[Fini/Novella]L'Ordre Nouveau - Soldats

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Messagepar Titi77 » Jeu 22 Fév 2007 - 21:59   Sujet: [Fini/Novella]L'Ordre Nouveau - Soldats

Bonjour à tous.
Après un certain temps fait d'écriture, d'incertitudes (et oui je suis un grand timide :) ) j'ai fini par décider de publier ma fan fic ici.
Je dispose d'actuellement 3 chapitres en sus du prologue mais je ne poste cette fois ci que le début pour cause de relecture intensive (et aussi pour vous donner le temps de digérer).
Voilà donc comme je suis en cous d'écriture, tout idée/remarque/correction sera la bienvenue.

Dernière remarque, certains noms (de planètes entres autres) sont susceptibles de changer si je trouve une meilleure inspiration.
Bonne lecture et maintenant, rideau !

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Une petite mise en bouche d'abord...

Dix ans avant la Bataille de Yavin...
C'est une époque de peur et d'incertitude dans la galaxie. L'Empire règne sans partage, et bien que la Confédération des Systèmes indépendants ne soit plus qu'un mauvais souvenir, la Purge des derniers vestiges de l'Ordre Jedi bat son plein, et les opposants au nouveau régime sont arrêtés et emprisonnés...
Alors que complots, trahisons et luttes de pouvoir sont monnaies courantes au sein du nouveau gouvernement, la vie a pourtant repris son cours. Personne n'ose attaquer de front le régime impérial ou ses forces armées. Pourtant, lorsque la garnison d'Ouranos V cesse brutalement toute transmission avec le reste de la galaxie, le pire est envisagé et l'Empire envoie immédiatement le 537e bataillon d'infanterie spatioportée pour enquêter.
Mais ce qui devait être une opération de routine tourne rapidement au cauchemar. Pour les hommes et les femmes des forces armées impériales, la mission de sauvetage se change en une lutte pour leur propre survie...


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Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine...




Prologue - Incident

Incident : T - 01 : 00 : 00 ; base militaire impériale. 5e planète du système Ouranos

- "Hé ! Dekar, réveille-toi !"
Le technicien finit par ouvrir les yeux, bien décidé à expliquer à son collègue que la sieste est un moment sacré... Surtout quand on se trouve affecté au central de communication de la garnison impériale d'une planète désertique et inhabitée - à l'exception de la mission archéologique mandatée par l'Empereur Palpatine en personne. Dekar tourna donc la tête vers l'autre technicien, mais avant même de pouvoir ouvrir la bouche, ce dernier déclara :
- "Ça vient du camp des archéologues ; on dirait bien qu'ils ont fini par trouver quelque chose.
- Ok, je la prends... maugréa Dekar tout en portant le micro à ses lèvres.
- Ici Contrôle garnison, j'écoute.
- Ici Archos 1, salut Dekar ! répondit la voix déformée par la transmission radio des scientifiques. La première équipe vient de tomber sur un sacré truc, on ne sait pas encore ce que c'est mais le directeur pense que le temple que nous avons fouillé jusqu'ici serait en fait l'antichambre d'un complexe beaucoup plus grand. De toutes façons, on devrait en avoir le cœur net : la deuxième équipe se prépare à y rentrer", continua t-il.
Dekar plissa le front, il n'avait jamais vraiment porté attention aux rapports de ces scientifiques mais il se souvenait d'une photo de la grande salle à colonnes du temple. C'était déjà assez impressionnant et pourtant les historiens n'étaient pas vraiment enthousiastes. En fait, on aurait dit que le bâtiment lui-même ne les intéressait pas, mais plutôt les artefacts qu'il contenait ; ce qui différait grandement de ce que Dekar savait des archéologues en général, à savoir que tout témoin du passé est important et que l'architecture des civilisations disparues est souvent le plus important de ces témoins. "Et bien, se dit-il, si cette fois ils sont si excités, c'est que ça doit vraiment être important.
- Bien compris Archos 1, répondit-il." Il marqua une brève pause avant d'enchaîner : "désirez-vous que j'alerte le général ?
- Oui, nous pensons qu'il serait intéressé par la visite et nous pourrions avoir besoin de son avis sur certains points. Pouvez-vous aussi consigner la transmission dans le journal de bord de la base ? demanda le radio depuis son poste à une centaine de kilomètres au sud, derrière les montagnes.
- Affirmatif, répondit Dekar sans hésiter. Désirez-vous autre chose, Monseigneur ?" railla t-il.
La réponse vint immédiatement :
- "Oui, si vous pouviez nous dégoter une caisse de champagne alderaanien et des petits fours..." ; bien que le radio des archéologues sache pertinemment que l'armée impériale prohibait l'alcool. Les lèvres de Dekar esquissèrent un sourire avant de conclure :
- "Je vais voir ce qu'on peut faire, Archos 1 ; bonne chance pour l'équipe. Contrôle garnison, terminé."
Il attendit qu’Archos 1 ait aussi coupé la transmission avant de se tourner vers son collègue :
- "Bon, tu as entendu : va archiver tout ça ; moi je m'occupe d'avertir le général."
Le second technicien manifesta vivement son désaccord mais se rappela que Dekar avait été nommé à ce poste avant lui et bénéficiait à ce titre du privilège de l'ancienneté. Il se dirigea donc vers la porte et failli télescoper un homme en armure de combat blanche et arborant une épaulette jaune. Bien que l'homme ne portait pas de casque et n'était pas armé, le technicien s'excusa prestement et s'éloigna le plus vite possible du Stormtrooper. Quand il fut parti, le soldat éclata de rire et lança à Dekar :
- "Tu devrais arrêter de maltraiter tes subordonnés Dekar, ça ne te va pas du tout !"
Dekar sourit malicieusement avant de répondre :
- "Désolé lieutenant mais on dirait que c'est vous qui l'avez effrayé.
- Moi ? Mais je ne ferais jamais de mal à un Bantha ! déclara l'officier en prenant un air faussement indigné."
Cette fois, ce fut au tour de Dekar d'éclater de rire avant de se reprendre et de déclarer :
- "Les sorciers du passé ont appelé et ils voudraient transmettre ça au général", tout en tendant la transcription de l'échange avec Archos 1 à l'officier. Le lieutenant prit la datacarte et commença à se retirer. Avant de sortir de la pièce, il lança :
- "Je vais aller le voir. Si d'autres messages arrivent, viens directement au bureau du général et... essaie de ne pas t'endormir."
Dekar soupira intérieurement et se résigna à reprendre la veille radio en espérant que l'heure du changement d'équipe arrive rapidement.


Incident : T + 05 : 00 :00 ; base impériale. Ouranos V

- "... J'espère que cette transmission arrivera à destination. Dekar Looban, technicien de première classe. 27e régiment d'infanterie de forteresse sur Ouranos V. Terminé."
Dekar arrêta l'enregistrement et en fit deux copies ; il posa la première sur une étagère et prit la seconde avec lui avant de se tourner vers le lieutenant. Celui-ci avait bien changé depuis leur dernière rencontre il y a quelques heures : l'armure habituellement d'un blanc immaculé était couverte de poussière et comportait plusieurs traces de brûlures. Le visage du lieutenant n'allait pas mieux : il saignait du nez et avait la lèvre inférieure éclatée.
Ils étaient cinq : Dekar, le lieutenant et trois Stormtroopers. Tous étaient épuisés, tous ressentaient l'angoisse due à leur situation désespérée.
"Respire fort et calme-toi, le dernier acte va bientôt commencer" se dit Dekar en se forçant à ralentir le rythme auquel sa poitrine se soulevait. Il finit enfin par annoncer aux autres qu'il était prêt.
- "Très bien, répondit le lieutenant, répétons une dernière fois le plan, continua t-il en se tournant vers ses hommes.
- Nous couvrons Dekar jusqu'à la trappe d'accès aux toits de la base. Là, Dekar, vous courez jusqu'à l'antenne de communication, vous la réalignez au moyen du panneau de commande et vous envoyez votre message à la base la plus proche. Compris ?"
Tous les quatre hochèrent la tête silencieusement. Dekar ajusta le sac contenant son matériel sur son dos et suivit les soldats. Un Stormtrooper ouvrait la marche suivi du lieutenant et de Dekar, les deux derniers hommes fermant la marche.
Ils arrivèrent miraculeusement sans encombre à la trappe d'accès menant aux toits. Dehors, la nuit était tombée et l'unique satellite naturel de la planète éclairait la scène d'une lueur blafarde.
- "Allez-y Dekar !" cria le lieutenant. A peine le technicien avait-il quitté la pièce qu'ils entendirent un bruit de pas. Les soldats se résignèrent à se sacrifier pour permettre au technicien d'accomplir sa mission et se mirent en position défensive. Dekar grimpa à l'échelle et courut à perdre haleine jusqu'au pied de l'antenne. Là, il ouvrit un panneau d'accès et commença à sortir son matériel. C'est alors qu'il entendit un bruit de fusillade : les soldats venaient d'ouvrir le feu pour lui donner du temps mais rapidement les tirs de blasters furent remplacés par des cris humains. Une dernière rafale et le silence se fit. Dekar savait qu'il n'avait pas beaucoup de temps et s'affaira fébrilement à remettre l'antenne en position. Une minute plus tard, elle commença à pivoter pour s'aligner sur le relais de transmission hyperspatiale situé en orbite.
Il se permit un soupir de soulagement vite perturbé par un bruit métallique sur sa droite. Il sortit aussitôt son pistolet blaster et tira en direction de la source du bruit. L'antenne avait maintenant achevé sa rotation et Dekar se précipita vers le panneau de commandes pour démarrer la transmission. Il se rendit compte de son erreur quand un trait de blaster lui déchira la poitrine. Il tomba en arrière et son crâne frappa violemment le sol de permabéton. La vision de Dekar s'obscurcit alors qu'il contemplait calmement les étoiles prenant conscience de son échec. Il avait déjà perdu connaissance quand un deuxième coup de blaster l'acheva.


Incident : T - 00 : 05 :00 ; système de Chorax

Les personnes voyageant dans le secteur du Noyau entre les systèmes de Rachuk et Morobe passent généralement à proximité de Chorax. C'est un monde brumeux à forte gravité ne disposant d'aucune ressource commercialement intéressante, raison pour laquelle il est inhabité et ignoré par les vaisseaux en transit dans la région.
Pourtant, un cargo léger venait de sortir de l'hyperespace et se dirigeait vers la sphère nuageuse. A son bord, les six passagers espéraient enfin être hors de danger mais rien ne pouvait ôter de leurs esprits un sentiment de péril imminent. Sentiment qui finit par se concrétiser sous la forme de deux destroyers de classe Venator qui surgirent de l'hyperespace et se dirigèrent à toute allure vers le cargo. Immédiatement, celui-ci accéléra tandis qu'une salve de semonce passait au-dessus des regards des passagers. La console de communications s'alluma et une voix au ton militaire annonça :
- "Attention, destroyer impérial Leviathan à vaisseau non identifié, coupez immédiatement vos moteurs et préparez-vous à être abordés. Je répète..."
L'un des passagers du cargo coupa la transmission tandis que le pilote augmenta la vitesse du vaisseau et modifia son cap.

A bord du Leviathan, l'officier responsable des détecteurs annonça au capitaine du vaisseau que la cible prenait de la vitesse. Le capitaine se dirigea alors vers l'homme qui se tenait devant la baie vitrée.
Enfin, si on pouvait toujours le qualifier ainsi.
Deux mètres de haut, bipède, revêtu d'un uniforme blindé noir et d'une cape - noire elle aussi. Le bruit émis par le masque respiratoire intégré au casque avait la régularité d'un métronome et était tout aussi redouté que l'être protégé par cette armure. Ayant rassemblé son courage, l'officier annonça :
- Monseigneur, la cible a ignoré nos appels et essaye de passer de l'autre côté de la planète pour fuir.
- J'en suis bien conscient, capitaine », rétorqua le Seigneur Sith. Il marqua une pause avant de poursuivre :
- "Que les canons à ions ouvrent le feu dès que nous serons à portée et préparez les rayons tracteurs : je veux les occupants de ce vaisseau. Vivants
- Oui Monseigneur, répondit l'officier avant d'aller donner les ordres nécessaires."
A bord du cargo, les occupants avaient compris depuis longtemps à qui ils avaient affaire. Ils remarquèrent aussi que les destroyers se séparaient - certainement pour les prendre en tenaille de l'autre côté de Chorax. Pendant plusieurs minutes la poursuite continua jusqu'à ce que le détecteur de menaces du cargo se mette à biper furieusement Un tir de canons à ions atteignit le vaisseau et fit disjoncter les systèmes électroniques le rendant aussi impuissant qu'un Hutt largué dans l'espace. Les occupants tentèrent de redémarrer les moteurs ; mais rien à faire : ils étaient fichus.
Cependant, ce tir venait de la surface de la planète et non pas des vaisseaux impériaux.
A bord du Leviathan, on avait aussi remarqué cela. Vador sentit une sensation de danger grandir dans son esprit. Instinctivement, il ordonna au capitaine d'augmenter encore la vitesse et de faire décoller la chasse pour protéger leur proie contre tout intrus.
Alors que l'équipage du destroyer exécutait les ordres du Seigneur Sith, un vaisseau surgit de la face cachée de la planète, activa des rayons tracteurs et commença à amener le cargo impuissant dans son hangar. Le destroyer impérial était encore trop loin pour intervenir et tout ce que les chasseurs TIE purent faire fut de brûler la peinture du vaisseau avant qu'il ne prenne la fuite.
Sur la passerelle du Leviathan, Dark Vador écumait de rage. Qui avait osé ? ! Seuls lui et l'Empereur étaient au courant de la route de ce cargo ainsi que de la nature de ses passagers ! Le capitaine s'approcha de lui, craignant - à juste titre - pour sa vie.
- "Heu... Monseigneur..." avança t-il timidement, "nous avons pu établir que le vaisseau qui a... capturé le cargo est un paquebot spatial construit par les chantiers Rendili et re-caréné en vaisseau de guerre.
- Aucune marque d'identification, je suppose ?
- Aucune, Seigneur Vador.
- Dans ce cas, capitaine, établissez un cap pour le Centre Impérial, je dois m'entretenir avec l'Empereur de toute urgence. Et ordonnez au capitaine du Hadès d'enquêter sur l'origine de ce tir de canon à ions. Il ne devra rapporter ses conclusions qu'à moi-même et faites-lui comprendre que je ne tolérerai aucune erreur.
- A vos ordres Monseigneur !" répondit l'officier, trop heureux d'avoir sauvé sa vie.
Tandis que le Leviathan se préparait au saut hyperspatial, Vador regagnait ses appartements et songea que ces mystérieux adversaires n'étaient pas de simples chasseurs de primes désirant faire leur fortune en offrant des Jedi au Seigneur Noir des Sith mais plutôt un groupe bien organisé, déterminé et surtout ayant un objectif bien précis. Quel était-il, il ne pouvait le deviner mais il savait qu'il entendrait bientôt reparler d'eux...

***

Chapitre 1 - Conseil



Incident : T + 24 : 00 :00 ; salle de guerre de l'amirauté impériale. Centre Impérial


La salle comportait une table circulaire au centre. Tout autour, se trouvaient sur les murs des écrans diffusant en continu des informations sur l'état des forces armées impériales à travers la galaxie. Mais, les personnes présentes n'en avaient que faire, tous les regards étaient tournés vers l'holoprojecteur au centre de la salle qui montrait un monde semi-désertique autour duquel orbitait une unique lune.
Tous étaient des officiers supérieurs du plus haut rang de l'armée impériale : généraux, amiraux,... Tous avaient commencé leur carrière dans l'armée républicaine durant la guerre des Clones. Tous avaient juré fidélité à l'Empereur et à l'Ordre Nouveau. Tous étaient silencieux devant ce qu'un de leurs pairs venait de montrer. Tous attendaient.
Soudain, la porte s'ouvrit et un enseigne de Marine introduisit un nouveau personnage. Les officiers se levèrent attendirent qu'il aille occuper l'unique siège encore disponible autour de la table avant de tourner leur regard vers le nouvel arrivant. Contrairement à eux, il s'agissait d'un civil. Ses cheveux blancs trahissaient son âge mais son regard froid montrait son caractère impitoyable lorsqu'il s'agissait de châtier un traître.
Ou lorsqu'il s'agissait d'exiger des explications sur la situation en sa qualité de conseiller militaire personnel de l'Empereur Palpatine. Il leur fit signe de s'asseoir, puis, presque avec réticence, l'amiral qui avait pris la parole précédemment se leva, s'éclaircit la gorge et déclara sans préambule :
- "Messieurs, nous avons perdu tout contact avec le 27ème régiment d'infanterie en garnison sur Ouranos V ainsi qu'avec la mission archéologique mandatée par l'Empereur."
Bien que les officiers sachent déjà de quoi il retournait, ils focalisèrent de nouveau leur attention sur l'orateur. Le conseiller fronça les sourcils - intrigué - et demanda :
- "Amiral, de quand date la dernière transmission reçue en provenance du système ?
- D'il y a environ vingt-cinq heures Monsieur. Il s'agissait d'une copie de routine de la dernière entrée du journal de bord de la base. Elle indiquait que l'équipe d'archéologues venait de découvrir une nouvelle salle sur le site de fouille et s'apprêtait à y entrer. Nous sommes sans nouvelles de la garnison et des scientifiques depuis."
Le conseiller s'inclina dans son fauteuil et réfléchit quelques instants avant de déclarer :
- "Alors ? Quelles ressources avez-vous prévues pour la mission de sauvetage ?"
Un général prit alors la parole de l'autre côté de la table :
- "Et bien Excellence... Nous nous demandions si l'envoi d'une équipe de techniciens ne serait pas préférable à celle de vaisseaux de guerre. Il s'agit certainement d'une défaillance d'un de leurs émetteurs relais et les garnisons de cette taille n'ont pas les moyens de réparer un satellite en orbite."
Il fut interrompu par le civil :
- "Général, sauf votre respect, l'Empereur m'a informé qu'il lui tenait personnellement à cœur que tout problème concernant cette garnison soit traité avec la priorité maximale."
Le général déglutit avant de marmonner des excuses. Le conseiller reprit :
- "Il a aussi insisté sur le fait que le secret était primordial." Il marqua une pause avant de terminer :
- "Je recommande donc qu'une flottille soit envoyée depuis l'une de nos bases de rassemblement situées en dehors des routes commerciales et des système habités. Je vous laisse le choix de la composition exacte de cette force ainsi que celui de l'officier qui commandera l'opération."
L'assemblée resta silencieuse jusqu'à ce qu'un autre amiral affiche une carte du secteur concerné par la mission et annonce :
- "Je crois me souvenir que le destroyer Retaliator est en transit sur la base astéroïde AB-X354. Il est accompagné de deux croiseurs de classe Carrack : le Rancor et le Hornet."
Pendant qu'il parlait, l'affichage de l'holoprojecteur montra une vue de la base puis les spécifications des vaisseaux concernés. L'officier continua :
- "Le Retaliator est l'un des nouveaux destroyers de classe Imperator. Il ne manque que les forces d'infanterie qui débarqueront et un officier pour coordonner la mission à moins que nous ne confions ce rôle au commandant du destroyer."
Le général d'infanterie qui avait déjà pris la parole enchaîna à la suite de l'amiral :
- "Au vu des capacités de transport d'un destroyer de classe Imperator et des données de la mission, je pense qu'une unité d'infanterie spatioportée assistée de quelques véhicules de soutien suffira. Le 537ème bataillon vient de terminer des manœuvres dans le secteur de Fondor, il peut être à bord en quarante-huit heures. Dans le même temps, nous pourrons certainement réunir ces véhicules dont je viens de parler."
Les regards se tournèrent alors vers l'amiral qui présidait la réunion. Comprenant que c'était à son tour de parler, il déclara :
- "Le capitaine du Retaliator a eu peu d'occasions de travailler en coordination avec des troupes au sol. Je propose donc le commodore Reiner Waldemar pour le poste d'officier commandant la mission."
L'annonce eut l'effet d'une bombe. Tous les officiers se mirent à parler simultanément, indignés. Les un arguaient de la traîtrise du susnommé et exigeaient son exécution, d'autres proposaient un officier plus "loyal",... Rares étaient ceux qui prenaient sa défense.
- "Silence !" cria le conseiller impérial.
Instantanément, les têtes se raidirent et le chaos cessa.
- "Amiral, veuillez m'expliquer pourquoi cet officier aurait les compétences requises et pourquoi son choix semble si "problématique"... "
L'amiral pâlit, se sentant accusé implicitement et expliqua :
- "Le commodore Waldemar a, comme la plupart d'entre nous, commencé sa carrière lors de la Guerre des Clones en participant notamment au siège de Sluis Van.
- Les chantiers ?
- C'est cela même, Monsieur. Il a, comme nous tous juré fidélité à l'Ordre Nouveau. Mais, il y a quelques années, sa flottille n'a pu intervenir à temps lors d'une opération menée par le Seigneur Vador visant à éliminer un groupe de Jedi. La mission fut cependant un succès et le commodore put prouver que son retard était dû à des ennuis mécaniques ; raisons qui lui ont sauvé la vie. Mais, depuis, son comportement a changé : il se fait plus critique sur l'Empire et a écrit plusieurs lettres au haut commandement pour demander une annulation de l'état d'exception en vigueur dans plusieurs secteurs.
- Et pourquoi exerce t-il encore ?
- A cause de ses états de services. De plus, il a été retiré du service actif et transféré à l'école de guerre en tant qu'instructeur. Les aspirants issus de ses classes sont d'une loyauté à toute épreuve et... obtiennent de bien meilleurs résultats que les autres. Je me permettrais aussi d'ajouter qu'il a souvent travaillé en coordination avec des unités d'infanterie."
Le conseiller réfléchit quelques instants puis déclara :
- "Il fera l’affaire autant qu’un autre. Faites-le venir ici pour que nous l’informions de la situation et je trancherai à ce moment là. Combien de temps pour l'amener ici ?
- Vingt-quatre heures monsieur, il est actuellement sur Corellia en tant qu'attaché militaire de la mission diplomatique.
- Qu'il en soit ainsi alors. La réunion est ajournée jusqu'à son arrivée, conclut le conseiller en se levant."

* * *

Incident : T + 48 : 00 : 00 ; Centre Impérial, orbite haute


La navette de classe Lambda réintégra l'espace normal et se dirigea vers la planète. A son bord, assis dans le compartiment réservé aux passagers, le commodore Waldemar contemplait la sphère aux reflets métalliques illuminée par les griffes - ciel. Passé la fascination initiale provoquée par les reflets du soleil sur les bâtiments et l'ampleur de la circulation entre les canyons artificiels de ferrobéton, on ne pouvait que remarquer le contraste entre les bâtiments habités par les classes aisées et certains quartiers laissés à l'abandon où proliféraient les criminels de toutes sortes.
Pourtant la « planète qui ne se couche jamais » méritait amplement son surnom. Située au centre même de la galaxie, l’ancienne Coruscant exerce une attraction irrésistible sur l'esprit des gens. Depuis l'aube de l'Ancienne République il y a plusieurs millénaires, elle a toujours été la capitale du régime dominant. Elle a toujours été l'objectif ultime des adversaires de la République dont l'Empire Sith et dernièrement la Confédération des Systèmes Indépendants.
Ces réflexions ravivèrent des souvenirs dans l'esprit du commodore : la guerre des Clones, son baptême du feu, son premier commandement, le siège de Sluis Van, l'annonce de la victoire des troupes du général Kenobi sur les séparatistes à Utapau - espoir d'une paix à jamais disparue, la communication retransmise peu après à la flotte dans laquelle le chancelier suprême Palpatine annonçait que l'Ordre Jedi avait trahi la République et que par conséquent ses membres devaient être pourchassés à travers la galaxie.
Son bâtiment était en cale sèche à ce moment là et il n'avait donc pu - à son grand soulagement - participer à la purge, assistant impuissant au remplacement de cette République plusieurs fois millénaire par l'Empire. Il avait juré fidélité à l'Ordre Nouveau. Que pouvait-il faire d'autre ? Ceux qui avaient refusé disparurent mystérieusement ou furent exécutés pour haute trahison. Il était rentré dans le rang, s'était comporté en officier loyal jusqu'à cette opération dirigée par le Seigneur Vador...
La voix du pilote à travers l'intercom l'arracha à ses réflexions :
- "Nous sommes presque arrivés commodore. Un enseigne de vaisseau vous attend sur l'aire d'atterrissage et vous mènera à la salle de guerre."
En effet, constata t-il, la navette s'approchait d'un des hangars de l'aile du Palais Impérial réservée au haut commandement de la marine. Une fois la navette posée et la rampe d'accès sortie, le commodore descendit et rendit son salut à l'enseigne qui attendait et le suivit.
Alors qu'ils traversaient un grand nombre de couloirs et de galeries d'observation, il songea que cet enchaînement démontrait autant le talent des architectes ayant conçu le bâtiment que le désir de l'Empereur de dérouter tout adversaire tentant d'envahir le palais. Au bout de plusieurs minutes, ils arrivèrent dans l'antichambre de la salle de guerre. L'enseigne salua et repartit. Le commodore salua l'unique occupant de la pièce.
- "Amiral.
- Commodore", répondit l'autre en lui rendant son salut. "Vous apprendrez bientôt la raison de votre venue ici, mais je voulais vous prévenir que la mention de votre nom n'a pas fait que des heureux. Faites bien attention", termina t-il.
- "Merci amiral", fut la seule réponse de Waldemar.
La porte s'ouvrit et ils entrèrent. L'amiral prit place à la droite du conseiller tandis que le commodore alla s'asseoir en face, là où un siège éloigné de tout vis à vis l'attendait. Le conseiller examina Waldemar pendant quelques instants.
Le commodore était un homme de taille moyenne et en bonne condition physique semblait-il. Ses cheveux grisonnants trahissaient ses trente années de service dans les marines républicaine et impériale, il arborait aussi une moustache méticuleusement taillée et son regard montrait la détermination et l'intelligence dont il avait souvent fait preuve à bord des vaisseaux qu'il commandait. Le conseiller sut qu'il avait affaire non seulement à un excellent officier mais aussi à un homme qui devait attacher une certaine importance aux idéaux tombés en désuétude de l'Ancienne République. "Un homme certainement redoutable si jamais on s'en fait un ennemi" ; pensa t-il.
Assis, Waldemar soutint l'examen visuel du conseiller. Enfin, ce dernier prit la parole.
- "Commodore, nul ici n'ignore vos états de service, mais comme vous le savez, certains éléments de votre dossier nous amènent à douter de votre ... engagement envers l'Empire. Toutefois, l'Empereur est prêt à faire table rase du passé si vous acceptez la mission que nous allons vous confier."
Waldemar baissa les yeux et plissa le front. "Il doit peser le pour et le contre, mais il sait forcément qu'il n'a guère le choix" se dit le conseiller.
Finalement, Waldemar releva la tête et tous purent constater qu'il arborait le regard d'un homme condamné. Il déclara alors :
- "Je comprends Excellence. Et je réussirai cette mission. Pour la gloire de l'Empire.
- Excellent commodore. Général Reese, vous pouvez commencer votre briefing."
Le général se leva tandis qu'un hologramme du système Ouranos apparaissait.
- "La mission a pour nom de code 'Mynock Magnifique'."
Sourires dans l'assistance.
- "Voici le système Ouranos dont la cinquième planète abrite une base militaire et une mission archéologique. Nous avons perdu tout contact avec eux depuis quarante-huit heures et tout porte à croire que ce n'est pas une panne d'émetteur. Vous prendrez la tête du groupe de combat constitué du destroyer Retaliator et des croiseurs légers Rancor et Hornet pour mener une opération de reconnaissance et de sauvetage. La partie terrestre sera assurée par le 537ème bataillon d'infanterie spatioportée et une compagnie mécanisée de soutien. Vous allez déployer vos forces, évaluer la situation et mettre un terme à toute forme de menace pouvant menacer la sécurité de l'Empire. Plus de détails vous seront fournis avec vos ordres de mission. Des questions ?
- Aucune général.
- Dans ce cas, vous pouvez disposer commodore."
Modifié en dernier par Titi77 le Dim 27 Jan 2008 - 15:39, modifié 5 fois.
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Messagepar Den » Sam 24 Fév 2007 - 12:28   Sujet: 

Alors d'après la mise en bouche, j'ai envie de lire la suite! c'est déjà bien partit :lol:

Il _nit en_n par annoncer aux autres qu'il était prêt.
Gné?

Voilà, j'ai terminé ma lecture. C'est vraiment passionnant! Bien écrit et tout! Bravo.
La suite?
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Messagepar Titi77 » Sam 24 Fév 2007 - 15:03   Sujet: 

Ah ça c'est un problème de copie de texte d'acrobat reader vers Word (ben oui et alors ?). Je pensais avoir tout corrigé, je relirais plus attentivement next time.
Content que ça te plaise en tout cas !
Titi77
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Messagepar Dark Méga » Dim 25 Fév 2007 - 11:42   Sujet: 

Moi aussi, j'adore!
Bien écrit et tout, j'ai rien à dire à part bravo ;)
J'espère que la suite (si suite il y a...) sera du même ordre de perfection...
Dark Méga ;)
Dark Méga, le sith à l'humeur colèrique et foudroyante...
Dark Méga, le MEGALO-SITH :D
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Messagepar Minos » Dim 25 Fév 2007 - 12:47   Sujet: 

Des Impériaux comme héros ? :shock:
Chouette, c'est original ! Et bien écrit, et alléchant, etc, et vivement la suite !

:lol: le coup du "destroyer qui arrive à toute vapeur"
Minos
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Messagepar Titi77 » Dim 25 Fév 2007 - 13:25   Sujet: 

Ah ça :D
Pour ce que j'en sais c'est l'expression consacrée pour un navire de guerre (même à propulsion nucléaire). Et puis je ne vois pas d'équivalent plus "starwarsien" ;)

Edit : la suite

================

Chapitre 2 - Embarquement


Incident : T + 52 : 00 : 00 ; base impériale. Espace profond


La plupart des bases impériales se trouvent à la surface de planètes faisant partie de secteurs stratégiques ; d'autres sont des stations spatiales destinées à défendre une planète ou des chantiers spatiaux. Mais la base qu'observait le caporal Sanaz Miren à travers le hublot du transport de troupes n'appartenait à aucune de ces catégories. Son rôle principal était de constituer un point de ralliement où les unités de la flotte peuvent se ravitailler, effectuer les réparations de première nécessité et se regrouper en vue de la prochaine mission. Pour toutes ces raisons et pour plus de discrétion, elle était située dans l'espace profond, sans aucun corps stellaire à proximité. Mais cette base avait une autre particularité : elle avait été creusée à l'intérieur d'un astéroïde afin d'améliorer sa protection. Protection due autant à cette armure naturelle qu'aux défenses intégrées.
Pourtant, Sanaz n'en avait cure : tout ce qui lui importait était la nouvelle unité à laquelle elle avait été affectée en tant que spécialiste ès démolitions. Elle avait travaillé dur pour obtenir son grade de caporal et sa qualification pour l'infanterie spatioportée, aussi voyait-elle cette mutation comme une récompense.
Le transport entamait les manœuvres d'approche et rejoignait l'un des hangars qui parsemaient la surface de l'astéroïde. On pouvait maintenant distinguer la myriade de batteries de turbolasers et de DCA, les lance-missiles,..., catalogue exhaustif de tous les engins défensifs conçus ou améliorés par l'ingénierie impériale. Il y avait aussi les points d'amarrage spécialement créés pour les vaisseaux de fort tonnage, quelques rares baies d'observation ainsi que les instruments de détection et de communication. Puis, la vue de l'extérieur de la base fut remplacée par celle du hangar ou le vaisseau se posa.
Une fois sortie du transport, Sanaz se renseigna sur la direction des quartiers de la troisième section, compagnie Bravo, 537ème bataillon d'infanterie spatioportée. Après plusieurs minutes de marche, elle finit par arriver dans un grand entrepôt comportant quatre baraquements préfabriqués : les quartiers de sa compagnie. Chaque baraquement était orné d'un chiffre indiquant la section qu'il abritait. Elle se dirigea donc vers le troisième ; en passant devant les premiers bâtiments, elle observa les soldats en armure - casque accroché à leur ceinture - vaquer à leurs occupations. Certains discutaient, d'autres effectuaient des exercices physiques ou inspectaient leurs armes. Des regards se tournèrent vers elle mais ne purent discerner grand chose hormis son armure flambant neuve ornée d'une épaulette rouge de caporal et le casque masquant son visage.
Devant le baraquement de sa section se trouvaient deux hommes portant chacun une épaulette, l'une de couleur orange et l'autre de couleur jaune. Ils avaient à peu près la même taille et étaient tous deux plus grands qu'elle. Le premier avait la carrure d'un lutteur professionnel, son visage était buriné par le soleil - certainement celui de son monde natal pensa Sanaz. Son regard dur l'observait avec acuité, comme pour évaluer la menace qu'elle représentait. Le deuxième homme, avec son épaulette jaune, semblait de prime abord être assez vieux à cause de ses cheveux gris mais son maintien et la vivacité dont il faisait preuve en l'observant lui prouva que ce n'était qu'une impression. Elle s'arrêta et les salua.
- "Caporal Sanaz Miren au rapport."
Ils lui rendirent son salut et le deuxième homme répondit :
- "Repos caporal. Ordres de mission ?
- Les voici mon lieutenant" dit-elle en lui tendant un databloc.
L'officier étudia la lettre et le dossier qui l'accompagnait à haute voix.
- "Caporal Sanaz Miren, native de Kuat, âgée de vingt-deux années standard ; spécialisée en démolitions, qualifiée pour l'infanterie spatioportée ; participation à deux opérations anti-piraterie dans le secteur de Commenor ; affectée à la troisième section de la compagnie B, 537ème bataillon, etc. Très bien caporal, bienvenue chez nous. Je suis le lieutenant Jarek et voici le sergent Hoffie ; il va vous présenter aux autres membres de l'unité. Nous avons une simulation d'assaut contre deux sections de la compagnie Aurek dans deux heures standard, j'espère que vous vous montrerez à la hauteur.
- Oui mon lieutenant.
- Bien ; et au fait, le casque est inutile en garnison : vous pouvez donc l'enlever caporal.
- A vos ordres" répondit Sanaz.
Elle retira son casque et révéla un visage aux traits fins, des yeux bleu azur et des cheveux châtains mi-longs. Cependant, une de ses mèches de cheveux avait bougé à son insu et révélé un détail insolite. Le lieutenant Jarek en fut intrigué mais n'en montra rien tandis que le sergent Hoffie eu plus de mal à dissimuler sa stupeur et eu un mouvement de surprise. Sanaz s'en rendit compte et remit prestement la mèche en place avant de se mettre au garde-à-vous par réflexe.
- "Repos caporal. Sergent, montrez lui ses quartiers.
- A vos ordres."
Resté seul, le lieutenant examina la photo jointe au dossier de Sanaz Miren. Elle ne révéla aucune différence avec la version en chair et en os. "Étrange, j'aurais pourtant juré avoir aperçu comme une sorte de .... Non j'ai du rêver" se dit-il.

***

Sanaz s'adossa contre le mur et sortit une mini-caméra de sa ceinture pour observer ce qu'il y avait de l'autre côté du coin.
Rien.
Elle hocha silencieusement la tête en direction du lieutenant à quelques pas de là. Celui-ci fit signe aux hommes de se préparer à la phase suivante de l'assaut. Cela faisait deux heures qu'elle les avait rencontrés. "Une fine équipe" les avait qualifiés - plus ou moins ironiquement - le sergent Hoffie.
Il y avait le caporal Jia Hanako, une femme froide à la peau sombre qui s'occupait des transmissions ; Rodger Misi, un petit homme nerveux aux cheveux roux qui lui aurait semblé plus à l'aise dans un bureau que dans le rôle de médecin de l'unité. Et puis il y avait aussi Ashoka Otieno, ce maniaque de l'électronique qui dépérit dès qu'on l'éloigne de son clavier et qui passe le reste de son temps à faire des blagues douteuses. Ensuite, les deux personnes responsables des armes lourdes : Derek Sandy, l'homme le plus petit de la section et meilleur ami d'Otieno. D'ailleurs Ashoka clamait haut et fort que Derek ne mesurant que 1,59m, il était inapte au service ; ce à quoi avait rétorqué l'intéressé : "Ma taille exacte est 1,59 m et 99mm ! Alors on arrondit à 1,60 m bon sang !". L'autre était une femme mince et agile répondant au nom de Kylee Stacia, d'apparence tellement fragile que Sanaz n'aurait jamais pensé au premier abord qu'elle s'occupait du second fusil blaster lourd de la section. Elle lui semblait aussi un peu trop sûre d'elle-même. Venaient ensuite ceux que l'on surnommait le "Quatuor" : Mapper, Compass, Helm et Stardriver. Leur particularité - et accessoirement point commun - était qu'ils étaient les seuls Clonetroopers du bataillon. Le sergent Hoffie lui avait dit qu'ils avaient reçu leur baptême du feu sur Kashyyyk et refusé toutes les offres de démobilisation proposées par l'état major, car - selon eux - ils ne s'adapteraient jamais à la vie civile. "En tout cas, avait conclu Hoffie, ils sont sacrément bons". Restait le lieutenant Adamo Jarek qui semblait souvent las de jouer au soldat - où étaient-ce les cheveux grisonnants ? et le sergent Ernst Hoffie dit "Jawa Juice" car originaire de la planète mère des Jawas : Tatooine. C'était le sergent typique : un porte-voix intégré aux cordes vocales, une carrure de lutteur professionnel et l'air aussi aimable qu'un Rancor affamé.
"Enfin bref, se dit Sanaz, ils ont l'air relativement compétents et la force d'opposition ne nous a toujours pas trouvés on dirait".
Ils effectuaient un exercice d'attaque contre deux des sections de la compagnie Aurek. Cette compagnie étant une compagnie de choc, les sections ne comportaient que cinq hommes au lieu des douze habituellement requis ce qui procurait aux hommes du lieutenant Jarek un avantage, aussi minime soit-il. Le but de l'exercice était simple : la section de Sanaz devait poser des charges explosives sur une cible située à l'autre bout du terrain d'exercice - un hangar rempli de containers, caisses et autres éléments de bâtiments préfabriqués - et les deux sections d'Aurek devaient les en empêcher. Ils avaient déjà parcouru la moitié du terrain et toujours aucun signe d'opposition. L'exercice se voulant le plus réaliste possible, ils portaient en sus de leur équipement standard une cible attachée au centre de leur armure et des armes réglées pour les activer ; les cibles étaient reliées à un réseau d'électrodes posées sous l'armure et stimulant les muscles du corps afin de faire tomber le porteur.
Une expérience assez désagréable.
Le quatuor fonça vers le coin. Sanaz s'accroupit et se pencha pour les couvrir; devant eux se trouvait une sorte de grand-place en plein milieu de la zone d'exercice. Évidemment, il n'y avait aucune couverture, aussi les quatre Clonetroopers se dirigèrent-ils vers un petit muret délimitant la cour d'un des deux bâtiments à l'autre bout de la place. Une fois arrivés, ils se mirent en position afin de couvrir le reste de la section qui se dirigea vers la construction située à gauche des clones. Au bout du bâtiment, il y avait une ruelle qui débouchait sur la zone de départ d'Aurek et accessoirement leur objectif.
Dernière arrivée, Sanaz couvrait les arrières de la section quand les hommes d'Aurek surgirent simultanément de plusieurs ruelles situées devant eux. Le combat s'engagea aussitôt et plusieurs adversaires tombèrent, mais Sanaz et ses compagnons avaient été pris par surprise dans une zone n'offrant que peu de couverture. Jia et Jawa Juice s'écroulèrent, le corps agité de spasmes. Aussitôt, le lieutenant Jarek ordonna un repli vers le quatuor qui commençait à les couvrir. Leur chance disparut quand la deuxième section d'Aurek surgit derrière les clones et en abattit deux par surprise avant que les autres ne s'abritent.
Les choses allaient très mal. Certes, ce n'était qu'un exercice mais ils s'étaient fait battre comme une compagnie de recrues. Une voix retentit dans le casque de Sanaz : "Caporal, allez-y ! Il y a une ruelle à deux mètres derrière vous !" Sans même accuser réception, elle courut vers ce passage et tourna le coin avant que plusieurs traits de blaster ne s'abattent là où elle se trouvait quelques secondes auparavant. Au bout de quelques mètres, Sanaz déboucha sur la zone de départ de leurs adversaires et aperçu l'objectif à une dizaine de mètres sur sa gauche. Tout en courant, elle mit son fusil-blaster en bandoulière et commença à fouiller dans sa musette pour en sortir les explosifs. Pendant sa course, les voix des membres de sa section furent peu à peu remplacées par des grésillements. L'autre événement notable auquel elle aurait du prêter attention était l'apparition d'une sentinelle de derrière l'objectif et qui la mettait en joue. La fin de l'exercice fut rapide et la couvrit de honte.

***

C'était le chef du bataillon qui présidait le débriefing de l'exercice, les commandants de compagnie se contentant de l'approuver. Le major Elpis Esyllt était une femme relativement grande aux cheveux roux et possédant un caractère bien trempé - nécessaire pour arriver à commander un bataillon d'infanterie spatioportée, qui plus est dans l'armée impériale.
- "Un exercice intéressant" dit-elle.
La séance avait commencé par l'exposé des plans mis en oeuvre par chaque groupe et s'était poursuivi par l'examen des images provenant des caméras de surveillance situées sur le terrain.
- "Tout le monde a à la fois suivi le manuel à la lettre et fait preuve d'initiative. Lieutenant Jarek, ordonner au caporal Miren de fuir l'engagement pour atteindre l'objectif était très intelligent et vous vaudra un bonus. Par contre, il me semble que l'entraînement qui vous a été prodigué portait entre autres sur les différentes méthodes pour échapper à une embuscade. Souvenez-vous que l'ennemi ne fera preuve d'aucun scrupule pour vous éliminer..."
Le major Esyllt continuait le débriefing en examinant avec les officiers les différentes options qui auraient pu être utilisées pour se sortir de ce piège et quelques plans d'attaque supplémentaires. Mais Sanaz n'écoutait pas, elle était perdue dans ses pensées et revoyait sans cesse son échec : si elle avait vu la sentinelle,... Elle se savait être sur la sellette en termes de confiance accordée par ses frères d'armes et qu'au prochain échec elle risquait d'être exclue du bataillon. Ou pire. Un message au major l'arracha à ses réflexions. Quand celle-ci eu quitté la communication, elle annonça :
- "Les vaisseaux sont arrivés. Préparez-vous à l'embarquement, nous partons dans 4 heures. Rompez."
L'embarquement du matériel lourd étant réalisé par des droïdes "dockers", les hommes n'avaient qu'à préparer leur paquetage ; ce qu'ils faisaient tout en discutant du résultat de l'exercice, de l'objectif de cette mission mystérieuse... Un peu à l'écart, le lieutenant Jarek et le sergent Hoffie observaient leurs hommes. Ils virent Ashoka donner une démonstration de ses "talents" d'acrobate et s'écrouler sur le sol. Alors que les rires retentissaient, le lieutenant demanda :
- "A ton avis, comment est le nouveau caporal ?
- Comment ça ?
- Ne fait pas l'idiot, tu l'as bien vue retirer son casque devant nous tout à l'heure.
- Oui. Et bien... C'est assez difficile à dire mais il y a quelque chose d'étrange : elle est très compétente et à l'air de s'intégrer, mais en même temps, elle est distante... Je veux dire, elle a plusieurs fois esquivé des questions relatives à son enfance sur Kuat ; d'accord ça ne veut rien dire et tu me diras qu'on a tous nos petits secrets, moi le premier. Mais...
- Mais quoi ?
- Ses cheveux sont plus longs que ce que le règlement autorise. Je sais, c'est idiot comme remarque mais elle en a certainement plus que la longueur réglementaire et puis ça ne doit pas être très pratique sous son casque... Enfin, je peux dire des bêtises bien sûr.
- Non, non, je l'ai remarqué aussi. Mais jusqu'à avis contraire, c'est un excellent soldat et un loyal servant de l'Empire et de l'Ordre Nouveau, d'accord ?
- Compris. Quand à sa bévue de tout à l'heure, elle évitera de refaire ce genre d'erreur à l'avenir non ?
- Bien sûr, même si elle a l'air mal à l'aise à cause de ça. Elle se rattrapera, j'y veillerai.
Un peu plus loin, Sanaz venait de terminer son paquetage et remplissait sa musette avec son kit de désamorçage et d'autres outils liés aux démolitions. Rodger - le médic - passa non loin et elle remarqua qu'il avait le regard perdu et marmonnait sans cesse, comme si il ressassait quelque chose de pénible lié à son passé. Elle reprit son travail en se disant qu'il devait certainement parler d'une ancienne mission. La voix de Jawa Juice retentit alors :
- "Embarquement immédiat ! Allez, bougez-vous et plus vite que ça !"
La section répondit par un "Sergent, oui Sergent !" sonore et se dirigea vers les hangars aux pas de gymnastique.

***

Trois vaisseaux étaient amarrés à l'extérieur de la base. Les deux plus petits chargeaient des vivres pendant que des techniciens et des droïdes s'affairaient pour effectuer des réparations de routine. Le plus grand - le Retaliator en fait - était relié à la base par plusieurs passerelles télescopiques afin d'opérer le transbordement des passages. Véhicules et matériel étaient chargés dans des transporteurs qui faisaient la navette entre la base et le hangar du vaisseau. C'était un engin absolument gigantesque - même comparé à la base - mesurant près de deux kilomètres de longueur, il était de forme triangulaire les moteurs et l'île étant regroupés à l'arrière entourés par les batteries les plus lourdes. Les hangars s'ouvraient sur la face inférieure du destroyer et étaient au nombre de trois. Le plus grand d'entre eux pouvant accueillir l'un des deux escorteurs.
La section de Sanaz s'engagea sur l'une des passerelles et à son arrivée fut dirigée vers les quartiers qu'elle occuperait pendant le voyage. Le destroyer Retaliator n'emportant pas son plein contingent de troupes, il y avait suffisamment de place à son bord pour loger confortablement tout le bataillon et la compagnie mécanisée de soutien.
En plus d'être un gigantesque transport de troupes, le destroyer servait de base à quatre escadrons de chasseurs TIE et Nimbus, des chasseurs d'assaut Arc-170, des appareils de reconnaissance et de nombreux transport d'assaut.
Le transbordement terminé, les passerelles furent désaccouplées et ramenées vers la base tandis que les trois vaisseaux prenaient de la distance. Quelques instants plus tard, une navette se posa dans le hangar du Retaliator et le commodore Waldemar en descendit. Il emprunta immédiatement un turbolift vers la passerelle ; là, il fut accueilli par le commandant du vaisseau et son second. Le capitaine était un peu plus grand que le commodore et n'avait que des favoris pour se distinguer d'une affiche de recrutement. Le second, lui faisait preuve d'une apparence plus "classique" mis à part le fait qu'il était petit ce qui donnait un effet comique involontaire lorsqu'il se mettait au garde à vous près du capitaine.
- "Bienvenue à bord du Retaliator, commodore. Je suis le capitaine Esmé Joris et voici mon second, le premier lieutenant Obré."
Waldemar leur rendit le salut et déclara :
- "Merci de votre accueil, capitaine. Je vous suggère de faire venir les commandants des escorteurs ainsi que celui des forces d'infanterie et des opérations aériennes pour que je puisse exposer le but de notre mission.
- Très bien commodore, le lieutenant Obré va vous mener à la salle de réunion. Devons nous appareiller sur le champ ?
- Oui, prenez un cap pour le secteur de Dantooine une fois les officiers à bord."
Pendant que les différents ordres étaient donnés et que les commandants du Hornet et du Rancor étaient amenés à bord du vaisseau amiral, la flottille s'aligna sur le cap à suivre et passa en hyperespace.
Modifié en dernier par Titi77 le Sam 10 Mar 2007 - 12:02, modifié 1 fois.
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Messagepar Dark Méga » Dim 25 Fév 2007 - 15:40   Sujet: 

Encore une fois c'est super!
Y aura-t-il une autre suite???
Dark Méga ;)
Dark Méga, le sith à l'humeur colèrique et foudroyante...
Dark Méga, le MEGALO-SITH :D
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Messagepar Titi77 » Dim 25 Fév 2007 - 17:39   Sujet: 

Bien sûr :)
Actuellement, il y a 8 chapitres de prévus (je voulais faire simple mais ça se complexifie ...). Bref on verra bien où ça va me mener.
Je poste le chapitre 3, le 4 est écrit mais je dois encore le relire et le taper (oui je crois encore au papier) donc ça me prendra plus de temps.

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Chapitre 3 - Embuscade

Incident : T + 3 jours & 12 : 00 : 00 ; Palais Impérial, Centre Impérial


Il sentit l'officier trembler nerveusement bien que celui-ci soit encore de l'autre côté de la porte de sa suite. "Une bonne chose que la peur, se dit-il, elle permet de maintenir leur efficacité et la promesse de récompenses ou de sanctions, leur loyauté". Il se prépara à le recevoir et remit son casque blindé. Depuis son "accident", il ne pouvait plus respirer hors d'un environnement contrôlé tel que ce caisson ou sa combinaison. Mais il était Seigneur Noir des Sith, il retrouverait celui qui l'avait réduit à cette misérable condition, qui avait détruit sa vie et le ferait payer. Il arriverait à maîtriser le pouvoir du Côté Obscur et régénérerait son corps meurtri ; un jour, il pourrait de nouveau vivre sans cette technologie et alors il serait plus fort que jamais, plus fort que l'Empereur.
Un jour...
La porte s'ouvrit et l'officier entra. Il s'agissait du commandant du destroyer chargé d'enquêter sur l'"incident" survenu à Chorax. L'homme s'inclina et annonça :
-"Monseigneur, j'apporte des conclusions troublantes à propos de mes recherches.
- Parlez, Capitaine, lui ordonna Vador.
- Mes hommes ont retrouvé le canon à ions utilisé lors de l'attaque. Il s'agit d'un modèle employé au sein des forces de défense planétaires.
- Des traces des servants ?
- Non, Monseigneur. Cette pièce d'artillerie était entièrement automatisée et programmée pour attaquer ce cargo en particulier."
L'homme marqua une pause.
- "Il y a aussi autre chose...
- Quoi ?
- Nous avons retrouvé une pièce identique de l'autre côté de la planète, comme si ceux qui les avaient placées là savaient que la cible passerait dans le système et tenterait de contourner la planète, voire de s'y poser.
- Alors, il s'agit non seulement d'une embuscade mais vous insinuez qu'il y aurait des traîtres au plus haut niveau du commandement de la flotte ? A qui d'autre avez-vous fait part de ces conclusions ? Répondez Capitaine !
- À... À personne d'autre Seigneur Vador. Les seules traces écrites sont ici et ne parlent que de l'enquête sur les canons à ions. Vous avez ma parole", répondit-il en lui tendant un databloc.
-"Très bien, votre loyauté et votre silence sur cette affaire seront récompensés, Commodore. Mais si vous faîtes mention de ceci à qui que ce soit d'autre, je vous exécuterais en personne.
- A vos ordres Monseigneur !"
L'officier nouvellement promu s'inclina et repartit précipitamment. "Ainsi, mes craintes étaient fondées", pensa Vador, "l'Empereur n'appréciera pas ceci... Pourtant nos adversaires n'auraient pas fait usage de canons à ions s’ils voulaient venir en aide à ces misérables Jedi. Que peuvent-ils vouloir faire d'eux ?" Mais même le Côté Obscur n'avait pas de réponse à cela ; aussi Vador décida t-il de concentrer sa rage sur un objectif plus concret et ordonna qu'un de ses droïdes de combat soit préparé. Tout en se dirigeant vers la salle d'entraînement, il se rappela l'annonce de cet incident avec la mission archéologique impériale et se demanda ce que l'Empereur avait bien pu trouver à cette planète insignifiante pour y envoyer des scientifiques...



Incident : T + 3 jours & 18 : 00 : 00 ; ISD Retaliator


La passerelle de commandement du destroyer bourdonnait de son activité habituelle. Les baies de transparacier ne montrant que les aberrations visuelles dues au trajet du vaisseau dans l'hyperespace, le personnel se concentrait sur ses taches.
"Réintégration de l'espace normal dans une minute" annonça l'officier chargé de la navigation. Au milieu de la passerelle, le commodore Waldemar discutait avec le capitaine Joris et le major Esyllt. Le lieutenant Obré se trouvait avec le colonel Taras - responsable des opérations aériennes - prêts à intervenir en cas d'attaque lors du passage en vitesse subluminique.
Les traits de lumière redevinrent des étoiles et, au centre de la baie apparu une sphère brunâtre autour de laquelle orbitaient deux lunes. La procédure avait été répétée maintes fois et était même standardisée au sein de la Marine Impériale : du hangar principal jaillit une escadrille de chasseurs TIE destinées à la protection rapprochée du destroyer. Quelques secondes après, le Rancor et le Hornet firent eux aussi leur apparition dans le système et se mirent en position d'escorte. Sur la passerelle, Reiner et le major Esyllt analysaient les observations rapportées par les capteurs du vaisseau. A quelques consoles de là, la vigie radio tentait d'établir le contact avec la surface de la planète. Sans succès.
-"Rapports", ordonna le commodore.
-"Aucune réponse à mes demandes de contact", annonça le radio.
-"Le satellite relais répond à nos signaux Monsieur", déclara un enseigne, "nous établissons une liaison sécurisée avec le haut commandement de la flotte.
- Les systèmes de communications du camp archéologique et de la base sont opérationnels, commodore.
- Bien, que donne l'analyse des formes de vie ?
- Uniquement la faune locale Monsieur. Rien qui puisse passer pour un humanoïde.
- Permission de débarquer mes troupes ?" interrogea le major Esyllt.
-"Faites embarquer les compagnies B et C, mais que les transports restent dans le hangar pour le moment. Colonel Taras, la deuxième escadrille escortera les transports comme prévu, le premier vol part en reconnaissance vers la base et les deux autres restent en stand-by.
- A vos ordres."
Les officiers relayèrent les ordres par comlink ; puis quatre TIE se dirigèrent vers la surface de la planète.
A bord de la barge transportant la compagnie B, Sanaz et ses camarades écoutaient avec attention le rapport des chasseurs envoyés en reconnaissance, le major Esyllt ayant demandé à ce que les communications soient retransmises à l'ensemble du groupe de combat.
-"Nous venons de pénétrer dans la vallée qui mène à la base, toujours aucun signe de vie. Nous approchons par l'Est... Encore un tournant et... là voilà. Aucune activité, je répète : aucune activité. Pourtant, les installations semblent intactes et les balises de rappel fonctionnent. Demande instructions, à vous.
- Restez en position jusqu'à l'arrivée des transports, une fois le périmètre sécurisé, vous vous poserez là-bas pour ravitailler", ordonna le colonel Taras.
-"Bien reçu."
La voix du major Esyllt retentit alors dans les haut-parleurs :
"Vous avez entendu la communication, nous vous envoyons en bas pour continuer la reconnaissance. Aucun changement au plan établi. Bonne chance à tous. Pour l'Empire.
- Pour l'Empire ! répondirent-ils d'une seule voix.
Lentement, les deux transports décollèrent - entourés de leur escorte - et accélérèrent en direction d'Ouranos V.
Sanaz se remémora le dernier briefing : la compagnie C serait déployée en premier et devait sécuriser la plate-forme d'atterrissage tandis que sa compagnie explorerait la base à la recherche du personnel. A sa droite, elle vit Ashoka en train de terminer les réglages de la radio longue portée. Plus loin, les autres hommes étaient assis, engoncés dans les harnais de protection, leurs armes arrimées verticalement à portée de main. La combinaison de la faible lumière rouge à l'intérieur du transport et de la peinture en un patchwork jaune brun de leurs armures donnait à la scène un aspect surréaliste.
Vers l'avant de la soute, le lieutenant Jarek et Jawa Juice étaient assis côte à côte, silencieux, songeant certainement à ce qui les attendait là-bas ou à combien d'entre eux ne reviendraient pas. Le médic avait l'air de s'être calmé depuis leur embarquement et les autres restaient silencieux - surtout à cause du bruit occasionné par leur entrée dans l'atmosphère.
Le temps passa et, soudain, la lumière passa du rouge au vert. Le pilote confirma l'imminence du largage et les chasseurs d'escorte modifièrent leurs positions pour laisser plus de champ de manœuvre aux transports tout en opérant leur jonction avec le reste de l'escadrille.

Le premier transport se dirigea vers la plate-forme d'atterrissage tandis que le second commença à décrire des cercles un peu en retrait.

-"Ils vont bientôt débarquer" annonça le colonel Taras aux officiers présents.
Sur la passerelle, tous les regards étaient rivés sur l'hologramme tactique retransmit par les chasseurs.

La porte de la soute était maintenant ouverte et les soldats prêts à sortir. Le vaisseau s'approcha du sol sans toucher terre et le commandant de la compagnie cria un ordre. Aussitôt, les soldats quittèrent l'abri du transport et coururent sur la plate-forme.

Quelques minutes plus tard, la voix du radio de la compagnie C retentit sur les ondes :
- "Site d'atterrissage sécurisé, aucun signe de vie. Procédons comme prévu, terminé".

Aussitôt, le major Esyllt confirma l'exécution de la suite du plan et la compagnie B put amorcer son débarquement.

A bord du second transport, les soldats purent constater à leur tour que l'hologramme tactique utilisé lors des briefings était l'exacte réplique du complexe se trouvant sous leurs yeux. S'étendant de la montagne à la plaine plus loin, il constituait approximativement un rectangle dont la plus grande longueur serait orientée est-ouest. Bien que la plus grande partie de la base se trouvait sous terre, quelques bâtiments dont la plate-forme d'atterrissage et le centre de commandement s'élevaient à quelques dizaines de mètres au-dessus du sol.
Le site étant sous contrôle, le vaisseau put se poser directement et les soldats sortirent prestement. Le commandant de la compagnie donna quelques ordres à ses hommes et ils partirent vers la porte principale du centre de commandement à l'autre bout du terrain d'atterrissage ; leur objectif principal étant le PC central en haut de la tour de contrôle. Autour d'eux, les hommes de la compagnie C établissaient quelques défenses légères.
La troisième section fermait la marche et, alors que Sanaz se disait que la porte d'entrée n'allait pas s'ouvrir d'elle-même, les hommes de tête indiquèrent par radio que la porte était fonctionnelle et reconnaissait leurs badges d'identification.
Les éclairages et tous les systèmes étaient fonctionnels, même les droïdes d'entretien accomplissaient imperturbablement leur tâche. Pourtant, l'absence de signes de vie de la part de la garnison rendait la scène étrange et les conversations cessèrent rapidement. Ils s'étaient séparés en quatre groupes et - ne voulant pas se fier aux turbo élévateurs - progressaient vers le sommet de la tour en utilisant les escaliers de secours. Le seul incident notable intervint quand Kylee appela ses équipiers pour leur montrer ce qu'elle avait trouvé : des impacts de blaster au plafond de ce qui devait être un dépôt d'équipement quelconque mais se trouvait dépouillé de tout mobilier.
- "OK, on garde son calme et on continue" les rassura la voix de Jawa Juice.
-"Sergent, occupez-vous de l'arrière garde avec Derek et Helm", ordonna le lieutenant Jarek.
-"A vos ordres".
Les différents groupes finirent par se retrouver au PC, lui aussi entièrement fonctionnel. Un premier contrôle des différents systèmes montra que l'antenne relais était désalignée. Plusieurs soldats entreprirent d'examiner les enregistrements des holocams de surveillance.
-"Major, compagnie B au rapport. Sommes au PC de la base. Aucun signe de la présence de la garnison. Sommes en train de réaligner l'antenne relais de la base pour obtenir une meilleure liaison. Un premier examen des enregistrements des holocams ne montre que des couloirs vides exceptés les droïdes d'entretien. À vous.
- Bien reçu capitaine", répondit le major Esyllt. "Établissez un périmètre à votre étage, envoyez une équipe contrôler la caserne et postez aussi des sentinelles sur le toit de la tour. À vous.
- Compris, exécution en cours. Terminé."
La transmission fut coupée et le major se tourna vers le commodore et le colonel Taras qui assistaient au déroulement de la mission.
- "C'est incompréhensible !" S'exclama t-elle. "Comment tout un régiment a-t-il pu disparaître sans laisser de traces ?"
Le commodore ne répondit rien, songeur. C'est alors que le colonel prit la parole :
- "Et si les droïdes d'entretien avaient eu le temps de faire disparaître toute trace d'une attaque surprise ?
- Des soldats impériaux ne se laisseraient jamais prendre par surprise !" s'emporta le major.
- "Calmez-vous", conseilla Waldemar. "Nous ne savons pas ce qui s'est passé et ce qui m'inquiète c'est que si on les a attaqués par surprise, les agresseurs pourraient recommencer avec nos hommes."

***

- "Lieutenant Jarek, allez contrôler la caserne au niveau -3 avec votre équipe.
- Compris."
Les soldats se dirigèrent vers la cage d'escalier la plus proche. Pendant ce temps, le reste de la compagnie B entreprit de sécuriser l'étage.

A bord des chasseurs de la couverture aérienne, les pilotes commençaient à trouver le temps long. Le premier vol s'était posé sur la plate-forme principale aux côtés des transports de troupes et ravitaillait. Il ne restait plus qu'un appareil sur la liste d'attente quand un des pilotes du vol deux appela le chef d'escadrille :
- "Leader, ici 7. Ai remarqué que les batteries de DSA de la vallée sont actives et suivent nos déplacements. A vous.
- 7, ici Leader. Bien reçu. A tous : vérifiez vos transpondeurs IFF , ce n'est pas le moment de déclencher des tirs alliés."
Les autres pilotes accusèrent réception et se mirent à contrôler leurs systèmes. Soudain, un cri angoissé retentit, bientôt suivi par d'autres.
- "Leader, je détecte l'allumage de plusieurs radars de tirs. Attendez que... Alerte ! J'ai un avertissement de verrouillage !
- Vérifiez vos IFF bon sang ! A tous : placez-vous immédiatement hors de portée et...
- Ici 9, les défenses de la base se sont verrouillées sur moi ! Je...
- Dégagez ! C'est un ordre !
- On me tire dessus ! Stabilisateur tribord touché !
- Éjection !"
Toutes les batteries de défense sol-air de la vallée venaient de se démasquer et attaquaient les chasseurs impériaux. Trois appareils furent abattus avant d'avoir pu réagir, les autres tentèrent de dégager et deux d'entre eux se percutèrent. Un sixième tenta un atterrissage en catastrophe et s'écrasa au sol. Les deux derniers chasseurs quoique endommagés purent retrouver la sécurité de l'espace mais furent pris pour cibles par les batteries à longue portée et se transformèrent en traînées de flammes.
A bord du Retaliator c'était l'effervescence : le colonel Taras et le major Esyllt tentaient d'établir un contact radio avec leurs hommes tandis que le capitaine Joris mettait la flottille hors de portée des batteries les plus lourdes. Le croiseur Rancor ne fut pas assez rapide et plusieurs tirs l'atteignirent et transpercèrent la coque en plusieurs endroits, des flammes s'élevèrent mais les moteurs finirent par répondre et le vaisseau blessé put se mettre en sécurité. Quand au commodore Waldemar, il contemplait l'hologramme tactique de la planète montrant tout le réseau défensif. Un réseau si dense qu'il sut qu'ils ne pourraient jamais récupérer les survivants du 537ème sans lancer une attaque à grande échelle. Si jamais il restait encore qui que ce soit à sauver...
A l'extérieur de la base, c'était le chaos : les défenses anti-personnels s'étaient elles aussi activées et s'attaquaient aux transports. Faiblement protégés, les hommes de la compagnie C furent massacrés avant d'avoir eu le temps de s'organiser et les vaisseaux mis en pièces un à un.
Dans le PC, le commandant de la compagnie B s'évertuait à tenter de désactiver les tourelles automatiques mais les commandes de sécurité ne répondaient plus et il fut déconnecté de l'ordinateur central suite à un changement des codes de sécurité. Le radio lui annonça que les liaisons longue portée étaient brouillées : ils étaient seuls.
Des bruits de fusillades venant des couloirs lui apprirent que les défenses internes venaient elles aussi d'être activées. Quelques secondes plus tard, une dizaine d'hommes entrèrent dans la pièce traînant des blessés avec eux. Le militaire se reprit et ordonna d'élever des barricades à tous les accès menant au PC. Pendant que les médics s'occupaient des blessés, il ordonna au radio de contacter la troisième section.

***

- "Ici Mapper, encore un dortoir vide. A vous.
- Bien compris, continuez les recherches. Jarek, terminé."
Ils s'étaient séparés en trois groupes pour aller plus vite. Ignorants du carnage se déroulant à l'extérieur, du fait de leur présence à plusieurs dizaines de mètres sous terre. Le lieutenant Jarek menait le groupe principal comprenant Jia, Rodger et Derek et contrôlait les salles communes. Jawa Juice fouillait les dortoirs du personnel non combattant avec Sanaz, Ashoka et Kylee. Les clones opéraient ensemble - comme à leur habitude - et s'occupaient des pièces restantes.
La visite de ces pièces parfaitement rangées et nettoyées mettait Sanaz mal à l'aise. De savoir que ceux qui vivaient ici depuis plus d'un an avaient disparu sans laisser de traces alourdissait une atmosphère déjà pesante. Le craquement de la radio fut donc un soulagement - secret - pour la petite troupe.
- "Lieutenant Jarek, écoutez-moi", retentit la voix du commandant de la compagnie. "Toutes les défenses automatiques de la base ont été réactivées et prennent nos hommes pour cible. On a déjà perdu la compagnie C et la couverture aérienne. Tous les codes d'urgence sont inopérants. Je veux que vous et vos hommes alliez couper le générateur principal trois niveaux plus bas. Il se trouve à 200 mètres de votre position en direction de la montagne. Pour l'instant le reste de mes hommes est plus ou moins en sécurité mais ne traînez pas !
- A vos ordres. Jarek, terminé. Bon vous avez tous entendu," reprit le lieutenant. "Rassemblement dans le mess des officiers au centre de l'étage. Exécution !"
Alors qu'ils se dirigeaient au pas de course vers le point de rendez-vous, il demanda à Jia :
- "Aucun contact avec la flotte ?
- Négatif mon lieutenant, mais nous sommes trois niveaux sous la surface, les interférences sont normales.
- D'accord, prévenez-moi de tout changement.
- A vos ordres".

- "Caporal, magnez-vous ! On fera du tourisme une autre fois !
- A vos ordres sergent", répondit Sanaz.
Mais elle ne bougea pas tout de suite. Au contraire, elle s'attarda sur les étagères contenant plusieurs vieux holofilms et quelques revues. Un holodisque de données posé sans grand soin du reste attira son attention et sans réfléchir, elle le fourra dans son sac avant de rattraper les autres au pas de course.
Ils se retrouvèrent dans la salle à manger des officiers. Ici comme ailleurs, tout était impeccable et ils surprirent un droïde nettoyeur finissant d'aspirer la poussière des tapis avant de partir vers le point suivant de son parcours. La réunion fut rapide, ils se placèrent autour d'une table et Jawa Juice déploya un hologramme des niveaux souterrains de la base.
- "Voilà, nous sommes ici : niveau -3, les quartiers d'habitation. Pour arriver au générateur principal, il nous faut traverser les entrepôts du niveau -4, l'armurerie au niveau -5 et enfin trouver le bon couloir au niveau -6 en espérant qu'aucune tourelle de défense ne se trouvera sur notre chemin.
- D'accord," déclara Adamo. "Nous n'utiliserons pas les turbo élévateurs mais les galeries d'entretien qui leur sont parallèles. A priori elles sont beaucoup moins surveillées. On ne s'attardera pas aux différents niveaux traversés. En passant près des turbolifts B34 et B45, on peut arriver quasi directement au niveau -6. Formation commando, gardez les yeux ouverts et pas de blagues. Compris ?
- Oui ! !", répondirent-ils tous en chœur.

***

Pour la vingtaine d'hommes retranchés dans le PC central, le plus angoissant n'était pas l'attente mais le brouillage des communications, aussi bien vers les vaisseaux en orbite haute que vers la troisième section qui progressait vers le générateur. Envoyer des hommes pour les assister était voué à l'échec, les défenses automatiques situées à leur étage étant toujours intactes. Aussi guettaient-ils le premier signe de faiblesse des équipements électroniques indiquant la coupure du générateur.
L'inactivité semblait aussi causer des hallucinations aux hommes car plusieurs sentinelles juraient avoir entendu des bruits métalliques. Les plus rationnels déclaraient que ces sons étaient causés par la dilatation de structures en duracier dans les couloirs, les plus imaginatifs les comparaient à des bruits de pas et imaginaient la présence de toutes sortes de créatures mais ils étaient raillés par leurs compagnons d'armes. C'était à qui rirait le plus fort pour cacher aux autres sa propre peur.

En orbite, le capitaine Joris écoutait le rapport de l'officier commandant le Rancor : vingt-sept tués et blessés, deux brèches dans la coque ayant subi une réparation de fortune et une batterie de turbolaser hors d'usage. Le bilan aurait pu être pire. Bien pire. Il coupa la communication et appela la salle des machines pour demander un préchauffage des hyper propulseurs. Le major Esyllt, qui se trouvait à côté, entendit l'ordre. Aussitôt, elle se dirigea, intriguée, vers le capitaine.
- "Que se passe t-il ? Pourquoi préparer un saut en hyperespace maintenant ?
- Et bien, major... Vos troupes se sont faîtes décimer lors de cette embuscade et avec toutes les défenses planétaires actives, notre groupe de combat n'a pas assez de puissance de feu pour frayer un passage à une éventuelle mission de sauvetage. Pourvu, bien entendu, qu'il reste des hommes à sauver et je...
- Quoi ? ! Vous savez aussi bien que moi qu'une des deux compagnies est encore là-bas, les scans thermiques l'ont prouvé ! Je ne vais pas abandonner mes hommes sans avoir essayé de les sortir de là !
- Faîtes vous une raison, major : nous ne pouvons pas les sauver seuls et les informations que nous avons recueillies doivent parvenir de toute urgence au haut commandement.
- Alors envoyez un message ! Ne partez pas !
- Calmez-vous major."
La voix qui venait de s'exprimer se voulait apaisante mais ferme. Le commodore attendit que sa réplique fasse effet avant de poursuivre :
- "Capitaine, préparez un droïde messager destiné au Seigneur Vador avec le message que je vous fournirai."
L'assistance fut frappée de stupeur. En effet, les droïdes messagers étaient extrêmement chers - ce pourquoi la flottille n'en avait que deux - et soumis aux aléas de tout trajet hyperspatial. Mais si le droïde messager n'avait pas à s'autodétruire en cas de problème, le message était certain d'arriver au destinataire. L'autre raison de cette stupeur était l'animosité bien connue entre l'expéditeur et le destinataire. Beaucoup pensaient même que le commodore avait délibérément endommagé le vaisseau qu'il commandait à l'époque afin d'éviter de participer à cette fameuse mission. Malheureusement pour Waldemar, son absence avait causé l'échec de l'opération et attiré sur lui l'ire du Seigneur Noir. Répondant à la question silencieuse de ses subordonnés, le commodore déclara :
- "Je suis bien conscient des implications mais je suis certain que le Seigneur Vador ne prendra pas l'affaire à la légère."
Personne ne fut dupe : quand tout ceci serait terminé, les pertes en vies humaines et en matériel seront reprochées à Waldemar et la sanction serait sévère.
- "Ensuite, nous n'allons pas rester ici les bras croisés. Capitaine, déployez plusieurs sondes de reconnaissance, je veux connaître l'emplacement de chaque batterie, chaque radar. Major, que le reste des troupes au sol soit prêt à embarquer y compris les unités mécanisés. Colonel, je veux un rapport sur l'état des forces capables de fournir un soutien aérien rapproché à nos troupes. Enfin, je veux que les transmissions arrivent à percer ce brouillage et reprendre contact avec nos hommes en bas. Exécution."
Bientôt, plusieurs objets sortirent des hangars du destroyer et se positionnèrent autour de la planète. Sauf un qui prit le cap le plus direct vers le Centre Impérial et passa en hyperespace.

***

Après une bonne demi-heure de progression sans histoires, ils étaient arrivés dans l'armurerie et cherchaient la cage d'escalier vers le niveau inférieur. Contrairement à leurs craintes, ils pourraient faire usage de leurs armes à cet étage car l'armurerie avait été vidée de tout son contenu : fusils blasters, détonateurs thermiques, blasters lourds, munitions,... Seules restaient les munitions destinées à l'aviation et aux engins lourds. Maintenant, ils commençaient vraiment à se poser des questions et le lieutenant savait que la panique pourrait surgir à tout moment. Derek et Mapper ouvraient la marche et indiquèrent par un clic de leur radio qu'ils avaient trouvé cet escalier. Jarek s'assura que Jia le suivait et fit un signe de la main pour reformer la colonne. Derrière lui venaient Sanaz et Helm puis Ashoka et Compass tandis que Jawa Juice et le médic contrôlaient l'arrière garde avec Kylee et Stardriver.
Quelques coups de pieds suffirent à ouvrir la porte et ils descendirent. Les lumières se firent plus rares tandis que le nombre de câbles et de canalisations s'accroissait. Enfin, ils arrivèrent à l'étage désiré et après un rapide contrôle suivirent le couloir d'accès principal. Au bout de plusieurs minutes, ils virent la première série de portes coupe-feu protégeant l'accès au générateur. Un espace permettant de laisser passer une seule personne à la fois était dégagé entre les deux battants. Plus loin, ils apercevaient la deuxième série de portes - plus petite. L'espace séparant les deux étant désert, ils purent progresser rapidement.
Enfin, ils arrivèrent dans une pièce au milieu de laquelle trônait le bunker commandant le générateur. Sur leur gauche se trouvait une petite infirmerie pour les cas d'urgence et au loin la série suivante de portes coupe-feu, fermée cette fois-ci. Mais, ils n'avaient pas besoin d'aller plus loin ; aussi le lieutenant ordonna t-il à Jawa Juice, Kylee, Compass et Stardriver de tenir position à la deuxième série de portes tandis que Helm, Mapper, Derek et le médic contrôlaient le reste du secteur. Les autres suivirent le lieutenant et entrèrent dans la station de commande.
Sanaz et Ashoka entreprirent sur le champ de trouver les commandes d'arrêt d'urgence tandis que Jia essayait de contacter le reste de la compagnie. Mais elle n'obtint que des parasites. "C'est à cause des enceintes de confinement du générateur" déclara le lieutenant Jarek. Personne n'osa le contredire.
Finalement, ils réussirent à arrêter le réacteur, et les lumières du complexe s'éteignirent avant d'être remplacées quelques secondes plus tard par l'éclairage de secours - plus sombre.

Au PC de la base ce fut une explosion de joie quand les hommes de la compagnie B eurent confirmation de l'arrêt des défenses. Cependant, le brouillage continuait et, par les fenêtres, ils pouvaient voir les turbolasers de la vallée continuer à tourner sur leur axe - cherchant des cibles. Cet enthousiasme fut de courte durée quand une série de bruits métalliques commença à retentir de plus en plus fort. Les soldats tentaient toujours d'identifier les bruits quand une rafale de lasers faucha la moitié d'entre eux. Les survivants répliquèrent par un tir de barrage nourri mais ne virent pas les sphères métalliques traverser les barricades de fortune et rouler au milieu de la pièce. La boule de feu résultant de l'explosion des détonateurs thermiques acheva toute résistance à l'étage.

Abrités derrière la seconde porte coupe-feu, Jawa Juice et les deux clones "couvraient" Kylee qui était allongée entre les deux battants avec son blaster à répétition T-21 déployé devant elle. L'éclairage venait de passer sur le générateur de secours depuis deux minutes quand, soudain, une série de bruits métalliques retentit. Le bruit alla en s'amplifiant quand des tirs de blasters venant de l’arrière de la première porte détruisit les éclairages du couloir. La réaction fut immédiate : les quatre soldats passèrent en mode de vision nocturne et le sergent contacta le reste de l'escouade pour leur dire qu'ils étaient attaqués et attendit les accusés de réception. Pendant ce temps, les deux clones s'étaient accroupis de part et d'autre de Kylee - en joue. Jawa Juice tira sur un poste électrique commandant les éclairages de leur côté de la porte pour éviter qu'ils se fassent repérer trop facilement et se joignit à eux.
L'attente semblait interminable. Soudainement, plusieurs formes indistinctes franchirent la première porte et ouvrirent le feu sur leur position. Les clones répliquèrent instantanément quand Kylee cria avant de s'écrouler - immobile. Distrait, le sergent baissa les yeux pour contrôler son état quand il fut atteint à la hanche gauche et s'écroula à son tour. Stardriver le tira hors d'atteinte de leurs agresseurs, couvert par Compass. Malgré la douleur, Jawa Juice put entendre les tirs se rapprocher et pria pour que les autres arrivent avant que l'unique porte de sortie du niveau ne leur soit interdite.
Modifié en dernier par Titi77 le Sam 10 Mar 2007 - 12:04, modifié 1 fois.
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Messagepar Dark Méga » Dim 25 Fév 2007 - 17:48   Sujet: 

Je mettrai mes remarques quand l'oeuvre sera entière mais l'impression première des 3 premiers chapitres est globalement très bonne ;)
Bonne continuation ;)
Dark Méga ;)
Dark Méga, le sith à l'humeur colèrique et foudroyante...
Dark Méga, le MEGALO-SITH :D
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Messagepar Minos » Mer 28 Fév 2007 - 11:20   Sujet: 

Je trouve ça toujours chouette. Pour un peu, j'aurai "presque" pitié des Impériaux. :D
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Messagepar Den » Mer 28 Fév 2007 - 16:56   Sujet: 

Excellentes suite, Titi77. toujours aussi bien écrit!
Minos> oui, c'est vrai, on aurait presque pitié, mais bon, j'ai pas pitié des impériaux :lol:

Den
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Messagepar arnaud » Jeu 01 Mar 2007 - 11:01   Sujet: 

Wééééé La SUITE !
pasque même en étant un sale petit privilégié, j'attends le dénouement avec une impatience non dissimulée...

Non, sérieusement, je crois que c'est jusqu'ici la meilleure fanfic de star wars que j'ai jamais lue, mais je dois dire que s'il y avait des illustrations pour le compléter, ce récit y gagnerait en visuel.
Petit regret, Dark Vador fait plus une apparition de principe qu'il n'est réellement utile à la compréhension des motivations profondes des personnages, et sert plus à affirmer l'appartenance starwarsesque de cette nouvelle, ce qui, en regard des descriptions d'équipement et d'univers, n'en avait pas besoin.
Les personnages sont vivants (enfin, jusqu'à certains moments), et l'ambiance prenante, et l'histoire bien ficelée.
Bon boulot Titi77 !!

et, oui, je sais, les dessins
Modifié en dernier par arnaud le Jeu 01 Mar 2007 - 11:43, modifié 1 fois.
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Messagepar Titi77 » Jeu 01 Mar 2007 - 11:05   Sujet: 

Fais attention arnaud, si tu parles de dessins ici, tu risque de rendre Den curieux et d'être obligé de poster dans la section fan arts :P
Quand au chapitre, il faut le taper ...
Titi77
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Messagepar Den » Jeu 01 Mar 2007 - 11:10   Sujet: 

et, oui, je sais, les dessins
Des dessins? :shock:
***saute partout dans la pièce en criant "des dessins des dessins"***
Je veux les voir! :lol:
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Messagepar arnaud » Jeu 01 Mar 2007 - 11:44   Sujet: 

tiens -_-"
va falloir que je les reprenne, ces dessins, je sens...
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Messagepar Den » Jeu 01 Mar 2007 - 16:58   Sujet: 

tiens -_-"
va falloir que je les reprenne, ces dessins, je sens...

Effectivement oui... :lol:

Au fait, titi, continue cette fic est géniale hein!
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Messagepar Titi77 » Sam 03 Mar 2007 - 12:36   Sujet: 

Chapitre 4 - Fuite




Ouranos V, base impériale. Niveau -6


La fusillade allait en s'intensifiant, empêchant les clones de viser correctement, quand, soudain; les portes coupe-feu pivotèrent sur leurs gonds. Les deux battants étaient presque fermés quand deux sphères traversèrent l'ouverture. L'instant suivant, un grondement assourdi retentit de l'autre côté des portes qui s'incurvèrent vers l'extérieur sous l'effet du souffle.
Compass et Stardriver purent constater avec soulagement qui les leurs étaient bien arrivés et avaient pu régler le problème - quoique de façon relativement expéditive. Rodger se pencha sur le sergent pour l'examiner tandis que Derek contemplait le corps sans vie de Kylee. Plus loin, le reste de la section accourait. Le lieutenant ordonna à Mapper de récupérer le T21 de la première classe et aux autres de se regrouper.
- "Mince ! Qu'est ce que tu as lancé Sanaz ? On avait dit des grenades, pas un missile à concussion !" s'exclama Ashoka en constatant l'état du blindage des portes coupe-feu.
- "Deux détonateurs thermiques. Classe A. Je n'ai pas vraiment eu le temps de regarder les étiquettes" crut-elle bon de préciser, satisfaite de voir que les ingénieurs militaires ne plaisantaient pas sur la sécurité des réacteurs à fusion.
Une fois l'examen et la pose des bandages terminée, Rodger quitta Jawa Juice et s'approcha du lieutenant.
- "Le sergent s'en sortira : il a été touché à la hanche mais les brûlures se résorberont. Par contre, il faudra le porter : pas question pour lui de s'appuyer sur la jambe gauche. Quand à Kylee, elle a été tuée sur le coup."
L’officier ne répondit pas immédiatement. Il courba l’échine comme soumis à un poids trop important pour ces épaules et finit par déclarer :
- "Très bien. Helm, Compass : transportez le corps à l'infirmerie d'urgence et trouvez une bâche pour la couvrir. Rodger, essayez de dégoter une béquille pour le sergent. Vous l'accompagnerez comme son ombre dorénavant, c'est clair ?
- A vos ordres."
Une fois les deux clones partis, les hommes restants interrogèrent le lieutenant du regard.
- "Nous de nous attarderons pas plus que nécessaire. On va se replier au niveau du poste de contrôle pour rouvrir les portes et, nous irons ensuite au hangar de la base pour préparer l'évacuation de la compagnie. Afin d'éviter les problèmes, on passera directement à l'intérieur des cages de turbolifts depuis l'armurerie. Comme ça, on ne passe pas par les quartiers d'habitation et les locaux de réparation."
Ils acquiescèrent de la tête et repartirent dans le couloir. Le lieutenant fit alors signe au médic de suivre les autres tandis qu'il soutenait Jawa Juice. Ce dernier avait enlevé son casque - il ne pourrait plus vraiment combattre avant longtemps - tout en attachant son comlink à la ceinture.
- "Et si les hostiles se sont occupés du reste de la compagnie au PC ?
- Alors, on filera en vitesse. De toutes façons, on ne pourra pas communiquer avec eux avant le niveau -3. J'espère surtout que l'accueil au hangar ne sera pas trop chaleureux.
- Ouaip. Et surtout, ça serait bien qu'il reste encore des speeders en état de marche."
L'officier resta silencieux face à cette dernière remarque. Il y avait pensé lui aussi mais ne voulait pas envisager l'éventualité d'une fuite à pied à travers la vallée. Jawa Juice comprit ce à quoi il pensait et questionna :
- "Et après ? Le fleuve ?
- Oui. Le fleuve. On mettra un peu de distance avec la base pour passer à gué et ensuite, … je ne sais pas : trouver un col dans les montagnes, ou continuer en suivant la vallée."
Cette fois, ce fut au tour de Jawa Juice de rester silencieux. Une telle situation ne s'était jamais produite auparavant dans les annales de l'armée impériale et leurs briefings n'avaient pas couvert les différents éventails de fuite existants.
En fait, le vrai problème était la rupture des communications avec la flotte. Sans contact avec le Retaliator, pas de transport pour les évacuer, pas de renseignements sur les zones à éviter, la zone d'extraction à atteindre, pas de soutien aérien en cas de problème, pas d'envoi de matériel médical ou de munitions. Rien. Ils étaient livrés à eux-mêmes alors que leur formation les rendait dépendants des forces spatiales. Affirmer que "ça s'annonce mal" était un doux euphémisme.

***

Les portes coupe-feu s'ouvrirent lentement, permettant aux fantassins de constater l'effet des détonateurs thermiques dans un espace confiné. Les murs étaient noircis, le sol éventré, des câbles pendaient du plafond et les portes - pourtant construites dans un alliage spécial - étaient incurvées vers l'extérieur. Quand aux mystérieux hostiles, ils avaient tout simplement été pulvérisés. Rien ne subsistait d'eux. Ils avancèrent rapidement dans le couloir et se dirigèrent vers la cage de turbolift menant au hangar. Ils étaient encore plus tendus qu'à l'aller, redoutant une embuscade à chaque instant mais, ils arrivaient tant bien que mal à dissimuler le chagrin dû à la perte de leur camarade.
Trouver et ouvrir l'écoutille fut - à leur grand soulagement - un jeu d'enfant et après une éternité passée à grimper sur les échelles de service, ils finirent par arriver à l'accès donnant sur le hangar. Ashoka commença à examiner le panneau de commandes tandis que Helm et Mapper se positionnaient de part et d'autre de la porte. Derek se tenait en dessous, précédant le reste de la section.
Le lieutenant Jarek fit un signe à Ashoka et les portes s'ouvrirent. Aussitôt, les deux clones se laissèrent basculer à travers l'ouverture et se mirent en position de couverture, un genou à terre. Puis, ce fut au tour de Derek qui pointa son T21 dans le couloir. Tout ceci avait duré à peine cinq secondes. Par chance, le couloir était désert. Les autres purent grimper et couvrir le trio de tête qui s'était mis en marche.
Après un tournant, ils déboulèrent dans le hangar. Il contenait un ensemble hétéroclite de landspeeders armés ou non, dédiés à la reconnaissance, au transport… Il y avait même deux blindés d'assaut Juggernaut dans le fond mais les nombreux impacts de blaster, la coque noircie en plusieurs endroits, les vitres brisées et les pneus calcinés prouvaient assez bien leur inutilité. Aucune trace de navette, d'airspeeder ou même de chasseur spatial.
Par contre, il y avait un comité d'accueil et il n'avait pas l'air très heureux du dérangement.
Derek est ses compagnons distinguèrent quatre droïdes de combat. Ils étaient anthropomorphes mais d'un modèle inconnu. Cela ne les empêchait pas de manier des fusils blasters E-11 en parfait état. Derek tira une rafale et s'abrita derrière une rangée de motospeeders imité par Mapper et Helm juste avant que la riposte des droïdes ne vienne s'écraser contre leur abri de fortune.
Cependant, le reste de la section fit son entrée et ouvrit le feu sur leurs adversaires, les obligeant à reporter leurs efforts sur le gros des troupes. Ces droïdes étaient extrêmement résistants - même comparés aux standards de feu la Fédération du Commerce - mais ils ne purent contenir longtemps le tir croisé et furent mis en pièces.
- "Sanaz, Ashoka, trouvez-moi un landspeeder armé et assez grand pour nous contenir tous. Derek, Mapper, Helm : couvrez l'entrée vers l'intérieur de la base. Jia et Stardriver, trouvez le mécanisme d'ouverture des portes du hangar !" ordonna le lieutenant.
Rapidement, Sanaz et Ashoka se décidèrent pour un landspeeder de reconnaissance équipé d'une tourelle laser. Son blindage était léger comparé à d'autres modèles mais sa rapidité leur serait utile. Ashoka voulait prendre les commandes mais Sanaz lui ordonna de s'occuper de la tourelle. Elle avait déjà conduit un véhicule similaire pendant des manœuvres et possédait un permis civil. Elle put faire démarrer le moteur grâce à un passe lancé par Ashoka et le grondement du moteur fit accourir le lieutenant ainsi que Compass. Ce dernier prit place devant la portière et aida le médic à faire monter Jawa Juice. Jarek s'était assis à côté de Sanaz et ordonna à Jia d'ouvrir le hangar et de les rejoindre.
Au même instant, plusieurs droïdes accoururent et ouvrirent le feu sur la position de Derek. Ils furent secourus par Ashoka qui les couvrait avec la tourelle et purent profiter de la confusion pour courir à perdre haleine vers le landspeeder. Jia et Stardriver étaient déjà à bord. Aussi, Sanaz put-elle démarrer en trombe et fonça vers l'extérieur sans trop s'inquiéter de savoir si les autres avaient put s'attacher ou non. Elle accueillit la lumière du jour avec bonheur et lança l'engin sur la piste rocailleuse menant au fleuve.

***

ISD Retaliator, Ouranos V, orbite haute.


- "Passerelle de central détection. Avons repéré un landspeeder militaire venant de quitter la base et se dirigeant vers le fleuve."
Le lieutenant Obré, qui était de quart demanda immédiatement une identification visuelle et un scan thermique du véhicule avant de faire appeler le capitaine.
Quelques secondes plus tard, une image retransmise depuis l'un des droïdes sondes en orbite s'afficha sur l'un des écrans de la passerelle. On y voyait un landspeeder armé d'un canon blaster à trame-E foncer sur un chemin de terre venant de la base.
- "Mon lieutenant, les analyses thermiques indiquent la présence de onze formes de vie humanoïdes à bord.
- Pas des humains ?
- Impossible à confirmer, Monsieur. Le droïde sonde est beaucoup trop loin pour fournir une analyse précise.
- Enseigne, le brouillage a t-il pu être percé ?
- Négatif mon lieutenant. Nous essayons toujours de trouver une parade."
Dépité, Obré allait exiger des explications quand le capitaine Joris entra sur la passerelle suivi du commodore et du major Esyllt.
- "Lieutenant, faites nous un rapport.
- Capitaine, les droïdes sondes viennent de repérer un landspeeder militaire aux couleurs des forces terrestres sur la piste reliant la base au fleuve. Nos senseurs ont indiqué la présence d'une dizaine d'humanoïdes à bord sans pouvoir confirmer l'espèce. De plus, nous ne sommes toujours pas arrivés à passer le brouillage."
Le major Esyllt prit alors la parole :
- "Ce sont certainement des hommes à nous, là en bas. Ils ont réussi à s'échapper mais s’ils ne sont qu'une dizaine …
- Patience major", répliqua le commodore. "Même si tout porte à le croire, nous ne savons pas si ce sont bien des hommes à nous là-dessous. Capitaine, assignez un droïde sonde à la surveillance permanente du speeder. Je veux être averti de tout changement de situation. Lieutenant, que donnent les observations en avant de leur position ?
- Elles viennent d'arriver à l'instant commodore", répondit-il les yeux rivés sur une console. "Les rapports indiquent des positions défensives creusées à la hâte et empêchant tout accès direct au fleuve. Impossible de déterminer si elles sont occupées ou non.
- Quoi ?! Comment se fait-il qu'elles n'aient pas été détectées plus tôt ?
- Apparemment, elles n'ont que quelques heures. Elles ont du être creusées alors que la couverture de surveillance était incomplète et … Attendez. Passez ça sur l'écran vite !"
Les positions apparurent : quelques tranchées creusées à la va vite devant les rives du fleuve et au milieu de l'une d'elles …
- "Un droïde ?
- On dirait. Les senseurs indiquent un droïde de combat probable. Forme : humanoïde, modèle : inconnu. Et il y en a d'autres qui prennent position.
- Ils vont intercepter le landspeeder" déclara le major Esyllt.
- "On dirait, Il nous faut une transmission avec les occupants du véhicule, cryptée de préférence.
Après quelques instants de silence, Elpis claqua des doigts.
- "J'ai une idée !" s'exclama t-elle. "Si c'est un speeder à nous, il dispose d'une radio cryptée spéciale. Pour communiquer, il faut deux émetteurs identiques et il y en a un à bord non ?
- Effectivement, la compagnie mécanisée en a certainement un", répondit le commodore. Il fronça les sourcils, "mais comment voulez-vous neutraliser le brouillage ?
- En utilisant les antennes d'un droïde sonde comme relais avec le Retaliator, il est peut-être possible d'avoir une transmission assez puissante et dirigée exactement sur les destinataires. Ca devrait compenser une partie des pertes de signal et permettre un contre brouillage plus efficace.
- Hm mm, oui, ça peut marcher", renchérit le lieutenant.
- Très bien, ça ne coûte rien d'essayer. Allez-y major." Ordonna Reiner.
- "A vos ordres !" Et elle se dirigea à grandes enjambées vers le turbolift.
"Maintenant", pensa le commodore, "il faut espérer qu'ils arrivent à passer ce barrage tous seuls ...".

***

Ouranos V, 30km au sud de la base militaire.


Le landspeeder fonçait sur la piste. A son bord, le lieutenant Jarek consultait la carte.
- "Encore un kilomètre avant le fleuve, c'est juste derrière cette colline devant nous, caporal", annonça t-il.
- "Ca me paraît un peu simple tout ça, pas vous ?" questionna Sanaz.
- "Comment ça ?
- Et bien, la garnison aurait du établir un poste de garde devant cette espèce de gué non ?
- C'est la procédure, oui.
- Alors pourquoi ne voit-on rien ?
- Parce que…"
Le lieutenant se figea, prenant soudainement conscience du risque qu'ils couraient. Mais Sanaz fut plus rapide : elle braqua violemment à droite et fit quitter la piste au landspeeder, arrachant en même temps un cri de stupeur aux passagers.
- "Ashoka, tir de couverture sur le sommet de la colline !
- Hein ?
- Vite !
Sans réfléchir, le technicien fit pivoter la tourelle et inonda la cible de tirs. Au départ, ils ne virent que de la terre propulsée par les impacts, puis une explosion plus soutenue capta son regard. Il n'eut pas le temps d'examiner plus attentivement la colline car les droïdes terrés dans les tranchées ouvrirent le feu sur le véhicule.
Fort heureusement, les armes d'infanterie ne pouvaient pas grand chose contre un speeder militaire et Ashoka n'eut guère de peine à réduire l'opposition au silence.
Sanaz s'arrêta au sommet, face au fleuve. Rien, si ce n'est des carcasses calcinées de droïdes ne les empêchait d'atteindre la rive opposée. Ils étaient en sécurité.
Pour le moment.
Elle appuya à fond sur l'accélérateur et lâcha les freins. Le véhicule bondit, entra violemment en contact avec la surface de l'eau et continua sa route vers le sud.
C'est alors que les véritables positions défensives utilisées par les droïdes se démasquèrent. Ashoka riposta mais le mal était fait : un des tirs ennemis avait endommagé les répulseurs. Le véhicule commença à toucher l'eau par l'arrière mais Sanaz parvint lui faire atteindre la terre ferme en poussant le moteur au maximum. Ils continuèrent encore pendant deux klicks avant que l'engin ne rende l'âme.
Un examen rapide montra que le landspeeder était inutilisable; aussi, fut-il décidé de le piéger et de continuer à pied vers les montagnes. Cependant, ils ne partirent pas avant d'avoir récupéré ce qui pouvait l'être - principalement des kits de survie et la radio du speeder.
Derek et Helm ouvraient la marche, suivis par Sanaz, le lieutenant, Jia et Ashoka tandis que le médic et Stardriver transportaient Jawa Juice sur une civière. Mapper et Compass fermaient la marche.
Ils arrivèrent au pied des premiers contreforts à la nuit tombée. Un sentier continuait vers le sud et un col avant de redescendre hors de vue. Mais le lieutenant Jarek décida d'établir un campement jusqu'au lendemain. Mapper prit le premier tour de garde mais personne n'arrivait à trouver le sommeil.
Sanaz observait les étoiles, espérant trouver du réconfort dans la pensée que la flotte ne devait pas les avoir laissés tomber. Puis, elle se rappela l'holodisque qu'elle avait trouvé dans les quartiers du personnel de maintenance. N'ayant rien de mieux à faire, elle le mit dans un lecteur miniature et lança la lecture.
L'image d'un homme assez jeune portant l'uniforme d'un technicien chargé des communications apparut.
- "Ici le technicien de première classe Dekar Looban, affecté à la garnison impériale d'Ouranos V. Le message qui suit est parfaitement authentique et constitue un appel à l'aide adressé à toutes les forces impériales qui le recevront. Il y a six heures, les scientifiques de la Mission Archéologique Impériale annoncent avoir fait une découverte de grande importance. Une heure plus tard, leur camp lance un appel à l'aide interrompu en plein milieu de la transmission. Une patrouille est envoyée sur place mais ne donne aucun signe de vie. Il y a trois heures, les systèmes de sécurité de la base deviennent fous et nous prennent pour cible. Les communications avec l'extérieur sont coupées. Il y a deux heures, une multitude de droïdes de combat d'un modèle inconnu fait irruption dans la base et commence à massacrer les survivants. Moins d'une heure après, ils s'approprient l'armurerie et utilisent nos propres armes contre nous. Je suis avec quatre soldats dont les identités sont jointes à ce message. Nous pensons être les seuls survivants. Dans quelques minutes, nous allons essayer de réaligner l'antenne relais pour expédier ce SOS. Si jamais vous le recevez, envoyez nous des secours."
L'image marqua une pause avant de conclure :
- "J'espère que ce message arrivera à destination. Dekar Looban, technicien de première classe, 27ème régiment d'infanterie de forteresse sur Ouranos V. Terminé."
L'image disparut.
Sanaz leva les yeux et se rendit compte qu'ils avaient tous écouté le message. Adamo et Jawa Juice affichaient un air grave. Le médic semblait plus nerveux que jamais. Les clones, eux, étaient impassibles comme à leur habitude.
Le lieutenant demanda :
- "Jia, toujours rien du côté des transmissions ?
- Rien mon lieutenant, je…
- Vous avez essayé avec le récepteur du landspeeder ?
- Non."
Elle baissa les yeux et alluma l'appareil. Pendant plusieurs minutes, ils n'entendirent que de la friture, puis un bruit plus régulier la remplaça. Aussitôt, Jia brancha l'un de ses autres équipements radio et fit quelques réglages. Le bruit se changea en une voix :
- "ISD Retaliator à forces au sol, me recevez-vous ? Je répète …"
Le lieutenant Jarek arracha le récepteur des mains de Jia et répondit :
- "Destroyer Retaliator, ici le lieutenant Jarek, compagnie Bravo, 537ème bataillon d'infanterie spatioportée.
- Bien reçu lieutenant, je vous mets sur diffusion générale. Le commodore et le major Esyllt sont là.
- Roger. Commodore, nous nous trouvons actuellement à 50 klicks au sud, sud-est de la base; au pied des montagnes. J'ai avec moi la troisième section. Statut : un mort et un blessé. Je n'ai pas connaissance d'autres survivants. Avons pu désactiver les défenses automatiques de la base. Avons découvert que les hostiles qui ont participé à l'embuscade contre nos forces sont des droïdes de combat d'un modèle inconnu, je répète : inconnu. Ils sont équipés avec des armes prises dans l'armurerie de la base. Pendant notre reconnaissance, nous avons aussi découvert un message laissé par un technicien. Il relate les faits ayant conduit à la situation actuelle et sous-entend que tout ceci pourrait être lié à une découverte récemment faite par les archéologues. Transmission du message en cours…
- Message reçu, lieutenant. Nous allons l'examiner en détail mais tout ceci est troublant. … Au registre des bonnes nouvelles, nos droïdes sondes vous ont repéré. Maintenant, écoutez-moi très attentivement : il y a une heure, nos senseurs ont repéré plusieurs milliers de ces droïdes sortant de la base et se dirigeant vers le fleuve. Ils emmènent des barges à répulseurs pour le franchir. Nous pensons qu'ils seront de l'autre côté demain dans la journée. Ils vous poursuivent.
- Que fait-on alors ? Vous pouvez nous exfiltrer ?
- Négatif : la DCA est encore active. Vous allez suivre le sentier et franchir les montagnes par le col. En chemin, il vous faudra détruire une batterie de turbolaser pointant vers votre destination Nous ne savons pas si elle est gardée ou non. Une fois ceci fait, vous vous dirigerez vers le site archéologique, à une cinquantaine de kilomètres au sud, sud-est de votre position. Là-bas, vous attendrez de nouveaux ordres en enquêtant sur ces fameuses découvertes faites par les scientifiques de la MAI.
- Bien reçu.
- Bonne chance lieutenant. Et que …
- Pardon ?
- Rien. Commodore Waldemar, terminé.
- Terminé."
Jawa Juice rompit le silence qui s'ensuivit :
"Et bien, je crois qu'on n'a pas de temps à perdre."
Modifié en dernier par Titi77 le Sam 10 Mar 2007 - 12:05, modifié 1 fois.
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Messagepar ilu » Sam 03 Mar 2007 - 15:04   Sujet: 

J'adore :lol:

Le style, les descriptions, l'histoire en elle même, l'originalité de voir une armée impériale différente de ce qu'on a l'habitude de nous présenter, et j'en passe ^^


Le seul détail qui m'a fait tiquer, c'est lors de la destruction des chasseurs TIE. Un personnage crie "Ejection", mais pourtant, il est bien connu que les TIE ne disposent pas de système de survie, donc j'en suis venu à me demander si un système d'ejection était présent.

Enfin bref, bravo, et vivement la suite! :D
Arrête de contempler les étoiles. Rejoins-les!
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Messagepar Titi77 » Sam 03 Mar 2007 - 15:22   Sujet: 

Si justement, les TIE *ont* un siège éjectable (en tout cas dans ma vision de l'UE). C'est juste que la construction du chasseur (juste le nécessaire) afin d'obtenir sa maniabilité phénoménale le rend peu résistant comparé à des appareils équivalents. De même, l'endoctrinement des pilotes impériaux peut conduire certains à ne pas penser à ce genre d'ustensile.
Donc en résumé : appareil fragile => en cas de tir trop bien placé, le pilote n'a pas forcément le temps de réagir.
L'autre problème (non soulevé ici) c'est qu'il faut récupérer les pilotes EV (extra véhiculaire), chose assez difficile sur un champ de bataille (on s'en doute).

Sinon, il est sûr que ce problème a été largement débatu mais si les TIE n'ont pas de siège ejectable, à quoi bon équiper les pilotes avec des scaphandres autonomes qui ont l'air bien plus appropriés (malgré le look et la perte de champ de vision) que les combinaisons des pilotes rebelles ?
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Messagepar Den » Sam 03 Mar 2007 - 20:18   Sujet: 

Et voici une suite toujours aussi intéressante, mon cher Titi!
Une histoire riche en rebondissement et sur des impériaux! l'originalité est de mise!
Une fois de plus, Bravo! :lol:

Den, qui attend de voir les dessins d'arnaud :sournois: :ange:
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Messagepar Minos » Sam 03 Mar 2007 - 21:41   Sujet: 

Je plussoie Den.
C'est toujours aussi bien écrit, on s'y croirait !

Juste un petit truc (mon esprit de "chieur" revient au galop :lol: ) : au début, quand l'officier reçoit son rapport, il répond "très bien" en apprenant qu'il a un homme blessé et un autre mort. C'est une phrase type, certes, mais peut-être maladroite en la circonstance.

Sinon, tout va bien. Elle avance cette histoire ? Y'a quoi dans ce maudit camp d'archéologues ? Tu vas cracher le morceau, oui? :evil:
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Messagepar Titi77 » Sam 03 Mar 2007 - 22:05   Sujet: 

Pour la phrase "très bien", je pourrai me justifier en disant que la réaction de l'officier est du à son entraînement/endoctrinement (et accessoirement un peu de professionalisme que diable ! ils vont peut être tous mourir, faut pas se laisser abattre ! C'est la guerre ! Adrrrriieeeennnne !)

Hum

Bon en fait, la phrase est venue d'elle même. Mais c'est sur qu'avec ce qu'on a vu des stormtroopers dans la TO ça n'étonne guère. Point noté donc.

Quand à la suite et au "secret" (qui n'en est pas vraiment un, enfin ça dépend de ce que vous déduisez de ce qui est déjà écrit :) ), faut écrire (oui j'ai un scénar de fait quand même). Donc comptez deux/3 semaines pour le chapitre 5 (mais peu de réponses prévues dedans, c'est pas encore la fin hein ).
8)

Voilà voilou, merci à tous

édit :

Y a quoi dans ce maudit camp d'achéologues ?

Hmmm et bien, un site de fouilles. Qui dit fouilles dit (ruines/artefacts/squelette/autre) - rayez la/les mentions inutiles.
Fouilles de quoi ? Les poteries ithoriennes sur la bordure extérieure en -2000


...



Quoi ?
:D
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Messagepar Minos » Sam 03 Mar 2007 - 22:43   Sujet: 

Chic, un sujet sur les poteries ithoriennes en -2000, depuis le temps que j'attendais des éclaircissements sur ce sujet ! :lol:
Mon petit doigt, ou la Force, ou mon intuition féminime 'achement refoulée vu que je suis un mec, me dit que ça sent l'artefact Sith à plein nez, vu que Palpy s'y intéresse de près. :wink:
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Messagepar Den » Lun 05 Mar 2007 - 20:01   Sujet: 

Chic, un sujet sur les poteries ithoriennes en -2000, depuis le temps que j'attendais des éclaircissements sur ce sujet !
Et pourquoi pas après tout? :x
Mon petit doigt, ou la Force, ou mon intuition féminime 'achement refoulée vu que je suis un mec, me dit que ça sent l'artefact Sith à plein nez, vu que Palpy s'y intéresse de près.
Ne refoule pas ta part de féminité Minos! :x
Mais je plussoie mon pote Minos! Ca sent l'artefact Sith! :sournois: ca sent aussi l'histoire intéressante :lol:
vivement la suiiiiite
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Messagepar Dark Méga » Lun 05 Mar 2007 - 21:35   Sujet: 

Encore une fois, c'est très bien, bonne continuation ;)
Dark Méga, le sith à l'humeur colèrique et foudroyante...
Dark Méga, le MEGALO-SITH :D
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Messagepar Titi77 » Sam 10 Mar 2007 - 12:08   Sujet: 

En attendant la suite, j'ai updaté les autres chapitres avec des corrections de coquilles diverses (et des changements de phrase concernant plusieurs "Très bien" qui ne collaient pas avec le contexte).
A la prochaine.
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Messagepar Minos » Sam 10 Mar 2007 - 13:26   Sujet: 

On y sera !

Plus haut, t'as annoncé un temps d'attente de 2 à 3 semaines...tu n'en a plus que 1 ou 2, maintenant. Le comte à rebours est lancé :wink:
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Messagepar Sophia » Jeu 15 Mar 2007 - 13:33   Sujet: Gigantesque

Super, titi ! Bravo, je ne sais pas si on arrivera à tenir jusqu'à la semaine prochaine... Et, donc, il y aura aussi des dessins ?
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Messagepar Titi77 » Sam 17 Mar 2007 - 13:18   Sujet: 

Bon, pour des causes diversers liées à mon stage, le chapitre 5 prendra plus de temps que prévu. Donc je poste le début en tant que teaser.

=======================

Chapitre 5 - Voyages




Centre Impérial


Les piques de force s'activèrent dans un sifflement. Lentement, leurs porteurs se déplacèrent pour encercler la cible. Celle-ci resta impassible.
Quatre adversaires armés.
Lui était désarmé.
Pitoyable.
Les piques fendirent l'air simultanément vers le centre du cercle. Elle ne rencontrèrent que le vide. Les assaillants ne perdirent pas contenance et se retournèrent pour repérer la cible.
Disparue ?
Non.
Seule sa respiration était audible. Soudainement, une des piques fut arrachée à son propriétaire pour atterrir entre les mains du nouveau chasseur.
Deux mètres de haut. Bipède. Revêtu d'un uniforme blindé noir et d'une cape - noire elle aussi.
Il se mit en garde au moment où les trois assaillants - des droïdes de combat reprogrammés selon ses souhaits - foncèrent dans sa direction.
Il évita le premier coup en faisant un pas de côté, para le deuxième avec tant de violence que le droïde s'affaissa puis, empala le troisième attaquant. Le Sith fit alors volte-face pour parer la contre-attaque du premier droïde.
Contre. Frappe. Esquive.
Le deuxième droïde s'était relevé et allait s'élancer quand il reçut la tête du premier sur sa poitrine. Il leva la pique pour un coup fatal …
Mais ne fut pas assez rapide pour constater qu'il venait d'être coupé en deux. Le Seigneur Noir enfonça son arme à travers le capteur visuel droit pour l'achever.
Snap-hiss.
Le quatrième et dernier droïde de la série avait activé un sabre laser et s'était mis en garde. La pique de force tenue par le Sith ne pourrait pas parer une telle arme. Pourtant, il n'avait aucune envie de broyer ce droïde par la seule force de sa pensée. Du Côté Obscur.
Qu'importe. Il était là pour entretenir ses compétences en combat à l'arme blanche. Il se mit lui aussi en garde et commença à tourner autour de son adversaire.
Le cercle se resserrait peu à peu … Le droïde attaqua avec la pointe, il esquiva. Attaque avec le tranchant. Il se baissa, fit une roulade qui l'amena à droite de la machine et frappa vers les jambes.
Le droïde fut étonnamment rapide mais pas assez pour sauver son pied droit. Il s'écarta en claudiquant sur l'articulation. Cette fois-ci, le Sith n'essaya pas de jouer : il fonça à une vitesse phénoménale vers son adversaire, s'écarta au dernier moment et frappa.
Le droïde s'écroula sur le sol dans une gerbe d'étincelles.
La porte s'ouvrit et une aide fit son entrée.
- "Monseigneur, mes félicitations pour votre performance, je …
- Nettoyez-moi tout ça. Et faites bien comprendre aux ingénieurs que la prochaine série aura intérêt à être d'un meilleur niveau. J'espère que vous le comprenez aussi…
- O… Oui oui, bien entendu Monseigneur. Il sera fait selon vos désirs.
- Y a t-il autre chose ?
- Heu… C'est-à-dire que … Un droïde messager vient d'arriver pour vous. Il refuse de nous indiquer sa provenance, aussi l'avons-nous apporté dans vos quartiers."
L'aide s'attendit à une autre remarque de la part de Vador mais celui-ci quitta la salle d'entraînement, le laissant seul avec ses tâches.
Pendant qu'il se dirigeait vers ses appartements, Dark Vador songea avec regret que jamais ces droïdes ne feraient de véritables adversaires. Seuls les chevaliers Jedi pouvaient prétendre à ce titre.
Mais il les avait chassés, traqués, assassinés, massacrés. Les derniers qui restaient s'étaient cachés en attendant qu'il vienne pour eux. Pourtant, ce n'était pas une raison pour baisser sa garde et les droïdes servaient bien ce but : garder ses capacités affûtées au maximum.

***

Bordure du système solaire Coruscanti.


Ville à la dimension d'une planète, mégalopole gigantesque, capitale galactique à la fois superbe et terrible, le Centre Impérial requérait énormément de ressources militaires pour le défendre d'une agression extérieure.
Au sol avec les bases militaires et les boucliers planétaires; en orbite avec les stations spatiales de défense et la flotte.
Mais aussi ici, en bordure du système. Plusieurs bases avaient été établies près des points de saut hyperspatial inter systèmes.
Chacune d'entre elles abritait une flotte conséquente.
L'une d'entre elles abritait une flottille particulière.
Cette flottille battait le pavillon du Seigneur Dark Vador.
Cette flottille était observée.
Toute personne ayant les moyens ou l'intérêt de le faire le faisait. Sécurité impériale, agents de renseignements travaillant pour des systèmes planétaires ou l'information était une puissante monnaie d'échange, trafiquants de tout poils, organisations criminelles, particuliers, …
L'un de ces observateurs constata que plusieurs vaisseaux quittaient la base. Le navire de tête était un destroyer de classe Imperator : le Devastator. Il était escorté de quelques huit bâtiments Venator et d'un transport de troupes Acclamator. Quelques minutes plus tôt, un navette transportant Dark Vador et un autre personnage s'était posée à bord du Devastator.
Voilà qui intéresserait ses commanditaires pensa t-il.
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Messagepar Minos » Sam 17 Mar 2007 - 13:31   Sujet: 

Ah, l'art déployé par les auteurs pour ne pas répondre aux questions précédemment posées, pour mieux embrayer sur une nouvelle situation, m'épatera toujours !
Très bien ton Vador rendu est :D , et vivement la suite ! :wink:
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Messagepar Den » Sam 17 Mar 2007 - 13:55   Sujet: 

Ecellent, comme toujours, Titi^^
Un Vader très bien fait :lol:
Vivement la suite :o
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Messagepar Sophia » Ven 23 Mar 2007 - 14:27   Sujet: 

Hoho, très bon interlude, titi ! Et la tension qui monte, qui monte, qui monte... !
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Messagepar Titi77 » Sam 24 Mar 2007 - 22:18   Sujet: 

Ayé chapitre terminé !
Bon pour le prochain faudra s'armer de patience, j'ai peu de temps pour écrire en ce moment.
Bonne lecture quand même.

=========================================



Ouranos V, environ 60km au sud-est de la base impériale.

Le soleil dardait le sentier rocailleux de ses rayons. Le silence de la montagne n'était troublé que par de rares chutes de pierres. Un environnement stérile, que même les charognards endémiques à la planète fuyaient. Pourtant; l'endroit n'était pas pour autant abandonné. Lentement, péniblement, un petit groupe de soldats en armure progressait sur le sentier.
La fatigue se voyait dans leur démarche, mais ils continuaient. Ils devaient continuer. Ils avaient une mission à accomplir, ils avaient un espoir de pouvoir quitter ces lieux maudits.
- "Cinq minutes de pause", décréta le chef de la colonne.
Les hommes s'arrêtèrent et s'assirent le long du chemin, sans prendre la peine de rechercher de l'ombre. Cependant, au lieu de s'asseoir, l'un d'entre eux se dirigea vers l'arrière de la colonne. Là, un homme était allongé sur une civière et semblait dormir.
- "Comment va t-il ?
- Ca pourrait aller mieux et ça va continuer à empirer je le crains", répondit l'un des brancardiers, l'air agacé.
- "Pourquoi cela ?
- Parce que la blessure est en train de s'infecter et que je serais bientôt à cours de médicaments, voilà pourquoi. Pour l'instant, il dort : je lui injecté un tranquillisant. Mais si il n'a pas accès à de vrais soins d'ici deux jours…"
A ce moment, l'autre ouvrit les yeux.
- "Je t'avais dit de forcer sur la dose Rodger…
- Sergent, vous allez bien ?
- Hmpf. Comme il l'a dit, ça pourrait aller mieux, caporal. Mais je dois dire qu'être transporté sur un brancard en pleine montagne dans un territoire hostile, c'est assez original. Enfin, je m'en serais bien passé", expliqua t-il, un rictus aux lèvres.
- "Ne vous inquiétez pas, on va y arriver et je …
- Quel optimisme caporal, vous me surprenez ! Encore plus que le gikza qui me sert de garde-malade.
- Ca y est, il délire", glissa le médic.
- "Qu'est ce que vous croyez ? Je n'ai nulle envie de rester ici et nos ordres de mission nous donnent un chance …
- Une chance ?! C'est vraiment la chose la plus stupide que j'ai jamais entendue ! Vous pensez que détruire une batterie de turbolasers permettra à une navette de venir nous chercher ? Non caporal, nous sommes faits et ces droïdes nous tueront un à un. Comme le bantha dans l'histoire où …
- Avez-vous une meilleure idée dans ce cas ?
- Oui. Abandonnez-moi ici. Même si il n'y a pas de Jawas pour prendre mes mesures ça vous donnera une journée de plus avant l'inévitable."
Sanaz se pencha alors vers lui et déclara :
- "Pas question. L'une des première règles qu'on nous apprises c'est de ne laisser personne derrière soi. Personne.
- Faites comme vous le pensez mais moi je vous aurai prévenu", rétorqua t-il en toussant.
A ce moment, le lieutenant ordonna la fin de la pause, et ils repartirent.

***

Quelques heures plus tard, ils s'arrêtèrent de nouveau. Mais pas pour une pause cette fois. Pour établir un plan d'attaque.
Allongés derrière un rocher se trouvaient le lieutenant Jarek et le caporal Miren. Plus bas, le caporal Hanako et le reste du groupe attendaient. Jawa Juice étant dans l'incapacité de combattre, le lieutenant avait décidé de confier le rôle de "second" à Sanaz car, avait-il expliqué, elle avait fait preuve d'un meilleur esprit d'initiative depuis leur arrivée sur la planète. L'intéressée en était à la fois ravie et inquiète car elle partageait la responsabilité de maintenir en vie ses compagnons d'armes.
Mais pour l'instant, l'objectif : une tourelle de turbolasers orientée vers la plaine désertique au sud. Elle se trouvait au-dessus d'un poste de commande fortifié et défendu par trois blasters à trame-E dont deux étaient servis par des droïdes.
L'un des blasters défendait l'angle nord-est du bunker de contrôle de la batterie ; l'autre, la porte d'entrée au nord-ouest. Enfin, le dernier, à l'ouest était inoccupé.
- "Bon", commença le lieutenant, "deux tireurs embusqués pour éliminer les tourelles et ensuite on attaque.
- Non, au même moment.
- Quoi ?
- Si il y a des hostiles près de la porte d'entrée, ça les poussera à se démasquer et les tireurs pourront nous couvrir.
- D'accord caporal. Je vais ordonner à Jia et Ashoka de se poster ici et nous mèneront le groupe d'assaut. Le médic restera avec le sergent.
- Compris.
- Alors, allons-y."
Les préparatifs de l'assaut s'effectuèrent silencieusement. Derek rentrerait en premier avec Compass et Helm pour dégager la voie à Sanaz et Mapper. Le lieutenant et Stardriver fermant la marche. Une fois le poste de contrôle nettoyé, Sanaz n'aurait plus qu'à aller sur le toit pour miner la tourelle elle-même.

Tout le monde était en place. Le lieutenant fit cliquer deux fois son comlink. Aussitôt, Derek et ses équipiers s'élancèrent vers la porte alors que deux rayons fauchaient les droïdes en poste.
La porte n'opposa aucune résistance et ils rentrèrent à l'intérieur. Le combat fut violent mais bref, les quelques droïdes présents ayant été pris par surprise.
Sanaz se mit à placer ses charges sur les consoles de commande tandis que le reste de la section accourait. Son travail terminé, elle courut vers l'escalier qui menait au toit et ouvrit la porte donnant sur l'extérieur.
Elle fut accueillie par un droïde qui la tenait en joue. Fort heureusement, la surprise la fit trébucher et dévaler l'escalier à la renverse, évitant ainsi le tir qui l'aurait carbonisée sur place. Son casque entra en contact avec le sol en ferrobéton et les ténèbres se refermèrent sur elle.

Elle se réveilla alors qu'on l'adossait au mur. Elle avait encore l'esprit embrumé mais ses idées s'éclaircissaient rapidement. Le lieutenant se pencha vers elle :
- "Et bien, vous avez vraiment eu de la chance on dirait ! Ne vous inquiétez pas pour le droïde, on lui a réglé son compte; idem pour les explosifs : tout sautera au moment voulu. Attendez, je vais appeler le médecin pour qu'il vous examine."
Quelques instants plus tard, Rodger arriva et lui retira son casque. Il allait le poser et s'arrêta, interloqué. Ainsi que tous les autres.
Aie, pensa t-elle.
Sur le visage du médecin, les expressions passèrent de la stupeur à la colère. Il se releva et jeta violemment le casque au sol. Il tremblait maintenant et ne put se contenir plus longtemps avant de la frapper et d'éclater :
- "Saleté ! On… On… On nous laisse avoir ça dans l'armée ? Comment voulez-vous leur faire confiance ! Ce sont des traîtres ! Tous ! Il faut les exterminer jusqu'au dernier comme les animaux qu'ils sont !"
Sanaz ne fit pas un geste, résignée à l'idée que sa carrière était terminée et que sa vie ne tarderait pas à faire de même.
Tout autour, les hommes restaient immobiles, indécis face à la scène se déroulant sous leurs yeux.
Alors que le médic continuait de tempêter, ils examinaient Sanaz, son visage, son crâne … Et, là, sous l'abondante chevelure, ce qui avait intrigué le sergent et le lieutenant lorsqu'ils l'avaient accueillie était évident maintenant :
Le caporal Sanaz Miren, 3e section, compagnie B du 537e bataillon d'infanterie spatioportée de l'armée impériale n'était pas humaine.
C'était une Zabrak, qui avait réussi à se faire passer pour ce qu'elle n'était pas. Jusqu'à maintenant. Et, comble de malheur pour elle, le médecin de la section semblait être un fervent défenseur de certaines "idées" propagées par l'Empereur et quelques autres personnes.
Il ne criait plus maintenant, mais la flamme habitant ses yeux n'était que plus vive.
- "… C'étaient des fichus non-humains qui ont supplié pour un appui d'artillerie pendant la campagne. Et c'est encore des fichus non-humains qui ont tiré … sur mon hôpital de campagne ! Il nous avaient confondus avec les positions séparatistes ! Et on ne leur a rien dit ! Et moi, j'ai vu des blessés sur le point d'être évacués se faire déchiqueter, carboniser ! Alors j'ai fait en sorte que tous les non-humains passant par mes soins n'en aient plus jamais besoin. Evidemment, des femmelettes de l'état-major s'en sont émus et m'on expédié ici…"
Il marqua une pause et la désigna du doigt :
- "Et… et … on a laissé ça venir avec nous ?! Il faut l'abattre sur le champ ! Elle ne sert à rien ! Vous avez bien vu comment elle nous a fait rater l'exercice et failli se faire tuer à l'instant, mais c'est fini tout ça."
Il se pencha pour ramasser l'arme de Sanaz et la mit en joue.
- "Adieu, rebut de la galaxie."
Sanaz leva les yeux vers lui, attendant.
Il reçut un coup de crosse et tomba à genoux.
- "Arrête ça tout de suite", ordonna le lieutenant, "si elle n'avait pas été avec là, nous n'aurions jamais trouvé cet holodisque et nous serions tombés dans l'embuscade au bord du fleuve. Je pense qu'elle est digne d'être des nôtres et que ce n'est pas à cause de ton passé que tu dois te mettre à juger les autres. Maintenant, relèves-toi, on a encore de la route à faire et on aura besoin de tout le monde pour s'en sortir. C'est clair ?"
Le médecin se releva, l'air mauvais et déclara :
- "Plutôt mourir que de me faire assister par un animal !" cria t-il en frappant le lieutenant.
Il courut et atteignit la sortie avant que les autres ne fassent mine de le poursuivre.
- "Arrêtez ! Ce n'est pas la peine d'essayer de le rattraper. Allons-nous en d'ici et vite", déclara le lieutenant Jarek.
Derek aida Sanaz à se relever et lui sourit :
- "Ce n'est pas la peine de mentir si on te demande ton identité tu sais.
- Ah bon ? Parce que tu crois que je serais ici aujourd'hui si j'avais été honnête ?"
Il s'arrêta, interloqué, et elle le laissa à ses réflexions. Ils sortirent du bunker et s'apprêtaient à reprendre leur route quand une détonation retentit vers le nord.
- "Là, on a comme un problème", expliqua Ashoka.
- "C'était quoi ça ?", demanda un autre.
- "A votre avis ?", répondit le lieutenant. "Nos amis droïdes viennent d'abattre Rodger. Caporal, vous allez miner le sentier en amont et en aval de notre position de manière à rendre le sentier impraticable. Exécution !"

***

L'explosion de la batterie et des mines du sentier fut simultanée et déclencha les éboulements attendus leur permettant de souffler un moment. Le répit fut de courte durée car le Retaliator les appela à ce moment-là.
- "Ici l'ISD Retaliator, nous avons détecté plusieurs explosions. Quelle est votre situation ? A vous.
- Ici le lieutenant Jarek. La batterie a été réduite au silence. Les deux autres explosions avaient pour but de retarder l'avancée de nos poursuivants. A vous.
- Bien reçu. Nous avons aussi détecté l'un de vos hommes rebroussant chemin peu avant l'explosion. Qu'est ce que cela signifie ? A vous.
- Le médecin a … apparemment perdu l'esprit et à … heu… voulu aller chercher des ustensiles qu'il aurait laissé derrière lui. Nous n'avons pas pu l'en empêcher. A vous.
- Compris. Dernière chose, d'après nos senseurs, il y aurait un non-humain avec vous."
Il croisa le regard de Sanaz et répondit :
- "Négatif Retaliator, vos instruments doivent disfonctionner. Je confirme qu'il n'y a que ma section ici.
- Reçu. Les explosions devraient vous avoir donné plusieurs heures d'avance sur vos poursuivants. Bonne chance.
- Compris. Lieutenant Jarek, terminé."
Alors qu'il reposait le micro, il remarqua que Sanaz semblait toujours l'interroger du regard. Elle ne parlait pas mais la question était assez évidente : pourquoi ?
- "Comme je l'ai dit à Jawa Juice il y a quelques temps : jusqu'à nouvel ordre, vous êtes une loyale servante de l'Empereur et l'Ordre Nouveau. Comme nous tous. Nous ne vous trahirons pas si c'est votre crainte."
Elle hocha silencieusement la tête et se détourna brusquement.
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Messagepar ilu » Dim 25 Mar 2007 - 1:38   Sujet: 

Chouette!

On sait enfin qui elle est! :D


Bravo Titi, du grand art, c'est toujours un véritable plaisir de lire ta ff! :)
Arrête de contempler les étoiles. Rejoins-les!
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Messagepar Minos » Dim 25 Mar 2007 - 3:16   Sujet: 

Une non-humaine dans les rangs de l'empire ! :shock: ça, c'est original.
Et en découle la question essentielle : qu'est-ce qui peut pousser une non-humaine à vouloir intégrer à tout prix l'armée impériale, avec tous les risques que cela comporte pour elle ?

Bref, on a plus qu'à attendre la suite avec la plus grande impatience.
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Messagepar Titi77 » Dim 25 Mar 2007 - 9:58   Sujet: 

ça, c'est original.
Ah bon ?
Et le schtroumpf alors ? (mais c'est un cas un peu particulier certes). Et puis je n'ai jamais dit vraiment respecter le canon anti aliens (<sifflote/>).
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Messagepar Den » Dim 25 Mar 2007 - 10:21   Sujet: 

ah, enfin la suite tant attendue est arrivée :lol:
Toujours aussi bon, j'apprécie fortement ton histoire :lol:
Je rejoins Minos pour l'alien impérial :)
Et en découle la question essentielle : qu'est-ce qui peut pousser une non-humaine à vouloir intégrer à tout prix l'armée impériale, avec tous les risques que cela comporte pour elle ?


vivement la suite qui me semble très prometteuse! Prend ton temps pour écrire (pas trop quand même heinlol) et continue de nous charmer avec ton histoire


Den, qui sent qu'il devrait finir son histoire aussi....
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Messagepar Titi77 » Mer 11 Avr 2007 - 19:32   Sujet: 

Bon avis à la populationne !
Vous avez sans doute du remarquer que la suite se fait attendre. Je confirme.
Malheureusement il faudra encore attendre pour deux raisons :
1 - des obligations professionnelles (ça arrive)
2 - une idée m'est venue pour le recueil Alderaan alors je vais m'empresser de la concrétiser avant que le topic ne ferme.
Bien entendu, rassurez-vous : je n'ai aucunement l'intention d'abandonner la ff. Juste le calme avant la tempête (et oui le "showdown" approche :D )

Edit du 25 avril :
- c'est bon, texte sur Alderaan en ligne depuis dimanche soir (je dis ça parceque ça ne déplace pas les foules alors je tente la pub ;) )
- conséquence : je vais me remettre à la suite de l'ON voilà c'est tout.
Modifié en dernier par Titi77 le Mer 25 Avr 2007 - 22:46, modifié 1 fois.
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Messagepar Den » Mer 11 Avr 2007 - 19:40   Sujet: 

Bon avis à la populationne !
Vous avez sans doute du remarquer que la suite se fait attendre. Je confirme.
:ange:
1 - des obligations professionnelles (ça arrive)
arg, comme je te comprends
2 - une idée m'est venue pour le recueil Alderaan alors je vais m'empresser de la concrétiser avant que le topic ne ferme.
Ah, une bonne nouvelle
Bien entendu, rassurez-vous : je n'ai aucunement l'intention d'abandonner la ff. Juste le calme avant la tempête (et oui le "showdown" approche )
Deux bonnes nouvelles en une soirée :shock:
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Messagepar Minos » Mer 11 Avr 2007 - 19:50   Sujet: 

Cool ! On t'attend de pied ferme, ici comme pour le recueil sur Alderaan :)
(veinard, je suis toujours à la recherche d'une idée) :cry:
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Messagepar Titi77 » Lun 07 Mai 2007 - 21:19   Sujet: 

Tatatata !!! (roulement de tambours).
Et oui, la suite vient d'arriver !
Petit jeu (après celui des références dans mon texte sur Alderaan auquel personne n'a joué mais je perds pas espoir) : lire attentivement le chapitre, la nouvelle sur Alderaan et me dire si quelque chose a pas fait tilt.
(Bon c'est pas bien difficile mais on fait avec ce qu'on a)
Sur ce, bonne lecture.

edit du 14 mai -> encore tout plein d'autres coquilles et fautes diverses corrigées.

===============================


Chapitre 6 - Passé




Ouranos V, orbite haute.


Le destroyer impérial Retaliator glissait silencieusement dans le vide spatial, sa coque éclairée par la lueur renvoyée par la planète autour de laquelle le vaisseau orbitait. Tels les gardiens d'un géant assoupi, ses deux escorteurs l'accompagnaient, presque bord à bord. Sur la passerelle du destroyer, les hommes de quart observaient les écrans de leurs senseurs. Des informations techniques sur les émissions électroniques en provenance de la planète, des cartes satellites montrant les positions des batteries de turbolasers, … Mais, quelques fois, les alignements de chiffres et de diagrammes laissaient la place à des images animées. Des images de soldats impériaux, des images de droïdes de combat. Les seconds poursuivaient les premiers. Les droïdes étaient presque mille fois plus nombreux. Les soldats ne peuvent recevoir d'aide, ils sont perdus. Pourtant, les droïdes prennent leur temps et se laissent même distancer. Alors, les hommes de quart font des paris sur le temps que tiendront les soldats. C'est immoral, mais quelle meilleure distraction y a t-il sur un vaisseau de guerre ? Le goût du sang est universel et son appel, irrésistible.
Plus loin dans les coursives du vaisseau, des officiers se réunissent. Ils discutent de la situation des soldats là-bas, sur la planète. Ils disent que les soldats sont perdus. Ils ne sont pas d'accord.
Et la batterie détruite ?
Ce n'est pas assez voyons? Regardez : le réseau défensif est à peine amoindri, on ne peut rient faire pour les aider.
Et un bombardement orbital ?
Nous serions obligés de nous mettre à portée de ces batteries, sans garantie de résultat.

Alors, ils s'arrêtent de parler et réfléchissent. Et puis, l'un d'eux à une idée, alors ils l'écoutent. C'est le colonel chef des forces spatiales embarquées. Il leur explique longuement son plan. Evidemment, une fois terminé, on lui réplique que c'est de la folie, que leurs vaisseaux seraient repérés et abattus. Il rétorque que les pilotes n'auront qu'à laisser les lois de la mécanique céleste s'appliquer et qu'avec des chasseurs d'assaut près des transports, ils pourront se protéger mutuellement.
Ils réfléchissent à nouveau et finissent par demander quelles ressources seraient nécessaires. Il propose une escadrille de chasseurs d'assaut Arc-170 pour dégager la route du retour et fournir un appui feu, ainsi que des transports de troupes avec la dernière compagnie d'infanterie disponible et des walkers légers pour le soutien. Les deux croiseurs Carrack escortant le Retaliator se déploieraient un peu avant pour occuper les détecteurs au sol.
Une compagnie pour onze hommes ?
Avons-nous le choix ? Les renseignements qu'ils ont pu obtenir sont d'une importance capitale et … les impériaux n'abandonnent personne. Personne.


***


Ouranos V, 76 km au sud-est de la base impériale.


Du sable. Rien que du sable. A perte de vue. La région où se dressait la base impériale était relativement aride selon des critères humains mais avait au moins le mérite d'être irriguée par un fleuve.
Mais, au sud des montagnes se trouvait un immense désert, futur cimetière de tous les voyageurs imprudents qui oseraient braver les dangers des dunes. Pourtant, telle une perle dans son écrin, se trouvait une oasis verdoyante à presque cent kilomètres au sud de la base. Et près de l'oasis, d'anciennes ruines mystérieuses et d'autres bâtiments - préfabriqués - abritant les restes de ce qui avait été la Mission Archéologique Impériale dans ce système solaire.
Telle était la vue qu'avaient contemplé Sanaz et ses compagnons quelques heures plus tôt avant de descendre les derniers contreforts des montagnes. Maintenant, la nuit était tombée et ils s'étaient arrêtés. Ils repartiraient bien avant l'aube pour éviter le soleil.
Le lieutenant Jarek leur avait conseillé de dormir mais Sanaz n'arrivait pas à trouver le sommeil. Elle écoutait la respiration agitée de Jawa Juice à qui l'on avait pu injecter une dose de calmants miraculeusement retrouvée dans un paquetage. Un bruit de pas retentit et elle vit le lieutenant s'asseoir en face d'elle. Il enleva son casque et annonça :
- "Hmpf, en partant d'ici une heure, nous devrions arriver au camp un peu avant que le soleil ne soit à son zénith.
- Une bonne nouvelle alors. Avec un peu de chance on pourra se barricader chez les archéologues.
- A condition que nos 'amis' nous laissent en paix, ce qui n'est pas gagné. Et nous devons encore faire notre propre enquête et aussi …
- Et ?
- Et trouver un moyen de décoller d'ici. Désolé d'être pessimiste mais nos chances de nous en tirer indemnes sont assez faibles."
Elle lui fit un sourire mi-figue, mi-raisin :
- " Alors pariez sur nous, nous pouvons encore rafler la mise.
- Ha ha … j'admire votre optimisme caporal. Vous êtes bien la seule ici à n'avoir jamais douté, pourtant vous devez bien être consciente de la situation, non ?"
Cette fois, le sourire s'élargit :
- " Bien entendu lieutenant, mais après quatre ans dans l'armée impériale, craignant constamment de me faire 'démasquer' et devenir victime de la 'justice' prônée entre autre par certains… médecins, la perspective de finir mes jours sur un champ de bataille me paraît plus acceptable. Evidemment, je voudrais bien ne pas en arriver là. Alors, je repense constamment à la première règle qu'on nous enseigne dans les académies militaires : 'Les Impériaux n'abandonnent pas. Jamais'".
Le lieutenant hocha la tête, l'air grave.
- "Oui, je m'en rappelle aussi. Mais je suis peut-être trop vieux pour ça. Ne riez pas, passé un certain âge, vous vous direz la même chose. En tout cas, même si je n'espère pas quitter cette planète vivant, je serais heureux si vous et les autres le pouviez. Mais assez parlé de tout ça. Les autres ne sont pas arrivés à désigner un volontaire pour le faire, alors c'est moi qui m'y colle : pourquoi vous êtes vous engagée dans l'armée impériale ?"
Elle leva le regard vers les étoiles, espérant peut-être entrapercevoir la forme familière du Retaliator, puis elle soupira.
- " Cela fait un certain temps que je m'étais préparée à cette question. Depuis mon arrivée dans la section, voire même bien avant en fait. Mais ça ne me facilite pas pour autant la tâche.
- Ecoutez, si vous ne …
- Non, non, ça ira. Autant commencer par le commencement. Je suis née sur Kuat où mon père dirigeait une banque locale. Tout allait pour le mieux, il espérait que je pourrais un jour prendre sa succession à la direction et puis …
- La fin de la Guerre.
- Exact, quand l'Empire a été proclamé et les premières lois anti-non-humains promulguées, les humains de Kuat ont été enthousiastes. Trop en fait. Des émeutes ont éclaté et une chasse a débuté. Des non-humains lapidés dans la rue, leurs maisons brûlées, les magasins pillés… Tout ça sous l'œil indifférent des forces de l' ordre."
A ce mot, elle renifla, ironiquement.
- " Heureusement, mon père et moi avons pu nous échapper. La seule destination sûre à l'époque était le Centre Impérial. J'ai pu y continuer un peu mes études dans un lycée de bas étage. Mon père est mort cinq ans plus tard - le chagrin certainement. Alors j'ai utilisé l'argent qui nous restait pour changer mon identité et je me suis engagée.
- Comment ça ?
- Il y a plusieurs raisons. Me cacher et peut-être montrer aux législateurs impériaux que des non-humains peuvent arriver à s'intégrer. La vie d'un stormtrooper est plus rude que celle d'un officier de la Flotte mais une armure est plus pratique qu'un casquette pour cacher qu'on est Zabrak. Surtout qu'on nous la fait porter presque en permanence."
Sourire de l'officier.
- " C'est vrai. Mais dites moi, si vous vouliez montrer vos capacités, pourquoi ne pas avoir tenté l'école des officiers ? Vos compétences auraient put y être mieux mises en valeur, non ?
- Parce que j'avais utilisé presque tout ce qui nous restait d'argent pour changer mon dossier et que je ne pensais pas réussir le concours d'entrée à cause de mes origines. Et surtout … j'avais peur. Peur de ce que mes camarades de promotion pourraient faire pour me rendre la vie impossible. Peur des humains en fait. Je dois bien avouer que j'ai encore un peu de mal parfois.
- Heu, vous savez, Rodger était un cas à part. D'accord, il était un peu xénophobe par nature mais il avait des raisons pour exacerber ses sentiments.
- Hm mm oui.
- En tout cas, je vous promet que si on s'en sort, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour vous réhabiliter."
Elle lui lança un regard surpris.
- Je… vous remercie lieutenant. Vraiment. Vous savez, à cause du résultat de l'exercice, je pensais être sur la sellette et…
- Ha ha ha, balivernes ! Les exercices sont faits pour que des erreurs y soient commises. Et vous ne vous ferez plus jamais avoir aussi bêtement. Je n'ai jamais douté de vos compétences. Oubliez vos états d'âme, ne pensez qu'à la mission. C'est la seule chose qui compte.
- Oui mon lieutenant. À vos ordres.
- Nous partons dans deux heures, tâchez de vous reposer un peu."
Sur ces mots il se leva et s'éloigna vers une autre partie de la section, laissant derrière lui une Sanaz soulagée.

***


Ouranos V, 100 km au sud-est de la base impériale.


Sous peu, le soleil allait arriver à son zénith. Bientôt la chaleur deviendrait intenable pour la dizaine d'hommes qui progressait entre les dunes. Mais, heureusement pour eux, ils étaient arrivés à la fin de leur périple : devant eux s'étendait une grande plaine sablonneuse entourée d'une clôture elle-même parsemée de miradors. Protégés par cet enclos, trois grands baraquements, un générateur électrique et, plus loin, une oasis et des ruines. Le camp de base de la Mission Archéologique Impériale dans ce système.
Instantanément, les réflexes militaires reprirent le dessus lors de l'approche du périmètre. Progressant deux par deux et se couvrant mutuellement, ils arrivèrent au portail aménagé dans la clôture. Aucun signe de vie.
Ils laissèrent le sergent dans le poste de garde à l'entrée et se séparèrent en trois groupes pour explorer les baraquements.
Sanaz menait Derek et Ashoka dans le laboratoire tandis que le lieutenant Jarek effectuait sa reconnaissance dans le réfectoire avec Compass et Helm. Jia, Mapper et Stardriver s'occupaient quant à eux du dortoir.
La première chose qui assaillit Sanaz lorsqu'elle entra fut l'odeur pestilentielle qui régnait. Quelques pas plus loin, elle en découvrit la source : les cadavres des scientifiques. Dérangeant quelques insectes nécrophages en train de festoyer, elle se pencha pour examiner l'un des corps. Malgré l'action conjointe du climat et de la faune locale, elle y découvrit de nombreuses traces de brûlures. Un rapide coup d'œil lui confirma que tous les scientifiques rassemblés présentaient les mêmes symptômes. Derrière elle, Derek ne montrait aucun signe de désagrément, mais Ashoka était visiblement perturbé par le macabre spectacle. Continuant l'exploration du bâtiment ils ne trouvèrent que le matériel habituel des archéologues : instruments de laboratoire, bains de décantation dont certains contenaient encore des tessons de poterie maintenant rongés par le produit censé les séparer de leur gangue de sédiment. Pourtant, un détail clochait : aucun carnet de notes, aucun bloc de données, aucun holodisque contenant les avancées des travaux des scientifiques.
Faisant signe à ses hommes, Sanaz se dirigeai vers l'entrée du baraquement. Ils retrouvèrent les autres au poste de garde.
- " Au rapport", demanda le lieutenant.
Sanaz prit la parole en premier :
- " Une dizaine de cadavres dans le labo. Apparemment ils ont été tués à coups de blaster. Mais il y a quelque chose de bizarre : trop de brûlures et moins graves que ce à quoi on pourrait s'attendre. Comme si ils avaient été attaqués avec des blasters défectueux.
- Des cartouches de gaz Tibanna en fin de vie ?", suggéra Ashoka.
- " Plausible", répondit Jarek. " Jia ?", demanda t-il ?
- " Pareil de mon côté. J'estime que la moitié des scientifiques était dans le dortoir au moment de l'attaque. Ah et les véhicules sont bien évidemment hors d'usage.
- Et le reste de la deuxième moitié était au réfectoire", termina l'officier. " Autre chose qui sorte de l'ordinaire ?
- Oui", répondit Sanaz. " Aucune trace de leurs notes. Juste les instruments de laboratoires et quelques pièces en mauvais état.
- Intéressant, cela pourrait vouloir dire qu'il n'y a peut-être pas que des droïdes derrière tout ça."
Il réfléchit un instant avant d'annoncer :
- " Si les résultats des fouilles sont si intéressants que cela, il y aura peut-être quelques indices sur le site lui-même. Alors, voilà ce qu'on va faire : caporal Hanako, vous prenez le sergent et les clones avec vous pour enterrer tout ce beau monde. Profitez-en pour poster une sentinelle et aller remplir les gourdes à l'oasis : je n'ai pas confiance dans ce qui pourrait rester de nourriture dans les baraquements. Essayez aussi de voir si on ne peut pas réparer un landspeeder en cannibalisant des pièces à droite et à gauche. De mon côté, je pars avec les autres pour explorer les ruines. On en profitera pour prévenir le Retaliator. Des questions ?"
Il n'y en eut pas et les deux groupes se séparèrent, chacun se dirigeant vers leurs tâches respectives.

***


Ouranos V, ruines.


Un tas de vieilles pierres, voilà ce qui décrivait le mieux les ruines à proximité du campement des scientifiques. Bien entendu, certaines portaient encore des traces d'écriture ou arboraient la forme de ce qui devait avoir été il y a plusieurs millénaires de magnifiques statues. Il ne fallut donc pas longtemps aux quatre fantassins pour arriver à la conclusion que si ces pièces étaient sans prix pour des historiens, tout cela ne les arrangeait guère.
Lentement, Sanaz balaya du regard l'espace entre deux murs massifs à demi écroulés. Du sable, quelques cailloux. C'est alors qu'une forme surgit derrière elle et qu'une main se posa sur son épaule.
- " Recommence encore ça, Ashoka et tu finiras manchot.", déclara t-elle froidement sans prendre la peine de se retourner.
- " Ben quoi si on ne peut plus rigoler. Et puis, comment as-tu deviné que c'était moi, hein ? C'est la première fois que je fais ce truc ! ", s'exclama t-il faussement blessé.
- " Parce qu'il n'y a que quelqu'un comme toi pour faire un truc aussi stupide. Voilà pourquoi.
- Bon, bon. Le lieutenant dit qu'on a perdu notre temps ici et qu'il vaudrait mieux retourner avec les autres pour aviser.
- Un instant, il y a quelque chose d'étrange ici.
- Quoi ? C'est juste du sable entre deux restes de murs. Regarde, j'avance et …
Joignant le geste à la parole, le technicien se mit à faire les cent pas sur l'espace, puis à sautiller.
Quel clown … pensa Sanaz.
Et puis après un saut plus haut que les autres, il y eut un grand craquement suivi d'un cri et de l'apparition d'un nuage de poussière. Quand il se dissipa, Ashoka n'était plus là.
Inquiète, Sanaz s'avança et découvrit à travers les restes d'une plaque de bois, apparemment brisée par le saut du soldat une série de marches taillées dans la pierre qui disparaissait dans le sol.
- " Ca va en bas ?
- Oui ! Aie. Enfin un peu. J'ai dévalé des escaliers je crois. Il fait noir ici, j'allume ma lampe."
Quelques secondes plus tard, sa voix retentit sur le comlink en diffusion générale à la section :
- " Ici Ashoka, Sanaz avait raison : il y a bien quelque chose ici."

***

Une fois le reste de la planche enlevé, ils purent constater que les escaliers étaient suffisamment larges pour faire passer cinq personnes de front. En bas, le tunnel conservait la même largeur et on pouvait apercevoir une lueur rouge quelques dizaines de mètres plus loin.
Intrigué, le petit groupe commença sa progression. La lumière projetée par les torches fixées aux armes donnait à la scène un aspect fantomatique. Au bout de quelques minutes, ils découvrirent la source de la lueur rouge : quatre statues de part et d'autre du tunnel représentant un humanoïde au visage indéfinissable tenant dans ses mains levées au-dessus de sa tête une sorte de coupe d'où émanait la lueur.
L'angoisse monta de nouveau dans le cœur des hommes. Entre les deux groupes de statues s'ouvraient deux passages donnant sur deux petites salles contenant chacune une réplique à plus petite échelle des statues du couloir. Sauf que cette fois les êtres étaient agenouillés et que la lueur émanait de leurs yeux.
- " Ok, on garde son calme les enfants, c'est pas encore fini.", déclara Jarek sur un ton plus bas qu'il ne l'aurait souhaité.
Silencieusement, ils s'enfoncèrent plus loin dans le tunnel principal. Tous tentaient, à défaut de garder leur sang-froid, de cacher leur appréhension grandissante. Pourtant, malgré sa peur, Sanaz ne pouvait s'empêcher d'être fascinée par les lieux et se demandait ce que leur réservait la suite. Elle repensa aussi à la trappe qui cachait l'entrée du souterrain et émit une hypothèse dont elle fit part à ses compagnons, entre autre pour les distraire de l'ambiance oppressante du tunnel.
- " Vous croyez que ce sont les archéologues qui ont posé la trappe ?
- Peut-être, mais si elle a été recouverte de sable, c'est certainement du fait de ceux qui ont volé leurs notes.", répondit le lieutenant.
- " Donc, ils ne voulaient pas qu'on descende ici.", suggéra Derek.
- " En même temps, je les comprends. Cet endroit me fout la chair de poule.", fit remarquer Ashoka.
- " Tu as toujours peur dans le noir.", le taquina Derek.
- " Arrêtez tous les deux.", les coupa le lieutenant.
Après un tournant, ils finirent par arriver à un croisement. Devant eux, le couloir était bloqué par un éboulis et, sur leur droite, semblait s'ouvrir une autre salle. Le choix de la direction fut rapide, ils tournèrent à droite. Quelle ne fut pas leur stupeur quand ils découvrirent où ils se trouvaient !
La salle était une merveille architecturale : environ 30 mètres de plafond, et, sur une vingtaine de rangées, de massives colonnes réparties deux par deux de part et d'autre de la pièce de manière à ménager un passage menant à une sorte d'autel juché sur des marches dans le fond. Chacune des colonnes était unique et richement ornée par des bas-reliefs représentant des scènes guerrières et de mystérieuses cérémonies sur la base, des runes inconnues sur le fût et, sur le chapiteau, des cristaux émettaient une lueur rouge sang.
Les dimensions de la salle et la décoration firent cesser les derniers murmures de conversation. Même leur respiration s'atténua de peur de déranger les fantômes de ceux qui avaient bâti ce lieu.
L'autel n'était pas la pièce la moins richement décorée, et de loin. Bas-reliefs représentant d'autres scènes martiales et runes couvraient chacun des quatre côtés. La salle était sans conteste une sorte de temple, mais dédiée à quoi ?
Derrière l'autel, s'ouvraient trois passages - d'apparence identique.
- " Une suggestion ?", chuchota l'officier.
Derek et Ashoka se regardèrent, indécis. Sanaz, quant à elle, n'eut aucune hésitation et entra dans le couloir de gauche en accélérant légèrement le pas. Les autres se dépêchèrent de la rattraper.
- " Hé ! Moins vite ! On aurait pu se concerter avant !
- Désolée lieutenant, je … Je n'ai pas réfléchi … Ca m'a semblé évident.
- Evident ?", répondit-il, lui jetant un regard intrigué sous son casque.
Elle ne répondit rien et, l'incident passé, la petite troupe continua sa route. Sanaz tourna encore à gauche au croisement suivant et ils finirent par arriver dans une pièce où trônait un autre autel.
Celui-ci n'était pas décoré mais, sur le dessus, deux sortes de coupoles contenant un cristal orange étaient placées de part et d'autre d'un présentoir. Et, sur ce présentoir, se trouvait une épée courte dans un fourreau noir sans aucune marque.
Intriguée, Sanaz s'approcha, plaça sa main au-dessus de l'arme, et d'un mouvement vif la retira. Elle dégaina l'épée pour l'examiner mais ne vit aucune marque sur la lame ou le manche. Pourtant, même comparée aux meilleures vibrolames d'aujourd'hui, cette arme restait un chef-d'œuvre et semblait plus solide que les armes blanches modernes malgré l'âge qu'elle devait avoir. Age révélé par les craquelures dont le fourreau était parsemé.
- " Hmm, excusez-moi mais nous ne sommes pas dans un supermarché. Veuillez reposer ça tout de suite.
- Mais c'est peut-être important lieutenant !", protesta t-elle. Elle continua : " je ne suis pas spécialiste mais cette arme n'a pas dû être fabriquée par les mêmes personnes que celles qui ont construit ce … temple. Et puis une épée peut-être plusieurs fois millénaire qui a l'air de bien meilleure facture que les armes actuelles, je ne sais pas pour vous mais ça m'intéresse.
- Bon, bon d'accord, vous pouvez la garder pour le moment mais si des scientifiques viennent la réclamer il faudra la rendre.
- Pas de problème.", acquiesça t-elle.
Ils retournèrent à l'embranchement précédent et, cette fois-ci, ils prirent tout droit et s'enfoncèrent plus avant dans les souterrains. Après quelques minutes, ils arrivèrent dans une autre salle.
Une salle aux dimensions démesurées, telle que la salle aux colonnes n'était qu'une simple antichambre à côté. Certainement plusieurs centaines de mètres de longueur et une bonne soixantaine en largeur. Pourtant, il n'y avait aucune décoration cette fois.
- " Les sculpteurs sont en grève ?", demanda Ashoka.
Mais personne ne lui répondit, trop abasourdis par le spectacle. Au bout de quelques temps, Derek finit par s'arracher à la vue et examina plus attentivement les alentours. Il put remarquer deux autres entrées qui devaient certainement correspondre aux autres couloirs à côté de l'autel dans l'autre salle. Puis, des débris attirèrent son attention.
- " Mon lieutenant ! Regardez là-bas, est-ce que ce ne serait pas …
- Bon sang ! Vous avez raison !"
Ils coururent vers les débris et découvrirent qu'il s'agissait en fait d'une carcasse.
Métallique.
Un droïde.
De combat.
Et qui plus est le modèle qui les avait attaqués. La seule différence : le fusil-blaster était plus ancien. Derek l'examina attentivement et confirma :
- " Ashoka avait raison : il n'y a presque plus de gaz Tibanna là-dedans. Pas étonnant quand on songe au temps qu'ils ont dû passer ici.
- Ouais.", renchérit Jarek. " Vous avez une idée sur leur origine ?"
Ashoka se pencha pour examiner les pièces et pris quelques minutes avant de rendre son verdict :
- " Je n'en ai aucune idée. Je suppose que, comme ils ont apparemment été activés dans cette pièce, ils sont arrivés là lors de la construction du temple. Donc ce sont d'anciens modèles, ce qui expliquerait que ces inscriptions là et là ressemble vaguement à de l'Aurebesh archaïque. Par contre pour la datation et le modèle exact, il faudra demander à un historien. Dernière chose, ils ne sont pas reliés à un ordinateur central comme ceux de la Fédération du Commerce, comme leurs donneurs d'ordres ne sont plus là, ils sont totalement autonomes.
- Merci Ashoka.", répondit le lieutenant. " Ce qui m'amène à la constatation suivante : ces droïdes n'ont pas pu se réactiver tous seuls. Et surtout, ils n'ont certainement pas pu déclencher eux-mêmes les défenses automatiques de la base.
- Donc on les a aidés.", conclut Sanaz.
- " Exactement. Nous allons nous dépêcher d'en terminer ici et, ensuite, on recomptera le nombre de scientifiques tués pour comparer avec les listes.
- Quoi ?! Vous pensez que ?
- C'est la seule chose qui me vienne à l'esprit. Allons, on n'a pas toute la journée."
L'exploration finit par les mener dans une petite salle à l'opposé de là où Sanaz avait trouvé l'épée, mais, cette fois, au lieu d'un autel se trouvait ce qui ressemblait à un terminal d'ordinateur. Après un rapide examen, Ashoka décréta que le modèle lui était - lui aussi - inconnu et que les ports d'entrée / sortie n'étant pas compatibles avec son matériel, il allait falloir tenter de l'activer manuellement. Le lieutenant Jarek avait à peine donné son accord que Jia les contacta.
- " Lieutenant, ici Jia. Je … vous devriez venir voir ça. Je crois qu'on a un problème."
Ils quittèrent - à contrecœur - la pièce au pas de course. Une fois retournés auprès de Jia, elle leur indiqua de regarder vers le nord-ouest. Prenant ses macro jumelles, Jarek les pointa dans la direction indiquée et vit les droïdes marchant dans leur direction.
- "Ils seront ici à l'aube.", indiqua Jia.
- " De mieux en mieux.", commenta Ashoka.
Modifié en dernier par Titi77 le Lun 14 Mai 2007 - 21:54, modifié 5 fois.
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Messagepar Notsil » Lun 07 Mai 2007 - 21:50   Sujet: 

Génial génial cette petite exploration des souterrains ^^

Tu as une petite "pais" au lieu de "paix" qui traine au tout début de ton texte ^^

Et là, ya un truc que je n'ai pas pigé :

Depuis mon arrivée à cette question

C'est le mot question qu'il faut changer ?

M'enfin, bien sympa, un esprit d'équipe bien rendu ^^
J'aime bien le premier passage avec le destroyer, glaçant à souhait ^^

J'attendrai la suite ^^
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Novembre approche...
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Messagepar Minos » Lun 07 Mai 2007 - 22:00   Sujet: 

Notsil, méchante fille, tu me casses mes effets. Moi aussi j'avais vu le "pais" et le "question" qui aurait sans doute du être une "académie" ou quelque chose comme ça. Tss...

En tout cas, c'est toujours aussi chouette. On s'attache aux Impériaux (comme quoi tout arrive), et on ne peut s'empêcher de se demander avec eux : mais où est-ce qu'ils ont mis les pieds ? :? Et le pire, c'est qu'on a toujours pas la réponse !

Y'a trop de suspense ! On veut la suite ! :cry:
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Messagepar Den » Mar 08 Mai 2007 - 7:41   Sujet: 

La suite :shock: roooh mais c'est que j'ai failli le rater aussi ça :shock:
Un bon chapitre, que dis-je... un TRES bon chapitre. Le suspense est à son comble décidément. Je m'attache aux imps et ça je pensais pas que ce soit possible un jour :x
Je sens que tu vas me surprendre dans le prochain chapitre et c'est tant mieux :wink:
J'attends donc la suite :sournois: :lol:
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Messagepar Titi77 » Mar 08 Mai 2007 - 10:12   Sujet: 

Tu as une petite "pais" au lieu de "paix" qui traine au tout début de ton texte ^^

Et là, ya un truc que je n'ai pas pigé :

Citation:
Depuis mon arrivée à cette question

C'est le mot question qu'il faut changer ?


Oups :D

On n'a rien vu, on n'a rien vu, on n'a rien vu hein ...
Bon c'est édité. :ange:
Pour le début avec le destroyer c'est un peu comme dans la TO ou les bouquins de Zahn (Thrawn Trilogy, Hand Of Thrawn) qui commencent toujours par un destroyer imp sur fond étoilé. Comme quoi on n'invente rien hein ;)
Sinon j'attends toujours les réponses aux petits jeux proposés...
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Messagepar Minos » Mar 08 Mai 2007 - 11:31   Sujet: 

Ah oui, le jeu, j'oubliais ! Facile ! Sanaz est la fille du directeur de banque qui se fait virer de Kuat dans ta nouvelle sur Alderaan !
Pour le reste, beuh...
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Messagepar Jet d'ail » Mer 09 Mai 2007 - 9:04   Sujet: 

Euh ... bonjour ... je viens de découvrir cette histoire et je n'ai qu'un regret : ne pas l'avoir découverte plus tôt :D
C'est tout simplement génial. Rien à redire sur ta façon d'écrire, c'est clair, détaillé. On ne s'ennuie jamais et l'ambiance toujours bien rendue.

On ne peut que s'attacher à ses pauvres impériaux livrés à eux même, mais je n'arrive quand même pas à ne pas éprouver de joie quand il y en a un qui meurre :P (Reflexe oblige :x ), et je ne vous raconte pas ma joie quand ils se sont tous fait massacrer au début :sournois:

Bien vite la suite!
Signé ... à votre avis ;)
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Messagepar Titi77 » Sam 26 Mai 2007 - 8:28   Sujet: 

Bonjour à tous, le chapitre 7 a été terminé hier soir mais j'attends encore un peu avant de le poster pour cause de relecture :D
Ca devrait arriver aujourd'hui ou demain (donc pas trop de retard pour marquer les 30 ans).
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Messagepar Den » Sam 26 Mai 2007 - 10:26   Sujet: 

Aaaah voilà une bonne nouvelle :lol:
Le chapitre 7 que j'attendais avec impatience va donc bientôt être posté 8) Ca fait plaisiiiiir!
Au fait, Titi, j'adore ton avatar :lol:
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Messagepar Minos » Sam 26 Mai 2007 - 11:54   Sujet: 

Je plussoie Den, on est dans les starting-blocks, prêts à lire et à finir nos comms avec la question qui tue : "A quand la suite?" :lol:
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