons détruire cette ordure et vite.
- Anakin, fit Sidious dans une voix plus douce, plus humaine, tout en levant la tête. Je suis si heureux de te revoir. Je t'ai attendu sur ce siège si longtemps.
- C'est pour cela que vous n'avez pas fui ? fit Skywalker.
- J'attendais depuis bien longtemps, depuis plus de cinq ans, l'occasion d'attirer ton attention. Nous avions tant de choses à faire avant que nous soyons brutalement … séparés.
- Vraiment, railla Vos. Regardez la vérité en face. Votre arme ultime qui devait assurer votre règne a été détruire, votre flotte est en train de se faire désintégrer, et votre dernier laquais, Grievous, est mort.

Les trois Jedi regardaient Vos, de même que Palpatine qui le transperça de ses yeux emplis d'une colère brûlante.
Vos ricana.

- Mais regardez, Sidious ! s'exclama Vos plus fort. Votre nouveau projet, vos guerriers … tous sont en train de se faire massacrer. Votre nouveau monde brûle. Tous, Loyalistes comme Séparatistes... toute la galaxie est aujourd'hui unie dans un but. Contre une personne : vous ! Les germes de la haine que vous avez semés sont en train de se refermer, et la réconciliation se fera sur votre tombe, Sidious. Vous avez perdu ! Vous ne verrez jamais votre Empire s'élever. Vos rêves déments sont morts dans l’œuf. Vous n'êtes et ne serez jamais le maître de rien ! Bientôt vous serez mort et la galaxie vivra en paix. Et vous ne pourrez rien faire contre ça. Rien ne s'est passé comme vous l'aviez prévu.

L'ancien Chancelier de la République se mit à rire d'un rire dément et glaçant.

- Vraiment, Vos ? Vous croyez sérieusement à ce que vous venez de dire ?

Nouveau rire dément.

- Vous croyez vraiment que je suis responsable de tout cela ? Vous croyez vraiment que la galaxie vivra dans le meilleur des mondes une fois que je serais mort ? Vous êtes encore plus idiot que je ne le pensais. Vous m'utilisez encore comme catalyseur pour tous vos problèmes. Oui, j'ai soufflé sur les braises pour que le feu prenne vie, mais le terrain avait déjà été préparé.

Les quatre Jedi tinrent le regard en silence.

- La corruption, l'avarice, le chaos, le laxisme, l'apathie, la violence et le crime avait déjà miné cette galaxie en profondeur depuis plus de mille ans ! Tandis que certains usaient de leur richesse dans tout ce qui avait de plus futile dans le Noyau, se targuant d'être les tenants de la morale et de la liberté, des milliards d'innocents de la Bordure Extérieure ne connaissaient que la famine, la guerre, l'esclavage, les fanatismes, les folies collectives, et ne trouvaient que lois et réconfort auprès de la pègre et des Hutt ! Tous mourraient à la tâche pour alimenter votre pathétique et déplorable République, détournée au profit des conglomérats et puissants de ce système pernicieux.
Oh et avant que vous répliquiez par un trait d'esprit médiocre, Vos, la révolte que vous avez rejoint ne vaut guère mieux. Étant donné que les seuls qui ont réussi à unir les démunis pour renverser ce système ne sont que lesdites corporations activement responsables de la corruption de ce système et de ce mal être général. Vous employez la peste pour soigner la maladie. Vous êtes plus idiots que la République elle-même ! Regardez ce qu'apporte l'indépendance ! Le nationalisme, des dictateurs magalo-centriques, des ultra-corporatistes, le chaos, l'anarchie ! Des gens d'un acabit exactement similaire à ceux de la République.
Et vous pensez que la galaxie sera en paix après ça ? Que l'un comme l'autre vous apporterez la solution à cette auto-destruction inévitable ? Je n'ai rien fait pour que le monde s'effondre. La démocratie et les peuples de la galaxie s'en sont très bien chargé tout seul !
- Vous avez manipulé les peuples et attisé la crise, empêchant toute réforme qui aurait pu éviter des milliards de morts ! Vous êtes coupable de tout cela ! répliqua Windu.
- Vous êtes le moins bien placé pour me condamner, Windu, répondit avec joie Palpatine. Devant le chaos, les très lourdes pertes, la dissidence, la sédition et toutes les autres failles de la démocratie, qu'avez-vous fait ? Vous avez renversé par la force un dirigeant légalement élu pour qu'un Conseil de religieux non élus prennent le pouvoir par la force. Vous avez étouffé le Sénat, arrêtez vos opposants, appliqué la loi martiale, et chose plus jouissive encore, fait une conscription généralisée de citoyens pour servir votre régime, chose que je n'avais même pas dans l'ambition de réaliser. La réalité est là, Windu. Une fois aux manettes, vous avez fait le diagnostic de la société, et en êtes venu à la même conclusion que moi. Vous avez donc appliqué le même remède. Mon Empire a bien eu lieu, Vos ! Sauf que c'est le Conseil Jedi qui le dirige ! rajouta-il.
- Nous avons fait ce qui était nécessaire pour sauver la République ! se défendit Windu. Pour sauver la galaxie.
- Vous avez donc décidé d'abandonner une démocratie millénaire pour l'autoritarisme militaire répondant à votre seul commandement. Ne vous méprenez pas, Maître Windu. Je suis admiratif de votre œuvre. J'aurais même voté pour vous si vous vous étiez présenté comme Chancelier avec un tel programme, railla le Sith. La démocratie a vécu. Vous l'avez compris, et vous avez bâti l'Empire qui sauvera la galaxie et l’unira sous un même drapeau ! Vous avez réalisé le rêve des Sith, Maître Windu. Et c'est en cela que j'ai gagné et que je gagnerais quoi qu'il se passe aujourd'hui. Je voulais la revanche des Sith. Je voulais exterminer les Jedi et faire en sorte que notre rêve millénaire d'Empire devienne une réalité. Et regardez !
Vos Jedi commandent les troupes d'une dictature et les envoient à la mort. Cette guerre vous décime et, cerise sur le gâteau, vos membres émérites se rebellent et rejoignent le camp ennemi, moqua t-il en désignant Vos. J'ai déjà gagné. Les Jedi ne sont plus et l'Empire est une réalité. Vous ne pourrez jamais revenir en arrière après cela. Cette guerre dont je comptais mettre un terme avec mon Empire, vous l'avez fait perdurer bien au-delà de ce qu'elle aurait dû dans une proportion de destruction extraordinaire. Vous avez causé bien plus de morts que je n'en aurais jamais fait avec ma station de combat. Votre incompétence ne fait que souligner que mon destin est d'intervenir, de vous balayer.

Kenobi, Windu et Vos restèrent bouche bée devant les violents assauts verbaux de Palpatine qui n'étaient, au final, que des constatations. Seul Skywalker réagit à la tirade.

- Vous essayez de nous faire croire que vous êtes concerné par le sort de la galaxie mais ce n'est que mensonge.
- Non, Anakin. C'était réellement le but. Toi, l’Élu de la Force. Moi et un Empire tout puissant qui aurait su remettre de l'ordre dans la galaxie. Qui aurait restauré l'unité, la sécurité et la paix pour toujours. Ton destin était de me rejoindre à mes côtés pour sauver la galaxie ! Le Côté Obscur me l'a montré. Il est temps de restaurer ce qui doit l'être !
- Mensonges ! C'est certainement ainsi que vous espériez me convaincre ! Je souhaite plus que tout au monde que ce carnage prenne fin. J'aurais été prêt à sacrifier bien des choses. Mais vous...
Vous n'êtes qu'un mégalomane tyrannique obsédé par le pouvoir. Vous êtes prêt à manipuler, tromper et décimer pour votre propre plaisir, au nom de votre propre pouvoir. La galaxie et ses habitants n'ont pour but que vous servir en tant qu'esclaves, ils n'ont aucune importance à vos yeux. Avec un homme tel que vous à la tête de votre « Empire » nous n'aurions connu que la terreur, la tyrannie et l'injustice. Alors fermez-là, Sidious. Et mourrez.

Sans autre mot, Skywalker alluma sa lame bleue. Kenobi et Windu l'imitèrent, suivit de Vos. Ce fut Skywalker qui bondit le premier sur le Sith. Il asséna un coup vertical alors que le Sith dégaina un sabre à la lame rouge sang pour parer l'attaque. Vos frappa au niveau des chevilles mais d'une rotation rapide Sidious renvoya son coup avant de re-bloquer l'attaque de Skywalker. Windu tenta une attaque par derrière avec son sabre violet, mais Sidious fit une rotation complète avec des gestes de parade, balayant toute tentative de frappe. La vitesse et la puissance des coups de Sidious lui permit de repousser toutes les attaques inlassables des Jedi. Kenobi tenta une volée d'attaques, mais ce dernier était réputé pour un style défensif. Sidious para les attaques sans grandes difficultés, et l'envoya voler d'une poussée de Force à l'autre bout de la pièce. Windu et Skywalker, aux styles plus agressifs, tentèrent des attaques sur deux niveaux, haut et bas. Mais Sidious démontra une acuité et une capacité d'anticipation hors du commun réussissant à contrer toutes leurs tentatives. Sidious électrisa la lame de son sabre à l'aide du Côté Obscur et envoya une vague d'énergie autour de lui obligeant les deux Jedi à reculer.

- Couvre- moi, Obi-Wan ! fit Vos.

Prenant le relais, les deux Jedi attaquèrent Sidious. Vos se concentra à appliquer des coups puissants et agressifs tendit que Kenobi protégea Vos des attaques du Sith. Les deux Jedi, bien que ne combattant que rarement ensemble, réussir à se compléter et à faire reculer Sidious. Ce dernier, agacé , sauta sur les décorations au niveau du plafond et resta accroché en hauteur. Vos, d'instinct sauta pour tenter de lui asséner un coup de sabre pour le décrocher.

- Non, Vos ! cria Kenobi.

Ce fut trop tard. Sidious, d'une main, envoya une vague de puissants éclairs de Force, bien plus puissants que ce que pouvait faire Dooku. Vos mit son sabre en protection, en plein saut, me fut violemment projeté contre un mur. Sonné, il vit Skywalker décrocher Sidious de son mur avec une puissante poussée de Force que même Sidious ne put contrer. Une fois au sol, Skywalker et Kenobi attaquèrent en tandem, mais Sidious passa à l'attaque et appliqua une série de puissants coups d'une extrême rapidité et d'une violence plus grande encore. Kenobi réussit à s'en sortir, renvoyant la plupart des coups, la défense étant son style de confort, mais Skywalker sembla limité, dépassé et fut finalement projeté après un étranglement de Force par Sidious. Kenobi fut seul aux prises avec Sidious, et malgré son talent pour le style Soresu, ce dernier fut rapidement en difficulté. Vos et Windu passèrent à l'attaque et firent une poussée de Force pour éloigner Sidious de Kenobi. Sidious recula de quelques pas, absorbant le gros de la double attaque et envoya une énorme décharge d'éclairs vers les quatre Jedi, les maintenant en respect, sabres levés.
Tous étaient essoufflés alors que Sidious semblait gérer son effort.

- Hey ! Skywalker ! Je sais que t'a rapidement quitté l'Ordre, mais il se passe quoi ? T'étais plus affûté et agressif au sabre, avant !
- J'ai continué à pratiquer, mais rien ne vaut le front pour garder la forme. La vérité, c'est que vous me gênez.
- Quoi ? fit Vos.
- Je ne peux pas me lâcher complètement quand vous êtes dans le coin. Je dois y aller tout seul.
- Non, Anakin, répliqua Obi-Wan. On en a déjà parlé, c'était ton gros problème lorsqu'on faisait équipe. Dooku ne t'as pas suffis ?
- Je n'étais qu'un padawan, Maître. Je suis quand même meilleur maintenant, non ?
- On a vaincu Dooku en faisant équipe ! lui fit remarquer Obi-Wan.
- Pas exactement, Maître. J'ai vaincu Dooku lorsque vous étiez dans les vapes. Et j'ai du … faire appel à des sentiments qui ne sont pas dignes d'un Jedi pour le vaincre.
- Mais tu as réussi à ne pas succomber, lui fit remarquer Vos. C'est le plus important. Ne pas franchir la ligne.
- Anakin, Sidious n'est pas Dooku, revint à la charge Obi-Wan. Il est trop fort.
- Écoute ce que ton ancien maître dit, Anakin, intervint Sidious. Écoute ce qu'il insinue. Le manque de confiance. La faiblesse. Tu as beau avoir réussi à vaincre Dooku seul, ce qu'aucun Jedi n'a jamais réussit à faire, de m'avoir démasqué, d'avoir sauvé la République, tu restes à ses yeux un élève infantilisé, turbulent et incapable. Tu es l’Élu ! Tu es le plus puissant des Jedi ! Ton rôle doit être celui d'un Seigneur ! Celui de quelqu'un qui change la face de la galaxie ! Qui la sauve et la ramène à la paix. Il devrait te suivre toi, et non pas continuer à t'ordonner, à te commander. Tu n'es plus des leurs. Tu ne leur dois plus rien.
- Mais tu vas la fermer, oui ? répondit Anakin. Tu sais ce qui est le plus insultant ? Que tu me croit assez idiot pour croire tes palabres. Ça, c'est insultant.

Le sourire de Sidious s’évanouit immédiatement.

- Ce qui est idiot, c'est de refuser d'embrasser ton destin et de saisir la chance immense de faire de ta vie quelque chose de capital, avec un vrai sens. Je veux faire de toi un Empereur, et tu veux rester un père au foyer ?
- Mais tu n'as aucun Empire ! Tu es dans le déni complet, Sidious. Et ma femme, mes enfants, voilà des choses pour lesquelles je me battrais. Tes rêves stériles et superficiels de pouvoir, si tu savais à quel point je m'en fou.
- J'ai bien peur que le Anakin que vous vouliez soit mort depuis longtemps, Palpatine, ricana Obi-Wan.

Oui, il est mort depuis longtemps, pensa Vos. L’Élu capable de puiser dans la Force brute, dans le Côté Obscur n'est plus. On y arrivera pas. Il n'y arrivera pas. Il n'ira jamais dans les eaux troubles des Ténèbres. Il n'a pas assez de souffrance dans son cœur. Il a de l'amour. Son amour à lui vit encore. Seul les Ténèbres pourront nous donner la force de détruire Sidious. Un Jedi ne suffira pas. Anakin n'a plus une once de colère ou de haine en lui. Son intrépidité a laissé place à de la prudence. Il a quelque chose qui l'attends chez lui. Mais moi, personne ne m'attends. Moi, ma haine brûle toujours. Moi, mon amour est mort... par la faute de ce monstre.

- Il est à moi … dit Vos pour lui-même.

Sentant la chaleur de sa haine brûler en lui, son sang bouillir et ses muscles se contracter, Vos ne put retenir l'élan de rage qui se déversa en lui. Il bondit de toutes ses forces vers Sidious, sans préavis, et enchaîna les coups transversaux. Surpris, le Sith mit sa lame de sang en défense, mais les coups de Vos le fit reculer. Sidious n'était plus assez rapide, plus assez fort. Les coups de Vos le fit vaciller, le déséquilibra. Il fit un bond en arrière pour reprendre de la distance, atterrissant sur le trône. Vos, avant même qu'il put se recevoir, plongea sur lui, et d'un violent coup de sabre, coupa le trône en deux. Sidious esquiva l'assaut en reculant de nouveau près d'un coin de la pièce, lorsque Vos revint à son niveau et enchaîna les frappes d'une puissance sans limite, frappant comme un sourd sur le Sith. Ce dernier déploya tout le Côté Obscur pour donner de la force à sa défense, mais le Côté Obscur intensifiait l'agressivité, pas la défense. Sidious faiblissait. Et Vos pu sentir autre chose. La peur. Il la savoura, mais la peur était un catalyseur du Côté Obscur. Puisant dedans, Sidious usa de sa peur pour enchaîner les coups rapide et incroyablement puissants, les plus puissants qu'il ait jamais vu. Sidious frappait pour le tuer le plus vite possible, pour repousser cette menace. Vos avait été trop loin. Mais contrairement à Sidious, Vos pouvait puiser dans l'enseignement des Jedi pour se défendre. Il pouvait puiser dans l'Obscurité pour intensifier ses tactiques défensives. Sidious était moins bon bretteur que lui. Il réussit à stabiliser la situation.
Le sabre vert de Vos s'écrasa au niveau du visage de Sidious, ce dernier mettant de justesse son sabre rouge pour parer l'assaut.

- Mais qu'est-ce que je sens là ? Le Côté Obscur indubitablement. Ça ne devrait pas m'étonner, vous avez voyagé souvent dans le noir, Vos. Cela vous est familier. Vous avez même déjà demandé à devenir mon élève si je me souviens bien.
- Vous auriez dû accepter, alors, fit Vos dans un sourire mauvais.
- Vous n'étiez pas l'instrument dont j'avais besoin. Ça pourrait changer. Mais pourquoi n'ai-je pas senti l’obscurité lors de votre rentrée dans cette salle ?

Les deux duellistes se séparèrent.

- Parce que contrairement à vous, j'ai appris à modeler et à dominer le Côté Obscur comme une arme à mon service. Je ne l'ai pas laissé me dominer.
- Est-ce mon regretté apprenti, Dooku, qui vous aurait appris cela ?
- Dooku ? Non, il n'a jamais eu une telle maîtrise du Côté Obscur. Non je tiens cela d'un prodige qui a réussi à plier autant la lumière que l'obscurité à sa volonté, qui m'a montré l'équilibre. Une personne nettement plus doué en tant que professeur que ne pouvais l'être les Jedi, Dooku ou vous. Je tiens cela d'Assajj Ventress.
- Qui ça ? fit Palpatine.

Tel une frappe mortelle, Vos sentit une incommensurable douleur le submerger en tout point, son sang se mit à battre dans tout son corps et sa vision rentra dans une rage animale.

- Vous ne vous souvenez même pas de la personne que vous avez ordonné de mettre à mort ?
- Excuse-moi, mon enfant, mais j'ai ordonné la mise à mort de beaucoup de gens ces derniers temps, je ne peux pas me souvenir de tous.
- C'était Assajj Ventress!! hurla Vos. Celle que vous avez utilisé comme l'arme de Dooku avant d’ordonner sa mort sans sourciller.
- Ah, la Dathomirienne ? Ne t’énerves pas pour ça, mon garçon, en la faisant tuer, je t'ai sans doute évité d'être sous la tutelle d'un être misérable. Elle n'avait aucune valeur pour personne. A part pour toi, peut-être ?

Oubliant la galaxie toute entière, Vos sauta en hurlant vers Sidious. Les coups de sabres reprirent, mais cette fois, Sidious, fut dépassé. Totalement. Les frappes furent d'une rare violence, creusant le sol, sectionnant des poteaux de marbre. Sidious ne pure parer qu'une ou deux frappes d'affilée avant de fuir. Mais Vos volait littéralement vers Sidious. Il fit une frappe horizontale qui dégagea la garde de Sidious puis appliqua une frappe verticale de toute sa puissance. Sidious fit appel au Côté Obscur pour se donner la force de la parer, mais son sabre vola à l'autre bout de la pièce. Le Sith était devant Vos, désarmé. Il allait frapper de nouveau et mettre un terme à la vie de ce monstre, lorsque le Sith fit un geste de la main. Immédiatement une puissante douleur saisit ses tempes, et la salle disparue. Il était maintenant dans le noir au milieu d'un brouillard rougeâtre. Où était-il ? Il n'en sut rien, mais sa tête le faisait souffrir. Il sentit les Ténèbres, mais ces Ténèbres lui étaient familiers. C'était ses Ténèbres.
Puis, émanant des fumées de sang, il la vit. Ventress. Mais elle fut loin d'être celle qu'il avait connu autre fois. Son regard était vide de toute lueur, sans pupilles. Son corps était décharné, en décomposition. Sa bouche était sanguinolente.

Assajj... appela t-il.

Le cadavre de celle qui aimait fonça alors sur lui en hurlant. Il n'eut pas le courage de sortir son sabre contre elle, et la repoussa avec la Force. Mais au lieu de la repousser, le décor changea. Il était maintenant dans un campement militaire, une jungle dans le dos, les lueurs de la ville devant lui. Il faisait nuit. Il était aux pieds d'une rizière. Il reconnut l'endroit. Il y avait été. Il y a maintenant trois ans. Sa dernière mission : Bothawui.
Une femme humaine en armure blanche lui fit face. Il la connaissait. Mirise.

- Vous ne pouvez pas nous demander de faire ça, général ! On ne peut pas !
- Les Seps ont trois plus de droïdes que nous. Ils ont des blindés et des positions fortifiées ! rajouta un jeune humain à la coupe militaire.
- Si on y va, on va se faire massacrer ! Kormos est imprenable ! Notre flotte bat en retraite, bientôt les Seps tendront l'orbite et les renforts débarqueront. Si on reste, non seulement on va se faire massacrer, mais on perdra notre seul fenêtre d'évacuation ! défendit vivement sa cause Mirise.
- M'en fout, j'irais pas ! fit une voix derrière.
- Ils peuvent aller se faire foutre, moi je me tire !
- Pas de renforts, pas de blindés, pas de soutien aérien … ça suffit, c'est un ordre suicide ! Ils vont trop loin !

Vos ne répondit pas. C'était un souvenir de son passé, une blessure, une souffrance. Évidemment, ce jour-là, il avait leur avait dit qu'ils avaient des ordres, de pas s'en faire, qu'il ne les laisserait pas tomber. Il ne jouerait pas le jeu de Sidious. Il savait très bien comment tout cela allait finir.

- Nous ne sommes pas des soldats, général, implora Mirise. Moi j'étais conceptrice holographique. Je n'ai jamais voulu venir ici. Je n'ai pas signé pour ça. J'ai un petit garçon, de quatre ans maintenant, qu'on a dû laisser à ses grands-parents sur Derra. C'est encore une zone sûre, mais les Seps se rapprochent de la planète. Mon mari a répondu à la conscription et est mort au combat. Il ne reste plus que moi. Je refuse de mourir ici pour la République et laisser mon fils. Jamais. Vous pouvez essayer de m'arrêter si vous voulez, mais soit le commandement annule l'opération, soit je me barre en emmenant tous les autres conscrits qui refusent de mourir en vain avec moi, général.
- Traîtresse !, fit le commandant clone en braquant son DC-15 vers elle.

Les conscrits commencent à s'écharper avec les clones et les soldats professionnels. Vos sait que ça n'ira pas plus loin, il les calmera. Puis il prendrait contact avec l’État Major. Et là …

Nouveau changement de décor. Cette fois il était plus loin derrière la base. Les bâtiments sont en feu, et les cadavres de troopers de la République jonchent le sol, déchiquetés, brûlés, ou inertes. Entre leurs corps se trouve des masses de droïdes de combats abattus et des cadavres de soldats Séparatistes. C'est le petit matin mais les flammes trompent toutes perceptions.
Des troopers tentent de fuir en tournant le dos à la masse d'assaillants et meurent fauchés par des tirs. Ça hurle, ça ordonne de se couvrir, de fuir, on entend des gens crier être blessés, touchés puis être abandonnés sur place. Ils avaient été pris par surprise, beaucoup étaient morts dans les bombardements, sans être armés. Vos regarda au sol, stoïque, comme un spectateur extérieur d'une histoire qu'il connaissait déjà, invisible de tous. Sa tête le faisait souffrir atrocement. Il vit à ses pieds le corps sans vie de Mirise, les yeux vitreux vers le ciel, un morceau de poitrine arrachée, faisant un trou béant noircis dans son corps.
En relevant la tête, il vit l'ensemble de ses hommes, debout, brûlés, dépecés, démembrés, morts mais toujours debout. Ils le regardaient fixement.

- C'est de votre faute
, dit l'un.
- Vous étiez censé nous protéger.
- Nous étions sous votre responsabilité.
- Je ne reverrais jamais mon enfant, dit Mirise qui s'était joint à la foule avec son trou dans la poitrine.
- Vous saviez qu'on allait y rester, vous auriez dû nous faire nous replier plus tôt.
- Nous n'avions rien fait. Nous étions innocents, pourquoi avoir ordonné qu'on nous tues ? rajouta une enfant Falleen.

Vos la reconnu. Il l'avait déjà vu avant, mais pas sur Bothawui. Sa robe est une robe traditionnelle des Falleen. Falleen avait rejoint la Confédération dès le début de la guerre. Lors du siège de la Bordure Extérieure, la République avait assiégé la planète, affamant la population, avant de l'envahir une fois les défenses affaiblies. Cela s'était passé bien avant l'arrivée de Vos sur la planète. Mais Vos, lors de la retraite de la République de la Bordure, alors que les Séparatistes massacraient les troupes de la République, les chassant de la Bordure Extérieure après la chute d'Eriadu, avait reçu l'ordre de ralentir l'avancée des Séparatistes pour laisser le temps à la République de préparer les défenses de la Bordure Médiane. Il devait ralentir les Séparatistes sur Falleen, coûte que coûte, et ce, en prenant la capitale, en détruisant leurs défenses, leurs usines, leurs spatioports. En renvoyant la planète à l'âge de pierre et en contraignant les Séparatistes à réinvestir massivement des ressources sur la planète, les empêchant de s'en servir comme d'une base militaire. Les Falleen avaient rejoint d'eux même la CSI, ils étaient l'ennemi. On lui avait expliqué ainsi, et les armées entières de Falleen harcelant les troupes de la République sans pitié sur la planète, corroborait cet état d'esprit. Il devait donner du temps à ses hommes, pour fuir. Il devait donner du temps à la République. Il avait retardé ses ordres jusqu'au dernier moment, mais il n'avait plus le choix. Le commandement paniquait, tout s'effondrait, la Bordure était perdue, c'était le chaos et la Bordure Médiane allait suivre. Il fallait faire quelque chose. Il devait obéir aux ordres.
Il l'avait fait. Il avait ordonné à ses bombardiers de frapper les usines, les spatioports, les quartiers périphériques pour faire tomber leurs défenses, puis les quartiers centraux, les plus peuplés, abritant les institutions politiques de la planète et les bases militaires Séparatistes. Mais les bombardiers avaient été interceptés par les défenses anti-aérienne et les forces Séparatistes. Il devait faire vite, les renforts Séparatistes allaient arriver d'un jour à l'autre. Il devait prendre la capitale. Ils avaient encore le contrôle de l'orbite. Les Séparatistes pouvaient intercepter des Y-Wing, mais ils ne pouvaient bloquer des frappes orbitales. Ils n'avaient plus de boucliers depuis longtemps. Il avait ordonné les frappes. Les dégâts collatéraux seraient bien plus importants, il le savait. Puis ils avaient pu rentrer dans la ville, sans soucis. Les défenses n'existaient plus. Des quartiers avaient été rasés de la carte. Les Falleen ne s'occupaient même pas d'eux, ils étaient trop occupés à tenter de sauver un proche blessé et mourant, ou bien à chercher des gens dans les décombres. La ville était tombée en trois heures. Vos dirigeait la première colonne. Et là, au sol, au milieu de cadavres de Falleen, se trouvait la fillette. Elle était presque indemne, mais son corps ne diffusait plus la moindre étincelle de vie. Elle était là, étendue tranquillement dans sa robe traditionnelle sale, les yeux fermés.
Et maintenant elle le regardait dans les yeux, devant l'ombre de millions de Falleen sans visages, morts. Puis vint d'autres ombres. D'autres fronts avec des horreurs similaires auquel il avait participé. Ando, Metalorn, Tibrin et tant d'autres.

- Pourquoi ? demanda la fillette.

Sa haine disparut. Il n'y avait que la souffrance, la douleur.

- Je … je n'avais pas le choix. Je devais sauver mes hommes. Je...ne voulais pas vous faire le moindre mal ...

Aucune excuse ne sonnait correctement. Il n'y avait pas d'excuses.
Le cadavre décharné de Ventress lui refit face. Elle s'apprêtait à la frapper de ses doigts tranchants. Il n'avait plus la force de lutter.

- Vas-y, ma belle. Fais-le.

- Vos !! appela une voix au loin. Vos, attention !!

Son bras s’abattit sur lui, il sentit une douleur atroce prendre tout son corps. Ses muscles se tétanisèrent au-delà de la raison, son sang se mit littéralement à bouillir dans son corps, et ses organes commencèrent à sentir le brûlé. Il avait déjà connu pareil souffrance. Il y a longtemps. De la main du Comte Dooku lors de sa mission d'assassinat mandaté par le Conseil.
C'était des éclairs de Force qui frappaient de plein fouet votre corps.
Puis la douleur s'arrêta brusquement. Vos sentit qu'il revint à lui.
Congestionné, la vue de Vos lui revint. Le décor au brouillard rougeâtre et les jungles de Bothawui avaient disparus et la salle du trône venait de refaire surface. Sidious devait avoir sans doute utilisé la sorcellerie Sith, dont l’infamie n'était plus à prouver, pour enfermer Vos dans son propre esprit torturé. Alors qu'il faisait face à sa culpabilité et à ses propres démons, Sidious avait du l'électriser de ses éclairs. L'atroce sensation de brûlure continuait de le faire souffrir, mais ce n'était rien qui ne pouvait se résoudre par un séjour dans une cuve de bacta.
Après avoir vérifié qu'il n'était pas mourant, Vos se reconcentra sur ce qu'il voyait devant lui.
Sidious continuait d'envoyer des éclairs, mais Vos n'était plus sa cible. Skywalker avançait face à lui, sabre en garde pour parer le torrent de foudre. Vos sentit que Palpatine déchaînait la totalité de sa puissance pour détruire Skywalker. Sa patience avait été poussée à bout et le Sith ne voulait plus faire de l’Élu son allié. Il ne voulait plus que survivre. Skywalker avait usé de son incroyable connexion avec la Force pour dresser un bouclier de Force autour de son sabre. Vos n'avait jamais sentit cela. C'est comme si toutes particules de vie sur Mandalore étaient entièrement sous le contrôle de Skywalker qui en usait comme un bouclier. Skywalker ne faisait pas qu'utiliser la Force. Il la contrôlait à un niveau que Vos n'avait jamais vu de toute sa vie. Il comprenait maintenant pourquoi il était «l’Élu ». Il ne lui semblait pas que quelconque Jedi que ce soit dans l'histoire ait fait corps avec la Force à ce point, c'était prodigieux.
Vos eu son attention distraite de ce spectacle par deux colonnes d'assaut qui venaient de pénétrer dans la salle. L'une d'entre elle était composée de troopers de la République aux couleurs orangées du 212ème bataillon d'assaut. L'autre était composée de droïdes de combat B1 et B2.
Deux B1 vint immédiatement s'agenouiller à côté de Vos, assis contre le mur dans lequel il avait été projeté. L'un d'entre eux tendit sa main griffue.

- Vous allez bien ? fit la voix mécanique aiguë du droïde. Désirez-vous que je fasse venir un droïde médical, général ?

Vos saisit la main du droïde et se remit debout.

- Non, soldat. Merci, je vais bien.

Le commandant Cody venait de rejoindre Kenobi et Windu qui regardait la scène, en retrait, sidérés par tant de puissance. Cody désigna Palpatine de sa main.

- Soldats ! Abattez Palpatine, feu à volonté !
- Non, Cody ! hurla Kenobi. Surtout pas ! Vous ne le voyez pas, mais il y énormément d'énergie qui est à l’œuvre ! Que personne ne tire !!

Le clone annula son ordre, mais le commandant droïde, ne reconnaissant pas l'autorité de Kenobi, mit les droïdes en position.

- Soldats, en joue ! Visez Plapatine.
- Commandant, non, fit Vos. Écoutez Kenobi, personne ne tire.

Le droïde aux marquages jaunes ne tourna vers Vos.

- Bien reçu, bien reçu.

Il ordonna d'un geste de la main l'interruption de l'ordre, mais les droïdes restèrent en position, blasters braqués vers le Sith, prêts à faire feu sur commande.
Vos alla rejoindre Kenobi et Windu. Yuka venait de pénétrer dans la salle avec Alder et d'autres soldats Séparatistes. Vos leur fit un geste leur intimant de ne rien faire.
Skywalker était plus qu'à une dizaine de mètres de Sidious. Ce dernier alors puisa dans l'aspect le plus noir et profond du Côté Obscur et déchaîna tout ce qui lui restait de puissance. La zone tampon entre le sabre de Skywalker et Sidious se rétrécit encore un peu. L'énergie ne pouvait plus être contenue dans un si petit espace, et de nombreux éclairs frappèrent aveuglément dans la salle du trône. Vos, Windu et Kenobi allumèrent leurs sabres lasers pour se protéger des éclairs se perdant dans leur direction, mais plusieurs soldats de la République et droïdes de combat n'eurent pas cette chance et furent tués instantanément par un arc de foudre perdu.

- A couvert ! ordonna Yuka.

L'ordre fut relayé par les officiers clones et droïdes, mais les troupes s'étaient mis d’initiative à l'abri, voulant éviter d'être fauchées par une attaque. Certains troopers étaient même sortis de la salle. Pour un conscrit, une telle scène, c'était trop et Vos le comprenait très bien.
Des explosions commencèrent à parcourir la salle sous la pression des attaques de foudre qui ricochaient un peu partout.

- Ils vont réussir à faire s’effondrer toute la salle ! grogna Vos.
- Faut tenir bon ! Palpatine faiblit à vue d’œil, il n'a aucune chance, ce sera bientôt finit, remarqua Windu.

C'était vrai, Palpatine reculait, mais Skywalker avançait toujours plus. Le Sith lui-même ne contrôlait plus son pouvoir, il allait céder.

- Je t'avais offert le pouvoir ! Un destin grandiose ! On aurait pu devenir des dieux ! Et c'est ainsi que tu me remercie ? Anakin ! Pourquoi ? Pourquoi renonces-tu à cela ? Pour une femme ? Deux insignifiants enfants ? tenta Sidious.
- Tais-toi, Sidious. N'essaye pas de comprendre, tu en es incapable. Tu n'es capable de faire preuve d'aucun attachement, d'aucune empathie, et encore moins d'amour. Ça t'échapperait totalement.
- L'amour est une faiblesse ! Je t'offre le pouvoir ! Allons ! Garde donc les enfants, ils pourront régner avec nous ! Mais fais le bon choix, maintenant ! Tue les Jedi !
- Tu me répugnes. Comment peux tu croire un seul instant que je te rejoindrais ?
- Je l'ai vu … à travers la Force... toi … moi … un Empire. Je l'ai vu... ça ne peut pas être un mensonge... pourquoi ? Pourquoi cela ne s'est il pas réalisé ? Pourquoi ne veux tu pas accomplir ta destinée ?!

Il dit ces derniers mots en intensifiant encore plus son attaque. Les éclairs aveuglaient désormais tout le monde dans la pièce, dont les explosions éventraient les murs.
Mais Skywalker tint bon et ne fut pas touché par cette fureur électrique.

- Même si je désirais le pouvoir, pourquoi te rejoindrais-je ? Je te domine. Tu ne peux rien m'apprendre. Tu es faible. Je ne te rejoindrais jamais. Je suis un Jedi.
- Tant pis pour toi, Jedi.

Palpatine jeta ses ultimes forces dans la bataille, mais à sa grande stupeur, Skywalker tint toujours la garde. Les éclairs commençaient à se retourner contre le Sith, brûlant son visage, faisant fondre sa peau. Palpatine hurla de douleur tout en usant celle-ci pour alimenter son attaque, mais la douleur fut trop forte. Incapable de tenir, il cessa son attaque et s'effondra au sol, brûlé gravement sur tout le corps, à genoux devant Skywalker.

- C'est ... c'est ... c'est trop dur. Je … je n'y arriverais pas, haleta t-il.

Il regarda Skywalker dans les yeux.

- Tu vas sans doute implorer ma pitié ? fit avec dédain Skywalker.
- Et flatter ton code moral Jedi ? Non. Je ne ramperais jamais devant vous autres, Jedi.

Il se mit à rire de nouveau, de ce rire dément.

- J'ai gagné, Jedi. Soit tu m'épargnes, soit tu me tues. Mais nous savons toi et moi que tuer un être désarmé, peu importe ce qu'il est, est un pas décisif vers le Côté Obscur. Je sais très bien qu'il t'attire. Tu as beau dire que tu as changé, que tu n'es plus le même, je connais la vérité. Je sais ce que tu as fait aux Hommes des Sables. Tu te souviens ? Tu m'en avais parlé.
- La ferme.
- Tu les a massacré de sang froid. Tous jusqu'au dernier. Un pur moment de haine.

Windu et Kenobi se regardèrent avant de regarder Skywalker. Vos ne pu s'empêcher de penser qu'ils étaient bien hypocrites de s'émouvoir du massacre de barbares comme les Hommes des Sables alors que des innocents étaient chaque jour massacrés dans leur pitoyable guerre. La pudibonderie des Jedi ne lui manquait vraiment pas.

- Je t'ai dit de la fermer.
- Une partie de toi est morte ce jour-là, avec ta mère. Ce jour là tu as fait un pas vers ton destin. La vision que j'ai vu était peut-être fausse mais qu'en partie. Peut-être que ma mort te permettra t'accomplir ton destin ? De devenir ce que tu dois être et de sauver la galaxie. Je pensais que le grand plan des Sith serait accompli de ma main. Mais peut être ne suis-je qu'un autre instrument au service de ce rêve. Oui ...c'est ça ! La revanche des Sith a déjà eu lieu et notre héritage sera perpétué par ta main, Anakin. Alors vas-y, frappe-moi avec toute la force de ta haine. Termine ton voyage vers le Côté Obscur. Brise une autre partie de toi. Accomplis ta destinée.

Skywalker avait le bras en l'air, prêt à abattre son sabre sur le démon. Il hésitait. Son regard était chargé de doutes, de souffrance, de colère. Sidious le regardait de ses yeux jaunes, en riant, en se délectant du moment. Vos avait toujours senti une noirceur chez Skywalker. Sidious avait raison. Il était sensible et vulnérable aux Ténèbres plus que n'importe qui. S'il faisait cela, s'il tuait de sang froid Sidious, il ruinerait ce qu'il avait construit. L'homme qu'il était devenu.
Vos pensait que le fait qu'il ait tout perdu, qu'il n'ait plus rien à attendre de la vie, plus rien qui ne puisse être brisé lui permettrait d'invoquer l'obscurité pour détruire Sidious. Il se trompait. Seul l’Élu pouvait le vaincre. Et il l'avait vaincu. Vos ne pouvait plus rien faire pour Assajj. Il l'avait perdu. Mais il pouvait encore faire quelque pour son souvenir, et faire quelque chose pour sauver Skywalker. Il pouvait encore faire quelque chose de son existence.
Il vint derrière le Sith agenouillé, et d'un coup violent, frappa au niveau du cœur noir de Dark Sidious, sans la moindre faiblesse ou hésitation, de toute sa haine, devant un Skywalker abasourdie.

- Tu ne le briseras pas, ordure. Moi tu m'as déjà brisé. Je n'ai pas peur des Ténèbres, elles sont même devenues mon univers. Je peux marcher dedans sans peur ni crainte. Maintenant, meurt.

Vos le vit. Le regard de Plapatine s'éteignit devant lui dans une peur réelle. Sidious était terrifié alors qu'il sentait la vie le quitter et la Force l'engloutir. Il avait déjà vu ça. Lorsqu'il avait tué Dooku. Finalement, les Sith étaient tous les même. Devant la mort, ils étaient personne et tout le monde à la fois. Il laissa le corps de Sidious s'effondrer au sol, et sans un mot, il quitta la salle, sous le regard inquiet des Jedi et soldats présents. Même Yuka le regarda avec tristesse et compassion lorsqu'il passa devant elle, sans vraiment la voir.
Il descendit l'escalier. Le sol était jonché de Mandaloriens mort ainsi que de troopers, de droïdes de combat et de soldats confédérés. Il pénétra dans une salle inconnue, via une porte latérale dans un grand couloir aux murs lisses bleu électrique. C'était une salle de réunion. Aucun cadavre ne décorait cette pièce.
Cette fois il la vit tel qu'il l'avait connue. Bien sûr ce n'était pas elle. C'était juste son souvenir. Sa représentation d'elle. Cette peau pâle, ces yeux bleus glaçants mais charmeurs, ces cheveux blonds virant au blanc, cette forme musclée, athlétique mais mince. Ce corps qu'il avait touché, ces lèvres qu'il avait embrassé. Il la voyait, mais se rendit compte que c'était pour la dernière fois. Il venait de se rendre compte qu'en tuant Sidious, en tuant le dernier des Sith, il venait de dire adieu à sa haine. Sa haine qui l'avait maintenu en vie, qui le faisait sentir vivant, lui donnait un sens à sa vie. Cette haine qui, plus important encore, maintenait son souvenir à elle, en vie dans son esprit.

- J'ai finis, ma belle, lui dit-il. J'ai finis.

Elle lui sourit, de ce sourire vicieux et si beau, si provocant.

- Il faut que tu t'en ailles, maintenant.

Sans dire mot, le souvenir d'Assajj Ventress lui tourna le dos et disparut. Une page venait de se tourner dans la vie de Vos. Mais pour la première fois de sa vie, il n'y avait plus rien après celle-ci. Juste le néant. Alors il s'effondra à genoux, ignorant la raison de son existence et se mit à pleurer de tout son être.
Il n'entendit pas la porte derrière lui s'ouvrir. Il ne vit pas Yuka pénétrer dans la pièce et se figer devant le Jedi exprimant toute sa douleur. Elle le prit dans les bras, juste pour lui offrir une réelle compassion. Une empathie sincère. Il ne repoussa pas la tueuse. Il accepta l'étreinte.





Suite et fin (vraie fin) du chapitre en fin de semaine. Et suite la semaine pro, comme d'hab. A plus dans le bus !
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Messagepar L2-D2 » Jeu 06 Sep 2018 - 19:38   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Douzième partie lue !

Mais quelle partie ! :love: Géniale, spectaculaire, une apothéose ! Quelle maîtrise de Palpatine ! Autant je craignais que son inévitable défaite soit un peu baclée, autant j'ai été très agréablement surpris sur ce point, bravo à toi ! :jap:

Et voir Anakin face à Palpatine, rester dans la Lumière, rejeter les offres et appels du pied de Sidious... c'était beau ! :cry:

Là où tu as particulièrement bien joué ton coup je trouve, c'est dans le dénouement de l'affrontement. En voyant que finalement, seul Anakin tenait la distance face au Sith, en voyant à quel point il était mis en avant avec ses doutes, ses choix, je me suis dit "ah, j'espère que ce n'est tout de même pas lui qui va éliminer Sidious, on ne l'a pas vu dans l'intrigue, ce serait dommage". Et finalement, c'est lui qui met à terre le Sith, mais ce n'est pas lui qui l'élimine. C'est bien joué. Vos boucle la boucle, son personnage a droit à son final, toujours hanté par le souvenir d'Asajj Ventress. Tu as réussi à me rendre ce couple plus crédible que dans Sombre apprenti, et pour ça aussi bravo ! :jap:

Franchement, il y avait un pavé, mais un pavé qui valait le coup de le lire ! Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar Clonedroïd92 » Jeu 06 Sep 2018 - 20:28   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Franchement, ça fait plaisir de voir un tel retour. Quand j'ai écrit ce combat, il m'avait enthousiasmé, mais j'avais peur d'être le seul à qui ça pourrait plaire :transpire:

L2-D2 a écrit:
Là où tu as particulièrement bien joué ton coup je trouve, c'est dans le dénouement de l'affrontement. En voyant que finalement, seul Anakin tenait la distance face au Sith, en voyant à quel point il était mis en avant avec ses doutes, ses choix, je me suis dit "ah, j'espère que ce n'est tout de même pas lui qui va éliminer Sidious, on ne l'a pas vu dans l'intrigue, ce serait dommage".


Effectivement, dans ce monde, Anakin ne cède pas. C'est la raison de son effacement. Sans Sidious, et sans la chute de la République, je voyais mal Anakin continuer son jeu de dupe et ne pas quitter l'Ordre pour Padmé et leurs enfants. Mais pour autant, je voyais personne d'autre vaincre Sidious. Il est l'Elu, c'était à lui de le vaincre. Que ce soit en Vador ou en Anakin, il a détruit les Sith. Mais je ne voulais pas qu'il finisse en cédant. Pour moi, en épargnant Dooku sur la Main Invisible, cette variation qui a tout changé dans mon histoire, Anakin a passé un cap. Il a vaincu ses démons. Il m'était impensable de l'apaiser pour le refaire plonger. C'est un parti pris. L'Elu est un Jedi, un vrai, dans cette histoire. Vos pouvait parfaitement remplir ce rôle de tueur. C'était plus crédible.

L2-D2 a écrit:Et finalement, c'est lui qui met à terre le Sith, mais ce n'est pas lui qui l'élimine. C'est bien joué. Vos boucle la boucle, son personnage a droit à son final, toujours hanté par le souvenir d'Asajj Ventress. Tu as réussi à me rendre ce couple plus crédible que dans Sombre apprenti, et pour ça aussi bravo ! :jap:


Quand on sait a quel point j'ai apprécié Sombre Apprenti, ce n'est pas un petit un compliment que tu me fait là, pour une petite fan-fic ! :jap:
J'ai essayé de respecter au mieux les développements entrepris par Golden. Elle m'a bien mâché le boulot quand même.
Oui, la boucle est bouclée. Vos a tué Dooku. Thodes a tué Grievous et Anakin a vaincu Sidious. Les Sith ne sont plus.

Franchement, il y avait un pavé, mais un pavé qui valait le coup de le lire ! Vivement la suite ! :oui:
.

Je vais finir ce chapitre ce week-end. Mais par la suite, maintenant que les Sith sont vaincus, où allons nous ? La galaxie est encore en grand désarroi, mais la prophétie sombre de Sidious va t-elle se réaliser ? Ou Séparatistes et Loyalistes vont-ils enfin passer à autre chose et accepter la futilité avérée de ce conflit ?
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Messagepar Clonedroïd92 » Dim 09 Sep 2018 - 15:06   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Comme promis, voici la fin de ce très looooonnnnggg chapitre qui fut riche. Il aura vu la montée en puissance des mystérieux agresseurs qui se sont révélés être les systèmes neutres téléguidés par les Mandaloriens et Palpatine avant de voir la République et la CSI mener une coalition pour les vaincre et détruire leur projet d'Etoile de la Mort. L'Etoile de la Mort ne verra jamais le jour, Grievous est mort comme Palpatine. Vos a vaincu ses démons, l'Elu accompli la Prophétie...
Tout semble donc se terminer, mais tout n'est pas encore terminé...












Chapitre 4 : L'Homme qui rêvait d'un Empire (Partie 13)











Thodes reprit connaissance. Il n'avait pas spécialement mal mais son esprit demeurait embrumé. Ça lui faisait toujours cela après un séjour dans une cuve de bacta ou de kolto, mais c'était plus prononcé cette fois-ci.

- Ma tête … grommela t-il.
- C'est ce qui arrive lorsqu'on se conduit comme un crétin.

La voix était dure et sèche, mais elle emplissait Thodes de joie. Il chercha de la tête d'où elle provenait. Il vit l'infirmerie où il était alité. Ce n'était pas l'infirmerie de l'Abnegator, mais l'architecture était manifestement séparatiste. Il misait sur une frégate Munificent au style très industriel de l'infirmerie qui ressemblait plus à un hangar médical.
Il tourna sa tête vers la droite et vit la Twi'lek, le regard vers lui à la fois dur, soulagé et préoccupé.

- Salut, princesse, fit-il en guise d'entame en espérant qu'elle l'envoie bouler comme elle le savait le faire.

Mais à la place elle se contenta de rester silencieuse en le scrutant. Pas bon.

- J'ai dormi longtemps ? rajouta t-il comme s'il n'avait pas remarqué le silence glacial.
- En considérant que le coma correspond à ta notion de « dormir », tu as « dormi » trois jours.
- Un coma ? Que s'est il passé ?
- Le souffle de l'explosion a frappé ton chasseur. Ton électronique a lâché, tu as perdu connaissance et inhalé des fumées toxiques. La frégate t'a récupéré à temps, ton cockpit commençait à prendre feu. Tu serais mort à l’intérieur.
- Alors … la station ? Elle a été détruite ?
- Tu as entendu le passage où j'ai dit que tu as failli mourir ?
- Oui, et je suis ravi d'être en vie, Mayla.
- Oui, elle a explosé, concéda la Twi'lek. Tu tentais de fuir, tu te souviens ?
- Ah oui, c'est vrai, elle était en train de se désintégrer. Je me souviens juste de …
- Grievous ?
- Oui. Je l'ai vu mourir, Mayla. Y avait pas de doute, c'était lui. Il est bel et bien mort.
- Merveilleux, dit-elle d'un ton glacial.
- Qu'est-ce qu'il y a ? Tu as l'air … contrariée.
- Contrariée ? Oh non penses-tu !
- C'est parce que j'ai poursuivi Grievous, c'est ça ?
- Je t'avais demandé de revenir ! se mit-elle à hurler. Je t'ai supplié de te mettre en sécurité ! De survivre !
- J'ai survécu, non ?

Elle lui mit une violente claque au visage qui fit vibrer les tympans de Thodes.

- Je viens de sortir du coma, je suis presque sûr que ce ne soit pas recommandé.
- Tu as privilégié la mission ! cria Mayla qui ne décolérait pas. Tu as choisis Grievous ... à moi !
- Ne soit pas ridicule ! Mayla ! Cette chose était un monstre, un criminel de guerre ayant le cent de millions d'innocents sur les mains !
- Je m'en contre-fou !
- Tu aurais préféré que je laisse un monstre comme lui s'enfuir ?
- Oui. Oui absolument. J'aurais préféré qu'il aille décimer une autre planète plutôt que tu ne …

Elle s'arrêta et ravala un sanglot. Elle venait de récupérer son calme.

- Je vois juste que tu es à l'image de cette galaxie. Sans aucune parole.

Sur ce, elle quitta l'infirmerie. A peine eut-elle passé la porte qu'une silhouette se dessina. C’était Antius.
Il se retourna sur la Twil'ek partie en trombe et regarda Thodes.

- Hey champion, t'as l'air de bien te remettre. T'as réussi à foutre Mayla en rogne dès le réveil.
- J'ai comme l'impression qu'elle l'était avant même que je me réveille.
- Il faut la comprendre...
- Je sais, je sais. Au fond c'est parce qu'elle tient à moi.
- Ça ne se limite pas qu'à ça, idiot d’égocentrique.

Thodes fronça les sourcils.

- Écoute, je ne connais pas l'histoire de Mayla, mais toi je pense que toi, oui, commença Antius.
- On en a parlé.
- Ok, à tous hasards, pas de parents, une vie de trahison et de violence ?
- T'es plus ou moins dans le vrai.
- Bref, une vie sans affection. Visiblement, pour une raison que j'ignore, il semblerait qu'elle ait développé de l'affection pour toi, bien qu'un aussi bel homme que moi soit dans les parages. Cette affection est devenu plus que ça entre vous deux. La dernière fois que tu as parlé avec elle, tu lui as fait comprendre que tu voulais l'intégrer à ta vie, lui donner un chez soi. Tu imagines ce que ça représente pour une fille comme Mayla ?
- Oui, et ? C'est toujours d'actualité.
- Pour elle, ça valait un engagement.
- Mais ça l'était. C'est aussi comme ça que je l'avais pris.
- Un vrai engagement, Vaik.

Thodes fronça de nouveau les sourcils.

- Ok, t'es aussi « autiste des sentiments » qu'elle visiblement, soupira t-il en passant la main dans ses cheveux noirs bouclés.
- Milo, viens en au fait.
- Ok, dans le monde normal des gens normaux, lorsque deux personnes s'aiment, l'un n'ignore pas son « âme soeur » pour aller faire la peau à un cyborg dans une mission suicide. Putain, j'ai du mal à croire que je sois obligé d'être aussi fleur bleue pour te l'expliquer. On dirait deux collégiennes parlant de leur mec. Bref, pour elle, tu viens de faire passer Grievous et sa mission avant elle, alors que pour elle, tu venais de t'engager sur une voie plus profonde qu'une amourette interstellaire. Une promesse de stabilité. Difficile de se projeter avec un connard comme toi prêt à se suicider sur commande pour se faire un criminel de guerre.
Vaik, tu viens de briser le peu de confiance que Mayla venait de placer en quelqu'un depuis toujours. Elle vient de faire une chute abyssale. C'est un peu son monde tout entier qui vient de se faire cramer. Après, personnellement, je suis sacrément admiratif de ton sens du devoir et je te dit : « bien joué pour Grievous », le héros ! Mais à ta place, j'aurais choisi la demoiselle.
- Ah merde ! s'exclama Thodes en se prenant la tête. Ça fait tellement longtemps que je n'ai pas eu d'histoire « normale » que je sais absolument plus comment on fait. Pas possible d'être con comme ça. Qu'est-ce que je dois faire ?
- Lui fournir une preuve d'engagement solide ?
- Genre un truc comme ça, fit Thodes en prenant son holoprojecteur personnel et en matérialisant une bague avec un diamant discret mais splendide.
- Bordel de sécession, c'est quoi ce truc ? Tas eu ça à quel moment ?
- Lorsqu'on était en poste sur Sullust pendant les réparations sur l'Abnegator. Alors qu'on était sous terre, dans cette cantina, j'ai été chez le marchand de pierre précieuse, dans le grand gouffre minier ouest. J'ai vu cette pierre. J'avais pas mal mis de côté, on a tellement eu peu de permissions, que le gros de mes soldes depuis plus de six ans n'a jamais été utilisées. J'ai acheté ça sur un coup de tête en pensant à Mayla. Je ne savais pas trop pourquoi j'avais fait ça. Je l'ai caché dans une ventilation dans mes quartiers. Je la gardais pour un moment particulier, un rapprochement …
- Tu l'as eu ton rapprochement. T'attends quoi ?
- Et bien... Milo, honnêtement, tu te vois épouser quiconque ? Sérieusement, comment veux-tu t'engager pendant tout ce bordel ? On risque combien de fois par jours de se faire tuer ? Depuis le début de la guerre, t'as failli mourir combien de fois ? Je parle vraiment de moments désespérés où t'as cru y rester, pas juste de batailles compliquées.
- Trente-neuf fois ! On commence presque à s'y habituer.
- Que trente-neuf ? fit sincèrement Thodes en se rendant compte que son tableau était largement supérieur. La vache, je suis si con que ça ?
- Un vrai de vrai. C'est un putain de miracle que tu sois encore vivant.
- Faut que je sois plus prudent … souffla t-il. Elle a raison, faut que je me calme.
- Non, ce qu'il faut, c'est que tu ailles l'épouser pour arranger tout ça. Si tu refuses de le faire pendant la guerre c'est que tu sais que tu ne vas pas te calmer.
- Même en étant plus prudent, je peux y rester, Milo. Tu le sais très bien.
- Justement. Fonce, vas-y. Demain on sera peut-être tous morts. Alors profite en pendant que vous êtes tous les deux en vie. Arrange les choses.

Thodes réfléchit un instant.

- Après ce qui s'est passé ces derniers jours, il y a de fortes chances pour qu'une paix soit conclue entre la République et la CSI.
- Je ne veux pas trop m'avancer, mais oui, c'est un bruit de couloir récurrent.
- Tout ça sera bientôt terminé. Et je pourrais faire une vraie demande à laquelle je pourrais me tenir sans risque. On quittera l'armée et on vivra notre vie. C'est décidé. Il faut juste encore attendre encore un peu.

Antius hocha de la tête de droite à gauche avec un air dépité.

- Si t'attends trop longtemps, mon ami, elle sera déjà partie très loin avant la conclusion d'un traité de paix. N'oublie pas que Mayla est ici pour d'autres raisons que les nôtres.

Antius allait quitter la pièce lorsqu'un nouveau visiteur, en la personne de Rainar, rentra dans la pièce.

- Monsieur le Chef de l’État, fit Antius en se mettant au garde à vous.
- Repos, Milo. Tu vas bien ? fit-il en lui serrant la main et en mettant l'autre sur son épaule.
- En vie, c'est déjà bien.

Il se tourna et fit un clin d’œil à Thodes.

- Je vous laisse monsieur le Chef de l’État, j'allais partir.
- D'accord, et Milo. Je m'appelle toujours Kade, évite les titres pompeux entre nous, tu ne prenais pas autant de manière sur Esseles.
- Les choses ont changé depuis, Kade, répondit-il dans un sourire.
- Certaines non, fort heureusement.

Antius fit un salut et s'éclipsa par la porte.
Rainar s'assit au chevet de Thodes et lui sourit.

- J'ai entendu les dernières phrases de votre conversation. Tu vois quelqu'un ?
- Oh je t'en prie, Kade. J'ai eu ma dose de culculterie pour jusqu'à la fin de la guerre.
- Je suis content pour toi. C'est bien que tu recommences à vivre. C'est important qu'on réapprenne à être des êtres humains et non plus que des machines de combat.
- Quelles sont les nouvelles ? demanda Thodes en se relevant légèrement sur son lit.
- C'est finit, déclara simplement Rainar. La station est détruite. Grievous est mort, grâce à toi, fit-il dans un sourire jusqu’aux oreilles, Mandalore et les Systèmes Neutres sont tombés et Palpatine est mort. C'est confirmé. Succès total.
- C'est enfin terminé, soupira Thodes. Vos a réussi à le détruire.
- Il semblerait que ce fut un travail d'équipe avec la République. Mais c'est Anakin Skywalker qui aurait vaincu Palpatine.
- Skywalker ? Il ne s'était pas retiré après que sa relation avec la Sénatrice Amidala ait été révélée ?
- Il semblerait qu'il ait mis en pause sa retraite le temps de venir corriger Palpatine. Sage idée, visiblement.
- L'aide de la République et des Jedi a été décisive pour obtenir la victoire.
- Oui en effet, sans eux et leur réactivité, nous n'aurions pas réussi. Mais tu le sais et tu n'as pas dit tout ça pour rien.

Thode sourit lassement. Son ami avait vu juste.

- Même s'ils nous ont aidé, ça change au rien au fait que je les hais pour ce qu'ils nous ont fait, et toi aussi j'en suis sûr. Alors viens en au fait, fit Rainar.
- Je souhaite que leur pitoyable République s'effondre, mais je souhaite que cela se fasse après une crise économique ou politique...
Un truc comme ça.
- Tu veux que cette guerre s'arrête. Autrement que par la destruction totale de la République j'entends.
- Pas toi ?
- Non, je veux leur mort. Mais ce n'est pas moi qui suis sur le terrain et ce n'est pas moi qui subi la violence des conflits. Je comprends.
- La paix est-elle possible ?
- Après leur soutien, et vu le courant favorable pour la paix au Parlement, oui. La demande va être étudiée après-demain, mais ça devrait être adoptée à une large majorité. Le cessez-le-feu rentrera en vigueur et une date ultérieure, puis une négociation de traité sera fixée.
- Et toi ?
- Le Parlement représente le peuple. C'est eux, la CSI. Nous ne sommes pas comme la République, si le Parlement vote la paix, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour qu'elle soit possible et durable.

Thodes acquiesça, convaincu.

- Merci. Nous sommes tous à bout. Il faut que cette horreur prenne fin.
- Je ferais le nécessaire.

Rainar commença à se lever.

- Kade ?
- Oui ?
- Il reste une chose. Les Mandaloriens. Pourquoi ont-ils suivi Palpatine ? Eux qui sont tellement fiers et anti-étranger d'habitude.
- De la paroles des prisonniers que nous avons faits, il semblerait que cela vienne de la guerre civile Mandalorienne. Lorsque Dark Maul a pris le pouvoir, les traditionalistes de la Death Watch, menés par le Premier Ministre Almec ont imposé leur loi et traqué les nationalistes menés par Bo-Katan. Il y a eu une purge massive, et la planète à finie divisée en deux. Lorsque les nationalistes se sont alliés a la République pour vaincre les traditionalistes de Maul, ça a été vu comme une trahison, une collaboration. Une grande partie des Mandaloriens se sont retournés contre eux et l'occupant Loyaliste. Mais lorsque nos forces ont chassé Dark Maul, et mis les traditionalistes en déroute, cela a fait éclater le dernier clan apportant de la stabilité sur Mandalore. Le Mandaloriens se sont retranchés par tribu, par clan, et se sont entre-tués. Certains ont formés des milices anti-République, et dans le même temps s'opposaient à d'autres clans. Lorsque nous avons repris la Bordure Extérieure, puis la Bordure Médiane, la République, qui subissait de lourdes pertes constantes sur Mandalore, a lâché la planète, la laissant à feu et à sang, effondrée économiquement. Palpatine, qui avait des supports politiques loyaux dans les Systèmes Neutres, est resté un temps caché, puis a approché Bo-Katan. Il lui a promis de restaurer l'ordre sur Mandalore. De faire d'elle la nouvelle Man'dalor, de restaurer la grandeur des Mandaloriens et de faire de leur nation la pierre angulaire d'un nouvel Empire tout puissant qui imposerait ses valeurs et son aura à la galaxie. D'habitude, ce genre de discours ne touche pas les Mandaloriens. Mais cette fois-ci, leur civilisation était en train de mourir, il n'en restait pratiquement rien. Bo-Katan a vu là une occasion de préserver l'héritage des Death Watch, de se réhabiliter, et de sauver Mandalore.
- Au final, c'est l'histoire de tant d'autres mondes depuis le début de ce conflit. La guerre a détruit leur monde, et ils sont aujourd'hui complètement perdus ; prêts à tout pour retrouver l'époque d'avant la guerre. Pour retrouver un but, une société, une fierté. C'est triste, mais ils ne sont pas les seuls, conclut Thodes.
- En effet, on sait de quoi on parle.

Un silence naturel s'installa entre les deux Esseliens.

- Repose-toi bien, Vaik. J'ai besoin de toi en forme … pour la paix.

Il disparut derrière la porte et cette fois personne ne vint le remplacer.

- De notre haine naîtra l'espoir … murmura Thodes.

Mais cette fois il eut la conviction que le temps de la haine était passé. Celui de l'espoir arrivait.










La suite la semaine prochaine, au créneau du mercredi, avec un nouveau Chapitre. Le Chapitre 5 : Qui veut la paix, termine la guerre !
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Messagepar L2-D2 » Dim 09 Sep 2018 - 15:43   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Treizième partie du Chapitre 4 lue !

Ça pourrait presque être une fin de récit, en fait ! :cute:

Tout a l'air d'aller mieux, la paix semble s'installer entre la République et la CSI... mais hélas, un nouveau Chapitre arrive dès mercredi prochain, et au vu de son titre, je crains que la paix ne soit pas pour tout de suite !

Vivement la suite, justement ! :oui:
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Messagepar Clonedroïd92 » Lun 10 Sep 2018 - 11:39   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Ah au contraire, le titre n'a pas vocation a être guerrier :D
Et oui, on pourrait clore l'histoire là. Mais autant bien faire les choses. Peut etre avec le prochain chapitre ? :cute:
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Messagepar Clonedroïd92 » Mer 12 Sep 2018 - 21:09   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Que peut-il se passer après la mort du plus maléfique Sith de ce siècle ? Pas grand chose, mais le chemin vers la paix n'est pas encore terminé.





STAR WARS

LA GUERRE DE SECESSION




Chapitre 5 : Qui veut la paix, termine la guerre (Partie 1)






« J'ai paniqué toute la nuit.
- Pareil, je n'attendais plus que le moment où ils allaient frapper à notre porte. Maman était en pleure toute la soirée. Puis le matin est arrivé et … rien.
- T'as réussi à dormir ?
- Bien sûr que non.
- Alors c’est vrai ce qu'on dit ? Ils arrêtent de venir chercher les majeurs de 18 ans ?
- Tout ce que je sais, c'est que de nombreuses personnes de notre âge n'ont pas été emmenés. Ces dernières années, ils ne rataient jamais le moindre anniversaire. Dès le lendemain de ton dix-huitième anniversaire, hop! Ils débarquaient et t'emmenais. C'est ce qui s'est passé avec ma grande sœur. Et là... ça fait près d'un mois et demi que personne n'a été emmené.
- Alors c'est vraiment la fin, Kaitt. La République n'arrêterait jamais la grande conscription si elle n'était pas sûr que tout ceci allait se terminer.
- Je ne sais pas, Melez. J'ai entendu dire que les centres de recrutement continuent de chercher massivement des volontaires. La loi martiale n'a pas été levée, et les commandes militaires seraient maintenues d'après les infos.
- Ils veulent sans doute pas s'avancer tant que le traité n'est pas signé.
- Espérons-le, Melez. Cette guerre m'a pris ma grande sœur et un paquet d'amis. J'aimerais faire partie de la génération qui sera épargnée.
- Personne ne voudrait continuer cette guerre. Ce serait un suicide. Je suis confiant, Kaitt. »

Deux adolescents sur Borleias, 52 jours après le cessez-le-feu


Esseles
9 ans après la Bataille de Géonosis
53 jours après la mort de Palpatine



Rainar contemplait Calamar depuis l'immense baie vitrée qu'il avait installée dans sa résidence principale, dans les collines volcaniques vertes du sud. Il avait choisi de resté en retrait de l'agglomération, afin d'être près du cœur d'Esseles mais à la fois retiré du monde. Il était déjà suffisamment au centre de tout sur Raxus, parfois il fallait savoir se retirer. Il adorait les belles chaînes de montagnes abruptes recouverte de jungle au sud. Il s'y déversait constamment des cascades d'eaux claires, des ruisseaux et des rivières. Ces cours d'eau se rassemblaient pour partir au loin, vers d'autres horizons. Rainar rêvait de vivre dans cette nature sauvage, au pied de la capitale raffinée et cultivée qu'était Calamar. Il n'en avait pas les moyens, à l'époque, mais ses revenus confortables de capitaine dans la Garde Impériale Esselienne, puis de général du Corps des Volontaires des Forces Armées de la CSI, puis de Sénateur Séparatiste et enfin de Chef de l’État, lui avait permis d'obtenir suffisamment de revenu et d'influence pour réaliser ses rêves d'enfants. Il avait trois propriétés. Celle-ci, la plus majestueuse, et sa préférée de par son emplacement. Celle au sud de la planète, près des lacs volcaniques fleuris et enfin sa petite maison familiale où il vivait avant le début du conflit, dans les quartiers moyens de Calamar, reconstruite après la guerre d'Esseles, dont l'aspect sentimental la rendait invendable. Il avait trop de souvenirs dans cette maison. Trop de douleur.
Mais la guerre avait changé beaucoup de choses à ces paysages idylliques. Bien que Calamar soit reconstruite, les vieux quartiers historiques avaient disparus dans les bombardements, et la ville ne respirait plus l'ambiance glorieuse, noble et pleine d'optimisme d'antan. Le trône impérial avait tout fait pour restaurer la ville dans une fidélité proche de ce qu'elle fut autrefois, en respectant la culture architecturale millénaire, en respectant chaque courbe, chaque pierre qui faisait la renommée d'Esseles... mais la magie n'opérait plus comme avant.
Les imposantes défenses locales, composées de rempart en duracier blindé renforcé, de générateurs de boucliers et de gigantesques lignes de turbolasers, allant de lourdes à légères, parcourant la planète n'arrangeait rien à l'ambiance. La CSI avait évidemment aidé à financer ces défenses, et installé une flotte et d'importantes bases permanentes sur la planète pour en assurer la sécurité. Esseles était l'un des rares bastions du Noyau de la CSI et cette dernière était bien décidé à le conserver. Les années de siège imposées par la République avait considérablement impacté l'économie locale et pour la première fois depuis des siècles, une misère sans précédent avait frappé la planète. Seul les contrebandiers mandatés par le trône et les efforts acharnés des Séparatistes et de l'OSC avait permis à la planète d'avoir un apport constant en denrées de base, défiant le siège de la République. En tant que Chef de l’État de la Confédération, Rainar, il devait bien l'avouer, avait usé de son statut pour faire du ravitaillement d'Esseles, et des bastions du Noyau, une priorité toute particulière. Un abus, une faiblesse due à sa position, il l'admettait. Mais cela se justifiait totalement sur le plan stratégique. La République avait tout fait pour bloquer ces approvisionnements, mais en vain. Cependant, la flotte Loyaliste n'avait plus jamais tenté de ré-attaquer Esseles depuis sa libération par la CSI. Rainar ignorait si cela était dû aux défenses désormais colossales de la planète, engendrant inévitablement de lourdes pertes pour la République, où bien à de possibles remords dus aux atrocités que la planète avait subi. La République aurait alors décidé de ne pas alourdir l'addition morale, déjà chargée, et de laisser tranquille la planète. Elle se disait sans doute que le siège ferait autant de dégâts à moindre frais en limitant les pertes, sans se salir les mains. De toute façon, vu comment étaient enclavés et isolés les bastions du Noyau, ils n'étaient d’aucun réel danger pour les mondes Loyalistes environnants, alors autant se concentrer sur la ligne de front. Et Rainar avait tout fait pour que la République continue de penser cela. Les bastions du Noyau n'avaient pas pour but de frapper la République depuis le Noyau, ce serait futile. Mais ils étaient des bombes en attente de recevoir leurs ordres. Une faille dans le système, un grain de sable dans l'engrenage, le cheval de Troie derrière les infranchissables défenses de l'ennemie, attendant que les troupes soient devant les remparts pour frapper là où ça ferait mal. Esseles, Fondor, Brentaal, Rendili … autant de centres d'impulsions qui étaient destinés à faire s’effondrer la République le moment venu.
Mais cette tactique n’était plus au goût du jour et d'une certaine manière, l'idée qu'Esseles ne serait pas un pion décisif dans la chute de la République, telle une vengeance portant la voix des millions de victimes Esseliennes écrasées au nom de la survie de la République, chagrinait Rainar. La paix se ferait à tout prix, y compris au prix de la justice pour sa planète. Il devait bien l'admettre, cette fois la République faisait preuve de volontarisme. Le cesse-le-feu avait été parfaitement respecté, aucune faction n’avait tenté la moindre progression dans l'espace ennemi, aucune provocation, aucune revendication. La République avait même considérablement allégé les défenses sur sa ligne de front et autorisé les vaisseaux civils de l'espace séparatiste à circuler de nouveau dans l'espace républicain. Inévitablement, les Séparatistes avaient rendu la pareille aux Loyalistes. Des familles séparées depuis plusieurs années, parfois depuis le début de la Guerre de Sécession, pouvaient se retrouver, pleurer et faire leur deuil. Rainar avait ordonné d’alléger les flottes de défenses autour des points sensibles de la CSI au vu du bon respect du cessez-le-feu pour dégager des moyens autour des zones de la Bordure Extérieure libérées depuis plusieurs années, mais abandonnées à eux même depuis. Il avait mis davantage de moyens à la lutte contre les pirates, la pègre et autres anarchistes. Il mit aussi sur ces mondes de nombreux vaisseaux d’approvisionnement, dédiés auparavant au front, escortés par la flotte Séparatiste, afin d'apporter un soutien humanitaire plus conséquent aux très nombreux systèmes qui en avaient besoin. La tâche était colossale et aucun des deux camps vint se parasiter. L'heure était à la réparation, à la guérison, à l'ouverture. Certains parlaient même d'une pause à la conscription sur les territoires Loyalistes. Oui, la CSI et la République se donnaient les moyens de rendre cette paix possible. Rainar était forcé de l'admettre.

- Le commandant Thodes est là, Monsieur, fit le commandant Ulmich Keilors, chef de la Légion d'Honneur Confédérée, en rentrant dans la pièce sans préambule.
- Bien, Ulmich. Faites-le rentrer, merci.
- Il monte déjà, soupira Keilors.

Rainar sourit à cette remarque. Thodes prenait déjà toutes les familiarités que personne n'oserait avoir avec le Chef de l'Etat de la Confédération dû à leur ancienne amitié. Rainar se demandait parfois s'il se rendait compte de ce que pourrait penser les gens de ce comportement. Mais Rainar s'en fichait. Il chérissait ce noyau de personnes avec qui il pouvait être juste Kade Rainar, comme avec Elconse, bien qu'elle ne se permettrait jamais le quart des attitudes de Thodes. Le fait que Thodes et Rainar soient sur Esseless, en repos, ne devait que faciliter encore plus la capacité de Thodes d'oublier le protocole. C'était comme au bon vieux temps.
Rainar regarda la fin de son verre de vin, cultivé à même la pente volcanique, sur les vignes fertiles. Rainar eut une moue attristée en voyant certaines montagnes défigurées par des impacts de bombardements orbitaux. Il n'y avait que des cratères noircis à ces endroits. Tant de bon vin gâché. Comme ce verre qu'il ne finirait pas. Il l'aurait fini en d'autres circonstances, une visite de Thodes s'accompagnant souvent d'alcool. Mais celle-ci était formelle, il fallait du professionnalisme. Il regardait une dernière fois son verre, grogna et jeta son contenu sans le lavabo le plus proche. De toute façon ce rustre de Thodes buvait de la bière.
La stature grande et carrée de Thodes pénétra dans le bureau de Rainar. Ses cheveux châtains courts étaient coiffés et son visage impeccablement rasé, vestige de la rigueur de la Garde Impériale Esselienne, habillant un visage fermé, comme d'habitude. Il portait une tenue d'officier du Corps des Chasseurs Volontaires de la CSI, elle même impeccable.

- Vaik ! La maison t'as plus ?
- C'était merveilleux, Kade, merci. Les lacs sont splendides. Tu t'es très bien situés.
- Rien de mieux pour des vacances, n'est-ce pas ? Tu les avais mérités. Tu as bien profité de Calamar ?
- Oui, comme prévu j'y ai passé le début des vacances mais … c'est différent. Tout a changé.
- Tu trouves aussi, hein ? Mais tu ne saurais précisément l'expliquer, n'est-ce pas ?

Thodes hocha tristement la tête.

- Ça m'a fait tellement de bien de revoir Esseles. De revoir ma mère.
- Moi aussi. Mais nous allons devoir retourner travailler. Une dernière fois, espérons-le.
- On commence ?
- Nous attendons encore quelqu'un, en fait, répondit Rainar.

La porte s'ouvrit et la stature imposante, dure et baroudeuse de Quinlan Vos pénétra dans la pièce.

- Vous avez dormi ensemble ? railla Thodes, en voyant le Jedi.
- Si ça me permettrait de vivre dans une telle baraque, je ne dirais pas non, répondit-il
- Vous n'êtes pas tout à fait mon genre, Vos, répliqua dans un sourire Rainar.
- Je croyais pourtant que vous m'aimiez bien, fit Vos en croisant les bras, faisant mine d'être déçu.
- Mais c'est le cas, mais pour d'autres qualités. C'est pour cela que vous êtes tous deux ici, d'ailleurs. Le héros qui a vaincu le Général Grievous et notre glorieux Jedi ayant mis fin à la menace de Dark Sidious.
- Ce n'est pas moi qui l'ait vraiment vaincu, vous savez ? fit remarquer Vos.
- Mais vous avez joué un rôle décisif pour mettre fin à cette menace. La plus grande que nous n'ayons jamais eu à rencontrer. C'est pour cela que j'ai besoin de vous. Comme vous le savez, la rencontre visant à négocier un traité de paix entre nos deux nations aura lieu sur le monde neutre de Manaan. Des êtres reconnus pour être pacifistes, disciplinés, neutres et impartiaux.
- J'ai trouvé que c'était un très bon choix, déclara Vos.
- Moi pas, fit Thodes. Manaan est dans la Bordure Intérieure, en plein territoire Loyaliste. Si ça tourne mal, on sera isolé. Pourquoi ne pas faire ça sur Coruscant pendant qu'on y est ?
- Primo, ça ne tournera pas mal, fit Rainar. Secundo, vous avez entendu lorsque j'ai dit que les Selkath étaient irrémédiablement neutres ?
Tertio, tout est prévu sur le plan sécuritaire. Il y aura autant de vaisseaux Séparatistes que Loyalistes et Manaan se situe sur la lisière de la Bordure Intérieure, près de la ligne de front, donc à proximité de tous les renforts nécessaires, dont nous n'aurons pas besoin de toute façon. Autre chose, commandant ?

Thodes fit une simple moue en faisant « non » de la tête.

- Justement, commandant Thodes, vous qui êtes si pointilleux sur le plan sécuritaire, je veux que ce soit vous et vos pilotes qui assuriez la protection de ma navette et de ma délégation. Vous devrez aussi assurer un espace aérien dégagé durant toutes les négociations. Au cas où, rajouta t-il en lançant un regard à Thodes.
- Comptez sur moi, Monsieur.
- Ma délégation au sol sera assuré par la Légion d'Honneur, les Forces Spéciales et le 84 ème bataillon de choc. L'OSC suivra elle aussi toutes les négociations et s'occupera de la sécurité « souterraine » de la rencontre. Et enfin, si je vous ai demandé de nous rejoindre, Maître Vos, vous vous en doutez, c'est pour que vous rejoigniez ma délégation.
- Moi ? fit Vos en se pointant du doigt. Je ne suis même pas officiellement un Séparatiste.
- Je sais que vous répugniez à prendre ce qualificatif, Maître Vos, mais vous avez mené une mission conjointement avec l'OSC en plein territoire ennemi et vous avez mené dernièrement une flotte et une armée entière de la Confédération contre une coalition neutraliste. Peu importe comment vous vous définissez, vous avez joué un grand rôle dans la CSI ces derniers temps. Il me semble normal que vous soyez à mes côtés pour un acte aussi historique que celui de la signature d'un traité de paix mettant fin au conflit le plus destructeur de l'histoire.
- Vous recommencez. Vous me voulez comme caution. Vous voulez votre Jedi pour l'Histoire. Je vous l'ai dit, ce n’est pas le cas. Je ne vous appartiens pas, et je ne roule pas pour vous. Je suis libre.

Rainar leva les yeux au ciel.

- Oui, Maître Vos, vous êtes libre, comme moi, comme le commandant Thodes, comme tout le monde dans les rangs de la CSI. Nous sommes tous libres. Et non, mon but n'est toujours pas d'avoir mon Jedi de compagnie. Maître Vos, vous faite partie des Jedi qui ont vaincu Dark Sidious et rendu toute cette paix possible. Sans vous, on en serait encore à se taper dessus avec la République. Vous avez fait plus que Kenobi et Windu pour détruire Sidious. Skywalker ne sera visiblement pas présent à ce traité de paix, et vous êtes celui qui a tué Sidious de votre sabre. Il me semble normal et juste que vous soyez présent à ce traité de paix. Et il me semble encore plus normal et juste que cela soit à nos côtés, vu votre implication dans cette bataille et sous quelle bannière vous l'avez menée. Pourquoi en faites vous une histoire ? Je suis sûr que vous avez envie d'y participer en plus !

Vos regarda de travers Rainar, mais ce dernier su qu'il allait accepter.

- Je suis donc juste là en tant que vainqueur de Sidious ? Je fais juste acte de présence pour la portée historique ?
- Promis ! Pour quel autre rôle sinon ? J'aurais des guerriers qualifiés et professionnels pour ma sécurité et de toute façon, nous ressortirons de cette entrevue avec un traité de paix signé. Je vous demande pas de tuer qui que ce soit !
- Bon. Ok, je veux bien. Pour la postérité. Juste une chose, l'Agent Yuka sera-t-elle sur le dispositif ?

Rainar laissa planer un instant son regard sur le Jedi. Il ignorait quelle émotion le traversait au moment de sa question. C'était indescriptible.

- Non. Elle a été appelée ailleurs, là où ses talents sont utiles. Cela pose problème ?
- Absolument pas, monsieur, répondit immédiatement Vos. Ça me va très bien.

Thodes avait aussi remarqué l'attitude étrange de Vos, vu comment il le dévisageait.

- Très bien, messieurs. Nous partons demain à 07:00. Nous voyagerons à bord de l'Abnegator. Il est déjà en attente en orbite. Tâchez d'être à vos postes sur le bâtiment à 06:30. Rompez.

Vos tourna les talons et quitta la pièce immédiatement. Thodes fit un dernier sourire et un clin d’œil avant de partir. Rainar s'assit de nouveau et regarda le paysage dont les rayons solaires éblouissaient son bureau. La bouteille de vin Esselien était toujours ouverte, conservée dans son conservateur climatique. Il hésita à se lever avant de rasseoir. Demain, les affaires reprendront et il ne pourrait jouir d'une aussi belle vue et d'une bonne bouteille de vin avant un moment. Il devait se détendre pendant qu'il le pouvait encore. Sans quoi les démons qu'il avait laissés sur cette planète pourrait bien revenir le harceler.

- Oh, puis merde, fit-il.

Il récupéra son verre et se dirigea vers le conservateur climatique.



-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------




Thodes posa son P-38 sur l'aire d'atterrissage privé de la luxueuse résidence à côté de celui déjà stationné.
Il hésita à aller directement à l'intérieur, mais préféra d'abord aller voir sur la plage d'herbe donnant sur la rivière, coulant aux pieds d'une falaise de mousse. N'eut-il pas le temps de regarder si elle était là, qu'un éclair rouge passa non loin de lui pour aller s'écraser sur un arbre. Par réflexe, il sauta sur le côté et sortit son blaster.

- Mais bon sang, Mayla tu peux me dire à quoi tu joues !?
- Je ne savais pas qui allait venir.
- Alors tu préfères tirer dessus dans le doute ?

Elle haussa les épaules.

- Mais... tu as bien vu mon P-38 se poser ?
- Oui.
- Bah alors ! Tu savais que c'était moi qui revenais, pourquoi m'avoir tiré dessus ?

Elle se contenta de ranger son blaster.

- Ok, j'avoue, je voulais me marrer, lâcha t-elle dans un sourire avant de se rallonger dans l'herbe sous le saule pleureur, dans sa courte tenue de bronzage.

Thodes aurait du s'en douter que ce genre de comportement pouvait arriver. Après l'épisode de l'infirmerie sur la frégate, il avait essayé de recoller les morceaux avec la Twi'lek. Lorsque le cessez-le-feu perdura plus d'une dizaine de jours sans incident, Rainar avait démobilisé jusqu'aux négociations les Raiders en priorité. Tous avaient pu retourner auprès de leurs familles, où se détendre pour ceux qui n'en avait plus. Thodes avait sauté sur l'occasion pour demander à Mayla de l'accompagner pour prendre ces vacances sur Esseles dont ils avaient parlé. La Twi'lek pensait au début que Thodes avait fait cela uniquement pour se racheter de sa conduite et non par envie. Mauvais timing par rapport à leur brouille, mais Thodes ne s'était pas découragé. Il avait bien l'intention de lui prouver qu'il avait envie d'être avec elle, et de l'intégrer à sa vie. Il avait demandé à Rainar les clés d'une de ses maisons, et son ami lui avait passé sans rechigner sa villa luxueuse au sud de la planète. Mais avant cela, Thodes était parti voir sa mère qu'il n'avait pas vu depuis des années, à Calamar. Rainar l'avait fait reloger dans une coquette maison en périphérie de la ville, bien plus grande et agréable que leur ancien appartement tâché de mauvais souvenirs. Là, il put renouer le lien avec sa mère. De nombreuses larmes avaient coulés, cette dernière lui reprochant de faire cette maudite guerre. Elle le supplia de ne jamais y retourner, ce à quoi il lui avait promis que la paix arriverait bientôt. Il lui épargna les nombreux épisodes où il dut sa survie qu'à sa folie ou la chance. Il n'y avait rien de plaisant à raconter ce genre d'exploits de guerre, surtout à ses proches. Lors de cette semaine, il lui présenta Mayla. Un acte lourd de sens pour lui, mais la Twi'lek ne l'avait pas senti à sa juste manière. Pour Mayla, les parents étaient une chose inconnue et elle ne saisissait pas l'importance et la signification du fait de présenter une jeune fille à sa mère. Néanmoins, bien que réservée, Mayla su ne pas se montrer agressive, ni psychotique durant le séjour chez sa mère, restant polie et amicale. Thodes savait à quel point c'était un effort incommensurable pour elle, son tempérament de feu dormant sous la glace.
Les choses du côté de sa mère ne l'aida pas. Elle n'aimait clairement pas Mayla. Une jeune Twi'lek au regard noir, musclée, à la féminité limitée, plus prompte à porter des tenues de combat que des robes, couvert de plusieurs cicatrices et de tatouages de la pègre n'était pas vraiment l'image de la belle-fille idéale pour n'importe quelle mère. Mayla ne ressemblait en rien aux précédentes petites amies de Thodes. Elle mit cela sur le compte des blessures psychologiques de Thodes, suite à la disparition de son père. La crise de l'enfant ayant perdu un proche et cherchant à se recentrer, traversant une phase de stress et de dépression. Thodes lui épargna le fait que si stress post traumatique il y avait, ce ne serait certainement pas que dû à la disparition de son père, tant les dernières années étaient traumatisantes. Cependant l'analyse de sa mère ne le laissa pas de marbre. En effet, il avait été immédiatement intrigué par la Twi'lek. Par sa fureur, sa dureté, sa souffrance et avait trouvé une fougue, une passion et un réconfort chez elle qui semblait correspondre à ses besoins du moment, à son état psychologique. Sa mère n’avait sans doute pas tort sur ce point, c'est leurs passés et leurs souffrances qui avaient mis Mayla et Thodes dans les bras l'un de l'autre. Mais réduire leur relation à cela, une passade psychologique, était clairement une erreur. Thodes ressentait pour elle quelque chose qu'il n'avait ressenti pour personne d'autre. Il en était sûr désormais, il voulait faire sa vie avec cette femme, aussi glaciale et asociale était-elle. Sa mère, dans sa bonne éducation Esselienne, ne laissa rien transparaître de son jugement à Mayla et fut avec elle accueillante, chaleureuse et aux petits soins. Elle finirait par s'habituer à la situation. Mayla ne vu rien des vrais opinions de sa mère à son sujet, puisqu'elle parla en bien de sa mère, la trouvant gentille, douce et accueillante. Elle lui affirma par la suite qu'il avait eu de la chance d'avoir eu une telle mère dans son enfance.
Une fois que Thodes ait fait officiellement rentré Mayla dans sa vie d'avant- guerre, il lui fit visiter Calamar et retrouvèrent un lien intime au fut et à mesure, ayant vu sur le visage de Mayla du véritable bonheur, de l’émerveillement et un apaisement à vagabonder comme deux amoureux dans la ville en faisant des visites à caractère historique. La normalité l’émerveillait. Elle était inexistante dans sa vie d'avant, et correspondait à sa définition de l'aventure.
Pour la suite de leurs vacances, dans la villa près de la rivière, Thodes voulait mettre à profit ce temps pour se retrouver avec Mayla. Mais ce ne fut pas ce qu'il espérait. Il y avait eu beaucoup de sexe. Mais aussi de la complicité, du bonheur, de la tendresse, des fous rires, mais quelque chose perdurait. Mayla conservait un mur, un fin mais incassable mur qu'elle refusait de faire tomber. Elle refusait de lâcher prise et Thodes dû se l'avouer, tout le temps passé ici n'avait pas su redonner l'éclat qu'ils avaient eu au-dessus de Sullust, lorsqu'ils s'étaient promis un destin et d'exister l'un pour l'autre. Thodes repensa aux paroles d'Antius. Il lui avait dit qu'il avait brisé le peu de confiance que Mayla avait placé dans un autre être vivant depuis toujours. Une blessure mortelle, indélébile. Il lui avait dit qu'il devrait faire un pas de géant pour la récupérer. Une promesse, un engagement absolu. Quelque chose qui serait plus solide que le mur que Mayla avait mis entre eux.

- Alors ? demanda t-elle allongée sur sa serviette dans l'herbe, les yeux fermés, son corps à l'ombre sous le saule.
- Fin des vacances. On doit être à notre poste, prêts à 06:30 pour un départ à 07:00 pour Manaan. On sera l'escorte aérienne de Rainar durant toutes les négociations.
- Ça, on le savait. Y avait pas vraiment de surprise.
- Vos nous accompagnera.

Elle ouvrit un œil à la mention du nom.

- Le Jedi ? Il roule pour nous ou pas du coup ?
- Je crois que lui-même ne sait pas trop quoi répondre à cette question. Mais il sera côté Séparatiste durant les négociations.
- Faudra s'en méfier. C'est une girouette, ce type. Il ne m'inspire pas confiance.
- Tu n'as confiance en personne de toute façon, soupira Thodes tel un pique.
- Seulement envers les gens qui sont dignes de recevoir cette confiance, répliqua t-elle sèchement, comme riposte, en levant la tête vers Thodes.
- Moi j'ai confiance en lui. Je le sens bien, ce type. J'ai le nez pour repérer les gens qui cachent le meilleur en eux, répondit Thodes dans ce jeu de joutes dissimulées.
- Peut-être t'arrive t-il de te tromper parfois ? conclut-elle en se recouchant et en fermant les yeux.

Il se pencha vers elle, et mis sa tête près de sa joue.

- Dis ? Ça te plairait ?

Elle rouvrit un œil pour regarder le visage souriant de Thodes.

- On l'a fait juste avant que tu partes, vorace.
- Non, non, pas ça, rigola Thodes. Ici. Toi, moi et cette rivière.

Au grand soulagement de Thodes, elle interrompu sa sieste et se rassit pour lui faire face.

- Si tu me demandes si ça me plairait une superbe maison toute équipée près d'une rivière d'émeraude, faudrait être sacrément conne pour dire non. Pourquoi ? Tu comptes lui racheter cette baraque ?
- J'en sais rien. On est amis, il pourrait me faire un prix.
- Jusque-là, ça ne concerne que toi et lui.
- Je n'imagine pas vivre ici ou ailleurs sans toi, Mayla.

La Twi'lek le regarda et l'espace d'un micro instant, Thodes saisit dans son regard cette étincelle d'espoir et de bonheur qu'il avait vu lorsqu'ils étaient dans sa chambre au-dessus de Sullust. L'histoire d'une micro-seconde, le mur était tombé. Puis des maçons galactiques l'avait rebâti aussitôt.

- Tu serais loin de ta mère. Et de Calamar. Je croyais que tu voulais renouer avec ta vie d'avant.
- Calamar n'est qu'à une heure de chasseur ou de speeder d'ici. J'ai été séparé de ma planète et de ma mère pendant plusieurs années, alors c'est pas une heure de speeder à grande vitesse qui va poser problème.
- Une heure de trajet, ça empêche d'aller sortir en ville, faut toujours prévoir de gros créneaux.
- Tu rigoles ? Y a Misotett à cinq minutes de speeder et c'est l'une des plus vastes agglomération d'Esseles. D'un exotisme rare, faudra qu'on essaye d'ailleurs.
- C'est vrai qu'on est pas beaucoup sortit depuis qu'on est ici, rigola-t-elle.
- Faut dire qu'on a été très occupés, rigola-t-il dans la foulée. Mauvaise langue que tu es, on a fait de belles randonnées sauvages.

Il posa sa main sur sa joue. Elle ne la repoussa pas.

- Ça t'irait ? Tout ça ? demanda t-il en désignant d'un coup de tête les alentours.

Son sourire se rembrunit.

- Ça c'est qu'à la condition que mon compagnon de voyage ne meurt pas d'ici là, lâcha-t-elle morosement.
- Écoute, fit-il pour poser carte sur table. Je sais que tu as souffert après l'épisode de la station. Je ne m'en étais pas rendu compte. Je ne m'étais pas rendu compte de ce que ça signifiait pour toi, et de la blessure que je t'ai infligé. Je ne peux pas te promettre que je ne mourrais pas si d'autres combats ont lieux, mais je te promets que je ferais plus attention. Beaucoup plus attention.
- Des paroles.
- Non, Mayla, ce ne sont pas que des paroles. Je ne peux pas te le prouver , là maintenant, mais dès que ce foutu traité aura été signé, dès que cette guerre aura pris fin, je t'apporterais la preuve du sérieux de mon engagement pour toi. Que ce que je viens te dire ici ne sont pas que des paroles. Je t'abandonnerais pas, Mayla. Attends juste la signature du traité, je t'en prie. Ensuite tout ira bien.

La Twi'lek sourit. Thodes ne savait pas s'il avait avait retrouvé leur complicité d'avant, mais il savait qu'il venait de gagner du temps pour tout arranger. Il était sur le bon chemin.

- Ok, sale mytho. Je vais te croire.

Ils s'embrassèrent.

- Au fait, c'est pas toi qui a dit qu'on reprenait demain et que c'était la fin des vacances ? fit-elle en prenant un air salace.
- J'en ai bien peur, fit-il en rentrant dans son jeu.
- C'est con ça, va falloir en profiter deux fois plus alors.
- Tu veux aller à Misotett ?
- J'avais pas vraiment ça en tête.






Voilà pour un petit début de chapitre tranquille. On renquille la semaine prochaine. :hello:
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Messagepar L2-D2 » Jeu 13 Sep 2018 - 15:59   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Première partie du Chapitre 5 lue !

Alors effectivement, l'ambiance semble être à la paix. On a l'impression de voir un épilogue, un apaisement des relations entre Loyalistes et Séparatistes, Rainar est cool, Thodes est cool, même Vos demande où est Yuka, c'est mignon. :cute:

Il est vrai que le dernier Chapitre a tellement été éprouvant pour nos personnages qu'ils ont bien le droit d'en profiter maintenant !

Vivement la suite pour savoir si ça va être le cas !
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Messagepar Clonedroïd92 » Sam 15 Sep 2018 - 22:59   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

C'est vrai que c'est une forme d'épilogue ... :whistle:
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Messagepar Clonedroïd92 » Mer 19 Sep 2018 - 13:28   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Mais qu'est ce que c'est que ce chapitre où ils se passe grand chose en terme d'explosion ? Hum. Continuons donc. La publication sera un poil plus courte que d'habitude, car la suite devra se poster d'un bloc. D'ailleurs, j'ai pas regardé, mais y a des chances que la publi de la semaine prochaine soit plus importante que d'habitude. En attendant, bonne lecture !













Chapitre 5 : Qui veut la paix, termine la guerre (Partie 2)















- Les corporations ne font pas trop de soucis ? s'enquit Rainar.
- Je crois que le fait que vous en soyez plus sur Raxus, monsieur, les enhardis. Elles ne cessent de venir me voir pour vous transmettre des doléances de dernière minute, répondit Elconse sur un ton amusé. Elle n'aurait jamais tenté cela avec vous.
- N'ayez crainte, Dria, j'ai totalement confiance en vos capacités à les remettre à leurs places. Vous feriez un très bon Chef de l’État.

La jeune Falleen sourit à cette allusion.

- Je devrais être avec vous, dans votre délégation. Je suis votre assistante, c'est là qu'est ma place.
- Dria, nous sommes à un carrefour crucial de l'histoire de la galaxie. Bientôt, notre monde sera séparé en deux camps, en deux puissances qui devront apprendre à vivre ensemble. Je n'ai absolument aucune confiance dans les corporations. Elles tenteront de saboter le jeu, d'emporter le Parlement avec elles, où de déstabiliser mon pouvoir pour prendre le dessus. Nous devons être prêts à réagir. Nous devons garder un œil sur elles, et s'assurer que tout se passe bien sur Raxus. J'ai besoin que quelqu'un maintienne Raxus, le Parlement et tout le reste dans le rang durant et après les négociations. Et je ne vois que vous pour réussir cela Dria. Vous êtes la seule en qui j'ai confiance pour protéger ce que j'ai construit durant mon absence. Votre place est sur Raxus. Vous serez ma voix, mes oreilles et mes yeux.

La déception se voyait toujours dans le regard d'Elconse. L'idée de manquer cette rencontre historique au sommet la décevait, quoiqu'il puisse dire, mais la confiance que lui, Chef de l’État de la Confédération, délivrait à son assistante la flattait. Elle savait son talent et sa personne savamment appréciés. C'était une fierté certaine.

- Ils se préparent tous à cela. Il parle déjà des futures politiques douanières, des traités commerciaux, des opportunités, des délocalisations d'activité dans le Noyau …
Tous se préparent à ce nouveau monde, à ce nouvel ordre qui va éclore.
- Je tâcherais à ne pas les décevoir, alors, fit Rainar en souriant.

Elle lui rendit son sourire.

- Je dois y aller, Dria. Je vous recontacte une fois le traité signé.
- Bien, monsieur. Bon courage et surtout, soyez prudent.
- C'est un traité, Dria. Pas une bataille.

Elle n'enleva pas son air anxieux sur le visage.

- On ne sait jamais, c'est tout.
- Promis je le serais, mais vous êtes bien plus en danger que moi, seule face à l'avarice sans borne des corporations. C'est pour vous que vous devriez vous inquiéter, plaisanta t-il.
- C'est sans doute vrai, rigola t-elle.

Il réussit à lui esquisser un début de sourire, puis la Falleen coupa la communication.
Rainar quitta les appartements de dignitaire sur le pont d'observation, et se rendit au hangar. Il était à bord depuis 06:00. Il était venu plus tôt que les autres, il n’avait pas réussi à dignement dormir. C'était sans surprise. Sur le chemin, il croisa un droïde de commandement qui s'adressa à deux de ses camarades.

- Sergent, prenez la section de jour, et faite un dernier passage près des écoutilles de sûretés.
- Bien reçu, bien reçu.
- Caporal, assurez-vous que l'équipe technique s'occupe de réorganiser le hangar pour le déploiement et faites votre rapport à la passerelle. - Dépêchez-vous, nous sautons dans l'hyperespace dans quinze minutes.
- Bien reçu, bien reçu.
- Commandant, appela le Chef de l’État.

Le droïde de commandement se tourna et reconnu immédiatement son interlocuteur. Il fit un salut réglementaire.

- Monsieur le Chef de l’État.
- Tout est prêt ? Tout le monde est à bord ?
- Votre Légion est arrivée en même temps que vous. Les Forces Spéciales étaient sur le bâtiment depuis hier. Les Raiders sont arrivés au complet à 06:30, comme convenu.
- Et Vos ?
- Le Jedi est arrivé à 06:39. Nous lui avons fait remarquer son retard et son non-respect des protocoles, mais il a répondu qu'on devait s'estimer heureux. D'habitude, il arrive une heure en retard.

Le droïde prit une seconde de silence.

- Je ne sais pas comment la République arrivait à gérer un tel énergumène.
- Je me le demande aussi, parfois, rigola Rainar.
- Le commandant Thodes semble lui porter un certain crédit. Je me dis qu'il doit donc en valoir la peine, dit le droïde dans un haussement d'épaules qui étonna Rainar. Il semblait plus humanisé que le reste de ses compatriotes.
- Vous connaissez Vaik Thodes ?
- Oui, nous sommes frères d'armes depuis qu'il a rejoint les forces armées de la CSI. Je suis Sweezie, répondit-il fièrement.

Les déclarations du droïde furent beaucoup à ingurgiter d'un coup pour Rainar. Il venait de comprendre que ce droïde s'était attribué un nom, chose totalement inhabituel pour ces engins, considérait Thodes comme son « frère d'arme » laissant entendre qu'il comprenait l'esprit fraternel et la camaraderie et, de plus, était en service depuis au moins Esseles soit près de huit ans.

- Vous avez une longévité qui dépasse bien des organiques dans ce conflit. Vous avez fait toute la guerre depuis Esseles ?
- Non, monsieur. Depuis Géonosis. J'étais déployé là-bas.

Rainar était abasourdi. Il avait devant lui un droïde en service dans cette guerre depuis plus longtemps que lui. Devait-il saluer ce noble vétéran ?
Ce serait ridicule.

- Et... vous êtes encore déployé sur le terrain, ou votre remise dans ce vaisseau explique votre impressionnante survie ?
- Non, monsieur, répondit le droïde sans ressentir la moindre gêne à l'allusion de Rainar. Je suis encore déployé sur le terrain. J'ai participé à la bataille de Mandalore il y a 54 jours maintenant. Je commandais la colonne d'assaut ayant pénétré dans la salle du trône.
- En somme vous avez fait toute la guerre, allant de la bataille de Géonosis, première bataille de la Guerre de Sécession, jusqu'à l'élimination de Palpatine que vous avez vu de vos yeux, signant la fin du conflit ? Le tout sans jamais avoir eu une remise à zéro du système ?
- Affirmatif, monsieur. Le commandant Thodes s'est toujours opposé à une remise à niveau de mon programme afin de conserver mon expérience et mon développement personnel. Il me considère comme, ce que vous appelez vous autre organique, un « ami »
- Vous avez donc stocké dans votre mémoire l'ensemble des événements ayant eu lieu de la bataille de Géonosis à la mort de Dark Sidious ? déduisit Rainar encore sous le choc du droïde qu'il venait de rencontrer.
- Oh, j'enregistre encore à l'heure où nous parlons, monsieur. Notre rencontre sera indexée à ma mémoire.

Rainar passa à côté de lui et lui mit une main sur son épaule mécanique.

- Surtout, si quelqu'un essaye de toucher à votre « cerveaux », n'hésitez pas à lui dire que Kade Rainar ne veut surtout pas qu'on touche à votre programmation, d'accord ? Moi et Thodes. Jamais. Vous devez garder toutes ces informations historiques, compris ?
- Euh, oui, compris. Je veux dire : bien reçu, bien reçu, monsieur.
- Il faudrait peut-être vous retirer du terrain ?
- Ne vous en faite pas, j'ai survécu à toutes les batailles. Je m'en tire toujours, j'ai plus de chance qu'un Jedi.

Et voilà qu'il vint de développer un syndrome d'invincibilité.


Rainar rejoint ensuite la passerelle sous le commandement du général Kaizer où il resta durant tout le voyage. Le trajet n'était pas long entre Esseles et Manaan. Une heure et quart. Peu de temps avant que l'alarme de proximité n'annonce la sortie de l'hyperespace, Keilors approcha Rainar pour lui demander de le suivre. Il était temps. Sans prendre le temps de prévenir Kaizer de son départ, le général droïde étant trop occupé à gérer la sortie de l'hyperespace, Rainar rejoignit le hangar où sa navette Sheathipede l'attendait au milieu de deux autres. La Légion d 'Honneur encadra sa progression vers les navettes, dans leurs armures blanches estampillées du logo confédéré et du Hyoncath, l'aigle légendaire protecteur des peuples dans la légende Raxianne, choisit comme armoiries du cabinet du Chef de l’État.
Keilors et une partie de ses hommes monteraient avec lui dans sa navette. Le reste de ses hommes monteraient avec son second dans une navette parfaitement identique avec Vos. Les droïdes commandos des Forces Spéciales affectés à la protection du Parlement et des institutions Séparatistes, reconnaissables à leur couleur bleu et jaune sur leur carcasse, montèrent dans la troisième navette Sheathipede avec le Président du Parlement, Galiante Hoknarhes.
Au loin, au fond du hangar, il vit entre ses légionnaires des droïdes mécanos et des Utai s’affréter autour des P-38 et autres chasseurs droïdes. Il put apercevoir six pilotes en rangs, au garde à vous. Face à eux, un homme de corpulence moyenne, de grande taille leur parlait, leur donnait les dernières consignes, casque sous le bras. Aucun des pilotes n'était casqué. Rainar eut envie d’échanger quelconque politesse avec Thodes et ses pilotes, mais il savait ne pas avoir le temps. Il devait monter dans cette navette. Le briefing devait être terminé, puisque les pilotes rejoignirent en courant les échelles pour grimper dans leurs P-38 de classe Rogue.

- On doit y aller, monsieur, on sort de l'hyperespace dans trente secondes, intervint Kerlios pour le sortir de ses pensées et le faire rentrer dans la navette.

Rainar s'enfonça dans son siège, près de la porte du cockpit, tandis que les soldats en armures blanches s’assirent sur les places capitonnées sur les flancs du vaisseau, face à face. Les portes d'accès de la navette à la poupe se refermèrent et l'ambiance fut confinée, tendue. Tous étaient assis, en silence. Seul régnait le bruit des voix sur les canaux de communication, qu'elles soient organiques ou mécaniques.
Kerlios mit une main sur son oreillette.

- L'Abnegator vient de sortir de l'hyperespace. La flotte est déjà sur place.
- Nous décollons ? demanda Rainar.
- Non, pas encore, répondit Keilors. Les Raiders décollent et sortiront en premier. Nous ne les suivrons qu'après.

Rainar hocha la tête. Il entendit sur les canaux de communication les Raiders annoncer leur décollage et la navette de Rainar finit par décoller à son tour. Le cortège de plus d'une centaine de croiseurs Séparatistes entourait la navette, en formation défensive au cas où...
Rainar ne vit pas la flotte Loyaliste d'ici, mais il savait que ces derniers avaient déployé leurs vaisseaux de l'autre côté de la planète. C'était ce qui était prévu au programme.
La navette finit par transpercer l'atmosphère nuageuse et dense de Manaan, avant que la planète ne laisse se dévoiler ses majestueuses cités flottantes. Les P-38 des Raiders fendaient aussi l'atmosphère à ses côtés. En protection plus lointaine, des chasseurs Vautours et des Tri-chasseurs étaient présents. La navette ne prit pas la direction d'Atho, la principale ville flottante de la planète, mais se dirigea vers l'archipel Twatuitui, une station totalement artificielle servant de gigantesque centre de conférence pour les hommes d'importance et le gouvernement de Manaan. L'installation fut choisie pour les commodités diplomatiques qu'elle offrait. En forme de « Y », elle était équipée de trois gigantesques plates-formes d’atterrissage donnant sur les salles de conférence au centre de l'édifice, dont la salle principale qui servirait de lieu de rencontre. Sur les plates-formes, on pouvait faire se poser plusieurs navettes, canonnières, chasseurs et au moins un vaisseau de débarquement. La CSI utiliserait la plate-forme « Ouest » de la station en forme de Y, tandis que la République userait celle immédiatement en face, côté « Est ». Le but était que les forces d'escortes puissent à tout moment avoir le visu sur les forces d'escortes de l'autre puissance. Les Selkath, organisateurs et observateurs impartiaux de la rencontre, occupait la dernière plate-forme, en queue du « Y ».
Sous escorte rapprochée des Raiders qui se mit en position stationnaire, la navette de Rainar frôla le sol de la plate-forme avant de se poser. Les P-38 repartirent immédiatement patrouiller le ciel. Des ARC-170 et V-Wing loyalistes faisaient de même.
Rainar allait se lever, mais Keilors mit une main pour l'intimer de se rasseoir.

- Monsieur, nous ne savons pas ce qui nous attend dehors, alors restez dans la navette jusqu'à que nous nous soyons déployés, je vous prie.
- Ulmich, le 84 ème est arrivée depuis plus d'une heure pour sécuriser les lieux. Les forces des autres navettes sont déjà en train de se déployer, fit Rainar sur un ton laissant supposer que le chef de sa sécurité en faisait peut-être trop.
- Nous ne sommes pas encore officiellement en paix, monsieur. Je veux être sûr que tout soit « ok » dehors avant de vous faire sortir.
- Ulmich, on se connaît depuis notre service sur Esseles. Vous avez toujours été un bon ami et un professionnel exceptionnel, mais je pense que vous vous en faites trop. La République est venue ici pour négocier la paix. Pas pour attenter à ma vie.

Keilors mit une main à son oreille.

- Trente secondes ! cria-t-il aux légionnaires en armures blanches.

Les soldats se mirent en position pour débarquer, mains crispées sur leurs armes.
Puis la lumière indicatrice passa du rouge au vert et la porte de la navette s'ouvrit. Les Légionnaires procédaient comme s'ils rejoignaient une zone de combat. C'était exagéré, mais Rainar ne pouvait leur en vouloir. Ils étaient entraînés à être paranoïaques et à ne rien laisser au hasard. L'élite de l'élite. C'était en grande partie grâce à eux que Rainar put se balader durant tout le conflit aux quatre coins de la galaxie pour faire son devoir sans se prendre une balle en pleine tête.
Les armures blanches jaillirent de la navette et formèrent immédiatement une double ligne, armes vers l'extérieur pour prendre en compte l'environnement proche et lointain.
Keilors, qui avait autorité sur les officiers du 84 ème et des Forces Spéciales, coordonnait la position des troupes, et ordonna à tous de faire leur rapport de la situation. Lorsqu'il estima que la situation était sous contrôle, il fit un signe de main vers Rainar. Le Légionnaire à côté de lui, un Bothan, se tourna vers lui en lui faisant signe de se lever.

- Nous pouvons descendre, Monsieur le Chef de l’État.
- Merci, répondit Rainar.

Les Légionnaires s'étaient mis en rang de part et d'autre de la sortie de la navette pour faire une haie d'honneur. Rainar vit les innombrables droïdes de combat déployés sur la plate-forme. Des B1, B2, BX, Jumpdroïde, droïdes araignées nains, plusieurs CAB et plusieurs escouades de soldats Séparatistes.
Sur la plate-forme d'en face, on pouvait voir distinctement les canonnières TIO/BA au sol, des sections entières de troopers aux couleurs variantes, des RT-TT, des TR-TT et de nombreuses silhouettes rouges. Les redoutables Gardes de Coruscant escortaient la navette des représentants de la République.
Rainar ne vit aucun journaliste. C'était une demande de la République qui ne désirait pas faire de cet événement crucial un enjeu politique qui serait instrumentalisé. Elle voulait garder la force et l'authenticité de cette rencontre pour l'histoire. Rainar avait été surpris de cela et déçu, mais il devina que la République ne voulait sans doute pas que des journalistes soient présents pour immortaliser la signature d'un traité qui entérinerait sa défaite et lui serait défavorable. C'était là, la plus grande crainte d'instrumentalisation politicienne que redoutait la République.
Un Selkath était présent en bout de plate-forme, au sommet d'un grand escalier descendant vers un imposant couloir vitré.

- Monsieur le Chef de l’État, c'est un honneur, s'exprima d'une voix rauque la créature aquatique d'un bleu terne, aux bajoues tombantes et à la tête allongée en forme de poisson, tout en s'inclinant.
- Honneur partagé, répondit Rainar en souriant et s'inclinant à son tour.
- Si vous voulez bien me suivre, je vais vous accompagner jusqu'à la salle de conférence.
- Mais avec plaisir.

Rainar constata que le ciel était terriblement sombre et menaçant. Une pluie fine tombait sur les soldats et droïdes sur les plates-forme. Rainar ne put s'empêcher de penser que la planète avait un petit air de Kamino, à cet instant . Il tenta en vain de réprimer un frisson qui le parcouru en pensant à la lointaine planète océanique aux nombreuses cités-laboratoires flottantes, perpétuellement ravagée par des tempêtes. Le lieu où la République produisait, autrefois, en masse ses esclaves sur mesures pour aller rependre la mort en son nom sur les mondes sécessionnistes. Un an après la retraite des forces de la République de la Bordure Extérieure, Rainar avait ordonné l'invasion et la soumission totale des Kaminoans, n'hésitant pas à faire couler de nombreuses cités-laboratoires servant de places fortes. Les Kaminoans avaient alors tenté de détruire toutes traces de leurs programmes eugénistes militaires et de leurs plus sombres expériences développées pour le compte de la République avant que les Séparatistes ne prennent Tipoca City. Beaucoup de sombres secrets épouvantables défiant la raison et la nature étaient tombés dans l'oubli des profonds océans de Kamino, et Rainar comptait bien à ce qu'ils y restent. La planète servait maintenant à la recherche militaire pour le compte de la CSI. Les innovations avaient repris, mais sous la direction de la Techno-Union et des autres corporations Séparatistes. Les recherches touchaient notamment à l'armement expérimental, ainsi qu'a l'intelligence artificielle au détriment du clonage, ou bien au développement de nouvelles armures de combat en combinant les savoirs-faire Kaminoans et Séparatiste …
Les recherches génétiques n'avaient pas totalement disparues. Des recherches étaient faites pour traiter au mieux les maladies exotiques, les blessures ou pour améliorer génétiquement les soldats organiques de la CSI. Les Kaminoans, leur planète et leurs ressources étaient sous le contrôle exclusif et total de la CSI. La planète avait été déclarée zone militaire confédérale et était interdite à tous vaisseaux ne détenant pas une autorisation expresse du CCC. Et Rainar entendait bien à ce que la planète reste ainsi. Hors de question de la redonner aux Loyalistes lors des négociations, car ils essayeraient, sans nul doute, de récupérer leur nourricière à soldats.
Alors que Rainar commençait à suivre le Selkath, il fut rejoint part Hoknarhes et Vos.

- Vous avez fait bon voyage ? demanda Rainar.
- Vous avez déjà fait un voyage exclusivement avec des droïdes BX ? l'interrogea le Président du Parlement.
- Non, pas vraiment, avoua Rainar.
- Et ben disons que s'ils sont efficaces pour éliminer leurs ennemis, ils le sont nettement moins pour faire la causette dans une navette.
- J'aurais dû vous présenter un commandant B1 que j'ai rencontré juste avant d'embarquer. Vous auriez eu des conversations très intéressantes, je pense.

Le Brentaalien fronça les sourcils devant l'idée ridicule d'avoir une conversation avec un stupide B1, tandis que Vos ricana à l'idée.

- J'aime autant quand ils se taisent, finit par intervenir le Jedi.

Tout du long de leur parcours, les trois représentants escortés par des Légionnaires et des BX virent des droïdes de combat et des soldats confédérés le long du couloir. Ils passèrent un croisement où une passerelle permettait de rejoindre le couloir utilisé par la République. Des Gardes de Coruscant était de l'autre côté, en ligne, en train de regarder les Séparatistes, faisant leurs comptes rendus à leurs supérieurs. Il y avait deux autres croisements identiques après celui-ci avant de prendre un virage en angle sur une courte distance et d'arriver devant une massive porte en duracier à double battants coulissants.

- Veuillez patienter quelques instants, je vous prie, fit le Selkath en se mettant à parler dans sa langue sur son comlink.

Après quelques mots de conclusion, il se tourna vers les Séparatistes.

- Vous pouvez entrer, la délégation Loyaliste s'apprête à pénétrer dans la salle.

Les deux portes s'écartèrent laissant entrevoir une énorme salle à ciel ouvert protégé par un déflecteur en guise de toit pour laisser entrer la luminosité. Une imposante table horizontale parcourait la pièce dans toute sa longueur. Divers sièges agréables étaient mis autour de celle-ci, tandis que d'autres furent mis en retrait de la table des négociations, dans les zones circulaires prêts des portes, aménagés pour les conseillers et personnels de garde. De grandes et belles plantes aux feuilles vertes allongées et aux fleurs de toutes les couleurs décoraient la pièce tout comme les holo-sculptures d’œuvres célèbres. Rainar remarqua qu'il y en avait autant venant des mondes Séparatistes que des mondes loyaux à la République. Quelle délicate attention.
En face d'eux venait de pénétrer dans la pièce plusieurs soldats à l'armure rouge des Gardes de Coruscants, mais aussi des soldats à la toge bleu rattachés au Sénat Galactique, ce qui était ironique vu qu'il n'y avait aucun membre du Sénat dans la délégation Loyaliste. Les Jedi et l'armée maintenait encore le Sénat en dehors des affaires d'importance, malgré leur réconciliation officielle. Les rancunes ont la vie dure. La délégation Loyaliste était composée des Maîtres et Généraux Jedi Obi-Wan Kenobi, Ki-Adi-Mundi, Kit Fisto, Saesee Tiin, Plo Koon et bien évidemment, en tête de liste, le Maître Jedi Mace Windu. Rainar remarqua qu'il manquait le Grand Maître Jedi Yoda, mais cela ne l'étonna qu'à moitié. Totalement opposé à la continuation de la guerre, Yoda s'était montré très critique de la politique belliqueuse du Conseil depuis l'arrestation de Dooku, mais était resté fidèle au poste, persuadé que Palpatine représentait une menace et que la République devait être encore sauvée. D'après Vos, la conscription forcée des citoyens de la République et les nombreuses tactiques brutales et désespérées de la République pour tenir dans la Bordure Extérieure avait eu raison de la patience du Grand Maître de l'Ordre Jedi. Bien que ne renonçant pas à son titre, Yoda ne pouvait plus apporter le moindre soutien à la politique de la République et s'était mis en retrait de toutes les affaires politiques et militaires, se concentrant aux affaires de l'Ordre, notamment l'éducation et la formation des générations futures. Il aurait aussi rendu son siège du Conseil Jedi. Néanmoins, Rainar espérait que les pourparlers de paix avec la République le motive à y assister.
D'autres Jedi de rangs inférieurs étaient en retrait, tandis que la table était partagée avec plusieurs officiers de très haut rangs de la République comme le Colonel Gascon de l'Etat-Major, le Colonel Veers représentant la Grande Armée, l'Amiral Yularen pour la Marine Républicaine et le Directeur des Renseignements de la République, Dodd Rancit. Rainar ne put s'empêcher de sourire en voyant l'étalage de tous les services et institutions de la République devant lui, comme pour ne froisser l’ego démesuré de personne alors que la CSI n'envoyait que leurs deux représentants populaires et le Jedi responsable de la paix.

- Mesdames et messieurs, à ma droite les honorables membres de la délégation de la République Galactique, annonça le Selkath en bout de table. A ma gauche, les honorables membres de la délégation de la Confédération des Systèmes Indépendants.
- Monsieur le Chef de l’État Rainar, salua Mace Windu en tendant une main au-dessus de la table des négociations.
- Maître Windu, répondit Rainar en empoignant sa main.








Voilà, désolé pour la coupure abrupte, mais la suite doit être postée d'un bloc. A mercredi prochain !! :hello: [Spoiler=][Spoiler=][/Spoiler][/Spoiler]
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Messagepar L2-D2 » Jeu 20 Sep 2018 - 18:31   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Deuxième partie du Chapitre 5 lue !

J'ai trouvé que tu retranscrivais très bien la solennité de l'instant, on sent bien la mise en place pour que tout converge vers la rencontre entre les dirigeants des deux factions Loyalistes et Séparatistes... même si, pour les Loyalistes, on admettra le grand nombre d'individus présents ! :transpire:

Je me demande tout de même bien comment tout cela va tourner. J'ai également bien apprécié la petite disgression sur Yoda, tellement logique pour le personnage.

la suite ! :oui:
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Messagepar Clonedroïd92 » Jeu 20 Sep 2018 - 19:41   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Si y a bien un truc qui a toujours été dans une logique de continuité entre la République et l'Empire, c'était cet étalage bureaucratique ou chaque service se prenait pour plus important qu'il ne l'était et où il fallait gérer les égos des uns et des autres. La République est la parfaite retranscription de la politique moderne. Ils ont l'expérience dans ce domaine, et le montre.

La CSI, bien que je lui ai plus laisse plus de temps que dans le canon pour se politiser, reste un mouvement de révolte. Elle commence tout juste à prendre ses marques comme puissance politique, d'où cette "naïveté" politique où les Seps débarquent à trois, là où la République débarque avec sa ribambelle de représentants. C'est pas forcément une critique de la République. Ils sont juste plus "professionnels" dans le domaine politique, bien que c'est un peu ce qui exaspéraient les peuples au moment de la crise séparatiste. Y a un côté amateur pour la CSI. Ils apprennent.

Il était important pour moi de clarifier la situation de Yoda, grand absent jusqu’à présent. Yoda était le Jedi le plus opposé à la Guerre des Clones, aux pleins pouvoirs de Palpatine et à la marche vers la guerre. Il l'a toujours fait à reculons, et voulait sa fin au plus vite, là où tous les autres Jedi s'étaient définitivement jetés à corps perdu dans le conflit. Dans le 3, on voyait bien déjà qu'il serait très réticent à un coup d'état des Jedi, et continu de montrer son scepticisme sur les raisons du conflit. L'Ordre 66 et l'instauration de l'Empire ont coupé court au conflit et aux évolutions auxquelles j'essaye de donner suite. Avant d'écrire, j'ai voulu faire le point sur les perso, et comment ils pourraient réagir aux évolutions et inflexions que je donnerais au récit, dans cette nouvelle timeline sans Empire. Il était absolument évident que Yoda ne suivrait pas les plans de coup d'état de Windu, et qu'il ne cautionnerait plus du tout le conflit une fois les Sith hors-jeu, avec toutes les inévitables changements qu'il y aurait eu si le conflit venait à continuer (conscription des citoyens et main-mise du Conseil sur le Sénat). Le faire continuer à se battre serait un non-sens, mais le faire abandonner l'Ordre comme Vos est aussi contre-nature pour le vieux sage. Alors j'ai opté pour le retrait de la vie séculaire pour se concentrer dans la vie spirituelle. Lui et Vos partagent le même but, se recentrer sur ce qu'est être un Jedi, mais de manière radicalement différente.


Pour la suite, comme j'ai dis, ce chapitre est une forme d'épilogue. Mais je ne l'ai pas appelé "Epilogue" :siffle:

Vous devriez être fixés la semaine pro ! :oui:
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Messagepar Clonedroïd92 » Mer 26 Sep 2018 - 21:23   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

La suite ! Les négociations en vue de la paix commence.








Chapitre 5 : Qui veut la paix, termine la guerre (Partie 3)












Rainar, Hoknarhes et ses assistants s’assirent à la table devant la ribambelle de Loyalistes. Vos préféra rester en arrière, debout, face aux Loyalistes, une attitude que prit aussi le général Keilors, ce qui fit douter Rainar sur le statut de Vos. Il l'avait invité pour qu'il participe au débat, pas pour qu'il joue les gardes du corps, mais il semblerait qu'on ne fait pas d'un Jedi un politicien aussi facilement. En tout cas pour Vos.

- Ravi de voir que vous vous affichez enfin auprès du camp que vous soutenez, Maître Vos.

Rainar ne répondit pas à Windu et se tourna vers le Jedi qui fixait son ancien supérieur Jedi avec un regard noir et fixe.

- Je suis ici en tant que vainqueur du combat contre Palpatine, Maître Windu. Il se trouve que seule la Confédération ait eu la politesse de m'inviter à cette rencontre. La République a préféré me bannir et faire comme si je n’existais pas.
- Je crois que la présence de Maître Vos ici ne fait pas partie des sujets débattus, il me semble, intervint Rainar pour mettre fin à l'échange acéré entre les deux Jedi. Concentrons-nous sur ce qui vaut réellement la peine d'être discuté, Maître Windu, si vous le voulez bien.
- Vous avez raison, Monsieur le Chef de l’État.
- Bien. Conformément à notre plan de négociation, la délégation de la CSI présentera ses doléances en premier, annonça l'arbitre Selkath de cette rencontre au sommet.
- Merci, répondit Rainar. Tout d'abord je tiens à m'exprimer ici, au nom des institutions de la Confédération des Systèmes Indépendants et le Sénateur Hoknahres au nom du Parlement Séparatiste, représentant les peuples libres et indépendants de notre Confédération. Tous, sans exception, nous nous félicitons de cette rencontre. Nous sommes pour notre part persuadés qu'un compromis de paix ressortira de cette salle, signé par les deux parties afin de mettre un terme définitif aux neuf ans de guerre sanguinaires que nous avons connu. En neuf ans, plusieurs centaines de milliards de personnes ont perdu la vie, et c’est une fourchette très basse. Les estimations ne feront que grimper. Il s'agit du conflit le plus meurtrier que la galaxie n'ait jamais connu. Jamais dans l'histoire deux super-puissances ne se sont affrontées dans une telle mesure, sans aucunes limites, qu'elles soient morales ou technologiques. Rien ne nous a freiné sur le chemin du meurtre et de la destruction de masse. Nous n'avons reculé devant aucun massacre, aucune atrocité, aucun génocide. La raison ne nous a arrêté devant aucune des folies que nous nous apprêtions à commettre. Car on peut le dire, nous avons tous basculé dans la folie, et l'implication de la cabale Sith ne saurait expliquer totalement ce qui s'est passé. Je rappelle que Palpatine comme Dooku n'ont plus eu la main mise sur ce conflit depuis six ans déjà. Cette guerre a décimé notre galaxie et fait chuter notre civilisation. Qu'on soit Loyaliste ou Séparatiste, tous sans aucune exception avons été victime de ce carnage. Donc, bien avant de considérer les potentielles responsabilités de chacun dans le déclenchement du conflit, et de s'affronter sur le terrain des négociations et réparations, je veux que cette assemblée, Loyaliste comme Séparatiste, ait bien à l'idée qu'il serait proprement inacceptable que ces aspects politiques entravent ou empêchent la naissance d'un traité de paix durable. Rien ne le justifierait et il serait criminel et scandaleux que l'on ressorte de cette pièce sans présenter la paix à nos peuples respectifs.

L'assemblée de la délégation loyaliste, étrangement, ne réagit pas spécialement au discours de Rainar. Certains souriaient, d'autres applaudissaient mollement. Mais la majorité des Jedi du Conseil présent se contentèrent de regarder leurs mains, ou détournaient le regard, ce qui ne rassura pas Rainar sur les intentions de la République à jouer franc-jeu. Seul Windu regardait fixement Rainar et secoua la tête avec énergie.

- Je suis totalement d'accord avec vos propos, Monsieur le Chef de l’État. Et je me joins à eux.
- Content de voir que vous êtes sur la même longueur d'onde que nous, Maître Windu. Voici maintenant nos conditions de paix actées par hologramme :
Premièrement : Vous vous en doutez, nous désirons la reconnaissance totale et entière de la Confédération des Systèmes Indépendants. Cette reconnaissance vaudra pour les lois de la CSI, de la légitimité de ses institutions et représentants et garantira votre reconnaissance absolue de la souveraineté de ses territoires qu'ils soient spatiaux ou terrestres. Cela implique, bien évidemment, la reconnaissance de la sécession de la totalité des systèmes ayant déclaré, par leurs seules instances gouvernementales légitimes, leur indépendance et leur adhésion à la CSI. Selon les lois de Sécession, ces mondes pourront librement adopter n'importe quel régime politique, adopter n'importe quelle loi et librement décider de la conduite de leur monde sans que leur soit opposer quelconque moyen de droit ou de coercition extérieurs dans la limite où ces mondes n'empiéteraient pas sur la souveraineté inaliénable d'un autre état-souverain. Il seront libre de lever et d'investir dans leurs propres forces militaire sans qu'aucune limitation de quelconque sorte ne leur soit imposé. Ces mondes et leurs espaces respectifs ne sont donc plus membres de la République qui se retrouve déchu de la totalité de ses anciennes prérogatives dans ces espaces.
Deuxièmement: Nous exigeons la reconnaissance de notre système économique sans le moindre compromis. C'est à dire que les territoires de la CSI seront dès à présent incorporés dans un libre marché ne contenant aucune régulation supra-étatique, que cela soit sur les droits de douanes, les taxes, la légalité des commerces et des transactions. Seul les états membres de la CSI fixeront localement les restrictions économiques et politiques qui leur conviendront sans aucune interférence ou ingérence extérieure, et ce en accord avec les lois des Systèmes Indépendants. Il s'agit là de la cause fondatrice de notre mouvement. Dès lors, la totalité des planètes riches en ressources de la Bordure Extérieure prisées par la République tombent légitimement soit sous la souveraineté des mondes auxquels elles étaient rattachés, soit sous le contrôle direct de la Confédération des Systèmes Indépendants dès lors qu'elles se trouvent dans l'espace Séparatiste mais non-habitées ou rattachées à une entité politique souveraine. Les routes hyperspatiales, qu'elles soient majeures ou secondaires, tombent toutes sous la juridiction de la Confédération dès lors qu'elles quittent l'espace Républicain. Les civils et acteurs économiques de la République pourront emprunter ces voies et commercer dans l'espace Séparatiste au sein du marché libre et dérégulé moyennant le paiement d'un droit de passage qui sera compris entre 15 et 30% de la valeur des biens transportés en fonction de la destination à rejoindre et du trajet parcouru. Les vaisseaux et troupes de la République ne pourront en aucun cas pénétrer dans notre espace sans que cela soit vue comme une violation de notre souveraineté ce qui entraînerait des mesures de rétorsion militaires immédiates, la Marine Confédérée et les forces armées Confédérales assurant la sécurité et la souveraineté de l'espace Séparatiste et des voies navigables.
Troisièmement : Sur la question relative aux mondes ayant officiellement rejoint la Confédération des Systèmes Indépendants mais se trouvant encore actuellement sur les territoires de la République Galactique, souvent sous occupation militaire ou assiégés. Ces derniers seront alors immédiatement libérés et se verront invités à statuer dans les six mois suivant la signature de ce présent acte de paix sur leur situation. La façon de statuer de ces mondes dépendra des autorités politiques légitimes actuellement en place et ne feront l'objet d'aucune instabilité et d'aucune interférence extérieure quelles qu'elles soient. Aucun mouvement populaire ou action de renversement du pouvoir en place qui aurait mystérieusement apparu dans ce délai ne sera reconnu tant que le statut de la planète n'aura pas été éclairci. Pour les mondes qui choisiront la voie de l'indépendance, comme on peut légitimement le penser pour Fondor, Brentaal, Esseles mais aussi beaucoup d'autres, cette dernière sera totalement et irrémédiablement reconnue par la République et la Confédération. Les mondes qui viendraient à rejoindre la CSI seraient donc astreints aux mêmes règles que celles édictées ci-dessus sur la question de leur souveraineté et du libre marché. Dans le cas ou des mondes enclavés dans l'espace Républicain rejoindraient la CSI mais pas leurs voisins, il ne pourra leur être opposé aucun droit de douane, ni aucune taxe et barrière quelconque entre le libre marché Confédéral et l'espace souverain dudit monde si le trajet entre les deux territoires est direct, sans arrêt en zone Loyaliste. Leur espace orbital, leurs colonies et territoires annexes n'ayant aucune existence indépendante du monde hôte ayant fait le choix de la sécession seront eux aussi rattachés immédiatement à la CSI et jouiront des mêmes droits et se plieront aux mêmes lois. Les espaces souverains de ces planètes pourront être protégés par des forces navales de la Confédération des Systèmes Indépendants sans qu'il leur soit opposé une quelconque intrusion dans l'espace Loyaliste.
Pour les mondes ne disposant plus d'organe politique et directement administrés par l'armée de la République, ou se trouvant être devenus une zone de guerre et de non droit, un vote décisionnaire sera organisé, surveillé par des représentants des deux super-puissances et des membres d’organisations non-politiques indépendantes afin d'en assurer l'impartialité et la transparence. En fonction du résultat, les précédentes mesures s'imposeront.
Quatrièmement : Concernant la situation des mondes Loyalistes occupés par nos forces. Il sera fait sur ces mondes, au même titre que sur les autres en espace Loyaliste, une consultation des organes politiques légitimes sans aucune pression ni intervention de quelconque puissance que ce soit. Si aucune instance gouvernementale légitime n'est amène de prendre une décision dans les six mois, car dissoute ou renversée par nos forces durant le conflit, un vote planétaire sous la surveillance des deux superpuissances et d'organismes non-politiques indépendants afin d'en garantir l'impartialité et la transparence aura lieu. A l'issue de ce vote, si c'est le choix de rattachement à la République qui est choisi, nous le reconnaîtront de manière absolue. Les règles de commerce et droits de douane pour accéder au libre marché s'appliqueront à ces mondes au même titre qu'avec l'espace Loyaliste. Pour ce qui est du commerce direct entre ces monde enclavés et la République, seules les lois de la République auront cours. La présence de forces militaires de la République sur ces territoires sera acceptée dans la limite de l'espace orbital rattaché au monde Loyaliste. En cas de décision d'indépendance et de sécession, la République reconnaîtra celle-ci, même si le monde était Loyaliste avant l'occupation de celui-ci par nos troupes.
Il y aura cependant des exceptions à ce point. Les mondes suivants ne feront l'objet d'aucune consultation et ne retrouverons pas leur souveraineté. Ils resteront sous autorité totale et directe de la Confédération et la République abandonnera toute tentative pour les faire retourner dans son giron. Les mondes en question sont Eriadu, Rothana, et Kamino pour leur soutien actif et volontaire à l'effort de guerre de la République dans la Bordure Extérieure.
Les mondes autrefois Loyalistes, ayant subi une intervention militaire de la Confédération et ayant adopté depuis un nouveau gouvernement ayant librement rejoint la Confédération des Systèmes Indépendants ne feront pas l'objet de la moindre consultation possible et resteront membre de la CSI. Je rappelle que, contrairement à la République Galactique qui interdit la sédition et ne reconnaît pas le droit à l'autodétermination des peuples, la CSI n'est pas un État fédéral en soi. Dès lors si des mondes souhaitent rejoindre librement la République, ils pourront le faire à tout moment. Cependant, aucune déstabilisation ou manipulation objective de la République ne pourra être exercée dans ce but sur les mondes Confédérés. Dans le cas contraire, le gouvernement ayant pris le pouvoir par la force et la manipulation ne sera pas reconnu par la CSI et ne pourra pas prononcer quelconque retrait de sa planète de celle-ci.
Cinquièmement : Sur le volet du maintien de la paix et de la sécurité galactique par la CSI et la République Galactique. Nous prévoyons des conventions de désarmement afin de limiter l'arsenal des deux super-puissances. Par question d'équité et afin de garantir la présence de forces suffisantes ayant pour unique but le maintien des lois et de la sécurité, et non ayant une vocation offensive, les forces navales et terrestres seront limitées par dix vaisseaux de guerres capitaux, cent mille troupes d'infanterie et vingt-cinq mille blindés toutes classes comprises, opérateurs compris, par secteur sous juridiction de la super-puissance. Le nombre de chasseurs stellaires dépendra des capacités des bases et vaisseaux porteurs et ne seront pas impacté par la décision. Cette directive ne concerne pas les forces de sécurité et les armées nationales totalement sous le contrôle des mondes souverains. Toute organisation militaire ou policière répondant de facto à l'autorité d'une institution appartenant à une des super-puissances fera entrer le nombre de ceux qui la compose dans le décompte des forces de ladite super-puissance. Les super-puissances devront honnêtement établir le compte de leurs forces et transmettre un rapport semestriel sur leur capacité militaire et sur les programmes adoptés avec échéance pour se conformer aux présentes règles citées. Toute violation de cette règle, en plus d'être une remilitarisation et un risque d'escalade de la violence, sera considérée comme criminelle et entraînera, dans un premier temps, de lourdes amendes en vue d'encourager la super-puissance à s'y conformer. En cas de persistance, des mesures de rétorsions plus coercitives pourront être engagées. Nous tenons encore à appuyer sur le fait que le non-respect de cette règle serait un pas décisif vers le retour des hostilités, ce qui correspondrait au pire des crimes induit par ce traité et à un échec de la paix.
Afin de s'assurer du bon respect de ces accords et de ce traité de paix, la CSI préconise la création d'une institution supra-étatique, réunissant des représentants et enquêteurs des institutions des deux super-puissances. Cette institution siégera sur un monde neutre, n'ayant rejoint ni la République, ni la Confédération.
Remarques complémentaires non-actées au traité de paix : Dans un esprit d'apaisement et de volontarisme, la CSI ne tient pas à cristalliser les rancœurs et ne demande aucune réparation pécuniaire à la République bien que la quasi-totalité des mondes ravagés par le conflit se trouvent en zone Séparatiste. De plus, en guise de bonne volonté, nous ne souhaitons pas faire inscrire dans ce traité la reconnaissance de la responsabilité de la République Galactique dans le déclenchement et la conduite de cette guerre par son entêtement à ne pas reconnaître la CSI et les mondes sécessionnistes.
- Trop aimable, répondit Windu sur un ton ironique sans la moindre émotion.
- Avez-vous bien pris en compte les conditions de la délégation Confédérée ? demanda le Selkath à Windu.
- Totalement, monsieur le médiateur. Je tiens à souligner quelques détails fâcheux dans les exigences des Séparatistes. Comme cette condition où vous vous octroyez le contrôle des planètes riches en ressources de la Bordure Extérieure. Le Noyau et la République ont besoin d'avoir accès à ces ressources pour survivre.
- Nous ne comptons pas vous couper l'accès, répliqua Rainar.
- Mais vous comptez administrer ces mondes et puisez de manière préférentielle dans leurs ressources, nous imposant vos prix. C'est inéquitable.
- Les mondes souverains ayant ces planètes dans leur giron auront tous droits dessus, pas la Confédération. Nous ne récupérerons que les mondes qui se trouvent dans notre espace légitime et non rattachés à un monde souverain.
- Mondes souverains qui sont tous Séparatistes. C'est assez pratique non ? Et pourquoi les planètes vierges de toute autorité vous reviendraient ?
- En quoi cela est de notre faute si les planètes que vous avez pillé durant des décennies aient librement choisit de nous rejoindre ? Quant aux planètes sans autorité, elles se trouvent toutes dans l'espace souverain de la Confédération. Il est normal qu'elles nous reviennent.
- De la même façon qu'il est normal que Rothana et Eriadu, planètes de la Bordure Extérieure politiquement et économiquement influentes loyales à la République, soient sous le joug d'une occupation injuste et permanente de votre armée ? Il serait dommage qu'elles puissent faire en sorte que des systèmes se rattachent à la République de par leur influence, n'est-ce-pas ?

Rainar se pencha vers Windu.

- Tout à fait, Maître Windu. Nous sommes là pour établir une paix durable. Je ne vois pas en quoi laisser deux des plus puissants systèmes industriels et politiques de la Bordure libres de semer le chaos dans les mondes sécessionnistes, en les pressant politiquement et économiquement de part leur influence impérialiste serait vecteur d'apaisement . Elles ont fait des choix. Des choix que leurs voisines ont payé très chèrement. Avez-vous oublié toutes les planètes sauvagement envahies ou bombarder lors du siège de la Bordure Extérieure ? Des famines ? Des guerres civiles ? Des massacres ? Des opérations de représailles pilotées depuis Rothana pour déstabiliser la CSI lors de votre retraite de la Bordure ? On paye tous ses choix. Rothana et Eriadu ont prospéré en écrasant littéralement les mondes de la Bordure Extérieure.
- Et Eriadu n'a pas subi les foudres de la CSI lorsque vous avez ordonné le bombardement de toutes ses industries, de ses agglomérations, de ses voies de transports, de ses docks et spatioports ? Vous avez réduit économiquement cette planète à l'âge du premier développement, sans parler des millions de morts innocents.
- Eriadu était un monde collaborationniste des plus influent. Et surtout, l'un de vos principaux bastions dans la Bordure. Votre principale base de commandement et de logistique qui vous permettait d'attaquer les mondes Confédérés. C'était une cible militaire. Nous avons fait ce qui était nécessaire pour saper vos ressources et votre autorité, et faire en sorte qu'Eriadu ne puisse ralentir notre avancée en faisant plus de victimes.
- Votre « cible militaire » voit encore ses enfants mourir sous l'atmosphère brûlante et radioactive suite à vos frappes. Quand ce n'est pas la famine et la violence quotidienne qui ne les tuent pas. Vous avez détruit ce monde.
- Messieurs, s'il vous plaît, intervint le Selkath d'une voix ferme. Nous ne sommes pas là pour faire le comptes des horreurs de ce conflit, mais pour trouver une issue qui permettra d'y mettre un terme définitif. Maître Windu, c'est au tour de la délégation de la République de donner ses conditions.
- Bien. Vous avez raison, monsieur le médiateur. Nous, membres du Conseil Jedi et hauts officiers de l'Etat-Major de la République, du Renseignement de la République, de la Marine Républicaine et de la Grande Armée de la République composant la délégation de la République Galactique proposons un traité de paix avec les conditions suivantes :
Premièrement: Que la Confédération des Systèmes Indépendants reconnaisse sa responsabilité totale dans ce conflit, de par les actes terroristes, insurgés et illégaux qu'elle a mené avant le conflit dans le but de le déclencher. Nous exigeons que la CSI reconnaisse son implication dans un complot visant à renverser la civilisation et permettre l'instauration d'un Empire autoritaire sous le seul contrôle des Sith. De ce fait nous exigeons une compensation réparatrice de sept milliards de crédit mensuelle sur une première période de 15 ans afin de réparer les dégâts causés par la CSI.
- C'est une plaisanterie ? s'exclama Rainar en levant une main énervée vers Windu et en regardant le médiateur Selkath qui ne laissa rien transparaître.
- S'il vous plaît, la délégation de la République a eu la politesse de ne pas vous interrompe, alors faite de même. Je ne le répéterais pas, vous n'avez pas le droit d'intervenir lors de l'exposé des conditions de la République. Vous répondrez à la fin.

Sidéré, Rainar, baissa sa main qu'il laissa tomber de dépit sur la table, vexé d'avoir été repris, tel un enfant, par le Selkath.

- Merci, monsieur le médiateur.
Je continue. Deuxièmement : Nous exigeons la libération totale des mondes Loyalistes sous occupation Séparatiste. Nous exigeons aussi le retrait des mondes de la CSI où un gouvernement Séparatiste a été installé par la Confédération et une invalidation complète des gouvernements qui représentent la CSI sur ces planètes. Contrairement aux précédentes déclarations de la délégation Séparatiste, ce retour dans le giron de la République concerne Rothana, Eriadu et Kamino, n'ayant que trop subi l'oppression de la CSI. Quant aux mondes en zone Loyaliste ayant fait vœux de sédition : étant officiellement sous la loi de la République ne reconnaissant pas la sédition, leur demande sera rejetée et un nouveau gouvernement légitime en respect avec les lois de la République devra être désigné. Les forces Séparatistes présentes dans l'espace Loyaliste, comme sur Fondor, Esseles, Brentaal et beaucoup d'autres mondes, devront se retirer sans délai de l'espace de la République pour retourner dans l'espace Séparatiste. Les mondes protégés par les Séparatistes seront considérés comme en état de trahison et de sédition, leur indépendance n'étant pas officiellement reconnue par la République Galactique.
Troisièmement : Concernant les mondes Loyalistes et les futurs mondes qui seront libérés après la destitution des gouvernements illégitimes placés de force après une occupation Séparatiste, la République pourra librement accéder à ces mondes dans l'espace Séparatiste en empruntant les voies hyperspatiales. Aucune barrière douanière, taxes ou barrière militaire et politique ne pourront être opposées.
Quatrièmement : Nous accordons aux mondes séditieux le droit d'établir un libre marché aux conditions qu'ils désirent entre eux. Cependant, au vu de la présence de mondes Loyalistes au sein de l'espace Séparatistes, et afin d'éviter une concurrence déloyale qui pourrait entraîner une forte dépression économique sur les territoires Loyalistes, nous demandons solennellement l'accès libre à ce marché aux mêmes conditions que les mondes Séparatistes, et ce, dans l'optique d'éviter des casus belli de matière économique qui pourraient nuire à la paix durable.
Cinquièmement : à l'instar de la délégation Séparatiste, nous sommes favorables à une démilitarisation partielle afin de pouvoir assurer la sécurité de nos territoires souverains sans risquer un emballement militaire des deux puissances. Cependant, contrairement à la CSI, nous ne sommes pas favorables à une armée calculée au prorata des secteurs en charge par chaque puissance. Ceci entraînerait un profond déséquilibre entre les deux puissances. Au vu de l'aspect guerrier, violent et militaire du mouvement séparatiste, et de la responsabilité que sa course à l’armement a eu dans le déclenchement de ce conflit, nous sommes pour un équilibre strict des forces. Nous sommes donc favorable à une institution tiers mi-Loyaliste, mi-Séparatiste qui contrôlera la création et le déploiement des forces de défenses. Chaque puissance fixera une limite égale pour chacun en terme de force créées ou mobilisées avec des enquêteurs disposant de pouvoirs étendues pour assurer l'équilibre en la matière.
- Mais enfin, ça n'a aucun sens ! explosa cette fois Hoknarhes . Les territoires Séparatistes sont bien plus vastes, et bien plus dangereux et chaotiques que les territoires Loyalistes. Comment voulez-vous que l'on puisse assurer la protection et la sécurité des citoyens Confédérés si nous possédons exactement la même force que la République qui ne devra que gérer le Noyau, les Colonies et la Bordure Intérieure ? C'est un non-sens et vous le savez !! C'est un moyen de nous déstabiliser et de nous paralyser ! Vous cherchez la guerre, là !

Le Selkath se tourna vers Rainar pour l'intimer de réagir. Mais le Chef de l’État était avachi sur son siège, les mains croisées sur son ventre, consterné parce qu'il entendait.

- Monsieur Hoknahres, cela suffit ! finit par intervenir le Selkath vers le Brentaalien au vu de l'inaction de Rainar. Je vous ai déjà prévenu ! Je vais mettre un terme à cette rencontre si vous bafouez une nouvelle fois les règles !

Hoknahres regarda Rainar qui lui fit un geste apaisant de la main pour lui faire comprendre qu'il devait se calmer. Cela ne servait à rien de s'emporter maintenant. Les négociations ne faisaient que débuter.

- Sixièmement, reprit Windu comme s'il n'y avait eu aucune intervention, nous souhaitons que cette tiers institution intergalactique paritaire s'occupe de mettre sous mandat intergalactique les planètes présentant un taux de ressources supérieur à 10% de leur superficie, et ce à la condition que la planète ne soit pas déjà investie par un état souverain. Cependant, les planètes annexes ou dans la sphère d'un état souverain seront exclues de son pouvoir régalien au nom de l'intérêt général et placées sous le contrôle de cette institution intergalactique paritaire.
Et enfin, septièmement : Nous reconnaissons pleinement et officiellement la Confédération des Systèmes Indépendants. Nous entérinons les sécessions volontaires des peuples l'ayant déclaré avant le conflit, ainsi que les peuples en cours de conflit ayant rejoint volontairement la CSI, sans occupation ou intervention des Séparatistes et qui se trouvent actuellement dans l'espace Séparatiste.

Windu referma son holo-tablette, et regarda dans les yeux un Rainar apathique, avec une flamme de détermination dans les yeux.
Rainar garda ses deux mains sur son ventre, enfoncé dans son fauteuil et soutint le regard perçant du Jedi. Après un cours moment, il se redressa.

- Et bien. Nous qui pensions que vous vouliez la paix.
- C'est exactement ce que nous voulons, Monsieur le Chef de l’État.
- Certes, mais à des conditions proprement inacceptables. Dans notre lutte contre Palpatine, je n'ai cessé de faire preuve d'ouverture et de volontarisme. Je me suis battu pour que ce volontarisme soit partagé par le Parlement Séparatiste. J'ai tâché de faire de la place pour nous deux dans nos propositions de paix. Et vous, vous me balancez ce torchon à la figure nous disant d'aller nous faire foutre.
- Nous voulons une paix durable et stable, Monsieur le Chef de l’État. Et cela passe par des concessions de votre part. Plus que celles que vous proposez. La République vient de perdre une immense partie de son territoire et se trouve dans une situation économique catastrophique.
- Comme nous tous, Maître Windu. Ce n'est pas de notre faute si la guerre a voulu que nous possédons de plus vastes territoires et de plus vastes ressources. Vous n'avez aucun droit d'imposer ces conditions dictatoriales et barbares. Ce que vous faites, c'est un diktat.
- La paix ne sera durable que si la République dispose des ressources et des opportunités économiques pour se reconstruire. Sans quoi, elle sera incapable de survivre à la paix. Et dans ce cas, je pense que vous êtes homme assez intelligent pour comprendre que c'est un chemin direct vers la guerre. Je ne suis pas là pour négocier une mi-temps. Je suis là pour terminer ce conflit.
- Et donc, pour garantir la survie de la République, vous pensez que j'accepterais un traité infamant, nous spoliant de nos ressources, violant la souveraineté de nos mondes indépendants, et nous renvoyant sur Raxus avec l'humiliation comme cadeau ?

Rainar, cette fois, se redressa et joignit les mains sur la table, face à Windu.

- Dans ce cas, je vais devoir vous rappeler une difficile réalité, Maître Windu. Une réalité que je ne voulais pas mettre sur cette table. Nous avons gagné la guerre. La CSI possède de plus vastes territoires, de plus vastes ressources, des bases absolument partout dans la galaxie. Nous contrôlons la totalité des axes majeurs de circulation dans la galaxie. Nous sommes déjà au sein de la Bordure Intérieure, et aux portes des Colonies et du Noyau. Nous possédons un avantage stratégique et militaire absolu et total sur vos forces. Chaque jour, des millions de droïdes de combat et des machines de guerre sortent des usines, prêts à être envoyés sur vos troupes, tandis que vous ne produisez plus de clones, que les volontaires viennent à manquer et que vous n'avez à nous opposer que des enfants, des comptables et des écoliers mal formés et traumatisés. Nous, chaque jour, pouvons accepter des dizaines de milliers de volontaires pour rejoindre nos forces. Vous devez faire face à des émeutes, à la pauvreté, au chaos, et à la contestation sur vos territoires. Nous, nous n'avons jamais été aussi uni autour de notre cause. Chaque jour, des systèmes stellaires rejoignent librement notre organisation. La réalité est là, nous vous dominons. En tous points. Vous n'êtes en mesure d'imposer et de discuter aucun des points de notre proposition, au demeurant généreuse au vu de votre situation. Vous faites preuve ici d'un mépris et d'une arrogance, au mieux mal placés, au pire complètement stupides. Si vous continuez ce jeu idiot de forçat, vous allez devoir assumer la reprise des hostilités. Et soyons clair, si ce scénario venait à se réaliser, votre République s’effondrerait sous vos yeux larmoyant sans que vous puissiez y faire quoique ce soit. Vous ne pouvez rien imposer, vous n'en avez pas le pouvoir. Vous n'avez pas l'avantage. Vous ne dictez pas les conditions ici. Je rejette donc en bloc ce torche-cul indécent que vous appelez proposition de paix et vous invite à immédiatement arrêter de jouer aux cons avant que vous le regrettiez amèrement.

Windu se redressa à son tour et regarda dans les yeux Rainar sans relever les propos violents, qui ont toujours fait la réputation de ce dernier, ni faiblir devant le ton déterminé et autoritaire de son interlocuteur. Il paraissait calme, posé, comme s'il maîtrisait la situation. Comme s'il s'était préparé à cette réponse. En même temps, à quoi s'attendait-il ?

- Monsieur le Chef de l’État, répondit-il sur un ton aussi calme que son expression, avez-vous déjà entendu parler du Pillage de Coruscant ?

Rainar fronça les sourcils devant la question de son adversaire. Alors que les deux superpuissances s'apprêtaient à repartir en conflit, il voulait causer histoire ?

- Non. Ça ne me parle pas.
- Ce n'est guère étonnant. Hormis votre attaque durant la Guerre des Clones, Coruscant n'avait pas été attaquée depuis plus d'un millénaire. Pour la galaxie, il s'agissait de la planète la plus sûre de l'univers. Le monde inattaquable. Sacré. Vous avez démontré que c'était faux, mais d'autres avant vous avaient eu la primeur. Cela remonte à la très ancienne grande guerre ayant opposé les Sith et leur Empire à la République. C'était il y a près de 3500 ans, mais les faits sont tellement anciens qu'ils tiennent plus de la légende que de la vérité historique pour beaucoup. Difficile de donner un créneau historique précis donc. On ignore beaucoup de choses de ce conflit ancestral, mais le Pillage de Coruscant nous est raconté pour nous enseigner une chose au Temple.
- Laquelle ? demanda Rainar, ayant renoncé à l'idée de mettre fin au jeu de Windu.
- Nous y viendrons. A cette époque, les Sith s'étaient réfugiés avec leur peuple Impérial au sein des Régions Inconnues pour échapper à l'extermination complète de la part de la République et des Jedi, lors de la Grande Guerre de l'Hyperespace. Ils ont attendu 1300 ans en se militarisant massivement, en capturant des systèmes et des ressources et en faisant des progrès technologiques prodigieux. Lorsqu'ils furent prêts, après 1300 ans, toute leur civilisation s'est élancée à l'assaut de la République, faisant plier la Bordure Extérieure en quelques années. La République, trop occupée à protéger les intérêts des puissants, a fait preuve d'un incroyable individualisme. C'était du « chacun pour soi ». Cet individualisme a fait croire à tort aux Sith que leur peuple et leur civilisation était en tout point supérieure à la République et que la victoire serait facile et rapide. Du moins jusqu'à que les Jedi unissent les forces de la République sans attendre l'ordre du Sénat et fasse bloc. Ils parvinrent à arrêter les armées Sith à la Bordure Médiane, les repoussant du Noyau et des Colonies.
- Je vois. Les Jedi, toujours là pour prendre le pouvoir et outre passer leurs droits pour sauver une République dissipée et puérile.
- Faites en les conclusions que vous voulez monsieur le Chef de l’État, mais ce n'est pas là où je voulais en venir. Voyant que toute avancée ou victoire rapide serait impossible face à une République unie comme jamais, et disposant d'une plus grande population, les Sith ont décidé de changer leur fusil d'épaule et ont fait une proposition de paix. Pour la République, qui souffrait de cet horrible conflit, c'était inespéré. Ravalant sa fierté, acceptant le fait qu'elle ne pourrait récupérer l'ensemble de ses territoires, elle accepta de rencontrer leurs ennemis jurés pour discuter de la paix. Cette rencontre aurait eu lieu sur Alderaan. Les Jedi, connaissant trop bien leurs ennemis séculaires et leur absence de principes, avaient renforcé considérablement Alderaan en prévision d'un guet-apens. Mais étrangement rien ne se produisit. Les Sith jouèrent le jeu, et participèrent aux pourparlers de paix. Cependant, dans l'ombre, les Sith préparaient autre chose. Alors que toute l'attention était concentrée sur Alderaan, les Sith, cantonnés à la Bordure Médiane, avait fait discrètement préparer une flotte de guerre au sein des territoires du Noyau, et, au moment venu, ces derniers ont fait l'impensable. Ils ont attaqué le monde capital de la République, Coruscant, bombardé ses tours infinies, détruit le Temple Jedi et prit toute la planète en otage. La République, bien sûr, fut outrée d'apprendre qu'elle s'était fait duper alors qu'ils parlaient d'une chose aussi importante que la paix. Pourtant, la finalité restait la paix. Sauf qu'au lieu d'avoir un traité de paix équilibré ou favorable à la République, les Sith ont pu imposer leurs conditions hautement défavorables à la République. La leçon qu'on le peut tirer de cela, c'est que la paix peut prendre de nombreuses formes. On s'attend à voir un dialogue apaisé, dans une situation équitable dans le respect de l'autre, comme si les valeurs qu'on avait aisément massacré durant la guerre reprenaient tout d'un coup toute leur force et redevenaient sacrées. Ce n’est qu'un mirage. La paix n'est pas exempte de duplicité, de trahison, de coup tordu, de pression et de menace. La paix est un combat à part entière dans lequel chaque camp essaiera d'user de tous ses atouts pour écraser l'autre.
- Donc, ce que vous essayez de me dire à travers ce parallèle foireux, Maître Windu, c'est que, à l'instar des anciens Sith, je viens vers vous en conquérants pour vous imposer une paix en usant de ma force ? Que je n'ai pour but que de vous faire signer un traité sans quoi je fonderais sur Coruscant ? Vous considérez tout ceci comme une prise d'otage de ma part ? fit Rainar en désignant l'ensemble de la pièce et des protagonistes d'un geste circulaire de la main.

Windu fit un sourire discret.

- Je crois que vous vous méprenez, Monsieur le Chef de l’État. Dans ce parallèle foireux, vous n'êtes pas les Sith. Pour une fois, c'est nous qui prendrons ce sombre rôle.

D'un coup, Rainar sentit une énorme chape de plomb s'abattre sur lui. L'histoire qu'il avait écouté avec dérision jusqu'à présent était rejouée mot pour mot dans l'esprit de Rainar. Les Sith avaient pris Coruscant en otage pour imposer un traité de paix défavorable à la République. Et la République venait de lui présenter un traité proprement inacceptable, que personne douée de bon sens n'accepterait. Mais Windu avait l'air tellement sûr de lui au moment où il avait énoncé ses conditions. Oui, personne douée de bon sens jouant à armes égales, voir avec un avantage, n'accepterait un tel traité, mais qu'en est il d'une personne avec un couteau sous la gorge ?

- Ulmich, contactez Raxus, immédiatement.
- On essaye, Monsieur le Chef de l’État. On essaye depuis que le Jedi a raconté son speech, mais on n'arrive à joindre personne.

Rainar se retourna vers Windu qui le regarda impassiblement. Les Jedi autour d'eux s'étaient crispés. Keilors alla se camper à côté de Vos pour lui murmurer quelque chose à l'oreille. Celui-ci aussi s'était tendu. L'ambiance tout entière était devenu électrique, prête à exploser.

- Vous n'arriverez pas à joindre les stations-relais habituelles, j'en ai bien peur, finit par dire Windu.
- Windu, bordel, qu'est ce que vous avez fait … ?
- Nous avons fait le nécessaire pour assurer à la République un avenir. Nous ne mourrons pas dans une paix à sens unique dictée par la CSI.

Tout d'un coup, le Légionnaire revint auprès de Keilors pour lui dire quelque chose à l'oreille. Le général se raidit et ses yeux exorbités frappèrent Windu. Il sortit de son holster son blaster mais sans le pointer vers le Jedi.

- Trahison !! s'exclama t-il.
- Ulmich, qu'est ce qui se passe ? demanda Rainar qui commençait à paniquer.
- Monsieur, on s'est fait avoir ! La République n'avait pas l'intention de négocier quoique ce soit ! Nous avions allégé nos mesures défensives sur nos mondes capitaux après le cessez-le-feu pour patrouiller dans les secteurs à besoin et ces salauds en ont profité pour lancer une attaque sur Raxus avec la majorité de leur flotte ! Nos défenses sont éventrées et les troupes de la République sont sur le point de prendre Raxulon !

Alors que les forces de la République étaient concentrés sur Alderaan, les Sith envahirent Coruscant, vulnérable. Rainar ne put s'empêcher de penser à cette imposante flotte de défense, ici, sur Manaan.

- Qu'est ce que ça veut dire, Maître Windu ? s'offusqua le médiateur Selkath. C'est inacceptable !
- Sauf votre respect, monsieur le médiateur, votre rôle se limite à s'assurer du bon déroulement des négociations dans cette salle, et pas de vous mêler des affaires extérieures à Manaan. Or il se trouve que c'est un membre de la délégation Séparatiste qui vient de dégainer une arme en plein milieu d'une rencontre diplomatique.
- Je vous jure que si vous ne retirez pas vos troupes immédiatement, Windu, je vais envoyer toutes mes troupes sur les mondes du Noyau et réduirait votre République en décombres stellaires !
- Vous n'en ferez rien, Monsieur le Chef de l’État. Voyez-vous, à l'heure où je vous parle, nos troupes tiennent sans doute déjà votre capitale. Mais ce n'est pas un cas isolé. Si la prise de Raxus ne vous suffit pas, je vous conseille de passer en revu l'ensemble de vos mondes.
- Quoi ?
- Monsieur, appela directement le Légionnaire affecté aux transmissions sans passer par Keilors cette fois, on nous rapporte que nos forces se font décimer sur Pammant, Cato Némoida, Scipio et Sullust. Ils demandent tous des renforts !!

Rainar, à cette nouvelle, s’effondra sur son fauteuil et tel un boxeur mis K.O, les sons lui parut atténués, tandis que le décor tourna autour de lui.

- Monsieur ? appela Keilors. Quels sont vos ordres ?
- Vous ne vous en tirez pas comme ça, Windu. Si vous pensez que je vais signer cette mise à mort juste à cause de ça, vous vous trompez gravement. Vous allez le payer.
- Je crains que vous n'ayez plus le pouvoir de l'éviter, Monsieur le Chef de l’État. Soit vous signez ce traité, entérinant la reconnaissance de votre Confédération, puis rentrez chez vous retrouver les vôtres, et passez à autre chose afin de nous aider à construire la paix. Soit vous vous entêtez, et j'ordonne à nos flottes en position d'ouvrir le feu sur l'ensemble de vos agglomérations et installations planétaires, à l'image d'Eriadu. Raxus est votre cœur politique. Pammant construit le plus gros de vos forces maritimes. Cato Nemoida est la planète mère de la Fédération du Commerce, chargée du commerce au sein de la CSI et l'un de vos plus gros soutient financier et militaire. Scipio est votre cœur financier assurant la stabilité de votre économie et de vos ressources. Sullust est votre troisième plus gros chantier naval, l'un de vos principal fournisseur de ressources en matières premières et l'une de vos plus grande fonderie de droïdes. Nous les renverrons tous à l'état du développement primaire. Votre Confédération s'en retrouvera torpillée. Anéantie. Toute votre société, votre civilisation s’effondrera aussi vitre qu'elle est venue au monde. Cela permettra à la République de gagner suffisamment de temps pour se refaire militairement et économiquement. Et, si entre temps votre CSI ne s'est pas effondrée sur elle-même, nous n'aurons plus qu'a récupérer vos mondes à l'agonie un par un, sans que vous puissiez y faire quoique ce soit.
- Windu ! Vous vous rendez-compte du nombre de morts que cela ferait ? ne put s'empêcher d'intervenir Vos, choqué par le plan de son ancien Maître. Immédiatement après le bombardement, mais aussi toutes les pertes à venir sur la durée après l’effondrement de la CSI ? Les mondes de la Bordure Extérieure sont déjà instables et fragiles ! Ce sera la fin de tout pour des milliers de systèmes !
- J'en suis bien conscient, Maître Vos. Et croyez-moi, je souhaite de tout cœur ne pas avoir à faire cela. Ça ne dépend que de la décision de Rainar, ici présent. Soit il fait preuve de son « va t-en guerre » et de son entêtement légendaire et il aura sur sa conscience des millions de morts. Soit il se montre raisonnable, accepte l'idée de perdre, signe ce traité, et assure la survie de son gouvernement et de son peuple. Tout est entre vos mains, Monsieur le Chef de l’État.
- Vous n'oserez jamais, Windu, fit Rainar. C'est trop radical et horrible, même pour vous. Et vous autres ? demanda t-il aux Jedi crispés et renfermés sur eux même. Vous accepterez cela ? D'avoir autant de morts sur la conscience ? J'en doute ! Le Négociateur ? Maître Kenobi ? Allez-vous laissez faire ça ?
- Nous n'aurons pas à le faire si vous faite le bon choix, Rainar, répondit Kenobi sur un ton peu fier qui en disait long sur sa véritable opinion du sujet. Vous êtes le seul décisionnaire et responsable des événements à venir. Faites le bon choix. Choisissez la paix. Honorez les efforts que vous avez consentis jusqu'à présent et mettez un terme à tout ça. Les combats doivent cesser et une vraie paix éclore.
Aucun des Jedi ne se projettent sur la situation en cas de refus de ma part, Maître Windu. Vous êtes tous persuadés que je vais me coucher. C'est du bluff.
- Croyez bien que tout cela me met en horreur, Monsieur le Chef de l’État. Je suis un Jedi, j'ai fait vœux de protéger la vie, mais en l’occurrence la protection de la vie passera par la fin de ce conflit, par une paix stable et une République forte. Quand on fait une menace, celle-ci n'est efficace que si on est prêt à la mettre en œuvre. Je vous le dis en face, Rainar. Si vous choisissez la guerre, j'y mettrais un terme immédiatement, aujourd'hui. Nous avons tous réfléchit à ce que ça signifie. Nous irons jusqu'au bout.
- Monsieur, dois-je ordonner à toute la flotte d'intervenir sur ces mondes ? demanda Keilors. Ils ne savent rien, les communications sont coupées avec Raxus et les autres.

Pour la première fois de sa vie, Rainar était tétanisé. Il ne savait pas quoi faire. C'est comme si pour la première fois, il rencontrait un problème sans aucune solution à la clé. Et cela l'effrayait.

- Si vous faites ceci, Rainar, j'ordonne le bombardement de ces planètes, répondit Windu sans retirer son regard de celui de Rainar. Faites le bon choix.






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Messagepar L2-D2 » Jeu 27 Sep 2018 - 9:28   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Troisième partie lue !

Oh punaise ! :shock:

Et dire qu'au début, je trouvais les exigences de Rainar assez "culottées"... mais alors là, je n'imaginais pas Windu jouer ainsi ! Je trouve très bonne l'idée de solliciter Obi-Wan et de clairement montrer ce qu'il pense du conflit ! Mais quel enfoiré ! Et il ose dire, avouer, affirmer, que les Jedi emploient une tactique Sith ! La guerre ne lui-a-telle donc pas servi de leçon ?

J'ai quand même du mal à croire que la délégation Jedi va laisser les choses se dérouler ainsi... et je comprends mieux pourquoi les Loyalistes sont venus si nombreux. A travers les yeux de Rainar, nous avons vu ce que tu voulais que nous voyions, mais en réalité, ils sont tout simplement venus nombreux car ils ont gagné. Croient-ils.

Sacré cliffhanger en plus ! Vivement la suite !!! :oui:
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Messagepar Clonedroïd92 » Sam 29 Sep 2018 - 13:45   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

L2-D2 a écrit:Troisième partie lue !

Oh punaise ! :shock:


Voilà ce que je voulais entendre :transpire: :paf:


Et dire qu'au début, je trouvais les exigences de Rainar assez "culottées"... mais alors là, je n'imaginais pas Windu jouer ainsi ! Je trouve très bonne l'idée de solliciter Obi-Wan et de clairement montrer ce qu'il pense du conflit ! Mais quel enfoiré ! Et il ose dire, avouer, affirmer, que les Jedi emploient une tactique Sith ! La guerre ne lui-a-telle donc pas servi de leçon ?

J'ai quand même du mal à croire que la délégation Jedi va laisser les choses se dérouler ainsi... et je comprends mieux pourquoi les Loyalistes sont venus si nombreux. A travers les yeux de Rainar, nous avons vu ce que tu voulais que nous voyions, mais en réalité, ils sont tout simplement venus nombreux car ils ont gagné. Croient-ils.

Sacré cliffhanger en plus ! Vivement la suite !!! :oui:


Les négociations sont une guerre, et la République était perdante. Je voyais mal les Jedi accepter les conditions de la CSI, ce qui enclencherais inévitablement le déclin à long terme de la République sur un fond de guerre froide, un peu comme l'URSS. Pour les Jedi, il n'y a que deux options. Signer, et espérer, sachant que la guerre risque de revenir à tout moment. Ou finir la guerre réellement à LEURS conditions. En tentant un ultime coup pour inverser la tendance. Un coup de force. Bien sûr qu'ils ont tous honte. Mais en acceptant les rênes de la République, en les prenant de force d'ailleurs, ils ont pris aussi une responsabilité politique envers la République. Et c'est en ça qu'ils ne sont plus vraiment Jedi. Alors la question est : jusqu'où sont ils prêts à aller pour honorer leurs responsabilités ? Je pense que je te spoil pas en disant que ça ne sera pas une fin de chapitre dans l'amour et les papillons. Les tensions sont là, malgré la coalition. :diable:

Alors, est-ce que je vais les faire appuyer sur le bouton rouge ou pas ? :whistle:
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Messagepar Clonedroïd92 » Mer 03 Oct 2018 - 21:09   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Halte aux honteux cliffhanger, c'est vraiment puéril. La suite !






Chapitre 5 : Qui veut la paix, termine la guerre (Partie 4)










Rainar finit par détourner le regard vers la baie vitrée la plus proche. Il pleuvait. Les gouttes claquèrent avec fracas contre la paroi vitrée de la salle de conférence. On pourrait croire que celle-ci finirait pas céder. Puis il lui vint l'image de Raxus, et d'un coup, les gouttes devinrent des éclairs bleus tirés depuis l'orbite détruisant Raxulon, faisant des milliers de victimes.
Il était devant un choix impossible. Magnifiquement cruel et sadique. S'il acceptait le traité de la République, il épargnerait ses mondes, mais la CSI perdrait la guerre. Vu les termes du traité, en plus de l'humiliation immense, la Confédération se retrouverait économique asservie, faible, diminuée. Les peuples ne le toléreraient pas. Ils quitteraient tous la CSI les uns après les autres, c'était absolument certain. De multiples guerres de ressources auraient lieu, associées à des guerres politiques ou civilisationnelles. La galaxie plongerait dans un chaos sans borne, et la République n'aurait qu'à soumettre les peuples Séparatistes à l'agonie. Le rêve Séparatiste mourrait inévitablement. Il n'y avait pas d'autres issues. Ils auraient fait toute cette guerre, tous ces combats, tous ces innombrables morts, tous ces crimes ignobles pour rien...
Cette seule idée donna la nausée à Rainar. Comment se regarder dans la glace après avoir sacrifié tout un rêve et un conflit pour sauver cinq mondes ?
D'un autre côté, s'il choisissait la guerre, il condamnerait des millions, probablement des milliards de personnes, à l'anéantissement. Sans Scipio, Pammant, Sullust, Cato Nemoida et Raxus, la CSI serait très grièvement touchée. Rien ne serait plus jamais comme avant. L'instabilité, la chute de l'économie, la révolte, le chaos gagnerait la CSI. Windu avait raison. Ils toucheraient les organes vitaux de la Confédération. Mais au moins ils leur resteraient Slui Van pour diriger les troupes. Même avec une économie en ruine et une capacité de ressources et de production diminuée, la CSI garderait une flotte et une armée largement supérieure à la République. Et tout cela n'effacerait pas les problèmes que leurs ennemis connaissaient aujourd'hui. Ils pourraient encore sauver le rêve. Ils pourraient encore faire en sorte que tout ceci n'ait pas été fait en vain.
Windu ne prenait pas la CSI en otage. Il prenait uniquement Rainar et sa conscience. Il le plaçait devant un dilemme qui anéantirait Rainar, soit politiquement, soit moralement.
Mais Rainar avait déjà sacrifié bien des choses pour la cause, et la première d'entre elles qui l'ait meurtrie avait été sa conscience. Il avait accepté ce terrible prix à payer. Mais il refusait d'avoir fait tout ceci pour rien. Ce serait un gâchis criminel.

- Alors, Monsieur le Chef de l'Etat ? Vous avez réfléchi ? Nous n'avons pas toute l'année. Je consens que ce soit une décision difficile à prendre, mais gagner du temps ne changera en rien le cours des choses.
- De notre haine naîtra l'espoir … murmura Rainar.
- Pardon ? demanda Windu. Vous avez dit quelque chose ?
- Allez vous faire foutre, Windu.

Le Jedi recula sur son siège et jaugea la réaction de colère de Rainar.

- Qu'est-ce que cela veut dire ?
- Ça veut dire que je refuse de signer cette horreur. Allez-y, donnez l'ordre. Mais soyez sûr que je vais ensuite ordonner à mes forces de faire brûler les mondes du Noyau jusqu'au dernier. J'anéantirais vos forces et je m'y consacrerais jusqu'à mon dernier souffle. Et au final, Maître Windu, vous et votre Conseil de criminels seraient tous pendus devant les peuples pour ce que vous venez de faire ! L'Histoire me donnera raison. Votre temps est fini.
- Ça ne n'arrivera pas, Rainar.

Immédiatement, Windu bondit et alluma son sabre, imité part les autres Jedi présents dans la pièce. Les soldats de la Républiques pointèrent leurs fusils vers la délégation Séparatiste.

- Maintenant ! aboya Keilors.

Sans que Rainar comprit quoique ce soit, une fantastique force surnaturelle le tira de son siège. Il fut attrapé en vol par un bras bien plus fort que ne le permettait la nature et mit sur une épaule. Celle de Quinlan Vos. Ce dernier courut d'une vitesse anormale vers la porte de sortie la plus proche. Hoknarhes n'avait pas eu le temps de sortir. Les Légionnaires avaient tous braqué leurs fusils et faisaient un mur devant la porte pour bloquer l'accès aux Loyalistes. Les détonations retentirent. On ordonna d'arrêter Rainar. Keilors et ses hommes ouvrit le feu vers les Jedi. On entendit « Pour la Confédération ! ». Sur l'épaule de Vos, alors qu'ils avaient atteint le couloir, Rainar vit les échanges de tirs à travers le cadre de la porte ouverte. Il vit un Légionnaire sur le point de se faire faucher par un sabre, mais le jeune humain ne pointa pas son arme vers le Jedi. Il lui tourna volontairement le dos et de son fusil E-5 fit griller le panneau de commande de la porte. Celle-ci coulissa. Avant que le sabre ne s'abatte sur lui, il cria :

- Sauvez le Chef de l’État !

La porte était maintenant verrouillée.



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- L'Histoire me donnera raison. Votre temps est fini !

A la fin de l'assaut verbal de Rainar, Vos sentit ses muscles se contracter, son esprit se focaliser et la Force affluer en lui. Il le savait sans même y penser, son corps ayant appris à détecter les dangers et les situations où il allait falloir se battre. Et un tel moment était venu.
Il jeta un regard de biais à Keilors qui lui fit un léger signe de la tête. Il l'avait senti lui aussi mais depuis bien plus longtemps que Vos. Depuis le moment où Windu était en train de raconter l'histoire du Pillage de Coruscant. Comme tous les autres Jedi, Vos connaissait cette histoire. Il avait donc sentit le coup fourré dès que Windu l'avait évoqué. Mais le plus surprenant c'est que Keilors l'ait deviné aussi alors qu'il ne connaissait rien de ce récit. Pour le chef de la sécurité de Rainar, c'était l'observation des comportements, visages et expressions qui lui avaient fait comprendre que ce n'était pas juste un cours d'histoire et que quelque chose se tramait. Il était alors venu voir Vos pour lui demander une chose, au creux de son oreille. Quand cela tournera mal, car ça allait mal tourner, il devait ne pas chercher le conflit, arracher le Chef de l’État, avec ses pouvoirs, de son siège et le mettre à l'abri sans se retourner. Il fallait sauver Rainar coûte que coûte, rien d'autre ne comptait.

«  - Et vous ? avait demandé Vos.
- On vous donnera du temps. »

Vos comprenait ce que cela signifiait. Keilors ne voulait pas vaincre le Conseil, il savait qu'il ne pourrait rien face à eux. Il ne voulait pas non plus que Vos, seul être capable d'affronter un Jedi dans la pièce, reste pour les soutenir. La victoire, cette fois, serait dans la fuite et non dans le combat. C'était déjà arrivé nombre de fois au cours de la guerre pour Vos. Ce n'était jamais bon lorsque la seule victoire que l'on pouvait espérer était de vivre un jour de plus pour combattre de nouveau. Vos détestait ces situations-là. C'était celle qu'avait identifié Keilors et Vos fut admiratif. Toujours digne, droit, fier, Keilors restait le plus normal du monde en sachant qu'il allait mourir aujourd'hui, dans quelques instants.

- Ça n'arrivera pas, Rainar, répondit maussadement Windu.

Puis, les Jedi allumèrent leurs sabres. Il y a quelque temps, Vos se dit qu'il aurait pu être de leur côté, en train de brandir la noble arme des Jedi pour arrêter un gouvernant légitime et désarmé, tout en menaçant de bombarder des planètes. Il connaissait la corruption du Sénat et des institutions de la République, mais il était toujours autant effaré de constater à quel point l'Ordre Jedi, les gardiens de la paix, s'était impliqué là-dedans lui aussi.

- Maintenant ! cria Keilors.

Immédiatement les Légionnaires braquèrent leurs armes. Les Loyalistes pensèrent que l'ordre de Keilors s'adressait à ses hommes, mais les Légionnaires n'en avaient pas besoin. Ils savaient quoi faire dans une telle situation. Vos usa alors de la Force pour attirer Rainar à lui et l'utilisa pour l'aider à porter l'homme, qui faisait son poids, sur son épaule. Là, il puisa encore dans celle-ci pour se projeter d'une traite vers la porte.
Il entendit des tirs venant des Légionnaires et des sabres frapper, mais il ne vit rien. Il entendit le cri de Keilors. « Pour la Confédération ! ». Il parut presque naturel que les loyaux Légionnaires meurent au combat sur ce dernier cri de guerre.

- Sauvez le Chef de l’État ! fit une voix derrière Vos avant qu'un tir de blaster ne coupe le couloir du reste de la bataille.
- Vos ! On doit les aider ! Relâchez-moi, on ne peut pas les abandonner !
- Ils sont morts, Rainar ! Ils sont morts pour que vous puisiez vivre, on ne peut plus rien pour eux ! Alors pour une fois, fermez là et évitez de gâcher leur sacrifice ! répliqua Vos haletant.

Il remonta jusqu'au premier croisement entre le couloir des Séparatistes et une passerelle menant au couloir des Loyalistes, où des tirs bleus canardaient les droïdes BX qui répliquaient aux assauts. Plusieurs d'entre eux étaient déjà à terre, mais autant de Gardes de Coruscant étaient tombés de l'autre côté de l'intersection de couloirs.
Vos alluma son sabre pour renvoyer les tirs qui convergeaient vers lui lors de son bref passage de l'intersection.

- Ils sont là ! hala un trooper. Abattez-les !

Vos ne s'attarda pas pour aider les BX. Ces derniers ne bougèrent pas de leur positions, prêts à tous y rester pour couvrir leur chef.

- Ils n'avaient pas l'air de vouloir me capturer, s'étonna Rainar sur l'épaule de Vos.
- Je pense ... qu'ils voulaient vous … capturer dans la salle de conférence. Mais … maintenant … ils veulent juste que vous ... ne quittiez pas cette planète,  réussit à dire Vos en courant.
- Ils vont nous attendre au prochain croisement, remarqua Rainar.

Vos s'y attendait, le trooper avait dû donner l'alerte aux autres troupes. De toute façons l'échange de coups de feu au précédent croisement montrait bien que les troupes de la République s'attendaient à ce potentiel dénouement et qu'elles avaient été alertées de la fuite de Rainar.
Au prochain croisement, Vos vit des BX et des soldats confédérés débordés, et une montagne de cadavres de Gardes, de Confédérés et de BX sur la passerelle. La République avait envoyé des renforts pour bloquer Rainar. Les Séparatistes qui tenaient ce poste n'étaient plus assez nombreux.

- Ici Vos, j'ai avec moi le Chef de l’État et nous sommes pris à parti dans les couloirs menant à la piste d'atterrissage ! Nous avons besoin de renforts !
- Bien reçu, Maître Vos, répondit une voix organique. On arrive !

Vos posa le Chef de l'Etat et alluma son sabre.

- Restez là !
- Je peux aider !
- J'ai dit : Restez là !

Vos couru jusqu'à l'angle avec la passerelle et surprit deux trooper en progression vers les Séparatistes, pensant les prendre ce côté et ne voyant pas que le Jedi était à leur hauteur. Il les tua de deux coups de sabres rapides.

- C'est le traître ! Tuez-le !

Les troopers ouvrirent le feu sur Vos qui leur renvoya leurs attaques, fauchant quatre d'entre eux. D'une puissante poussée de Force il envoya s'écraser contre le fond du couloir une colonne de Gardes envoyée en renfort. La focalisation des troopers sur Vos permit aux Confédérés et aux BX de se dégager et de se remettre à couvert, sur le couloir côté Séparatiste. Ils ouvrirent ensuite le feu, le barrage de tirs précis faisant tomber six nouveaux troopers à la gauche de Vos. Le Jedi se replia à leur niveau, quand il vit trois troopers, qui s'étaient mis au sol parmi les morts sur la passerelle, se remettre à genoux. Vos fut surpris et s'apprêtait à se dégager en urgence lorsque trois décharges précises touchèrent un trooper à la tête et les deux autres au thorax. Ces décharges venaient de l'angle droit du couloir avec la passerelle. C'était Rainar qui avait épaulé un E-5 et visait avec précision les soldats de la République. Sa position était militaire, le tir assuré et ajusté et sa coordinations avec les BX et soldats Confédérés parfaite. Vos remarqua que Rainar avait l'air tout aussi à l'aise dans ce rôle que dans celui de dirigeant d'une superpuissance.

- Vous ne savez pas obéir à un ordre ?
- Les ordres, c'est moi qui les donne, Vos.

Vos entendit un son caractéristique qu'il reconnut immédiatement. Le bruit de métal qui roule sur le sol.
D'habitude, ce son lui aurait mis la trouille et inconsciemment, c'était toujours le cas.

- Les renforts sont là ! s’enthousiasma Rainar.

Les Droidekas s'alignèrent face à la passerelle et déployèrent leurs terrifiants doubles blasters lourds, puis activèrent leurs boucliers personnels. Un implacable barrage de décharges faucha une dizaine de troopers et obligea les autres à se mettre à couvert ou à terre.
Un officier Zabrak en uniforme bleu, blaster de poing SE-14 en main, vint à leur rencontre après que Rainar et Vos aient pu traverser l'intersection, protégés par les Droidekas.

- Capitaine, fit Rainar au jeune Zabrak.
- Monsieur ! J'ai fait poster des Droidekas à l'autre croisement et envoyé des renforts pour tenir l'arrière du couloir. C'est dégagé mais ça ne le restera pas longtemps alors courrez !! On se repliera au fur et à mesure pour protéger vos arrières !

Rainar regarda les soldats, derrières les Droidekas, en rôle d'appui-feu, maintenant pris à parti depuis la passerelle de jonction des couloirs et par l'arrière du couloir Séparatiste d'où venait Vos et Rainar. Les BX avaient dû finir par céder. Aucun soldat ne donna l’impression de vouloir battre en retrait.

- Allez-y ! les pressa le capitaine.
- On doit y aller, Rainar, confirma Vos en tirant l'Esselien par le bras pour le forcer à le suivre.

Au dernier croisement, Vos vit la barrière de Droidekas déjà défaillir. Plusieurs des machines infernales étaient à terre, remplacées par des B1 ou des soldats, aussitôt abattus par un tir de blaster, et ce ainsi de suite. Les troopers de la République avaient l'habitude d’affronter des Droidekas. Durant un temps, ces machines de morts avaient décimé les troupes de la République en étant invulnérables. Mais la République savait riposter et avait développé des grenades ioniques supprimant les boucliers et bloquants les connections mécanique de l'intelligence artificielle. Un bon moyen de se débarrasser des droïdes destroyers, et depuis, chaque troopers emportaient ce style de grenade qu'il conservait précieusement pour un « problème de Droidekas ».
La ligne défaillait, mais elle permit tout de même à Vos et Rainar de passer le croisement, Vos usant de son sabre pour repousser les éventuels tirs qui passeraient la ligne.
Ils arrivaient maintenant à la piste d'atterrissage. La situation était chaotique. Deux navettes avaient été clouées au sol par des tirs de walkers ou des roquettes. Une surface importante de la partie droite de l'aire d’atterrissage n'était plus qu'un imposant gouffre donnant sur la mer enragée. Les droïdes étaient nettement moins nombreux qu'à l'atterrissage de Rainar, soient pulvérisés par les échanges de tirs avec la plate-forme de la République, soient envoyés en renfort pour extraire Rainar des couloirs. Il y avait encore trois CAB debout, dont deux en feu. Côté République, on pouvait voir que les canonnières TIO/ BA, indubitablement responsables de la partie manquante de la plate-forme, étaient en morceaux calcinés ou éparpillés en mer. Deux RT-TT étaient dans un état similaire et Vos comprit que ces lourds dégâts avaient été fait par les P-38 qui chassaient sans pitié maintenant les chasseurs Loyalistes dans le ciel. Vos avait déjà vu ces pilotes sur Nar Shaddaa protéger Rainar. Leur commandant était manifestement apprécié du grand patron, mais Vos n'avait jamais pu les voir en action. Visiblement, ils étaient sacrément doués. Il comprenait mieux le crédit que leur accordait Rainar.
Puis Vos remarqua un détail, tandis qu'un tir de TR-TT explosa une ligne de B1 et de soldats Confédérés non loin d'eux.

- Il n'y a plus de navette !
- Quoi ? Mais il y en avait trois ! beugla Rainar tandis qu'un autre tir de RT-TT les obligea à se mettre au sol.


Les Jumpdroïdes, aux prises avec les Jumptroopers, foncèrent harceler les troupes sur la plate-forme, abattant plusieurs d'entre eux et envoyant leurs roquettes sur le RT-TT qui accusa difficilement le coup.

- On ne peut pas rester là ! Ici Vos ! J'ai le Chef de l’État pour extraction ! Où est sa putain de navette ? On doit bouger, et vite !
- Compris ! Les Raiders nous ont couvert, on ne pouvait pas rester sur la plate-forme, les RT-TT et les lances-roquettes nous visaient !

Puis Vos ressentit un frisson. Il se retourna et vit derrière lui Windu, Kenobi, Fisto, Mundi et les autres Jedi courir tout en éliminant les troupes sur leur passage. Ils étaient maintenant aux pieds du grand escalier menant à la plate-forme. Un sergent confédéré vit la scène.

- A toutes les unités, abattez les Jedi ! Feu à volonté !

Les droïdes et soldats, y compris les CAB, se tournèrent pour faire feu, réussissant à toucher plusieurs Jedi et troopers, déchiquetés sous les attaques. Mais les Confédérés commencèrent à se faire inexorablement massacrer. C'était un suicide, tant il était impossible pour eux de faire face à des Jedi. Vos se prépara silencieusement à son dernier baroud d'honneur, à mourir de la main de ses anciens camarades. Rainar avait son blaster E-5 braqué, prêt lui aussi à mourir les armes à la main, quand une navette Sheathipede se posa, ouvrant ses portes en catastrophe. Immédiatement, des hommes et femmes en civils, armés de veste anti-laser et d'armes dernier cri modifiés sortirent en trombe de la navette, passèrent devant Vos et Rainar sans une attention pour eux.

- Protégez le Chef de l’État ! ordonna leur leader.
- Allez, venez ! fit cette fois Rainar en prenant Vos par le bras pour le tirer.

Les deux montèrent à bord de la navette.

- Aurek 1 est à bord, décollez ! annonça un des civils armé dans la navette.
- Et les autres ?! demanda Vos.
- Ils connaissaient la mission, répondit le civil sans laisser la moindre émotion transpercer son visage. Seul le Chef de l’État compte.

Vos regarda les civils armés, seul rempart contre les Jedi et la Garde de Corsucant désormais, affronter avec panache et acharnement, tandis que leur navette prenait de la hauteur. Les civils réussirent à garder de la distance avec les Jedi, à les encercler, en faisant feu tout en bougeant sans interruption, usant d'explosifs, et se couvrant mutuellement. Ils durèrent bien plus longtemps que la majorité des autres soldats affrontant d'ordinaire des Jedi. Vos vu même Fisto être touché et s'effondrer. Pareil pour Kenobi qui fut blessé. D'autres Jedi furent carrément tués, mais en fin de compte, les civils finirent par tomber, tous, sous les sabres vengeurs et les tirs des Gardes, bien trop nombreux pour eux. Seul Windu resta au milieu de l'aire d’atterrissage, regardant de loin la navette s'envoler et fermer ses portes.
Vos et Rainar prirent leurs sièges et se sanglèrent.

- Qui sont ces types ? demanda Vos, impressionné.
- L'OSC, fit simplement Rainar.
- Je croyais que l'OSC était juste des espions.
- Chaque agent opérationnel de l'OSC est entraîné avec rigueur au combat de manière intensive. A toutes les formes de combats, y compris à la lutte contre les Jedi d'après les tactiques rapportées par les droïdes et les holo des batailles. L'équipe que vous avez vu en action est une équipe des opérations spéciales. Une cellule spécialement dédier à l'intervention pour le compte des espions, des agents, et menant des opérations de sabotage, de guérilla, de déstabilisation et d’assassinat. C'est le bras armé de l'OSC et cette équipe était spécialisée dans l'affrontement contre les Jedi. J'en avais mis une en alerte, postée en secret au cas où...
- Vous avez des unités anti-Jedi ? finit par comprendre Vos.
- Tous les Jedi étaient dans le camp de la République, se justifia Rainar en haussant les épaules. Il fallait bien qu'on se défende. J'ai eu l'idée de telles brigades d'intervention. Mais ça ne marche pas quand c'est eux qui sont en infériorité. Ils savaient qu'ils n'auraient aucune chance.
- Ici Transport Aurek, Aurek 1 est à bord, annonça le pilote sur les ondes.
- Bien reçu Aurek 1, répondit Thodes. Raiders, en formation serrée.
- On subit un feu nourri ! fit une voix organique grave mais non-humaine. Tous les chasseurs convergent vers nous !
- Je les vois, Raiders 4, répondit Thodes. A tous les escadrons à proximité, code Aurek 1. Il nous faut une couverture !

Un bruit sourd et de fortes vibrations prirent la navette et Vos su reconnaître une salve de laser qui atteint directement un vaisseau.

- Bon sang ! Débarrassez-vous de ces V-Wing, Raiders 2 !
- On s'en charge ! Mais y a trop de cibles !
- Ne laissez pas ce 170 approcher ! ordonna une voix de femme tranchante.
- Les Tri-Chasseurs sont dessus, intervint une voix masculine bourrue.
- A tous les chasseurs, il me faut ce foutu couloir ! Maintenant ! ordonna Thodes.

Nouvelle secousse.

- La navette a été touchée !
- J'ai vu Rial ! vociféra Thodes. Au rapport Aurek 1 !
- C'est la merde ! Y a des 170 et des V-Wing partout !
- Je parlais de vos dégâts !
- Boucliers à 23%. Si un de ces 170 nous vise avec leurs armes lourdes, on est foutu !
- Raiders 2,3 et 4, en formation derrière moi. Les autres restez en protection de la navette. Escadron Epsilon, Theta et Gamma, en appui. On va percer leur formation pour vous donner un couloir ! Le loupez pas !
- Bien reçu, répondit la voix fébrile du pilote.
- Votre ami compte leur foncer dedans ? demanda Vos à Rainar qui était blême.
- Le commandant Thodes est passé maître dans l'art de faire des trucs de dingue. Il a brisé de nombreuses formations ennemies ainsi.
- Je sais en quoi cela consiste, je pensais juste qu'il n'y avait que des Jedi pour faire ce genre de chose. Et avec l'aide de la Force.
- Il est un peu Jedi, répondit Rainar.
- Il n'a pas la Force, fit remarquer Vos.
- Il est aussi un peu cinglé, rajouta Rainar dans un haussement d'épaules.
- Oh …

Une série d'explosions retentit. Même de l'intérieur de la navette, Vos pu les entendre.

- Aurek 1 ! Bougez vous !
- Je fonce ! Je fonce !

Vos fut plaqué dans son siège, et agrippa de toutes ses forces ses sangles. Le pilote poussait la navette à fond, et lui faisait manifestement faire de la haute voltige pour se frayer un chemin dans la formation ennemie éclatée. Puis d'un coup, le retro-freinage se fit puissamment ressentir.

- Ici Aurek 1, nous venons de pénétrer dans le hangar de l'Abnegator. Merci les Raiders !
- Bien reçu. Général Kaizer, sautez dans l'hyperespace, maintenant, avant que ces Venator ne fassent sauter vos boucliers !!
- On calcule le saut. Un point de rassemblement d'urgence a été décidé. Voulez-vous qu'on vous le communique ?
- Non ! Les Loyalistes pourraient écouter ! Dégagez, mes pilotes et le reste de la flotte sauteront en espace Séparatiste. On se retrouve ensuite. Allez !
- Bonne chance à vous, commandant, répondit le super droïde tactique.

Quelques minutes passèrent avant que les portes de la navettes ne s'ouvrent. Le super droïde tactique qui se faisait appeler « Kaizer », ainsi que plusieurs officiers Séparatistes attendaient sur le tarmac, en rang.

- Monsieur le Chef de l'E … commença le droïde
- Où allons-nous, général ?
- Afin de vous mettre en sécurité, nous avons décidé de vous rapatrier en urgence sur Slui Van. Les forces de sécurité sont toujours très importantes là-bas, la République n'a pas osé déploy...
- La flotte a t-elle reçu le même ordre ?
- Non, monsieur.
- Très bien. Annulez tout. Prévenez Slui Van du changement de plan.
- Où allons-nous ?
- Sur Raxus.
- Mais, monsieur ! intervint un capitaine Weequay, la flotte de la République tient toujours la planète et nous en n'avons plus aucun contact avec eux !
- Justement ! S'il y a la moindre chance d'éviter le bombardement, nous devons la saisir !
- Le bombardement, monsieur ? s'étonna Kaizer.
- Ils veulent tout détruire, général. Et nous ne les laisserons pas faire ! Ordre prioritaire : que toutes les flottes à proximité de Raxus, Scipio, Pammant, Cato Nemoida et Sullust se dirigent vers ces mondes ! J'ai dit toutes ! Je veux que vous détruisiez tous les vaisseaux de la République que vous verrez. Croiseurs, chasseurs, transports et vaisseaux de débarquement, capsules de sauvetage...
Je ne veux pas le moindre survivant. Dégageons cette vermine de nos terres !
- Bien, Monsieur. A vos ordres !




Bon. Sauvera la CSI, la sauvera pas ? Pour la paix, on s’assoit dessus ? La suite la semaine prochaine !
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Messagepar L2-D2 » Jeu 04 Oct 2018 - 10:22   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Quatrième partie du Chapitre 5 lue !

Je ne m'attendais pas à ça ! Je pensais que les Jedi bluffaient, qu'ils n'oseraient pas... et bien non ! Windu me semble bien parti dans le Côté Gris, au point que je m'attendrais presque à voir Obi-Wan se retourner contre lui ! En tout cas cette partie est très bien retranscrite, nous sommes avec Rainar, dans sa fuite, le léger retour en arrière pour nous expliquer à quel point Vos et les services de sécurité de Rainar s'étaient préparés à tout même au pire, la perception de ce même Vos de l'arrivée des droidekas...

J'ai l'impression, pour l'instant, que cette quatrième partie est la meilleure de toutes, ce qui n'est pas peu dire. Bravo ! :jap:

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar Clonedroïd92 » Jeu 04 Oct 2018 - 20:14   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

L2-D2 a écrit:Quatrième partie du Chapitre 5 lue !

Je ne m'attendais pas à ça ! Je pensais que les Jedi bluffaient, qu'ils n'oseraient pas... et bien non ! Windu me semble bien parti dans le Côté Gris, au point que je m'attendrais presque à voir Obi-Wan se retourner contre lui ! En tout cas cette partie est très bien retranscrite, nous sommes avec Rainar, dans sa fuite, le léger retour en arrière pour nous expliquer à quel point Vos et les services de sécurité de Rainar s'étaient préparés à tout même au pire, la perception de ce même Vos de l'arrivée des droidekas...

J'ai l'impression, pour l'instant, que cette quatrième partie est la meilleure de toutes, ce qui n'est pas peu dire. Bravo ! :jap:

Vivement la suite ! :oui:


Fallait bien que ça décolle ce chapitre à un moment ! Non, mais c'est vrai ! C'est quoi ce chapitre ou Mayla et Thodes se font de papouilles, où Rainar boit du vin OKLM, où la République arrête de circonscrire des citoyens, ou les gens peuvent se retrouver. :grrr: A un moment, fallait relancer la machine :paf:

Je t'avais dit, ce chapitre est une forme d'épilogue. C'est la fin des Sith. La fin du complot qui rattachait encore ma période Infinities à la période régulière. Là, maintenant, on est sur autre chose. :sournois:

On peut dire que Windu se grisaille fortement. Et que les Jedi ne sont probablement passablement engueulé et faient des nuits blanches avant d'adopter ce plan. Mais pour moi, ils restent persuadé qu'ils font le nécessaire pour assurer un avenir stable et un régime fort et libre pour toute la galaxie. Maintenant, les Jedi peuvent eux aussi paver l'Enfer. Ils l'ont déjà fait dans le Legends, avec le génocide des Sith lors de la guerre de l'Hyperespace. Puis même au cours de la guerre des Clones. Mais on reste à des années lumières des Sith dans ma fic. Les Jedi restent des gens fondamentalement bons. Mais qui ne font pas que de bonnes choses, c'est sûr.
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Messagepar Clonedroïd92 » Mer 10 Oct 2018 - 12:49   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Bon, on va pas faire languir plus longtemps après la trahison de Manaan. Rainar s'est tiré avant de se faire attraper ou tuer, mais la République a lancé son attaque en traître. Rainar va devoir assumer les conséquences de ses choix.






Chapitre 5 : Qui veut la paix, termine la guerre (Partie 5)








L'Abnegator sortit de l'hyperespace et le spectacle ahurissant de sons et lumières se matérialisa devant Rainar. L'Abnegator venait de prendre place au milieu d'une formation massive de Providence, Lucrehulk, Munificent et Recusant.

- Nombreux contacts ennemis ! annonça le droïde au radar. Au moins cent trente unités dans ce quadrant !
- Et il y a en certainement déjà un paquet qui ont dû se faire détruire, devina Vos en voyant la scène.

Rainar acquiesça. Les Séparatistes avaient clairement l'avantage. Devant eux se tenaient plus d'une centaine de Venator dispersés, à droite et à gauche, la carcasse en feu, tentant de trouver une sortie dans ce flot ininterrompu de vaisseaux Confédérés. Ils avaient depuis longtemps oublié l'idée de combattre en formation. Visiblement, seule la fuite comptait, désormais.
Devant leur baie, un V-Wing venant de derrière eux explosa sous leur yeux. Deux autres de ses camarades tentèrent une fuite alors que trois P-38 les pourchassaient avec vigueur. Les intercepteurs Loyalistes finirent par disparaître à leur tour sous le feu des P-38. Deux ARC-170 foncèrent non loin d'eux, sur la gauche, mais ces derniers ne cherchaient pas à attaquer leur passerelle. Ils étaient harcelés par trois Tri-Chasseurs et un Vautour décidés à les abattre en plein vol. Malheureusement, le Vautour explosa après un tir ajusté d'un V-Wing venu en renfort, se retrouvant lui-même poursuivit par un autre P-38 sortit de nulle part. La macabre danse des chasseurs se poursuivit sous leurs yeux, tous cherchant par tous les moyens de s'anéantir. Aucun Venator ne chercha à les prendre pour cible, sans doute du fait qu'il y avait beaucoup trop de cibles.
Le droïde au radar n'indiqua même plus les sorties d'hyperespace tant celles-ci étaient nombreuses. Sur leur droite quatre destroyers Providence venaient de rejoindre la formation, à peine six minutes après que deux Lucrehulk et quatre Munificent aient fait de même. Régulièrement, venant de tous les couloirs hyperspatiaux, des destroyers et frégates sortaient d'hyperespace, répondant à l'appel de Rainar, pour venir éradiquer la flotte de la République encerclée.
Cinq autres Venator se disloquèrent ou explosèrent devant lui, cédant sous les barrages de tirs, tandis que d'autres, dans des états similaires, se faisaient asmater par les turbolasers de vaisseaux capitaux ou par les bombes à protons des escadrons de bombardiers qui les pilonnaient. La flotte de la République s’effondrait, mais les très nombreux cadavres de destroyers Séparatistes ainsi que ceux qui se détruisirent sous ses yeux étaient révélateur des lourdes pertes subies aussi par les Séparatistes. Chaque camp s'adonnait à la violence la plus extrême, déterminé à emmener le plus d'ennemis dans la tombe avec lui. Alors qu'ils parlaient paix il y a quelques heures, Rainar voyait les deux camps s'anéantir de rage comme au plus sombre temps de la Guerre de Sécession. Quel gâchis.

- Quelle la situation au sol ? demanda Rainar au droïde comm'.
- Chaotique, monsieur. Nos hommes nous signalent la présence des troupes de la République en bordure des métropoles, dans les plaines, montagnes... sur tous les terrains. Il y a des accrochages et des batailles sur toute la planète. Mais il n'y a pas de logique de combat. Ils ne défendent rien, on dirait qu'ils veulent juste … survivre.
- Ou fuir, en déduisit Rainar. Ils ne se sont pas barricadés dans les métropoles ? On a réussi à les bouter hors des villes ?
- Euh … Monsieur … Les métropoles ne sont plus accessibles par quiconque, répondit le droïde mal à l'aise.

Rainar ferma les yeux de consternation

- Que voulez-vous dire ? questionna d'un ton bourru le capitaine Weequay, en retrait.
- Il veut dire qu'il n'y a plus de métropoles, capitaine, répondit Rainar. La République a mis ses menaces à exécution. Ils ont bombardé la planète.

Un lourd silence s'imposa sur la passerelle. Ni organique, ni droïde n'osa émettre le moindre son. Seul raisonnait le bruit des nombreux tirs fendant l'espace et des explosions. Rainar ne fut pas triste ou meurtri. Il fut dévasté. D'un coup tout s’effondra, avant de le laisser amorphe, regardant le vide et ne pouvant plus organiser la moindre pensée. Ils avaient perdu. Et pour la première fois de sa vie, Rainar ne savait pas quoi faire, ne savait pas quel ordre donner. Il n'y avait plus rien à faire à part tuer leurs ennemis jusqu'au dernier. Il avait personnellement échoué. Durant un instant il se dit qu'il était responsable de cela, que c’était sa décision qui avait entraîné ces conséquences. Il savait que ça pouvait arriver, mais ça n'était pas apparu réel avant qu'il ne voit par lui-même le résultat de son choix. Il put enfin discerner la planète entre les carcasses enflammées des vaisseaux Loyalistes et Séparatistes. Des traces lumineuses enflammées de formes chaotiques ou circulaires marquèrent Raxus en de nombreux endroits tandis que la planète prenait une teinte orangée dans son atmosphère à cause des poussières soulevées et de la réverbération de la lumière des bombardements. La planète était méconnaissable.

- Rainar, l'appela Vos. Je monte dans une barge de débarquement et je rejoins le sol.
- Faite comme vous voulez Vos, répondit Rainar sur une voix défaitiste.
- Voulez-vous venir ?
- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée.
- Bien, comme vous voudrez.
- Vos ? Soyez prudent en bas.

Le Jedi hocha de la tête et quitta la passerelle silencieuse. Rainar venait de voir tout son monde s’effondrer en quelques instants sous ses yeux, il ne voulait pas perdre désormais l'un de ses rares alliés.



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Les Raiders avaient assuré l'escorte de la barge qui avait pu atterrir en bordure de Raxulon sans subir d'assaut de DCA. L'avant-garde Séparatistes avaient fait sauter les défenses établies par la République, permettant aux troupes d’atterrir, pour peu qu'elles arrivent à passer le cordon de chasseurs de la République, certes désespérés mais encore nombreux.
La barge dégueula de ses entrailles de nombreux MTT remplies de droïdes de combat, de nombreux STAP, des colonnes de CAB ainsi que plusieurs droïdes araignées nains. Les soldats Confédérés descendirent à pied, le long du pont de débarquement principal. D'autres barges déployèrent des immenses droïdes araignées OG-9, des Hailfire, des Tri-Droïdes et des tank Persuader.
Tout cet arsenal se rua au loin, ou des tirs de blasters rouges et bleus furent échangés. On pouvait apercevoir des silhouettes blanches se planquer, courir et mourir à travers les vallons. Mais le regard de Vos se perdit surtout sur la planète. Le ciel était noir à cause importantes fumées dégagées. Les prairies, vallons et montagnes étaient en feu ou déjà consumés. Raxulon lui faisait face. Ou du moins ce qu'il en restait. On ne pouvait plus qu'apercevoir les flammes géantes qui avaient embrasées toute la ville. Là où se tenait de superbes bâtiments à l'architecture reconnue, comme le Parlement Séparatiste ne se trouvait plus que d'immenses cratères en flammes. A d'autres endroits, surtout dans les quartiers résidentiels de moins grande valeur stratégique, on pouvait encore voir les traces restantes de ce qui fut autrefois une ville montrant que ces secteurs n'avaient pas subi l'intense bombardement en direct. On voyait une série d'immeubles et de maisons éventrés, effondrés ou souillés par les flammes et la fumée. Même s'ils ne furent pas visés, le souffle des déflagrations ainsi que les puissantes explosions avaient tout de même ravagé ces quartiers.
Au milieu des nombreux cadavres qui entouraient toute la ville, jusqu'aux pieds de Vos, composés de civils de tous sexe, toutes espèces et tous âges, de soldats Confédérés,Loyalistes et de droïdes, marchaient des colonnes entières de réfugiés. Des hommes, des femmes et des enfants qui avaient réussi à ne pas être vaporisés par les bombardements des destroyers stellaires et ayant échappé aux tirs aveugles des combattants de la République. Ils tentaient de s'éloigner de ce carnage comme s'il existait encore des terres hospitalières sur cette planète où la rage et la folie des êtres vivants n'avait pas encore tout ravagé. Ils étaient sales, couverts de suie, toussant et suffoquant. Ils tenaient dans leurs bras des individus blessés ou mourant, incapables de marcher.

- Commandant, appela Vos.
- Oui, général ? fit le droïde aux marquages jaunes en s'approchant de lui.
- Je veux que vous et vos hommes vous occupiez en priorité des civils. Mettez-les à l'abri et occupez-vous d'amener les blessés aux droïdes médicaux.
- Et que faisons-nous des troupes de la République ? Les ordres du Chef de l’État étaient de les éliminer.
- Laissez nos droïdes blindés et nos tanks aller renforcer les combattants. Il y aura assez de puissance de feu pour répandre la mort, commandant. Pour une fois, tâchons de sauver des vies.
- Bien reçu, bien reçu ! répondit le droïde.

Immédiatement, le commandant mis une « main » sur son comlink intégré et retranscrit les ordres de Vos au reste des troupes. Les blindés continuèrent leur route vers les zones d'escarmouches, mais les troupes droïdes qui ignoraient jusqu'à là les civils, se mirent à converger immédiatement vers eux. Les soldats Confédérés, déjà bien tiraillés dès leur débarquement, exécutèrent avec enthousiasme les ordres de Vos, visiblement touchés du sort des civils depuis un moment.
Vos vit un B1 s'approcher d'une famille de civils. Ils portaient leurs enfants blessés sur leurs épaules.

- Laissez-nous vous aider, madame, fit le B1 aux civils surpris.
- Vous allez bien ? demanda un autre droïde.
- Veuillez vous rendre dans la zone verte, près de nos vaisseaux. Nous allons nous occuper de vous.

Beaucoup furent immédiatement rassurés de voir que les droïdes prenaient en compte leurs blessés et les redirigeaient vers les zones sûres près des barges pour y être soignés, auscultés ou simplement mis à l'abri.
Vos fut même sidéré de voir un droïde B2, avec son allure de machine à tuer, courir avec un enfant dans ses imposants bras mécaniques vers le centre d'infirmerie le plus proche. Il disait au gosse de tenir bon.
Vos ne cessait d'être surpris de voir comment les droïdes pouvaient réagir aux ordres. Dans le camp de la République, il ne les avait jamais vu que lorsqu'ils avaient pour ordre de le tuer lui et ses hommes. Ils semaient chaos, mort et désolation sur les mondes de la République sans la moindre hésitation ou remord. Ceci lui avait finalement donné l'impression qu'ils étaient naturellement portés vers la destruction et la mort. Il avait fini par les percevoir comme des êtres maléfiques. Mais le spectacle qu'il voyait là devait avoir déjà eu lieu de nombreuses fois sur les mondes Séparatistes après des assauts de la République et il comprenait mieux comment des populations pouvaient vivre au contact des droïdes de combats et les voir d'un autre œil que lui. Les droïdes ne sont que des machines. Ils obéissent aux ordres sans distinction, bon ou mauvais. Ils ne ressentent ni haine, ni ressentiment, ni joie dans leur œuvre. Ils font ce qu'on leur demande. Il les voyait comme des tueurs, mais ils pouvaient aussi être des sauveurs.
Au milieu de ces réfugiés, Vos eu le regard immédiatement attiré vers une petite fille. Une Falleen. Elle déambulait au loin, seule et sale. Ce n'était pas extraordinaire de voir une Falleen sur Raxus. Après la chute de leur monde, nombre de Falleens avaient émigrés vers des mondes Séparatistes divers pour échapper aux combats, trouver la sécurité et attendre que la tempête dévastatrice ne passe. Raxus était considéré comme un havre de paix, un monde sanctuaire intouchable ou la prospérité promise par les Séparatistes était déjà une réalité. Ces Falleens étaient venus ici pour pouvoir vivre, s'épanouir, rêver, s'échapper. On leur avait promis tout cela, et en fin de compte, la République était venue les tuer jusqu'ici. Immédiatement, Vos sentit les larmes lui monter lorsqu'il vit la petite Falleen, le ramenant des années en arrière. Il détourna une seconde la tête pour ne plus la voir, mais à la place il vit une colonne de troopers de la République, certains décasqués, effrayés, chouinant parfois, avancer en ligne sur les ordres des soldats Confédérés les encerclant.
Ils furent stoppés. Les soldats passèrent tous du même côté pour faire face aux prisonniers. Ces derniers commencèrent à crier, à supplier, sentant que les choses devenaient moches pour eux. Les Confédérés leur hurlaient dessus. On sentait la rage, la haine viscérale qui leur prenait le cœur. Puis d'un coup, ils braquèrent leurs armes et firent feu sur les troopers suppliant. Les silhouettes blanches s'effondrèrent mollement et les soldats continuèrent à leur tirer dessus alors qu'ils étaient réduit à l'état de viande morte. Des conscrits, sans doute, pour la plupart. Des soldats envoyés à la mort sur Raxus pour bombarder des civils et ravager une planète durant des pourparlers de paix. Leur avait on dit que c'était pour tuer des gens ?
Sans doute, ils n’ignoraient rien de leur mission. Comment avait-on réussi à leur faire faire pareil chose, eux qui ne sont que de pauvres civils envoyés de force sur le front ? Leur avait-on dit que c'était pour sauver la République ? Que cela permettrait de mettre un terme définitif à la guerre ? Qu'ils sauveraient des milliards de vie ? Que cela permettrait une paix stable et durable ? Qu'ils seraient des héros ? Là aussi, sans aucun doute. On ne commettait les pires crimes qu'au nom du « bien » ou du moins, du « mieux ». C'était le dernier sacrifice qu'on demanderait à ces conscrits. Ils n'imaginaient pas que ce serait le dernier parce qu'ils seraient alignés et sauvagement exécutés par des soldats vengeurs.
Une nouvelle colonne de prisonniers fut amenée du bas d'une colline. Là encore, des soldats geignards, certains casqués, d'autres non, et d'autres le visage impassible et résolu. Certains ne laissaient rien paraître mais tremblaient violemment. Parfois, il y avait des êtres qui voulaient rester digne face à la mort comme si cela avait le moindre sens. Les soldats Séparatistes ne décoléraient pas. Parmi les engagés volontaires dans les forces Séparatistes, une grosse partie venait de Raxus. Plusieurs millions de jeunes Raxians s'étaient engagés pour sécuriser leur planète ou pour combattre la République au nom de la Confédération et de la liberté un peu partout dans la galaxie. Ceux qui étaient restés sur la planète avait sans doute dû périr dans l'attaque, quant aux autres, en revenant du front, en pensant la paix acquise, ils venaient de découvrir leur monde injustement bombardé, massacré et leur peuple et leurs familles décimés. Comment leur en vouloir ?
Vos était suffisamment raisonnable et pragmatique pour savoir quand on pouvait faire triompher la morale et parler comme un Jedi, et quand il fallait accepter que la haine ait envahi les cœurs. Peu importe ce qu'il dirait à ces soldats, ils n'arrêteraient pas et rien ne pourrait apaiser leur douleur. Ce qui se passait devant ses yeux étaient injuste, cruel mais totalement inévitable. Inexorable. Quinlan Vos ne pouvait plus rien pour les troopers déjà alignés et pour leurs bourreaux consumés. Mais il pouvait encore quelque chose pour cette petite Falleen. Finalement il retourna la tête dans sa direction. Elle était presque à sa hauteur. Il alla la voir.

- Bonjour, toi.
- Bonjour, monsieur, fit-elle avec de la peur dans le regard.
- Dis moi, où sont tes parents ?

Elle regarda autour d'elle, comme si elle l'avait déjà fait une centaine de fois mais à la question de l'inconnu, se sentait obligé de revérifier.

- Je ne sais pas, dit-elle d'un ton plaintif.

Derrière Vos on entendit de nouveaux cris de terreur suivis de tirs de blasters.

- Ça te dit d'aller ailleurs ? C'est pas vraiment un endroit pour nous deux ici. On va aller dans un endroit sûr où tu pourras boire et manger. Puis on regardera que t'ai pas de bobos, d'accord ?

La petite fille eut l'air terrorisée par tout ce qu'elle voyait et entendait. Elle vivait l'enfer. Alors la voix réconfortante de Vos et son regard affable fut comme une bouée de détresse dans cet océan de douleur. Elle s'y agrippa, littéralement de ses petits doigts dans la grande main de Vos. Il referma son emprise, la souleva dans ses bras et plaqua sa tête contre lui.

- Ne regarde pas autour de toi, ferme les yeux. Je te dirais quand on sera sorti de l'enfer.
- D'accord, répondit la Falleen.

Elle plaqua sa tête contre son torse jusqu'à s'enfoncer dedans et ferma les yeux. Sans regarder lui-même autour de lui, Vos avança vers cette barge comme si c'était un abri salutaire à atteindre. Devant lui, venant de partout, des colonnes de réfugiés et des droïdes de combats portant des blessés marchaient avec la même détermination vers les barges de débarquement.



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Cela faisait plusieurs heures que le soleil venait de se lever sur cette macabre scène, mais les intenses fumées noires et les incendies d'apparence éternelle obstruaient en grande partie la lumière du jour qui aurait dû révéler la beauté de Raxus aux yeux chanceux de chacun.
Du haut de la passerelle de la sphère de commande du vaisseau du Haut Amiral Iriuun, Rainar contempla le cadavre de Raxus. Le Haut Amiral était à sa droite et le reste de l’État Major étaient assis autour d'une table, communiquant par hologramme depuis Sluis Van.

- J'ai de bonne nouvelles, si on peut dire ceci, commença le Haut Amiral, nous venons d'avoir confirmation que l'ensemble des mondes attaqués par la République ont été repris. La quasi-totalité de leur vaisseaux ou troupes ont été anéantis ou fait prisonniers. Une minorité de vaisseaux ennemies a réussi à fuir les zones de combats dans un état déplorable. Leurs pertes sont considérées comme très lourdes au vu de leur capacité opérationnelle.
- Et quel est l'étendue des dégâts ? demanda Rainar qui avait besoin d'en venir vite au vif du sujet.
- Malheureusement ils sont très semblables à ceux de Raxus, intervint Alder Tionnick, directeur de l'OSC. Pour Pammant, on estime que 60% des chantiers navals ont été détruits et près de 25% sévèrement endommagés. La capacité de ces chantiers est nulle désormais. Pour Sullust, c'est pareil. 70 % des chantiers ont été détruits et 20% sévèrement endommagés. Entre nos premiers et troisièmes plus importants chantiers navals de productions de destroyers lourds réduits à néant, notre capacité de production est diminuée de 50%. Et c'est un chiffre optimiste. C'est … tout simplement énorme.
Les agglomérations de Pammant ont été relativement épargnées, mais les usines de fabrications des matériaux ont été en grande partie détruites. Entre les chantiers et les usines, plus les dégâts collatéraux, on estime à 9 millions le nombre de morts. Heureusement que la planète demeurait peu peuplée malgré l'arrivée massive de travailleurs ces dernières années.
Pour Sullust, les pertes sont plus lourdes. En plus des chantiers, les nombreuses mines de matériaux que nous exploitions pour l'armement et les blindages, les principaux spatioports, les lignes de gravi-tram, les usines de conceptions, les raffineries et la capitale, Pinyumb, ont été très lourdement touchés. La capacité de production de la planète a chuté de 80%. L'économie est en ruine. En termes de pertes, on estime entre 164 millions et 237 millions de morts et/ou disparus. La majorité des installations se trouvaient sous terre. Les éboulements ont fait des dégâts collatéraux monstrueux. J'ai aussi le regret de vous annoncer que Tenn Vasuub, leader indépendantiste de la planète, responsable du développement économique massif récent de son monde, membre du Conseil Séparatiste, a perdu la vie dans le bombardement de la capitale. Il était manifestement visé.
Pour Scipio, continua Tionnick d'une voix étranglée et maussade, les pertes sont lourdes aussi. La capitale Siterra, et la forteresse de la Voûte, ont été réduites en ruine. Le siège du Clan Bancaire, les coffres, les actifs et les données de gestion de la Bourse Galactique ont été pulvérisés à 100%. Les cours de la bourse s’effondrent partout dans l'espace Séparatiste à l'instant où nous parlons. Des milliers de sociétés et corporations sont en train de s'effondrer. Nos principales corporations souffrent de cette attaque. Nous aurons un bilan prévisionnel dans les heures prochaines. Les principaux spatioports, là aussi, ont été détruits. Cependant les frappes ont été plus limitées qu'ailleurs sur ce monde. On estime entre 27 millions et 33 millions le nombre de disparus. Là encore, il faudra préciser les pertes. La totalité des hauts responsables du Clan Bancaire ont perdu la vie, à l'exception du Président San Hill, alors sur Muunlist au moment de l'attaque.
Pour Cato Nemoida, le bilan est encore plus lourd. L'importante urbanisation et le développement record de ces six dernières années ont fait passer la population de 8,5 millions d'habitants, essentiellement Nemoidiens, à 88 millions, immigration venue de toutes espèces. Les nouvelles villes-ponts ont été faites à la « va-vite » pour les immigrés venu travailler pour le compte de la Fédération du Commerce. Aucune des villes-ponts n'a supporté les attaques.
- Vous voulez dire … commença Rainar.
- Que sur 88 millions d'habitants, on estime à 80 millions le nombre de pertes. Seules les évacuations ont pu sauver quelques vies. Les Nemoidiens ont été les premiers touchés, manifestement visés par la République. On ne sait pas encore combien de Nemoidiens auraient survécu, mais statistiquement, la totalité de la population Némoidienne a péri dans cet assaut.

Rainar mis les coudes sur la table, croisa les mains et reposa sa tête dessus de désespoir à ces nouvelles.

- Par la Force …
- J'ai le regret de vous annoncer que Nute Gunray et Lott Dod ont tous les deux perdu la vie, tout comme la totalité des hauts dignitaires de la Fédération du Commerce. L'avenir de la corporation et de ses actifs engagés dans ce conflit est donc totalement incertain. Les répercussions pour la distribution et le transport des ressources et denrées dans la Confédération seront sans doute catastrophiques, de même pour la production de droïdes de combat et l'effort de guerre.
Et enfin. Raxus.

Rainar se redressa, ne sachant pas s'il pouvait en entendre davantage.

- Nous estimons Raxulon détruite à 100%. Masiel, Tertitial, Jaenara, Draxit, Raxiloka et six autres mégalopoles majeures ont été touchées par les attaques. La totalité des spatioports ont été bombardés. Nos usines et industries lourdes de pointe étaient clairement visées à travers ces mégalopoles. De même que nos instances politiques. Mis à part une soixantaine de Sénateurs non présents sur Raxus, la totalité des Sénateurs présents sur la planète, de leurs assistants et de leurs délégations ont perdu la vie.

Et Dria …
, pensa Rainar. Sa jeune assistante était restée sur Raxus pour s'assurer que l'ordre règne au Sénat et veiller sur ses affaires en cours. Comme tout le monde, elle avait perdu la vie dans le bombardement final de la République. Elconse était la seule personne avec qui Rainar pouvait faire tomber le masque de Chef de l’État, plus encore qu'avec Thodes. Depuis son élection, il y a six ans, elle l'avait assisté tous les jours, à chaque minute et s'était montrée être sa supportrice la plus loyale. Sans elle, il aurait été submergé il y a bien longtemps et n'aurait jamais pu tenir. Elle était devenue une confidente, une amie, un socle et une sorte d'apprentie. Il espérait que ses compétences et son sens politique face d'elle son successeur. Il l'a voyais bien grandir, devenir une figure importante du courant politique représenté par Rainar. Il la voyait tout aussi bien le surpasser, lui planter un couteau dans le dos et prendre son poste. Ça aurait été une belle fin. L'élève surpassant son maître et reprenant le flambeau. Rainar aurait pu alors être son soutient à son tour, et lui rendre ce qu'elle lui avait apporté. Il ne lui en aurait absolument pas voulu pour ça. C'est la règle en politique. Et il connaissait suffisamment Elconse pour savoir que c'était quelqu’un de généreux, d'altruiste et de sincère. Cela aurait excusé toute trahison, après son soutien indéfectible. Mais il n'avait jamais envisagé de la perdre comme ça. Violemment pulvérisée dans un bombardement gratuit et meurtrier. Il l'imagina, apeurée, en train de courir pour se mettre à l'abri, puis disparaître dans les flammes. Un puissant sentiment de haine le prit aux tripes. Il voulait faire payer quelqu'un pour ça. Tout d'un coup, une pensée lui vint. Qu'allait-il faire sans elle ? Comment allait-il continuer sans sa loyale assistante ? Son second ? Il se sentait sans filet, pendu dans le vide, presque orphelin. C'était angoissant.


- On estime les pertes entre 1 milliard et 1 milliard 115 millions sur les 8 milliards d'habitants que comporte la planète. Raxus est le monde le plus durement touché dans toutes ces frappes. La République voulait clairement frapper fortement notre capitale. L’économie est ravagée, sa capacité de rémission extrêmement faible. Toutes nos instances gouvernementales ont été décapitées, à l'exception de vous, Monsieur. Les dégâts sont aussi environnementaux. Les bombardements ont réduit en poussière entre 5 et 15 % des trois continents. L’atmosphère est profondément saturée de particules toxiques dues aux bombardement. Cela va bloquer une grande partie de la luminosité et anéantir la vie sur environ 15% de la planète. Peut être 25% selon les estimations les plus pessimistes. Les océans ont été évaporés sur 10 % de la planète et inversement, on nous a signalé une soixantaine de raz-de marée avec perte définitive de terre sur de nombreux littoraux. En dehors des problèmes de luminosité, de nombreux endroits un peu partout sur la planète sont actuellement inhabitables à cause des bombardements. Raxulon est à la limite au vu de la toxicité, mais devrait pourvoir être traité immédiatement pour inverser le processus.
Au total, on estime entre 1 milliard 280 millions, et 1 milliard 474 millions le nombres de morts civils de ces assauts. A cela il faut rajouter les 9 millions de morts militaires comprenant les équipages des vaisseaux capitaux détruits, les pilotes abattus, et les soldats morts au champ d'honneur. Cela prend en compte les forces de défenses lors de l'attaque de la République et les victimes des forces de d'intervention. Je n'inclus évidemment pas les droïdes dans le compte qui se chiffrent en dizaines de millions .

A la fin de l'insoutenable décompte de Tionnick, personne autour de la table n'osa prendre la parole.

- Bien. Alors comment devons-nous procéder maintenant ? finit par demander le général Kleeve, chef des armées droïdes et du Corps des Volontaires de la CSI depuis la déchéance de Grievous.
- Ce que nous allons faire, général ? C'est très simple. Je veux qu'on mobilise la totalité de nos forces armées et qu'on les jette immédiatement sur la Bordure Intérieure. Je veux une campagne militaire totale sur les mondes de la République ! répondit avec fougue Rainar.
- Et combien de temps cette campagne durera t-elle ? demanda Iriuun.
- Combien de temps ? répéta Rainar d'une voix sidérée.

Le Chef de l’État se leva et alla ricaner devant la baie d'observation de la passerelle de la sphère de contrôle.

- Je crois que vous n'avez pas compris la situation, finit par dire Rainar en montrant d'un geste du pouce les paysages ravagés de Raxus. Cette campagne ne s'arrêtera que jusqu'à ce que leur République tombe en ruine. Nous l'arrêterons que lorsque nous marcherons sur Coruscant et pas avant. Il n'y aura ni pause, ni temps mort. Nous jetterons toutes nos forces dans la bataille jusqu'à la victoire ou la mort, et quelque en soit le prix !
- Justement, parlons-en du prix ! intervint Tionnick. Monsieur le Chef de l’État, la Fédération du Commerce finançait et produisait une grande partie de notre infanterie mécanisée, en plus de fournir des vaisseaux de contrôle. Le Clan Bancaire finançait largement les corporations avec des prêts a taux ultra préférentiels pour permettre à la CSI d'aligner ses forces, sans parler de leur importante contribution avec la production de leurs frégates pour nous. Nous avons aussi perdu une énorme source de revenu avec Sullust. Sauf votre respect, Monsieur, les caisses sont vides ! Et avec la chute du Clan Bancaire, la crise économique va écraser toute possibilité de reprise avant des années ! Comment comptez-vous financer les corporations ? Elles risquent tout simplement de disparaître ! Demandez une guerre totale maintenant, c'est nier l'état de notre économie. On ne le supportera pas.
- Proposez-vous de capituler ? De faire un nouveau traité de paix défavorable ? Voulez-vous vraiment donner raison à ces enfoirés ? Leur faire croire qu'ils avaient raison de faire tout ça ? On parle de près d'un milliard et demi de pertes bon sang ! ne décoléra pas Rainar.
- Non, monsieur, répondit Kleeve à la place de Tionnick qui s'était enfoncé dans son siège. Mais avant de se lancer à l'assaut du Noyau, nous devons trouver un moyen de stabiliser notre économie et dégager de nouvelles sources de financement. Il faut sauver les corporations.
- Pourquoi pas lever l'impôt sur les mondes Confédérés ? Plus que leur contribution symbolique actuelle j'entends, proposa Iriuun.
- Les populations vont être touchées de plein fouet par l'effondrement du système financier. Les étrangler ne va qu'attiser le mécontentement, prévint Tionnick.
- La contribution actuelle est dérisoire, plaida Iriuun. C'est un moment de crise, nous devons nous serrer la ceinture.
- Iriuun, votre rôle est de diriger et veiller à la bonne santé de la Marine Confédéré et au Corps des Chasseurs Volontaires de la CSI, répliqua Rainar d'une voix cassante. Vous n'êtes pas conseiller économique. Vous réfléchissez comme un militaire, et pas comme un politicien. C'est pour ça que vous ne faites pas de politique.
- Je dis juste …
- La CSI est une confédération, Haut Amiral. Nous ne sommes pas un État souverain au-dessus des États souverains. Nous pouvons collecter le minimum syndicale pour faire fonctionner nos institutions, mais nous ne pouvons pas lever l’impôt, et a fortiori un puissant impôt, sur les populations. Et certainement pas sans leur accord. Les peuples indépendants vont subir de plein fouet l'attaque de Scipio et de Cato Nemoida comme l'a fait remarquer le Directeur Tionnick. Il va déjà y avoir une dépression économique majeure. Les gens vont souffrir, être en colère, demander justice. Il va y avoir une instabilité politique colossale. Tous les régimes indépendants pro-Confédération vont être montrés du doigt et désignés comme responsable. Il y aura sans doute des émeutes. Notre côte de popularité va s'effondrer. Venir demander à ces gens qui vont se retrouver dans la misère de donner ce qu'il leur reste pour se « serrer la ceinture » et faire « un effort », ne va que terminer de les convaincre de se révolter contre nous. Ce sera la fin de la CSI. Vous devez voir plus loin que le prochain mois pour gouverner.
- Alors qu'est-ce que vous proposez ? abandonna Iriuun en croisant les bras.

Rainar resta contemplatif un moment, regardant au loin les nombreuses unités aériennes et terrestres lutter contre l'incendie ravageant les vestiges de Raxulon.

- Et pourquoi pas créer nous même les ressources ? finit par proposer Rainar.
- Vous n’envisagez tout de même pas de …
- Si, Tionnick, exactement. On va faire créer de la monnaie et l'injecter massivement dans tous les secteurs de l'économie. On va renflouer totalement les corporations avec des milliards de crédits dont nous fixerons la valeur.
- Monsieur le Chef de l’État, répliqua Tionnick sur le ton du gentil professeur parlant à son élève de collège, même sans être un expert en économie, l'injection massive de monnaie à la valeur fictive dans notre économie va faire chuter le coût de la vie tout en augmentant la masse monétaire. Ça va causer une inflation énorme.
- Mon conseiller économique est peut-être mort, mais je sais tout ça, Directeur.
- Alors pourquoi ? Que voulez-vous faire ?
- Gagner du temps.
- On devra quand même payer les pots cassés à la fin. Un système basé uniquement sur la planche à billets, sans réelles ressources est voué à exploser, nous le savons tous. Vous gagnerez au plus quelques années.
- Oh, mais on remboursera tout ça. Toute la richesse créée. On va contracter tout cela dans un prêt gigantesque, gratuit bien sûr vu qu'il s'agit d'un plan de sauvetage, le temps de finir la guerre en alimentant la machine militaire, puis on remboursera.
- Qui remboursera ? La population ? s'interrogea Iriuun. Vous venez de dire que vous ne vouliez pas lever d'impôt...
- Non, pas la population. La République. C'est la République qui remboursera tout jusqu'au dernier centime.

Rainar se retourna vers l'assemblée dubitative et stoïque.

- Si nous gagnons la guerre, la République n'existera plus, Monsieur, souligna Kleeve.
- Oui, mais le Noyau, les Colonies et la Bordure Intérieure existeront toujours. Et jusqu'à preuve du contraire, la quasi totalité des richesses produites se concentrent dans cette zone de la galaxie. Nous n'avons pas le droit de lever l'impôt sur les mondes libres et indépendants, mais il en est autrement des mondes mis sous occupation de la CSI !
Lorsque nous aurons pris Coruscant, nous savons tous que la quasi-totalité des mondes du Noyau, foncièrement Loyalistes, refuseront de reconnaître notre autorité. Nous créerons donc un statut d'occupation nous donnant le contrôle exclusif du Noyau et des mondes périphériques afin de s'assurer du maintien de la paix. Là nous serons en mesure de lever l'impôt, un impôt qui sera à la hauteur des richesses des peuples du Noyau. Nous les compresserons. Nous prendrons leurs économies, leur patrimoine culturel et territorial, nous prendrons tout. Il y a aussi une quantité importante de mines et ressources jamais exploitées pour préserver l'environnement des Mondes du Noyau et des Colonies. Ils ont préféré durant des siècles exploiter les mines de la Bordure Extérieure, ravageant leur éco-système, condamnant à la pollution et au atmosphères toxiques les peuples de la Bordure pour conserver leur confort. On fera sauter ça. On épuisera jusqu'à extinction leurs ressources, jusqu'à que la note soit réglée !
- Pour l'esprit réconciliation et intégration, c'est râpé, lâcha Kleeve.
- C'était le plan avant ce massacre, général. La République sera la seule responsable de cela. C'est elle qui a créé les conditions qui nous obligent à faire cela. Nous avons des milliards de personnes sous notre responsabilité. Des peuples qui ont déjà subi des siècles d'exploitation de la part du Noyau. C’est au tour du Noyau de payer l'addition. Les richesses sont là-bas ? Très bien ! C'est là-bas qu'on se servira pour une fois !
- Ça c'est à condition que Windu et le Conseil ne dilapide pas toutes les richesses du Noyau pour sauver la République, ou juste pour faire chier la Confédération, grogna le Dévaronien reconnu pour sa parole libérée.
- Malgré la loi martiale, il y a des limites à ce que les Jedi peuvent faire, surtout depuis le retour du Sénat. Ainsi, messieurs, nous sauverons la CSI, la Bordure Extérieure et nous nous sortirons de ce mauvais pas. Et plus important encore, nous pourrons faire payer la République et apporteront justice aux victimes de ces attaques.
- Ça pourrait marcher, acquiesça Tionnick. Mais il faudra maintenir de nombreuses ressources militaires pour maintenir l'ordre dans le Noyau.
- Malgré les récentes pertes, nous gardons la plus puissante flotte jamais construite. Nous sommes encore à environ 10 contre 100 en notre faveur. Si nous adoptons cette planification économique, nous multiplierons encore nos forces. Ça nous permettra à la fois d'assurer la sécurité des Régions d'Expansion à la Bordure Extérieure, tout maintenant l'ordre dans les territoires occupés du Noyau et des Colonies. Je compte aussi appuyer la campagne de recrutement de façon beaucoup plus intensive. Communiquez sur ce qui s'est passé sur ces mondes. Désignez les responsables du calvaire des peuples Séparatistes. Il faut qu'ils sachent de la main de qui ils souffrent. Ça ne fera que motiver d'autant plus les gens qui se sentiront concernés. Plus ils rejoindront nos rangs, et plus nous produirons de droïdes, plus nous aurons les forces nécessaires pour brûler la République.

Les représentants des branches armées de la CSI applaudirent ces dernières paroles. Ils étaient enthousiasmés. Ils avaient enfin un plan.

- Il faudra encore que vous obteniez ce prêt gratuit auprès de San Hill, alors que le Clan Bancaire est dans la tourmente, continua tout de même Tionnick en se levant. Ensuite que vous convainquiez les autres membres du Conseil Séparatiste.
- Les Muuns sont des banquiers. Les banquiers survivent à tout, ils sont indestructibles. San Hill a investi bien trop de choses dans la CSI. Il n'y a plus aucune place pour lui et le Clan Bancaire au sein de la République, et il le sait très bien. C'est un pragmatique. Il fera ce qui est nécessaire pour son intérêt et celui des siens. Et leur intérêt c'est de venger leurs millions de morts et d'assurer la pérennité de la CSI. S'ils ont retour sur investissement et que le rêve du libre marché perdure, ils y gagneront plus que jamais, malgré ce revers. Je ne doute pas que Hill suivra. C'est le plus gros risque qu'il devra prendre, mais c'est ça ou la banqueroute en espérant la clémence de la République.
- Et pour les corporations ?
- Une fois que la source de revenu sera garantie, je saurais gagner la confiance des corporations. Elles ont besoin d'être rassurées, et si le Clan Bancaire nous suit, c'est un gage puissant. Et puis, elles ont été totalement désavouées à la chute de Palpatine. Plus encore que pour le Clan Bancaire, il n'y a aucune place pour eux en dehors de la Confédération. On parle de leur survie à elle aussi, je doute qu'ils négocient longtemps sur ce point là. Je réunirais le Conseil Séparatiste en assemblée plénière, mais avant je dois m'entretenir avec Hill pour avoir un dossier solide.
- Alors on a un plan, conclut Tionnick
- Merci, messieurs. La séance est levée. Je vous laisse retourner à vos devoirs, je suis sûr que vous avez des millions de choses à faire.





Désolé de la coupure abrupte, lais fallait en laisser un peu ! :transpire: La partie suivant clôturera déjà ce chapitre de transition qui était l'épilogue du complot Sith. De la première phase. Après la conclusion de la semaine prochaine, on va aller dans le comble de l'horreur, une horreur garantie sans Sith pourtant :diable:
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Messagepar L2-D2 » Mer 10 Oct 2018 - 13:20   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Cinquième partie du Chapitre 5 lue !

Oh purée ! :shock:

Je pense que, comme Rainar, j'ai eu un gros malaise qui m'a gagné au fur et à mesure qu'on lui énonce les millions, les milliards de morts des mondes Confédérés. Mais voilà que le Chef d'Etat, au lieu de se laisser abattre, se redresse, a un plan et escompte bien broyer la République. Y parviendra-t-il ? Ce ne sera sans doute pas si facile que cela...

Au passage, jolie scène entre Vos et la petite Falleen. Ça fait du bien au milieu de toute cette horreur ! :cute:

Vivement la suite !
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Messagepar Clonedroïd92 » Dim 14 Oct 2018 - 20:04   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Ah c'est loin d'être fait on est d'accord. La CSI est a terre, mais la République est toujours dans un état épouvantable. Dans la tête des Jedi, soit Rainar plierait, soit il serait capturé jusqu'a qu'un autre se plie à sa place. Le scénario catastrophe que je vous ai servi est assez inattendu pour les uns comme les autres. La guerre va reprendre. La République ne peut pas la gagner, mais la CSI le pourra t-elle pour autant ?

On sait pas où on va, mais on y va ! Et la fin des beaux jours sonne.
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Messagepar Clonedroïd92 » Mer 17 Oct 2018 - 13:34   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Sixième et dernière partie de ce chapitre de transition ! Bonne lecture !






Chapitre 5 : Qui veut la paix, termine la guerre (Partie 6)







L’État-Major Séparatiste disparu de l'holotable et le Haut Amiral Iriuun quitta la passerelle pour laisser Rainar seul.
Ce dernier aperçu Vos et Thodes sortirent de l'ombre. Ils avaient assisté à toute la scène mais Rainar le savait. Il les avait invités à cette réunion.

- Alors on repart en guerre ?
- Désolé, Vaik. Je sais que tu désirais la paix...
- Plus maintenant. Je comprends. Je ne laisserais pas passer ce qui s'est passé ici. Et les choses sont plus graves qu'elles ne le paraissent. Pour nous, en tout cas.
- Que veux-tu dire ?
- Lorsque nous allons répliquer, à ton avis, qu'arrivera t-il aux bastions du Noyau ?
- Ils ne laisseront jamais de puissants Mondes du Noyau devenir des points de ralliements Séparatistes, confirma Vos. Quand j'étais encore au service de la République, la seule chose qui nous empêchait de rentrer en guerre permanente avec les Séparatistes du Noyau, c'était que les lignes de front étaient très éloignées de ces mondes et qu'elles demandaient toutes les ressources disponibles. Il était peu probable que la CSI pilote des opérations massives depuis ces mondes. Elle était incapable de fournir soutien et renforts à leurs troupes. Alors on s'est contenté de les assiéger, de couper toutes les voies de ravitaillement et de les surveiller. Mais maintenant que la Bordure Intérieure va tomber, Fondor, Brentaal et Esseles, entre autres, vont devenir de sérieux problèmes pour la République. Elles vont devenir une menace. La République ne tolérera pas d'avoir des Séparatistes derrières ses lignes de front, prêts à frapper.
- Et notre seul moyen de les protéger sera de lancer des assauts multiples, violents et acharnés sur toutes les positions Loyalistes, Kade. Si on laisse un moment d'accalmie, ils s'en prendront à Esseles, insista Thodes. Il n'est plus du tout question de paix.

L'inquiétude se lisait dans son regard.

- Ne t'en fais pas, Vaik. Je ne laisserais jamais la République martyriser Esseles encore une fois. Je te le promets.

Rainar soupira.

- Gale, par la Force, n'était pas sur Raxus lors de l'attaque, dit en Rainar en évoquant le sénateur de Fondor, un de ses plus proches alliés. Il était retourné sur Fondor pour fêter l'accord de paix et la libération de sa planète.
- Ils ont du l'arrêter, supposa Thodes.
- Je ne sais pas. Gale a de nombreux amis sur Fondor. Il aurait très bien pu s'en sortir.
- Oubliez-le, intervint Vos. Qu'il soit entre les mains des troopers ou libre, il est sur Fondor. A l'instant ou je vous parle, les forces de la République ont déjà refermé les voies de communications entre Fondor et la CSI. Il ne pourra plus rentrer tant que la République tiendra le système.
- Je peux peut-être voir avec l'OSC pour le faire extrader … dit Rainar à lui-même.
- Quelle est notre cible, Kade ? coupa Thodes désireux visiblement de retourner à l'assaut de la République.

Rainar se tourna vers lui, un bras posé sur son autre bras croisé, triturant sa barbe.

- Onderon, finit-il par dire. Vous allez prendre Onderon. La planète est sous le contrôle de la milice Loyaliste qui a pris le pouvoir, avec l'accord du souverain, Dendup, il y a sept ans. On a encore de nombreux alliés là-bas. L'OSC nous a appris ces derniers jours que la République tentait d'établir des relations diplomatiques plus engagées avec le Consortium Hapès. Je ne veux pas prendre le risque que Hapès sort de son isolationnisme pour rejoindre la République. Son système est stratégiquement bien placé, au cœur du front, et dispose de ressources riches et d'une puissante armée. Prendre Onderon et repousser la République hors du secteur, tout en apportant la guerre aux portes du Consortium devrait les convaincre de rester planqué sur leur planète.
- Cela fait longtemps que les Onderoniens ne nous soutiennent plus, remarqua Thodes. Depuis l'occupation de la planète. Et la « dédookuisation » de la CSI n'y a rien changé.
- La milice Loyaliste de Gerrera est loin de faire l’unanimité non plus, contra Rainar en mettant sa main devant lui. Et Dendup est mort il y a deux ans. Son aura a disparu avec lui.
- Sans doute, mais la majorité de l'opinion publique est neutraliste désormais. Même si on arrive à bouter les Loyalistes hors de la planète, nous ne pourrons pacifiquement prendre le contrôle de la planète.
- Ce n'est pas grave. Je ne souhaite pas ré-intégrer Onderon à la CSI. Ils ont fait leur choix. Mais la planète est sous occupation de l'armée Loyaliste avec l'accord de la milice. Si on arrive à éradiquer les forces de la République et à la virer du système, nous aurons au moins libéré nos alliés Séparatistes Onderoniens et fait reculer la République. C'est la seule chose qui m’intéresse. Et Hapès restera à sa place.

Thodes hocha la tête.

- On part quand ?
- De suite. Vous attaquerez la planète dès votre arrivée dans cinq heures.
- Très bien, Kade. Je prépare mes pilotes. Onderon ne tiendra pas une rotation de plus.

Thodes ne fit pas le salut réglementaire, mais vint prendre le bras de Rainar, qui lui prit le sien en retour. Ils se regardèrent dans les yeux au cas où ce serait la dernière fois qu'ils se voyaient, puis Thodes tourna les talons et franchit la porte de la passerelle.
Vos resta planté là, tout droit, à regarder Rainar.

- Et moi, où dois-je aller ?
- Où bon vous semble, Vos. Vous avez accompli tout ce que je vous avais demandé et pour ça vous aurez ma gratitude éternelle. Je vous dirais bien de rester sur Raxus, mais la cadre est devenu nettement moins bucolique qu'auparavant.
- Je ne parlais pas de ça. Il y a maintenant près de deux ans, vous m'avez fait une proposition. Je tenais à vous dire que j'étais prêt à l'accepter.

Rainar, qui était en train de se servir un whisky, arrêta son geste.

- Je vous avais demandé de fonder un nouvel ordre de Jedi pour faire respecter la paix et la loi dans la Confédération, Vos. Mais on est très loin d'avoir cette paix, aujourd'hui.
- Je vous demande de me laisser vous aider à rétablir la paix. Laissez-moi vous aider à mettre fin à cette guerre. C'est bien pour ça que vous m'avez laissé assister à cela ? Pour me montrer les morts que vous subissez de la part de la République ? Pour me montrer la suite du programme ?
Je vous ai demandé d'être un gardien de la paix, Vos, pas de redevenir un général. Je vous ai laissé assister à ce débriefing car je vous estime des nôtres. Car je pense que c'était votre droit de savoir avant tous les autres ce qui nous attends tous. Mais je me répète, je ne vous demanderais pas de faire nos guerres à notre place.
- Je ne sais pas si vous vous en êtes rendu compte, mais ce n'est plus votre guerre, désormais. Ça ne l'a jamais été. Si vous voulez vraiment que je sois un gardien de la paix, il faudrait que cette paix arrive un jour. J'ai vraiment cru que cela allait être le cas. Mais cette paix dont vous me parlez, j'ai bien failli la voir définitivement disparaître hier. En même temps que la CSI toute entière. Un milliard et demi de personnes sont mortes. En très grande majorité, des civils. Des innocents. Je savais que la République s'était perdue, qu'elle était corrompue. Je savais que l'Ordre Jedi s'était perdu avec elle, et depuis longtemps, mais je n'imaginais pas à ce point là ! On a toujours tué des civils, mais au cours d'opérations militaires. C'étaient des dommages collatéraux non visés ou des bavures des militaires indépendantes de notre volonté. Cette fois, ce sont les Jedi qui ont ordonné la mise à mort de millions de civils ! Pendant un pourparler de paix ! C'est du jamais vu dans l'histoire de l'Ordre. Les Jedi n'existent plus pour moi. C'est très clair. Ils sont morts, et … autre chose a pris leur place. Quelque chose qui n'hésite pas à tuer des civils. On doit mettre fin à cette folie. On doit mettre fin à tout ça, Rainar ! J'étais un des leurs, j'ai combattu pour eux autrefois. J'ai ma part de responsabilité.
- Vos... soupira Rainar. Vous parlez avec révolte, sous le coup de la colère. C'est une décision sans doute un peu trop à chaud …
- Je n'ai plus de haine en moi, Rainar. La haine a cessé de guider mes pas avec la mort de Palpatine. Mais en tant que Jedi, je n'ai pas le droit de rester les bras ballants devant autant d'injustice.
- Mais Vos, nous avons nous même commis des actes similaires par le passé. Et ce qui va se passer dans le Noyau va être moche. Ça va être violent. Des innocents vont mourir. Nous n'allons ni être tendre, ni précautionneux. C'est notre haine. Pas la vôtre. Epargnez-vous cela, Vos. Vous êtes un type bien. J'aurais besoin de vous ensuite. En des temps plus sereins.
- Je ne dis pas que je cautionnerais ce que vous allez faire, mais vous le ferez en réponse à un crime odieux. Vous le ferez dans un contexte de guerre. La République à commis ces crimes de sang froid alors que vous leur tendiez la main pour la paix. Votre offre était juste. Rien ne justifiait cela. Rien du tout ! Et puis, si je peux éviter la CSI de se perdre en chemin et de calmer vos fureurs, je me dois d'essayer.
Et surtout … il y a maintenant une vérité que j'ai comprise. Une vérité que je n'avais jamais accepté de toute ma vie mais que vous aviez compris depuis longtemps. Elle s'impose à moi désormais. Elle est implacable.
- Et quelle est elle ?
- La paix ne pourra jamais voir le jour tant que l'un des deux camps survivra. Vous avez essayé, mais c'est clair maintenant. Nous n'allions que poser les jalons d'une guerre froide qui allait maintenir la galaxie sous tensions à jamais. Ça aurait de nouveau explosé, à un moment ou un autre. Ce n'était pas la véritable paix qu'on allait trouver. Mais un compromis. On allait couper la galaxie en deux. La vraie paix, la paix sereine, celle qu'on veut pour nos enfants, ne verra le jour que lorsque l'un des camps aura cessé d'exister. Quand la galaxie sera de nouveau unie. Il va falloir aller jusqu'au bout de cette révolution cette fois. Je sais que ça imposera des morts. Des innocents vont périr. Mais les gens meurt à la guerre. S'il y a bien une chose que ce foutu conflit m'aura appris et rappelé chaque jour, c'est bien cela. Donc cette fois j'irais jusqu'au bout. Je me livrerais corps et âme à cette guerre, à ma méthode, en ma conscience de Jedi, et à la fin de cet immonde marathon, on connaîtra enfin la paix, la vraie. La vérité que j'ai apprise est celle-ci. Pour avoir la paix, il faut terminer la guerre. Alors je vous le demande, où dois-je aller, Monsieur le Chef de l’État ?

Rainar hocha de la tête, puis posa son verre. Il prit un autre verre, et servit un whisky. Il tendit le verre au Jedi.

- Bienvenu dans la Confédération des Systèmes Indépendants, Garde Suprême Vos de la Garde Confédérée.
- C'est un titre bien solennel par rapport à la situation.
- J'ai bien peur qu'on ait plus le budget pour la fanfare, les fanions et la conférence de presse.

Vos prit le verre et trinqua avec Rainar.



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- Les chasseurs sont-ils prêts au combat ? demanda Thodes une fois sur l'Abnegator.
- Les Utai sont dessus. Ils seront prêts à temps, globalement y a rien de méchant, répondit Antius.
- Bien. On passera dans l'hyperespace dans trois heures. Je veux que vous soyez tous en tenue, prêts à décoller à proximité des chasseurs à ce moment là, compris ? D'ici là, reposez-vous bien. Avant ce soir nous prendrons Onderon, messieurs-dames.
A vos ordres, commandant ! répondit les Raiders.

Thodes suivit ses pilotes dans les coursives de l'Abnegator. Les chambres individuelles des pilotes étaient sur le même pont, au même niveau, bien que chaque pilote mette une chambre vide entre eux, comme pour sanctuariser une rupture entre l'escadron et leur vie privée. Une sorte de coupure mentale, un territoire sacré. C'était là un vestige de leur semblant de vie normale qu'ils avaient par le passé.
Mayla allait rentrer dans sa chambre, quand Thodes lui prit le bras.

- Non, s'il te plaît, viens avec moi.
- Je croyais que tu voulais qu'on se repose, fit-elle en souriant.

Thodes lui rendit son sourire mais n'y mit aucune connotation lubrique.

- S'il te plaît, viens.
- Ok, fit-elle sans résister.

Arrivé devant la porte de sa chambre, Thodes regarda autour de lui avant de presque pousser Mayla dedans.

- Le trip du gars sauvage ? On l'avait pas fait celle-là.

Une fois dans sa chambre, il l'embrassa avec fougue.

- Ma puce ...
- Hola , cow-boy !
- Écoute-moi. Je t'ai déçu lors de l'attaque de la station. J'ai compris. Tu pensais t'être engagée pleinement envers moi et que moi, je prenais la chose à la légère. Tu croyais que je ne voulais pas m'engager pleinement auprès de toi.
- Et ? fit-elle soudain agacée. Écoute, j'ai compris, tu veux juste une épaule ou trouver du réconfort. C'est humain. Moi, ça me va aussi. On a pas besoin d 'être le couple du mois. On peut continuer comme ça.
- Tu ne sais pas à quel point tu te plantes, Mayla. Je ne voulais juste pas que ça se fasse comme ça, dans cette guerre, au milieu de toute cette violence. On mérite mieux que ça. Tu mérites mieux que ça. Je voulais t'offrir une relation sérieuse, un foyer, un lien puissant et stable. Ce que tu n'as jamais eu. J'espérais que la paix nous offre cela. Mais la paix, visiblement, on ne la verra pas de si tôt, et peut être même jamais. On peut mourir à tout moment. On va mourir sur Onderon, si ça se trouve. Alors désolé Mayla, mais je refuse de crever et te laisser l'idée que je ne t'aimais pas comme un fou. Au diable la stabilité, au diable le foyer, au diable la vie tranquille et posée. Visiblement, ce n’est et ne sera jamais pour nous. La vie nous a dit d'aller nous faire foutre, alors moi, j'envoie se faire foutre la vie.

Sans laisser le temps à Mayla de répondre, il alla près de la grille d’aération au-dessus de son lit et ôta le cache. Il prit la petite boîte feutrée de velours rouge et se tourna vers la Twi'lek. Cette dernière regarda la petite boîte et Thodes successivement, sans visiblement comprendre ce que Thods allait faire.

- Mayla. T'es peut-être qu'une psychopathe insensible, une hystérique de première, un garçon absolument manqué, une salle folle qui finira par me tuer après une dispute d'un coup de couteau, mais t'es la fêlée que j'attendais depuis toujours. Je t'aime, je veux passer ma vie avec toi. Tu es ma famille désormais. Est-ce que tu veux m'épouser ?

La Twi'lek s'avança et leva une main comme pour frapper l'homme qui se tenait à genou. Mais son geste s'arrêta en l'air. Elle se mordait la lèvre inférieure, une larme coulant le long de sa joue droite. Thodes ne fit aucun geste de recul et maintient le regard.

- Abruti... je m'attendais à un bijou. Qu'on achète une maison ou des vacances ensemble... pas … ça.
- C'est un oui ou un non ?
- Tu ne vas pas me supporter ! C'est sûr, on va s'étriper ! Putain, t'es vraiment idiot ! T'imagine vivre ensemble ? H24 ?
- C'est pas comme si on allait vivre 56 ans ensemble au train ou vont les choses. Et je préfère encore mourir d'une de tes crises que dans l'espace froid lors d'une bataille. Je sais ce que je fais, Mayla. J'ai acheté cette bague sur Sullust sans trop savoir pourquoi. Mais c'est évident maintenant.
- Sullust ... répéta t-elle. Avant l'attaque de la station spatiale...
Alors c'est pas pour te rattraper de ce que tu as fait ?
- Quoi ? Non ! T'as rien écouté ou quoi ? Je t'aime et je veux finir ma vie avec toi ! C'est vrai depuis bien avant l'attaque de la sphère ! J'attendais juste … une opportunité. Le bon moment. Écoute, Mayla, ça fait mal d'être à genoux comme ça, alors tu veux m'épouser ou je vais me faire voir ?

Elle eut l'air de réfléchir encore en regardant le toit. Elle mordit encore plus sa lèvre et ses yeux s'embrumèrent encore.

- Putain... oui ! C'est ok ! C'est bon, épouse-moi.

Thode se leva et cette fois, ce fut Mayla qui se jeta à son coup et l'embrassa avec vigueur.

- Faut qu'on fasse une cérémonie ou autre chose pour officialiser le truc ? demanda t-elle. Je ne sais pas comment ça marche ce genre de chose.
- Je doute qu'on nous laisse le temps d'organiser ça. On s'en fout de l'aspect légal. Pour moi, on est mariés, toi et moi.
- Ça me va très bien, fit-elle en souriant sous ses larmes.
- Tu n'as jamais eu de nom de famille. Mayla Thodes. Ça le fait ou pas ?

Elle se contenta de hocher la tête en souriant.

- Merde, si un jour on m'aurait dit que je serais le genre de femme à se marier, j'aurais explosé de rire. Et j'aurais tué celui qui aurait dit ça. Qu'est-ce que ma vie est devenue, bon sang ?
- Meilleure ?
- Je t'aime, fit-elle.

Ils s'embrassèrent de nouveau.






Et on est repartit comme en 40 ! La semaine prochaine, début du Chapitre 6 : Au Recommencement. :wink:
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Messagepar L2-D2 » Mer 17 Oct 2018 - 18:41   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Sixième partie du Chapitre 5 lue !

Alors là, on sent bien qu'on vient de franchir une étape. La relation entre Thodes et Mayla progresse à grands pas (que c'est touchant comme déclaration... :oops: ) mais je crains que l'un des deux ne succombe dès la prochaine attaque sur Onderon du coup... :(

Et Vos qui prend définitivement fait et cause pour la CSI. Garde Suprême, rien que ça ! Voilà un titre qui sonne bien aux oreilles ! A voir désormais comment le Jedi va organiser sa Garde Confédérée et si, au passage, elle ne pourrait accueillir quelques transfuges de l'Ordre Jedi, comme un certain Obi-Wan Kenobi (oui, je ne peux pas admettre qu'il cautionne les décisions de Windu)...

Oh, vivement la suite, d'autant plus que les quelques mentions de Saw Gerrera font plaisir ! :oui:
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Messagepar Clonedroïd92 » Mer 17 Oct 2018 - 20:28   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

L2-D2 a écrit:Sixième partie du Chapitre 5 lue !


Et Vos qui prend définitivement fait et cause pour la CSI. Garde Suprême, rien que ça ! Voilà un titre qui sonne bien aux oreilles ! A voir désormais comment le Jedi va organiser sa Garde Confédérée et si, au passage, elle ne pourrait accueillir quelques transfuges de l'Ordre Jedi, comme un certain Obi-Wan Kenobi (oui, je ne peux pas admettre qu'il cautionne les décisions de Windu)...


Obi-Wan a encore un rôle a jouer. Mais il reviendra en temps voulu ...


Oh, vivement la suite, d'autant plus que les quelques mentions de Saw Gerrera font plaisir ! :oui:


Autant pas faire languir pour rien, pour au final une déception. :cry: SPOIL SPOIL !!!

Il y aura une ellipse temporelle avec le prochain chapitre (qui sera loonnngggggggggg comme ça), et Ondéron sera passé. Moi aussi l'idée de faire un combat sur Ondéron m'a plus, mais TCW a pas mal puisé dans cette source inspiratrice, je voulais repartir sur du neuf et du plus en adéquation avec le thème du prochain chapitre. Mais ce n'est peut être pas la dernière fois qu'on entends parler d'Onderon, et de Saw ... Le présent chapitre posait les objectifs à court terme qui vont relancer la guerre. Mais c'est sur une autre phase de la guerre qu'on va s'attarder désormais. Désolé :paf: :sournois:
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Messagepar Clonedroïd92 » Mer 24 Oct 2018 - 10:55   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Bonjour à tous ! Comme annoncé, nouveau chapitre ! 3 ans ont passé depuis les attaques des mondes Séparatistes lors du traité de paix de Manaan !
Ce chapitre sera le plus gros de ma fic (attendez vous à des parties 618 :paf: ) et sera la dernier vrai chapitre de cette fic avant l'épilogue. Mais on a le temps de voir venir. Toutes choses ont une fin. Bonne lecture à tous !











STAR WARS

LA GUERRE DE SECESSION





Chapitre 6 : Au Recommencement





12 ans après la bataille de Géonosis


«  Contrôle Frésia : … sommes débordés ! Nos défenses vont céder ! Les Séparatistes débarquent à la surface de la planète !

Contrôle Carida : Y en a partout !

Contrôle Coruscant : Répétez, Carida !

Contrôle Carida : Les Séparatistes ! Ils viennent de débarquer à 50 kilomètres de la capitale ! Comment ils ont fait pour attaquer le système ! On a eu aucune info ! Ils font quoi les Renseignements ?!

Contrôle Coruscant :Attendez, j'essaye de contacter les garnisons les plus proches !

Contrôle Carida : Il nous faut des renforts ! On est dépassé ! Maintenant !

Contrôle Duro: Ici le colonel Hogins *toussotements* Encore ! Mes hommes n'ont pas eu les renforts que vous nous aviez promis ! Mes pertes sont extrêmement lourdes... *toussotement*. On ne va pas y arriver... mon secteur sera tombé dans une heure … peut-être deux max. On va perdre nos communications longue portée...
Dites bien … qu'on aura tout fait pour défendre la République. Jusqu’à la mort. Colonel Hogins, des forces de défense de Duro, terminé.

Contrôle Coruscant : Duro ? Duro, répondez s'il vous plaît ?
On a perdu la communication avec les troupes sur Duro !

Contrôle Anaxes : Carida est tombée ? Est-ce que Carida est tombée ? Et a t-on perdu le contact avec Corulag ? Est-ce que les Séparatistes se rapprochent de nous ? Est-ce qu'on va se faire attaquer ?

Contrôle Coruscant : Attendez, Anaxes, je tente de joindre Corulag pour avoir leur rapport journalier. Pour Carida, la situation nous est inconnue.

73 ème Flotte : Ici la 73ème Flotte de la Marine de la République. Nous … nous venons de quitter Esseles. La situation est devenue impossible. Nos pertes sont catastrophiques ! J'ai perdu plus de 80% de mes forces … Brentaal va lâcher aussi. Fondor est déjà tombée. On se retire à quel point de repli ? Kuat ?

Contrôle Coruscant : Négatif, 73 ème Flotte. Nos renseignements nous indiquent que les Séparatistes ont été aperçus à proximité de Fendalle. Tout le système est bouclé.

73 ème Flotte : Frésia ? Anaxes ?

Contrôle Coruscant : Négatif pour Frésia. Le secteur est compromis. Anaxes on vérifie encore.

73 ème Flotte : Mais nous n'avons pas le temps ! Il nous faut un point de chute ! On est au milieu d'une zone dont on ignore si elle est encore sous contrôle de la République ou des Séparatistes !

Contrôle Anaxes :Avez-vous pris contact avec Corulag ? Quelle est la situation ? Elle s'était fait attaquer plusieurs fois déjà ! Est-ce que Corulag tient toujours ?

Contrôle Coruscant :On n'arrive pas à les joindre, Anaxes. Restez en attente, je vous préviens dès que j'ai du nouveau

Contrôle Anaxes : En attente ?! Si ça se trouve les Séparatistes sont sur le point d'envahir le système, bon sang !

Contrôle Coruscant :A toutes les forces du Noyau, nous venons de perdre contact avec Corulag, Alderaan, Chandrila, Brentaal, Caamas, Duro, Humbarine, et Esseles. Carida est considérée comme tombée. Tout le système de Kuat est bouclé. Ces mondes sont à considérer comme prohibés pour tous les mouvements de flottes et de troupes à venir, jusqu'à nouvel ordre.

Contrôle Carida : Mais … nous sommes en encore là ! On tient mais il nous faut des renforts !

Contrôle Coruscant :Désolé, Carida, mais au vu de la situation, il nous est impossible d'envoyer de renforts sur vos positions. Engagez la procédure de retraite. Quittez la planète et rejoignez les lignes alliézs. De préférence Coruscant.

Contrôle Carida : Vous vous foutez de nous !? On est encerclés ! Nos positions se font pilonner et nos troupes sont isolées ! On ne peut pas engager le moindre repli ! On est coincé ! Ne nous laissez pas tomber, Contrôle ! J'ai encore de dizaines de milliers d'hommes ici ! Il y a aussi tous les civils ! Merde, ne nous laissez pas tomber !! »

Extrait des communications des forces militaires de la République dans le Noyau



Corulag
12 ans après la bataille de Géonosis
3 ans après « l'Opération Unité »




Depuis leur arrivée, la victoire leur était déjà acquise. Lorsque l'Abnegator était sorti de l'hyperespace, la flotte de la République était déjà clairsemée, en infériorité numérique, et accusait de lourds dommages. Pour une fois, les Raiders n'étaient pas les assaillants initiaux, mais les renforts. Mais les informations ne correspondaient pas avec ce qu'ils avaient trouvé. La planète aurait déjà dû être sous contrôle.
La flotte Séparatiste avait subi aussi de lourdes pertes, plusieurs destroyers Providence, Recusant et Munificent étant déjà en flammes ou détruits, mais tout ceci n'avait plus grand chose de surprenant. Les pertes avaient toujours été colossales durant la Guerre de Sécession, mais depuis la campagne finale contre les Mondes du Noyau, la République vendait très chèrement sa peau à chaque bataille, bien décidée à emmener un maximum de Séparatistes dans la tombe avec eux. La multiplication radicale des effectifs organiques dans la chasse, dans les troupes et la flotte avaient aussi considérablement alourdie les pertes dans les rangs de la CSI. Après les attaques de la République lors du traité de paix, baptisées « Opération Unité » par les intéressés, les populations libérées de la galaxie avaient été choquées par la traîtrise des assauts. Le nombre de volontaires avait littéralement explosé. Les bureaux de recrutement avaient été submergés. Rainar avait fait le nécessaire pour communiquer sur ces actes et motiver les foules. En réponse, la République avait repris la conscription avec encore plus de fougue. Les conscrits englobaient désormais dès 18 ans jusqu'à 43 ans, au lieu de 36 ans auparavant, englobant des milliards d'individus jusqu'à présent épargnés. Les adolescents, en attendant l'âge de la conscription, étaient envoyés dans les usines pour faire tourner le reste de la République. La répression avait aussi pris un aspect bien plus violent. Les fuyards et récalcitrants étaient soient immédiatement abattus pour désertion et trahison, ou bien alors envoyer sur les fronts les plus violents, en première ligne, bien qu'il soit de plus en plus difficile pour la République de définir un front tant les lignes bougeaient rapidement. Les exemptions de conscription avaient pratiquement toutes disparues, et hormis des cas très rares, même les enfants de dignitaires, de haut gradés et de Sénateurs partaient désormais pour le front.

- Capitaine Maland, nous venons de vous dégager le couloir 14 de ces V-19. On se rabat pour vous porter assistance.
- Bien reçu, commandant Thodes. Vice-amirale Sayada, couloir dégagé.
- J'ai entendu, capitaine, répondit une voix de femme posée mais aussi froide que le métal. Les barges de débarquement décollent déjà.

Thodes repéra cinq V-19 en formation. Ils étaient en train d'achever un escadron de Vautours et s'en prenaient désormais aux pilotes du capitaine Maland.

- Dispersez-vous ! commanda Maland.
- On est dessus, capitaine ! encouragea Thodes. Tenez bon, on arrive !
- Où êtes vous, Raiders ? Ils sont sur moi ! appela une voix féminine non-humaine.

Deux P-38 étaient poursuivis par un pilote Loyaliste visiblement déterminé et acharné.

- Corial, il est sur vous ! Tirez-vous ! ordonna Maland.
- J’essaye, capitaine ! Il ne me lâche pas !
- Virez à droit, pilote! Il vous verrouille ! indiqua Thodes.

Mais le V-19 réussit à lâcher ses frappes bleutées. Le propulseur gauche du P-38 s'enflamma.

- Je suis touchée ! Je suis …

Le propulseur explosa, anéantissant le chasseur.

- Il vient sur moi ! appela son ailier, désormais seul.

Thodes le verrouilla et d'un passage rapide le détruisit avant qu'il ait eu le temps de faire une autre victime.
Mayla faucha un autre V19 en plein vol. Un autre fut anéanti par Kaylin. Drankar et Zi'rel en harponnèrent un par des tirs croisé. Rial, Maland et un autre pilote de son escadron se débarrassèrent du dernier chasseur du groupe.

- Le secteur est dégagé, rapporta Thodes.
- Les barges sont en train de rentrer dans l'atmosphère, indiqua Zi'rel.
- Elles devraient s'en sortir, répondit Maland. Nous devons attaquer la chasse Loyaliste qui protège leurs destroyers stellaires.
- Je suis d'accord, capitaine. Pilotes, en formation. On attaque leur chasse.

La quinzaine de P-38 se mirent en formation avec deux autres escadrons de P-38, et trois formations de Tri-Chasseurs. Les chasseurs Séparatistes foncèrent entre les destroyers en flammes de la République. Thodes verrouilla deux 170 qu'il harcela de ses canons laser. Le premier céda rapidement. Le second finit l'aile gauche arrachée et le cockpit en feu. Il s'écrasa contre son propre destroyer. Un V-19 verrouilla Antius, juste derrière lui. Thodes dû faire une embardée par précaution, et fit un demi-tour serré. Il réussit à éloigner le V-19 d'Antius par une attaque imprécise. Ce fut finalement un pilote de P-38 inconnu qui abattit le V-19.

- Ces engins sont agiles ! commenta Drankar.
- Ça fait longtemps que je n'ai pas vu de V-19, déclara Thodes. Ça remonte à sur Esseles, il y a onze ans lorsque la République a envahi notre planète. Mais ces chasseurs ont vite finit par disparaître à cause des V-Wing. On en a affronté quelques-uns à l'époque où on a composé l'escadron, mais ça faisait un bail que je n'en avait pas vu. Maintenant, on en revoit à chaque bataille, ou presque.
- La République ressort ses vieux stocks déclassés, répondit Maland. Avec notre campagne dans le Noyau, une grande partie de ses usines d'armement ont été détruites et ils ne peuvent plus assurer le ravitaillement des zones de front, alors ils ressortent les vieux coucous.

Au même moment, trois V-19 lancèrent un assaut rapide. Plusieurs P-38, n'ayant pas vu l'attaque furent abattus, les cris de leurs pilotes résonnants sur les ondes. Sept V-Wing donnaient l'assaut de l'autre côté.

- Ils nous prennent en tenaille ! cria Mayla.
- Dispersion par groupe ! Descendez-les ! ordonna Thodes.

Antius et Thodes montèrent dans un piqué vertigineux. Les V-19 ne purent suivre, mais les V-Wing tenaient la route. Les tirs verts des intercepteurs loyalistes zébrèrent l'espace près du cockpit de Thodes. Deux bruits sourds et des alarmes sur son tableau de bord indiquèrent que son chasseur venait d'encaisser des tirs.

- Je suis touché.
- Ça va ? demanda Antius.
- On est ciblé, faut qu'on dégage !

Les deux P-38 mirent leurs propulseurs en rétro-freinage au maximum et partirent chacun à droit et à gauche tout en faisant demi-tour, longeant la formation de V-Wing montante de chaque côté.

- On remonte avant qu'ils se retournent.
- Ouais !

Rodés à l’exercice, les deux P-38 reprirent un virage à 380 degrés, luttant contre leur propre propulsion, et firent face à la formation de V-Wing, toujours en phase de montée. Ces derniers commençaient tout juste à freiner et tourner pour redescendre. Ils étaient vulnérables. Thodes ouvrit le feu, de même qu'Antius sur les quatre V-Wing en face d'eux. Ils les réduisirent en poussières avant qu'ils ne comprennent ce qui leur arrivait.

- Youhou ! fit Antius.
- C'est dingue, ils se font systématiquement avoir ! railla Thodes.

A leur retour avec la formation, les V-19 et derniers V-Wing étaient déjà détruits ou en déroute.

La bataille n'en était plus une. Des zones entières de l'orbite étaient maintenant claires de tous chasseurs ou destroyers. La formation Loyaliste était éventrée et perméable. Les Venator et Acclamator étaient en train, les uns après les autres, d'exploser, de se disloquer, ou de s'écraser dans l'atmosphère de la planète. Quelques uns, plus chanceux, réussirent à sortir de l'étau des Séparatistes, et sautèrent dans l'hyperespace.

- On a des vaisseaux qui sautent ! annonça une officier de pont.
- Je sais. Calculez leur trajectoire, ordonna la voix sans émotion de la vice-amirale.
- Vice-amirale Sayada, les destroyers Loyalistes ont sauté dans le premier couloir disponible. Ils ne vont pas vers Coruscant. Ils vont vers les Colonies.
- Toutes les zones des Colonies depuis Corulag sont sous notre contrôle. Avertissez immédiatement la 85 ème flotte. Dite leur de les intercepter, nous ne devons pas laisser ces lâches de la République attaquer depuis l'arrière front. Qu'ils les délogent.
- Ces vaisseaux sont dans un état critique, fit remarquer l'officier de pont. Ils ne pourront sans doute pas faire grand chose. Devons-nous les capturer ?
- Nous n'avons pas de temps à perdre avec des prisonniers. Et je refuse de risquer la vie d'un seul de nos hommes pour ces Loyalistes. Je veux qu'on détruise tous leurs vaisseaux.
- A vos ordres.

Thodes repéra le destroyer Providence nommé l'Insurrection. C'était le vaisseau amiral du vice-amirale Sayada, une humaine originaire de Raxus réputée pour être une flèche montante de la Marine Confédérée. Implacable, froide, logique, certains la qualifia de dénudée de tout sentiment humain. Tous ceux qui la côtoyèrent la décrivit comme froide comme la mort mais terriblement efficace. Jeune d’à peine vingt-cinq ans, elle s'était distinguée par son sens tactique extraordinaire, son intrépidité et sa volonté d'aller en première ligne mener la combat, réussissant à devenir Vice-Amirale en à peine six ans. Beaucoup parlait de son ambition sans borne, prête à tout pour être le meilleur élément de la flotte. Elle entretenait avec le Haut Amiral Iriuun une rivalité obsessionnelle et radicale. De par son caractère et sa façon de commander, beaucoup parlait d'elle comme le penchant féminin d'Iriuun. Cependant, si Iriuun n'hésitait pas à se montrer brutal et pragmatique pour arriver à la victoire, il eu toujours à cœur d'essayer de préserver la vie et les dommages collatéraux tant qu'il le pouvait, alors que Sayada ne reculait devant aucune stratégie, aucun sacrifice pour remporter la bataille et se fichait éperdument des dégâts collatéraux qu'elle engendrait. Elle avait pris pour habitude d'éliminer systématiquement les ennemis qu'elle affrontait. Elle s'était distinguée pour avoir ordonné à ses pilotes et chasseurs droïdes de faire feu sur les pilotes éjectés ou sur les capsules de sauvetage, d'abattre tous les vaisseaux qui effectuaient une évacuation, militaire comme civil au cas où des troupes se seraient cachées dedans, ou bien encore de bombarder intensément tout centre de population qu'elle désirait envahir pour sécuriser le débarquement de ses troupes. Le fait de détruire des vaisseaux qui se rendaient pour ne pas s'encombrer de prisonniers était aussi monnaie courant chez cette femme. A l'époque ou Iriuun n'était encore qu'amiral, cette dernière espérait gagner en grade de par ses victoires et son ascension fulgurante pour passer devant Iriuun. Lors de la nomination d'Iriuun en tant que Haut Amiral et chef de la totalité de la Marine Confédérée, Sayada était restée de marbre, froide, mais son équipage avait dit que dans ses rares moments d'intimité, elle avait montré sa rage et sa hargne envers l'Humbarine. Elle rêvait maintenant de le détrôner.
L'autre particularité de Sayada était que la brutalité de ses tactiques, bien que hautement intelligentes, reposaient sur l'exposition accrue de ses pilotes et droïdes au danger, dont elle ne tolérait que l'excellence et la performance, à son image. Nombre de pilotes étaient morts sous son commandement marquant son déni de la vie. Maland était le leader de sa chasse depuis ses débuts dans la Marine Confédérée et il était de notoriété que le pilote détestait sa supérieure qu'il traitait de harpie avide de sang et de gloire. Cependant, les talents de pilote de Maland, son professionnalisme et sa discipline militaire absolue, couplés au talent et à la détermination sans borne de Sayada avait fait de cette équipe l'une des plus efficaces de toute la flotte Séparatiste. Malgré leur différence et leur dégoût mutuel, les deux Séparatistes faisaient la paire. Thodes était bien heureux d'être sous les ordres d'un super-droïde tactique, loin des sentiments, passions et caprices enragées des officiers organiques.

- Commandant Thodes, appela Sayada, nos troupes ont tenté de débarquer sur les plages de Sahiiri mais font face à une forte résistance. Elles demandent un soutien aérien. Ce débarquement doit absolu réussir pour faire jonction avec les troupes sur Curamelle. Allez leur dégager un chemin.
- Bien reçu, vice-amirale. Raiders, en formation pour soutien aérien.

Les P-38 traversèrent l'atmosphère de la planète. Thodes n'avait jamais mis les pieds sur Corulag, il ignorait tout de cette planète. L'atmosphère était saturée d'une épaisse couche de nuages gris-clair et blancs. Une fois les nuages franchis, on pouvait observer une planète parsemée de rivières, de lacs et d'immenses forêts de bambous couvrant la majorité de la planète. En de très nombreux endroits, entre les espaces sauvages à la nature dominante, on pouvait observer des tissus urbains extrêmement fournis contrastant avec le reste de la planète. L'ambiance jungles-montagnes-rivières-villes donnait un charme certain à ce monde préservé, bien que le temps soit visiblement maussade sur l'ensemble de la planète. Du moins elle devait présenter un charme avant la guerre. Par quatre reprises, les Séparatistes avaient tenté de prendre la planète depuis le début de la campagne dans le Noyau. Les rivières étaient maintenant polluées par les débris des combats, les carcasses de vaisseaux et les cadavres de soldats. Des fumées noires intenses se dégageaient des mégalopoles dont les tours avaient été toutes éventrées ou détruites, laissant un paysage urbain moribond et en feu dû aux nombreux assauts successifs des deux camps. Les forêts de bambous brûlaient avec violence sur des centaines de kilomètres. Le monde n'était que chaos et destruction. Corulag était à l'image de la République. Autrefois propre, fière, civilisée, nantie, paradisiaque. Maintenant consumée par les flammes, les fumées, la mort et le chaos comme si le paradis s'était effondré d'un coup.

- Commandant, je les vois, annonça Rial. Sur les rives, nos troupes essayent de débarquer mais les barges sont à la mer. Les Loyalistes ont des forces qui les repoussent sur les plages ! Ils tiennent tout le littoral !
- Bon sang, ils se font massacrer ! grogna Thodes. C'était pas du tout censé se passer comme ça ! Mais qu'est ce qui s'est passé, par la Force !

Les barges C-9979 avaient dû amerrir en urgence non pas sur les plages, mais plus loin, sur la mer grise déchaînée. Les Loyalistes effectuaient un puissant tir de barrage depuis les plages avec des canons anti-aérien. Quelques épaves de barges écrasées en pleine mer témoignaient de la violence de la riposte. Tout le long de la plage, des soldats de la République mais aussi les soldats Loyalistes Corulagiens aux espèces variées allant des Humains aux réfugiés Wookiees, Bothans, Twi'leks ou Nautolans, s'étaient barricadés derrière des abris préfabriqués pour faire face aux envahisseurs. Ils étaient appuyés par des RT-TT, des TR-TT, et des Juggernaut.
Les troupes de la CSI, composées de droïdes et de nombreux soldats confédérés avançaient comme ils le pouvaient dans la mer, sous le feu nourri de l’ennemi. Beaucoup de droïdes furent détruits avant même d'attendre la plage. Les corps des soldats confédérés flottaient par grappes sur la mer, rougissant les flots. Les soldats qui débarquaient dans ce carnage se planquaient sous l'eau, usant des carcasses de droïdes ou de leurs camarades morts pour se faire un bouclier de fortune. Les CAB et la panoplies de droïdes blindés se faisaient massivement asmater par les walkers de la République et les blindés Juggernaut. Les quelques blindés Séparatistes ayant atteint la plage, notamment les droïdes araignées nains pouvant progresser en se cachant sous l'eau, avaient tous été détruits. Les soldats ayant eu la chance d'arriver sur la plage se cachaient derrière les débris des blindés ou étaient bloqués, couchés au sol, pour éviter de recevoir une rafale en pleine tête. Si les Raiders ne faisaient rien, ils mourraient tous ici avant de joindre les troupes de Curamelle.

- Que font les troupes de Curamelle ? demanda Thodes
- Elles se dirigent vers les plages pour porter assistance, mais elles font face à une forte résistance de la part de la République et des autochtones, l'averti Sayada. Elles n'arriveront jamais à temps pour sauver nos troupes.
- Bien reçu, on doit briser un front, déduisit Thodes. On a des bombardiers ?
- Oui, mais ils ne peuvent rien. Les DCA de la République sont trop intensives, il nous faut des frappes de chasseurs suffisamment agiles et rapides pour ne pas se faire descendre, répondit la vice-amirale.
- Ok. Les Raiders, on détruit ces DCA en priorité puis on attaque les positions sur la plage. Nos troupes ont moins de protection de ce côté là.
- Bien reçu, commandant, répondit Drankar. C'est partit.
- Il n'y a pas de chasseurs, précisa Antius, alors dispersez-vous ! Rompez la formation pour éviter de donner des cibles trop faciles aux DCA.

Thodes repéra au loin une vague de tirs bleus à haute vélocité passer non loin de son chasseurs. Les DCA étaient cachées derrières des formations rocheuses, légèrement en hauteur, bien plus loin derrière la plage pour avoir un axe de tir dégagé sur les chasseurs et barges de débarquement. Thodes diminua drastiquement son altitude pour raser les troupes de la République et les walkers de telle sorte que le tir de DCA deviennent clairement plus difficile. L'angle était plus restreint et le risque de toucher leurs propres troupes plus grand. Immédiatement, les tirs de DCA se firent plus rares et plus facile à esquiver. Une fois à portée, ce fut là le moment le plus compliqué. La DCA avait très peu de chance de rater son tir à si petite distance. Thodes allait devoir être rapide et précis. Il ouvrit le feu au jugé sans verrouiller pour avoir la primeur de l'attaque. Les premiers tirs touchèrent les protections naturelles rocheuses. Il ajusta sa mire et finit par faire exploser le canons, désintégrant les artilleurs dessus, puis il remonta en piquet.

- Un de moins !
- Pareil pour moi ! déclara Kaylin.
- DCA éliminée ! rugit Drankar.
- Cible éliminée, fit Mayla.
- Rial, Antius et Zi'rel vous en êtes où ? demanda Thodes.
- C'est bon pour moi, fit Zi'rel
- Ok pour la mienne, confirma Antius
- Rial ?
- Je .. euh … encore un moment s'il vous plaît, commandant.
- Putain, j'y crois pas, ce boulet a raté sa cible, le charia Kaylin.
- Elle m'a tiré dessus, ok ? J'ai faillis me faire désintégrer !
- Et nous, on a fait comment à ton avis ? le titilla Kaylin.
- C'est pas ma faute si je suis tombé sur les seuls artilleurs qui touchent leur bille !
- Ou alors ils sont tombés sur le seul Raider qui touche pas la sienne … continua Kaylin.
- C'est bon, Kaylin, coupa Thodes. Je m'en occupe.
- Je peux le faire, commandant ! riposta Rial vexé.
- Je sais bien, Rial, mais on a pas le temps pour le concours d'ego, fit Thodes tout en réitérant sa phase d'approche à raz des Loyalistes.


La DCA, maintenant au fait de la tactique des Raiders, paniqua et tira avec fougue pour abattre Thodes. Les DCA de la République étaient équipées de canons lourds haute vélocité. Un seul tir direct, et son chasseurs, au mieux, s'écraserait. Thodes fit de nombreux zigzags frôlant les parois rocheuses, manquant de renverser des soldats de la République, se jouant des frappes bleues de la DCA. Voyant qu'il était à portée, les artilleurs quittèrent leur poste en courant, paniqués par la fin inéluctable qui allait arriver. Thodes ouvrit le feu emportant la DCA.

- Tu vois, Rial ? C'est comme ça qu'on détruit une DCA !
- C'est bon, Kay', ferma là! bouda le Niktos.

Les Raiders détruisirent encore une dizaine de canons.

- Ici le commandant Ferzay ! On se fait massacrer ! J'ai perdu beaucoup d'hommes ! Où est notre soutien aérien ?!
- On arrive, commandant ! répondit Thodes. Leur DCA est fortement réduite, on va pouvoir frapper leurs lignes ! Restez à couvert !
- On a pas de couverture ! répondit l'officier paniqué.
- Vice-amirale, les DCA ont été fortement réduites, il nous faudrait des frappes de Hyena sur la plage !
- Bien reçu, un escadron se dirige vers votre position.
- Raiders, à l'attaque !

Les P-38, tels des oiseaux de proies, fondirent sur les troupes de la République. En tant que cibles prioritaires, les RT-TT et les Juggernaut furent visés. Mais les blindés lourds de la République résistèrent sans trop broncher aux premiers passages des chasseurs.

- On refait un passage.
- Commandant, il faut un tir groupé, ils tomberont plus vite ! proposa Mayla.
- Pas faux. Tous, mettez-vous par deux. Exécution.

Mayla et Thodes se mirent côte à côté, faisant frôler leurs ailes, en parfaite symbiose. Une fois le RT-TT à portée, les deux chasseurs ouvrir un feu continu visant entre les lourdes plaques de blindage de l'engin. Le blindé explosa violemment. Il répéta la manœuvre sur un Juggernaut qui céda aussi, puis un autre RT-TT, puis encore un autre. Rapidement une vingtaine de walkers et blindés furent fauchés, amoindrissant la force de frappe de la République.
Alors que Thodes prit de face un walker RT-TT, l'artilleur du canon lourd dorsal réussit à faire un tir en plein sur son chasseur. Le Séparatiste réussit d'un violent coup sur le manche à éviter l'impact direct, mais son propulseur gauche souffrit d'un tir oblique. Le déflecteur encaissa le gros du coup, mais ses boucliers baissèrent de 60% d'une traite.

- La vache !
- Fais gaffe ! l'engueula Mayla.
- Attention, Raiders ! Un seul tir de cet engin de plein fouet, et vous êtes désintégré ! averti Thodes.

Un P-38 corrigea le raté de Thodes en fauchant les pattes de l'engin, le faisant s’effondrer dans une explosion.

- Je l'ai eu, commandant, fit Rial.
- Ok, tu t'es rattrapé, rigola Thodes.
- Il réagit toujours mieux quand on l'atteint à l'ego. C'est son point sensible, c'est trop facile, se moqua Kaylin.
- Rompez la formation et engagez leurs lignes, maintenant. Allez !
- Oui, commandant, accusa réception Antius.

Les sept P-38 Rogue se dispersèrent. Thodes s'engagea dans un vecteur d'attaque le long des rives. Là, il visa les soldats cachés derrières leurs barricades. Ces derniers, trop pris par les combats, n'avaient pas remarqué que leurs DCA et leurs blindés s'étaient fait détruire. Lorsqu'ils levèrent la tête vers ces chasseurs qui plongèrent vers eux, ils comprirent qu'ils étaient la cible. Démunis, faibles, cibles faciles qu'ils furent, ils tentèrent tous de courir et plonger hors de la ligne de mire du chasseur. C'était peine perdue. Les canons laser rouges à haute cadence de feu entraînèrent dans leur sillage une série de frappes explosives désintégrant les soldats ou propulsant avec violence dans les airs leurs corps déchiquetés ou brisés. Quelques « chanceux » survécurent à ce passage et se retrouvèrent, au sol, sonnés et impuissants, parfois avec de graves blessures. Chaque Raider couvrit sa part des barricades qui finirent toutes pulvérisées. Sur des kilomètres de plages, les lignes de la République tombèrent. Thodes détestait ça. Il appréciait le combat contre d'autres pilotes, le un contre un, la stratégie...
Mais ce qu'il appréciait le plus, c'était le fait qu'il ne détruisait que des chasseurs. Des engins. Le pilote disparaissait la quasi-totalité du temps dans cet engin de duracier explosé sans laisser la moindre trace qu'un être vivant était dedans. Cette fois, ce n'était pas des chasseurs. C'était des gens. Des gens vivants, qui courraient, avaient peur, tentaient de fuir tandis qu'il les massacrait sans vergogne. Il s'appliqua, consciencieusement, à faire un maximum de victimes à chaque passage. C'était la guerre. Chaque soldat tué, serait un soldat séparatiste de sauvé. Il connaissait l'aspect du combat contre un être vivant, en tuant quelqu'un les yeux dans les yeux. Il l'avait fait lors de son service dans la Garde Impériale d'Esseles mais aussi, et surtout, lorsqu'il était guérilleros dans la milice nationaliste durant l'occupation de la République de sa planète. Il espérait avoir mis cette partie de sa vie derrière lui. Mais parfois, son service au sein de la CSI nécessitait de revenir au fondement de la barbarie que les volontaires de l'armée de terre voyaient chaque jour.

- C'est bon ! s'exclama Ferzay. Escadron Raiders, on vient d'atteindre la plage. On tient nos positions ! Merci du coup de main !
- Bien compris, commandant Ferzay. Tenez vos positions et ne progressez plus. Escadron de Hyena en approche.
- Bien reçu.

Les bombardiers Hyena apparurent des nuages, en formation et passèrent devant les chasseurs des Raiders sans y prêter attention. La forêt de bambous et les massifs rocheux en face de lui disparurent pour laisser places à une pluie de bombes à protons et une cohue d'explosions emportant l’ensemble du paysage. Tous les renforts de la République, soldats comme blindés, tentèrent de fuir une mort à laquelle ils ne pourraient pas échapper. Des centaines de silhouettes disparurent sous les flammes et les explosions.

- Prenez ça ! s'exclamèrent les soldats confédérés.
- Mort à la République !
- Pour la Confédération !
- A toutes les troupes, tenez vos positions, ordonna le commandant Ferzay. Je contacte la vice-amirale Sayada pour qu'elle envoie des navettes pour Carumelle. On ne pourra plus avancer avec toutes ces flammes.
- Commandant Thodes, appela le général Kaizer.
- Oui, général ?
- J'ai reçu des ordres pour vous venant de la vice-amirale Sayada. Vous devez rejoindre, vous et vos hommes, notre centre opérationnel sur le spatioport Drlanvi à Curamelle. Vous serez reçu par le général Omsrett. C'est lui qui dirige les opérations au sol, ici. Il vous fera un point.
- Bien reçu, général, et on aurait vivement besoin d'un point de situation. Rien ne s'est passé comme cela devait se passer, selon les infos qu'on avait.
- Comme à chaque fois, commandant.
- Pas faux, général. On se met en route, terminé.






J'espère que cette entame de chapitre, somme toute classique à force hein :paf: , vous a plu ! La suite la semaine prochaine :wink:
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Messagepar L2-D2 » Mer 24 Oct 2018 - 20:15   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Première partie du Chapitre 6 lu !

Effectivement, c'est une entame "classique" pour ton récit, mais au travers de quelques phrases, on voit à quel point le conflit a dégénéré entre la CSI et la République. Entre les deux, il ne finira par en rester qu'un... Du coup, après ce bond de 3 ans, j'ai hâte de voir où en est le couple Thodes-Mayla, si Rainar est toujours le Chef d'Etat ou si Vos a monté sa Garde Confédérée !

Donc vivement la suite ! :oui:
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Messagepar Clonedroïd92 » Sam 27 Oct 2018 - 16:35   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

L2-D2 a écrit:Première partie du Chapitre 6 lu !

Effectivement, c'est une entame "classique" pour ton récit, mais au travers de quelques phrases, on voit à quel point le conflit a dégénéré entre la CSI et la République. Entre les deux, il ne finira par en rester qu'un...


Ca fait un peu Koh Lanta dit comme ça :paf:
On étais à deux doigt d'une belle fin en happy end. Je me déteste des fois. :transpire:
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Messagepar L2-D2 » Sam 27 Oct 2018 - 17:00   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Clonedroïd92 a écrit:On étais à deux doigt d'une belle fin en happy end.

Mais tellement en plus ! :cry:
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Messagepar Clonedroïd92 » Mer 31 Oct 2018 - 13:08   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Une armée pulvérisée, un monde en ruine. On pourrait raisonnablement penser que la bataille de Corulag est finie, mais les Raiders viennent d'arriver. Ce serait dommage de partir de suite.

La suite ! Bonne lecture !







Chapitre 6 : Au Recommencement (partie 2)








Les Raiders se dirigèrent vers les coordonnées transmises. Ils survolèrent la cité défunte de Curamelle, sous les flammes, les fumées et l'occupation droïde. Ces derniers contrôlaient chaque axe, chaque quartier. De nombreux citoyens étaient à genoux, les mains sur la tête. Toute la ville était en état de siège. Le centre opérationnel était situé dans le plus grand spatioport de la ville. Il était composé de deux tours imposantes reliées par un bâtiment semi-circulaire à moindres étages. En face de lui se dessinait des dizaines de vastes pistes d’atterrissage ou des centaines de vaisseaux pouvaient se poser. Auparavant il devait se trouver des vaisseaux civils ici, avant d'être remplacés par des vaisseaux de la République lorsqu'elles avaient été réquisitionnées par le gouvernement. Maintenant, c'étaient les innombrables barges de débarquement, navettes et chasseurs Séparatistes qui occupaient ces pistes, mais que partiellement. La moitié des pistes sur la longueur demeuraient inoccupées, comme si on voulait les éviter. Thodes et ses pilotes posèrent leurs chasseurs au plus près des bâtiments. Éteignant ses propulseurs, Thodes sortit de son cockpit et descendit l'échelle mise là, dédiée à cet effet. Il retira son casque de vol intégral cachant la majorité de son visage et le mit sous son bras. Il vit un groupe d'individus, habillés avec de l'équipement militaire, mais avec des vêtements civils. Ils possédaient des blasters E-5, mais aussi des fusils de précision E5S et des carabines DXR6. L'un d'entre eux trônait au milieu du groupe. Un humain de taille moyenne, blanc de peau, parfaitement rasé et aux cheveux noirs soigneusement coiffés. Il portait, comme tous les autres, une épaulière avec le symbole de la CSI et les armoiries de Corulag. Thodes alla vers lui pour le saluer lorsque deux bruits puissants résonnèrent derrière lui. Il aperçut deux explosions en bouts de pistes à plusieurs centaines de mètres, là où ne se trouvait aucun vaisseau. Il comprit pourquoi.

- Bordel …
- Ne vous en faites pas, l'informa l'homme. C'est comme ça que les Loyalistes disent « bonjour » par ici.
- C'est passé pas loin !
- Ils vous ont vu voler et vous poser. Ça leur a donné quelque chose à viser.

L'homme tendit une main à Thodes.

- Je suis le général Omsrett. Bienvenu sur Corulag.
- Commandant Thodes du 60 ème escadron du Corps des Chasseurs Volontaires de la CSI, répondit Thodes en lui serrant la main. On m'a dit que j'étais sous vos ordres, général. Mais je m'attendais à un uniforme.
- Je ne suis pas rattaché à l'armée de la Confédération, commandant, répondit l'humain à l'accent Corulagien prononcé, tandis qu'ils rentraient dans les bâtiments du spatioport. Je dirige le Front Indépendantiste de Corulag.

A ces mots, Thodes et ses pilotes se stoppèrent, surpris par cette révélation.

- Des Séparatistes Corulagiens ? s'étonna Mayla.
- C'est au moins aussi surprenant que de voir une Twi'lek dans la marine régulière de la Confédération, répondit l'homme sur un ton amusé.
- Je ne suis pas originaire de Ryloth, riposta immédiatement Mayla, sur la défensive.
- Sans doute pas, en effet.

Ils reprirent leur marche en montant des escaliers et en prenant des dédales de couloirs. Tout autour d'eux, droïdes de combat, soldats confédérés et rebelles du FIC s'attelaient à leurs tâches, rendaient leurs rapports, vérifiaient le matériel, ou géraient les excursions. L'ambiance était frénétique.

- Je comprends votre surprise, continua Omsrett. Mon peuple soutient en majorité la République Galactique, mais nous ne sommes pas tous d'accord avec ça. Au début du conflit, j'étais député à la Maison des Citoyens. Durant la crise Séparatiste d'avant-guerre, j'ai activement milité pour que Corulag rejoigne les mondes sécessionnistes. Lorsque la guerre a éclaté, je n'ai cessé de lutter pour que Corulag sorte du giron de la République et vive enfin en tant que nation, par elle-même. Durant toute notre existence, nous avons toujours été l'annexe de Coruscant. Son allié exotique et civilisé. Son éternel second dans l'ombre. Notre seul but n'a toujours été que de soutenir la République, lui donner de la force politiquement et économiquement. Je veux qu'on cesse de n'être qu'un élément secondaire de la République. Notre peuple est fort, notre potentiel immense. On gagnerait tellement plus à exister pour ce que nous sommes. Je ne tiens pas à nous exclure de la communauté galactique, mais je veux qu'on puisse y exister. Que Corulag soit une entité et non pas une simple base de la République. Au début du conflit, on m'a traité de traître, de fou, de nationaliste. On a fini par m'exclure de la Maison des Citoyens à cause de mes propos qu'on qualifiait de « trahison ». J'ai donc monté ce front et j'ai troqué la parole pacifique et démocratique pour la guérilla. J'ai reçu le soutien de Dooku à l'époque, mais nous étions peu nombreux. Une goutte dans l'océan. Tout le monde était fidèle à la République ici. Le confort dont nous jouissions, notre haut niveau de vie, notre stabilité, notre prospérité étaient les meilleurs armes de soumission que la République pouvait utiliser. Tous mes compatriotes ont troqué leur indépendance, leur fierté, leur honneur contre cela. Puis Dooku est tombé, la campagne contre la Bordure Médiane a commencé et la Grande Conscription a été mise en place. Tout d'un coup, la guerre qui était resté si fictive, si irréelle, loin de Corulag, est devenu tangible, et bien réelle. Nos enfants ont été mobilisés comme tous les autres, et envoyés au front pour mourir. Le peuple de Corulag était prêt à vouer sa vie à la République du moment que c'était les autres qui allaient mourir au front pour eux. Cette bande de lâches. Ils venaient enfin de comprendre à quoi ils servaient pour Coruscant. De ressources, de base, d'annexe militaire pour sécuriser la capitale et, maintenant, de chair à canon.

Ils arrivaient dans une grande salle tactique avec une station holonet. Cette salle devait être une salle de crise et de contrôle dans le spatioport, autrefois. Plusieurs officiers confédérés et membres du FIC étaient sur les consoles autour de la station holonet. Omsrett se mit à un point de la station. Les Raiders lui firent face.

- Après le début de la Grande Conscription, et les premières lettres aux familles annonçant que leur enfant était tombé au combat, les choses ont bougé. Au début, ils voulaient négocier avec la République. Faire valoir leur loyauté millénaire pour échapper à la conscription, mais le Sénat, de par sa corruption, avait été mis sous tutelle par le Conseil Jedi. La grogne des Sénateurs, les arrestations et les divisions politiques qui ont suivi cette décision on réduit à néant son existence. Le Sénateur de Corulag est resté fidèle à l'exécutif et a soutenu toutes ses décisions, comme on peut s'y attendre des bons petits gentils Corulagiens, ne rapportant aucune doléance de notre peuple au Conseil Jedi. Les gens ont été ignorés. Leurs demandes étouffées. Le peuple s'est mis, curieusement, à être plus réceptif à mes discours. Ils m'ont rejoint dans le maquis par centaines. Il y avait beaucoup de jeune adultes de 18 ans qui ont fini par se dire que, quitte à se battre et mourir, autant le faire en se battant pour survivre, sur leur planète. Je n'ai jamais accueillit de réfugiés, ou de paresseux. Je ne cache pas les civils. Chaque personne qui me rejoint doit apporter sa contribution au mouvement. Nous ne sommes pas un asile pour les lâches qui souhaitent éviter la conscription. La lâcheté, c'est finit désormais. Il faut assumer ses choix. Nous sommes une force visant à libérer cette planète du joug de la République. Beaucoup de gens de mon peuple ne l'ont pas compris. Ils pensaient qu'on les cacherait. Pitoyable.

On sentit tout le dégoût d'Omsrett dans ses propos.

- Plus la guerre avançait, plus nous avons gagné de partisans et de renforts. Rainar nous a aussi soutenu. Il espérait qu'on soit une avant-garde efficace et prête pour l'arrivée de la CSI dans le Noyau. Je pense qu'on a atteint cet objectif. Cependant, nous demeurons minoritaires. Malgré tout ça, les Corulagiens demeurent férocement loyaux à la République et refuse de rompre la laisse avec leur maître. Des millénaires de servitude et de conditionnement sont plus fort que la violence de ce conflit, j'en ai bien peur. Nous finirons par faire changer les choses. Mais pour le moment, le peuple a pris les armes avec les troupes de la République pour nous affronter.
- Justement, enchaîna Thodes. Nous sommes venus ici pour sécuriser ce monde en vue d'envahir Coruscant. Nos informations d'il y a trois jours nous disaient que les troupes de la République avaient été vaincues et que la planète était sous contrôle, mis à part quelques poches de résistance. Pourtant, à notre arrivée, nous sommes tombés sur une flotte de la République tentant de quitter le système et sur une véritable armée aux portes de Curamelle ! Il s'est passé quoi ?
- Il y a sept mois, la première force d'attaque Séparatiste a tenté de prendre la planète. L'attaque surprise a fonctionné et les troupes droïdes ont pu atterrir. L'OSC nous avait prévenu de l'attaque imminente, alors nous avions sécurisé des sites de débarquement pour vous faciliter la tâche. Cependant, la flotte de la République s'était défendue avec plus de vaillance que prévue. La flotte Séparatiste a subi de lourdes pertes et a dû battre en retraite. Les troupes au sol ont cependant commencé l'attaque et la planète est en guerre depuis ce jour. Mais avec l'orbite sous contrôle de la République, l'importance de leurs troupes au sol et les très nombreux volontaires Corulagiens loyalistes, nous étions dans l'impossibilité d'avancer. Le soutien aérien nous pilonnait en permanence. La CSI ne nous a pas abandonné. Le deuxième assaut a eu raison de la flotte de la République, il y a six mois. Les troupes Séparatistes ont débarqué en masse et fait jonction avec les survivants de la première vague, mais la population demeurant toujours loyale à la République, nous étions, encore, en infériorité numérique. Pour compenser ça, nous avons dû faire usage de nombreux bombardements et frappes aériennes. D'où l'état de la planète. Malgré de nombreuses victimes, nous avions bien avancé et sécurisé plusieurs continents. Malheureusement, la République était extrêmement motivée à garder la planète. Elle a renvoyé une flotte d'importance et s'est battu avec acharnement. La CSI a perdu l'orbite après un combat à mort. Les opérations de contre-attaques ont duré durant plus de deux mois, où nous avons subi de très lourdes pertes. Il y a quatre mois, la CSI a de nouveau envoyé une force d'intervention. Plus massive encore. La République a combattu dans l'espace durant une semaine, appelant des renforts. Mais les nombreux assauts de la CSI dans le Noyau et vos nombreuses victoires ont dilapidés leurs forces. Cette fois, la République ne pouvait plus envoyer de renforts. Elle s'était battu de toutes ses forces pour Corulag, mais Coruscant est menacée désormais. Alors , voyant que les renforts n'arriveraient pas, mais que la CSI envoyait toujours plus de vaisseaux, la République a quitté le système sans prendre la peine d'évacuer ses troupes. Cela fait quatre mois que nous luttons contre les forces de la République sur la planète. Nous avons reçu des renforts massifs, nous avions le soutien orbital et aérien en permanence. Nous avons donc finit par prendre Curamelle. Les troupes de la République, malgré la perte de tout soutien, malgré leur abandon par leur flotte, et malgré l’absence totale de chance de l'emporter, ont continué de se battre pour chaque kilomètre de terrain. On peut leur reconnaître ça, ils n'ont rien lâché. Voyant que les troupes manquaient, les enrôlés volontaires de la population ont explosé. Aujourd'hui nous affrontons essentiellement nos compatriotes loyalistes et non plus les troupes de la République qui ont été décimées.
- Alors pourquoi ces forces à notre arrivée si la situation était réellement sous contrôle ?
- Je ne sais pas, commandant. Quelqu'un à l'OSC a merdé. La République a monté une flotte pour reprendre Corulag sans que personne ne le voit arriver. Ils ont lancé l'attaque hier et massivement débarqué sur toute la planète. La CSI avait jugé le front Corulagien sécurisé et avait retiré le gros de ses vaisseaux. On avait plus qu'à anéantir les dernières poches de résistance. Ils ont réussi à prendre la flotte par surprise et l'ont repoussé hors du secteur, puis ils ont débarqué. Ils ne voulaient pas reprendre la planète, d'après nos analyses. Ils ont fait ça pour évacuer leurs troupes laissées derrière, il y a quatre mois. Ils ont pris leurs troupes le plus rapidement possible, puis ont tenté de se tirer avant que les renforts n'arrivent. Ce n'était pas une occupation planétaire. L'évacuation s'est faite rapidement, avec organisation et efficacité. Ils ont eu de l'aide pour ça. Quelqu'un a prévenu les survivants directement sur place durant ces quatre mois de combat, car les communications longues portées sont coupées depuis belle lurette. On ne savait pas du tout qu'ils allaient revenir. Je suis désolé.
- Ne le soyez pas. La République ne recule devant rien pour sauver la situation. Ces coups d'audace sont devenu récurrents dans tout le Noyau. Si ça peut vous consoler, la majorité des destroyers de la République ont fini en débris stellaires, et la totalité des troupes Loyalistes stationnées sur les plages de Sahiiri ont été exterminées. Du coup, entre l'évacuation ratée et notre intervention, il ne reste plus aucune opposition ?
- En fait si, commandant. Il reste l'Académie de Corulag.
- Général, j'ai la vice-amirale Sayada en ligne. Elle demande à vous parler, l'apostropha un lieutenant confédéré.
- Passez-la moi, s'il vous plaît.

La visage de la vice-amirale apparut sur le l'holotable. C'était une femme à la peau noire, les cheveux en tresses coiffés en chignon austère. Son visage était marqué par des traits anguleux. Ses yeux contrastaient avec cet ensemble et paraissaient inoffensifs bien qu'ils n'eurent pas la trace de la moindre émotion. Des pommettes saillantes, qui auraient pu donner un certain charme à la jeune femme, se distinguaient sous ses yeux. Les traits de son visage infantilisaient encore plus Sayada, malgré son âge déjà jeune au vu de son grade. Elle ne laissait transparaître aucune agressivité. Il était difficile de croire que ce visage de jeune femme qu'on croirait sortie du lycée cachait un stratège et un être impitoyable. Malgré tout, ce que disaient les autres Séparatistes l'ayant côtoyé frappa aussi Thodes : aucune espèce d'émotion ou de chaleur n'habitait Sayada.

- Général, commandant, salua Sayada.
- Vice-amirale Sayada, répondit Omsrett.
- Quel est la situation au sol, général ?
- Les troupes près de Sahiiri, Kevlan, et celles dans les jungles du Baarti ont été vaincues. La ceinture métropolitaine du continent sud est aussi sous contrôle.
- Parfait. Corulag est donc totalement pacifiée ?
- Pas exactement, vice-amirale. Je disais justement la même chose au commandant Thodes, répondit Omsrett. Il y a encore des troupes de la République dans l'Académie de Corulag, ici, à Curamelle.
- Combien ? demanda immédiatement Sayada.
- Je l'ignore. Quelques centaines de soldats je dirais. Depuis que la CSI a repris la planète lors du dernier assaut, ils se barricadent dans l'Académie qu'ils ont rendu autonome en nourriture et en énergie. Avec l'avancée des troupes droïdes, et la certitude que Curamelle allait tomber, des milliers de citoyens les ont rejoints. En fait il y a essentiellement des Loyalistes locaux et des réfugiés dans cette académie. Les troupes de la République sont extrêmement minoritaires.
- Nous ne pouvons laisser des troupes de la République en plein milieu de Curamelle, annonça pour elle-même Sayada. Qu'elles sont leurs défenses ?
- Ils sont fortement barricadés. Les citoyens et les loyalistes se sont réfugiés dans la tour de commandement, faisant corps avec la montagne. C'est une imposante défense naturelle. Nous avons éventré les remparts et pris de nombreux secteurs de l'Académie, mais elle s’étend sur des kilomètres. Ils détiennent un important réseau de tourelles anti-aérienne et anti-personnels sur environ une vingtaine de bâtiments autours de la tour de commandement. Le flanc arrière est, comme je vous l'ai dit, une imposante montagne. Mais il y a aussi des turbolasers de protection de ce côté. Nous ignorons où sont placés leurs forces, mais nous savons qu'ils organisent des patrouilles et des points de sentinelles dans les bâtiments entourant la tour. Ils changent régulièrement de postes d'observation pour éviter de se faire repérer. Nos tentatives d’intrusion sont restées vaines pour le moment.
- Avez-vous essayé de bombarder leurs positions retranchées pour faciliter l'assaut de la tour ? demanda Sayada qui semblait faire un diagnostic pour évaluer les options et identifier la meilleure conduite à tenir.
- Oui, vice-amirale. Mais le barrage de feu est trop important. Les Hyena se font systématiquement abattre avant d'arriver à portée de tir. Ils ne sont pas assez agiles.
- Ont-ils un générateur de bouclier ?
- Effectivement.
- De quelle puissance ?
- Suffisant pour dévier les bombardements des Hyena à haute altitude. On a déjà essayé.
- Est-il assez puissant pour dévier une frappe orbitale soutenue ?
- Euh... et bien .. non, je pense que ça céderait … mais vous n'envisagez tout de même pas de bombarder à coup de turbolasers lourds la zone ?
- C'est l'option que je compte adopter, en effet.
- Mais enfin vous n'y pensez pas ?! Il y a des civils là-dedans ! Majoritairement des civils ! Des femmes, des enfants !
- Des Loyalistes, général ! répliqua Sayada. Ce sont des Loyalistes qui ont aidé nos ennemis dans leur lutte pour garder Corulag sous le contrôle de la République. Ce sont des ennemis de la Confédération, rien de plus. Si nous laissons ces gens barricadés dans leur tour, ils finiront par sortir et lancer leur assaut au nom de la République dès qu'on relâchera notre attention. J'ai des ordres clairs, général. Je dois sécuriser cette planète et la purger de tout élément loyaliste à même de poser des problèmes de sécurité pour la suite des opérations. Corulag servira de point de ralliement et de repli pour la dernière phase de la guerre. Pour l'assaut sur Coruscant. Ce qu'il y a en jeu ici dépasse largement ces quelques milliers de Loyalistes cachés dans leur académie.
- Ces gens ... on peut leur parler. On peut les raisonner. La République a quitté le système. Leurs troupes ont été vaincues. Ils ne le savent pas ! Si on leur dit, ils se rendront ! J'en suis sûr! Cela épargnera des milliers de civils ! Et je parle même pas des dégâts collatéraux qu'un tel bombardement pourrait causer !

Thodes regarda Omsrett. Il suppliait la vice-amirale. Il avait beau être un Séparatiste et faire la guerre aux Loyalistes de sa planète, cela restait son peuple. Thodes, mieux que quiconque pouvait comprendre cette déchirure, cette douleur qu'on pouvait ressentir à affronter son propre peuple dans une guerre civile. Il n'y avait rien de pire. Il était toujours difficile de voir ces gens comme « l'ennemi ».

- Et que ferait-on des prisonniers ? répondit Sayada d'une voix calme mais sèche. Qui nous dit qu'ils ne tenteraient pas de monter une milice pour reprendre la planète ? C'est un énorme risque. Un risque que je ne suis pas prête à prendre. Sans parler que vous n'apportez aucune solution. Nos bombardements ont échoué. Toute attaque terrestre est vouée à l'échec. Il me reste quoi comme solution ? Je n'ai plus de temps à perdre en tactique hasardeuse et encore moins de ressources à gaspiller. Le temps presse. La République se rassemble autour de Coruscant. Nous devons agir.

Omsrett regarda ses mains contre l'holo-table tête baissée, dépité. Il allait abandonner la lutte. Sayada avait raison. Ses arguments étaient implacables, froids, cruels mais somme toute, logiques.
Thodes l’écarta de la table une seconde.

- Général, je sais que je suis sous vos ordres et que je n'ai pas à vous dire quoi faire, mais pourriez-vous, vous et vos rebelles quitter cette pièce un instant ? Pour que je puise parler à la vice-amirale ?
- Vous voulez rester entre Confédérés pour planifier ce massacre ? demanda-t-il sur un ton accusatoire.
- Faites moi confiance, général, répondit Thodes en le regardant dans les yeux.

L'expression faciale d'Omsrett se radoucit. Il venait de comprendre que Thodes était de son côté.

- Très bien, commandant. Comme vous voudrez.

Omsrett et ses hommes quittèrent la salle. Une fois seul, hormis les quelques officiers confédérés restés pour faire leurs tâches, il fit face à Sayada.

- Vous avez réussi à lui faire quitter la pièce ? Bien joué, commandant. Je suis d'accord avec vous, Omsrett est trop impliqué dans cette histoire pour prendre la bonne décision. Il se préoccupe de son peuple, pas de la CSI.
- A vrai dire, vice-amirale, je voulais vous convaincre d'opter pour une autre approche.
- S'il vous plaît, commandant. Pas vous. Les Raiders ont la réputation de ne pas faire dans le sentimentalisme.
- Oui, mais nous avons aussi la réputation de ne pas commettre de crime de guerre sur des civils si on peut l'éviter.
- Vu son exposé, je n'ai pas franchement l'impression qu'on ait une autre option.
- Moi, si. Vous nous avez fait atterrir pour effectuer un soutien aérien et aider à la sécurisation de cette planète.
- Et vous avez habilement rempli votre mission. Vous avez permis d'anéantir les troupes ennemies de Sahiiri et sauvé nos troupes d'une mort certaine.
- La mission n'est pas finie, vice-amirale. Il reste la tour de l'Académie. Les bombardiers Hyena n'ont pas réussi à passer à cause de leur lenteur. Les Vautours et Tri-Chasseurs n'y arriveront pas non plus à cause de leur logiciel de calcul d'approche. C'est trop prévisible. Les turbolasers les détruiront avant qu'ils aient pu faire quoique ce soit.
- Ça confirme ma décision, ça, commandant.
- Mais nous sommes là, nous, vice-amirale. Et si vous écoutez les rumeurs nous concernant, vous devriez savoir que l'une d'entre elles est que nous sommes spécialistes pour réussir les missions suicides que personne d'autres ne peut réussir. Nous avons coupé court au barrage de feu sur les plages de Sahiiri, non ? C'est un bon exemple de ce qu'on peut faire.
- Cette fois il y aura un bouclier qui raccourcira grandement votre portée et votre fenêtre de tir. Vous pensez pouvoir franchir ce barrage de feu ?
- Le franchir et détruire ensuite les tourelles de l'intérieur. Sous le bouclier. Ouvrir une brèche pour fragiliser leurs défenses. Une fois fait, nous pourrions donner l'assaut avec nos forces terrestres et soumettre les résistants Loyalistes.
- La tour est configurée pour n'offrir que quelques points d'entrée limités. Même en ouvrant une brèche dans leurs défenses, nous mettrions du temps et beaucoup de droïdes et de soldats mourront à passer ces goulots d'étranglements. Sans parler que ça minimise à peine le risque de pertes civiles.
- Sur le plan militaire je suis d'accord, mais au moins nous aurons fait tomber Corulag sans avoir du sang innocent sur les mains qu'on aurait pu éviter. Je ne vous parle pas de morale, là, vice-amirale. Omsrett représente un courant grandissant. Un courant qui nous est favorable. Ce sont nos alliés. Les Corulagiens ne sont pas nos ennemis. C'est la République. Si aujourd'hui ils prennent les armes contre nous, c'est uniquement parce que la République les a rendus serviles et soumis. Ils ne se rendent pas compte de ce qu'ils font. Mais lorsque que cette guerre sera finie, lorsque nous aurons triomphé et que la République sera de l'histoire ancienne, ce sont les actes que nous avons faits ici et maintenant qui définiront ce qu'il adviendra de Corulag. Nous pouvons voir les choses à court terme, sécuriser rapidement la planète en tuant ces gens et être sûr qu'une guerre civile éclatera demain. Ou prendre un peu plus de temps et poser de bonnes bases avec les Corulagiens nous permettant de vivre avec eux dans les années à venir. Montrons leur que nous ne sommes pas les monstres sanguinaires que la République leur a dépeint. Montrons leur que nous ne sommes pas comme la République. De plus, si nous ouvrons une brèche dans leurs rangs, nous pourrions tenter de négocier. De les faire se rendre sans avoir à gaspiller plus de ressources et de vies. Qu'en dite vous, vice-amirale ? On essaye de gagner avec les honneurs ? Je suis sûr que Rainar saura apprécier votre victoire si elle est à la fois militaire et politique.

Sayada avait l'air d'entendre et de réfléchir aux propos de Thodes, ce qui était un exploit en soi. Mais à la dernière phrase, l'idée d'être responsable d'une victoire politique pour le Chef de l’État la porta littéralement. Elle releva la tête et pour la première fois, Thodes vit un éclat s'illuminer dans ses yeux.

- Quand la guerre sera finie, il faudra penser à vous reconvertir en politique, commandant. Très bien. Faisons à votre manière. Mais si cela venait à échouer, que cela soit votre assaut contre les tourelles ou de potentielles négociations, on arrête les frais et on anéanti cet endroit. Est-ce bien clair ?
- C'est très clair, vice-amirale.

L'hologramme de la jeune femme disparut.
Thodes rejoignit le général Omsrett qui attendait devant la salle, en faisant les cents pas. Thodes le regarda un instant puis marcha à ses côtés.

- Alors ?
- Je vous ai fait gagner du temps.
- C'est-à-dire ?
- Sayada ne détruira pas l'Académie... pour l'instant. Mais si nous voulons que cela dure, il va falloir agir.
- Mais comment ? Nos troupes ne passeront pas. Pas sans des jours de combats acharnés et de lourdes pertes, j'en ai bien peur.

Ils se stoppèrent devant une carte géante de la zone dans la tour de contrôle du spatioport. Les Raiders attendaient dans cette salle.
On pouvait y voir la vaste zone circulaire symbolisant la zone de protection du bouclier ainsi que de nombreux triangles désignant les turbolasers et leurs angles de tirs. Le secteur était bien couvert.

- La réussite ou l'échec d'un assaut terrestre dépendra essentiellement de notre capacité à détruire ces tourelles turbolasers. Et c'est exactement ce que nous allons faire. Une fois anéantis, nos bombardiers pourront pilonner et anéantir leurs défenses. Ce sera finit.
- Nous avons déjà essayé, commandant. A plusieurs reprises et à chaque fois, ça s'est terminé dans un carnage pour nos forces. Vous venez de conditionner la survie de milliers de civils à la réussite d'un plan qui a des nombreuses fois échoué par le passé.
- Nos droïdes ont essayé. Pas nous. Nous ne nous appelons pas les Raiders pour rien.
- J'ignore complètement qui vous êtes, rétorqua Omsrett en haussant les épaules.
- Ça, c'est vexant, commenta Rial.
- Le général n'a tout simplement jamais eu à se confronter à la guerre en dehors de sa planète, répondit Thodes d'un ton dédaigneux. Écoutez, vous n'avez rien à proposer. Vous avez échoué à mettre fin à cette résistance dans l'Académie, et la vice-amirale a raison. Corulag doit tomber le plus rapidement possible, nous n'avons plus de temps à perdre. Alors mon idée vous laisse peut-être sceptique, mais à défaut de meilleure de votre part, c'est la seule qui puisse empêcher un bombardement orbital.
- Pourquoi ne pas essayer de négocier ?
- Et comment ferions-nous ? Vous l'avez dit vous-même, l'Académie s'est complètement isolée et est devenue autonome. Vous pouvez les contacter ?
- Non, soupira Omsrett.
- Et nous ne pouvons pas les approcher sans se faire allumer par leur système de défense. Toute négociation est impossible. Et si vous voulez une reddition pacifique, il faudra détruire leurs défenses pour les contraindre à abandonner. Croyez-moi, j'ai vu bien plus de fronts qu'une vie ne pourrait le tolérer. Tant qu'ils auront un espoir de résister, ils ne se rendront pas, et ce peu importe les arguments logiques que vous aurez dans votre boîte à idée.
- Et si on échoue ? demanda-t-il après un moment de réflexion.
- Mes hommes et moi-même seront probablement morts au combat. Mais si vous parlez de l'Académie, et bien, elle sera atomisée. Et Sayada ne reculera pas, cette fois.
- Ok, très bien, concéda t-il. Quel est votre plan ?

Thodes tapota sur une console au bord de l'immense carte pour dessiner un cercle autour de la zone rouge de l'Académie à une distance de trois cents mètres, derrière de nombreux immeubles.

- Vous allez déployer vos troupes à ce niveau-là, à trois cents mètres de leurs turbolasers. TMT, CAB, soldats confédérés, rebelles Corulagiens et toutes vos divisions de droïdes blindées.
- Elles restent à portée de tir des turbolasers lourds.
- D'où l'intérêt de les planquer un maximum derrière ces bâtiments. Si j'ai choisi une distance trois cents mètres, c'est parce que hormis des éclaireurs sur-entraînés dans le cadre d'une progression massive de troupes, un périmètre de surveillance militaire dépasse rarement les cent cinquante mètres au-delà des premières défenses, hors cadre des structures de relais adaptées, comme des avant-postes. Ils ne verront que ce qu'ils peuvent voir avec leurs jumelles, mais ils n'auront pas d'éclaireurs.
- Ça n'empêchera pas les turbolasers de faire feu.
- Au début oui, mais ça limitera les cibles connues. Une fois en position, mes pilotes et moi-même lanceront notre attaque. Les turbolasers vous ignorerons complètement.
- Pourquoi ne pas attaquer à ce moment-là ? proposa Omsrett. Pendant votre diversion.
- Je vais être franc, vu leurs défenses ce sera « ça passe ou ça casse ». Soit on passe leur barrage et il vaut mieux que vous patientez pour que le couloir soit dégagé, soit ça casse et il vaut mieux que vous ne soyez pas dans la zone de tir, à découvert à ce moment-là.
- Très bien, concéda Omsrett. Mes troupes seront à leurs positions dans une heure.
- Bien, général. Je vais préparer mes pilotes. On décollera et lanceront l'offensive quand vous serez en position.

Thodes quitta Omsrett et se dirigea vers le tarmac. Les Raiders le suivirent sur ses talons. Mayla vint à sa hauteur.

- Je crois que t'as pas saisis l'idée quand je disais d'arrêter de faire des trucs de dingue.
- Bah quoi ? Tu me reprochais d'être égoïste et de ne pas penser à toi. Cette fois je fais partager. On y va tous ensemble.
- Visiblement tu n'as pas tout bien compris lors de cette discussion. Je ne veux pas mourir pour ces gens, Vaik. Ce sont nos ennemis, de surcroît. Tu crois que ça vaut réellement le coup ?
- Madame Thodes n'a pas tort, intervint Drankar. Ça me ferait bigrement chier de mourir pour une bande de riches privilégiés Corulagiens qui n'hésiteraient pas à nous tuer s'ils le pouvaient.
- Alors ne meurt pas.
- Sacré conseil. On voit pourquoi t'es commandant.
- Vous n'avez pas compris. On ne fait pas ça pour ces civils. On le fait pour montrer au monde que nous ne sommes pas des monstres. On le fait pour éviter que les Corulagiens nous haïssent jusqu'à la prochaine apocalypse et nous déclare une guerre éternelle. Nous préparons le futur.
- Ils nous haïssent déjà, commandant, remarqua Kaylin. Y a déjà un paquet de civils qui se sont fait massacrer. Ces quelques milliers n'y changeront rien.
- Au contraire, Kaylin. Ça change tout car on a Omsrett. Vous avez vu comment il était atteint par tout cela ? Si on tue son peuple sans se poser de question, il se retournera contre nous. Et là, tous les morts que nous avons fais ici nous seront balancés en pleine poire. Alors que si on fait l'effort de préserver les réfugiés de la tour, ce dernier acte de bonté éclipsera les ravages du conflit. Omsrett le soulèvera. Il répandra la bonne parole. Il aidera les Corulagiens à sortir du moule que leur a fabriqué la République. Notre moyen de faire rentrer Corulag dans le rang, de leur faire oublier les victimes de la guerre et de leur faire changer d'avis à notre sujet, c'est Omsrett. Il ne faut pas qu'on le perde.
- Ok, c'est cool. Maintenant est-ce que tu vas saisir que je m'en fou que Corulag plonge en guerre ? riposta Mayla. C'est bien beau de vouloir faire plaisir à Omsrett, de vouloir préserver Corulag, mais je ne veux pas mourir pour ces conneries.
- Et jusqu'à preuve du contraire, vous êtes tous des pilotes ayant juré d’obéir à leur commandant et de servir la cause de la CSI, au péril de leur vie si nécessaire. Je sais que les dernières années ont été dures. Je sais que nous voyons tous le bout du tunnel approcher et que nous sommes moins enclins à faire ce genre de chose, mais vous restez des militaires, coupa court Antius. Obéissez aux ordres, obéissez à votre commandant. Ou démissionnez.

Les pilotes furent stoppés dans leur élan par le ton dur et glacial d'Antius. Il n'était pas le second de Thodes pour rien. Le commandant fit un signe de tête à son capitaine pour le remercier.

- Nous ferons une seule tentative. Si nous voyons que ça ne passe pas, que nous sommes en difficulté, nous battrons immédiatement en retraite. Compris ?
- Oui, commandant ! répondirent d'une voix médusée les pilotes.

Quand les pilote se dispersèrent, Antius se tourna vers Thodes pour lui chuchoter dans l'oreille.

- De rien, mais entre nous, ils n'ont pas tort. Ça ferait chier de mourir pour des Loyalistes.
- Tu ne va pas t'y mettre ? Personne ne va mourir !
- J’espère. En tout cas je suis ravi de voir que tu ne te laisses pas compromettre par ton mariage et que tu n'hésites pas à envoyer madame Thodes à une mort certaine.
- Arrêtez de l'appeler comme ça. Ça reste Mayla. Et en service, il n'y a pas de mariage qui tienne. Elle est ma subordonnée, elle obéira aux ordres. Elle ne sera pas plus épargnée de par sa douteuse fréquentation maritale.

Antius rigola.

- Et puis, on s'est pas marié dans l'idée d'y aller molo et vivre peinard. On s'est marié parce qu'on sait très bien qu'on fait ce genre de trucs et qu'on risque d'y rester.
- Alors ne rompt pas tes vœux de mariage ! Allons mourir dignement !







La suite ma semaine prochaine. Corulag tombera, et alors Coruscant sera vulnérable. Mais reste à savoir comment ce bastion de la République tombera ...
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Messagepar L2-D2 » Mer 31 Oct 2018 - 20:42   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Deuxième partie du Chapitre 6 lue !

Toujours aussi prenant tout cela ! Et j'aime beaucoup l'attitude de Thodes, qui refuse que des civils soient massacrés simplement parce qu'ils sont au mauvais endroit ou qu'ils ont choisi le mauvais camp. Ça apporte une profondeur bienvenue au personnage, et nuance le côté va-t-en-guerre de la CSI depuis le "traité de paix" !

Et le "madame Thodes", c'est facile mais très efficace ! :lol:

Vivement la suite !
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Messagepar Clonedroïd92 » Sam 03 Nov 2018 - 14:55   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

L2-D2 a écrit:Deuxième partie du Chapitre 6 lue !

Toujours aussi prenant tout cela ! Et j'aime beaucoup l'attitude de Thodes, qui refuse que des civils soient massacrés simplement parce qu'ils sont au mauvais endroit ou qu'ils ont choisi le mauvais camp. Ça apporte une profondeur bienvenue au personnage, et nuance le côté va-t-en-guerre de la CSI depuis le "traité de paix" !

Et le "madame Thodes", c'est facile mais très efficace ! :lol:

Vivement la suite !


Dit que c'était un sal**d mon petit Thodes pendant que tu y es ! :transpire:
Je rigole, je comprends ce que tu veux dire :wink:
Merci ! La suite mercredi ! :jap:
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Messagepar Clonedroïd92 » Mer 07 Nov 2018 - 14:07   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Nouvelle partie ! Bonne lecture ! :jap:







Chapitre 6 : Au recommencement (partie 3)






Les Raiders préparèrent leurs chasseurs et verrouillèrent leurs combinaisons de vol et leurs casques. Ils patientèrent de longues minutes dans leurs cockpits quand tout d'un coup la radio s'adressa à eux.

- Ici le général Omsrett. Nous sommes en position. Les ennemis ont dû nous repérer, on les voit se ré-articuler sur le dispositif de défense. Attendez … on vient de subir un tir de roquette !
- Tenez-bon ! Raiders au décollage, on sera sur site dans trois minutes !
- Bien reçu.

Les P-38 décollèrent du tarmac avec l'aide des droïdes de piste.

- Ici Leader Raiders, veuillez faire votre rapport.

Les six autres Raiders s'identifièrent. Une fois que l'effectif fut complet, les P-38 se dirigèrent vers l'Académie où une tour gigantesque à même les flancs montagneux se dressait.

- Je repère une signature énergétique constante, annonça Zi'rel. C'est un bouclier. Il est actif, comme convenu.
- Bien reçu, répondit Thodes. A t-on une confirmation des postes de défense turbolasers ?
- Pas que je sache. On ne voit rien au radar à part les emplacements matérialisés lors du briefing.
- Commandant, j'ai de nombreux rapports indiquant que nos troupes et les bâtiments leur servant de protection subissent des tirs de roquettes ! intervint Kaylin.
- Il faut qu'on se dépêche. En avant !

Les P-38 se rapprochèrent rapidement du bouclier qui se matérialisa par un dôme violet inconstant et translucide.
Aucun Raiders ne tira. Les turbolasers n'ouvrirent pas le feu non plus, bien qu'ils les aient sans doute repéré. Si le bouclier stoppait les frappe « entrantes » il bloquait aussi les tirs « sortants ». Mais la République savait organiser une défense en cas de siège. Les turbolasers étaient à plusieurs centaines de mètres après le bouclier, de quoi laisser le temps aux artilleurs d'ouvrir le feu sur tout ce qui oserait passer le bouclier. Conformément au manuel de la parfaite défense de base, il n'y avait aucune structure pour offrir de réels abris aux assaillants entre le bouclier et les turbolasers. Ces derniers étaient aussi surélevés sur des tours pour avoir un angle de tirs complet. Bref, une parfaite zone à découvert que les Raiders allaient devoir passer. En se rapprochant, Thodes commença à voir l'immense ligne de défense. Il y avait un véritable mur de turbolasers allant du moyen au lourd.

- Merde, vous avez vu ça ? commenta Mayla.
- On va se faire dégommer, commandant ! paniqua Rial.
- Mettez vos moteurs à pleine vitesse ! Foncez pour passer le mur et prenez de la hauteur ! Ils nous ont peut-être pas repéré !

Personne ne dit rien, mais Thodes sentait la crispation de peur sur les ondes. C'était un silence différent des autres. Même Thodes commença à douter.

Qu'est-ce que je suis en train de leur faire faire ?


Les prendre de vitesse était leur seul espoir.

- Maintenant !

Ce fut comme si le temps s'était arrêté au vol. Les P-38 passèrent le bouclier et les sons semblaient avoir disparu. Leur vitesse leur permit de passer le bouclier d'une traite, mais les artilleurs étaient prêts. Leurs canons se braquèrent immédiatement sur leur formation et un barrage de tirs bleu vint les percuter de plein fouet. Le P-38 de Kaylin vit son aile droite pulvérisée et le chasseur partit en vrille. Drankar, s’éjecta immédiatement, ayant vu qu'il était verrouillé. Son P-38 explosa dans la seconde qui suivit.

- Retraite !! hurla Thodes.

Mais ce fut un carnage.

- Je suis touché, annonça Antius. Je vais m'écraser !

Thodes vira immédiatement de bord. Son chasseur eut l'air de tourner au ralenti sous l'adrénaline. La panique le gagna.

- J'ai perdu mes condensateurs ! Je perds de la puissance ! cria Rial.
- Non ! Non, non , non !! raisonna la voix de Zi'rel.

Lui et Mayla allaient quitter la zone, ils n'avaient pas encore été touchés. Ils allaient franchir ce foutu bouclier. Les alarmes raisonnaient depuis qu'ils avaient franchi le dôme. Ils étaient verrouillés bien sûr. L'environnement autour de lui devint bleu. Puis un choc fit partir en vrille son chasseur. Tout d'un coup l'éclat orange des flammes vint gagner ses yeux, tandis que ses narines étaient emplies de fumées dues au réacteur droit qui venait d'exploser. Les dommages gagnaient le reste du chasseur. Son réacteur gauche le lâchait, son cockpit saturait d'arcs électriques lui brûlant les mains et l’empêchant de manœuvrer. La soute à carburant était compromise et le système de distribution d'énergie était mort. Au mieux il se crasherait sans pouvoir faire la moindre manœuvre pour éviter la mort, au pire il exploserait en plein vol, et vu l'atteinte au chasseur, c'était fort probable. Thodes pilotait depuis suffisamment longtemps pour reconnaître une situation désespérée quand il en voyait une. Il ne pourrait pas reprendre le contrôle, et pour la première fois depuis longtemps, il eut peur. L'idée de mourir lui était plus insupportable qu'avant. Et cette fois, le risque d'y rester était énorme.
Sans réfléchir il tendit la main vers son dernier espoir : le levier de son siège éjectable.

- Je suis touché ! Je m’éjecte !

Pour son plus grand bonheur, la siège éjectable marchait encore. Les rétro-fusées de projection l'envoya valdinguer dans les airs, tandis que son chasseur en flamme continua sa course pour aller s'écraser au loin. Il n'aurait pas été vaporisé finalement, mais il aurait été tué dans un crash douloureux.
Le sol approcha rapidement mais les fusées ralentirent le siège. L'atterrissage fut quand même rude et Thodes eut le souffle coupé. Immédiatement après avoir repris ses esprits, il regarda autour de lui. Il fut rassuré de voir qu'il n'était plus dans la zone sous le bouclier. Il était aux pieds d'un bâtiment. Ou du moins du squelette outragé d'un immeuble résidentiel qui avait subi nombre d’explosions et d'impacts dus aux combats, l'ayant réduit à l'état de ruine. Se relevant des gravas où son siège était tombé, il regarda son radar tactique. Il déconnait, mais le HUD de son casque fonctionnait encore. Il était à environ une dizaine de mètres du bouclier et à peu près trois cents mètres de la zone tenue par les troupes d'Omsrett.

- Génial, maugréa t-il.

Vu que le HUD marchait encore, il tenta de rentrer en contact avec les forces Séparatistes.

- Général Omsrett, ici le commandant Thodes de l'escadron Raiders, vous me recevez ?

Aucune réponse, pas même les voix régulières qu'on entendait sur les ondes lors des combats. Et au vu des bruits de détonations et d'explosions, il y avait des combats. Il devrait entendre des choses sur la radio.

- Général Omsrett, ici Leader Raiders, est-ce que vous m'entendez ?

Toujours rien.

- Putain de merde. Leader Raiders, à … n'importe qui … est-ce que quelqu'un me reçoit ? Mayla ? Antius ? Zi'rel ? Kaylin ou Drankar ? Bordel, même Rial, je prends !

Il attendit de longues secondes. Il n'eut aucune réponse. Tout d'un coup ses esprits revinrent. Ils s'étaient tous fait abattre. Étaient-ils morts ? Tous ? Cette pensée lui glaça le sang et il fut à deux doigts de faire une crise d'angoisse. Il devait ne pas penser à ça. Il devait rester concentré pour revenir derrière les lignes alliées et survivre. C'était la meilleure chose à faire pour aider les survivants du crash.

Mayla ...

Non, il devait arrêter de penser à ça.
Il se dirigea vers son siège éjectable. Il était plus proche des lignes ennemies qu'alliées, donc activer son signale de détresse, captable par tout le monde aux alentours lui paru une mauvaise idée. Il connaissait le protocole, pas de signal de détresse à proximité de troupes ennemies. Son HUD transmettait encore. S'il arrivait jusqu'à proximité des lignes alliées, elles pourraient le localiser. Jusqu’à là, il allait devoir se débrouiller.
Il saisit le blaster E-5 accroché à son siège près du kit d'alimentation et celui des premiers secours. Il prit l'arme main. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas fait usage d'un fusil blaster, mais ce genre de chose ne s'oubliait pas. Il était un ancien soldat de la Garde Impériale Esselienne, il était à l'aise avec un blaster. Il regarda le reste du kit de crash. La nourriture lui parut inutile, il n'était qu'a trois cents mètres des lignes alliées, mais bien qu'il soit en bonne forme, il prit le kit des premiers soins, au cas où il croisait un de ses pilotes.

- Ici Leader Raiders aux forces de la CSI et ses alliés , je me mets en route pour rejoindre vos lignes. Je suis en bonne santé et armé. Si quelqu'un m'entends, bien sûr. Leader Raiders, terminé.
- Tu crois que tu pourrais … argh … faire un petit crochet pour venir me chercher ? demanda une voix de femme que Thodes reconnut immédiatement.
- Mayla ? Où es tu ? Tu vas bien ?
- Je... je suis entre deux immeubles détruits.
- C'est pas ça qui manque dans le coin.
- Je viens de mettre une balise sur la carte de ton HUD.
- Ok je la vois. C'est là que tu es ?
- Non, mais c'est là qu'on se retrouve. Je suis en train de fuir. Y a des troupes ennemies qui sont arrivées sur le site de mon crash. Je me suis éjecté plus loin, heureusement. Mais fais gaffe, ils nous cherchent.
- Ok, bien reçu, je bouge. Et toi ? Ça va ? réitéra Thodes.
- J'ai connu mieux. On se retrouve aux coordonnées. Raiders 3, terminé.

Thodes courra immédiatement vers les coordonnées. Elles n'étaient pas loin, mais c'était une bonne comme une mauvaise nouvelle. La bonne c'est qu'il allait pouvoir vite se retrouver. La mauvaise, c'est que les troupes proches de Mayla étaient donc proches de lui aussi. Il allait devoir être prudent.
Progressant de bâtiment en bâtiment, à couvert avec l'arme en position de contact, il allait mettre beaucoup plus de temps. Alors qu'il était à un angle d'immeuble, à vingt cinq mètres du lieu de rendez-vous dans une rotonde ou devait se tenir un petit marché autrefois, Thodes vit une patrouille. Ils avaient l'air pressés. Ils regardaient tout autour d'eux, armes au poing. Ils ne portaient pas l'armure de la République, mais leur matériel était républicain. On pouvait entendre des bruits de communication à cause de leur radio portative.

- Bien reçu, on y va. En avant escouade, ils auraient repéré un pilote abattu et plusieurs Séparatistes à quelques dizaines de mètres d'ici. On bouge !

Une fois éloignés, Thodes regarda sur sa gauche, par là ou venait de partir les Loyalistes puis sur sa droite. Trois Loyalistes se trouvaient plus loin, à l'angle d'un immeuble, dos à lui. Manifestement, ils faisaient une garde statique et discutaient. D'un pas de course, Thodes traversa la route encombrée de carcasses de tanks et véhicules civils, remonta la butte d'herbe et pénétra dans la rotonde. Il fit un tour rapide des lieux et rentra dans le magasin désaffecté servant de point de rendez-vous. Un fusil se braqua immédiatement sur lui.

- C'est moi, tir pas !

Mayla sortit de derrière un comptoir et alla à sa rencontre. Il allait la prendre dans ses bras quand elle lui mit un violent coup de crosse à la figure.

- Aie ! Putain, t'es dingue ?! T'as faillis me péter la mâchoire !

Il fit un mouvement de celle-ci qui lui paru très douloureux.

- D'ailleurs elle est peut-être cassée …
- Ça, c'est pour nous avoir tous envoyé dans une mission suicide !
- Je suis désolé...
- On t'avait dit que c'était de la folie ! Mais non, monsieur n'a rien écouté ! Monsieur est invincible ! Monsieur peut le faire, après tout il a tué le Général Grievous et survécu à une explosion apocalyptique !
- Écoute, je sais, j'ai merdé. J'ai voulu essayer. J'ai voulu faire mon devoir du mieux que j'ai pu, mais j'ai eu tort. J'aurais dû t'écouter.
- Merci de le reconnaître, maintenant que nos amis sont morts !
- Ne dis pas ça. On en sait rien.
- Qui survivrait à ça ?
- Les Raiders. J'ai entendu les communications d'une patrouille. Ils ont repéré plusieurs Séparatistes dont des pilotes. Ils ne sont pas morts, Mayla. En tout cas pas tous …

Le regard de Mayla se radoucit un instant.

- Peu importe. Ils vont se faire capturer par les Loyalistes et mourront dans le bombardement de Sayada. Tu connais cette garce. Elle ne montera jamais une équipe de sauvetage, surtout après ton échec. Ils vont mourir de notre propre main.

Thodes se laissa tomber sur une chaise. Mayla avait raison. Il avait échoué. Il avait envoyé ses pilotes à la mort et les avaient condamnés. Il était responsable d'eux. Il les a guidés sur le champ de bataille un nombre incalculable de fois et avait toujours réussi à éviter de les envoyer à la mort. Ils lui faisaient confiance. C'était sa responsabilité de les mener à la victoire et les ramener sains et saufs. Aujourd'hui, au moins un objectif n'était pas atteint. Et le deuxième était extrêmement incertain. Depuis Coruscant, c'était la première fois qu'il récidivait. Sauf qu'à Coruscant, ce n'était pas de sa faute. Là, il portait seul la responsabilité de cet échec.
Le silence perdura un moment entre eux.

- Tu vas bien ? finit par demander Thodes.
- J'ai rien de cassé, mais je me suis ouvert la jambe et le bras. Ça pisse le sang et ça fait un mal de chien.
- Attends, laisse-moi voir. J'ai pris mon kit de premier secours.
- Je n'ai pas eu le temps de prendre le mien. J'ai juste pu attraper mon E-5 et je me suis enfuis en boitant avant que les Loyalistes n'arrivent.

Thodes regarda à travers le pantalon de la combinaison de vol de Mayla. On pouvait voir une plaie importante sur la cuisse. N'importe qui aurait tourné de l'oeil devant une telle blessure, mais Mayla était restée consciente, prit son arme, fixé un point de rendez-vous et progressé sans se faire prendre en territoire ennemi. Impressionnant.

- Il faut que tu enlèves ton pantalon. Je te préviens, la chaleur a collé de petits fragments sur la blessure. Tu vas en baver.
- Alors retire le, toi. Y a des limites à ce que je peux me faire.
- Tu es sûre ? Ça va faire un mal de chien.
- Je sais... et d'ordinaire personne ne toucherait à ça. Mais c'est toi. J'ai confiance, vas-y.

Elle lui faisait encore confiance. Cette pensée le réconforta.
Il enleva le zip s'attache au niveau du bassin et descendit le pantalon jusqu’à au-dessus de la blessure. Là, il découpa des fragments de chair avec le scalpel pour enlever le gros du pantalon ayant fusionné avec les chairs. Mayla mordit de toutes ses forces un torchon médical pour ne pas hurler.

- Je suis désolé, fit Thodes. Mais sinon je ne vais pas pouvoir enlever le pantalon.

Il lui injecta un premier anesthésiant instantané dans la cuisse. La douleur se dissipa instantanément.

- Écoute ma puce, lui dit-il près de sa tête. Normalement, il faudrait un deuxième anesthésiant pour rendre à peu près supportable la douleur. Mais si je fais ça, tu ne vas plus pouvoir utiliser la jambe avant au moins une heure. Et il faudra qu'on bouge ensuite, tu comprends ?

Elle hocha la tête en mordant son torchon.

- Donc on va y aller avec un seul anesthésiant. Ça va faire... horriblement mal, mais tu devrais rester consciente. Ok ?

Elle retira le torchon. Elle posa une main contre sa joue, les larmes aux yeux de douleur.

- Vas-y. Fais-le.

Thodes allait se mettre en position, puis il se retourna vers Mayla.

- Tu ne vas pas me frapper ou me tuer après, hein ? Ça va vraiment faire mal.
- Vaik ! lui cria t-elle dessus.
- Ok, ok, j'y vais. Mais ne cri plus !

Thodes souffla un moment. L'idée de faire du mal à Mayla lui était presque aussi insupportable que la douleur qu'elle ressentait. Il fallait qu'il ne tombe pas dans les pommes, lui aussi.

- Un,...

Il n'attendit pas plus, et tira d'un coup le pantalon. Mayla hurla littéralement à la mort dans son torchon. L'horreur fut de voir que le pantalon n'avait pas totalement passé la blessure. De petits morceaux de peau verte collaient au pantalon et le sang se mit à couler abondamment de la plaie. Thodes avaient décollé le gros des chairs avant, mais il faudrait de la chirurgie de précision. Il était militaire, pas médecin. En dehors des premiers secours, il ne maîtrisait pas grand chose. Mais sans le pantalon, il allait pouvoir désinfecter et lutter contre la propagation de la brûlure et des infections. Profitant que Mayla soit en état de choc, il re-tira un grand coup, et cette fois le pantalon tomba. Immédiatement, il appliqua tous les pansements de bacta qu'il possédait sur la plaie pour stopper le saignement et cicatriser les chairs les plus profondes. Le risque d'infection se retrouverait grandement diminué. Mayla était consciente mais en train de faire des spasmes de douleur.

- Hey ? Hey, reste avec moi, je suis là. Tiens. Ça va aller mieux, prends ça.

Il lui injecta un anti-douleur, puis un autre directement dans la cuisse. Ce n'était pas aussi puissant que les anesthésiants, mais il ne pourrait faire mieux.
Derrière le comptoir, allongés aux sols, il prit la tête de Mayla et la plaqua contre lui. Les spasmes s'étaient arrêtés. Mayla gémissait doucement en mordant son torchon. Elle le retira et attrapa les mains de Thodes au niveau de son cou.

- M... Merci.

Il l'embrassa sur le front et attendit un moment pour qu'elle reprenne des forces. Il ne pourrait attendre plus longtemps. Ils devaient repartir au plus vite. Il en profita pour lui soigner et désinfecter une plaie au bras, plus superficielle mais impressionnante toute de même.

- Tu peux marcher ?

Avec son aide, elle se remit sur ses deux jambes.

- Oui … oui je crois. Les pansements ont déjà dû cicatriser une partie de la blessure. J'ai moins mal.
- Ok. On va y aller dans ce cas. A ton rythme, mais il faut qu'on avance.
- Je veux bien, mais il me faudrait un pantalon. Je refuse de me battre en sous-vêtements.

Thodes ricana. Il n'y avait rien qui puisse faire l'affaire dans cette boutique abandonnée. Il prit le pantalon taché de sang de Mayla. Il y avait un grand trou, mais maintenant que les pansements étaient mis, il n'y avait plus de risque de contact entre le pantalon souillé et la blessure.

- Désolé, tu vas devoir remettre ça.
- Ok, soupira t-elle. Faut mieux ça que rien.

Mayla boitait toujours, mais de manière moins prononcée qu'avant. Elle et Thodes quittèrent la rotonde et se mirent à marcher vers les lignes Séparatistes . On pouvait encore entendre les bruits de détonations et les explosions. Les combats persistaient, les Loyalistes devaient harceler les Séparatistes qui se refusaient de progresser dans ce guêpier. Ils n'avaient pas battu en retraite, ce qui voulait dire qu'Omsrett devaient chercher des survivants.

- Ta radio marche ?
- Non. Mon casque ne captait rien et n'émettait rien. J'ai juste eu une période de grâce ou j'ai capté ton signal. C’est pour ça que j'ai pu te répondre. Mais après plus rien. J'ai jeté le casque.
- Ok. Le mien ne capte pas les communications hormis celles les plus proches, mais il émet encore un signal. Ils nous repérerons peut-être.

Alors qu'ils traversaient une route, une détonation retentit et un éclair bleu toucha la carcasse du speeder devant laquelle ils passaient.

- A couvert ! cria Thodes.

Les deux pilotes échoués traversèrent la route en courant pour se cacher derrière les murets surélevés d'une structure décorative de rue abritant un arbre.

- Contact à l'est ! indiqua Mayla
- J'ai vu ! Au moins quatre Loyalistes. Des miliciens, pas des troopers.

Les individus, tous Humains, habillés en civils, avançaient en se mettant à couvert et en faisant feu dans leur direction. Les tirs lasers bleus s'écrasaient derrière Thodes et Mayla, ou sur leur protection de fortune. Ils n'étaient pas ajustés. Prenant son temps pour viser et contrôler sa respiration, Thodes visa la tête d'un milicien qui dépassait d'un speeder lui servant de couverture. Le Loyaliste s’effondra au premier tir.

- Cible à terre !
- Loyaliste neutralisé ! annonça Mayla qui venait de faucher un résistant en pleine course.
- Derrière les murets de l'arbre ! cria un résistant.
- On a perdu Kal et Vinzgo !
- Il nous faut des renforts !
- Tir sur eux !


Les rafales bleues emplissaient l'atmosphère empêchant Mayla et Thodes de bouger. Profitant d'une légère accalmie, Thodes se redressa et ouvrit le feu. Ses trois premiers tirs furent ratés, mais son quatrième atteignit le résistant le plus proche de Mayla, à gauche, qui s'était redressé pour aider son ami.

- Plus qu'un ! indiqua Thodes .
- Renforts ennemis ! annonça Mayla.

Une quinzaine de résistants, venant d'en face, de gauche et de droite les encerclèrent.

- Merde, on ne peut pas tenir la position ! On se repli ! ordonna Thodes.

Thodes et Mayla se redressèrent et ouvrit le feu sur les Loyalistes venant de face, pas encore à couvert. Ils réussirent à en descendre cinq d'entre eux avec une précision redoutable, mais les tirs venant des flancs passèrent très près de leurs têtes. D'un geste réflexe, Thodes brandit son blaster et toucha en pleine poitrine un résistant qui tentait une percée sur la droite.
Les deux pilotes en profitèrent pour courir dans l'immeuble résidentiel derrière eux en tirant à l'aveuglette. Les lasers criblèrent le sol et les murs autour d'eux, et Thodes referma l'imposante porte du hall d'immeuble juste à temps pour bloquer trois tirs qui leur étaient destinés.

- On se retranche ? demanda Mayla.
- Non ! Si on fait ça, c'est notre baroud d'honneur. On prend la sortie des caves, derrière !

Tous les immeubles résidentiels avaient toujours deux accès. Le hall principal et les caves et locaux techniques à l'arrière, mais si les Séparatistes le savaient, les Corulagiens loyalistes le savaient aussi. Il fallait faire vite. Descendant le dédale de caves, ils entendirent les portes du hall s'ouvrir et des voix crier des ordres. Ils étaient juste derrière.
Sans dire le moindre mot, Mayla et Thodes coururent comme ils purent jusqu'à la lourde porte en ferraille. Ils aperçurent dans les caves des gens encore vivants, n'ayant pas quitté la zone. Des civils apeurés et des gens louches. Ils n'y portaient pas plus attention. Ils ouvrirent la lourde porte et tombèrent sur un carrefour ravagé et une aire de jeu pour enfants. Ils n'étaient plus très loin des troupes d'Omsrett vu son HUD.

- Tiens bon ! encouragea Thodes. On y est presque !
- Ils sont là ! Tuez-les ! résonna une voix dans leurs dos.

Sans chercher à comprendre, l'Humain et la Twi'lek plongèrent derrière le vaste rond-point aux fleurs brûlées et se couchèrent pour éviter les rafales venant de derrière eux.
Au moins une vingtaine de résistants Loyalistes émergeaient des caves d'où ils venaient de sortir et des ruelles entre les immeubles en ruines. Au tournant d'une rue voisine, Thodes aperçut même les flancs d'un RT-TT qui se mettaient en position pour rejoindre les résistants.

- Merde, Vaik ! Cette fois, ça sent vraiment pas bon.
- Tiens bon, Mayla. Faut qu'on tienne ! On va y arriver !

Tenir ? A quoi bon ?
Arriver ? Mais arriver à quoi ?
Thodes n'avaient pas les réponses à ces questions. S'il résonnait de manière logique, il était évident que les vingt soldats qui lui faisaient face finiraient par les déborder vu leur connaissance de la ville et ils finiraient par se faire tuer. Ou alors, ils n'auraient qu'à attendre que le RT-TT soit en position pour les soutenir et ce dernier ferait exploser le rond-point. La seule chose qui pouvait arriver, c'était la mort. Mais Thodes ne raisonnait plus en logique. Il ne voulait pas voir la vérité en face. La seule chose qui lui importait, c'était tenir le plus longtemps possible, s'accrocher à la vie jusqu'au dernier moment en espérant un miracle, et jeter dès qu'il le put un regard vers Mayla pour voir une dernière fois son visage avant de mourir. Entre trois tirs, elle faisait de même. Thodes avait une mauvaise vue sur les ennemis depuis sa position. Leur protection les couvrait mais elle l'empêchait aussi de viser correctement et d'avoir une vue dégagée. Quelques résistants avançaient le long d'une file de speeder garés le long de commerces, sur sa droite. Il mitrailla les silhouettes et deux femmes tombèrent en criant sous ses tirs. L'homme se mit à l'abri derrière un speeder plus imposant et riposta. Les tirs atterrirent sur la butte de terre, juste devant Thodes. Il riposta mais la configuration de sa protection fit que ses tirs étaient trop hauts et passèrent au-dessus de la tête du Loyaliste. Deux autres résistants vint soutenir leur camarade et Thodes en abattit un. Le deuxième se mit à couvert avec l'homme survivant. Mayla était aux prises avec des résistants venant de face et dû stopper ses tirs après qu'une rafale ait atteint la statuette décorative juste devant elle qui explosa en de multiple éclats.

- Aie ! Putain ! cria t-elle en mettant son bras devant ses yeux.
- Ça va ?
- Oui, c'est bon !

Thodes revint sur son flanc quand il aperçut beaucoup trop tard que trois résistants Loyalistes étaient passés derrière eux. Ils étaient dans leurs dos, les fusils braqués vers lui. Il ne pourrait jamais se retourner assez vit. Ils allaient les tuer.
Mais, bien évidemment, le miracle survint. Un laser rougeâtre faucha le premier de la bande. Le deuxième n'eut pas le temps de voir d'où venait l'attaque qu'il tomba à son tour. Le troisième riposta mais finit par s’effondrer après deux tirs en pleine poitrine. Les tirs venaient d'un droïde B1 aux marquages jaunes de commandant.
Plusieurs unités B1 avancèrent en formation de combat, ouvrant le feu sur tous les ennemis visibles, abattant inexorablement tous ceux à portée de tirs.

- Sécurisez le secteur ! Formez une ligne de feu ! ordonna une voix suraiguë familière pour n'importe quel confédéré.
- Bien reçu, bien reçu !

Les B1 se mirent à couvert. Trois d'entre eux tombèrent sous les tirs des résistants prenant acte de la riposte, mais les autres purent se mettre à l'abri et firent une ligne de défense pour repousser les résistants.
Leur commandant aux marquages jaunes vint à sa rencontre.

- Vous allez bien, commandant ?

Thodes eut un flash, une intuition venue de ses tripes.

- Sweezie ?
- Exact ! Je suis venu vous chercher, commandant !





Suite de la bataille de Curamelle mercredi prochain ! Bonne fin de semaine à tous :hello:
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Messagepar L2-D2 » Jeu 08 Nov 2018 - 16:42   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Troisième partie du Chapitre 6 lue !

Une nouvelle fois, un texte passionnant ! :shock: On vit le crash des Raiders, à quel point la situation est désespérée pour eux, et LA bonne idée de cette partie, c'est que Thodes et Mayla, on ne sait pas ce qu'il est advenu des autres. Morts ? Blessés ? Prisonniers de l'ennemi ? Comme Mayla, on a envie de pourrir Thodes, justement parce qu'elle l'avait prévenu que c'était impossible. Et ce fut le cas.

Très belle coopération ensuite entre les deux époux. La scène où Thodes doit soigner Mayla m'a donné des frissons, c'était vraiment très réaliste, j'avais l'impression d'y être, avec eux. Bravo !

Et le retour de Sweezie qui les sauve d'une mort certaine ! :lol:

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar Clonedroïd92 » Sam 10 Nov 2018 - 16:15   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

L2-D2 a écrit:Comme Mayla, on a envie de pourrir Thodes, justement parce qu'elle l'avait prévenu que c'était impossible. Et ce fut le cas.


Il était vraiment temps qu'il s'en prenne une, celui là !

L2-D2 a écrit:Très belle coopération ensuite entre les deux époux. La scène où Thodes doit soigner Mayla m'a donné des frissons, c'était vraiment très réaliste, j'avais l'impression d'y être, avec eux. Bravo !


Je voulais un truc sympathique mais qui sorte du traditionnel coup de blaster dans l'épaule ou la jambe cassée. Ca m'a parut bien sadique et réaliste. J'ai connu un collègue qui a eu ce genre de "léger" désagrément. :sournois:

L2-D2 a écrit:Et le retour de Sweezie qui les sauve d'une mort certaine ! :lol:

Vivement la suite ! :oui:


Fallait bien le sortir de sa boîte mon vétéran marrant ! Qu'il nous montre pourquoi il survie à tout depuis Géonosis !
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Messagepar Clonedroïd92 » Mer 14 Nov 2018 - 14:52   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Hello là dedans ! Alors les Raiders, morts ou pas morts ? Ai-je enfin eu le cran de tuer mes pilotes ? :sournois: La suite !









Chapitre 6 : Au recommencement (partie 4)









- Oh bordel, mon pote, tu ne sais pas à quel point je suis content de te voir !
- Merci ! Je ne pouvais vous laisser vous faire tuer.
- Jolis tirs, la boîte de conserve, répondit Mayla.
- Merci, lieutenante Thodes. C'est le premier compliment que vous me faites depuis notre rencontre, même si je dois souligner qu'il est accompagné d'une insulte.
- T'aura pas mieux, mon pote, répondit Thodes. On doit décarrer. Y a un RT-TT qui approche.
- Diantre ! Mes unités B1 et BX ne seront pas suffisantes !
- Très juste !
- Voulez-vous ordonner le repli ?
- C'est toi le chef des opérations, patron ! Je te fais confiance.
- A toutes les unités ! Nous avons les rescapés. Retraite ! Retraite !
- Bien reçu, bien reçu ! répondirent les B1 et les BX des Forces Spéciales venus de la gauche.

Les résistants s'étaient faits décimés par l'arrivée inopportune des droïdes, mais le RT-TT était maintenant à portée de tir. Le walker ouvrit le feu de ses puissants canons lasers lourds, et une vague de B1 et de BX fut vaporisée instantanément. Thodes et Mayla coururent de toutes leurs forces vers les lignes alliées. Les B1 restèrent un peu plus en retrait pour couvrir leur fuite et Thodes eu une pointe d'empathie pour les machines qui mourraient en les couvrant. Deux résistants visèrent l’escouade où se trouvait Sweezie et Thodes ne put s'empêcher de se retourner, de prendre appui et de faire feu pour les abattre.

- Merci, répondit Sweezie, mais votre rôle est de fuir. Si vous mourrez, j'aurais échoué dans ma mission.
- On rentre ensemble, Sweezie.

Les droïdes de combat étaient infatigables. Leur course était largement plus rapide que celle des organiques et leur endurance infinie . Mayla et Thodes firent ce qu'ils pouvaient pour suivre. Mayla boitait en courant. Elle forçait sur sa blessure. Thodes vit du sang couler de ses pansements. Ça c'était ré-ouvert, mais la Twi'lek ne laissait rien paraître. Elle serrait les dents. La souffrance était un signe qu'elle était en vie.
Tout d'un coup, Thodes fut propulsé en avant. Une douleur atroce lui prit l'épaule ainsi qu'une odeur de chair brûlée. Il cria en tombant.

- Non ! cria Sweezie en voyant qu'il était touché.

Immédiatement, le droïde se mit à genoux devant Thodes et ouvrit le feu vers le résistant qui le visait pour le protéger. Mayla vint à son niveau et le releva de force.

- Allez, debout ! On est y presque, allez !

La Twi'lek le remit sur pied et ils se portèrent. Sweezie resta de dos, en courant à reculons pour les couvrir. Devant eux, une dizaine de CAB et de tank Persuader sortirent des rues entre les immeubles et usèrent de leur puissance de feu pour faucher les résistants qui les pourchassaient ainsi que pour détruire le RT-TT qui montrait le bout de son nez. Une fois derrière les blindés, Thode su qu'ils avaient réussis. Ils allaient survivre.

- Par ici ! leur indiqua Sweezie.

Le droïde commandant remonta entre les colonnes de droïdes de combat, de soldats confédérés et de miliciens séparatistes du FIC. Des TMT étaient déployés à l'arrière-front, avec plusieurs navettes Sheatipede et des postes de commandement mobiles.
Se soutenant mutuellement, ils arrivèrent à un massif transport XT Beettle servant d'infirmerie mobile.
Un droïde médical vint à leur rencontre.

- Vite soignez-le ! commanda Mayla.
- L'écoutez pas, je suis son supérieur. Soignez là en premier, ça va aller.
- Euh … nous avons assez de cuve à bacta pour vous deux, répondit le droïde médical.
- Ah, fit à l'unisson les deux pilotes.

Une fois à l'intérieur de l'imposant transport de troupes, Thodes remarqua les lits d'infirmerie et cuve de bacta prises. Il repéra les cinq Raiders.
Thodes souffla de soulagement.

- Vous … vous êtes en vie. Louée soit la Force.
- Espèce de bâtard !cria une voix au fond de la pièce correspondant à celle de Drankar. Enfin je veux dire, commandant !
- Ok, c'est bon, Drankar. Je l'ai mérité, t'en fais pas. Si ça vous dérange pas, je vais me faire soigner rapidement avant de me faire insulter.

Vu son état global, et ses plaies plus importantes, Mayla fut placée en cuve de bacta tandis que Thodes eu le droit à un traitement local, sur un lit. Il apprit à cette occasion que sa mâchoire n'était pas cassée, heureusement.

- Message à l'ensemble des forces de la CSI, ici le général Omsrett. L'opération est terminée, repli général. Le groupe « soutien et commandement » part en premier, suivit du groupe « infanterie ». Les blindés couvriront notre repli avec les chasseurs Vautours. Début immédiat de la manœuvre.

Le sas du XT Beettle se referma et Thodes sentit quelques minutes plus tard l'engin se déplacer.

Il fallut près de vingt minutes pour que les forces Séparatistes rejoignent le spatioport. Le repli ne fut pas des plus calmes, les Loyalistes usant de leurs postes d'artillerie cachés pour frapper au hasard en direction des forces Séparatistes. Si la majorité des ogives eut frappé des habitations ou le bitume de la ville, certains tirs atteignirent des transports de troupes, des chars ou des soldats, alourdissant les pertes.
Lorsqu'ils débarquèrent des transports, Thodes, Mayla et les autres étaient stabilisés. Ils n'avaient eu aucune blessure sévère. D'autres soldats confédérés, plus sévèrement touchés étaient maintenus en cuve. La prudence et une guérison totale aurait nécessité que Thodes reste en repos plus longtemps et Mayla en cuve, mais ils n'avaient pas le temps pour ça. Pour Mayla, ce serait une énième cicatrice venant garnir son corps déjà zébré par les combats de sa vie.
Malgré l'hostilité de prime abord que les Raiders manifestaient à leur commandant, chacun fut vite content de voir que l'autre était en vie, et la mécanique habituelle reprit le dessus.
Thodes alla à la rencontre d'Omsrett. Le général Corulagien était tendu, fermé et sur les nerfs.

- Général, nous devons rendre compte immédiatement de la situation.
- Commandant, heureux de voir que vous allez bien, répondit simplement le milicien en regardant un débarquement de troupes dans le spatioport, évitant soigneusement Thodes du regard.
- Général, appela t-il de nouveau en lui prenant le bras.

L'homme se dégagea violemment et le regarda d'un œil mauvais.

- Nous devons faire notre rapport, maintenant, insista Thodes.
- Je sais, finit-il par concéder. Mais qu'allons-nous dire ?
- La vérité.
- Ils vont bombarder la tour.
- Oui.

A ces mots le regard du général fut surpris par la franchise sans ménagement du pilote.

- C'est la seule chose à faire et nous le savons tous les deux, continua Thodes.
- Non, on peut encore trouver un moyen de négocier...
- Général, ils nous massacrent dès que nous sommes à portée. Et si mes pilotes ne peuvent pas passer, personne n'y arrivera. J'ai risqué ma vie et celle de mes hommes pour ces gens, mais maintenant c'est finit. Nous devons parler à la vice-amirale Sayada et tout de suite.
- Bien, faisons notre rapport, finit-il par dire après encore quelques secondes d'hésitation. Mais je ne me rendrais pas sans combattre.
- Personne ne vous combat, ici, général, fit remarquer Thodes, d'un haussement de sourcils.

Les deux officiers arrivèrent dans la salle tactique du spatioport et contactèrent la vice-amirale. La jeune femme apparut devant eux, la mâchoire contractée.

- Commandant Thodes, mon équipage a suivi votre offensive depuis ma salle des opérations. Contente de voir que vous ayez survécu, mais vous avez échoué.
- C'est vrai, vice-amirale.
- Dans ce cas je n'ai pas d'autre choix que celui que nous avons convenu. J'ordonne à ma flotte de se mettre en position. Nous ouvrons le feu dès que nous serons prêts.
- Vice-amirale Sayada, je vous en pris, ne faites pas ça, plaida Omsrett.
- Général, je suis désolé mais nous n'avons pas d'autre solution pour mettre fin à cette résistance et sécuriser le secteur.
- Nous pouvons encore lancer un assaut terrestre ! Leurs défenses ne sont pas insurmontables !
- Et combien de troupes et de vies cet assaut terrestre nous coûterait ? Et pour quoi ? Épargner des Loyalistes ?
- Des civils !
- Il suffit, général ! se mit à hausser le ton Sayada.

Ce fut la première fois que Thodes vit la vice-amirale se départir de son calme glaciale.

- Vous représentez la faction Séparatiste de cette planète ! Vous êtes dans le camp de la CSI ! Ces gens sont nos ennemis mais aussi vos ennemis ! Il est grand temps que vous assumiez votre position et que vous choisissiez votre camp, général Omsrett ! Corulag n'a connu que trop longtemps le confort. Partout ailleurs des mondes sont divisés et des gens d'un même monde s’entre-tuent ! C'est la guerre et vous ne pourrez rien y faire ! Ce ne sont pas des civils, ni de simples réfugiés apeurés. Ce sont des Loyalistes, ce sont l'ennemi et je refuse de sacrifier la moindre vie des nôtres pour eux ! Et vous devriez avoir les mêmes préoccupations ! A moins que vous ne vouliez reconsidérer votre positionnement dans ce conflit ?

Le général fut soufflé par la réprimande. Thodes vit qu'il se sentit comme prit au piège. Il avait été trop loin dans la cause indépendantiste de Corulag pour refuser ce genre de chose maintenant. Il avait été embarqué dans l'enfer de la sécession et maintenant la CSI le tenait. Il n'avait plus le choix, il ne pouvait plus qu'obéir.

- Général Omsrett, vous vous chargerez de faire évacuer le spatioport au point de rendez-vous Gamma à vingt-cinq kilomètres de l'Académie, par sécurité. Afin de ne pas laisser l'opportunité aux Loyalistes de réagir et de s'enfuir, le bombardement commencera immédiatement. Charge à vous et à vos hommes de vous mettre à l'abri le plus rapidement possible.
- Quels sont mes ordres, vice-amirale ? demanda Thodes.
- Nous devons éradiquer le plus rapidement possible cette poche de résistance, commandant, pour sécuriser le secteur. La flotte commence déjà à se rassembler autour de Corulag. Quand l'Académie sera rayée de la carte ainsi que les derniers Loyalistes, nous enclencherons le plan d'occupation de la planète. Nous installerons les postes de communications longue portée et les bases de soutien pour piloter le regroupement de la flotte et coordonner l'assaut sur Coruscant. Pour votre part, votre escadron vient de recevoir une nouvelle affectation. Vous rejoindrez le Liberator en orbite.
- Le Liberator ? Pas l'Abnegator ?
- Ce sont les ordres du Chef de l’État.
- Si la flotte approche, nous n'avons plus de temps à perdre ici.
- Exactement. C'est pour ça que nous devons régler le problème des réfugiés au plus vite. Rien ne doit contrecarrer notre plan final. Nous y sommes presque.

Son hologramme se tourna vers Omsrett.

- Vous nous avez été utile, général. Vous avez fait le choix de l'émancipation vis-à-vis de la République et de la liberté pour la galaxie. Nous aurons besoin de vous encore à l'avenir pour soutenir notre cause dans le Noyau une fois la République éradiquée. Évacuez, vous et vos troupes. Survivez. Vous avez vos ordres.
- Oui, vice-amirale Sayada, répondit-il d'une petite voix, tête semi-baissée.

L'hologramme de Sayada disparut et Omsrett se dirigea vers les hauts parleurs.

- A toute la base, code d'évacuation Thêta. Quittez la base et rejoignez le point de rendez-vous Gamma immédiatement. Ce n'est pas un exercice. Procédure de bombardement orbital en cours. Évacuez immédiatement et le plus rapidement possible. Général Omsrett, terminé.

Rapidement, ce fut la cohue. Tous les soldats confédérés, les officiers, les droïdes et les Séparatistes Corulagiens emportèrent le plus de matériel possible en embarquant dans les véhicules de transport.

- Commandant, l'appela Antius.

Thodes vit Omsrett se poster devant une baie d'observation, face à la tour qui surplombait le paysage urbain dévasté.

- Rejoint le transport avec les autres. Tenez-vous prêts à partir. J'arrive de suite avec le général.
- Bien, commandant, mais ne traînez pas. Le bombardement va commencer, on vient d'annoncer que la flotte de Sayada était en position.
- J'arrive.

Thodes vint se camper à côté du général.

- Il faut y aller.
- Ils vont mourir.

Le ciel devint rouge. Un éclair frappa le bouclier qui vibra. Un autre tomba, puis encore un autre. Rapidement une pluie de lasers percuta le bouclier créant des arcs lumineux intenses. Le bouclier finit par céder et des kilomètres carrés furent instantanément engloutis dans les explosions et les flammes. La tour finit pulvérisée et éventrée. La montagne commença à s’effondrer sur elle-même.

- Vous savez ce qui est le pire, commandant ? Ils ne vont même pas mourir du bombardement. L'Académie est équipée de bunkers blindés en cas d'attaque. Mais vu l’intensité du bombardement, la montagne s'effondrera sur eux. Ils vont mourir enterrer et personne ne pourra les secourir.

Le souffle propulsa des débris partout et Thodes et Omsrett furent déstabilisés durant un instant.

- Vous savez, j'ai connu ça, moi aussi.
- Vraiment ?
- Je suis originaire d'Esseles. Ma planète a connu la même chose que vous. La moitié a rejoint la CSI, l'autre est restée fidèle à la République. Sauf que notre planète était divisée dans une plus grande proportion.
- Qu'avez-vous fait ?
- On s'est entretué. On s'est anéanti. Notre monde est changé à jamais désormais.
- Mais qu'avez-vous fait, vous ?
- J'ai pris parti. Et j'ai rejoint la mêlé. On ne peut refuser que les choses changent, général. On peut juste faire ce qu'on croit être juste et allez jusqu'au bout de nos convictions. Je me bats pour que demain mon monde soit libre. Que tous les mondes soient libres. Aujourd'hui, c'est moche. Nous souffrons. Mais demain, tout ira mieux. Ça ne peut pas se passer autrement. C'est logique.
Sayada à raison, général. Votre cas, la majorité de la galaxie l'a déjà vécu. Beaucoup ont connu bien pire. Devenez plus fort. Et gardez espoir.

Cette fois, les quartiers soufflés par les explosions se rapprochèrent et les débris commencèrent à frapper le spatioport. Le souffle de l'explosion envoya valdinguer Omsrett et Thodes. Thodes le releva en lui tendant la main.

- On doit partir ! Maintenant !

Cette fois le général suivit Thodes jusqu'à la navette Sheathipede.

- Bah enfin, c'est pas trop tôt ! rouspéta Rial. Faut qu'on se tire, je suis quasi-sûr d'avoir vu des immeubles entiers voler !

Kaylin lui mit un coup de coude en montrant Omsrett.

- Enfin, façon de parler, se rattrapa le Nikto.
- Vas-y, Drankar, tu peux décoller, annonça Kaylin.
- C'est Drankar qui pilote ? demanda Thodes.
- Il n'avait pas confiance dans les droïdes pilotes, répondit Zi'rel.
- Et vous, vous avez confiance en Drankar ?! s'exclama Thodes.

Les portes se refermèrent et la navette décolla.

- Vous n'avez pas confiance, en moi commandant ? cria Drankar du cockpit. Ça fait onze ans qu'on vole ensemble, pourquoi ne l'avoir jamais dit, ni m'avoir renvoyé ?
- Disons que d'habitude, tu ne risques que ta propre vie. Tu as un style de vol … de cinglé. Oui, voilà c'est ça.
- Et c'est lui qui dit ça … lâcha avec médisance Mayla.

Tout le monde rigola.

La navette survola durant quelques minutes les décors ravagés de Curamelle. Étrangement, Drankar réussit à bien négocier les vagues de souffle sans faire vomir ses passagers, bien que Thodes ne soit pas rassuré.
La course se termina et Thodes, Omsrett et le reste des Raiders débarquèrent.
Kaylin siffla. Partout sur des kilomètres des barges C-9979 atterrissaient. Des énormes structures de stockage, des casernes, des zones d'exclusion avaient déjà été installées. On pouvait voir ici et là des terminaux de gestion d'informations et d'analyses éclore et des antennes de communication supra-stellaires être montées dans les zones d'exclusions. Ces dernières étaient entourées d'un imposant mur en duracier blindé et de nombreuses tourelles turbolasers étaient en train d'être montées dessus. Toutes étaient tournées vers Curamelle.
Thodes commença à comprendre à quoi allait servir les imposants générateurs de bouclier déjà installés sur la planète à leur arrivée. Vu le nombre et la taille des bases présentes, rien ne justifiait une telle couverture. Mais maintenant tout était clair. Corulag était en train de devenir un bastion de la CSI dans le Noyau. Toute la planète était occupée, mais ce n'était pas que un bastion. C'est de Corulag que la gigantesque flotte de la Confédération allait être dirigée et gérée durant l'assaut finale et pour l'administration future du Noyau. Du moins dans un premier temps.
Un lieutenant Gran vint à leur rencontre.

- Général Omsrett ? Le général Liindasi vous attend pour planifier les opérations de pacification et de consolidation.
- Bien, lieutenant, je vais aller le rencontrer. Dite moi, qu'en est-il de la situation des gens de Curamelle ?
- Nous les avons redirigés vers les quartiers encore habitables de la ville et nous les maintenons sous contrôle. Nous tâchons d'isoler les éléments Loyalistes et de les mettre en camp de détention. Nous installons aussi des camps de soutien humanitaire pour permettre aux réfugiés de survivre durant nos opérations. Cela fait partie des sujets à aborder avec le général Liindasi, général.
- Bien, bien... alors je vous suis.
- Lieutenant, interpella Thodes. Je suis le commandant Thodes du Corps des Chasseurs Volontaires. Je dois rejoindre le Liberator au plus vite.
- Oui, commandant. Une navette de transit vous attend. Aire numéro quatre.
- La vache, siffla Antius alors qu'ils allaient à la navette. On dirait bien que l'occupation du Noyau a déjà commencé à rentrer dans sa deuxième phase. Tout porte à croire que ce ne sont pas juste des installations temporaires, le temps d'une dernière offensive.
- Il est évident qu'on ne pourra pas laisser le Noyau libre après la guerre, lui répondit Thodes. Pas tant que nous n'aurons pas stabilisé notre économie et détruit dans l'oeuf l'inévitable sentiment de résistance et de rébellion des peuples Loyalistes. Il en va de la paix. On ne peut laisser les instabilités et une situation de conflit perpétuel persister.
- Omsrett est-il au courant que son monde va être occupé et dirigé depuis Sluis Van ? Il se battait pour la liberté de Corulag, s'interrogea Kaylin.
- Son engagement n'excuse pas le fait que Corulag a intensément collaboré avec la République, répondit Mayla. Et les pro-séparatistes ne sont qu'une minorité ici.
- C'est temporaire, rajouta Thodes. Dans quelques années, quand les gens se seront majoritairement fait à l'idée que la République appartient au passé, cela cessera. On ne peut pas risquer une guerre civile dans le Noyau. Nous en avons besoin pour reconstruire la Confédération après l'Opération Restructuration.
- Pour les piller, corrigea d'une voix rauque Zi'rel.
- Des gens doivent bien payer, Zi'rel, autant que ce soit les responsables, vu qu'ils ont ravagé notre économie lors d'un sommet de la paix, grogna Drankar.

La navette décolla et rejoignit le couloir de circulation déjà bondé de vaisseaux Séparatistes entrants et sortants.

- Commandant, vous savez pourquoi nous rejoignons ce Liberator et pas l'Abnegator ? finit par demander Rial pour tout le monde.
- Oui, je sais, fit Thodes avec un sourire.
- Et ? continua le Nikto.
- Je ne vais quand même pas vous gâcher la surprise !

L'escadron regarda par les baies coulissantes de la navette et furent bouches bées, sidérés par un tel spectacle. Partout, des milliers de vaisseaux Séparatistes sortaient de l'hyperespace pour rejoindre la masse déjà compacte qui se dressait devant eux. On pouvait voir des Lucrehulk, des Munificent, des Recusant et des Providence absolument partout, volant en formation. Des millions de chasseurs droïdes et P-38 paradaient sur les flancs des géants d'acier qui emplissaient l'espace.

- Par l'ancien Démon Cravus d'Esseles, siffla Kaylin, je n'ai jamais vu autant de vaisseaux réunis au même endroit ! Même lorsque nous avons attaqué Coruscant il y a neuf ans !
- La CSI était loin d'être aussi puissante, il y a neuf ans, fit remarquer Zi'rel, toujours aussi impassible.
- Qu'est-ce que c'est que … cette chose ? demanda Rial en pointant du doigt un immense croiseur plus de quatre fois plus grand qu'un Providence standard.
- Ça, mes amis, c'est le Liberator.

Il eut des sifflements dans l'assistance. Tout le monde regarda de ses yeux pétillants l'immense cuirassé de combat durant plusieurs secondes de silence.

- Il est laid, finit par dire Drankar.

Tous les yeux se tournèrent vers le Jabiimien barbu, qui demeurait stoïque, les bras croisés.

- Laid ? Ce que tu vois là c'est un authentique cuirassé de guerre Subjugator amélioré long de près de 5000 mètres, équipés de 500 tourelles turbolasers, capable d'emporter 8 millions de droïdes de combats désactivés et 650 chasseurs stellaires, présenta Thodes en salivant.
- Subjugator ? Comme le vaisseau qui a anéanti deux flottes complètes de la République dans le système Abregado au début de la guerre ? demanda Kaylin.
- Non, celui-là dispose d'armes ioniques améliorées par nos meilleurs ingénieurs, capables d'étendre sa portée sur des espaces 300% plus grands, avec une force de contagion des arcs ioniques quadruplés. De quoi définitivement écraser la flotte de la République. C'est notre arme secrète pour en finir avec eux pour de bon.
- P'tête bien. N'empêche qu'il est quand même laid, réitéra Drankar.
- Comment se fait-il que tu sois au courant de cela ? le questionna Mayla. Et nous, non ?
- Le projet est en maturation depuis près de sept ans. Rainar m'en avait parlé à l'époque où il avait réhabilité le projet, mais ne m'en avait plus fait mention ensuite. Je pensais qu'il l'avait abandonné lorsqu'il m'a informé, après l'embuscade de Manaan, que le vaisseau était toujours en construction et bientôt abouti. Il n'en a parlé à personne à part quelques membres choisis. Vous découvrez ce vaisseau en même temps que le reste de la CSI. Le projet « Liberator » est resté secret durant tout ce temps. Il n'était pas en construction sur Pammant et Sullust, donc il a réchappé à l'attaque de la République d'il y a trois ans.
- Pourquoi ne nous as tu rien dit ? s'offusqua Mayla.
- Moins de personnes étaient au courant, plus les chances de garder ça secret augmentaient, disait simplement Thodes en haussant les épaules. Et ça a servi. Les Renseignements de la République ont longtemps suspecté qu'on développe une super-arme et ont envoyé plusieurs de leurs agents mener leur enquête dessus.
- Ok, mais pourquoi ne pas l'avoir dit à nous ! s'offusqua toujours Mayla. Et particulièrement à moi !? Je suis ta femme quand même !
- Tu ne fais mention de ça vraiment que quand ça t'arrange, n'est-ce pas ? glissa Drankar
- Tu n'as donc confiance en personne ? continua Mayla.
- Bien sûr que si ! Je savais bien que vous n'alliez pas courir raconter ça à la République, mais rien ne me disait que vous n'alliez pas être capturé, emprisonné dans les caves des Renseignements de la République et parler sous la torture.
- On n'aurait pas parlé, grogna de défi Drankar.
- Bien sûr que vous auriez parlé, répondit d'une voix morne Antius. C’est leur taf. Ils font parler tout le monde. Ils sont doués pour ça. Le commandant à bien fait. Puis ça nous fait une belle surprise.


La navette se posa dans l'un des nombreux hangars latéraux de l'imposant super cuirassé. A leur sortie, Thodes fut époustouflé. Partout autour de lui, il y avait des soldats et des pilotes de la CSI. Que des organiques et pratiquement aucun droïde. Les engagés volontaires n'avaient cessé d'augmenter au fur et à mesure de la guerre, et bien qu'il soit devenu systématique que du personnel organique soient présents dans quasiment chaque croiseur et dans chaque bataillon, la norme était encore d'être entouré de droïdes. Les machines restaient majoritaires dans l'armée Séparatiste. Mais ici, sur le Liberator, les organiques avaient pris le dessus sur les droïdes.

- On se croirait dans l'armée de la République, commenta Zi'rel.
- Non, ceux-là ont l'air entraînés et ne pleurent pas leurs parents, grogna Drankar.
- Tous ces organiques... rajouta Mayla avec dégoût.
- Alors je sais que ça fait longtemps qu'on ne côtoie que des droïdes, Mayla, mais on est des organiques, lui fit remarquer Thodes.
- Au moins les droïdes ne te bassinent pas avec leur vie, leurs problèmes, leurs faiblesses et leurs espérances …
- Je croyais que tu détestais ces boites de conserve ? s'étonna Kaylin.
- Moins que les êtres vivants.
- On prend nos quartiers ? demanda Antius à Thodes en baissant la voix.
- Je ne sais pas. J'ignore la suite, on marche à l'improvisation pour le moment. Je dois prendre les ordres pour savoir ce qu'il en est. Et il nous faut de nouveaux chasseurs.
- Les Raiders ? fit une voix à sa gauche.

Une Humaine à la trentaine passée, de type asiatique, les cheveux en chignon serré leur fit face avec un datapad dans la main. Elle portait le grade de capitaine.

- Commandant Thodes, au rapport. Nous devons prendre nos ordres. Qui commande ici ?
- Mes respects, commandant. Capitaine Viliaire du Liberator. Ce vaisseau est sous le commandement direct du Chef de l’État, Rainar.

Les Raiders échangèrent un regard.

- Le Chef de l’État vous attend dans sa salle de conférence, pont 338, continua l'officier.
- Il nous faudrait de nouveaux chasseurs. Nous avons tous perdu les nôtres sur Corulag.
- C'est … inattendu. Je vais voir si nous avons des P-38 de disponibles.
- Sinon, il faudra en faire venir.
- Nous n'aurons pas le temps, répondit sèchement la capitaine.

Nouveaux regards entre les Raiders. Cette fois, tout le monde dans l'escadron devait avoir remarqué que Thodes ne savait pas où il mettait les pieds.

- S'il vous plaît, le Chef de l’État vous attends.
- Et bien, allons y.








Voilà pour cette semaine ! On se rapproche inexorablement de Corsucant. La suite la semaine prochaine ! :hello:
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Messagepar L2-D2 » Mer 14 Nov 2018 - 20:38   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Quatrième partie du Chapitre 6 lue !

Aaaaaaah, les Raiders ont survécu, me voilà soulagé ! :oui: Et Sweezie survit envers et contre tout, une fois de plus !

Belle description des sentiments d'Omsrett. Le voilà coincé entre son devoir et son peuple... et si ses ordres se défendent d'un point de vue militaire, moralement, voilà qui va sans doute sérieusement l'affecter, et on peut le comprendre ! :(

Et peu après, voilà donc le Liberator, une belle bête qui est devenu le navire amiral de la flotte, le bâtiment du Chef d'Etat. Curieux de savoir pourquoi Rainar tient tant à voir au plus vite Thodes et ses pilotes... :?

Vivement la suite ! :oui:
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Messagepar Clonedroïd92 » Dim 18 Nov 2018 - 20:22   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

L2-D2 a écrit:Quatrième partie du Chapitre 6 lue !

Aaaaaaah, les Raiders ont survécu, me voilà soulagé ! :oui:


Et moi qui pensait qu'on était dans cette génération scénaristique où il est nécessaire de tuer ses héros pour satisfaire la soif de sang du spectateur blasé :whistle:
Je peux pas détruire le happy end à chaque fois, n'est-ce pas ? Bon, en même temps, l'histoire est pas finie.

L2-D2 a écrit:Et Sweezie survit envers et contre tout, une fois de plus !


Sweezie survivrait à une dizaine de guerre des Clones. Roger, roger !

L2-D2 a écrit:Et peu après, voilà donc le Liberator, une belle bête qui est devenu le navire amiral de la flotte, le bâtiment du Chef d'Etat. Curieux de savoir pourquoi Rainar tient tant à voir au plus vite Thodes et ses pilotes... :?

Vivement la suite ! :oui:


Rainar rassemble la flotte et sort son fleuron secret...
L'expression n'est elle pas : Quand on fait son lit, on se couche ? :sournois:
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Messagepar Clonedroïd92 » Mer 21 Nov 2018 - 15:24   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Corulag est tombée, la flotte Séparatiste se rassemble. Quelque chose se prépare. La suite !





Chapitre 6 : Au recommencement (partie 5)








Thodes suivit Viliaire le long d'un dédale de couloirs remplis de membres d'équipage organiques portant soit des uniformes d'officier confédérée, de leur couleur bleue classique, grade sur la poitrine près du coeur et insigne de la Marine ou de l'Armée sur l'épaule, soit des techniciens de croiseur, dans un uniforme bleu-gris, avec un casque de protection adapté à leurs travaux avec une visière tombante et une ceinture d'outils. C'était la première fois que Thodes voyait ces derniers. Cette tâche était systématiquement dédiée aux droïdes habituellement.
Ils prirent un turbo-tram qui s'enfonça à grande vitesse dans les tunnels desservant toute la superstructure. L'ambiance du vaisseau étant dans les tons sombres, marron et rouge, à l'opposé du métal clair et des habituelles consoles aux lumières vertes des croiseurs de la flotte. Cela angoissait Thodes et il espéra secrètement ne pas être affecté à ce bâtiment.
Après près de cinq minutes de turbo-tram et de montée, il descendit de la nacelle pour suivre Viliaire dans un énième dédale de couloirs, plus court cette fois. Ils se stoppèrent devant un console. La capitaine y mit une clé de cryptage en forme de cylindre, ce qui semblait être une sorte de nouvelle technologie, qui déverrouilla les commandes de la console.

- Tenez, dit-elle en lui tendant un cylindre. En tant que commandant de la chasse, vous devez en avoir un.
- Commandant de la chasse ? s'étonna Thodes.

Viliaire resta impassible.

- Et comment ça fonctionne ?
- C'est en forme de tige. Il y a des consoles avec des trous. Vous le mettez dedans, vous tournez, ça ouvre la porte.

La réponse fit passer Thodes pour un abruti sorti d'un monde de paysans à nerfs, mais cela n'eut pas l'air de gêner la capitaine. Elle eut même l'air de le faire exprès.

- Comme une clé, quoi ?
- C'est ça. Comme une clé.

Elle mit une seconde de silence avant de rentrer dans la salle.

- Le perdez pas, les informations d'authentification sont les vôtres. Vous en êtes personnellement responsable.

Thodes pénétra dans une grande salle circulaire avec la traditionnelle table holographique en son centre. Une imposante baie vitrée d'observation encerclait la salle.

- Ah ! Voilà notre dernier invité ! Merci capitaine, fit la voix de Rainar.

Viliaire fit un geste de tête et quitta la salle.
Thodes regarda les têtes présentes dans la salle. Il s'y trouvait le Général Kleeve, chef des forces armées de la CSI, le Haut Amiral Iriuun de la Marine Confédérée et la vice-amirale Sayada, le Directeur Tionnick de l'OSC et Quinlan Vos, Gardien Suprême de la Garde Confédérée. Rainar se tenait au poste du maître de conférence.
Thodes vint se mettre autour de la table de cette haute assemblée où il ne se sentit pas à sa place. La vice-amirale Sayada lui fit un signe de la tête pour le saluer. Son visage ne montrait aucune émotion, comme à son habitude. Entre elle, Viliaire ou Mayla, Thodes commençait à penser que toutes les femmes dans l'armée Séparatiste devaient être recrutées sur le même profil. Heureusement que Kaylin apportait une touche de douceur de temps en temps.

- Vous avez plus de retard que moi, Thodes, rigola Vos. Et ce n'est pas un mince exploit.
- Les opérations sur Corulag se sont montrées ... plus longues que prévu, répondit Thodes.
- C'est ce que la vice-amirale nous a rapporté, déclara Rainar. Elle a souligné, cependant, votre gestion habile et efficace de la situation et a salué votre courage, général Thodes.
- Général ? s'étonna Thodes. On m'a invité ici en tant que « commandant de la chasse » . C'est pour ça ?
- Malheureusement, le général Sienta a perdu la vie lors de l'assaut donné sur Anaxes. Nous venons d'apprendre sa disparition. Le Corps des chasseurs volontaires est sous le commandement de la Marine et donc du Haut Amiral Iriuun, mais il faut un pilote de chasse en tant que gradé supérieur pour représenter le corps. J'ai convenu que vous étiez l'homme de la situation pour continuer l'excellent travail de Sienta. Votre courage sur Corulag le démontre une nouvelle fois.
- Et qu'avez-vous donc fait sur Corulag ? demanda Kleeve, visiblement non au courant des derniers évènements.
- J'ai crashé mon chasseur.
- Oh...
- Oui, je sais.
- Doit-on rappeler que vous avez aussi héroïquement tué le Général Grievous et que vous commandez l'escadron affichant le plus haut taux de victoires de la CSI ? rajouta Rainar pour défendre son choix.
- Et bien … merci de votre confiance, monsieur le Chef de l’État. J'honorerais la confiance que vous placez en moi, mais je précise que je resterais aux commandes de mon escadron. Je n'aurais jamais eu cet honneur sans l'aide de mes pilotes.
- Bien évidemment, conclu Rainar. Maintenant, au travail.

Il alluma la table et les hordes illimitées de vaisseaux Séparatistes apparurent.

- Selon nos estimations, il nous faudra moins de deux heures encore pour réunir la flotte de la dernière phase. Nous comptons réunir environ quatorze mille unités de guerre et des millions de chasseurs. Quand nos forces serons toutes rassemblées, nous serons prêts.
- Prêts pour quoi ? demanda Thodes. Pourquoi réunissons-nous autant de nos vaisseaux ?
- Mesdames, messieurs, l'heure est venue pour nous d'éliminer une bonne fois pour toute la République.

Silence autour de la table.

- Directeur Tionnick, je vous en prie.
- Merci, monsieur le Chef de l’État. En effet, nos agents en poste sur Coruscant n'ont pas pu communiquer avec nous depuis plus de sept mois, suite au renforcement des mesures de sécurité de manière drastique, en réponse à la campagne qui frappe le Noyau depuis plus d'un an, depuis la chute des Colonies. Cependant, nos infiltrés, deux d'entre eux en fait, on put rétablir le contact en construisant un relais clandestin a fréquence cryptée. Cela a pris du temps pour trouver une « fréquence-faille » dans le cyber-confinement établit sur toute la planète, mais cela a fini par payer. Du moins a t-on pu communiquer avec eux trois heures.
- On a reperdu le contact  ? demanda Vos.
- Il y a deux semaines, oui. Mais les infos obtenues parlent d'elles même. La République est en train de lâcher ses systèmes. Les uns après les autres. Duros, Carida, Frésia, Balmorra, Chandrila, Alderaan, Kuat...
- Et maintenant Corulag, termina Thodes. A notre arrivée, on s'attendait à voir une planète totalement sous contrôle, mais la République avait renvoyé une flotte de guerre ayant repris l'orbite juste pour évacuer un maximum de ses troupes avant que nos renforts n'arrivent.
- En effet, acquiesça Tionnick. Ils abandonnent leurs bastions, leurs mondes, et leurs avant-postes. Ils emmènent avec eux un maximum de leurs troupes et de leur matériel.
- Pourquoi abandonner leurs mondes-boucliers au risque de laisser un axe dégagé pour notre flotte débouchant sur Coruscant ? s'interrogea Kleeve.
- Parce que la République n'a plus la capacité de mener une guerre de position et de nous empêcher de prendre les principaux axes, devina Iriuun. Nous les avons emmenés sur plus d'une cinquantaine de fronts rien que dans le Noyau. Mais nous, nous possédons une flotte forte de cent mille vaisseaux lourds. Et eux ? Ils n'ont plus qu'un dixième de ce qu'ils avaient.
- On s'y attendait, répondit Tionnick. Nous avons une force de cent mille vaisseaux de guerre mais entre nos vastes territoires de la Bordure à sécuriser, le renforcement de nos positions stratégiques, et les nombreuses opérations de sécurisation et de pacification encore prenantes dans la Bordure Médiane, Intérieure et les Colonies, nous n'avons qu'environ vingt mille vaisseaux lourds de disponibles pour faire tomber le Noyau. La République, elle, a vu sa flotte fondre comme neige au soleil. Alors en sacrifiant le nombre de mondes à défendre …
- Elle permet de concentrer un maximum de vaisseaux au même point, et de le rendre imprenable, soupira Thodes. C'est la doctrine Osslick relative à la stratégie du confinement adoptée par la République depuis notre invasion de la Bordure Médiane.
- Mais cette fois, c'est une version extrême et désespérée de la doctrine Osslick. Il y a deux semaines, nos agents en poste ont réussi à avoir une ébauche analytique des forces regroupées sur Coruscant. Il y avait 4500 vaisseaux de guerre. Et les arrivées étaient encore nombreuses. Nous avons perdu contact avec nos agents, mais d'après nos estimations, à la vue de l'abandon des principaux fronts de manière massive et systématique de ces derniers jours, nous pouvons en conclure que le nombre de vaisseaux autour de Coruscant a doublé.
- Ils seraient plus de 9000 unités ? s'étonna Vos.
- D'après nos estimations, oui. Et c'est un nombre minimal, Gardien Suprême.
- Combien de vaisseaux de la République peuvent encore joindre le confinement ? surenchéri immédiatement Iriuun.
- On l'ignore. Il y a la marge d'erreur représentée par les nombreux vaisseaux de la République qui se sont perdus durant les années antérieures du conflit, dans la Bordure, lors de replis hasardeux . Et ceux qui se sont retrouvés bloqués derrières nos lignes lors de notre progression rapide dans les Colonies et le Noyau…
- Combien, monsieur le Directeur ? insista Rainar.
- Au vu des données récentes, qui sont les seules fiables, encore un bon millier de vaisseaux peuvent rejoindre Coruscant, s'ils font preuve d'ingéniosité pour passer nos lignes. Les vaisseaux qui se sont perdus lors de notre dernière campagne. Les flottes perdues de la Bordure depuis des années n'ont aucune chance de rejoindre la capitale.C'est pour ça que nous devons agir rapidement. Immédiatement. La République est encore en infériorité numérique, mais mes agents ont confirmé qu'elle sait que l'on arrive. Elle a verrouillé tous les quartiers, armé la population, barricadé toutes les places, activé de puissants générateurs de bouclier et mis en alerte maximum leur système de protection locale.
- Dans cette configuration, même avec l'avantage du nombre, nous pourrions perdre cette bataille ou subir de très lourdes pertes, soupira Iriuun.
- Quelle est notre capacité à répondre à une issue défavorable ? demanda Sayada bien décidée à ne pas rester dans l'ombre de son supérieur et rival. Et quel serait les conséquences sur notre capacité à maintenir notre contrôle sur le Noyau ?
- Vous avez mis le doigt sur le problème, répondit Tionnick. Les analystes de la République n'ont pas soufflé cette stratégie au Conseil des Jedi pour rien. Comme je vous l'ait dit au début, nous avons, certes, une flotte largement supérieure en nombre, mais notre expansion fut rapide est malheureusement très peu contrôlée avec notre dernière campagne. Entre nos territoires à protéger, les routes hyperspatiales à sécuriser, nos points sensibles, et les nombreux systèmes de la Bordure Médiane au Noyau encore très instables nécessitant une occupation militaire constante, nous sommes déjà dépassés. La République est au bord du gouffre, mais si nous perdons sur Coruscant, nous devrons rassembler nos forces soit du Noyau, soit dans les territoires contestés, soit en touchant aux zones sensibles.
- Et alors ? fit Vos.
- La République a peut-être rameuté la majorité de ses forces spatiales et terrestres sur Coruscant et interrompu tout envoi de renforts aux fronts, mais comme je vous l'ai souligné, il y a encore des combats. Anaxès n'est pas encore tombée, ni Kuat. Il y a encore des troupes sur Carida, Frésia, Balmorra, Alderaan, mais aussi sur Kashyyyk, Bothawui, Naboo, Commenor, Brentaal 4, Kothlis, Fondor, Onderon, Mon Calamari et des centaines d'autres. Que ce soit des résistances locales ou des troupes Loyalistes laissées derrière qui ne lâchent pas les armes. Des récalcitrants. Mais aussi des vaisseaux lourds, des flottes perdues, coupées de leurs hiérarchie. Des combats légers, sporadiques mais éreintants ont encore lieux là-bas. Si nous prenons des forces dans ces zones déjà en sous effectif, nous risquons d'abaisser nos défenses de manière très risquée. On pourrait se retrouver avec une autre « Opération Unité » sur les bras. Et la CSI n'y survivrait pas.
- C'est pour ça qu'il fallait prendre au plus vite Corulag. Il faut lancer cet assaut dès que possible, comprit Thodes en regardant Sayada.

Elle acquiesça de la tête et Thodes vit presque dans son regard une demande d'excuse de ne pas l'avoir mis dans la confidence.

- Je sais que vous êtes épuisé après votre combat imprévu sur Corulag, général et … de tous les autres que vous avez menés ces derniers mois, intervint Rainar. Mais la République a décidé d'adopter une tactique du « tout ou rien ». Soit elle gagne sur Coruscant, soit elle nous emporte avec elle dans la tombe. Nous devons frapper au plus vite. Et Coruscant doit tomber dès notre première attaque, qu'elle qu'en soit le prix. Je ne vous cache pas à tous, que, malgré la présence militaire de la République sur encore plusieurs mondes, aujourd'hui la République se limite uniquement à Coruscant. Si prenons Coruscant, si nous gagnons cette bataille, nous gagnons la guerre. Nous anéantirons la République Galactique définitivement. Aujourd'hui, nous mettons fin à plus de douze ans de guerre. C'est aussi simple que ça.
- Et comment allons-nous donc procéder, vu que l'on doit perdre le moins de vaisseaux possible tout en nous assurant la victoire ? demanda Kleeve.
- Vous êtes à bord de la solution, général.
- Le Liberator, dit Thodes. Vous avez tout fait pour maintenir le secret autour de ce vaisseau.
- Car ce cuirassé sera l'arme qui nous permettra d'enterrer la République pour de bon.
- Quel est le plan ? s'impatienta Iriuun.

Rainar pianota sur la console et matérialisa une horde de Venator et d'Acclamator en orbite autour de Coruscant. Il leur fit face avec quatorze mille vaisseaux de la CSI représentés en bleu.

- La route Perlemiant, que nous maîtrisons désormais avec la prise de Corulag et la sécurisation de l'orbite d'Anaxes, est la seule qui permette de faire un saut coordonné avec autant d'unité. Nous attaquerons donc d'un bloc, faisant face à la formation de la République. Nous balayerons les quelques croiseurs qui seront à portée de tir pour faire une bonne entame marquante. Une fois en orbite, nous attendrons que la République rappel les unités postées de l'autre côté de la planète tout en les maintenant sous pression constante. Une fois la flotte de la République nous faisant face, nous déploierons près de la moitié de nos forces de chaque côté comme pour les encercler.
- Cela fait environ vint cinq pour cent de nos forces par flanc, monsieur le Chef de l'Etat. C'est très insuffisant pour encercler avec efficacité une telle flotte de défense, constata Iriuun.
- Le but n'est pas vraiment de les encercler, Haut Amiral. Mais de leur faire croire.
- Nos pertes seront très lourdes. Nos forces engagées sur les flancs n'auront pas assez de vagues de soutien pour tenir le flot compact de la République.
- Justement, Haut Amiral. Si je venais à faire ce mouvement, et que vous étiez à la place des Loyalistes. Que feriez-vous ?
- Et bien, je verrais venir votre tentative d'encerclement de loin, mais je verrais aussi un commandant de flotte frileux, qui en veut pas engager trop de ses forces dans une telle tentative hasardeuse. C'est logique, il est extrêmement difficile d'encercler près de neuf mille vaisseaux de guerre. Il faudrait plus du double d'effectifs. Alors je serrerais la formation de sorte de la rendre compacte. Ainsi nos chasseurs aurait une zone beaucoup plus restreinte à protéger, et pourrais faire barrage aux bombardiers qui viendront en soutien. En faisant bloc, nous assurons aussi une supériorité en termes de puissance de feu pour chaque unité séparatiste qui nous prendrais sur les flancs, rendant vaine les tentatives d'encerclement. J'infligerais donc de très lourds dommages à l'ennemi, et diminuerais sa supériorité numérique de manière drastique. C'est une aubaine.
- Exactement, Haut Amiral.
- Monsieur, je ne comprends pas. Nous voulons justement éviter d'avoir de lourdes pertes, non ? Le combat sera dur, mais si nous faisons ça, la République risque bien de gagner, constata l'Umbarine.
- Hmm, pour s'assurer la victoire, il faudrait qu'elle profite de cette situation favorable qu'elle vient de créer. Les forces ennemies sur les flancs subissent de lourdes pertes, le noyau de commandement de la flotte devant vous est sans protection, en infériorité numérique de fait de leur manœuvre, et le reste du dispositif est éclaté, dispersé. Que faites-vous dans votre configuration de flotte ?
- Et bien, comme vous l'avez dit, je transforme cette avantage de manière définitive. Je retourne leur tactique contre eux. J'ordonne à ma flotte de maintenir une formation serrée pour qu'ils se couvrent mutuellement et je charge jusqu'au noyau de vaisseaux de commandement, histoire d'infliger de lourdes pertes directes à leur leadership. Je les désorganise, et coupe leur flotte en deux. De là, je redéploie ma flotte en les prenant par les flancs et diminue encore leur puissance de feu. Ils seront désorganisés, dispersés, sans commandement, en situation extrêmement défavorable. Peu importe le nombre restant, je ne pourrais plus perdre à partir de ce moment-là. La victoire est mienne.
- Excellent, Haut Amiral. Si vous en venez à cette déduction, vous, alors les plus fins stratèges de la République en viendront au même raisonnement, se réjouit Rainar.
- Monsieur, nous allons perdre, si nous faisons ça.
- Vous avez oublié ceci.

Il mit en surbrillance le Liberator, au milieu du groupe de commandement.

- Mais bien sûr ! s'exclama Thodes. C'est brillant !
- Quoi ? fit Sayada.
- L'arme principale des cuirassés de classe Subjugator était une super canon ionique à portée exponentielle. Plus l'arc progresse dans l'espace, et plus il touche de vaisseaux, plus il grandit et paralyse d'engins. La tactique d'encerclement frileuse va obliger les officiers de la République à serrer leur formation, pour avoir l'avantage de la puissance de feu et compenser leur infériorité numérique. Ensuite, notre faiblesse apparente et nos pertes vont encourager la République à s'enfoncer d'elle-même dans notre flotte et se mettre à portée de tir ! Si elle restait au loin, de nombreux vaisseaux pourraient naviguer envoyant arriver l'arc ionique et l'esquiver. Là ils seront pris en plein dedans et ne pourront pas fuir à temps ! Et vu qu'ils auront serré leur formation au maximum, cela nous garantit de pouvoir atteindre un maximum de vaisseaux de leur flotte ! Ils se retrouveront à poil, sans boucliers, sans armes, sans électronique ! On aura plus qu'à tirer dans le tas pour réduire en cendre la totalité de la flotte de la République.

Rainar lui fit un signe de tête en souriant pour lui dire qu'il partageait son enthousiasme.

- Sauf qu'il y a un hic, intervint Kleeve. Sauf votre respect à vous deux, j'étais déjà général dans la CSI à l'époque du Malveillant. J'ai eu accès aux rapports des combats dans le système Abrégado ayant entraîné la destruction de deux flottes de la République. Cette super-arme n'a été utilisée que sur quelques destroyers Venator. Jamais sur une flotte de cette taille ! La portée maximale de l'arc du super canon à ion ne sera jamais assez grand pour prendre suffisamment de vaisseaux. Nous allons sacrifier un grand nombre de vaisseaux pour un résultat, certes impressionnant, mais décevant.
- Si nous n'avions fait que réhabiliter tel quel le projet du cuirassé Subjugator, général Kleeve, nous aurions déjà aligné le Liberator dans notre flotte et certainement pas fait tout un foin pour le maintenir sous le secret défense. Durant toutes ces années, nos meilleurs ingénieurs en armement expérimental se sont appliqués à étendre considérablement la portée de l'arc ionique et à améliorer sensiblement son efficacité. L'arc à maintenant une portée de près de 300% plus importante dès sa sortie du canon catalyseur. Et la capacité de propagation des éclairs ioniques a été multipliée par douze. De quoi couvrir des milliers de vaisseaux. Contrairement à Dooku, je n'ai pas juste fait dans l'expérimental. J'ai voulu pousser au maximum le projet, avec les moyens et la technologie qu'on ne possédait pas à l'époque.
- Serait-ce suffisant ? insista Kleeve. Avez-vous déjà fait un test ?
- Des tests, oui, nous en avons fait un certain nombre, général. Mais vous vous doutez qu'il nous a été difficile de faire un test en condition réelle sur une flotte de plusieurs milliers de vaisseaux.
- Sur quoi avez-vous testé l'arme ? demanda Iriuun.
- Un champ d'astéroïdes. L’élargissement de propagation de l'arc ionique réagissait bien avec la ceinture d'astéroïdes du système de Vergesso, riche en matière métallique et bourré de courants électriques naturels. Il y avait aussi quelques installations minières décaties que nous avons fait évacuer pour le test, avec des consoles et des systèmes d'ingénierie. Et l'arc de propagation a été parfait. Les résultats étaient dans nos estimations. Et en prenant en compte que les matières électriques et métalliques étaient nettement inférieures à celle d'une flotte massive, on peut donc empiriquement en déduire que cela sera décuplé avec une flotte de la République.
- On parle de neuf mille vaisseaux ! s'exclama Kleeve. Rien ne nous permet d'assurer quoique ce soit sans un test grandeur nature, en conditions semblables.
- Non, intervint Iriuun. Les vaisseaux de la République seront en formation serrée, mais pas sur leur largeur. Quand on veut nous encercler et que l'on souhaite pénétrer des défenses en retour, il faut une formation agressive, qui ouvre la voie tout en ayant des vagues de soutien importantes. Je me mettrais en forme de lance, et tout officier naval digne de ce nom ferait de même. Dans ce cas, le nombre à beau être énorme, une formation en longueur serait suffisamment restreinte en volume pour la portée de l'arc ionique. S'il est aussi immense que le dit le Chef de l’État.

Il se tut quelques secondes comme pour faire une visualisation dans son esprit.

- Ça pourrait marcher, finit-il par dire avec un sourire.
- Cela implique de sacrifier des milliers de nos vaisseaux de guerre, releva Vos.
- Des sacrifices nécessaires, qui nous permettront de triompher de nos ennemis, de mettre un terme à la guerre et de rétablir la paix … Gardien Suprême, répondit immédiatement et sèchement Sayada,
- Nous tâcherons d'envoyer un maximum de vaisseaux commandés par des droïdes, éluda Rainar.
- Vous savez que vous ne pourrez pas envoyer que des droïdes. La quasi totalité des destroyers Providence sont commandés par un commandant organique. Nombre d'entre eux ont même du personnel organique désormais.
- C'est la guerre, Gardien Suprême, intervint Thodes. Dans une bataille de cette envergure, il y a toujours des gens envoyés en première ligne et les morts sont nombreux, c'est inévitable. Moi même j'ai de nombreuses fois été envoyé en première ligne, avec mes pilotes. On a tous accepté ce risque. Si notre stratégie marche, il y aura bien moins de morts dans nos rangs que si on envisageait une attaque conventionnelle avec vingt-trois mille vaisseaux s'entretuant.

Tout le monde autour de la table secoua la tête gravement.

- On est tous prêts à se porter volontaire pour ce sacrifice si ça nous permet de mettre un terme à ce conflit et le remporter, conclu Thodes.
- Bon, voici vos missions, continua Rainar. Haut Amiral Iriuun, vous serez chargé de mettre en place la coordination de ce plan. Vous dirigerez la flotte. Je resterais en commandement de dernier recours, et commanderais le Liberator.
- Est-bien sage de participer à la bataille qui s’annonce la plus violente de ce millénaire ? demanda Vos.
- J'apprécie votre sollicitation, Gardien Suprême Vos, mais je ne considère pas qu'être Chef de l’État se résume à rester planquer dans son château de cristal. Je commandais des troupes avant d'être Sénateur séparatiste, et j'ai continué à assumer mes fonctions militaires durant ce conflit. Si mes hommes vont au casse-pipe, je dois au moins être avec eux. Tant pis pour « l'esprit de raison ». Je dois être présent.

Le ton de Rainar ne laissait place à aucune forme de contestation.

- Général Thodes, vous aurez la lourde charge de commander la chasse, sous la direction du Haut Amiral. Votre mission consistera à donner la stratégie aux commandants d'escadrons. Vous aurez pour tâche d'engager la chasse ennemie pour occuper leur flotte. L'élimination de leurs bombardiers sera évidemment prioritaire. Une fois que nous serons en position de tir, vous devrez coordonner la fuite de vos pilotes et assurer l'escorte de nos troupes lors du débarquement terrestre.
- Une belle balade en perspective... soupira Thodes.
- Général Kleeve, vous coordonnerez le débarquement terrestre et commanderez l'assaut au sol visant à prendre les principaux secteurs de Coruscant. Le Cité Galactique, le Sénat, le Temple Jedi, les principaux spatioports, la zone industrielle, le district judiciaire et les quartiers de l'Etat Major. Les autres sites militaires seront des cibles secondaires immédiates. Vous serez escortés par la chasse qui jouera le rôle de votre soutien aérien. Des questions ?
- Non, monsieur le Chef de l'Etat. Comptez sur moi.
- Vos troupes seront stationnées dans les vaisseaux de commandement de la flotte et ne serons pas engagées dans la tactique d'encerclement. Nous devons préserver au maximum nos troupes pour la seconde phase. Directeur Tionnick ? Vous vous chargerez des objectifs spéciaux avec vos agents, à commencer par le sabotage de leur générateur d'énergie principal et de leurs générateurs annexes pour leur couper le courant et l'accès aux gravi-trams. Ça obligera aussi les civils paniqués à utiliser les voies aériennes pour fuir, ce qui empêchera les militaires de coordonner correctement leurs renforts. Ensuite vous viserez les autres objectifs désignés, comme nous l'avons convenu.

Le vieil espion acquiesça.

- Et moi ? finit par demander Vos.
- Restez après la réunion, Vos. Nous parlerons de vos objectifs en privé.

Tout le monde se regarda. Tenir le secret des objectifs de l'OSC n'avait rien de surprenant, mais c'était toujours gênant concernant Vos. La Garde Confédérée n'avait pas encore la place qui devait être la sienne. Il s'agissait surtout d'un projet post-conflit visant à assurer le respect de la loi et le maintien de la paix galactique. Vos était pour le moment le seul Gardien de cette obscure Garde et prenait ses ordres directement de Rainar. Évidemment, beaucoup en était venu à penser que Vos était devenu le « Jedi personnel » de Rainar, et beaucoup se demandait si sa loyauté allait à Rainar ou à la CSI. Thodes se posait la question, lui aussi. Mais il se rappelait aussi à quel point l’idée d'être le Jedi de Rainar agaçait Vos autrefois. Quoiqu'il en soit, l'heure n'était pas à la remise en question des ordres du Chef de l’État, ni l'heure de s'inquiéter des possibles agissements extra-légaux de Rainar. Ils auraient tout le loisir de clarifier la position de Vos dans la CSI après la guerre. Pour le moment, l'heure était au conflit et tout le monde l'avait saisi. Personne ne fit de remarque.

- Nous attaquerons dans neuf heures. Préparez vos troupes, et coupez toutes les communications hors flotte. Je ne veux pas de fuite possible. Allons-y, messieurs. Mettons un terme à cette guerre.



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Une fois la haute assemblée dispersée, Rainar vint à côté de Vos.

- Une mission secrète ? demanda Vos.
- Pas tant que ça. Disons juste qu'elle nécessitait un développement qui aurait cassé la fougue de cette réunion, plaisanta Rainar.
Maître Vos, je ne compte pas juste prendre Coruscant. Je compte m'assurer de notre victoire totale. Et celle-ci ne passera que par la fin de l'Ordre Jedi, j'en ai peur.
- Les Jedi ne sont plus, Rainar. Leur nombre n'a cessé de décroître durant la guerre, et notre dernière campagne a fini de décimer ce qu'il restait de l'Ordre. Ils ne sont plus qu'une poignée.
- Vous ne semblez pas particulièrement triste de leur sort.
- Ce n'est pas un génocide de notre part. Ils sont morts de par leur entêtement à mener cette guerre alors qu'elle est perdue depuis des années. Ils sont les uniques responsables de leur disparition. S'ils étaient encore des Jedi, ils auraient fait la paix sur Manaan et mit fin au conflit. Leur disparition est la suite naturelle des choses, et c'est de leur propre fait.
- Pour autant, si les Jedi ont été décimés, ils n'ont pas disparu, comme vous dites. Quelques membres du Conseil influents sont encore en vie et … déterminés.
- Vous parlez de Windu ?
- Entre autres. Il est celui qui incarne au mieux ce « jusqu'au boutisme » de la République. Et il est l'un des architectes de l'Opération Unité. Il est inconcevable d'imaginer que la guerre sera finie tant que Windu sera en vie ou libre.
- En quoi consistera mon rôle, exactement ? s'impatienta Vos.
- D'obtenir leur capitulation. Celle du Conseil. Votre mission sera de mettre un terme à l'Ordre Jedi, Maître Vos.
- Vous voulez que je les tue ? demanda Vos sur la défensive.
- Non, comme je l'ai dit, je veux qu'ils baissent les armes. Je veux leur reddition, quelle que soit la forme de cette reddition. S'ils capitulent, tant mieux. Ils seront faits prisonniers, et les Jedi ayant participé aux exactions devront assumer leurs actes devant la justice. Mais, vu leur passif, il y a des chances pour qu'ils décident de lutter à mort, Maître Vos. Si c'est le cas, je compte sur vous et vos hommes pour mettre un terme définitif à la menace qu'ils représentent. Si des Jedi survivent et s'enfuient, nous ne connaîtrons jamais la paix. Ils feront persister la guerre, qui dégénérera en une guerre civile. Je veux absolument éviter ça, par tous les moyens.
- Je comprends, monsieur le Chef de l’État.
- En êtes-vous sûr, Maître Vos ? Car cela concernera aussi votre ancien ami, Obi-Wan Kenobi.
- J'ai accepté l'idée de tuer des Jedi si j'y suis contraint. Je l'ai déjà fait ces trois dernières années. Tout ce que je vous demande, c'est de me laisser essayer de les prendre vivants.
- Justement, vous aurez toute latitude. Vous dirigerez personnellement les assauts contre le Temple et les membres du Conseil. Ces derniers sont prioritaires. Si vous pouvez les attraper vivants, alors faites.
- Nous appliquerons toujours le plan que nous avions prévu à l'avance, en cas de reddition de leur part ?
- Oui. C'est ce qu'il y a de plus juste, pour nous tous. Ça nous permettra d'en finir avec l'Ordre des Jedi, sans faire quelque chose qui ne serait pas digne de la société que nous voulons bâtir.
- Reste à voir s'ils accepteront.
- Ils n'auront pas le choix. C'est le principe d'une décision de justice.
- Et pour les enfants, et les jeunes padawans ? Ils seront dans le Temple.
- Que voulez-vous faire ?
- Les préserver. Autant qu'on pourra. S'ils ne prennent pas les armes contre nos hommes, et qu'ils ne les menacent pas, je voudrais qu'on m'assure qu'il ne leur arrivera rien.
- Maître Vos, je vous le répète : vous avez carte blanche. Mais cela vaut aussi pour les adultes. S'ils ne nous menacent pas, aucun mal ne leur doit être fait. Ce seront des prisonniers de guerre comme les autres.
- Même si les enfants sont menaçants, je veux qu'on porte une attention toute particulière à leur survie. Ce ne sont que des gosses.
- Alors briefez vos hommes sur l'attention particulière à leur apporter.
- Et après Coruscant ? On applique le même programme qu'aux adultes ?
- Non. Pas pour les plus jeunes. Nous leur laisserons le choix. Soit rejoindre la Garde Confédérée sous votre surpervision, soit rentrer dans leurs familles s'ils en ont encore le souvenir, soit de refaire leur vie, avec le système de surveillance que nous avons mis au point. Ils devront justifier de leurs faits et gestes toute leur vie, et devront rester sur les territoires confédérés, mais au moins ils seront libres et pourrons vivre normalement. Ou presque.
- Certains ont été envoyés au front. Ont tué des gens. Il faudra les accompagner. Ils n'auront plus leur maître pour les guider. Ils devront vivre dans une galaxie où ce seront eux, les bourreaux de l'histoire.
- Ils sont des victimes. Tout comme les clones et les conscrits, Vos, j'en ai conscience. Mais on ne peut pas oblitérer le fait qu'ils ne sont pas des participants comme les autres à ce conflit. Peut-être trouveront t-ils un guide en vous ?
- J'essayerais. Et comment localisera- t-on les membres du Conseil ? Cette planète est immense. Et j'aimerais les trouver avant qu'eux me trouvent, afin d'avoir l'initiative de l'attaque.
- Justement, j'ai tout prévu. Nos agents de l'OSC s'occuperont, en plus de couper le générateur d’énergie civil pour semer le chaos dans la capitale, de sécuriser des pistes d'atterrissage avec l'aide de la chasse. Nous définirons votre piste d'atterrissage selon la localisation faite des membres du Conseil.
- Vos agents pourront-ils les trouver ?
- On parle de l'OSC. Ils trouvent tout le monde. Ils vous attendront sur votre piste pour vous assister.
- Bien, mais qu'ils suivent mes ordres. Ces psychotiques ont tendance à tuer avant de parler.
- Naturellement.

Ils restèrent un moment en silence.

- Alors c'est vraiment la fin ? fit Vos.
- On dirait bien. Espérons-le.
- C'est étrange. Nous n'avons que connu le règne de la République et le règne de la guerre. J'ignore complètement ce que nous ferons après ça. On a beau faire des projets, ça reste ….
- Effrayant ? Ne m'en parlez pas, Vos. Je m'apprête à devenir le premier dirigeant galactique succédant à la République qui a vu naître la civilisation. Je suis terrifié. Je n'aurais jamais imaginé une seule seconde que j'aurais ce rôle dans ma vie.
- Ça devrait être un honneur, pour vous. Vous deviendrez l'homme le plus important de l'histoire.
- L'histoire ne retient que les dirigeants qui se sont montrés mauvais et cruels lors des moments clés de l'histoire, ou exceptionnels. Et qui n'est pas exceptionnel, rentre immédiatement dans la case des mauvais, lors de ces moments-là.
- Pas de quoi vous mettre la pression, donc.

Les deux hommes rigolèrent en admirant les étoiles.

- Les temps à venir s’annoncent difficiles. Mais toujours bien moins difficiles que ceux que nous vivons depuis douze ans, continua Vos.
- Après ça, vous savez quoi faire. Vous avez déjà défini un plan avec vos conseillers et vos soutiens au Sénat. La galaxie aura une direction à suivre.
- Mes soutiens sont pour la plupart de jeunes sénateurs inexpérimentés parachutés à des postes plus grands qu'eux parce que leurs prédécesseurs sont morts dans un bombardement orbital. Je doute qu'ils soient d'un grand soutien.
- C'est ainsi pour tout le Sénat, Rainar, y compris pour vos adversaires politiques. Ils apprendront, avec le temps. Et puis au moins, cela vous protège des professionnels de la politique gangrenés par la corruption comme sous la République.
- Vous dites que le massacre de Raxus et l'Opération Unité ont été salutaires ?
- Je n'irais pas jusque-là quand même, Rainar.
- Vous savez, Maître Vos, ce que la guerre m'a appris, c'est qu'on a beau faire des projets précis et solides, rien ne se passa jamais comme prévu.
- C'est pourquoi vous devriez rester ici. Si vous disparaissez, la galaxie se retrouvera sans voix, sans direction

Rainar explosa de rire.

- Je n'ai jamais eu la prétention d'être cela, Vos.
- Vous viendrez quand même, n'est-ce pas ?
- Lorsque mon peuple s'est divisé en deux camps pour s'entretuer et que la République a pris le contrôle de mon monde, obligeant la moitié des nôtres à s'exiler, mon enfer a commencé. J'ai juré à partir de ce moment là que je regarderais de mes yeux chaque mort que cette guerre engendrerait, pour finalement voir le résultat de ce carnage : la mort de la République Galactique. C'est une promesse que je compte tenir, Vos. Peu importe le prix à payer.
- Une promesse faite à qui ?

Rainar eut le regard lointain et perdu. Vos pouvait sentir en lui un profond mélange de tristesse, de rage, de haine mais surtout de douleur.

- Au passé. Allez vous reposer, Maître Vos. Et que la Force soit avec vous.

Il quitta la salle.

- Que la Force soit avec vous aussi, Kade Rainar.







Bon, vous l'avez compris, on rentre dans le dur. Le dernier acte approche. Enfin un Happy end ? Gros bad end comme je les aime ? Un retournement de dernière minute en genre twist de l'apocalypse ? Hmmmm ! A voir. A la semaine pro pour la suite :hello:
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Messagepar L2-D2 » Jeu 22 Nov 2018 - 12:52   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Cinquième partie du Chapitre 6 lu !

Coruscant ! Coruscant !

Bon, Vos fait son retour, son statut de Garde Suprême (j'aime bien ce nom, d'ailleurs) est expliqué, et j'apprécie la petite analyse de Thodes et des autres militaires sur le principe de cette Garde Confédérée, justement. Tu fais en sorte que les personnages n'acceptent pas tous comme ça que Rainar ait monté son propre Ordre Jedi qui ne porte pas ce nom, c'est bien vu.

La CSI lance donc son assaut final sur Coruscant. J'ai déjà hâte de le lire ! Le Malveillant était, je trouve, un très bon vaisseau avec une super-arme innovante, du coup je suis ravi de découvrir son grand frère à l'oeuvre... même si les chiffres donnés pour la constitution des deux flottes donnent le vertige ! 9000 vaisseaux, c'est énorme ! Tu parles même à un moment, je crois, de 24 000 vaisseaux impliqués dans le conflit ! :shock:

La promotion de Thodes est amplement méritée, et va confronter le personnage à de nouvelles problématiques, c'est là encore une bonne idée pour varier un peu les intrigues le concernant ! :oui:

Enfin, la mission particulière de Vos s'annonce passionnante ! J'espère que tu nous la feras lire, et que ce ne sera pas une ellipse...

Vivement mercredi prochain pour la suite ! :oui:
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Messagepar Clonedroïd92 » Dim 25 Nov 2018 - 14:33   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

L2-D2 a écrit:Cinquième partie du Chapitre 6 lu !


La CSI lance donc son assaut final sur Coruscant. J'ai déjà hâte de le lire ! Le Malveillant était, je trouve, un très bon vaisseau avec une super-arme innovante, du coup je suis ravi de découvrir son grand frère à l'oeuvre... même si les chiffres donnés pour la constitution des deux flottes donnent le vertige ! 9000 vaisseaux, c'est énorme ! Tu parles même à un moment, je crois, de 24 000 vaisseaux impliqués dans le conflit ! :shock:


Bilan total des deux forces impliquées, oui :oui: . La République tente un tout pour le tout sur Coruscant avec TOUTE sa flotte. Fallait des chiffres qui reflètent l'énormité du truc mais soit réaliste à la situation des deux forces. Mais oui, tu sens bien le gros carnage arriver ...

L2-D2 a écrit:La promotion de Thodes est amplement méritée, et va confronter le personnage à de nouvelles problématiques, c'est là encore une bonne idée pour varier un peu les intrigues le concernant ! :oui:


Fallait bien qu'il monte un peu en grade notre bon Thodes. Dommage que ce soit à l'occasion de la mission qui ait le plus mal tourné depuis 9 ans :paf:

L2-D2 a écrit:Enfin, la mission particulière de Vos s'annonce passionnante ! J'espère que tu nous la feras lire, et que ce ne sera pas une ellipse...

Vivement mercredi prochain pour la suite ! :oui:


T’inquiète pas ! Mon récit s'étend de +3 de la Guerre (au moment de la chute de Palpatine) à +12 actuellement. Soit sur 9 ans. Fallait forcément choisir quoi montrer car sinon, ma fic durerait sur 4 ans en terme de publications :transpire: et j'allais finir par vous ennuyer. Mais on approche de la fin, du dernier acte. De l'ultime acte même. Il n'y aura plus aucune ellipse. Tu verras (ou plutôt lira) tout :oui:

En espérant que les choix scénaristiques faits ne vous déplaisent pas mais ça ... :transpire:
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Messagepar Clonedroïd92 » Mer 28 Nov 2018 - 15:02   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Mesdames, Messieurs, l'heure est venue. La Seconde Bataille de Coruscant is coming. Bonne lecture !






Chapitre 6 : Au recommencement (partie 6)








Il la vit sur le pont B-14, près des quartiers d'habitation, en tenue de repos, en train de regarder les étoiles.

- Tu n'arrives pas à dormir, toi aussi ? fit Thodes dans son dos, pour entamer la conversation.
- Non, répondit Mayla. Comme le pourrais-je ? Je suis sûr que tous les autres tournent dans leur lit, font un jogging dans le vaisseau ou se sont rencontrés en secret pour faire un sabaac, histoire de passer le temps. On s'apprête à courir au suicide. Personne ne dort avant sa mort.
- Ce suicide, ce sera surtout pour la République. Tout va bien se passer.
- On parle d'un combat à plus d'une dizaine de milliers de croiseurs et à des millions de chasseurs jusqu'à la mort, dans une formation serrée. Évidemment que c'est du suicide.
- Cette fois, l'idée de merde ne vient pas de moi, plaisanta Thodes en levant les deux mains en l'air pour traduire son innocence.
- Ça aurait très bien pu être une des tiennes. Je suis sûr que t'as adoré quand il a expliqué son plan, dit-elle dans un sourire.
- Oui, oui j'avoue que ça m'a emballé, répondit Thodes.

Ils rigolèrent un instant, tous les deux.


- J'aurais aimé avoir juste un peu plus de temps pour nous deux, fit soudainement Mayla.
- Je déteste les surprises, on en a plus que notre compte dans notre vie, et souvent des mortelles. Si j'avais su que cet assaut était prévu, je vous en aurais immédiatement parlé, tu as ma parole.

Elle lui mit sa main sur son bras.

- Je sais, Vaik.
- Et ne parle pas comme ça. On va s'en sortir, tu m'entends. On va se battre, on va se protéger l'un et l'autre, et on survivra ensemble à tout ça.
- Et après ?
- On démissionne. Tous les deux. On se tire loin d'ici, sur Esseles. On rachète cette baraque à Rainar et on vit notre vie.
- Je pensais que tu allais me proposer de nous enfuir et faire le tour de la galaxie, comme le disent tous les baratineurs pour séduire leur béguin.

Il prit sa main avec la bague au doigt.

- Je croyais que c'était déjà fait.
- Ne prends jamais rien pour acquis, dit-elle dans un sourire.
- Faire le tour de la galaxie, sans foyer, ni attache, ça a été notre vie durant les douze dernières années. Je n'y ai vu que chaos et horreurs. J'en ai marre de voyager. La galaxie est monstrueuse, elle peut aller se faire foutre. Coruscant sera notre dernier rodéo, et après, l'univers ce sera toi et moi. Rainar gérera le reste.
- Un homme, une maison, un foyer … fit-elle dans un sourire envieux.
- Et pleins d'enfants ? tenta Thodes.
- Quoi ?
- Bah … c'est vrai qu'on en a jamais vraiment parlé mais … tu veux des enfants ?
- Je … oui... enfin, je ne sais pas. Il n'y a pas si longtemps, l'idée d'avoir un amant stable me paraissait déjà complètement folle. Laisse-moi le temps.
- Un amant stable ? fit Thodes en rigolant.
- Un mari, quoi.

Il rigola.

- Ok, on va attendre un peu pour les enfants. Mais pas trop non plus !

Ils contemplèrent en silence les étoiles. Elle vint se blottir dans ses bras.

- J'ai peur.
- Tout va bien se passer.
- Pas de mourir. Que tu meurs. Je n'y survivrais pas.
- Je ne vais pas mourir.

Nouveau silence. Il la serra un peu plus fort.

- Si tu veux qu'on survive, il faudrait qu'on dorme. On a quelques heures encore devant nous. Il faut être en forme.
- Je n'arriverais pas à dormir.
- Ok.

Derrière eux , Antius arriva. Kaylin et Rial, encore fourrés ensemble. Puis Drankar et le massif Zi'rel.

- Panne de sommeil ? demanda Rial aux autres.
- Il semblerait, répondit Zi'rel.
- J'ai vu des milliers de soldats et de pilotes errer dans les couloirs. Personne, ou presque, ne ronque.
- Ma piaule de général dispose d'un grand salon, ça vous tente de tuer le temps ensemble ? proposa Thodes
- Quitte à ne pas dormir, autant qu'on passe nos derniers moments ensemble, lâcha Drankar.

Tout le monde le regarda surpris, autant par le fait qu'il soulignait qu'ils allaient tous mourir que par la sensibilité soudaine de Drankar. La mort future révèle les hommes parfois.

- Bah quoi ? fit-il.
- Allez, vendu ! s'exclama Kaylin.
- Au fait, vous êtes tous promus, annonça Thodes. Vu que je suis passé général, j'ai ce pouvoir et y avait des grades à pourvoir. Vous montez tous d'un rang.
- Ça ne change rien à la hiérarchie de l'escadron, fit remarquer Antius.
- Non, mais ça augmente votre solde à tous ! Vous n'avez plus aucune excuse pour ne pas miser vos crédits à la partie de sabaac qu'on va se faire.

Ils partirent vers les quartiers de Thodes, tous bras dessus, bras dessous, en rigolant.




-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------




- Monsieur, nous recevons les rapports des groupes d'assauts. Ils sont en position.


Rainar contempla l'horizon noir de l'espace depuis l'estrade du commandant. Ce dernier était à peine discernable au milieu des milliers de croiseurs de la Confédération, alignés, prêts à sauter vers leur cible. Vers Coruscant. Vers la République. Les vaisseaux n'avaient cessé de sortir de l'hyperespace vers Corulag, venant des quatre coins de la galaxie. Ils avaient tous répondu à l'appel, prêts à mettre fin au conflit. Une fois qu'il donnerait l'ordre, la machine serait lancée, plus rien ne pourrait l'arrêter. Beaucoup d'entre eux allaient mourir. C'était le dernier effort, le dernier sacrifice. Il regarda son équipage, en contrebas, afféré autour des consoles rougeâtres. L'ambiance sombre et rouge faisait penser à celle d'un submersible. Tous était des membres d'équipage organiques, triés sur le volet parmi les enseignes, navigateurs, ingénieurs et artilleurs de la Marine Confédérée. La crème de la crème. Ils s'entraînaient depuis le début des tests sur tous les aspects du Liberator, abandonnant leurs affectations respectives sur leurs destroyers Providence. C'était leur grand jour à eux aussi.
Viliaire vint se camper derrière lui.

- Monsieur ?
- Bien, parfait, capitaine. Ouvrez un canal pour l'ensemble de la flotte.

L'officier aux communications s'exécuta.

- Message à l'ensemble de la flotte Séparatiste, ici votre Chef de l’État. Il y a douze ans de cela, nous, les mondes libres et indépendants de cette galaxie avons fait sécession afin de nous affranchir de l'autorité corrompue de Coruscant. Nous n'avons aspiré qu'à la paix, à notre liberté, à notre souveraineté. Nous ne voulions que la justice. Il y a douze ans, la République Galactique, dirigé par ce sorcier tyrannique de Palpatine, nous avait traité de terroristes, d'assassins, d'insurgés. Ils nous ont renvoyé leur mépris en plein visage devant nos demandes, nous donnant que deux choix : abandonner nos revendications et revenir dans le rang en nous taisant, ou revenir dans le rang par la force et la violence. Nos vies ne nous ont jamais appartenu. Mais ce jour-là, nous avons fait un choix. Le choix du combat, de la liberté. Nous avons regardé cette République pédante et suffisante dans les yeux et lui avons dit que nous ne nous rendrons pas, que nous ne reviendrons pas. Nous avons fondé notre propre puissance, nous avons fondé notre rêve, celui d'une galaxie où chaque monde aurait la place qui lui revient de droit et serait libre de s'administrer comme il l'entend. Un monde sans restrictions, sans barrières, mais aussi sans divisions. Notre rêve a pris la forme de la Confédération des Systèmes Indépendants. C'est notre rêve à tous. Le bébé accouché de nos luttes et de nos revendications. Il y a douze ans, ce mépris a laissé place à la violence. Il y a douze ans, eu lieu la bataille de Géonosis. Les soldats-esclaves de la République, sous l'autorité des Jedi, ont lancé un assaut barbare et injustifié contre le peuple souverain de Géonosis pour les réduire à la servitude et à l'occupation. Cette bataille n'avait qu'un but, anéantir notre Confédération par la force. Depuis douze ans, nous n'avons eu de cesse, sur chaque front, sur chaque combat, de défendre notre Confédération afin de gagner le droit de vivre, un droit que notre ennemi nous a toujours refusé. Nous avons perdu des amis, des frères, des sœurs, nos enfants, notre famille, et trop souvent même, notre monde entier dans ce combat qui n'a cessé de repousser les limites de l'horreur, de la violence et du soutenable. Nous nous sommes entretués comme nous ne l'avions jamais fait auparavant. Nous avons participé au plus grand suicide collectif jamais vu. A chaque fois, à chaque entrevue ou réunion avec la République, nous ne demandions qu'une seule chose : le droit de vivre en tant qu'entité libre et indépendante. Nous n'avons eu le droit qu'au refus, et dernièrement, nous avons eu le droit à une attaque violente et gratuite. Je pourrais donner la liste des mondes victimes de la barbarie de la République depuis douze ans, mais je n'aurais guère le temps. Je ne dirais donc que ceci : n'oubliez pas Raxus, n'oubliez pas Cato Nemoida, n'oubliez pas Sullust, n'oubliez pas Pammant, n'oubliez pas Scipio, morts sur l'autel de la paix. Mais n'oubliez pas non plus tous ces autres mondes détruits. Mais pas que les mondes Séparatistes. N'oubliez pas aussi ceux que nous avons détruits. Car cette guerre ne nous a pas pris que nos mondes et nos êtres chers. Elle nous a aussi pris notre dignité, notre humanité, notre conscience et notre morale. Tous, nous avons fait des choses horribles. Des crimes épouvantables, pris par la folie et l'horreur. Cette guerre a fait de nous des criminels.La CSI n'est pas exempt de fautes. Nous avons fait des actes abominables, des actes qui continuent de nous hanter à chaque nuit, lorsque nous glissons dans le sommeil, à l'aube de nos regrets, de nos remords et de nos crimes. Et notre conscience sera, sans doute, le sacrifice qui nous coûtera, à jamais, le plus. Mais aujourd'hui, nous allons mettre un terme à cela. Aujourd'hui, nous touchons au but. Aujourd'hui nous allons mettre un terme à cette guerre. Je vous demande à tous un dernier combat, un dernier effort, un dernier sacrifice. Aujourd'hui nous allons de nouveau sacrifier notre conscience. Aujourd'hui je vous demande un dernier crime. Volez, courrez, tirez, tuez. Détruisez chacun de leurs vaisseaux, tuez chacun de leurs soldats. Montrez-vous sans pitié. Ne faiblissez pas, ne reculez pas ! Nous ne répartirons pas de Coruscant sans avoir fait tomber le Sénat Galactique ! Sans avoir réduit en ruines le Temple Jedi et sans avoir planté notre bannière dans le sol pourri et corrompu de la capitale de la République ! Faites en sorte que tous nos sacrifices, que tous nos crimes, que tous nos morts et toutes nos pertes trouvent une raison ! Un sens ! Ne les oubliez pas ! Honorez- les ! Aujourd'hui, Coruscant tombera ! Aujourd'hui, nous anéantirons la République Galactique ! Et la Confédération des Systèmes Indépendants aura enfin gagné le droit de vivre et de prendre la place qui est la sienne dans la galaxie !

Dans les hauts-parleurs venants de tous les croiseurs, Rainar entendit les hommes et femmes de la CSI crier. Ils demandaient la guerre. Ils étaient prêts. Prêts à livrer leur dernière bataille.

- Lancement de la séquence de saut … vers Coruscant, ordonna Rainar dans la canal comm'.

Immédiatement, les officiers comm' et la capitaine Viliaire prirent le relais.

- Groupe 1 à 10, vous avez le feu vert. Sautez vers la cible.
- Bien reçu. Saut engagé. Départ, répondit le chef de ces groupes.

Environs cinq mille vaisseaux lourds sautèrent de manière parfaitement coordonnée, groupe de cinq cents destroyers par groupe de cinq cents.

- Groupe 10 à 20 parés, résonna une voix de femme dans la canal comm'.
- Vice-amirale Sayada, vous avez le feu vert, lui répondit Viliaire.
- Pour la Confédération !

Cinq cents par cinq cents, cinq mille nouveaux vaisseaux disparurent à leur tour.

- Le groupe « commandement » attend vos ordres, Monsieur le Chef de l’État, annonça Viliaire.
- En avant.
- Groupe commandement, saut immédiat, relaya l'officier comm'.

Les vaisseaux autour de Rainar commencèrent à sauter avant que son propre horizon devienne tiré de bleu et de blanc. Son vaisseau se fit avaler par le maelstrom

Le dernier acte a commencé.





-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------





L'alarme résonnait dans l'imposant hangar. Thodes pressurisa sa combinaison et son casque de vol.

- Test du canal de vol. Chefs d'escadron, au rapport.

Une centaine de chefs d'escadron confirmèrent que leur équipe était prête. Le Liberator allait sortir de l'hyperespace dans deux minutes.

- Mesdames, messieurs, je délègue mon autorité à vos chefs d'escadron respectifs. Bonne chasse à tous et restez sur écoute des ordres. Général Thodes, terminé.
- Les premiers groupes ont déjà dû arriver, remarqua Kaylin.
- Ça veut dire que la République doit percuter de ce qu'il lui est en train de lui tomber dessus, répondit Antius.
- On se déploie en formation serrée, comme d'habitude, donna Thodes comme instruction. On ne sera pas les premiers à plonger cette fois, des escadrons nous auront précédés. On approche pas les rangs ennemis tant qu'ils n'auront pas resserré leur formation. Ouvrez la voie pour nos bombardiers, et défendez les croiseurs chargés d’encercler leur flotte, compris ?
- Bien, général ! répondit les pilotes.

« Attention ! Attention ! résonna une voix d'homme. Nous sortons de l'hyperespace. Tout le personnel naviguant doit être à leurs stations de combat. Attention ! Attention ! ... »

L'espace reprit forme à travers l'ouverture béante du hangar. Face à eux, plusieurs destroyers Providence et des frégates et destroyers de soutien étaient visibles. Un peu plus loin, on apercevait l'ombre des Lucrehulk sortant de l'hyperespace. L'un d'entre eux était le Téméraire, le vaisseau du Haut Amiral Iriuun.

« A tous les pilotes ! Préparez-vous au décollage ! »
fit la voix de l'annonceur.
Sur le tarmac, les moteurs des centaines de P-38 étaient allumés depuis plusieurs minutes déjà, et rugissaient désormais.

« Lancement dans 5,4,3,2,1 … »

Thodes jeta un œil à Mayla. Elle lui fit un signe de tête. On ne pouvait voir si elle souriait ou pas sous le masque à l'intérieur de leur casque intégral.

« Décollage ! »

Dans l'ordre prédéfini, les escadrons de P-38 giclèrent du hangar. Il fallut une très grande maîtrise du vol en formation de combat pour voler en coordination avec les centaines de milliers de chasseurs largués par les derniers arrivants de la flotte. D'innombrables chasseurs droïdes et de P-38 emplissaient l'espace. On ne voyait rien devant soi et Thodes se dit qu'une vague de 170 pourraient donner un assaut frontal qu'il ne la verrait même pas arriver avant de voir le chasseur de devant exploser.
Les rapports sur le canal général confirmaient que la chasse séparatiste venait d'engager la chasse loyaliste.

« - Ici Leader Bêta, ils sont sur mes pilotes …
- Je suis touché, mes réacteurs sont en train de me lâcher !
- … derrière moi !
- Je ne tiendrais pas ! Je passe en manuel !
- ARRGH !!!
- Dalaad ! Ils ont eu Dalaad !!
- Ils sont trop nombreux !
- … tenez vos positions et attendez les ordres !
- … mes Vautours sont en train de se faire massacrer ! On a besoin d'aide !
- … Leader India, je confirme le contact !
- J'ai de nombreuses demandes d'assistance venant de nos chasseurs droïdes !
- Nouvelle vague de 170 en approche ! Ils sont nombreux !
- La vache ? Vous avez vu ça !
- … ces V-Wings nous massacrent ! Il nous faut des renforts !!
- Resserrez la formation ! Ne vous dispersez pas ! Tenez votre formation, on a l'avantage du nombre ! »


- On fait quoi, Leader Raiders ? demanda Antius. On reste près de groupe commandement ?
- Négatif, on a déjà nos objectifs. Le groupe commandement s'est gardé une réserve de chasseurs pour sa défense. Les cibles prioritaires pour les Loyalistes seront les croiseurs qui tenteront de les encercler. On doit les protéger à tout prix pour que les Loyalistes resserrent leur formation.
- Donc on plonge, Leader ? demanda Drankar.
- Donc on plonge, confirma Thodes.
- Oh yeah ! Je préfère ça !!
- La tranquillité m'allait, pour une fois, souffla Zi'rel.
- Restez à vue les uns des autres et on se couvre, Raiders. Pas de folies, on rentre tous entiers, avertit Thodes. Et je suis sérieux
- Voilà des ordres qui me conviennent, lâcha Mayla dans le canal.

Slalomant entre les escadrons et les bâtiments de guerre Séparatistes, Thodes commençait à voir une vaste division de leurs forces de chaque côté de la formation massive des Loyalistes. Pour la première fois, Thodes vit l'ennemi. Des milliers de Venator et d'Acclamator en train de se repositionner, certains arrivant de l'autre côté de la planète. La République était en train de concentrer toutes ses forces sur ce versant de la planète pour faire face aux Séparatistes, comme convenu. La manœuvre en tenaille des Confédérés était vaste et dilapidée. Bien que les renforts soutenaient la vague d'encerclement, elle restait affaiblie par rapport au groupe commandement, compact et bien défendu. Elle était la partie la plus facile à attaquer pour la République, comme cela était prévu. Des impacts rougeâtres perçaient la coque de quelques Venator ou Acclamator en manœuvre, ne pouvant se défendre, mais ici et là, des Venator resserraient leur formation pour offrir un bloc de puissance de feu et des frégates Munificent et destroyers Recusant commençaient déjà à céder dans de violentes explosions. Quelques centaines de Providences voyaient leur blindage marqué de quelques impacts, signe que leurs déflecteurs vacillaient. La bataille se posait, et les pertes allaient commencer.
Les P-38 fondirent sur une formation de V-Wing. Thodes en faucha un d'une rafale bien placée, imité par l'ensemble de ses équipiers. Les cinq intercepteurs loyalistes restant tentèrent de se disperser, mais les Raiders étaient à une distance moyenne permettant d’anticiper leur mouvement. Ils furent cueillis les uns après les autres, impitoyablement. Mais ce ne fut qu'une courte victoire. Les alarmes de proximité de Thodes emplirent son cockpit d'un bruit strident. Sur son HUD, Thodes vit le signal de plusieurs centaines de chasseurs approchant leur secteur.

- En approche ! avertit Thodes.
- J'ai vu, répondit Zi'rel. Bon sang, ils sont sacrément nombreux !
- On les massacre tous ! hurla Drankar.

Thodes vira brusquement sur la droite, et plongea sous le flanc d'un destroyer Providence. Il échappa de justesse à une explosion au niveau du flanc inférieur du cuirassé séparatiste dû à un tir de turbolaser lourd d'un Venator à portée. Le combat à courte portée commençait. Une rafale d'éclairs verts le prenant pour cible le ramena de spectateur à acteur du combat. Un ARC-170 avait décidé de lui faire la peau et ne voulait pas le lâcher.

- J'en ai un aux fesses ! s'exclama Thodes.
- Pareil pour moi, cette formation de 170 nous est tombée dessus ! grogna Mayla.
- Je peux rien pour vous, Leader, j'en ai un qui me colle au train à moi aussi ! répondit Antius. Et... merde ! C'est passé pas loin !

Frôlant à toute vitesse les flancs d'une frégate Munificent, Thodes tenta toujours de semer son poursuivant. Les rafales étaient incessantes se perdant dans le vide sidéral, frappant les croiseurs qu'il frôlait de son intercepteur et parfois, caressant légèrement ses déflecteurs. Il fallait inverser le cours des choses, tout de suite.
Il croisa une formation de trois Vautours, visiblement décidés à l'aider, mais ils furent fauchés par un autre 170 qui les poursuivait. Heureusement, il passa trop vite à côté de ce nouvel ennemi pour que ce dernier puisse le prendre pour cible.
Nouvelle rafale verte. Cette fois, elle faillit atteindre sa coque. Thodes remarqua que l'ARC-170 qui venait de détruire la formation de Vautours venait de rejoindre son poursuivant. Il en avait maintenant deux aux basques.

- Putain, vous commencez à me gonfler ! pesta Thodes.

Le P-38 était plus agile et rapide que les 170 et maîtrisait bien mieux les courbes. Décidant de jouer là-dessus, Thodes remonta en piquet, attendit que les 170 prirent le même vecteur de poursuite, et décida au dernier moment de se retourner sur lui-même pour plonger. Le P-38 était conçu pour la haute voltige et pouvait se retourner sur lui ou presque, pour peu que le pilote supporte une telle manœuvre. Les 170, de par leur grande envergure avec leurs six ailes, leur poids, et leur taille, n'avait pas l'agilité et des stabilisateurs assez puissants pour réussir de telles prouesses. Surtout lorsque deux d'entre eux étaient en formation serrée, c'était un coup à se rentrer dedans. Ils allaient devoir prendre plus large. Chez les Loyalistes, seul des V-Wing pouvaient suivre.
Thodes maîtrisait la manœuvre, il l'avait fait des dizaines de fois au cours du conflit, c'était une de ses favorites. Il se retourna en faisant vriller ses boucliers, poussa à fond ses stabilisateurs, et maîtrisa à la perfection le flux de propulsion de ses réacteurs pour donner la force adéquate aux moteurs afin de réussir la figure. La seconde d'après, il plongeait, tête la première vers un Recusant qui explosait et un Venator aux prises avec deux Munificent en train de céder. Il croisa les deux chasseurs 170 remontant en piquet sur sa gauche qui firent un léger décalage sur le coup de la surprise, bien qu'ils étaient largement hors de portée d'une collision avec lui. Sans attendre plus longtemps ils brisèrent leur formation, plongeant à droite pour l'un, et à gauche pour l'autre.

Braves petits pilotes ayant appris leur leçon...
, ricana intérieurement Thodes.

Il refit la même figure pour leur faire face et put admirer la courbe des 170. Il prit en chasse celui de gauche, alors en pleine ligne de mire. Il le mitrailla de ses canons lasers et les boucliers du puissant chasseur cédèrent rapidement. Son réacteur droit explosa, et l'engin partit en vrille pour s'écraser contre un des destroyers, en flammes, plus bas. Thodes ne pu avoir un angle aussi dégagé pour le second, mais il arriva à se retrouver derrière lui. Paniqué, le pilote de l'ARC-170 tenta de nombreuses manœuvres d'esquive, suffisamment bien réalisées pour éviter d'être détruit par les premières attaques de Thodes. Mais son P-38 était plus rapide, et Thodes ne lâcha pas son adversaire. L'artilleur de queue essaya tant bien que mal de toucher Thodes malgré la voltige de son pilote, et Thodes imaginait très bien ce dernier s’engueuler avec lui sur ce sujet. Tir direct, l'alarme résonna. L'artilleur de queue, malgré les manœuvres de ce cinglé de pilote, arrivait à viser juste. Cet équipage devait être rompu au combat ou alors la panique les galvanisaient.
Nouvelle charge de l'artilleur de queue. Thodes esquiva l'attaque de peu, et riposta d'une rafale. Le pilote esquiva la plupart de ses tirs, mais Thodes réussit à ajuster trois frappes qui impactèrent l'engin, sans faire le moindre dégât. Les boucliers robustes du 170 avaient tout encaissé.

- Bordel de merde !

L'artilleur de queue redoubla de folie, mitraillant sans discontinuer Thodes pour lui faire lâcher prise plus que pour l'abattre. Ça allait marcher, Thodes n'arriva plus à aligner ses organes de visée. Il allait nulle part, là.
Puis Thodes regarda au-delà de sa cible, droit devant. Un Providence était en train d’exécuter un « mur de feu », pour se défaire d'un Venator le mettant en difficulté. Il larguait ses torpilles par centaine sur le destroyer loyaliste déjà amoché et vu l'impact des torpilles, le cœur du réacteur était visé. Le capitaine du cuirassé séparatiste voulait en finir. Sa cible continua sa course entre les deux vaisseaux capitaux eux même préoccupés par leur propre duel. Le Venator allait exploser, et ce 170 fonçait dedans. Thodes connaissait la manœuvre, il l'avait déjà fait lui-même, sur Eriadu. Mais il fallait être cinglé pour faire ça, c'était un duel de nerfs. Celui qui céderait perdrait. Mais vu que Thodes connaissait le traquenard, il pouvait aussi anticiper la réaction de sa cible. Elle n'allait pas plonger dans cette explosion, sinon elle se suiciderait. Thodes allait retourner le piège contre le piégeur.

- Tu vas voir, petit malin...

Thodes monta en piquet, propulsant son P-38. L'artilleur de queue, y voyant une opportunité, tenta de l'abattre durant la manœuvre mais échoua. Sans attendre, Thodes poussa les moteurs pour refaire son retard. Il était maintenant en hauteur des deux destroyers, juste au-dessus du secteur de l'ARC-170. Puis le piège se referma.
Le Venator accusa de lourdes explosions, projetant de nombreux débris dans toutes les directions, manquant de tuer Thodes. Mais pour le 170, la situation était encore plus explosive. N'ayant pas d'autre choix au vu des explosions et des débris, le 170 remonta en piquet pour éviter la destruction, se plaçant juste en dessous de Thodes. Ce dernier saisit sa chance et plongea sur sa cible, trop occupée à sauver sa vie pour faire attention à cette attaque venant d'en haut. Il ouvrit le feu, fit sauter les déflecteurs après plusieurs impacts et pu placer un tir direct qui explosa le poste de pilotage et le poste d'artilleur avant de l'engin. Le nez de l'appareil s'enflamma, ainsi que le réacteur gauche. Le 170 partit en vrille, plongeant dans la forêt d'explosions et de débris incandescents du Venator. Thodes pu voir la tête casquée, apeurée de l'artilleur de queue encore en vie, voyant sa mort arriver sans pouvoir l'empêcher. Il disparut dans le tonnerre de flammes.
Thodes ne pu savourer sa victoire. Deux signaux en approche lui fit comprendre que deux V-Wings s'apprêtaient à le descendre. Il vit les deux intercepteurs arriver sur son flanc gauche. Avant que les anges de la mort ne puisse l'abattre, une paire de Vautours faucha les deux V-Wing dans un déluge de tirs.
Les Vautours venaient encore de sauver Thodes. Il n'avait jamais autant aimé une machine que ces engins-là. A part Sweezie peut-être...
Se rappelant que ses amis étaient eux aussi poursuivis, il plongea en formation avec les Vautours pour aller les secourir.

- On doit les tirer de là rapidement ! Je me charge des poursuivants. Couvrez-moi.

Les deux Vautours prirent d'eux même leurs distances pour scruter les menaces venant de tout l'environnement. Thodes repéra Kaylin poursuivit par un 170. D'un passage il mitrailla l'engin qui explosa net. Il remonta en piquet et détruisit deux autres V-Wing de passage dans le secteur avant de plonger entre deux Munificent en flammes. Il aperçut Drankar avec aux fesses un Y-Wing et un 170. Il détruisit par surprise le 170 et, de plusieurs rafales, il arrache le réacteur droit du Y-Wing qui s'écrasa sur la Munificent en train de se disloquer en débris explosifs. Il enchaîna avec Antius, non loin, pourchassé par un énième 170. Avec Kaylin et ses Vautours en escorte, il ouvrit le feu en un tir groupé pulvérisant le poursuivant. Repérant un signal derrière eux, il fit un demi-tour sur place, et de quelques tirs détruisit un V-19 venu en embuscade.

- Wouhou, le général est inarrêtable aujourd'hui ! rigola Drankar.

Ces imbéciles ne pouvaient rien contre lui. Thodes était au-dessus. C'était leur dernier combat et il comptait bien le mener avec brio. Avec ses Vautours, Thodes libéra quatre autres chasseurs droïdes de la formation de V-Wing et de 170 qui les poursuivaient, puis débarrassa Zi'rel d'une paire de Y-Wing plus accrocheur que les autres. Mayla s'était débarrassé de ses poursuivant d'elle-même, et enchaînait les meurtres avec la même aisance que Thodes. Rapidement, les Raiders, alliés avec les Vautours et les Tri-chasseurs dégagèrent toute la zone, fauchant les uns après les autres les chasseurs Loyalistes, ouvrant la voie pour leurs croiseurs et leurs bombardiers.

On fait ce qu'on peut, Rainar. Mais fait vite de ton côté! appela mentalement Thodes.










Oui, je sais, ça coupe en plain milieu, mais je devais mettre la bataille de Coruscant d'une traite, y en aurait pour une cinquantaine de pages :x
Mais la suite est prête ! Elle arrivera ! :transpire:
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Messagepar L2-D2 » Jeu 29 Nov 2018 - 8:51   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Sixième partie lue!

Alors effectivement, tu nous arrêtes en plein milieu de la bataille! Alors c'est super bien fait, notamment le face à face entre Thodes et une poignée de chasseurs Républicains, hein, mais c'est vraiment dommage (pour nous) de s'arrêter là! :grrr:

Du coup, une seule chose à dire : vivement la suite! :oui:
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Messagepar Clonedroïd92 » Jeu 29 Nov 2018 - 19:03   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

:paf:

Mais ... mais ... fallais bien que je m'arrête quelques part :cry:

Plus sérieusement, oui ca fait une coupure, mais je ne l'ai pas vraiment fait au milieu d'une scène en fait. On allait switcher de position et de perso. Tu va pas reprendre la lecture au milieu d'un tir de Thodes :lol:

Mais pour cette impression de coupure, malheureusement, ce sera pas la dernière fois. La bataille de Coruscant occupe tout le reste du chapitre pratiquement :transpire:
Comme tu le voulais ! Plus ellipse, mais des coupures à cliffhanger :paf:
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Messagepar Clonedroïd92 » Mer 05 Déc 2018 - 15:33   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Bonjour ! :hello: Suite de la seconde Bataille de Coruscant ! Bonne lecture !








Chapitre 6 : Au recommencement (partie 7)














C'était incompréhensible. La République avait bien saisi la tentative d'encerclement, mais avait choisi dans un premier temps de ne pas resserrer sa formation. Vu leur infériorité numérique, cela ne présageait que de lourdes pertes à leur actif, mais ironiquement, pour les Séparatistes, cela signifiait l'échec de leur plan. L'incompétence de Tarkin, qui dirigeait la flotte, était en train de les sauver. Rainar était un stratège efficace, mais dans le feu de l'action d'une bataille spatiale aussi massive, il fallait savoir déléguer à qui de droit. Rainar avait demandé au Haut Amiral Iriuun de rectifier le tir. Ce dernier était aussi effaré par la stratégie bancale des Loyalistes. Il ordonna donc à la vice-amirale Sayada en personne de mener une attaque sur le flanc gauche, là où se trouvait le plus gros déport de vaisseaux de la République, pour les obliger à rentrer dans le rang. Ce choix était judicieux. Sayada était agressive, impitoyable. Elle avait chargé avec ses principaux croiseurs lourds et fondu sur les vaisseaux Loyalistes isolés pour les anéantir. En frappant les vaisseaux les plus isolés avec les grosses unités, et en mettant les vaisseaux de soutien en arrière ligne, elle infligerait de lourds dégâts à ces derniers, révélant les failles de la stratégie de Tarkin, tout en fragilisant la formation Séparatiste sur ses flancs. Les Munificent et les Recusant n’étaient de pas de tailles face aux nombreux Venator. Elle sacrifiait délibérément des centaines de vaisseaux, mais elle en détruisit autant, voir plus. Sayada ne laissait aucun survivant et tirait sur les vaisseaux en perdition ou les capsules de sauvetage. Avec elle, pas de merci, pas de pitié. N'importe quel capitaine serait révolté par le sacrifice d'autant de vaisseaux capitaux, avec autant de dédain pour les vies de son propre camp, mais la stratégie de Sayada marchait. Cette femme ne s’embarrassait ni d'émotions, ni de visions à court terme. Seul le résultat comptait. Les Loyalistes n'avaient vu qu'un capitaine de vaisseau enragé, avide de destruction qui avait délaissé les flancs de la formation d'encerclement pour foncer dans le tas. Instinctivement, les Loyalistes avaient donc resserré la formation pour éviter les pertes isolées et essayé d'exploiter les failles de la formation Séparatiste. Le plan de Rainar reprenait enfin son cours.

- Félicitations, Haut Amiral, fit Rainar par l'holo-canal en lien avec le Téméraire. Votre jeune rivale a parfaitement remplit son rôle.
- Je reçois des messages outrés de mes capitaines et amiraux, mais oui … ça a marché.
- Je comprends leur indignation, mais en faisant ainsi, la vice-amirale a sans doute sauver de nombreux vaisseaux. Nous allons pouvoir mettre un terme à l'affrontement.
- Je déteste cette arriviste, grogna Iriuun. Mais je ne peux ignorer qu'elle est talentueuse, intelligente et déterminée. Elle veut ma tête et je ne peux pas m'en débarrasser car c'est la plus douée de mes officiers de commandement. Ce qui me fait la détester encore plus.

Rainar rigola.

- Un jour, elle chutera. A n'en pas douter. Mais je suis heureux que ce ne soit pas aujourd'hui. Sa rage de vaincre nous est utile.
Il reste un problème. Sa stratégie a réussi, mais les Loyalistes n'ont pas resserré les rangs pour rien. Ils veulent enfoncer nos lignes latérales d'encerclement, pour briser notre tenaille. Sayada a fragilisé notre formation pour leur tendre un appât.
- Vous suggérez d'envoyer des renforts ?
- Sayada va revenir sur ses pas avec les Providence pour renforcer la tenaille. Elle le fera d'initiative, à n'en pas douter une seconde. Mais je suggère d'envoyer des renforts du groupe de commandement pour être sûr que nos lignes latérales ne se fasse pas enfoncer. Sinon, tout est perdu.
- Cela fera encore plus de vaisseaux pris par le flux ionique de notre arme. Des équipages organiques, fit remarquer Rainar.
- Et alors ? Nos turbolasers viserons les vaisseaux de la République. Nos pertes dans nos rangs devraient être faibles. Nous pourrons toujours faire évacuer nos vaisseaux par sécurité ensuite.
- Bien, faites donc. Renforcez nos lignes latérales. Ils ne doivent pas les percer. La tenaille doit tenir.

L'Umbarien s'inclina et son hologramme disparu. Des centaines de destroyers Providence et des vaisseaux de soutien sortirent des rangs du groupe de commandement pour rejoindre les forces engagées autour de la formation Loyaliste. Cette dernière resserra les rangs pour former un bloc compacte, donnant un surplus de puissance de feu, comme c'était convenu. Mais les pertes subies par la République à cause de la stratégie initiale de Tarkin avait affaibli les forces de la République, moins nombreuses que prévue de par leurs pertes, et avec de nombreux croiseurs endommagés. Des explosions au loin étaient visibles. Des destroyers loyalistes en périphérie de leur formation subissaient de très lourds dommages et tombaient.

- Monsieur, interpella l'officier aux communications. On nous rapporte que le secteur du général Thodes a été dégagé et que nos bombardiers attaquent leurs flancs.

D'où les explosions et les destroyers qui tombaient.

- Ah ah ! Sacré Vaik. Avec lui on peut toujours s'attendre à mieux que ce qu'on lui demande.
- Ils resserrent leur flotte au maximum. Nous perdons aussi plusieurs croiseurs, intervint l'officier au radar.
- Merci Karmange. Lieutenant-commandant Reddock ?
- Oui, monsieur ? répondit l'officier en chef du dispositif de l'arme ionique.
- La flotte Loyaliste est-elle à une portée adéquate et optimale de tir ?

Reddock se tourna vers sa comparse aux commandes de l'armement avec deux autres enseignes. Il fit les premières simulations de tirs.

- Affirmatif, monsieur ! Si la République tient cette formation, nous les aurons !

L'équipage redressa la tête. C'était le moment tant attendu. Rainar tint les regards et le silence une seconde avant de se tourner vers son officier.

- Capitaine Viliaire, mettez-moi en communication avec le Haut Amiral et les officiers de commandement.
- A vos ordres, tout de suite !

Elle fit signe à l'officier comm' qui se chargea de faire la liaison.
Le Haut Amiral fut le seul à apparaître en hologramme, mais les autres officiers de commandement écoutaient.

- Mesdames, Messieurs, le moment est venu. Mes artilleurs viennent de confirmer que la flotte de la République était à portée de tir. Notre rendement sera optimal.
Haut Amiral, quels sont les chances que la République perce notre tenaille à temps ?
- Nous sommes en train de renforcer nos lignes et la percée de nos bombardiers, grâce aux hommes du général Thodes, les a encore plus fragilisés. Ils sont en train de foncer vers le centre de la formation, au niveau du groupe commandement pour essayer de se dégager, comme convenu, Monsieur. Vu à quelle vitesse ils s'enfoncent dans notre formation, il y a très peu de chances qu'ils esquivent votre attaque.
- Parfait. Que nos vaisseaux d'escorte et notre réserve de chasseurs empêche la moindre attaque sur le Liberator.

Tout en maintenant sa communication, il se tourna vers Reddock et ses artilleurs.

- Commencer la procédure de mise à feu, lieutenant-commandant.
- A vos ordres ! Équipe ! Enclenchez l'allumage du réacteur principal et débutez la session d'accumulation d'énergie ionique !
- Allumage primaire du réacteur, annonça la jeune femme Mikkienne. Début du chargement de l'arme.
- Ouverture du faisceau de tir, annonça son collègue Zabrak. Focalisation des rayons d'accélération et calcul de tir en cours. Verrouillage des caissons dissipateurs.
- Monsieur, fit Reddock. L'arme sera chargée de cinq minutes.
- Placez le Liberator en position de tir, commanda Rainar au poste de pilotage.
- A vos ordres ! répondit Secunck, le Nemoidien à la barre.

L'imposant cuirassé de classe Subjugator commença à pivoter pour exposer son flanc, où se trouvait le canon de l'arme ionique. Les Providence qui l’escortaient se positionnèrent en amont, pour protéger le vaisseau durant son déplacement.

- Lieutenant Gal ? appela Reddock.

Un Bith avec une imposante console holograhique et un casque de ciblage couplé à un HUD ultra-précis était en train de finaliser les calculs de tir pour une frappe d'une précision et d'un rendement optimal. Les Bith étaient des mathématiciens de génie et Gal était le meilleur artilleur de la CSI. Et l'un des seuls artilleurs capables de viser juste avec une telle arme au degré près.

- Calcul en cours de finalisation, monsieur. Cibles acquises dans … maintenant ! Cibles verrouillées !

Rainar se tourna vers Iriuun et lui fit un signe de la tête.

- A tous les chasseurs de la Confédération, quittez immédiatement la zone désignée. Que les croiseurs prennent un maximum de distance tout en tenant leurs positions d'encerclement. Procédure finale engagée.
- Monsieur, appela Reddock. L'arme est chargée et les cibles sont verrouillées. En attente de vos ordres.
- Ouvrez le feu.

Depuis la baie d'observation, une lumière éblouissante envahit l'espace. Tout le vaisseau se mit à vibrer et un grondement sourd parcouru l'immense structure. La seconde d'après, un gigantesque halo de lumière s'élança dans l'espace dégagé pour grandir de manière exponentielle. Bientôt tout l'espace disparu pour ne laisser que cette immensité violacée parcouru d'éclairs ionisants. Il fonçait vers leurs ennemis qui tentaient des manœuvres d'esquive désespérées. Mais Rainar avait veillé. L'arc était trois cents fois plus grand que celui du Malveillant. Il envahirait toute l'orbite de la planète. Personne n'en réchapperait.




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« A tous les chasseurs de la Confédération, quittez immédiatement la zone désignée. Que les croiseurs prennent un maximum de distance tout en tenant leurs positions d'encerclement. Procédure finale engagée ».

La voix d'Iriuun résonna comme l'arrivée de la mort dans les oreilles de Thodes. Ils avaient peu de temps.

- La procédure finale ? Ça veut dire …
- Oui, Antius, ça veut dire ça. Message pour l'ensemble de la chasse, ici le général Thodes. Vous avez entendu le Haut Amiral. Dispersez-vous. Tirez-vous maintenant, dans n'importe quelle direction. Foncez, ne vous retournez pas. Essayez au moins d'être loin de la formation ennemie.

S'ils étaient pris dans le halo mais loin des vaisseaux Loyalistes, au pire ils erreraient quelque temps dans le cockpit d'un chasseur neutralisé, mais en vie. C'était le barrage de tirs lourds à venir et les débris incandescents résultant des explosions le véritable danger.

- Allez les Raiders ! On fonce !
- Vers le groupe commandement ? demanda Zi'rel.
- Non, il est trop loin ! On passe le cordon gauche de nos croiseurs et on continue vers le vide sidéral ! Allez go !!

« Ouvrez le feu », finit par ordonner la voix de Rainar.

Les Raiders s'élancèrent. Les milliers d'autres P-38 firent de même, certains se crashant dans leur fuite précipitée. Les chasseurs droïdes essayaient aussi de sauver leur carcasse. Le halo ionique apparut. Il éblouissait tellement que même le HUD avec le contraste au maximum n'arrivait pas à empêcher l'éblouissement, ce qui compliqua encore plus leur fuite entre les vaisseaux séparatistes.

- On y voit que dalle ! grogna Rial.
- Vous avez vu ce truc ? s'exclama Kaylin.
- Justement, non, on y voit rien, j'te dit ! répliqua Rial.
- C'est immense ! continua Kaylin. Et ça continu de grandir en avançant ! Ça va engloutir tout l'orbite ! On ne va pas s'en sortir !
- Si ! intervint Mayla. Il suffit de la fermer et de foncer !
- Ils auraient pu attendre encore un peu qu'on puisse se tirer ! s'indigna Drankar. Ils nous tirent dessus, là !

L'halo lumineux commença à toucher les premiers destroyers Venator et Acclamator, en tête de la flotte Loyaliste. Immédiatement, leurs boucliers disparurent, leurs réacteurs se stoppèrent, et tout signe de vie électronique disparu pour ne laisser qu'une immense structure de métal vide et sans énergie, errant dans l'espace. Des milliers d'éclairs passèrent de vaisseau en vaisseau comme pour les interconnecter, mais à la place, ces éclairs coupaient toutes formes d’énergie dans les destroyers. L'halo continuait de grandir. Il englobait tous les destroyers de la République, y compris ceux qui fonçaient dans les formations latérales des Séparatistes pour tenter une fuite de la dernière chance. Mais l'halo devint suffisamment immense pour commencer à frapper aussi les croiseurs confédérés en fuite. D'innombrables croiseurs alliés avaient mis plein gaz pour se tirer de la zone mais furent happés par l'halo et les éclairs ionisants, devenant des coquilles vides dérivants à leur tour. Thodes pensa à ces frégates Munificent et aux destroyers légers Recusant avec pour seul forme de vie l'équipage droïde qui les commandaient. Les droïdes seraient irrémédiablement détruits par la vague ionique. Il ne resterait plus une once de vie dans ces croiseurs devenus des tombeaux spatiaux géants. Les équipages organiques prit dans le rayon, notamment dans les destroyers Providence, resteraient là, pantois, dans leurs grands vaisseaux vides, sans boucliers, ni énergie, à la merci des événements. Cela devait être terrifiant. Mais la peur vint aux pilotes aussi. L'halo continuait de grandir tandis que plus de la moitié de la flotte de la République était déjà hors de combat. Les éclairs et le halo avait déjà frappé des escadrons entiers de chasseurs séparatistes à la traîne, droïdes comme P-38, et vu la proximité de certains avec la flotte de la République et vu leur plus faible protection qu'un croiseur, ils seraient sans doute condamnés à mort par tir allié. D'autres furent neutralisés par vagues, mais continuèrent leur course de par leur élan pour s'écraser contre leurs propres croiseurs.

- Allez, plus vite ! Plus vite ! Plus vite ! scanda Thodes.
- Il … Il nous dépasse ! s'exclama Mayla. On va s'en sortir !

En effet. L'halo ionique venait de passer le secteur de Thodes sans l'avoir happé, lui et ses pilotes. Dorénavant il pouvait continuer à grandir dans sa course, les Raiders étaient hors de danger.

- Oh putain … , souffla Rial visiblement soulagé.
- Ahaha, rigola Drankar. C'est vraiment ça que j'adore avec la CSI. On n'arrête pas de se surpasser dans leur genre « idée à la con » ! Ahaha !

Nerveusement, l'ensemble des pilotes se mirent à éclater de rire.
Thodes tourna son chasseur pour faire face au spectacle. Les centaines de milliers de survivants firent de même.
L'halo ionique emplissait leur vision mais était déjà loin maintenant. Il était devenu immense, de presque la taille d'une petite lune. Très étrangement, peut être par miracle, quelques signaux loyalistes perduraient. Une poignée de destroyers avaient réussi à sortir de la zone de frappe.

- C'est pas vrai … fit Kaylin en constatant la même chose.
- C'est comme les cafards, fit Mayla. Même quand c'est la fin du monde, on ne sait comment, certains survivront à l'apocalypse. Et continuerons à s'insinuer partout.
- Quels sont les ordres, général ? demanda un pilote sur le canal général.
- Pour l'ensemble, protégez nos croiseurs immobilisés des débris que vous pouvez détruire et des attaques des Loyalistes. Mais restez attentifs, on risque d'avoir de nouveaux ordres sous peu.
- Bien reçu, général.
- Raiders, nous on retourne au groupe commandement et on se tient prêts. On sait d'avance qu'on sera dans le groupe de débarquement.




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- Monsieur, nous avons la confirmation que 83% de la flotte de la République a été neutralisée dans le flux ionique, rapporta Reddock.
- Que 83% ?! s'exclama Rainar.
- Il semblerait que les unités les plus a l'arrière de la formation Loyaliste ait réussi à sortir du périmètre à temps. Environ mille cinq cents vaisseaux, monsieur.
- Bon sang ! Et nos pertes ?
- Impossible de compter pour nos chasseurs pris dedans, mais nous sommes à deux mille cinq cents croiseurs alliés neutralisés. Nous sommes dans les prévisions. La majeure partie d'entre eux sont loin de la formation Loyaliste.

C'était déjà ça, le nombre de pertes collatérales seraient minimales.

- Monsieur, il y a plus de sept mille vaisseaux ennemis inertes devant nous, fit remarqué Iriuun. Certains tentent déjà de s'éjecter dans des capsules.
- C'est peine perdue. Les explosions et projections de débris auront raison d'eux. Haut Amiral, commencez l'attaque.
- A vos ordres. Ordre pour l'ensemble des vaisseaux encore fonctionnels, verrouillez les secteurs 1 à 65 pour un tir de barrage. Cibles : les vaisseaux de la République neutralisés.
- Ici groupe un à dix, en position.
- Groupe dix à vingt, parés à faire feu sur votre ordre.
- Et pour nous ? fit Iriuun à un de ses officiers subalternes hors champs.

Il fit un signe de tête vers son subordonné.

- Mes milliers de vaisseaux sont prêts, Monsieur le Chef de l’État. Votre situation ?

Les opérateurs des cinq cents puissants turbolasers attendaient le rapport des artilleurs de canons à travers le vaisseau qui calibraient leur fenêtre de tir selon les coordonnées fournies.

- On est bon, Monsieur, fit l'un des opérateurs.
- Nous sommes prêts, Haut Amiral, l'avertit Rainar.
- Pour l'ensemble de la flotte, détruisez toutes les cibles. Ouverture du feu dans trois, deux, un …

Des millions de tubolasers lourds, des lances-torpilles ouvrirent le feu simultanément. Près de dix mille vaisseaux de guerre qui foudroyaient tel un seul homme sept mille engins sans défenses. Les premières centaines d'engins furent fauchés en quelques secondes, pulvérisés par ce barrage de feu infernal. Les débris furent propulsés dans toutes les directions fauchant les chasseurs loyalistes inertes et les capsules de sauvetages. Les explosions des réacteurs et soutes à carburant pulvérisèrent les vaisseaux à proximité en faisant une réaction en chaîne, et ce ainsi de suite. Les croiseurs séparatistes tiraient, encore et encore, et des destroyers de la République explosaient, encore et encore.
Rainar imagina un court instant ces millions de d'enseignes, d'officiers, de médecins, de soldats, de pilotes, d'ingénieurs, d'artilleurs, adossés contre un mur de métal froid, inutiles, constatant que leurs ennemis n'auraient aucune pitié. Qu'ils ne s'arrêteraient pas et qu'ils allaient mourir dans leurs machines. En voyant les vaisseaux devant eux exploser, les uns après les autres. Puis il imagina les premiers impacts sur leur vaisseau. Les couloirs qui s'enflamment, les pièces qui explosent, le vide sidéral béant qui apparaît d'un coup et vous aspire. Les cris d'effroi, ceux qui se résignent à mourir en silence, ceux qui préfèrent une dernière étreinte avant la fin. Il balaya ces pensées. Il préférait se rappeler les villes anéanties de Raxus. Les cadavres par millions, les massacres, les planètes définitivement ravagées durant ce conflit avec les milliards de civils ayant perdu la vie. C'est à ça qu'il devait penser, à ce moment. Pas aux Loyalistes qui voyaient leur dernière heure arriver.
Il tapa sur une console comm'. Un Dévaronien apparut.

- Général Kleeve. Commencez la procédure de débarquement via les couloirs sécurisés que nous avons préalablement définis.
- A vos ordres, monsieur. Notre soutien aérien ?
- Je le contacte.
- Bien, monsieur. Mes troupes sont prêtes. Nous commençons notre débarquement.

Le Dévaronien disparut.

- Contactez le général Thodes, demanda t-il à l'officier comm'.

Le visage du pilote apparut.

- Vaik, par la Force tu n'as rien.
- T'aurais pu attendre encore un peu avant le feu d'artifice, on a eu chaud et tout le monde ne s'en est pas sortit, d'ailleurs.
- Je suis désolé, Vaik. Mais le chargement de l'arme se voit sur n'importe quel scope. Si j'avais attendu plus longtemps, plus de vaisseaux ennemis auraient pu s'en sortir.
- C'était … assez impressionnant à voir. Et ce qui reste de la flotte Loyaliste est en train de se faire massacrer.
- C'était le but. Mais malgré tout, plus d'un milliers de destroyers s'en sont sorti.
- Autant ? Bon sang...
- Oui. Écoute, la procédure de débarquement a commencé. Prends tes pilotes et fonce les soutenir. Mais je veux qu'une réserve de chasseurs reste en orbite. Avec ces survivants, tout peut arriver. Ils pourraient perdre la raison et foncer au combat.
- A un contre dix ? Oui, ils sont assez débiles pour le faire. Bien reçu, Kade. Je te laisse un bon tiers de la chasse, ça te va ?
- Ça fera l'affaire. Escortez nos barges de débarquement. Et soutenez-les.
- Ce sera fait. Coruscant tombera aujourd'hui. Général Thodes, terminé.

Le pilote confédéré coupa la communication. Rainar resta à contempler les milliers de vaisseaux loyalistes finir de disparaître dans le torrent infini de lasers rouge.





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- Attentions aux débris !
- Bon sang ! Ça couvre l'ensemble de mes scopes !
- Notre escorte droïde se fait pulvériser par les projectiles.


Vos ne prêta pas attention à ces voix dans le cockpit et regarda les milliers de vaisseaux inertes de la République se faire anéantir sous un barrage d'éclairs rouges intenses. Leur lumière avait complètement fait disparaître le noir de l'espace pour un concert de rouge et d'explosions. Les débris étaient projetés partout, parfois de la taille d'une corvette, frôlant leur navette. La flotte Séparatiste concentrait ses efforts sur la protection des barges de débarquement, mais certains débris arrivaient à passer et menaçait les navettes Sheathipede bien plus fragiles que les barges C-9979.
Des centaines de milliers d'entre eux pénétraient l'atmosphère, ainsi que des frappes de turbolasers. Les écrans holographiques retranscrivaient les événements de l'extérieur. On pouvait voir une pluie de tirs de turbolasers lourds s'écraser sur les buildings, éventrer des immeubles entiers, s’effondrant aveuglement sur des quartiers, les rayant de la carte. Des millions d'explosions illuminaient l'horizon et les mille tours s’effondraient. Ceux qui vivaient dans les profondeurs avaient sans doute plus de chance de survie, pour peu qu'ils ne meurent pas enterrés vivants.

- Je ne comprends pas, fit un soldat à côté de Vos. Coruscant ne dispose pas d'un bouclier planétaire ?
- Pas d'un seul bouclier, soldat, mais d'une multitude, répondit Vos. L'Office a envoyé ses agents au sol pour nous préparer le terrain. Plusieurs boucliers ont été neutralisés. Quant aux autres, sur les parties les moins importantes de la planète, leur puissance est moindre. Ils cèdent, les uns après les autres. Pour la République, seuls les centres névralgiques militaires et politiques sont d'importance, rajouta t-il blasé.
- Mais, Gardien Suprême … c'est nous qui bombardons ces quartiers civils, répondit le soldat avec un profond malaise dans la voix.
- Cela vous perturbe, n'est-ce pas ?

Le soldat bomba le torse.

- Ce sont des Loyalistes. Ils ont ce qu'ils méritent.
- Non, ne faites pas ça, soldat. Ne sacrifiez pas votre humanité au nom de l'idéologie. Ce sont des gens, comme vous et votre famille, qui se trouvent là, en bas, en train de mourir sous nos frappes. Des innocents.
- Si on pense cela, comment supporter un tel spectacle ?
- Il faut prendre du recul, soldat. Si Coruscant souffre aujourd'hui, c'est très exactement parce qu'elle l'a voulu. Elle a fait un choix sur Manaan. Si le Noyau n'avait pas accepté la folie de la République, il aurait très bien plus se révolter contre elle. A la place, il a accepté de subir, a fait marcher la machine et permit à la République de se renforcer. Nous devons frapper de toutes nos forces pour faire en sorte que, après la guerre, Coruscant rende les armes. Nous devons préparer la paix. Coruscant n'acceptera jamais de perdre son statut de centre de la galaxie, je peux vous le garantir. Si elle demeure une puissance après le conflit, elle mènera la fronde. Nous devons tuer dans l’œuf les dangers de demain. Mais souvenez-vous de l'horreur que nous vivons, soldat. Gardez bien cela en tête, n'essayez pas de faire disparaître la souffrance que vous ressentez d'avoir été du côté des tueurs. Cela vous permettra d'apprécier avec encore plus de force la paix qu'on retrouvera après ça, et vous motivera à la préserver pour toujours.
- Oui, Gardien Suprême, je comprends. Nous ne devons plus connaître ce genre de choses.
- Plus jamais, soldat.

Toute la navette trembla.

- Impact ! déclara le co-pilote dans le cokpit.
- Je ne comprends pas ! gueula le pilote. Nos contacts au sol nous avaient dit que le couloir était libre, pourquoi leurs DCA fonctionnent-ils encore ?
- Ici Leader Raiders, on se charge des dernières DCA. Posez-vous sur site dès que vous le pourrez.
- Bien reçu, Leader Raiders.

Vos vint dans le cockpit.

- Là, la zone, indiqua t-il. Posez-nous.
- Mais ces tourelles sont encore...
- Ne vous en faites pas, le général Thodes s'en charge. Posez-vous.
- A vos ordres.

La navette se posa brutalement manquant de faire tomber Vos, dû à la précipitation du pilote. Les portes s'ouvrèrent et les soldats confédérés sortirent en trombe pour sécuriser les alentours. Vos quitta le confinement de la navette pour poser le pied dans la zone industrielle réaffectée. Les très nombreuses détonations au loin, et les raids aériens incessants des chasseurs droïdes et bombardiers Hyena indiquèrent à Vos que les troupes de la République étaient présentes dans le secteur et tentèrent de contenir le débarquement au niveau des usines. Les massives barges C9979 déployaient leurs TMT, leurs divisons blindées et leurs millions de droïdes. Toute la zone industrielle avait fait l'objet d'un intense bombardement après que les agents séparatistes aient détruit le générateur de bouclier local, et Vos espérait ardemment que la République ai fait évacuer cette zone au début de l'attaque, et qu'elle n'ait pas poussé les ouvriers à occuper les lieux malgré tout.

- Gardien Suprême, l'équipe de l'OSC est là, le prévint un soldat.
- Allons-y, souffla t-il.

Malheureusement, son souffle fut coupé net. Devant lui, se tenait cette allure svelte, élancée, presque fragile d'une superbe Twi'lek à la peau bleue terne contrastant avec le brillant brûlant de ses yeux violets. Elle possédait une armure légère flexible anti-laser, d'un massif fusil blaster à répétition dans le dos, plusieurs poignards et équipements de soutien à sa ceinture. Sur ses cuisses, deux holsters rigides garnis de deux blasters de poing lourdement modifiés.

- Salut, Vos. Ça te fait plaisir de me revoir ?

Un sourire de serpent se dessina sur son visage.









Je vous entend d'ici dire "comme pas hasard". Mais ce n'est pas du hasard ! Juste une envie scénaristique de remettre un de mes perso préféré :transpire:


Pour la suite, il risque d'y avoir du changement. Je vais vivre un changement professionnel d'envergure. Je verrais donc si je peux maintenir un jour fixe de publication (comme le mercredi). Si c'est le cas, on maintient, au pire ce sera plus aléatoire, mais la parution sera toujours hebdomadaire ! J'y veillerais ! :jap:
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Messagepar L2-D2 » Lun 10 Déc 2018 - 13:51   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

Septième partie du Chapitre 6 lue !

Une bataille toujours aussi passionnante à lire ! Le grand frère du Malveillant a tout de même bien joué son rôle... et heureusement qu'une partie de la flotte Républicaine y a échappé, ça ne rendra que la suite de la bataille plus intéressante !

Clonedroïd92 a écrit:Je vous entend d'ici dire "comme pas hasard". Mais ce n'est pas du hasard ! Juste une envie scénaristique de remettre un de mes perso préféré :transpire:

Mais non, pas comme par hasard ! Tu as totalement raison, c'est ça qui fait plaisir... surtout à Vos en fait ! :sournois:


Clonedroïd92 a écrit:Pour la suite, il risque d'y avoir du changement. Je vais vivre un changement professionnel d'envergure. Je verrais donc si je peux maintenir un jour fixe de publication (comme le mercredi). Si c'est le cas, on maintient, au pire ce sera plus aléatoire, mais la parution sera toujours hebdomadaire ! J'y veillerais ! :jap:

Aucun problème ! En espérant que ce changement professionnel soit positif ! :cute:

Comme d'habitude, donc : vivement la suite ! :oui:
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Messagepar Clonedroïd92 » Mer 12 Déc 2018 - 13:01   Sujet: Re: Star Wars Infinities : La Guerre de Sécession

L2-D2 a écrit:Mais non, pas comme par hasard ! Tu as totalement raison, c'est ça qui fait plaisir... surtout à Vos en fait ! :sournois:


Ou pas :paf:


Clonedroïd92 a écrit:Aucun problème ! En espérant que ce changement professionnel soit positif ! :cute:

Comme d'habitude, donc : vivement la suite ! :oui:


Que du positif. A terme, j'aurais plus de temps pour les fans fic :transpire:
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