La Dernière Volonté de l'Empereur

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Messagepar Darkwilliam » Jeu 01 Mai 2008 - 20:15   Sujet: La Dernière Volonté de l'Empereur

*Raclements de gorge*

Hum hum...

C'est avec une certaine appréhension que je reviens une nouvelle fois créer un sujet dans cette section! 8)

Et oui, je me suis relancé dans un projet assez ambitieux ma foi, et qui j'espère verra un jour sa conclusion. Enfin bref, trève de blabla, rentrons tout de suite dans le vif du sujet avec le premier chapitre de cette nouvelle FF qui prend place peu de temps après la reconquête de Coruscant par la Nouvelle République. Un premier chapitre qui esquisse les grandes lignes de l'histoire. D'ailleurs, j'espère que je n'ai pas fait d'incohérences avec l'UE...Voilà donc le chapitre et bonne lecture! :)


La Dernière Volonté de l'Empereur


Chapitre I :

Le Début de la Fin



Dans l’immensité de l’univers Star Wars, des milliards et des milliards d’individus naissent, vivent et meurent. La plupart connaissent une existence sans intérêt et leurs noms sombrent dans l’oubli tandis que leurs corps ne sont déjà plus que poussières. Mais dans le gigantisme de cette galaxie, d’autres hommes laissent une trace indélébile. Car certains ont un rôle bien précis à jouer dans le cours des évènements, et ils doivent tout mettre en œuvre pour que leur destin si particulier s’accomplisse. Les décisions de ces mêmes individus sont en mesure de faire plonger des millions de vies anonymes dans un tourment sans fin, ou bien de les sauver. Ils ont ce pouvoir terrifiant. Voici l’histoire de l’un de ces individus, voici son destin tragique.

***

Coruscant. La planète entière est une immense ville où grouillent des millions d’espèces différentes, toutes uniques, toutes d’une complexité incroyable. Ces millions d’espèces forment une mosaïque stupéfiante qui confère à Coruscant son aspect si particulier et qui fait d’elle le cœur battant de la galaxie. Cette planète a connu les plus grands bouleversements possibles et inimaginables. Elle a assisté à la chute de la République et à l’avènement de l’Empire, tout comme elle a vu les forces de la Nouvelle République la reprendre, chassant les Impériaux dans les coins reculés de l’univers. Oui, l’Empire est tombé. Ysanne Isard a quitté la planète, laissant derrière elle un cadeau empoisonné que la Nouvelle République est parvenue à combattre. Aujourd’hui, cette même Nouvelle République a établi son Conseil Provisoire au cœur même de l’ancien Palais Impérial. Mais bien que les temps changent irrémédiablement, il reste encore des partisans de l’Empire sur la planète, parmi lesquels probablement le plus fidèle d’entre eux.

Aldwin Faraday regardait avec un mélange d’amertume et de tristesse les rayons du soleil disparaître progressivement à l’horizon, baignant les immenses grattes ciels dans des teintes orangées magnifiques. La circulation entre les buildings était toujours aussi dense, et au fur et à mesure que la nuit s’imposait, un nombre incalculable de lumières apparaissaient un peu partout, tentant de combattre l’obscurité. Coruscant ne dormait jamais.

Aldwin Faraday était un homme d’une soixantaine d’années. Il avait des yeux d’un bleu de glace, un nez aquilin et un front dégarni qui lui donnait un air fier et supérieur. Ses cheveux restants, d’un gris étincelant, étaient coiffés vers l’arrière tandis que sa peau laissait apparaître des rides, signe non seulement de son âge mais également des épreuves qu’il avait traversées. De taille raisonnable, Faraday était surtout impressionnant grâce à sa carrure d’athlète. En fait, bien que l’âge ait une certaine emprise sur lui à présent, l’homme restait un redoutable combattant aux réflexes aiguisés par des années de combat. Des années au service de l’Empire Galactique.
En repensant à l’Ordre Nouveau, le Général Aldwin Faraday fut pris d’un accès de nostalgie. Aujourd’hui encore, il n’arrivait pas à comprendre comment tout ceci avait pu se produire. Comment l’Empire avait-il pu se laisser déborder par la Rébellion sans parvenir à l’écraser comme un vulgaire insecte ? Comment l’incroyable puissance de feu de l’Empire avait-elle pu être réduite à néant lors de la Bataille d’Endor ? Comment le plus grand leader que cette galaxie n’ait jamais connu avait-il pu être tué lors de cette même bataille ? Dans un premier temps, Faraday avait refusé de croire que la Rébellion avait gagné, qu’elle ne tarderait pas à s’attaquer à Coruscant ; qu’il le veuille ou non, que tout était perdu. Mais il avait été bien obligé de se rendre à l’évidence, quand un matin, les immenses croiseurs Mon Calamari étaient apparus dans le ciel dégagé de Coruscant, crachant des centaines de vaisseaux de petites tailles, de la corvette d’assaut au chasseur, afin de reconquérir la planète. Ce jour avait été terrible pour le général Impérial. C’était comme si tout à coup, on l’arrachait avec violence d’un rêve où tout n’était que puissance, contrôle et pouvoir.

Faraday avait refusé de se plier à la mascarade d’Isard, pas plus qu’il n’avait cautionné le fait d’abandonner Coruscant. Il n’était pas un lâche, il n’irait pas se perdre dans des régions éloignées pour se disputer un bout de territoire avec des seigneurs de guerre cupides et querelleurs. Non, si le combat devait se poursuivre, il devait l’être sur Coruscant, afin de frapper les Rebelles au cœur, comme eux-mêmes l’avaient fait en détruisant l’Etoile Noire. C’était peut-être là l’ironie de l’histoire, la nécessité de se comporter comme leurs anciens ennemis l’avaient fait auparavant. Les rôles étaient dorénavant inversés, ils étaient traqués pour être présentés à la justice et répondre de leurs actes.
Traqués. Oui, c’était bien le mot approprié. L’arrivée de la Rébellion sur Coruscant avait coïncidé avec le début d’une véritable chasse aux sorcières, ou tout du moins une chasse à l’Impérial, afin que tous les dignitaires du régime Impérial, tout ceux qui avait côtoyés l’Empereur de près ou de loin, soient jugés. Tous ceux qui n’avaient pas fui la planète avaient été capturés. Tous, sauf Aldwin Faraday. Oh bien sur, le général savait que cela ne tarderait pas à se produire, que c’était quelque chose d’inévitable, d’autant plus qu’il n’avait rien fait pour se dissimuler. Mais il avait encore quelque chose à réaliser avant ce moment fatidique, quelque chose qui plongerait Coruscant dans une terreur inimaginable. C’était là, la dernière volonté de l’Empereur.

Aldwin Faraday fut extirpé de ses pensées par un bruit de turbines qui semblait tout proche. Il s’approcha d’avantage encore de la grande fenêtre en transparacier de son appartement et jeta un coup d’œil à ce qu’il se passait des dizaines d’étages plus bas. Une corvette d’assaut blindée venait de se poser, déversant des dizaines de soldats de la Nouvelle République, lourdement armés et portant les insignes facilement reconnaissables du Service d’Antiterrorisme. Sans plus attendre, les soldats se dirigèrent vers l’entrée de l’immeuble de Faraday au pas de course, armes pointées devant eux.
Le général Impérial ne fut même pas surpris ou inquiet. Il savait que cela devait arriver, et le fait que cela se passe aujourd’hui ne changeait pas grand-chose en fin de compte. Le service d’Antiterrorisme de la Nouvelle République avait été crée peu de temps après la reconquête de Coruscant pour mettre un terme aux exactions de groupuscules encore fidèles à l’Empire et qui ne supportaient pas ce changement de régime. C’est presque tout naturellement que Faraday s’était imposé comme le leader légitime de ces organisations, parvenant à les souder dans un mouvement fort, bien entrainé et possédant d’importants moyens logistiques. Le général était en quelque sorte devenu la tête pensante de ces différents groupes armés, leur conseillant des cibles stratégiques à frapper. Mais ses actions avaient fini par attirer les forces de l’Antiterrorisme qui le recherchait activement. Qu’elles soient enfin parvenues à le localiser ne le surprenait guère. Par contre, avant d’être arrêté, il avait une dernière mission à accomplir, une mission capitale.

D’un pas assuré, Aldwin traversa son luxueux salon et pénétra dans une pièce protégée par une lourde porte avec code d’activation. La pièce était petite et ne comportait en fait qu’une grande console de forme arrondie. Plusieurs boutons clignotaient silencieusement tandis qu’un clavier alphanumérique apparaissait en surbrillance. Alors que le général Faraday s’activait sur ces commandes, entrant une complexe série de chiffres et de lettres, il entendit distinctement une personne qui s’était immobilisée sur le chambranle de la porte. Sans se retourner, l’Impérial dit d’une voix douce :
-Chérie, les Rebelles arrivent. Ils seront là dans moins de deux minutes.
Malya Faraday, jeune femme séduisante et un peu plus jeune que son époux afficha une mine horrifiée avant de déclarer aussitôt :
-Alors nous devons fuir ! Tout de suite.
-Non. J’ai une dernière mission à accomplir avant.
-Aldwin, l’Empire est mort ! Tu n’as plus rien à faire pour lui.
Tout en continuant à s’activer sur les commandes, le général répondit d’une voix un peu plus grave :
-Bien sûr que si. La Dernière Volonté de l’Empereur n’a donc aucune valeur pour toi ?
Malya ne répondit pas. Alors son mari continua d’une voix plus douce :
-Et fuir ne servirait à rien. Je ne suis pas un couard et je ne donnerai pas aux Rebelles le plaisir de me traquer. Si le temps du jugement est venu, qu’il en soit ainsi, je ne m’y opposerai pas.

Ayant enfin fini de rentrer le code, Aldwin se releva des commandes et sortit de la pièce en écartant doucement sa femme de son passage. Celle-ci suivit son mari, les mains tremblantes, le regard visiblement perdu. Apparemment, elle n’avait pas la même assurance que son époux. Tandis que la porte de la petite pièce se refermait et se verrouillait, le général réajusta son élégant costume bardé de décorations avant de jeter un coup d’œil tout autour de lui. Cet appartement somptueusement aménagé allait lui manquer, ainsi que la vue extraordinaire qu’il offrait sur Coruscant. Ce lieu avait été le point de rendez vous de tout le gratin de la société impériale au temps où Palpatine régnait sans partage sur la galaxie. A l’époque, rien ne semblait pouvoir ébranler l’Ordre Nouveau, promis à un règne pluriséculaire. Et pourtant, toutes les personnes que Faraday avait réunies ici étaient aujourd’hui, soit mortes, soit en prison, soit en fuite. Oui, les temps avaient changé.
Pendant une fraction de seconde, Faraday se demanda même ce qu’allait devenir les magnifiques tableaux accrochés aux murs et les somptueuses sculptures qui agrémentaient l’appartement. Mais un léger tumulte, venant de l’extérieur de l’appartement lui signala que les forces d’intervention étaient sur le point de faire irruption. Faraday se retourna alors vers sa femme et la regarda droit dans les yeux, admirant au passage leur magnifique teinte émeraude :
-Reste derrière moi et tout ira bien.
-Non, Aldwin, tout n’ira pas bien. J’ai peur.
Le général se força à sourire avant de répondre :
-Fais-moi confiance, je te protégerai.
L’Impérial n’aimait pas mentir à sa femme, mais parfois, les situations l’imposaient.

Soudain, la porte blindée de l’appartement explosa littéralement, propulsant des débris de métal surchauffés dans tous les sens. Et tandis qu’un épais nuage de fumée se propageait, des formes émergèrent de celui-ci et prirent pied dans l’appartement, armes à la main. Avant qu’Aldwin n’ait pu dire quoi que ce soit, un homme hurla :
-A TERRE ! LES MAINS DERRIERE LA TETE ! J’AI DIT À TERRE !
Aldwin et sa femme s’exécutèrent tandis que celle-ci éclatait en sanglot.
-Ne leur fais pas ce plaisir Malya. Tu m’entends ! Reste digne !
Tandis que les unités de l’antiterrorisme se déployaient dans la demeure, l’un de ces membres s’approcha de Faraday et lui cria :
-FERME LA, POURRITURE !
Puis il lui asséna un grand coup de crosse dans le visage, faisant exploser le nez d’Aldwin qui ne cria même pas alors qu’il basculait sur le côté, le visage en sang.
-Arrêtez soldat ! fit alors une autre voix
Les yeux dans le vague, Faraday vit malgré tout un homme portant les insignes de commandant s’approcher lentement avant de s’agenouiller près de l’impérial blessé :
-Veuillez excuser ce soldat pour ce comportement inadmissible.
Pour seule réponse, Aldwin cracha du sang. Alors l’homme continua :
-Général Aldwin Faraday, je suis le Commandant Joshua Tenling et je viens vous annoncer que vous êtes en état d’arrestation pour crime de guerre et génocide ethnique.

***

La cellule dans laquelle était installé le général Impérial puait le vomi et l’urine à plein nez. Situé dans les souterrains d’un ancien centre de détention de l’Ordre Nouveau, les cellules étaient petites et chichement éclairées par une lumière blafarde. Les murs et le sol étaient d’un gris terne qui finissait de plonger le détenu dans un profond désarroi. Faraday regarda d’un air distant les traces de sang séché qui avaient éclaboussé le mur situé derrière la paillasse défoncée qui servait de lit. Les autres meubles situés dans la cellule étaient une petite table métallique enfoncée en de multiples endroits et deux chaises branlantes.
Aldwin connaissait bien ce lieu car il avait lui-même procédé à plusieurs interrogatoires ici même, à moins que cela ne soit dans une cellule voisine, ce qui en fin de compte ne changeait pas grand-chose car toutes les pièces étaient identiques. Faraday préférait ne pas s’attarder sur l’ironie de la situation. S’il y a quelques années, on lui avait dit qu’un jour ce serait lui le détenu, il aurait ri au nez de son interlocuteur. Mais les temps avaient changé, et le général était bien obligé aujourd’hui d’admettre que sa situation n’était guère enviable.

Alors que Faraday écoutait inlassablement des gouttelettes d’eau s’écraser à intervalle régulier sur le sol, la lourde porte de sa cellule s’ouvrit dans un grincement affreux, laissant apparaître le commandant Tenling qui portait dans ses mains un épais dossier marron. Sans dire un mot, et alors que des gardes de la Nouvelle République refermaient la porte derrière lui, le commandant alla s’asseoir à la table et ouvrit le dossier. Sans se le faire prier, Faraday s’installa en face du Rebelle qui daigna au bout de plusieurs secondes à enfin le regarder dans les yeux.

Joshua Tenling était un homme grand, aux cheveux ébouriffés et aux yeux noirs pétillants d’intelligence. Une mince cicatrice serpentait sur sa tempe droite, preuve qu’il avait du combattre à de maintes reprises pour la rébellion avant d’obtenir ce poste de commandant de l’Antiterrorisme. Tenling afficha un léger sourire, qui pouvait aussi bien receler pour l’impérial de la compassion comme de la moquerie. Aldwin ne fut pas à même de le discerner, mais il comprit malgré tout quelque chose : son interlocuteur n’était pas un de ces vulgaires sous-fifres manquant cruellement d’intelligence et qui espérait grimper dans la hiérarchie en ferrant du gros poisson. Non, cette fois ci la Rébellion avait envoyé un de ses meilleurs éléments pour éprouver le général Impérial. Faraday sourit : il avait toujours aimé ce genre de défi. Tenling lança alors d’une voix où ne pointait aucune haine :
-Général, veuillez nous excuser pour l’état de cette cellule. Nous n’avons pas eu le temps de la rendre plus agréable depuis notre arrivée sur Coruscant. Mais je suis sûr que vous êtes déjà habitué à ces lieux, même si autrefois, vous vous y rendiez dans des circonstances bien différentes.
Faraday afficha un petit rictus avant de répondre :
-En effet. Mais à l’époque, ces lieux étaient mieux fréquentés.
Il y eut un silence, vite rompu par Faraday qui demanda :
-Ou est ma femme ?
-Rassurez-vous, elle est bien traitée et nous avons prévu de l’interroger bientôt. Mais je ne vous cacherai pas qu’elle sera jugée pour complicité. Autre chose, nous ne parvenons pas à pénétrer dans ce qui semble être une petite pièce de votre appartement. Peut-être pourriez-vous nous fournir le code d’accès qui verrouille la porte ?
Faraday afficha un petit sourire avant de rétorquer :
-Non, je ne crois pas.
-Vous savez que nous finirons tôt ou tard par rentrer, même si nos meilleurs craqueurs de code doivent y passer plusieurs jours ?
-Je leur souhaite bien du courage. Vous allez apprendre que vous n’êtes pas de taille à vous mesurer aux meilleurs informaticiens de l’Empire. Cette pièce est et restera invulnérable, je peux vous le garantir.
-Je vois. Passons à autre chose : savez-vous pourquoi vous êtes ici général ?
-Oh, je suppose que vous êtes en train de rassembler des preuves contre moi, afin de me faire tomber. Je suis certain que cette « Nouvelle République » a grand besoin d’un peu de crédibilité si elle veut survivre. Mettre à mal un général Impérial devrait très certainement être bénéfique pour elle.
Tenling se passa la main dans les cheveux, se bascula légèrement en arrière sur sa chaise, avant de répondre :
-Et bien vous vous trompez. Vous voyez ce dossier devant moi ? Il contient une multitude d’informations vous concernant, et inutile de préciser qu’elles ne sont pas à votre avantage. Cela fait longtemps que nous enquêtions sur vous général, et ce dossier en est la preuve. Il répertorie probablement certaines des plus grandes infamies commises par l’Empire. Et à chaque fois, vous y avez joué un rôle prépondérant.
-Vous permettrez que je doute de vos sources d’informations.
-Bien sûr, bien sûr. Nous aurons toutefois la possibilité de débattre de toutes ces accusations très prochainement et je suis sûr que toute la lumière sera faite.
Voyant que Faraday affichait une mine circonspecte, Tenling continua :
-C’est ce que j’étais venu vous dire général. Vous allez bientôt comparaître devant le Tribunal Spécial pour le Jugement des Crimes Impériaux. Je suis certain que vous en avez déjà entendu parler car certains de vos anciens… « associés » ont déjà du répondre de leurs crimes devant lui.
Faraday se mit alors à rire pendant plusieurs secondes avant de regarder de nouveau Tenling droit dans les yeux :
-Non mais sérieusement, vous pensez que j’accorde le moindre crédit à votre Tribunal ? Ce n’est qu’une mascarade, un prétexte pour éliminer tous ceux qui ont soi disant collaboré avec l’Empire, que les preuves soient concluantes ou non. Je ne me plierai pas à ce petit jeu.
-Vous n’aurez pourtant pas le choix général. Vous répondrez de vos crimes que vous le vouliez ou non. Je tenais aussi à vous préciser qu’un avocat vous a été commis d’office, afin qu’il puisse assurer votre défense. Je crois que vous allez en avoir besoin.
-Commis d’office, hein ? Et vous l’avez payé combien pour qu’il soit sciemment mauvais lors de mon… « procès » ?
-Nous ne fonctionnons pas comme ça. Les méthodes que vous décrivez sont bien plus familières de l’Empire.

Il y eut un silence pendant lequel les deux hommes continuèrent de se dévisager. Puis, lentement, Tenling se leva de sa chaise et commença à faire le tour de la petite cellule, passant derrière Faraday qui ne broncha pas. Le commandant de l’Antiterrorisme lança alors :
-Bien sûr, vous pourriez arriver à ce procès avec quelques atouts dans votre manche.
-De quel genre ?
-Et bien, si par exemple en nous aidant à mettre hors d’état de nuire les groupuscules terroristes impériaux qui sont encore présents sur Coruscant. Nous savons que depuis la prise de la planète, vous étiez chargé de leur coordination. Dites nous où les trouver et je suis certain que les juges sauront en tenir compte.
-Allons commandant, vous me demandez de trahir l’Empire !
-L’Empire est mort ! Je serai vous, je commencerai à penser à mon propre avenir, et croyez moi, le votre est loin d’être enviable.
-Peut-être…mais imaginez commandant que les rôles soient inversés, que ce soit moi qui soit là en train de faire le tour de cette pièce en prenant des grands airs et que ce soit vous qui soyez assis sur cette chaise froide et inconfortable. Si je vous demandais de me dire où sont les groupuscules rebelles, le feriez vous ? Trahiriez-vous les vôtres ?
Tenling s’arrêta de marcher et s’approcha de la table. Il s’y appuya dessus avant de désigner le dossier marron qui était toujours ouvert :
-Moi, général, je n’ai pas tué des milliers d’individus par cupidité et soif de pouvoir.
Faraday releva les yeux et dévisagea une fois encore son interlocuteur :
-Vous ne savez pas ce que j’ai du affronter. Vous ne pourrez jamais comprendre ce qu’a été mon existence.
-Moi ce que je ne comprends pas Faraday, c’est comment vous arrivez encore à trouver le sommeil après toutes ces horreurs.
Tenling ramassa le dossier et se dirigea vers la porte de la cellule qui s’ouvrit aussitôt. Et sans se retourner, Tenling fit :
-Vous êtes un monstre général, et j’espère que les juges s’en rendront compte.
Et il sortit.



Le chapitre 2 est déjà bien avancé! :)
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Messagepar AJ Crime » Jeu 01 Mai 2008 - 21:35   Sujet: 

Ah une FF de DW. Et ça sera un roman, une nouvelle, une nouvella, un autre format.

Bon j'ai pas le temps lire ce soir, dommage. Mais le titre ne fait pas apparaître les informations de format et de progression comme demandé, il y a quelques mois. J'attendais de notre modérateur adoré qu'il montre l'exemple.

Allé à demain pour te dire ce que j'en pense... Lire lorsque je suis aussi fatigué n'apporte en général rien de bon à l'auteur et ne me fournit pas suffisamment de plaisir...
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Messagepar Darkwilliam » Jeu 01 Mai 2008 - 21:41   Sujet: 

Normalement ce sera un roman! Du moins, j'ai les idées pour.
Pour ce qui est des indications dans le titre, c'est pas moi qui ait décidé de faire ça, c'est vous! :D (enfin je crois...)

Mais bon, je m'y plierai bien volontiers! :D
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Messagepar Den » Ven 02 Mai 2008 - 9:48   Sujet: 

Voici donc une nouvelle production de l'ami DW. Chouette!^^

Pour ce qui est du style, rien à dire, c'est fluide, plaisant et procure beaucoup de plaisir à la lecture.

Pour ce qui est des personnages:Aldwin Faraday me semble bien sympathique. C'est un personnage auquel on s'attache facilement. un personnage que je qualifierai de bien droit dans ses bottes! J'l'aime bien donc^^
La scène de l'arrestation est particulièrement réussie! On s'y serait cru^^

Je sens que cette histoire va beaucoup m'intéresser! J'attends donc la suite avec impatience :)
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Messagepar Darkwilliam » Lun 05 Mai 2008 - 15:32   Sujet: 

Merci Den!

La suite étant écrite, je devrai très certainement la poster cette semaine! :wink:
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Messagepar AJ Crime » Lun 05 Mai 2008 - 22:17   Sujet: 

Bon je commence par mes remarques en court de lecture. La globale à la fin c'est pas plus mal....

Très bien le « Coruscant. » du début mais tu aurais pu enfoncer le clou et donner un style particulier à tout le début de ton histoire en reprenant cette construction dans les phrases suivantes.


DW a écrit: baignant les immenses grattes ciels dans des teintes orangées magnifiques.

Y appelle pas ça des griffes ciel à l’époque ? ? ?


DW a écrit:que sa peau laissait apparaître des rides

tounure un peu lourde, il me semble préférable d’employer plutôt un truc du genre « sa peau sillonnée de rides »


DW a écrit:Mais il avait été bien obligé de se rendre à l’évidence, quand un matin, les immenses croiseurs Mon Calamari étaient apparus dans le ciel dégagé de Coruscant, crachant des centaines de vaisseaux de petites tailles, de la corvette d’assaut au chasseur, afin de reconquérir la planète.

J’ai du mal avec le rythme de cette phrase. Les virgules je pense. Elle pourrait peut-être être redécoupée avec au moins un point.


DW a écrit:Mais ses actions avaient fini par attirer les forces de l’Antiterrorisme qui le recherchait activement.

Ce sont les forces qui le « recherchaient », non ?


DW a écrit:une lourde porte avec code d’activation. …….. …….que le général Faraday s’activait sur ces commandes,
se démenait (ou un terme apparenté), plutôt que s’activait pour éviter une répétition pas evidente.
DW a écrit:Tout en continuant à s’activer sur les commandes
décidément il est très actif presque immobile devant sa porte.


DW a écrit:Sans se le faire prier, Faraday s’installa en face du Rebelle qui daigna au bout de plusieurs secondes à enfin le regarder dans les yeux.

« A enfin » me gêne, peut-être qu’une reformulation s’impose mais je ne sais pas trop par quel bout la prendre.


DW a écrit:Il y eut un silence, vite rompu par Faraday qui demanda :

Parabole, « qui demanda » me semble inutile en cette circonstance.


DW a écrit:sur cette chaise froide et inconfortable.

Il est assis sur la chaise depuis un petit moment déjà alors à moins qu’il n’y ait un moyen de refroidissement mécanique elle aurait du se réchauffer à la chaleur de son corps. Ou alors j’ai loupé un détail technique.


Humm, je reste sur ma faim, et cela est sûrement calculé pour. J’ai l’impression de regarder les ‘minutes’ qui précédèrent le procès de Nuremberg. L’ambiance est plutôt froide, détachée, parfois même aseptisée jusque dans les dialogues et les scènes d’action. Enfin c’est comme cela que je le ressens et cela colle parfaitement à la situation. En revanche, j’espère que cela changera si non, malgré l’intérêt de la chose ça risque d’être un peu long, mais de belle littérature.

En tout cas, c’est bien écrit, ça éveil la curiosité, je lirais la suite avec impatience.
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Messagepar Notsil » Mar 06 Mai 2008 - 18:31   Sujet: 

Un chouette début ^^

Je suis d'accord avec les remarques d'AJ pour les formulations, je rajoute quelques fautes trouvées en passant :

baignant les immenses grattes ciels

->gratte-ciel / griffe-ciel (EDIT : je viens d'apprendre que c'était invariable)

tout ceux qui avait côtoyés l’Empereur

->tous ceux qui avaient côtoyé

Il s’approcha d’avantage encore

->davantage

ce qu’allait devenir les magnifiques tableaux

->qu'allaient

Situé dans les souterrains d’un ancien centre de détention de l’Ordre Nouveau, les cellules

->Situées (je suppose qu'il s'agit des cellules ?)

S’il y a quelques années

->S'il y avait

Ou est ma femme ?

->Où (chipotons ^^)

Et bien, si par exemple en nous aidant à mettre hors d’état de nuire les groupuscules terroristes impériaux qui sont encore présents sur Coruscant.

->je trouve le "si" de trop.

le votre est loin d’être enviable.

->vôtre

Sinon ça se lit bien, l'ambiance est bien retranscrite, j'en viendrai presque à apprécier cet impérial pourtant monstrueux.
Ça promet de belles choses pour la suite ^^
Modifié en dernier par Notsil le Mar 06 Mai 2008 - 21:06, modifié 1 fois.
"Qui se soumet n'est pas toujours faible." Kushiel.

Novembre approche...
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Messagepar kamocato007 » Mar 06 Mai 2008 - 18:55   Sujet: 

C'est reparti pour un tour avec Dark William aux commandes d'un nouveau roman/grosse nouvelle (?). L'auteur qui avait fait les belles heures de la section revient après le stalingradesque Duel de Soldats et sa quadrilogie des Anges Noirs, entres autres oeuvres d'un auteur complet, à l'aise dans les scènes d'actions (dès sa deuxième fanfic, Ombres et Lumières si je ne m'abuse) les dialogues (AN) et les descriptions surtout depuis DDS.

Il est donc reparti avec La Dernière Volonté de l'Empereur, titre peu révélateur qui accroche bien, et je vais bien sûr en suivre l'épopée prometteuse.

J'ai même eu droit au Chapitre II en exclu, je met donc mes commentaires sur celui-ci en spoiler :wink: So :

On commence par un début d'accroche qui pose d'abord l'ambiance générale (les sphères de pouvoirs déchu, un Empire orphelin) puis le cadre (Coruscant, pendant la Nouvelle Rép après la prise de la Cité Impériale). Puis enfin une présentation assez garni du personnage principale Aldwin Faraday. Petit point noir : je trouve que la description vient un peu trop brusquement, sans transition. Je sais pas, je pense qu'il aurait été sympa de tout de suite la mettre sans le petit paragraphe d'introduction du personnage. Des petites erreurs de temps sinon comme En fait, bien que l’âge ait une certaine emprise sur lui à présent, l’homme restait un redoutable combattant, ou Aujourd’hui encore, il n’arrivait pas... mais globalement la conjugaison est très propre, et le style aussi malgrès quelques répétitions et des phrases un peu longues.

Les choses sérieuses commencent vite avec l'arrestation de Monsieur et Madame Faraday par les républicains, scène saisissante de réalisme, peignant très bien le caractère fier du "héros".

Puis vient la scène de l'interrogatoire, un long dialogue/duel verbal très prenant, dommage que tout ça manque de description (des regards, par ex), mais les paroles des personnages suffisent bien à les décrire. L'intrigue reste encore assez floues, le premier chapitre posant les bases des personnages. Joshua est un bon perso aussi - par contre le duel reste trop manichéen à mon goût. L'Impérial contre le Rebelle, le gentil contre le méchant, mais comme pour Duel de Soldats DW commence souvent par poser une intrigue simple pour y apporter la nuances dans une plus grande complexité (dans l'émotion des héros par ex).

Donc, chapitre 1 court et accrocheur, comme je les aime :) Des persos intéressants, une intrigue

Globalement, le style est propre et limpide. Quelques petites longueurs de phrases inutiles (ex : Faraday se mit alors à rire pendant plusieurs secondes) et des erreurs de temps surtout dans le chap 1, mais rien de nouveau sous le soleil - DW est un bon écrivain. Sinon -enfin c'est peut-être fait exprès, le passé de Faraday est trop flou et c'est tout ce qui manque pour rendre le perso attachant. Je me souviens de quelques nouvelles de DW (Dans le recueil de LMDL'E notamment) avec des persos similaires, il savait très bien dépeindre l'émotion d'un "salaud" :wink: Je passe au chapitre II :

Spoiler: Afficher
Le chapitre II laisse de côté Faraday pour se concentrer sur Tenling et nous en dire un peu plus sur la Dernière Volonté de l'Empereur.
DW oblige, quelques petites scènes d'action viennent agrémenter la chasse aux sorciers impériales lors d'une appréhension musclée. La CAT (et dans une moindre mesure, les Boys :wink:) sont prêt à en découdre pour notre plus grand plaisir. DW connaît l'action : style propre, net, les personnages pensent, sentent et agissent dans un même paragraphe et le tout est très clair. Je vais pas te faire le tzointzoin habituel, DW, tu sais ce que je pense de tes scènes d'action :P
J'ai personnellement préféré le chap I, riche en descriptions bien foutues avec un bon perso (finalement avec ce chap II est-il le principal ou est-ce Tenling ? :? ). Quelques fautes dans les deux parties qu'une rapide relecture saura effacer, des tournures parfois un peu lourde, des personnages dépeints trop rapidement (Skell et Tenling particluièrement). DW n'a pas perdu ses bonnes habitudes littéraires mais pas non plus ses mauvaises : les "cela" lourds sont tenaces :D Oui DW je te ferai ch*** jusqu'au bout :D b]Ca[/b] fait des années que tu promets de mettre des ça donc...
Quant à l'intrigue, elle n'avance pas préférant nous faire languir sur une note de suspens, et la promesse d'une dernière volonté... explosive ?


Voilà. C'est reparti pour un tour, plus ou moins long l'avenir nous le dira. Mais ça commence très bien, Dw s'échauffe, et connaissant son rythme de parution le suspens devrait pas être long :wink: Avis à la populace : bonne FF en perspective :) Jugez plutôt.
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Messagepar Darkwilliam » Mer 07 Mai 2008 - 16:19   Sujet: 

Déjà merci à tous d'avoir lu ce début (et en particulier à Kamo qui a effectivement pu "tester" le deuxième chapitre). Là, je suis à la bourre donc j'ai pas le temps de réagir à tout, je le ferai très certainement demain. D'ailleurs demain, je posterai le chapitre II également. :)

Juste deux / trois points de réaction à vos commentaires qui me mettent un peu la pression pour la suite (mais c'est pas plus mal!^^):

-Si Faraday n'est effectivement pas beaucoup dépeint, c'est vraiment fait exprès, car c'est l'enjeu de toute la FF (le défi de celle ci en quelque sorte 8) ). En fait, tout au long de l'intrigue et du procès, on va découvrir la personnalité et l'histoire complexes de Faraday.

-Et d'ailleurs Kamo me connait bien, puisqu'en effet, l'autre objectif est de vous faire hésiter en permanence à propos de Faraday: est-il un salaud où est ce plus compliqué que ça? Faraday est en quelque sorte le file rouge de la Fic.

-Toujours pour répondre à Kamo, Faraday est indéniablement le perso principal de l'histoire, mais Tenling et Skell vont en fait "graviter" en permanence autour de lui, et on en apprendra donc bien plus sur eux, à travers leur relation même avec Faraday (surtout pour Skell). Bref, l'histoire tourne autour de ce trio. J'en dis pas plus...

-Pour AJC maintenant, juste une précision concerant le "ton" et le "style" de la fic. L'histoire prévue va certainement m'imposer pas mal de descriptions (ce qui est pas plus mal pour me faire progresser dans ce domaine ^^) et même s'il y aura de l'action (comment faire sans? :D ), ca sera moins bourrin que Duel de Soldats...le tout afin de privilégier la psychologie de Faraday.

En fait les trois premiers chapitres sont "introductifs" et servent à poser les jallons de l'histoire, et on rentrera au coeur du procès au chapitre IV.

Voilà, vous savez tout ou presque! :sournois:

P.S: Hum, ça y'est, je suis vraiment à la bourre! :D
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Messagepar Titi77 » Mer 07 Mai 2008 - 21:22   Sujet: 

Avant de commencer, j'espère ne pas trop redire la même chose que Kamo (ou en tout cas le faire différemment).
Sinon, peu d'innovations dans mon style critique : deux parties : la forme puis le fond.

Bref, la forme donc.
Ok, je n'ai pas grand chose à dire, les coquilles les plus importantes ayant déjà été constatées ci-dessus; je m'attarderais donc sur des points "de détail", et je commence (très) fort :
Dans l’immensité de l’univers Star Wars
Pour faire plus "classe", tu pourrais remplacer par "Dans l'immensité de cette galaxie lointaine, très lointaine...". Par contre, si tu le fais, il faudra changer le début de la phrase suivante pour éviter les répétitions.
et qui fait d’elle le cœur battant de la galaxie.
Battant me semble superflu car le lecteur sait bien que Coruscant est vivante :)
laissant derrière elle un cadeau empoisonné que la Nouvelle République est parvenue à combattre. Aujourd’hui, cette même Nouvelle République
Répétition.
[...] regardait avec un mélange d’amertume et de tristesse
Les deux émotions sont assez proches non ? Ne serait-ce pas mieux de n'en garder qu'une seule ? De parler d'un regard désabusé et plein de tristesse (même si je me rends compte que je propose un remède peu différent du mal) ?
, baignant les immenses grattes ciels
griffe-ciels ? Il n'y aurait pas besoin d'un tirer après gratte au fait ? (et pas de s à gratte de toutes façons)
Faraday était surtout impressionnant grâce
à cause de ? Je pense que, puisque tu utilise la causalité dans ta description, tu peux la mettre en valeur et pas seulement dire que c'est un moyen; à moins qu'une autre partie de son apparence ne participe à l'impression que ses interlocuteurs ressentent.
En repensant à l’Ordre Nouveau, le Général
Il n'y a pas de majuscules aux grades il me semble (surtout que tu n'en as pas mis dans la suite apparemment).
, crachant des centaines de vaisseaux de petites tailles
J'aurais mis "petite taille" puisque c'est en général que l'on mentionne les dimensions.
Ce jour avait été terrible pour le général Impérial
(et plusieurs fois dans la suite) impérial (il est employé comme un adjectif, non ?).
Non, si le combat devait se poursuivre, il devait l’être sur Coruscant
Répétition de Coruscant avec il y a quelques lignes plus haut.
tout ceux qui avait côtoyés l’Empereur de près ou de loin, soient jugés. Tous ceux
-> tous ceux (première occurrence) et ensuite, il y a répétition.
Sans plus attendre, les soldats se dirigèrent vers l’entrée de l’immeuble de Faraday au pas de course, armes pointées devant eux.
On fait rentrer les commandos d’élite par la porte ? Au su et au vu de tous ? Même si ils ne sont pas là pour Faraday, ce n’est pas tactiquement très « bien » (dépôt sur le toit et/ ou rappel étant plus indiqués même sur un immeuble de quelques milliers d’étages)
Le service d’Antiterrorisme de la Nouvelle République
-> Le Service (là, je pense qu'il faut une majuscule au début). De plus, (et c'est valable pour les autres occurences), tu peux utiliser l'adjectif antiterroriste à la place du nom antiterrorisme non ? Ca me paraît moins lourd en tout cas.
à les souder dans un mouvement fort, bien entrainé
entraî
Aldwin se releva des commandes
Se releva du pupitre ? sinon on croirait qu’il était vraiment allongé contre le clavier.
le général réajusta son élégant costume
Pourquoi n'emploierais tu pas uniforme ? (au vu des décorations, ça ne se fait pas sur un costume civil, surtout pour un militaire qui plus est impérial).
. Ce lieu avait été le point de rendez vous
rendez-vous
Pendant une fraction de seconde, Faraday se demanda même ce qu’allait
allaient
FERME LA
FERME-LA
vous êtes en état d’arrestation pour crime de guerre
pluriel ? ou alors on ne lui en reproche qu'un ?
Sans le faire prier
Sans se
Et bien, si par exemple en nous aidant
Le si est plus que superflu ici. (Il fait croire à une autre phrase que ce qu'il y a)
Dites nous
rajout d'un tirer après dites

Et maintenant, le fond.
On commence donc par une description bien "carrée" puisqu'elle va du général (Coruscant et sa myriade d'habitants) au particulier : le général Faraday.
Faraday donc, qui en plus d'être un personnage qui ne se laissera pas facilement mettre en boîte (1), se trouve paré d'une aura de mystère. Est-il aussi mauvais que le pense le commandant ? Qu'a t-il réellement accompli au service de l'Empire ? Quelle est cette fameuse dernière volonté ? On assiste donc à l'exposition des principales questions qui tiendront le lecteur en haleine tout au long de cette histoire. On peut d'ailleurs presque dire que le déroulement de ce chapitre préfigure un certain nombre de "flashbacks"...
Peu d'action, mais celà n'importe que peu car la trame semble (à confirmer par la suite) avant tout psychologique. Les bonnes questions/points sont soulevées par les deux protagonistes du chapitre (le général et le commandant). Comme l'a remarqué Kamo, on découvre donc une couche plus complexe derrière une histoire en apparence simple. Pour en revenir à ces questions, elles sont somme toute logiques mais bien troublantes car, après tout, quel intérêt la Nouvelle République aurait à accorder un procès équitable à des criminels de guerre ? Le commandant l'annonce, l'un des enjeux est avant tout l'arrestation des différentes cellules terroristes sur l'ex Centre Impérial.
Un dernier point, (et je reprends les commentaires de Kamo à nouveau) le titre est peu révélateur et bien accrocheur. Certes, mais il fait aussi un peu rebattu (depuis l'avalanche de super-"plans de la mort pour le retour de l'Empire" dans l'UE et aussi dans les fan fics et fan films). D'un autre côté, je reconnais qu'il faut bien accrocher le lecteur et surtout, que c'est le texte qui compte. Et ce dernier me semble très bien parti !
Au prochain chapitre donc, pour confirmer (je l'espère :D) cette tendance.

(1) - tentative de jeu de mot pour te taquiner sur ton choix de nom de personnage ;)
"And gradually their bittersweet laughter floated from the wooden table [...], up, ever up into stars too numerous to count [...], vectoring out across space and time, as if destined to be heard in galaxies far, far away..."
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Messagepar Darkwilliam » Jeu 08 Mai 2008 - 13:06   Sujet: 

Merci Titi pour cette analyse!
Ta patience et ta capacité à détecter les fautes d'orthographe et les tournures impropres m'étonneront toujours! :wink:

Un point en ce qui concerne le titre de la FF: effectivement, je l'ai choisi exprès pour être accrocheur, et en même temps pour laisser planer le mystère. Pour ce qui est des traditionnelles super-arme pour ramener l'Empire au pouvoir, et bien je peux vous assurer que ça ne sera pas le cas dans cette histoire! Et oui, connaissant pas trop mal l'UE, je sais que ce type d'histoire a déjà été ressassé pas mal de fois! Bref, j'ai essayé de préparer un truc différent. :)
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Messagepar Darkwilliam » Jeu 08 Mai 2008 - 13:34   Sujet: 

Et maintenant, le chapitre II, qui continue à poser les bases de l'histoire et qui introduit un nouveau personnage important pour l'intrigue. Bonne lecture! :)






Chapitre II :

La Dernière Volonté



La navette d’assaut de la Nouvelle République voltigeait avec aisance entre les immenses griffe ciels qui recouvraient Coruscant. Se mêlant à l’intense circulation qui tissait une toile complexe striée de lumières multicolores, le vaisseau décèlera pour négocier un virage difficile avant de s’engager dans une artère moins large et de réaccélérer dans un bruit soutenu de turbines. Puis, tout à coup, la navette commença à perdre de l’altitude, croisant plusieurs niveaux de circulation sans hésiter un seul instant. A l’évidence, le pilote du vaisseau était quelqu’un d’habile.
On pouvait donc en conclure qu’il n’était pas responsable de l’état déplorable de la navette, dont la coque était enfoncée en de multiples endroits et dont la peinture à l’origine blanche était maintenant grise, presque noire. Des grincements métalliques inquiétants se faisaient entendre à chaque fois que le vaisseau se lançait dans une manœuvre délicate, ce qui n’était pas pour rassurer ses occupants.

En fait, ce vaisseau était le symbole même des difficultés matérielles de la Nouvelle République. Celle-ci manquait de moyens et surtout de fonds pour renouveler ses équipements. Alors les vaisseaux existants étaient tout le temps sollicités, même pour les missions dangereuses. La navette d’assaut A-546 n’avait pas échappée à cette règle. Elle avait été mobilisée pour faire une descente dans les quartiers mal famés de la capitale afin de ramener l’ordre alors que des mouvements xénophobes non humains s’en prenaient à ceux qui jadis, avaient bénéficié de la surprotection de l’Empire. C’était la véritable première mission de la cellule Antiterroriste de la Nouvelle République sur Coruscant. Et elle avait bien failli tourner à la catastrophe.
A leur arrivée, les forces d’intervention avaient été accueillies à coup de blasters et même de lance missiles, ce qui expliquait les traces noires sur la coque de la navette A-546. La Nouvelle République avait fini par ramener l’ordre, non sans avoir menée un intense combat dans des ruelles sombres et malodorantes qu’elle ne connaissait pourtant pas. Les forces d’intervention avaient ainsi pu vérifier à quel point la propagande impériale était puissante. Bien loin de la situation apaisée qui était censée caractériser les quartiers inférieurs, la Nouvelle République avait découvert des lieux gangrenés par le crime et les trafics, tous plus odieux les uns que les autres.
Depuis cette mission, il fallait bien avouer que les problèmes de la Nouvelle République n’avaient fait qu’empirer. De multiples réseaux s’étaient établis sur Coruscant, et compte tenu des effectifs restreints, il était pratiquement impossible de tous les démanteler. Alors le Conseil Provisoire avait ordonné à ce que des choix drastiques soient faits. La priorité avait donc été donnée à la traque des groupuscules impériaux, les plus dangereux car les mieux entraînés et les mieux armés. Et pendant ce temps là, tout ce que Coruscant comptait comme êtres malfaisants avaient pratiquement carte blanche pour agir. Personne ne pouvait nier que la transition politique se faisait dans la douleur.

Solidement attaché dans son fauteuil, le commandant Joshua Tenling cria au conducteur de la navette pour couvrir le bruit assourdissant des turbines :
-Dîtes capitaine, si vous pouviez éviter de tous nous tuer, cela nous arrangerait les gars et moi. On a une mission importante à mener à bien, je vous le rappelle.
-Pas de souci commandant, cette épave a de bons restes.
La dite « épave » se mit alors à trembler violemment et Tenling écarquilla les yeux de stupeur en se raccrochant par réflexe à une barre métallique qui était accrochée à la paroi du vaisseau. Le capitaine fit alors d’une voix joviale :
-Ah bien sûr, si des vents contraires s’en mêlent, je ne réponds plus de rien !
-Bah diminuez votre altitude alors, il y aura moins de vent.
-A vos ordres, commandant.
Aussitôt, la navette piqua du nez dans un grincement affolant et Tenling crut même voir la paroi de la navette se contracter sous la pression. Alors que la chute semblait interminable, Tenling se tourna vers les hommes qui l’accompagnaient et qui eux aussi, s’étaient sanglés à leurs sièges. Ils étaient une dizaine, habillés de combinaisons noires portant l’insigne de la Nouvelle République sur l’épaule droite, d’une armure légère et portaient tous un impressionnant blaster chromé à leurs ceintures. Tenling sourit. Il avait eu l’autorisation pour cette mission importante de prendre avec lui les hommes de terrain que la cellule Antiterroriste avait de plus compétents. Finalement, peut-être que cette mission se déroulerait bien, tout du moins s’ils arrivaient en vie sur le lieu de l’intervention.

Tandis que la navette stabilisait enfin sa course, un des soldats s’exclama :
-Commandant, puis je vous poser une question ?
-Allez-y.
-Vous ne pensez pas que nous devrions être plus que dix pour mener cet assaut ? Si ces impériaux sont si dangereux qu’on le dit, des renforts ne seraient pas de refus.
-Pas d’inquiétude lieutenant, j’ai demandé à ce que les forces d’intervention spéciales nous rejoignent sur place.
-Oh…si les « boys » sont avec nous, alors nous ne craignons plus rien, répondit le lieutenant sur un ton sarcastique.
Les autres soldats rirent, plus pour évacuer la pression que pour autre chose. Tenling n’était pas vraiment surpris de cette remarque. Les « boys » étaient surnommés ainsi parce qu’ils étaient considérés par les membres de la cellule antiterroriste comme des p’tits gars qui n’avaient justement pas eu l’honneur d’intégrer cette cellule. En fait, les FIS étaient quelque peu méprisées par les hommes de Tenling. Mais aujourd’hui le commandant ne voulait pas entendre parler de guerre entre les services. Ils étaient tous là pour un objectif commun et la moindre dissension interne qui pourrait faire capoter l’opération serait sévèrement réprimée.
-Soyez respectueux les gars aujourd’hui, je veux que cette cellule impériale soit démantelée. Et je veux éviter un bain de sang !
-Pas de problème, commandant. Mais est-on sûr cette fois ci de nos sources ? Les Impériaux sont bien là ou on les attend ?
-Cette fois ci est la bonne, lieutenant. Nous avons plusieurs sources qui se recoupent. Oh bien sûr, en arrêtant ces terroristes nous ne vaincrons pas totalement les impériaux qui sont présents sur la planète mais nous leur porterons un sacré coup.
-Ca y’est, on arrive ! s’écria soudain le pilote de la navette.
Tenling se retourna alors de nouveau vers ses hommes et lança :
-Ok, préparez vous les gars, il n’y a pas de temps à perdre.

La navette descendit encore de quelques mètres avant de se poser doucement, mais dans un brouhaha de turbines insupportables. Tenling se détacha, se leva, ouvrit la porte coulissante de la navette et bondit au dehors avant de faire signe à ses soldats de le suivre. Pendant ce temps là, le capitaine coupa les turbines et le quartier dans lequel ils avaient atterri redevînt silencieux. Si tout se passait comme prévu, les forces d’intervention spéciales devaient les attendre à environ cinq cent mètres de là. Ensuite, les deux unités armées se dirigeraient vers la planque des impériaux. Tenling prit malgré tout le temps d’observer la configuration des lieux. La nuit était tombée et seuls les lumières blafardes de ce quartier miteux lui permettaient de voir ce qui l’entourait. La navette s’était posée au milieu d’une place de taille moyenne et jonchée de détritus. Les immeubles qui bordaient la place étaient dans un état déplorable, la plupart des fenêtres étaient brisées et une odeur de moisi se dégageait, agressant les narines des soldats malgré l’air frais de la nuit. Tenling leva la tête et ne distingua pas le ciel étoilé mais seulement un amas de métal et de transparacier. Visiblement, ils devaient être proches du sol originel de la planète, ce qui en soit n’était guère rassurant.

Prenant la tête de son escouade, le commandant Tenling fit un signe de la main pour indiquer la direction à suivre. Le petit groupe se mit en mouvement, courant avec agilité au milieu d’une ruelle adjacente, obstruée par d’innombrables carcasses de véhicules et de droïds rouillés par le temps. Au bout de quelques minutes, ils débouchèrent sur une nouvelle place, toute aussi sale que la première mais qui cette fois ci n’était pas vide. En effet, tout un peloton de soldats des forces d’intervention spéciales était présent, armes aux poings, en position défensive et d’attente. Un peu plus loin, un vaisseau de transport flambant neuf était posé, les turbines à l’arrêt.
Tenling s’approcha et s’immobilisa quand un homme vînt à sa rencontre d’un pas soutenu. Les soldats des FIS étaient tous vêtus de la même façon : combinaison de combat noir, fusil blaster d’assaut, casque à visière électronique et même un bouclier déflecteur portable. A côté d’eux, les hommes de l’antiterrorisme étaient équipés de jouets :
-Il faudra vraiment que je parle de ces problèmes d’équipement au général Cracken, maugréa Tenling.
Son interlocuteur s’immobilisa à son tour et effectua le salut militaire avant d’ôter son casque, révélant un jeune visage. Même si dans l’obscurité il n’était pas évident pour Tenling de détailler le soldat, il semblait ne pas avoir plus de 25 ans. Bien bâti, il arborait un léger bouc marron qui faisait ressortir ses yeux verts. L’homme déclara d’une voix calme :
-Commandant, nous vous attendions.
-C’est ce que je vois en effet. Ou est votre supérieur hiérarchique lieutenant ?
-C’est moi qui dirige cette escouade.
Tenling ne put s’empêcher de dévoiler sa surprise. Qu’un homme si jeune soit déjà à la tête de tout un peloton de soldats surentraînés en disait long sur le manque cruel de personnel dont souffrait la Nouvelle République en ces temps difficiles. A moins que ce lieutenant ne soit extrêmement compétent. Tenling se ressaisit et déclara :
-Très bien, je suppose que c’est donc vous qui allez me faire le rapport de situation, lieutenant… ?
-Je suis le lieutenant Connor Skell monsieur, et c’est un honneur que de vous rencontrer. La situation me semble idéale pour le moment. Nous avons pu nous poser au lieu de rendez vous sans aucune difficulté. Pas de traces d’espions impériaux, ni de résidents hostiles à notre présence. En fait, je trouve même que tout ceci se présente trop bien.
-Un piège ? demanda Tenling
-J’ose à penser que non. Après tout, les impériaux n’ont aucun moyen de savoir que nous sommes ici, prêts à leur tomber dessus. Et puis si nous avions du subir une embuscade, je pense qu’elle aurait déjà eu lieu.
-Je vois. Où est la cible ?
-J’ai envoyé deux de mes hommes en reconnaissance pour s’assurer que la voie était libre. Ils viennent de revenir sans encombre. Apparemment, l’immeuble où se terreraient les impériaux se trouverait à une centaine de mètres au Nord. Bien que tous les volets de l’immeuble en question soient fermés, mes hommes m’ont assuré qu’ils avaient vu de la lumière au troisième étage. Permettez-moi de vous dire que c’est bon signe.
-Je suis entièrement d’accord avec vous.
Tenling regarda sa montre avant de se retourner vers ses soldats et de leur faire signe d’approcher. Puis, il fit de nouveau face au lieutenant.
-Lieutenant Skell, je vous propose de laisser trois de vos soldats en couverture au cas où. Que votre vaisseau de transport se tienne prêt à décoller en cas d’urgence.
-Entendu.
-Bien, alors je crois qu’on peut y aller.

Les FIS et les soldats de l’antiterrorisme avançaient à présent dans une petite ruelle plongée dans le noir. En effet, cela faisait bien longtemps que l’éclairage public avait été démoli par des délinquants, et bien sûr, personne ne s’était donné le mal de venir le remplacer. Ces quartiers mal famés n’intéressaient de toute façon personne. Les forces républicaines avançaient promptement mais avec une agilité indéniable, ne faisant aucun bruit ou presque. Tandis que Tenling et Skell ouvraient la marche, leurs armes pointées devant eux, d’autres soldats balayaient avec leurs viseurs les immeubles qui bordaient la ruelle, s’assurant qu’ils n’étaient pas observés.
Au bout de quelques instants, Skell fit signe à tout le monde de s’immobiliser. Puis, il se rapprocha de Tenling et lui murmura en tendant le doigt dans une direction :
-Voilà, si vos sources sont bonnes, les impériaux se trouvent dans l’immeuble d’en face.
-Celui à la porte d’entrée défoncée ?
-Affirmatif.
-Parfait.
En observant les lieux, Tenling remarqua effectivement une faible lueur qui filtrait à travers les volets du troisième étage. L’immeuble se tenait en bordure d’une rue bien plus large mais qui était toute aussi déserte que les autres. Après quelques secondes de réflexion, Tenling se retourna de nouveau vers le lieutenant Skell et lui dit :
-Alors voilà ce que l’on va faire. Quatre de vos hommes vont rester ici en soutien. Envoyez également trois de vos soldats de l’autre côté du bâtiment, au cas où les Impériaux auraient la possibilité de fuir par là. Que d’autres hommes prennent position de part et d’autre de la ruelle. Quant au reste, dîtes leur de se préparer à intervenir. On va entrer. Je vous laisse choisir vos meilleurs éléments, lieutenant.
-Entendu.
Sans faire un bruit et tout en veillant à rester accroupi, Connor Skell se dirigea vers ses soldats qui s’étaient eux-mêmes dissimulés dans l’ombre tant qu’ils étaient immobiles. En quelques secondes, les consignes furent transmises et exécutées. Des petits groupes de soldats se dispersèrent vers les points indiqués, prenant garde de traverser le plus rapidement possible les zones à découvert. Quant tout le monde fut en position, Tenling se retourna vers les militaires qui étaient encore présents et leur fit :
-Ok, on y va. Surtout ne faites aucun bruit, d’autant plus quand nous aurons pénétré dans l’immeuble. Il ne faut leur révéler notre présence qu’au dernier moment car c’est là notre meilleur atout pour éviter un bain de sang. Et rappellez vous, il nous faut faire des prisonniers pour les interroger. Cette cellule là n’est qu’une des nombreuses ramifications de l’organisation, nous avons donc besoin de renseignements. C’est clair ?
Comme seule réponse, Tenling eut un hochement de tête collectif.
-Alors, c’est parti. Lieutenant Skell, avec moi !
Les soldats se redressèrent tous en même temps et sprintèrent vers l’immeuble ciblé avant de s’immobiliser de part et d’autre de la porte d’entrée défoncée. Tendant l’oreille, Tenling ne perçut aucun bruit suspect. Jetant un dernier coup d’œil autour de lui pour se rassurer, il prit alors la décision de passer le premier et pénétra dans l’immeuble, aussitôt suivi par le reste des soldats.

Ils se retrouvèrent dans un hall de taille moyenne qui était dans un état lamentable. Le sol était recouvert de tâches brunâtres, les boites aux lettres étaient toutes défoncées, et deux fauteuils avaient été littéralement éventrés. Les murs étaient d’un jaune pisseux et l’odeur de moisissure imprégnait l’ensemble, rendant l’endroit particulièrement désagréable. Les soldats traversèrent le hall en catimini, évitant du mieux qu’ils le pouvaient les débris de verre qui étaient disséminés de ci de là. Ils empruntèrent alors l’escalier qui serpentait dans les étages et dont les marches en pierre étaient fissurées. Quant à la rambarde, elle était recouverte par endroit de vomi séché. Réprimant un haut le cœur, Tenling prit la tête du détachement, s’arrêtant à intervalle régulier pour écouter ce qu’il se tramait. Aucun bruit suspect ne vint l’alerter, l’immeuble paraissait totalement abandonné. Le commandant savait que ce n’était pas le cas, mais peut-être les espions impériaux étaient-ils les seuls occupants de cet endroit écœurant ? Quelque part, Tenling ne pouvait s’empêcher de ressentir de la satisfaction face à la situation peu enviable des Impériaux. Eux qui jadis avaient bénéficié de tout le luxe possible et imaginable, en étaient aujourd’hui rendus à se terrer dans un trou à rat.

Les militaires franchirent les paliers du premier et du deuxième étage, tous déserts. Arrivés au troisième, des voix commencèrent à se faire entendre, même si elles restaient indistinctes. Tenling se retourna et fit signe à ses soldats de se tenir prêts. Le lieutenant Skell réajusta son casque sur sa tête et montra qu’ils étaient parés. Tenling s’engagea alors dans un long couloir lugubre, où la tapisserie et la moquette avaient été presque totalement arrachées. Les voix se firent plus nettes, ce qui permit même à Tenling de localiser l’appartement précis dans lequel se planquaient les terroristes. Il désigna une porte en bois épais et s’immobilisa à deux mètres à peine de celle-ci. Quant au lieutenant Skell, il alla se positionner de l’autre côté. Le reste des soldats se mit en position, certains activant même leur bouclier déflecteur portable. Avant de lancer l’assaut, le commandant de la cellule antiterroriste essaya de percevoir ce qu’il se tramait dans la pièce. Il tendit l’oreille pour comprendre ce qu’il s’y disait :
-…qu’importe que le général Faraday ait été capturé ! Il savait très bien les risques qu’il courrait, fit un homme.
-Exact, ça ne change rien à notre mission, répondit une femme.
-Je pense qu’on est tous d’accord sur ce point, nous devons mettre en œuvre la Dernière Volonté de l’Empereur, ajouta un autre homme.

Tenling ne put réprimer un sourire. Visiblement, les sources étaient fiables ce coup ci, et si tout se passait bien, dans quelques minutes, un dangereux groupe de dissidents serait démantelé. Les paroles entendues confirmaient bien en tout cas la relation supposée entre ces groupes et le général Faraday. En revanche, Tenling ne comprenait pas ce que pouvait bien impliquer cette « Dernière Volonté de l’Empereur ». Il fallait en avoir le cœur net. Il fit alors signe à un soldat portant un bouclier de défoncer la porte. Celui-ci acquiesça de la tête et s’approcha de l’entrée de l’appartement. Il prit son élan et la brisa d’un puissant coup de pied. La porte vola en éclat, propulsant des débris de bois dans la pièce. Sans attendre une seule seconde, Tenling, Skell et trois autres soldats des FIS s’engouffrèrent dans l’appartement en hurlant :
-CELLULE ANTITERRORISTE, VOUS ETES EN ETAT D’ARRESTATION ! NE BOUGEZ…
La fin de la phrase fut engloutie dans un crépitement de laser. Les impériaux avaient réagi à une vitesse impressionnante, comme leur entrainement leur avait appris à le faire. Et il ne leur avait fallu qu’une seconde pour se saisir de leurs blasters et faire feu. Tenling et Skell se jetèrent sur le sol et glissèrent à l’abri derrière un canapé en cuir, tandis qu’un autre soldat des FIS s’agenouillait derrière son bouclier déflecteur. Un autre n’eut pas le temps de réagir et fut touché par une rafale au niveau de la gorge. Il bascula en arrière dans un gargouillement horrible et s’étala dans l’entrée de l’appartement, forçant ses collègues à enjamber son corps pour prendre pied dans la pièce.
Tenling et Skell se redressèrent de derrière leur cachette improvisée et ouvrirent le feu, tissant une étroite toile de lasers en plein cœur de l’appartement. Tenling toucha un impérial en pleine tête, qui ne poussa même pas un cri en s’écroulant. Quant à Skell, il maintint un barrage nourri de laser pour repousser les impériaux, qui reculèrent vers la sortie du salon donnant probablement sur les chambres. Pendant ce temps là, d’autres soldats des FIS se mirent en position de tir et fauchèrent deux impériaux au niveau de la poitrine. Ils s’écroulèrent l’un sur l’autre, leurs corps encore fumants. C’est alors que les Impériaux toujours en vie tentèrent de reprendre la main en se dissimulant derrière des meubles en bois et en tirant à tout va. Skell et Tenling se carapatèrent de nouveau derrière le canapé qui se retrouva éventré par les impacts successifs, propulsant des bouts de mousse partout dans les airs.
Tenling jura entre ses dents quand il vit un autre de ses soldats être abattu et s’effondrer sur une table basse qui se brisa dans un tintement assourdissant. Skell rampa alors sur le sol et jeta un coup d’œil au bout du canapé. Avec une rapidité qui impressionna Tenling, il visa, tira, abattu un terroriste en l’atteignant entre les deux yeux, et se planqua de nouveau avant que le dernier impérial encore en vie ne le prenne pour cible. Tenling, voyant qu’un troisième soldat des FIS venait de s’affaler sur le sol poussiéreux, hurla :
-Finissez le ! Finissez cet impérial !
Trois autres soldats de la Nouvelle République déboulèrent dans l’appartement et tandis que deux d’entre eux créaient un mur infranchissable avec leurs boucliers déflecteurs, le dernier arrosa le meuble derrière lequel l’espion était dissimulé. Une odeur de bois brûlé se répandit rapidement dans la pièce tandis que le meuble était complètement détruit par les multiples impacts. Sentant que sa protection n’en était plus une, l’impérial se redressa et ouvrit le feu dans un dernier baroude d’honneur. Analysant la situation en un éclair, Skell bondit sur ses jambes et fit feu à trois reprises. Les lasers vinrent percuter l’impérial au niveau du thorax, ce qui le propulsa avec violence dans le mur juste derrière lui. Alors qu’il s’écroulait en gémissant, une longue fissure se dessina sur le fragile mur. Puis un silence pesant tomba brutalement sur la pièce dévastée.

Tenling se redressa à son tour et regarda pendant quelques secondes l’étendu des dégâts avant de déclarer :
-Je ne pensais pas que ça se terminerait ainsi.
-Y a quelque chose qui cloche ! lança aussitôt le lieutenant Skell
-Comment ça ? demanda Joshua en fronçant les sourcils
-Nous avons entendu la voix d’une femme tout à l’heure.
-Oui et bien ?
-Regardez les corps ! Il n’y a que des hommes.
Le regard de Skell se posa alors sur le mur qui était en face de lui et dont la couleur était légèrement différente que celle du reste de la pièce. Pire encore, Connor distingua un mince interstice qui dessinait une porte dans le mur. Ecarquillant les yeux de stupeur, il hurla :
-Baissez vous !
Au moment où Skell agrippait Tenling par le col pour le faire basculer en arrière, la porte secrète s’ouvrit violemment, révélant trois autres espions, dont une femme, armes à la main. Un déluge de lasers frappa les soldats du FIS, dont l’un d’eux n’eut pas le temps de mettre son bouclier en opposition. Le tir qu’il reçut à la gorge lui fut fatal en quelques secondes. Le combat reprit alors, Tenling et Skell tirant à tout va pour atteindre leurs cibles. La femme impériale fut la première à crier de souffrance avant de se taire définitivement, vite rejoint dans la mort par l’un de ses collègues. Voyant que la situation était désespérée, le dernier survivant détacha un objet métallique de sa ceinture multifonction et l’activa avant de le jeter sur le sol. Tenling sentit son cœur avoir un raté en voyant le détonateur thermique finir sa course de l’autre côté du canapé derrière lequel ils étaient dissimulés. Le commandant cria alors à ses soldats :
-Fuyez ! Fuyez !
Tandis que les forces d’intervention se repliaient et quittaient l’appartement, Tenling comprit que lui et Skell n’auraient pas le temps de les imiter.
-On est foutu !
-Pas encore, cria Skell en se redressant et en tirant Tenling à sa suite.
Le lieutenant se dirigea alors vers la seule fenêtre de la pièce qui était toute proche d’eux et se propulsa dans les airs, l’épaule en avant. Il brisa la fenêtre qui vola en mille morceaux et défonça littéralement le frêle volet avant d’être happé par le vide. Se souvenant qu’il était au 3ème étage, il lança sa main droite à l’aveuglette et parvînt à s’accrocher in extremis au rebord de la fenêtre. C’est alors qu’il vit le corps de Tenling passer par-dessus sa tête et chuter dans le vide. Mais le commandant eut le réflexe de se raccrocher à la jambe du lieutenant, ce qui arracha un cri de souffrance à celui-ci. Tandis que Skell tentait de réaffirmer sa prise, le détonateur explosa dans un fracas assourdissant. Le lieutenant vit des flammes se propager par la fenêtre défoncée avant de se rétracter soudainement. L’immeuble tout entier sembla trembler sur ses bases, mais fort heureusement, il réussit à tenir le coup.
-Ca va commandant ? demanda Skell qui suait à grosses gouttes
-A vrai dire, je préférerai que l’on nous remonte ! Et vite si possible…
-Et moi donc.
A peine avait-il fini sa phrase que le lieutenant eut la joie de voir apparaitre par la fenêtre la main gantée d’un soldat des FIS.
-On peut dire que vous tombez bien vous !

Le commandant Tenling et le lieutenant Skell se tenaient à présent au milieu de ce qui avait été autrefois un salon. Tous les meubles avaient été carbonisés et les murs noircis par les flammes de l’explosion. Des cendres mélant débris et restes humains recouvraient une bonne partie du sol. Les équipes de la Nouvelle République étaient en train de fouiller de fond en comble les autres pièces de l’appartement, dans l’espoir de trouver des informations importantes.
Tenling fit la grimace quand une odeur de chaire humaine brûlée vint lui titiller les narines. Le commandant souleva avec son pied un bras qui avait été arraché à son propriétaire avant de déclarer :
-Je crois que pour les prisonniers c’est raté !
-Et en plus nous avons trois pertes dans nos rangs, ajouta Skell qui portait maintenant son casque sous son bras droit.
-Cette opération est un fiasco ! ragea Tenling en s’écartant du chemin des experts scientifiques.
-Pas totalement ! Après tout, cette cellule est maintenant démantelée. C’est toujours ça de pris.
-On peut dire ça comme ça…
C’est alors qu’un des soldats des FIS s’approcha des deux hommes et dit d’une voix excitée :
-Mon commandant, mon lieutenant, vous devriez venir voir ça ! La pièce secrète des Impériaux a été relativement épargnée et on a trouvé quelque chose qui pourrait être intéressant.

Aussitôt, les trois hommes se rendirent dans le local secret qui n’était pas plus grand qu’une chambre à coucher et qui était en fait uniquement meublé par des établis en bois épais. Ces derniers étaient recouverts de plans et autres papiers, dont certains avaient été en partis consumés par les flammes. Le soldat du FIS fit le tri parmi le monceau d’informations tout en déclarant :
-Nous avons trouvé des renseignements concernant les anciennes actions de ce réseau, celles que nous avons déjà eu à subir en fait, ce qui dans le cas présent ne nous intéresse pas. Par contre, nous avons trouvé ceci.
Il se saisit alors d’un grand plan qu’il retourna pour que Tenling et Skell puissent voir ce qu’il y avait dessus. A l’évidence le plan représentait en détail une construction utilisant une énorme quantité d’énergie. Des indications supplémentaires avaient été griffonnées à la main, comme par exemple : « salle des gardes » ou encore « réacteur ». Le tout était d’une précision remarquable, ce qui provoqua une vague d’inquiétude chez Tenling. Voyant sa réaction, Connor le regarda en demandant :
-Vous savez ce que cela représente ?
-Oh que oui, vous avez devant les yeux le plan ultra-détaillé et actualisé d’une des six centrales servant à propager le bouclier planétaire.
-Le bouclier planétaire !?
-Tout juste. Autrement dit, notre meilleur moyen de défendre Coruscant en cas d’attaque ennemie.
-Ouah…je suppose que ce n’est pas bon pour nous, fit Skell en fronçant les sourcils.
-En effet. Cela pose également pas mal de questions sur notre système de sécurité. Comment ces foutus impériaux ont-ils pu se procurer ces plans ? C’est classé secret défense des trucs comme ça !
-Complicité interne ? se risqua Skell
-Probablement. Et cela ne m’enchante guère…
Il y eut un instant de silence pendant lequel Tenling et Skell semblèrent perdus dans leurs pensées. Enfin, ce fut le lieutenant qui reprit la parole:
-Vous pensez que ces plans ont quelque chose à voir avec ce que l’on a entendu tout à l’heure avant de rentrer dans l’appartement ? Cette…«Dernière Volonté de l’Empereur » ?
-Je l’ignore, se contenta de rétorquer le commandant de la cellule antiterroriste.
Puis il détacha enfin les yeux du plan de la centrale pour les reporter sur le soldat du FIS qui était resté immobile jusque là :
-Autre chose ?
-Oui, et j’ai bien peur que cela ne vous plaise pas non plus.
-Au point où on en est…maugréa Tenling
Le soldat ramassa alors sur le sol une petite feuille, de la taille d’un tract, qu’il tendit ensuite à Tenling avant de déclarer :
-On en a trouvé des centaines disséminés un peu partout dans l’appartement. Apparemment, ces espions impériaux s’apprêtaient à les distribuer à des personnes bien ciblées.
Sentant le rythme de son cœur s’accélérer, Tenling lut alors à voix haute ce qui était écrit en gros sur le tract :
A tous les fidèles de l’Empire, nécessité absolue d’évacuer Coruscant. Menace imminente ! »
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Messagepar Notsil » Ven 09 Mai 2008 - 22:27   Sujet: 

Ya de l'action dans ce deuxième chapitre ! Je suppose que le nouveau perso important est ce fameux lieutenant Connor Skell...

Quelques petites fautes par ci par là :

voltigeait avec aisance entre les immenses griffe ciels

->si on se base sur le modèle "gratte-ciel" ça reste "griffe-ciel"

Les Impériaux sont bien là ou on les attend ?

->je suppose que c'est un "où" vu la suite ^^

à environ cinq cent mètres de là.

->cinq cents

Ou est votre supérieur hiérarchique lieutenant ?

->Où

Quant tout le monde fut en position

->Quand

s’arrêtant à intervalle régulier

->je verrai plus "intervalles réguliers"

l’étendu des dégâts

->l'étendue

La femme impériale fut la première à crier de souffrance avant de se taire définitivement, vite rejoint dans la mort

->rejointe

quand une odeur de chaire humaine brûlée

->chair

certains avaient été en partis consumés par les flammes.

->en partie

J'ai noté aussi qu'il manque pas mal de tirets dans les expressions genre "celui-là" , "cette fois-ci", mais j'ai pas relevé ^^

Ya juste un passage qui m'a un peu titillé :

Le lieutenant vit des flammes se propager par la fenêtre défoncée avant de se rétracter soudainement. L’immeuble tout entier sembla trembler sur ses bases, mais fort heureusement, il réussit à tenir le coup.


Un petit commentaire sur le fait qu'il se crame les mains ou au moins qu'il sente la chaleur des flammes manque à mon goût ^^

A part ce détail, leur progression est bien menée, ils réfléchissent bien, et la fin nous laisse encore sur du suspens...
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Messagepar kamocato007 » Ven 09 Mai 2008 - 22:54   Sujet: 

Notsil a écrit:Ya de l'action dans ce deuxième chapitre ! Je suppose que le nouveau perso important est ce fameux lieutenant Connor Skell...

Quelques petites fautes par ci par là :

voltigeait avec aisance entre les immenses griffe ciels

->si on se base sur le modèle "gratte-ciel" ça reste "griffe-ciel"


Pour gratte-ciel au pluriel, deux orthographes sont possibles : invariable ou gratte-ciels :wink:
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Messagepar Darkwilliam » Sam 10 Mai 2008 - 9:17   Sujet: 

Hop hop, merci Notsil pour ton avis... :)
En tout cas, cette histoire de griffe-gratte-ciel-au-singulier-ou-au-pluriel commence à m'énerver! :D
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Messagepar AJ Crime » Sam 10 Mai 2008 - 11:12   Sujet: 

Un peu trop de verbes « être » à mon goût, conjugués à toutes les sauces mais il faut dire que je passe beaucoup de temps à leur faire la chasse dans mes propres textes, parfois en vain, alors j’y suis sensible. Si non c’est digne d’un texte écrit par Darkwilliam en personne, alors félicitation tout y va tambour battant, c’est fluide et se lit comme du petit lait (à non celui là on le boit) :ange: . Bref encore un grand moment de plaisir. Malgré tout quelques réactions à chaud et remarques que tu prendras ou pas c’est à toi de faire le tri.

DW a écrit: les forces d’intervention spéciales

« les forces spéciales d’intervention », ça ferait pas mieux ?

DW a écrit:J’ose à penser que non. Après tout, les impériaux n’ont aucun moyen de savoir que nous sommes ici

Il ose penser ? où il espère que non ? moi, je dis ça je dis rien…

DW a écrit:Les soldats se redressèrent tous en même temps et sprintèrent vers l’immeuble ciblé avant de s’immobiliser de part et d’autre de la porte d’entrée défoncée. Tendant l’oreille, Tenling ne perçut aucun bruit suspect. Jetant un dernier coup d’œil autour de lui pour se rassurer, il prit alors la décision de passer le premier et pénétra dans l’immeuble, aussitôt suivi par le reste des soldats.

Les commandants ne passent pas en premier par une porte, même si elle est défoncée et même s’il n’y a pas de bruit. Les premières balles sont pour ceux qui passent par l’ouverture si un soldat, sniper ou autre se trouve derrière. Perdre celui qui prend les décisions pose des problèmes pour la suite de l’opération. Faire passer deux binômes avant m’aurait paru plus réaliste.

DW a écrit:il visa, tira, abattu un terroriste en l’atteignant entre les deux yeux

« abattit » me semble plus correct.

DW a écrit:une longue fissure se dessina sur le fragile mur.

Fragile mur ? ? ? désolé ça me hérisse un peu mais bon tu as dû faire un choix cornélien pour le mettre dans ce sens là.

Marrant comme les lasers trouvent le chemin des gorges, ça doit en faire au moins deux dans le texte, peut-être trois. En général on touche cet organe avec une épée, un couteau, poignard ou sabres laser…

C’est quoi la tempo d’un détonateur thermique lorsque celui qui l’utilise se trouve acculé et se suicide pour emmener un maximum d'ennemi avec lui ? A mon avis ça ne laisse pas le temps d’évacuer une pièce, sauter par la fenêtre et autre. Mais la scène d’action est magnifique. Autre question, le mobilier a dû s’enflammer dans la pièce alors comment le soldat FIS arrive-t-il si vite devant la fenêtre où il ignore que son commandant et le lieutenant sont suspendus ? :D A oui, les pompiers étaient sur les lieux pour éteindre tout ça rapidement. :idea:

Bon ben je lirais la suite avec plaisir, je retrouve un peu de « Duel de soldats » dans cela, ça doit être écrit par la même personne…. Ca te dirait pas d’écrire sur autre chose que SW, chez moi par exemple. J’ai quelques projets qui pourraient t’intéresser et tu ferais autre chose que de l’action….
:oops: :sournois: :perplexe:
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Messagepar Notsil » Sam 10 Mai 2008 - 11:43   Sujet: 

Erf faut que je pense à changer de dico alors, le mien reste sur la forme invariable :x
En y repensant, y'a qu'un seul ciel par planète en même temps....^^
M'enfin ça reste un détail, et quelle que soit l'orthographe que tu choisis ça ne m'empêchera pas de lire :P

Les commandants ne passent pas en premier par une porte, même si elle est défoncée et même s’il n’y a pas de bruit. Les premières balles sont pour ceux qui passent par l’ouverture si un soldat, sniper ou autre se trouve derrière. Perdre celui qui prend les décisions pose des problèmes pour la suite de l’opération. Faire passer deux binômes avant m’aurait paru plus réaliste.

Bonne réflexion AJ, je voyais plutôt le côté "ça montre que j'apprécie mes hommes" mais vrai que ça ne doit pas trop se faire en fait...
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Messagepar Titi77 » Sam 10 Mai 2008 - 14:04   Sujet: 

Allez, petit passage en vitesse pour pointer les 2/3 problèmes de forme qui restent :
griffe ciels
griffe-ciels ^^
Les Impériaux sont bien là ou

Ca y’est, on arrive
Ca y est
turbines et le quartier dans lequel ils avaient atterri redevînt
redevint
carcasses de véhicules et de droïds
droïdes
Ou est votre supérieur hiérarchique lieutenant

Nous avons pu nous poser au lieu de rendez vous
rendez-vous
d’une rue bien plus large mais qui était tout aussi
toute
s’arrêtant à intervalles réguliers pour écouter ce qu’il se tramait.
ce qui (et les pluriels plus haut sont rajoutés)
à une vitesse impressionnante, comme leur entrainement
entraînement
il visa, tira, abattu
abattit
dernier baroude d’honneur
baroud
et regarda pendant quelques secondes l’étendu
étendue (féminin)
phrase que le lieutenant eut la joie de voir apparaitre
apparaître
Des cendres mélant
mêlant
Ces derniers étaient recouverts de plans et autres papiers, dont certains avaient été en partis
partie (une partie de carte ou de table, des partis politiques, un parti pris)

Pour le fond : sympa, beaucoup d'action, mise en bouche pour la suite...
(Gros) problème :
En effet. Cela pose également pas mal de questions sur notre système de sécurité. Comment ces foutus impériaux ont-ils pu se procurer ces plans ? C’est classé secret défense des trucs comme ça !
Ben c’est évident : c’est l’Empire qui a construit le bouclier donc ils ont les plans. Ca devrait plutôt être le contraire non ?

Tenling fit la grimace quand une odeur de chaire humaine brûlée vint lui titiller les narines.
Vu le carnage, l’odeur devrait être plus agressive que cela, à moins qu’il ne porte un masque

Je pointe aussi les mêmes choses qu'AJ sur les lasers qui transpersent souvent les gorges chez toi. Ils doivent avoir de bons tireurs :) Je croyais qu'on préférait les tempes ou entre les deux yeux dans les unités d'élite ;)
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Messagepar Den » Sam 10 Mai 2008 - 14:21   Sujet: 

Voici un chapitre plein d'action, ce qui n'est aps pour me déplaire! Un peu d'action ne fait jamais de mal surtout lorsqu'elle est si bien décrite!
J'ai passé un agréable moment de lecture! Continue comme ça: j'adore :)
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Messagepar Darkwilliam » Sam 10 Mai 2008 - 15:54   Sujet: 

Alors, déjà merci à tous pour vos avis et remarques! :)

Concernant la forme, j'en prends bien entendu bonne note! Par contre, je vais répondre sur le fond, histoire de clarifier certains points. :)

Ben c’est évident : c’est l’Empire qui a construit le bouclier donc ils ont les plans. Ca devrait plutôt être le contraire non ?

Ta remarque est on ne peut plus logique mine de rien! :D Mais c'est bien pour ça que j'ai précisé que les plans étaient actualisés, car je considérais que la Nouvelle République en arrivant avait pris soin de modifier certains trucs, pour justement "trancher" avec l'époque de l'Empire (et voilà pourquoi je donne l'exemple de la salle de garde). Donc, ils n'ont pas seulement les plans de la station, ils ont ceux que seule la Nouvelle République est censée posséder. :sournois:

Je pointe aussi les mêmes choses qu'AJ sur les lasers qui transpersent souvent les gorges chez toi. Ils doivent avoir de bons tireurs Je croyais qu'on préférait les tempes ou entre les deux yeux dans les unités d'élite


La tempe, en pleine action et de face, cela me semble difficile. Toutefois, c'est vrai que j'aurai pu nuancer d'avantage, même si fondamentalement, cela n'a rien d'impossible, c'est juste une question de probabilité! :D

Il ose penser ? où il espère que non ? moi, je dis ça je dis rien…

Ca se dit pas "oser à penser"? :? Moi je disais ça dans le sens où il a l'optimisme de croire que...

Les commandants ne passent pas en premier par une porte, même si elle est défoncée et même s’il n’y a pas de bruit. Les premières balles sont pour ceux qui passent par l’ouverture si un soldat, sniper ou autre se trouve derrière. Perdre celui qui prend les décisions pose des problèmes pour la suite de l’opération. Faire passer deux binômes avant m’aurait paru plus réaliste.

J'y avais pas pensé, mais c'est on ne peut plus vrai! Pas d'excuse donc, à part que j'ai du me sentir "obligé" de faire passer Tenling en premier pour qu'il puisse être justement isolé par la suite avec Skell! Une erreur qui sert l'histoire en quelque sorte... 8)

C’est quoi la tempo d’un détonateur thermique lorsque celui qui l’utilise se trouve acculé et se suicide pour emmener un maximum d'ennemi avec lui ? A mon avis ça ne laisse pas le temps d’évacuer une pièce, sauter par la fenêtre et autre. Mais la scène d’action est magnifique. Autre question, le mobilier a dû s’enflammer dans la pièce alors comment le soldat FIS arrive-t-il si vite devant la fenêtre où il ignore que son commandant et le lieutenant sont suspendus ? A oui, les pompiers étaient sur les lieux pour éteindre tout ça rapidement.


Nan y a pas de pompier! :D Pour le temps avant l'explosion, honnêtement, je me représente ça comme pour une grenade, donc à priori, y a le temps (minime certes) mais existant, de dégager! Or, les soldats sont tout prêts de la porte, donc c'est pas bien dur pour eux de se mettre à l'abri. Skell et Tenling sont devant une fenêtre, donc ils se catapultent par là.

Pour le feu, oui, peut-être que le soldat arrive trop vite (à cause de la température) mais pas à cause du fait qu'il ne sait pas où sont passés ses chefs. En effet, quand il entre de nouveau dans l'appart, il ne voit pas les corps calcinés de ses chefs mais une fenêtre défoncée! Pas difficile à partir de là de faire le rapprochement! :wink:

Ca te dirait pas d’écrire sur autre chose que SW, chez moi par exemple. J’ai quelques projets qui pourraient t’intéresser et tu ferais autre chose que de l’action…

Bah si, je voulais écrire autre chose que du SW, mais j'ai l'impression que c'est là dedans que je suis le meilleur, donc passer à autre chose est difficile! :o

Pour ce qui est de la Dernière Volonté de l'Empereur, le chapitre III finira de poser les bases de l'histoire. Tiens une question pendant que j'y suis, est ce que cela vous parait vraissemblable que Pash Cracken soit déjà général de la Nouvelle République à cette époque là? :)
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Messagepar AJ Crime » Sam 10 Mai 2008 - 16:12   Sujet: 

Ca y est bon histoire DW. Juste des remarques en passant parce que cela me semblait parfois étrange, des détails notés en cour de lecture et qui mérite une réflexion voir une petite modif mais rien de bien grave.

Moi aussi je me suis posé la question pour les plans. Une précision "on the text" pourrait donc balayer le flou. Un logo de la république, voir des détails des modifs spécifiques aux républcains. Enfin bref être plus tranché pour que ça soit clair.

La probalité oui, mais qui se répête plusieurs fois dans la même action ???

oser à penser ??? ben moi ça me choc un peu mais si je suis seul dans mon cas c'est que l'expression m'est tout simplement inconnue.

Avant de défoncer la porte du troisième leurs hommes les ont rejoint. rien ne les empêche de sauter derrière le même canapé dans la mêlée. M'enfin, si quelqu'un fait une remarque un jour, attends toi à ce que quelqu'un d'autre fasse la même un autre jour....

Justement, l'avantage des grenades défensives dans une pièce fermée c'est qu'une fois que tu la vois rebondir par terre, ben il est déjà trop tard pour réfléchir à quel côté tu vas sauter et si tu arrives à te décider dans les temps elle t'explose en vol..... Le but étant de tuer les gens pas de leur donner le temps de se carapater.... Et s'ils attendent un peu sur le rebord de la fenètre tu auras le moyen de faire durer un peu le suspense, tombera, tombera pas, accroche toi non de dieux, non tu ne vas pas mourrir comme ça, je vais lâcher, je ne tiendrai pas.... Enfin je te laisse à tes réflexions.....
Modifié en dernier par AJ Crime le Lun 19 Mai 2008 - 22:18, modifié 1 fois.
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Messagepar Titi77 » Sam 10 Mai 2008 - 17:59   Sujet: 

Pash Cracken est capitaine dans la chasse républicaine à cette époque :)
Par contre, Airen Cracken, son père, est général et chef des SR républicains. (cf les comics et livres X Wing par exemple) ;)

Effectivement, ose à penser paraît bizarre mais ce n'est pas incorrect et je crois que ça doit être une énième forme soutenue (et peu usitée) de français. Rien de dramatique en somme :)
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Messagepar Darkwilliam » Sam 10 Mai 2008 - 18:22   Sujet: 

Ah chouette, merci pour la réponse Titi!
Bon j'ai plus qu'à remplacer tous les "Pash" par "Airen" dans le chapitre III! :D
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Messagepar Darkwilliam » Dim 11 Mai 2008 - 11:10   Sujet: 

Et voilà justement le chapitre III en question, qui laisse la part belle aux dialogues afin de faire avancer l'histoire. Un chapitre de dialogues donc, mais si j'ai pas loupé mon coup, cela ne devrait pas être ennuyeux pour autant! Du moins j'espère! :D

Allez hop, bonne lecture! :)







Chapitre III :

Au Nom de la Justice



***

Le commandant Joshua Tenling frappa légèrement à la porte du bureau dans lequel il était attendu, avant de rentrer dans la grande pièce d’un pas assuré. Sa première réaction fut la surprise. Bien sûr, au sein de l’ancien Palais Impérial, Tenling s’attendait à pénétrer dans des pièces luxueuses, mais celle-ci l’était tout particulièrement. Les meubles qui s’y trouvaient étaient tous en bois rare et magnifiquement sculptés, tout particulièrement un grand bureau aux pieds dorés. Les murs étaient recouverts d’une tapisserie richement décorée avec des motifs somptueusement brodés tandis que la moquette était épaisse et d’une couleur pourpre surprenante. En marchant sur le sol, Tenling eut l’impression de s’enfoncer de plusieurs centimètres. Un dernier coup d’œil au mur lui fit comprendre que de grands tableaux avaient été enlevés récemment. Alors qu’il s’interrogeait encore sur ce constat, une voix amicale se fit entendre :
-Oui, j’ai préféré ne pas garder les portraits des anciens dignitaires du régime Impérial. Si vous voulez mon avis, celui de Palpatine était d’ailleurs le plus horrible de tous. Ce gars avait un vrai problème de peau !
Tenling tourna rapidement la tête vers la droite et découvrit le général Airen Cracken qui était confortablement installé dans un fauteuil moelleux situé près d’une petite table basse. Il fit signe à son visiteur de venir s’asseoir en face de lui avant de continuer :
-Croyez bien que je souhaiterai me passer de tout ce faste et ce luxe ! Mais que voulez vous, ce n’est pas moi qui ais choisi de nous installer dans le Palais Impérial. Vous voulez boire quelque chose ? J’ai du brandy Corellien de grande qualité !
-Non merci général.
Une fois assis, Tenling posa ses bras sur les hauts accoudoirs du fauteuil avant de jeter un coup d’œil par la grande fenêtre qui offrait une vue prodigieuse sur les alentours du Palais Impérial. Légèrement mal à l’aise en ces lieux singuliers, le commandant de l’antiterrorisme préféra se lancer dans un domaine qu’il maitrisait :
-Je suis venu vous faire mon rapport concernant notre action d’hier.
-Ah oui…J’ai déjà eu des échos. Il semblerait que la mission soit un succès.
-Relatif, mon général. Nous avons perdu trois hommes et manqué une belle occasion de faire des prisonniers. Ils auraient pu nous être précieux pour démanteler le reste de l’organisation.
-Je vous fais confiance pour y parvenir commandant !
Tenling se gratta la tête, signe de sa nervosité, avant de poursuivre :
-Euh…oui, enfin, j’espère y parvenir avant qu’il ne soit trop tard !
Cracken reposa son verre qui contenait un liquide à la couleur ambrée avant de demander d’une voix où pointait l’inquiétude:
-Que voulez vous dire ?
-Avez-vous entendu parler de la Dernière Volonté de l’Empereur ?
-Ah…
Cracken regarda à son tour au dehors, ne disant rien pendant quelques secondes avant de finalement déclarer :
-J’en ai effectivement entendu parler, ainsi que de ce fameux tract intimant aux partisans de l’Empire d’évacuer Coruscant. Je vous avoue être sceptique face à tout ceci.
-Moi aussi général. Seulement mon métier m’impose d’être particulièrement précautionneux, je ne peux donc pas prendre cette menace à la légère. J’ajoute que la découverte des plans complets d’une de nos centrales qui propage le bouclier planétaire n’est pas là pour me rassurer. Les Impériaux préparent quelque chose de grande envergure, j’en ai la certitude.
Cracken fronça cette fois ci les sourcils avant de se pencher en avant dans son fauteuil :
-Bien, et que préconisez vous commandant ?
Tenling haussa les épaules, plus par dépit qu’autre chose :
-Nous pourrions déjà augmenter les forces de sécurité chargées de protéger les centrales. Peut-être que cela suffirait à décourager les Impériaux, même si j’en doute.
Cracken expira bruyamment avant de rétorquer :
-Vous savez pertinemment que nous avons déjà du mal à déployer des forces militaires partout où ça serait nécessaire. Alors comment voulez vous que j’affecte des hommes supplémentaires aux centrales ?
-Alertez le Conseil Provisoire sur la menace qui pèse sur Coruscant !
-Je veux bien le faire, mais il me faudrait quelque chose de plus concret qu’un plan et des tracts étranges ! Après tout, cette Dernière Volonté de l’Empereur pourrait être n’importe quoi.
-On peut toujours essayer de fouiller dans les archives impériales, bien que je suspecte encore un plan tordu et officieux de l’Empereur en personne.
-Possible. Je demanderai tout de même à nos archivistes de jeter un coup d’œil.
Tenling hésita pendant quelques secondes avant de dire ce qu’il avait en tête depuis le début de l’entretien :
-Il y a un seul homme qui pourrait nous en dire plus sur ce mystérieux projet.
Cette fois ci, ce fut carrément une ombre qui tomba sur le visage de Cracken. Le général de la Nouvelle République se leva alors de son fauteuil et se dirigea vers la grande fenêtre du bureau, tournant ainsi le dos à son visiteur :
-Vous voulez certainement parler de Faraday ?
-Tout juste. Vous devez me donner plus de temps pour l’interroger, je sens que je peux le faire craquer. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne m’avoue tout ce qu’il sait sur cette Dernière Volonté de l’Empereur.
-Je suis désolé commandant, mais son procès commencera la semaine prochaine comme prévu. Je ne peux vous accorder plus de temps, comprenez que ce n’est pas moi qui prend ce genre de décision civile ! Fey’lya a été très clair quand il m’a convoqué, Faraday doit être jugé au plus vite. C’est selon lui le meilleur moyen de rassembler les peuples de la Nouvelle République : les confronter à un ennemi commun. Il dit que ce procès doit avoir lieu « au nom de la justice ».
-Je vois. Et depuis quand est-ce Fey’lya qui prend les décisions ici ?
-Mon Mothma ne peut pas tout faire, et dans ce cas précis, je crois bien qu’elle est d’accord avec Fey’lya. Nous avons besoin de crédibilité ! Juger l’un des plus grands criminels de l’Empire nous en apportera indéniablement.
-Si je comprends bien, Faraday n’est en fait qu’un moyen d’expurger tout notre ressentiment envers l’Ordre Nouveau.
Les mains toujours croisées dans le bas du dos, Cracken se retourna enfin et fit d’une voix lasse :
-Appelez ça comme vous voulez, commandant. Mais le fait est que la Nouvelle République était prête à juger Faraday par contumax si celui n’avait pas été capturé. Toutes les preuves ont été réunies contre lui, les témoins ont déjà été convoqués pour une date précise, pire encore, la date même du procès a été confirmée dans la presse. Non commandant, je suis désolé, vous n’aurez pas plus de temps pour faire le mystère sur ce projet des Impériaux. Mais si vous êtes convaincu qu’il représente un danger considérable pour Coruscant, alors je vous autorise à vous concentrer uniquement sur cette affaire. Trouvez de quoi il en retourne.
-Vous me demandez d’opérer avec les mains liées général ! s’exclama Tenling en se levant à son tour
-Je le sais. Et croyez bien que j’en suis désolé, mais il va malheureusement falloir vous y habituer. D’ailleurs, j’ai une autre mission à vous confier.
Tenling leva les yeux au ciel :
-Vous plaisantez, j’espère ?
-Rassurez-vous, vous allez pouvoir la déléguer si vous le souhaitez.
-Je vous écoute.
Airen se détacha enfin de la vue qu’il avait sur les environs grouillant d’activité du Palais Impérial et se dirigea vers son magnifique bureau qui était impeccablement rangé. Il se saisit d’un filmplast tout en déclarant :
-A vrai dire, ça concerne également Aldwin Faraday. Il faudrait que vous choisissiez quelqu’un qui sera chargé de sa surveillance. Une surveillance totale, sans répit ! Partout ou Faraday ira, son garde du corps ira aussi.
-Tiens donc ! Et puis-je savoir pourquoi vous renforcez les mesures de sécurité autour de lui ?
Sans rien répondre dans l’immédiat, le général tendit le filmplast à Tenling qui s’en saisit avant de le lire :
Pas de jugement pour le général criminel ! Seule sa mort immédiate pourra expurger ses pêchés ! »
Voyant le scepticisme de Tenling, Cracken poursuivit :
-Cette invective nous a été envoyée par un groupe armé appelé les Lames de la Justice. Ses membres prétendent être capables d’abattre Faraday à n’importe quel moment, et ils assurent qu’ils le feront. Ils n’ont aucune confiance dans la justice et veulent par-dessus tout que l’impérial paye pour ses crimes.
-Intéressant…murmura Tenling
-Vous comprendrez que dans le beau plan bien huilé de Fey’lya, il n’y a pas de place pour l’assassinat du prévenu. Le Conseil Provisoire veut donc qu’en plus des mesures de sécurité habituelles, un soldat lui colle jour et nuit aux basques. Je ne vous cache pas que ce sera une mission difficile et éprouvante. Comme je sais que vous travaillez avec les meilleurs éléments de la Nouvelle République, je suis certain que vous avez bien un nom à me proposer.
Tenling ne répondit pas tout de suite. Les yeux perdus dans le vague, il lança tout en reposant le filmplast sur le bureau :
-Un tribunal exceptionnel pour le juger, un réseau de terroriste impérial qui doit appliquer un de ses obscurs plans, un groupuscule qui veut l’assassiner…décidemment, on dirait bien qu’Aldwin Faraday est au cœur de toutes les attentions.
-On ne peut le nier. Alors, ce nom ?
Sortant de sa semi torpeur, Tenling réfléchit quelques secondes avant de dire :
-Je pense avoir quelqu’un qui répondrait parfaitement aux critères de cette mission spéciale. C’est un homme de terrain aux capacités tout à fait remarquables et qui m’a très fortement impressionné hier lors de notre intervention. Oui, je pense que le lieutenant Connor Skell est l’homme qu’il vous faut !
-Un simple lieutenant ? s’étonna Cracken
-Croyez moi général, si vous l’aviez vu à l’action, vous ne diriez pas ça.
-Très bien. Je vais me renseigner sur lui et le convoquerai si ce que j’entends à son propos est concluant.
Un nouveau silence s’imposa alors entre les deux hommes pendant lequel Tenling put admirer à quel point le Palais Impérial était un lieu particulièrement calme. Enfin, Airen Cracken fit d’une voix tendue :
-Vous savez commandant, à la vue des informations dont nous disposons à l’heure actuelle, j’ai bien peur que votre mission consiste au mieux à assurer le bon déroulement du jugement du plus grand criminel de l’Empire encore en vie, et au pire à protéger Coruscant du chaos…
Tenling déglutit alors bruyamment avant de répondre en se forçant à sourire :
-Général, je crois que finalement je vais vous prendre un verre de Brandy.

***

Dans sa cellule misérable, Aldwin Faraday n’avait rien d’autre à faire que de compter le nombre de gouttelettes de sang séché qui s’étaient éparpillées sur les murs grisâtres. Bien qu’elles soient nombreuses, il finit par être sûr qu’il y en avait un peu plus de 130, ce qui laissait supposer que plus d’un homme avait été passé à tabac en ces lieux. Lui-même avait déjà eu recours à la force pour faire parler des individus récalcitrants. Ils avaient d’ailleurs tous fini par craquer, et avouer ce que Faraday avait besoin d’entendre pour les condamner à une longue peine de prison, ou pire encore.
Faraday avait toujours bien aimé interroger des détenus quand il n’était encore qu’un simple commandant plein d’ambition. Il aimait ressentir le pouvoir qu’il avait sur les prisonniers, leur montrer qu’ils n’avaient aucune chance de s’en sortir, que leurs destins ne dépendaient que du bon vouloir de l’impérial. Oui, il fallait reconnaître que ce sentiment de supériorité et de contrôle avait quelque chose de jouissif. Faraday ne put s’empêcher de sourire en repensant à cette époque glorieuse.

Le bruit désagréable de la porte de sa cellule en train de s’ouvrir le ramena à la dure réalité du moment. Aujourd’hui, il ne maitrisait plus rien, n’avait plus aucun ascendant psychologique sur de quelconques détenus. Non, aujourd’hui, c’était lui le prisonnier. Faraday releva les yeux et vit un petit homme aux cheveux courts et au regard fuyant entrer dans la pièce, serrant une mallette près de son corps replet. L’homme balaya la cellule des yeux avant de dire d’une voix joyeuse :
-A ce que je vois, ils ne vous ont pas mis dans les quartiers des personnalités.
-Et vous êtes ? demanda l’impérial en soulevant un sourcil
-Je me présente, je suis Veldran Balawik, votre avocat.
-Vous plaisantez ?
-Je vous demande pardon ? répondit du tac au tac l’avocat
-Votre nom là, « Balawik », ça veut dire « condamné à mort » en Hutt ! Laissez-moi-vous dire que pour un avocat chargé de ma défense, on a déjà trouvé mieux.
L’avocat partit dans un rire franc qui dura plusieurs secondes. Il se dirigea alors vers la petite table métallique qui était au centre de la cellule et s’y assit, non sans manquer de se casser la figure à cause de la chaise branlante.
-Je vois que pour un Impérial, vous connaissez bien les autres cultures, même celles non humaines. A vrai dire, j’étais même persuadé que l’Ordre Nouveau vouait un profond mépris aux Hutts et à leur tradition.
Faraday s’assit à son tour et appuya ses bras sur la table avant de regarder son interlocuteur droit dans les yeux :
-Alors je vais vous apprendre quelque chose qui va surement vous surprendre. Je ne suis ni raciste, ni xénophobe, en fait, je n’ai même jamais cautionné toutes ces idées puériles de supériorité des humains sur le reste des espèces de cette galaxie.
Balawik écarquilla les yeux avant de demander :
-Mais alors, toutes ces accusations de génocide ethnique qui pèsent sur vous…
Faraday leva la main droite pour faire taire l’avocat. Puis il fit d’une voix lasse :
-Tout ça est bien plus compliqué.
-Je vois.
-Non, à mon avis vous ne voyez rien du tout. Personne ne peut comprendre, et je doute sincèrement que tous ces pantins au service de cette mascarade que vous appelez un procès soient à même de ne serait ce qu’imaginer ce que suppose une telle dévotion à l’Empire.
Balawik se renfonça dans sa chaise avant de dire tout en levant le doigt vers le ciel :
-Vous savez que nous tenons peut-être là un excellent moyen de défense.
Cette seule phrase suffit à Faraday pour reconsidérer l’attention qu’il devait accorder à l’imbécile qui se tenait en face de lui.
-Comment ça ?
-Et bien oui ! Quoi de meilleur comme défense que de mettre en avant l’impossibilité de refuser un ordre ? Nous pourrions faire comprendre à la cours que vous étiez comme prisonnier de votre fonction, que vous n’aviez pas le choix, agir selon la volonté de l’Empereur où finir fusillé pour trahison. En clair, faire comprendre à la galaxie entière que vous n’êtes pas le monstre ignoble que l’on croit, mais juste un homme qui s’est trouvé aspiré par l’obscurité sans pouvoir en sortir. Vous n’appliquiez que les ordres, général, voilà ce qu’il conviendra de dire ! Nous devrons clamer haut et fort que si un procès devait avoir lieu, c’est celui de l’Empereur en personne ! Vous n’avez pas à payer pour toutes les atrocités commises par l’Ordre Nouveau !
-Oui oui, et bien, gardez en pour le réquisitoire hein !
Balawik afficha un grand sourire avant de répondre :
-Vous avez raison. Mieux vaut garder des cartouches en réserve. Et maintenant général, que diriez vous de préparer activement la première journée d’audience ?
Faraday leva les yeux au ciel. Finalement, compter les gouttelettes de sang n’étaient peut-être pas si ennuyeux…


***

Joshua Tenling pénétra dans le vaste appartement d’Aldwin Faraday d’un pas rapide, passant sans hésiter à travers le scellé holoprojecté qui protégeait la porte. Le commandant de l’Antiterrorisme ne fut qu’à peine surpris de voir toute une équipe d’experts scientifiques et autres chercheurs compétents s’activer dans le salon. A vrai dire, celui-ci n’avait plus de salon que le nom. Tous les meubles étaient en train d’être scannés puis démontés afin de découvrir d’éventuelles cachettes secrètes, les tableaux étaient tous enlevés des murs et analysés sous tous les sens, les canapés hors de prix étaient éventrés et le contenu répandu sur le sol afin de les fouiller consciencieusement, quant au tapis, cela faisait bien longtemps qu’ils avaient été enlevés et jetés sans ménagement dans un coin de l’appartement.
Tenling regarda pendant quelques secondes tout ce petit monde s’activer, tous à la recherche de la moindre preuve qui pourrait indiquer ce que le projet Dernière Volonté de l’Empereur renfermait. Mais jusqu’à présent, l’examen minutieux de l’appartement n’avait pas porté ses fruits, ce qui en fin de compte n’étonnait guère Tenling. Celui-ci était persuadé que Faraday avait fait disparaître toute preuve compromettante ou tout dossier sensible, afin de ne pas donner à ses adversaires les bâtons pour le battre plus durement encore. Tenling était certain de son fait, car à l’évidence Faraday les attendait quand il avait été arrêté, ce qui supposait que l’impérial avait eu tout le temps nécessaire pour prendre ses dispositions. Mais par acquis de conscience, Tenling avait donné l’ordre de passer l’appartement au peigne fin.

En fait, ce qui poussait le commandant à être là, c’était la volonté absolue de pénétrer dans la petite pièce lourdement protégée et qui restait jusque là inviolable. Si Faraday cachait un quelconque secret, c’était forcément là. Tenling traversa rapidement le salon avant de s’immobiliser près de la porte d’entrée de la pièce en question, sur laquelle s’activait un jeune homme équipé d’un matériel électronique de pointe.
-Quelle est la situation ? demanda Tenling
Le scientifique releva les yeux de son travail avant de déclarer d’une voix lasse :
-Je dois avouer que nous n’avons pas progressé. Nous n’arrivons pas à bipasser le code d’accès pour ouvrir la porte. A chaque fois que nous tentons de le cracker, le code change automatiquement, et nous n’avons plus qu’à tout recommencer. Je ne sais pas qui a installé ce système de sécurité, mais c’est du sacré bon boulot.
Joshua regarda avec un mélange de colère et de désespoir le clavier numérique servant à entrer le code d’accès et qui était à présent relié à toute une batterie d’instruments, avant de lancer :
-Peut-être pourrions-nous simplement découper une ouverture dans la porte ?
Le scientifique hocha la tête en signe de déni :
-Impossible, elle est en cortosis renforcé ! Même un sabre laser n’arriverait pas à l’entamer.
-Bon sang ! ragea Tenling
Le commandant se passa les mains sur le visage avant de poursuivre :
-Bon, qu’est ce qu’il vous faudrait pour réussir à entrer dans cette foutue pièce ?
-A part des explosifs, dans l’état actuel des choses, je ne vois pas…
-Très bien, alors faites là exploser !
-Impossible, répéta le scientifique.
-Comment ça « impossible » ? s’énerva Tenling
-Nous avons scanné la pièce et il semblerait qu’elle soit de petite taille. Si nous utilisons des explosifs pour faire exploser la porte, nous risquons de perdre tout ce qu’il y a à l’intérieur.
-Alors qu’est ce qu’on peut faire ?
Le scientifique haussa les épaules avant d’assurer :
-Continuer à essayer de bipasser le code d’accès.
-Et bah ça promet…En fin de compte, vous n’avez rien de concret quoi ! s’exclama Tenling en mettant ses mains sur ses hanches.
-Si si, j’ai quelque chose qui pourrait vous intéresser.
-Je vous écoute.
-Nous sommes montés sur le toit de l’immeuble, qui est juste au dessus de notre tête comme vous le savez puisque nous sommes au dernier étage…
-Oui oui, bon abrégez !
-Et bien en fait, juste au dessus de cette mystérieuse pièce, nous avons trouvé une très puissante antenne subspatiale ! Du matériel impérial de pointe, très certainement.
-Une antenne subspatiale ? Pour quoi faire ?
-Ca je l’ignore commandant. Mais avec un tel moyen de communication, Faraday a très bien pu contacter quelqu’un n’importe où dans la galaxie.
Tenling réfléchit quelques secondes à cette révélation et l’ajouta mentalement à tout ce qu’il savait déjà sur la Dernière Volonté de l’Empereur.
-Bon très bien, continuez à travailler. Prévenez-moi si vous parvenez à entrer.
-Entendu monsieur.
Alors que Tenling s’éloignait, il entendit le scientifique l’appeler :
-Commandant ?
Joshua se retourna :
-Ouais ?
-Je ne sais pas ce qu’il y a dans cette pièce, mais j’ai bien l’impression qu’avant d’être capturé, votre Impérial nous a réservé une surprise bien désagréable.

***

Connor Skell pénétra dans le somptueux bureau d’Airen Cracken et tout comme Tenling deux jours auparavant, se montra tout particulièrement impressionné par la richesse des lieux. Alors qu’il regardait les corniches sculptées qui ornaient le haut des murs, il entendit la voix du général de la Nouvelle République :
-Approchez vous lieutenant ! Je vous en prie, prenez un siège.
Cette fois ci, Cracken était assis derrière son bureau. Les coudes posés sur le bois verni, ses mains étaient disposées en pyramide devant ses lèvres. Skell s’assit avec délicatesse avant de faire d’une voix légèrement gênée :
-C’est un bureau plutôt impressionnant…
-Détendez vous lieutenant, si vous êtes ici c’est parce que vous m’avez été chaudement recommandé.
La tension qui pesait sur les épaules de Skell sembla s’évanouir tout d’un coup, et le jeune homme consentit même à afficher un petit sourire :
-Ah vous voulez dire que vous ne m’avez pas convoqué pour la rixe qui a éclaté à la caserne hier et…
Voyant la mine surprise de Cracken, Connor comprit qu’il valait mieux pour lui de se taire et de garder le secret sur les évènements de la veille. Après tout, si la hiérarchie n’était pas au courant, autant les laisser dans cette situation. Skell enchaîna alors :
-Recommandé, dîtes vous ?
-Tout à fait. Le commandant Tenling, avec lequel vous avez coopéré pour démanteler un groupuscule impérial, ne tarit pas d’éloges à votre sujet.
-Je n’ai fait que mon devoir, général ! assura Connor.
-Vous lui avez tout de même sauvé la vie à ce que j’ai cru comprendre.
Cette fois ci Skell ne répondit rien et préféra attendre de voir ce que Cracken lui voulait réellement. Il n’avait jamais été convoqué seul dans le bureau d’un général et il avait toujours peur d’entendre une mauvaise nouvelle. Mais cette dernière ne vînt pas, du moins pas comme il l’attendait.
-Lieutenant, avez-vous entendu parler d’Aldwin Faraday ?
Le visage de Connor s’assombrit aussitôt et le soldat préféra alors regarder ses mains moites.
-Bien sûr, qui n’en a pas entendu parler ? Son arrestation a fait grand bruit dans la presse, et je dois vous avouer que j’ai hâte que cette ordure rende des comptes à la justice.
Cracken reposa ses mains sur le bureau et fit tout en se penchant légèrement en avant :
-Et si je vous disais que vous allez être aux premières loges pour assister à ce procès?
Skell releva les yeux vers son interlocuteur, une lueur d’incompréhension au fond des pupilles :
-Je ne comprends pas.
Airen se saisit alors d’un dossier qui était posé devant lui et l’ouvrit avant de le feuilleter :
-Je vois ici lieutenant que vous avez perdu vos parents alors que vous n’aviez que cinq ans.
-C’est exact…
-Et que dès que vous avez eu assez d’argent, vous avez quitté Coruscant où vous aviez toujours vécu jusque là pour vous engager dans l’Alliance Rebelle. Une fois que vous avez fait vos preuves comme soldat, vous n’avez pas tardé à être promu lieutenant. Vos supérieurs vous ont ensuite recommandé pour les FIS lorsque Coruscant a été reconquise.
Cracken releva les yeux du dossier et lança :
-Visiblement, votre parcours est exemplaire et corrobore les propos du commandant Tenling à votre égard. Vous êtes décrit comme un soldat très doué, aux réflexes impressionnants. Quant à votre maitrise des armes, elle est qualifiée d’exceptionnelle. Bref, vous semblez être l’homme idéal pour la mission que je veux vous confier.
Le général referma le dossier et le repoussa, avant de fixer Skell et d’afficher un grand sourire. Connor se redressa quelque peu dans son fauteuil avant de dire :
-Une mission ? Quelle mission ?
-Je vous ai demandé si vous connaissiez Aldwin Faraday, car je voulais être bien sûr que vous étiez au fait de la nature de l’homme que vous allez protéger tout au long de son procès.
Connor écarquilla les yeux de surprise avant de balbutier :
-Moi…mais…je veux dire…vous voulez que je protège Faraday ? De quoi exactement ?
-De personnes violentes qui ont promis de le descendre !
-On ne peut pas vraiment leur en vouloir !
-En effet, mais nous ne pouvons nous permettre un tel incident. Faraday doit être jugé, il doit répondre de tous ses crimes et je tiens absolument à ce que son procès aille jusqu’à son dénouement. Voilà pourquoi j’ai besoin d’un homme pour veiller en permanence sur lui.
-Je comprends…
-Je ne vous cache pas que cette mission pourrait être dangereuse lieutenant. Mais si vous réussissez, alors je peux vous prédire une brillante carrière au sein de l’armée. Je vous recommanderai personnellement pour de plus hautes fonctions.
Skell sembla mal à l’aise. Il expira bruyamment avant de s’exclamer :
-Je ne sais pas si je suis le plus à même de mener cette mission à bien, je…
-Je me suis peut-être mal fait comprendre lieutenant, je suis désolé mais je ne vous laisse pas le choix. Vous assurerez la protection de Faraday, c’est un ordre !
Connor se leva alors lentement et s’apprêta à sortir du bureau. Mais il se retourna et dit :
-Je ferai ce que vous voulez. Ce procès ira à son terme et le général impérial sera châtié pour ce qu’il a fait.
-Parfait. Lieutenant, puis je tout de même vous demander ce qui vous trouble à ce point ?
Skell se força alors à avaler la boule qui s’était formée au fond de sa gorge lorsqu’il avait appris la mission qu’on lui confiait, avant de répondre :
-Vous avez dit tout à l’heure que mes parents étaient tous les deux morts quand j’avais 5 ans…
-En effet…
-Et bien sachez qu’Aldwin Faraday en est l’unique responsable. Il les a tués tous les deux.



Le chapitre IV servira à lancer le procès! Ayant bien avancé dans son écriture, je peux vous dire qu'il sera long et important! :)
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Messagepar Notsil » Lun 19 Mai 2008 - 10:20   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Bah j'ai pas trouvé les dialogues ennuyeux ^^ En tout cas le procès de l'impérial promet d'être intéressant...

Quelques petites fautes par ci par là :

Mais que voulez vous, ce n’est pas moi qui ais choisi

->voulez-vous...qui ai choisi

la Nouvelle République était prête à juger Faraday par contumax

->contumace

vous n’aurez pas plus de temps pour faire le mystère sur ce projet des Impériaux.

->pour percer/résoudre le mystère non ?

Seule sa mort immédiate pourra expurger ses pêchés !

->expier ? (expurger est synonyme de "censurer" chez moi ^^) et "ses péchés".

il finit par être sûr qu’il y en avait un peu plus de 130

->cent trente pour faire plus "joli" ? ^^

Et vous êtes ? demanda l’impérial en soulevant un sourcil

->manque le point à la fin de la phrase.

Je vous demande pardon ? répondit du tac au tac l’avocat

->pareil ici

Laissez-moi-vous dire que pour un avocat

->Laissez-moi vous dire

Nous pourrions faire comprendre à la cours

->la cour

Finalement, compter les gouttelettes de sang n’étaient peut-être pas si ennuyeux…

->n'était

le scellé holoprojecté qui protégeait la porte.

->holoprojeté ?

les tableaux étaient tous enlevés des murs et analysés sous tous les sens,

->on ne dit pas plutôt "sous tous les angles" ?

quant au tapis, cela faisait bien longtemps qu’ils avaient été enlevés et jetés sans ménagement dans un coin de l’appartement.

->aux tapis

Nous n’arrivons pas à bipasser le code d’accès pour ouvrir la porte.

->c'est pas "by-passer" par hasard ?

Très bien, alors faites là exploser !

->faites-la

Alors qu’il regardait les corniches sculptées qui ornaient le haut des murs,

->je pense pas que "corniche" soit le terme exact, mais le mot m'échappe ^^ A défaut "moulures" correspondrait mieux à l'idée à mon avis ^^

Après tout, si la hiérarchie n’était pas au courant, autant les laisser dans cette situation.

->la laisser

Valà, un très chouette passage par ailleurs, j'ai bien aimé la personnalité de l'avocat, et j'ai hâte de voir comment Tenling va accomplir sa mission entre son devoir et ses sentiments :wink:
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Novembre approche...
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Messagepar Darkwilliam » Lun 19 Mai 2008 - 15:47   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Grmbl... :o

Je m'étonne toujours des fautes que je laisse dans mes textes, même si certaines sont minimes! :D
En tout cas merci pour ton avis. Le chapitre 4 est fini et permet de lancer le procès sur les chapeaux de roue! 8) Mais bon, avant de le poster, je vais consciencieusement (euh... :perplexe: ) le relire! :D
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
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Messagepar Den » Mar 20 Mai 2008 - 13:57   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Encore une très bonne partie que voici. Je suis d'accord avec Notsil, les dialogues ne sont pas ennuyeux du tout!
Un procès! quelle bonne idée! Ca promet des scènes surprenantes (peut-être avec un petit goût de KoTOR, qui sait^^)
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Messagepar AJ Crime » Mar 20 Mai 2008 - 20:35   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Wouaaaaouuuuuuu,

Surperbe chapitre, on se sent bien dedans et c'est un bonheur que de lire des dialogues aussi bien hierarchisés et des scènes parfaitement montés. J'adore et j'attends la suite avec impatience, le procés de Nuremberg de l'espace, toujours cette impression qui me tenaille.

Bon, par contre il y a toujours beaucoup de verbe être. (je sais que tu t'en fous que je te fasse cette réflexion à chaque fois mais je ne vois que ça dans tes descriptions) fin de la parenthèse. Et enfin une opinion personnel sur une seule phrase :

DW a écrit:les canapés hors de prix étaient éventrés et le contenu répandu sur le sol afin de les fouiller consciencieusement, quant au tapis, cela faisait bien longtemps qu’ils avaient été enlevés et jetés sans ménagement dans un coin de l’appartement.

après consciencieusement je verrais bien un "point". Par contre les tapis semblent être plusieurs donc je dirais "aux tapis".

Et puisque je suis méchant, ben je resterai sur cette note négative.
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Messagepar Darkwilliam » Mer 21 Mai 2008 - 7:42   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Merci!!!

Voilà deux commentaires qui font rudement plaisir! 8)

Pour les verbes être, non je ne m'en fous pas, mais je t'avouerai que moi cela ne me dérange pas d'en mettre! :D Surtout que c'est bien utile pour les descriptions! J'ajoute que j'ai jamais entendu dire que c'était une "erreur" de style que d'en mettre...même si bien sûr, utiliser d'autres verbes, fait toujours plus soutenu, plus "riche!" :)

Le chapitre 4 étant terminé, il arrivera ce week end (c'est à dire vendredi :D) avec le début du procès qui s'annonce...mouvementé! 8)
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
Merlin: Oh putain il est fort ce con!
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Messagepar AJ Crime » Mer 21 Mai 2008 - 21:30   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Ce n'est en effet pas une erreur de style mais la langue française est vaste et les possibilités de description inimaginables alors pourquoi se priver de reformuler, voir retourner une phrase pour le simple plaisir d'utiliser un vrai verbe et pas un succédané d'auxiliaire. M’enfin, chacun voit midi à sa porte et j’ai peut-être tord de leur faire la chasse à mon niveau (bien ridicule je vous l’accorde) mais en voir à tout bout de champs dans mes textes ça me hérisse complétement. Alors je ne peux qu’en faire la remarque lorsque, à mon goût, j’en vois trop dans des textes soignés et forts bien écrits d’autres auteurs.

Ouais ben si je continue à lire des FF tous les soirs je ne suis pas près de commencer ma nouvelle sur les Vong moi. J’ai quelques idées mais je bloque sur tous les petits détails puisque je n’ai toujours pas lu l’action traitée par cette époque.
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Messagepar Darkwilliam » Ven 23 Mai 2008 - 14:06   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Reporte encore un peu ta nouvelle pour le recueil AJC, car voilà le chapitre 4! :D

Bon, il est assez long et est pour le moins dense, car il se passe pas mal de chose! Mine de rien, l'histoire se complexifie. 8) J'espère qu'il ne reste pas trop de fautes, même si je sais qu'il y en aura encore une petite pelletée! Allez c'est parti pour le procès de Faraday! 8)

Bonne lecture!






Chapitre IV :

Le Procès du Massacreur


***

«Mesdames et messieurs, c’est un évènement majeur qui va débuter aujourd’hui au Tribunal Spécial du Jugement des Crimes Impériaux, un évènement essentiel pour que des millions de familles de par la galaxie puissent enfin faire le deuil de l’un de leur proche, tombé sous le joug de l’Empire, meurtri par la violence et la cruauté d’un homme : Aldwin Faraday. Celui que toute la presse a déjà surnommé le Massacreur va en effet devoir répondre de toutes les atrocités qu’il a commises alors qu’il était au service de l’Empereur en personne. Dire que les attentes autour de ce procès sont énormes est un euphémisme, des millions de personnes vont en effet pouvoir suivre la retransmission du procès en intégralité sur le réseau HoloNet. Quant à la première séance d’audience, elle devrait débuter à 10h et je peux vous assurer qu’ici, des milliers d’individus sont déjà massés près des barrières de sécurité pour conspuer Faraday lorsqu’il apparaîtra. Ce procès se déroule donc dans une atmosphère particulièrement tendue, ce qui explique l’important dispositif policier déployé par la Nouvelle République que vous pouvez peut-être voir derrière moi. Ne manquez donc pas le début du Procès du Massacreur, dans deux heures maintenant ! C’était Alinya Kalway, en direct du Tribunal Spécial du Jugement des Crimes Impériaux pour la Nouvelle Tribune Galactique. »

***

Connor Skell entra lentement dans la petite cellule du général Faraday qui finissait de réajuster le col de sa superbe tenue de général. L’Impérial avait insisté pour porter ses plus belles décorations lors de la première journée d’audience, sorte de défi qu’il souhaitait lancer à tout ceux qui voulaient assister à son lynchage public. De part et d’autre du général, deux soldats de la Nouvelle République se tenaient immobiles, armes à la main, prêt à intervenir au moindre geste suspect du prévenu. Mais visiblement celui-ci n’avait nullement l’intention de tenter de s’évader. D’autant plus qu’à son âge avancé, il n’avait probablement plus les moyens de réaliser un effort prolongé. Non, sans complicité interne, le général n’avait aucune chance de s’enfuir.
Faraday lui tournant le dos, Skell se racla la gorge pour signaler sa présence. L’Impérial pivota sur lui-même, délaissant le petit miroir qui lui avait été amené pour qu’il puisse être présentable lors de l’audience. En voyant les traits du général, Skell eut l’impression qu’il allait défaillir. C’était comme s’il venait de recevoir un terrible coup de poing dans l’estomac et qu’il en avait le souffle coupé. Comment aurait-il pu oublier ces yeux de glace et cet air hautain ? Bien sûr le temps avait fait son œuvre et de profondes rides striaient le visage de l’Impérial, mais Connor était certain qu’il avait en face de lui l’homme qui avait lâchement assassiné ses parents. Il ne pouvait y avoir de doute, et bien que la terrible scène se soit déroulée il y a plus de vingt ans déjà, Connor la revivait comme si c’était hier.
Expirant doucement pour calmer les battements affolés de son cœur, le jeune lieutenant fit un pas en avant, avant de demander d’une voix qu’il espérait assurée :
-Vous êtes prêt ? Il va falloir y aller.
Montrer un quelconque signe de faiblesse à cet homme dénué de scrupules était bien la dernière chose que pouvait se permettre Skell. Sa mission était simple, il devait protéger Faraday des terroristes qui voulaient l’abattre, et ce coûte que coûte. Il ne devait penser à rien d’autre et ne devait jamais ressentir la moindre once de volonté de vengeance. C’était ce genre de sentiment qui le mènerait inévitablement à ruiner sa carrière, et ça, il ne le voulait pour rien au monde. Faraday avait réussi à détruire son enfance, pas question qu’il parvienne à faire la même chose avec le reste de sa vie.

Les yeux du général se posèrent sur le jeune soldat qui se trouvait face à lui et l’étudièrent de la tête au pied. Puis Aldwin déclara d’une voix pleine de suffisance :
-Ainsi c’est vous que l’on a chargé d’être mon petit chien ! Je pensais qu’il m’enverrait quelqu’un de plus vieux.
-Soyez assuré que je suis parfaitement à même de vous protéger.
-Je l’espère pour vous. Je dois avouer que la mission que l’on vous a confiée est particulièrement ingrate.
Skell ne dit rien. Faraday attrapa alors sa veste grise qu’il enfila et ajusta parfaitement, avant de s’immobiliser et de demander avec un petit sourire espiègle :
-Dîtes moi… ?
-Lieutenant Skell.
-Dites moi lieutenant Skell, si je dois aller aux toilettes pendant le procès, c’est vous qui me tiendrez la…
-Il faut partir, le coupa Connor, nous avons un speeder à prendre avant d’arriver au Tribunal.
-Vous avez raison, il ne faudrait pas faire attendre la plèbe ! Après tout, elle réclame mon lynchage public depuis trop longtemps pour l’en priver quelques minutes encore.
-Ne faites rien de stupide et tout se passera bien, rétorqua Connor d’une voix glaciale.
Soudain, avec une rapidité extraordinaire pour un vieil homme, Faraday se précipita vers son interlocuteur et s’immobilisa à quelques centimètres de lui seulement. Tandis que les soldats de la Nouvelle République avaient relevé leurs armes dans un geste parfaitement synchronisé, Skell n’avait pour sa part pas bougé. Il fixa le regard de glace de l’impérial jusqu’à ce que celui déclare d’un ton hargneux :
-Mon petit, vous savez à qui vous parlez ?
Connor leva un sourcil avant de répondre d’un air moqueur :
-A un prisonnier ?
Les deux hommes se dévisagèrent encore pendant des secondes qui semblèrent durer une éternité, puis enfin Faraday se recula lentement avant de désigner la sortie :
-Bien, je crois que je suis prêt à aller affronter cette mascarade !
Voyant que Skell ne bronchait toujours pas, le général fit avec un grand sourire hypocrite :
-Après vous très cher !


***

Le speeder blindé de la Nouvelle République avait quitté le centre de détention dix minutes auparavant, ce qui signifiait qu’il en restait encore cinq avant de parvenir à la piste d’atterrissage situé aux abords du Tribunal. Dans le véhicule climatisé, deux soldats de la Nouvelle République se tenaient à côté du pilote, sur une large banquette en cuir blanc. Tandis que l’un des deux surveillait avec minutie tout évènement qui aurait pu paraître suspect dans les cieux surchargés de Coruscant, l’autre était en contact comlink permanent avec les deux navettes d’assaut qui les escortaient. La première ouvrait la voie en faisant rapidement dégager les véhicules qui se trouvaient sur le chemin du convoi, tandis que l’autre fermait la marche, protégeant ainsi les arrières du speeder blindé. Sur la banquette arrière de celui-ci se tenaient Connor Skell et Aldwin Faraday, ce dernier ayant les mains emprisonnées par des menottes électriques.

Même s’il essayait tant bien que mal de dissimuler sa nervosité, Connor ne pouvait s’empêcher de tapoter sur le blaster d’assaut qui pendait à sa hanche droite. De plus, il jetait régulièrement des coups d’œil nerveux par la fenêtre, s’attendant à voir des terroristes fondre sur eux à tout instant. En effet, Skell savait pertinemment que ce premier voyage vers le Tribunal était important, car il constituait une occasion rêvée pour les assaillants de s’en prendre à Faraday. Mais pour l’instant aucun incident n’était à déplorer, hormis des insultes vociférées par quelques conducteurs de speeders qui venaient en sens inverse et qui comprenaient ou se rendait le convoi.
La flotte de véhicules s’engagea dans une nouvelle voie aérienne plus dégagée avant de diminuer progressivement son altitude :
-On y sera dans deux minutes, lâcha le pilote d’une voix tendue.
Skell jeta un coup d’œil à Faraday qui se tenait immobile à ses côtés. Bien que l’homme fut en apparence étonnamment décontracté compte tenu des circonstances, Connor remarqua malgré tout des gouttelettes de sueur qui perlaient dans le cou du général impérial. Skell se dit que ce signe de nervosité était bien léger étant donné l’enjeu de ce procès qui allait confronter un des plus grands criminels impériaux à toutes les horreurs qu’il avait pu perpétrer pendant des années. A vrai dire, le lieutenant des forces spéciales n’était même pas sûr qu’il aurait lui même supporté une telle pression.

Comme s’il avait lu dans les pensées du jeune homme, Faraday tourna lentement la tête vers lui avant de déclarer d’une voix assurée :
-Vous savez, tout ceci ne m’effraie pas.
-Vraiment ?
L’impérial hocha les épaules :
-Oui. J’ai passé ma vie à craindre la sanction de l’Empereur si j’échouais à mener à bien les missions qui m’étaient dévolues. Je ne me souviens pas d’un seul jour où je n’ai pas eu des crampes d’estomac à cause de toute la tension qui régnait à la Cour Impériale. Et je ne parle pas du Seigneur Vador ! A chaque fois que je le croisais, j’avais le sentiment de sombrer dans un puit d’obscurité sans fin. Je crois pouvoir dire que j’ai été habitué à ce genre d’évènements.
-Si vous le dîtes…
La voix du pilote coupa la discussion :
-On va se poser. Préparez vous !
En effet, le speeder blindé gris métallisé ralentit fortement son allure avant d’entamer une descente presque à la verticale vers la piste d’atterrissage prévue à cet effet. Celle-ci avait été installée à une centaine de mètres du Tribunal, dans une rue adjacente calme et protégée par un impressionnant dispositif policier. Faraday jeta un coup d’œil par la fenêtre et vit des dizaines de soldats de la Nouvelle République lourdement armés qui faisaient cercle autour de la piste, garantissant ainsi son intégrité.
-Tout ça pour moi ? Non vraiment, c’est trop ! lança l’impérial en esquissant un sourire malin.
Connor se demanda si cette apparente décontraction et ces railleries ne cachaient pas en fait une grande tension. Mais si c’était le cas, Faraday était très habile pour la dissimuler aux yeux de tous.
Enfin le speeder toucha terre et le pilote coupa les turbines dans la foulée. Aussitôt, les deux soldats quittèrent le véhicule et l’un d’eux alla ouvrir promptement la porte arrière, permettant à Skell puis à Faraday de sortir.

C’était une belle journée qui débutait sur Coruscant, et les rayons du soleil matinal venaient réchauffer les corps et les âmes. En levant les yeux, Skell s’accorda même une fraction de seconde pour observer la lumière qui se reflétait sur les hautes tours de verre, elles mêmes se démarquant du bleu du ciel. Puis Skell fut replongé dans l’intensité du moment quand le commandant Tenling vînt à sa rencontre et lui lança, visiblement soulagé :
-Je constate que tout s’est bien passé jusque là !
-En effet commandant, espérons que ça dure.
-C’est bien ça qui m’inquiète ! Bon, voilà le topo : on a une centaine de mètres à parcourir à découvert avant d’arriver à l’entrée du Tribunal. Quand on aura quitté cette ruelle, on va se retrouver dans l’avenue principale et Faraday va pouvoir enfin rencontrer son fan club.
-Vous voulez dire que…commença l’intéressé en perdant un peu de sa superbe.
-Ouais, ça risque d’être chaud. On va tâcher de passer en vitesse. Allez en route !
Presque aussitôt, le groupe s’élança dans la ruelle. Tenling et une dizaine de soldats des FIS étaient à la tête du cortège, suivi de près par Skell qui collait littéralement Faraday, tandis que d’autres soldats fermaient la marche, blasters à la main. Au fur et à mesure qu’ils approchaient de l’avenue principale, des clameurs commencèrent à se faire entendre, d’abord faibles, puis de plus en plus puissantes. Skell vit alors Faraday ralentir l’allure comme s’ils pressentaient ce qu’il allait se passer dans quelques secondes. Connor attrapa l’impérial par le bras et le tira vers lui :
-Allez, ne perdons pas de temps !
Soudain, le groupe déboucha dans l’avenue principale, et le brouhaha de la foule devînt impressionnant.
-Nom de…jura Skell
Le chemin pour le Tribunal avait été « balisé » par des grandes barrières de sécurité, derrière lesquelles des milliers d’hommes et de femmes d’espèces différentes étaient massés, certains brandissant des pancartes vers le ciel, d’autres levant le poing en signe de défi et de protestation, d’autres encore s’égosillant pour conspuer les forces de l’ordre qui les empêchaient de passer. Au bout du chemin, le Tribunal resplendissait sous le soleil. Le bâtiment avait été construit sur un promontoire que l’on escaladait en utilisant un immense escalier en pierre blanche. Le tribunal en lui-même était quant à lui une impressionnante structure en acier gris avec des teintes plus claires par endroit, le tout surmonté par un gigantesque dôme en transparacier.

Tout à coup, la foule comprit que Faraday venait d’arriver. Alors les protestations redoublèrent d’intensité, des hurlements de rage se firent entendre, les insultes se multiplièrent et des centaines de crachats s’écrasèrent sur le chemin, à quelques centimètres à peine de Faraday et de ses «protecteurs ». Dans la cacophonie monstrueuse, Skell parvînt tout de même à distinguer quelques bribes de paroles :
-ORDURE !
-ASSASSIN, TU AS TUE MA FAMILLE !
-TU POURRIRAS EN ENFER COMME TON EMPEREUR !
-FUSILLEZ LE SANS LE JUGER !
Tandis que les forces de la Nouvelle République se déployaient sur toute la longueur du chemin, faisant barrage avec leurs corps et leurs armes, des objets se mirent à pleuvoir sur le groupe de Faraday. Ce furent d’abord des cannettes vides, puis des conserves et enfin des cailloux gros comme le poing :
-BOUCLIERS ! hurla Skell pour couvrir le bruit de la foule
-BOUCLIERS ! répéta presque en même temps Tenling
Aussitôt, les soldats qui accompagnaient le prévenu déployèrent leurs boucliers déflecteurs et les levèrent légèrement vers le ciel afin de repousser les projectiles. Skell poussa Faraday vers le milieu du groupe et appuya sur sa tête :
-Baissez vous nom de Dieu !
Le sol était maintenant jonché de débris et de détritus, dont la plupart rebondissait un peu partout. Les pierres continuaient de s’abattre à une cadence infernale sur les déflecteurs alors que le groupe n’était plus qu’à une trentaine de mètres de la volée de marche qui menait au Tribunal.
-SAC A MERDE !
-FUMIER ! TU VAS CREVER !
-SI ON TROUVE TA FEMME, ON VA LA…
Skell n’entendit pas la fin de la phrase puisque le bruit de quelque chose qui prend feu attira son attention. En relevant la tête, il vit que quelqu’un dans la foule avait enflammé un pantin déguisé en général Impérial. A présent, les pierres volaient également vers le pantin, le percutant et finissant même par réussir à lui arracher la tête. Puis ce qu’il restait de la marionnette fut balancé sur le chemin où elle finit de se consumer sous les cris de haine de la foule. Skell, le cœur battant à tout rompre, fut satisfait de voir qu’il n’était plus qu’à dix mètres des marches du tribunal. Il glissa à Faraday qui avait les yeux hagards :
-Tenez bon, on y est presque !
C’est alors que la foule se jeta avec violence contre les barrières de sécurité et tenta de forcer le barrage de soldats de la Nouvelle République. Avisant de la situation, Tenling hurla :
-CONTENEZ LES! CONTENEZ LES !
Soudain, une décharge de blaster se fit entendre, suivi d’un gargouillis immonde et de nouveau cri de rage. Tenling regarda partout autour de lui et cria affolé :
-NON, NON, NE TIREZ PAS! NE TIREZ PAS !
Le souffle court, Tenling vit alors à deux mètres devant lui une femme et son enfant être littéralement écrasés contre les barrières de sécurité par la pression de la foule. La femme et son fils furent comme aspirés par cette marée humaine et piétinés sans ménagement. Le commandant de l’antiterrorisme, sentant que la situation lui échappait, cria alors à Skell :
-COUREZ ! COUREZ VOUS REFUGIER DANS LE TRIBUNAL AVEC FARADAY!
Connor fit signe qu’il avait compris et attrapa par le bras l’impérial qui tremblait maintenant de peur, avant de se mettre à sprinter :
-Suivez moi ! Vite ! parvînt-il à souffler
Au même moment, un des soldats de la Nouvelle République fut atteint en plein visage par une pierre et bascula en arrière, son arme glissant sur le sol. Tandis que du sang s’échappait de son arcade sourcilière, de son nez et de ses lèvres, Tenling cria de nouveau :
-ON A UN HOMME A TERRE! JE REPETE…!
Deux autres soldats s’arrêtèrent auprès de leur camarade blessé, le saisirent par le col et commencèrent à le traîner sur le sol.
-IL FAUT DISPERSER LA FOULE! s’égosilla un membre des FIS en passant près de Tenling.
-Vous avez raison.
Saisissant de nouveau son comlink, Joshua changea de fréquence et fit :
-Forces anti-émeute, à vous de jouer !
Puis Tenling fonça à son tour vers le Tribunal, grimpant avec agilité sur les somptueuses marches et rattrapant Skell et Faraday. Des vaisseaux anti-émeute apparurent alors de derrière un immense griffe-ciel et plongèrent littéralement vers la foule, leurs turbines créant un puissant déplacement d’air. Puis ils se mirent en vol stationnaire et leurs canons à eau entrèrent en action, déversant des litres de liquide à haute pression sur la foule déchaînée. Tenling ne vit jamais comment cette masse compacte d’individu se dispersa, car à ce moment là, lui, Skell et Faraday étaient parvenus à pénétrer dans le Tribunal et les lourdes portes de l’édifice s’étaient refermées derrière eux.

***

Reprenant son souffle, Joshua Tenling s’approcha d’un des soldats du FIS et lui dit d’une voix encore saccadée :
-Plus…jamais…ça ! La prochaine fois, je veux…que l’on se pose devant le Tribunal ! Et pas…ailleurs !
-Mais c’est impossible compte tenu de la configuration des lieux et…
-Démerdez vous ! cria Tenling en rangeant son blaster.
Puis, il se retourna vers Skell dont l’uniforme était couvert de détritus en tout genre et lança :
-Et vous ça va, lieutenant ?
-Disons que je commence à comprendre pourquoi vous m’avez accordé une prime pour cette mission.
C’est alors qu’un rire, faible dans un premier temps, mais qui s’amplifia rapidement, se fit entendre. Tout le monde se retourna vers Aldwin Faraday, qui adossé à un pilier, tentait de retrouver une certaine contenance.
-On peut savoir pourquoi vous vous marrez ? demanda Tenling sur un ton agressif.
-Vous voyez lieutenant, je vous l’avais bien dit ! assura Faraday en réponse.
Voyant que Skell fronçait les sourcils d’incompréhension, le général se redressa quelque peu et poursuivit :
-Un lynchage public, ni plus, ni moins ! Je haïs ce bas peuple, ces abrutis qui lorsqu’on leur laisse un tant soit peu de liberté en profitent pour vous poignarder dans le dos et vous pourrir de l’intérieur ! Voilà où le laxisme et la faiblesse mènent ! Voilà comment la République a été détruite et voilà à cause de quoi votre « Nouvelle République » périra. Ces gens dehors…ils ne sont rien de plus qu’un vulgaire troupeau. Ils n’ont rien compris et ils ne comprendront jamais rien. Je les abhorre !
-Je crois que c’est réciproque, se contenta de répondre Skell.
Tenling regarda alors sa montre avant de déclarer :
-Allons-y, nous devrions déjà être dans la salle d’audience.

***

La salle d’audience en question était immense et impressionnante. En fait, elle ressemblait à un vaste amphithéâtre avec ces gradins en demi-cercle et sa « scène » située en contrebas. A cet endroit précis, on avait installé deux immenses bureaux de forme arrondie qui se faisaient face, séparés par une vingtaine de mètres environ. A mi-distance, on trouvait la barre à laquelle venait témoigner celui qui était appelé à comparaître. A trois mètres devant cette barre et donc directement en face des gradins qui pouvaient accueillir plus de trois cents personnes, se tenait une grande estrade sur laquelle on avait installé les trois pupitres des juges. Un pupitre pour chaque juge du procès. Derrière ces pupitres, on voyait les luxueux sièges en cuir rouge dans lesquels les juges allaient s’installer. Plus généralement, l’ensemble de la salle était dans les teintes rouge bordeaux, tirant parfois sur le marron. L’amphithéâtre avait été construit sous le dôme en transparacier qui culminait à une vingtaine de mètres au dessus de la salle et qui offrait une vue saisissante sur le ciel bleu de Coruscant.

Alors que dix heures approchait à grands pas, Faraday pénétra dans l’arène et s’immobilisa quelques secondes pour regarder les trois cents personnes qui étaient massées dans les gradins. Les individus ayant le droit d’être présent dans la salle faisaient soit parti des familles des victimes, soit étaient journalistes où encore membres de la sécurité. Des soldats avaient d’ailleurs été positionnés aux endroits stratégiques de la salle, ainsi qu’à ses portes d’accès en bois d’acajou. Un léger brouhaha animait la foule qui se tu tout à coup quand Faraday apparut. Celui-ci, escorté par deux gardes, descendit alors l’escalier recouvert de moquette pourpre afin d’arriver sur la scène, qui était elle en parquet flottant. L’impérial se dirigea alors vers le bureau de droite, où il retrouva Ballawick qui affichait un sourire confiant. Au bureau d’en face se tenait l’Avocat de l’Accusation qui avait revêtu le traditionnel costume noir et violet.

Regardant tout autour de lui, Faraday vit alors des dizaines de droïds caméras qui voltigeaient un peu partout dans la salle et qui permettaient aux habitants de Coruscant de suivre le procès minute par minute. En pensant que ses déclarations allaient être écoutées par des millions voire des milliards d’individus, Aldwin se sentit mal à l’aise. Mais sachant qu’il était observé, il utilisa son entraînement militaire pour se resaisir rapidement. C’est alors que les trois juges apparurent à leur tour, sortant de l’autre issue de la salle, qui se trouvait juste derrière leurs pupitres. Ils allèrent prendre place dans une solennité presque exagérée et celui situé au milieu réajusta même son uniforme et son couvre chef de façon à être plus présentable devant les caméras.
Profitant des dernières minutes de tranquillité qui lui restait, Faraday analysa sa situation. Elle n’était guère brillante bien sûr, et il ne pouvait espérer une quelconque compassion de la part de cette cour qui devait être évidemment à la solde de la Nouvelle République. Ces juges étaient là pour mettre en scène son exécution et non pour entendre ce qu’il avait à dire pour se défendre. Faraday avait également de gros doutes sur la stratégie de Ballawick, son avocat. En fait, se décharger sur Palpatine était peut-être une bonne idée, mais c’était en même temps trop évident et trop facile. Personne ne croirait cette excuse, même si au fond elle était loin d’être sans fondements. Pendant un court instant, Aldwin se demanda également ce qu’il était advenu de sa femme. Tenling lui avait assuré qu’elle allait bien, mais il aurait voulu en avoir le cœur net et pouvoir lui parler.

Tout à coup, le Juge Principal se leva pour parler et on sentit tout de suite la tension monter dans la salle d’audience. Tout le monde se tu, et on entendit donc bientôt plus que le système d’aération qui tournait à plein régime. Faraday tenta de calmer les battements affolés de son cœur et de refluer les décharges d’adrénaline qu’il sentait palpiter dans ses veines. Il serra les poings et ferma les yeux pendant quelques secondes avant de les rouvrir, une lueur de détermination au fond des pupilles. Si ces juges voulaient le condamner à mort, ils allaient d’abord devoir écouter ce qu’il avait à dire. La presse avait présenté ce procès comme l’affaire du siècle, et bien il allait lui donner raison. Ce jour allait rester dans l’Histoire comme celui où un ancien général Impérial avait refusé de se faire tuer sans combattre.
Le juge Principal jeta un coup d’œil discret à ses deux Juges Assesseurs avant de débuter d’une voix grave et emprunte de solennité :
-Mesdames et messieurs, aujourd’hui va débuter le procès d’Aldwin Koldrak Faraday. L’Avocat de l’Accusation, ici présent, parlera au nom de la Nouvelle République et de toutes les familles des victimes qui se sont constituées partie civile. L’Avocat de la Défense, ici présent, sera chargé de répondre aux accusations. Je tiens à rappeler que notre objectif est de faire la lumière sur les heures les plus sombres de l’histoire de cette galaxie et j’insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas de juger l’Empire mais uniquement le général Faraday. Au terme de ce procès, nous devrons déterminer si cet homme est bel et bien responsable de crimes de guerre et de génocides ethniques.
Le Juge Principal fit alors une pause, prenant le temps de balayer du regard l’ensemble de l’assistance, avant d’ajouter :
-Pour commencer, nous devons savoir ce que le général Faraday a décidé de plaider. Maître Ballawick ?
L’avocat se leva lentement, se tu pendant quelques secondes avant de déclarer d’une voix sereine et avec un petit sourire aux lèvres :
-Non coupable !
Des murmures outrés se firent entendre dans l’assistance, et bons nombres de personnes se mirent à discuter entre elles, certaines montrant même ostensiblement Faraday du doigt.
-Merci Maître Ballawick, assura d’une voix plus forte le Juge Principal pour ramener le silence.
Celui-ci attendit quelques secondes encore, avant de déclarer:
-Mesdames et messieurs, cette première séance sera consacrée à l’enfance de l’accusé. Par ce retour en arrière, nous espérons comprendre quels sont les éléments qui ont poussé Aldwin Faraday à rentrer au service de l’Empire Galactique. Cet examen nous permettra également de nous faire une meilleure idée de la personnalité de l’accusé.
Il y eut un nouveau silence, durant lequel l’avocat de l’Accusation et celui de la Défense se toisèrent du regard, puis l’un des juges Assesseurs fit à son tour :
-Nous appelons Aldwin Faraday à la barre.
Sans hésiter une seule seconde, l’impérial se leva lentement, réajustant au passage son uniforme qui était déjà pourtant impeccable. Faraday regarda la salle dans une attitude de défi avant de se diriger solennellement vers la barre, ses pas résonnant sur le parquet flottant. L’impérial s’immobilisa alors, faisant ainsi face aux juges, et les dévisagea les uns après les autres tout en tentant une nouvelle fois de calmer les battements affolés de son cœur. En revanche, il n’accorda aucune attention aux trois droïds caméras qui vinrent voltiger autour de lui pour le filmer sous tous les angles.

Le juge Principal reprit la parole et lança tout en se penchant légèrement en avant, comme pour mieux dominer le prévenu :
-Aldwin Faraday, jurez vous de dire la vérité, rien que la vérité ? Dites « je le jure ».
L’impérial renifla avec dédain avant de lever lentement la main droite et de dire d’une voix posée et grave :
-Je le jure.
-Bien. Selon les nombreux éléments que nous avons pu recueillir sur votre passé, il apparaît que vous êtes né sur Excelsior, dans la Bordure Extérieure. C’est bien ça?
-C’est exact.
-Visiblement, vous avez tout de suite été attiré par une carrière militaire et les témoignages recueillis vous décrivent très souvent comme quelqu’un d’avide de pouvoir et recherchant en permanence la reconnaissance de ses pairs.
-Faux, cracha Faraday.
-Je vous demande pardon ?
-Je dis que vous sources sont erronées ! Je n’ai jamais eu l’ambition de faire une carrière dans l’armée, du moins pas au début. Quand j’étais jeune, j’aspirais à mener une vie simple et paisible. Mais ce sont les évènements politiques tragiques qui se sont déroulés sur Excelsior à l’époque qui m’ont forcé à évoluer. Je n’étais pas quelqu’un avide de pouvoir, comme vous le dîtes, mais j’ai rapidement compris que pour protéger les miens, il convenait d’être du côté des forts plutôt que de celui des faibles. Voilà ce que mon enfance sur Excelsior m’a apprise, voilà ce que la mort de mes parents m’a enseignée ! J’ai fait une promesse il y a 50 ans, et cette promesse est comme inscrite au fer rouge dans ma chair !
-Puisque vous semblez vous opposer aux informations que nous avons sur vous datant de cette époque, peut-être pouvez vous nous exposer votre vérité ? demanda l’un des assesseurs avec une voix polie et respectueuse.
Faraday fronça les sourcils pendant quelques secondes, ne sachant visiblement pas très bien s’il devait obéir au juge, si tout ceci avait même une quelconque utilité. Il tourna alors la tête vers la droite et vit Ballawick lui faire un signe de tête confiant. Alors l’impérial répondit :
-Entendu.

***

Excelsior, Système d’Arrachnalek, 50 ans plus tôt.

Dans une ruelle mal éclairée et sale, coincé entre deux gros conteneurs métalliques rouillés, un jeune garçon pleurait à chaudes larmes, le corps tremblant, le cœur battant la chamade. Difficilement, l’enfant se releva et se risqua à jeter un coup d’œil dans la ruelle, afin de s’assurer que personne ne pouvait le voir. Le garçon en question devait avoir 13 ans. Ses yeux d’un bleu de glace et ses cheveux d’un blond étincelant lui conféraient un visage attendrissant. Bien qu’il soit issu d’une famille aisée d’Excelsior, Aldwin Faraday portait des habits troués et dans un état déplorable. En fait, ils n’avaient pas été tout le temps ainsi, mais la course effrénée qui l’avait mené jusqu’à cette bourgade excentrée de la capitale l’avait épuisé et l’avait contraint à se reposer dans des endroits repoussants. Mais si le jeune garçon était là, c’est parce qu’il ne pouvait se résigner à l’idée d’abandonner ses parents à leur terrible sort.

L’attaque s’était produite trois jours auparavant. La famille Faraday se préparait à aller se coucher dans les chambres de leur luxueuse demeure construite en haut d’une colline verdoyante, quand une poignée d’hommes armés avaient fait irruption et avaient kidnappé le père et la mère d’Aldwin. Celui-ci avait eu le temps de se cacher, et avait reconnu dans les agresseurs des Réformateurs, ces opposants au Roi en place sur Excelsior. Ces hommes et ces femmes avaient en fait juré de renverser par la force une monarchie qui régnait sans partage depuis plus de 1000 ans. En tant que premier intendant du Roi, Zakary Faraday était rapidement devenu une cible idéale, car beaucoup le considérait comme le conseiller préféré de sa majesté.
Aldwin avait alors décidé de poursuivre les Réformateurs afin de savoir où ils emmenaient ses parents et tenter de découvrir ce qu’il allait leur arriver. Cette course infernale les avait menés dans une petite ville qui était tombée quelques jours auparavant aux mains des Réformateurs. L’annonce de la capture de l’intendant du Roi avait été l’occasion de faire une grande fête, durant laquelle Aldwin en avait profité pour se faufiler dans le centre ville et tenter de découvrir où ses parents étaient retenus prisonniers. Mais il avait du bien vite renoncer car la faim et la soif le tiraillaient et il n’avait pas dormi depuis près de deux jours, ce qui était considérable pour un enfant de 13 ans. Voilà pourquoi il s’était effondré dans une ruelle malodorante, et voilà pourquoi ses yeux de glace laissaient à présent couler des larmes épaisses. En fait, plus le temps passait plus il pressentait qu’il ne reverrait jamais ses parents.

C’est alors qu’un bruit venant du bout de la ruelle dans laquelle il était dissimulé attira son attention. Il risqua un nouveau coup d’œil et vit alors passer à dix mètres de lui un groupe de soldats qui, arme à la main, encadrait un homme et une femme visiblement exténués. Le cœur d’Aldwin fit un raté lorsqu’il reconnut ses parents, bien que leurs visages soient horriblement tuméfiés. Bondissant sur ses pieds, Aldwin se mit à courir avec agilité et rapidité, prenant bien soin de rester dans les zones d’ombres. Arrivé au bout de la rue, il se pencha légèrement et vit que le petit groupe s’était engagé dans une plus grande avenue qui menait très certainement à la place centrale de la ville.
Prenant son courage à deux mains, Faraday essuya les larmes qui embuaient ses yeux et après avoir regardé tout autour de lui, se lança à la suite du groupe, tout en veillant à rester à bonne distance. Fort heureusement, avec la nuit qui régnait sans partage sur la ville, Aldwin ne croisa pas grand monde, ce qui était préférable car on aurait pu s’alarmer de voir un petit garçon s’aventurer tout seul dans une ville quadrillée par des soldats armés. La course d’Aldwin l’amena, comme il l’avait pressenti, à une grande place bordée par des maisons luxueuses dont tous les volets étaient fermés. La place était recouverte de pavés blancs et des grandes torches enflammées disposées à intervalle régulier servaient à éclairer les lieux. Des centaines de personnes étaient massées sur la place, dessinant un grand cercle dans lequel on avait installé deux grands et larges poteaux en bois. Le groupe de soldats qui accompagnait les Faraday se mêla à la foule qui s’écarta sur son passage, certains insultant et crachant tout de même sur les parents d’Aldwin :
-A MORT LES TRAITRES !
-TUONS CES CHIENS DE MONARCHISTE !
Les deux prisonniers apparurent résignés car ils ne réagirent même pas à ces vilipendes. Avançant voûtés, ils semblaient avoir du mal à respirer et souhaitaient visiblement que ce jeu cruel cesse enfin.

Sans hésiter, Aldwin se fondit dans la foule d’anonymes, qui continuaient de crier leur haine de la Monarchie et leur volonté de s’emparer du pouvoir. Des tirs de blasters dirigés vers le ciel se firent également entendre. La respiration courte, la sueur lui coulant sur le visage, le jeune Faraday se glissa entre plusieurs personnes et s’immobilisa quand il arriva au premier rang. Il n’osa pas faire un pas de plus, mais l’envie de crier à ses parents qu’il était là fut difficile à réprimer. Les Faraday lui tournaient pour l’instant le dos, tandis qu’ils étaient amenés vers les poteaux en bois. Les soldats les firent enfin pivoter et les attachèrent, sans que leurs victimes, visiblement trop faibles pour ça, n’osent se révolter.
Puis, tandis que les clameurs de la foule se calmaient peu à peu, les soldats se reculèrent de plusieurs mètres, et se saisirent de leurs blasters, avant de se mettre en position de tir de façon parfaitement synchronisée. L’un d’entre eux cria alors :
-PRET A TIRER !
Aldwin aurait voulu crier, faire quelque chose pour mettre fin à ce spectacle insoutenable, mais sa bouche refusait de prononcer le moindre mot. Il aurait voulu se ruer vers ses parents et se mettre les bras en croix devant les blasters de ces monstres, mais ses jambes flageolantes refusaient de le faire avancer. A moins que ce ne soit l’instinct de survie qui lui hurlait en fait de rester immobile, presque indifférent au milieu de cette foule hostile. Le petit garçon avait l’impression que son cœur voulait sortir de sa poitrine, tellement ses cognements lui faisaient mal. Les yeux écarquillés de stupeur, il ne pouvait détacher le regard de ses deux parents qui attendaient presque avec soulagement la fin du calvaire.
Alors que tout semblait se dérouler au ralenti, Aldwin vit son père relever lentement la tête dans un signe d’ultime défi envers ses bourreaux. Puis il articula à grande peine, ses lèvres étant déchirées et sa langue gonflée :
-Je meurs en ayant fait mon devoir ! Je meurs en ayant lutté pour l’ordre !
Puis le regard vitreux de Zakary Faraday tomba par hasard sur son fils, ce petit homme coincé entre des grandes personnes et qui n’osaient pas bouger et à peine respirer. Alors le père rassembla ses dernières forces pour sourire à son fils. Un ultime sourire.
-FEU !
Une dizaine de lasers fusèrent vers les deux corps attachés, qui furent secoués de spasmes quand les impacts se firent ressentir. Aldwin sursauta quand le bruit des tirs résonna dans la nuit, et l’éclat rouge des lasers vint se refléter au fond de ses grands yeux bleus. Son père et sa mère s’écroulèrent alors mollement dans une posture grotesque. Leurs têtes tombèrent sur leurs poitrines et ils ne bougèrent plus. La foule hurla alors sa joie et de nombreux individus levèrent le poing vers le ciel, tout en vociférant de nouveau des insultes à l’encontre de la Monarchie. Seul au milieu de cette masse compacte, Aldwin resta immobile, les yeux rivés sur les corps abandonnés de ces parents. Aucune larme ne vînt aux yeux de l’enfant car il avait déjà trop pleuré auparavant. Quand la foule se dispersa enfin, plongeant la grande place dans un calme étrange après cette surcharge de violence, Aldwin eut enfin l’impression que ses jambes lui permettraient de nouveau d’avancer. Il se précipita vers le corps de ses parents et tomba à genoux près de celui de son père. Lentement, il posa sa main droite sur la poitrine encore chaude de celui ci et murmura d’une voix étranglée :
-Je combattrai pour l’ordre et la sécurité papa, je te le promets ! Pour l’ordre et la sécurité.
Et il se blottit au pied des poteaux d’exécution, pour rester encore un peu avec ses parents. Juste un petit peu…

***

-J’ai appris des années plus tard que les Réformateurs avaient essayé de soutirer des informations à mon père, mais celui-ci avait refusé de parler. Ils avaient alors décidé de se débarrasser de mes parents, portant par la même occasion un coup terrible au Roi.
Un grand silence s’était abattu dans la vaste salle d’audience et seul le bourdonnement du vol des droïds caméras était audible. Aldwin Faraday, 63 ans, mais arborant le même regard profond que dans son enfance, releva la tête avec dignité, ravalant ses larmes au passage. Le juge Principal le regarda pendant quelques secondes, jeta un coup d’œil à ses assesseurs, puis enfin déclara :
-Très bien, merci pour ces précisions importantes. Je laisse la parole à l’avocat de l’Accusation, si celui-ci a quelque chose à ajouter.
L’avocat en question se leva alors théâtralement de son fauteuil et s’approcha de Faraday avant d’en faire le tour, tout en le jaugeant du regard. Enfin, les mains croisées dans le dos, il fit :
-En fait, je n’ai qu’une seule question à poser. Général Faraday, si je comprends bien, vous avez eu à souffrir de la violence d’individus sanguinaires…alors pourquoi avoir vous-même eu recours à cette violence si sordide des années plus tard?
-Objection ! La question est biaisée ! s’exclama Ballawick en bondissant sur ses pieds
-Objection rejetée. La question me semble tout à fait appropriée. Général Faraday, pouvez vous répondre ?
-Je croyais m’être déjà fait comprendre. Je l’ai fait pour l’ordre et la sécurité ! Mater les rébellions pour éviter des guerres civiles et des milliers de morts ! Entre deux maux, choisir le moins destructeur…
Il y eut un silence, puis l’avocat de l’Accusation esquissa un petit sourire et fit en retournant à sa place :
-La Cour appréciera cette réponse à sa juste valeur…
Faraday regarda alors son avocat et murmura de nouveau :
-Pour l’ordre et la sécurité.
Comme s’il cherchait à tout prix à s’en convaincre…
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Messagepar kamocato007 » Sam 24 Mai 2008 - 20:30   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

De retour sur DW avec deux chapitres de sa nouvelle FF. Je ne serai pas avare en spoiler donc pour ceux qui n'en veulent pas, ne lisez pas tout simplement :D

Le chap 3 commence par un dialogue qui pose les bases de la suite. Le style est clair, limpide, les dialogues bien foutus. Quelques formules maladroites (ex : Cracken fronça cette fois ci les sourcils avant de se pencher en avant dans son fauteuil...) mais ça se lit sans accrocs. Je ne sais pas si Cracken sera un perso récurrent, si oui je le trouve trop sommairement dépeint physiquement, puisque ses répliques arrivent bien à faire passer le caractère du perso.
Le thème est bien entendu capital, il s'agit de la fameuse Dernière Volonté de l'Empereur, la tension mêlée d'incertitudes est très bien rendu. La suite laisse planer un nouveau mystère sur Faraday, perso sur lequel j'avais déjà bien accroché lors des deux premiers chapitres. Un groupe terroriste veut le faire aller en enfer, et la Nouvelle République veut l'utiliser pour en savoir plus sur la DVE. J'aime bien le fait que les Lames de la Justice (nom sympa) ne soit pas encore montrée à ce point du récit, ça laisse planer le doute sur sa réalité (on pourrait penser que leur menace d'assassiner Faraday est justement là pour empêcher Faraday d'être utilisé :sournois: ).
Bref, première partie très bonne, le dialogue sert en même temps de récapitulatif et pose des bases seines sur la suite, tout en restant très naturel. Joli.
Deuxième partie courtes mais bonnes : mon perso phare, Faraday, face à son avocat peut-être trop vite dépeint. Le chapitre jette un voile sur Faraday. Il n'est ni xénophobe ni raciste, ce qui laisse planer un grand mystère sur sa vie - pourquoi avoir fait un génocide ? Faraday est vraiment le meilleur perso de la Fic, certainement le plus nuancé et le plus intéressant. En savoir plus sur son passé sera peut-être le fil rouge de la fiction, moi ça me va :wink:
Puis vient l'heure de Skell, que j'avais trouvé peu charismatique dans ma dernière critique, je pense que la suite (au vu de sa dernière réplique) saura me faire mentir. Pour conclure, dans ce chapitre plein de dialogue, je dirai que c'est certainement le plus maîtrisé de tous, tout est vraiment très clair, naturel, malgrès quelques formules maladroites la DW touch est bel et bien là.

Conseil pour ceux qui n'ont pas encore sauté le pas : la DVE est certainement la saga de l'été :wink:
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Messagepar Darkliser » Dim 25 Mai 2008 - 9:06   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Juste une question...

C'est que cette pub que tu nous fait là? :x

Que veux-tu dire par "sage de l'été"? :D
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Messagepar Darkwilliam » Dim 25 Mai 2008 - 9:10   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Hop hop, commentons tout ça! :)

kamocato007 a écrit:Je ne sais pas si Cracken sera un perso récurrent, si oui je le trouve trop sommairement dépeint physiquement, puisque ses répliques arrivent bien à faire passer le caractère du perso.

En fait, Cracken ne sera pas un perso récurrent, je sais même pas trop s'il réapparaitra dans la fic, même s'il y a quelques chances pour que ce soit le cas malgré tout! Disons que comme c'est un personnage existant déjà dans l'UE, je ne pouvais pas trop le décrire physiquement au risque de me planter et de faire une incohérence. Et comme je ne sais pas à quoi il ressemble dans l'UE, je ne pouvais pas trop m'engager sur les descriptions. :D

Un groupe terroriste veut le faire aller en enfer, et la Nouvelle République veut l'utiliser pour en savoir plus sur la DVE.
Quand je me suis rendu compte que Faraday était vraiment au coeur de l'intrigue, je me suis dit qu'il fallait pas que je loupe sa description et la narration de son histoire qui vont s'étendre sur toute la fic. Il est indéniablement le personnage principal et je peux vous dire que le reste de la fic s'annonce très mouvementé pour lui! :sournois:

J'aime bien le fait que les Lames de la Justice (nom sympa) ne soit pas encore montrée à ce point du récit, ça laisse planer le doute sur sa réalité (on pourrait penser que leur menace d'assassiner Faraday est justement là pour empêcher Faraday d'être utilisé :sournois: ).

Oh que c'est fourbe comme idée! :D Mais non, ce n'est pas prévu comme ça, par contre y aura bel et bien une surprise avec Les Lames de la Justice! Content que le nom plaise, au début j'avais mis quelque chose d'autre, mais en y regardant de plus près, je l'ai trouvé tellement bidon que je me suis dit qu'il fallait à tout prix que je change! :D J'ai bien fait.

Deuxième partie courtes mais bonnes : mon perso phare, Faraday, face à son avocat peut-être trop vite dépeint.
Pour l'avocat, je tiens à préciser qu'effectivement, il "n'existera" que dans sa relation avec Faraday. Mais j'essaierai de le "travailler" un peu plus malgré tout.

Le chapitre jette un voile sur Faraday. Il n'est ni xénophobe ni raciste, ce qui laisse planer un grand mystère sur sa vie - pourquoi avoir fait un génocide ? Faraday est vraiment le meilleur perso de la Fic, certainement le plus nuancé et le plus intéressant. En savoir plus sur son passé sera peut-être le fil rouge de la fiction, moi ça me va :wink:

Exact, Faraday est le fil rouge de la fic, et je peux vous dire que j'ai encore quelques surprises à son sujet dans mon sac. Vous n'allez plus savoir quoi penser de lui à la fin...enfin j'espère! :sournois:

Puis vient l'heure de Skell, que j'avais trouvé peu charismatique dans ma dernière critique, je pense que la suite (au vu de sa dernière réplique) saura me faire mentir.

Eh eh! Oui, Skell va être également d'avantage dépeint grâce à sa relation avec le perso de Faraday! Et ce jeune lieutenant, tout comme les autres persos, aura à un moment où à un autre des choix difficiles à faire!

En tout cas, merci Kamo! :wink:


Darkliser a écrit:Juste une question...

C'est que cette pub que tu nous fait là? :x

Que veux-tu dire par "sage de l'été"? :D


Tu savais pas? Kamo est mon agent officiel dans la section FF depuis bien longtemps! :P :D
Modifié en dernier par Darkwilliam le Dim 25 Mai 2008 - 10:06, modifié 2 fois.
Raison: double post :P --> CHADAX, TOCARD!!
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Messagepar kamocato007 » Lun 26 Mai 2008 - 11:38   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Je continue fièrement mon boulot d'agent avec le chapitre IV - Le Procès du Massacreur (il ne s'agit pas d'un vaisseau made in DW, qui dans les AN nous avait concocté des noms bien accrocheurs lors des batailles dans les cieux de Ferlus, mais bien de Faraday, perso phare de la fic, aussi mystérieux qu'attachant).

Dans ce chapitre très Nurembergien, la tention (à juste titre^^) est palpable entre Faraday et Skell, perso que j'avais jugé trop sommaire dans les premiers chapitres, mais qui avec les révélations du Chap III a su attiser la curiosité du lecteur. Dans ses répliques cinglantes du chap IV, ça devient même un perso attachant. Dès la première partie, il prend le dessus psychologique sur son protégé/ennemi.

Vient l'heure du lynchage publique, scène brève et tendue où l'on retrouve Tenling protégeant l'ennemi contre son peuple. La scène est bien dépeinte, peut-être un peu brouillonne sur le milieu. Quand vient le procès, je trouve que l'amorce du flash-back est trop rapide, elle aurait mérité un traitement plus profond (je parle de la façon de l'amener, pas le flash-back en lui-même, qui est une très bonne scène pleine d'émotion et de vérité).

Intéressants ces prochains chapitres de procès qui amèneront la vérité chez le lecteur. Faraday semble douter un peu de ses bonnes intentions, et il me tarde de savoir comment il a pu prendre tant de galons dans l'Empire :wink:

Quelques fautes, dommage, un style un peu lourd sur la scène du lynchage, mais sinon c'est très bon : Skell prend de l'ampleur (peut-être sera-t-il absent de la suite immédiate ? ou alors la mort de ses parents ferait partie intégrante des prochains flash-backs, jusqu'à-être... pour le bien ?. Faraday confirme son intérêt, et la suite promet d'être tendue et lourde de débats intérieurs :sournois:

Et juste une chose :

C’était Alinya Kalway, en direct du Tribunal Spécial du Jugement des Crimes Impériaux pour la Nouvelle Tribune Galactique. »


Où je signe ? :lol:
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Messagepar Dolarn Sarkan » Mar 27 Mai 2008 - 1:21   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Tout lu d'une traite.

Bravo mon Willou, tu nous sors encore un gros texte efficace et précis. :wink:
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Messagepar Darkwilliam » Mar 27 Mai 2008 - 9:31   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Merci les enfants! :oops:

Bon là j'ai pas le temps de faire quelques commentaires, mais promis demain je repasse par là pour répondre à ce quelques remarques/interrogations. :)
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Messagepar Notsil » Mar 27 Mai 2008 - 9:56   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

J'ai trouvé très bien menée cette scène du procès ! Je trouve que le personnage que Skell gagne en personnalité, il promet de belles choses.
Faraday est décidément très intrigant, avec son côté monstre et son visage d'enfant traumatisé qu'on découvre dans son flash-back...ça promet ^^

Quelques fautes :

soldats de la Nouvelle République se tenaient immobiles, armes à la main, prêt à intervenir

->prêts

Les yeux du général se posèrent sur le jeune soldat qui se trouvait face à lui et l’étudièrent de la tête au pied.

->aux pieds (il en a bien 2 ? ^^)

Dîtes moi… ?

->Dites

la piste d’atterrissage situé aux abords du Tribunal.

->située

qui comprenaient ou se rendait le convoi.

->où

-Si vous le dîtes…

->dites

Tenling et une dizaine de soldats des FIS étaient à la tête du cortège, suivi de près par Skell qui collait littéralement Faraday,

->suivis

Skell vit alors Faraday ralentir l’allure comme s’ils pressentaient ce qu’il allait se passer dans quelques secondes.

->s'il pressentait

des cailloux gros comme le poing : // Les pierres continuaient de s’abattre à une cadence infernale

->Question au passage, comment ils trouvent autant de pierres dans une ville moderne comme Coruscant ? Dans nos viles actuelles on se sert des pavés quand il y en a, mais sinon ça reste dur à trouver...à moins qu'ils aient fait des provisions à l'avance ? ^^ Parce que ça pèse lourd et qu'il faut se les trimballer également ^^

Un léger brouhaha animait la foule qui se tu tout à coup

->se tut

Tout le monde se tu,

->se tut

d’une voix grave et emprunte de solennité :

->empreinte ?

L’avocat se leva lentement, se tu pendant quelques secondes

->se tut (décidément ^^)

Je dis que vous sources sont erronées !

->vos sources

beaucoup le considérait comme le conseiller préféré de sa majesté.

->considéraient

ce petit homme coincé entre des grandes personnes et qui n’osaient pas bouger et à peine respirer.

->qui n'osait pas

Valà, on ne parle plus des "Lames de la Justice" pour le moment, en attente de leur réapparition surprise ? ^^
J'ai bien aimé aussi le "on va s'intéresser à votre enfance" et direct la 2eme question "vous avez été de suite attiré par une carrière dans l'armée?" ^^ Bon, c'est vrai que c'est sa jeunesse certes, mais il manquait la transition de son enfance - heureusement comblée par ce flash-back.

En attendant la suite ^^
"Qui se soumet n'est pas toujours faible." Kushiel.

Novembre approche...
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Messagepar Darkwilliam » Jeu 29 Mai 2008 - 9:13   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Hop hop, allons-y pour les réponses aux commentaires!

Vient l'heure du lynchage publique, scène brève et tendue où l'on retrouve Tenling protégeant l'ennemi contre son peuple. La scène est bien dépeinte, peut-être un peu brouillonne sur le milieu.

Mine de rien, c'est pas facile à écrire ce genre de scène, j'ai fait pas mal de modifs avant d'arriver à un truc qui me convenait globalement. Toute façon, l'idée n'était pas tant de faire un passage tendu, mais bien de montrer comment ce procès pouvait dès le début tourner au lynchage public. Montrer que finalement, en réponse à des crimes, les gens ne trouvaient rien de mieux que d'adopter un comportement violent. :o

Quand vient le procès, je trouve que l'amorce du flash-back est trop rapide, elle aurait mérité un traitement plus profond (je parle de la façon de l'amener, pas le flash-back en lui-même, qui est une très bonne scène pleine d'émotion et de vérité).

Là aussi, j'ai beaucoup hésité sur le style à adopter. En fait j'ai hésité entre un long monologue de Faraday "vieux" (mais je trouvais pas ça super), un retour dans le passé à la première personne ou la forme finalement choisie, c'est à dire un retour dans le passé à la troisième personne, qui donne à mon avis le plus de liberté. Je prends note pour la façon dont j'ai amené le flash-back parce que ça va me resservir pour les chapitres suivants. :wink:

Faraday semble douter un peu de ses bonnes intentions, et il me tarde de savoir comment il a pu prendre tant de galons dans l'Empire

C'est un des enjeux de la FF! 8)

Faraday confirme son intérêt, et la suite promet d'être tendue et lourde de débats intérieurs

Exact. Faraday va se retrouver dans des situations délicates, ce qui va d'ailleurs me forcer à décrire des "conflits intérieurs", ce qui n'est pas forcément le domaine dans lequel je suis le meilleur! En même temps, on est là pour progresser.

Où je signe ?

Je m'en doutais que ça allait faire réagir au moins une personne! :D

Je trouve que le personnage que Skell gagne en personnalité, il promet de belles choses.

C'est vrai qu'il devient plus intéressant au fil des chapitres...il sera même très certainement plus "étudié" que Tenling en fin de compte, alors qu'au début de la FF, je pensais que ça serait l'inverse. :o

Question au passage, comment ils trouvent autant de pierres dans une ville moderne comme Coruscant ? Dans nos viles actuelles on se sert des pavés quand il y en a, mais sinon ça reste dur à trouver...à moins qu'ils aient fait des provisions à l'avance ? ^^ Parce que ça pèse lourd et qu'il faut se les trimballer également ^^

Pas bête! J'avoue ne pas avoir pensé à ce petit détail! :D Je pense que la foule avait prévu cet "accueil", donc ils ont du effectivement amener leurs provisions! Ceci dit, c'est vrai que ça doit être lourd à porter.

Valà, on ne parle plus des "Lames de la Justice" pour le moment, en attente de leur réapparition surprise ? ^^

Ils vont enfin apparaître dans le chapitre V et auront la vedette (partagée) dans un chapitre VI qui s'annonce très mouvementé! :sournois: Enfin je dis ça mais je l'ai pas encore écrit. :D

Et merci pour les corrections orthographiques. :wink:
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Messagepar Dolarn Sarkan » Jeu 29 Mai 2008 - 11:38   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Darkwilliam a écrit:
Où je signe ?

Je m'en doutais que ça allait faire réagir au moins une personne! :D



Tu tiens vraiment à avoir une deuxième réaction ? :sournois: :roll:
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Messagepar Darkwilliam » Jeu 29 Mai 2008 - 11:43   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Beuh...

Je pouvais pas appeller ça "La Tribune Impériale" vu la période, donc fallait bien que je trouve quelque chose! :P Et comme j'avais déjà utilisé cette "Nouvelle Tribune Galactique" dans une de mes nouvelles, je me suis dit "tiens, un peu de continuité, pourquoi pas?" :D
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Messagepar Den » Jeu 29 Mai 2008 - 12:20   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Un fort beau chapitre que voici!
La scène du procès est vraiment mémorable, selon moi!
Chaque personnage présent gagne en personnalité et en intrigue avec un bonus pour Faraday et son flash back!
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Messagepar Darkwilliam » Jeu 29 Mai 2008 - 12:23   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Merci beaucoup Den! :)

Le chapitre V devrait arriver sous peu...le temps de le relire et de le peaufiner! 8)
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
Merlin: Oh putain il est fort ce con!
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Messagepar Darkwilliam » Ven 30 Mai 2008 - 11:42   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Et voici le chapitre V tant attendu (ou pas...)! :D
Au programme, pas mal de choses mine de rien, mais avec surtout un gros morceau de procès. D'ailleurs dans ce chapitre, j'ai écrit une partie avec une musique apocalypto-héroïque dans les oreilles! A vous de trouver laquelle! :sournois: Je pense que ça sera pas bien dur. :D

Bonne lecture! :)







Chapitre V :

La Chute du Héros


***

« La première journée d’audience a été consacrée à l’examen de l’enfance perturbée et semée d’évènements dramatiques de l’accusé, qui a semblé particulièrement mal à l’aise quand il a été prié d’évoquer ces douloureux souvenirs. La deuxième journée a été plus conflictuelle avec l’examen par des experts psychologiques de la personnalité d’Aldwin Faraday. Les scientifiques s’accordent pour le décrire comme un homme brillant, intelligent, mais souffrant d’un manque obsessionnel de reconnaissance. Les avis ont été plus nuancés quant à son attirance pour la violence et sa tendance à succomber trop facilement à la colère. Lorsqu’il a pu s’exprimer à ce propos, Faraday a balayé d’un revers de main ce portrait psychologique qu’il a qualifié « d’ubuesque et d’inventé de toute part par des pseudos scientifiques. » Aujourd’hui, les choses sérieuses reprennent car il sera question des évènements de la Guerre des Clones qui ont révélé Faraday comme un grand militaire et un vaillant meneur d’homme. Mais nul doute que l’avocat de l’Accusation rappellera que cette Guerre des Clones a également été le point de départ de la carrière sanglante de Faraday au sein de l’Empire Galactique. C’était Alinya Kalway en direct du Tribunal Exceptionnel du Jugement des Crimes Impériaux, pour la Nouvelle Tribune Galactique. »

***

Aldwin Faraday était allongé sur le petit lit grinçant et inconfortable de sa cellule. Les mains derrière la tête, les genoux repliés, il observait avec un regard étonnamment absent le plafond qui était pourtant dans un état lamentable et sans intérêt. Sa respiration, très faible, n’était visible que par le soulèvement intermittent de sa poitrine. Quant aux traits de son visage, ils étaient indéniablement tirés, preuve du stress que faisait naître chez lui ce procès éprouvant.
Adossé à un des murs gris de la pièce, le lieutenant Connor Skell le dévisageait avec un mélange de colère et d’incompréhension. Plus le procès avançait, moins il avait l’impression de cerner la personnalité de l’impérial. Tout cela était même étrange. D’une certaine façon, Skell avait toujours cru que Faraday avait été un monstre dès son enfance, qu’il avait tout de suite embrassé les idéaux nuisibles de l’Empire. Connor se rendait à présent compte à quel point cette pensée avait été futile. Réconfortante certes, mais au combien futile. A présent, les choses étaient bien plus compliquées qu’elles n’y paraissaient de prime abord. Et Skell n’aimait pas la complexité. Il aurait donné cher pour comprendre quelle était réellement la personnalité de l’homme allongé devant lui. Mais après tout, peut-être était ce à lui de la découvrir…

Le lieutenant se décolla alors du mur et s’avança vers le prévenu avant de déclarer brutalement :
-Je ne comprends pas.
Au bout de plusieurs secondes qui parurent interminables, Faraday daigna enfin tourner la tête vers lui et répondre :
-Venant de vous, ça ne me surprend guère.
-Gardez vos insultes puériles pour vous, je suis très sérieux.
Aldwin se redressa alors avant de se lever de sa couche :
-Bon, qu’est ce que vous ne comprenez pas lieutenant ? En quoi puis je éclairer votre lanterne si désespérément plongée dans le noir ?
-Lors de votre première journée d’audience, vous avez déclaré à la cour que vous aviez assisté impuissant à la mort de vos parents.
-En effet.
-Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi vous avez reproduit exactement le même schéma des années plus tard ! Comment avez-vous pu être assez sadique pour enlever des parents à un enfant en sachant pertinemment ce que l’on ressentait dans cette situation ?
Sans le vouloir, Connor avait haussé le ton tout au long de sa phrase. Aldwin l’ayant perçu, il afficha un petit rictus méprisant avant de demander :
-C’est donc ça. Tous les deux nous avons un passé commun, n’est ce pas ? Je ne crois pas me tromper en disant que j’ai déjà du croiser vos parents.
Sentant brusquement la colère l’envahir, Connor se précipita vers Faraday, l’agrippa par le col de son uniforme et le plaqua avec violence contre le mur. Collant pratiquement son visage à celui de son interlocuteur, le jeune lieutenant marmonna :
-Il s’appelait Azel et Tendra Skell et vous les avez lâchement assassinés parce que vous pensiez qu’ils appartenaient à un réseau de résistants.
Pendant quelques secondes, les deux hommes se regardèrent droit dans les yeux, puis Faraday baissa lentement le regard vers les mains de Connor qui l’empoignaient toujours avec force avant de demander calmement:
-Qu’est ce que vous faîtes lieutenant ?
Connor sentit la colère refluer en lui et en profita pour relâcher l’impérial et faire quelques pas en arrière. Puis il expira bruyamment avant de dire d’une voix qu’il espérait posée :
-C’était il y a 20 ans. Vous et vos maudits stormtroopers avez débarqué dans le petit appartement dans lequel nous vivions, mes parents et moi. Heureusement mon père vous a entendu arriver et m’a dissimulé dans un placard. Quand vous êtes entré dans l’appartement en défonçant la porte, j’ai pu voir ce qu’il se déroulait dans le salon en glissant un œil par la serrure. J’étais terrorisé, j’avais en vie de hurler quand vous avez frappé mon père et ma mère, les forçant à s’agenouiller sur le sol. Je ne comprenais pas ce qu’il se passait, je ne savais pas pourquoi vous faisiez du mal à mes parents. Je n’avais que 5 ans, j’étais incapable de savoir qu’une telle violence était possible. La seule chose que j’arrivais à percevoir, c’était que si mon père m’avait ordonné que quoi qu’il arrive, je devais rester dans ce placard, alors je me devais d’obéir. Oui, mon père aurait été mécontent si je m’étais précipité dans ses bras alors que vous le rouiez de coups en l’accusant de complot contre l’Empire !
Voyant que Faraday ne disait rien, mais que son air arrogant avait laissé place à une réelle surprise, Connor poursuivit, la voix plus chevrotante :
-Je m’en rappelle comme si c’était hier. Ils étaient à genoux sur le tapis du salon, ma mère pleurant toutes les larmes de son corps, tandis que des stormtroopers braquaient leurs blasters sur elle avec un détachement qui faisait froid dans le dos. Vous, pendant ce temps là, vous tourniez autour de mon père comme un fauve en cage, l’harcelant de question et le frappant dès qu’il refusait de vous répondre. Et puis…et puis, je suppose que vous en avez eu marre de ne pas obtenir de réponse. Alors, vous avez demandé à un de vos soldats de coller son blaster sur la tempe de ma mère, et vous avez menacé mon père de la tuer s’il persistait dans son mutisme !
Connor fit une pause pour reprendre sa respiration avant de terminer :
-Mon père a alors voulu vous dissuader de menacer ma mère, et comme seule réponse, vous avez donné l’ordre à votre soldat de tirer ! J’ai vu de mes yeux le corps de ma mère s’affaler sur le tapis du salon, un trou béant au milieu du front ! Cette image, je ne pourrai jamais l’oublier, jamais l’effacer de ma mémoire ! Ensuite, mon père a crié son désespoir et a voulu se précipiter vers la dépouille de sa femme, mais vous l’en avez empêché pour je ne sais quelle raison sordide et inhumaine. Vous avez alors donné l’ordre aux stormtroopers d’embarquer mon père, ou plutôt de le traîner, vers un de vos centres d’interrogatoire dont on ne ressort jamais vivant. Vous êtes sorti en dernier, et le chef de l’escouade vous a attendu pour vous demander ce que vous décideriez de faire si mon père persistait à ne pas vouloir répondre ! Vous avez alors assuré que dans tous les cas, « il serait exécuté comme sa chienne de femme ». Puis vous avez disparu…mais votre visage et vos yeux sont restés à jamais dans mon esprit ! Les yeux de celui qui a tué mes parents !
Sentant une larme couler sur sa joue droite, Skell l’essuya vivement et se détourna de Faraday qui était toujours immobile, visiblement perturbé. Enfin l’impérial dit d’une voix calme :
-Je me souviens de ce jour. Je m’en souviens même très bien. Mais selon nos informations, vos parents n’avaient pas d’enfant, ce qui explique que nous ne vous avons pas recherché activement.
-Et si vous m’aviez trouvé, qu’est ce que vous auriez fait ? Vous m’auriez tué moi aussi ? ragea Skell d’une voix rauque.
Aldwin ne répondit pas et préféra regarder ses pieds, comme s’ils étaient tout d’un coup devenus intéressants.

C’est alors que deux soldats de la Nouvelle République entrèrent dans la cellule d’une démarche vive. L’un d’eux lança presque aussitôt :
-Nous devons partir. La séance va bientôt débuter.
Attrapant sa veste au passage, Faraday se dirigea alors vers la sortie, sans regarder Skell qui serrait toujours les poings de colère. Mais tout à coup l’impérial s’immobilisa et se tourna lentement vers le lieutenant, avant de déclarer :
-Vous savez, votre père n’a jamais parlé et n’a jamais reconnu son implication dans un réseau de résistance, et ce malgré les interrogatoires musclés qu’il a subis.
-Qu’est ce que vous essayez de me dire ? Qu’il est mort en emportant ses secrets ?
Faraday afficha un petit sourire forcé avant de répondre :
-Non…je suppose que ses secrets sont toujours bien enfouis au fond de son esprit. Lieutenant, ce que je veux vous dire, c’est que votre père n’est pas mort.

***

Joshua Tenling avançait dans le dédale de couloirs du Palais Impérial d’un pas rapide, pressé de s’installer dans la grande salle des Archives. Tenling était toujours très inquiet à propos de ce que pouvait bien dissimuler le projet Dernière Volonté de l’Empereur. Et comme il n’avait pas franchement eu l’opportunité de parler à Faraday ces derniers temps, il était bien obligé de mener ses propres investigations. Ayant de surcroît conscience que l’existence de ce projet ne devait en aucun cas être révélée à un trop grand nombre de personnes, il avait préféré finalement se charger lui-même de farfouiller dans les archives du Palais Impérial.
Tournant à droite dans un nouveau couloir en apparence identique au précédent, il salua deux officiers qui venaient en sens inverse avant de s’immobiliser devant une double porte en verre, qui coulissa sans un bruit à son approche. La salle dans laquelle le commandant pénétra était parfaitement climatisée et plongée dans une semi obscurité. Des dizaines et des dizaines d’ordinateurs à écran plat étaient installés sur des petits bureaux en métal, eux-mêmes disposés à intervalles réguliers. Tous ces ordinateurs produisaient un faible bourdonnement qui venait troubler le silence de la grande pièce. Celle-ci était déserte, ce qui convenait parfaitement à Tenling qui souhaitait par-dessus tout rester discret à propos de la Dernière Volonté de l’Empereur et de ce qu’il pouvait découvrir à ce propos.
Le commandant de l’antiterrorisme s’avança dans la salle, ses pieds s’enfonçant légèrement dans la moquette grise. Puis il s’installa à un ordinateur assez éloigné de l’entrée, ce qui lui donnerait le temps d’interrompre ses recherches si quelqu’un venait à l’importuner. S’asseyant confortablement dans un petit fauteuil en cuir, il lança l’ordinateur et pénétra rapidement dans les Archives Impériales.
Bien que de très nombreuses données, écrites sur des filmplasts, aient été entreposées dans une immense bibliothèque, l’Empire avait également poursuivi la politique de la République qui consistait à numériser le maximum de données possibles. L’idée était bien entendu de les rendre plus facilement consultables à partir d’un simple ordinateur. A leur départ de Coruscant, les Impériaux avaient tenté d’emporter une partie des filmplasts les plus compromettants les concernant, bien que dans la précipitation ils n’aient pu effectuer un choix précis. C’est ainsi que la Nouvelle République avait pu mettre la main sur des données très importantes concernant les exactions passées de l’Empire, certains de ses plans d’actions, ainsi que la localisation de plusieurs usines de productions de vaisseaux. Ces renseignements avaient été capitaux dans l’effort de guerre qu’il restait à mener contre ce que l’on appelait à présent les Vestiges de l’Empire.
Les données informatisées quant à elles n’avaient pas eu le temps d’être effacées et offraient donc la meilleure chance pour Tenling de trouver quelque chose d’intéressant concernant la Dernière Volonté de l’Empereur. Toutefois, Joshua n’était pas très optimiste car comme il l’avait lui-même dit à Cracken, les probabilités de trouver des renseignements concrets étaient faibles. Si c’était bel et bien l’Empereur qui était à l’origine de ce projet, on pouvait parier qu’il avait fait en sorte de ne laisser aucune information filtrer, quitte à se débarrasser de ceux qui en savaient trop. Mais comme Tenling ne souhaitait négliger aucune piste, il avait pris la décision de s’accorder quelques minutes pour fouiller dans la plus grande banque de données de la galaxie.

Le commandant commença à utiliser l’écran tactile et débuta par une recherche dans les fichiers écrits. Réfléchissant quelques secondes, il entra les mots clés « projet Dernière Volonté de l’Empereur » dans le moteur de recherche. Comme il s’y attendait, un nouvel écran apparut avec les mots « Aucune Donnée » écrits en gros et clignotant en rouge. Revenant à l’écran précédent, il tapa cette fois ci « Dernière Volonté de l’Empereur ». Toujours rien. Pour son troisième essai, il entra « Volonté de l’Empereur » et à peine avait-il validé qu’une quantité prodigieuse de données défila sur son écran. Ecarquillant les yeux de stupeur, Tenling du toutefois bien vite se rendre à l’évidence. En élargissant à ce point sa recherche, il avait permis l’accès à tous les articles de journaux qui contenaient les mots « volonté de l’Empereur ». Comme Palpatine devait très certainement abreuver l’opinion de discours où il affirmait avec force les engagements qu’il promettait de tenir, il n’était pas étonnant d’obtenir autant de résultats. Mais tout ceci n’intéressait nullement Tenling qui revînt à l’écran précédent en maugréant.
Il s’enfonça d’avantage dans son siège, affichant par la même occasion une mine contrite. Puis, au bout de quelques secondes de réflexion, il eut enfin une idée. Se redressant précipitamment, il demanda à ce que les recherches s’effectuent uniquement dans les documents audio. Tenling ne s’attendait pas bien entendu à entendre Palpatine parler en toute liberté de son projet, mais il comptait sur la paranoïa de l’Empire et de son administration pour l’aider. En effet, le Palais Impérial était truffé de caméras qui enregistraient tout ce qu’il s’y passait. L’Empereur craignant les complots, il avait très certainement fait en sorte d’avoir toujours le moyen de contrôler ceux qui travaillaient pourtant pour lui. Peut-être quelqu’un avait-il un jour évoqué cette « Dernière Volonté de l’Empereur ». Joshua entra donc de nouveau ces mots clés et attendit, le cœur battant tout à coup un peu plus vite.
Le commandant faillit bondir de joie quand un seul et unique résultat s’afficha. En y regardant de plus près, ce résultat correspondait à un enregistrement vidéo effectué par une caméra dans l’aile Ouest du Palais Impérial, cinq ans avant la bataille de Yavin. Ne pouvant s’empêcher d’afficher un grand sourire, Tenling lança la vidéo après s’être assuré qu’il n’y avait toujours personne dans la salle des archives. L’écran afficha alors une image fixe, celle d’un couloir qui donnait visiblement sur un appartement privé. Tout à droite de l’écran, on pouvait en effet discerner une lourde porte blindée. Mais ce qui intéressa d’avantage Tenling, ce fut de voir le visage de l’homme qui se tenait devant cette porte. Car bien que la qualité de la vidéo ne soit pas excellente, Tenling avait tout de suite reconnu cet air hautain et ce regard qui faisait froid dans le dos : Aldwin Faraday. Le général Impérial tournait le dos à la porte blindée, preuve qu’il venait tout juste de sortir de l’appartement privé. Mais étrangement il ne bougeait pas, comme si quelque chose l’en empêchait. Et c’est alors qu’il apparut sur l’écran. Tenling eut instinctivement un mouvement de recul quand une ombre immense s’avança et se dirigea vers Faraday. Cette ombre portait une armure noire, un casque terrifiant de la même couleur et une longue cape qui voltigeait derrière lui : Dark Vador. Voulant à tout prix entendre ce que les deux hommes allaient se dire, Tenling augmenta le son, bien qu’il amplifia surtout les parasites. Ce fut Vador qui parla le premier de sa voix caverneuse :

-Général Faraday, je suis sur…*brkrch* de vous voir ici !
-L’Empereur souhaitait s’entretenir avec moi.
-A quel propos?
-Du pro…*
bckrch* Dernière Volonté de l’Empereur.
Vador sembla alors comme agacé, car il leva un doigt accusateur vers Faraday :
-Je m’étonne que l’Empereur pense encore à ce projet étant donné la situation. Je suis intimement persuadé que nous devrions concentrer tout notre effort de guerre pour éradiquer la Rébellion.
La réponse de Faraday se perdit dans une tempête de grésillements, qui ne se calmèrent que lorsque Vador reprit la parole :
-Ce projet mobilise énormément de moyens, tant humains que technolo…*bckrch*.
-Je pense que l’Empereur en a parfaitement conscience. Il est juste prévoyant en lançant ce projet de…*bckrch*…envergure !
-J’ai pourtant déjà fait part de mes doutes à l’Empereur à ce propos. Nous ne devons pas penser à une éventuelle défaite ! Nous ne pouvons envisager qu’une victoire écrasante.
-Je suis d’accord avec vous Seigneur Vador. Mais l’Empereur m’a chargé de mener ce projet à bien, et c’est ce que je compte faire.

Il y eut un silence pendant lequel on entendit plus que la respiration affreusement difficile du seigneur Sith. Puis celui-ci continua :
-Vous vous rendez compte que vous êtres prêt à condamner Coruscant ?
-L’Empereur l’est. Pas moi. Je ne fais qu’obéir aux ordres.
-Je vois. Je souhaiterai malgré tout que vous me teniez au courant de l’avancée des opérations. Après tout, je suis curieux de voir à l’œuvre cette
…*bckrch*…da fant…*bckrch*
-Entendu, répondit Faraday en inclinant légèrement la tête.
Puis l’image disparut et l’ordinateur revînt à l’écran principal.

Joshua Tenling resta immobile quelques secondes, s’accordant un peu de temps pour intégrer ce qu’il venait d’entendre. Ainsi ses doutes étaient confirmés, c’était bien l’Empereur en personne qui avait commandité et lancé ce projet, et ce bien avant qu’il ne trouve la mort autour d’Endor. Mais quel pouvait bien être la teneur de ce projet ? Vador avait été à deux doigts de lui apprendre une info capitale mais les mots s’étaient perdus dans les grésillements. C’était rageant ! En tout cas, la Dernière Volonté de l’Empereur semblait être le genre de plan capable d’anéantir une planète. Même Vador avait semblé légèrement inquiet en évoquant les conséquences que pourraient avoir ce projet sur Coruscant. Ce constat fit frissonner Tenling alors qu’il se relevait pour se diriger vers la sortie de la salle des Archives. Plus que jamais, il devenait urgent de trouver le moyen de déjouer ce plan, quel qu’il soit. A l’évidence, l’avenir de Coruscant et de la Nouvelle République en dépendait.

***

Le speeder blindé de la Nouvelle République se dirigeait à vive allure vers le Tribunal quand Connor Skell ne pu s’empêcher d’interpeller une nouvelle fois Faraday. Jusqu’alors, les deux hommes assis sur la banquette arrière avaient bien pris soin de garder le silence, même si en réalité Skell méditait intensément sur les dernières paroles de l’impérial. Mais le lieutenant se rendit bien vite à l’évidence qu’il avait besoin d’en savoir plus :
-Comment savez vous que mon père est encore en vie ?
Faraday se tortilla sur son siège, visiblement mal à l’aise, avant de répondre d’une voix gênée :
-Je…je n’aurai pas du vous dire ça !
-Pourquoi ? Parce que c’est un mensonge ? s’insurgea Connor
-Non, non…enfin je ne crois pas !
-Comment ça « vous ne croyez pas » ? Dîtes moi la vérité !
-C’est vraiment ce que vous voulez ? demanda alors Faraday en regardant enfin Skell dans les yeux.
-Si mon père, que je croyais mort depuis vingt ans, est finalement encore en vie, j’estime être en droit de le savoir !
L’impérial ne répondit rien dans un premier temps. Il expira bruyamment au bout de quelques secondes et se décida enfin à avouer :
-La vérité, c’est que je n’ai jamais donné l’ordre d’abattre votre père, comme vous l’aviez entendu dans votre appartement.
-Que s’est-il passé ?
-Disons que votre père a toujours refusé de parler ! Et moi, j’ai toujours cru que je parviendrai à le faire craquer. Je pensais que les difficiles conditions d’incarcération le pousseraient à bout, mais en fait, c’est tout l’inverse qui s’est produit. Plus on le…maltraitait, plus votre père se terrait dans son silence. Pire encore, au fur et à mesure sa haine envers l’Empire et envers ma propre personne ne cessait de croître. Votre père a passé ces vingt dernières années en prison et il y était encore quand la Nouvelle République a repris Coruscant.
Le cerveau de Skell se mit alors à fonctionner à toute vitesse, permettant au jeune homme d’arriver en quelques fractions de seconde à une conclusion évidente.
-Donc mon père a probablement recouvré la liberté depuis que la Nouvelle République est arrivée !
-C’est probable…je suppose que les Rebelles se sont empressés de libérer ceux qui avaient été autrefois accusés de lutter contre l’Empire. Mais si vous voulez mon avis, certains de ces parasites auraient mieux fait de rester pourrir en prison.
-Fermez là ! s’emporta alors Skell
Celui-ci aurait voulu poser bien d’autres questions à l’impérial afin de découvrir d’avantage de choses sur son père. Mais alors qu’il allait poursuivre la conversation, le pilote du speeder blindé se retourna légèrement pour lancer :
-On arrive ! Préparez vous !
Tant pis, il pourrait toujours en reparler plus tard…


***

Dans un entrepôt désaffecté d’un quartier déshérité des bas fonds de Coruscant, un groupe d’individus était réuni en cercle autour de celui qui devait être leur leader. La plupart de ces individus étaient lourdement armés et sur les caisses de matériel qui étaient entreposées dans le hangar, on pouvait discerner une quantité de munitions impressionnante. L’homme au milieu du cercle regarda un à un ses acolytes qui représentaient parfaitement toute la diversité ethnique de Coruscant, avant de déclarer :
-Je sais que ce que je vous demande représente un immense sacrifice. Si nous agissons comme prévu, nous ne pourrons plus revenir en arrière, nous serons des hors la loi, et la Nouvelle République nous traquera. Êtes-vous prêt à affronter cette situation ?
Une seconde à peine s’écoula avant qu’un Bothan à la fourrure d’un marron soutenu ne s’exclame :
-Cet homme nous a tous fait souffrir ! Chacun d’entre nous ici a été marqué dans sa chair par ce fils de chien ! Il doit mourir ! Il n’a pas le droit à une quelconque justice…à part la nôtre !
Un Grant enchaîna aussitôt :
-Oui, nous avons crée les Lames de la Justice pour faire payer les Impériaux. Nous ne pouvons plus reculer maintenant, il nous faut agir et leur montrer que nous sommes déterminés. Le temps est enfin venu pour la peur de changer de camp !
Toutes les autres personnes présentes approuvèrent simultanément. Alors le chef des Lames de la Justice afficha un petit sourire avant de lancer d’une voix déterminée:
-Très bien, les dès sont jetés. Aldwin Faraday doit mourir. Aujourd’hui !

***

Le général Impérial réajusta machinalement son uniforme tandis qu’il s’installait à la barre tout en conservant un air digne et supérieur. Il jeta un regard plein de dégoût au Juge Principal, qui s’il le remarqua ne le montra nullement. Il se contenta en fait de déclarer :
-Bien, aujourd’hui nous poursuivons notre voyage dans l’histoire, dans votre histoire général ! Et naturellement notre chemin nous amène à la Guerre des Clones. Tout le monde dans cette salle sait à quel point ce conflit destructeur a laissé la galaxie pantelante et vulnérable. Palpatine a d’ailleurs su parfaitement en profiter pour construire sur les ruines de la République un pouvoir despotique et criminel. Si vous n’avez pas vécu la Guerre des Clones, vous ne pouvez pas comprendre ce que ce conflit a impliqué. Si vous l’avez vécu…alors votre vie a probablement été totalement différente après. Je suppose que c’est également votre cas général ?
Faraday ne répondit rien. Alors le Juge enchaîna, tandis que les droïds caméras faisaient constamment l’aller retour entre lui et l’accusé :
-Maître Ballawick a demandé à ce que vous vous exprimiez concrètement sur cette période trouble. Je suppose que vous acceptez de nous en dire plus.
Faraday avala alors sa salive pour lutter contre l’assèchement de sa gorge mais n’y parvînt pas réellement. Il répondit malgré tout :
-Je consens effectivement à vous parler des évènements tragiques qui ont secoué Excelsior à cette époque. Je tenterai de vous montrer d’ailleurs que je ne suis pas le monstre usurpateur de pouvoir qu’on a bien voulu faire de moi. Aujourd’hui, je veux que la vérité sur mes débuts au sein de l’armée soit enfin rétablie !
-Nous vous écoutons.
Faraday prit une grande inspiration et commença son récit.


***

Excelsior, Système d’Arrachnalek, 27 ans plus tôt.

Aldwin Faraday avait 35 ans quand la Guerre des Clones éclata dans la galaxie. Etant située sur une route commerciale particulièrement prospère et vitale pour la République, Excelsior ne tarda pas à attirer l’attention de la Confédération des Systèmes Indépendants. L’objectif du Comte Dooku était simple : couper les approvisionnements de la République afin de lui porter un coup majeur dans son effort de guerre. Afin de mener ce plan à bien, les Séparatistes envoyèrent une puissante armée de droïds pour envahir Excelsior, monde paisible qui n’avait plus connu de tourments depuis la fin de la Guerre des Réformateurs.

Faraday regardait avec un mélange de surprise et de joie les magnifiques canonnières de la République descendre par dizaine vers le vaste champ qui servait de point de débarquement pour les forces armées. Aldwin était comme subjugué par la vue de ces vaisseaux de combats qui atterrissaient tandis que le soleil s’apprêtait à poindre à l’horizon. En quelques minutes, ce furent des milliers de clones qui prirent pied sur l’herbe verdoyante d’Excelsior, formant aussitôt les bataillons et s’apprêtant à aller au combat, le tout avec une efficacité remarquable.
Faraday était lui-même quelqu’un de très organisé et de très attaché aux rituels militaires, car il était lieutenant dans les Forces d’Elite d’Excelsior. Après la mort de ses parents et afin de respecter sa promesse, Aldwin avait intégré l’armée où il avait très rapidement fait ses preuves, forçant l’admiration de ses supérieurs. Non seulement Faraday était habile au combat mais faisait en plus preuve d’un réel don pour les stratégies militaires élaborées. C’est presque tout naturellement qu’il avait été nommé chef des Forces d’Elite d’Excelsior, fine fleur des bataillons de la planète et à qui l’on confiait toujours les missions les plus difficiles. Mais cette fois ci, la mission n’était pas difficile, elle était impossible. L’armée régulière d’Excelsior avait été balayée par la supériorité numérique écrasante des Séparatistes, et les Forces d’Elite n’avaient pas pu y changer grand-chose. Sur la centaine d’hommes que contenait l’escouade, il n’en restait plus qu’une cinquantaine aujourd’hui. Mais ces soldats, tout comme Faraday, étaient déterminés à se battre jusqu’au bout au côté de la République afin de sauver leur planète.

Voilà pourquoi Faraday se rua littéralement vers les deux généraux Jedi qui débarquaient à peine de leur canonnière:
-Enfin, vous voilà ! Nous commencions à croire que vous ne viendriez jamais nous aider.
-Le déploiement a pris plus de temps que prévu, répondit un des deux Jedi d’une voix posée.
-Mais maintenant nous sommes bien là, et nous avons reçu comme consigne de chasser les Séparatistes d’Excelsior, ajouta l’autre.
-Bonne nouvelle…j’espère qu’il y aura encore quelque chose à sauver.
Le général qui semblait le plus âgé regarda pendant quelques secondes l’uniforme élimé et sale de Faraday ainsi que son visage couvert de cendres, avant de déclarer :
-Vous avez du souffrir…
Aldwin releva le menton de fierté avant de rétorquer :
-Nous avons résisté. Nous savions que nous devions tenir coûte que coûte jusqu’à l’arrivée des renforts.
-Quelle est la situation ?
-Mauvaise, je le crains. Les droïds ennemis contrôlent la capitale depuis que nous avons été chassé hier soir. L’armée régulière a été décimée, bien que des poches résistent encore dans certains quartiers. Général, les civils n’ont pas eu le temps de fuir ! Ils sont en plein milieu des combats et les Séparatistes ne montrent aucune pitié à leur égard.
-Quelle est la configuration du terrain ? demanda l’autre Jedi.
-Idéale pour une contre attaque. Vous êtes ici au pied d’une des hautes collines qui surplombent la capitale. En fait, celle-ci se trouve dans une sorte de cuvette et est donc facilement attaquable.
-Je vois. Il nous faut une vue de la ville afin d’analyser la situation. Lieutenant, vous êtes prêt à nous guider ?
-Affirmatif. Nous avons juste à monter en haut de la colline !
Le Jedi se tourna alors vers deux Padawans que Faraday n’avait jusque là pas remarqués :
-Donnez l’ordre aux soldats de se mettre en mouvement. La bataille pourrait bien être imminente.
-Entendu.
Puis le général Jedi se retourna de nouveau vers Faraday et fit :
-Allons-y.

Ce qu’il restait des Forces d’Elite d’Exceslior menait l’immense armée de la République qui progressait en rangs serrés. Faraday était aux côtés des Jedi qui avançaient à un rythme soutenu. Pendant quelques secondes, Aldwin ne pu s’empêcher de se retourner et d’admirer ces milliers de soldats qui avançaient comme un seul homme, sorte de marrée humaine qui faisait disparaître l’herbe verte sous leurs pas.
-C’est encore loin ? demanda l’un des généraux Jedi
-Non, plus que quelques dizaines de mètres ! Vous voyez, nous apercevons le point culminant de la colline.
Le soleil ne s’était pas encore levé sur Excelsior mais connaissant bien sa planète, Faraday savait que c’était imminent, comme le témoignait le ciel orange parsemé de touches rose. C’est alors que des explosions se firent entendre, venant à l’évidence de l’autre côté de la colline. Les impacts se multiplièrent et Faraday pu bientôt distinguer des volutes de fumée noires qui montaient vers les cieux.
-Non, pas ça ! murmura le lieutenant en se mettant à courir, aussitôt imité par le reste des Forces d’Elite.
Faraday, le cœur battant à tout rompre, les mains serrant fermement son fusil blaster, accéléra encore l’allure jusqu’à ce qu’il arrive en haut de la colline qui surplombait la capitale. Et là il s’immobilisa, comme s’il avait été brutalement pétrifié. Le spectacle qui s’offrait à ses yeux hagards était apocalyptique.

En contrebas, la jadis prospère capitale d’Excelsior était en proie aux flammes. Des dizaines de maisons et d’immeubles étaient consumés par d’immenses incendies qui ravageaient tout sur leur passage. Des structures entières s’effondraient, provoquant d’impressionnants nuages de poussière grise qui se propageaient dans les rues de la capitale. Et au milieu de cette vision d’horreur, les droïds de la Confédération se livraient à un véritable carnage. Ils abattaient sans hésiter tous les hommes, femmes et enfants qui s’aventuraient dans les avenues, tentant de fuir la colère des incendies dévastateurs. Les civils n’avaient aucune chance, ils étaient systématiquement éliminés, la plupart touché dans le dos et fauché en pleine course. Faraday vit avec dégoût un petit enfant pleurant sa mère être littéralement coupé en deux par la puissance destructrice des lasers des superdroïds des Séparatistes. Les cris de souffrance et d’agonie étaient à peine étouffés par la violence des explosions qui se succédaient inlassablement, transformant la capitale en un champ de ruines et de cadavres. Les gigantesques flammes qui ravageaient la ville venaient se mélanger à la couleur du ciel, créant une lumière étrange, comme sortie tout droit de l’Enfer.
Sentant ses jambes se dérober sous lui, Faraday réprima une forte envie de vomir tandis que sous ses yeux, le massacre de ses compatriotes continuait, inlassablement. Il vit bien des soldats tenter de résister, mais ils furent sauvagement assassinés par la puissance de feu des forces de la Confédération, qui se lancèrent par la suite à une fouille systématique des habitations encore debout. La ville tout entière semblait soumise au chaos, à la destruction et à la mort.

Au moment où les généraux Jedi arrivaient en haut de la colline et étaient eux-mêmes frappés par la violence de ce spectacle apocalyptique, Aldwin Faraday parvînt enfin à bouger et à parler. Rassemblant son courage, il se précipita vers ses soldats et cria d’une voix pleine de colère :
-Nos femmes, nos enfants et nos amis se font massacrer !
Faraday désigna la ville avant de hurler de nouveau :
-Les nôtres meurent !
Puis il se colla à un de ses hommes :
-Peux tu l’accepter soldat ? Peux-tu voir ton monde brûler sans rien faire ?
-Non !
-Et vous soldats, pouvez vous regarder Excelsior sombrer dans les abîmes ? Répondez !
-Non ! hurlèrent aussitôt l’ensemble des Forces d’Elite.
Faraday se retourna alors vers la capitale et cria :
-Alors, vous savez ce qu’il vous reste à faire ! Ce qu’il nous reste à faire ! Battons nous ! Battons nous jusqu’à l’épuisement ! Et s’il faut mourir, mourrons ! Mais faisons le en emmenant le maximum d’ennemis avec nous !
Animé d’une rage et d’une volonté indescriptibles, le lieutenant brandit alors son fusil blaster au dessus de sa tête et s’époumona :
-Pour Excelsior ! Pour nos frères !
-Pour nos frères ! reprirent les Forces d’Elite.
Et soudain, sans hésiter la moindre seconde, Aldwin Faraday se mit à courir et commença à dévaler la colline, hurlant pour se donner du courage. C’est sous les yeux subjugués des Jedi que l’ensemble des soldats d’Excelsior le suivirent, leurs pas écrasant l’herbe tendre de la colline.
-Mais qu’est ce qu’ils font ? Ils sont fous ! Ils vont se faire massacrer ! lança un Jedi
-Il faut faire quelque chose ! répondit un Padawan
C’est alors qu’un des général Jedi se saisit de son sabre laser et fit avec une voix déterminée :
-Puisqu’il en a été décidé ainsi, combattons ! Donnez l’ordre aux bataillons de passer à l’attaque. Que les canonnières nous dégagent le terrain !
-A vos ordres.
Et tout à coup, ce furent des milliers de soldats clones qui dévalèrent à leur tour la colline, armes à la main, guidés par quatre Jedi aux lames étincelantes. La terre se mit à trembler sous cette charge invraisemblable tandis que les canonnières de la République passaient au dessus de la colline avant de plonger sur la ville, le tout dans un brouhaha de turbines.

Aldwin Faraday courait toujours, sentant derrière lui l’immense armée de la République qui s’était mise en mouvement, formidable marrée de soldats prête à se déverser sur la capitale. C’est alors que le destin se chargea de transformer cet acte suicidaire en un acte héroïque incroyable. Se levant enfin, le soleil commença à baigner la capitale de ses puissants rayons. Ceux-ci apparurent de derrière la colline, surchargeant les photorécepteurs des droïds de la Confédération qui ne distinguèrent alors plus que des milliers d’ombres flous se ruant vers eux.
Faraday était bientôt arrivé aux portes de la capitale quand les canonnières passèrent juste au dessus de sa tête et ouvrirent les hostilités, déversant une pluie de feu sur les forces ennemies et détruisant des centaines de droïds. Aldwin s’apprêta alors à tirer, mais fut quelque peu distrait quand les quatre Jedi bondirent littéralement au dessus de lui, leurs longues robes flottant derrière eux. Ils retombèrent au milieu des forces ennemies après un saut d’une vingtaine de mètres et utilisèrent aussitôt leurs sabres lasers pour faire un carnage au milieu des droïds massés. Enfin, Faraday et ses troupes prirent pied dans la ville et c’est dans un chaos indescriptible que le combat débuta, les clones ne tardant pas à leur tour à envahir la capitale et à déchainer les enfers. Sans hésiter une seule seconde, Aldwin ouvrit le feu et s’immergea complètement dans l’affrontement…

La bataille dura plus de sept heures, et quand à la fin les combats cessèrent, les rues de la ville étaient jonchées de cadavres et de carcasses de droïds démantibulés ou calcinés. Assis au milieu des décombres, Aldwin reprenait son souffle, les mains appuyées sur son fusil encore fumant. Le lieutenant se passa la main droite sur les yeux pour s’éclaircir la vue et tenta ensuite de calmer les battements affolés de son cœur. C’est alors qu’un des généraux Jedi s’approcha de lui, les habits élimés et roussis en plusieurs endroits. Le Jedi regarda ce qu’il restait de la ville tout autour de lui avant de dire :
-Nous avons sauvé cette capitale, mais à quel prix !
Aldwin ne répondit rien, alors le Jedi enchaîna :
-Votre attaque était désespérée lieutenant, et elle aurait pu nous coûter très cher si nous n’avions pas eu le soleil dans le dos pour éblouir nos ennemis.
-Vous pensez sincèrement que je n’avais pas pris en compte ce facteur décisif ?
Le Jedi haussa les sourcils de surprise. Puis il continua :
-Alors cette tactique était toute à votre honneur. Je vous ai vu au combat, vous êtes un soldat redoutable. La République aurait bien besoin d’hommes comme vous, à la fois décisif sur un champ de bataille et à même de réfléchir à des stratégies…insensées.
-C’est une offre d’emploi ? demanda Faraday avec un vague sourire forcé.
-Ca se pourrait. Si vous voulez participer à ramener la paix dans cette galaxie, vous savez ce qu’il vous reste à faire !
-Et l’ordre…ajouta le lieutenant.
-Pardon ?
-La paix et l’ordre, répéta Faraday.
Le Jedi ne dit rien. Alors Aldwin se leva avec difficulté, regarda son interlocuteur dans les yeux et dit :
-J’accepte. Je n’ai plus rien qui me retienne ici de toute façon.
Le Jedi sourit :
-Je suis certain que vous ferez de grande chose pour la République.

***
-Aujourd’hui encore la bataille d’Excelsior et son dénouement sont enseignés dans bon nombre d’académies militaires et on s’émerveille à chaque fois de la Charge Héroïque qui a permis à la République de remporter une victoire étincelante.
Faraday se tut alors et plongea son regard de glace dans celui du Juge Principal qui semblait sincèrement impressionné par le récit du général Impérial. Au bout de quelques secondes, il parvînt à se reprendre et à dire :
-Je crois que Maître Ballawick a des questions à vous poser. Maître, la parole est à vous.
-Merci monsieur le juge ! lança Ballawick en sautant sur ses pieds.
Puis il contourna son bureau et se dirigea vers Faraday avec une démarche très théâtrale.
-Général, pouvez nous nous rappeler concrètement ce qui vous a décidé à mener cette charge ?
-Mon peuple était massacré ! Je ne pouvais pas rester là sans rien faire. Je me devais d’agir.
-Quitte à sacrifier votre vie ?
-Oui. Mon existence n’avait pas d’importance face à la liberté d’Exceslior. J’ai fait un choix à l’époque, en mon âme et conscience.
Ballawick afficha un grand sourire avant de poursuivre :
-Oui, oui, oui, bien sûr ! Donc si j’ai bien compris, c’est suite à cette bataille que vous avez intégré l’armée de la République ?
-Tout à fait.
-Dans quel but ?
-Vaincre les Séparatistes et ramener l’ordre dans la République.
-On peut donc dire que vous avez agi pour la stabilité de la galaxie et pour la survie de tous ses peuples ?
-Oui. Mon engagement était noble et désintéressé. Je ne voulais pas faire carrière dans l’armée, je voulais juste être…utile.
Ballawick se mit alors à bondir de joie :
-Voilà ! Etre utile ! Utile ! Je pense que vous avez compris messieurs les Juges qu’Aldwin Faraday n’est pas le monstre sanguinaire qu’on a bien voulu faire de lui ! Il s’est juste perdu et a été manipulé par l’Empire, comme beaucoup d’autres. Cet homme a été un héros de la sinistre Guerre des Clones, ne l’oublions pas !
Ballawick s’immobilisa alors et affichant un grand sourire, précisa :
-Et je n’ai pas d’autres questions.
Alors que l’avocat de la Défense allait se rasseoir tout en affichant un air satisfait, le Juge Principal regarda du côté de l’Accusation et dit :
-La parole est à vous.
L’avocat de l’Accusation se leva lentement et répondit :
-Merci monsieur le Juge.
Puis s’adressant à l’accusé :
-Général, vous nous avez dit que la bataille d’Excelsior avait fait de nombreuses victimes. Combien parmi les Forces d’Elites ?
Faraday se sentit tout à coup mal à l’aise et changea de position avant de répondre :
-Une quarantaine.
-Une quarantaine ! Mais alors rendez vous compte, messieurs les juges, que cet homme qui se tient devant vous a fini la bataille avec seulement dix hommes. Dix hommes ! Il n’a pas hésité à envoyer tous les autres à la mort, sur un coup de tête, parce qu’il n’a même pas pris le temps de réfléchir à une stratégie ! Je dirai même plus, il a condamné inutilement des milliers de clones, il a précipité leur fin tragique sans aucune considération morale !
-C’est faux ! rugit Faraday
-Je ne crois pas, non. Cet exemple met en lumière votre instabilité émotionnelle, votre manque de réflexion et surtout le peu de crédit que vous donnez à la vie humaine ! Même à celle de vos propres compatriotes ! Je crois que cela explique beaucoup de chose, en particulier sur votre comportement lorsque vous étiez au service de l’Empire. Nous avons là les prémices de votre règne de terreur à la tête de l’armée de Palpatine ! martela l’avocat
Soudain, laissant la rage l’envahir et le submerger, Faraday se mit à hurler, faisant ressortir les veines de son cou :
-Mensonges ! Calomnies ! Tu n’es qu’une ordure à la solde de cette maudite Nouvelle République qui a jurée ma perte ! Vous voulez tous salir mon honneur !
La salle fut alors parcourue de murmures outrés et des insultes ne tardèrent pas à fuser. N’en ayant que faire, l’impérial continua tout en postillonnant :
-Pourriture, tu voudrais me traîner dans la boue ! Mais j’ai sauvé mon peuple ce jour là ! Je l’ai sauvé et ça personne ne pourra me l’enlever !
Et tandis que des soldats se précipitaient pour ceinturer Faraday qui voulait à l’évidence s’en prendre physiquement à l’avocat de l’Accusation, celui-ci releva lentement la tête et regarda dans la direction de Ballawick. Puis il conclut d’une voix forte pour couvrir le tumulte :
-Je crois que nous venons d’assister à la chute du héros.




***

Affalé à l’arrière du speeder blindé qui le ramenait au centre de détention, Aldwin Faraday ne cessait de maugréer à voix basse, proférant très certainement des insultes envers l’homme qui avait osé mettre en cause son honneur. A ses côtés, le lieutenant Skell ne savait pas trop quoi penser. L’impérial restait indéniablement une énigme. Cet homme pouvait apparaître comme particulièrement courageux à un moment, et dénué de scrupules à un autre. Dans ces conditions, comment déterminer la véritable personnalité de Faraday ? A moins que ce ne soit précisément cette personnalité bien particulière qui le faisait constamment osciller entre le bien et le mal, entre la volonté de bien faire et l’attirance pour l’obscurité.
Connor releva alors les yeux et regarda pendant quelques secondes la corvette d’assaut qui volait à quelques dizaines de mètres devant eux, continuant à les escorter jusqu’au centre de détention. Mais jusqu’à présent, les trajets s’étaient déroulés sans anicroche et Skell espérait qu’il allait toujours en être ainsi. Connor jeta un coup d’œil en biais à Faraday qui affichait un regard cruel, avant de déclarer :
-Vous savez, ce n’est pas dans votre intérêt de vous en prendre à la Cour !
-Cette vermine m’a insulté !
-Je crois surtout qu’il a tout fait pour vous faire sortir de vos gonds. Et je dirai qu’il a parfaitement réussi.
-Pfff, qu’est ce que vous y connaissez vous, hein ? Après tout, vous n’êtes qu’un soldat !
-Tout comme vous, il me semble, répondit du tac au tac Connor.
Tout à coup un sifflement suraigu se fit entendre, incitant Skell à regarder aussitôt droit devant lui. Et ce qu’il vit lui coupa le souffle. Un missile propulsé à une allure phénoménale percuta de plein fouet la corvette d’assaut qui voltigeait devant eux, perforant littéralement la structure d’acier dans un déchirement de métal. Puis soudain le vaisseau se sépara violemment en deux avant d’exploser brutalement, une boule de flammes incandescente se propageant instantanément.
-Nom de Dieu, on est attaqué ! hurla le pilote du speeder qui lança son véhicule dans une manœuvre d’évitement.
Et tandis que des débris de métal surchauffés venaient s’écraser avec violence contre leur véhicule, Skell entendit distinctement un nouveau sifflement caractéristique.

Et tout s’emballa…



Le chapitre VI sera très mouvementé comme vous pouvez l'imaginer! 8)
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
Merlin: Oh putain il est fort ce con!
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Messagepar Titi77 » Lun 02 Juin 2008 - 21:39   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Ayé, j'ai enfin pu rattraper mon retard. Ca fera donc trois chapitres d'un coup !

(Long post en prévision)
Forme, chapitre 3
Tenling s’attendait à pénétrer dans des pièces luxueuses, mais celle-ci l’était tout particulièrement. Les meubles qui s’y trouvaient étaient tous en bois rare et magnifiquement sculptés, tout particulièrement
répé de tout particulièrement. Tant que j'y suis, j'ai compté 5 mots en -ment en 3 lignes :)
Non merci, général
(virgule)
le commandant de l’antiterrorisme
au risque de me répéter : section antiterroriste / groupe antiterroriste …
préféra se lancer dans un domaine qu’il maitrisait
maîtrisait (et dans les autres chapitres, il y en a quelques uns ;))
Je vous fais confiance pour y parvenir, commandant

-Bien, et que préconisez vous, commandant

Fey’lya a été très
Le conseiller... ?
prête à juger Faraday par contumax si celui
contumace si celui-ci
Trouvez de quoi il en
Pas sûr que le en soit nécessaire
un réseau de terroriste impérial
de terroristes impérial / impériaux selon que tu considère que l'empire s'applique au groupe ou aux terroristes
un groupuscule qui veut l’assassiner…décidemment
décidément
Alors je vais vous apprendre quelque chose qui va surement
sûrement
. Je ne suis ni raciste, ni xénophobe,
; ou .
de cette mascarade que vous appelez un procès soient à même de ne serait ce
serait-ce
-Comment ça ?
Il a fallu que Faraday le lui dise pour que l'avocat y pense ? Quelle sorte de personnage est-ce ?
Nous pourrions faire comprendre à la cours
cour (une cour de justice, un cours de maths)
hésiter à travers le scellé holoprojecté
holoprojeté (sinon c'est un anglicisme)
. Le commandant de l’Antiterrorisme
(au fait, quand tu énonces le titre de Tenling, des fois tu mets une majuscule, des fois non. Faudrait savoir :))
répandu sur le sol afin de les fouiller consciencieusement
on éventre les meubles au sein même de l'appartement et pas dans un laboratoire de police scientifique ou un hangar militaire ?
quant aux tapis

Nous n’arrivons pas à bipasser
bypasser (en 2 endroits dans le texte)
A chaque fois que nous tentons de le cracker
craquer
Impossible, elle est en cortosis renforcé ! Même un sabre laser n’arriverait pas à l’entamer
justement, dans Vision du Futur, Mara dit que le cortosis ne fait que désactiver les lames de sabre laser et qu'autrement, il est assez peu résistant comme métal. Cf le wookie et autres sources plus "officielles"/sérieuses
Alors qu’est ce qu’on peut faire ?
et le mur ? ils peuvent pas le traverser ?
, Faraday a très bien pu contacter quelqu’un n’importe où dans la galaxie
avec du subspatial, il peut contacter quelqu'un ailleurs que dans le système ? sub = sous, dans. Ou alors elle est reliée à un émetteur hyperspatial en orbite ?.
Sinon, les chiffres en lettres ça serait mieux, surtout quand c'est 5/cinq ans et autres trucs simples :)

Forme, chapitre 4
faire le deuil de l’un de leur proche
proches
réajuster le col de sa superbe tenue
uniforme ?
Bien sûr, le temps avait fait son œuvre

Ainsi c’est vous que l’on a chargé d’être mon petit chien
de garde ?
qui venaient en sens inverse et qui comprenaient ou

vers le bureau de droite, où il retrouva Ballawick
changement d'orthographe pour le nom du perso ?
droïdes au lieu de droïds, je pense que c'est la forme francisée "officielle", enfin bon c'est du chipotage à ce niveau
il utilisa son entraînement militaire pour se resaisir
ressaisir
Tout le monde se tu, et on n'entendit

car beaucoup le considéraient

TUONS CES CHIENS DE MONARCHISTES


Forme, chapitre 5
et un vaillant meneur d’hommes

Réconfortante certes, mais au
ô
Ils s’appelaient Azel et Tendra Skell

avant de demander calmement:
-Qu’est ce que vous faîtes, lieutenant ?

comme un fauve en cage, l’harcelant de questions

Un Grant enchaîna aussitôt
un Gand ?
depuis que nous avons été chassés hier soir.

la plupart touchés dans le dos et fauchés

alors plus que des milliers d’ombres floues

capitale et à déchainer
déchaîner
J’accepte. Je n’ai plus rien qui me retienne ici de toute façon
Clin d'oeil ! :)
les Forces d’Elites
Elite
Je crois que cela explique beaucoup de choses,

Nom de Dieu, on est attaqués


Sur le fond, l'histoire est toujours aussi bien écrite et on assiste à un approfondissement des deux personnages principaux, à savoir Skell et Faraday puisqu'on dirait que Tenling restera en retrait. Alors j'ai quand même un petit doute sur Faraday, puisque la seule chose qu'on apprend sur son passé en fait difficilement ce qu'on dit de lui mais surtout un général impérial prêt à appliquer cette fameuse dernière volonté quelle qu'elle soit. L'avenir nous dira ce qu'il en est. Idem
Spoiler: Afficher
pour le père de Skell qui pourrait se révéler être le chef des Lames de la Justice
(perso je ne sais pas si c'est bien ou non).
Sinon, un début de procès bien décrit, des réactions réalistes, justifiées et terrifiantes pour la foule. Pareil pour la situation matérielle précaire de la Nouvelle République qui est bien rendue. Ah et deux clins d'oeil bien placés à la TG (ou plutôt la NTG) ;).
Voilà, une série que je ne peux que me permettre de conseiller à tous (pour le moment mais je doute que l'on soit réellement déçus sur le long terme).
Bonne continuation !
"And gradually their bittersweet laughter floated from the wooden table [...], up, ever up into stars too numerous to count [...], vectoring out across space and time, as if destined to be heard in galaxies far, far away..."
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Messagepar kamocato007 » Mar 03 Juin 2008 - 13:44   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Back on Coruscant avec le chapitre 5 de La Dernière Volonté de l'Empereur. Nous avions quitté Faraday en plein dans ses souvenirs, des flash-backs retraçant d'une manière très romancée la vie d'un personnage encore très mystérieux pour le lecteur. Si dès le départ il ne se présentait pas comme le méchant perso raciste et fasciste, on le découvre sous plusieurs facettes toutes aussi différentes que troublantes :P C'est (au risque de me répéter^^) un excellent perso que voilà, qui d'ailleurs vole complètement la vedette aux autres. Skell, son "garde du corps", a depuis le chap IV pris du gallon et un face-à-face déconcertant devrait s'en suivre juste après le procès.

Premier point : bonne chose de mettre à chaque fois un petit résumé de l'action précédente et de celle du chapitre qui suit sous forme de reportage. La forme est plus intéressante que de banals "previously" et met tout de suite dans l'action.
Le début du chapitre donne l'occasion à Skell de raconter la mort de ses parents. Petit bémol : je trouve que la façon dont il amène le sujet est trop rapide, et trop calme. OK il le braque contre le mur, mais je ne comprend pas pourquoi sa colère reflue et son calme lui permet de raconter ce moment de sa vie. J'ai trouvé ça un peu artificiel. Bon après la révélation de Faraday est pas mal amenée lol. Une big annonce de la taille d'un cliffangher en début de chapitre : rien de "skell" pour se mettre dans le bain. Ressort déjà utilité dans un des Anges Noirs (le 3 je crois?) mais toujours efficace.

La suite est plutôt une double piqure de rappel : la première concernant les Lames de la Justice (Papa Skell en ferait-il partie ? :sournois: et l'autre la DVE. Rien de nouveau sous le soleil, si ce n'est que les Lames sont du bon côté et que la Dernière Volonté de l'Empereur n'est pas une piscine municipale : si Vador est inquiet, je le suis aussi :o
Ensuite vient le procès, et comme le chapitre précédent, un flash-back, l'occasion pour la DW touch de sortir de sa plume (ou son clavier) pour nous livrer une page de pure action comme au bon vieux temps. Dans cette scène de la guerre des clones, Faraday réussit un superbe retournement de force et mène la République, qu'il jure de servir, à la victoire.
Le Faraday-Pétain qui est dépeint dans ce chapitre est digne du perso décrit tout au long de la fic : arrogant et complexe. Qui est-il vraiment ? La suite des flash-backs devrait être passionnante, puisque ses agissements au sein de l'Empire et surtout au côté de Palpatine seront à la lumière. Sans compter, au second plan, sur les Lames (qui devrait passer au premier au prochain chapitre, vu la fin en trompette) et la DVE toujours aussi mystérieuse :P

Bref, style bon, des phrases un peu longues parfois, mais la forme est globalement sympa; la scène d'action est évidemment à la hauteur des AN, ça fond dans la bouche. Le chapitre est assez long mais il pose à nouveau les bases de la suite. Chapitre 6, le rendez-vous est pris :wink:
[i]Kamo.
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Messagepar AJ Crime » Mar 03 Juin 2008 - 17:14   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Ch4:

Très bon chapitre, mais je n'en suis pas surpris venant de toi. C'est très bon et ce n'est ni trop long ni trop informatif. Il suffit juste de trouver le temps de s'asseoir et de lire tranquillement. Malgré tout, quelques questions / remarques sur du fond principalement.

La journaliste : Alinya Kalway , ça fait vachement irlandais comme nom ça ?

DW a écrit:encore pendant des secondes qui semblèrent durer une éternité

"quelques" à la place de "des" me paraît plus approprié et fluide.

DW a écrit:que la foule se jeta avec violence contre les barrières de sécurité et tenta de forcer

Y ont rien de mieux que des minables barrières de sécurités dans la galaxie SW avec leurs magnifiques boucliers déflecteurs ???

DW a écrit:leurs canons à eau

Les canons à eau, ça marche partout ça... Pour noyer les pauvres mères de famille piétinée par la foule, histoire de les achever proprement. Des ondes soniques, ça pourrait marcher aussi, histoire de faire moins de dégâts en fonction de la fréquence utilisée bien sur. Ou alors un mur de force... Il faut bien qu'ils servent à quelque chose ces jedi enfin libérés du joug de l'empereur... (même s'ils ne sont pas très nombreux)

[quote"DW"]-Un lynchage public, ni plus, ni moins ! Je haïs ce bas peuple, ces abrutis qui lorsqu’on leur laisse un tant soit peu de liberté en profitent pour vous poignarder dans le dos et vous pourrir de l’intérieur ![/quote]
perso je l'attraperai par les étiquettes et la peau du cul pour le balancer en pâture à cette foule du "bas peuple" comme dit si bien ce monsieur...

DW a écrit:juges. Un pupitre pour chaque juge du procès. Derrière ces pupitres, on voyait les luxueux sièges en cuir rouge dans lesquels les juges allaient s’installer

Le mot "juge" 3* en une ligne et demi... c'est trop je crois....

DW a écrit:qui était elle en parquet flottant.

Un peu surpris, je suis, de trouver dans SW, ce matériau...

DW a écrit:de son cœur et de refluer les décharges d’adrénaline qu’il sentait palpiter dans ses veines

Un peu bisard le "de refluer les" j'aurais ajouté "faire" dans l'expression.

DW a écrit: se tu

c'est deux mots reviennent régulièrement. J'avais envie de demander: "Ils se tuent tous ici ???"

Je trouve qu'au début du flachback de faraday les paragraphes sont trop longs. Ils mériteraient peut-être d'être redécoupé pour aérer le texte. En tout cas, on voit bien là que c'est une affaire de famille que de se faire cracher dessus.

DW a écrit: spasmes quand les impacts se firent ressentir

la fin de la phrase me paraît un peu bancale....

DW a écrit: corps abandonnés de ces parents

se sont les siens de parents, non ?

Ch 5:

Et ben c'est bon tout ça les personnages gagnent à raconter leurs histoires respectives. Tout cela est fort intéressant, plein d'images et de recherches pour rendre une ambiance à la fois lourde dans le procès et vivifiante de voir ses gens vivre et se déchirer, vider leur sac, se trouver des points communs malgré le fossé qui les sépare. Encore quelques petites réflexions... Vraiment pas beaucoup. J'attends donc les chapitres suivant pour m'offrir encore un peu de lecture fort agréable, cela va sans dire.

Pour les chiffres et nombres, ben ça s'écrit en toutes lettres d'habitude !!! Fainéant, va !

DW a écrit:de mon père comme un fauve en cage

le fauve était libre à l'époque. Ils l'ont mis en cage qu'après son arrestation.

Dire à quelqu'un, même de façon détournée, qu'il sera exécuté quelque soit les réponses qu'il donnera après une séance de torture n'est pas meilleur moyen d'en obtenir les confessions.

DW a écrit:Il vit bien des soldats tenter de résister, mais ils furent sauvagement assassinés

On assassine pas des soldats qui résistent. On les combat, ou on les abat, on les élimine si tu veux aussi. Mais ce n'est pas un assassina puisque qu'un acte de combat pendant une guerre.
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Messagepar Notsil » Ven 06 Juin 2008 - 15:48   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Encore un très bon chapitre ^^ La personnalité de Faraday est décidément intéressante et reste la clé de voûte de cette histoire à première vue ^^

J'ai pensé comme Titi et Kamo niveau spoiler, alors comme ça parait tellement évident est-ce que nous aurons raison ou pas, ça reste à voir ^^

Niveau fautes : (j'ai essayé de virer les doublons existants avec Titi et AJ, mais comme d'hab on est plutôt complémentaires ^^)

j’avais en vie de hurler quand vous avez frappé

->envie

Mais quel pouvait bien être la teneur de ce projet ?

->quelle

quand Connor Skell ne pu s’empêcher d’interpeller

->put

Êtes-vous prêt à affronter cette situation ?

->prêts

les magnifiques canonnières de la République descendre par dizaine

->dizaines

Aldwin ne pu s’empêcher de se retourner et d’admirer ces milliers de soldats

->put

formidable marrée de soldats prête à se déverser sur la capitale.

->marée

Je suis certain que vous ferez de grande chose pour la République.

->grandes choses

cette maudite Nouvelle République qui a jurée ma perte !

->juré

Une fin de chapitre qui nous laisse justement sur notre faim !! ^^
"Qui se soumet n'est pas toujours faible." Kushiel.

Novembre approche...
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Messagepar Darkwilliam » Ven 06 Juin 2008 - 21:43   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

J'ai malheureusement pas le temps de réagir à tout car je n'ai que provisoirement une connexion internet . La semaine prochaine, je serai pas là normalement...mais j'essaierai de passer pour livrer le chapitre VI que j'ai terminé hier soir. :wink:
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
Merlin: Oh putain il est fort ce con!
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Messagepar Darkwilliam » Sam 14 Juin 2008 - 17:30   Sujet: Re: La Dernière Volonté de l'Empereur

Bon, déjà merci à tous pour votre lecture. Je réagis pas sur les fautes, comme d'hab, j'en prends bonne note. Réagissons plutôt sur le fond.

au fait, quand tu énonces le titre de Tenling, des fois tu mets une majuscule, des fois non. Faudrait savoir

Justement j'en sais rien! Quelle est la règle? :D

justement, dans Vision du Futur, Mara dit que le cortosis ne fait que désactiver les lames de sabre laser et qu'autrement, il est assez peu résistant comme métal. Cf le wookie et autres sources plus "officielles"/sérieuses

Tiens, je m'en rappelais plus de ce passage dans Vision du Futur. Merci pour la piqure de rappel! :wink:

et le mur ? ils peuvent pas le traverser ?

Ca va venir! :D Mais c'est quand même plus simple d'essayer d'ouvrir une porte que de découper un mur!

changement d'orthographe pour le nom du perso ?

Exact! J'avais même pas remarqué! :shock: Va falloir que j'harmonise quand la fic sera terminée pour qu'il y ait pas de différence entre les chapitres.

Alors j'ai quand même un petit doute sur Faraday, puisque la seule chose qu'on apprend sur son passé en fait difficilement ce qu'on dit de lui mais surtout un général impérial prêt à appliquer cette fameuse dernière volonté quelle qu'elle soit. L'avenir nous dira ce qu'il en est.

La personnalité de Faraday restera difficile à cerner jusqu'à la fin...où il devra finalement faire un choix. Par contre, il est vrai que les prochains chapitres vont continuer cette introspection de Faraday. L'objectif est d'en faire un perso qui soit contrasté et surtout pas manichéen (ce qu'on a tendance à me reprocher quand je crée des "méchants")!

Premier point : bonne chose de mettre à chaque fois un petit résumé de l'action précédente et de celle du chapitre qui suit sous forme de reportage. La forme est plus intéressante que de banals "previously" et met tout de suite dans l'action.

Oui je vais continuer d'avoir recours à cette technique qui permet de remettre le lecteur dans le bain d'un chapitre à l'autre. Sauf pour le chapitre VI, dont le début ne se prête guère à ce genre de "rappel". Vous allez bientôt voir pourquoi! :)

Pour ce qui est de la révélation concernant le père de Skell, je sens que je me suis fait griller plus tôt que prévu. Vous deviez en arriver à la conclusion que vous avancez déjà, mais pas tout de suite! Vous êtes trop fort! Ou alors, c'est une ficelle scénaristique trop prévisible? :o

Dire à quelqu'un, même de façon détournée, qu'il sera exécuté quelque soit les réponses qu'il donnera après une séance de torture n'est pas meilleur moyen d'en obtenir les confessions.

Non non, le père de Connor n'est plus dans la pièce à ce moment là. Il n'entend pas cette phrase de Faraday.

J'avais envie de demander: "Ils se tuent tous ici ???"

:D :D

Y ont rien de mieux que des minables barrières de sécurités dans la galaxie SW avec leurs magnifiques boucliers déflecteurs ???

Euh...je sais pas...Joker! :D

La journaliste : Alinya Kalway , ça fait vachement irlandais comme nom ça ?

Peut-être je sais pas...j'ai toujours dit que je n'étais pas bon pour trouver des noms qui faisaient très "Star Wars". :o Moi, je suis d'avantage doué pour trouver des noms qui pourraient apparaître dans des romans anglo-saxons. :D

Bon voilà, encore merci pour vos comms! La suite arrive! 8)
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
Merlin: Oh putain il est fort ce con!
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