[Recueil SWU #4:] Les Batailles de Coruscant

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Messagepar AJ Crime » Mar 29 Jan 2008 - 10:48   Sujet: 

Titi77 a écrit:
Titi77 a écrit:
Peut-être devrais-je vous détailler la composition de mes troupes et la topologie du terrain afin que vous puissiez comprendre mon plan de bataille.

Je verrais bien cette phrase avec un point d’exclamation à la fin, l’inversion sujet / verbe le laisse attendre.

Si point il y a, il ne sera pas d'exclamation car il n'y a pas d'idée de surprise dans la phrase (en tout cas j'en ai pas mis). Eventuellement interrogation et encore.


Une erreur d'ériture, la fatigue sans doute. C'est bien un point d'interrogation que je pensais te proposer.

Avec toutes ses relectures Titi tu dois être débordé... Moi j'ai tout juste de venir lire les FF sur SWU sans négliger l'écriture de mes textes. Pour évangile je te lirais un peu plus tard lorsque j'aurais un peu de temps pour le faire l'esprit reposé... (La guerre des clones ? Je ne pensais pas recroiser un texte sur cette periode.... Mais tant mieux! J'aime bien.)
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Messagepar Notsil » Mar 29 Jan 2008 - 11:13   Sujet: 

Nouvelle très sympa en effet.

Des combats opposants l’Armée Clone républicaine

->un ptit "s" en trop pour opposant.

la cessation des transmissions ne pouvait signifier qu’une seule chose… l’invasion

->reprise d'une phrase de l'épisode 1 si je ne me trompe ? ^^

Un tir de projectile heurta de plein fouet un gratte-ciel avoisinant,

Si mes souvenirs sont bons, ce sont des griffe-ciels sur Coruscant.

dirigeant sa caméra dans toute les directions.

Manque un ptit s à "toutes"
- C’est une première pour moi.
- A toi de faire de ton mieux pour que ce ne soit pas la dernière

Jolie ptite phrase ^^

J'ai bien aimé tes clones, avec leurs liens entre autres, par contre je ne vois pas comment ils ont pu être au courant de la rumeur alors qu'ils ne recevaient plus de transmission et qu'ils étaient en plein combat ? ^^
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Messagepar Darkwilliam » Mar 29 Jan 2008 - 11:43   Sujet: 

Ouh là, moi aussi j'ai accumulé du retard! Faudra que j'essaie de rattraper ça ce week end! (ca va devenir une habitude!) :D
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
Merlin: Oh putain il est fort ce con!
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Messagepar AJ Crime » Mer 30 Jan 2008 - 20:14   Sujet: 

Très bonne nouvelle en effet qui se lit facilement et avec une grande sensation agréable qui nous étreint. Du très beau travail.

Bizarre, on dirait des militaires de n’importe quelle armée du monde à jouer sans arrêt comme pour montrer qu’ils se moquent de savoir que demain ils risqueraient leur peau. Cela est bien éloigné de l’image que je me faisais de leur façon de se comporter en public (aux clones bien sur, les autres je ne les connais que trop bien).

J ‘adore tes descriptions, elles sont à la fois concises, travaillées et précises.


evangile a écrit: Vétéran, matricule CT-5122/8563 et sergent clone de la Grande Armée de la République

Partie suivante :
evangile a écrit:Pendant ce temps à l’avant du groupe, Vétéran et CT-2095/1025 dit Deux-Cinq guidaient l’escouade

Formulé ainsi, on dirait qu’il est en deux endroits à la fois.

evangile a écrit:qui m’échappe totalement le sergent a comprit que les droïdes ne pouvaient

après vérification compris avec un « s ».

evangile a écrit:le véhicule robotisé ne s’attendit pas

« s’attendait » il me semble que le robot de façon générale ne s’attendait pas à cela, lorsque soudain… (et là pan un passé simple).

Bataille très bien menée et décrite, on s’y croirait !

evangile a écrit:Deux-Cinq n’avait pas eu cette même chance.

« Cette chance » tout simplement et sans pléonasme.

Voilà encore une magnifique nouvelle pour la guerre des clones. Quand c'est que tu nous livres une sur la reconquête ?
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Messagepar Evangile » Jeu 31 Jan 2008 - 18:40   Sujet: 

Notsil a écrit: J'ai bien aimé tes clones, avec leurs liens entre autres, par contre je ne vois pas comment ils ont pu être au courant de la rumeur alors qu'ils ne recevaient plus de transmission et qu'ils étaient en plein combat ? ^^


Les communications ont été momentanément coupées pendant les premiers instants de l'attaque séparatiste, toutefois, elles sont rétablies (difficilement ou pas) par la suite. Entre le sabotage du Tank droïde et l'accomplissement du plan de Vétéran on ignore combien de temps s'est écoulé. Peut-être cinq minutes, voir plus. Et à ce moment les seuls membres de l'escoude qui pouvaient s'accorder le loisir d'écouter les transmissions étaient Vétéran et Bacta.

AJ Crime a écrit:Quand c'est que tu nous livres une sur la reconquête ?


On verra ! On verra ! :D
Je pourrais toujours compter les aventures des retraités Plex, Joke, Holo et Vétéran pendant la reconquête de Coruscant, lol !! Ils seront quelques peu limités vis-à-vis du temps mais je suis persuadé que ça ne manquerait pas d'intérêt que de voir évoluer des clones en charentaises.

En tout cas, un grand merci pour vos compliment. :wink:
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Messagepar Titi77 » Sam 02 Fév 2008 - 12:33   Sujet: 

Bon j'y vais moi aussi d'un comm rapide pour Evangile (surtout parce que j'ai déjà dit ce que j'avais à dire lors de la relecture et parce que les autres ont levé les points importants).

Ce que j'ai bien aimé, outre les relations entre les clones (qui font beaucoup penser à Republic Commando) c'est la photo que porte 2-5. Je crois bien qu'il est plus que rare de voir un clone trooper faire preuve de sentiments pour une autre personne. En tout cas ça les rend bien plus humain.
Sinon, que dire sinon que l'action est bien décrite elle aussi et qu'on a le sentiment d'avoir affaire à de vrais militaires.
Une lecture agréable donc.

Je rejoins les autres pour le raccourci pris à propos de l'enlèvement du chancelier.
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Messagepar Minos » Dim 03 Fév 2008 - 11:18   Sujet: 

Alors, dans l'ordre :

> AJ Crime : l'histoire retranscrit bien, je trouve, l'endoctrinement sans faille que peuvent subir certains éléments de l'Ordre Nouveau. Par contre, je reste toujours sur ma faim : on a plus l'impression d'une tranche de vie, en quelque sorte, que d'une histoire avec une fin. Ce sentiment serait gommé chez moi si cette histoire appelait une suite.

> Titi77 : a contrario, l'exemple d'un endoctrinement raté, où l'officier impérial se met à penser par lui-même. Le résultat donne un personnage humain et tourmenté, dont le cheminement et l'évolution sont intéressants à suivre.

> Evangile : un bon exemple de la personnalisation des clones, qui sans outrepasser leur "programmation", deviennent autre chose que de la chair à canon impersonnelle. Chacun a développé une personnalité mais elle n'enraye pas son sens du devoir. Cette histoire humanise les clones, avec un bon dosage, je trouve. Et la bataille est bien retranscrite, on a aucun mal à la visualiser.
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Messagepar AJ Crime » Dim 03 Fév 2008 - 12:29   Sujet: 

Il est toujours bon d'avoir faim après un repas comme cela ton imaginaire n'est pas en reste Minos et ton imagination peut continuer à courir dans les méandres du temps et de l'espace :x . Pour ce qui est d'une éventuelle suite, pourquoi tous mes personnages ont la possibilité d'évoluer et ont un passé, comme la majorité de ceux qui finissent une histoire en vie. Etant cantonner dans les limites de la bataille de Coruscant je me voyais mal faire un chapitre ou deux sur les opérations de Front Palpatine de Libération. Mais cela est envisageable!
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Messagepar Darkwilliam » Ven 07 Mar 2008 - 12:22   Sujet: 

Et alors, elle ne vous tente plus cette période "Alliance Rebelle-Empire"? :D Si vous voulez, on peut passer à l'époque "Alliance Galactique-Yuuzhan Vong"? :)
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Messagepar Notsil » Ven 07 Mar 2008 - 16:21   Sujet: 

Heu si ça nous tente toujours ^^ Je devrais finir prochainement ma ptite nouvelle si tout se passe bien ^^
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Messagepar Minos » Ven 07 Mar 2008 - 20:22   Sujet: 

Je plussoie Notsil ! Je veux participer !

Me manque juste une idée...ce qui ne saurait tarder, de manière naturelle ou forcée !
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Messagepar Darkwilliam » Sam 08 Mar 2008 - 11:54   Sujet: 

Ah bon bah tant mieux alors! :D
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Messagepar Minos » Jeu 13 Mar 2008 - 17:28   Sujet: 

Hop, recueil 3, c'est fait ! Bonne lecture !

Soldat de l’empire

Etre toujours aux aguets. Toujours sur ses gardes. Vigilance constante. Voilà ce que se répète Orcan, matricule HG2Z-2451, tandis qu’il patrouille à travers la base impériale de la 256ème compagnie d’infanterie, sur Coruscant.
Il ne fait pas partie de ces soldats d’opérette, méprisants et orgueilleux, qui jouent de leur statut de soldats de l’Empire. Orcan est un stormtrooper, un véritable soldat d’élite. Il a connu le déluge du feu sur des dizaines de planètes, luttant vaillamment contre les terroristes de la Rébellion.
Il ne comprendra jamais ces anarchistes. Que peuvent-ils donc avoir dans le crâne ? Les jours où il broie du noir, il se demande même s’il y a la moindre parcelle d’intelligence en eux. Ces imbéciles espèrent-ils donc que leur misérable mouvement révolutionnaire va venir à bout de l’Empire ? Les fous. L’Empire est une bonne chose, tout le monde le sait. Il a apporté la civilisation sur bien des planètes primitives. Orcan lui-même a bénéficié d’une éducation qu’il n’aurait pas pu espérer obtenir sur le monde reculé qui l’a vu naître. L’Empire a été bon pour lui.
L’Empereur s’est sacrifié durant toute sa vie pour maintenir la cohésion galactique : il a lutté contre les Séparatistes qui, déjà, voulaient réduire en miettes la République, de connivence avec les traîtres Jedi. Le cœur d’Orcan se serre à chaque fois qu’il voit un holo de l’Empereur, défiguré par l’attaque de ces sorciers maléfiques. Désormais, une nouvelle génération a repris ce flambeau de la guerre, et ces irresponsables de rebelles, plutôt que de chercher des solutions pacifiques aux problèmes de l’Empire, n’ont rien trouvé de mieux à faire que déclencher la spirale de la violence aveugle.
Certes, Orcan admet qu’il y a des problèmes au sein de l’Empire. Ses dirigeants ont parfois dû faire passer la sécurité avant les libertés individuelles. Mais pourquoi les insurgés refusent-ils avec la dernière obstination de reconnaître le bien-fondé des mesures impériales ? Pour Orcan, ces gens méprisables sont aveuglés par la conquête du pouvoir.

Le Stormtrooper se souvient avoir éprouvé une fureur froide en apprenant que ces terroristes avaient fait exploser Alderaan. Certes, Bail Organa était connu pour être, dans le meilleur des cas, un soutien tiède de l’Ordre Nouveau, mais ceci n’excusait en rien le geste des rebelles : annihiler ainsi sans le moindre état d’âme une planète entière, exterminer des milliards d’êtres vivants. Il était glaçant de constater jusqu’à quelles extrémités ces irresponsables étaient prêts à aller.
Orcan a été dégoûté de savoir que les propagandistes rebelles ont eu le culot de tenter de faire endosser ce crime ignoble à l’Empereur, et le pire a été de voir que leurs discours insidieux ont porté leurs fruits. Beaucoup d’Alderaaniens, abusés par cette vérité tronquée martelée avec force, ont rejoint les rangs de la Rébellion. Dont la propre fille du sénateur Organa, ce qui souligne assez leurs machinations tordues. Se rendra-t-elle compte un jour qu’elle a été trompée ?

Des fanatiques, voilà ce qu’ils sont. L’espèce d’ennemis la plus dangereuse qui soit. Orcan a pleuré de rage quand la mort de l’Empereur a été annoncée. N’existait-il donc plus de justice dans cette galaxie ? Le chaos et la folie allaient-ils donc l’emporter ?
Par un effet boule de neige, le chaos s’était également installé dans l’Empire, qui avait failli se disloquer. Heureusement, après quelques mois de flottement, les opportunistes et autres traîtres ont été écartés ou exécutés, et l’ordre est revenu, personnalisé par Ysanne isard.
Au départ, Orcan a été dubitatif, voire choqué qu’une femme revendique le pouvoir sur l’Empire. Qu’avait-elle pour elle, à part le fait d’être la fille d’Armand Isard, membre éminent de l’administration impériale ? Le stormtrooper a vite été rassuré. La nouvelle dirigeante a fait preuve de l’inflexibilité essentielle du dirigeant efficace, et il s’est surpris à éprouver une certaine admiration pour cette femme hors du commun. En fin de compte, elle semble être la meilleure candidate pour redresser l’Empire, et le faire revenir au faîte de sa gloire, rempart contre la barbarie non-humaine qui cherche à s’imposer partout, cancer rongeant les piliers de la civilisation.

Tandis que ces considérations défilent dans un coin de sa tête, Orcan n’en est pas moins attentif à sa ronde. Aux aguets. Prêt à réagir au moindre signe de danger. Il faut dire que la situation s’y prête : les rumeurs d’une invasion imminente du Centre Impérial par les Rebelles n’ont fait qu'enfler ces dernières semaines, aussi tout le monde est sur le qui-vive. Orcan a parfois du mal à imaginer qu’on en soit arrivé là, que la capitale de l’Empire puisse être un jour attaquée voire prise par les impitoyables rebelles assoiffés de sang. Et pourtant.

Alors qu’il entre dans la zone de la base où sont stationnés les véhicules militaires, son blaster E-11 prêt à servir, une alarme tonitruante se met à déchirer l’air. Un message automatique se fait entendre sous son casque, indiquant une intrusion. Orcan se met promptement à l’abri, derrière un landspeeder. Puis il balaye du regard la zone des véhicules, méthodiquement, au cas où. Nul besoin de surveiller ses arrières, car il arrive de la place centrale de la base, qui doit déjà être sous la surveillance active des miradors. Même s’il ignore d’où vient la menace – peut-être à l’autre bout de la base – il préfère être prêt, au cas où. Orcan est un bon soldat, qui ne laisse rien au hasard.
Au bout d’une longue minute, la voix de son capitaine se fait entendre dans son casque :
– Ici le capitaine Hogree. L’alerte provient de la zone des véhicules, je répète, l’alerte provient de la zone des véhicules. Convergez vers cette position !
– Capitaine, ici HG2Z-2451. Je suis embusqué à l’entrée de la zone en question, monsieur. Attente d’instructions.
– La zone de… ? N’y entrez pas plus avant ! Maintenez la position, j’arrive avec des renforts ! Terminé !
– A vos ordres, monsieur.

Orcan se réjouit intérieurement. Le professionnalisme et l’efficacité sont décidément l’apanage impérial. Il scrute scrupuleusement les lieux, tout en restant à l’abri. Les Rebelles seraient-ils en train de passer à l’attaque ? Si c’est le cas, ces imbéciles vont comprendre leur douleur, et savoir ce qu’il coûte d’avoir la folie de défier l’armée impériale. Qu’ils y viennent, pense Orcan en imaginant déjà des hordes de rebelles dépenaillés, non-humains et à peine capables de communiquer verbalement.
Là ! Un mouvement ! L’impression n’a été que fugitive, mais Orcan a déjà pointé son blaster, doigt sur la gâchette. Les trente secondes suivantes passent très vite pour lui. Il est tellement concentré qu’une éternité pourrait s’écouler. Il attend une éventuelle erreur de l’intrus…qui la commet !
Une silhouette de petite taille fait son apparition, surgissant en courant de derrière un camion massif. Il tourne le dos à Orcan, caché à cent mètres de lui. Le Stormtrooper éprouve une bouffée de mépris envers le rebelle : il est évident qu’il fuit sous le coup de la panique. Orcan n’hésite pas : il épaule son blaster, vise soigneusement, et lâche une seule salve, qui atteint le rebelle en pleine tête. L’intrus roule dans la poussière et reste là, inerte.
Le Stormtrooper ne bouge pas non plus. Et si l’intrus n’était pas seul ? Il ne décèle rien de plus, tandis que son capitaine et une escouade le rejoignent. Orcan résume brièvement les faits, avant que le capitaine donne l’ordre d’investir le périmètre. Tous deux s’avancent vers le cadavre, couché sur le ventre. Orcan retourne le corps du bout de sa botte, pour voir à quoi à quoi ressemble la créature. Il ne tressaille pas en voyant le visage qui apparaît. Son capitaine, lui, inspire bruyamment et dit, le voix tremblante :
– Ne me dites pas que…vous voyez la même chose que moi ?
– Si, mon capitaine, répond Orcan, imperturbable.
Sous leurs yeux gît le corps d’un enfant humain, qui semble âgé d’une dizaine d’années. Ses yeux vitreux sont ouverts.
– Il arrive, reprend Orcan, que des petits animaux, ou des gosses qui cherchent un peu d’adrénaline, parviennent à franchir nos défenses, en profitant de failles dans le champ de force.
– Mais vous ne vous rendez pas compte ? Vous avez tué un gamin ! Un gamin !
– Je n’ai fait que mon devoir, monsieur. Nous sommes dans une zone sécurisée, il n’avait rien à faire là.
– Je…vous n’êtes qu’un…un…
Le capitaine ne finit pas sa phrase, car son comlink bipe.
– Quoi ? hurle-t-il dedans.
Les rebelles attaquent le Centre Impérial, capitaine ! Ils ont réussi à détruire les boucliers ! Tout le monde aux postes de combat.

Dès la fin de la communication, Orcan, matricule HG2Z-2451, tourne les talons et part en courant vers le poste qui lui a été assigné en cas d’attaque. Il a été dépité de constater que son « rebelle » n’était qu’un gosse, lui qui se voyait déjà recevoir une citation. Comme un bon soldat doit toujours positiver, il se félicite tout de même de sa précision : il a fait mouche du premier coup. Que les vrais rebelles viennent, Orcan est prêt à les recevoir ! Il est un bon soldat, il vient une fois de plus de le prouver, et il sait que ce ne sera pas la dernière fois aujourd’hui.
Modifié en dernier par Minos le Jeu 13 Mar 2008 - 22:07, modifié 3 fois.
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Messagepar Den » Jeu 13 Mar 2008 - 17:35   Sujet: 

Tu nous serres ici une histoire de Stormtroopers bien attachant qui arrive à toucher le lecteur.
Tu arrives à bien retranscrire ce que pense Orcan et tu le offre un rendu très réaliste!
La Bataille de Coruscant est assez bien retranscrite! On n'a vraiment l'impression de se retrouver aux côtés de ce soldat de choc!
Le passage ou un gamin est tué est une bonne idée tant elle permet de mieux se plonger dans l'horreur de la guerre et surtout dans la personnalité des protagonistes. Cela montre aussi à quel point l'Empire avait réussi à enlever l'humanité à ses soldats.
une excellente histoire courte qui m'a donné le frisson!
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Messagepar Notsil » Jeu 13 Mar 2008 - 17:40   Sujet: 

Un bel exemple du conditionnement impérial, bien retranscrit par les dernières lignes.

Cela montre aussi à quel point l'Empire avait réussi à enlever l'humanité à ses soldats.


Je plussoie, même si ce n'est pas toujours le cas pour les officiers supérieurs apparemment ^^
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Messagepar Titi77 » Jeu 13 Mar 2008 - 22:00   Sujet: 

Sur la forme :

Ne serait-ce pas Ysanne Isard plutôt que Isanne ?
car il arrive de place centrale de la base
-> ça, ça ne veut rien dire :) Manquerait-il un mot ?

Sur le fond, l'histoire m'a un déçu je l'avoue : autant les pensées d'Orcan sont très bien retranscrites, ce qui permet au lecteur de prendre la mesure de l'efficacité de la propagande impériale et de l'inhumanité dont peuvent faire preuve les troupes impériales, autant l'on reste sur sa faim une fois la lecture terminée. Le texte est relativement court et se pose surtout en prélude de la véritable bataille. Les réactions de l'officier face aux actions d'Orcan pourraient peut-être être un peu plus développées.
Quoiqu'il en soit, comme d'habitude avec Minos, le texte se lit facilement et est bien écrit. Je reste tout de même sur mes positions pour ce goût de "trop peu". ;)
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Messagepar Minos » Jeu 13 Mar 2008 - 23:06   Sujet: 

Merci pour vos comms à tous les trois !

Pour ce qui est de l'histoire qui est "trop" courte, vu le sujet que je voulais traiter, je ne pense pas que j'aurais pu en faire plus sans alourdir inutilement.
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Messagepar Notsil » Jeu 20 Mar 2008 - 22:47   Sujet: 

Et voilà une nouvelle contribution au recueil ^^
Bonne lecture.


Conflit.


Le Centre Impérial, Coruscant, Joyau du Noyau, planète tentaculaire autour de laquelle tournoyait la galaxie. Pour sa première affectation, le jeune Léander Piett n’aurait jamais cru rêver mieux.
Et pourtant, depuis qu’il avait mis les pieds sur le Triomphe quinze jours auparavant, il était allé de désillusions en désillusions.

D’abord parce qu’il avait été confronté à la sinistre réalité de la situation impériale : depuis la déroute retentissante d’Endor où son père avait péri, c’était le chaos total : chaque personne disposant d’une once de pouvoir tentait de prendre le contrôle d’une partie plus ou moins grande de la galaxie. Tout ce à quoi œuvrait l’Empereur depuis des dizaines d’années était en train de partir en fumée à cause d’individus pétris d’arrogance.
Son poste de second lui avait permis de se rendre compte par lui-même de la corruption écœurante qui régnait dans leur rang. La gloire de l’Empire n’était décidément plus celle qui régnait du temps de son père.

Et voilà que cette Ysanne Isard, qu’il avait cru être la plus à même de ramener l’Empire dans le droit chemin, avec ses manières strictes et autoritaires, son aura de commandement, avait donné des ordres totalement incohérents : l’Imperator et la Volonté de l’Empereur avaient quitté le système quelques jours plus tôt, laissant seuls le Monarque et le Triomphe pour défendre cette position clé, siège de son pouvoir, stratégiquement irremplaçable dans le conflit qui s’éternisait avec ces « Rebelles ».
Malgré son jeune âge, Léander n’était pas dupe. Il avait bien vu que les équipages des deux vaisseaux passaient plus de temps à jouer au sabbac qu’à s’entraîner. Mais que craindre à Coruscant, le cœur du pouvoir impérial ? Une affectation sans risque et sécuritaire, où ceux qui avaient pu faire jouer leurs contacts ne s’en étaient pas privés…
Le jeune homme restait réaliste : le nom de son père avait beaucoup plus joué que ses notes réelles à l’Académie, comme il jouait encore maintenant…sinon quelle raison pour nommer un officier tout juste sorti de l’école à un poste si important ?
Le Triomphe n’avait pas une grande réputation au sein de la Flotte Impériale, tout comme le Monarque. Qu’Ysanne choisisse de laisser uniquement ces deux vaisseaux pour défendre le Centre Impérial était pure folie. Et si même lui était capable de s’en rendre compte…Que se tramait-il donc dans les sphères du commandement ? Garder une flotte si réduite pour défendre la planète au cœur du système impérial, c’était l’offrir sur un plateau aux Rebelles, et malgré tous ses efforts, Léander ne voyait pas comment l’Empire pourrait reprendre facilement cette position. Qu’il y ait un plan ou pas, les deux vaisseaux allaient être sacrifiés. Certes les équipages ne faisaient pas partie de l’élite, et loin de là, mais ils appartenaient tout de même à la marine impériale, un monde où l’on était sûr de pouvoir compter les uns sur les autres – au moins durant les batailles.
Mais que pouvait-il faire ? Il était coincé. Trop jeune pour être crédible auprès du capitaine Avender comme auprès de Zévert. Déserter ? Il n’était pas suffisamment courageux pour risquer la cour martiale ou fuir durant des années devant la menace impériale…non, il devrait tirer le meilleur parti de la situation actuelle pour essayer de s’en sortir vivant. Peut-être pourrait-il convaincre le capitaine Zévert de se rendre rapidement ? Une futile bataille pour l’honneur…
Sa résolution prise, Léander rajusta sa casquette de lieutenant avant de quitter ses quartiers. Il avait à peine fait trois pas que la sirène d’alarme résonnait dans les coursives du vaisseau. Jurant, il accéléra vers le pont, où l’officier chargé des senseurs terminait son rapport :
- … le Home One ainsi que le Mon Remonda, termina Jaltar.
-Faites décoller les chasseurs, ordonna le capitaine Zévert, et ouvrez-moi un canal avec Avender.
-A vos ordres capitaine, répondit aussitôt Léonorès Drift.
Une image en miniature du commandant du Monarque apparut aussitôt.
-Oui, capitaine Zévert ?
La voix nerveuse était aisément reconnaissable. Nul besoin d’être un expert pour voir qu’il était au bord de la panique. Et dire qu’on lui avait confié le commandement d’un destroyer, songea Zévert avec mépris. Ils devaient vraiment être en manque de personnel, entre ce lâche qui n’avait rien à faire sur un champ de bataille, et l’autre jeunot qu’on lui avait collé comme second parce qu’il était le fils du fameux amiral Piett. Tout fameux qu’il était, ça ne l’avait pas empêché de mourir à Endor, comme tous les autres….
Alors que s’il avait été là…lui aurait su renverser la balance et prendre les bonnes décisions. Mais non, il avait osé critiquer la stratégie de son supérieur, et s’était trouvé illico muté sur un bâtiment anonyme, avec une belle bande d’incapables…mais aujourd’hui tout allait changer, il allait montrer à Ysanne Isard qu’il méritait bien l’honneur de défendre Coruscant.
-Capitaine Avender, je vous demande de focaliser vos tirs sur le Libérateur. Que vos chasseurs harcèlent les frégates !
-B..bien capitaine, répondit Avender, comme soulagé que quelqu’un prit les décisions à sa place.
Les deux vaisseaux tentèrent tant bien que mal de se mettre en position d’attaque face à la flotte rebelle. Léander serra les dents en se préparant au pire. Peut-être que le moment était venu d’aborder la question qui le préoccupait.
-Commandant, puis-je vous parler ?
-Piett, ce n’est vraiment pas le moment, répondit sèchement Zévert avant d’aboyer : « Feu à volonté ! ».
Les turbolasers déchaînèrent leur énergie sur les vaisseaux rebelles, tandis que ceux-ci ripostaient avec toute leur puissance de feu, causant de sérieux dommages aux deux destroyers impériaux.
-Le bouclier tribord est hors service capitaine ! hurla l’officier Naens pour se faire entendre parmi le bruit des sirènes et des alarmes. Un autre impact vit vibrer la passerelle.
-Les batteries tribord sont détruites !
-Faites-moi taire ce boucan ! ordonna Zévert. Et présentez votre flanc bâbord à l’ennemi dès que possible !
-Commandant, ils sont trop nombreux, c’est perdu d’avance, tenta Léander.
Une nouvelle salve de tirs fit frissonner le grand vaisseau de la poupe à la proue, et la passerelle fut plongée un instant dans le noir avant que l’éclairage de secours ne prenne le relais.
Après quelques secondes d’un silence interrompu seulement par le bruit des explosions internes qui secouaient le bâtiment, Drift prit la parole :
-Commandant, les moteurs ne fonctionnent plus !
-Les batteries bâbord ne répondent plus non plus…
-Nos boucliers sont presque morts. Ils ne résisteront pas à une autre salve.
-Commandant, pressa Piett, il faut nous rendre, c’est la seule option qui nous reste.
-La seule option, hein ? Je ne me rendrais pas ! hurla Zévert. Plutôt mourir que trahir l’Empire !
Plusieurs officiers échangèrent des regards inquiets face au fanatisme soudain de Zévert. Des voyants rouges apparurent soudainement sur les écrans.
-Perte de pression…l’atmosphère est en train de s’échapper du vaisseau…
-Nous tombons vers Coruscant !
-Le Mon Remonda utilise son rayon tracteur pour nous sauver commandant ! intervint Jaltar. Nous devrions peut-être les contacter ?
-NON ! Laissons-les s’approcher…oui c’est ça, plus près encore…
De plus en plus inquiet, Léander se demanda ce que Zévert avait en tête pour devenir si calme tout à coup.
Mais Léonorès fut plus rapide, car il s’exclama brusquement :
-Vous n’avez pas l’intention d’enclencher l’autodestruction du Triomphe ?
Des murmures d’incrédulité et de désaccords s’élevèrent aussitôt.
-SILENCE ! rugit Zévert en dégainant son blaster. Je ne tolèrerai pas de mutinerie à bord de MON vaisseau !
Léander ne sut jamais pourquoi il agit soudain, sans crainte du châtiment qui l’attendait. Il tira, sans réfléchir, et Zévert s’écroula sur le pont, les yeux marqués par l’incrédulité.
-Je prends le commandement, indiqua-t-il d’une voix calme qu’il ne se connaissait pas. « Envoyez un message à la flotte rebelle, et dites-leur que… »
Une douleur subite à la poitrine l’empêcha de finir sa phrase. Etrange, ses jambes n’avaient plus de force pour le soutenir. Et pourquoi voyait-il flou soudainement ? Quelle était cette surface froide et métallique ? Quand était-il tombé ? Pourquoi respirer semblait si difficile ? Quels étaient ces murmures qui lui brouillaient l’esprit ? Quel était ce goût métallique dans sa bouche…Qui s’obstinait à le secouer ? Qui était cet homme armé d’un blaster, qui souriait étrangement, pourquoi avait-il l’impression de le connaître ?
Et ce fut le silence, dans un noir total.
Modifié en dernier par Notsil le Jeu 20 Mar 2008 - 23:16, modifié 3 fois.
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Messagepar Minos » Jeu 20 Mar 2008 - 23:03   Sujet: 

Hé hé, jolie contribution !

Peu de choses à redire dans le style, histoire agréable à lire, fluide, et qui va droit à l'esentiel.

La fin est chouette et m'a d'autant plus surpris que je connais ta réticence à tuer tes persos. Un petit gars qui avait l'air si bien, pourtant, snif !
(C'est les plus jouissifs à faire mourir :sournois: ).

Mais qui est donc son mystérieux assassin ?
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Messagepar Titi77 » Jeu 20 Mar 2008 - 23:11   Sujet: 

Allez, la forme tout d'abord :

Faites décoller les chasseurs, ordonna le capitaine Zévert, et ouvrez-moi un canal avec Avender.
-> Pour mieux coller avec le début de phrase (et parce qu'un capitaine ne doit pas trop tutoyer ses subordonnés en temps normal), je pense qu'il faut vouvoyer ici.

Etrange, ses jambes qui n’avaient plus de force pour le soutenir.
-> Etrange, ses jambes n'avaient plus de forces...
(ou Etrange, ces jambes qui n'avaient plus de forces...)

Sinon, le passage du point de vue de Leander à celui de l'autre capitaine me semble un peu trop abrupt. Suffisamment pour décontenancer. Surtout que l'affectation des deux capitaines me semble floue. (bon j'ai mal lu en fait)

Sur le fond, une histoire bien écrite avec un personnage intéressant, qui aurait gagné à être connu. Une fin qui surprend les protagonistes tout autant que le lecteur... Comme l'a dit Minos, tu vas à l'essentiel.
Bref, un bon texte !
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Messagepar Den » Jeu 20 Mar 2008 - 23:19   Sujet: 

Une jolie nouvelle que voici avec ce jeune Piett, personnage vraiment intéressant auquel on s'attache rapidement.
La fin est surprenante et vraiment bien décrite! Moi qui aime ce genre de scènes, je suis gâté!
Que dire de plus si ce n'est que c'est une excellente histoire que tu nous as livré là!
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Messagepar Notsil » Ven 21 Mar 2008 - 15:25   Sujet: 

Merci ^^

Fautes corrigées ^^
Contente de vous avoir surpris sur la fin, c'était pas le but premier mais bon, tant mieux ^^
C'était un pas de plus dans la dynastie Piett ^^
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Messagepar AJ Crime » Mer 16 Avr 2008 - 22:14   Sujet: 

Rattraper le retard,

pour Minos : Voilà bien résumé l'historique du moment, tu as trouvé tout ça dans une encyclo ? Bref, quitte à exprimer des états d'âmes tu aurais pu marquer un peu plus le trait, faire ressentir encore plus de deception, de haine, de rancoeur, d'envie de faire renaître l'empire. Et le faire se sentir comme un extra terrestre dans cette empire qui se désagrége petit à petit, plus ressentir la peur parce qu'ils perdent du terrain. Quitte même à ne pas tuer le gamin et finir la nouvelle l'oeil au viseur, le doigt sur la détente s'apercevant de sa bévue au moment où le coup part. Juste à huit clos. Mais je réecris là, et ta nouvelle est très bien écrite même si au début j'ai eu du mal à comprendre à qu'elle époque elle se situait. Du beau travail, comme d'hab... Tu es lassant qu'être toujours aussi bon Minos...

pour Notsil : Euh trop court aussi, j'ai pas eu le temps de m'immerger dans la situtation et patatra. Dommage surtout que c'était plaisant à lire, le personnage est sympatoche et se pose les bonnes questions. Pour un officier qui réfléchi comme cela il devrait pourtant être simple d'arriver à la conclusion qu'Isard abandonne tout simplement Coruscant. Même s'il n'a aucune idée du piège qui se trâme. Tu fais bien ressortir l'ambiance de fin d'empire qui transparet dans le "je m'enfoutisseme" des soldats. Pour la fin je trouve cela trop abrute aussi, cela attend un autre texte, chapitre, scène. Mais m'a plongé dans l'incrédulité. Qui, quoi, pourquoi, comment ?
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Messagepar Darkwilliam » Ven 25 Avr 2008 - 10:15   Sujet: 

Je vous propose de passer à la dernière période du recueil, en s'intéressant donc à la Bataille de Coruscant lors de l'invasion des Yuuzhan Vong. 8)

Un beau défi en perspective en fait, car cela ne doit pas être très facile de bien "utiliser" les YV et leur technologie dans une nouvelle.
Modifié en dernier par Darkwilliam le Ven 25 Avr 2008 - 10:41, modifié 1 fois.
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
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Messagepar Minos » Ven 25 Avr 2008 - 10:41   Sujet: 

Yeah, au boulot ! :)
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Messagepar Oiki Ran » Ven 25 Avr 2008 - 11:04   Sujet: 

Cool!! J'attendais cette période avec impatience vu que je me suis débrouillé à trouver une idée et à l'écrire!
Maintenant, j'effectue une ultime correction à l'aide de mon correcteur (bon mais chiant) et je me lance!

Oiki Ran, le Ktâh qui est déjà stressé!! :D
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Messagepar AJ Crime » Ven 25 Avr 2008 - 14:30   Sujet: 

Pas de stress on attend ça avec impatience. Pour ce qui est de mon cas je ne connais pas ou très peu cette période, je n'ai pas réussi à trouver les livres qu'il me manque (et encore moins le temps de les lire) alors je vais attendre de voir le travail des autres avant de voir si l'inspiration peut me venir. Oh êtres supérieurs venez à moi, inspirez moi !
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Messagepar Darkwilliam » Ven 25 Avr 2008 - 14:55   Sujet: 

Ou au pire, tu attends le prochain sujet de recueil! :D

Moi je connais bien la période mais j'ai pas d'idée! C'est encore plus vexant. :o
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
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Messagepar Oiki Ran » Ven 25 Avr 2008 - 14:59   Sujet: 

Moi je connais bien la période mais j'ai pas d'idée! C'est encore plus vexant. :o


Je dois avouer que j'ai eu mon idée très rapidement, et pour une fois je la considérais pas trop mal. Mais bon, maintenant, à force de corriger, de re-corriger et de rere-corriger mon texte, je ne sais plus trop ce qu'il en est de mon idée :D . On verra ça... :sournois:

Oiki Ran, le Ktâh qui encourrage tous ceux qui doivent trouver l'inspiration!!
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Messagepar Code 44 » Ven 25 Avr 2008 - 16:20   Sujet: 

Darkwilliam a écrit:Moi je connais bien la période mais j'ai pas d'idée! C'est encore plus vexant. :o


Ben tiens, moi c'est le contraire :D
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Messagepar AJ Crime » Ven 25 Avr 2008 - 16:58   Sujet: 

DW a écrit: Moi je connais bien la période


Ben si tu veux tu nous fais un topo détaillé sur la bataille en question avec les tenants et aboutissants. Nous on connaîtra un peu mieux cette période et pendant ta description tu auras peut-être des idées qui vont surgir. Sait-on jamais !

oiki a écrit: je ne sais plus trop ce qu'il en est de mon idée

il n'est parfois pas trop bon de trop relire un texte soit même. Est ce que tu as eu des avis extérieurs ? Le recueil est le bon endroit pour en avoir, pour corriger et améliorer ce qui se doit de l'être.
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Messagepar Titi77 » Ven 25 Avr 2008 - 21:55   Sujet: 

Bonsoir à tous,

J'inaugure donc la série avec le texte qui suit. Il s'agit du récit de la bataille vu par un correspondant de guerre.
Je précise aussi qu'il y a deux trois passages assez crus.
Voilà, bonne lecture à tous ! Et bonne inspiration à ceux qui la cherchent encore :)

====================

Pour ne pas oublier




Collé à l’un des hublots de notre transport, je voulais être le premier à apercevoir l’objectif. Comme nous venions à peine de décoller, je ne vis que la coque massive hérissée de turbolasers du croiseur qui nous avait amenés jusqu’ici.
« La dernière épreuve, la fin du conflit », nous avait-on dit. Ma formation de journaliste me poussait à mettre en doute cette affirmation. Après tout, les Yuuzhan Vong s’étaient plus que remis de la débâcle d’Ebaq IX. Preuve en était la rupture des transmissions Holonet, qui handicapait sérieusement les forces de l’Alliance Galactique, sans oublier notre défaite à Bilbringi.
En quelques secondes, la navette quitta l’abri relatif offert par le croiseur et je pus contempler à loisir la planète devant être reprise à l’envahisseur extragalactique.
Mon cœur se serra lorsque mes propres yeux découvrirent ce que les Yuuzhan Vong, ce peuple étrange et si cruel avait fait subir à mon monde natal. D’après les derniers briefings, je savais à quoi m’attendre, mais rien n’aurait pu me préparer au triste spectacle de la destruction systématique de tout immeuble, de toute machine. Des anneaux entouraient cette sphère meurtrie, comme pour mieux protéger son nouvel aspect. Je ne pus m’empêcher d’admirer l’ampleur du travail qui avait abouti au remplacement de l’écosystème coruscanti par quelque chose de nouveau. Une faune et une flore qui nous seront à jamais étrangers et dont la genèse nous fera les détester, voire vouloir les exterminer. Au milieu de tout cela, je crus distinguer comme autrefois les principales artères de la capitale de la galaxie avant de comprendre. Il ne s’agissait pas de phares d’airspeeders mais de véritables fleuves de lave. La cause de ce nouveau cataclysme se tenait sur une orbite relativement éloignée afin de se protéger d’une attaque ennemie. Je n’avais pas vraiment cru à l’existence d’une planète vivante mais force me fut de constater qu’un nouveau planétoïde avait fait son apparition dans le système de Coruscant.
Mettant de côté mes questions et suppositions à ce propos, je me remis en mémoire les évènements qui m’avaient conduit là.
Je suis né il y a une trentaine d’années dans ce que l’on appelait alors le Centre Impérial. Curieux de tout et aimant écrire, je me suis lancé dans le journalisme et, après des études brillantes, j’ai été embauché dans l’un des nombreux holo-journaux de la capitale de l’Empire Galactique. J’y aurais passé toute ma carrière et aurait certainement accédé au poste tant convoité de rédacteur en chef si le destin n’avait pas frappé au cœur de la galaxie.
Un jour funeste, tout ce que j’avais connu s’écroula : les Yuuzhan Vong, ces envahisseurs extragalactiques, atteignirent Coruscant. La Nouvelle République fut mise en déroute et les réfugiés se comptèrent par milliards. Je vis des gens affolés être piétinés par une foule éperdue de terreur ou se faire assassiner parce qu’ils possédaient un vaisseau ou connaissaient le moyen d’en obtenir un. Je fis partie des quelques chanceux qui purent quitter la planète. Ce fut sans conteste l’un des pires moments de ma vie et seule la présence de Neril, ma fiancée, put apaiser ma rage face à la disparition de mon univers quotidien : mes biens, mes amis, mon passé, alors que je voyais les destructions de la bataille embraser petit à petit mon monde natal .
Je restais pendant un moment avec Neril sur Naboo, monde encore épargné par la guerre, avant de la quitter, car je voulais suivre l’évolution du conflit et en informer les habitants de la galaxie. Une part de moi espérait sans doute que je pourrais un jour revenir sur Coruscant en vainqueur. Je promis donc à Neril de revenir pour l’épouser lorsque le conflit serait terminé. Un sourire fut ma seule réponse bien que je lus dans son regard la crainte que la guerre finisse par nous séparer à tout jamais. Quittant notre demeure sans me retourner, par peur de ne plus pouvoir trouver le courage de faire ce que j’estimais être mon devoir, j’entrepris sans plus attendre le périlleux voyage vers Mon Calamari, où le gouvernement provisoire de la Nouvelle République siégeait. Comme mon journal avait disparu à la chute de Coruscant, je m’engageais donc comme correspondant de guerre indépendant dans l’armée républicaine. Ce poste me permit de couvrir nombre de batailles, telles le siège de Borleias ou la victoire d’Ebaq IX.
Un jour, le bataillon d’infanterie auquel j’étais rattaché fut envoyé avec d’autres unités à Contruum. Là, nous découvrîmes l’une des plus formidables armadas jamais assemblées dans cette guerre. Notre objectif fut dévoilé durant un grand briefing, auquel les attachés de presse furent conviés : Coruscant. La victoire passait par la reprise de ce symbole. Mon cœur bondit de joie à l’idée de revoir cette planète, ma planète. Joie bien vite tempérée par la perspective des combats à venir et par les bruits circulant au sujet des bouleversements apportés par l’envahisseur à l’environnement planétaire.

***

Une embardée de la navette me ramena au présent et, machinalement, je contrôlais mon matériel : l’holocaméra fixée sur mon épaule gauche était allumée et fonctionnelle. Dans ma poche de devant se trouvait un petit carnet où je notais de temps à autre mes impressions, et qui devait pallier à l’éventuelle destruction de l’holocaméra. Mon dos me rappela le poids du propulseur dorsal équipant chacun des occupants de l’appareil. Le haut commandement avait décidé de larguer les premières vagues d’assaut avec de tels propulseurs car il n’avait pas pu faire effectuer de reconnaissance pour déterminer de terrain d’atterrissage convenable. Par la suite, les troupes arrivées au sol devraient dégager des terrains de fortune pour les vagues suivantes. Mon regard se porta ensuite sur le pistolet-blaster flambant neuf à ma ceinture et à ma cheville droite où était attaché un couteau de combat. Je n’avais pas vraiment envie de m’en servir mais les officiers du bataillon m’avaient ordonné d’emporter ces armes pour me défendre. Refuser serait revenu à rester à bord d’un croiseur en orbite. Désirant plus que tout couvrir cet événement historique, j’avais dû me faire une raison.
Un rapide regard à travers le hublot le plus proche révéla des traînées de flammes, signe que la navette entrait dans l’atmosphère de la planète, après avoir réussi à franchir le rideau de basal dovin en orbite.
« Largage dans cinq minutes. Accrochez-vous. », annonça le pilote dans l’intercom. La vingtaine de fantassins entassée dans l’étroit compartiment mal éclairé par une lampe rouge vérifia elle aussi son matériel une dernière fois. Le lieutenant qui commandait l’unité fit un signe de la main et nous mîmes nos masques à oxygène sur nos visages. Dans les yeux de ces soldats, je vis l’appréhension qui précède chaque engagement, reflet de mes propres peurs. Quel contraste quand, deux heures plus tôt, je les avais tous interrogés sur l’assaut imminent ! Les réponses d’alors n’avaient été que de la vantardise et la certitude de la victoire. Maintenant, le sens des réalités et le professionnalisme reprenaient le dessus.
Soudain, un bruit de déchirement nous vrilla les tympans. Il fut suivi d’une série de violentes secousses qui mirent à mal mon estomac.
« Réacteur tribord détruit ! Accrochez-vous et… que ?» cria le pilote avant que l’appareil fasse une nouvelle embardée accompagnée d’une série de bruits sourds sur la coque. Du coin de l’œil, je vis le visage livide des vétérans et je compris que quelque chose avait atterri sur notre navette.
Devant moi, la coque se déforma et se déchira sous les coups d’une paire de griffes acérées. Les hommes adossés prirent peur, voulurent se détacher mais n’en eurent pas le temps. L’un d’eux fut empalé et agonisa en crachant du sang, dans une suite de violents haut-le-cœur. Un autre était presque arrivé à se libérer. Il était déjà trop tard car les créatures avaient agrandi la brèche dans la coque et l’une d’elles fit irruption dans le compartiment, en décapitant le malheureux au passage. Une deuxième pénétra à son tour et se jeta au visage d’un autre homme qui hurla brièvement avant de s’affaisser.
La première créature, de forme insectoïde, regarda autour d’elle et posa son regard sur moi. Tétanisé par ce spectacle, je la vis bondir dans ma direction, toutes griffes dehors. Une détonation et elle explosa littéralement. Une deuxième détonation et l’autre créature périt à son tout. Tournant mon regard, je vis l’auteur du tir lever le pouce à mon intention. Je hochais nerveusement la tête pour le remercier. Le lieutenant se leva alors et se dirigea vers le cockpit. Il avait à peine ouvert la porte qu’il recula vivement et fit feu vers la créature insectoïde qui s’acharnait à déchiqueter les commandes au beau milieu des restes démembrés de l’équipage.
« Mais qu’est-ce que c’était que ça ? ! hurla une des nouvelles recrues dans la radio reliant les membres de la section.
- Des grutchins, répondit le lieutenant. Les Vong les utilisent comme missiles vivants. Ces bestioles adorent bouffer le métal. Fini de rire, les gars, on décampe d’ici ! Sergent, ouvrez la porte ! »
Luttant contre les bourrasques de vent qui s’engouffraient dans l’habitacle, nous sautâmes l’un après l’autre. La chute et la vue du sol, deux mille mètres plus bas, me donnèrent la nausée. Nous avions sauté de beaucoup trop haut, aussi je me mis à regarder les chiffres défiler de plus en plus vite sur mon altimètre. Cela me permit d’éviter la vue du spectacle, qu’on me narra plus tard, des hommes déchiquetés en plein vol par des grutchins ou carbonisés par les tirs de plasma des quelques coraux skippers tentant d’endiguer le flot des transports de troupes de l’Alliance Galactique.
A deux cents mètres d’altitude, je déclenchais l’allumage de mon propulseur dorsal afin de ralentir ma chute. Concentré sur l’atterrissage, je me dirigeais vers un espace dégagé où les survivants de la section se posaient. Inconsciemment, je vérifiais que ma caméra fonctionnait toujours. Au fond de moi-même, le journaliste ambitieux jubilait à l’idée de diffuser ces images. Peut-être même qu’elles seraient récompensées par un prix. A contrecœur, la raison reprit le dessus et je réussis à me poser sans incident, malgré mon manque d’entraînement.
Après m’être débarrassé du propulseur, je me dirigeais vers un cercle de soldats tenant une conversation animée non loin de là. Les fantassins étaient trop agglutinés pour que je puisse prendre part à la conversation mais d’après les bribes que je pus saisir au vol, il était clair que des éléments de plusieurs compagnies différentes étaient rassemblés sur ce terrain improvisé. Trois lieutenants – les officiers les plus gradés présents – se détachèrent alors du cercle et invitèrent la cinquantaine de fantassins à s’assembler autour d’eux. Le plus ancien d’entre eux – un petit Sullustéen – annonça d’une voix nasillarde :
« Messieurs, je pense que vous avez compris la situation : aucune unité n’est là où elle devrait être et, mis à part une radio, nous sommes coupés de nos propres forces. »
Le second, un Impérial d’un peu plus d’une vingtaine d’années, continua :
« Nous avons décidé de former un seul groupe avec tous les hommes présents ici et de partir vers ce qui reste du quartier du Sénat Galactique. C’est l’objectif principal de nos troupes et le meilleur endroit pour trouver des renforts.
- Bien entendu, nous ignorons tout du dispositif ennemi dans ce secteur. Par contre, nous n’avons que quinze kilomètres à parcourir. Au travail. », termina le dernier officier, un Rodien.
Les sergents hurlèrent aussitôt les ordres visant à organiser ce groupe hétéroclite de combattants. La vingtaine de stormtroopers en armure tachetée de nuances de gris constituerait la force principale. Les quinze éclaireurs commandés par le Sullustéen se déploierait en trois groupes de cinq pour couvrir les flancs et l’avant-garde de la colonne. Enfin, les troupes du Rodien feraient office d’arrière-garde. Quant à moi, je fus placé au centre de la colonne, aux côtés du radio.
Avant que le signal du départ ne soit donné, le QG du corps expéditionnaire fut contacté pour demander du soutien.
« Négatif, nous ne pouvons nous passer de forces aériennes en ce moment. Nous vous en enverrons lorsque vous arriverez aux défenses ennemies entourant le palais du Seigneur Suprême. Jusque-là, évitez d’attirer l’attention. Silence radio sauf en cas d’absolue nécessité. Hauts les cœurs, terminé. »
Je ne perdis aucune de ces paroles et ma caméra enregistra la moindre expression des hommes ayant entendu cet appel. Déception et résignation se lisaient sur leurs visages. C’est donc l’air renfrogné que le Sullustéen ordonna à la colonne de se mettre en route.

***

Nous marchâmes de longues heures au milieu des ruines des griffe-ciels transformées par les maîtres modeleurs Vong en collines où poussait une végétation exotique, puis nous arrivâmes dans un quartier résidentiel dévasté par les récents séismes. Me souvenant de l’incroyable résistance dont faisaient preuve les coques en corail yorik des vaisseaux Vong, je fus horrifié en imaginant l’ampleur des forces nécessaires pour arriver à un tel résultat. Toutes les habitations semblaient abandonnées.
Soudain, un des éclaireurs d’avant-garde leva le poing gauche et nous stoppâmes tous. Au loin, un groupe de Yuuzhan Vong sortit d’une maison en ruines. Les blasters se levèrent, prêts à tirer mais les extragalactiques prenaient la fuite. Certains des Vong étaient plus petits que nous et je compris qu’il ne s’agissait que d’une famille revenue pour rassembler ses possessions.
Le Sullustéen et le Rodien arrivèrent alors et un conseil se tint avec l’Impérial tandis que la troupe s’abritait près des ruines pour éviter de constituer une cible trop repérable. Il fut bien entendu question des civils.
« On ne peut pas tirer à vue sur des femmes et des enfants, commença le Rodien.
- Mais on ne sait pas si ils vont se défendre, prendre la fuite ou aller dire à leurs troupes que nous sommes ici, continua l’impérial.
- Que comptez-vous faire dans ce cas ? rétorqua le Sullustéen. Nous n’avons pas les moyens de tirer à vue sur tout le monde. Nous nous défendrons si ils deviennent hostiles mais c’est tout.
- Je ne suis pas de votre avis mais vous êtes présentement le plus ancien de nous trois, répondit l’humain, s’avouant vaincu.
- Je n’en attendais pas moins de votre part. En agissant comme vous le suggérez, nous n’aurons démontré qu’une chose : que nous ne valons pas mieux qu’eux ! », lança-t-il d’un ton sec.
La colonne s’ébranla donc de nouveau avec ordre de ne tirer sur les civils Vong qu’en cas de légitime défense.
Après une demi-heure de marche sans croiser âme qui vive dans ce chaos plus que propice à une embuscade, une nouvelle alerte vint troubler notre progression.
Un groupe de coraux skippers patrouillait à basse altitude et se dirigeait vers notre position. Un geste, un ordre et nous nous égaillâmes parmi les maisons détruites. Accroupi contre une pile de débris, je vis les chasseurs passer au-dessus de ma cachette. Ils exécutèrent un demi-tour en parfaite synchronisation et repartirent d’où ils venaient. Soulagé, je me levais sans trop me soucier de savoir si l’alerte avait été levée ou non et je fis quelques pas. Non loin de là, deux soldats de l’arrière-garde s’étaient eux aussi levés et examinaient l’entrée d’une maison miraculeusement intacte. N’ayant rien à faire, je m’approchais d’eux. Alors que je n’étais plus qu’à quelques pas du porche, l’un d’eux me fit signe de stopper tandis que l’autre pointait son arme vers l’intérieur de la maison. Allumant la lampe torche fixée sous le canon de son fusil-blaster, il ordonna à quelqu’un de sortir.
Je ne compris pas tout de suite à qui cet ordre était destiné et me décalais donc pour avoir un meilleur angle de vision. La lampe illuminait l’entrée de la maison et révéla… une femme Yuuzhan Vong campée devant deux individus plus jeunes, comme pour mieux les protéger.
« Une autre famille », pensais-je en découvrant la scène. La mère ne comprenait – bien entendu – pas le basic, ce qui força le premier soldat à se rapprocher tout en continuant à lui crier de sortir. Alertés par le bruit, d’autres fantassins s’étaient rapprochés et prenaient parti pour le soldat ou pour la mère, certains suppliant leur camarade de la laisser tranquille. A son air, je voyais bien qu’elle avait peur de nous et je commençais à me demander si le journaliste avide de célébrité devait laisser la place à l’individu responsable, lorsque la Vong sortit la dague qu’elle avait cachée dans son dos et la planta dans la gorge du soldat qui la menaçait.
L’homme agonisant fut vengé en un clin d’œil par son compagnon qui abattit froidement la femme alors qu'elle n'avait esquissé aucun autre geste. Profitant de la confusion, les enfants prirent la fuite et j’eus tout juste le temps de bousculer mon voisin qui les mettait en joue. Le tir se perdit sur la façade d’un bâtiment voisin alors que les jeunes Yuuzhan Vong disparaissaient au coin de la rue. Le soldat réagit très mal à mon geste et voulut me frapper, mais l’arrivée de son sergent me tira d’affaire. Alors qu’il s’éloignait en grommelant, le sous-officier me prit à parti pour me préciser que :
« Moi non plus je n’aime pas tuer des enfants mais avec tout le raffut qui a été fait ici, nous serons chanceux si les Balafrés ne nous tombent pas sur le râble avant une heure.
- Peut-être, mais au moins ma conscience sera en paix. Enfin, je pense que vous comprenez, lui répondis-je.
- Oui », acquiesça-t-il en me quittant.

***

Pendant l’heure qui suivit, la crainte d’une embuscade fut plus que jamais présente dans les esprits. Même au milieu de la colonne, je voyais distinctement que les hommes de l’avant-garde redoutaient de contourner chaque angle, de faire un nouveau pas après le précédent. Ce fut finalement un grand soulagement lorsque nous rencontrâmes enfin une opposition digne de ce nom.
Nous nous trouvions sur une petite éminence et observions la colline située immédiatement en face, et qui constituait le dernier obstacle avant le palais du Seigneur Suprême. Nous vîmes des tirs de plasma partir de cette colline vers une cible hors de notre vue. Sans avoir besoin d’un ordre, notre groupe se dissimula du mieux qu’il put : à plat ventre, recroquevillé contre un rocher, adossé aux restes d’un mur…
Désireux de m’informer sur la situation et voulant par la même occasion obtenir une séquence dramatisant un peu plus mon reportage, je courus vers le remblais derrière lequel se tenaient les trois lieutenants, macrojumelles aux yeux.
« Comment ça se présente ? leur demandais-je.
- Ils utilisent cette colline comme position pour une batterie d’artillerie lourde récupérée sur des croiseurs spatiaux. Il y a aussi de la DCA et environ deux cents guerriers pour protéger la place », répondit l’officier des Vestiges.
Deux cents guerriers Yuuzhan Vong contre une cinquantaine de soldats ! J’en restais sans voix pendant que le radio accourait à son tour. Le lieutenant Sullustéen établit rapidement le contact avec le QG et expliqua notre situation.
« Vous devez passer, lieutenant. Cette batterie canarde nos premières lignes depuis des heures et nous ne pouvons l’attaquer efficacement de notre côté. La prise de la colline devrait permettre à notre avant-garde de souffler un peu. On vous octroie un appui aérien : deux canonnières et quatre E-Wing. ETA (1) respectifs : dix et seize minutes. Répétez.
- Ordre d’attaquer les positions ennemies avec l’aide de l’appui aérien fourni. Bien compris. Avez-vous des renforts à nous envoyer ? A vous.
- Négatif pour le moment. Nous y travaillons. Que la Force soit avec vous. Terminé. »
Un silence pesant accueillit ces dernières paroles. Les traits des officiers étaient tirés, déformés par l’angoisse. La même qui tordait mon estomac et commençait à faire trembler mes mains. L’ordre était-il absurde ? Peut-être. Cruel ? En partie. Nécessaire ? Cela nous semblait évident : si le sacrifice d’une cinquantaine d’hommes pouvait en sauver dix fois plus et faciliter la victoire finale, alors il devait être accompli. Un joli raisonnement mis à mal à l’épreuve du feu. Le Sullustéen demanda alors :
« Redites-moi, qu’avons-nous comme armes lourdes ?
- J’ai un lance-missiles PLX portable et un mortier d’infanterie. Sept et douze coups respectivement, annonça l’Impérial.
- Un PLX et dix coups, enchaîna le Rodien.
- Un PLX aussi, avec treize coups, termina le Sullustéen. Ecoutez-moi, nous n’avons pas beaucoup de temps pour nous préparer. »

***

Moins de dix minutes plus tard, le plan allait être mis à exécution : les munitions pour les PLX avaient été réparties équitablement entre les trois groupes, et les servants du mortier avaient pu s’aménager une position de tir correcte. Toujours affecté à l’unité impériale, je me retrouvais au centre du dispositif d’assaut. Grâce aux ruines parsemant la zone, nous avions pu couvrir les deux tiers de la distance qui nous séparait des positions adverses. Tapis derrière les débris, nous attendions.
Je ne suis pas soldat ; pourtant, je pensais qu’avoir couvert un grand nombre d’opérations militaires depuis la chute de Coruscant m’avait préparé à l’attente qui précédait le combat. C’est là, au milieu de la poussière et des plantes Vong, que je compris combien je me trompais. Mon cœur battait la chamade sous mon armure pectorale. Mon uniforme devint inconfortable et je me mis à transpirer à grosses gouttes, priant pour que l’attaque débute. A côté de moi, plusieurs hommes regardaient des holos de leurs fiancées ou de leurs familles. Je regrettais soudain d’avoir laissé les lettres de Neril à bord du transport de troupes. D’un autre côté, je ne voulais pas fournir aux Balafrés un moyen de me briser si jamais ils me capturaient, car les récits des rares survivants de leurs geôles me donnaient la chair de poule. Un bruit de réacteur m’arracha à mes réflexions : le soutien aérien arrivait !
Les deux canonnières promises apparurent au loin et virèrent vers leur objectif. Elles volaient bas pour constituer des cibles plus difficiles à atteindre et s’éloignèrent l’une de l’autre en arrivant au-dessus de la colline où nous avions installé le mortier. Elles ouvrirent le feu en lâchant une salve de missiles alors qu’elles nous survolaient et firent immédiatement demi-tour pour se regrouper hors de portée de la DCA adverse. Ma caméra ne manqua aucune image des dégâts causés par les missiles aux pièces d’artillerie ennemies. Elles n’avaient pas toutes été détruites et je vis leurs servants s’activer pour les faire pivoter dans la direction des assaillants. Je vis aussi deux monticules s’élever dans les airs et foncer vers les canonnières, qui terminaient leur demi-tour. Des coraux skippers, compris-je dès que les chasseurs Vong ouvrirent le feu et abattirent les deux vaisseaux moins maniables. J’eus à peine le temps d’étouffer un juron quand mon voisin montra du doigt un coin du ciel d’où partirent plusieurs traits lumineux. L’un des skips explosa en plein vol et l’autre fit face aux nouveaux arrivants. Moins d’une seconde plus tard, les quatre E-Wing envoyés par le QG nous survolèrent en trombe et engagèrent le dernier chasseur ennemi.
Nos pilotes n’avaient manifestement pas affaire à un amateur car le Vong réussit par d’habiles manœuvres à amener ses attaquants dans le champ de tir de sa DCA. Le drame se joua en un clin d’œil : deux de nos chasseurs explosèrent en plein vol sous les traits de plasma ennemi. De son côté, le skip effectua un looping incroyablement serré et se retrouva derrière le chasseur de tête. Il tira sans hésiter et l’E-Wing se changea en boule de feu. Notre dernier appareil avait réussi à sortir de ce piège et voulut attaquer le skip qui s’était éloigné des batteries sol-air. Malheureusement, ce dernier le repéra et vira à son tour pour lui faire face.
C’était tout simplement effrayant : aucun des deux pilotes ne tirait ou ne tentait de s’éloigner, alors que la distance entre eux diminuait bien trop rapidement. Au moment où la collision sembla inévitable, ils ouvrirent le feu et dégagèrent dans une manœuvre presque simultanée. Presque, car le skip fut atteint sur sa face inférieure sans que le basal dovin de proue ne puisse y changer quoi que ce soit. Une traînée de flammes apparut et le chasseur vivant alla s’écraser au sol. Le E-Wing avait lui aussi été touché mais moins sévèrement, car le pilote réussit un atterrissage en catastrophe au pied de la colline.
Mon soulagement fut de courte durée car une dizaine de Yuuzhan Vong se jeta sur la carcasse du vaisseau et en arracha le pilote. Nous les vîmes dégainer leurs poignards et les abattre à tour de rôle sur leur victime. Des cris étouffés nous parvinrent et je vis l’un des non-humains brandir en signe de triomphe un objet dans sa main poisseuse de sang. Comprenant, je fermais les yeux et dus me faire violence pour réprimer les nausées qui m’assaillirent.
Je n’écoutais même plus les cris dans ma radio et ce fut l’explosion des premiers obus de mortier qui me ramena à la réalité. Trois coups suivis d’un silence. C’était le signal de l’attaque et tous les hommes coururent vers la colline. Le mortier tira de nouveau, sur des batteries de DCA cette fois, et se tut car ses servants le déplaçaient entre chaque salve de trois coups.
Nous étions presque arrivés au pied de l’objectif quand les lance-missiles PLX entrèrent en action. Devant moi, les soldats impériaux accélérèrent leur course, aucunement gênés par leur armure. Ils se mirent à tirer sporadiquement ou à lancer des grenades vers la première tranchée ennemie. Et ce fut le contact : les guerriers Vong quittèrent leurs abris et foncèrent vers nous. Ils lancèrent des insectes tranchants, abattus en majorité par mes compagnons d'armes, et nous attaquèrent au corps à corps. Les bâtons amphi pénétraient les armures comme s’il s’agissait de simples feuilles de papier ; les blasters tiraient sans s’arrêter, fauchant les visages auto-mutilés de nos adversaires ; le mortier s’était tu, à court de munitions. Dans la radio, on n’entendait plus que des cris bestiaux, plus rarement des exhortations à aller de l’avant. La violence de notre attaque paya car nous franchîmes la tranchée et commençâmes l’ascension de la colline.
La coordination avec les autres groupes avait quasiment disparu : c’était chacun pour soi et la Force pour tous. Oublieux de la réalité, je filmais toujours la bataille. Je ne vis le Yuuzhan Vong qu’au dernier moment et ne pus éviter la morsure de son arme que par miracle. Mon holocaméra encaissa le choc et se brisa en mille morceaux. Tombé au sol, je tentais de m’éloigner à reculons tout en évitant les coups de mon adversaire. Après à peine un mètre, je fus bloqué par un rocher. Le Vong sourit, les trous dans ses joues me dévoilant ses dents acérées, et brandit une dernière fois son arme. Sa tête fut carbonisée par un trait de blaster et il s’effondra en arrière.
« Repli général : ils sont trop bien retranchés là-haut », m’annonça mon sauveur en m’aidant à me relever. Je vis effectivement que les soldats redescendaient, poursuivis par des guerriers déterminés. L’officier Rodien confirma l’ordre par comlink et fixa rendez-vous à la seconde tranchée traversée. Les PLX brûlèrent leurs dernières munitions pour nous couvrir.
Les survivants de l’attaque – une trentaine en tout – purent finalement se replier en bon ordre car les Vong arrêtèrent la poursuite peu avant nos lignes. Privé de tout moyen de continuer mon reportage, et encore sous le choc des évènements précédents, je ne bronchais pas lorsqu’on me confia un fusil-blaster. Le Rodien – dernier officier en vie – demanda alors un appui aérien et une évacuation des survivants. On accéda à sa première demande mais on lui annonça que la seconde était impossible à satisfaire car nous étions trop proches des défenses ennemies. Quelle ironie : ses supérieurs reconnaissaient qu’ils ne pouvaient prendre la colline, mais nous ne pouvions pas non plus nous replier. Il fallait donc tenir jusqu’à ce que des renforts arrivent. Une heure, peut-être deux, nous promit-on. L’appui aérien n’eut qu’une efficacité limitée, à cause de la DCA mais il nous permit de ne subir aucune attaque adverse.
Au bout d’une heure et demie, les vaisseaux – à court de munitions – durent quitter les lieux, nous laissant à la merci des Vong. Je les vis se regrouper en une ligne de plus d’une centaine de guerriers. Ils brandirent leurs armes et nous invectivèrent dans leur langue. Une boule se forma dans ma gorge car je savais que nous ne pourrions résister. Le chef ennemi se plaça devant ses troupes et commença à les haranguer.
« Nous ouvrirons le feu à vingt mètres. Préparez vos grenades. Attention, ne gâchez pas vos munitions : un tir, un mort. Bonne chance. », déclara le Rodien.
Au moment où les Vong se préparaient à attaquer, le QG nous contacta par radio :
« Attention, attention. Le Seigneur Suprême Shimrra a été tué. Le Maître de Guerre Nas Choka a ordonné la capitulation sans condition de toutes les forces Yuuzhan Vong. La guerre est terminée, je répète : la guerre est terminée ! »
Un hurlement de joie qui monta de nos lignes. Il fut cependant de courte durée car même si nos adversaires semblaient avoir reçu un message équivalent, ils avaient l’air plus déterminés que jamais. Un ultime cri de guerre et leur chef les mena à l’assaut. Ils le suivirent en hurlant comme des démons. Il n’y aurait pas de prisonniers. J’eus le temps de songer une dernière fois à Neril. Elle avait promis de m’attendre. Je lui avais promis de revenir.
Plus que vingt-deux mètres, vingt et un, vingt mètres…

***

Au bout du compte, sur les cinquante-cinq hommes qui avaient participé à l’attaque, seuls dix étaient encore en vie lorsque les renforts tant attendus arrivèrent enfin sur le champ de bataille. Le dernier officier et la plupart des sous-officiers avaient péri lors de l’attaque suicide des guerriers Vong. Aucun de nos assaillants n’avait survécu. Je fis partie de ces quelques miraculés, bien que ma jambe gauche dut être remplacée par une prothèse biomécanique.
Notre récompense fut d’assister, aux côtés de nos généraux, des chevaliers de l’Ordre Jedi et des principaux ministres de l’Alliance Galactique, à la cérémonie officielle de reddition des Yuuzhan Vong. Ce fut pour moi l’un des moments les plus solennels de ma vie. Voir Nas Choka et les principaux commandants Vong arriver dans le hangar du Ralroost d’où nous avions une vue magnifique sur Coruscant fut presque trop pour moi. Je pus retenir mes larmes jusqu’au moment où, remettant son bâton de commandement à l’amiral Kre’Fey, Nas Choka déclara :
« En vous remettant ceci, nous vous confirmons notre reddition. »
C’est là que je compris que tout était terminé. La guerre était finie, les batailles, les massacres, tout. Nous allions pouvoir recommencer nos vies et reconstruire une galaxie meurtrie. En laissant enfin des larmes couler sur mes joues pour la première fois depuis le jour où j’avais dû fuir ma planète natale, je repensais aussi à Neril qui m’attendait. Je songeais enfin à ce monde que j’avais été contraint d’abandonner. Comme moi, il avait été mutilé mais il avait surmonté les épreuves qu’on lui avait imposé.
A la fin de cette cérémonie, une autre débuta où les héros de la bataille furent décorés pour leur bravoure au combat. Mes compagnons et moi en firent partie, même si notre joie fut tempérée par un terrible constat. La lecture des rapports des différentes unités envoyées arracher Coruscant aux mains des envahisseurs nous apprit que la colline qu’on nous avait ordonné de reprendre n’avait jamais eu le moindre intérêt stratégique.
Cette nouvelle nous abattit et, c’est un sourire forcé que nous affichâmes sur les holos que l’on prit des héros de cette bataille. Le plus inquiétant était toutefois l’accord tacite qui régnait entre les officiers supérieurs à propos de cette affaire : ignorer toute remarque à ce propos, nier l’inutilité de cette action si il le fallait. Mes compagnons et moi même fûmes révoltés par une telle attitude mais le retour de la paix et la perspective de la démobilisation poussèrent les soldats à se taire. Seul, je restais donc à demander des explications. Seul, je fus ignoré.
Est-ce à cause de la peur que des pressions soient exercées sur celle que j’aime ? Du désintérêt du public par rapport à ce qui s’est réellement passé sur Coruscant ? De la lettre que Neril m’envoya depuis Naboo, me pressant de rejoindre cette planète pour tenir la promesse que je lui avais faite ? Toujours est-il que je pris ma décision : dégoûté de la réaction du haut commandement face à mes demandes d’explications, je décidais que le bonheur de celle que j’aimais était plus important et j’embarquais dans le premier vaisseau en partance.
Tandis que le transport se dirigeait vers le point de saut hyperspatial, je jetais une dernière fois un regard sur mon monde natal. La reconstruction mettrait des années avant de s’achever et les effets de la terraformation Vong se feraient alors toujours sentir. Curieusement, mon cœur était moins lourd que je ne l’aurais cru. Mon monde était en effet déjà mort à mes yeux : les forces de Tsavong Lah l’avaient détruit et rien ne pourrait jamais le restaurer. C’est donc sans regrets et impatient de revoir Neril que je vis les étoiles se changer en traits lumineux, marquant mon départ vers un avenir que je savais heureux.
La décision de démarrer une nouvelle vie loin du tumulte galactique ne fut pas la seule que je pris. Convaincu que le passé ne pouvait – ne devait pas être oublié, j’écrivis ces lignes à bord du vaisseau m’emmenant vers Neril : pour raconter mon histoire et celle des hommes avec qui j’étais revenu sur Coruscant, pour faire connaître la vérité sur ce qui s’est passé ce jour et surtout pour que l’on se souvienne de nous.




(1) - ETA : Estimated Time of Arrival, en anglais : heure d’arrivée estimée. Terme aéronautique.
Modifié en dernier par Titi77 le Sam 26 Avr 2008 - 9:30, modifié 2 fois.
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Messagepar Notsil » Ven 25 Avr 2008 - 22:48   Sujet: 

Lu !

Un bon petit texte bien déprimant ^^ Les combats sont rondement menés, dans toute leur horreur et leur inutilité...heureusement qu'on a la petite touche de bonheur sur la fin ^^

Il reste quelques petites fautes (t'as le droit de taper ton correcteur :P) :

dont la genèse nous feront les détester

->fera

dans l’étroit compartiment mal éclairée par une lampe rouge

->éclairé

dans une suite de violents hauts le cœur.

->haut-le-coeur

des ruines des griffes-ciel

->griffe-ciels

Avez-vous des renfort à nous envoyez ?

->renforts... envoyer

La coordination avec les autres groupes avait quasiment disparue

->disparu

J’eu le temps de songer une dernière fois à Neril.

->j'eus

Valà, sinon ya aussi 2 "rochers" que je trouve un peu incongrus dans le paysage de Coruscant (mais toujours bien pratique pour se cacher ^^), sinon ça reste bien écrit, prenant et bien détaillé.
Bravo ^^
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Messagepar AJ Crime » Ven 25 Avr 2008 - 23:30   Sujet: 

Oui, très bien détaillé en effet et cela est chouette pour moi comme ça j'ai au moins un angle de vision sur cette grande bataille. Quelques idées sont déjà venues se téléscoper dans mon âme noire. Par encore la véritable inspiration mais quelques bribes de scénario... Encore merci à Titi.

Juste une petite remarque d'ordre procéduriére (j'y peux rien militaire et radio oblige). Ils emploient une procédure en anglais dans leurs échanges radio donc ETA doit aussi être traduit par HPA (Heure Probable d'Arrivée).

Voilà si non c'est superbement écrit, le ton est un peu lancinant, ce qui est attendu par la première personne et l'effet de l'article journalistique. Ca a l'avantage d'être gardé jusqu'au bout.

Suivant !

(faut bien que je me documente un peu sur votre dos.... niarf... je suis méchant ! )
En quête de votre intérêt et de vos suggestions, votre dévoué serviteur dans la force, AJC
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Messagepar Titi77 » Sam 26 Avr 2008 - 9:23   Sujet: 

Encore merci à Titi.
De rien :)

Ils emploient une procédure en anglais dans leurs échanges radio donc ETA doit aussi être traduit par HPA (Heure Probable d'Arrivée).

Désolé mais après 48 tomes de Buck Danny (et l'intégrale des romans de Clancy), je vais avoir du mal à faire les procédures radio en français ;)

Pour les rochers, ça m'a semblé "logique" (même si il est probable qu'auparavant ils appartenaient à un immeuble quelconque) vu qu'on se trouve à la surface d'une planète où tous les bâtiments ont été rasés et remplacés par la flore Vong (la faune aussi). Un nouveau monde quoi :)

Encore merci pour vos comms tous les deux !

Quand à mon correcteur, tss tss tss :D
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Messagepar Darkwilliam » Sam 26 Avr 2008 - 10:32   Sujet: 

J'ai lu cette nouvelle de Titi, et ma foi, je l'ai trouvée tout bonnement excellente, dans un style parfaitement adapté au contexte et qui imprègne très bien de l'atmosphère pesante que fait régner la guerre.

Les descriptions aussi sont de qualité, surtout celles concernant la technologie Vong, ce qui rend l'histoire d'autant plus crédible. Même si, je n'aurai pas été contre un peu plus de vocabulaire apocalyptique (m'enfin ça, c'est mon côté épique :D ). Mention spéciale aussi pour l'histoire, rondement menée, et qui m'a fait repenser aux moments forts de la Force Unifiée (excellent roman soit dit en passant).

En même temps, cette nouvelle m'a un peu fait penser à la Seconde Guerre Mondiale. Oui, oui, je sais pas si c'était voulu ou non comme source d'inspiration, mais y a un côté "Ils ont filmé la guerre en couleur". Impression renforcée par le "parachutage" qui foire comme lors du Débarquement, ou encore des termes comme "DCA" et "Servants de mortiers".

Et pour terminer, on a également la petite note moralisatrice à la fin de l'histoire, avec l'habituel (mais qui fonctionne toujours) "on s'est battu à mort pour un enjeu non stratégique."

Bref, une nouvelle à lire sans hésiter. :)
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Messagepar Oiki Ran » Dim 27 Avr 2008 - 22:40   Sujet: 

Bonjour!!

Après Titi, c'est à moi de me lancer dans ce recueil et j'espère qu'après cette réussite, je ne vais pas trop abaisser le niveau. Je vous laisse le soin de donner votre verdict.

Bonne lecture:

Une Parenthèse

Je cours. Plus précisément, je cours en enfer. Au-dessus de ma tête, le ciel noir est éclaboussé par le sang des mille combats qui s’y déroulent. Des vaisseaux aux angles symétriques en poursuivent d’autres aux courbes arrondies ; l’instant d’après, les proies deviennent les prédateurs. Leurs rencontres se soldent toujours par une brûlante explosion qui éclipse pendant une seconde les dizaines de milliers d’étoiles crevant la noirceur du ciel. Au-delà des combats aériens, des nuages de fumées et des défenses planétaires, deux flottes géantes, les plus grandes jamais rassemblées, s’opposent avec fracas et sans retenue. Je cours. Sous mes pieds, le sol n’arrête pas de trembler, secoué par l’affrontement des arsenaux des deux cultures intergalactiques. Secoué par une révolte d’esclaves contre leurs anciens maîtres. Secoué par un mécanisme d’autodestruction ordonné par un individu ravagé par son fanatisme. Je cours. Autour de moi, le paysage n’est que ruines et désolation. D’un côté, de l’acier et du béton émergent d’une végétation qui m’est inconnue ; de l’autre, des plantes voraces achèvent de métaboliser des structures artificielles plusieurs fois millénaires. Quelle sensation de savoir où l’on se trouve tout en ne reconnaissant rien de ce qui nous entoure. Je connaissais bien Coruscant, mais cette planète n’est plus Coruscant. J’ignore à quoi ressemblait la véritable Yuuzhan’tar, mais cette planète n’existe pas encore. Je suis dans un endroit sans nom situé entre deux cultures antagonistes, et symbolisant parfaitement la guerre qui a ravagé la Galaxie depuis cinq trop longues années. Je cours. J’aurais bien voulu courir dans une autre direction avec d’autres compagnons, mais le sort, le destin, la Force, m’ont forcé à me séparer des personnes que j’aime et à suivre un autre chemin. D’ailleurs, j’aurais préféré ne pas devoir courir en ce lieu et me tenir le plus loin possible de cette ultime bataille avec ma famille. Seulement, si je veux offrir un futur à ceux que j’aime plus que tout, je dois courir ici et maintenant. Je ne suis pas la seule à avoir fait ce choix. Tous ceux qui combattent ici aujourd’hui ont fait le même que moi. Depuis la planète qui a fait irruption quelques jours plus tôt dans le système jusqu’au plus petit combattant microscopique, tous veulent un avenir édifié sur les cendres de leur adversaire. Un million de combattants, un seul objectif.
Je m’arrête. Il y a peu de temps encore, j’étais avec mes camarades. Alors que nous nous empressions d’aller prêter main-forte à des révoltés, un enfant est apparu, perché sur un talus. D’abord, j’ai cru qu’il s’agissait d’un humain, d’un des nôtres ; mais lorsqu’il parla la langue de nos ennemis, j’ai compris que j’étais loin du compte. C’était sa peau lisse, sans aucune déformation ni scarification, qui m’avait induite en erreur. Il était beau : il me rappela mon fils. Il demandait de l’aide pour sa famille, j’ai décidé de lui offrir la mienne. Prévenant mes camarades que je les rejoindrais, je me suis mis à le suivre. Il m’a mené jusqu’ici. Un sous-sol, trois étages sous le niveau de la terre, un énième affrontement. D’un côté, trois guerriers féroces, de l’autre, deux adultes, un mâle et une femelle à la peau aussi lisse que leur progéniture, défendant un bébé. Parfait exemple de la lutte du bien contre le mal. Je crie. Ma voix résonne dans la pièce. Les trois guerriers se tournent vers moi. J’allume mon sabrolaser. Je vois dans leur regard une étincelle de bonheur sadique : il y a plus d’honneur à tuer une Jedi qu’une famille de honteux. Je souris alors qu’ils se disposent en arc de cercle devant moi. Je suis satisfaite, je vais accomplir mon devoir, je vais sauver des innocents. Mes futurs adversaires éructent des imprécations. Je n’y comprends rien, mais je reconnais deux noms qui reviennent très souvent : Yun-Yuuzhan, le dieu Créateur, et Yun-Yammka, le dieu Massacreur. Je sens qu’ils me préparent un joli programme. Je les défie tous les trois à tour de rôle, en pointant mon arme vers chacun d’entre eux. J’ai hâte que ce combat commence. Dans un hurlement incohérent, ils dressent leurs bâtons amphi et convergent sur moi. Parfait. Que le spectacle commence.
Au dernier moment, je bondis dans les airs et j’effectue un saut périlleux au-dessus de mes ennemis. Je retombe accroupie au sol et d’un geste parfait j’effectue, dans mon dos, un arc avec mon arme. Je sens une petite résistance, par deux fois. Un hurlement de douleur se répercute dans toute la pièce. Je sais sans regarder que je viens de trancher les tendons se trouvant derrière les genoux d’un de mes adversaires. Il ne pourra plus jamais marcher, mais je sais que ça ne l’empêchera pas de combattre. Un danger à garder en tête. Je me redresse et pivote juste à temps pour faire face à mon prochain opposant. Je serre mon arme et j’attaque sur sa gauche. Il bloque mon coup. Je l’avais prévu. Je lui envoie de toutes mes forces un morceau de débris en pleine figure, par son côté droit non protégé. La pierre l’envoie au sol, trois mètres plus loin. Un autre d’éliminé, temporairement. Je me tourne vers le troisième guerrier. Il bondit sur moi, il se déchaîne sur ma lame, il met tout son cœur à l’ouvrage. Je recule. Il augmente alors l’intensité de ses frappes. Une couche de sueur recouvre son visage tandis que son souffle commence à se hacher. Puis, je m’arrête. Il ne comprend plus rien. Il mesure presque deux fois ma taille, il m’a envoyé des attaques auxquelles seul un commandeur aurait pu résister, pourtant je ne cède plus le moindre centimètre. Il a raison, je n’aurais pas dû pouvoir résister à ses coups ; toutefois, j’ai soif de justice, de combat, de victoire et rien ne m’arrêtera. Je lance la contre-attaque. Il recule, dépassé par la rapidité de mes attaques. Je n’ai peut-être pas sa puissance, par contre j’ai avec moi la vitesse et l’expérience pour tuer un adversaire. Je vois ses yeux aller de gauche à droite en essayant de suivre les mouvements de mon arme, mais surtout je sens sa colère monter. Je sais que l’ouverture est proche. Mon opposant lance une attaque horizontale au niveau de ma tête. Je me baisse. Il est emporté par son mouvement. Je saute en avant et je l’atteins au point faible de son armure, c’est-à-dire à l’aisselle. Il est choqué, car ne s’attendait pas être atteint si facilement. Il se met à tituber. Je l’achève en lui plantant mon sabre dans la tête. Plus que deux.
Je sens un danger derrière moi. Je me retourne et j’ai juste le temps de plonger pour éviter la gueule reptilienne qui vole vers moi. J’évite la morsure, je roule sur le côté et me redresse. La créature me suit du regard, ouvre à nouveau la bouche et crache du poison. Je tends la main en invoquant la Force. Je sais que je ne peux pas agir directement sur le poison, alors je compresse l’air tout autour. Le crachat mortel se met à avancer au ralenti dans cet air densifié. J’ai tout le temps de l’éviter et de passer à la contre-offensive. Le Yuuzhan Vong dont j’ai sectionné les tendons tente de réagir. Seulement, son bâton amphi transformé en fouet est moins maniable. Profitant de ma vitesse, je m’empare de l’arme alors qu’elle s’apprête à cracher à nouveau. Vu qu’elle n’est plus tranchante, je peux l’agripper sans risque. L’arme se met à gesticuler violemment. La tenant d’une main, j’envoie un coup de pied à son propriétaire avant qu’il ne décide de la rigidifier à nouveau. L’adversaire est sonné, mais ça n’empêche pas le bâton amphi de toujours se débattre. A tel point qu’il échappe à mon emprise. Je vois la créature se dresser face à moi, et en arrière-plan je distingue mon troisième opposant. L’arme ouvre la gueule. Je la frappe le plus fortement possible d’un revers de mon sabre. La tête part en arrière et crache son venin en direction du Vong. Puis, je saisis à nouveau la bête furieuse et j’enfonce mon arme dans sa bouche grande ouverte. Je bondis ensuite vers mon prochain adversaire. Il a tout l’avant-bras droit et une partie du torse qui fume, pourtant il ne montre aucun signe de faiblesse. Je n’en attends pas moins de ce membre d’une espèce se complaisant dans la douleur.
A l’inverse de mon premier ennemi, je ne lui laisse pas le temps d’agir. Je l’attaque de toutes mes forces. J’y prends presque du plaisir. Non, je me mens à moi-même, j’adore cela. Il y a cinq minutes, je voulais sauver une famille sans défense, en cet instant je veux me venger de tout le mal qu’on m’a fait, de tout le mal qu’on a fait à ma famille. Cela fait cinq ans que ça dure, et il est temps d'égaliser les scores. J’ai été atteint dans ma chair, ma dignité, mon honneur. J’ai évité de mourir de justesse. J’ai failli perdre ceux que j’aime de tout mon cœur. Quelqu’un doit payer pour tous ces actes, et tous ceux dont je ne me rappelle plus. Je sais que ce genre de pensées est mal, qu’en temps normal je condamne cette attitude, mais en cet instant c’est ce qui me fait avancer. Je suis totalement immergée dans la Force, je lâche tout. J’ignorais que j’avais toute cette rage en moi : le cumul de toutes ces années de douleur, le fait de n’avoir plus combattu au corps à corps depuis un certain temps, le fait d’être seule face à mes ennemis. On dit que j’ai un sang-froid légendaire, que je ne perds jamais mon contrôle, pourtant, pour une fois, je décide de suivre mes émotions. Pourquoi ? Ça fait du bien. Cinq années de retenue, cela suffit comme ça ! Mon ennemi recule toujours sous mes frappes. J’ai presque envie de rire. La scène d’une femme d’un mètre soixante faisant reculer un géant de plus de deux mètres cinquante doit être cocasse à contempler. Je continue le combat. Je vois l’armure de mon adversaire se fissurer et changer de couleur par endroit. Parfait, le venin a fait son effet. Je feinte sur la droite et je m’écarte au dernier moment. Je vois son bâton amphi s’abattre là où j’aurais dû être. Je lui tranche l’avant-bras, et, avant qu’il ne puisse réagir, je lui enfonce mon arme dans la poitrine, là où son armure est morte. Le Yuuzhan Vong chute en arrière, en crachant du sang. Il meurt avant de toucher le sol. Plus qu’un. Je me retourne et vois mon dernier ennemi reprendre ses esprits. Il espère me lancer un scarabée. Je m’approche de lui lentement, j’éteins mon arme et je le regarde. Il a un moment de surprise. Je lève ma main droite avant de l’abaisser brusquement. Le plafond s’écroule au-dessus de mon adversaire. Le Yuuzhan Vong est enseveli sous plusieurs centaines de kilos de béton. Plus aucun ennemi. J’ai gagné.
Le combat est terminé. Je m’accroupis et je reprends mon souffle. Mine de rien, j’ai dépensé beaucoup d’énergie et je dois absolument récupérer avant de rejoindre mes compagnons. Je respire bruyamment. Je profite de ce moment de répit pour analyser la situation. Avec surprise, je m’aperçois que la famille de honteux a disparu. J’essaye de me souvenir du moment où ils se sont éclipsés, mais je ne me rappelle que de ma propre rage. Ça m’effraye. Je n’ai pas l’habitude de me comporter ainsi, et surtout de prendre du plaisir à exécuter de tels actes. Même durant mes sombres années, je n’ai jamais éprouvé un tel sentiment ; il s’agissait seulement de la satisfaction du devoir accompli durant ces moments là. J’ai peur. Non, il ne faut pas avoir peur, c’est la voie directe vers le Côté Obscur et je n’ai aucune envie de lui rendre visite. Mais peut-être que j’y suis déjà ? Non. Depuis quelque temps, une nouvelle vision de la Force est apparue. Il paraît qu’on peut utiliser ses sentiments les plus sombres pour atteindre un objectif lumineux. Je n’y crois pas. Pourtant, c’est ce que je viens de faire. Peut-être… Je ne sais plus. Mon esprit est embrouillé. Je sens toute la planète trembler autour de moi. Je sais que ce n’est pas le moment de se livrer à une introspection. Plus tard, lorsque tout sera terminé. Que je sois vivante ou morte. Pour l’instant, j’ai une guerre à mener et des amis à aider.
Je me relève et je quitte cet endroit en empruntant le couloir par lequel je suis venue. J’ai à peine fait dix mètres que je m’arrête. Il me semble que… J’utilise la Force pour amplifier mes capacités auditives. C’est bien ce que je pensais. Certes, je ne peux pas sentir un Yuuzhan Vong dans la Force ; par contre je peux l’entendre, surtout quand il se déplace maladroitement et qu’il respire bruyamment. Je reprends ma marche en avant, je repère une cavité sombre, je m’y réfugie tout en recréant l’écho de mes pas grâce à la Force. Ainsi, on croit que je continue à m’éloigner. Je n’attends pas longtemps avant de voir une silhouette remonter le couloir, pliée en deux. Je la vois s’approcher de moi. Elle ne me verra pas, je le sais. J’ai créé un écran noir devant moi, comme l’aurait fait une parfaite fallanassi. Elle est bientôt là. Il s’agit d’un mâle, de la même taille que moi, et il ne semble pas armé. Ce n’est pas un honteux : il est déjà bien scarifié et ses habits indiquent une certaine richesse. Il n’a pas d’armure, donc il ne s’agit pas d’un guerrier. Il a tous ses doigts et seulement ses doigts, ce qui l’éloigne autant de la caste des modeleurs que de celle des prêtres. Il n’a pas la suffisance des intendants. J’ignore de qui il s’agit, mais de toute façon ça n’aura bientôt plus d’importance. Je bande mes muscles. Il passe devant moi. Je lui saute dessus. Je lui agrippe le cou, je le plaque contre le mur d’en face et j’active mon sabrolaser. Je lève mon arme tout en le regardant droit dans les yeux. Je m’aperçois que son regard est différent de celui des trois guerriers que je viens de tuer. J’y lis une certaine innocence, de la naïveté et de l’incompréhension. Je me rends alors compte que j’ai affaire à un adolescent. Malgré ce que me crie ma raison, mon cœur me souffle qu’il n’est pas dangereux. Depuis de nombreuses années, j’ai pris l’habitude d’écouter ce dernier dans ce genre de situation. Je relâche un peu mon emprise et le jette brusquement au sol. J’ai peut-être un cœur, mais je préfère ne pas le montrer à des inconnus, surtout à ceux qui ne sont pas dans le même camp que moi.
« Casse-toi ! »Lui ordonné-je sèchement tout en abaissant mon arme.
Le jeune Yuuzhan Vong se relève, me regarde et reste immobile. Je comprends qu’il n’a aucune intention de partir.
« Je ne suis pas d’un naturel patient. Tu fais ce que je te dis ou tu rejoindras tes trois amis ! » Répèté-je en essayant de me montrer menaçante, malgré le fait que je n’arriverais très probablement pas à lui faire du mal.
Il reste planté devant moi. Je le vois qui hésite. Fuir avec la certitude de rester en vie, ou rester afin d’accomplir ce qu’il est venu faire.
« Que veux-tu ? » Lui demandé-je, tout en restant sur mes gardes.
« Comprendre. » Me répond-il avec un accent guttural très prononcé.
Je reste perplexe. J’ai affronté de nombreux Yuuzhan Vong durant ces cinq années, pourtant aucun de ceux-là n’a jamais rien voulu en savoir plus sur les infidèles qu’il rencontrait. Qui est cet adolescent qui n’a eu besoin que d’un seul mot pour me désarçonner ?
« Comprendre quoi ? » M’enquiers-je en essayant de dissimuler au mieux le trouble qu’il vient de créer en moi.
« Cette guerre. Pourquoi nous battons-nous ? Pourquoi nous entretuons-nous ? » Continue-t-il sur un ton innocent, enfantin.
Deuxième réplique, deuxième surprise. Je ne parviens pas à y croire, ce dialogue me semble si surréaliste. Se moque-t-il de moi ? Est-il sérieux ? Ces deux interrogations résonnent dans ma tête, à tel point que je ne sais pas quoi répondre… Ce qui est une chose rare pour moi.
« Je veux savoir. » Insiste-t-il en me regardant droit dans les yeux.
J’y lis une telle sincérité que je ne peux m’empêcher d’exploser de rire. Un son qui le surprend complètement et qui rebondit dans tout le couloir. C’est la guerre, des centaines de personnes meurent chaque seconde, et moi je ris trois niveaux sous la surface de la planète, à tel point que j’ai mal au ventre. Enfin, je m’arrête. Je sèche mes larmes de joie et je me tourne vers mon interlocuteur.
« Je dois admettre que ça fait du bien et qu’il y a bien longtemps que je n’ai plus ri comme cela. En tout cas, j’ignorais que les Yuuzhan Vong avaient le sens de l’humour. On en apprend tous les jours. » Lui dis-je tout en reprenant mes esprits avec un peu de mal. « C’était drôle, mais la situation est grave. Mes amis m’attendent, et je suis sûre que les tiens aussi. Donc, on va partir chacun de notre côté et prier pour qu’on ne se croise pas d’ici une heure. Ce fut presque un plaisir. Adieu ! »
Toutefois, j’attends qu’il parte en premier pour reprendre à mon tour mon chemin. Je ne suis pas du genre à tourner le dos à un adversaire potentiel, même s’il m’a amusé. Pourtant, il ne bouge pas. Je sens à nouveau l’énervement monter en moi.
« Je veux comprendre cette journée. » Reprend-il, toujours sur le même ton innocent.
Ça y est, je suis en colère Je n’ai plus du tout envie de plaisanter.
« Cette journée sert à mettre un terme à la guerre que ton peuple a déclenché en arrivant il y a cinq ans ! » Lancé-je, prête à reprendre mon arme en main.
« On nous a promis une galaxie. » Rétorque brusquement l’adolescent, semblant soudain beaucoup moins inoffensif.
« Un mensonge ! » Contré-je en redoutant une attaque.
« J’ai entendu les rumeurs des quorealistes… Pourtant ce geste a sauvé notre race ! » Réplique-t-il sur un ton totalement convaincu.
« Tu crois ? » Demandé-je avec un sourire sardonique.
Il ouvre sa bouche puis la referme aussitôt. Il est malin. Il comprend que son peuple peut disparaître aujourd’hui.
« Nous avons gagné cinq année de plus, alors ! » Parvient-il à dire en essayant de se redonner une contenance. « Ce n’est pas rien. »
« Exact, ce n’est pas rien. » Répèté-je sur un ton moqueur. « Les milliards d’innocents que vous avez massacrés seront ravis d’apprendre que vous pensez à eux. »
« C’est un honneur de mourir. » Tonne-t-il en levant son poing droit au-dessus de la tête. « Par notre sacrifice, nous fusionnons à nouveau avec Yun-Yuuzhan, qui nous a donné la vie ! »
Je ne peux m’empêcher de faire une moue de dégoût. Un beau Yuuzhan Vong comme j’ai appris à les détester !
« Soit, mourez. Mais ailleurs que chez moi ! » Crié-je en le fixant intensément. « Ici, nous voulons vivre ! »
Sous la force de ma colère, il recule de deux pas avant de retrouver son courage et de s’arrêter.
« Je ne comprends pas… Vous êtes une Jeedai, je le sais, j’ai vu votre sabre de lumière. » Déclare-t-il avec un regard confus.
Une fois de plus, ce comportement inédit me trouble, à tel point que j’en oublie presque ma colère.
« Et alors ? Où est le problème ? » M’enquiers-je tout en restant méfiante.
« Depuis le début de cette guerre, vous êtes en première ligne à chaque bataille. On raconte même dans mon peuple qu’un Jeedai est mort comme les plus braves guerriers de nos légendes. » M’explique-t-il très simplement. « Il y a quelque chose qui ne va pas. »
« Les Jedi sont les gardiens de la Paix et la Justice dans la Galaxie. Notre rôle est de lutter contre ce qui menace ces deux notions. Il nous arrive donc de prendre les armes quand il n’existe plus d’autre alternative. Toutefois, nous le faisons toujours à regret car d’un certain point de vue, prendre les armes signifie que nous avons échoué dans notre médiation. » Lui raconté-je, comme je l’ai déjà souvent fait avec les jeunes Jedi qui me côtoyaient. « Seulement, ton peuple n’a voulu aucune négociation. Il nous a attaqués sans aucun motif. Vu que des innocents mouraient, nous devions remplir notre mandat. Ainsi, à chaque fois, nous nous sommes dressés sur votre chemin. »
Il me regarde en silence pendant quelques secondes. Je le vois soupeser chacun de mes mots. En plus d’être malin, il a reçu une brillante éducation : il sait raisonner. Ce n’est pas un adolescent classique chez les Yuuzhan Vong.
« Pourquoi me mentez-vous ? » Me demande-t-il en redressant la tête et en me fusillant du regard.
« Pardon ?» M’exclamé-je en sentant à nouveau la colère monter en moi.
« Je vous ai vu combattre : vous aimez cela. Je n’ai vu aucun regret dans votre comportement. »
En entendant cette affirmation, j’ai l’impression de recevoir une gifle. Il a raison, j’ai combattu avec rage ! J’ai donné un bien piètre exemple à quelqu’un à qui je voulais donner une leçon. Je comprends instantanément que j’ai mal agi. Dans ce combat, je n’avais plus rien d’une Jedi. C’est une certitude. Je n’ose imaginer ce que je suis devenue… Non, pas à ce point quand même ! Je suis à la frontière, j’ai juste le temps de faire marche arrière et de redevenir la Maître Jedi que je suis sensée être. Je regarde à nouveau mon interlocuteur. Je sais qu’il a assisté à mon conflit intérieur, comme j’ai assisté au sien quelques instants plus tôt. Quelle étonnante rencontre en plein milieu d’un champ de bataille.
« Tu as raison et tort à la fois. » Lui dis-je en rompant le silence qui s’était installé entre nous deux. « Oui, j’ai cédé à la rage, ce n’était pas digne d’un Jedi. Non, je ne t’ai pas menti. Tout ce que souhaite un Jedi, c’est de vivre en harmonie avec son environnement, en paix avec lui-même et ceux qui l’entourent. Malheureusement, à votre arrivée, vous avez brisé cette harmonie. »
« Quelle harmonie ? » Se moque mon jeune vis-à-vis. « Vivre avec des abominations ! En recouvrir intégralement un monde ! Les laisser en détruire un autre. Notre croisade a un motif : vous ramener sur la bonne Voie. »
« Et si nous refusons ? » questionné-je en croisant les bras devant moi. « Qu’en est-il du respect de la conviction de ceux qui nous entourent ? Notre liberté s’arrête là où commence celle d’autrui. »
« Et si ceux qui nous entourent suivent la mauvaise voie ? »
« Qu’en sais-tu ? Qu’est-ce qui te permet de porter un tel jugement sur un autre ? Ton point de vue ? Que fais-tu de celui de ton voisin ? » Continué-je en me mettant à avancer vers le Yuuzhan Vong. « Nous sommes là pour vous ramener sur la bonne Voie. Idiotie. Il n’y a pas de bonne Voie, ni de mauvaise Voie, il y a seulement une Voie pour chaque individu. Nous sommes tous différents. C’est valable chez nous, comme chez vous ! »
Il veut riposter mais je l’interromps d’un geste de la main.
« Stop. Ne t’engage pas sur ce chemin, ton peuple et toi, vous êtes vraiment mal placés pour parler. » Déclaré-je d’un ton sec avant de reculer.
Immédiatement, je comprends que je me suis laissée emporter. Il me regarde fixement, serre le poing comme pour me frapper, mais parvint à se retenir. Encore une fois, il prouve qu’il n’est pas comme ses semblables.
« Que voulez-vous dire par là ? » S’enquiert-il finalement en contenant parfaitement son irritation.
Je lui dois une explication. Je sais qu’il ne me lâchera pas tant que je ne la lui aurais pas fournie.
« Que sais-tu du refus de Quoreal d’envahir cette Galaxie ? » Commencé-je après avoir réfléchi sur la manière de lui présenter la cruelle vérité.
« Je sais qu’il a été abandonné des dieux et que c’est pour cela que le Seigneur Shimrra a pris sa place. » Me répond-il avec une curieuse lueur dans le regard. « Mais je sais aussi qu’il existe une autre version. Il aurait rencontré une planète vivante, signe de mauvais augure selon nos traditions, ce qui l'aurait décidé à ne pas envahir cette galaxie. Il y a quelques jours encore, j’aurais trouvé cette rumeur farfelue et j’aurais tué celui qui me l’aurait rapportée. Mais aujourd’hui, en voyant le nouvel astre qui brille dans le ciel, je pense que cette rumeur est proche de la réalité. »
« Cette planète s’appelle Zonama Sekot et elle est tout ce qui y a de plus réel. » Révèlé-je en guettant sa réaction.
Il ne montre absolument rien.
« Toutefois, je pense que pour la survie de notre race, il fallait venir dans cette galaxie, malgré l’avertissement. » Observe-t-il sur un ton neutre.
Il a une conviction, c’est bien pour son âge.
« Je pense que votre venue dans cette galaxie n’est pas un hasard. Vous avez été attiré jusqu’ici. » Dis-je avec conviction. « Malheureusement, ni Quoreal ni Shimrra n’ont compris comment faire face à cette planète vivante. L’un voulait fuir, l’autre voulait la détruire. La solution était beaucoup plus simple et ton peuple l’a oubliée au fil des millénaires. »
« Je ne comprends pas. » Déclare-t-il, à nouveau troublé.
« Récemment, des Yuuzhan Vong ont débarqué sur Zonama Sekot. Il y avait une modeleuse, un prêtre et un traître. La modeleuse a trouvé une similitude génétique entre ta race et cette planète. Le prêtre a trouvé un lieu qui lui était plus familier que le vaisseau-monde dans lequel il est né. Le traître a préféré ne rien sentir afin d’essayer de la détruire. La modeleuse est morte, le prêtre a été laissé pour mort et le traître a fui. » Murmuré-je lentement. « Heureusement, le prêtre a survécu. Durant sa convalescence, il a compris pourquoi il se sentait si bien sur cette planète. »
« Yuuzhan’tar… Mais Yuuzhan’tar est détruite… Peut-être a-t-elle laissé une graine derrière elle et l’a envoyé loin de chez nous, sachant qu’elle était menacée ? » Poursuit l’adolescent en comprenant ce qui s’est passé des dizaines de milliers d’années auparavant.
Une fois encore, il m’étonne. J’ai mis des jours à apprivoiser ce concept, d’ailleurs aujourd’hui encore j’ai du mal à y croire, pourtant cela semble tout naturel pour lui.
« Mais pourquoi était-elle menacée ? » Me demande-t-il d’une voix tremblante.
Il s’en doute, mais il ne veut pas encore accepter la vérité.
« Zonama Sekot est une planète paisible. Tout comme devait l’être Yuuzhan’tar. »
« Nous ! » Fait-il en titubant.
« Exact. Il y a bien longtemps, ton peuple a affronté un ennemi, deux peuples de droïdes. Yuuzhan’tar lui a fourni les armes pour se défendre, malheureusement il a pris goût à la violence. Peu à peu, toute cette violence a détruit ce monde idyllique et toute la galaxie qui l’entourait. » Expliqué-je en me remémorant l’histoire racontée par Zonama Sekot après que la planète ait retrouvé ses souvenirs. « Pour vous punir, Yuuzhan’tar vous a privé de votre connexion avec la Force. C’est pourquoi nous, Jedi, ne pouvons vous percevoir, et c’est pour cela que vous vous complaisez dans la souffrance. Cette damnation vous a fait si mal que vous avez cru qu’il s’agissait du cadeau ultime de vos dieux. En fait, ce n’était que votre punition pour avoir déchaîné une vague de violence dans toute votre galaxie. »
Il me regarde. Il ne me pose aucune question, il sait que je dis la vérité. Il vacille et tombe au sol. Je m’attends à des cris de rage, de déni, de désespoir, mais tout ce que je vois ce sont des larmes. Une nouveauté de plus : j’ignore qu’un Yuuzhan Vong peut pleurer. Ce comportement me trouble, je ne sais pas quoi faire.
« En fin de compte, cette journée n’est que la conclusion logique de notre histoire. » Fait-il d’une voix amère secouée par les sanglots. « Nous méritons la mort. Zonama Sekot a bien choisi son camp. »
« Non, tu te trompes. Elle n’a choisi aucun camp, elle veut simplement vous envoyer un message. » Indiqué-je en m’accroupissant devant mon interlocuteur.
« Quel message ? »
« La fin du règne de la souffrance, le début d’une vie nouvelle. »
« Peut-être pour les autres… Pas pour moi. » Fait-il avec un rire nerveux. « Je suis mort. »
« Pourquoi ? » Lui demandé-je en fronçant les sourcils.
Il me répond d’abord par un autre ricanement.
« Parce que j’avais été choisi avec d’autres pour faire partie des candidats à la succession du Seigneur Shimrra après sa mort. Seulement, il y a quelques semaines, il a décidé de nous éliminer. J’ai réussi à m’échapper et depuis lors je vis ici, avec des guerriers restés fidèles. » M’explique-t-il d’une voix tremblante.
« Attends, les guerriers que j’ai tué, ils étaient avec toi ? »
« Oui. Pourquoi ? »
Je ne lis aucun regret dans son regard, seulement une simple curiosité. Mon sang ne fait qu’un tour. Je le saisis par son col, je le relève et je le menace de mon sabrolaser.
« Pourquoi t'en es-tu pris à cette famille de honteux ? » L’interrogé-je en redoutant sa réponse.
« Parce qu’elle se trouvait sur mon chemin. » M’indique-t-il en me fixant avec des yeux écarquillés.
Je fais tout pour essayer de me contrôler. Je repense à la famille de honteux que j’ai sauvé, je revois toutes les familles que j’ai protégées et surtout j’imagine toutes celles qui n’ont pas eu cette chance. Je suis submergée par l’émotion. Je m’emporte lorsque l’image de ma famille apparaît devant mes yeux. Une famille que j’ai faillie ne pas avoir et qui risque de disparaître au terme de cette bataille. J’oublie mes obligations de Jedi. Je vois rouge. J’active mon arme.
« Ton peuple est vraiment pourri. » Grincé-je entre mes dents en sentant la froideur envahir mon cœur. « Bravo, ça a failli marcher. Tu as presque réussi à me convaincre que tu étais différent, que tu pouvais comprendre, que tu pouvais changer… Non, tu ne vaux pas mieux que les autres ! »
« Je peux aussi vous retourner le compliment ! » Contre-t-il sans essayer d’échapper à mon emprise. « Je croyais que vous n’aimiez pas tuer, vu d’ici ça n’en a pas l’air ! Vous parlez bien, mais en fin de compte vous ne voulez pas de nous dans votre Galaxie. Tout comme nous ne voulons pas de damnés dans notre peuple ! »
« Comment peux-tu parler de damnés alors que c’est tout ton peuple qui l’est ! » Riposté-je en visualisant déjà comment je vais mettre un terme à sa vie.
« Parce que je ne le savais pas ! Parce que c’est tout naturel de châtier un honteux qui se comporte mal ! Shimrra a voulu me tuer mais ce n’est pas pour cela que je vais m’abaisser à ce point ! » Crie-t-il sur un ton convaincu « C’était peut-être une erreur mais c’est la même que la vôtre ! Il est difficile pour tout le monde de changer ses habitudes… Toutefois pour moi, c’est trop tard. Tuez-moi. Je suis un monstre et je n’ai plus aucune raison de vivre. »
Cette dernière affirmation sonne creux dans mes oreilles... Toutefois, je m’efforce de ne pas l’entendre. Je me concentre sur ce que je dois faire. Je sais que je peux le tuer : j’ai la technique, j’ai l’expérience de ce genre d’action et surtout il n’y a aucun témoin. Je sais que de nombreuses personnes me féliciteraient pour cet acte qui a maintes fois été réalisé durant cette guerre. Je sais même que mon mari me pardonnera ce moment de faiblesse, se rappelant toute la souffrance que j’ai endurée à cause de ces envahisseurs. Pourtant, je ne parviens pas à faire ce geste si simple qu’est celui de lui ôter la vie. Ma main se met même à trembler. En cet instant, je ne sais plus du tout qui je suis.
« Tuez-moi ! » Hurle-t-il de toutes ses forces.
Je ne l’entends presque pas. Je reste figée. Je vois ma vie défiler devant mes yeux. Je vois d’où je suis partie, je vois où je suis arrivé, mais surtout je vois le chemin que j’ai parcouru. Ça et là, je vois des marques sombres, tel mon combat de tout à l’heure, mais malgré tout je sais que je peux être fière de ma vie. Enfin, je vois ce que je compte faire et je comprends que j’arrive à un point crucial de mon existence. Aujourd’hui n’est pas seulement le jour où le destin de la Galaxie se joue, c’est surtout le jour où je décide définitivement de qui je suis. Je prends ma décision.
« Non, je ne te tuerai pas. » Annoncé-je en éteignant mon arme et en la raccrochant à ma ceinture. « Je ne tuerai pas si ce n’est pas nécessaire, même mon pire ennemi. Jamais. »
Je me recule et lis de l’incompréhension dans ses yeux. Puis, il comprend quelque chose. Des larmes jaillissent de ses yeux alors qu’il s’écroule au sol, où il se recroqueville comme un fœtus.
« Shimrra m’a enlevé mon avenir, vous avez détruit toutes mes certitudes et vous venez de me priver de la dernière chose qui m’était chère… la mort. » Sanglote l’adolescent en se frappant la tête au sol. « Il fallait me tuer, je n’ai aucun futur… Si mon peuple gagne cette guerre, Shimrra me tuera ; si votre peuple gagne ce conflit, les honteux que vous soutenez me tueront. Je suis perdu, je ne suis plus rien. »
Je sais parfaitement ce qu’il est en train d’éprouver, car je l’ai déjà vécu moi-même de nombreuses années auparavant. Il l’ignore encore, mais ce jour comptera pour toujours dans sa vie future. Involontairement, il vient de m’aider à trouver ma voie hors de ce conflit destructeur qui a ravagé mon univers pendant cinq ans, à surmonter la haine que j’ignorais posséder, et à tracer un chemin que j’emprunterais volontiers avec ma famille si je survis à cette terrible journée. C’est à mon tour de l’aider. Je viens de détruire ses convictions, à moi de lui en proposer de nouvelles. Je m’accroupis à ses côtés et je lui pose la main sur l’épaule. En le regardant cette fois-ci, je ne vois ni un Yuuzhan Vong, ni un adolescent, seulement une âme en détresse que la Jedi que je suis doit secourir.
« Je connais cette sensation, je l’ai vécue moi-même il y a plus de vingt ans. Tout mon univers s’est écroulé. J’ai cru mourir. Pourtant, j’ai continué à vivre et malgré tout j’ai remonté la pente. Certes, ce ne fut pas facile tous les jours, mais j’ai réussi à me recréer une nouvelle vie que je considère largement meilleure à celle qu’on avait édifiée pour moi. » Le consolé-je presque comme si c’était mon propre enfant. « Considère ce jour non pas comme celui de ta mort, mais comme celui de ta naissance. Tu n’es pas la machine qu’on a programmée depuis toujours, tu es Toi et tu me l’as prouvé à maintes reprises dans cette conversation. Ecoute ton cœur et construis ce qu’il veut. Je te promets que ce sera dur, que ce sera la chose la plus difficile que tu aies jamais tenté de faire, que tu voudras retourner de nombreuses fois à tes anciennes habitudes, mais je te promets aussi que si tu tiens le coup, si tu parviens à surmonter tous les obstacles qui se présenteront sur ton chemin, tu trouveras ton bonheur, ta raison de vivre. »
Ses pleurs ont cessé depuis un moment déjà. Il m’écoute attentivement. Je sens une nouvelle vigueur poindre en lui. Je sais que, tout comme il m’a cru lorsque je lui ai révélé les secrets de son peuple, il me croit lorsque je lui promets un avenir. Je sais que c’est temporaire et qu’il aura à nouveau des doutes lorsqu’il se retrouvera seul ; et par-dessus tout, je sais que tout ce discours s’avérera inutile si mon camp perd la guerre. Néanmoins, cela n’a pas d’importance. Ce qui compte réellement, c’est qu’en ce moment précis, il sait que son futur peut être totalement différent de la voie qu’il a toujours suivie jusque-là. Si un tel miracle est possible, alors cela signifie que tout l’est par ailleurs.
« J’ignore comment va se terminer cette guerre, mais je veux que tu te souviennes de mes paroles pour le restant de ton existence, qu’elle dure une heure ou un siècle. C’est la clé pour changer la galaxie. » Reprends-je en toute sincérité.
Il se redresse. Il me fixe. Je ne parviens plus à croire qu’un moment j’ai pu le considérer comme mon ennemi.
« Tout le monde ne comprendra pas vos paroles. Dans mon camp, comme dans le vôtre. » Dit-il d’une voix calme.
Cette rencontre n’est qu’une petite parenthèse au cours d’un conflit destructeur, mais elle aura permis à deux ennemis de se trouver un objectif commun vers lequel se diriger. Mettre fin aux erreurs du passé. Seulement, il va falloir encore combattre pour arriver jusque- là. La folie meurtrière est une chose bien difficile à stopper, et à chaque fois, elle ne nous offre que deux possibilités…
« Je sais. Nous sommes toujours en guerre, il y aura encore beaucoup de morts. Des deux côtés. Mais il faut aussi croire que les hostilités peuvent cesser, et c’est pour cela que je suis ici. » Affirmé-je sur un ton résolu.
« Je vous crois. J’ignore quel sera notre avenir à chacun, mais je sais qu’on le trouvera chacun de notre côté. » Fit-il tout en se relevant. « Je m’appelle Konulal, et vous ? »
« Mara Jade Skywalker. » Réponds-je fièrement.
« J’ai entendu parler de vous… Maître Jeedai Mara Jade Skywalker, ce fut un honneur. »
Avant que je puisse dire quoi que ce soit, il fait demi-tour et disparaît dans le premier couloir venu. Je reste là jusqu’à ce que je n’entende plus le bruit de ses pas, puis je me retourne et prends le chemin de la surface. Je viens de redonner la vie à un Yuuzhan Vong, mais je sais que je risque de prendre celle du prochain que je croiserai. Je ne me fais aucune illusion, nos deux peuples sont toujours en guerre. Et ils le seront tant que Shimrra n’aura pas été arrêté. Après ce sera l’incertitude, mais cette conversation m’a donné un petit espoir. Je suis à nouveau dehors. Je sens Tahiri et Kenth Hamner qui poursuivent leur route. Je me mets à courir dans leur direction. Un guerrier adverse se dresse sur mon chemin. L’affrontement est inévitable. Je suis une Maître Jedi : mon objectif est de mettre un terme à cette guerre, pas de me venger. Une résolution difficile à tenir. Ça me plaît. J’active mon sabrolaser. Je cours.

La suite, c’est de l’histoire connue !

Oiki Ran, le Ktâh qui attend vos réactions avec une légère crainte!! :D
Modifié en dernier par Oiki Ran le Mar 29 Avr 2008 - 10:55, modifié 6 fois.
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Messagepar Notsil » Lun 28 Avr 2008 - 17:18   Sujet: 

Ayé lu ^^

Bon te connaissant, dès que j'ai vu une expression féminine j'ai calculé qui était la personne en question ^^

Je lui envoie de toutes mes forces un pavé en pleine figure, par son côté droit non protégé.

->un peu comme les roches chez Titi, là, hop, c'est un pavé, comme ça qui apparait pour les besoins du scénario ^^ Vi, on est encore dans une époque où les rues sont en pierre taillée, et les maisons également ^^


pourtant aucun de ceux-là n’a jamais rien voulu en savoir plus sur les infidèles

->le "rien" ou le "plus", au choix, est à mon avis en trop, les 2 ensemble ça donne une phrase bizarre ^^

Tu n’es pas la machine qu’on a programmée depuis toujours, tu es Toi et tu me l’as prouvée

->prouvé, et la métaphore n'est quand même pas top pour un Yuuzhan Vong ^^

cette conversation m’a donnée un petit espoir

->donné

Il me semble aussi que tu devrais enlever tous les "s" à tes "demandes-je" et autre, tournures assez bizarres au passage...

Malgré tout c'était sympa à lire, une bonne scène de combat au départ et une discussion intéressante sur la fin. Même si Mara commence à se poser des questions sur ses actes après le combat, ça aurait été chouette de connaitre plus profondément ses sentiments ^^

Bravo en tout cas ^^
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Messagepar Oiki Ran » Lun 28 Avr 2008 - 18:24   Sujet: 

Merci pour ton avis, Notsil!!

Bon te connaissant, dès que j'ai vu une expression féminine j'ai calculé qui était la personne en question ^^


Surtout que je crois que je t'en avais parlé!! :P

->un peu comme les roches chez Titi, là, hop, c'est un pavé, comme ça qui apparait pour les besoins du scénario ^^ Vi, on est encore dans une époque où les rues sont en pierre taillée, et les maisons également ^^


Déjà, je te signale qu'ils sont au 3e sous-sol, et vu que Coruscant est en ruine, je ne vois pas pourquoi elle ne pourrait pas utiliser un bloc de pierre de la forme d'un pavé. De plus, Notsil, vu que tu habites à Bruxelles, tu as du constater, maintenant en 2008, qu'il existe toujours des rues pavées et que je sache on ne rouche plus en calèche, les maisons ne sont plus construites en pierres... Je persiste à dire qu'au 3e sous-sol d'une planète en ruine, je crois qu'on peut trouver beaucoup de chose.
Enfin, tu remarquera que dans la phrase suivante du pavé, il y a morceau de pierre. Donc bloc de pierre, puis morceau de pierre dans deux phrases, je sens qu'on m'aurait tapé dessus pour la répétition. De plus, j'ai utilisé "pavé" pour que le lecteur visualise "l'arme utilisée"... En conclusion, ton raisonnement est irrecevable :D

la métaphore n'est quand même pas top pour un Yuuzhan Vong ^^


Je la garde car ça montre bien qu'il s'agit de Mara qui parle et puis elle n'a pas le temps de réfléchir pour trouver le bon mot... et puis, ils sont bien au-dela de s'énerver à propos du terme machine.

->donné


Vu que c'est Mara qui parle et qu'elle a pas eu un changement de sexe dans les dix secondes, je vais donc garder au féminin. Notsil, il ne faut pas confondre auteur et narrateur! :P

Il me semble aussi que tu devrais enlever tous les "s" à tes "demandes-je" et autre, tournures assez bizarres au passage...


Nous en avons beaucoup parlé mon correcteur et moi, et nous sommes tombé d'accord sur cette façon d'écrire. Je suis sûr qu'il te donnera une explication valable et je lui laisse la parole sur ce point.

Même si Mara commence à se poser des questions sur ses actes après le combat, ça aurait été chouette de connaitre plus profondément ses sentiments ^^


J'estime que j'ai bien décrit ses sentiments et on sait pourquoi elle fait cela...Elle se laisse emporter par la situation, mais parvint à retrouver un état d'esprit Jedi par la suite. Un état d'esprit qui lui permettra d'affronter sereinnement Nom Anor lorsqu'elle le rencontra plus tard sur Coruscant...Elle est seule face à ses démons, elle craque avant de se ressaisir et d'en resortir plus forte qu'avant!
En tout cas, tu n'es pas la seule à ne pas approuver son comportement, mais je persiste et signe. Je te dirais simplement que pour la 1ère fois depuis longtemps, elle est seule face à un Vong et elle se laisse emporter, mais elle arrive à s'arrêter à temps.

Oiki Ran, le Ktâh qui te remercie pour ta critique!! :wink:
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Messagepar Notsil » Lun 28 Avr 2008 - 18:40   Sujet: 

Juste pour le "donné", je persiste et signe :P

cette conversation m’a donnée un petit espoir


->cette conversation a donné quoi, un petit espoir, à qui, à mara (perso féminin) : espoir est COD, mara COI, et le participe d'avoir s'accorde avec le COD quand il est placé avant le verbe ; de ce fait, espoir étant masculin, c'est "donné" ^^
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Messagepar Oiki Ran » Lun 28 Avr 2008 - 18:49   Sujet: 

Notsil a écrit:Juste pour le "donné", je persiste et signe :P

cette conversation m’a donnée un petit espoir


->cette conversation a donné quoi, un petit espoir, à qui, à mara (perso féminin) : espoir est COD, mara COI, et le participe d'avoir s'accorde avec le COD quand il est placé avant le verbe ; de ce fait, espoir étant masculin, c'est "donné" ^^


Mea Culpa... J'était pourtant sûr, mais après ton explication, je m'incline! :wink:

Oiki Ran, le Ktâh qui va modifier cette erreur!!
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Messagepar AJ Crime » Lun 28 Avr 2008 - 21:36   Sujet: 

Paragraphes un peu long au début, je trouve qu'ils mériteraient d’être découpés judicieusement.

Oiki Ran a écrit: A tel point qu’il s’échappe de mon emprise.

« Qu’il échappe à mon emprise » me semble plus juste.

Oiki Ran a écrit:Le Yuuzhan Vong est enseveli sous plusieurs centaines de kilos de béton.

Le souterrain est-il construit par des Vongs ? Utilisent-ils du béton ? En quelle matière était construite Coruscant ? Le béton était-il répandu ? Beaucoup de question pour un simple aspect technique je sais mais le choix du matériau était-il mûrement réfléchi ?

Oiki Ran a écrit:« Casse-toi ! »Lui ordonnes-je sèchement tout en abaissant mon arme.

Sans le « S » au bout de ordonne ça serait mieux, Notsil a raison je pense. Ou alors il faudrait me donner l’explication a moi aussi parce que ça me paraît franchement tiré par les cheveux. Et comme Notsil les nombreuses expressions dans lesquels on trouve cette configuration étrange du Français me frappe aussi, bien au-delà de son utilisation répétitive.

Oiki Ran a écrit:« Répètes-je en essayant de me montrer menaçante, malgré le fait que je n’arriverais très probablement pas à lui faire du mal. » « Lui demandes-je, tout en restant sur mes gardes. » « Lances-je, prête à reprendre mon arme en main. » « Contres-je en redoutant une attaque. » « Demandes-je avec un sourire sardonique. » « Répètes-je sur un ton moqueur. » « Cries-je en le fixant intensément. » « Lui racontes-je, comme je l’ai déjà souvent fait avec les jeunes Jedi qui me côtoyaient. » « M’exclames-je en sentant à nouveau la colère monter en moi. » « questionnes-je en croisant les bras devant moi. » « Continues-je en me mettant à avancer vers le Yuuzhan Vong. » « Déclares-je d’un ton sec avant de reculer. »

Je m’arrête, la blague a suffisamment duré mais à force de lire cela et de me demander comment le prononcer je finis par les traduire au passé simple et ça complique encore la lecture du texte qui perd alors de sa cohérence. Dommage donc parce que c’est franchement bien écrit et la discussion est bien orchestrée avec un contenu pour le moins intéressant.

Oiki Ran a écrit:Pourquoi vous me mentez ?

Question = inversion verbe sujet « Pourquoi me mentez-vous ? » On a affaire a un érudit qu’il le prouve par son langage.

Désolé l’histoire n’est pas connue pour tout le monde. Moi, je découvre tout un pan de l’univers étendu par vos nouvelles et c’est grandement rafraîchissant. Merci donc à toi aussi Oiki Ran (ouf pas écorché) pour ces éléments riches en inspiration pour moi. Je me fendrai peut-être d’un texte avant la fin du recueil. Quelques idées germent déjà au fond de mon âme noire depuis que Titi y a planté quelques graines.

En tout cas voici un très bon texte que j’ai eu énormément de plaisir à lire et à commenter. J’aurais sûrement pas le temps de lire ton œuvre principale ici sur SWU avant quelques années je pense mais j’espère avoir un jour l’occasion de le faire ça devrait être très instructif et agréable.




Suivant !

(faut bien que je me documente un peu sur votre dos.... niarf... je suis méchant ! )
En quête de votre intérêt et de vos suggestions, votre dévoué serviteur dans la force, AJC
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Messagepar Titi77 » Lun 28 Avr 2008 - 23:04   Sujet: 

Bonsoir à tous !

J'ai aussi un certain nombre de choses à dire à propos de la nouvelle d'Oiki.

Comme à mon habitude, je commence par la forme. Hop.

Au-dessus de ma tête, le ciel noir est éclaboussé par le sang des mille combats qui s’y déroulent
-> Un ciel peut-il s’éclabousser ? Oui, c’est une figure de style, j’ai compris. N’empêche que ça a du mal à passer.
Secoué par un mécanisme d’autodestruction ordonné par un individu ravagé par son fanatisme
Je crois que Mara n'était pas sensée être au courant que Shimrra voulait détruire la planète. En tout cas, pas à ce moment là.
mais le sort, le destin, la Force, m’ ont forcé
Un espace en trop après m'
Seulement, si je veux offrir un futur à ceux que j’aime plus que tout, je dois courir ici et maintenant.
Je trouve qu’elle court beaucoup depuis le début :)

Depuis la planète qui a fait irruption quelques jours plus tôt dans le système jusqu’au plus petit combattant microscopique
Ce n'est pas très gentil pour le combattant. Le plus insignifiant des combattants ? Jusqu'au combattant de base ?
tous veulent un avenir édifié sur les cendres de son
leur adversaire
. Il était beau : il me rappela mon fils.
Je vois mal l’utilité des : ici. Une fin de phrase ou un point virgule m’auraient semblés plus appropriés.
Je sens qu’ils me préparent un joli programme
ça tranche avec ce qu’elle dit auparavant au niveau langage/ syntaxe. Un accueil chaleureux ?
Je retombe accroupie au sol et, d’un geste parfait, j’effectue, dans mon dos, un arc de cercle

Je me tourne vers le troisième guerrier
Mais que fait-il pendant ce temps ?
un morceau de débris en forme de pavé
Préciser la forme est inutile ici.
Il bondit sur moi, il se déchaîne sur ma lame, il met tout son cœur à l’ouvrage
bof les répétitions de pronom
il m’a envoyé des attaques auxquelles seul un commandeur
Un commandeur de quoi ? de qui ?
Il a tout l’avant-bras droit et une partie du torse qui fume. Pourtant il ne montre aucune
-> fume, pourtant il ... (pour le rythme c'est mieux)
Cela fait cinq ans que ça dure, et il est temps de mettre les scores à niveau
il est temps d'égaliser les scores :roll:
. Le Yuuzhan Vong est enseveli sous plusieurs centaines de kilos de béton
Le reste du plafond ne risque t-il pas de lui tomber (Mara) desus ?
Plus aucun ennemi : j’ai gagné.

« Casse-toi ! »Lui ordonnes-je
2 trucs là. D'abord, j'aurais mis Vas t'en qui me semble moins familier et moins "terrien" dans la bouche de Mara.
Ensuite, le "Lui ordonnes-je". Ca dérange tout le monde ici, moi aussi. Il m'a fallu un certain temps pour comprendre que si tes formulations de fin de dialogues posent problème, c'est que tu écris tout ton texte au présent ! Moi je veux bien, mais là, lu comme ça, ça choque même si c'est grammaticalement correct. Je ne ferais aucune recommendation, je dis juste que pouet ;)
en comprenant ce qui s’est passé
s'était (même si tu écris au présent, là il fait référence à un évènement passé donc passé.)
cette journée n’est que le résultat logique
la conclusion c'est mieux non ?
« Attends, les guerriers que j’ai tué, ils étaient avec toi ? »
« Oui. Pourquoi ? »
Je ne lis aucun regret dans son regard, seulement une simple curiosité. Mon sang ne fait qu’un tour. Je le saisis par son col, je le relève et je le menace de mon sabrolaser.
« Pourquoi ? » L’interroges-je en redoutant sa réponse.
« Parce qu’ils se trouvaient sur mon chemin. » M’indique-t-il en me fixant avec des yeux écarquillés
Ton passage n'est pas clair en première lecture. Je pense avoir compris que le Vong dit qu'il a tué la famille parce qu'ils se trouvaient sur son chemin mais ça n'a vraiment pas été évident.
Je me recule. Je lis de l’incompréhension
-> Je recule et lis de ....


Je peux donc maintenant m'intéresser au fond.
Globalement, le texte est sympathique a lire avec un peu d'action au début (court mais intense, surtout selon tes standards ;)) et surtout une grande discussion en deuxième partie. Discussion encadrée par deux introspections de Mara.
Mara, justement. L'héroïne n'est pas nommée avant la fin et, malgré la présence d'indices permettant de l'identifier (et connaissant l'auteur), le procédé reste intéressant car on peut aborder la lecture sans a priori sur le comportement de l'héroïne.
Heureusement, ais-je envie de dire, car l'épouse de Luke Skywalker est ici montrée sous un jour peu glorieux. On a même envie de dire (de crier ?) que celà ne luis correspond pas du tout, que même pendant ses heures les plus sombres elle ne s'est pas comportée ainsi. De plus, je trouve qu'il lui manque la touche de cynisme, d'ironie qui fait son caractère. Je suis tout de même d'accord pour avouer que c'est un trait qui n'est pas simple à retranscrire.
Reste la discussion avec le jeune Vong. Deux points de vue différents s'affrontent ici, tous deux persuadés de détenir la clé (comme trop souvent dans la réalité). L'évolution de l'adolescent est certainement ce qui fait tout l'intérêt de ce passage. Y compris la révélation de son véritable caractère. Pourtant, lui avoir donné des traits trop "humains" afin de lui permettre de suivre, voire relancer, la conversation le dessert car, bien souvent, on se demande vraiment comment il se fait qu'un Yuuzhan Vong peut discourir de cette manière (ni faire preuve de tant de curiosité).

Il n'en reste pas moins que malgré les problème de retranscription des deux protagonistes, certaines descriptions un peu abusives (le sang qui éclabousse le ciel :p) et les maladresses qui émaillent le texte (l'écriture au présent le desservant largement durant la conversation), la lecture vaut bien le coup. Bonne continuation dans tes futurs écrits, mon cher Oiki. :)
"And gradually their bittersweet laughter floated from the wooden table [...], up, ever up into stars too numerous to count [...], vectoring out across space and time, as if destined to be heard in galaxies far, far away..."
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Messagepar Oiki Ran » Lun 28 Avr 2008 - 23:17   Sujet: 

Paragraphes un peu long au début, je trouve qu'ils mériteraient d’être découpés judicieusement.


Je ne trouve pas. Je garde ce découpage!

« Qu’il échappe à mon emprise » me semble plus juste.


Oki...Pourrais-tu m'indiquer où c'est exactement, je le trouve plus!! :oops:

Le souterrain est-il construit par des Vongs ? Utilisent-ils du béton ? En quelle matière était construite Coruscant ? Le béton était-il répandu ? Beaucoup de question pour un simple aspect technique je sais mais le choix du matériau était-il mûrement réfléchi ?


On voit que tu n'as pas lu le NOJ! :D Non, c'est l'underground typique de Coruscant, là où vivent les pauvres, les gens peu recommandables. Il faut que tu saches que coruscant a été érigée par couche, donc les sous-sols sont artificiels, donc en bon bétons des gens civilisés :D
Ce que les Vong on voulu faire, c'est modifier l'aspect de Coruscant en surface pour que ça ressemble à leur monde idyllique, mais ils n'ont pas agi en profondeur. Donc, tout ce qu'il y a en profondeur provient du coruscant technologique. Ca te va?

Je m’arrête, la blague a suffisamment duré mais à force de lire cela et de me demander comment le prononcer je finis par les traduire au passé simple et ça complique encore la lecture du texte qui perd alors de sa cohérence. Dommage donc parce que c’est franchement bien écrit et la discussion est bien orchestrée avec un contenu pour le moins intéressant.


Bon, je vais faire une unique mise au point. Lorsque j'ai écris ce texte, je n'étais pas sûr de la forme à adopter, donc j'ai demandé à mon correcteur et il m'a dit qu'il fallait écrire avec "es". J'avais confiance en lui, donc je l'ai écouté... Aujourd'hui, grâce à Notsil et à toi, on s'est rendu compte qu'on a commis une erreur. Je m'en excuse donc plattement, mais sachez que c'était nullement intentionnel. Si j'avais su dès le début la bonne manière d'écrire, je l'aurais appliquée.

Sinon, j'ai modifié mon histoire, mais il se peut que j'ai oublié des verbes. Soyez sympa, et n'hésitez pas à me le mentionner. :wink:

Désolé l’histoire n’est pas connue pour tout le monde.


Tu peux aussi te documenter :ange: ...Si j'ai attisé ta curiosité, à toi aussi d'aller rechercher la suite. Je pense qu'il existe de très bons et très complets résumé de la Force Unifiée sur le web!
Mais si tu veux, je pourrais te donner des précisions par mp :wink:

Je me fendrai peut-être d’un texte avant la fin du recueil. Quelques idées germent déjà au fond de mon âme noire depuis que Titi y a planté quelques graines.


J'attends de voir ce que ça peut donner. Si t'as besoin d'infos, tu peux m'envoyer des mp, j'essayerais de t'y répondre dans la mesure de mes connaissances! En tout cas, bon courrage! :wink:

En tout cas voici un très bon texte que j’ai eu énormément de plaisir à lire et à commenter.


Merci, et encore désolé pour les verbes :oops: J'espère que malgré cela, tu as pu apprécier l'histoire

J’aurais sûrement pas le temps de lire ton œuvre principale ici sur SWU avant quelques années je pense mais j’espère avoir un jour l’occasion de le faire ça devrait être très instructif et agréable.


Tu fais comme tu le sens. Je sais que sa taille importante peut rebuter le lecteur, mais je pense que celui qui se jette dans l'aventure y trouve son plaisir.

Je rédige à peine une réponse qu'il y a un autre message...On veut donc me tuer!! :lol:

Un ciel peut-il s’éclabousser ? Oui, c’est une figure de style, j’ai compris. N’empêche que ça a du mal à passer.


On en a déjà parlé, je persiste et signe!!

Je crois que Mara n'était pas sensée être au courant que Shimrra voulait détruire la planète. En tout cas, pas à ce moment là.


Ah si, elle le sait...D'ailleurs, c'est pour cela que les Jedi vont sur Coruscant: pour tuer shimrra. Ils savent que seule sa mort pourra arrêter la guerre et l'empêcher de détruire Coruscant. D'ailleur, ce n'est pas un hasard si Han, Leia et Harra vont simultanément auprès du cerveau-monde afin de le convaincre d'arrêter la destruction de la planète. Ils le savent tous!

Ce n'est pas très gentil pour le combattant. Le plus insignifiant des combattants ? Jusqu'au combattant de base ?


je parlais de virus et de bactéries...Mais à ce niveau microscopique, il y a une lutte :D

Je sens qu’ils me préparent un joli programme

ça tranche avec ce qu’elle dit auparavant au niveau langage/ syntaxe. Un accueil chaleureux ?


C'est l'ironie et le cynisme dont tu te plains par la suite qu'il n'y en a pas assez!

Mais que fait-il pendant ce temps ?


Mara agit très rapidement...Elle ne combat pas au ralenti! Tout se passe en quelques secondes.

bof les répétitions de pronom


Je reconnais ici ton cheval de bataille :P

Un commandeur de quoi ? de qui ?


C'est un grade, comme on dirait lieutenant ou colonel!

Le reste du plafond ne risque t-il pas de lui tomber (Mara) desus ?


Il ne faut pas sous-estimer Mara :P

Ensuite, le "Lui ordonnes-je". Ca dérange tout le monde ici, moi aussi. Il m'a fallu un certain temps pour comprendre que si tes formulations de fin de dialogues posent problème, c'est que tu écris tout ton texte au présent ! Moi je veux bien, mais là, lu comme ça, ça choque même si c'est grammaticalement correct. Je ne ferais aucune recommendation, je dis juste que pouet


Cf plus haut dans ma réponse...Le prochain qui me sort cette erreur, je l'étrippe! :D

s'était (même si tu écris au présent, là il fait référence à un évènement passé donc passé.)


A ton avis, le passé composé, ça défini quel temps? :roll:

Ton passage n'est pas clair en première lecture. Je pense avoir compris que le Vong dit qu'il a tué la famille parce qu'ils se trouvaient sur son chemin mais ça n'a vraiment pas été évident.


Je m'occupe de rectifier cela chef!

Heureusement, ais-je envie de dire, car l'épouse de Luke Skywalker est ici montrée sous un jour peu glorieux. On a même envie de dire (de crier ?) que celà ne luis correspond pas du tout, que même pendant ses heures les plus sombres elle ne s'est pas comportée ainsi.


Là, je ne suis absolument pas d'accord avec toi... Je pense qu'elle est confrontée à sa part d'ombre et qu'elle la laisse lui prendre son contrôle sans qu'elle s'en rende compte. Elle a tellement subi durant ces 5 années que ses émotions la submergent. Elle arrive à un point de rupture, mais elle s'arrête juste à temps. Pour moi, elle fait face à ses émotions sombres et les vaincs à la fin du récit.
Je pense que c'est caricatural de penser que Mara est toujours en contrôle. Ici, je veux montrer qu'elle est humaine et que ça lui arrive aussi de céder, surtout que là elle est seule. Si quelqu'un d'autre l'accompagnait, elle aurait agit autrement. Cependant, elle est seule confrontée à toutes ses souffrances. De plus, elle s'est retenue longtemps et elle a pour une fois l'envie de se défouler. Mais c'est vrai qu'une fois subit à sombrer dans le CO, mais elle s'arrête juste à temps, grâce à l'adolescent. D'ailleurs, vu qu'elle a vaincu ses peurs, elle peut reprendre la route, affronter Nom anor et ne pas le tuer.

De plus, je trouve qu'il lui manque la touche de cynisme, d'ironie qui fait son caractère.


Pour moi, ce trait est présent dans ces commentaires avnt le combat et au début de sa conversation avec le Vong. Puis, elle est prise dans le sérieux de la discussion, surtout quand elle comprends qu'elle a commis une erreur qui a failli lui coûter cher.
Tout comme je pense que c'est caricatural de réduire Mara à un stoïsme à tout épreuve, c'est aussi caricatural de la réduire à son cynisme, surtout après 10 ans de mariages qui l'ont adoucies. Son caractère cynique va très bien pour sa période pré-nuptiale, mais je pense qu'en vivant avec Luke elle s'est adoucie et s'est permise d'exprimer plus de sentiments. Ce n'est pas une machine

L'évolution de l'adolescent est certainement ce qui fait tout l'intérêt de ce passage. Y compris la révélation de son véritable caractère. Pourtant, lui avoir donné des traits trop "humains" afin de lui permettre de suivre, voire relancer, la conversation le dessert car, bien souvent, on se demande vraiment comment il se fait qu'un Yuuzhan Vong peut discourir de cette manière (ni faire preuve de tant de curiosité).


Justement, je n'ai pas choisi n'importe quel Yuuzhan Vong. l est clair que Mara n'aurait jamais pu avoir une telle discussion avec un Guerriers standard. Il fallait quelqu'un de cultivé, d'intelligent et qui veuille le bien de son peuple. Il a étév élevé pour le temps venu gouverner son peuple, or il s'agit d'une éducation sophistiquée très loin du guerrier classique. De plus, Shimrra vient d'essayer de le tuer, lui faisant chanceler toutes ses convictions. En toute logique aurait dû le prendre sous son aile, et non vouloir le tuer. Il veut comprendre ce qu'il se passe!
Je te rappelle que nos héros ont une conversation sensée avec Harra, un prêtre cultivé, donc je pense qu'il est possible d'avoir une conversation similaire avec un Vong qui a eu la meilleur éducation possible. Tous les Vong ne sont pas des fanatiques sanguinaires (ce serait caricatural) et certain peuvent écouter ce que l'on dit, surtout si leurs convictions ont déjà été chamboulée par celui qu'ils respectaient le plus!

Il n'en reste pas moins que malgré les problème de retranscription des deux protagonistes


C'est ton avis, et je ne suis pas du tout d'accord. Pour moi, tu as une vision trop caricaturale des personnages: Mara froide, cynique et toujours en contrôle, et un Yuuzhan vong doit être un fou sanguinaire qui veut tout détruire!!

l'écriture au présent le desservant largement durant la conversation),


J'ai corrigé mes fautes, tu peux relire pour voir si ça sonne mieux. Ce texte devait être écrit au présent pour conserver sa force

Bonne continuation dans tes futurs écrits, mon cher Oiki.


Merci. Toi aussi! :wink:

Merci pour vos deux critiques, ça va me permettre de corriger demain certaines imperfections!!

Oiki Ran, le Ktâh qui défend son texte !! :wink:
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Messagepar AJ Crime » Mar 29 Avr 2008 - 8:45   Sujet: 

oiki ran a écrit:L’adversaire est sonné, mais ça n’empêche pas le bâton amphi de toujours se débattre. A tel point qu’il s’échappe de mon emprise. Je vois la créature se dresser face à moi, et en arrière-plan je distingue mon troisième opposant. L’arme ouvre la gueule. Je la frappe le plus fortement possible d’un revers de mon sabre. La tête part en arrière et crache son venin en direction du Vong. Puis, je saisis à nouveau la bête furieuse et j’enfonce mon arme dans sa bouche grande ouverte. Je bondis ensuite vers mon prochain adversaire.


voilà, je l'ai retrouvé.

Merci pour la proposition si j'ai besoin d'aide je sais à quelles portes frapper entre toi et Titi (au minimum) je devrais m'en sortir.

Pour la lecture des anges, il faudra vraiement attendre que j'ai du temps... et là c'est pas encore gagné, trop projet d'écriture en ce moment. Je me retrouve même à négliger le premier jedi parce que j'ai une tache urgente à faire sur un autre écrit.
Modifié en dernier par AJ Crime le Mar 29 Avr 2008 - 14:11, modifié 1 fois.
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Messagepar Code 44 » Mar 29 Avr 2008 - 11:30   Sujet: 

Très bon travail Oiki ! Et Titi aussi d'ailleurs.
Je voulais poser une question qui n'a rien à voir : est-ce que ce receuil sera comme celui sur l'Orde 66 mis sur le site ?
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Messagepar Darkwilliam » Mar 29 Avr 2008 - 13:12   Sujet: 

A priori oui...
Quand, c'est une autre histoire! :o
Faudrait déjà que le 2ème et le 3ème sortent sur le site en fait! :D
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
Merlin: Oh putain il est fort ce con!
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Messagepar AJ Crime » Mar 29 Avr 2008 - 14:14   Sujet: 

Tient d'ailleurs à ce propo DW ou vous en êtes de la mise en page et de la relecture du N°2 puisque vous allez commencer par celui-ci je présume ?? ... Moi qui n'aie pas encore fini de lire l'ordre 66...
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Messagepar Darkwilliam » Mer 30 Avr 2008 - 14:56   Sujet: 

Ben justement, j'attendais que tu ais fini de lire le premier recueil pour commencer à travailler sur le second! :D

Plus sérieusement, j'avais commencé à m'y mettre le week end dernier, ceci dit, j'en suis encore à me demander comment je pourrais organiser la présentation. Ca risque d'être encore plus dur à déterminer que pour l'Ordre 66. :perplexe:

Je vais de nouveau y réfléchir ce week end (c'est à dire à partir de demain!^^)
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
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Messagepar Dolarn Sarkan » Mer 30 Avr 2008 - 18:29   Sujet: 

Darkwilliam a écrit:j'en suis encore à me demander comment je pourrais organiser la présentation. Ca risque d'être encore plus dur à déterminer que pour l'Ordre 66. :perplexe:




:D


:oops:


:P
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