Duel de Soldats

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Messagepar Darkwilliam » Ven 24 Aoû 2007 - 20:48   Sujet: Duel de Soldats

Bon bon bon, quand faut y aller, faut y aller!8)

Yeaaaaaah, je suis de retour! :D

Comme ça fait déjà quelques mois que je n'avais plus rien écrit, il était temps pour moi de m'y remettre. J'avoue que je me suis lancé dans cette histoire sur un coup de tête, sans trop y réfléchir (ce que je vais devoir faire maintenant que j'ai crée ce topic :D ) et j'espère donc que ce début d'intrigue vous plaira (et déjà vous intéressera).:wink:

Les deux premiers chapitres serviront à poser les bases de l'histoire. Je précise que cette FF ne sera pas trop longue, un peu dans le style d'Ombre et Lumière.

Allez zou, tous les commentaires sont les bienvenus!

Mesdames et messieurs, je vous présente:


Duel de Soldats




Chapitre I: Le Soldat


La ville est en ruine. Presque la totalité des batiments a été anéantie, que ce soit par les bombardements ou les missiles des tanks de la République. La ville ressemble à un immense cimetière, ou des fantômes errent, à la recherche d'une cachette salvatrice. L'impression d'horreur est renforcée par la noirceur du ciel, dû à l'agglutination de nuages menacants. Il pleut très souvent, rendant le sol boueux et spongieux. Il pleut comme si la planète tout entière pleurait le drame qui se déroulait sous ses yeux. La République est en guerre contre elle. Ses milliers de soldats ont débarqué pour mettre un terme à la sédition de Nolvana, planète jusque là prospère et paisible. Des milliers de clones mais aussi des machines de guerre, des chasseurs... Et même, des Jedi. Ces maudits Jedi qui à l'aide de leur insensée sorcellerie mènent leurs troupes avec bravoure et détermination. Ils les guident dans les ruines de la capitale, véritable champ de bataille. Les rues sont désertes et jonchées de débris, les carrefours sont obstrués par des carcasses encore fumantes de mécanoïdes. Les hauts immeubles ont la grande majorité de leurs fenêtres explosées, des débris de verre se répandant un peu partout. Ces mêmes immeubles sont noircis par la poussière et les cendres. Jadis paisible, Nolvana et sa capitale offrent désormais une vue cauchemardesque.

***

Tout a commencé il y a trois mois. Ne supportant plus la politique d'ignorement menée par la République auprès des autorités Nolvaniennes, celles ci ont décidé de rejoindre le mouvement Séparatiste du Comte Dooku, croyant en la possibilité d'un futur meilleur. Nolvana a déclaré publiquement au Sénat, sa volonté de quitter la République afin de se construire un avenir serein, un avenir sans corruption, sans manoeuvres politiciennes et sans complots en tout genre. Un idéal bien difficile à atteindre. Surtout quand la République et son armée ont décidé de vous en empêcher. Tout à coup, dès que Nolvana a menacé par sa sécession de couper l'approvisionnement en denrées de certains mondes riches du Noyau, le Sénat a demandé l'envoi de troupes armées pour rétablir l'ordre.

Mais les autorités Nolvaniennes ont refusé de céder, répétant à l'envie qu'elles étaient libres de choisir leur destin. Dooku a personnellement appuyé cette démarche, envoyant des contingents de superdroïds sur la planète pour la défendre. Sentant que la situation lui échappait, la République a fait de Nolvana une de ses priorités. Les Jedi aussi. Du jour au lendemain, la guerre s'est déclarée. Une guerre sans pitié, sans pardon, sans retour en arrière possible. Au début du conflit, les forces Républicaines ont littéralement enfoncées les lignes Nolvaniennes, les repoussant sans cesse, massacrant les droïds de la Confédération ainsi que les soldats natifs de la planète. La République ne faisait pas de détail: elle bombardait massivement, réduisant en poussière les villages qui lui résistaient, elle lançait ses machines de guerre en première ligne, dévastant tout sur leur passage. Les Nolvaniens ne cessaient de reculer, se rapprochant toujours un peu plus de leur capitale.

Mais la situation a changé.

D'abord parce que l'hiver a pointé le bout de son nez: les températures ont chuté et la visibilité s'est réduite. Dans ces conditions, la République a perdu petit à petit de sa superbe car elle connaissait bien moins le terrain que les natifs. Et surtout, les autorités Nolvaniennes ont décidé que leur capitale serait le coeur de la guerre, que c'était en ce lieu que la bataille allait se gagner...ou se perdre. La ville s'est donc transformée en une citée fortifiée, rapidement assiégée. Mais les soldats de Nolvana ont trouvé des ressources insoupçonnées pour défendre leur capitale, pour en faire un lieu de martyr pour les forces de la République. Les natifs ont aménagé leur capitale en une zone particulièrement dangereuse, truffée de pièges, de guet-apens...Mieux, ils ont érigé un véritable mur de défense qui semblait crier à la face des forces Républicaines "Vous ne passerez pas". Et la République n'est pas passée. Des hordes de clones ont tenté de prendre la capitale, en vain. Des tanks-scarabés ont été envoyés, aucun n'est revenu. La résistance des Nolvaniens est à la fois héroïque et incompréhensible. Héroïque, parce qu'ils luttent depuis maintenant 3 mois et 28 jours. Incompréhensible parce que pour préserver leur liberté, ils ont été jusqu'à provoquer la perte de leur capitale.

Ne parvenant pas à prendre la ville, la République a décidé de la raser de la carte. C'était il y a 8 jours. Au petit matin, des bombardiers ennemis ont troué l'épaisse couche nuageuse et ont déchainé les enfers. Les bombes sifflaient en tout sens, explosaient violemment, emportant à chaque fois dans la mort des soldats...et des civils. Le siège aérien a duré toute la journée, sans arrêt. Au crépuscule, la capitale était ravagée. Des cratères immenses étaient apparus en son sein, les immeubles s'effondraient les uns après les autres, des volutes de fumée immenses grimpaient vers les cieux. La capitale était à genoux. Sûr de son fait, la République a lancé un nouvel assaut. Ce fut terrible. Mais ce que la République ne savait pas, c'est que les Nolvaniens avaient construit sous leur ville un impressionnant réseau de tunnels et de caches, leur permettant pour la plupart de survivre aux bombardements. Ces soldats ressortirent au moment voulu, prenant en étau ou à revers des forces Républicaines trop confiantes. Ce fut un carnage. Des milliers de soldats et de clones moururent ce jour là, jonchant le sol sale de cadavres ensanglantés. Les Nolvaniens étaient parvenus à installer des blasters automatiques sur pied aux fenêtres des immeubles encore debout. Pris dans un feu croisé destructeur, les clones furent massacrés avant même d'avoir pu réagir. Plus tard, ce furent les mines à plasma qui firent trembler les forces ennemies, carbonisant les soldats, atomisant les mécanoïds. Au bout de 12 heures de bataille, le général Jedi ordonna la retraite et les forces Républicaines se replièrent aux alentours de la ville, là ou elles avaient installé leur camp de base.

La capitale de Nolvana avait gagné le droit à un répit, mais à quel prix! Lors des rares moments de calme, les militaires devaient ramasser les cadavres et les empiler dans des impasses, là où ils ne géneraient pas les manoeuvres des convois armés. Le soir, les amas de corps étaient brûlés, d'immenses flammes grimpant aussitôt vers le ciel, lui donnant une teinte rougeoyante. Le siège avait également affamé la population qui crevait littéralement de faim. On retrouvait tous les jours des civils décharnés, morts dans des coins boueux et malodorants. La ville ne possédait plus d'electricité, ni d'eau potable. Les maladies se répandaient inéluctablement et les autorités, retranchées dans leur quartier général, n'avaient ni le temps ni les moyens d'y faire quelque chose. La capitale mourrait à petit feu. Inéluctablement. Mais il était trop tard pour reculer.

***

J'ai l'impression de ne plus me souvenir de ce que l'on ressent quand les rayons du soleil carressent votre peau. Je ne me souviens plus non plus de la dernière fois que j'ai pris un bon bain chaud, ou un bon repas. Tous les jours, je lutte pour ma survie, tous les jours, je crains d'être emporté par la mort. Et la nuit, bien souvent carapaté dans une cachette de fortune au milieu des rats, je fais des cauchemars. Des cauchemars horribles. Je vois des cadavres se relever pour me poursuivre, je les sens s'aggripper à moi, ralentir ma fuite, m'enserrer le cou, m'étouffer petit à petit. Je dors mal, je suis fatigué, je suis à bout de nerf. Et pourtant, il faut se battre, encore et toujours. Appliquer les ordres, repousser l'ennemi, donner la victoire. Ma ville ne ressemble plus qu'à une immense plaie béante, je ne reconnais plus les quartiers dans lesquels je déambulais, nombre de mes amis sont morts, mais je n'ai même pas le temps de m'en attrister! Je n'ai pas le temps car déjà les ennemis sont de retour, et je dois reprendre mon arme. Ma seule amie. La seule chose qui me raccroche encore au monde des vivants. Vivre pour tuer, tuer pour vivre. Je m'appelle Endrik Del et je suis lieutenant dans les Forces de Défense Nolvanienne.

***

-Endrik, réveille toi!
J'ouvris les yeux avec difficulté et me passa aussitôt la main sur le visage pour me les frotter et m'éclaircir la vue. Je regardais alors le jeune homme qui se trouvait à mes côtés et qui venait de me secouer l'épaule. Je m'étonnais une fois de plus de la jeunesse de ce visage, de la douceur de ses traits juvéniles. On aurait dit un enfant. Mais n'en était-il pas un après tout? Avoir 16 ans et être plongé dans une terrible guerre n'est pas quelque chose de compatible. Et pourtant il était là! Tomek était un soldat enrolé de force que j'avais pris sous ma protection. Ou que tout du moins je surveillais. Mais je ne voulais pas le considérer comme mon ami parce que je savais pertinnement qu'un jour où l'autre, il allait mourir et que cela me déchirerait le coeur. Je faisais donc tout pour ne pas m'attacher à lui. Je le traitais comme un soldat, rien de plus.
-Qu'est ce qu'il y a? murmurais-je en me redressant contre le mur sur lequel je m'étais endormi.
-Mouvement ennemi repéré dans le secteur Sud!
Ces simples mots suffirent à me mettre en état d'alerte. Je bondissais sur mes pieds et tout en me baissant, je me rapprochais de la fenêtre la plus proche. Discrètement, je jettais un coup d'oeil au dehors. Tout semblait calme, mortellement calme. Je me trouvais au dernier étage d'un immeuble de cinq étages à la facade criblée d'éclats d'obus. Il n'y avait plus aucune fenêtre d'intact, ce qui permettait à de glaçants courant d'air de circuler dans la structure.

Mes yeux balayèrent les rues aux alentours en une fraction de seconde. J'avais acqui des réflexes depuis le début de cette guerre, j'étais devenu particulièrement observateur et remarquait les moindres détails anormaux. La ville qui s'étendait à mes pieds n'était plus qu'un amas de pierre, de permabéton, de ferracier et de tôle carbonisée. Ce n'était plus une capitale, c'était une ville fantôme jonchée de débris. Je me retournais vers Tomek qui me dévisageait avec ses grands yeux bleus. Son visage était couvert de suie, ce qui faisait ressortir son regard de glace. Il se passa nerveusement la main dans les cheveux et dit:
-Alors?
-Je n'ai rien vu. Tu es sûr de toi?
-Oui, je les ai vu progresser au niveau de l'airtaxi écrasé!
-Combien sont-ils?
-Je l'ignore.

Je réflechissais quelques secondes avant de me remettre en position auprès de la fenêtre. Je regardais aussitôt en direction de la caracasse encore fumante de l'airtaxi. Je restais là quelques secondes, immobile, la respiration haletante...Là! Un mouvement!
Je saisissais aussitôt mon fusil lunette DLC-38, tout droit sorti des usines de technologie de pointe Nolvaniennes, et réglais la lunette de visée. Oui, Tomek avait raison, des ennemis étaient bien en approche. Je pouvais discerner le sommet d'un casque de clone qui apparaissait par intermittence au niveau d'une vitre brisée de l'airtaxi. Je ne pouvais pas par contre savoir précisément combien ils étaient. Mais leur simple présence déclenchait en moi une grande appréhension et en même temps un sentiment jouissif. J'allais intervenir, j'allais une fois de plus me servir de mon arme pour la défense de Nolvana. Je savais que ma cause était juste, que j'étais dans mon droit. Ils étaient les envahisseurs, ils étaient les meurtriers! C'est ce que je me répetais toujours avant de tirer. Avec à chaque fois, de moins en moins d'effet.

Je posais avec délicatesse le bout de mon fusil sur le rebord en béton de la fenêtre et plaçait lentement mon oeil devant le réticule de visée. Mon doigt venait carresser la gâchette et s'immobiliser, prêt à faire feu. Je restais impassible, guettant la moindre erreur de mes adversaires. Je savais qu'elle ne tarderait pas à venir. Il suffisait juste d'être patient, terriblement patient.

Je ne sais pas combien de minutes s'écoulèrent ainsi. Je ne faisais même plus attention aux goutelettes d'eau qui s'écrasaient inlassablement sur le rebord de la fenêtre, pas plus que je ne faisais attention à la respiration rapide de Tomek juste derrière moi. Je savais que le jeune homme me regardait, je pouvais le sentir. Il devait être intrigué. On aurait pu me croire endormi, je ne bougeais pas, et les soulévements de ma poitrine étaient imperceptibles.

Et soudain, je la vis. Une tête casquée venait d'apparaître au niveau de l'avant défoncée et carbonisée de l'airtaxi. Elle redisparut presque aussitôt. Mais je savais à présent que les clones n'allaient pas tarder à se mettre en mouvement, qu'ils se pensaient hors de portée. Je retins ma respiration. La tête réapparut, et une main gantée fit un signe annonçant un mouvement imminent des soldats. Mon tir déchira le silence qui régnait dans la ville morte. Le laser vint se loger en plein dans la boite cranienne du clone. Le casque explosa littéralement, propulsant des débris de métal et de verre en tout sens. Les autres clones se jetèrent à couvert derrière l'airtaxi alors que le corps de leur chef s'écroulait lamentablement dans une flaque d'eau.
-Tu l'as eu? demanda aussitôt Tomek derrière moi
-Oui.

***

L'avantage après le premier tir, c'est que l'ennemi n'a pas pu vous localiser, pas encore du moins. L'effet de surprise étant avec vous, vous bénéficiez de l'avantage. Ils ne peuvent déterminer où vous êtes précisément et se sentent donc traqués. Et quand on est traqué, on commet forcément d'infimes erreurs qui peuvent couter très cher.

Un bout de casque réapparut au niveau de la fenêtre arrière brisée de l'airtaxi. Sans aucun scrupule, sans aucun remord, sans même réfléchir, j'appuie de nouveau sur la gâchette. Le laser transperca le casque et arracha un bout de cervelle au clone qui bascula à la renverse. Le silence revint aussitôt.
-Tu l'as eu?
-Oui.
-Combien sont-ils encore?
-Je dirai deux, sans certitude.

***

L'inconvénient, après le second tir, c'est que l'ennemi a pu vous localiser. En général, il essaye lui aussi de vous atteindre mais étant vous même un professionnel, vous ne vous faites pas avoir car vous avez déjà tout anticipé, tout prévu. Mais ce jour là, mes adversaires avaient une ressource innatendue.

Je vis tout à coup un long tube métallique apparaître par la fenêtre brisée de l'airtaxi et dont l'embout était précisément dirigé vers l'immeuble dans lequel je me trouvais. J'eu une fraction de seconde pour réagir. Je bondis sur mes pieds, me précipita vers Tomek et tout en me jetant sur lui, j'hurla:
-A TERRE!!
Quelques milisecondes plus tard, une rocket perfora de plein fouet la facade de l'immeuble dans un sifflement caractéristique, arrachant des pans entiers de béton, faisant s'écrouler la majeure partie du toit et mettant en péril l'intégrité même de la structure. Des blocs de pierre se déversèrent sur le sol, s'écrasant avec violence, meurtrissant le sol. Par chance, je ne reçus pas de débris importants même si je fus sérieusement touché au niveau du dos. Et quand la pluie de débris cessa, j'eus le soulagement de constater que Tomek et moi n'étions pas enseveli vivant. Nous parvînmes rapidement à nous dégager des décombres et en rampant à travers l'épaisse fumée, je me dirigeais vers un trou perforé dans le mur. J'y glissais le bout de mon fusil et ajustais une fois de plus mon oeil droit dans la lunette. Les deux clones restants me croyaient très certainement mort après cette attaque. Et dans un cas semblable, l'ennemi devient toujours trop confiant et finit toujours par apparaître à découvert.

Alors que de grandes fissures venaient craqueler les murs encore debout de l'immeuble, je vis les deux soldats de la République sortir de leur cachette et se précipiter en courant vers un autre abri de fortune. Ils n'arrivèrent jamais à destination. Je pressa la détente une première fois et une fraction de seconde plus tard, le premier soldat s'écroulait sur une plaque de duracier, du sang s'écoulant en abondance de sa carotide tranchée. Le temps d'un battement de coeur, je visais le dernier clone et fit feu. Fauché au niveau du coeur, l'homme pivota sur lui même avant de tomber sur son camarade.

J'attendis quelques instants, calmai les battements affolés de mon coeur et essuyai rapidement la sueur qui perlait sur mon front. Et comme à chaque fois, j'entendis Tomek me demander:
-Tu les as eus?
-Oui...comme d'habitude.

Tomek me sourit et s'écria:
-Alors viens, rentrons au campement et fêtons ton nouvel exploit! Je suis sûr que tout le monde voudra célébrer l'homme aux 188 tués!
Modestement, je répondis:
-Oui, probablement.

Je m'appelle Endrik Del et je suis lieutenant dans les forces de Défense Nolvanienne. Je suis un sniper.


La suite bientôt...enfin normalement! :D
Modifié en dernier par Darkwilliam le Sam 25 Aoû 2007 - 17:59, modifié 1 fois.
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Messagepar Kalax Undrogan » Ven 24 Aoû 2007 - 20:55   Sujet: 

Je suis désolé DW, mais j'arrive vraiment pas à me mettre dans ton truc... :( Je pense qu'il n'y a que moi dans ce cas, et sache que j'aimerais pouvoir m'y interresser, mais jpeux que lire en diagonal... :?
Moi j'crois pas aux vampires, et j'y croirais jamais, mais j'crois ce que mes yeux voient, et mes yeux c'qu'ils ont vus, c'était des vampires !
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Messagepar Titi77 » Ven 24 Aoû 2007 - 21:21   Sujet: 

Je dois dire que cette nouvelle n'est pas forcément facile d'accès comme l'a dit Kalax. Je pense que c'est à cause de l'évocation des combats qui y est faite.
Un seul mot m'est venu à l'esprit après l'évocation des combats dans la capitable en ruines : Stalingrad. (la vraie ville, pas forcément le film même si la fin m'y fait penser ;) )
En tout cas, une description crue et violente de l'âpreté de la guerre. Et vue du côté Séparatiste, ce qui ne gâche rien (à bas les clones !).
On attend la suite (avec un duel contre le sniper républicain ?):D
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Messagepar ilu » Ven 24 Aoû 2007 - 23:12   Sujet: 

Il est vrai qu'il est un peu difficile de se mettre dans le bain. Peut-être est-ce la narration à la première personne, qui est somme toute assez inhabituelle je trouve. :)

Néanmoins, une fois cela mis de côté, il faut avouer que le sujet est originale. Pour une fois, on voit la République comme un régime politique immoral, ayant pour unique politique de préserver ses interêts, au détriment de ceux des populations.
Original, mais pas déplaisant :)

Espérons que la suite soit d'aussi bonne facture ;)
Arrête de contempler les étoiles. Rejoins-les!
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Messagepar Kieffer » Ven 24 Aoû 2007 - 23:53   Sujet: 

Très belle entrée en matière. :wink:

Une nation luttant pour sa survie face à un assaillant implacable, la lutte de forces inégales pour le contrôle d'une ville-symbole, les bombardements visant à la réduire en cendre, des hommes livrés à eux-même seuls au milieu de cet enfer, et parmi eux, un homme simple, un sniper, un héros surtout.

J'ai moi aussi vu apparaitre dans mon esprit certaines scènes du film de Jean Jacques Annaud, "Stalingrad". Le film était excellent, j'espère que cela augure de bons auspices pour la suite de ta Fan Fiction Darkwilliam. :)
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Messagepar Django » Sam 25 Aoû 2007 - 1:10   Sujet: 

Enfin DW a repris sa plume. :) :) :) :)

Effectivement, on vois des scènes de "STAINGRAD" mais je crois que dans toutes les guerres, il y a des synpers qui font leurs boulots.

Je vois que tu n'a pas perdu la façon de tenir tes lecteurs en halène. Allez DW mets nous la suite rapidement.

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Messagepar Dolarn Sarkan » Sam 25 Aoû 2007 - 10:49   Sujet: 

Oooooooooh mais j'avais zappé que ma Willoute était dans le coup...

Je lis ça tte à l'heure et j'édite ! :wink:
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Messagepar Darkwilliam » Sam 25 Aoû 2007 - 12:28   Sujet: 

Alors alors, déjà merci à tous ceux qui ont ou qui vont lire ce début d'histoire. Ce n'est que le premier chapitre, il sert surtout à donner le ton et à dépeindre l'ambiance.

Pour le style narratif à la première personne, c'est fait exprès (naaaan, pas possible? :D ). C'était une sorte de défi car perso, je trouve ça plus dur que d'écrire à la 3ème personne du singulier! Et en plus, ça change, ça fait de l'innovation! :D

Pour l'ambiance, je me suis en effet inspiré des villes et de leur état après des bombardements massifs lors de la Seconde Guerre Mondiale. Et maintenant que vous le dites, l'idée des snipers est effectivement présente dans le film Stalingrad, mais comme je ne m'en rappelle plus trop (ça fait longtemps que je l'ai vu) je pense que les rebondissements seront différents! Enfin, je l'espère! :)
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Messagepar Dark Furious » Sam 25 Aoû 2007 - 12:35   Sujet: 

Salut, moi j'aime bien ton histoire, je trouve qu'elle représente bien la corruption de la république.( même si j'ai pitié pour les clones :cry: )
" La peur mène à la colère, la colère mène à la souffrance... euh non, elle mène à la haine, la haine mène à la mort... zut! la haine à la colère... arhh! et puis m****! viens te battre sale jedi !"
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Messagepar Django » Sam 25 Aoû 2007 - 16:01   Sujet: 

Salut DW,

A la fin tu écrits :
"J'attendis quelques instants, calma les battements affolés de mon coeur et essuya rapidement la sueur qui perlait sur mon front. Et comme à chaque fois, j'entendis Tomek me demander: ....."

il faudrait que tu mettes les verbes calmer et essuyer à la première personne du passé simple soit :

"J'attendis ........, calmai ........, essuyai .........."

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Messagepar Dolarn Sarkan » Sam 25 Aoû 2007 - 17:56   Sujet: 

Mais c'est très très bien mon Willou !

Bon, tu explores un thème qui te tient à coeur, l'action, donc tu es très à l'aise dans les descriptions et c'est tant mieux pour le lecteur ! Le vocabulaire est parfaitement choisi, ni trop technique, ni trop vague, on comprend donc tout à fait la situation et, surtout, on visualise immédiatement ce que tu mets en scène.

De la scène, parlons en justement. Là où certains ont vu, à juste titre je dis pas le contraire, Stalingrad, j'y vois l'extension de scène telle qu'on peut en voir sur Hoth ou encore celle avec Ki-adi-Mundi pendant l'Ordre 66 (me souviens plus de la planète, honte à moi), c'est à dire du combat d'infanterie et, dans ce cas précis, de la guérilla urbaine. Cela change des multiples batailles spatiales (qui font partie intégrante du genre Space Op' ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit) et explore comme je l'ai sous-entendu plus haut une autre facette des combats SW. Mention spéciale pour cela donc.

Sur la forme, rien à dire. Le style est fluide malgré le thème, le vocabulaire, comme je l'ai dit, approprié et la narration à la première personne (qui soit dit en passant n'est pas si présente que cela, les passages dépeignant la situation sont dans un mode relativement traditionnel) renouvelle quelque peu un genre qui avait pris ses aises dans un système narratif convenu.


Encore une fois, félicitations Willou pour ce premier chapitre de très bonne facture qui n'appelle qu'à être confirmé et même, oserai-je, dépassé !

:wink:
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Messagepar Darkwilliam » Sam 25 Aoû 2007 - 18:02   Sujet: 

Merci mon Dodo, ça fait rudement plaisir que de lire ton avis! :oops: :wink:

Django, tu as raison, j'ai modifié ça! Comme quoi, la première personne du singulier du passé simple, c'est pas la plus évidente à utiliser! Que ferais je sans toi? :wink: :D

Allez hop, attelons nous à l'écriture du prochain chapitre! 8)
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Messagepar Darkwilliam » Dim 26 Aoû 2007 - 16:30   Sujet: 

Et voilà le chapitre 2, qui sert à présenter l'autre personnage principal de cette histoire. A remarquer aussi, les nombreux parallélismes que j'ai essayé de tisser entre ces deux premiers chapitres. :)




Chapitre II: L'Autre Soldat


Le campement semblait désert en cette heure matinale, rien ne bougeait, personne ne déambulait, tout était calme, appaisant. En tendant l'oreille, on pouvait même entendre les chants des oiseaux. Car malgré l'horreur de la guerre, malgré les massacres commis et les bombardements intensifs, les oiseaux étaient toujours là, comme s'ils symbolisaient la volonté de la quiétude de redevenir maitresse de Nolvana. Mais le calme qui avait envahi le campement des forces de la Grande Armée de la République était illusoire. Car dans les vétustes tentes disposées à intervalle régulier, les soldats n'étaient qu'endormis. Et ils s'apprêtaient à être tirés de leur sommeil agité et sommés de remettre leurs armures, de charger leurs armes et de se lancer une fois de plus à l'assaut d'une capitale pourtant imprenable.

Enfin le calme était trompeur car il venait après des centaines de cris d'agonie de tous les soldats qui étaient morts dans de grandes souffrances, ici même, au sein du camp. On ne comptait plus le nombre de clones qui étaient revenus grièvement blessés, certains ayant même perdu des membres au combat. On ne prennait plus le temps de réellement les soigner car l'on savait pertinnement qu'ils étaient perdus. Et de toute façon, la République manquait cruellement de médicaments et les stocks s'amenuisaient jour après jour. A l'Ouest du camp se trouvait donc l'endroit le plus sinistre qui soit: la morgue. Elle était bondée, et des corps devaient donc être disposés dehors, recouverts par des draps sales. Au début, les généraux Jedi insistaient pour que tous les morts soient dignement enterrés. Mais devant l'importance des pertes, il fut bientôt nécessaire de brûler les dépouilles pour ne pas risquer la propagation de maladies mortelles. Chaque journée se finissait donc par un grand bûcher funéraire et une cérémonie d'hommage, plus courte à chaque fois.

Le campement de la République avait été installé à deux kilomètres environ des premières habitations de la capitale. Au début, les généraux ne souhaitaient pas véritablement s'établir; pensant que les affrontements seraient de courte durée. Ils se trompaient. Et bientôt, les soldats eux mêmes tentèrent d'améliorer leur confort afin de garder le moral, tant bien que mal. Certains commençaient même sérieusement à penser que la bataille pouvait encore s'éterniser plusieurs mois, qu'elle ne pouvait se solder que par l'anéantissement pur et simple de l'un des deux camps. Cette perspective avait de quoi dérouter et ébranler même les plus téméraires des soldats. Et un mot cauchemardesque venait hanter les esprits des clones, un mot qui avait été transmi pour tout ce qu'il représentait d'horrible et de destructeur: Jabiim. Les Jedi eux mêmes avaient peur de ce simple mot. Trop de souffrance y était rattachée.

Et alors que la pluie se déversait sur le camp de la République, les soldats clones émergèrent de leur sommeil. Et c'est presque mécaniquement qu'ils enfilèrent leurs armures. A la différence des civils, ils ne se posèrent pas la fatidique question: "que vais-je faire aujourd'hui?". Non, ils ne se la posèrent pas parce qu'ils savaient qu'aujourd'hui, comme hier et comme demain, ils allaient faire la guerre. Tout simplement. Pour rester en vie et pour porter haut l'étendard et les valeurs de la République. Vivre pour tuer et tuer pour vivre.

***

J'ai le sentiment que tous les jours se ressemblent sur cette maudite planète. Il pleut, il fait froid, le vent est désagréable et s'insinue dans les moindres recoins de mon armure. Tous les jours la même vue s'offre à moi. Un paysage déroutant et intriguant, un paysage de mort et de désolation. Tous les matins, je peux regarder les grandes volutes de fumée noire qui au loin s'échappent des toits de la capitale. Et à chaque instant de la journée, je peux me rappeller que la guerre n'est pas finie, que les Nolvaniens nous résistent et qu'ils nous font vivre un calvaire. Et tous les matins le cauchemar recommence, inlassablement. Pourtant, je ne suis pas fait pour ressentir des sentiments tels que la peur, la colère, le désespoir, le chagrin...et cependant, quel être de chaire et de sang ne pourrait pas être atteint par tant de noirceur et de violence? Sur Nolvana, même les âmes les plus endurcies se fissurent, même le plus courageux des soldats peut craquer. Moi je résiste encore, parce que je veux servir la République jusqu'au bout, jusqu'à ma mort. Et pour cela, je n'ai qu'une seule amie: mon arme. Je m'appelle EPS-54, nom de code: Epsilon et je suis lieutenant dans la Grande Armée de la République.

***

Les turbines de la canonnière de la République émettaient un bruit monotone et régulier. Mais il avait aussi quelque chose de rassurant, d'appaisant. Je savais pertinnement que si je pouvais entendre ce bruit, cela signifiait que tout était calme au dehors et que personne ne prennait pour cible notre vaisseau. Pas encore du moins. Je ne prennais pas le temps de regarder par la vitre ce qu'il se tramait en dessous de moi. Je savais que nous survolions à présent des grandes plaines verdoyantes, troublées parfois par la présence de grandes fermes. Jadis, ces fermes avaient assuré la production de denrées appreciées et recherchées dans les mondes riches du Noyau. Aujourd'hui, ces fermes étaient en cendres et leurs propriétaires, morts ou en exile. Je ne me posais pas souvent de question, surtout pour les aspects qui ne concernaient pas ma mission. Mais tout de même, la progression vers la capitale imposait-elle de tout raser sur notre passage?

Un bruit de frottement me sortit de mes pensées. Je regardai à ma droite et vit que le soldat GT-45, nom de code Getro, était en train d'astiquer avec minutie son blaster long. L'arme était magnifique et dans un état parfait. La bonne tenue d'une arme était un élément déterminant lors d'un conflit qui s'éternisait. Avoir du mauvais matériel était synonyme de mort. Getro était un clone à part pour moi, non pas qu'il eut un comportement différent des autres clones, mais tout simplement parce que j'avais tissé des liens de proximité avec lui. Les Jedi appellaient ça...l'amitié. Si le fait de ne pas vouloir que Getro meure au combat était une preuve d'amitié, alors oui, ce simple soldat était mon ami. J'ignorais pourquoi, peut-être était ce parce que nous avions combattu ensemble et que nous nous étions mutuellement sauvés la vie à plusieurs reprises.

***

Une légère secousse me fit relever la tête vers le poste de pilotage où les deux pilotes semblaient légèrement inquiets. Je me relevais prestemment et regardais à l'extérieur. Je réglais les macrobinoculaires intégrées de mon casque pour voir au loin. Et je compris ce que les pilotes redoutaient. Nous approchions de la capitale. L'agglutination de bâtiments en ruines et carbonisés avait de quoi ébranler le moral de n'importe quel soldat. Survoler les villages déjà dévastés et conquis étaient une chose, s'aventurer en plein territoire ennemi en était une autre. Pourtant l'Etat Major avait été très clair, nous avions besoin d'information sur la position précise des forces ennemies. Il nous fallait à tout prix déterminer où étaient disposés les poches de résistance, quelles avenues étaient particulièrement défendues, lesquelles étaient plus vulnérables. Dans l'optique de conquerir la ville, il nous fallait à présent faire preuve de prudence. Trop d'homme était déjà mort au combat. Nous ne pouvions plus nous permettre de comettre des erreurs.

La voix aux intonnations métalliques du pilote me parvint par les capteurs auditifs amplifiés de mon casque:
-Nous arrivons. Préparez vous!
Je ne répondis même pas, ce n'était pas la peine. Je sentis que Getro venait de se lever et qu'il s'approchait de la paroi de la cannonière. Il appuya sur un bouton plat et rouge et aussitôt, les portes latérales du vaisseau s'ouvrirent dans un sifflement perçant, permettant à l'air frais de s'engouffrer dans l'appareil. La canonnière ralentit sa progression et le vent fut moins violent. Je jetais un rapide coup d'oeil en dessous de moi et aperçevais les rues jonchées de débris et apparemment désertes de la capitale. Je pouvais discerner les flammes qui continuaient de dévorer certaines habitations, tout comme j'étais en mesure d'apercevoir les corps de soldats étendus à même le sol dans des positions parfois insolites mais qui traduisaient de la violence et de la soudaineté de leurs morts. Le pilote se retourna de nouveaui vers moi et me cria:
-Veillez à ce que l'on ne se fasse pas descendre pendant que nous faisons les relevés topographiques!
-Entendu.
Je comprennais maintenant pourquoi l'Etat Major n'avait pas voulu envoyer plus de soldats dans le vaisseau. La Grande Armée ne pouvant se permettre des pertes trop lourdes, il vallait mieux limiter le nombre de soldats envoyé en mission d'observation quand cela pouvait être fait. Nous étions quatre dans la canonnière et Getro et moi même avions donc la charge de tous nous protéger.

Des bandes de brumes semblaient s'accrocher aux maisons dans certaines parties de la ville, ce qui rendait la tâche d'ennemis potentiels aisée. Je n'aurai pas pu discerner leur approche même si je l'avais souhaité. Et c'est d'ailleurs ce maudit brouillard qui faillit nous coûter la vie.

Alors que Getro s'était installé en position de tir, ses jambes se balançant dans le vide, je m'approchais à mon tour de la porte latérale gauche de la canonnière, et saisit mon fusil à lunette DC-99, l'arme la plus performante et la plus précise de l'armée de la République. Bien qu'elle fut abimée en de multiples endroits par d'innombrables combats, rien n'aurait pu me séparer de cette arme. Elle était en quelque sorte mon ange gardien.

Tout à coup, un sifflement sur-aigu se fit entendre et avant que je ne puisse comprendre ce qu'il se passait, une puissante explosion ébranla l'arrière de la canonnière qui fut violemment propulsée en avant. Je perdis l'équilibre et fut balancé contre le poste de pilotage, tandis que Getro était fort heureusement attiré vers l'intérieur du vaisseau. Malgré tout, il fit un vol plané impressionnant et s'écroula lourdement sur le sol métallique. Des alarmes se mirent à hurler et des craquements sinistres parcoururent tout l'appareil.
-Qu'est ce que c'était? hurlai-je
-Un missile...et...nom de...en voilà un autre!
A peine avait-il fini sa phrase que le pilote s'arc-bouta sur ses commandes, faisant brutalement pencher la canonnière vers la droite. Une fraction de seconde plus tard, je vis le missile nous frôler et continuer sa course folle devant nous.
-Vers la gauche! hurla à son tour le copilote
Nouveau sifflement, nouvel écart brutal, nouvelle vision du missile se perdant dans le ciel.
-On est attaqué! Trouvez les et descendez les!
Je me précipitais vers la porte latérale alors que Getro était déjà en position. Tandis que la canonnière faisait un large demi-tour, nous tentions de débusquer nos ennemis. Je regardais avec attention dans mon réticule de visée et tentais d'analyser minutieusement la scène qui se déroulait sous mes pieds. Je passais en revue toutes les maisons et m'attardait sur chaque alcove, bien que les secousses dûes au vol rendent cette tâche ardue.
-Je ne vois rien, cria Getro
Au même instant, mon regard fut attiré par un mouvement furtif à l'angle d'une rue. J'attendis quelques secondes avant d'avoir confirmation puis criais à mon tour:
-Je les ai repérés!
-Tu peux les avoir? me demanda Getro
-Je pense.

***

Notre vaisseau continuait sa course et s'apprêtait à passer de nouveau au dessus des tireurs embusqués. C'était un mal pour un bien car même si cela nous mettait en danger, cela me permettrait aussi de pouvoir viser correctement. Je me calais en position de tir, le fusil niché au creux de mon épaule et attendis quelques instants, ma respiration suspendue. Soudain, un Nolvanien apparut dans mon réticule de visée. Il se mit à genoux et brandit son lance-missile par dessus son épaule. Il nous visait...
Il n'eut jamais le temps de tirer. Je pressai la détente et en une fraction de seconde, mon tir atteignait de plein fouet sa cible. Le soldat s'écroula face contre terre tandis que son arme tombait devant lui. Je vis alors un deuxième soldat apparaître de derrière le mur, ou tout du moins son bras, tentant d'aggriper le lance missile. J'aurai très bien pu me contenter de le blesser, mais ce n'était pas ma mission. J'étais là pour tuer à chaque coup, ni plus, ni moins.
Mais à cet instant précis, la canonnière dessina un nouveau demi-tour qui m'éloigna de fait de ma cible, lui donnant le temps nécessaire pour récupérer son arme. Ne perdant pas un seul instant, je bondis sur mes pieds, traversa la canonnière et me remis en position de tir de l'autre côté. Avec une rapidité effrayante, je retrouvai ma proie, prête à tirer. Une fois encore, je fus plus rapide. Je fis feu et mon tir vînt se loger en plein dans la poitrine de l'assaillant qui bascula à la renverse. Je m'autorisai enfin à reprendre ma respiration.
-Il n'y a plus de danger? demanda aussitôt le pilote
-Non.
Getro me tapota affectueusement l'épaule et je devinai que derrière son casque qui ne laissait transparaitre aucune expression, il souriait:
-Qu'est ce qu'on ferait sans toi?

Je n'eus jamais le temps de répondre. Soudain, une pluie de lasers s'abattu sur la canonnière qui trembla violemment. Dans un bruit de déchirement métallique, je vis les lasers transpercer la paroi et cribler le cockpit de décharges énergétiques. La verrière ne résista pas longtemps et explosa en mille morceaux, projetant des débris de verre acérés en tout sens. Le pilote fut poignardé en de multiples endroits et s'écroula mollement sur ses commandes, du sang s'échappant des trous perforés dans son armure. Le copilote tenta aussitôt de prendre le contrôle de la canonnière qui commençait à partir en crabe, mais de nouvelles salves de laser vinrent frapper le vaisseau de plein fouet. Je bondis en arrière pour éviter d'être touché. Le copilote n'eut pas cette chance et fut atteint par plusieurs impacts. Il s'affaissa sur le côté, toujours emprisonné par son système d'attache. Sans plus personne pour la piloter, la canonnière commença à chuter, se dirigeant à une vitesse folle vers la ville.

***

Alors que les alarmes se déclenchaient de nouveau, Getro et moi même fumes catapultés en l'air et allâmes nous écraser violemment contre la paroi délimitant l'accès au cockpit. Alors que je roulais au sol et tentais de me stabiliser, j'hurlai à Getro:
-Prends les commandes! Redresses l'appareil!
La canonnière était en chute libre et tombait comme une pierre. Getro se jeta sur les commandes, écarta du bras le corps du pilote et tenta de redresser la course folle de notre vaisseau. Je vis les sommets des immeubles encore debout qui approchaient inéluctablement et je cru que j'allais mourir.
-Attention! hurla Getro
Il tira de toutes ses forces sur les commandes et parvînt à relever le nez de l'appareil. Au même instant, nous frôlames le toit d'un immeuble dans un grand fracas métallique. La coque grinça, s'enfonça, le toit de la structure vola en éclats, projetant d'importants blocs de pierre. Alors que Getro parvenait à stabiliser notre vol, j'hurlai:
-Demi tour! Retrouvons les fumiers qui nous ont attaqué!
Getro ne dit rien, se contentant d'éxecuter la maoneuvre. A peine avions nous fait demi tour au dessus de la ville en ruines que de nouvelles salves de lasers fusèrent tout autour de nous.
-Ils sont en dessous! cria Getro
Je me précipitais vers la porte latérale, saisissais mon fusil et me mettais en position de tir. Je les vis aussitôt: deux soldats munis de blasters à fréquence de tir rapide, des armes particulièrement dangereuses.
-Réduis au maximum les secousses! criai-je à Getro
-Je fais de mon mieux!
Alors que nous passions juste au dessus de nos assaillants, nos turbines gémissants, je fis feu sans hésiter. Mon premier tir fit mouche et dégomma le Nolvanien qui s'effondra après avoir hurlé de souffrance.
-Refais un passage! ordonnai-je à Getro

Le soldat clone, commençant à bien maitriser son appareil, dessina un virage serré qui fit trembler la structure déjà affaiblie de la canonnière. Il poussa les gaz au maximum, arrachant un profond tremblement aux turbines. Puis, virevoltant entre les décharges d'énergie ennemies, il abaissa tout à coup son altitude de vol, nous rapprochant dangereusement de la cime des bâtiments les plus élevés. Je fus moi même surpris par cette manoeuvre audacieuse. Ma cible se déplaçait à présent, courant dans de petites ruelles désertes, s'arrêtant à intervalle régulier pour nous canarder. Il disparut à l'angle d'une grande bâtisse dont la façade principale était en ruine, et ne réapparu pas. Le Nolvanien semblait vouloir jouer à cache-cache. Cela tombait bien, j'avais toujours été excellent à ce jeu là. Bénéficiant d'une meilleure vue d'ensemble du fait de ma position élevée, je regardais aux alentours et devinais où mon adversaire allait déboucher. Je criais à Getro:
-Diriges toi vers le grand batiment plat plus au Nord et bloque la rue attenante! On va l'avoir!
-T'es sûr de toi?
-Certain!
La canonnière reprit de l'altitude, vira séchement et se précipita vers la zone que je venais d'indiquer, son nez pointant légèrement vers le sol à la manière d'un hélicoptère. Habilement, Getro abaissa alors son altitude et s'intercalla entre deux immeubles, obstruant de fait la ruelle et créant de grands déplacements d'air qui envoyèrent voler au loin des détritus disséminés un peu partout.
-Restes en vol stationnaire!
-T'en as de bonne toi!
Getro n'eut pas longtemps à attendre. Je vis le Nolvanien déboucher à l'angle de la rue, précisément là ou je l'avais prévu. Arrivant face à la canonnière, il s'immobilisa à 150 mètres de nous. Il n'eut pas le temps de faire un autre mouvement. Je visais et tirais sans hésiter. Ma salve atteignit un point vital de ma cible qui bascula en arrière et s'effondra les bras en croix.
-C'est fait! Remontes!
Getro reprit aussitôt de l'altitude dans un nouveau mugissement de turbines. Je me dirigeais vers le cockpit et glissais à mon ami:
-On rentre à la base.
-J'ai une bonne nouvelle malgré tout. Pendant toute notre escapade, nos instruments de relevé tournaient. L'Etat Major va avoir des donnés précises à étudier.
-Oui...mais nous avons perdu deux hommes.
Getro ne répondit rien. Et tandis que notre vaisseau en piteux état se dirigeait vers notre campement, je ne pouvais m'empêcher de repenser à ce que je venais de faire. Une fois de plus, j'avais tué pour la République.

***

Je ne me pose pas souvent de question mais ce jour là je ne pus m'empêcher de me demander si tout ceci était bien nécessaire.

Je m'appelle EPS-54, nom de code: Epsilon et je suis lieutenant dans la Grande Armée de la République. Je suis un sniper.
Modifié en dernier par Darkwilliam le Mar 28 Aoû 2007 - 11:21, modifié 1 fois.
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Messagepar Kieffer » Dim 26 Aoû 2007 - 16:40   Sujet: 

Prem's. 8)
Que dire ? Comme d'habitude, c'est un plaisir de te lire.
C'est aussi un plaisir que de découvrir l'autre protagoniste de cette Fan Fiction, un clone parmi tant d'autres et pourtant si singulier.
De l'action, un peu de morale et beaucoup d'adrénaline, c'est une aventure envoutante.
Continue comme cela, tu tiens le bon bout. :)
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Messagepar ilu » Dim 26 Aoû 2007 - 18:19   Sujet: 

Même remarque, c'est toujours un plaisir de lire.

J'ai remarqué une petite faute, néanmoins:
- Remontes!"


Le S est en trop, car c'est de l'impératif ;)

Sinon, j'attends la suite avec impatience
Arrête de contempler les étoiles. Rejoins-les!
ilu
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Messagepar Django » Lun 27 Aoû 2007 - 1:18   Sujet: 

Chapitre 2 lu.

Dans ce chapitre, nous assistons à la guerre du côté républicain. Après l'avoir fait dans le chapitre 1 chez les Novaliens.

La description de la situation et de l'atmosphère est excélente. Le profil physcologique du républicain est trés bien décrit.

A part quelque faute comme : prennais qui ne prend qu'un "n", qui ne gène en rien la lecture ce chapitre est excélent.

Aller DW met nous la suite rapidement.

@ plus
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Messagepar Darkwilliam » Lun 27 Aoû 2007 - 10:14   Sujet: 

Merci à tous pour vos avis, c'est très encourageant et motivant pour l'écriture de la suite. :wink:

Je vais m'y pencher sérieusement cette semaine afin de pouvoir vous proposer le troisième chapitre assez rapidement.
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Messagepar Titi77 » Lun 27 Aoû 2007 - 15:12   Sujet: 

Wooohoo ! Toujours aussi bon !
J'aime bien l'évocation de la guerre de deux points de vue différents et pourtant terriblement proches si on y regarde de plus près. Troublant et finalement émouvant parce qu'on se rend compte que tout ça (la guerre) c'est vraiment mal : après tout le novalien et le clone pourraient être amis.

Sinon, il reste quelques coquilles comme
cauchemard
(sans le d). Mais rien de grave ;)
"And gradually their bittersweet laughter floated from the wooden table [...], up, ever up into stars too numerous to count [...], vectoring out across space and time, as if destined to be heard in galaxies far, far away..."
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Messagepar Darkwilliam » Lun 27 Aoû 2007 - 19:52   Sujet: 

Merci Titi! :)

Ah oui, tiens, je sais pas pourquoi, je veux toujours mettre un "d" à cauchemar! :D

Je suis content que tu perçoives les similitudes entre les deux camps et la bêtise de cette guerre parce que ce sera justement le fil conducteur de cette FF! :wink:
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Messagepar Minos » Mar 28 Aoû 2007 - 8:45   Sujet: 

A mon tour ! J'aime bien ce début d'histoire : pas de Sith, pas de Jedi, pas de Force, c'est chouette, ça change de d'habitude.
En plus, je suis fan des films de guerre, et là, on s'y croirait, avec une ambiance froide et brutale qui rappelle Stanlingrad, le Soldat Ryan et Band of Brothers.
C'est très bien retranscrit, on visualise très bien les scènes, et l'idée du parallèle entre les deux snipers est très intéressante, je trouve.

Il reste quelques fautes, comme "pertinnement", qui s'écrit "pertinemment", que tu utilises une fois dans le chapitre 1 et 2 dans le 2. Et pour ce qui est l'impératif à la deuxième personne du singulier, on ne met pas de "s" pour les verbes du 1er groupe, et on en met un pour les deux autres.
Mon seul bémol sera pour le sniper dans sa canonnière : j'ai un peu de mal à croire qu'il puisse être aussi efficace dans de telles conditions. :P

Bien vite la suite ! :)
Minos
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Messagepar Darkwilliam » Mar 28 Aoû 2007 - 11:21   Sujet: 

Yeaah, un lecteur de plus! Merci pour les compliments, je vais tâcher de poursuivre dans cette voie. :)

Et merci aussi pour les fautes relevées! :wink:
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Messagepar Notsil » Mar 28 Aoû 2007 - 14:10   Sujet: 

J'ai bien aimé aussi ^^ Une histoire, 2 points de vue, chacun compréhensible et bien rendu...

L'ambiance est bien rendue, je répète les autres mais ça fait de suite penser à Stalingrad ^^

Enfin le calme était trompeur car il venait après des centaines de cris d'agonie de tous les soldats qui étaient morts dans de grandes souffrances, ici même, au sein du camp.

Bon, ya peut être que moi que ça choque que le camp soit complètement silencieux : les blessés sont tous morts en même temps ? ^^ surtout si yen a des centaines qui crient ^^

On ne comptait plus le nombre de clones qui étaient revenus grièvement blessés, certains ayant même perdu des membres au combat.

Ici le "même" me fait bizarre : ça donne l'effet que tant qu'on n'a pas perdu un membre on n'est pas vraiment grièvement blessé ^^

On ne prennait plus le temps de réellement les soigner car l'on savait pertinnement qu'ils étaient perdus.

Et là pareil pour le "réellement" : on les soigne ou on ne les soigne pas car ça ne sert à rien non ? ^^

M'enfin à part ce petit passage du début du chapitre 2 qui m'a gêné, ça se lit bien et ces 2 points de vue sont intéressants, voyons ce que ça donnera par la suite ^^
"Qui se soumet n'est pas toujours faible." Kushiel.

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Messagepar bioman » Mar 28 Aoû 2007 - 14:46   Sujet: 

Ca y est, j'ai lu :D

J'aime bien, comme tout le monde, ça me fait penser à un film très connu, commençant par un S, et finissant par talingrad :D .
L'histoire est originale (pas de jedi, pas e sith, pas de batailles spaciales, pas de droides, pas de Force, pas de Bioman, pas de >Bisounours... :x, pas d'anges noirs, pas d'invisible :D ) et permet de voir les deux points de vue, on est bien tenu en haleine et la narration à la première personne est bien gérée

Voilà, vivement le prochain chapitre
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Messagepar Darkwilliam » Mer 29 Aoû 2007 - 10:05   Sujet: 

Notsil a écrit:
Enfin le calme était trompeur car il venait après des centaines de cris d'agonie de tous les soldats qui étaient morts dans de grandes souffrances, ici même, au sein du camp.

Bon, ya peut être que moi que ça choque que le camp soit complètement silencieux : les blessés sont tous morts en même temps ? ^^ surtout si yen a des centaines qui crient ^^


Nan, bien sûr qu'ils ne sont pas tous morts en même temps! :D Mais ce que je voulais dire, c'est que depuis le dernier assaut massif contre la capitale, tout ceux qui étaient revenus grièvement blessés étaient depuis décédés. Selon moi, plus on s'éloigne d'un point de vue temporel d'une bataille, moins l'on entend les cris des blessés parce que nombre d'entre eux succombent. Bon je dis pas qu'on entend pas un ou deux petits gemissements par ci par là! :D

On ne comptait plus le nombre de clones qui étaient revenus grièvement blessés, certains ayant même perdu des membres au combat.

Ici le "même" me fait bizarre : ça donne l'effet que tant qu'on n'a pas perdu un membre on n'est pas vraiment grièvement blessé ^^


Lol, nan là en fait, je sous entendais qu'il y avait des "degrés" dans les blessures et qu'on pouvait peut-être plus facilement se remettre d'un tir de laser qui n'aurait pas atteint un point vital que de l'arrachage d'un membre!

On ne prennait plus le temps de réellement les soigner car l'on savait pertinnement qu'ils étaient perdus.

Et là pareil pour le "réellement" : on les soigne ou on ne les soigne pas car ça ne sert à rien non ? ^^


Bah en fait, j'ai surtout pensé aux injections de morphine que l'on fait aux soldats même si l'on sait très bien qu'ils vont mourir. On essaye de les "soigner" ou tout du moins de les soulager mais on connait parfaitement l'issu. Un médecin tentera toujours quelque chose même s'il sait que c'est peine perdue, d'ou la présence ici du "réellement"... :wink:

En tout cas merci pour ton avis Notsil, ça montre que tu réflechis à ce que tu lis! :)

Et merci aussi à Bioman pour son avis... :)
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Messagepar AJ Crime » Jeu 30 Aoû 2007 - 9:17   Sujet: 

salut Darkwilliam,

J'ai lu ton premier chapitre, désolé du retard, mais je pense que le trouble qui en a étreint quelques uns proviens des temps des verbes. En effet, j'ai identifié des présents mêlés dans des formes passées. Cela est évidemment fait dans le but de décrire parfaîtement; et faire passer ton message. Malheureusement, l'effet n'est pas au rendez-vous!

Perso j'ai bien aimé même s'il a fallut que je relise quelques phrases au début. Je lis le deuxième chapitre lorsque je peux.

Euhh une dernière choses il me semble que quelques passé simple auraient merités d'être exprimé à l'imparfait. Juste pour l'exemple:

J'ouvris les yeux avec difficulté et me passa aussitôt la main


"Passais" je pense. L'action se fait aussitôt mais se passer la main sur le visage dure un certain temps.

De la même façon je ne suis pas tout a fait d'accord avec Django:

"J'attendis ........, calmai ........, essuyai .........."


j'aurais plutôt mis "J'attendis....., calmais....., essuyais....."

une histoire de point de vue, je pense et de style surtout. Les avis sont souvent partagé sur l'emploi de temps plutôt que d'autres. A moins d'être un prof de Français bien évidemment.

Y aurait pas un prof de Français pour nous dire ce qu'il en pense lui?

Allé je lis la suite dès que j'ai du temps, j'aime bien tes petits soldats moi.

Bye!
En quête de votre intérêt et de vos suggestions, votre dévoué serviteur dans la force, AJC
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Messagepar ilu » Jeu 30 Aoû 2007 - 12:19   Sujet: 

Ayant pris un Bescherelle car le post de AJ Crime me faisait douter, je pense que Django a raison si Darkwilliam utilise du passé simple, et toi tu as raison si c'est l'imparfait ^^

Du coup, c'est à l'auteur de voir comment il veut décrire son action ;)

Petite faute, Darkwilliam:
Dans l'exemple donné par AJ Crime, sur le verbe "passa"

A la première personne du singulier, si tu utilise le passé simple, cela aurait donné: passai
;)
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Messagepar bioman » Jeu 30 Aoû 2007 - 12:29   Sujet: 

Moi, je trouve que ça manque de subjonctif plus que parfait ce texte :D , ou de subjonctif imparfait, des temps facile à utiliser, pour exemple, la phrase test donnerait


que j'eusse attendu..., que je me fut calmé, que j'eusse essuyé :lol:
qui donne un lecture fluide, sans accroche, avec une conjugaison compréhensible par tous :lol:
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Messagepar AJ Crime » Jeu 30 Aoû 2007 - 12:29   Sujet: 

Tout à fait Ilu. Je le voyais dans ce sens, c'est un choix d'auteur même si une personne très portée sur la langue Française aurait un avis plus tranché sur la question.

Tout est une question de régles et de mesure. (encore une histoire de chevalerie, pour les amateurs de Lancedragons.)
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Messagepar Darkwilliam » Jeu 30 Aoû 2007 - 12:39   Sujet: 

Hé hé, intéressant ce petit débat. :)

Personnellement, pour faire un choix entre le passé simple et l'imparfait, je me demande si l'action que je veux décrire est brève ou longue, si elle s'inscrit durablement dans le temps ou non (en prenant comme postulat que de toute façon, je suis au temps du récit donc j'utilise des temps du passé...)

Ainsi l'action de se passer la main sur le visage est pour moi brêve, donc j'utilise le passé simple. L'ambiguité vient aussi de l'utilisation de la première personne du singulier, qui complique le tout! Je trouve d'ailleurs que c'est un défi intéressant mais difficile à relever que d'utiliser cette personne associée au passé simple! J'espère m'améliorer au fil de la fic! :wink:

En tout cas, merci AJ Crime d'avoir donné ton avis et ravi que l'histoire te plaise. 8)
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Messagepar Django » Jeu 30 Aoû 2007 - 17:26   Sujet: 

Bioman,

Utiles-tu le subjonctif imparfait tous les jours dans tes conversations? Moi, je trouve au contraire que ça alourdi la lecture.

AJ Crime,

Si tu utilises l'imparfait ce qui n'est pas faux, c'est tous les verbes qu'il faut mettre à ce temps.

Mais c'est à l'auteur de décider de l'emploi des temps pour la conjugaison.

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Messagepar Dolarn Sarkan » Jeu 30 Aoû 2007 - 17:43   Sujet: 

Ma Willoute, j'essaie de lire ton 2ème chapitre le plus vite possible pour t'en faire la critique aussi construite que ma première.

:wink:
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- End of line -
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Messagepar bioman » Ven 31 Aoû 2007 - 10:25   Sujet: 

Bioman,

Utiles-tu le subjonctif imparfait tous les jours dans tes conversations? Moi, je trouve au contraire que ça alourdi la lecture.


Bien entendu, dans toutes mes phrases, ça me donne un style (alors que qu'il aurait fallyu que j'eusse plein d'autres idées sinon pour séduire les filles :lol: ).

Pour redevenir sérieux, l'utilisation du subjonctiof, c'était une blague, ça rendrait illisible le texte :D (mais ça serait amusant, je vais éssayer :D )
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Messagepar Kalax Undrogan » Ven 31 Aoû 2007 - 10:31   Sujet: 

Si tu utilises l'imparfait ce qui n'est pas faux, c'est tous les verbes qu'il faut mettre à ce temps.

Mais c'est à l'auteur de décider de l'emploi des temps pour la conjugaison.



Tu as raison, l'auteur décide, les lecteurs suivent ! :D Moi personnellement j'utilise toujours l'imparfait, mais si on fait pas gaffe, on peut faire des erreurs rapidement ! :lol:

Bonne continuation DW ! :D
Moi j'crois pas aux vampires, et j'y croirais jamais, mais j'crois ce que mes yeux voient, et mes yeux c'qu'ils ont vus, c'était des vampires !
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Messagepar Den » Ven 31 Aoû 2007 - 15:50   Sujet: 

A mon tour^^
Chouette histoire très intéressante et surtout originale et bien écrite! Une ambiance très Frère d'armes qui m'a scotché à mon écran!
En somme, je suis impressionné et j'accroche vraiment à ce type d'histoire.
Vivement la suite :lol:
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Messagepar AJ Crime » Sam 01 Sep 2007 - 9:20   Sujet: 

Salut DW,

j'ai réussi à trouver un peu de temps pour lire ton deuxième chapitre, c'est du très bon.

Juste une question: avec tous les coups qu'elle a prit la cannonière continue de voler? Le poste de pilotage doit être en miètes les lasers ont fusé de partout, je ne parle même pas des organes extérieurs qui ont pris deux missiles, des lasers, un batiment. Et avec tout ça, non comptant d'être RTB ils prennent le temps de faire des évolutions complexes sous le feu de l'ennemi. Bref chapeau.


Bon ben sur ce vivement la suite de cette Band Of Brothers d'une galaxie très lointaine c'est très très bon. Lovely!
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Messagepar Darkwilliam » Lun 03 Sep 2007 - 9:59   Sujet: 

Merci à vous Den et AJ Crime! :)

Pour la canonnière qui réussit à terminer son vol, elle est effectivement très endommagée! Mais bon, j'ai considéré qu'il y avait encore la possibilité pour elle de voler! :D

J'espère pouvoir poster le troisième chapitre (que j'ai commencé à écrire) cette semaine! 8)
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Messagepar Django » Lun 10 Sep 2007 - 23:27   Sujet: 

Que devient la suite de "Duel de Soldat"? En panne d'inspiration ou déjà repris les cours? Aller DW un peu de courage. :wink: :sournois: :sournois:

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Messagepar Darkwilliam » Mar 11 Sep 2007 - 9:55   Sujet: 

Ni l'un, ni l'autre! :D
Mais j'ai été pas mal "mobilisé" par la sortie de la V5 de SWU (et surtout par l'apport de nouveaux dossiers). Bref, je vais pouvoir m'y remettre sérieusement maintenant! :)
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Messagepar Darkwilliam » Jeu 13 Sep 2007 - 12:35   Sujet: 

Me revoilà! Et avec le chapitre 3 sous le bras, qui sert à mettre en place la suite de l'histoire, ça se voit d'ailleurs à la phrase qui termine ce chapitre. Allez, bonne lecture (en espérant qu'il n'y aura pas trop de fautes :D )





Chapitre III: Les Mentors

La neige tombait à gros flocons sur les ruines de la capitale Nolvanienne. La blancheur de l'hiver tentait d'atténuer la noirceur de la guerre en recouvrant ses stigmates les plus profonds. Le ciel était d'un gris très clair, presque blanc et l'on entendait aucun son: aucun bruit d'armes, aucun sifflement, aucun bruit de turbine. Ce paysage hivernal avait le don d'apaiser les âmes ou tout du moins, il tranquillisait provisoirement celle de Endrik Sel.

***

J'aimais la neige, je l'avais toujours aimé car petit déjà, je m'amusais à me rouler dedans et à faire des batailles de boules avec mes voisins. C'était comme si de voir ces flocons tomber lentement sur la capitale me replongeait dans mes souvenirs. De bons souvenirs. Tout cela semblait si lointain à présent, comme si ma planète était en guerre depuis des siècles. La violence des affrontements et l'enfermement psychologique qu'ils provoquaient inéluctablement pouvaient donner cette impression. Personne ne semblait voir le bout du tunnel et personne ne pouvait entrevoir une issue à ce conflit. Nombreux étaient ceux d'ailleurs à douter de la nécessité de prolonger ce combat alors qu'il n'y avait pratiquement plus rien à défendre, à part des ruines et des cadavres.

Je n'étais pas de cela. Trop de sacrifices avaient déjà été consentis, trop de Nolvaniens étaient déjà morts pour pouvoir reculer à présent. Je continuais de me battre parce que je croyais encore en la victoire, parce que c'était la seule chose qui me restait. Espérer. Au fil des jours, tous mes amis étaient décédés les uns après les autres: certains au combat, d'autres dans des bombardements, d'autres encore tués par des balles perdues. La guerre a cette effrayante faculté: vous enlever les êtres proches, ceux qui comptent vraiment pour vous.

***

J'étais adossé à la façade d'une vieille maison abandonnée au toit arraché et je regardais avec un mélange de nostalgie et de tristesse la neige recouvrir progressivement d'un blanc manteau la ville. Mon fusil était tout prêt de moi, adossé lui aussi au mur fissuré. J'entendis alors Tomek s'approcher bien que ses pas furent étouffés par la petite couche de poudreuse. Tomek me regarda, se passa la main dans ses cheveux ébouriffés et me dit:
-Il voudrait te voir.
-Je n'ai pas envie de lui parler.
-Mais lui insiste. N'oublie pas tout ce qu'il représente pour nous! Pour Nolvana.
-Je n'oublie rien. Mais je n'ai pas envie qu'il utilise mes "exploits", comme il dit, à des fins personnels.
-Endrik, sans lui, nous ne serions rien, sans lui, nous aurions déjà perdu cette guerre. Il est le seul à pouvoir nous mener à la victoire, tu ne peux pas lui tourner le dos quand cela te chante.
-Je sais.
Il y eut un silence que Tomek rompit très vite:
-Ecoute. Tu as un don, un don hors du commun. Je n'ai jamais vu quelqu'un tirer aussi bien et aussi vite que toi. Si Zelekyn veut utiliser ton efficacité pour galvaniser le moral des troupes, je ne vois pas pourquoi on l'en empêcherait!
-Parce que je suis ne pas sûr que cela soit la bonne solution...fis-je
-Comment ça "pas la bonne solution"?
-Que se passera t-il si je meurs? Si un meilleur tireur que moi me supprime? Hein? Qu'adviendra t-il du moral de nos soldats?
Tomek ne répondit rien. Puis il sembla réfléchir avant de reprendre:
-Tu sais, les gens comme moi ont besoin d'espoir. C'est tout ce qu'il me reste, je n'ai plus de famille, plus de maison. Et si l'on ne gagne pas cette guerre, je n'aurai même plus ma liberté.
Je regardai Tomek dans les yeux. Il semblait perturbé. Il fallait avouer qu'il y avait de quoi, sa maison avait été rasée par un droid scarabée de la République et sa famille avait mystérieusement disparu le même jour. Personne ne savait ce qu'il était advenu d'elle mais une chose était certaine, on n'avait toujours pas retrouvé les corps. Je compris alors que pour ce jeune garçon, j'étais tout ce qui lui restais. Au fil du temps, je n'étais pas devenu qu'un simple compagnon d'arme pour lui, j'étais devenu un symbole. Et le général Zelekyn avait contribué à cette légende...
-Très bien, je vais aller lui parler.
Un léger sourire s'afficha sur le visage de Tomek qui répondit:
-Tu as fait le bon choix. Personne ne s'oppose à Zelekyn, pas même un symbole...

***
Je prenais donc mon arme et me dirigeais vers l'imposant bâtiment qui trônait au milieu de la plus grande place de la ville. Je regardais pendant quelques secondes ce qu'il restait du Palais Gouvernemental, jadis un joyaux architectural de Nolvana. La structure avait été sérieusement ébranlée en de multiples endroits, les piliers massifs qui soutenaient la construction étaient fissurés ou même arrachés parfois, les murs étaient criblés d'impacts d'obus et de shrapnels divers, quant aux fenêtres, la plupart avait déjà été réparée un si grand nombre de fois que l'on avait cessé de les compter.
Le Palais Gouvernemental était très certainement le lieu sur la planète qui grouillait le plus d'activité. Dans ce même bâtiment, on retrouvait l'Etat Major des Forces Armées ainsi que les membres les plus influents du gouvernement, ou tout du moins ceux qui n'étaient pas morts durant les multiples assauts ennemis. Autour du bâtiment, de nombreux soldats exténués discutaient ou s'affalaient dans la neige pour tenter de prendre un peu de repos. Un grand feu avait été allumé afin de réchauffer les âmes et les corps. Enfin, je pouvais distinguer les tourelles anti-aériennes qui étaient astucieusement dispersées aux quatre coins de la place afin de protéger le Palais Gouvernemental d'un bombardement massif. Le bâtiment était haut de deux étages, mais les civils réfugiés dès le début de la guerre à l'intérieur avaient élu domicile dans les sous-sols, allant même jusqu'à les agrandir. Ces civils là se croyaient chanceux car ils se trouvaient au coeur de la plus grande concentration de militaires de Nolvana. Personne n'avait osé leur dire qu'en cas d'attaque majeure, il serait fatalement tué lors des combats.

Je grimpai agilement sur la dizaine de marche qui me séparait de la grande porte sculptée du bâtiment et pénétrai dans le palais, ma respiration faisant toujours un petit nuage devant moi. Il faut dire que cela faisait longtemps que l'armée avait renoncé à chauffer le bâtiment et la coupure générale d'électricité n'avait rien arrangé à ce problème. On avait toutefois réussi à amasser un stock impressionnant de couverture que l'on avait distribué aux civils les plus nécessiteux. En clair, dire que le Palais était ouvert aux quatre vents n'aurait pas été tant exagéré que ça.
Le sol sur lequel je marchais était froid et sale, ce qui n'empêchait pourtant pas certains soldats de dormir à même dessus, trop fatigué pour se soucier de leur hygiène, de toute façon déjà déplorable. Au milieu de la grande salle, trônait une impressionnante table en bois. Des cartes, des rapports et des filmplasts la recouvraient presque en partie, preuve qu'elle était le lieu de décision stratégique des forces Nolvaniennes. Un homme grand et massif était penché dessus et semblait réfléchir en se caressant pensivement sa longue barbe tressée.
Je m'arrêtais à deux mètres derrière lui et attendais, bien droit, qu'il daigne s'intéresser à moi. Enfin, il se retourna et me dévisagea pendant quelques secondes. Le général Zelekyn était un homme au visage fermé, au regard agressif et aux traits marqués. Une longue cicatrice serpentait le long de sa tempe droite et sa lèvre supérieure avait été en partie arrachée lors d'une explosion. Sa longue chevelure blonde et son impressionnante barbe de la même couleur, concourait à lui donner une apparence effrayante. Zelekyn portait une lourde armure aux teintes rouge et grise et possédait deux vibro-épée et une vibro-hache comme armes de combat. Avant le début de la guerre, il était déjà une légende, célèbre pour ses exploits mais aussi pour la férocité dont il pouvait faire preuve. On racontait même qu'il avait une force surhumaine, capable d'arracher à mains nues le bras d'un adversaire. Je n'y croyais pas beaucoup, mais ce dont j'étais sûr, c'est qu'il était un valeureux guerrier, un de ceux qui survit à toutes les guerres en envoyant le maximum d'ennemi dans la mort.

Après quelques secondes, le général Zelekyn, le véritable chef de Nolvana en ces temps troublés, me dit de sa voix grave et caverneuse:
-Approche Endrik, je dois te parler!
-J'avoue avoir hésité a venir vous voir Général!
-Et pourquoi ça? me demanda t-il aussitôt
-Je sais...je sais très bien que vous voulez faire de moi un héros! Mais je n'en suis pas un, je suis un simple soldat qui combat ses ordures de clone! Mais tous les autres soldats de Nolvana font la même chose.
-Non, tu te trompes!
Je ne répondis rien, attendant que Zelekyn continue:
-Les autres ne tuent pas autant que toi. Et ne le font pas avec la même efficacité. Et les autres ne survivent pas au combat, ils finissent immanquablement par mourir. Mais pas toi! Tu es bien en face de moi à cet instant précis, n'est ce pas?
-Oui...murmurai-je
Zelekyn s'approcha de moi, me dominant de toute sa hauteur. Il n'y avait pas à dire: sa stature était tout bonnement impressionnante et intimidante.
-Endrik, cette guerre épuise moralement nos soldats. Nous avons donc besoin de personne capable de les galvaniser, et toi seul peut le faire. Regarde autour de toi, tous les soldats que tu vois là, vivent au rythme de tes exploits. Tu leur donnes la force de continuer le combat et surtout, tu leur donnes l'espoir qu'un jour, nous vaincrons cette République, maudite soit-elle!
-Je comprends...
-Bien, bien...alors j'aimerai que ce soir, tu passes voir les petits groupes de soldats et que tu discutes avec eux. Cela leur fera du bien. Car après demain, j'aurai une mission importante à vous confier.
-Qu'elle est-elle? demandai-je aussitôt
-Tu as toujours été très curieux Endrik. Tu verras bien, mais je peux t'assurer qu'elle sera déterminante pour l'avenir de notre peuple. Une fois de plus, nous n'aurons pas le droit à l'échec.

Echec...ce mot résonnait étrangement en moi. Peut-être parce qu'il ne siait pas à un personnage comme Kellias Zelekyn. Cet homme avait connu toutes les crises possibles et imaginables et à chaque fois, il en était sorti vainqueur. La plus importante avait été très certainement l'insurrection Indépendantiste qui avait plongé Nolvana dans un an de guerre civile, il y a 20 ans de cela. A l'époque, Zelekyn était déjà général et le gouvernement avait fait appel à lui pour régler ce conflit. Zelekyn n'avait pas hésité à réprimer l'insurrection dans le sang, au nom de la stabilité de Nolvana. Mais cette contre-attaque loyaliste avait fait de nombreuses victimes collatérales, parmi lesquelles mes propres parents...
J'étais trop jeune pour m'en souvenir mais je me remémorais par contre parfaitement mes premières années à l'école militaire, une fois que Zelekyn m'eut recueilli après la mort de mes parents. Quand je fus plus grand, le général me raconta les circonstances de leurs assassinats: une prise d'otage qui tourna mal, les indépendantistes tentant de s'en sortir en échangeant la vie de mes parents contre leur liberté. Les négociations échouèrent...Depuis lors, Kellias Zelekyn avait veillé sur moi, encadrant même parfois lui même ma formation. En fait, au fil du temps, il était devenu mon mentor.

-Je ferai ce que vous m'avez demandé Général! finis-je par déclarer
-Bien, je n'en attendais pas moins de toi. Tu ne m'as jamais déçu Endrik, je savais que tu ne commencerais pas aujourd'hui!

***
Dans le camp Républicain, une certaine lassitude régnait, comme si tout le monde avait compris à présent qu'ils allaient encore s'embourber sur cette planète maudite pendant de longues semaines. Un clone ne pense jamais au futur, pour la bonne et simple raison qu'il ne conçoit pas cette notion: tout ce qu'il vit, il le vit au présent, dans l'instant immédiat. Se projeter dans le futur, c'est cesser d'être attentif à ce qui se déroule maintenant! Et c'est potentiellement mortel. Pourtant, les clones aspiraient à partir de Nolvana, car cette bataille mettait leur moral et leur entraînement à rudes épreuves. C'est peut-être étrange à concevoir, mais les clones étaient prêts à échanger cette guerre contre une autre, sur une planète et dans des circonstances différentes. Tout était bon pour quitter Nolvana et ses champs de cadavres.

Installé sous une des plus grandes tentes du campement, je tentais de me divertir avec Getro en jouant à l'un de ces jeux dont les habitants de la galaxie raffolaient: le jeu de Destitution, qui consistait à cerner un Empereur par ses propres forces, de sorte qu'il n'ait plus aucun échappatoire possible. Le jeu se déroulait sur un plateau fait de cases. A l'origine, les pièces devaient être holoprojectées mais l'exemplaire que nous avions retrouvé sur Nolvana était ancien et se jouait encore avec des pièces sculptées à la main. J'aimais ce jeu, peut-être parce qu'il me permettait de penser à autre chose qu'à la guerre.
Une faible agitation régnait sous la tente qui abritait pourtant une quinzaine de couches et deux grandes tables servant à la prise des repas. Mais nous n'étions plus quinze dans la tente depuis que quatre de nos anciens camarades avaient succombé à un redoutable sniper ennemi. Je jetai un coup d'oeil au dehors et regardais pendant quelques secondes la neige s'abattre sur le campement, recouvrant les tentes d'un blanc manteau. Comme ce paysage était apaisant. Je n'avais jusque là jamais vu la neige et je devais admettre que cette vue me remplissait de joie. Je me demandai soudainement si un clone était censé s'émerveiller devant une futilité comme des flocons...

-Bon alors tu joues? s'écria Getro en face de moi
Je relevai la tête et dévisageais mon ami. Je m'étais habitué à ce qu'il ait le même visage que moi, toutefois, je persistais à croire qu'il n'avait pas les mêmes expressions faciales.
-Si tu veux...
Je réfléchissais quelques instants avant de me saisir d'un mes canonniers et de le poster dans la diagonale de l' Empereur de Getro.
-Destitution! m'écriais-je avec un petit sourire
Getro ronchonna et réfléchit à son tour, il fut obligé de déplacer son Empereur mais le mit dans une position inconfortable. Je sautais sur l'occasion en me saisissant de mon Impératrice et en la disposant de façon à bloquer tout échappatoire à son adversaire. Je ne pus m'empêcher de jubiler:
-Destitution Totale! J'ai gagné!
-Et merde...maugréa Getro en acceptant sa défaite

C'est à cet instant qu'un soldat entra dans la tente, le casque sous le bras, me mis une main sur l'épaule droite et me dit:
-Le général Tuul veut te voir.
-Maintenant?
-Maintenant!
-Bon...
Je me levais de ma chaise bancale, me saisissais de mon arme que je ne quittais jamais et sortais de la tente non sans avoir crié à Getro:
-A mon retour, je te laisserai une chance de te rattraper!
-Monsieur est trop bon...

Je traversais le campement sans me presser, savourant le contact des flocons sur ma peau, admirant la faculté de la neige à transformer un paysage jusque là dévasté, meurtri. J'arrivai enfin au niveau de la tente de l'Etat Major, qui n'était en fait qu'une simple grande bâche, tendue entre quatre poteaux plus ou moins solides. Sous cet abri de fortune, trois hommes discutaient en se passant des documents et des cartes. Je m'arrêtais à bonne distance, attendant qu'on m'invite à approcher. J'avais toujours eu une très grande admiration pour les Jedi: peut-être était ce parce que j'avais toujours combattu à leurs côtés et que j'avais pu admirer leur sens stratégique et leur grande aptitude au combat. Je ne pouvais comprendre leur tour de passe-passe avec leur Force mais je savais l'apprécier lorsqu'elle nous permettait de sortir d'une situation en apparence inextricable. En fait, je considérais le fait de servir sous les ordres des Jedi comme un honneur. Au fil du temps, j'avais appris à les considérer comme mes mentors.

Le Général Jedi Essyen Tuul releva enfin la tête et me fit aussitôt signe de m'avancer tout en déclarant:
-Vous êtes le fameux Epsilon n'est ce pas?
-Je ne sais pas si je suis "fameux", mais oui je suis Epsilon.
-J'avais oublié que les clones étaient modestes, fit Tuul avec un sourire las.
Le Jedi était un humain d'une cinquantaine d'années, les cheveux grisonnants, les traits tirés par la fatigue. Sa bure était sale et chiffée et il ne pouvait s'empêcher de bailler régulièrement. Malgré cela, une impression de puissance, de calme et de détermination s'échappait du Général. Celui ci poursuivit:
-On m'a pourtant dit le plus grand bien de vous et de vos capacités de tireur d'élite.
-Je suis en effet un sniper mais sans l'aide de mes camarades, je...
-On ne vous parle pas de vos compagnons d'arme, on vous parle de vous! tonna l'autre Jedi qui se tenait à proximité de Tuul
Celui ci jeta un coup d'oeil réprobateur à son padawan et s'exclama:
-Ce qu'essaye de dire Garek avec autant de conviction, c'est que nous sommes ici pour vous confier une mission, une mission de la plus haute importance. Et cette fois ci, vous ne pourrez compter que sur vous même.
Je ne répondis rien, attendant la suite des événements. Le dénommé Garek semblait passablement énervé car il ne cessait de gigoter, passant d'un pied sur l'autre et me dévisageait avec insistance. En fait, je perçus tout de suite chez lui une grande lassitude morale, due à l'intensité et à la violence des combats. Mais qui pouvait lui en vouloir? Il était plus jeune que moi et n'avait probablement pas été formé pour affronter un tel conflit.

A mon grand étonnement, ce ne fut pas Tuul qui reprit la parole mais le troisième homme présent: le commandant clone Taylor qui était chargé de faire la liaison entre le général Jedi et nous autres, les soldats. Taylor me dit, sans qu'aucune émotion n'apparaisse sur son visage si familier:
-J'ai moi même pensé à vous pour cette mission car vous êtes le seul à pouvoir la mener à bien. Nous savons tous ici que vous êtes notre meilleur tireur.
-A vrai dire, je suis le dernier sniper encore en vie sur cette planète...
-Peut-être, mais cela montre justement qu'en plus d'être bon, vous avez l'instinct de survie. Exactement ce qu'il nous faut!
Tuul reprit enfin la parole et me demanda d'une voix chaleureuse:
-Connaissez vous cet homme?
Il me donna alors une photo représentant un jeune homme aux yeux verts et aux cheveux bruns qui brandissait un lourd fusil Nolvanien. Bien que la photo soit de piètre qualité, on pouvait discerner les traits de l'individu:
-Non...je devrais?
-En fait...non! Mais je suis certain que vous avez entendu parler de ses exploits!
-Je ne comprends pas...assurai-je
Ce fut Garek qui continua:
-On estime que ce type a tué plus d'une centaine de nos soldats depuis le début de cette guerre. C'est visiblement un tireur d'exception!
Tuul enchaîna aussitôt:
-D'après nos informations, il se nomme Endrik Sel et est Lieutenant dans les Forces de Sécurité Nolvaniennes.
Je commençais enfin à comprendre où l'Etat Major voulait en venir.
-Effectivement, j'ai entendu parler de ce gars, il parait même que les Nolvaniens en ont fait leur héros, le symbole de leur...résistance!
-C'est exact. J'ai réussi à obtenir pas mal d'informations sur cet Endrik et ce que j'ai appris est tout à fait intéressant, jugez par vous même.
Tuul me tendit un dossier peu épais que je feuilletais rapidement, m'arrêtant sur un détail:
-Est-il au courant pour ses parents?
-Je pense que non...sinon, il ne se battrait pas aussi farouchement!
-Cela pourrait nous servir à un moment où à un autre...
Le commandant Taylor prit une nouvelle fois la parole et lança tout en s'approchant de moi:
-Cet homme est l'un de nos plus dangereux adversaires, c'est le genre de gars qui peut faire pencher l'issue d'une bataille. On ne peut se permettre de le laisser agir plus longtemps. Sa disparition aurait un double avantage: d'abord nos ennemis y perdraient un de leur meilleur élément et ensuite, cela affaiblirait considérablement le moral des survivants. Détruire les symboles a toujours été une excellente tactique pour remporter des batailles.
Le Général Jedi bailla de nouveau avant de conclure:
-Nous avons un informateur infiltré dans les rangs Nolvaniens. Nous détenons un excellent moyen de pression sur lui...et nous nous sommes assurés qu'il nous permettra de tendre un piège à ce sniper.
-Un piège que vous tendrez...Epsilon, ajouta Garek.
Voyant que je ne disais rien, Tuul fit d'une voix déterminée:
-Ce que nous voulons Epsilon, c'est que vous tuiez cet homme, coûte que coûte!
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
Elias: Un marron.
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Messagepar Notsil » Jeu 13 Sep 2007 - 14:42   Sujet: 

Ah en effet l'intrigue se met en place ^^

Les 2 points de vue sont bien pensés puisque chacun se croit dans son bon droit ^^

J'ai repéré quelques petits détails qui me chiffonnent par contre ^^

je m'amusais à me rouler dedans et à faire des batailles de boules avec mes voisins

Bon, soit j'ai vraiment l'esprit tordu ^^ soit le mot neige est peut être plus indispensable ici qu'au début de la phrase ^^

Sa bure était sale et chiffée

Je crois que tu as voulu dire chiffonée ^^

En tout cas, il me tarde de voir ces 2 héros si sympathiques au combat !
"Qui se soumet n'est pas toujours faible." Kushiel.

Novembre approche...
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Messagepar Darkwilliam » Jeu 13 Sep 2007 - 14:55   Sujet: 

Notsil a écrit:Ah en effet l'intrigue se met en place ^^

Les 2 points de vue sont bien pensés puisque chacun se croit dans son bon droit ^^

J'ai repéré quelques petits détails qui me chiffonnent par contre ^^

je m'amusais à me rouler dedans et à faire des batailles de boules avec mes voisins

Bon, soit j'ai vraiment l'esprit tordu ^^ soit le mot neige est peut être plus indispensable ici qu'au début de la phrase ^^



:lol:

Merci pour ton avis en tout cas!
Merlin: Elias, sauras-tu répondre à cette énigme: qu'est ce qui est petit et marron?
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Messagepar Minos » Jeu 13 Sep 2007 - 15:16   Sujet: 

Lu aussi. Le parallèle est toujours aussi bien écrit, et la stricte neutralité entre les deux camps apporte un plus aussi.
Sinon, les descriptions sont toujours aussi fouillées et agréables à lire.

Quelques fautes en vrac :
Darkwilliam a écrit:je n'étais pas de cela

"Ceux-là", plutôt.
Darkwilliam a écrit:mon fusil était tout prêt de moi, adossé lui aussi

Je pense qu'il faut posséder un dos pour s'adosser :D
Darkwilliam a écrit:parce que je suis ne pas sûr

je pense que tu as mots inversé deux :D
Darkwilliam a écrit:j'aurais une mission importante à vous confier

Seul moment de la convers où il le vouvoie ; avant et après, il le tutoie.
Darkwilliam a écrit:qu'il ne siait

Je ne crois pas que ce soit la bonne ortho, mais j'ai aucune idée de la vraie...
Darkwilliam a écrit:à rudes épreuves

Nan, cette expression s'emploie toujours au singulier.

Et pour finir, il manque des - dans le texte ("vous même", "Etat Major", "cette fois ci", "connaissez vous", etc).
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Messagepar Darkwilliam » Jeu 13 Sep 2007 - 15:22   Sujet: 

Merci Minos (pour l'avis et pour avoir relevé les fautes). :wink:

Seul truc que je maintiens, le vouvoiement passager! En fait, je me projete déjà dans le chapitre suivant puisque Endrik ne va pas être le seul à participer à la mission, il sera accompagné! Mais c'est vrai que pour l'instant, il n'y a que moi qui suis au courant! :D
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Messagepar Den » Jeu 13 Sep 2007 - 15:31   Sujet: 

Waho! L'histoire se met vraiment bien en place et les personnages sont de plus en plus attachant. Le fait de suivre ces deux points de vue, est vraiment une idée excellente et permet justement de pouvoir mieux s'identifier à un des personnages ou encore à les appréciers de par leur diversité. Ou encore de mieux comprendre chaque camps.
Pour ce qui est des descriptions, je suis aux anges : c'est du très bon^^
Seul truc que je maintiens, le vouvoiement passager! En fait, je me projete déjà dans le chapitre suivant puisque Endrik ne va pas être le seul à participer à la mission, il sera accompagné! Mais c'est vrai que pour l'instant, il n'y a que moi qui suis au courant!
D'accord d'accord, j'avoue que ça m'avait fait bizarre aussi au début, mais maintenant que tu le dis... :sournois:

En résumé, une bonne FF comme on les aime et un DW en grande forme :lol:
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Messagepar Minos » Jeu 13 Sep 2007 - 15:36   Sujet: 

Pour revenir sur le vouvoiement, un "dit-il en passant soudainement au vouvoiement" ne serait peut-être pas inutile, pour montrer que ce n'est pas une maladresse ou un oubli de l'auteur ? Mais bon, comme je dis toujours, c'est justement l'auteur qui décide, en fin de compte ! :D
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Messagepar Darkwilliam » Jeu 13 Sep 2007 - 17:49   Sujet: 

Merci Den pour ton commentaire! :wink:

Retour de l'action au premier plan dès le prochain chapitre normalement! 8)
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Messagepar AJ Crime » Jeu 13 Sep 2007 - 18:27   Sujet: 

Salut,

j'ai fais bonne lecture de ce chapitre très intéressant au niveau de l'intrigue et des descriptions. J'ai noté quelques trucs tout de même, coquilles ou effet de style à toi de voir...

Je commence par où :

DW a écrit:combat ses ordures de clone! Mais

Clones avec un "s" je crois.

DW a écrit:donc besoin de personne capable de les galvaniser

Des "s" aussi à personnes capables, j'aurais mis.

DW a écrit:Tu leur donnes la force de continuer le combat et surtout, tu leur donnes l'espoir qu'un jour

Répétition « tu leur donnes », tu leur offres, pour le deuxième mais je sais que ce sont des militaires et que ces gens là ont l'habitude de donner.

DW a écrit:qu'un soldat entra dans la tente, le casque sous le bras, me mis une main sur l'épaule

mit parce que c'est « le soldat » je pense, non?

DW a écrit: bure était sale et chiffée et il ne pouvait s'empêcher

deux "et" dans une description un peu lourd comme choix

DW a écrit:une impression de puissance, de calme et de détermination s'échappait du

c’est l’impression qui s’échappe du général, ou le cumule des différents éléments qui s’échappaient

DW a écrit:Il me donna alors une photo représentant un jeune homme

juste une photo, dans Starwars c’est plutôt des holo, non ?

Après un célèbre jeu de guerre se déroulant dans les années 40, dont je me rappelle plus le nom, cette histoire me fait penser à « deux frères » de JJ Annaud les tigres vont s’affronter. Que découvriront-ils de leur passé ?
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Messagepar Darkwilliam » Jeu 13 Sep 2007 - 18:36   Sujet: 

Alors déjà merci pour ta lecture! Content que cela t'ait plu! :) Et en fait, il y a juste deux points qui sont volontaires, le reste je suis d'accord avec toi (quoique j'ai eu du mal à m'imaginer un holo en plein milieu d'une planète en guerre et je me suis dit que la photographie devait bien exister! Mais c'est vrai que l'holo ferait plus Star Wars). :D

Enfin bref, les deux points ou c'était volontaire:
1-La répétition de "tu leur donnes", qui est ici une tentative d'effet de style, où l'insistance est à mon sens mis en valeur par cette répétition! Bon après, l'effet a pu foirer! :D

2-C'est bien, pour moi, l'impression générale qui s'échappe, d'où l'utilisation du présent! Mais c'est vrai que je me suis moi même posé la question!

Enfin, je n'ai pas vu le film de JJ Anaud...au moins, je ne risque pas d'être influencé! :D
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Messagepar Titi77 » Jeu 13 Sep 2007 - 21:14   Sujet: 

Salut DW !

Je plussoie AJ au sujet de l'inspiration JJ Annaud mais moi je pense plutôt à Stalingrad le film (j'ai déjà du le dire mais là, on est vraiment dans le film au sens où ça peut passer pour une transposition dans star wars du scénario). Mais bref,
l'idée du futur duel est très bonne, les non-dits sur le passé d'Endrik promettent...

J'ai aussi repéré quelques coquilles (dsl si elles ont déjà été vues)
- des problèmes de pluriels parfois
-
à des fins personnels
-> personnelles (une fin)
trop fatigué
-> fatigués
il serait fatalement tué lors des combats.
-> ils seraient
le maximum d'ennemi
-> d'ennemis
(etc, je suis pas arrivé à tous les retrouver)
Bonne continuation en tout cas !
"And gradually their bittersweet laughter floated from the wooden table [...], up, ever up into stars too numerous to count [...], vectoring out across space and time, as if destined to be heard in galaxies far, far away..."
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Messagepar AJ Crime » Jeu 13 Sep 2007 - 22:42   Sujet: 

Sorry DW,

Une coquille dans la correction de la "coquille" tu employais bien un temps du passé
2-C'est bien, pour moi, l'impression générale qui s'échappe, d'où l'utilisation du présent! Mais c'est vrai que je me suis moi même posé la question!
dans ta description. En revanche dans mon explication, je me sers d'un présent pour te montrer l'abscence de pluriel. A mon avis, c'est bien l'addition de la puissance, du calme et de la détermintation que son entourage perçoit.


DW a écrit:une impression de puissance, de calme et de détermination s'échappait du


c’est l’impression qui s’échappait du général, ou le cumule des différents éléments qui s’échappaient


A toi de décider même si je crois que ton choix est déjà fait. De toutes façons je ne suis pas un prof de FR donc tu as raison puisque c'est ton texte et qu'il est fort agréable comme il est.
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