[En cours] Phoenix : Renaissance

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Messagepar Lowie » Ven 25 Aoû 2006 - 19:33   Sujet: 

C'est inhumain rien à lire ce we :D :D !!!!!!!! ....

Lowie.
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Messagepar kamocato007 » Dim 27 Aoû 2006 - 0:36   Sujet: 

Finalement Lowie t'en auras, déjà avec DW cet après-midi et avec moi cette nuit. Et je fête aussi ma troisième année sur SWU, en même temps que le troisième chapitre de Phoenix, qui lui est consacré. Bonne lecture !

___________________________________________________
THRAWN et SHANA arrivent sur Panoptika afin d’y libérer PHOENIX NATAZEUS, écroué depuis seize ans sur la planète pénitentiaire. Une occasion pour lui de se venger d’Ex Nox, l’assassin de sa famille, et pour l’Empire, de triompher du chef des Légions…

Chapitre III : De Retour De L’Obscurité


La cellule était vide. Du sang revêtait les murs et une pâle lumière tannait l’obscurité quand le Capitaine Thrawn jeta un œil dédaigneux dans la geôle. Aucune surprise ne tamisa alors son expression, et Shana s’en étonna… avant de comprendre.
Les yeux globuleux du Panoptikien roulèrent dans leurs orbites, entre le cachot vide et puant et le regard hautain de Thrawn. Sa langue pansue joua entre ses dents de carnassier et ses lèvres putréfiées et il lâcha un bredouillement angoissé.
- Qu’est-ce que… che… che ne comprend pas… Il a du mourrrrrir en…
- Conduisez-moi à sa véritable cellule, fit Thrawn d’un ton sans réplique, ses deux yeux rouges se posant lentement sur la face déconfite du Panoptikien. J’avais prévu un tel artifice et le contraire m’aurait étonné… Conduisez-moi à sa cellule, répéta Thrawn.
Une larme perla sur le menton eczémateux du Gouverneur. Il tenta en vain de trouver réconfort ou assistance auprès de Shana, qui lui répondit par le regard glacial et ténébreux qui était le sien.
- D’accorrrrrrd.

* * *

Il se rappelait une lueur furtive, aussi vive qu’un éclair mais qui s’estompa aussitôt, une fois les portes closes. Des voix s’élevaient autour de lui dans une clameur indistincte : des pleurs, des hurlements, des râles rauques s’étouffant entre les murs de son cachot. Phoenix Natazeus mit sa tête dans ses mains, et ses doigts palpèrent ses traits tirés, dolents de fatigue. Sentant l’obscurité grandissante le profaner peu à peu, il tenta de chasser de son esprit l’image figée dans sa haine : le visage exsangue d’Ex Nox épiait sa colère, ses yeux sans paupières emplis de vice et de satisfaction.
Plus encore que les séances quotidiennes de torture qu’exerçaient les sentinelles avec un plaisir pervers et bestial, l’obscurité étroite et sinueuse, qui ne pardonne rien, allait devenir son geôlier le plus barbare pendant seize ans. Depuis la mort de sa femme et de ses enfants, il s’était passé tant de choses…
Les heures passent, muettes. Les hurlements rauques des autres captifs deviennent un bourdonnement coutumier. Une vapeur verdâtre sans odeur s’est insinuée dans sa cellule glacée -contraint de la respirer- et l’obscurité se fait plus cruelle, plus définitive, plus fatale -forcé de l’accepter. Les heures deviennent des jours, sans lumière pour les dessiner, et la nuit le ronge et l’entoure. Son ventre se vide, ses poumons s‘épuisent, il devine l’éclat de son regard disparaître peu à peu dans le noir. Peut-il certifier qu‘il est encore en vie ? Mais l‘Enfer où il aurait atterri alors ne pouvait être si macabre… Recroquevillé dans l’étroite geôle sombre qui semble se rétrécir dans sa rage occulte, il attend, il goûte et il sent le temps passer, très lentement, d’une pesanteur vicieuse, et croit presque entendre son rire lézarder les murs de ses pensées. Il est nu, et l’air qu’il inspire le maintient en vie dans une souffrance obscène.
Les jours deviennent des mois, et, rétracté dans l’ombre, les deux yeux grands ouverts comme devinant les secrets de l’obscurité, il hume avec douleur de longues heures brutales, vipérines, ces heures infâmes qui s’écoulent goulûment en trouvant un plaisir obscène dans l’ennui et la perversion du fatum. Les tortures deviennent une habitude, et il devient insensible à la douleur. Le poison qui coule dans ses veines s’y dilue aussitôt, la flamme chancelante au bout du chalumeau, qui lui lèche la peau, assoiffée, le chatouille à peine, il ne sent ni les pinces, ni les seringues, ni les viols, ni le poids des jours et reste, immobile, figé dans les ténèbres, à s’offrir aux supplices comme s‘ils apaisaient sa haine dans un masochisme pénitent.
Les mois, avec un sadisme abject, se chevauchent en silence et dans la fade obscurité, se fondent dans sa peau et sa haine, et les années passent, rien ne change. Les sens s’oublient en même temps que la sensation de vivre, comme si la vie pouvait s‘évaporer dans l‘air fétide de Panoptika. Oui, dans la douleur et le vice, des années passent…

Et, soudain, des pas. Et des voix. Un murmure de pied et de voix se précisait entre les mur garrottant l’obscurité dans la luxure de son acier. Le bruit chatouille son oreille et sous la porte blindée de sa cellule, une lumière blafarde, presque inexistante, l’aveugle.
Et, soudain, tout s’ouvre, et son corps tout entier s’ébranle. Une pâle lueur l’entoure, et ses yeux gonflés brûlent et se ferment sous la souffrance. La douleur est intense, rapide, et le doute aussi : alors que pas une clarté n’a filtré dans sa geôle depuis un, deux, trente ou mille ans peut-être, brusquement, la porte s’ouvre, et dans une éclatante lumière baignée dans un frimas secret, deux yeux rouges l’observent en silence.
Il avait perdu toute notion du temps, mais il lui sembla que plusieurs minutes s’étaient écoulées avant qu’un Chiss entre dans la cellule, et que sa voix ne résonne dans le trou :
- Phoenix Natazeus ?
Son sang se glace. Quelques battements de cœur plus tard, son esprit tout engourdi, comme sortant d’un profond coma, un éclair traverse son cerveau et des mots lointains y vagabondent et s’impriment dans sa mémoire : Phoenix. Natazeus. Moi.
- Qui êtes-vous ?
A chaque mot, sa gorge brûle, et crache un terrifiant son guttural.
- Je suis Thrawn, capitaine du Vengeance. Levez-vous. Au nom de l’Empire Galactique, vous êtes libre.
Les mots lui glacèrent le sang, et les yeux clos, les lèvres putréfiées, maigre et malade, son regard s’éclaira d’un furtif éclat.
Il avait rêvé ce mot. Et tout ce qui l’entourait. Libre. Liberté. Sa revanche.
- A moins que vous ne préférrrrerrrriez rrrester ici… fit une autre voix (un de ces répugnants panoptikiens, estima Phoenix)
Le Chiss lui jeta un regard noir.
- Ce sont peut-êtrrrrre pas mes affairrrres, continua le panoptikien avec un once d’ironie dans sa voix, mais je pense que quitter Panoptika serrrrrait… fataaaaaal pourrrr lui…
- Aucunement, rétorqua le Chiss d’une ton cinglant. Nous avons tout prévu pour le remettre d’aplomb en peu de temps. Mais vous avez raison sur un point, Gouverneur : ce ne sont pas vos affaires.
Le panoptikia pesta un sermon dans sa langue, et avait le regard éploré d‘un jeune rejeton privé de dessert. La cellule était saturée de son haleine putride.
- Capitaine, fit une voix froide et féminine qui suscita en Phoenix une étrange sensation de chaleur, n’est-il pas dangereux de le confronter à la lumière ?
- Aucunement, répéta Thrawn d’une voix beaucoup plus courtoise. Mais des précautions s’imposent…
Le Chiss tourna vers la jeune femme un regard galant, ôta de sa poche une capsule dans laquelle baignait un liquide blanc vaporeux, et il s’approcha de Phoenix.
- Attendez… larmoya le Panoptikien en empoignant de sa main graisseuse le bras de Thrawn. Aussitôt, son visage raviné et couvert d’eczéma se figea dans une éloquente expression de peur. Le regret anima ses yeux ébahis, et il recula de trois pas.
- S’il… vous… plaît, pria-t-il, recroquevillé dans un coin obtus de la minuscule cellule. C’est… un… merrrrrveilleux sujet… Che fous donne trrrrois autrrrres en… échanche… en bon état…
Le Capitaine Thrawn le toisa avec dédain, et se tourna vers Natazeus, la fiole jouant entre ses doigts. Alors que la lumière triomphait sciemment de l’ombre, une lueur glissa sur le visage de Phoenix. Shana sentit son ventre se nouer, en discernant son visage crispée, ses deux yeux ingurgités de sang grands ouverts, figé dans sa torpeur. Son crâne dodelinait de droite à gauche, des convulsions suppliciaient son corps malingre, et des mélanomes noirâtres gagnaient sa peau fébrile et grêlée. Des parasites erraient sous sa longue barbe crasseuse.
Thrawn approcha sa main de ses lèvres putréfiées… Le Panoptikien sembla au bord du suicide…
Phoenix perçut à peine la chaleur ardente du fluide lui caresser la langue. Il sentit ses paupières s’alourdir, ses membres se raidir, et son esprit s’interdit alors toute pensée, vagabondant entre l’euphorie et la quiétude, avant de se fermer en un instant. Le sommeil. Enfin.

* * *

Du sang. Beaucoup de sang. Celui de sa femme, et de ses deux enfants. Le temps semble figé dans la pâle lueur d’un feu de cheminée agonisant : le vent berce le corps de Mia dans une irascible obscurité. Les flammes qui chancellent dans l’âtre devine son regard mort, encore saisi des spasmes de la douleur, blême, et le trépas anime ses deux yeux grands ouverts d‘une livide couleur fantôme. La corde qui la pend grince doucement.
Sous elle, la belle et jeune Dorothy s’étend, et un long filet de sang suinte son regard endormi. Dans la nuit, elle paraît paisible, en paix, et Phoenix pose alors une main sur elle : il sent sa peau froide et son corps raide… il sent une monstrueuse odeur de souffrance planer au-dessus d’elle, et sait que seulement quelques minutes plus tôt, la vie l’éveillait de force et d’innocence. Dans la mort, ses huit ans semblent lointain… si loin…
La main glacée de Dorothy tient celle de Tionn, son frère aîné, et les yeux embués de larmes de Phoenix se posent alors sur le corps criblée de son fils. Ses yeux ingurgités de sang le fixent, éteints de l’éclat de ses seize ans…
Phoenix le savait, et sa fierté grandissant en même que sa haine et sa souffrance… des éclats de passé se déposaient devant ses yeux : Tionn consolant sa sœur larmoyante, lui promettant que « Papa va arriver… il va arriver… et nous sauver. » en observant le corps tanguant de sa mère…
Depuis ce jour, où il avait tout perdu, un seul nom l’obsédait, l’envoûtait de haine et d’une souffrance proche de l’agonie (mais qui , en fait , était l’exact contraire). Ex Nox… Ex…


Il se réveilla dans une cuve à bacta, et sa renaissance fût d’une lenteur inconfortable, mais sentir ses muscles se ranimer de leur énergie d’antan et ses forces ressusciter lui procura une intense ivresse.
La cuve se vida peu à peu, en même temps que ses membres se dérouillaient et que son souffle inspirait à son corps une agréable fraîcheur. Il avait l’impression d’avoir des glaçons à la place des yeux, et malgré ces seize ans d’obscurité, ils s’accoutumèrent très vite à la lumière tamisée du centre médical.
Un assistant médical FX-7 s’approcha de lui et sa voix synthétisée bourdonna dans son oreille :
- Veuillez passer votre main. Dans le pyrograveur. Nous étudions. Votre jauge d’énergie. Vous êtes opérationnel. A 99,4 % et pouvez sortir. De la cuve.
Un autre droid médical tendait vers lui deux yeux émeraudes qui brillaient dans l’atmosphère glacée et vaporeuse de la pièce.
En sortant de la cuve, un frisson parcourût son corps, et il sentit qu’il avait retrouvé ses sens.
Ses narines palpaient le parfum propre et insensible du croiseur, l’haleine des officiers qui débattaient des courses de podracers de Malastare quelques couloirs plus loin, et l’effluve déplaisante des combinateurs d’énergies du croiseur, six étages plus bas.
Mille sons chatouillaient ses oreilles : le vrombissement stressé des ordinateurs, sur le pont principal, la démarche légère et chaloupée d’un capitaine du secteur 6, sirotant un brandi, le cassement sec des os d’un poulet succulent, entre les mâchoires d’un officier quelques étages plus haut…
Sa vision traversait les murs et la chair, l’acier et le fer, et percevait même les ondes magnétiques oscillant dans l’atmosphère froide du super destroyer. Tout au-delà n’était qu’ombre et silhouette, mais assez net pour en saisir le crucial.
Tout dans le croiseur lui était offert : odeurs, fragiles ou fortes, les formes et les mouvances, proches ou lointaines, les voix et les bruits qui animaient le super destroyer. Seize ans de nuit avaient perfectionné ses sens, et il ne doutait pas que ses réflexes avaient connu le même bonheur.
- Selon les directives du Capitaine Thrawn…
Une voix robotique le réveilla de ses pensées.
- Voici votre équipement, continua le droid médical en désignant une petite table pendue aux solives, près d’une glace. Il vous est possible dès maintenant…
Phoenix vit, un peu trop tôt pour être prêt, le miroir refléter son corps malingre. La cuve bacta l’avait lavé, mais n’avait en rien parvenu à effacer les traces de seize ans d’enfer sur Panoptika. Plus que des rides, des sillons parcouraient son visage livide, et ses deux yeux blancs semblaient comme morts dans leurs orbites. Une longue chevelure brune et graisseuse descendait jusqu’à ses hanches creusées par la faim. Un droid fourra de longs sécateurs dans sa barbe épaisse.
- Il est également plausible que vos sens et automatismes aient subi une expansion plus ou moins conséquente, ainsi, dans les…
Les yeux de Phoenix se posèrent sur la petite table, à sa gauche, et il sentit un frisson parcourir son échine : son Revolver Nata et son Sabre étaient soigneusement posés, et ils éveillaient en lui les souvenirs de sa jeunesse. Il caressa sa lame étincelante et discerna en lui un étrange sentiment qu’il n’aurait su décrire… Phoenix venait de renaître…
- Le Capitaine Thrawn vous informe aussi que votre Nata-Jet est opérationnel et se trouve dans le hangar 9. Avec les réparations et changements qui s’imposaient.

* * *

Quelques heures plus tard, on le mena à la cabine du Capitaine Thrawn, non loin de la cellule médicale. On avait vêtu le détenu (ancien détenu, se rappela avec extase le vieil homme) d’un impeccable dolman noir, et le droid avait exercé ses talents mécaniques de coiffeur sur lui. Propre, lavé, d’une forme sans limite, il n’avait plus rien du prisonnier muet de Panoptika, dont il avait seulement gardé sa mine affreuse, celle qui le marquait depuis la vue de sa famille mutilée…
Le chiss était assis dans une chaise confortable, plongé dans une profonde réflexion qui le figeait au milieu de ses hologrammes artistiques. Lorsqu’il entra, ses deux yeux se clouèrent sur Phoenix et il eût un léger sourire dans l’obscurité que ce dernier n’eût aucun mal à percevoir.
- Vous voilà enfin, Phoenix. Le bacta a confirmé chez vous ses vertus et ses prouesses. Vous souvenez-vous de notre brève entrevue sur Panoptika ? Je suis le Capitaine Thrawn, et votre supérieur immédiat.
- Je n’ai pas de supérieur. Vous devez avoir peu de renseignements sur moi pour prétendre me soumettre à votre autorité. M’avoir libéré ne vous en donne aucune sur moi.
Un sourire s’attarda sur les lèvres de Thrawn, ses doigts caressèrent son menton, et ses yeux restèrent fixés sur lui.
- Tant que vous êtes à bord du Vengeance, vous m’êtes inférieur. Vous n’êtes pas homme à vous attacher aux principes hiérarchiques, encore moins quand il s’agit de ceux de l’Empire, je sais, dans ce cas je ne m’en accommoderai pas.
- Considérez ce que vous voulez, Thrawn. Vous ne m’avez pas libéré pour entretenir avec moi ces papotages stériles.
- J’espère bien. Asseyez-vous, fit Thrawn d’une voix plus ferme en désignant un siège aussi confortable que le sien. Un brandi ? Un alcoruscant ? Une Vodka-Shyyyk ?
- Rien, fit Phoenix sombrement (seize ans de jeûne forcé lui avait passé tout envie d’alcool. La technique Panoptikienne de le maintenir en vie sans nutrition était un bel exemple de leur vice…) Je ne m’attarderai pas longtemps sur votre vaisseau, j’ai des choses à régler… mais je serai curieux de savoir la cause de ma libération…
- Et il se peut que ces « choses à régler » ne soient pas si éloignées de cette cause, estima Thrawn.
Il pointa le stylet qu’il tenait dans la main sur un écran et aussitôt, une voix s’en éleva :
- Oui, Capitaine ?
- Le Sergent Dix dans ma cabine. Tout de suite, ajouta Thrawn alors que ses yeux revenaient sur Phoenix.
- Pourquoi m’avez-vous libéré, Thrawn ? Fit la voix voilée de Phoenix Natazeus, sous regard scellé.
Le capitaine joignit ses mains et recula un peu plus sur son siège, dans un bruissement de cuir. Il était revenu à l’ombre d’un coin obtus de sa cabine, et ses deux yeux trahissaient l’obscurité d’une couleur rouge scintillante. Au bout de quelques secondes, le Chiss rompit le silence et sa voix froide et lente plongea la pièce dans un climat étrange.
- D’abord, vous vous doutez bien que l’annonce de votre libération n’a pas été accueillie avec vivat. Vos déboires au sein de l’Empire il y a seize ans ont laissé des traces… Mais avant de vous éclaircir sur la cause de votre affranchissement, il tient de vous expliquer l’ambiance qui règne dans l’Empire.
Les lumières se tamisèrent un peu. Phoenix oublia les alentours et se concentra sur la voix du Chiss, étudiée et détachée, à ses deux yeux qui le fixaient sans cligner, à l’odeur de renfermé qui irriguait la cabine…
- Depuis deux mois, l’Empire a un nouvel ennemi, un groupe terroriste qui s’est baptisé les « Légions De La Peur ». En plus d’une forte insatisfaction de la population, c’est à un ennemi invisible qu’il fait faire face. Mais pas infaillible. Des sénateurs sont morts, des amiraux aussi, et le Sénat Impérial a été détruit…
- Le Sénat existe toujours ? S’étonna Phoenix avec un sourire. Rien n’a changé depuis mon… départ ?
- Tout va changer en tout cas. Les bâtiments peuvent se rénover, l’opinion publique est d’autant plus malléable. L’Empire se trouve dans la situation délicate du régime neuf mais bancal. L’Empereur accuse de cette ébranlement les institutions et la corruption qui dominent les hauts-rangs. Il ne peut se fier qu’à des personnes de confiance (Phoenix s’attendit à entendre dans sa voix un mélange de satisfaction et de fierté, mais celle de Thrawn resta monocorde).
- Et vous en êtes une ? Un non-humain peut difficilement faire valoir ses talents au sein de l’Empire, je crois. Ou bien des choses ont changé depuis seize ans, je crois.
- Le cerveau est seul jugement. Regardez les No’h’lilk : des millénaires d’esclavage mais un art des plus passionnants. Quoiqu’il en soit, l’Empire est à un tournant décisif… (Thrawn revint à la lumière bleutée des hologrammes et fixa Phoenix d’un regard grave) Son chef est invisible et discret, mais il a un nom. Et ce nom motive votre libération, ce nom... Nous unit. Vous le connaissez, ce nom (il revint à l’obscurité).

* * *

Les lèvres de Phoenix Natazeus dessinèrent un étrange rictus, et ses deux yeux noirs s’emplirent d’un éclat de haine qui vida son regard de toute expression. Ex Nox. Alors que Thrawn, avec une satisfaction bien dissimulée, prononçait ce nom maudit, son esprit s’ébranla et une seule image s’afficha en lui, la même qu’il portait dans ses yeux depuis seize ans, la même qui l’avait plongé dans l’enfer et la rancœur, et, enfin, la même qui le maintenait en vie, dans le plus trouble et le plus humain des sentiments : le désir ardent de la Vengeance.
Il revoyait avec douleur son visage, chaque ligne de sa face hideuse, chaque contour de sa personnalité, chacun de ses vices, et les moindres détails de du regard qu‘il haïssait. Seize ans s’étaient écoulés depuis qu’il avait tué sa femme et ses enfants, et la haine qu’il couvait maladivement dans l’obscurité sur Panoptika s’était intensifiée depuis, jusqu‘à ses os et sa chair. Il savait que les vapeurs verdâtres de la prison maintenaient les hommes en vie sans sommeil ni nourriture, mais il était persuadé que c’était sa rage qui l’avait entretenu dans un état proche de la mort, et son esprit restait animé de sa fureur indomptable.

Ses ongles avaient pénétré sa peau et son regard (minutieusement analysé par les yeux perçants de Thrawn) restait livide et inexpressif.
- Nox ne peut être le leader d’un mouvement de rébellion. C’est un terroriste free-lance, pas un idéaliste.
- Beaucoup de choses changent, et là n’est pas la question. Nous vous donnons l’occasion de vous venger au frais de l’Empire. Une occasion en or. L’Empire se souviendra de votre aide et de votre bonne volonté. C’est non seulement un moyen de vous promettre une prospérité financière inespérée, mais c’est aussi votre unique opportunité de vous venger de la mort de votre femme et de vos enfants.
- Je ne suis pas un pantin, Thrawn, ni une de ces vulgaires marionnettes sous vos ordres et à vos pieds. Mais chacun y trouvera son avantage. Gardez votre argent souillé. Tout ce que je veux, c’est qu’après avoir flingué ce bâtard, c’est une vie tranquille loin de votre… « Ordre Nouveau ». Et j’exige d’être seul.
Phoenix se leva et resta fixer Thrawn, toujours tapi dans l’obscurité. L’air semblait bien glacial, tout à coup…
- Accordé. La question est plutôt si oui ou non, vous aurez les compétences nécessaires pour appréhender Nox.
- Il estdéjà mort, dit Phoenix, quittant la cabine sous la lueur bleutée des hologrammes.

Thrawn resta un long moment, figé dans les ténèbres cobalts, observer ses toiles holographiques avec sérieux. Il semblait loin, très loin de son super destroyer, et son regard balaya la cabine, espérant y détacher une réponse, un détail qui lui aurait échappé…
Il se sentait au bord d’un précipice, dont la profondeur se dévoilait en même temps que les rôles se distribuaient, en même temps que les chapitres amenaient leur lot de désillusions et de mystères…

* * *

- Sergent Dix, un message du Capitaine : il vous demande dans sa cabine.
Shana acquiesça mais resta immobile devant la baie vitrée du Pont. Une pâle couleur bleutée régnait sur le silence tranquille, que les gazouillements des ordinateurs ne parvenaient à couvrir. Les mains derrière son dos, elle observa de ses deux yeux bleus le couloir de l’hyperespace, et, seule devant le verre, elle se sentait comme au bord d’un gouffre, sans rien pour la retenir…
Moins de vingt années plus tôt, elle s’était retrouvé sur un pont semblable, seule et larmoyante au milieu des officiers qui s’affairaient. Orphelines depuis peu, elle palpait du bout de la langue son sang séché qui coulait sur ses lèvres. Sans le savoir, elle avait cessé de pleurer. Sans le savoir, l’enfant qu’elle était mourrait doucement, sans adieux ni cérémonie, aussi simplement que le sang se lave, que les larmes se sèchent.
Le regard fermé, son enfance chassée, elle se leva et se raidit au milieu d’un monde qui allait devenir le sien, l’exact opposé de celui qu’elle quittait. Au lieu des baisers de sa mère, sur son front caché par sa crinière fauve, elle embrassait une carrière militaire au sein de l’Empire. Les rapports et les expertises remplaceraient les contes de fée, et, les batailles, celle où l’ont ne peut tricher la Mort, succédaient aux jeux puérils et innocents de l’enfance.
En même temps que l’Empire froid et insalubre, exorcisait sa solitude dans son artifice et son faux, dans son simulacre d’humanité, son âme se vidait de souvenir, de pensées et d’émotions. Celle qu’elle voulait être, par masochisme ou par son désir d’oublier sa jeunesse, était ce qu’elle haïssait enfant : la froide, la ténébreuse Shana Dix.
Et la froide, la ténébreuse Sergent Dix n’a qu’une seule peur : celui de revoir la douce, l’innocente Shana qui grimpait aux arbres et qui tremblait sous l’épouvante et bondissait de joie. Celle qui se levait le matin, aux aurores pour sentir le soleil s’éveiller sur sa peau et rougir en escaladant le ciel, dissipant d’une belle lumière feutrée le brouillard craintif de l’aube. Celle qui s’étendait sur la prairie, écoutait le chant des oiseau et qui ne connaissait pas d’autre plaisir plus intense que l’arôme de herbe léchant son visage.
- Sergent Dix heu… le Capitaine…
- J’ai entendu, fit le Sergent Dix d’une voix si basse et si glaciale que l’homme en bondit.

* * *

Le Capitaine Thrawn était debout dans son bureau, observant d’un regard famélique un magnifique hologramme que Shana connaissait : c’était le tableau de son père. Quand Thrawn la vit dans l’embrasure du sas de sa cabine, il s’installa derrière son bureau, invita son sergent à lui faire face, et joignit ses deux mains sur ses lèvres.
Il laissa un silence apaisant passer dans la lumière dansante des hologrammes, le regard marqué par la réflexion, et scruta Shana de ses deux yeux observateurs qu’elle commençait à connaître.
- Vous n’avez pas rencontré Natazeus ?
- Non, Capitaine. Mais on m’a prévenu qu’il était sorti de cuve.
- Il était encore là quand je vous ai appelé, mais il n’est pas nécessaire à notre entretien ; il m’a quitté trop prématurément pour que mon analyse soit conforme à ce que je prévoyais. Il va nous quitter une fois sur Coruscant, mais nos chemins se recroiseront.
- S’il nous révèle la position de Nox, nous pourrons trouver le QG des Légions De La Peur…
- Mais nous n’irons pas tête baisée sur eux sans savoir à quoi nous en tenir. Nous ne savons pas qui il emploie dans son œuvre : une espèce intelligente ou des machines… Dans le deuxième cas, seules la puissance d’arme et une excellente stratégie tenant en compte la capacité de réaction de l’ennemi nous seront utiles. Si Nox emploie une espèce intelligente, que nous ne connaissons pas, il s’agira de connaître l’adversaire. Son art, en particulier - il est le reflet le plus sincère et le plus honnête de son caractère. L’écho de son intellect.
- Le vaincre de l’intérieur, en quelque sorte.
Thrawn acquiesça.
- Explorer puis conquérir, ajouta-t-il. Des terres, des thèses ou des batailles. Et pour cela, vous me serez d’une grande aide, si vous ne me décevez pas. Si les espoirs que je porte en vous ne sont pas illusions, votre place dans l’Empire n’en sera que plus certaine (un éclair passa sur le visage du Sergent Dix). Je vous donne ma confiance, et j’attend votre loyauté.
- Vous l’avez… assura le Sergent Dix.
* * *
La cabine de Phoenix, bercée par le lointain murmure des réflecteurs, vibra violemment, et à travers un hublot réduit, Natazeus observa la course du super destroyer fléchir et les couloirs de l’hyperespace se dénuder de ses cloisons céruléennes. Au lieu des reflets bleutés qui jetaient leurs ombres dans sa cabine, une pâle lueur rouge s’installait en elle, et il reconnut, un étau serrant sa poitrine, la planète Coruscant se dresser devant lui.
- Te revoilà, dit-il.
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Messagepar Darkwilliam » Ven 01 Sep 2006 - 12:04   Sujet: 

Eh eh, vivement le chapitre IV avec peut-être des petits clins d'oeil à qui tu sais! :wink: L'aura t-on avant dimanche? :o
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
Merlin: Oh putain il est fort ce con!
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Messagepar Lowie » Ven 01 Sep 2006 - 17:26   Sujet: 

L'un des attraits de cette ff outre ses grosses stars - Thrawn, Tarkin, l'Empereur peut-être please :wink: ... Bossk à venir et je serais des plus exigeants sur son emploi :lol: -, c'est que Kamo a franchi un cap : il entretient savamment un suspense sur les passés de ses héros et héroïnes, nous tenant en haleine comme dans Lost. C'est une ff addictive vous n'en décrocherez plus :) :) 8) 8) ,

et puis Thrawn qui aurait pu être un Empereur des plus acceptables est investi de main de maître par Kamo,

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Messagepar kamocato007 » Ven 01 Sep 2006 - 22:48   Sujet: 

Darkwilliam a écrit:Eh eh, vivement le chapitre IV avec peut-être des petits clins d'oeil à qui tu sais! :wink: L'aura t-on avant dimanche? :o


Je crois pas :wink: Sans doute le week-end prochain :)

l'Empereur peut-être please


Comment oserais-je l'oublier :perplexe: :wink: :sournois:
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Messagepar Dark Maul877 » Sam 02 Sep 2006 - 22:10   Sujet: 

Encore un très bon chapitre. Comme d'habitude, le style est excellent, les descriptions sont très complètes ce qui nous donnent une idée bien précise de chaque scène. Bref, on en redemande encore et encore :D
"A Sith shall know anger, hatred and revenge"
Dark Maul877
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Messagepar kamocato007 » Sam 02 Sep 2006 - 22:14   Sujet: 

Dark Maul877 a écrit: Bref, on en redemande encore et encore :D


Ca tombe bien c'est pas fini :D Merci !
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Messagepar Den » Jeu 07 Sep 2006 - 17:57   Sujet: 

Décidément, cette fanfic n'arrête pas de titiller mon intéret! Et ce, à mon plus grand plaisir! Comme toujours, les persos sont vraiment bien retranscrits, et le style d'écriture est une pure merveille pour le lecteur.
Je suis décidément fan de ton histoire! :lol:
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Messagepar kamocato007 » Jeu 07 Sep 2006 - 19:30   Sujet: 

Merci den ! :)
En ce qui est du Chapitre 4, je doute un peu d'une sortie ce week-end (les bretons aiment la pêche :wink: ). Bonne fin de semaine à tous !
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Messagepar Darkwilliam » Ven 22 Sep 2006 - 19:03   Sujet: 

Bon à mon tour d'être exigeant! :P Quand est ce que tu comptes livrer le chapitre IV? J'aimerai bien l'avoir avant dimanche soir, histoire d'avoir de la lecture pour repartir sur Rouen! :wink:

Des news please! :D
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
Merlin: Oh putain il est fort ce con!
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Messagepar kamocato007 » Ven 22 Sep 2006 - 19:14   Sujet: 

La rentrée ça boure :P
Mais j'espère publier le chapitre dimanche :) Ca traine hein :P Oui oui c'est le nouveau rythme de croisière :P
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Messagepar Lowie » Ven 22 Sep 2006 - 23:53   Sujet: 

:P Tu dragues à tt va aussi en ce début de rentrée tu m'étonnes que ça traîne :D !!!!
Maître Lowbacca diplomate FRAG, membre du Comité de Respect des Gungans, a dit : "Forever Ferlus !!!!!"
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Messagepar kamocato007 » Dim 24 Sep 2006 - 11:29   Sujet: 

Et c'est toi qui dis ça :P C'est ok, le chapitre attend de sortir du four, dc c'est pour aujourd'hui : au programme, beaucoup de Nox et présentation d'un nouveau personnage plus que mystérieux :)
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Messagepar Darkwilliam » Dim 24 Sep 2006 - 11:51   Sujet: 

Bonne nouvelle, je me lirai ça cette semaine dès que j'aurai un peu de temps! :wink:
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
Merlin: Oh putain il est fort ce con!
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Messagepar kamocato007 » Dim 24 Sep 2006 - 19:38   Sujet: 

Voiçi donc le chapitre 4... Bonne lecture à tous !
__________________________________________________

Ex Nox, le leader des « Légions De La Peur », sort le Jedi Darde Rosso d’une retraite traquée et lui promet de se venger de l’Empire Galactique, aux moyens d’une mystérieuse « Arme ».

CHAPITRE IV : La Justice Masquée

Dès que la navette sortit de l’hyperespace dans un sifflement mécanique, Darde Rosso jeta un œil intrigué au-dessus du panneau de contrôle : le radar certifiait la présence d’Omnimantis, mais au-delà du solide plexiglas de la verrière, il ne vit rien. Ils étaient au milieu de nulle part, comme si l’obscurité rejetait les galaxies qui scintillaient tout autour d’eux. L’équipage s’affairait, apparemment peu inquiet de l’absence de planète. Rosso se fia à la Force, et comprit : il y avait bien une planète, caressée par le Côté Obscur, mais elle était bien dissimulée.
La voix silencieuse, froide et monocorde d’Ex Nox s’éleva des enceintes :
- Désactivez le bouclier.
Une intense lumière émeraude éclata sur le Pont, devinant une courte distance entre la navette et une étincelante planète rongée par le mystère. Un pâle reflet olivâtre s’invita dans le regard de Darde, et s’installa sur le pont, balayant aussitôt la sombre atmosphère qu’il couvait depuis l’hyperespace. Le vaisseau chancela, tressaillit au-dessus d’un ciel opaque percée de couleurs incertaines et de cimes enneigées qui dominaient les nuées sous un blizzard lunatique.
La silhouette fine épousa la courbe parfaite des cieux imberbes et s’y engouffra, mourrant sous un épais frimas lactescent. Sur le Pont Principal, les cloisons étouffantes s’habillèrent des mêmes couleurs, et une pluie fine caressa la verrière, et les paysages se précisèrent soudain sous le regard ébahi de Rosso…
La navette venait d’émerger de l’atmosphère, la poupe cachée sous un crachin pâteux, et elle survolait une longue vallée sinueuse, serpentant une sylve drue et abyssale. Un vent vigoureux câlinait la faîte des pinèdes dont les branchages épineux valsaient sous les rayons perçants d’un soleil grenat. Le vaisseau jetait son ombre nette sur l’arrête torturée et caillouteuse d’une des plus hautes montagnes, et Darde supposa au loin la silhouette du QG des Légions De La Peur, de droites tourelles blanches gagnées par la végétation, mais ce qu’elles cernaient attiraient immédiatement l’œil : c’était un dôme de cristal irisé par la frivole lumière du Soleil, et dont la saine couleur stérile s’étalait sur la forêt. Le QG d’une organisation terroriste pourchassée sans relâche par l’Empire Galactique était à peu près aussi discret qu’un gungan saoul dans un magasin de porcelaine.
- Monsieur Rosso ? Héla une voix électronique derrière lui.
- Oui ?
Il faisait face à un droid -un modèle protocolaire et assez ancien d’après Rosso- de la taille d’un humain et voyait nettement son visage fatigué se refléter dans son métal beige et astiqué. Le parfait droid ordinaire -qui n‘intéresse personne mais qui trouve de l‘intérêt à tout le monde.
- Présentation : ED38, relations protocolaires et négociation. A votre service et à vos moindres demandes. Veuillez me suivre, s’il vous plaît.
En lui emboîtant le pas, Darde chercha Nox dans la Force mais sentit sa présence dans une perception primitive et ne distingua rien de ses émotions. Comme toujours, Nox restait impénétrable et un nuage d‘obscurité l’enclavait dans la Force.
Un vent frais lui caressa le visage, et une chaleur agréable l’aborda : la navette avait atterri, et la passerelle abaissée, il foula le sol d’Omnimantis. Ils étaient près du dôme et il voyait la coupole se dessiner sous l’éclat du soleil qui léchait sa peau noire. L’odeur des arbres dansant sous le crachin se mêla à celle, moins nette, de la touffeur calmée de la navette. Il supposa que l’après-midi touchait à sa fin : la lumière éclatante se dégradait lentement en une nébulosité grisâtre dominant la forêt environnante.
Alors qu’ils longeaient le dôme, talonnés par quelques hommes d’équipages, le vent porta la rumeur de la forêt sur leur promenade. Son murmure s’évanouit bientôt, étouffé par les cloisons du corridor dans lequel ils venaient d’entrer. Darde n’accorda qu’un vague intérêt à la voix monocorde d’ED38, au timbre intime d’ennui, des fragments de phrases se noyant dans son attention limitée :
- Les Légions De La Peur n’occupent que la moitié des bâtiments, le dôme a été construit en l’an 4 après la Proclamation de l’Empire, par l’architecte… une grande consistance due aux… mais pourquoi me direz-vous ?… mais la date reste floue, sans doute à cause… l’Empire l’a laissé à l’abandon, et le Grand Chef Des Omnimanti…
- Le QG a appartenu à l’Empire ?
La tête du droid se braqua et se pencha sur lui avec une expression béate de surprise :
- Oui, je vous l’ai expliqué - c’était un centre d’éducation impériale. Mais l’Empire ne l’occupe plus depuis 1344 jours standards. Près de 1350 d‘ailleurs si notre calcul compte les…
- L’ennemi Numéro 1 de l’Empire loge dans un de ses locaux, l‘interrompit Darde… Vous jouez de prudence… Pourquoi l’Empire a quitté Omnimantis ?
- Sans raison apparente. Mais selon les statistiques et les comptes-rendus de l’Agence Immobilière des…
- Où est Nox ?
- Le Grand Chef des Omnimanti vous rejoindra dans son bureau. Pour l’anecdote, cette pièce fût la première dotée d’un système d’aération de classe 2. Par une chance incroyable, j’en ai trouvé la notice il y a deux jours dans…
- Intéressant, fit Darde en sentant un sourire lui étirer les joues. Nox n’a pas trouvé la cachette idéale, à moins qu’il y a d’autres raisons qu’un droid ne pourrait pas comprendre (« Oh… ») mais je suppose qu’il a les moyens de se protéger en cas d’attaque impériale.
- Le Grand Chef Des Omnimanti à pris toutes les précautions. Mais il n’est pas de mon devoir de les divulguer - je suis au courant de bien des choses, vous savez. Mon circuit de mémoire est d’ailleurs un des plus élaborés qui soit : un prototype fut à l’époque…
- Où est son bureau ?
- Juste là, répondit ED en désignant une petit sas étroit qui s’ouvrit dans un claquement sec. Vous désirez peut-être une boisson quelconque ?
- Non. Juste d’un peu de calme, ajouta Darde en notant que le droid allait prendre place à ses côté. J’attendrai Nox seul.
- A votre guise, Monsieur Rosso. Je suis à votre service. Si vous me permettez de rendre une visite au centre informatique, je pourrai vous faire un bilan détaillé des matériaux utilisés pour le système d‘aération…
- Faites donc ça, mais gardez-le pour vous, dit le Jedi d‘un air entendu.
Le droid ne parût pas offensé : il sortit du bureau de sa démarche saccadée et le sas se verrouilla, délaissant la pièce des lumières du corridor.

Dans la Force et autour de lui, tout était calme, silencieux, apaisant. La nuit l’environnait, et la solitude, cette alliée qu’il connaissait si bien, l’aborda et lui fit faire le bilan des trois dernières journées. Il s’en remémora les évènements…
D’abord, il y avait eu Nox, ce vieil homme sinistre à l’allure de fantôme, qui l’avait sorti de sa retraite avec des mots racoleurs et des discours qui sonnaient faux, mais qu’il avait cru plus par envie que par foi…Puis trois jours d’hyperespace dans sa cabine, vouant au mutisme et à la solitude un appétit de réponses… Peut-être une bonne transition entre vingt ans d’isolement et une nouvelle guerre contre l’Empire…
La situation paraissait claire, limpide : il était de retour dans une bataille qu’il rêvait de mener encore, et une seconde chance de se venger de l’Empire lui était offerte… le scénario qu’il avait convoité dans un désir ardent de pouvoir et de vendetta. L’obsession du dernier des Jedi…
Et pourtant…
Cette tentative maintes fois espérée de vaincre l’Empire lui semblait plus proche d’un simulacre de résistance qu’une véritable rébellion… et la Force ne lui était d’aucun secours, pour la première fois, aussi traître que lors de l’Ordre 66. Un trou noir dont rien ne se détachait, ni réponses ni soupçons.
Devant une large verrière qui dominait la forêt immobile dans l’obscurité tranquille, il sentait le vent soupirer et s’hasarder au-dessus d’Omnimantis, la pluie drue caresser le dôme… et son corps goûter la saveur de la nuit silencieuse…
Ses doigts saisirent le manche de son sabre et il devina en lui une excitation puérile de bataille, de combats… tout ce qu’il haïssait au temps de la Guerre des Clones mais qu’il se sentait prêt à retrouver… Au diable les préceptes Jedi qui avaient prouvé leur inefficacité : la Vengeance était tout ce qu’il lui restait, sa seule raison de vivre. La Vengeance pour laquelle il avait souffert, lutté… et tué.
- Bonsoir, Rosso, fit une voix froide et basse derrière lui.
Il ne s’était même aperçu de sa présence -pourtant, Nox semblait là depuis longtemps.
- Bonsoir…
Il ne savait pas quoi dire, mais Nox prit la parole. Ses yeux blancs le fixaient et une étrange satisfaction s’attardait sur son visage exsangue.
- Nous avons à parler, bien sûr -prenez place, fit Nox, d’une voix si basse que le vent la couvrait par moments. Je ne pense pas que vous soyez client des grands discours alors je serai bref.
Darde resta debout, immobile dans l’obscurité. Seuls les deux yeux blancs de Nox luisaient dans la noirceur impalpable de la nuit.
- Mon plan arrive à sa dernière étape : l’Empire va bientôt se disloquer et il ne reste qu’un coup à porter pour l’écraser. C’est là votre intérêt pour moi, et celui que je porte pour vous : nous n’avons pas choisi Omnimantis par hasard.
- Une ancienne colonie de l’Empire, c’est ça ? Toisa Darde. Je pense que vous avez de bonnes raisons pour justifier une telle imprudence.
- L’Empire se désintéresse de cette planète - ce qui n’était pas le cas il y a quinze ans. Ce qu’elle regorge lui est inaccessible, pas pour nous. C’est disons… la pièce maîtresse, l’apogée de cette guerre, et c’est à vous qu’il convient de la décider. A vrai dire, vous êtes la seule personne a en être capable. C’est vous-même qui l’avait dit : vous êtes le dernier des Jedi.
Rosso hocha la tête.
- L’arme ? C’est ça ?
- Oui, fit Nox dans un râle souffreteux. Oui, l’arme. Seul un Jedi peut l’obtenir, et l’Empire n’en a pas beaucoup sous la main -à plus forte raison, elle en a eu trop sous le pied.
- Et quelle est cette arme ? Vous ne tournerez pas autour du pot longtemps, Nox…
Ex baissa la tête mais ses deux yeux restèrent cloués sur lui.
- Avant de savoir ce qu’elle est, il importe de connaître sa position. Et j’en ai une vague idée : elle est proche, très proche même si j’en crois les relevés de l’Empire. A moins d’un jour de marche, un peu plus peut-être. Nous partirons bientôt, mais j’ai quelques affaires à régler avant…
Un bruit sourd l’interrompit : le sas s’ouvrit avec un fracas sourd, et une pâle clarté passa comme un coup de vent dans la pièce. Se retournant, Darde Rosso fit face à une petite silhouette, courbée, recroquevillée qui s‘avançait vers le bureau de Nox. Il lui fallut quelques instants pour deviner le tracé d’un homme, vêtu entièrement de cuir -de la tête au pied, sans accrocs pour ses lèvres ou ses yeux. Il paraissait plus sombre que l’obscurité grandissante, et, approchant Nox, il jetait de petits cris aigus, des miaulements rauques, et semblait en proie à des spasmes douloureux.
A peu de chose près, on aurait dit un chien courant vers son maître avec l’extase toute animale de le retrouver après une longue absence. A peu de chose près, cependant, car un détail divergeait : c’était un homme.
- C’est… qui est-ce ? Interrogea Rosso, tandis que l’homme s’allongeait aux pieds de Nox.
Un odieux rire sarcastique en guise de réponse résonna dans le bureau.
- Qui est-ce ? Fit Nox (Rosso devina un large sourire sous l’ombre jetée par sa capuche.) Dites plutôt qu’est-ce que c’est. Disons que c’est un molosse très utile, qui m’obéit au doigt et à l’œil.
- C’est… un homme ? Fit Darde en pointant l’individu de cuir.
- C’était, pour être exact, précisa Nox. Maintenant, il est à mon service jusqu’à sa mort, ajouta-il en gloussant.
- Et, il n’a pas besoin de voir. Ni de manger ?
- Pourquoi ça ? Demanda Nox en paraissant réellement surpris. Moins il verra, moins il pensera. Et tout est bien comme ça. Son vœux le plus cher est de mourir pour moi, et il semble très porté sur le masochisme.
Le « molosse » leva la tête et sembla écouter le rire odieux de son maître. Il lâcha un petit cri surexcité et Rosso remarqua que son cou était recouvert d’épine qui lui pénétrait la peau. N’osant plus lever les yeux sur Nox, il resta observer longuement l’horreur de latex et en devina les souffrances.
- Il a un nom ? Fit-il à mi-voix.
- Non, non, dit Nox sur le ton de la conversation. En général, on l’appelle « Sans-Nom », mais il n’a pas besoin d’être appelé, il n’obéit qu’à moi. Oh, et puis, arrêtons de parler de ça, il va croire qu’il a de l’importance…
A nouveau, le sas s’ouvrit et deux fines silhouettes se griffonnèrent dans la pénombre du bureau, et une lumière flétrie s’y invita, précisant les visiteurs.
- Papa !
Un jeune garçon adressait un large sourire à Nox, et derrière lui, une fille suçait son pouce en dévisageant Rosso de ses deux yeux ronds et bleus. Ses cheveux blonds décorés d’une fleur tombaient sur ses hanches, et la peluche qu’elle tenait fermement dans sa main traînait sur le sol.
- Qui c’est… murmura-t-elle d’une voix aussi basse que son père, mais aussi chaude que la sienne était froide.
- Un ami, Lo, un ami.
Il était difficile de reconnaître Nox à cet instant précis. Ses deux yeux blancs brillaient d’un éclat qu’il ne lui connaissait pas, et sa bouche sans lèvres dessinaient un sourire sincère. Sans-Nom aboyant d’une voix humaine à ses pieds, il fit signe à son fils d’approcher.
- Qu’avez-vous fait pendant que Papa n’était pas là ?
Le teint sucré et doucereux que sa voix prenait ne correspondait en rien à l’image que Darde avait de lui… Du miel couvé par un serpent…
- On a obéi à ED... Mais c’était pas drôle, ajouta le fils en se lovant sur les genoux de son père. Il racontait pleins de choses et on s’est ennuyé…
- Désolé Wie, Papa ne s’absentera plus aussi longtemps. Je te le promet, je vous le promet à tous les deux. Lo, n’ai as peur, notre ami ne va pas te manger…
La jeune fille s’approcha de son père, ses deux yeux braqués sur Darde, son visage caressé par la lueur de la lune, dans l’expression posée et secrète qui était celle de son père.
- J’ai des choses à régler avec ce monsieur. Vous voulez bien attendre Papa dehors quelques instants ? Ce ne sera pas long, après je vous emmènerez aux dortoirs.
Les deux enfants sortirent, et une fois la porte close, un silence pesant envahit la pièce, un silence tendu, timidement violé par les ronronnements gutturaux de Sans-Nom.
Le sourire d’Ex Nox s’était effacé de ses lèvres, et ses yeux blancs jetaient sur Darde Rosso un regard interrogateur.
- Je ne vous avais pas imaginé homme à avoir des enfants. Où est leur mère ?
- Morte, fit Nox d’un ton décidé, puis concevant son imprécision , il ajouta : disons que je n’aime pas partager.
- Vous partagez votre pouvoir avec moi, je crois.
- A court terme, bien entendu. Je ne le coupe pas en deux : je vous en offre un nouveau.
- Je suis bien placé pour savoir qu’il n’existe qu’un seul pouvoir. Et je sens…
Un hululement électronique retentit sur son bureau, et une pâle lueur bleutée, dessinant dans l’obscurité le visage de ED38, éclaira le visage crispé de Nox. Darde sentit brièvement dans la Force que le cœur de Nox adhérait à un rythme plus soutenu. Lui-même devina que quelque chose ne tournait pas rond…
- Cher Monsieur Nox, vous aviez demandé les dernières nouvelles impériales, fit la voix calme et soporifique d’ED38. Il est de mon ressort de vous déranger alors car une certaine information devrait vous…
- Plus vite, droid, fit la voix traînante de Nox.
Darde perçut un tremblement dans sa voix, et devina dans les yeux blancs de Nox une terreur froide qui s’hasardait dans son regard livide.
- Il semble que le Capitaine Thrawn, dont j’ai pris la liberté d’imprimer la fiche documentaire, a été envoyé par l’Empereur sur Panoptika. J’ai aussi pris mes aises concernant…
- Il… il est libéré ?
Darde sursauta. La voix chancelante, terrifiée qu’il entendait ne collait pas du tout à l’être froid et machiavélique qui était sensé se trouver devant l’hologramme. Sans-Nom leva la tête d’un air curieux.
- Phoenix Jude Livensheid Natazeus a été affranchi officiellement à 34h17, le 16, heure d’Omnimantis. Il devrait arriver sur Coruscant dans le courant de la journée. D’autres demandes, Monsieur Nox ?
Pas de réponse. L’air se glaça, le vent qui harcelait Omnimantis murmura sa vigueur autour du dôme, et la nuit n’avait jamais paru si froide, si profonde, endormie dans l’obscurité placide de son âme tourmentée. L’hologramme bleutée et immobile d’ED38 s’éteignit, et le bureau revint dans le mystère. Aussi transie qu’était la nuit, rien n’avait paru aussi chaud : dans la Force, Darde sentait le corps de Nox se consumer de haine, une colère presque palpable et brûlante d’aversion.
- Sans-Nom. Emmène les enfants, fit une voix chancelante, chavirée, humide. Emmène-les loin, cache-les et donne ta vie pour les protéger. Tout de suite.
Sans-Nom se leva et, à quatre patte, sortit du bureau. Darde entendit des sons étouffés derrière les murs, noyés dans la rumeur du vent vigoureux. Une heure sembla passer dans un froid immobile et muet. Tout à coup, Nox activa à nouveau l’intercom et un hologramme vide s’afficha devant lui.
- Vous désirez, Monsieur Nox ?
- Votre meilleur chasseur. La cible est Phoenix Natazeus, sur Coruscant, Haakim Valley. Dans les plus brefs délais.
Il mit aussitôt fin à la liaison et se tourna vers Darde. Son visage était d’une blancheur terrifiante, et ses yeux se noyaient dans l’inquiétude.
- Tout s’accélère maintenant. Nous partons chercher l’arme.

* * *
Message Urgent De Mission Prioritaire (MP)
[Planète : Coruscant
Lieu : Ghetto de Nirvis
Races : Twi’lek (56%), Chagrien (38%), Autre (6%)
Statut des races : strictement inférieur
Mission de type : 3
A titre de : Exemple
Ordre Spécial : Aucun survivant]

Le vent fouettait la tempête avec véhémence, et la longue avenue, plongée dans une nuit glaciale, s’animait d’hurlements et de terreur. L’horreur se répandait dans le ghetto, des formes s’agitaient dans l’obscurité, des cris s’élevaient au-dessus des immeubles délabrés, tandis que des salves de blasters zébraient les ténèbres.
Un commando de stormtroopers avançaient lentement dans la rue, tirant sur le moindre mouvement qu’ils percevaient dans la noirceur. De jeunes enfants aux pas trop lents pour éviter leur précision tombèrent sur l’asphalte, et le sang se mêla à la pluie ruisselant sur les pavés, serpentant l’avenue en pente sous l’allure rapide de la foule. Une mère twi’lek tentait en vain de ranimer son nouveau-né, le corps criblé, avant de se faire descendre à son tour d’une rafale insensible. Un vieillard, les trais tirés, crachait sang et boyaux sur le trottoir, observant d’un regard implorant un blaster le viser tranquillement.
- Ils se cachent dans les immeubles. Grenades !
Peu après, les fenêtres des bâtiments crasseux vomirent de longues flammes chatouillées par la tempête, et peu à peu, un silence pesant s’abattit sur l’avenue, et la pluie sembla se calmer, comme effrayée par le génocide.
- Là !
Une silhouette menue, celle d’un jeune twi’lek se redressant derrière un tas fumant (une forte odeur de viande brûlée ficelait la ruelle). Des tirs strièrent à nouveau l’obscurité, et le silence ramena sa pesanteur planer au-dessus de Nirvis.
Les storms inspectèrent les lieux minutieusement, et leurs blasters tâtaient le moindre mouvement de la nuit. Des centaines de survivants se dissimulaient dans le secret d’endroits improbables, et les impériaux pénétrèrent dans une obscurité plus profonde. Ils s’apprêtèrent à finir le travail dans le feu en préparant de nouvelles grenades, mais l’un d’eux leva le bras et tous se figèrent.
- On nettoie d’abord l’avenue, fit sa voix indifférente en désignant une ombre qui se glissait sous l’éclat chancelant des flammes.


Laecia sentit une main glacée sur sa nuque -et dès que les cris abrégèrent sa courte nuit, elle comprit aussitôt que Nirvis brûlait. De longues flammes tortueuses en léchaient les murs et des cris proches s’hasardaient dans les tollés du vent. Sa chambre baignait dans une fumée laiteuse qu’enjambait une forte odeur de brûlé. Elle resta immobile, les yeux fermés, le souffle court, et sentit les doigts de sa mère caresser sa peau moite… La voix de son père s’éleva de la cuisine : un râle rauque, qui implorait la pitié de ses assassins…
- Il faut que tu te caches, Lae, que tu te caches… et ne viens pas nous chercher.
Des ombres difformes s’élançaient dans l’ouverture de sa porte : quelqu’un brûlait dans la salle à manger. Une froide torpeur parcourut son corps, et, se levant, du haut de ses sept ans, elle sentit un frisson appuyer son réveil brutal. Elle resta immobile, jeta un œil à sa fenêtre frappée par la tempête, et ses yeux ébahis devinèrent dans l’obscurité les formes imprécises qui s’agitaient sous une pluie drue qui fouettait ses pauvres vêtements. Des traits de lumières zébraient les cieux sombres, et sa gorge enrouée étouffa un cri quand elle découvrit que sous elle, des corps brûlaient et mourraient sous les tirs des stormtroppers.
Des cris. Partout ! Dans la rue, chez elle… Son père ?
Elle était dans la cuisine. Un corps calciné à ses pieds. Sa mère agonisante, dans un bain de sang. Et eux.
Des impériaux ! Des impériaux !
- Joli, siffla la voix d’un des leurs (elle en compta cinq, le souffle coupé, les yeux grands ouverts dans la violente obscurité de la nuit). Dire qu’on allait tout brûler, on a failli oublier « P’tite gueule d’ange ».
Quelque uns rirent sous leur casque, et d’autres restèrent impassible. Le premier se dévêtit de son uniforme et ne quitta des yeux la petite Laecia, tremblante, épouvantée, qui ne trouvait ni la force de pleurer, ni celle de crier et de s’enfuir.
Quelque chose brûlait en elle. Non…
- Prem’s, fit l’impérial, finissant de se déshabiller et s’approchant d’elle.
Un éclair argenté s’abattit sur la pièce.

Le crâne de l’impérial ricocha sur le sol, dans une expression de torpeur froide et figé.
Lae ouvrit de nouveau les yeux : Vêtue d’une toge noire et stérile, une cagoule ébène épousant les formes précises de son visage, la silhouette s’éleva dans l’obscurité, son sabre laser éclatant d’une lame blanche patientant dans sa main. Lae voulût croiser son regard, mais la cagoule dérobait son visage et ses yeux. La chose leva sa lame blanche vibrante et Lae sentit sa chaleur envahir la pièce : la lame dansa autour de son sauveur et trancha des têtes, des mains, des jambes… et le calme revint sur Nirvis.
De courts instants coulèrent dans l’obscurité, avant qu’une voix robotique, rauque et silencieuse retentissent devant elle :
- Viens avec moi.
L’Ombre lui tendit une main gantée qu’elle prit aussitôt. L’odeur de chair brûlée devenait insupportable de vérité, mais l’esprit de Laecia restait bloqué, sauvegardant les dernières minutes d’enfance et d’innocence qui lui restaient.
L’être empoigna sa main tremblante et aussitôt, Lae sentit le zéphyr fouetter ses lekkus. Elle volait. Et observait le monde passer sous eux, Nirvis brûlante d‘horreur. Elle descendit vers la ruelle sombre… la lame blanche s’éleva à nouveau, fendant la nuit et attirant tous les regards…

Les stormtroopers continuaient leur avancée sanguinaire à coups de blasters et de lance-flammes. Des corps calcinés jonchaient les rues, laissant planer l’odeur de leur chair brûlée dans le souffle furieux de tempête.
Le long du caniveau, un épais ruisseau de sang serpentait la ruelle, tandis que sur les hauteurs de Nirvis, de longues flammes rougeoyantes carbonisaient une famille de chagrien. Une mère ravagée venait de perdre son bras, et ses lèvres touchèrent la peau moite de son fils. Un trou net et fumant à son front ne laissait planer aucun doute sur son sort.
- Sale race, cracha un impérial, visant avec minutie un nouveau-né dans les bras de son père agonisant.
Mais alors que son doigt palpait la gâchette, il sentit une chaleur ardente embraser sa gorge mais n’eût pas le temps d’en sentir la douleur.
Son crâne casqué ricocha sur l’asphalte, et une longue lame blanche éclaira l’obscurité d’une lueur étincelante.
Dans la nuit éventée, une longue forme s’insinua dans les ténèbres. Elle faisait face au commando, et une flamme blanche éclatante prolongeait son bras puissant.
- Soyez sage et vous n’aurez pas mal.
Sa voix était froide, robotique, et résonnait dans l’obscurité de l’avenue. Des regards affluèrent des fenêtres, certains sortaient de leur retraite, intrigués par le calme impassible qui habitait la nuit.
L’ombre masquée s’agita à nouveau dans l’obscurité, si vite qu’aucun impérial n’eût le temps de brandir son blaster. Des crânes, des bras, des jambes, volaient au-dessus du commando, et quelques instants plus tard, un silence religieux s’installa sur le ghetto.
L’Ombre n’avait épargné qu’un seul storm : son corps tremblait tellement dans son uniforme que ses membres cognaient le plastique avec violence. L’Ombre tourna sa tête vers lui et laissa quelques instants planer dans le doute et la peur. Tous les regards se fixèrent sur la scène. Lae, par terre à quelques pas, se mordit les lèvres.
La lame blanche approcha le cou de l’impérial (il tressaillit et bredouilla quelque chose… « S’ilvousplaît jevousdemandepardon laissezmoipartir ») mais la voix forte et robotique de l’Ombre l’interrompit.
- Je te laisse en vie, car j’ai besoin d’un messager. Dis à ton Empire qu’il a trouvé un ennemi digne de sa cruauté. Tout va changer, à présent. Va-t-en.
L’Ombre prit la main de Lae, et disparut dans la nuit noire… La pluie se tût. Le calme revint. Et la Force trembla.
[i]Kamo.
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Messagepar Darkwilliam » Jeu 28 Sep 2006 - 14:32   Sujet: 

Oh le chapitre surprenant que voilà!:)

Kamo, tu nous livres là un exercice de style particulièrement réussi. Comme d'hab, les descriptions sont aux petits oignons, sombres à souhait et j'aurai même envie de dire, plus que d'habitude! 8) On est véritablement impregné de cette atmosphère noire et pesante. D'ailleurs, la fin est à ce titre magnifiquement écrite et on attend bien évidemment la suite. Par contre, une certaine violence se dégage de ce chapitre, donc âmes sensibles s'abstenir! :sournois:

Vite vite, la suite... :D
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
Merlin: Oh putain il est fort ce con!
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Messagepar kamocato007 » Jeu 28 Sep 2006 - 17:19   Sujet: 

Tiens je m'attendais pas à te voir de la semaine mais je vais pas m'en plaindre si des AN sont dans les parages ! :P

Merci d'avoir lu, d'abord, et merci pour ton soutien. C'est pour l'instant le chap le plus dur à écrire et j'en ai beaucoup douté. Oui c'est un peu violent pourtant je me suis retenu (même si certaines scènes par la suite ne pourront être... censurées :sournois: ).
Merci encore !
[i]Kamo.
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Messagepar Darkwilliam » Ven 29 Sep 2006 - 14:26   Sujet: 

Bah en fait moi non plus je ne pensais pas pouvoir poster aussi vite mais j'ai lu ce chapitre tranquille chez moi 8) et comme le lendemain j'ai eu accès à Internet à l'école, j'en ai profité pour donner mon avis! :wink:
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
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Messagepar Dark Maul877 » Sam 07 Oct 2006 - 22:27   Sujet: 

Je me joint à mon ami DW pour dire que ce chapitre est très bon avec un style excellent et des descriptions très précises !
Il est vrai qu'il est beaucoup plus sombre que les autres mais ce n'est pas plus mal et cela rajoute du réalisme. On voit ce que les impériaux sont capables de faire réellement, c'est très bien :wink:

La suite :D
"A Sith shall know anger, hatred and revenge"
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Messagepar kamocato007 » Sam 07 Oct 2006 - 22:44   Sujet: 

Merci DM :)
La suite arrivera la semaine prochaine si tt va bien. Bonne nuit et bonne semaine d'ici là :)
[i]Kamo.
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Messagepar Lowie » Dim 08 Oct 2006 - 16:27   Sujet: 

Je serais le dernier à le lire très très pris ds mes msgs à mes amies girls :D . Kamo à toi de me motiver avec des scènes sexe osées ds ta ff :x :P + Bossk :) !
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Messagepar Darkwilliam » Dim 08 Oct 2006 - 17:14   Sujet: 

:lol: Une FF interdite au moins de 18 ans, ce serait une première! :lol:

Bon courage pour l'écriture du prochain chapitre! :wink:
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
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Messagepar Lowie » Lun 09 Oct 2006 - 15:47   Sujet: 

Kamo s'amuse à glisser un Super Héros Jedi volant ( :lol: ) ds le chapter IV qui s'en prend sans peur à tt un commando de très méchants sadiques stormtroopers violeurs qui nettoyent au blaster&au lance-flammes un ghetto pauvre de Coruscant. Honnêtement ce visage sans pitié de l'Empire qui se délecte à donner atrocement la mort ( mutilations, calcinations... ) à des pauvres non-humains fait vomir. Kamo en rajoute peignant ces scènes de massacres en masse avec en arrière-fond une tempête à faire mugir les cieux de sa Bretagne chérie :D .

Le début m'a tt aussi convaincu avec le don qu'a Kamo décidément d'inventer des planètes ici Omnimantis qui mériteraient sincèrement de rentrer ds une encyclo SW officielle :wink: :ange: . Chaque planète participe de bcp à l'immersion du lecteur ds les aventures d'Ex Nox, de Thrawn&co: plus qu'un simple décor, une planète pr Kamo est un acteur à part entière ds ses ff 8) .

Ex Nox a une faille : ses enfants qu'il s'apprête à cacher pr que son ennemi séculaire Phoenix ne les tue comme Ex Nox avait fait par le passé pr les enfants de Phoenix. L'homme sans nom, obligé d'être un chien, qui est le garde du corps des enfants d'Ex Nox, habillé tt en cuir, aveuglé exprès par des caches sur ses yeux :? - comment fait-il pr s'orienter -, tt droit sorti d'un cauchemar SM démontre à l'opposé la part de vices qui grouille en Ex Nox :shock: . Kamo va dc loin pr ns dessiner l'appétit de souffrances que des (ex) impériaux vissés ds un mal absolu aiment infliger aux "faibles".

Espérons que Kamo ne va pas exposer des scènes de lubricité impériale après ces pénibles scènes de sadisme intense... Ou le -18 ans sera requis :P :P .

Darde Rosso se gargarise trop d'être le dernier des Jedi tombant ds le panneau que lui tend Ex Nox : la Vengeance sans esprit de nuances de tt l'Empire... Mais quelle est cette arme secrète que Darde Rosso doit s'emparer pr le compte d'Ex Nox ? La suite vite pr cette ff d'exception!!!!
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Messagepar kamocato007 » Lun 09 Oct 2006 - 16:27   Sujet: 

Quel plaisir de lire ce genre de critique :lol:

Le début m'a tt aussi convaincu avec le don qu'a Kamo décidément d'inventer des planètes ici Omnimantis qui mériteraient sincèrement de rentrer ds une encyclo SW officielle Clin d'oeil Ange . Chaque planète participe de bcp à l'immersion du lecteur ds les aventures d'Ex Nox, de Thrawn&co: plus qu'un simple décor, une planète pr Kamo est un acteur à part entière ds ses ff .


Merci ! Sache qu'Omnimantis regorge de secrets :sournois:

Ex Nox a une faille : ses enfants qu'il s'apprête à cacher pr que son ennemi séculaire Phoenix ne les tue comme Ex Nox avait fait par le passé pr les enfants de Phoenix. L'homme sans nom, obligé d'être un chien, qui est le garde du corps des enfants d'Ex Nox, habillé tt en cuir, aveuglé exprès par des caches sur ses yeux Question - comment fait-il pr s'orienter -, tt droit sorti d'un cauchemar SM démontre à l'opposé la part de vices qui grouille en Ex Nox Choqué . Kamo va dc loin pr ns dessiner l'appétit de souffrances que des (ex) impériaux vissés ds un mal absolu aiment infliger aux "faibles".


Les enfants de Nox sont l'occasion d'un bonus pour la rivalité entre Nox et P :ange: Pour Sans-Nom, un bon moyen de montrer le côté sadique de Nox, j'hésite encore à révéler son histoire un poil tristounette :P Je précise pr les yeux : Nox ne voulant pas qu'il voit le monde tel qu'il est, Sans-Nom a dc les yeux bandés, et suite à cet aveuglement forcé s'est forgé un sixième sens qui lui sera profitable dans quelque chapitre :ange: Je jouerai aussi sur le pathétique du personnage, aussi :wink:

La suite vite pr cette ff d'exception!!!!


Peut-être un chapitre pour le week-end, mais il sera un peu plus court que les autres, en revanche, et se concentrera sur le personnage principal : Phoenix.

Merci encore ami wookie :ange: :ange: :ange:
[i]Kamo.
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Messagepar Lowie » Sam 14 Oct 2006 - 15:32   Sujet: 

:D :D le chapitre le chapitre 5 ou si tu ne peux le livrer impec au moins un teaser pr les furieux de lect kamocatienne wookiees :wink: .

A quand une citation pr le fun de Ferlus notre monde rêvé de l'UE avec Tatooine, Dagobah,... :lol: :lol: .
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Messagepar kamocato007 » Sam 14 Oct 2006 - 15:40   Sujet: 

J'espère publier le chapitre demain :) Un petit avant goût :

Depuis seize ans, rien n’avait changé. Aucune lumière ne planait sur l’immense étendue sombre et vaporeuse, d’où s’élevaient les effluves fétides de l’alcool et du sang, et tout n’était que chaos et fracas. Une épaisse fumée ondoyait au-dessus des bars et des maisons closes, un oblong canal d’immondices s’écoulait sur les pavés marécageux, les rixes animant l’avenue de clameurs vulgaires, tout le fatras du vice sévissait dans les ténèbres d’Haakim Valley. C’était le boulevard des assassins, dealers, prostituées, contrebandiers, pillards et escrocs. Ce que l’humanité avait engendré de plus sale, vil et odieux était une longue avenue plongée dans les ténèbres et la puanteur : Haakim Valley.
Lorsque le NataJet toucha terre, un râle de poussière se souleva autour et s’évanouit aussitôt.
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Messagepar Lowie » Sam 14 Oct 2006 - 22:46   Sujet: 

Me dis pas qu'un tenancier wookiee borgne, mal luné et mal rasé va apparaître ds ce bouge immonde perdu aux fins fonds de la galaxie :D :D . J'ai le sentiment que l'ombre de Bossk rôde sur cet endroit mal famé :ange: .
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Messagepar Darkwilliam » Lun 16 Oct 2006 - 14:40   Sujet: 

A quand une citation pr le fun de Ferlus notre monde rêvé de l'UE avec Tatooine, Dagobah,...


Bah eh, c'est très bien Ferlus, c'est bien mieux que Tatooine ou Dagobah! :o
Bon en ce moment c'est un peu tout détruit mais ça n'empêche! :D

Pardon de polluer ton topic Kamo, mais je ne pouvais laisser passer ça! :x :D

Pour le next chapter, ce sera sur ma boîte à MP! :wink:
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Messagepar kamocato007 » Sam 28 Oct 2006 - 21:14   Sujet: 

Je passe sur le topic qui prend la poussière pour donner des nouvelles du chapitre 5 :P Sous des airs un peu officiels ça en jette plus :D

Par la conséquence d'événements indépendants de ma volonté, je ne serai pas en mesure de publier le chapitre 5 avant un délai maximal de sept jours, moyennant un gros résumé en début de chapitre pour ne perdre les lecteurs. La direction s'excuse pour la gêne occasionnée.
Veuillez agréer, etc...


Partant à Paname cette semaine je pourrai peaufiner le chap 5 et 6 et les balançer rapidement ensuite. J'aurai voulu profiter des vacances pour plus mais finalement je suis embêter de voir que P:R avance à un rythme de croisière assez lent :o A plus d'ici là !
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Messagepar Darkwilliam » Sam 28 Oct 2006 - 21:25   Sujet: 

Nous saurons être patients! Du moment que la qualité est au rendez vous! :wink:
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
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Messagepar Lowie » Dim 29 Oct 2006 - 13:35   Sujet: 

Pas de problème ami Kamo l'aperçu du chapter 5 via un second teaser ne serait pas pr me déplaire :wink: .
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Messagepar Lowie » Jeu 09 Nov 2006 - 1:07   Sujet: 

kamocato007 a écrit:du 29/10:

Partant à Paname cette semaine je pourrai peaufiner le chap 5 et 6 et les balançer rapidement ensuite. J'aurai voulu profiter des vacances pour plus mais finalement je suis embêter de voir que P:R avance à un rythme de croisière assez lent :o A plus d'ici là !



:( :( aurais-tu oublié de les reprendre pendant tes vacs ? A quand la bonne surprise, ça va Bossker en plus ds ces chapitres si je me fie à mon flair wooky :?
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Messagepar kamocato007 » Jeu 09 Nov 2006 - 7:31   Sujet: 

Normalement le chapitre devrait arriver ce week-end. Au programme pas de Bossk mais un Phoenix froid et vengeur dans les rues les plus malfammées de Coruscant :) 8) Et peut-être un wookie pour m'excuser de l'attente :P
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Messagepar Den » Jeu 09 Nov 2006 - 23:55   Sujet: 

Normalement le chapitre devrait arriver ce week-end. Au programme pas de Bossk mais un Phoenix froid et vengeur dans les rues les plus malfammées de Coruscant Et peut-être un wookie pour m'excuser de l'attente


huhuuum! Une excellente nouvelle! :lol: j'ai hate de lire le prochain chapitre! Vivement ce weekend!!!!
"Vergere m'a appris à embrasser la douleur et à m'y soumettre. J'en ai fait une partie de moi-même, une partie que je ne pourrai ni combattre, ni nier." Jacen Solo
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Messagepar kamocato007 » Dim 12 Nov 2006 - 22:36   Sujet: 

Den a écrit:huhuuum! Une excellente nouvelle! :lol: j'ai hate de lire le prochain chapitre! Vivement ce weekend!!!!


Vivement demain, en fait :P J'ai bien avancé dans ce chapitre et les dernières retouches sont pas loin d'être achevées. Lowie un de tes camarades va souffrir :P
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Messagepar Den » Dim 12 Nov 2006 - 22:56   Sujet: 

kamocato007 a écrit:
Den a écrit:huhuuum! Une excellente nouvelle! :lol: j'ai hate de lire le prochain chapitre! Vivement ce weekend!!!!


Vivement demain, en fait :P J'ai bien avancé dans ce chapitre et les dernières retouches sont pas loin d'être achevées. Lowie un de tes camarades va souffrir :P


:cry: ça va être dur d'attendre :cry:
Mais je suis certain que ça en vaut le coup :sournois: un nouveau chapitre plein de suspence, de rebondissement et de descriptions incroyables... :lol:
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Messagepar kamocato007 » Lun 13 Nov 2006 - 22:51   Sujet: 

Après quelques temps de silence, Plhoenix revient pour un chapitre 5 qui lui est entiérement dédié. Un peu de violence dans ce chapitre, je préfère prévenir.
Bonne lecture :)

Phoenix est libéré, et retrouve ses anciens frères d’arme : son revolver, son sabre et son Nata-jet. Une longue et difficile quête s’engage alors pour lui : vaincre Nox, leader terroriste, l’assassin de sa famille.
A l’autre bout de la galaxie, sur Omnimantis, la planète QG du mouvement terroriste des « Légion De La Peur», Darde Rosso, un Jedi sorti de sa retraite, et Nox discutent des moyens de l’éliminer. Nox envoie un tueur à gage sur ce qu’il se doute être la première destination de Natazeus : Haakim Valley, l’Avenue du Vice, sur Coruscant…



Chapitre V : Haakim Valley, cité du diable


Sur le Vengeance, au-dessus de Coruscant…

La secousse réveilla Shana d’un sommeil trouble et les deux lueurs bleues que renfermaient ses yeux froids semblèrent éclore dans la pâle lueur grisâtre de sa cabine. Sur sa couchette, ses draps humides de sueur se mêlaient aux couvertures torturées et témoignaient des cauchemars qui l’avaient agité. Elle se prit la tête dans ses mains tremblantes, caressa ses longs cheveux blonds, écrasa quelques larmes qu’elle ne soupçonnait pas, et se leva devant son reflet : en un instant, elle redevint la froide, la ténébreuse Sergent Dix et les rêves tourmentées de petite fille vinrent s’isoler dans un coin retiré de son esprit.
Elle s’habilla et fit une toilette rapide avant de prendre le chemin du Pont, suivant les directives de Thrawn. Son pas rapide traversa les couloirs, les passerelles, et son regard clos fixait sa route sans s’y détacher un instant. Elle distinguait parfois l’éclat feutré de Coruscant au hasard des hublots, et lorsqu’elle pénétra sur le Pont, Thrawn, droit devant la large baie vitrée au panorama saisissant, lui céda un sourire accueillant. Coruscant derrière lui s’imprégnait d’un ferme brouillard, dont la couleur pourpre étincelante en précisait les courbes.
Le Pont Principal était plongé dans une quiétude fade, sale et nébuleuse, d’un silence effleuré par les gazouillements électroniques des ordinateurs stressés. Sentant les regards intrigués des officiers la fixer, elle s’approcha de Thrawn et se mit au garde-à-vous.
- Sergent, fit-il d’un signe de tête. Bien dormi ?
- Très bien, Capitaine. La sortie de l’hyperespace m’a réveillé. Pourquoi restons-nous en orbite de Coruscant ? La procédure Vigipirate n’est pas terminée ?
- Tout se passe comme prévu. Un de nos récents locataires va poursuivre sa route seul.
- Natazeus ?
- Oui. Je compte sur vous pour le mener au hangar 9 où il trouvera le dernier élément de sa… Renaissance, fit Thrawn en souriant. Peut-être pourrez-vous lui glisser qu’aucune de ses actions ne doit m’être inconnu. Aucune. Nos droids médical lui ont administré un mouchard qui nous mettra au courant en temps réel de sa position. Pas un mot de tout ceci, bien entendu. Et vous comprendrez que nous devrons sans cesse contrôler son obédience -il devra nous informer de tous ses faits et gestes.
- Bien, Capitaine. Capitaine…
L’image d’un homme figé dans la haine, cloué dans l’ombre de son passé, sur Panoptika, lui revint à l’esprit.
- De ce que j’en sais, Phoenix n’est pas le genre d’homme à se soumettre à l’autorité. Il se voue uniquement à sa Vendetta - l’Empire lui a fait perdre seize ans de sa vie. Il ne coopérera pas.
- Vous n’avez qu’une vision très réduite des choses, Sergent. En tout cas, bien trop réduite pour tabler sur une véritable connaissance de la situation. N’oubliez pas : la rapidité est l’allié de la faute. Pour le moment, contentez-vous des ordres, Shana : hangar 9. Natazeus.

Phoenix Natazeus n’était plus le cadavre méphitique pétrifié dans sa torpeur, le prisonnier aux seize ans d’agonie, mais ses traits tirés renfermaient encore leur temps de torture, de viol et de faim. Rasé, lavé, coiffé et habillé d’un impeccable dolman de jais, il paraissait presque fringuant. Mais son corps était raidi par la glace de sa haine et son regard placide taisait ses moindres émotions.
Au détour des couloirs et des passerelles, un silence tendu dominait leur marche, et à mesure qu’ils avançaient, les mots prenaient un sens désuet, trop propre et trop insolite pour rompre l’aphasie. Ce fut en entrant dans le hangar 9, une remise trahie d’ombres et de gazouillements stridents d’astromécanos à l’ouvrage, qu’une émotion déchira enfin la face impassible de Natazeus : au milieu des pièces, des ailerons et des moteurs brillait un éclat écarlate qui éveilla en lui… il ne savait pas trop.
C’était un Jet fin, d’une couleur rouge sombre mais éclatante, comme si l’appareil était rongé par les flammes. Il avait l’odeur du vent, des tempêtes, de l’aventure, comme des sensations matérielles soudées à son métal. Son nettoyage récent n’avait suffi à effacer les traces de décennies d’oubli et de solitude d’acier. Shana comprit qu’elle avait sous les yeux un autre emblème de la Légende de Phoenix Natazeus : le Natajet.
Le Jet lâcha un pépiement stupéfait.
Un halo de lumière l’enveloppa et souleva un mince tapis de poussière. A nouveau, le Jet miaula sa surprise.
- C’est votre vaisseau ? Demanda Shana en suivant Phoenix.
Elle ne reçu, pour toute réponse, qu’un rapide acquiescement. Phoenix s’installa sur son Natajet, et ses mains gantées caressèrent doucement le métal de la carrosserie. Il avait l’impression de retrouver un vieil ami, et de renouer avec des émotions qu’ils pensaient confinées à tout jamais dans le passé… quand il activa le Natajet, il avait repris la couleur fauve, le regard pétillant de ses vingt ans. Le moteur ronronna et le vaisseau plana à dix centimètres du sol. Au-dessus des commandes, une silhouette bleutée apparût et la voix grésillante de Thrawn s‘éleva dans le hangar.
- Vous reconnaîtrez sans mal votre ancien véhicule, Phoenix. Je suppose qu’avec votre sabre et vos revolvers, rien ne manque à votre arsenal.
Les yeux de Phoenix se noyaient dans le rouge écarlate de son Jet, et ses doigts en effleuraient la carrosserie, lentement…
- Quand je l’ai quitté, il était en piteux état.
- En effet, nos techniciens ont dû changer à peu près tout. Mais l’encéphale interne est restée intact. L’hyperdrive approche la classe 0,5, et les canons blasters et ioniques ont doublé d’efficacité.
- Vous m’impressionnez, Thrawn, fit Phoenix sombrement. Une charmante attention de votre part.
Derrière son timbre marbré, sa voix était humide, tremblante…
- Et j’espère que vous saurez être reconnaissant, acheva le chiss. Vous avez carte blanche, Phoenix. Bonne…
Mais ses paroles furent voilées dans le grincement métallique des sas. L’éclat brillant de Coruscant s’invita dans le hangar, et le réacteur du Jet rugit un râle de fumerolle noiraude.
Une fine aura violette cerna son vaisseau (elle maintenait l’oxygène entre ses mailles) et ses moteurs vrombirent d’impatience.
- Fonce, camarade, on est reparti comme au bon vieux temps, marmonna Phoenix.
Le jet approuva d’un sifflement.
Ses mains se posèrent brutalement sur les commandes, et, sans jeter un seul et dernier regard derrière lui, le Natajet fila dans l’air, propulsé dans l’atmosphère de Coruscant, balayant la cime des nuages dans un long filet de poussières argentées…
Le Natajet fendait de nouveau les airs…
Phoenix Natazeus était bel et bien de retour.

* * *

Malgré l’aura protectrice du NataJet, un vent frais et sauvage ébouriffait ses cheveux, et les formes timorée de Coruscant, baignée dans la clarté du Soleil Artificiel, se précisèrent brusquement quand les vapeurs laiteuses du ciel s’épuisèrent dans les lueurs dorées.
Il reconnut aussitôt cette odeur infâme qu’il vomissait déjà seize années plus tôt. Coruscant était souillée, souillée jusqu’à l’os et puait la corruption. Le Mal qui se répandait comme un venin dans la Galaxie avait trouvé son noyau dans les hauts gratte-ciels sans âmes surplombant l’étendue urbaine.
L’aquarelle lumineuse brossée par l’éclat levant du soleil se couchait sur les dunes urbaines, caressant les hauts buildings aux cimes rivales. La circulation serpentait la métropole, tout avait le goût du neuf, de l’ennui, la plaine citadine flairait la merde, cette nouvelle couleur de gris, d’un Empire sur le déclin, ondulait comme une vague sur ce que la dictature pouvait encore sauver…
Une fourmilière. C’était ça, Coruscant. Une fourmilière pleine d’illusions.
Le NataJet fila la courbe étroite du Palais Impérial, et bondit vers la silhouette déchirée du Sénat, dont la coupole s’étirait dans un trou béant. Les cendres jonchaient le cadavre de métal, mais Phoenix n’y porta pas attention : il augmenta sa vitesse vers les brumes opalines qui s’étendaient lointaines. Les lumières se tamisèrent, comme éteintes par le silence, et il s’engagea dans une obscurité grise. Alors, les rumeurs de la ville s’éteignirent et une pluie drue caressa l’aura lumineuse du NataJet.
Devant lui s’étendait l’ombre, le noir et l’effroi - il quittait une fourmilière pour la tanière d’un fauve.
Il venait d’entrer dans le territoire de la peur, du vice et du crime : Haakim Valley, cité du diable.

* * *

Depuis seize ans, rien n’avait changé. Haakim Valley s’était figée dans sa misère, dans sa terreur malsaine, dans la même odeur de cadavre et de sang, que rien ne pouvait abolir. Aucune lumière ne résistait à l’obscurité sur l’immense étendue sombre et vaporeuse, d’où s’élevaient les effluves fétides de l’alcool et du sang, et tout n’était que chaos et fracas. Une épaisse fumée ondoyait au-dessus des bars et des maisons closes, un oblong canal d’immondices s’écoulait sur les pavés marécageux, sur les rixes bombées d’alcool animant l’avenue de clameurs vulgaires, tout le fatras du vice sévissait dans les ténèbres de la vallée. C’était le boulevard des assassins, des dealers, prostituées, contrebandiers, pillards et escrocs. Le carrefour de la perversion. Ce que l’humanité avait engendré de plus sale, de plus vil et odieux était une longue avenue plongée dans les ténèbres et la puanteur : Haakim Valley.
Lorsque le NataJet toucha terre, un râle de poussière se souleva autour et s’évanouit aussitôt. La rue était bondée et la foule s’agitait près de lui : une empoignade peu platonique entre deux twi’leks annonçait un peu de sang frais à couler sur les pavés. Une vieille prostituée twi’lek agonisait sur le bitume, atrocement mutilée. Deux jeunes filles vendaient leur corps au plus offrant pendant que leur père se languissait d’un peu de datari pour sa saoulerie nocturne. Deux zabraks nus dévoraient une humaine au beau milieu d’un bain de sang.
Spectacle ordinaire de la vallée d’Haakim. Et seize ans sur Panoptika en rendait la vision tout à fait tolérable.
Phoenix descendit du Jet, caché dans une ruelle déserte isolée de l’avenue principale, et les enceintes émirent aussitôt un sifflement de crainte.
- Ne t’inquiètes pas, je ne serai pas long. Tu as assez de bombes à protons dans tes réservoirs pour faire sauter Coruscant. Tu n’as pas perdu de ta précision en seize ans, non ?
Le Jet ronronna une réponse et se lova entre un dépotoir et une collection de cadavre frais.
Il s’avança dans la venelle malfamée, pianota sur son NataCom, noué au poignet, et derrière lui, une fine aura bleu électrique encercla le NataJet, apte à faire vite déchanter les intéressés de la bécane. Un rat téméraire s’électrocuta aussitôt, et se consuma en une boule de poils carbonisés.
Au sortir de la ruelle, deux silhouettes lui barrèrent le chemin. Le premier était un chagrien de grande taille, aux yeux menaçants. Il tenait dans sa seule main valide de longues chaînes agressives, humides d’un sang frais. L’autre nettoyait un petit couteau aiguisé et observait Phoenix de deux yeux amoureux, comme le plus beau moyen d’achever une soirée dans un divertissement sanguinolent…
- Tu vas où ? Fis le premier en cajolant ses chaînes.
Pas de réponse. Phoenix se raidit devant eux et tapota le fourreau de son sabre -pas encore…
- C’est… un Jet Corelli6 derrière ce fils de pute… Mikey, on a gagné notre soirée.
- Fais un pas vers ce Jet et t’auras pas assez de doigt pour compter les membres que je vais te couper. Dégage.
- Tu le prends comme ça mec ? Tu veux savoir qui on est ?
- J’aime bien savoir qui je vais tuer.
- Mikey l’Éventreur et Ricardo La Fine Lame. Tes bourreaux. Tu vas connaître l’Enfer.
- Après vous.
La lame perça l’air et trancha des mains, des jambes, pénétra la chair et décima des os. Le souffle rageur du vent étouffa les râles et balada le sang sur l’avenue.
- Bonne nuit.

Il lui sembla pénétrer sous une épaisse couverture de brouillard, et son goût abject, mélange de vapeurs d’alcool et de luxure sanglante, caressait la nuit et son uniforme ébène. Ses deux yeux noirs brillaient d’une lueur qu’il avait gardé enfouie pendant seize ans : la détermination signait son regard d’une rage impénétrable -et revoir Haakim Valley faisait remonter des souvenirs tout aussi vieux à la surface . Il ne laissait pas ses yeux s’égarer dans la ruelle où tout n’était que viol, meurtre, rixes et débauches saignantes. Il retrouvait la Cité du Diable comme il l’avait quitté : l’obscénité de béton, de marbre et de pierre qui empestait le mort et l’exécration.
Dans la rue bondée où se jouaient les enseignes des échoppes et des bars, son pas rapide et sûr se fraya sur une route abrupte et il franchit la colline de Haaklust vers la Plaine de Haakdar, celle foulé par les téméraires, et la nuit se fit plus imprécise, plus froide, plus étrange, car il venait de pénétrer dans le plus morbide de l’obscène, dans le plus terrifiant de l’horreur, dans le cœur du mal…
Les rues étaient désertes, et la nuit trahissait quelques silhouettes au hasard des avenues. Des cadavres putréfiées, les yeux grands ouverts dans l’obscurité, accueillait le visiteur de leur regard figé dans la mort. De ce qui était brume ou nuit, rien n’était certain. Même la pluie et la lumière n’osaient s’aventurer sur ce territoire… Haakdar transpirait la perversité.
Ses pas cognaient le bitume, violant le calme traître de la nuit, un vent félon striait la ruelle, et devant lui se dressa bientôt la première étape de sa Renaissance : la Shad Box.

* * *
Il frappa.
Tout est calme, endormi. En apparence.
Le grincement sec du loquet s’ouvrant brusquement.
Deux yeux gris apparurent au-delà du loquet, dévisageant avec soupçon le visiteur trempée, ancrée dans la hâve nuit obscure.
Un grognement.
- Je suis Phoenix Natazeus. Je viens voir Joe.
Un nouveau grognement amusé accueillit sa demande, étouffé par la porte. Des rumeurs de fêtes et de rixes devinaient les habituelles activités de la Shad Box ; vue l’heure, Phoenix flairait que les sectes, les prostitués et les pédophiles n’en étaient qu’aux amuse-gueules.
Le loquet se verrouilla.
Toc toc. A nouveau.
Grognement.
- Laissez-moi entrer. C’est un ordre. Et un conseil.
Une fois encore, le loquet se ferma sur sa demande et Phoenix laissa planer quelques instants s’écouler dans le creux de la nuit.
Ses mains empoignèrent ses revolvers et il mitrailla l’entrée - un corps tombe lourdement, quelqu’un crie.
D’un violent coup de pied, Phoenix défonça la porte et entrée dans un mince vestibule, où un wookie saignée agonisait. Il apaisa ses souffrances d’un seul tir et entra dans un monde qu’il avait quitté seize ans plus tôt…
La Shad Box était le lieu de rencontre hebdomadaire des factions sectaires, des fanatiques de tous les vices, aux penchants sexuels douteux, désireux de s’adonner à la folie de leur âme dans les normes d’Haakim Valley. Des moffs, des amiraux, des bourgeois, des sénateurs ou des magnats de l’économie galactique s’y retrouvaient pour affaires (de pulsions et d’argent).
Les cris du wookie avait alarmé les regards et tous étaient posés vers le nouveau visiteur. Phoenix Natazeus, dans son impeccable dolman noir, traversa le long hall tamisé vers le bar où une vieille connaissance le dévisageait.
- Qu’est-ce… Phoenix ?
- C’est moi, Tom, fit-il en s’immobilisant devant le bar. Où est Joe ?
- Tu prendras un verre ? T’avais pas besoin de tuer ce pauvre Lowee, c’était sa dernière nuit de garde avant sa retraite.
- Je n’ai pas le temps de faire dans le détail. Une autre fois pour le verre. Où est Joe ?
- Il est ici mais il ne prend que sur rendez-vous, tu sais bien qu’il…
- Il fera une exception, qu’il le veuille ou non.
- Ok, admit Tom en posant le verre qu’il nettoyait (il s’approcha de Phoenix). Évite les scènes s’il te plaît, c’est le genre de trucs qui plaisent à Haaklust mais pas ici à Haakdar.
Deux gardes à l’uniforme arborant les armoiries de ‘Dar se présentèrent derrière lui, hésitant à empoigner leur blaster.
- C’est bon les mecs, il a un rendez-vous avec Joe. Et débarrassez le plancher du cadavre.
- Merci, Tom, dit Phoenix ponctuant d‘un signe de tête.
- Ça te coûtera un verre.

* * *
L’office de « Joe » était une petite pièce rustique aux lumières tamisées, et rien n’avait changé en seize ans : même tapisserie à l’effigie de la mégalomanie de Joe, même bibelots horribles témoins de son mauvais goût, même gigantesque fauteuil entouré par trois charmantes filles de joie qui assouvissait chaque désir d’une petite boule de graisse rieuse, aux petits yeux fins mais qui accueillirent Phoenix avec un étonnement simulé.
Joe, en plus d’être le plus gros trafiquant de tout Coruscant (et le plus petit), tenait une réputation solide d’excellent informateur. Du haut de son mètre dix, il jeta un regard impérieux sur Phoenix.
- Tu savais très bien que j’allais venir, dit Phoenix, inutile de feindre ta surprise - qui t’as mis au courant ?
Le nain corpulent lové sur le cuir de son fauteuil fit signe à ses employées de s’éloigner un peu et joignit ses mains potelées.
- Tu crois bien que je connaissais la nouvelle de ta libération avant même que t’entendes le cliquetis dans la serrure ! J‘avais bien mis mon garde wookie au courant. J’ai l’impression que je peux annuler son pot de retraite…
- Tu peux. Beaucoup de gens sont au courant ? Moi qui comptais jouer sur l’effet de surprise…
- Bah va falloir trouver un plan B, Phoen’. Le prend pas mal, mais permet-moi de te demander de déguerpir vite fait bien fait, illico presto, de facto !
- Je m’attendais à plus de coopération de ta part, Joe. Seize ans ont fait passer ta mémoire pour aussi petite que tu es.
- Ouais bah laisse ma taille où elle est, tu veux. Je pourrais te dire des trucs sur ce que j’ai fait pendant ces seize ans qui te ferais regretter d’être sorti de Panoptika ! D’ailleurs, c’était comment là-bas ?
- A peu près aussi accueillant qu‘ici, décrit Phoenix. Manquait tes bibelots pour que l‘atmosphère soit aussi sinistre.
- J’espère que t’es pas venu pour te foutre de la gueule de mes bibelots, menaça Big Joe. Mes gardes connaissent des techniques de combat que même le nom te ferait peur, baby.
- Je suis ici pour des informations. Je ne sortirai pas d’ici avant de les avoir, le temps qu’il me faudra pour les obtenir dépend du degré de souffrance que tu supporteras.
- Cher ami, fit Joe avec un large sourire. Regarde un peu autour de toi : Big Joe, myself, est l’homme le plus protégé de tout Coruscant. Tu as à peu près autant de chance d’approcher ton sabre de ma gorge que de chier un œuf en or sur le crâne de Palpatine. Alors mesure ton langage mon p’tit ou le trou que mes hommes feront dans ton crâne sera assez grand pour y loger un destroyer.
- On verra ça. Dis-moi tout ce que tu sais sur Nox.
- Hmmm… Nox, hein ? Tsss laisse tomber mon gars. Nox est un de mes plus gros clients et même si je t’aime bien, ou tout au plus te tolère, même pas ma mère me ferait lâcher le morceau. Va prendre un verre, et prend-toi une maison en bord de mer… Bye bye !
- Joe, c’est la dernière fois que je te le demande. Où est Nox.
Joe éclata d’un petit rire nerveux et tenta sans succès de dissimuler sa crainte.
- Heu… fais le calcul, Phoen’ : t’es seul et y’a deux gardes armés jusqu’aux dents derrière toi. Tu tentes de me faire une seule égratignure et mes chiens auront de la purée rouge à bouffer demain matin.
D’un seul geste, que seize ans sur Panoptika n’avait réussi à effacer l’efficacité, le revolver de Phoenix pointa la tempe d’une des filles.
- Tu tiens à tes employés, Joe ?
- Gardes !
La danse véloce et agile du sabre de Phoenix Natazeus s’agita autour des deux gardes, et deux nouveaux morts s’ajoutèrent à la liste des interventions musclées de sa nuit.
Le silence s’installa, contemplant ébahi un Phoenix Natazeus droit comme un i, le regard clos, ses deux yeux griffés de haine et de détermination.
- Ok, concéda Joe en fixant les cadavres encore chaud de ses gardes. On peut discuter.
- Joe, ta grandeur d’âme me touche. A défaut de…
- Laisse ma taille tranquille, je te le dirai pas une troisième fois ! T’es un chieur, Phoen’, t’es un vrai chieur, et j’espère que Nox te cassera la gueule.
- Tu es trop gentil, Joe. Où est Nox ?
- Cassez-vous les filles (elles exécutèrent sans broncher, prenant leur distance avec les deux sabres saignants d’où coulait encore la sang noir des gardes). Reste pas debout, Phoen’, assied-toi, ajouta Joe en désignant une petite chaise devant son trône de cuir.
- Tu me prends vraiment pour un con, Joe. Seize ans sur Panoptika n’ont pas abruti mon cerveau. Il y a une trappe juste sous cette chaise. Merci, je préfère rester debout.
- Ok, comme tu veux, mais tu as peut-être soif. Sers-toi y’a de la vodkamino derrière toi. Et les glaçons à droite.
- La Vodka est toujours noyé dans le cyanure, chez toi.
Le poing de Joe heurta la table. Le front plissé, la boule de graisse le fixa avec haine :
- Putain décidément seize ans de prison t’ont pas lavé la mémoire. Soit, mais tu vas être déçu, je ne sais presque rien sur Nox.
- Vas-y quand même. Je te rappelle que tu mens très mal, Joe. Si je le vois, tu te retrouveras avec un membre en moins. Et celui qui te sert le plus, si tu vois ce que je veux dire.
- Tu me prends pour un sournois ? Mes infos sont plus fiables que les bâtons de la mort de Dex. Nox est sur une planète reculée, un ancien centre impérial, le « Q16 ».
- Rien d’autre ?
- Non.
- Rien d’autre ? Répéta Phoenix en le fixant.
- Non ! Et là s’arrête ta p’tite enquête, mon mignon : pas si facile d’avoir des infos sur le Q16. Je ne sais ni ce qu’on y faisait, ni sur quelle planète il se trouve. Et crois-moi, si Big Joe Levinscrass ne sait pas quelque chose, c’est que n’importe quel gungan ne peut mettre le doigt dessus.
- J’ai des relations. Tu le fréquentes toujours ?
- On peut dire ça comme ça, admit Joe en s’enfonçant dans son fauteuil. Des relations de travail, assez discrètes si tu vois ce que je veux dire. Je suis pas particulièrement fan de l’idée de traîner avec l’ennemi numéro 1 de l’Empire. Pas bon pour le business…
- Quand l’as-tu vu pour la dernière fois ?
- Tu veux te cacher derrière un buisson et l’avoir par surprise à notre prochain rendez-vous ? Laisse tomber, je l’ai pas vu depuis six mois, et on pas eu de contact depuis. C’est un leader terroriste, maintenant… il préfère flirter avec la rébellion qu’avec mes filles, si tu vois ce que je veux dire…
- A ce propos, tu trouves pas ça étrange que Nox ait soudain pris goût à la Résistance ? Je le connaissais mieux que quiconque : c’est un opportuniste, pas un leader.
- Un sacré fils de pute, en tout cas. Mais bon en affaire. Ma femme disait qu’il marchandait mieux qu’un Hutt.
- Ta femme ? Surpris que votre couple ait résiste à… toi.
- On est dans un phase de « pause ».
- Pause ?
- Depuis huit ans. Elle est avec son amant sur Naboo à se la couler douce au bord des lacs. Que veux-tu, l’idée de se faire tromper une dizaine de fois par jour l’enchantait plus au bout d’un temps.
- Tu n’as pas essayé de faire un effort, Joe ?
- Tu crois qu’être le baron de la prostitution galactique et faire vœux de chasteté sont compatible, toi ? Lâcha Joe avec un large sourire.
Phoenix rangea ses sabres et ses revolvers.
- Merci, Joe. Merci…
Sortant du bureau, la voix caillouteuse de Joe s’éleva derrière lui :
- Tu nages en eaux troubles, Phoenix. et Nox est un gros poisson. Bonne chance quand même…
- Je suis bon pêcheur. A plus.

* * *

La même nuit calme et trompeuse, toujours cajolée dans une froide couverture brumeuse, s’étendait sur Haakim Valley, et quelques silhouettes furtives trahissaient l’obscurité. Au loin se devinaient les hauts buildings de Galactic City, comme éteints dans la tempête.
Phoenix avança dans la pénombre des échoppes. A quelques kilomètres de là, sa vie avait basculé, seize ans plus tôt, quand trois cadavres signés de la main de Nox se figeaient dans la pâle lueur d’un feu agonisant… Il lui semblait que la même nuit humide et glaciale veillait sur lui : revoir les mêmes couleurs de son passé, sentir les mêmes odeurs et toucher la même colère qui l’animait cette nuit-là accentuait son sentiment…
Cette nuit-là, son cœur s’était arrêté de battre. Son cœur déchiré pourrissait dans sa poitrine. Une seule chose l’animait. Une seule.
Et c’était bien suffisant.
La haine. La Haine.

- …
Sa respiration est coupée nette. Ses yeux s’ouvrent sous la douleur. La lame pénètre sa chair. Du sang coule sur les pavés. Un homme abat sa dague sur son dos. Son sang se glace, ses yeux se ferment, son crâne va exploser…
Souffrances.
Puis plus rien.
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Messagepar Darkwilliam » Mar 14 Nov 2006 - 11:41   Sujet: 

Je me lirai ça ce week end pour donner mon avis lundi! :wink:
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
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Messagepar Dark Maul877 » Mar 14 Nov 2006 - 21:15   Sujet: 

Oulala ! J'ai pris du retard dans mes lectures, il faut que je lise le dernier chapitre des AN et celui-ci ! :shock:

Pardonnez-moi amis écrivain :D
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Messagepar kamocato007 » Mar 14 Nov 2006 - 21:22   Sujet: 

Dark Maul877 a écrit:Oulala ! J'ai pris du retard dans mes lectures, il faut que je lise le dernier chapitre des AN et celui-ci ! :shock:

Pardonnez-moi amis écrivain :D


Tant que je t'ai sous la main t'en es où dans ta prochaine FF :P

Bonne lecture Phoenixienne/Angenoirienne :wink:

DW : Tes nouvelles responsabilités vont-il espacer les chapitres AN ? :?
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Messagepar Dark Maul877 » Mar 14 Nov 2006 - 22:18   Sujet: 

*sifflote, l'air de rien*

Hein ? Quoi ? :D

Non, je n'ai vraiment pas le temps d'y penser en ce moment, elle arrivera peut-être (je dis bien peut-être) pendant les grandes vacances. Donc vous avez encore le temps de patienter d'ici là (histoire que DW et toi finnissiez vos FF) :lol:

Bon aller, il faut que je trouve du temps pour lire tout ça moi ! :x
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Messagepar Django » Mer 15 Nov 2006 - 0:20   Sujet: 

Salut KMTO,

ça y est je viens de copier "PHENIX". J'ai pasmal de retard dans la lecture des FF. Je mettrai mes commentaires plus tard.

@ plus
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Messagepar Lowie » Mer 15 Nov 2006 - 1:22   Sujet: 

Chance mon accès imprimante est à reconfigurer :evil: après une panne de connexion de 2 jours mais ça ne saurait tarder ami Kamo. Je ss très très pris par ma frmation et d'autres activités extérieures à SW dc je prends du retard un train :D ds la lecture de mes ff chéries AN+Phoenix mais je les aies pas loin de moi...
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Messagepar Den » Jeu 16 Nov 2006 - 9:57   Sujet: 

Enfer et damnation!!! Je vais devoir attendre ce weekend pour pouvoir enfin déguster la suite de cette superbe fan-fiction! :cry: Et tout ça à cause d'un interro dispensatoire Image
La vie est injuste parfois :cry:
Il faut lutter contre le Côté Obscur des études Image
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Messagepar Darkwilliam » Jeu 16 Nov 2006 - 10:38   Sujet: 

Petit passage éclair pour apporter une réponse à la question de Kamo. Oui, je pense que mes nouvelles responsabilités vont très certainement retarder (considérablement? :? ) la parution de la fin du Tome 4. :(

Mais retarder n'est pas annuler et je suis déterminé à aller jusqu'au bout de l'aventure Anges Noirs. :D Par contre, après, je ne sais pas si j'aurai le temps de continuer à écrire, on verra bien! En attendant, j'arrête de polluer ce topic avec ma vie privée (quelle honte pour un staffeur)! :D

DM877: les grandes vacances!! Ca va on a le temps, j'espère qu'effectivement d'ici là, j'aurai fini ma fic! :wink:
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Messagepar Den » Ven 17 Nov 2006 - 18:38   Sujet: 

Voilà j'ai enfin pu lire ce nouveau chapitre :D
Eh ben... il est encore meilleur que les précédents :shock:
Que ce soit l'atmosphère, l'univers, ou encore les héros, tout est savoureux! C'est un véritable régale que de lire une telle fanfiction!
Rien à redire, c'est une pure merveille :lol:
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Messagepar Darkwilliam » Lun 20 Nov 2006 - 14:40   Sujet: 

J'ai moi aussi lu ce chapitre avec grand plaisir, car je suis toujours autant impressionné par tes descriptions et ta richesse de vocabulaire. 8) Il n'y a rien à redire, tes progrès pour te créer ton propre style d'écriture sont d'or et déjà courronés de succès. Bon, c'est vrai que parfois, l'utilisation de certaines expressions et les variations dans l'emploi des temps de narration peuvent surprendre, mais en même temps, c'est à cela que l'on reconnaît qu'on lit du Kamo! :)

Pour l'histoire, pas grand chose à dire, on se laisse porter par les évenements et on attend toujours la suite avec autant d'impatience. :wink:
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Messagepar kamocato007 » Mer 22 Nov 2006 - 14:03   Sujet: 

Den et DW : Merci :)

Je suis très content d'avoir réussi à installer l'ambiance que je voulais. C'est un plaisir d'être lu rapidement et encore merci pour vos commentaires :ange:

Au prochain chapitre : de l'action (depuis le temps, hein DW ? :x ) et de nouveaux mystères et révélations grâce à un nouveau personnage. A bientôt, d'ici là, car mes nouvelles fonctions impériales me demandent du temps très bientôt.
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Messagepar Den » Mar 28 Nov 2006 - 11:54   Sujet: 

kamocato007 a écrit:Au prochain chapitre : de l'action (depuis le temps, hein DW ? :x ) et de nouveaux mystères et révélations grâce à un nouveau personnage. A bientôt, d'ici là, car mes nouvelles fonctions impériales me demandent du temps très bientôt.


de l'action! Des mystères! DEs révélations! et un nouveau personnage! Image
J'ai hate de lire la suite!
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Messagepar Dark Maul877 » Ven 01 Déc 2006 - 22:26   Sujet: 

Ca y'est, j'ai enfin lu ce chapitre 5 !

Comme d'habitude, je souligne le fait que tes descriptions sont très agréables à lire et très recherchées. Comme l'a dit DW, tu as une grande richesse de vocabulaire qui fait que l'on identifie instantannément ton style.
Tout cela se lit vite et facilement. C'est fluide et sympathique !
L'histoire, quant à elle, devient de plus en plus sombre et je trouve que c'est une bonne chose, cela renforce le sentiment de réalité que l'on a lorsqu'on lit le texte.

Continue ainsi, c'est excellent :wink:
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