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Episode VII - Le Réveil de la Force
L'équipe du film s'exprime
1. Avant-propos
2. Rey n'a jamais rencontré Kylo Ren et Leia avant Le Réveil de la Force
3. J.J. Abrams commente la vision de Rey et deux autres scènes du Réveil de la Force
4. J.J. Abrams explique la scène entre Kylo Ren et Han Solo
5. George Lucas voulait un Episode VII avec Darth Talon et Felucia
6. Spielberg raconte comment il a poussé Abrams à réaliser l'Episode VII
7. Quelques idées abandonnées pour la vision de Rey
8. J.J. Abrams a-t-il fait un lapsus révélateur sur les parents de Rey ?
9. Une séquence d'ouverture avec Maz Kanata a été envisagée
10. Ewan McGregor raconte sa participation au Réveil de la Force
11. J.J. Abrams explique pourquoi Leia ne réconforte pas Chewbacca dans Le Réveil de la Force
12. Plusieurs anecdotes sur les effets sonores
13. Une apparition de Yoda a été envisagée
14. Plusieurs anecdotes sur les effets spéciaux physiques
15. Il y avait une autre version de la scène du casque de Vador
16. L'équipe du Réveil de la Force explique l'utilisation des images de synthèse
17. J.J. Abrams : Le Réveil de la Force "devait revenir en arrière pour aller de l'avant"
18. Ce que George Lucas a vraiment dit sur Disney et Le Réveil de la Force
19. John Williams parle des thèmes de Rey et Kylo Ren
20. Maz Kanata est inspirée d'une ancienne prof de J.J. Abrams
21. Les scénaristes parlent de Kylo Ren et de sa scène cruciale
22. Un des nouveaux héros était censé mourir
23. Les scénaristes expliquent le rôle de R2-D2
24. Les dessous des voix d'Obi-Wan et Yoda dans Le Réveil de la Force
25. J.J. Abrams parle de sa prise en compte de l'Episode VIII
26. J.J. Abrams parle de Leia, la Force et la genèse du film
27. Le Réveil de la Force ne contient ni scène post-crédits, ni Ewoks ni Jar Jar
28. John Williams parle des thèmes musicaux du Réveil de la Force
29. George Lucas a vu Le Réveil de la Force et "il l'a vraiment aimé"
30. Miranda et Abrams ont composé une musique du Réveil de la Force
31. J.J. Abrams parle de Snoke, des combats au sabre-laser et du trailer
32. BB-8 est "plutôt manipulateur"
33. Interview du co-scénariste Lawrence Kasdan
34. J.J. Abrams dit n'être pour rien dans le rejet des idées de George Lucas
35. Les coulisses de l'atelier des créatures
36. George Lucas raconte sa rupture avec l'équipe du Réveil de la Force
37. Andy Serkis en dit plus sur le Leader Suprême Snoke
38. Domhnall Gleeson présente le général Hux
39. Daisy Ridley et John Boyega racontent des anecdotes de tournage
40. J.J. Abrams explique le mystère autour de Luke Skywalker
41. Andy Serkis : le Leader Suprême Snoke est "vulnérable et puissant à la fois"
42. J.J. Abrams présente Maz Kanata
43. Leia n'est plus une "Princesse" dans Le Réveil de la Force
44. Harrison Ford : "Le voyou en Han Solo est encore très présent"
45. J.J. Abrams parle du Réveil de la Force en long et en large
46. John Boyega : "Le blouson de Finn a des secrets"
47. Gwendoline Christie : la Capitaine Phasma est un "personnage du même genre que Boba Fett"
48. J.J. Abrams assure que le montage final du Réveil de la Force sera le sien
49. Kathleen Kennedy : "Les films de la saga sont centrés sur la famille Skywalker"
50. John Boyega raconte comment il a obtenu son rôle dans Le Réveil de la Force
51. Tim Rose a rejoué Ackbar dans Le Réveil de la Force
52. Gwendoline Christie parle de la Capitaine Phasma
53. Les coulisses de la création de BB-8
54. Anthony Daniels juge "ridicule" le secret autour du Réveil de la Force
55. J.J. ABrams : "Il y aura des milliers de plans avec images de synthèse"
56. Drew Struzan parle de son affiche du Réveil de la Force
57. J.J. Abrams sur l'esthétique du Réveil de la Force, Simon Pegg et les spoilers
58. De nouveaux détails sur la conception de la troisième trilogie
59. J.J. Abrams et Lawrence Kasdan parlent de Kylo Ren
60. Un chef décorateur du Réveil de la Force explique sa méthode
61. Greg Grunberg parle du tournage du Réveil de la Force
62. John Williams s'exprime sur la musique du Réveil de la Force
63. John Williams parle de son travail sur Le Réveil de la Force
64. Kathleen Kennedy : les réalisateurs de Star Wars doivent faire des films "personnels"
65. Le créateur des costumes du Réveil de la Force explique sa méthode
66. Lawrence Kasdan : Le Réveil de la Force ne sera pas "trop long"
67. Les coulisses du changement de scénario
68. J.J. Abrams parle du Réveil de la Force
69. Kathleen Kennedy fait le point sur Le Réveil de la Force
70. Un pilote d'hélicoptère raconte son expérience du tournage
71. J.J. Abrams fait le point sur Le Réveil de la Force
72. Le traitement de George Lucas pour l'Episode VII n'a pas été suivi
73. Mark Hamill (Luke Skywalker) parle du Réveil de la Force
74. Mark Hamill (Luke Skywalker) parle de l'Episode VII et des fans
75. J.J. Abrams, les deux trilogies Star Wars et l'Episode VII
76. Kathleen Kennedy parle de la conception de l'Episode VII
77. Mark Hamill : ses attentes concernant la nouvelle trilogie
78. J.J. Abrams s'exprime à nouveau sur l'Episode VII
79. J. J. Abrams : son état d'esprit pour l'Episode VII
80. Les dessous du rachat de LucasFilm par Disney
81. Mark Hamill est en contact avec LucasFilm pour reprendre le rôle de Luke
Avant-propos
 

Retrouvez ci-dessous une compilation des interviews données à la presse par l'équipe du film.

Rey n'a jamais rencontré Kylo Ren et Leia avant Le Réveil de la Force
 

Publié le 2 novembre 2016

Depuis la sortie du Réveil de la Force, des théories de fans prétendent que Rey aurait connu d'autres personnages du film durant son enfance, mais qu'un choc émotionnel ou une manipulation de la Force lui aurait fait perdre la mémoire. 

J.J. Abrams met du plomb dans l'aile à ces hypothèses dans son commentaire audio de l'Episode VII, inclus dans la nouvelle édition collector Blu-ray 3D (sortie aujourd'hui en France). 

En commentant la première scène entre Rey et Kylo Ren et la première scène entre Rey et Leia Organa, le réalisateur, scénariste et producteur du film indique dans les deux cas qu'il s'agit de leur première rencontre. Voici les citations exactes : 

https://www.starwars-universe.com/images/actualites/episode_7/rey-kylo.jpg

"La relation entre Kylo Ren et Rey est l'une de celles sur lesquelles nous nous sommes concentrés. Ils ne sont jamais rencontrés mais il a entendu parler de cete fille. Et maintenant vient le moment où leur rencontre est inévitable."

https://www.starwars-universe.com/images/actualites/episode_7/rey-leia.jpg 

"Je pense que ce moment est vraiment adorable, de même que l'idée que ces deux femmes se connaissent sans s'être jamais rencontrées, car elles sont toutes deux puissantes dans la Force et liées par leur deuil et par leur force." 


Même si Kylo et Leia n'ont jamais rencontré Rey avant Le Réveil de la Force, il reste toutefois possible qu'ils aient eu vent de son existence et de ses origines avant les évènements du film. Il faudra attendre les Episodes VIII et IX pour avoir le fin mot de l'histoire.
J.J. Abrams commente la vision de Rey et deux autres scènes du Réveil de la Force
 

Publié le 20 octobre 2016

Trois nouveaux extraits du commentaire audio du Réveil de la Force par J.J. Abrams ont été mis en ligne hier. Pour rappel, il sera disponible dans l'édition collector Blu-ray 3D qui sort le 2 novembre en France. 

Le réalisateur, scénariste et producteur de l'Episode VII commente ici la première rencontre entre Rey et Finn : 

 

"À l'origine, ils étaient bien plus en colère l'un contre l'autre, et honnêtement ça ne fonctionnait pas. À l'origine, dans cette scène, Finn révélait qu'il était un stormtrooper, et dans cette scène, elle disait n'avoir jamais entendu parler de Luke Skywalker, ce qui n'avait pas vraiment de sens, parceque plus tard elle disait avoir entendu parler de Han Solo, et elle portait le casque de la rébellion... On n'y croyait pas vraiment.  

L'idée était donc que sa vie était tellement isolée, tellement triste, et tellement dénuée d'espoir que la chose la plus optimiste, Luke Skywalker lui-même, n'était rien d'autre qu'un mythe. Et l'idée était que Finn lui apporte cet espoir. Il y avait aussi cette invention très amusante consistant à ce que Finn lui mente, à ce que le fait qu'il est un stormtrooper soit caché par son mensonge sur son appartenance à la Résistance... Ce qui permet ce grand moment pour Daisy, qui craque pour ce gars, cet homme audacieux, courageux et bon, mais évidemment il ment. Et elle est tellement perdue dans sa propre vie, que même lorsqu'elle entend le nom de Luke Skywalker, ici, elle ne croit pas que c'est vrai." 


Dans le Star Wars Show, à 1mn56, on voit la scène de la vision de Rey commentée par Abrams : 
 

"Dans cette scène, elle est appelée par ce lieu presque comme Cendrillon, et elle va vers cette boîte. Lorsqu'elle l'ouvre, elle découvre quelque chose qui n'a évidemment pas de sens pour elle. Elle n'a jamais vu cela auparavant, elle ne sait pas ce que c'est. Mais ça a un sens pour le public.  

Quand elle touche le sabre-laser, cela déclenche ce que nous appelons le Force-back. Il y en a eu de nombreuses itérations. Dans l'une d'entre elles, dans ce corridor de la Cité des Nuages, elle regardait en bas et voyait Vador en train de combattre Luke, ce que nous avons fini par couper. Nous voulions que ce soit une histoire plus personnelle, quelque chose qu'elle ne pouvait pas comprendre, qui l'écrasait et lui faisait peur.  

Cela consistait à lui faire vivre toutes ces expériences en lien avec les éléménts, le feu, la pluie, la neige, le vent, mais aussi la confronter à des vérités sur la Force et le passé... ici, les Chevaliers de Ren... et son propre passé. Elle réalise que les pleurs qu'elle entendait étaient en fait ses propres pleurs quand elle était une jeune fille retirée à sa famille. Puis elle entend une voix... "Rey"... C'est Obi-Wan Kenobi." 


Enfin, Abrams commente ici la fin du duel entre Rey et Kylo Ren : 
 

" [...] Nous avions toujours eu ce moment depuis le tournage original. Et c'était censé être le moment où elle le qualifiait de monstre, puis elle le repoussait. Mais au lieu de cela, nous avons tourné ça à nouveau, et nous lui avons fait prendre un instant où elle entend la Force et pense à ce que Maz lui a dit, à savoir fermer les yeux et laisser [la Force] entrer, et elle a donc cet incroyable moment intérieur, qui est en quelque sorte prolongé dans le temps du film, où elle sent [la Force], l'accepte, et est maintenant prête à botter le cul [de Kylo]. [...]" 

Dans ce passage, Abrams révèle également qu'Ava DuVernay, la réalisatrice de Selma, lui a suggéré d'ajouter un gros plan de Rey montrant sa détermination durant l'assaut final (à 1mn22), après avoir vu un des premiers montages.
Cliquez ici pour relire la traduction d'un précédent extrait du commentaire audio, sur la scène entre Kylo Ren et Han Solo.
J.J. Abrams explique la scène entre Kylo Ren et Han Solo
 

Publié le 18 octobre 2016

USA Today a dévoilé un extrait du commentaire audio du Réveil de la Force par J.J. Abrams, qui sera inclus dans l'édition collector Blu-ray 3D (disponible le 2 novembre en France). Le réalisateur, scénariste et producteur de l'Episode VII y explique la scène cruciale entre Kylo Ren et Han Solo

https://www.starwars-universe.com/images/actualites/episode_7/kylo-han.jpg

Voici une traduction de l'extrait :

"Des gens m'ont demandé si je pensais que Kylo Ren jouait avec [Han Solo] tout le long, et s'il comptait le tuer dès le début. En vérité, je pense qu'à ce moment, Kylo Ren est en train d'être convaincu de tout abandonner. Comme Han le dit, Snoke se sert lui, et je pense que quelque part, Ben le sait. Mais je pense qu'il ne peut pas l'accepter. Au fond de lui, il a été trop loin.

Nous avons pas mal travaillé sur cette scène, en essayant de trouver le bon rythme, et c'est en fait Jon Kasdan, le fils de Larry 
[un des scénaristes], qui nous y a aidé. Et je pense qu'il nous a vraiment aidé à atteindre un stade où il y a beaucoup d'émotion, mais aussi une vive incertitude sur ce qui va se passer. 

Evidemment, à chaque fois que deux personnages dans Star Wars vont sur un pont incroyablement fin, 16 km au-dessus du sol, sans rambardes, ça finira mal pour l'un d'entre eux." 

George Lucas voulait un Episode VII avec Darth Talon et Felucia
 

Publié le 09 septembre 2016

Le livre Tout l'Art de Star Wars : Le Réveil de la Force nous a montré des concept arts de Dark Talon et de la planète Felucia réalisés en janvier 2013, alors que l'histoire du film était en plein développement.  

Dans un tweet publié en juin dernier, Pablo Hidalgo, membre du story group de Lucasfilm, a révélé que ces éléments étaient en fait tirés du traitement de George Lucas pour l'Episode VII. Ce tweet est passé presque inaperçu à l'époque. 

Pour rappel, le créateur de Star Wars avait écrit des traitements pour la troisième trilogie avant son départ de Lucasfilm. Mais la nouvelle présidente Kathleen Kennedy et l'équipe de l'Episode VII ont finalement remanié l'histoire en profondeur. 


Dark Talon est une Sith créée par John Ostrander et Jan Duursema pour le comic Legacy (qui ne fait plus partie du canon). Même si Lucas ne considérait pas l'Univers Etendu comme faisant partie de son oeuvre, il exprimait parfois de l'intérêt pour certains designs. Il avait notamment inclus Aayla Secura dans les Episodes II et III car il avait apprécié une couverture où elle apparaissait. 

Etant donné que Legacy se déroule plus de cent-trente ans après Le Retour du Jedi, on peut supposer que Lucas comptait donner d'autres origines à Talon. Voici un concept art d'Iain McCaig pour l'Episode VII : 
  

https://www.starwars-universe.com/images/actualites/episode_7/darth_talon.jpg


Felucia est la planète parsemée d'immenses plantes où Aayla meurt dans La Revanche des Sith.  

https://www.starwars-universe.com/images/actualites/episode_7/felucia.jpg 

Ci-dessous, un concept art d'Erik Tiemens pour l'Episode VII : 

https://www.starwars-universe.com/images/actualites/episode_7/felucia2.jpg

Talon et Felucia ont rapidement été écartés de l'histoire. 

Par ailleurs, Pablo Hidalgo a précisé que Lucas avait créé "Thea" et "Skylar", qui allaient finalement devenir Rey et Finn. Le créateur de Star Wars prévoyait déjà de centrer la troisième trilogie une jeune fille amenée à devenir une Jedi. 

Le making-of du Réveil de la Force écrit par J.W. Rinzler devrait nous donner plus de détails sur le traitement de Lucas. Malheureusement, le livre a été repoussé à une date indéterminée...

Spielberg raconte comment il a poussé Abrams à réaliser l'Episode VII
 

Publié le 16 juin 2016

Le Hollywood Reporter a publié une interview du très fameux réalisateur Steven Spielberg, accompagné de la présidente de Lucasfilm Kathleen Kennedy et du producteur Frank Marshall

Spielberg y raconte comment il a poussé J.J. Abrams à entrer en discussions avec Kennedy, lorsque cette dernière cherchait un réalisateur pour l'Episode VII. 

"J'ai mentionné le nom de J.J.. Je pensais que personne ne pourrait mieux réaliser l'Episode VII que J.J., donc je l'ai appelé et je lui ai demandé : "Est-ce que tu le ferais si ça t'était proposé ?" Il m'a répondu : "Oui mais ma femme ne me laisserait pas faire car elle ne veut pas que je relance encore d'autres franchises." Mais j'ai été voir Kathy [Kennedy] pour lui demander si elle envisagerait de prendre J.J. si jamais j'arrivais à le convaincre. Kathy m'a répondu : "Tu plaisantes ? Evidemment que oui. Mais pourquoi J.J. ferait Star Wars ? Il a déjà fait Mission Impossible et Star Trek.""

https://www.starwars-universe.com/images/actualites/episode_7/spielberg_abrams.jpg 
"Donc j'ai emmené dîner Katie Abrams et J.J. le soir chez Giorgio avec ma femme Kate, et j'ai posé la question en face de Katie Abrams. J'ai dit à Katie : "Je pense qu'il y a une chance pour que J.J. réalise Star Wars. Qu'est-ce que tu en penses ?" Katie s'est tournée vers J.J. et a répondu : "Ce serait incroyable. Vraiment ?" Puis je suis sorti du restaurant, j'ai pris mon téléphone, j'ai appelé Kathy et je lui ai demandé : "Quand est-ce qu'on peut s'entretenir avec J.J. ?" Et c'est comme ça que tout a commencé." 


Dans la même interview, le magazine demande à Kennedy la manière dont elle évite d'engager "un nouveau Josh Trank" (ce réalisateur avait été écarté d'une Star Wars Story suite à des troubles sur le tournage des 4 Fantastiques). Voici sa réponse : 

"C'est complètement instinctif. Depuis que je suis dans cette position de faire avancer Star Wars, j'ai réalisé qu'en plus de chercher quelqu'un pouvant avoir un impact créatif, on recherche vraiment des compétences en leadership. Personne n'arrive sur ces gros films sans être capable de mener la charge avec des centaines de personnes et [gérer] les relations avec le studio. C'est quelque chose de très difficile à faire, et on ne sait pas [si une personne peut le faire] avant d'avoir passé du temps avec elle et l'avoir vu opérer. On est dans une étrange période de nos vies où on engage de nombreux réalisateurs ayant été influencés par les films qu'on a fait au fil des ans."
Quelques idées abandonnées pour la vision de Rey
 

Publié le 17 mai 2016.

Maryann Brandon, une des monteuses du Réveil de la Force, a récemment donné une conférence au Pollock Theatre sur le film et sa carrière. 

Elle a notamment abordé quelques idées abandonnées pour la vision de Rey : 

"À l'origine, il y avait des plans où elle touchait le sabre-laser, puis la salle où elle était devenait la salle de la Cité des Nuages (qu'on peut toujours voir car on a gardé cette idée), puis Rey marchait dans le couloir et voyait Dark Vador et Luke en train de se battre, et elle voyait Vador couper la main de Luke. Puis elle se retournait et voyait une vague version de Snoke et un petit garçon, etc... Toutes ces images n'avaient pas de logique qui nous satisfaisait."  

"Dans le scénario originel de Larry [Kasdan], J.J. [Abrams] et Michael Arndt, [la vision] était une sorte de voyage dans l'histoire de Star Wars. On a rejeté cette idée presque instantanément." 

https://www.starwars-universe.com/images/actualites/episode_7/vision.jpg

Brandon est aussi revenue sur des choix de montage concernant Kylo Ren :

"Ce qui est intéressant à propos de Kylo Ren est qu'à l'origine, on le démasquait bien plus tôt dans le film. Il ne portait pas son masque dans la première scène avec Snoke. Mais on a réalisé qu'on ne voulait pas de cela si tôt, donc on lui a remis son casque numériquement."  

"La scène où il parle au masque de Vador venait aussi bien plus tôt, et on l'a déplacé plus loin pour que ses incertitudes vis-à-vis du côté lumineux surviennent plus tard. Car c'était vraiment important pour nous de faire ressentir aux gens que Kylo pourrait ne pas tuer [Han Solo], qu'il pourrait revenir à la lumière à la dernière minute."  

Elle précise que le fait qu'il porte un masque a permis de déplacer la scène sans problèmes, car ses paroles pouvaient être modifiés. 


Voici quelques autres anecdotes racontées par la monteuse :  

• L'idée de commencer le film avec une main coupée tenant le sabre-laser de Luke, traversant l'espace et s'écrasant sur Jakku a été abandonnée pour ne pas perdre les gens qui ne connaissent pas la trilogie originale. 

• La première confrontation entre Poe Dameron et Kylo Ren a été tournée à nouveau pour y ajouter les moqueries de Poe ("Qui parle en premier ?"...). Le but était de rendre la séquence un peu moins oppressante. 

• Rey n'était pas censée rester muette jusqu'à sa rencontre avec BB-8. Mais le thème composé par John Williams a convaincu l'équipe du film de couper ses dialogues. 

https://www.starwars-universe.com/images/actualites/episode_7/han2.jpg 

• Lorsque la scène d'introduction de Han Solo et Chewbacca a été tournée, Rey et Finn ne se cachaient pas. Les monteuses ont ensuite fait remarquer à J.J. Abrams qu'il était étrange que Han ne les remarque pas immédiatement, alors qu'ils sont devant lui. La scène a donc été réécrite. 

• Maz Kanata devait davantage pousser Rey à devenir une Jedi. Mais finalement, ils lui ont plutôt fait encourager Finn à rester dans la lutte, car il semble alors déterminé à quitter les autres héros. L'équipe a envisagé de faire de Maz une utilisatrice de la Force, ou bien de la doter de pouvoirs magiques, mais ces idées ont été abandonnées. Les modifications étaient simples dans le cas de Maz car c'était un personnage en images de synthèse. 

• J.J. Abrams a raconté que lors d'une discussion avec George Lucas, ce dernier lui avait révélé qu'Obi-Wan Kenobi "n'était pas puissant dans la Force", mais seulement "dans la moyenne". Lucasfilm a précisé à l'équipe de l'Episode VII qu'on ne devient un Jedi qu'en suivant un entraînement, même si certains sont plus sensibles à la Force que d'autres. 

 

J.J. Abrams a-t-il fait un lapsus révélateur sur les parents de Rey ?
 

Publié le 16 avril 2016

Hier soir, lors d'une conférence au Festival du Film de Tribeca, J.J. Abrams semblait avoir lâché une révélation sur les parents de Rey

"Les parents de Rey ne sont pas dans l'Episode VII", a répondu le réalisateur et co-scénariste du Réveil de la Force à un membre du public. "Donc je ne peux pas dire qui ils sont pour le moment. Mais je peux dire que c'est un sujet auquel Rey pense aussi. [rires]"

Toutefois, Abrams a rapidement clarifié ses propos pour Entertainment Weekly : "Je voulais dire qu'elle ne les découvre pas dans l'Episode VII. Pas qu'ils ne sont pas encore dans son univers."

https://www.starwars-universe.com/images/actualites/episode_7/rey5.jpg


Abrams a-t-il fait un lapsus révélateur ? Il faudra certainement attendre les Episodes VIII et IX pour le savoir. Le net regorge de théories sur les origines de Rey : fille de Luke, fille de Han et Leia, descendante d'Obi-Wan, réincarnation d'Anakin, fille de Jyn Erso, ou encore simple inconnue...

Durant sa conférence avec Chris Rock, Abrams a également dévoilé que Mark Hamill était "un peu résistant" à l'idée que Luke Skywalkerapparaisse si peu dans l'Episode VII. L'acteur avait peur que la dernière scène paraisse "stupide" ou ait l'air "d'une blague avec lui qui se tient là à la fin." Mais Abrams est devenu totalement confiant en voyant Hamill en costume et en écoutant la musique de John Williams.

Le réalisateur a aussi indiqué que la blessure de Harrison Ford lui a donné le temps de refaire la première scène de Rey et Finn dans le Faucon Millenium : "Ca ne fonctionnait pas du tout. Ils se querellaient beaucoup plus. Je ne l'avais pas bien réalisé. C'était composé entièrement de travers." La pause de deux semaines lui a permis de "regarder tout ce qu'on avait fait, le repenser et réécrire pas mal d'éléments de cette relation."

Une séquence d'ouverture avec Maz Kanata a été envisagée
 

Publié le 8 avril 2016

Avant la sortie du Réveil de la Force, une rumeur prétendait que le film s'ouvrirait avec le sabre-laser de Luke Skywalker flottant dans l'espace. Ce ne fut finalement pas le cas. Mais dans une interview pour Empire, la monteuse Mary-Jo Markey confirme que c'était une des options envisagées : 

"On a envisagé d'ouvrir le film avec le sabre-laser de Luke volant dans l'espace et atterrissant sur Jakku. Puis la main de Maz devait le sortir du sol."  

Pour rappel, dans le montage final, Maz Kanata n'explique jamais comment elle est entrée en possession de l'arme.  

  https://www.starwars-universe.com/images/actualites/episode_7/maz5.jpg 

Markey dévoile également une des autres idées pour la séquence d'ouverture : montrer une silhouette de planète, qui se se serait finalement révélée être un casque de stormtrooper. "On n'a pas poussé cela très loin", précise la monteuse. 

Dans une autre interview pour Entertainment Weekly,  le réalisateur J.J. Abrams raconte un autre choix de montage. Lors de l'interrogatoire de ReyKylo Ren pose fermement son casque sur une pile de cendres. Ce moment vient en fait d'une autre scène : 

"La petite histoire est que cette table contient les cendres des ennemis qu'il a tués. Ce moment a en fait été tourné pour la scène où il parlait au masque de Vador, et c'est là qu'on devait l'utiliser." 

"À l'origine, la première fois qu'on a tourné cette scène, il enlevait son masque. Puis on l'a tournée à nouveau en lui laissant son masque, mais j'adorais et je trouvais vraiment cool le plan où le masque était claqué contre les cendres. Ce plan a donc été volé à la scène qui a été modifiée, et on l'a placé dans la scène avec Rey." 

                   https://www.starwars-universe.com/images/actualites/episode_7/kylocasque.jpg 

Avant cet ajout, le passage était moins impressionant selon Abrams : 

"Il posait son masque avec précaution sur un élément du décor, ce qui était incroyablement quelconque [rires]. Ce moment a donc rendu la chose bien plus cool."

Ewan McGregor raconte sa participation au Réveil de la Force
 

Publié le 25 mars 2016

Dans Le Réveil de la ForceEwan McGregor a repris brièvement le rôle d'Obi-Wan Kenobi pour dire "Ce sont tes premiers pas" à la fin de la vision de Rey. L'acteur de la prélogie a expliqué à New York Daily News comment il s'est remis dans la peau du Jedi : 

"[Le réalisateur J.J. Abrams] m'a appelé très tardivement, à peine quelques semaines avant la sortie." 

"Il m'a dit qu'il voulait que je participe au film d'une certaine manière. Je lui ai répondu que j'attendais son appel depuis longtemps." 

"Evidemment, c'était très bizarre de faire ça car je n'avais pas fait la voix d'Obi depuis des années, donc on a regardé beaucoup de scènes avec moi dans les films que j'ai faits, puis j'ai dit : "Quand je faisais ça, je regardais Alec Guiness [l'acteur qui jouait Obi-Wan dans la trilogie originale] donc peut-être qu'on devrait se passer quelques scènes avec Alec Guiness." De manière à ce que je n'essaye pas de sonner comme moi, mais comme lui." 

https://www.starwars-universe.com/images/actualites/episode8/mcgregor.jpg 

Une fois l'enregistrement fini, Abrams lui a montré une vingtaine de minutes du film. McGregor est ensuite reparti. 

"Personne ne le savait", dit-il. "Je ne l'ai dit qu'à ma femme et à mes enfants, et ils ont réussi à le garder pour eux." 

L'acteur avoue n'avoir vu l'Episode VII au cinéma que plusieurs semaines après sa sortie, juste avant une projection test de son filmAmerican Pastoral : 

"Je suis rentré comme ça. On n'était pas nombreux car c'était au milieu de la journée."
 

"J.J. a été dans le coeur et l'âme de ce qu'on aimait dans Star Wars quand on était gosses. Ca m'a rendu fier d'y avoir participé d'une façon ou d'une autre avec les trois films que j'ai fait." 


Pour rappel, Obi-Wan prononce également "Rey" lors de la vision, mais c'est alors la voix d'Alec Guiness que l'on entend.
J.J. Abrams explique pourquoi Leia ne réconforte pas Chewbacca dans Le Réveil de la Force
 

Publié le 9 mars 2016

Dans Le Réveil de la Force, lorsque le Faucon Millenium revient à la base de la Résistance après la mort de Han Solo, des spectateurs ont été surpris que Leia ne montre pas de compassion envers Chewbacca. La dirigeante de la Résistance semble ignorer le Wookiee et va directement à la rencontre de Rey. Le réalisateur et co-scénariste J.J. Abrams s'explique dans une nouvelle interview pour Slashfilm.com.  

https://www.starwars-universe.com/images/actualites/episode_7/leia-chewie.jpg


Il estime avoir fait une "erreur" et décrit ses intentions initiales :  

"C'est probablement une des erreurs que j'ai faites dans ce film. À l'époque, ma réflexion était que Chewbacca, malgré la douleur qu'il ressentait, était concentré sur le sauvetage et la prise en charge de Finn. Donc j'ai essayé de faire partir Chewbacca avec lui et de centrer la scène sur Rey, puis de montrer Rey qui trouve Leia et Leia qui trouve Rey. L'idée était qu'elles étaient toutes deux puissantes dans la Force et qu'elles ne s'étaient jamais rencontrées, mais qu'elles savaient des choses l'une sur l'autre... Des choses sur Rey ont été dites à Leia au-delà de ce qu'on voit à l'écran, et Rey a évidemment appris des choses sur Leia. Et cette réunion devait être à la fois une rencontre, une réunion et une sorte de commisération de leur perte mutuelle." 

"Si Chewbacca n'avait pas été à cet endroit, on n'y aurait probablement pas pensé. Mais comme il était juste là, croisé par Leia, ça a presque été vu comme une offense, ce qui n'était absolument pas mon intention."

Plusieurs anecdotes sur les effets sonores
 


Le Réveil de la Force est nominé aux Oscars pour le meilleur montage sonore et le meilleur mixage sonore. Ces derniers jours, plusieurs interviews des artistes et techniciens du son été diffusées sur le net. Morceaux choisis.  

Matthew Wood, un des superviseurs du montage sonore, explique la conception de la voix de BB-8 : "Dès le début, BB-8 était une de ces choses qui devaient être vraiment spécifique à ces films, donc on lui a accordé un grand niveau d'intérêt pour s'assurer qu'il soit vraiment cool. On devait différencier ce droïde de R2-D2, car il allait y avoir une conversation entre eux plus tard dans le film, et on voulait qu'ils sonnent très différemment."

"On a essayé de donner tôt des échantillons [à l'équipe de tournage], pour que J.J. [Abrams] puisse déclencher BB-8 sur le tournage en utilisant une petite interface tactile, ce qui lui permettait de jouer le son en direct plutôt que d'avoir quelqu'un disant bip-bip-bip sur le plateau. [Abrams] appréciait de pouvoir utiliser ses doigts pour pour contrôler le timbre et le ton sur l'interface. On a un peu utilisé ça puis il a engagé des acteurs."

L'acteur Ben Schwartz est venu sur le tournage pour prononcer des lignes de dialogues écrites par Abrams pour BB-8, afin que les autres acteurs puissent y réagir. "On a utilisé ça pour se guider", dit Wood. "On a conçu d'autres effets sonores [sur le tournage] et J.J. continuait à profiter de cette interface tactile." 

Une autre technique a ensuite été utilisée. Wood explique : "À un certain point, on a pris le son qui sortait de l'interface et on l'a joué à travers la bouche d'un autre acteur, à travers une "talk box", mise au point par [le superviseur du montage sonore] Dave Acord. Ca jouait les sons de l'interface à travers un tube qui allait dans la bouche de l'acteur Bill Hader... Il bougeait sa machoire et sa bouche pour changer le timbre du son et le rendre plus rond."

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Abrams souhaitait également que la voix émise par le casque de Kylo Ren soit unique. Sur le tournage, le mixeur sonore Stuart Wilson a placé un micro dans le masque d'Adam Driver et en a attaché un autre sur son torse. "Adam a une voix géniale, et en plaçant deux micros et en les combinant, ça donnait ce timbre plus gros que nature avec beaucoup de gravité et de présence." 

Mais les premiers essais pour transformer la voix n'étaient pas très concluants. Ils ont donc invité l'acteur à travailler directement avec eux :   

"Dave et moi nous sommes assis avec lui durant quelques heures et on a parcouru de nombreuses lignes de dialogue du film, et il pouvait vraiment se mettre devant le micro et jouer avec comme un instrument", dit Wood. "La façon dont la transformation réagissait à sa voix était différente selon sa position vis-à-vis du micro - s'il était près et très intime ou s'il criait. On pouvait entendre exactement la manière dont ça allait sonner. À une des premières sessions que j'ai faites avec lui à New York, on a monté la scène où l'officier lui annonce qu'ils ont perdu la trace du droïde. On a vraiment placé une barre en métal avec un contrepoids en face de lui, pour qu'il puisse prendre la barre et remuer son corps autant que possible et ne pas faire le moindre bruit incorrect dans le micro. Et il était... Je pense qu'on a du couper beaucoup, beaucoup de gros mots entre les lignes de dialogues pour avoir la bonne intention. C'est comme ça que ça marche. Il est très méthodique, il s'investit vraiment."

Le son du sabre-laser de Kylo devait également être unique, tout comme celui de son pouvoir de la Force : "Le son de la Force qui accompagne Kylo avait ce côté profond, brut, bestial", dit Acord. "C'est un grognement brut qui est censé imiter le pouvoir de la Force qu'il exerce, qui est un peu plus brut que celui de Rey, qui a tendance à être un peu plus doux et rythmique, comme un battement de coeur. C'est le contraste qu'il y a entre les deux." 

Acord a d'ailleurs obtenu le son grâce à son animal de compagnie :  "Pour autant que je me souvienne, le grondement de Force de Kylo Ren, qui est vraiment fort et bestial, est le ronronnement de mon chat. C'est une version fortement grave et ralentie du ronronnement de mon chat qui est devenue le grondement de Force de Kylo." 

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Il ajoute une autre anecdote : "Quand le rathtar a sa bouche sur le cockpit du Faucon, quand il essaye de manger le cockpit, c'est moi en train de m'étouffer. [Rires] Je me suis mis un doigt au fond de ma gorge devant le micro pour accomplir cela, et puis on  rendu le son plus grave."

Il évoque ensuite diverses créatures du film : "La voix de Teedo [le petit alien qui capture BB-8] est une performance vocale. Je fais Teedo ; c'est ma voix qui fortement transformée. Mais concernant les ferrailleurs [qui attaquent Rey sur Jakku], les voix de ces deux gars sont des effets sonores. On a fait la voix du premier gars avec des voix de bébé, des voix de tout-petits essayant de parler qu'on a rendues très graves, le tout monté ensemble pour former un langage bizarre. La voix du second gars est en fait le son d'un perroquet en train de rire, qu'on a rendu plus grave. Dans le bar de Maz, certaines voix parlent un langage humain qui a été transformé et d'autres voix parlent un langage plus axé vers les créatures, qui trouve surtout sa source chez de nombreux mamifères." 

Le mixeur du son Mike Scarabosio prend un exemple pour expliquer l'importance du mixage : "Quand on voit Finn pour la première fois, on ne sait pas que c'est lui, on voit juste un stormtrooper qui réalise qu'il ne veut pas tuer pour le Premier Ordre. Ensuite, il s'agenouille pour consoler un stormtrooper mourant, et on peut voir toute l'action derrière lui. On voulait que le public se concentre seulement sur Finn, donc on a retiré la piste sonore pour qu'il y ait juste sa respiration avec la musique... pour que le public réalise que ce stormtrooper a quelque chose de spécial, avant même qu'il ne retire son casque."

Pour terminer, voici un clin d'oeil à Indiana Jones dévoilé par Acord : "Quand le Rathtar roule dans le couloir vers Han et Chewie, j'ai placé le son du roulement du rocher conçu par Ben Burtt pour les Aventuriers de l'Arche Perdue, quand le rocher poursuit Indy."

Sources : HowStuffWorksLos Angeles TimesNerdist

Une apparition de Yoda a été envisagée
 

Publié le 3 février 2016

Dans une interview pour Entertainment Tonight, une monteuse du Réveil de la Force dévoile une idée non retenue. "Il y a la voix de Yoda là-dedans", dit Maryann Brandon en parlant de la vision de Rey"À un moment, on a pensé à mettre Yoda dans le film, puis on a décidé de ne pas le faire."  

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Brandon ne donne aucun détail sur cette apparition envisagée. Peut-être J.J. Abrams souhaitait-il montrer Luke Skywalker et Yoda surDagobah durant la vision de Rey ? Les paroles de Yoda qu'on entend dans le film sont en effet tirées de L'Empire Contre-Attaque ("Son énergie nous entoure et nous relie"). 

Mais cela aurait pu aussi être un moment inédit. Pour rappel, Frank Oz a enregistré de nouveaux dialogues pour Yoda, qui n'ont finalement pas été utilisés.

Plusieurs anecdotes sur les effets spéciaux physiques
 


Neal Scanlan  
et Chris Corbould, respectivement chef de l'atelier des créatures et superviseur des effets spéciaux physiques du Réveil de la Force, ont donné plusieurs interviews ces dernières semaines. Morceaux choisis. 

Scanlan se réjouit quand les spectateurs croient voir une créature numérique alors que ce n'est pas le cas : "Par exemple, le Luggabeast, qui est la grosse bête bleue dans la scène où BB-8 est piégé. La très grosse bête qui est au point d'eau et qui pousse Finn, le grand robot rouge qui marche en dehors du château de Maz m'ont aussi été cités comme des personnages en images de synthèse, et ils sont tous entièrement physiques. Donc si les gens ne sont pas vraiment sûrs de ce qu'est telle ou telle chose, c'est un compliment pour moi comme pour l'équipe des effets visuels." 

À noter que cent-dix créatures ont été construites en tout selon Scanlan. 

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Corbould ajoute : "Beaucoup de gens pensaient qu'une très petite chose était en images de synthèse : le pain de Rey dans le petit bol, qui est entièrement physique." 

"On avait un petit bol de liquide. Au fond de ce bol, il y avait un pain moulé gonfable... Tout en le gonflant, on aspirait tout le liquide. Donc pendant que ça montait, le liquide disparaissait grâce à un trou aspirant. Un procédé très simple, mais plutôt efficace."

"Ce qui a pris le plus de temps était de mettre au point le design du pain. Est-ce qu'il allait avoir des fissures, de quelle couleur il allait être... Ca a pris beaucoup plus de temps que les mécanismes." 

 

 

Maz Kanata est un personnage en images de synthèse dans le film, mais d'autres méthodes avaient été envisagées : 

"Le rôle de Maz dans le film a toujours été très fluide", dit Scanlan. "Au fil de l'évolution des scénarios, au fil de l'évolution de des idées de J.J. [Abrams] pour Maz, notre technique évoluait aussi. À un moment, le rôle de Maz devait être plutôt réduit. C'était parfait pour une marionnette. On pouvait travailler dans un environnement très intime avec ce personnage. On pouvait s'en charger d'une manière très confinée. Au fil de l'extension du rôle de Maz, on a envisagé la possibilité de mettre une petite personne dans un costume et de faire une partie en images de synthèse. Mais son rôle s'est développé au-delà de ça. Et à ce moment, on a pensé qu'utiliser les images de synthèse serait fabuleux pour lui donner la liberté de se développer dans l'esprit de J.J. et au sein du film, que ce serait de loin l'initiative la plus intelligente. De plus, en général, les marionnettes animatroniques et autres n'ont pas la liberté d'un personnage en images de synthèse. Et Maz était un de ces personnages qui avait besoin de beaucoup de liberté pour être capable de se déplacer dans son propre mpnde. Pour cette raison, les images de synthèse ont été choisies." 

L'atelier des créatures a toutefois apporté sa contribution : 

"Il y avait une réplique photoréaliste en taille réelle [sur le tournage]. Donc elle ne bougeait pas. On n'a pas tenté d'en faire une marionnette. Mais elle ressemblait exactement à Maz dans le film. En fait, c'est la maquette qui a été utilisée par Roger [Guyett] et ses gars pour les images de synthèse, ils l'ont scannée dans l'ordinateur et ils sont partis de là."

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D'après Corbould, certains effets physiques du film ont été directement calqués sur Un Nouvel Espoir, l'épisode de référence d'Abrams :  

"La chose la plus classique qu'on a examiné était probablement les tirs de blaster, quand ils tirent un laser et qu'il y a un effet dans le mur. Je suis sorti avec mon équipe, et on en fait cinquante différents. Certains avec plus d'étincelles, avec différentes couleurs, etc... J'ai été voir J.J. et je lui ai dit : "bon, voilà une bibliothèque [d'effets]. Est-ce que l'un d'entre eux te fait tiquer, est qu'il y en a un qui est juste ?" Je crois qu'on les a tous examinés, et à la fin on s'est tous regardés les uns les autres et on s'est dit : "vous savez quoi ? On devrait s'en tenir à ce qu'ils ont fait dans l'Episode IV, car tout le monde les connaît, tout le monde est familier avec eux, et ils paraissent toujours aussi excellents. Ils fonctionnent, donc pourquoi changer ?"" 

Dans d'autres cas, l'équipe des effets physiques a été bien plus loin que dans la trilogie originale :

"Toute la séquence d'action dans le désert était vraiment palpitante à faire. J'adore les espaces ouverts, j'adore pouvoir aller sur ces lieux de tournage. C'est très important pour moi que Daisy [Ridley] et John [Boyega] aient pu être impliqués dans toutes ces énormes explosions. Ca prend du temps, car il faut faire des essais, encore et encore, puis y introduire les acteurs, et leur donner confiance. J'ai passé en revue toutes ces explosions quatre ou cinq fois donc j'étais satisfait de ce qu'on allait faire. Mais quand il a fallu faire les plans, je crois qu'il y avait trois mitraillages au sol et il y avait environ seize explosions à chaque mitraillage, et c'étaient de grosses explosions. C'était de la dynamite, certaines avaient beaucoup de combustible, donc il y avait d'énormes boules de feu. Le plan classique que j'adore est celui où ils remontent avec John et Daisy et ils courent vers le vaisseau spatial, et les explosions derrière eux se rapprochent, se rapprochent et se rapprochent. C'était très amusant."

Sources : SlashfilmThe Verge

Il y avait une autre version de la scène du casque de Vador
 


Dans une interview pour le Hollywood Reporter, les monteuses Maryann Brandon et Mary Jo Markey décrivent quelques modifications opérées durant la postproduction du Réveil de la Force. L'une d'entre elles concerne la scène avec Kylo Ren et le casque de Dark Vador

"Initialement, c'était placé bien plus tôt dans le film", dit Markey. "Dans le scénario, ça se déroulait après que Poe et Finn s'échappent du Star Destroyer. Kylo Ren se réprimandait lui-même pour avoir vu sur le champ de bataille que Finn était un traître et n'avoir rien fait à ce sujet. Mais on a réalisé que ce moment était gâché. Ce n'était pas un évènement assez important, et ça arrivait trop tôt dans le film."

"On l'a placé plus tard dans le film, et on a fait en sorte que ça concerne sa peur de la venue de son père sur la planète et sa sensation d'être tiré vers la lumière. Ca avait une plus grande résonnance à ce moment, et ça avait une plus grande importance pour le personnage de Kylo Ren."  

 

Brandon confirme qu'une scène d'introduction pour Leia a été coupée au montage :   

"À un certain point, on introduisait la Princesse Leia très tôt dans le film, mais [il a été décidé] qu'on la verrait d'abord à travers les yeux de Han. Ca rend le public avide de la voir, et on partage la peur de Han... Je pense que ça rend son personnage plus fort."

"Ca l'introduisait aussi avec beaucoup d'affection", ajoute Markey. "Il y a clairement beaucoup de sentiments entre eux deux. Ca rendait son introduction plus personnelle."

Selon Slashfilm.com, la scène en question montre Leia envoyer son émissaire Korr Sella au Sénat de la République (cliquez ici pour voir la liste des scènes coupées).  

Les monteuses ont tenu à mettre en avant les performances des acteurs durant les scènes d'action. Brandon explique : 

"On a fait des efforts extrêmes pour chercher dans les rushes et trouver les performances qui donnent vie aux séquences [d'action]. C'était un gros défi car [les séquences d'action avec effets visuels] ont vraiment une place centrale. Mais elles [avaient aussi besoin] de la composante humaine, émotionnelle.

"[Le studio d'effets visuels] ILM a fait un travail fantastique et [le superviseur des effets visuels Roger Guyett] était fantastique, car il essayait toujours de trouver le lien émotionnel avec l'histoire. Dans la salle de montage, on essayait vraiment de donner vie aux scènes et de [permettre au public] de les ressentir à travers le personnage... On a fait un tournage additionnel car il nous fallait un peu plus de plans de leurs visages, [par exemple] pour voir la peur de Rey durant le combat au sabre avec Kylo Ren."


Dans une autre interview pour Collider, l'équipe des effets spéciaux parle de leurs scènes coupées préférées. Chris Corbould, superviseur des effets spéciaux physiques, décrit l'affrontement entre Maz Kanata et des stormtroopers : 

"Il y avait une partie spécifique d'une scène qui n'a pas été gardée, où ils vont sous le château et dans les passages souterrains, et les stormtroopers descendent les escaliers et Maz utilise ses pouvoirs pour faire s'effondrer le plafond."    

"De mon point de vue, ça fonctionnait brillamment car il y avait tous les acteurs principaux en train de monter, et là Maz fait son truc et tout le plafond s'effondre devant eux, mais ça n'a pas été gardé. C'était un plan dont j'étais plutôt fier, il fonctionnait vraiment, vraiment bien." 

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Roger Guyett retient des passages impliquant des véhicules et vaisseaux : 

"Certains moments de bataille qu'on a fait, le combat aérien numérique, j'adore certains de ces trucs ; c'était vraiment cool. À l'origine, il y en avait un peu plus, mais là encore, ce n'était pas forcément mû par l'histoire, c'étaient quelques plans cools." 

"Il y avait quelques trucs avec la poursuite du speeder..." [Rey et Finn devaient s'emparer d'un snowspeeder sur la Base Starkiller et être poursuivis].

"C'était plutôt un petit bout, je ne sais pas dans quelle mesure on est vraiment autorisés à parler de ça. Ce n'était pas une scène énorme." 


Patrick Tubach, superviseur des effets visuels à ILM, se remémore des passages dans le cargo géant de Han Solo :

"Il y avait un peu plus de choses qui se passaient avec les Rathtars, juste un petit peu plus de moments de poursuite à travers les couloirs et tout ça. Il y avait quelques cascades cools et quelques plans individuels cools qui n'ont pas été gardés pour une raison ou une autre, et je pense que ça avait à voir avec le rythme. Je comprends totalement les raisons pour lesquelles ce n'est plus là, mais il faut savoir le supporter. On ne sait pas ce que ça donne avant de l'avoir fait."

L'équipe du Réveil de la Force explique l'utilisation des images de synthèse
 

Publié le 23 janvier 2016.

La promotion du Réveil de la Force a beaucoup insisté sur les décors réels et sur les effets spéciaux physiques, "à l'ancienne". Mais les effets spéciaux numériques sont eux aussi omniprésents, comme on peut le voir sur plusieurs vidéos récentes. Ces dernières semaines, l'équipe d'ILM a donné plusieurs interviews expliquant l'utilisation des images de synthèse dans le film. On y apprend que l'Episode VII contient environ 2100 plans avec effets visuels, soit plus que les 1900 de La Menace Fantôme.  

L'équipe respectait toutefois la démarche du réalisateur J.J. Abrams, qui tenait à ce que Le Réveil de la Force paraisse le plus "réel" possible. Morceaux choisis : 

• Roger Guyett (superviseur des effets visuels et réalisateur de la seconde unité) sur la démarche générale : "On voulait revenir à des lieux de tournage réels, construire des décors et avoir des créatures et des effets filmés par la caméra si possible. Mais on ne voulait pas faire un film rétro. L'idée était que ça paraisse familier tout en étant aussi innovant que l'original [Un Nouvel Espoir]. On voulait que le charme des choses filmées par la caméra (l'aspect tangible) rencontre la technologie contemporaine du XXIème siècle." 

• Lors de la poursuite du Faucon Millenium sur Jakku, les décors sont en images de synthèse. Guyett explique : "Quand on a un vaisseau qui circule à 1000 ou 1100 km/h, c'est difficile de tourner des plans généraux, surtout avec la chorégraphie de plans qu'on voulait, à moins peut-être d'engager un chasseur à réaction. Dans la poursuite du Faucon, presque tout est numérique. On aurait pu baser ça sur le lieu de tournage et compléter le reste, mais ça aurait été approximatif. On a donc tourné beaucoup de vidéos de référence à partir d'un hélicoptère. Ce n'était pas directement utilisable, mais c'était une référence incroyable. On remarquait des choses sur la façon dont le désert se comportait : la poussière qui décollait des surfaces quand on le parcourait. Plus important, la qualité de la lumière sur le sable, la géographie de l'environnement. On a fini par avoir 18 heures d'enregistrements aériens provenant d'une caméra, et des téraoctets de photos. On pouvait voir les nuances de couleurs des dunes de sable sur les photos, selon moment de la journée et les conditions." 

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• L'équipe se basait toujours sur les lieux de tournage : "On étudiait tout, partout où on allait. On a étudié et enregistré des environnements aussi précisément que possible. On avait une équipe entière qui travaillait là-dessus. On avait la taille et l'échelle. On avait des vues stéréographiques. Ce n'est pas en dehors des limites de ce que font les gens pour les films à effets visuels, mais on voulait vraiment être précis." 

• Les vaisseaux spatiaux sont animés numériquement, aucune maquette n'a été utilisée : "On a fait des essais de commande de mouvement, mais on n'aurait pas pu filmer des miniatures dans notre échelle de temps, et ça s'est avéré être sans intérêt. "Numérique" est un gros mot, mais les choses qu'on peut faire avec des modèles numériques sont incroyable. Il faut juste du temps, de la patience et du talent pour que le public ne remarque pas comment on fait nos affaires." 

• Concernant BB-8 : "BB-8 est numérique probablement un tiers du temps. Cest un exemple parfait de répétition de quelque chose qui existe. Si on ne construit pas BB-8, d'où vient la personnalité ? La personnalité vient du fait qu'il est là avec les autres acteurs, et que J.J. le dirige comme un autre acteur. Quand on créait le personnage en images de synthèses, on avait une référence absolue. Chaque animateur avait un modèle. Les gens pouvaient commenter la performance du droïde comme ils le feraient avec un acteur car sa personnalité était définie."

• Guyett donne des exemples de plans où l'on ne croirait pas qu'il y a des effets numériques : "Il y a des plans où on a fait beaucoup de feuillage, d'arbres et de choses du genre. Je pense que les gens seraient surpris. Une de mes scènes favorites avec ce genre de tour de passe-passe est vers la fin, où on a une scène avec C-3POR2-D2 et BB-8 et on bascule avec certains de ces plans dans un bric-à-brac de BB-8 réels, de R2-D2 en images de synthèse... et ce pour des raisons liées aux performances."  

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Patrick Tubach (superviseur des effets visuels chez ILM) ajoute : "Il y a un bon exemple. Quand les X-Wings approchent et qu'on déplace la caméra vers le haut, et que les soldats se préparent à combattre les X-Wings qui approchent, les deux soldats sur lesquels la caméra se déplace à la fin du plan sont entièrement numériques. Mais ils sont extraordinaires. Et la première fois qu'on a vu ça et la première fois que J.J. a vu ça, je me souviens qu'il était époustouflé."

• Un nouvel outil de simulation pour les éléments environnementaux a été créé pour le film. Tubach explique : "Il y avait la planète s'écroulant et explosant à la fin, et il y avait la crevasse qui s'ouvrait. Il y avait tant d'exemples à travers le film : le Faucon s'écrasant contre les arbres, la neige tombant des arbres et touchant le sol. Il y avait tellement de cas où des particules devaient interagir. L'ampleur de ces simulations avait toujours été un problème. Quand on a pas d'outil pouvant gérer tout ça, on doit les séparer. Mais en les séparant, on perd en réalisme, car ces simulations n'interagissent pas entre elles. Ca devient donc faux instantanément. Surtout quand on a plusieurs matériaux. Comme quand le Faucon s'enfonce dans le sol, il y a des fragments de poussière, il y a du sable, il y a la porte, et on a besoin que toutes ces choses soient là ou on n'y croit pas."

• Tubach révèle quelques easter eggs : "Il y a un droïde souris qui saute dans un trou à la fin de la séquence de la fuite du TIE. On a placé un petit détail amusant quand Rey jette le bout de [corde] dans le gouffre au début du film lorsqu'elle descend dans le Star Destroyer. Il y avait un petit truc qui ressemblait à un petit chapeau de gaz, donc on s'est dit : hé, plaçons-y un logo de l'Empire. Ce sont les petites choses que les gens ne remarquent pas, mais quand ils y reviennent ils disent : ho, regarde ça."

Source : Studio DailySlashfilmHollywood ReporterThe Verge

J.J. Abrams : Le Réveil de la Force "devait revenir en arrière pour aller de l'avant"
 
Publié le 9 janvier 2016.

J.J. Abrams était l'invité du dernier podcast du Hollywood Reporter. Le réalisateur et co-scénariste du Réveil de la Force a réagi aux critiques l'accusant d'avoir fait trop de références à la trilogie originale, voire même d'avoir fait un "remake" d'Un Nouvel Espoir : 

"Je savais que quoi qu'on fasse, il y aurait un groupe de gens qui contesterait un certain nombre de choses. Je priais pour que ce groupe soit le plus réduit possible. Mais je savais que si on faisait ce film, c'est parcequ'on pensait qu'il pourrait avoir du du sens, qu'il pourrait être spécial, divertissant, et qu'il pourrait être digne du temps accordé par les gens."

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"Evidemment, revenir en arrière par certains aspects était quelque chose de complètement intentionnel, car il s'agit d'un genre qui combine toutes sortes de choses. Star Wars est une sorte de mixture merveilleuse et particulière concoctée par George [Lucas]. En fin de compte, on ne peut pas faire plus classique, plus éprouvé et plus vrai que la structure de Star Wars. C'était dérivé de toutes ces choses que George aimait tant. Ca allait des choses les plus évidentes, Flash Gordon et Joseph Campbell, jusqu'aux références à [Akira] Kurosawa, aux westerns... Tous ces éléments faisaient partie de Star Wars."

"Je peux comprendre que quelqu'un dise : "Oh, c'est un plagiat total !" On a hérité de Star Wars. Le fait que l'histoire se répète était quelque chose d'évident et d'intentionnel. La structure où on fait connaissance avec un personnage qui vient d'un désert au milieu de nulle part et qui découvre qu'elle a un pouvoir en elle, où les méchants ont une arme destructrice qui finit par être détruite... Ces principes simples sont de loin les aspects les moins importants de ce film. Ils apportent une ossature qui était éprouvée bien avant d'être utilisée dans Star Wars."

"Pour moi, l'important était d'introduire des personnages inédits en utilisant des relations englobant l'histoire qu'on connaît déjà, pour raconter une nouvelle histoire... Il fallait revenir en arrière pour aller de l'avant. Donc ce film, bien plus que ceux qui suivront, nécessitait de faire quelques pas en arrière sur un terrain très familier, et d'utiliser une structure où des gens qui ne sont personne deviennent quelqu'un en battant les méchants. Je reconnais là aussi que ce n'est pas un concept inédit, certes. Mais il fallait utiliser cela pour faire quelque chose de bien plus important à mes yeux : introduire une jeune femme, qui est un personnage jamais vu auparavant, qui a une histoire jamais vue auparavant, et qui rencontre le premier stormtrooper dont apprend à connaître le côté humain. Voir ces deux-là vivre une aventure comme personne d'autre ne l'a vécu, avec Han Solo. Les voir aller à la rencontre d'un personnage inédit qui est peut-être minuscule, mais qui ne pourrait pas être plus différent de Yoda, un personnage qui, à la manière d'un formidable vieux professeur ou grand-parent ou grande-tante, éclaire les choses et confirme un système de croyance rejeté par le personnage principal. Raconter ce que c'est d'être un parent, d'être un enfant, les luttes que cela implique. Star Wars a toujours été une histoire familiale, mais jamais de la manière dont on l'a raconté ici." 

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"Oui, ils détruisent une arme à la fin du film, mais il se passe quelque chose d'autre qui est à mon avis bien plus crucial et bien plus important. Je pense que même à ce moment, ce qui intéresse en premier lieu le public n'est pas : "Est-ce que la grosse planète va exploser ?", car on sait tous qu'elle va exploser. Ce qui nous intéresse vraiment est ce qui va se passer dans la forêt entre ces deux personnages qui sont désormais seuls." 

"Oui, on a toujours su que l'ossature du film serait une zone de confort. Mais le fait qu'on ait tous des squelettes similaires ne nous empêche pas de paraître différents. Pour moi, le plus important n'était pas l'ossature. C'était de faire connaissance avec de nouveaux personnages qui découvrent qu'ils sont dans un univers spirituel et optimiste, dans un monde où on rencontre des gens qui deviennent notre famille." 

Abrams est également revenu sur sa collaboration avec son Rian Johnson, scénariste et réalisateur de l'Episode VIII :  

"Avec [Lawrence Kasdan], on avait un tas d'idées sur la direction à suivre pour certaines choses, et on a partagé tout cela avec Rian Johnson, qui réalise l'Episode VIII. Il est venu avec des idées à lui et nous a demandé si on pouvait faire quelques ajustements à la fin. On a accepté de faire la plupart d'entre eux. Il y en avait juste quelques-uns qui ne passaient pas très bien, donc il a lui-même fait les ajustements nécessaires. Mais c'était une collaboration. On est tous des fans, des amis et des soutiens les uns envers les autres, et personne ne nous a soutenu plus bruyamment et plus constamment que Rian. Je suis heureux de pouvoir désormais faire la même chose pour lui."

Ce que George Lucas a vraiment dit sur Disney et Le Réveil de la Force
 
Publié le 1er janvier 2016.

Si l'on en croit de nombreux titres d'articles, George Lucas aurait récemment insulté Disney, critiqué Le Réveil de la Force et regretté d'avoir vendu Lucasfilm. Qu'en est-il réellement ?

Tout d'abord, il faut préciser que l'interview qui fait polémique a été réalisée en novembre, bien avant la sortie du film. La version intégrale est sortie il y a quelques jours, mais plusieurs extraits avaient déjà été diffusés.

Lorsque le créateur de Star Wars y compare Disney à des "esclavagistes blancs", il est en train de faire une métaphore. Dans le passage en question (vers 49mn30), il décrit les films Star Wars comme ses enfants qu'il a dû se forcer à vendre. Il rit de sa comparaison immédiatement après :

"On doit laisser toutes ces choses derrière soi, et c'est quelque chose de très, très, très dur à faire. Mais il faut couper les ponts et dire : "Ok, fin de la partie." Chaque parcelle de notre corps dit : "Non. Tu ne peux pas." [Les films Star Wars] sont mes enfants. Je les ai aimés, je les ai créés, je me suis très intimement impliqué sur chacun d'eux... Et je les ai vendus aux esclavagistes blancs, qui les ont pris et...
[rire]."


Ces termes maladroits ont fait les gros titres des médias, ce qui a conduit Lucas à diffuser hier un communiqué : 

"Je souhaite clarifier mon interview du Charlie Rose Show. C'était à l'occasion des Kennedy Center Honors et elle a été faite avant la première du film. Je me suis mal exprimé et j'ai utilisé une analogie tout à fait inappropriée, et je m'en excuse. J'ai travaillé avec Disney pendant quarante ans, et mon grand respect pour l'entreprise et pour la direction de Bob Iger m'a conduit à les choisir comme dépositaires de Star Wars. Disney fait un travail incroyable pour la prise en charge et l'expansion de la franchise. Je diffuse rarement des déclarations clarifiant mon ressenti, mais il est important pour moi de préciser que je suis ravi que Disney possède la franchise et l'emmène dans des directions enthousiasmantes dans le cinéma, la télévision et les parcs d'attraction. Par-dessus tout, je suis époustouflé par les records brisés par le nouveau film, et je suis très fier de J.J. [Abrams] et Kathy [Kennedy]." 

Contrairement à ce qu'on peut lire ici et là, Lucas ne critique pas Le Réveil de la Force dans l'interview, tout simplement parce qu'il n'avait pas encore vu le film à cette période (rappelons d'ailleurs qu'il n'en a jamais dit de mal après l'avoir vu, et qu'il a assisté aux premières de Los Angeles et de Londres).  

En revanche, le cinéaste ne cache pas les désaccords qu'il a eus avec l'équipe de l'Episode VII, au temps où il était encore consultant : 

"Ils voulaient faire un film rétro. Je n'aime pas ça. Je travaille très dur pour que chaque film soit différent. Je les rends complètement différents, avec des planètes différentes, des vaisseaux spatiaux différents... pour faire quelque chose de nouveau." 

Dans un autre passage déjà connu, il dit également avoir souhaité que la famille Skywalker soit plus centrale. Il avait finalement pris ses distances pour ne pas provoquer de conflit avec l'équipe du film (cliquez ici pour lire l'actu). 

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Les affirmations de certains médias selon lesquelles Lucas regretterait d'avoir vendu Lucasfilm sont tout aussi infondées. Dans l'interview, le créateur de Star Wars reconnait que ce fut une décision très dure pour lui, mais il n'exprime aucun regret : 

"J'ai pris la décision de vendre l'entreprise, et Star Wars. J'ai pris cette décision car j'ai réfléchi au futur.  J'ai réfléchi au fait que j'allais avoir un bébé, au fait que j'étais marié, au fait que je voulais ouvrir un musée, et au fait que je voulais faire des films expérimentaux. Ma vie prenait un chemin différent. Les derniers films que j'ai fait ont coûté beaucoup d'argent à l'entreprise, et je trouvais que ce n'était pas juste pour les gens qui y travaillaient ou pour l'enteprise. J'ai donc pris la décision d'aller de l'avant avec de nouveaux films Star Wars..." 

"Il y avait trois autres histoires. Et je savais que pour les mener à bien, il aurait fallu environ dix ans. Je me suis dit : "J'ai soixante-dix ans. Je ne sais pas si je serai toujours là à quatre-vingt ans. À chaque décennie, les chances sont moins certaines. Je ne suis pas prêt à faire ça. Je veux faire d'autres choses. Je dois donc prendre moi-même la décision d'aller de l'avant." Rien ne m'a été enlevé."

John Williams parle des thèmes de Rey et Kylo Ren
 
Publié le 29 décembre 2015.

Dans un nouvel article du Los Angeles TimesJohn Williams s'exprime sur la musique du Réveil de la Force"J'ai de la chance", dit le compositeur vis-à-vis de son travail sur les sept épisodes de la saga. "Pour autant que je sache, c'est une occasion unique. C'est comme écrire un opéra, puis en écrire six autres en se basant sur la même matière et la même histoire... sur une période de quarante ans." 

La transition de George Lucas à J.J. Abrams ne lui a pas posé de problèmes : "Travailler avec J.J. a été stimulant. J'ai eu l'impression qu'il avait fait [un film] continuellement et organiquement lié à la vision incroyablement originale de George Lucas. En même temps, j'ai senti une énerge nouvelle, et une fraîcheur qui n'excluait aucun des personnages ou matériaux de la texture et du tissu de la création de Lucas, mais qui les ravivait." 

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Williams a misé sur la nouveauté pour l'Episode VII. Sur 102 minutes de musiques, seules 7 font des références "obligatoires" aux thèmes classiques : "Ma tâche et mon défi étaient de rendre ça convivial et interconnecté aux musiques des autres films, pour donner une impression confortablement "Star Wars"-ienne, si je peux employer ce mot, et en même temps faire quelque chose de nouveau et d'original pour ce film particulier."

Le compositeur décrit ainsi le thème de Rey : "C'est un défi intéressant, car ça n'évoque en aucune façon un thème d'amour. Ca évoque une aventurière, avec une grande force. Elle est une combattante, imprégnée de la Force, et ça devait être quelque chose de puissant mais aussi d'attentioné." 

Et voici ce qu'il a à dire sur le thème de Kylo Ren : "Il y a une partie plus méditative, qui est généralement jouée de manière douce. Je ne pense pas que ça représente une faiblesse particulière, mais peut-être de l'hésitation. Ensuite, il y a le motif qui est souvent joué de manière forte, et qui semble être l'incarnation du mal. Pour moi, il fallait que ce soit proche de Dark Vador, tout en étant quelque chose d'entièrement différent en termes de mélodie." 
 
Williams n'a pas encore confirmé son retour pour l'Episode VIII, mais il n'est pas prêt de prendre sa retraite. Sa prochaine bande originale sera celle du Bon Gros Géant de Steven Spielberg, prévu pour juillet 2016.
Maz Kanata est inspirée d'une ancienne prof de J.J. Abrams
 
Publié le 28 décembre 2015.

Ceux qui ont suivi les fuites durant la production du Réveil de la Force se souviennent peut-être que Maz Kanata était appelée "Rose". Dans une conférence de J.J. Abrams rapportée par le Palisadian Post, on apprend que ce nom de code n'a pas été choisi au hasard.  

Le réalisateur et co-scénariste dévoile que Maz est fortement inspirée de Rose Gilbert, son ancienne professeur d'anglais au lycée Palisades Charter à Los Angeles.  

"Oui, le personnage de Maz a été initialement basé sur la formidable Rose GilbertOn voulait vraiment que l'histoire donne une impression d'authenticité, bien que ce soit de la pure fantaisie. Lors d'une des premières réunions sur l'histoire, j'ai cité Rose comme figure éternelle et sage que j'ai vraiment connue dans ma vie."

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"Il s'avère que Rick Carter, le chef décorateur, a aussi été un étudiant de Mme Gilbert, quinze ans avant moi." 

"Alors qu'on expérimentait différents looks et styles avant d'établir le design final du personnage, Rose restait centrale dans notre inspiration pour Maz. Rick et moi avions espéré pouvoir contacter Rose et lui montrer ce qu'on était en train de faire, mais elle est malheureusement décédée durant la préproduction du film. Rick et moi avons assisté aux funérailles, et on s'est assis ensemble, encore une fois étonnés par sa force vitale et son esprit infini." 

Les larges lunettes de Gilbert sont un des éléments ayant été attribués à Maz Kanata.
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Gilbert a enseigné dans le lycée Palisades Charter de 1961 jusqu'à son départ à la retraite en 2013, à l'âge de quatre-vingt-quatorze ans. Elle est décédée le 16 décembre 2013.
Les scénaristes parlent de Kylo Ren et de sa scène cruciale
 

Publié le 22 décembre 2015.

Les scénaristes du Réveil de la Force ont récemment participé à un questions-réponses après une séance du film. Ils ont abordé le rôle de R2-D2 , mais aussi la scène cruciale entre Kylo Ren et Han Solo. Voici leurs propos retranscrits par Entertainment Weekly

J.J. Abrams décrit ainsi sa démarche : "Star Wars a eu le plus grand méchant de l'histoire du cinéma. C'est donc très délicat d'amener un nouveau méchant dans ce monde. On savait qu'il fallait faire un putain de truc audacieux. Kylo Ren ne peut être un digne successeur que pour une seule raison : il nous fait perdre un des personnages les plus chers."

"Bien avant qu'on ait le titre, l'idée du Réveil de la Force était que ce serait non seulement l'évolution d'un héros, mais aussi celle d'un méchant. Pas un méchant déjà fini et prêt à l'emploi, mais quelqu'un qui serait dans un processus."

"Chacun d'entre nous y apporte ses propres expériences. En tant que père, en tant qu'ami de gens qui ont des enfants, je sais ce que c'est de voir un conflit, de prendre part à un conflit. Je sais à quoi point ça peut être douloureux. Je sais à quel point c'est concret. Et cette version est bien sûr follement extrapolée [rire]. Le parricide n'est pas l'idéal." 

"[La mort de Han Solo] est une énorme décision. Comment peut-on faire ça ? Mais... Si on ne l'avait pas fait, le film n'aurait pas eu de cran du tout. On sentait que c'était dangereux."

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Michael Arndt avait écrit une première version inachevée du scénario, avant de céder sa place à Abrams et Lawrence Kasdan. Voici son témoignage sur la question : 

"Dans mes premières ébauches, mon raisonnement était qu'on devait relier la fin du Retour Jedi à ce qui se déroule dans ce film, et on ne voulait pas que tout le monde démarre ensemble. On voulait qu'ils soient dispersés partout dans la galaxie. " 

"On a inventé un background où Luke a eu un élève qui s'est retourné contre contre lui, qui l'a combattu, et qui a tué tous les autres élèves. C'est ce qui a fait exploser la famille et détruit la relation entre Han et Leia." 

"J'avais pensé que l'histoire de Han et celle de Leia consistaient à ce qu'ils se remettent ensemble. À la fin du film, ils se seraient réconciliés et auraient surmonté leurs différends. Et on se serait dit : "Ok, il s'est passé des trucs moches, mais au moins ils se remettent ensemble." J.J. a demandé à juste titre : "Que fait Han dans ce film ?" S'il ne lui arrive rien d'important et d'irréversible, il passe pour un meuble. Il passe pour ce meuble génial et sexy qu'on place dans un film. Mais il n'évolue pas vraiment. Il ne fait pas avancer l'histoire." 


Harrison Ford n'a eu aucun mal à accepter la mort de Han. Kasdan rappelle qu'"il y était déjà totalement favorable quand on avait faitL'Empire Contre-Attaque et Le Retour du Jedi. Peut-être qu'il y a repensé dans l'intervalle." 

Pour Abrams, le soutien de Kasdan a été crucial dans cette décision. Ce dernier a écrit les scénarios de L'Empire Contre-Attaque et duRetour du Jedi en collaboration avec George Lucas, bien avant l'Episode VII. "Tu as écrit certaines des plus grandes lignes de dialogues prononcées par Han", a dit Abrams à Kasdan, "donc il y avait un certain confort dans le danger. Tu voulais suivre cette voie, ce qui m'a fait ressentir que ce n'était pas forcément la pire des idées." 

Un des nouveaux héros était censé mourir
 

Publié le 21 décembre 2015.

Dans un article de GQOscar Isaac révèle que Poe Dameron était censé mourir dans Le Réveil de la Force. C'est du moins ce qui lui avait dit le réalisateur J.J. Abrams lors de leur premier entretien concernant le rôle. La scène s'est déroulée l'année dernière à Paris, au Café de Flore. Le co-scénariste Lawrence Kasdan et la présidente de Lucasfilm Kathleen Kennedy étaient également présents : 


""[Poe] est incroyable !" dît Abrams. 
 

"Ca paraît bien !" pensa Isaac, dont la première expérience dans une salle de cinéma fut L'Empire Contre-Attaque 

"Il ouvre le film !" dît Abrams.  

"Ca paraît génial !" pensa Isaac.  

"Et ensuite", poursuivit Abrams. "Il meurt."   

"Oh", pensa Isaac." 

L'acteur était un peu déçu : "J'ai déjà fait ça", explique-t-il en faisant référence à Bourne : L'héritage"Mettre en place l'intrigue pour le personnage principal, puis mourir spectaculairement" 

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Abrams a néanmoins tenté de le convaincre en lui faisant lire le scénario, et en lui disant que le personnage réapparaîtrait dans les romans, les comics, les jeux vidéo, etc... 

"Je suis retourné chez moi [à New York] et j'y ai réfléchi", dit Isaac. "Puis je lui ai écrit pour lui dire : "Ok, je le ferai !" Je pensais que ce serait un caméo : j'allais juste arriver et faire mon truc, et c'était peut-être mieux de ne pas avoir à signer pour trois films."  

Mais entre-temps, Abrams et Kasdan avaient modifié le scénario. "Oublie ça", a répondu le réalisateur. "J'ai réfléchi. Tu es maintenant dans tout le film." 

Abrams donne une des raisons de ce revirement : "Je dirais que c'est durant cette conversation [à Paris] qu'on a commencé à voir comment sa présence dans le film pourrait être à la fois digne de son temps et digne de celui des spectateurs." 


Isaac rejoindra bientôt le tournage de l'Episode VIII, qui commence en janvier.

Les scénaristes expliquent le rôle de R2-D2
 

Publié le 21 décembre 2015.

Lors d'un questions-réponses après une séance du Réveil de la Force, les scénaristes du film ont abordé plusieurs points, dont le rôle de R2-D2Entertainment Weekly a retranscrit leurs propos. Si vous n'avez pas vu le film et souhaitez garder la surprise, mieux vaut ne pas lire ce qui suit.  

Michael Arndt avait écrit une première version inachevée du scénario, avant d'être remplacé par J.J. Abrams et Lawrence Kasdan. Il explique que : "Tout le film enchaîne les introductions de personnages. On veut que nos introductions de personnages soient excellentes. On veut donner à chaque personnage son moment propre. Même au Faucon Millenium. C'était l'idée [du producteur] Bryan Burk. Ils courent pour prendre un vaisseau, il explose, on se tourne et voilà le remplaçant : le Faucon Millenium." 

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Concernant les deux droïdes emblématiques de la saga : "Initialement, j'avais écrit que R2-D2 et C-3PO apparaîtraient ensemble, et Larry a très intelligemment dit : "Tu devrais les garder séparés l'un de l'autre." Evidemment, j'ai répondu : "Non, non, non, Larry. Tu n'as rien compris !" [rires]" 

Mais Arndt dit avoir finalement adopté l'idée.  

Le scénariste de Toy Story 3 avoue avoir eu du mal à définir le rôle de Luke Skywalker : "Au début, j'ai essayé d'écrire des versions de l'histoire où [Rey] est chez elle, puis sa maison est détruite, elle prend la route et rencontre Luke. Ensuite, elle part et botte le cul du méchant. Ca n'a jamais fonctionné, et j'ai lutté. Ca remonte à 2012." 

"Ca donnait l'impression qu'à chaque fois que Luke arrivait dans le film, il se l'accaparait. Soudain, on ne se souciait plus du personnage principal car : "Oh p****n, Luke Skywalker est là. Je veux voir ce qu'il va faire."" 


Durant le questions-réponses, les scénaristes ont révélé quelques idées d'intrigues envisagées au début de l'écriture : la recherche des restes de Dark Vador, ou encore la quête de l'épave subaquatique de la seconde Etoile de la Mort, afin de retrouver un élément historique essentiel concernant les sites Jedi dans la galaxie.  

Finalement, ils ont décidé que Luke lui-même serait le "McGuffin", l'élément recherché par les héros. Et ils ont établi que R2-D2, comme son maître, aurait vécu un traumatisme l'ayant poussé à s'éloigner de la compagnie des autres. 

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À la fin du Réveil de la Force, le droïde dévoile avoir la partie manquante de la carte holographique permettant de trouver Luke. Arndt explique : "[Le story group] a imaginé qu'en se branchant sur la base d'information de l'Etoile de la Mort [dans Un Nouvel Espoir], R2 a pu obtenir la carte complète et trouver où sont les temples Jedi."

Abrams ajoute avoir choisi de ne pas l'expliquer directement dans le film, car il ne voulait pas que l'histoire s'enlise dans "comment tel truc s'est déroulé trente ans auparavant. Mais l'idée était que dans la scène où il se branchait, R2 avait téléchargé les archives de l'Empire auxquelles Kylo Ren fait référence." 

"BB-8 revient et lui dit quelque chose du genre "J'ai ce morceau de carte, est-ce que par hasard tu aurais le reste ?" L'idée était que R2, qui a été partout dans la galaxie, est toujours dans le coma, mais il entend ça. Et ça déclenche quelque chose qui finit par le réveiller."

C'est dans le deuxième tiers du film que BB-8 parle à R2, et celui-ci ne se réveille qu'à la fin. Pour Abrams, l'intérêt de ce moment était avant tout émotionnel : "Même ça si ça semble arriver complètement par chance et même si ça parait être une solution facile, à ce moment du film, quand on a perdu quelqu'un, qu'on est désespéré, et qu'une personne dont on se soucie est inconsciente, on veut qu'elle revienne."
Les dessous des voix d'Obi-Wan et Yoda dans Le Réveil de la Force
 

(19/12/2015) Ewan McGregor est dans Le Réveil de la Force ! James Arnold Taylor a révélé que l'acteur incarnant Obi-Wan Kenobi dans la Prélogie a enregistré sa voix pour un très court passage.  

[MAJ] (20/12/2015) Dans un nouvel article d'Entertainment Weekly, J.J. Abrams confirme cette anecdote et ajoute qu'on entend également les voix d'Alec Guiness (Obi-Wan dans la trilogie originale) et Frank Oz (Yoda). Plus de détails ci-dessous.  

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Les voix d'Obi-Wan et Yoda sont entendues durant la vision de Rey, lorsqu'elle saisit l'ancien sabre-laser d'Anakin et Luke Skywalker.  

"Avec l'idée des voix", explique Abrams, "on voulait que les spectateurs sentent (sans forcément qu'on le leur montre sous le nez) que des voix puissantes dans la Force communiquent avec Rey, du mieux qu'elles le peuvent."  

"On entend un petit bout de Yoda", décrit le réalisateur et co-scénariste. "On entend Luke crier "Nooon !", ce qui est tiré du moment deL'Empire Contre-Attaque. Et à la fin, on entend Obi-Wan dire : "Rey... Ce sont tes premiers pas". C'est là qu'intervient une anecdote cool. On a demandé à Ewan McGregor de venir et de prononcer la ligne de dialogue. Il était génial, et on était très reconnaissants. Il était incroyablement gentil, élégant, etc... Puis il est reparti sur sa moto. C'est vraiment le meilleur acteur de doublage de tous les temps."  

Mais Abrams a finalement combiné la voix de McGregor avec celle de Guiness (décédé en 2000). Durant le montage de la séquence, le producteur Bryan Burk lui a fait réécouter le mot "Rey".  

"J'ai dit : "C'est cool, c'est d'Ewan McGregor ?"", raconte le réalisateur. "[Burk] a répondu : "Non, on a pris une ligne de dialogue d'Alec Guiness disant "Afraid". [Dans Un Nouvel Espoir, Obi-Wan dit à R2-D2 : "Don't be afraid" / "N'aie pas peur".]  

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L'intonation était exactement celle que désirait Abrams : "Ils l'ont coupé, et quand on entend la performance, il prononce ça de la façon dont j'aurais supplié Alec Guiness de le prononcer. C'est sacrément parfait. Donc quand on entend Obi-Wan parler à Rey, ce sont Alec Guiness et Ewan McGregor qui font la voix."  

Taylor, qui a doublé Obi-Wan dans The Clone Wars et d'autres séries animées, précise que la production a fait appel à lui, avant de remplacer sa performance par celle de McGregor.

Abrams indique également qu'Oz a enregistré de nouveaux dialogues pour Yoda, qu'il a toujours doublé dans la saga. Mais au final, seuls des extraits des anciens films ont été utilisés.

La vision de Rey est très énigmatique, et contient certainement des indices sur ses origines. Pour Abrams, il n'était pas nécessaire de tout dévoiler dès l'Episode VII : "Tout les gens qui ont vu ces films parlent de "Je suis ton père..." et d'"Il y en a un autre..." Mais aucune de ces choses n'était dans La Guerre des Etoiles. La Guerre des Etoiles ne disait pas que Luke était le fils de Dark Vador. La Guerre des Etoiles ne disait pas que Leia était la soeur de Luke. On ne comprenait pas ce que désignaient ces références : l'Empire, les temps sombres, la Guerre des Clones. Ces choses étaient évoquées sans être expliquées. George [Lucas] nous emportait dans une histoire et comptait sur nous pour déduire tout ce qu'il fallait comprendre."

"[Le Réveil de la Force] pouvait-il vraiment raconter : "Rey est ceci... Finn est cela... Et Poe vient de là..." ? C'est le premier film d'une série. Il y a une histoire à raconter. Et elle le sera."
J.J. Abrams parle de sa prise en compte de l'Episode VIII
 

Publié le 16 décembre 2015.

Slashfilm
 a diffusé récemment une nouvelle interview de J.J. Abrams. Voici les points intéressants abordés par le réalisateur et co-scénariste du Réveil de la Force


• Il assure à nouveau n'être pour rien dans la mise à l'écart des traitements de George Lucas : "Quand j'ai rejoint le projet, Disney avait déjà décidé qu'ils ne voulaient pas aller dans cette direction. Le mandat était donc de partir de zéro et de raconter une histoire qui soit un continuum... Kathleen Kennedy a amené Larry Kasdan et Michael Arndt. C'est avec eux que j'ai commencé à travailler." 

• Rian Johnson, le scénariste et réalisateur de l'Episode VIII, est au travail depuis un an et demi. Abrams dit avoir pris en compte les deux épisodes suivants, sans pour autant les planifier en détail : "On n'a pas écrit de traitement, mais à d'innombrables moments, on inventait quelque chose et on se disait : "oh, ce serait vraiment génial pour l'Episode VIII !", ou "C'est ce qu'on pourrait avoir dans le IX !". C'était le genre d'intrigues où on pensait à l'après. Mais on savait qu'on ne devait faire ni un voyage nostalgique tourné vers le passé, ni un début de film sans conclusions satisfaisante. Ca faisait partie du numéro d'équilibriste : adopter tout ce dont on a hérité, et l'utiliser aux moments et aux endroits adéquats pour raconter une histoire qui n'a pas encore été vue. On savait aussi que certaines choses seraient incontournables pour nous, mais ça ne voulait pas dire qu'elles le seraient pour notre successeur. Quand Rian, que j'admire énormément et que j'adore, a eu le poste, on a discuté de toutes les choses sur lesquelles on travaillait. Vu que c'est un scénariste et un réalisateur extraordinaire, il a pris ces choses et il a écrit un scénario génial qui sera à mon avis un incroyable nouveau chapitre. Une partie incorpore des choses auxquelles on avait pensées, mais il y a d'autres choses qu'on n'aurait même pas pu imaginer en rêve." 

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Abrams a d'ailleurs légèrement modifié le scénario du Réveil de la Force sur demande de Johnson : "On a discuté d'une poignée de choses qui étaient censées l'aider. Certaines étaient très faciles à faire. Il y en a d'autres que je n'ai pas voulu faire pour certaines raisons, mais j'essayé d'être le plus accomodant possible. Et c'est vraiment cool de voir ce qui se déroule après, dans un style que seul quelqu'un d'aussi talentueux que Rian peut apporter." 

À noter que la présidente de Lucasfilm Kathleen Kennedy précise qu'il y aura une collaboration encore plus poussée entre Johnson et Colin Trevorrow, le réalisateur de l'Episode IX. 


• Enfin, Abrams revient sur sa vision de la prélogie et sur ce qui l'a poussé à se rapprocher de la trilogie originale : "À propos de la prélogie, si on demande "quel est ton film Star Wars préféré ?" à quelqu'un qui avait mon âge quand la trilogie originale est sortie, il citera un des films de la trilogie originale. Si on pose la question à quelqu'un qui avait cet âge-là quand la prélogie est sortie, il citera un des films de la prélogie. C'est scientifiquement prouvé et incontestable. Pour moi, la trilogie originale définissait les sensations procurées par Star Wars. Ca constituait Star Wars. La prélogie a un pouvoir d'attraction différent mais apparement tout aussi puissant, voire encore plus, pour beaucoup de gens. Ce que j'adorais dans la trilogie originale, c'est que ça semblait vraiment réel. Je n'arrive toujours pas à croire la sensation que j'ai eu en regardant le désert de ce qui était censé être Tatooine, en voyant ces deux droïdes y marcher. Je n'avais jamais vu de film fantastique ressemblant à ça. Et soudainement, c'était réel. Et tous les autres décors paraissaient réels. Je me souviens quand j'ai vu le char des sables et toutes les scènes qui se déroulaient devant ces chenilles mécaniques géantes. Je me disais "C'est impossible, c'est réel !" Car ils avaient vraiment construit ce bout du char des sables. Je me souviens quand j'ai vu le hangar, sans savoir où commençait le matte painting et où se terminait le plan tourné par la caméra. Il y avait une authenticité visuelle miraculeuse, et c'est une des raisons pour lesquelles Kathleen Kennedy et moi avons décidé très tôt que le film devrait ressembler à ça. Même si ça aurait été plus simple et moins cher de ne pas aller à Abu Dhabi, le résultat n'aurait pas été aussi bon. Ca aurait été plus simple de ne pas voyager au Pays de Galles, en Irlande, en Islande, de ne pas construire tous des décors, extérieurs et intérieurs. On aurait pu adopter bien d'autres approches qui auraient pu convenir, mais c'était important pour moi que le film paraisse aussi authentique que possible. Tout cela ne rend pas automatiquement le film bon, mais c'était une pièce du puzzle que George avait incroyablement bien conçu dans les trois premiers films, et c'était vraiment important pour nous de nous y conformer."

J.J. Abrams parle de Leia, la Force et la genèse du film
 

Publié le 12 décembre 2015.

La promotion du Réveil de la Force bat son plein, et J.J. Abrams est sur tous les fronts. Voici un condensé de déclarations faites par le réalisateur et co-scénariste dans différents médias.  


• Il est connu qu'Abrams a d'abord refusé de réaliser l'Episode VII. Mais Kennedy a éveillé son enthousiasme avec l'idée "d'une jeune femme qui poserait la question : "qui est Luke Skywalker ?" Ca m'a fait penser : "Oh mon dieu, 35 ans après Le Retour du Jedi, il y a des jeunes gens dans ce monde, à quoi doivent-ils faire face ?" Mais il y avait plus important : qu'est-ce qu'ils connaissent de l'histoire des Jedi et de l'Empire ? Il y a toujours eu une jeune femme au centre de ce film." 


• Sur le but initial : "Les premières discussions qu'on a eues concernaient les sensations. Qu'est-ce qu'on voulait ressentir dans ce film ? Qu'est-ce qu'on voulait que le public vive et ressente ? Je sais que ça semble stupide et évident, mais c'était la chose la plus importante pour moi. La question absolument fondamentale était : "Qu'est-ce qu'on veut que l'expérience fasse ressentir ?"" 

"Pourquoi racontons-nous cette histoire ? Si on veut ressentir ceci, comment on fait ? Qui sont ces nouveaux personnages ? Car ça devait être une nouvelle histoire sur de nouvelles personnes. Et l'essentiel était d'essayer de servir ce sentiment." 

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• Ne parvenant pas à achever son scénario dans les délais fixés, Michael Arndt a été remplacé par Abrams et Lawrence Kasdan. Abrams décrit ainsi la transition : "Malgré mon désir absolu et brûlant de réaliser un scénario écrit par Michael Arndt, j'ai réalisé que je n'avais pas le temps. Kathy [Kathleen Kennedy, présidente de Lucasfilm] n'avait le temps. Disney n'avait pas le temps. Je me suis donc assis avec Larry et j'ai dit : "Ecoute, je sais qu'il y a des choses vis-à-vis de l'histoire qui sont bonnes. Et je pense qu'on pourrait répondre aux questions restantes si on l'écrit ensemble." 

"La psyché de Larry le poussait à vouloir repartir de zéro. Et je lui ai dit : "Ecoute, on va commencer par réincorporer très rapidement de nombreuses choses, car je sais que je veux cette jeune femme au centre de la chose. Je sais que je veux que ce Stormtrooper abandonne son poste. Ce sont des préceptes fondamentaux qu'on a trouvé [avec Arndt] et qui allaient rester." 


• Abrams dément la rumeur disant qu'Arndt voulait mettre les anciens personnages plus en retrait :  "Non, car le film a toujours été centré sur les nouveaux personnages, et les personnages existants ont toujours été un élément essentiel. Ca devait vraiment être un pont entre ce qui s'était déroulé et ce qui allait se dérouler. Mais il n'y a jamais eu le moindre désaccord sur le fait que ce film devait être une histoire générationnelle, comme Star Wars l'est en son coeur." 


• Sur l'abandon de Univers Etendu : "Il était devenu très clair que si on se conformait à l'Univers Etendu, il aurait été très difficile de naviguer là-dedans. On ne savait même pas avec certitude ce qui était canon dans l'Univers Etendu. Et je pense que la grande majorité des fans de Star Wars n'ont jamais lu un roman [Star Wars]. On ne peut pas essayer de satisfaire chaque fan de l'univers. On doit juste essayer de raconter la meilleure version d'un film Star Wars." 


• Sur l'histoire du film :"C'est une histoire d'orphelins disparates qui se découvrent l'un l'autre, et qui découvrent qu'ils peuvent se faire confiance." 

• Sur la simplicité nécessaire du scénario : "Je pense que l'efficacité est en partie due à cela. Apprendre comment en dire le plus possible en en disant le moins possible, avec une clarté dans l'histoire et dans les intentions des personnages. Pour moi, la plus grande leçon apprise en travaillant avec Lawrence Kasdan a été de faire confiance à l'histoire, faire confiance à la substance, faire confiance aux personnages, et non pas de tout étayer ou d'en faire des tonnes pour instaurer quelque chose. Il faut compter sur les spectateurs pour faire le lien, et il faut leur laisser l'espace pour le faire. Larry a toujours été la voix disant : "Dis-en moins"." 


• Sur la création de BB-8 : "On savait qu'il y aurait un droïde dans le film, et si on voit Star Wars comme un western, on sait qu'il y a certaines choses qui doivent être dans le film, comme une taverne poussiéreuse, un méchant, la prison et le sheriff [dans un western]. On savait qu'il y aurait un droïde, et on savait que ce droïde devait être largement inspiré de ce que McQuarrie avait conçu... tout en étant une chose nouvelle et très différente. J'ai eu l'idée d'une sorte de droïde bonhomme de neige, qui serait incroyablement expressif sans s'exprimer avec ses traits faciaux. C'est ce qui faisait en partie l'incroyable charme de R2 et 3PO. Une des raisons pour lesquelles ils sont tant aimés est que George a eu la très bonne idée de ne pas placer de parties mobiles sur leurs visages. Je me suis dit que si on avait essentiellement une sphère et une sphère partielle, beaucoup d'informations pourraient être exprimées par le rythme et le pivotement de la tête. Visuellement, l'idée d'un droïde roulant qui pourrait se déplacer semblait très cool." 

"J''ai donc dessiné un petit design sur quelques petits bouts de papier, dont un que j'ai toujours, et je les ai donnés à Neal Scanlan, qui est notre gars du département des créatures. Ils ont pris toutes ces différentes idées et notes, et ils ont commencé à concevoir BB-8. Quand il a fallu le nommer, j'ai pensé à ça car ça semblait onomatopéïque. Il ressemble à un 8, et en ce qui concerne les lettres, il ressemble à un B. Ce qui est vraiment dingue (et je me souviens avoir eu cette pensée en voyant La Guerre des Etoiles pour la première fois) est qu'en introduisant un nom, il peut d'abord paraître étrange... mais il fait ensuite rapidement corps avec la chose."


• Sur la réalisation et les hommages à la trilogie originale : "J'ai voulu que le film soit raconté avec plus de confiance. Je voulais appliquer ce dont Larry et moi avions parlé durant l'écriture du scénario, qui était d'avoir confiance en ce qu'on voyait, et d'avoir moins besoin de faire des plans rapides ou de zoomer partout avec la caméra. Cela dit, en tant que cinéphile, je savais que je voulais voir certaines choses en termes d'action. Et parfois, cela signifiait qu'il fallait bouger rapidement la caméra. Mais ce n'était pas parceque je me disais : "Oh, les gamins veulent que la caméra bouge vite". C'était parceque je voulais retrouver la sensation que j'avais eue quand j'ai vu la première bataille avec des chasseurs TIE. En faisant certaines séquences, il était impossible de ne pas faire d'hommages directs et reconnaissants envers ce que George avait fait."

"Dans certains cas, nous avons utilisé littéralement les mêmes filtres que dans les films originaux pour que certaines choses aient un certain aspect. Le but était de faire quelque chose qui ait vraiment l'ADN du Star Wars qu'on connaît et qu'on adore, tout en étant une nouvelle histoire. On n'avait pas à se demander : "Bon, comment faire un chasseur à l'aspect aussi cool qu'un chasseur TIE ou un X-Wing ?" Au lieu de ça, on voulait trouver les raisons pour lesquelles il y aurait encore des chasseurs TIE et des X-Wings aujourd'hui. En quoi ces éléments ont-ils été appréciés ? Qu'est-ce qui a fonctionné, pas juste au niveau esthétique pour le public, mais qu'est-ce qui a fonctionné dans la pratique, dans ce monde, pour qu'ils continuent à exister ?"

• Sur la prélogie : "J'apprécie la prélogie. Je suis un gamin des années 70, et ma vie a été profondément marquée par les films originaux. Et l'une des raisons pour lesquelles j'ai préféré la trilogie originale est que les personnages ressemblaient plus à monsieur ou madame tout-le-monde. Ils avaient l'air d'être chamailleurs, réels, d'avoir du vécu, et c'étaient essentiellement des inconnus qui devaient affronter des méchants parmi les plus terrifiants et les plus féroces de tous les temps. Pour moi, cette trilogie d'histoires était plus amusante par nature. J'ai trouvé que l'utilisation de la technologie, du design et de l'expansion du monde faite par George dans la prélogie était incroyablement impressionante. Mon film préféré de la prélogie est le troisième, qui a des moments très forts et une imagerie incroyable. Mais je sais qu'en me lançant dans Le Réveil de la Force, mon but était d'essayer de faire un film qui ait l'air de suivre Le Retour du Jedi, ce qui est le cas. C'est à l'opposé de l'esthétique sensiblement différente que George a appliqué à la prélogie, dans le cadre de son remarquable repoussement des limites du cinéma." 

• Sur les décors réels : "J'adore cette sensation d'être sur Tatooine, que j'aie eu à onze ans. Je ne connaissais pas la Tunisie, mais je savais que j'étais dans un endroit réel. Et pour moi, cette sensation n'a pas de prix. Dans ces forêts du Retour du Jedi, il y a quelque chose dont on se souvient. Des études ont montré que beaucoup de bons souvenirs sont des expériences qu'on a vécues dans des endroits extérieurs. Et je pense que malgré le génie d'Industrial Light & Magic et des effets visuels, on doit souvent travailler tellement dur pour simuler la réalité qu'on n'a plus le temps et la concentration suffisantes pour ce qui importe vraiment : les choses vécues par les personnages. Utiliser des décors intérieurs et extérieurs a permis aux acteurs et à l'équipe (mais surtout au public) de ne pas réfléchir à deux fois à l'endroit où ils sont. Car ils y sont vraiment." 


•Sur sa vision de la Force et des médichloriens :  "Je dirais juste ceci : je ne me permettrais jamais de remettre en question la moindre chose que George Lucas a établi comme canon dans Star Wars. Et notre travail n'était pas de contredire ou de défaire." 

"Je ne suis pas quelqu'un qui comprends la science de la Force. Pour moi Star Wars n'a jamais été de la science-fiction... C'était une histoire spirituelle. C'était plutôt un conte de fées à cet égard. Pour moi, quand on entendait Obi-Wan dire que la Force nous entoure tous et qu'elle nous unit tous, il n'y avait pas de jugement sur qui on était. C'était une chose à laquelle on avait tous accès. Être puissant dans la Force n'avait pas de signification scientifique, ça avait un sens spirituel. Ca désignait quelqu'un qui pouvait croire, qui pouvait atteindre les tréfonds de ses sentiments et suivre cette énergie primitive qui s'écoule en chacun de nous. C'est ce qui était dit dans le premier film !" 

"J'avais onze ans quand je me suis assis dans le cinéma et que j'ai découvert cette idée puissante. On aimerait croire qu'en cas de problème, on pourrait exploiter cette Force dont on nous parle... Pas seulement certains d'entre nous, mais tout être vivant. Donc l'idée qu'un personnage doive avoir hérité d'un certain nombre de médichloriens ou doive faire partie d'une lignée... Je ne dis pas que ça ne fait pas partie du canon, je dis juste que quand j'avais onze ans, ce n'est pas comme ça que je voyais les choses. Je respecte et j'adhère au canon, mais je dis aussi que la Force m'a toujours semblé être plus inclusive et plus forte que ça." 


• Sur la raison pour laquelle Leia n'est pas devenue une Jedi : "L'une des réponses est simplement qu'elle a fait un choix : celui de diriger la rébellion, puis la Résistance, et de se considérer comme un général et non comme une Jedi. Ca ne veut pas dire qu'elle ait le moindre regret." 

"On a clairement vu qu'elle était puissante dans la Force, et on le verra à nouveau. C'est quelque chose qui fait partie intrinsèque de son personnage." 


Une anecdote pour terminer : le plan du trailer où l'on voit des dizaines de drapeaux sur le château de Maz Kanata ne satisfaisait pas Abrams. Le réalisateur trouvait qu'il y avait trop de références aux pilotes de modules de La Menace Fantôme, et a demandé à l'équipe d'inventer de nouvelles choses. Reste maintenant à découvrir le plan final.

Sources : TIMERolling Stoneio9Slashfilm, etc...
Le Réveil de la Force ne contient ni scène post-crédits, ni Ewoks ni Jar Jar
 

Publié le 7 décembre 2015.

L'équipe du Réveil de la Force a tenu hier soir une conférence de presse aux Etats-Unis. Quelques petites informations y ont été lâchées. 

Tout d'abord, le réalisateur J.J. Abrams a démenti l'existence d'une scène post-crédits. Comme ses prédecesseurs, l'Episode VII se terminera donc par le classique générique de fin. 

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Il a également été confirmé que ni Jar Jar Binks ni les Ewoks n'apparaîtront. "Jar Jar n'est pas dans le film", a dit la présidente de Lucasfilm Kathleen Kennedy. "Les Ewoks ne sont pas dans le film. Harrison [Ford] a insisté sur ce point." L'acteur a ajouté en plaisantant : "C'était dans mon contrat."

Maz Kanata, l'alien pirate jouée en motion-capture par Lupita Nyong'o, a vécu un millier d'années. Selon Abrams, il est possible qu'elle connaisse Yoda : "Je pense que les chemins de Maz et Yoda se sont croisés à un moment donné, mais en raison des évènements des précédents films, ce n'est pas quelque chose qu'on verra dans celui-là."

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Le réalisateur a dit que le seul critère pour les noms des personnages était :  "Est-ce qu'on les aime ? Beaucoup de noms allaient et venaient, et certains restaient. Je me souviens quand on a proposé BB-8, ça a été le premier et le seul nom que le droïde ait jamais eu. ReyFinn et Poe ont connu de nombreuses variations. Kylo Ren et Maz Kanata étaient là dès le début." 

Quand aux costumes, "le plus difficile à faire a été celui de Kylo Ren", a dit Abrams. "Il y a probablement eu des centaines, voire des milliers de versions. Durant le processus, le costume de la Capitaine Phasma a été conçu et proposé pour Kylo Ren ! Pour des raisons liées à l'histoire, ça n'a pas marché, mais elle est devenue un de mes personnage préférés du film."

Selon, Kennedy la trilogie n'a pas été planifiée "dans le moindre petit moment", mais il "il y a une grande collaboration. Rian [Johnson, réalisateur de l'Episode VIII] est prêt, et [les acteurs] iront commencer le travail sur l'Episode VIII en janvier."
John Williams parle des thèmes musicaux du Réveil de la Force
 

Publié le 10 décembre 2015.

Interrogé par VarietyJohn Williams dévoile quelques informations sur la musique du Réveil de la Force.

Voici les extraits de l'article qui concernent les nouveaux thèmes : 

"Williams a écrit une poignée de thèmes pour des personnages comme Rey (Daisy Ridley), Kylo Ren (Adam Driver) et Poe (Oscar Isaac), ainsi qu'une "importante marche" pour la Résistance et un thème choral pour Snoke (Andy Serkis) basé sur un poème de Kipling traduit en Sanskrit."

"Le thème de Snoke a été enregistré par un choeur de 24 hommes."

Pour rappel, John Boyega avait révélé qu'il y avait aussi un thème pour Finn.

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Williams ajoute qu'"il y a quelques références" aux thèmes des précédents films, mais que presque toute la musique est nouvelle. 

Le processus d'enregistrement a été "très luxueux" selon le compositeur. Il s'est déroulé en douze sessions, réparties de juin à novembre. Cétait la première fois que la musique d'un Star Wars était enregistrée à Los Angeles. "Initialement, on devait aller à Londres et tout faire dans l'espace de deux semaines, comme on a toujours fait sur les films de George [Lucas]", dit Williams. "Ca n'aurait pas marché dans ce cas, car le processus de montage de J.J. [Abrams] est très différent."

C'est le réalisateur qui a demandé à Williams de rempiler pour l'Episode VII. Celui-ci a accepté et a commencé à composer en décembre 2014. À cette période, il a fait écouter deux compositions à Abrams, qui l'a ensuite laissé travailler en toute liberté. "Tout le rendait très enthousiaste", dit Williams.

Au final, 175 minutes de musique ont été enregistrées, réparties en 90 morceaux. Le compositeur précise que presque une heure d'enregistrement a été écartée, modifiée ou réenregistrée au fur et à mesure de l'évolution du montage.

George Lucas a vu Le Réveil de la Force et "il l'a vraiment aimé"
 

Publié le 5 décembre 2015.

George Lucas a vu Le Réveil de la Force, et "il l'a vraiment aimé". C'est ce qu'a annoncé la présidente de Lucasfilm Kathleen Kennedy au Hollywood Reporter, ajoutant que le créateur de Star Wars assistera aux premières de Los Angeles et de Londres. 

Lucas fait désormais partie du club très restreint des gens qui ont vu l'Episode VII. Selon le Hollywood Reporter, même les réalisateurs du spin-off sur Han Solo, Christopher Miller et Phil Lord, ne l'ont pas vu. Colin Trevorrow, le réalisateur de l'Episode IX, est dans le même cas. Gareth Edwards et Rian Johnson, respectivement réalisateurs de Rogue One et de l'Episode VIII, n'en ont vu qu'une version inachevée.  

En revanche, certains acteurs comme John BoyegaDaisy Ridley et Harrison Ford ont pu voir la version définitive. Steven Spielberg, qui fait partie du cercle rapproché de J.J. Abrams et Kathleen Kennedy, a lui aussi eu cette chance. Le PDG de Disney Bob Iger, et deux dirigeants des studios Disney, Alan Horn et Alan Bergman, font également partie de la liste.


Lucas a eu une relation compliquée avec le nouveau film de la saga. Il avait écrit des traitements pour la troisième trilogie avant de quitter Lucasfilm, et il était censé rester consultant durant l'écriture du scénario. Mais l'équipe du film a finalement développé une autre histoire, ce qui l'a poussé à quitter le projet.  

Kennedy dit que cela a été dur pour Lucas de "voir les choses se poursuivre sans qu'il soit directement impliqué. Mais en même temps, il voulait vraiment s'écarter."  

Elle ajoute : "S'il y a une chose que j'ai apprise sur George, c'est qu'il ne se laisse jamais retenir. Il pourrait être impliqué à 100% s'il le voulait, mais il en est incapable s'il ne gère pas tout."  

Lucas s'est exprimé à plusieurs reprises sur son "divorce" avec l'équipe de l'Episode VII. Il confiait encore récemment au Washington Post :  

"C'est impossible de travailler en surveillant constamment ce que font les autres. On est le dictateur ou on ne l'est pas. Ca n'aurait jamais marché, donc je me suis dit : "Je vais divorcer"... Je savais que je ne pouvais pas m'impliquer. Ca n'aurait fait que les rendre malheureux. Je me serais rendu malheureux aussi. Ca aurait probablement ruiné une vision ; J.J. [Abrams] a une vision, et c'est la sienne propre."  

Le Réveil de la Force est le premier épisode que Lucas n'a ni réalisé ni supervisé de près. Le créateur de Star Wars s'apprêtait à vivre une expérience inédite : 

"Je n'ai jamais pu voir le vaisseau spatial passer [en 1977]. Je n'ai jamais eu l'expérience que tous les autres ont eu. Je n'ai jamais pu voir Star Wars. Donc cette fois j'irai."  

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Dans la même interview, il rappelait également avoir réalisé La Guerre des Etoiles au milieu des années 70 pour insufler une éthique aux enfants : 

"Je voulais voir si je pouvais marquer leur vie à un moment particulier où ils sont très vulnérables, et leur donner les choses qu'on avait toujours donné aux enfants dans l'Histoire. La dernière fois qu'on l'avait fait, c'était avec les westerns. Et une fois que les Westerns ont disparu, il n'y avait plus de moyens pour leur dire : "On ne tire pas sur les gens dans le dos, etc...""  

Mais surtout, il voulait faire "un vrai film. Tout ce que j'avais fait avant était à petit budget, peu coûteux, tourné dans la rue. Je n'avais jamais rien fait sur un plateau. Je voulais construire des décors... travailler avec des directeurs artistiques, des chefs décorateurs..." 

Il a aussi justifié à nouveau sa modification de la scène avec Han Solo et Greedo dans la cantina :  

"Han Solo est censé se marier avec Leia. Quand on regarde en arrière, on se dit : "Est-ce qu'il devrait être un tueur de sang-froid ?" Au niveau mythologique, je me demandais : est-ce qu'il devrait être un cowboy, est-ce qu'il devrait être John Wayne ? Et je me suis dit: "Ouais, il devrait être John Wayne." Et quand on est John Wayne, on ne tire pas [en premier] sur les gens ; on les laisse avoir le premier coup de feu. C'est une réalité mythologique à laquelle on espère que la société prête attention."  

À noter que le cinéaste dit éviter internet depuis 2000, et n'avoir ni Facebook, ni Twitter, ni e-mail, en partie pour ne pas avoir à lire les innombrables commentaires sur sa personne et son oeuvre.

Miranda et Abrams ont composé une musique du Réveil de la Force
 

Publié les 1er et 2 décembre 2015.

(01/12) Bien que John Williams soit le compositeur attitré de la musique du Réveil de la Force, il a délégué une petite partie de sa tâche. Comme l'a expliqué J.J. Abrams hier dans l'émission "The Tonight Show", une séquence du film se déroule dans une sorte de cantina où des musiciens jouent (il s'agit certainement du bar de Maz Kanata). Williams ayant préféré se concentrer sur la bande originale classique, il a demandé au réalisateur de trouver quelqu'un d'autre pour s'occuper de ce morceau.  

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Abrams a donc contacté Lin-Manuel Miranda, qui lui avait proposé ses services, et a composé la musique avec lui. Le réalisateur précise qu'il y aura du chant.  

Miranda a notamment créé et composé les comédies musicales In the Heights et Hamilton. On doit à Abrams les thèmes principaux de plusieurs de ses séries : Felicity, Alias, Lost, Fringe ou encore Person of Interest.  

Williams avait composé lui-même les deux morceaux joués par les Bith de la Cantina dans Un Nouvel Espoir. En revanche, il avait déjà passé la main pour le show musical du palais de Jabba dans Le Retour du Jedi. "Lapti Nek" (dans l'édition originale) avait été composée par son fils Joseph, et "Jedi Rocks" (dans l'édition actuelle) par Jerry Hey.  

***

[MAJ] (02/12) Abrams a donné quelques détails sur la séquence à Entertainment Wekly. Le réalisateur confirme qu'elle se déroule dans le bar de Maz Kanata. En la tournant, il ne pouvait s'empêcher de penser aux Muppets :   

"Je me souviens quand on tournait une séquence au château de Maz Kanata avec toutes ces créatures qui bougeaient au son de la musique jouée sur la scène. Malgré la collaboration qu'il y avait eu entre George [Lucas] et Frank Oz, je n'avais jamais ressenti auparavant ce diagramme de Venn entre Star Wars et les Muppets."  

"On doit faire attention, car si c'est trop mignon, ça peut être trop ridicule. Mais quand on regarde Star Wars et qu'on observe toutes ces créatures, et quand on regarde ce que Jim Henson faisait à la même époque, les Muppets avaient une sophistication et une forme d'art qui stimulaient la création de personnages. George a littéralement adopté tout cela en travaillant sur Yoda avec Frank."
  

"Le moment où on voit ces créatures, toutes dirigées par des marionnettistes, avoir un moment de silence, ne faire que bouger sur la musique et se balancer... C'était un moment d'humour adorable, enfantin, nous ramenant dans le passé, et c'était aussi un étrange moment d'humanité pour ces créatures qui étaient clairement inhumaines, même si elles étaient anthropomorphisées. Et des moments comme ça nous rappellent les possibilités du monde de Star Wars."

J.J. Abrams parle de Snoke, des combats au sabre-laser et du trailer
 

Publié le 29 novembre 2015.

Dans son dernier numéro, le magazine britannique Empire consacre un long article à la production du Réveil de la Force. Le réalisateur et co-scénariste J.J. Abrams y revient sur de nombreux aspects du film. Morceaux choisis : 

• Sur le texte d'ouverture : "On en a un depuis très, très longtemps. On continue à le modifier, et je pense qu'on continuera encore pendant deux ou trois semaines [l'interview a été faite début novembre]. Je sais qu'on sera en grande forme quand le titre apparaîtra. Le but est de ne pas perdre cette forme à la seconde où le texte défilant commence. C'est un défi important, comme n'importe quel autre aspect du film."


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• Sur ses sources d'inspiration extérieures à Star Wars : Abrams a observé "la confiance" des westerns de John Ford. Il a retenu "l'incroyable chorégraphie et composition des scènes" d'Entre le ciel et l'enfer d'Akira Kurosawa. Il a aussi étudié "la puissante immobilité" de Terrence Malick. "Ce ne sont pas des choses auxquelles j'aurais habituellement pensé en ce qui concerne Star Wars", dit le réalisateur. 

• Sur sa conception de l'univers Star Wars : "La prélogie en a fait énormément, mais j'ai essayé de réduire tout cela à l'essentiel et de revenir à une époque plus simple et plus élégante, quand il n'y avait que l'Empire et la Rébellion. Malgré les difficultés qu'ont eu les designers à donner vie au film, cela constituait un objectif, qui nous aidait à ne pas nous laisser distraire et à ne pas faire un fourre-tout." 

• Sur les combats au sabre-laser : ceux des Episodes I, II et III étaient "toujours plus spectaculaires et stylisés, presque comme une chorégraphie." 

"Quand on regarde La Guerre des Etoiles et L'Empire Contre-Attaque, les combats au sabre-laser sont très différents, mais pour moi ils ont plus de puissance car ils ne sont pas aussi sophistiqués. J'espérais aller vers quelque chose de plus primitif,  plus agressif, plus brutal ; un retour aux combats au sabre-laser à couper le souffle qui m'ont tellement captivé quand j'étais gamin."


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• Sur la conception de Kylo Ren : "Un méchant ne peut pas surpasser Dark Vador dans le design ou la performance. Comme il nous fallait un méchant, l'idée de l'associer à Dark Vador nous a permis d'exploiter la puissance de Vador d'une manière qui nous semblait appropriée et forte. Ca a permis à Vador de faire partie de la chose plutôt que d'être mis à l'écart. Cela imprègne Kylo d'une obscurité particulière." 

• Sur le trailer : Abrams a "une légère inquiétude" : "ça ne montre pas à quel point le film est amusant. Ca lui donne un air sombre et important. Mais pour moi, un des éléments essentiels de Star Wars est qu'on rigole. On adore ces personnages et ils nous font sourire." Pour le réalisateur, Star Wars est aussi bien "une comédie qu'une romance, une aventure ou une parabole", mais il pense que c'est "l'humour, plus que l'action, qui permet au film de prendre son envol." 

• Sur les références aux films précédents : la règle d'or d'Abrams était de les restreindre "aux choses qui, selon nous, pourraient arriver." Par exemple, Han Solo dit à Finn et Rey que la Force est "vraie", dans la même pièce du Faucon Millenium où il s'en était moqué une trentaine d'années plus tôt. Pour le réalisateur, c'est une "belle symétrie" : "Ca me donne des frissons car la vie est comme ça. On apprend que notre femme est enceinte dans la même pièce on l'on apprend la mort d'un d'un de nos parents. C'est un cycle. Ca nous semblait juste." 

• Sur Maz Kanata : "Elle a longtemps été une contrebandière, et elle tient son bar depuis mille ans.  C'est le genre de barmaid qu'on va voir quand on a besoin d'aide."  


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• Sur le Leader Suprême Snoke : "Je ne dirai qu'une seule chose spoilante : il a joué un rôle crucial dans la séduction de Ren par le côté obscur. Il a une importance énorme dans l'histoire et il l'aura encore à l'avenir." 

• Sur le mystère autour de Luke Skywalker : "Notre but a toujours été de rester discret, mais pas de rendre les gens fous. On a fait ça car c'était approprié pour l'histoire." 

• Sur le refoulement nécessaire du fan en lui : "Ca ne veut pas dire que je n'ai pas adoré travailler sur ce film, mais quand notre travail est de faire en sorte que la scène dans le Faucon Millenium fonctionne, on n'a pas vraiment envie de s'assoir dans le cockpit et de faire semblant de le piloter. Je pense que la chose la plus Star Warsienne que j'ai faite en travaillant là-dessus était de faire mon travail du mieux possible pour les fans et les nouveaux fans." 

• Sur les attentes autour du film : "Pour moi, les attentes sont d'un côté incroyablement excitantes, mais d'un autre côté absolument terrifiantes. Le cadeau qui m'a été fait de pouvoir travailler sur ce film a un prix, et le prix est le niveau insensé des attentes, notamment financières. Les gens publient déjà dans la presse ce que seront les chiffres, donc quels que soient les chiffres, ça paraîtra décevant." 

• Son objectif principal : "J'adorerais que les gens, et notamment les plus jeunes, regardent ce film et aient l'impression de se voir dedans. Je veux qu'ils quittent le cinéma en se sentant comme moi quand j'étais jeune, quand je sentais que tout était possible." 


L'article d'Empire précise que le tournage a commencé le 15 mai 2014 à 5h38 du matin, à Abu Dhabi. La première scène tournée montrait Rey (jouée par Daisy Ridley) pilotant son speeder sur Jakku.  

Le tournage s'est terminé le 6 novembre à 21h30 aux studios Pinewood, en Angleterre. La dernière scène était celle avec Kylo Ren (joué par Adam Driver) et les Chevaliers de Ren, qu'on a pu apercevoir dans le trailer. D'après l'équipe du film, les méchants y effectuaient un "Force Back". Il faudra attendre la sortie du film pour savoir ce que cela signifie. 

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Voici d'autres citations tirées de l'article :  

• Tommy Harper, producteur exécutif, dit qu'Abrams a souhaité aller à Abu Dhabi car il "voulait le grand ciel rouge, la boule orange qui apparait le matin. Le souffle du vent était naturel, donc les choses bougeaient et c'était magnifique. Quand des stormtroopers ravageaient un village de commerçants, c'était comme si on retournait dans le passé." 

• Rick Carter, chef décorateur : "Pour J.J., Star Wars, c'était la vraie vie. Il n'avait qu'onze ans. Quand il y retourne et qu'il tourne, il veut sentir qu'il y a quelque chose d'authentiquement présent en face de lui." 

• Neal Scanlan, chef de l'atelier des créatures, parle de l'influence d'Un Nouvel Espoir : "Il a un charme merveilleux et une certaine innocence. Je ne vois pas d'autre licence où on peut mettre quelqu'un dans une petite boîte avec des petites jambes qui sortent du dessous, et valider ça. Quand on le revoit, on se dit : "C'est plutôt grossier", mais nos souvenirs sont plus affectueux que ça. On a essayé de les recréer non pas tels qu'ils étaient mais tels qu'on s'en souvenait." 

Il précise que le grand droïde rouge aperçu dans le trailer est joué par un seul homme marchant sur des échasses. 

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Scanlan dit aussi avoir pris une leçon d'humilité lorsqu'il s'est aperçu qu'on ne pouvait faire le costume de Chewbacca qu'en tricotant chaque poil sur un costume en laine, comme à l'époque. Quelques modifications ont néanmoins été faites : "Il a une petite bedaine, comme moi. Quand on vieillit, les choses se dégradent, et Chewie n'est pas immunisé. Il est légèrement plus clair par endroits. C'est très subtil. On a essayé d'indiquer que trente ans ont passé, un court moment dans la vie d'un wookiee." 

• Dan Mindel, directeur de la photographie : "Seul un geek absolu peut le remarquer, mais on avait des lentilles spéciales, basées sur la mécanique et la physique de celles utilisées sur les films originaux. On les a utilisées pour la Résistance car c'était plus doux, plus indulgent. Pour le Premier Ordre, on a utilisé des lentilles plus récentes pour qu'elles donnent un aspect plus dur, plus austère." 

• Michael Kaplan, chef costumier : "J.J. m'a demandé de déplacer une couture sur le costume de Kylo Ren. C'est la première fois qu'un réalisateur me demande de faire ça." 

• Kathleen Kennedy, productrice et présidente de Lucasfilm : "Quand on était dans la Base Rebelle, dès que l'Amiral Ackbar est entré, tout s'est arrêté. C'était comme si Brad Pitt était arrivé sur le plateau. Tout le monde faisait des "oooh" et des "aaah", puis on s'est attelé à tourner la scène. C'était très amusant." 

Elle confirme par ailleurs qu'"il y a quelques stormtroopers célèbres." Pour rappel, des rumeurs ont prétendu que Daniel Craig avait porté l'armure blanche durant le tournage. 

Enfin, Kennedy donne une petite indication sur le futur spin-off consacré au jeune Han Solo"Il se rapproche d'un western."

BB-8 est "plutôt manipulateur"
 

Publié le 26 novembre 2015.

Neal Scanlan, le chef de l'atelier des créatures du Réveil de la Force, donne quelques informations sur BB-8 dans Entertainment Weekly.  

Il rappelle d'abord que sa forme vient du réalisateur J.J. Abrams : "C'était un croquis très simple, et il y avait une certaine beauté dans la simplicité du ballon avec un petit dôme au-dessus." 

Un journaliste du magazine précise s'être vu confirmer que le nom "BB-8" est directement inspiré de sa forme. 

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Les motifs sur la base du droïde ont des formes différentes pour aider le spectateur à suivre ses mouvements. "S'il y avait des motifs parallèles sur toute la circonférence", explique Scanlan, "ils seraient moins instructifs sur la direction prise par BB-8, par rapport à un motif légèrement plus chaotique." 

BB-8 est-il un droïde masculin ou féminin ? "Si je peux me permettre", répond le créateur, "je ne sais toujours pas si BB-8 est un homme ou une femme. BB-8 était une femme à nos yeux. Puis il ou elle est devenu un homme. Cela fait partie de l'évolution, pas seulement visuelle, mais aussi de la manière dont il bouge, la manière dont il se tient." Il confirme qu'aujourd'hui, l'équipe du film parle de lui au masculin. 

La tête de BB-8 a été minutieusement élaborée : "Rien qu'en déplaçant une composante, le visage commençait à avoir l'air un peu triste ou un peu agressif. On voulait qu'il soit capable de communiquer avant même de bouger. S'il peut faire ça, alors le mouvement est un atout supplémentaire." 

Le droïde n'hésite pas à jouer de son charme : "On a toujours imaginé que BB-8 était plutôt manipulateur. Je pense qu'il sait qu'il est mignon. Il sait qu'il peut convaincre les gens. Et il utilise ça comme le ferait un enfant lorsqu'il veut arriver à ses fins. Dans ce film, il doit accomplir une mission très importante, donc il utilise sa personnalité, sa timidité et toutes ces choses."


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Toutes les fonctions de BB-8 ne seront pas révélées dans l'Episode VII : "On n'a pas défini ce que chaque panneau fait. Chacun a un but spécifique : ça peut être un port de dannées, une station de connection, ou un chalumeau soudeur. Il a peut-être son propre mécanisme d'auto-défense." 

On a déjà pu voir qu'il a une sorte de Taser, des grappins et une scie circulaire. BB-8 est "un couteau suisse à qui on ne devrait pas faire confiance", conclut Scanlan. 

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Interview du co-scénariste Lawrence Kasdan
 

Publié le 23 novembre 2015. 

Wired
 a interviewé récemment Lawrence Kasdan, co-scénariste du Réveil de la Force et du futur spin-off sur le jeune Han Solo. Il a également co-écrit L'Empire Contre-Attaque et Le Retour du Jedi à l'époque. Morceaux choisis :  

• Sur sa participation aux Episodes V et VI : 

"Ma première participation était une sorte de surprise. Je venais de passer six mois à écrire Les Aventuriers de l'Arche Perdue en partant de rien. Je l'ai remis à George [Lucas], qui m'a demandé : "Veux-tu écrire L'Empire Contre-Attaque ?" Il l'a littéralement jeté sur le bureau et m'a demandé d'écrire L'Empire Contre-Attaque. Il m'a dit : "On a de gros problèmes. Leigh Brackett [qui a écrit la première ébauche] est décédée. Ils construisent des décors en Angleterre. Et je n'ai pas de scénario."" 

"C'était un détour absolu pour moi de travailler avec George sur Star Wars. C'était très excitant, et c'était tellement rapide et la pression était tellement forte qu'il n'y avait rien de plus stimulant. Il a investi son propre argent pour faire L'Empire Contre-Attaque. C'était du jamais vu, et ça ajoutait une énorme pression sur ce qu'on faisait. Aujourd'hui, quand il en parle, on a l'impression qu'il avait tout prévu depuis le départ, et c'est peut-être vrai, mais L'Empire Contre-Attaque n'était pas un projet concret lorsqu'il faisait Un Nouvel Espoir. [Une fois Un Nouvel Espoir sorti], le monde entier s'est ouvert à lui et il a pu raconter la grande histoire, et il m'a engagé pour l'aider à la raconter. Il avait déjà l'histoire. Je me suis réuni avec [le réalisateur Irvin] Kershner et je l'ai écrit en six semaines." 

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"George m'a dit : "Dark Vador est le père de Luke". J'ai répondu : "Sérieux ?" Je pensais que c'était le truc le plus génial que j'aie jamais entendu, mais c'était du pur George. Je me suis dit : oh mon dieu, cette histoire est bien plus intéressante que ce que je pensais. Quand on introduit le père et le fils, on introduit des choses qui résonnent avec la vie réelle. Il avait les grandes lignes de l'histoire qu'il désirait, et c'était clair dès le départ pour moi qu'il s'agissait du deuxième acte d'une pièce en trois actes." 

"Au lieu d'écrire L'Empire Contre-Attaque lui-même, George m'a fait venir, et j'ai supposé qu'il me permettait cette implication pour que je rende le film intéressant d'une autre manière que le premier. Rien ne pouvait être plus amusant qu'Un Nouvel Espoir, mais les personnages de L'Empire Contre-Attaque pouvaient être plus intéressants, plus complexes. Ils pouvaient avoir plus de consistance. Je pense que ça faisait partie intégrante de la proposition qu'il m'avait faite." 

• Sur son retour pour les nouveaux films :  

"Ca s'est fait complètement à l'improviste. J'ai été vraiment supris. Je ne m'en étais plus mêlé depuis Le Retour du Jedi. J'étais resté en contact avec George, et je le voyais de temps en temps, mais on n'était pas proches. Puis Kathy Kennedy a appelé. C'était avant que Disney ait la moindre implication là-dedans. Elle m'a dit : "On va faire de nouveaux films Star Wars. Tu veux venir et discuter avec George et moi ?"" 

"J'ai beaucoup hésité. J'ai été au ranch en n'étant pas convaincu du tout que je le ferais. J'étais content de revoir George, et j'étais toujours resté en contact avec Kathy, car on a beaucoup de connaissances en commun. Ils m'ont dit : "Ecoute, on a engagé Michael Arndtpour écrire le prochain, mais il y a toutes ces autres idées, et tu peux faire ton choix." J'ai répondu : "Le seul film que je veux vraiment faire est celui sur Han Solo, car Han est personnage préféré." Et ils m'ont dit OK. Ca m'a fait surmonter mon hésitation. On a passé un accord pour que j'écrive celui sur Han, et un accord pour que je vienne aider Michael et quelques autres personnes à developper ce qui serait le prochain Star Wars. J'ai fait ça en tant que consultant, durant la période où je commençais à écrire celui sur Han. Ca a duré des mois, c'était un sacré rassemblement d'experts."

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"Plusieurs semaines après cet entretien, Disney a racheté la société, et j'ai contribué à convaincre J.J. Abrams de réaliser ce qui deviendrait Le Réveil de la Force. Quand il a accepté de faire le film, c'est devenu très excitant. George et lui sont très différents, mais ils sont tous deux très drôles et brillants. Lui et moi avons sympathisé tout de suite, avant même qu'on n'écrive officiellement le scénario, lorsqu'on ne faisait qu'aider Michael. On a tous travaillé sur l'histoire durant un long moment, et c'était une lutte. Puis ils ont trouvé que le scénario ne venait pas assez vite. Des gens étaient engagés, de l'argent était dépensé, et Michael a du s'écarter." 

• 
Sur la réécriture du scénario avec Abrams :  

"On désirait exactement la même chose pour le film : revenir à une certaine corporéité, avec des décors tangibles et réels, des vrais visages, un côté légèrement funky même si ça devait rester incroyablement sophistiqué. On voulait ressentir la même chose que dans la première trilogie, qui était drôle, enchanteresse, qui bougeait comme un fils de p***, et où on ne se posait pas trop de questions." 

"Au moment où J.J. et moi nous sommes lancés dans l'écriture du scénario, il y avait à nouveau d'énormes contraintes de temps comme sur L'Empire Contre-Attaque, et des gens étaient déjà employés en Angleterre. C'était très intense. Mais on a réagi à ça en étant très libres. On se sentait libérés. On n'avait qu'un seul but : enchanter les gens, mettre autant d'enchantement que possible dans le film." 

"On a commencé à inventer l'histoire en se promenant et en nous enregistrant sur un iPhone, pendant qu'on parcourait des kilomètres à travers Santa Monica et Manhattan, et finalement Paris et Londres. C'était l'expérience la plus amusante que j'ai jamais eu : créer une histoire et lui donner forme en parcourant certaines des villes les plus incroyables du monde, en discutant avec un gars qui adore ça et qui réalisera le film, en sachant que sa réalisation sera géniale. Tout cela rend très heureux. On a achevé une première ébauche au bout d'environ six semaines, puis on a continué à l'écrire pendant deux ans. On tournait le film, on le montait, et il y avait toujours des petits changements à faire."

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"Je vais être honête avec vous. Sur Le Réveil de la Force, on s'est expressément dit l'un à l'autre, J.J. et moi, qu'on n'avait pas grand-chose à faire absolument. On savait que Harrison, Carrie et Mark reviendraient. On savait qu'il y aurait Chewie. Mais tout le reste était à pourvoir. Peut-être que J.J. voyait les choses différemment, mais j'avais l'impression qu'aucun paramètre ne nous était mposé. Le premier jour, j'ai dit : "écoute, le seul mot qui compte est "enchantement". Dans chaque scène, ça doit être le seul critère qu'on utilise. Est-ce enchanteur ? Est-ce amusant ?" Aujourd'hui, quand je regarde le film, je me sens très à l'aise vis-à-vis de ça. J.J. a fait quelque chose de génial. Si on prend tous les dons de J.J., le dynamisme de sa caméra, son sens de l'humour, son sens du rythme, ses idées pour l'histoire, j'ai le sentiment qu'on a pu atteindre cet enchantement. C'est un sentiment inhabituel, même pour moi. Quand je regarde le film, je ne peux pas y résister. Ca me remue." 

• Sur sa vision de Star Wars :  

"Le Réveil de la Force, Un Nouvel Espoir, L'Empire Contre-Attaque ; ces films racontent l'accomplissement de ce qui est en nous. C'est une histoire dans laquelle tout le monde peut se retrouver. Même quand on a mon âge, on essaye encore de trouver ça. C'est incroyable mais c'est vrai. Qui suis-je ? À quoi je sers ? Ai-je exploité mon potentiel ? Si ce n'est pas le cas, ai-je encore le temps de le faire ? C'est ce que la saga Star Wars raconte." 

"Star Wars est son propre genre. Ce n'est pas vraiment de la science-fiction. C'est vraiment quelque chose d'autonome, un mélange de fantastique, de science-fiction, de Flash Gordon et d'Akira Kurosawa. Pour cette raison, comme dans tout autre genre, on peut y ranger un million d'artistes et d'histoires. C'est pourquoi je pense que le film de Rian Johnson [l'Episode VIII] sera extraordinaire, et c'est pourquoi je pense que le film de Chris Lord et Phil Miller [sur le jeune Han Solo] sera extraordinaire. On dit que Boudha est ce qu'on en fait. C'est pareil pour Star Wars. Ca peut être tout ce qu'on veut en faire." 

J.J. Abrams dit n'être pour rien dans le rejet des idées de George Lucas
 
Publié le 21 novembre 2015.

George Lucas a raconté récemment sa rupture avec l'équipe du Réveil de la Force, durant la préproduction du film. Les traitements écrits par le créateur de Star Wars ayant été écartés, celui-ci avait décidé de ne plus s'impliquer. Dans une interview pour Entertainment Weekly(faite avant celle de Lucas), J.J. Abrams assure qu'il n'a pris part à ce débat. 

"Avant que j'arrive", explique le réalisateur et co-scénariste, "Disney avait déjà décidé de partir dans une autre direction. Mais le film est entièrement fondé sur l'esprit de ce que [Lucas] a écrit, dans ces pages et antérieurement."  

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Cela ne contribue pas à éclaircir les choses, puisqu'Abrams a été nommé réalisateur de l'Episode VII en janvier 2013. Or, en mars 2013, le PDG de Disney Bob Iger et Lucas affirmaient encore que les idées de ce dernier restaient la base du projet. Espérons qu'on ait un jour un récit précis de ce qui s'est passé en coulisses...

Abrams aborde également l'absence du nom de Lucas sur l'affiche : "J'ignore pour quelles raisons il n'est pas sur l'affiche, mais c'est une question pertinente. Je suis sûr qu'il sera dans le générique de fin du fim. On se tient sur les épaules des Episodes I à VI." 

Les coulisses de l'atelier des créatures
 

Publié le 20 novembre 2015.

Pour mettre au point les créatures du Réveil de la Force, le réalisateur J.J. Abrams a fait appel à Neal Scanlan. Ce vétéran des effets spéciaux physiques avait notamment travaillé sur Babe (1995) et Prometheus (2012). Pour l'Episode VII, il a installé son atelier des créatures aux studios Pinewood. Plus de cent personnages en sont sortis.  

"Il y a peut-être quatre ou cinq personnages complètement maquillés", dit Scanlan dans une interview pour Wired"Il y a aussi des combinaisons de maquillage et d'éléments animatroniques. Puis il y a les personnages [sans visage humain]  ; ça peut être aussi simple qu'une personne dans un costume avec une tête animatronique, ou ça peut être des créatures nécessitant cinq ou six personnes à l'intérieur."


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Abrams souhaitait dés le départ mettre l'accent sur les effets spéciaux physiques. Scanlan précise : "On avait le sentiment qu'il fallait revenir en arrière et retrouver l'ADN des films originaux : Un Nouvel EspoirL'Empire Contre-Attaque et que sais-je encore. Ralph McQuarrie, Joe Johnston... ces gens ont défini un style, et il était plus important pour moi que pour quiconque d'essayer d'identifier ce qui fait qu'un personnage de Star Wars est un personnage de Star Wars." 

Il a visité les archives de Lucasfilm pour consulter les designs de la trilogie originale, "afin de vraiment saisir comment ces personnages originaux et ces marionnettes ont été faites." 

Cheval de Guerre 
(2011) a influencé la conception des grosses créatures, comme les Luggabeasts. Des animatroniques de chevaux avaient été utilisés sur le tournage du film de Steven Spielberg.  "La première fois que j'ai rencontré J.J.", raconte Scanlan, "il a mentionné avoir vu Cheval de Guerre et avoir adoré l'idée de donner vie à un personnage de cette façon. Et on s'est dit : "bon, s'ils ont pu faire Cheval de Guerre, on peut faire bien mieux que ça ; c'est du cinéma, on y va !"* 

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Pour chaque créature, Scanlan et son équipe commençaient par construire une maquette en argile, qui était ensuite scannée en 3D. De cette manière, ils pouvaient en même temps concevoir les animatroniques internes, et fabriquer certains éléments grâce aux imprimantes 3D : un véritable bond en avant par rapport aux méthodes de la trilogie originale.  

Même certains personnages en images de synthèse ont été inventés dans l'atelier de Scanlan : "Maz [Kanata], par exemple, est un personnage entièrement numérique. On l'a conçu avec J.J., puis on l'a sculpté et on en a créé une véritable version en taille réelle, puis on a élaboré la façon dont elle bouge, tout cela dans le monde réel. Puis on a fait passer tout cela au numérique." 

Les artistes des effets spéciaux numériques d'ILM ont aussi apporté leur aide à l'atelier des créatures : "Par exemple", dit Scanlan, "un marionnettiste contrôlait BB-8 sur quelques séquences. Auparavant, cela n'aurait jamais été possible sans des trucages visuels très ingénieux. À présent, on peut compter sur le numérique pour effacer certaines parties de la scène." 

Plusieurs créatures réellement construites ont été améliorées grâce aux images de synthèse : "Pour certaines choses, on se dit que ce serait génial de peaufiner cela numériquement, soit à cause du matériel qu'on utilise, soit parcequ'on veut pousser la gamme d'expressions plus loin que ce qu'on peut faire avec le matériel." Certains éléments comme des yeux ont été laissés à ILM, afin de leur donner un aspect réellement "alien". 


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Scanlan explique ainsi son but vis-à-vis des personnages numériques : "J.J. et nous-mêmes étions très désireux de rendre le numérique similaire à l'animatronique. On s'est dit : "Ok, quelles sont les qualités d'une marionnette physique qu'on doit être capable d'intégrer dans un personnage numérique ?" Un grand effort a été fait pour que ces personnages semblent faire partie du monde réel, et pour dessiner les textures, les reflets, etc... d'une façon dont n'ont peut-être pas profité de précédents personnages." 

Bien que Scanlan était à la retraite lorsqu'Abrams l'a contacté, il n'est pas prêt de raccrocher les gants. Son atelier participe à la production de Rogue One, et il compte poursuivre sur l'Episode VIII et même au-delà : "J'espère que ce que J.J. a commencé n'est que le début de quelque chose d'excitant." 

George Lucas raconte sa rupture avec l'équipe du Réveil de la Force
 
Publié le 20 novembre 2015.

Après une interview accordée à Vanity Fair, George Lucas évoque à nouveau Le Réveil de la Force sur la chaîne CBS. Comme on le sait, le créateur de Star Wars avait écrit des traitements pour la troisième trilogie, qui ont été écartés durant la préproduction de l'Episode VII. L'ancien président de Lucasfilm a alors pris ses distances et renoncé à son poste de consultant créatif (pour plus de détails, consultez le dossier "La trilogie abandonnée de George Lucas"). 

Sur CBS, Lucas revient sur les divergences qu'il a eues avec la présidente actuelle Kathleen Kennedy, le réalisateur et scénariste J.J. Abrams et leur équipe : 

"Au final, le problème, c'est qu'ils ont examiné les histoires et qu'ils ont dit : "On veut faire quelque chose pour les fans." J'ai répondu que je voulais faire une histoire qui raconte ce qui s'est passé... Vous savez, quelque chose qui a un début et une fin. C'est centré sur les différentes générations, la question des pères et des fils, des grands-pères... C'est un soap-opera familial. On appelle ça "space-opera", mais les gens ne réalisent pas que c'est en fait un soap-opera. C'est centré sur des problèmes familiaux... Ce n'est pas une histoire de vaisseaux spatiaux." 

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"Ils ont décidé de ne pas utiliser les histoires et de faire leur propre truc, donc j'ai dit : "très bien"... Ils ne tenaient pas tant que ça à ce que je m'implique, de toutes façons... Mais je me disais de mon côté : "Si je m'investis là-dedans, je vais juste causer des problèmes. Car ils ne feront pas ce que je veux qu'ils fassent, et je n'ai plus le pouvoir de le faire, et je ne ferais que tout gâcher." Je me suis donc dit : "Ok. Je vais suivre ma propre voie et je les laisserai suivre la leur."" 

Aujourd'hui, Lucas voit cette rupture comme un mal nécessaire : 

"Tout cela se résume vraiment à une règle de vie toute simple : quand on rompt avec quelqu'un, la première règle est de ne pas passer de coups de fils. La deuxième règle est de ne pas passer devant chez eux pour regarder ce qu'ils font. La troisième règle est de ne pas débarquer dans leur café en menaçant de le brûler... On doit juste se dire : non, ils ne sont plus là, c'est du passé, je vais de l'avant." 
Andy Serkis en dit plus sur le Leader Suprême Snoke
 

Publié le 18 novembre 2015.

Il y a une semaine, Andy Serkis faisait une première vague description du Leader Suprême Snoke. Dans une nouvelle interview pour Empire, l'acteur se montre un peu plus précis sur le chef du Premier Ordre, qu'il a joué en motion-capture. 

Si l'apparence de Snoke était incertaine au début du tournage, sa taille impressionante était déjà établie : "C'était une situation assez inhabituelle", dit Serkis. "J'ai surtout travaillé avec Domhnall Gleeson [qui joue le Général Hux] et Adam Driver [qui joue Kylo Ren]. Mon premier jour a consisté à me tenir sur un podium de 7m50 sans avoir la moindre idée de son apparence... ni même de qui il était ! J'étais très haut, complètement seul, éloigné de tous les autres, mais je jouais la scène avec eux." 

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Le Leader Suprême n'est pas au mieux de sa forme dans l'Episode VII : "Il a subi des dommages sévères. Bien qu'il soit un puissant leader, il donne l'impression d'être vulnérable. Il est très marqué et défiguré." 

Lorsque Serkis avait joué King Kong dans le film éponyme, sa voix était amplifiée par des hauts-parleurs sur le tournage. Une technique similaire a été utilisée dans Le Réveil de la Force : "Nous avons utilisé une méthode à la "Kongolizer" pour avoir du son sortant des hauts-parleurs", explique Serkis, "afin de donner une impression d'échelle et de distance au personnage. C'était donc très difficile et très effrayant. C'était même probablement une des expériences les plus effrayantes que j'aie jamais vécues." 

Domhnall Gleeson présente le général Hux
 
Publié le 18 novembre 2015.

Entertainment Weekly
 a diffusé récemment un article dédié au Général Hux, un des nouveaux méchants du Réveil de la Forrce. 

Le réalisateur et co-scénariste J.J. Abrams y donne d'abord quelques indications sur la Base Starkiller, la planète-arme du Premier Ordre"Elle a vraiment l'apparence d'une nouvelle Etoile de la Mort, et ce constat est fait dans le film. Mais ses capacités, sa façon de fonctionner, la menace qu'elle représente sont bien plus grandes que tout ce que l'Etoile de la Mort a pu faire. La Base Starkiller est un nouveau pas en avant en termes de technologie et de puissance." 

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Pour Abrams, il est naturel que les héritiers de l'Empire tentent de le surpasser : "Le mal est un peu comme une drogue. Il faut une dose de plus en plus grande pour avoir le même effet. Et je pense que le Premier Ordre est une drogue vraiment mortelle."  

La Base Starkiller est contrôlée par le Général Hux"Il a un air supérieur", explique l'acteur Domhnall Gleeson"il a l'impression d'être meilleur que tous les gens qui l'entourent. Il est assez impitoyable. Dire qu'il est très autoritaire serait un euphémisme." 

Selon Gleeson (qui a trente-deux ans), Hux a du batailler au sein du Premier Ordre pour être si puissant malgré son jeune âge  : "On ne monte pas aussi haut et aussi rapidement dans la vie sans être impitoyable. Il faut écraser quelques personnes sur le chemin pour y parvenir." 

Il ajoute que le personnage n'a pas d'arme de prédilection. D'autres font le sale boulot pour lui. 

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Qu'est-ce qui a attiré Hux dans le Premier Ordre ? "Tout est dans le titre : l'ordre", répond Gleeson. "C'est son désir de remettre toute chose à sa place et d'avoir du pouvoir. Le désir de pouvoir est une motivation énorme pour beaucoup de gens, et en général les gens qui veulent tout le pouvoir ne sont pas ceux qui devraient l'avoir." 

Pour quelle raison veut-il à ce point exercer un pouvoir fort ? "La peur de l'individualité. Les gens qui sont eux-mêmes dérangés veulent souvent écraser l'individualité des autres, car ils ont peut de ce qu'elle signifie." 

Enfin, Gleeson révèle qu'il y a des tensions entre Hux et Kylo Ren : "Il est un peu l'opposé de Kylo Ren. Leur relation est particulière et inhabituelle. Ils sont tous deux puissants, mais d'une manière différente. Ils sont en rivalité pour le pouvoir."
Daisy Ridley et John Boyega racontent des anecdotes de tournage
 
Publié le 15 novembre 2015.

Dans le cadre de son nouveau numéro dédié au Réveil de la ForceEntertainment Weekly a publié un article sur Rey et Finn. L'équipe du film a transmis au magazine des informations sur le passé des deux héros :  

"[Finn et Rey] sont en fait des orphelins de guerre. Il a été un enfant soldat, élevé à porter l'armure blanche d'un stormtrooper, à se battre et à mourir si nécessaire pour le Premier Ordre. Elle a été abandonnée à l'âge de cinq ans sur le monde désertique deJakku, et depuis, elle attend qu'on vienne la récupérer.” 

Le réalisateur et co-scénariste J.J. Abrams explique qu'il n'avait pas d'apparence précise à l'esprit en créant les héros : “Quand j'écrivais ce scénario avec Larry Kasdan, je ne savais pas à quoi Rey allait ressembler, je ne savais à quoi Finn et Poe [Dameron] allaient ressembler. Je savais juste que ce film devait refléter le monde tel qu'il était.”

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Daisy Ridley décrit ainsi la vie de Rey“Il n'y avait vraiment personne pour la guider. Elle ne s'est jamais assise autour d'une table pour prendre son repas avec quelqu'un d'autre. Elle a un patron, elle doit lui rendre des compte, elle doit échanger de la ferraille contre de la nourriture, et c'est comme ça. Elle travaille pour se nourrir, elle dort, puis elle se lève à nouveau. C'est une triste vie.”

Lorsqu'elle rencontre Finn sur Jakku, quelque chose s'éveille en chacun d'eux. “Il est en quête d'un but plus grand", dit John Boyega, "il ne se dit plus : “c'est la seule chose dont je suis capable.” Il veut changer. Et il veut changer les choses. Il essaye de trouver une certaine dignité morale dans cette guerre.” 

Dans le film, Rey pilote le Faucon Millenium seule et avec Han Solo. Ridley raconte une anecdote à ce propos : “J'appuyais sur les boutons au hasard. Mais j'appuyais certainement sur un peu trop de boutons, et Harrison [Ford] a mis sa main devant et a dit, non, tout doit avoir un but. Quand on appuie sur un bouton, on doit ensuite voir ce que ça fait avant d'appuyer sur quoi que ce soit d'autre. J'appuyais sûrement trop vite sur les boutons !”

L'actrice évoque aussi son moment le plus gênant : “Hum, probablement quand je me suis assise dans le siège de pilote. Il y a un plan où je pilote moi-même le Faucon. Puis [un autre jour], je devais tourner avec Harrison. Je me suis mise dans le siège de pilote, et il a dit : “C'est le mien”, et j'étais vraiment mortifiée. Et J.J. restait assis du genre “Oh mon Dieu, oh mon Dieu.” Puis je me suis mise dans le siège de co-pilote.” 

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John Boyega a eu le privilège de manier le sabre-laser : “Ca a commencé avec les répétitions. Il y avait Adam Driver [qui joue Kylo Ren]. C'était la première fois que je pouvais prétendre que le bâton dans ma main était un sabre-laser, et c'était la première phase de l'excitation. Il fallait que je fasse les effets sonores et tout ça moi-même.”

Sur le tournage, il combattait avec une arme plus élaborée : “C'est là que j'ai eu le vrai sabre, qui était bleu et lumineux, et c'était vraiment épique. C'était une sensation monumentale d'avoir ça dans la main. Je savais vraiment l'utiliser dans un combat sérieux pour une scène, pas juste m'amuser avec comme quand j'étais gamin. C'est absolument fou de l'avoir dans sa main. C'est un peu lourd mais ça valait le coup."

J.J. Abrams explique le mystère autour de Luke Skywalker
 
Publié le 13 novembre 2015.

Entertainment Weekly poursuit son traitement du Réveil de la Force avec un article sur Luke Skywalker. Tout le monde a remarqué que le Jedi était absent de l'affiche et qu'il n'apparaissait que brièvement dans les bandes-annonces. J.J. Abrams révèle au magazine que l'énigme se pose pour les spectateurs, mais aussi pour les héros du film. Luke est le "MacGuffin" de l'Episode VII, l'élement essentiel que les héros doivent retrouver.  

"Personne ne l'a oublié !", dit le réalisateur et co-scénariste." On espérait que les gens y fassent attention, mais beaucoup de choses ne sont pas sur l'affiche, bien qu'elle soit très remplie. Luke est assurément un aspect très important de l'histoire." 

Il y a quelques mois, la présidente de Lucasfilm Kathleen Kennedy disait qu'une question avait convaincu Abrams de s'engager sur le projet :"Qui est Luke Skywalker ?" 

Le réalisateur précise sa vision des choses : "L'idée qui m'a le plus frappé était qu'en faisant une histoire se déroulant presque quarante ans après Le Retour du Jedi, cela signifiait qu'il y aurait une génération pour qui Luke SkywalkerHan Solo et Leia seraient pratiquement des mythes. Ils seraient aussi anciens et mythiques que la légende du Roi Arthur. Ce seraient des personnages dont les gens auraient peut-être entendu parler, mais peut-être pas. Ce seraient des personnages dont les gens pourraient croire qu'ils ont existé, ou bien croire qu'ils sortent d'un conte de fées." 

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Abrams prend comme exemple Rey, qui vit sur le monde sans foi ni loi de Jakku : "Si on prend le cas de quelqu'un vivant seul et luttant sans avoir d'éducation formelle ou de système d'aide, qui sait ce que cette personne au beau milieu de nulle part a déjà entendu sur ces choses ? Qui sait ce qu'elle connaît ? Qui sait à quel point cette personne a été obligée de déduire et de reconstituer par elle-même ? L'idée qu'une telle personne commencerait à apprendre que les Jedi étaient réels, que la Force existe, et qu'il y a un pouvoir dans l'univers qui a l'air fantaisiste mais qui est en fait accessible... Tout cela formait une idée incroyablement intriguante." 

En revanche, Finn a entendu des histoires concrètes sur Luke. "Finn est rené de ses cendres impériales", explique l'acteur John Boyega. "On lui a enseigné des choses sur Luke Skywalker, il connaît des choses sur son histoire. Pour lui, c'est comme quand on rejoint l'armée et qu'on apprend des choses sur l'un des plus grands ennemis de notre pays. Ca a cet effet sur lui. Mais c'est la Force et toutes les choses magiques qui font que Finn se pose des questions. Qu'est-ce que la Force, quel est le rôle de Luke Skywalker dans tout cela ?" 

Han Solo est beaucoup moins fascinant pour l'ancien Stormtrooper du Premier Ordre. "Les stormtroopers ont sûrement eu un bout édulcoré sur Han Solo", dit Boyega. "Ca ne semble pas aussi magique, mythique et historique. C'est plutôt amusant de jouer avec l'idée qu'on ne sache pas qui sont ces gens." 

Durant le film, Finn se retrouve en possession de l'ancien sabre-laser d'Anakin et Luke Skywalker. Il était tombé dans les profondeurs deBespin à la fin de L'Empire Contre-Attaque. Entertainment Weekly révèle que cette arme "est une pièce importante du puzzle qui révèlera le destin de Luke et l'endroit où il se trouve." 

Il y a dix ans, dans l'émission "Dinner For Five", Mark Hamill révélait avoir proposé à George Lucas de faire passer Luke du côté obscur dansLe Retour du Jedi. Il avait même imaginé qu'il puisse tuer un de ses amis, comme par exemple Han. Or, il s'avère qu'Abrams faisait aussi partie des invités de l'émission. Naturellement, cela alimente les théories de fans.  

"Dinner For Five...", se rappelle le réalisateur. "C'était une soirée amusante.  Et Stan Lee était la aussi. C'était un groupe de gens très amusants. Ouais, Mark avait tout un concept." 

"C'était vraiment divertissant d'être à cette table, ouais."
, ajoute-t-il, toujours aussi énigmatique.  


Hamill admet avoir du mal à garder le secret en présence d'un certain type de spectateurs : "Les jeunes enfants. Car ils ne comprennent pas les contrats de confidentialité, ils veulent juste savoir ce qui se passe. Ca n'a pas été facile, mais l'attente est bientôt terminée." 

L'acteur trouve naturel que le public imagine toutes sortes de choses sur Luke : "C'est ce qui est beau dans cette histoire : le reste est laissé à l'imagination du public. C'était l'histoire d'un garçon qui commence fermier et qui termine Maître Jedi, et j'ai toujours trouvé amusant le fait que si on était dans James Bond, ce serait comme raconter comment il a obtenu son permis de tuer, puis s'arrêter là et ne jamais raconter aucune histoire ni aucune de ses aventures. Mais c'était la structure du film, donc le reste est laissé au public."  

Il invite toutefois les spectateurs à aller à leur séance la tête reposée : "Il ne devrait pas y avoir de questions. Allez le voir, c'est une toute nouvelle approche de la licence qu'on a connu toutes nos vies." 

Il prend comme exemple la mention "Episode IV" que Lucas avait ajouté au titre du premier film : "Même moi, j'avais dit à George : "Qu'est-ce que c'est que ça ?" Et il m'avait répondu : "Eh bien, je veux que les spectateurs aient l'impression qu'ils débarquent dans une aventure, et qu'ils rattrapent leur retard." Ils savent que beaucoup de choses se sont déroulées, que d'autres se déroulent sous leurs yeux, et cela augmente leur enthousiasme. Pour cette seule raison, vous devriez y aller frais et ne pas vous poser de questions."
Andy Serkis : le Leader Suprême Snoke est "vulnérable et puissant à la fois"
 

Publié le 12 novembre 2015.

Entertainment Weekly
 poursuit son traitement du Réveil de la Force avec un article sur le Leader Suprême Snoke. Pour rappel, aucune image officielle n'en a été dévoilée, bien que l'on entende sa voix dans le premier teaser. Le dirigeant du Premier Ordre est joué en motion-capture par Andy Serkis.  

L'acteur révèle que l'apparence du personnage n'était pas encore au point au début du tournage : "C'est la première fois que j'ai été sur un tournage sans savoir à quoi le personnage allait ressembler. Quand on parle de secret !" 

Serkis et le réalisateur J.J. Abrams faisaient évoluer la voix, l'aspect et les mouvements de Snoke en essayant de repousser les limites de la technologie.  

"Quand on a commencé à travailler là-dessus", précise Serkis, "[Abrams] avait quelques vagues notions sur l'apparence de Snoke, mais ce n'était pas vraiment au point et c'était presque écarté de nos discussions et de l'interprétation.

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Snoke a continué à changer même après la fin du tournage principal. Le concept art fuité (qui date de la préproduction) a donc sûrement peu à voir avec le résultat final.  

"Nous avons évidemment tourné sur le plateau", dit Serkis, "et j'étais dans mes scènes avec les autres acteurs, mais la beauté de ce processus est qu'on pouvait revenir en arrière et recommencer, continuer à affiner certains moments. Après qu'on ait tourné l'année dernière, J.J. et moi avons eu plusieurs sessions durant lesquelles j'étais à The Imaginarium, mon studio de Londres, tandis que lui était en train de réaliser à Los Angeles, et l'on créait d'autres ajouts et versions du personnage. C'était fascinant. Et entre-temps, j'ai pu voir l'aspect et le design du personnage se développer et changer au fur et à mesure que mes interprétations changeaient. C'était donc vraiment excitant à cet égard." 

Voici comment l'acteur décrit son personnage : "Le Leader Suprême Snoke est un personnage plutôt énigmatique, qui est à la fois étrangement vulnérable et très puissant. Il a manifestement un projet très ambitieux. Il a subi beaucoup de dommages. Comme je l'ai dit, il y a en lui une étrange vulnérabilité, qui trompe sur ses véritables intentions."

Selon Serkis, Snoke n'aurait jamais pu être incarné par un simple acteur maquillé : "Non, non. Son échelle, par exemple, est une des raisons. Il est massif. Il a l'air grand. Il y a aussi le design du visage ; on n'aurait pas pu faire ça avec des prothèses. C'est trop extrême. Sans en dire trop, il a une structure osseuse et une structure faciale très particulières, très idiosyncrasiques. C'est impossible à faire [dans la vraie vie]." 

Il précise que Maz Kanata (jouée par Lupita Nyong'o) et Snoke "sont les deux seuls personnages en performance-capture dans un monde où tout le reste est très analogue." 

Les dommages subis par Snoke résultent-ils de la guerre entre l'Empire et l'Alliance Rebelle ? "Non", répond Serkis, "c'est un nouveau personnage dans cet univers. C'est vraiment un personnage nouvellement introduit. Il est au courant de ce qui s'est passé, dans le sens où il était dans les parages et connaît donc les évènenements antérieurs. Je pense qu'on peut dire qu'il est au courant du passé dans une certaine mesure."

J.J. Abrams présente Maz Kanata
 

Publié le 12 novembre 2015.

Entertainment Weekly
 poursuit son traitement du Réveil de la Force avec un article sur Maz Kanata. L'affiche nous a donné un aperçu de ce personnage joué en motion capture par Lupita Nyong'o, dont on entend la voix dans les trailers et un spot TV. 

Le réalisateur et co-scénariste J.J. Abrams insiste sur le pouvoir que renferment ses yeux : "J'avais quelques idées spécifiques sur la façon dont elle fonctionne et sur ce qu'elle fait.  J'avais cette idée sur les les lunettes qu'elle porte. Les yeux sont un aspect important du personnage, et vous verrez comment cela se concrétise." 

Nyong'o ajoute : "En tant qu'actrice, on communique beaucoup par les yeux. Vu que je joue un personnage en motion-capture, c'était un cadeau que ses yeux soient le moyen d'utiliser sa magie." 

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Abrams révèle quelques informations sur le passé de Maz et de son bar :  "Son histoire est qu'elle a longtemps été une pirate. Elle a vécu plus de mille ans. Elle possède ce bar depuis environ un siècle, et il ressemble à un bar typique qu'on peut trouver dans un coin de l'univers Star Wars." 

Il précise que son espèce et sa planète natale ne seront pas révélées dans le film, mais ailleurs. Les romans, comics ou jeux vidéo s'en chargeront donc certainement. 

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"J'ai d'abord voulu que cette créature soit une marionnette", ajoute le réalisateur, "mais après avoir établi tout ce qu'elle devait faire, [la performance capture] semblait être la voie à suivre." 

Maz est une des seules créatures du bar à être animée numériquement. "Maz devait ressembler à ces créatures", dit Abrams, "être comme elles. Au vu de sa mobilité et du rôle qu'elle jouait, il était devenu clair qu'il fallait utiliser l'outil numérique pour cette créature. Mais toute l'interprétation provient de Lupita. Elle était présente sur le tournage, et nous avons fait des séances de performance capture après, et je ne dirai jamais assez à quel point c'est un bonheur de travailler avec elle." 

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Nyong'o s'est préparée avec Andy Serkis (Gollum dans Le Seigneur des Anneaux, César dans La Planète des Singes...), qui joue lui-même le Leader Suprême Snoke dans l'Episode VII. Ils ont beaucoup travaillé ensemble, même si leurs personnages ne se croisent jamais dans le film.  

"Le meilleur conseil qu'[Andy] m'ait donné est de développer un personnage en motion capture de la même manière qu'un autre", dit Nyong'o. "C'était très important de garder ça à l'esprit. Il faut comprendre qui est le personnage, et ce qui fait son identité."
Leia n'est plus une "Princesse" dans Le Réveil de la Force
 

Publié le 12 novembre 2015.

Entertainment Weekly poursuit son traitement du Réveil de la Force avec un article sur Leia. Sa nouvelle situation est présentée parCarrie Fisher et par le réalisateur et co-scénariste J.J. Abrams

Dans le roman Cible Mouvante, un droïde de la Résistance l'appelait "Générale Organa". Abrams confirme qu'il s'agit bien de son appellation dans le film : "On l'appelle "Générale". Mais... il y a un moment dans le film où un personnage dérape et l'appelle "Princesse"." 

Il n'est pas dur de deviner de qui il s'agit. Abrams ajoute que "l'enjeu est très grand pour elle dans cette histoire, donc ça ne déconne pas quand Leia est concernée. Mais ça me semblait historique de l'avoir dans le film, et surtout de lui faire jouer à nouveau des scènes avec Harrison [Ford]. Je peux seulement imaginer leur passé commun, je ne suis qu'un fan qui adore ce truc, mais eux vivent avec (et vivent dedans) depuis 1977." 

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Fisher décrit avec humour cette nouvelle collaboration : "Je pense que qu'on en a marre l'un de l'autre à présent, donc on fait semblant d'être intéressé l'un par l'autre entre les prises. Et on n'y arrive pas. Je m'intéresse surtout à la manière dont [Ford] reste en si bonne forme. Je peux lui parler de ça un bon moment." 

Abrams admet avoir été sceptique à l'idée du retour de Fisher, celle-ci ayant privilégié sa carrière d'écrivain ces derniers temps : "Elle a écrit plus qu'elle n'a joué. Donc je pense qu'elle a du faire un plus grand effort de réadaptation, ce qu'elle a géré admirablement." 

Comment la Générale Organa gère-t-elle les affaires de la Résistance au début du film ? "Pas facilement", dit Fisher, "et solitairement. Elle est sous pression. Elle est toujours aussi dévouée à sa cause, mais j'imagine qu'elle se sent un peu défaite, fatiguée et et en colère." 

De nombreuses jeunes filles avaient pris Leia comme modèle lorsque la trilogie originale est sortie. Fisher espère que ces fans, désormais adultes, retiendront une chose de la nouvelle version du personnage : "N'abandonnez jamais."

Harrison Ford : "Le voyou en Han Solo est encore très présent"
 
Publié le 11 novembre 2015.

Pour son nouveau numéro consacré au Réveil de la ForceEntertainment Weekly a eu droit à une interview de Harrison Ford. Elle est accompagnée de deux photos inédites avec l'acteur dans son costume de Han Solo (à voir ci-dessous).  

Par le passé, Ford avait déclaré qu'il aurait préféré que Han meure dans Le Retour du Jedi. Il semble aujourd'hui avoir changé d'avis : "J'étais content que le personnage soit toujours en vie pour que je puisse en jouer une nouvelle version." 

L'acteur a su se remettre dans le bain dès le premier jour de tournage : "Ca aurait pu être ridicule, mais ce ne fut pas le cas. Je ne suis pas vraiment nostalgique. Je suis très pragmatique concernant ce que je fais et la manière dont je le fais... C'était un jour de plus au bureau." 

Ford a toujours gardé une certaine distance vis-à-vis de Star Wars, mais il admet tout de même avoir regardé le trailer avec sa femme et son fils : "J'essayais de regarder le foutu match de football [américain] ! On était en train de préparer le dîner et de faire des devoirs, et... On l'a juste regardé par dessus notre épaule."  


Dans le trailer, Han est montré dans un rôle inédit de mentor des jeunes héros. Ford assure qu'"'il n'y a pas d'abandon du personnage. Il n'aspire pas à la position d'Obi-"Ben" Kenobi, pas plus que je n'aspire à être l'Alec Guiness de notre époque. Son évolution est cohérente avec le personnage, et sa maturité a été causée par des éléments émotionnels."  

L'ancien contrebandier a toujours des problèmes d'argent : "On passe bien plus de temps [dans ce film] sur son inaptitude à maîtriser des compétences de base, comme la comptabilité, ou comme rendre des comptes pour son comportement. Le voyou en Han Solo est encore très présent. Certaines choses ne changent pas."  

Durant le tournage du Réveil de la Force, Oscar Isaac avait demandé des conseils à Ford sur la façon de piloter un vaisseau : "J'ai répondu : "Invente une connerie !" Je veux dire, c'est un film, mon gars. C'est l'espace. On ne vole pas dans l'espace comme on le ferait dans une atmosphère. "

"George Lucas ne savait pas plus que moi comment piloter le Faucon Millenium quand j'y suis entré pour la première fois. "Comment on pilote ça, George ?" (Il imite Lucas) "Eh bien, je ne sais pas, on pousse les boutons, et, euhhhh..." (Il lève les yeux au ciel et fait semblant de manipuler des commandes). "Ooooké !""

Ford aimait aussi taquiner Lucas sur le jargon de la galaxie lointaine. Il lui avait dit à l'époque de La Guerre des Etoiles : "On peut taper ça à la machine, George, mais on ne peut pas le dire."

Il en rit encore aujourd'hui : "Eh bien, on essaye et on dit : "Il faut quelques minutes au naviordinateur pour calculer les coordonnées." Bouge tes lèvres, George, quand tu tapes à la machine ! Ca aide !"

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Ford n'a pas pour habitude d'aller dans les conventions, mais il était à la Comic-Con de San Diego en juillet dernier avec l'équipe du film. Six mille fans l'y ont acclamé. "Eh bien, c'était touchant", avoue-t-il. "Je ne vois pas comment on pourrait ne pas être ému par ça."

Il comprend leur passion, même s'il ne la partage pas : "Ca ne m'appartient pas, c'est à eux. Je ne fais que travailler ici."  

Quand on lui demande qui de Han ou Greedo tire en premier dans la cantina, il refuse donc d'entrer dans la mêlée : "Eclatez-vous. Amusez-vous bien." 

En 2018, un nouvel acteur incarnera le jeune Han dans un spin-off. L'idée de passer le flambeau ne semble pas émouvoir Ford : "Je n'y ai jamais réfléchi."   

Quels conseils donnerait-il à ce jeune acteur ? "Je lui dirais : "Parle à ton réalisateur. Regarde les films. Et bienvenue à bord. Approprie-toi ce film."" 
J.J. Abrams parle du Réveil de la Force en long et en large
 
Publié le 10 novembre 2016.

J.J. Abrams, réalisateur, co-scénariste et co-producteur du Réveil de la Force, a accordé une longue interview au magazine Wired. Voici une traduction de l'essentiel de ses propos. 

• Sur l'équilibre entre l'hommage et la nouveauté :  

"Nous avons voulu raconter une histoire autonome qui ait son début, son milieu et sa fin mais qui dans le même temps, comme Un Nouvel Espoir, laisse entrevoir l'histoire qui la précède et le futur qui la suit. Quand La Guerre des Etoiles est sorti, le film permettait au public de comprendre une nouvelle histoire mais aussi d'en déduire toutes sortes de choses excitantes qui pourraient exister. Dans ce premier film, Luke n'était pas forcément le fils de Vador, il n'était pas forcément le frère de Leia, mais tout cela était possible. Le Réveil de la Force a aussi cet incroyable avantage : il a non seulement une base de fans passionés mais aussi une histoire antérieure qui est familière pour beaucoup de gens. Nous avons pu utiliser les évènements antérieurs d'une manière très organique, car nous n'avions pas à rebooter quoi que ce soit. Nous n'avions pas à inventer une histoire antérieure qui ait un sens ; tout était là. Mais ces nouveaux personnages, sur lesquels Le Réveil de la Force est centré, se retrouvent dans de nouvelles situations ; donc même si on ne connaît rien à Star Wars, on est là avec eux. Si on est un fan de Star Wars, ce qu'ils traversent aura un sens supplémentaire." 

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• Sur sa collaboration avec le scénariste Lawrence Kasdan, et sur ce qu'il a tiré de ses expériences passées :  

"Travailler avec Larry fut sans aucun doute une des expériences les plus incroyables que j'ai eues sur ce projet. Nous apportons tous avec nous nos expériences des précédents projets, mais dans ce cas, je n'ai jamais cherché à reprendre quelque chose de mes travaux passés. J'ai avant tout tiré des leçons de mes expériences personnelles, j'y ai vu des choses que je ne voulais plus faire à nouveau. Par exemple, je ne voulais pas commencer à faire un film si nous n'en contrôlions pas l'histoire. J'ai l'impression d'avoir fait ça plusieurs fois dans ma carrière. Ca ne signifie pas que je ne suis pas fier de mon travail, mais le fait est que j'ai commencé à tourner Super 8 et Star Trek Into Darkness en sentant que je n'avais pas vraiment résolu certains problèmes fondamentaux concernant l'histoire." 

"Pour moi, la collaboration a été une leçon de narration, faite avec clarté, efficacité, concision, et intelligence. C'était un peu comme suivre une longue master class. Et comme il est aussi un réalisateur, il savait ce que je traversais durant la préproduction et la production, et il tenait compte de mes besoins. Parfois ces besoins étaient pragmatiques, d'autres fois il s'agissait de besoins créatifs ou d'intuitions que j'avais. Mais il était là pour aider à ce procesuss, de la même manière que j'aurais été là s'il avait réalisé. L'important était toujours de faire avancer cette chose dans la bonne direction, de faire ce film de la bonne manière. Je ne dirais jamais assez de bien de lui."

"J'ai donc essayé de ne pas oublier les erreurs que j'ai faites, mais j'ai aussi tenté de me concentrer sur les choses que je trouve inspirantes cinématographiquement parlant. Je me posais des questions comme : "Comment rendre ce film agréable ?" C'est le seul critère que Larry et moi nous sommes imposés : le film devait être agréable. L'important n'était pas de tout expliquer, ni d'introduire un certain nombre de jouets pour une société, ni d'essayer d'apaiser qui que ce soit. La seule chose importante était ce qui nous enthousiasmait." 


• Sur le niveau de secret durant la promotion: 

"Je rends hommage, et je suis franchement surpris de le faire, aux incroyables personnes de Disney, et surtout Alan Horn [président des studios Disney] et Bob Iger [PDG de Disney]. Bob a été incroyablement collaboratif et solidaire durant tout le processus. Lorsqu'il a été question du marketing, je m'attendais à ce que Disney veuille diffuser des choses en surabondance. Mais ils ont été très réticents à cela. Ils veulent que les gens vivent une expérience en allant voir ce film. Et je leur suis reconnaissant pour ça."

"Il y a un côté positif à rester silencieux. On peut protéger le public des spoilers ou de certains moments qui, d'une manière ou d'une autre, gâchent l'expérience du film. Mais d'un autre côté, il y a le risque d'être vu comme timide ou comme un connard dissimulateur. Ca n'a jamais été mon intention. Vu que Lucasfilm était très en prise avec les fans et très ouvert à propos de leurs projets, ça aurait été étrangement incohérent de ne rien montrer avant que la sortie approche. J'ai personnellement insisté pour qu'un teaser soit diffusé un an plus tôt, car en tant que fan de Star Wars, j'avais l'impression que la moindre des choses aurait pu m'exciter pour un an. Pourquoi pas ? Donc nous l'avons fait." 

 

• Concernant son influence sur l'Episode VIII (écrit et réalisé par Rian Johnson) :  

"Le scénario du VIII est écrit. Je suis certain que les réécritures seront interminables, comme d'habitude. Mais Larry et moi avons établi certaines relations essentielles, certaines questions essentielles, et les conflits. Et nous savions vers où certaines choses allaient. Nous avons eu des réunions avec Rian et Ram Bergman, le producteur du VIII. Ils voyaient des rushes pendant que nous tournions notre film. Nous voulions qu'ils fassent partie du processus, pour que la transition vers leur film soit aussi harmonieuse que possible. J'ai montré à Rian un montage provisoire du film, car je savais qu'il était en train de réécrire et de faire de la préparation. Et en tant que producteur exécutif du VIII, je veux que ce film soit vraiment bon. Faire de la dissimulation ne sert personne et sûrement pas les fans. Nous avons donc été aussi transparents que possible." 

"Rian a posé des questions ici et là pour les besoins de son histoire. C'est un cinéaste incroyablement accompli et un scénariste incroyablement doué. L'histoire qu'il raconte reprend donc ce que nous avons fait et va dans la direction qu'il estime être la meilleure, mais c'est très en phase avec ce que nous imaginions. Mais vous avez raison ; ce sera son film : il le fera de la manière qu'il estime convenable. Il ne m'a jamais demandé de superviser le processus, et il n'a pas besoin de ça." 


• Sur l'inspiration qu'il a tiré d'Un Nouvel Espoir :  

"Je ne ferai jamais assez d'éloges sur ce que George [Lucas] a fait avec ce premier film, sans parler des suivants. Oubliez à quel point les images étaient incroyables, oubliez la technologie, oubliez l'humour, l'esprit, la romance, l'aventure, tous ces moments merveilleux qui ont fait que nous l'aimions. Pensez à ce qu'il a été capable de provoquer, aux questions qu'il a été capable de poser (exactement les bonnes questions), au fait qu'il a été capable de créer un monde qui allait bien plus loin que les limites de ce qu'on voyait et de ce qu'on entendait. Pour moi, c'est un des meilleurs aspects de Star Wars. En travaillant sur ce nouveau film, nous avons tenté d'établir des éléments au-delà de ce qu'on voit, en plus de raconter une histoire se suffisant elle-même. Mais ça ne devait pas avoir l'air d'une dérobade, comme si on mettait des choses en place sans les résoudre."


 

• Sur les limites qu'il s'est fixées :  

"Star Wars n'a pas de limites pour ce qui concerne l'univers, les personnages, les conflits. En commençant à travailler sur ce film, Larry et moi avons fait une liste de choses qui avait un intérêt pour nous, qui étaient importantes à nos yeux. Faire ce film présente un véritable enjeu : chaque détail, que ce soit le design d'un costume, la musique ou un choix de décoration, doit être identifié comme provenant de Star Wars. On hérite de Star Wars ! Ce n'est pas à prendre à la légère. Il faut vraiment comprendre les choix de design, car chaque chose est importante. Mais en même temps, ce n'est que Star Wars, ce qui veut dire qu'une chose n'est pas automatiquement intéressante au motif qu'elle est dans cette galaxie." 

"Par exemple, lorsque nous étions sur le tournage et que nous filmions une scène, j'étais toujours émerveillé de voir Harrison Fordhabillé en Han Solo. Ou bien, wouaouh, il y a un gars... Un stormtrooper ! Et il ressemble exactement à un stormtrooper. Vous vous rappelez de la sensation quand un méchant descend de son vaisseau ? Ou le son des chasseurs TIE quand ils rugissent près de nous ? Nous avons tous vu des chasseurs TIE rugir près de nous durant presque quarante ans... Qu'est-ce qui rend cela intéressant ? Le fait est que ces scènes ne sont pas bonnes juste parce que ces personnages ou ces choses sont là, même si c'est le plus grand régal pour les yeux de toute l'histoire." 

"Nous avons vraiment essayé de voir les choses de l'intérieur comme de l'extérieur. Qu'est-ce qui fait battre le coeur de cette histoire ? Qu'est-ce qui la rend romantique, ou amusante, ou surprenante, ou drôle à en mourir ? Nous avons tout simplement abordé ce récit en considérant que c'était une histoire sur un jeune homme et une jeune femme, et non pas en pensant que nous pouvions faire tout ce que nous voulions." 


• Sur l'évolution des éléments de la trilogie originale : 

"Des idées comme le bras [rouge] de 3PO venaient de la volonté de marquer le temps." 

"Vous voyez le genre de moments où l'on retrouve quelqu'un après des années de séparation ? On voit les rides sur leurs visages, et on se dit : "oh, ils ont vécu dix ans" ! Ou quand on voit quelqu'un avec une cicatrice qu'il n'avait pas (physique ou émotionnelle), ça se remarque. Ca nous fait savoir qu'on n'est pas deux minutes après. C'était important que Han Solo soit Han Solo, mais sans qu'on ait l'impression qu'il joue un gars de trente ans. Quand on a soixante-dix ans, on a vécu une autre série d'expériences. Ca doit se voir dans ce qu'il est. Harrison était tenu d'apporter un niveau de complexité qui n'était pas nécessaire au Han de trente ans." 

"Puis il y avait des choses comme l'antenne parabolique du Faucon, qui a clairement été arrachée dans Le Retour du jedi, donc il en fallait une nouvelle. Mais j'ai en partie pris cette décision en tant que fan. Il y a une partie de moi qui veut savoir que c'est le Faucon de telle époque. Maintenant je sais que quand je vois le Faucon avec une antenne rectangulaire, on est au moment où il a changé de mains. Ca nous aide à marquer le temps."


 


• Sur les jeunes acteurs :  

"C'est vraiment étrange, quand on pense que certains sont nés dans un monde où [Star Wars] existait. Bien qu'ils soient nés à une époque horriblement récente, ces gamins connaissaient et comprenaient Star Wars de la même manière que nous ; ils étaient juste nés dedans et ça ne leur était pas tombé dessus durant leur vie. L'essentiel en ce qui concerne le casting est de trouver des gens capables de tout faire. Quand on pense à tout ce qu'ils sont censés traverser, pas juste dans ce film mais aussi dans la continuation de leur travail, il fallait que ces personnes soient dignes de porter le fardeau et de continuer à raconter cette histoire. Je pense aux films Harry Potter ; la façon dont ils ont fait le casting est incroyable. Pour, combien, huit films ?! C'était un miracle. Ils devaient être capables de tout faire, et ils ont tous déchiré."

"On savait qu'on ne les prenait pas que pour un film ; on les prenait pour au moins trois films. Pour moi, c'était le plus grand défi. Quand on a rencontré Daisy Ridley, quand on a trouvé John Boyega, et quand Oscar Isaac et Adam Driver nous ont rejoint, on était très enthousiastes. Oui, Daisy et John peuvent travailler ensemble, mais qu'est-ce qui se passera quand Harrison sera là ? À quoi ça ressemblera ? S'il n'y a pas d'alchimie, ce sera un putain de désastre. Oui, BB-8 est un personnage génial, disposant d'incroyables marionnettistes, mais qu'est-ce qui se passera quand il sera soudainement dans une scène avec C-3PO et R2-D2 ? Est-ce que ça paraîtra bizarre ? Est-ce que ça paraîtra mauvais ? Au final, ce ne fut pas le cas. Quand Anthony Daniels m'a dit : "Oh mon Dieu, j'adore BB-8 !", j'ai dit : "Ca va aller." Car si ça va pour lui, c'est que ça fonctionne."

"Comme quand on voit la douceur entre Han et Rey, ou la tension et la comédie entre Han et Finn. C'était vraiment excitant de dire : "Ces scènes fonctionennt !" Nous avons travaillé vraiment dur pour trouver les acteurs, écrire et tout rassembler, mais on ne peut pas savoir avant que le tournage commence. Puis soudainement, on est sur le tournage en train d'observer, et on sait. C'est un peu comme faire une soirée où des amis de notre nouvelle école rencontrent des amis de notre ancienne école, et où on se demande : "Qu'est-ce qui va se passer ?" Et soudainement, ils s'entendent à merveille et la soirée devient vraiment amusante ! Ca a représenté beaucoup de travail, mais le résultat s'est avéré génial." 

John Boyega : "Le blouson de Finn a des secrets"
 

Publié le 4 novembre 2015.

Première sort aujourd'hui un numéro dédié au Réveil de la Force. À cette occasion, le magazine français a interviewé John Boyega. L'acteur y révèle notamment que le blouson de Finn a une certaine importance : 

"De grands héros de cinéma ont des blousons cool. Mad Max, Ryan Gosling dans Drive... 
Le mien est un vrai miracle de design. Il est hyper classe mais il est en même temps hyper simple. J'espère qu'il va devenir le symbole fashion de la nouvelle génération Star Wars. Mais ce blouson joue aussi un rôle important dans l'histoire.

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Comment ça ?  
Mmm. (silence) Ce blouson a des secrets. On voit Poe Dameron (Oscar Isaac) le porter aussi dans la bande-annonce.

Alors il est à qui ? A toi ou à Oscar ?  
Je ne peux pas te le dire. Seigneur ! Ca pourrait dévoiler toute l'intrigue du film !"

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MakingStarWars.net, qui a eu de nombreux scoops sur le film, avait prétendu savoir comment le blouson passe d'un personnage à l'autre (cliquez ici pour lire leur synopsis)

Voici d'autres extraits intéressants de l'interview : 

"A en juger par les bandes-annonces, le film a l'air assez sombre. 

Il y a des scènes assez intenses, c'est sûr. Mais il est aussi fun, aussi joyeux et aussi inspirant que les précédents. Les films originaux (NDLR : la première trilogie) ont vraiment servi de modèle pour arriver à équilibrer entre l'humour, l'action, le drama."

"Il faut parler du secret sur le tournage. Comment ça se passait à ton niveau ?

Parfois tu devais rendre le scénario à la fin de la journée. Et d'autres fois on te livrait le script, tu devais l'apprendre et le livreur attendait devant ta loge que tu aies fini pour récupérer le scénario... Mais on savait où on allait. A la fin du tournage J.J. a fait monter un trailer de trois minutes qu'il a projeté juste pour l'équipe. La vache, ça nous a bluffés. Et ça nous a soudés à jamais."

"Une fois embauché pour jouer Finn, est-ce que l'écriture du personnage a changé ? 
Avec Larry (NDLR : Lawrence Kasdan, scénariste de L'Empire contre-attaque et du Réveil de la Force) on a surtout réécrit des dialogues. C'est comme tous les autres films - Star Wars n'est pas différent - les réécritures sont permanentes, pour faire qu'une phrase sonne mieux. Beaucoup de choses ont changé."

Lisez l'interview en entier sur Premiere.fr.

Gwendoline Christie : la Capitaine Phasma est un "personnage du même genre que Boba Fett"
 
Publié le 02 novembre 2015.

Gwendoline Christie a abordé récemment Le Réveil de la Force dans une interview pour le Los Angeles Times. Elle voit un lien entre son personnage, la Capitaine Phasma, et un célèbre chasseur de primes : 

"Elle est un personnage du même genre que Boba Fett, ce qui veut dire qu'elle fait une forte impression mais qu'elle n'est pas tout le temps au premier plan de l'action." 
 
https://www.starwars-universe.com/images/actualites/episode_7/phasma.jpg  
  
L'actrice aborde également ses motivations pour obtenir le rôle :   

"Je voulais vraiment être dans Star Wars car ça avait une signification spéciale pour moi. Etant quelqu'un qui n'a jamais eu l'impression de faire partie de la majorité, qui s'est toujours sentie anormale, je pensais que j'étais capable d'habiter ce monde avec mon imagination et mon identité. J'étais comme un chien avec un os, j'insistais sans cesse : "S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, essayez de m'y faire apparaître." Finalement, ils ont été épuisés par mes demandes incessantes." 

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Dans une autre interview pour Entertainment Weekly, Christie développe une lecture féministe de Phasma :
"On en sait très peu sur elle à ce stade, mais je pense que ce qui attire les gens est qu'il s'agit d'un personnage féminin très progressiste. On voit la Capitaine Phasma, on voit le costume de la tête aux pieds, et on sait que c'est une femme. Mais dans nos médias, nous sommes habitués à nous rattacher à des personnages féminins par leur apparence, par la façon dont elles sont faites chair."   

"En fait, [vis-à-vis de Phasma] on se rattache à un personnage féminin en tant qu'être humain."   

"L'important n'était pas juste ce que j'exprimais au-dessus du cou, il fallait tout autant se concentrer sur ce que j'exprimais en dessous. C'était une expérience de jeu intéressante et un rêve de fan."
J.J. Abrams assure que le montage final du Réveil de la Force sera le sien
 

Publié le 12 octobre 2015.

L'une des obsessions de George Lucas était d'empêcher les studios de modifier le montage de ses films, ce qu'il a réussi à faire pour la saga Star Wars. Si l'on en croit J.J. Abrams, la tradition devrait être maintenue pour Le Réveil de la Force. Lors d'une conférenceorganisée par Vanity Fair, le réalisateur a affirmé que Disney lui laissait le montage final. Tout en précisant qu'il aurait pu en être autrement en cas de problème : "Lorsqu'on s'occupe d'un projet Disney, il y a toujours une clause qu'un avocat pourrait facilement exploiter..."

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D'après Abrams, Disney n'a pas cherché à s'ingérer dans la production de l'Episode VII : "Je ne dirai jamais assez à quel point [le PDG de Disney] Bob Iger et [le président des studios Disney] Alan Horn ont compris que tout cela faisait désormais partie de la société Disney. Et ils n'essayent pas de le Disney-ifier. Ils font quelque chose d'incroyablement malin : laisser [la présidente de Lucasfilm] Kathleen Kennedy, qui est une personne et une productrice remarquable, diriger et conduire Lucasfilm dans la direction où ceux-ci veulent aller."

Kathleen Kennedy : "Les films de la saga sont centrés sur la famille Skywalker"
 
Publié le 2 octobre 2015.

Kathleen Kennedy a accordé récemment une interview au magazine The Costco Connection, dans laquelle elle revient sur sa gestion de la licence Star Wars. La présidente de Lucasfilm y clarifie notamment un point sur les nouveaux films :  

"Les films Saga sont centrés sur la saga de la famille Skywalker. Les histoires suivent un récit linéaire qui est lié aux six précédents films. Le Réveil de la Force suit Le Retour du Jedi et poursuit cette histoire générationnelle. Les films Anthologie offrent des opportunités d'explorer de nouveaux personnages, de nouvelles histoires et une variété de genres au sein de l'univers Star Wars." 

On peut donc en déduire qu'un ou plusieurs personnages de l'Episode VII descendent certainement de Luke Skywalker ou de sa soeur Leia. Reste à savoir le(s)quel(s). 


Voici d'autres morceaux choisis de l'interview de Kennedy :  

• Sur son apprentissage de l'univers Star Wars : "Il y a des gens dans cette entreprise qui sont des enyclopédies sur pattes. Je me suis donc d'abord immergée avec beaucoup d'entre eux, juste pour discuter de ce que nous allions commencer par faire. Et j'ai eu George à ma disposition pendant presque six mois. Il m'a dit : "Tu sais, beaucoup de ces choses sont dans ma tête." J'ai donc passé autant de temps que possible à sonder son cerveau et à lui poser des questions, et à essayer de comprendre fondamentalement quelles étaient les valeurs que George a personnellement apportées à Star Wars." 

• 
Sur la création du "story group" : "La première chose à laquelle j'ai pensé quand je suis entrée à Lucasfilm était qu'il y avait une telle variété de contenu créé, que ce soit un film ou jeu, une publication électronique ou des parcs d'attraction. Et comme tout cela tourne autour de l'univers de Star Wars, je sentais que la chose la plus importante était de créer une sorte de savoir institutionnel au sein de la société, qui permettrait un échange très organique d'idées, ainsi qu'une compréhension de ce que chacun faisait et de la manière dont tout cela pourrait se connecter. [...] Ainsi, si quelqu'un travaille sur un jeu, il saurait ce qui se passe dans le film et il saurait ce qui se passe dans un livre qui doit être publié. Cet échange d'idées est vraiment important au sein de cet univers unique." 

• Sur les nouveaux réalisateurs et scénaristes :"Si vous avez entre trente-cinq et cinquante ans et que vous travaillez dans le cinéma, Star Wars a probablement eu un impact important sur votre identité de cinéaste, et sur ce qui vous a poussé à travailler dans le cinéma. En général, la première chose qui sort de leur bouche est : "Laissez-moi vous dire à quel point Star Wars a été important dans ma vie.""  

• Sur l'héritage de George Lucas : "Ce que George a tenté d'explorer dans son récit, [tous les gens impliqués, du personnel de Lucasfilm aux artistes individuels] ont le même intérêt à l'explorer. Et ils y apportent leur point de vue et leur passion personnelles. Car si on n'a pas cela, les décisions qu'on prend en cours de route ne sont pas authentiques. C'est ce qui a permis de durer, et j'espère que cela continuera à durer, car c'est l'aspect important que nous essayons de poursuivre : l'héritage créé par George."
John Boyega raconte comment il a obtenu son rôle dans Le Réveil de la Force
 
Publié le 29 septembre 2015.

John Boyega fait la couverture du dernier numéro de GQ Style (publié au Royaume-Uni). À l'intérieur, un article revient sur les différentes étapes qui l'ont amené à obtenir le rôle de Finn dans Le Réveil de la Force. En voici un résumé.  

Le jeune britannique a rencontré J.J. Abrams pour la première fois en 2012, dans les bureaux de sa société de production Bad Robot à Los Angeles. À l'époque, il n'était pas encore question que le réalisateur se charge d'un nouveau film Star Wars. La notoriété de Boyega avait bondi grâce au succès britannique d'Attack the Block en 2011. Tandis qu'il discutait avec le producteur Bryan Burk, il a vu Abrams entrer dans la pièce, en compagnie de Tom Cruise. Le réalisateur lui lança : "Je t'ai adoré dans Attack the Block. Un jour, on te donnera un rôle dans un de nos projets." 

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Lorsqu'Abrams fut annoncé comme réalisateur de l'Episode VII en janvier 2013, Boyega demanda à son agent de se tenir au courant pour le casting. Quelques mois plus tard, celui-ci l'informa qu'Abrams voulait le voir pour le nouveau Star Wars. L'acteur enregistra sa première audition avec Nina Gold, la directrice du casting (qui lui avait attribué son rôle dans Attack the Block). De l'aveu même de Boyega, ce ne fut pas une réussite. L'acteur se rappelle avoir été "dispersé" ce jour-là.  

Abrams a tout de même souhaité le voir en personne, dans un théâtre de Londres. Cette fois, les choses se passèrent mieux, et Boyega comme Abrams s'amusèrent durant l'audition. Mais ce n'était que le début du périple pour obtenir le rôle de Finn. L'acteur a ensuite du passer des tests d'aptitude au combat, ainsi que des essais avec plusieurs costumes et d'autres membres du casting. Il a également réenregistré ses précédentes auditions afin de les améliorer, avant qu'elles soient envoyées aux cadres de Disney. "J'ai été propulsé dans sept mois d'auditions", dit Boyega. "Ca ressemblait à X Factor mais sans l'émission télé. C'était intense."  

Pour lui, le déclic vint en visionnant les auditions de Mark Hamill (Luke Skywalker) et Harrison Ford (Han Solo) pour La Guerre des Etoiles. Il fut agréablement surpris par leur manière de jouer, plus amusante et plus intense que ce à quoi il était habitué. Il décida alors de s'approprier ce "jeu Star Wars" en ajoutant une certaine dose d'amusement dans ses prestations. Abrams l'y encourageait d'ailleurs en lui disant qu'il pourrait faire de Finn ce qu'il voulait.  

En 2014, le lendemain de la première de Half of A Yellow Sun (dans lequel il tient un rôle secondaire), Boyega fut contacté par Abrams qui voulait le rencontrer dans un café de Mayfair, à Londres. L'acteur se filma sur la route, persuadé qu'il vivait un moment décisif de sa vie, et ce quel que soit le verdict. Lorsque Boyega arriva dans le café, Abrams était en train de parler au téléphone et ne le salua pas. Finalement, il lui offrit un verre et commença par dire : "Donc voilà..." 

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Le réalisateur voulait savoir si Boyega se sentait prêt à assumer la responsabilité et la pression de faire partie de Star Wars, dans le cas où il aurait cette opportunité. Boyega lui assura qu'il était prêt. Le co-scénariste Lawrence Kasdan entra dans le café, s'assît à côté d'eux et resta silencieux, pendant qu'Abrams questionnait Boyega sur sa vie de famille, ses parents, ses relations, essayant de savoir à quel point sa situation était stable. Il voulait savoir si Boyega était quelqu'un d'équilibré. Cela fit paniquer l'acteur, qui s'excusa pour les faiblesses qu'il aurait laissé paraître durant les auditions. Il insista sur sa volonté de s'améliorer, et proposa de passer une autre audition si nécessaire. Abrams l'interrompit pour lui dire : "John, tu es la nouvelle star de Star Wars." Remarquant l'extase de Boyega, le réalisateur lui demanda de rester calme. Finalement, Kasdan ajouta : "Ca va changer ta vie pour toujours."  

Boyega a lu le scénario pour la première fois dans une salle des studios Pinewood, où une caméra filmait ses moindres mouvements. Il était bouleversé : "J'ai pleuré quand j'ai lu le scénario, et je ne suis pas vraiment un grand pleureur... Je suis plutôt le genre de gars avec un chat dans la gorge, qui essaye de tout contenir et qui s'assure de ne rien laisser transparaître."  

C'est la qualité du rôle qui l'a ému. "Finn est excellent. C'est moi en acteur principal hollywoodien... Son histoire est vraiment épique. C'est une histoire qu'on n'a jamais vue auparavant, mais elle reflète également celles de Luke Skywalker et Han Solo. Il est décalé, charismatique et amusant. Pour moi, c'était le meilleur personnage du scénario." 

"Pendant les auditions, nous n'étions pas autorisés à ramener le scénario chez nous, donc dès que j'ai eu le rôle, j'ai dit : "Emmenez-moi dans cette salle que je puisse lire le scénario."", ajoute-il. Il se demandait alors : "Qui va faire toutes ces cascades ?" Finalement, il s'en est chargé lui-même. Le défi le plus dur a été de maîtriser le sabre-laser : "Ces choses sont lourdes, et ça implique de courir beaucoup. On m'a entraîné sur un tapis roulant incliné, pour que le moment venu, je puisse courir dans le désert avec une veste en cuir. Ils devraient faire un programme d'amaigrissement Star Wars." 

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Pour le moment, Boyega n'a vu que dix minutes du film achevé : "Et ça paraît très bon", dit-il. "Je me sens vraiment béni, non seulement parce que je suis dans un film Star Wars, mais aussi car je suis dans un film Star Wars fait par un fan de Star Wars. L'équilibre trouvé par J.J. pour le film est très beau."
Tim Rose a rejoué Ackbar dans Le Réveil de la Force
 
Publié le 28 septembre 2015.

Comme on l'a vu dans une vidéo officielle (et sur une photo fuitée), Ackbar est de retour dans Le Réveil de la Force. Dans une interview pour la presse australienne, l'acteur et marionnettiste Tim Rose révèle avoir joué à nouveau le Mon Calamari, plus de trente ans après Le Retour du Jedi. À l'époque, il avait donné à vie à l'amiral rebelle en enfilant le costume, mais aussi en dirigeant une marionnette pour les gros plans sur le visage.  

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Rose ne peut rien révéler sur ce que fait l'ancien amiral rebelle dans l'Episode VII. Il estime d'ailleurs que la production ne lui pas donné assez d'informations : 

"Ca me frustre beaucoup".  

"À cause de ce besoin de secret, nous n'avons pas tout ce qui est nécessaire pour faire notre travail du mieux possible."  

"Etant dans le métier depuis trente-cinq ans, je trouve cela très frustrant."  

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Le tournage en costume dans Le Retour du Jedi avait été tellement dur qu'il n'aurait jamais pensé recommencer. Le port du masque peut en effet provoquer une privation sensorielle, des suffocations dûes au manque d'air et une hausse de la température corporelle. Rose compare cela aux méthodes d'interrogatoire utilisées sur les terroristes dans les camps de détention américains.  

"Il faut être un genre particulier de masochiste pour vouloir faire ça", ajoute-t-il. "Mais le bonheur vient des animatroniques, du fait de prendre le latex, un objet inanimé, et de faire croire aux gens qu'il est vivant."  

Rose prétend avoir apporté sa touche personnelle dans les deux films : "J'aime à penser que j'ai donné à Ackbar quelque chose de spécial, que l'on peut reconnaître. Je pense que c'est le cas. Quand je vois mes amis qui font du travail spécialisé en combinaison intégrale, je les reconnais, que soit le personnage dans lequel ils sont... Je peux dire exactement qui c'est car je connais très bien leurs mouvements." 

Il semble enthousiaste vis-à-vis du Réveil de la Force : "Ce que je peux dire à propos du nouveau film, c'est que si vous étiez un fan des trois premiers, vous allez absolument adorer celui-là." 

Dans Le Retour du Jedi, ce n'était pas Rose mais Erik Bauersfeld qui prêtait sa voix à l'amiral rebelle. On ignore s'il a repris le rôle dans Le Réveil de la ForceArtt Butler l'a remplacé il y a quelques années dans la série The Clone Wars

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À noter que Rose dirigeait également les marionnettes de Sy Snootles et de Salacious Crumb dans l'Episode VI.
Gwendoline Christie parle de la Capitaine Phasma
 
Publié le 23 septembre 2015.

Dans une interview pour VarietyGwendoline Christie parle de son expérience sur le tournage du Réveil de la Force. Elle y jouait la Capitaine Phasma, une nouvelle méchante que l'on n'a encore jamais vue sans son casque. Au vu des propos de l'actrice, il semblerait que ce soit aussi le cas dans le film :  

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"Pour J.J., il était très important que je sois présente et que je joue le rôle. J'ai trouvé que c'était un défi très intéressant pour un acteur, non seulement grâce à ce que représentait le personnage pour moi (et c'était exactement ce que je ressentais, car même si nous en avons discuté un peu, il n'y avait pas de manifeste du genre "voilà ce qu'elle doit être"), mais aussi car c'était enthousiasmant de ne plus avoir la responsabilité d'incarner une femme d'une certaine façon, de ne plus avoir cela à l'esprit alors que ce n'est pas toujours utile. Me dépouiller de tout ça était très libérateur, et cela me permettait en tant qu'actrice de me concentrer sur d'autres choses. Il fallait que je me concentre sur ce que mon corps et ma voix communiquent." 

 
"Ce qui compte est la manière dont on bouge sa main, la façon de marcher, l'endroit du corps où notre poids se concentre et ce qu'on veut exprimer par là... et je voulais que ça crée l'identité du personnage. Je trouvais intéressant d'apporter quelque chose de féminin au personnage de manière non superficielle, et j'espère que ça se ressent." 

"On a vu une image de Phasma, et c'est une femme très peu conventionnelle montrant une certaine force, mais d'une manière très différente de mes deux autres personnages [dans Game of Thrones et Hunger Games]."
Les coulisses de la création de BB-8
 
Publié le 6 septembre 2015.

Le site officiel a récemment publié un long article retraçant la création de BB-8, le droïde emblématique du Réveil de la Force. En voici un résumé.  

Le concept de BB-8 vient du réalisateur J.J. Abrams lui-même, qui en a fait le premier croquis sur une serviette : deux cercles l'un au-dessus de l'autre, avec un point minuscule en guise d'oeil.  

Le concepteur artistique Christian Alzmann a ensuite pris le relai : "J.J. voulait quelque chose roulant sur une sphère, donc j'ai développé cette idée en essayant de nombreux designs différents. Il donnait une orientation sur le types de formes à utiliser, ce qui a fini par donner une personnalité au droïde. Evidemment, le croquis original était très chaleureux, avec des formes rondes, et on pouvait donc deviner que ce ne serait pas un personnage très sérieux ou en colère. Au final, il y a eu un processus de va-et-vient avec J.J. pour BB-8, dans lequel il donnait ses commentaires sur chaque version du design. "  

Altzmann admet s'être inspiré des ballons de football, comme beaucoup ont pu le deviner.  


Tandis que son design se concrétisait, la décision fut prise de réellement construire BB-8 pour le tournage. À l'atelier des créatures, le concepteur artistique Jake Lunt Davies essaya plusieurs variations de la tête et du corps, et ajouta quelques particularités visant à lui donner plus de personnalité. Le design final fut un corps rotatif et sphérique, avec une tête en demi-coupole flottant presque par-dessus.  

Il fallait maintenant le construire. Neal Scanlan (Babe ; Prometheus), le directeur de l'atelier des créatures du Réveil de la Force, explique : "Lorsque nous sommes à l'origine d'un design, nous pouvons en changer des aspects pour le faire fonctionner en tant qu'effet spécial tangible. Dans le cas de BB-8, nous ne pouvions obtenir aucune concession car le design d'hémisphère sur une balle était déjà fixé. Notre défi était donc d'amener cela à l'écran." 

À l'époque, la production n'était pas encore complètement sûre de filmer BB-8 sur le tournage. L'équipe de Scanlan devait convaincre Abrams que c'était faisable.   

L'atelier n'a pas cherché à créer une version entièrement télécommandée du droïde : "Dans le vrai monde, des universités et des individus ont jonglé avec ce concept du robot-ballon. Nous avons observé de très près la technologie existante et nous en avons conclu que ce n'était pas assez avancé pour que l'on puisse l'insérer dans un droïde ou un robot pour le monde du cinéma. Du moins pas encore... L'idée d'avoir différentes versions de BB-8, dont nous savions que des éléments pourraient être retirés numériquement, a ouvert une sphère de possibilités bien plus grande."  

Joshua Lee, concepteur supérieur d'animatroniques, a conçu la première version : "J'ai en fait une version en petite marionnette, car il y avait beaucoup de discussions sur la manière dont cette chose pourrait bouger et sur la nécessité de pièces supplémentaires, comme un cou extensible, pour permettre de meilleurs mouvements. Je pressentais qu'il ne fallait rien d'autre, et pour le prouver, j'ai construit en une demi-journée une petite marionnette en polystyrène avec les principaux mouvements. Il y avait la tête pouvant faire tous les mouvements, le ballon capable de rouler, et les poignées au dos. Je me souviens qu'au moment où je l'ai pris en main, c'est devenu très expressif. On pouvait voir qu'aucun autre mouvement sophistiqué n'était nécessaire, qu'il y avait beaucoup d'expression et de personnalité dans les formes et dans la façon dont la tête s'arquait au-dessus de la sphère. Neal travaillait dans un autre bureau à l'époque, dans une autre partie du studio, et je suis descendu en courant pour lui montrer la chose. Nous nous sommes tous les deux dits : ça y est, il y a vraiment un truc, et une version en marionnette pourrait permettre de lui donner vie sur le tournage."  

Les marionnettistes Dave Chapman et Brian Herring ont ensuite dû trouver comment faire interagir BB-8 avec les acteurs. "Je crois que nous avons passé deux semaines dans un studio vide pour saisir comment ce personnage bougeait", dit Chapman. "Neal Scanlan est venu pour nous conseiller et nous diriger. Nous avons fait des essais avec la caméra et nous enregistrions pour nous, afin de trouver chaque paramètre de chaque mouvement du personnage." 
 
Le but était que BB-8 puisse constamment exprimer des émotions comme la joie, la tristesse, la curiosité ou la peur. "BB-8 peut incliner et tourner sa tête, il peut regarder à deux fois, il peut avoir l'air effrayé, il peut avoir l'air en colère" dit Herring. "Nous avons réussi à trouver tout un vocabulaire de mouvements pour lui. Nous avons élaboré un tas de trucs. Qu'est-ce qu'il ferait si on l'éteignait ? Qu'est-ce qui arrive à sa tête si on le désactive ? Est-ce qu'il tombe? Est-ce qu'il se redresse ?" 

 
BB-8 était prêt pour son audition. "Nous l'avons montré [à Abrams]", raconte Scanlan. "Il a du mérite car il n'a pu voir la version de BB-8 en marionnette qu'une semaine avant que nous ne commencions à tourner. Il ne nous a jamais mis la pression, il ne nous a jamais mis mal à l'aise. Je me souviens du jour où nous le lui avons montré, car sa première réaction m'a touché. Il a regardé [la présidente de Lucasfilm] Kathleen Kennedy et a dit : "Quel soulagement." Et j'ai pu voir tout le poids du monde se détacher de ses épaules. Je suppose que c'était le moment où la décision de le faire en version tangible ou en version numérique devait être prise, et nous n'avions finalement pas à le faire en version numérique. Je crois que jusqu'à ce moment, tout le monde gardait dans un coin de l'esprit que si on ne parvenait pas à livrer quelque chose qui soit crédible, utilisable et et agréable pour le réalisateur, la seule autre option était de le faire en version numérique. Il a placé sa foi et sa confiance en nous, et nous ne l'avons apparemment pas déçu. Après que nous le lui ayons montré, l'ambiance dans la salle s'est immédiatement animée. Tout le monde a commencé à considérer BB-8 non plus comme un effet spécial, mais comme un petit personnage. Ils ont commencé à vraiment le voir de cette façon, et nous avons tout bâti à partir de là. L'utilisation de BB-8 a été bâtie sur cette première impression que nous avons laissée à J.J. et Kathy."  

À partir de là, différentes versions de BB-8 ont été conçues par Lee et Matthew Denton, le superviseur du design électronique et du développement :  

- le "remueur", statique mais pouvant se tourner et pivoter sur lui-même. Il devait servir pour les gros plans.  

- deux versions d'attaque, avec des roues stabilisatrices, pouvant être contrôlée par télécommande sans marionettiste dans le plan.  

- une version pouvant être prise par les acteurs et contrôlée par télécommande pour obtenir des réactions et mouvements spécifiques. 

- une version "boule de bowling", pouvant être jetée dans un plan sans jamais tomber (comme un jouet Weeble)  

- la version en marionnette à tige, dirigée par Chapman et Herring (l'un contrôlant la tête, ajoutant des nuances et de l'attitude, et l'autre contrôlant le corps), qui seraient ensuite effacés numériquement. 

Cette dernière version allait être la plus importante pour le tournage. Lee et Denton ont construit BB-8 sans scénario à leur disposition, même si on leur avait donné quelques directives indiquant ce que le droïde devait pouvoir faire. Au final, tout a fonctionné.  


Bien que BB-8 fut opérationnel pour le tournage (qui a commencé en mai 2014), l'atelier désirait aller plus loin en concevant une version entièrement télécommandée, qui pourrait être montrée aux fans.  

"Il y a plusieurs manières de faire un robot-ballon", dit Lee, "mais aucune n'incluait une tête articulée ou quoi que ce soit pouvant tourner sur place ; et c'est l'un des mouvements emblématiques de BB-8. J'ai donc commencé à concevoir le prototype pendant que Matt adaptait un programme existant pour rendre possible le contrôle de ce nouveau BB-8." 

Cette version fut achevée juste à temps pour le panel du Réveil de la Force à la Star Wars Celebration d'Anaheim, le 16 avril 2015. L'équipe refuse pour le moment de dévoiler le secret de sa conception.  

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Anthony Daniels juge "ridicule" le secret autour du Réveil de la Force
 
Publié le 5 septembre 2015.

Dans une interview pour The GuardianAnthony Daniels est légèrement sorti du cadre de la communication officielle sur Le Réveil de la Force. L'acteur qui a joué C-3PO dans les sept films de la saga (ainsi que dans les séries animées et bien d'autres choses) a avoué son exaspération vis-à-vis du secret autour de l'Episode VII :  

"Le secret a été au-delà du ridicule. C'est un film, pour l'amour du ciel. Lorsque j'ai eu le scénario, il était tapé en noir sur du papier rouge extrêmement foncé, pour ne pas qu'on puisse le photocopier. J'ai eu la gueule de bois rien qu'en le lisant."  

Il raconte avoir été censuré par Disney après avoir évoqué sur Twitter sa rencontre avec Simon Pegg durant le tournage. À l'époque, le caméo de Pegg n'était pas encore officiel :  

"J'ai dit que j'avais rencontré untel. Un acteur qui joue une... chose dans le film. Un personnage. J'ai immédiatement reçu un message de Disney disant : "Supprimez le tweet ! Vous n'êtes pas autorisé à dire ça !" Honnêtement. C'est une attitude digne du Kremlin. Ecoutez, je sais parfaitement qu'il ne faut pas dire maintenant ce qu'on offre à Noël, car ça gâcherait la surprise. Et ces films sont très comparables à l'ouverture d'un cadeau de Noël."  

Le contraste est total avec le premier film de la saga, sorti en 1977 : "Il n'y avait aucune paranoïa de ce genre car c'était un bête petit film et personne n'en avait rien à faire."  

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Dans l'interview, Daniels dit par ailleurs avoir préféré la méthode du réalisateur J.J. Abrams à celle de George Lucas (qui a réalisé Un Nouvel Espoir et la prélogie) :  

"George a beaucoup changé au fil des ans, mais je pense que c'est légèrement difficile pour lui de collaborer. Il a pris des décisions qui auraient dû être discutées avec d'autres personnes, à mon avis. J.J. est bien plus collaboratif. Il aime écouter."  

Il ne cache pas son mépris pour les Ewoks du Retour du Jedi, dont la mention le fait "frissonner" d'après le journaliste, et pour la prélogie dans son ensemble, qu'il évoque "avec un air de regret" :  

"Les effets sont ingénieux, mais inutiles. Il y a du talent, et après ? De la froideur, c'est le mot. Et même de la morosité." 

La limitation des écrans bleus ou verts durant le tournage du Réveil de la Force lui a plu : 

"Avec J.J., il était clair dès le début que nous allions revenir à un tournage à l'ancienne. Il y a des murs. Des décors réels ! Bon, la fenêtre ne donne pas de vue sur l'extérieur, mais il y a une fenêtre."  

Daniels a également apprécié le traitement de son personnage : 

"J.J. a réalisé meticuleusement chaque moment de l'Episode VII, et a donné à 3PO le temps et l'espace nécessaires pour qu'il fasse ce qu'il à a faire. Il est bien trop respectueux pour suggérer de changer la manière d'être du droïde. Toutefois, il y a eu un débat sur une certaine question, dont le dénouement deviendra clair en temps voulu..." 

L'acteur parle-t-il du mystérieux bras rouge ?  


Le reste de l'interview rabâche des anecdotes déjà très connues, notamment sur le tournage difficile du premier film. On note que Daniels avoue ne pas être passioné par ce que raconte Star Wars :  

"Le scénario [d'Un Nouvel Espoir] était très bon en ce qui concerne C-3PO, mais je n'avais aucune idée de ce qui se passait en dehors de ça. Je n'en ai toujours aucune idée. Quand J.J. m'a raconté l'histoire du nouveau film, mon regard s'est éteint."  

Ayant désormais soixante-neuf ans, l'acteur semble avoir renoncé à jouer d'autres rôles que C-3PO :  

"Je ne pense pas être très doué pour autre chose. Je voulais jouer, mais pas du Hamlet. Avec Star Wars, ma vie a été bouleversée. Maintenant, quand je regarde les autres acteurs (qui sont tous très bons), je pense : "Comment as-tu appris à faire ça ? Comment ?" Parcequ'on dirait que j'ai oublié."  

L'article prétend que Daniels jouera à nouveau le droïde dans les Episodes VIII et IX. L'acteur commencerait à tourner ses scènes de l'Episode VIII en janvier prochain. Tout cela n'a pas été confirmé officiellement, et The Guardian ne précise pas s'il tient ces informations de Daniels lui-même.
J.J. ABrams : "Il y aura des milliers de plans avec images de synthèse"
 
Publié le 22 août 2015.

L'un des axes principaux de la promotion du Réveil de la Force est le recours à de "vrais décors" et à des effets spéciaux "à l'ancienne". Le slogan est tellement répété que certains médias en tirent des conclusions hâtives, affirmant que les effets spéciaux numériques y seront utilisés de façon marginale. Mais l'Episode VII sera techniquement ancré dans son époque, comme le rappelle le réalisateur J.J. Abrams. Dans une interview récente pour IGN, il précise que le film contiendra "des milliers de plans avec images de synthèse", ce qui s'inscrit pleinement dans la norme actuelle.  

Pour donner un ordre de grandeur, Avengers : L'Ère d'Ultron (2015) comporte plus de 3000 plans créés ou modifiés numériquement. Avatar (2009) en a environ 2500, et La Revanche des Sith (2005), le dernier Star Wars en date, en compte 2151.  

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Voici la déclaration d'Abrams en entier :  

"Evidemment, comme il s'agit de Star Wars, il y aura des milliers de plans avec images de synthèse dans ce film, mais c'était vraiment important de ne pas en utiliser là où ce n'était pas nécessaire. C'est incroyable à quel point on repousse les choses à plus tard de nos jours, du genre : "nous allons tourner ça sur écran bleu et nous le compléterons plus tard, nous allons tourner ça sur écran vert et nous ferons le décor plus tard". C'était vraiment important que les décors soient construits pour donner une impression d'authenticité. En extérieur comme en intérieur. C'était important d'aller dans de vrais extérieurs, avec le soleil. Je sais que ça semble ridicule, mais dans la vidéo des coulisses, on voit un cardan géant suspendant le cockpit du Faucon Millenium. C'était à l'extérieur, et la raison pour laquelle nous avons fait cela (alors que nous n'étions pas obligés) était qu'on ne peut pas simuler la lumière du soleil. On peut en faire une bonne imitation, mais ça se voit. Nous voulions que le personnage de Daisy [Ridley] soit vraiment dans le cockpit avec la lumière du soleil qui passe à travers en bougeant. C'est un petit détail, et je ne suis pas sûr que les gens en aient quelque chose à faire, mais c'est incroyable de voir à quel point ça rend mieux, car c'est réel. Nous avons donc essayé de faire ça autant que possible, et c'était souvent difficile, mais ça valait le coup." 

Drew Struzan parle de son affiche du Réveil de la Force
 
Publié le 21 août 2015.

L'illustrateur Drew Struzan a peint de nombreuses affiches de films Star Wars, dont notamment celles des Editions Spéciales de la trilogie originale et celles de la prélogie. Il est sorti de sa retraite l'année dernière pour faire l'affiche promotionnelle du Réveil de la Force, diffusée à la D23 Expo. Struzan a accordé récemment une interview à Movie Weekly, dans laquelle il revient sur sa nouvelle toile. Voici les extraits la concernant : 

• "Tout a commencé il y a un an ou un an et demi. J'ai reçu un appel de J.J. Abrams, que je n'avais jamais rencontré. Il était en Angleterre pour tourner le film, et il m'a dit : "Salut, j'ai toujours aimé votre travail, blablabla..." . Il avait un peu l'air d'un fan (rires)... Nous avons parlé et il a dit : "Bref, vous voudriez bien ?", et j'ai répondu "Si on me le demande." Et c'était tout (rires). On ne s'est rien dit de plus. Environ un an plus tard, nous nous sommes réunis et il m'a dit : "Nous avons fait appel à tous les gens qui étaient là au début : John Williams, Kasdan... Harrison Ford est là, tout le monde est là, ils écrivent et font la musique, et nous avons besoin de votre art pour que ce soit authentique." Donc, évidemment, je me devais de le faire pour George [Lucas] et pour Star Wars. Je n'avais jamais travaillé avec J.J. avant. Nous avons donc commencé le travail, et il m'a montré à peu près la moitié du film et c'était juste... un film merveilleux, et je sais que que ça va être grandiose. J'ai lu le scénario et j'ai ensuite vu la moitié du film, et je peux dire à vous et aux fans, honnêtement, que ce sera certainement LE MEILLEUR Star Wars que vous n'ayez jamais vu, de très loin. [...] C'est admirablement fait et c'est une histoire merveilleuse." 


• Sur l'intérêt de voir le film avant de peindre l'affiche : "Cela m'aide indéniablement, car ce qui compte n'est pas ce que je ressens, mais ce qu'ils ont fait. C'est à moi de me faire une impression du film. Car vous savez, après tout, malgré qu'on aime penser que nous sommes des intellectuels, nous agissons réellement plus avec nos coeurs qu'avec nos têtes, et j'ai certainement un coeur plus gros que le cerveau (rires). J'ai lu le scénario et j'ai vu le film, j'ai appris à connaître le créateur et je connais Star Wars. Je ressentais des choses et j'ai peint de la manière dont je les ressentais. Et ça semble alors se connecter avec vous et avec le monde. J'ai des sensations universelles et j'ai peint de ce que j'ai vu. Ayant vu le film, je sais de quoi ça parle. Je me suis familiarisé avec les personnages, et je sais ce qu'ils incarnent émotionnellement. J'ai donc peint la situation et les émotions. Pas pour raconter l'histoire, mais pour vous montrer ce que vous allez ressentir quand vous verrez le film."  

• Le concept de l'affiche vient de lui : "J'ai travaillé durant sept mois sur différentes sortes de concepts avec le studio et J.J., et si vous voulez vraiment connaître la vérité sacrée, après avoir commencé et après avoir vu le film et lu le scénario, j'y suis revenu dans mon esprit pendant des semaines : qu'est-ce que ça me fait ressentir ? Comment pourrais-je vraiment bien représenter ce film ? J'ai réfléchi de la sorte, comme le font beaucoup de créateurs, et j'ai trouvé un concept dans mon sommeil. Tout comme John Lennon écrivait ses meilleurs musiques dans son sommeil, j'ai conçu ma toile dans mon sommeil. Ca a été la première que j'ai faite. J'ai continué à faire des choses pendant sept mois, et à la fin, devinez laquelle ils ont choisi ? La toute première chose que j'ai faite (rires). Ayez donc confiance en votre sommeil, car c'est ce que j'ai trouvé dans le mien et c'est ce qu'ils ont adoré depuis le tout début." 

"Pour moi, ça représente le film... L'esprit du film, les nouveaux personnages, la nouvelle lutte pour trouver la vérité, pour grandir, pour trouver le but de la vie. Toutes ces choses qui faisaient partie de Star Wars et qui en font toujours partie. Et j'espère les avoir représentées à nouveau pour une nouvelle génération..." 


• Sur le contraste de l'affiche entre la lumière et l'obscurité : "Je crois qu'en plaçant le bien à côté du mal, le bien semble être meilleur et le mal semble être pire (rires). C'est l'histoire de l'humanité, n'est-ce pas ? C'est notre choix. Le côté duquel nous choissons d'être, et la bataille perpétuelle entre les deux. Pour moi, ce qui est beau dans la littérature, dans l'art et dans Star Wars, c'est que le bien prévaut en étant bon. Le bien est toujours plus fort que le mal. C'est ce qui en fait un thème magnifiquement universel, et je me dois de montrer qu'il s'agit toujours de notre Star Wars."  

• Sur son éventuel retour : "S'ils me le demandent et s'ils désirent mon retour, j'espère et je souhaite que je l'envisagerai. Si je m'en sens capable..."
J.J. Abrams sur l'esthétique du Réveil de la Force, Simon Pegg et les spoilers
 
Publié le 17 août 2015.

Avant les annonces de la D23 Expo, Entertainment Weekly avait diffusé d'autres entretiens avec J.J. Abrams sur Le Réveil de la Force. Voici l'essentiel de ce qu'y dit le réalisateur et scénariste du film.  

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Le chef décorateur Rick Carter (Jurassic Park ; La Guerre des Mondes ; Avatar... ) était très impliqué dès le début de la préproduction. "Je l'ai amené très tôt, quand je travaillais originellement avec [le scénariste] Michael Arndt", raconte Abrams. "J'emmenais Rick à nos réunions sur l'histoire, ce qui est atypique pour un chef décorateur, mais je le voulais parmi nous car c'est un rêveur... un rêveur absolu." 

Ralph McQuarrie, le principal concepteur artistique de la trilogie originale, fut leur première source d'inspiration :  "Nous savions tous deux l'importance de l'oeuvre de McQuarrie, et à quel point celui-ci a été crucial pour l'esthétique de ce que nous connaissons tous de Star Wars. Nous aurions pu prendre une autre voie et nous dire : "Ok, tout ce que nous connaissons de Star Wars a déjà été fait ; allons voir ailleurs et faisons quelque chose de complètement différent", mais quand on a le chance d'hériter de l'histoire ce de monde bien connu, il doit y avoir un continuum." 

"Je ne sais pas à quoi ressemblerait un film Star Wars sans chasseurs TIE, sans stormtroopers et sans cet éclairage de l'Empire en forme de pilules"
, ajoute le réalisateur. "Sans tout ce qu'a inventé Ralph McQuarrie." 

Simon Pegg a un caméo dans Le Réveil de la Force, mais Abrams s'est d'abord servi de ses talents de scénariste. Pegg, qui a notamment écrit Shaun of the DeadHot Fuzz ou Star Trek Beyond (en cours de tournage), était un des conseillers officieux d'Abrams.  "Je testais mes idées auprès de lui", dit le réalisateur. "Il passait sur le tournage quand il voulait, et il aidait quand il le pouvait... Nous parlions de choses diverses, et il était la combinaison parfaite entre un scénariste incroyablement intelligent, un fan de la saga, un fan critique de la saga, et un ami personnel... sans toutefois être un soutien aveugle. Il venait avec un regard neuf et de très bonnes idées. Il fait partie de la poignée de gens dont la présence fut inestimable."  

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En ce qui concerne sa relation à Star Wars, Pegg est connu pour son amour de la trilogie originale aussi bien que pour sa haine envers la prélogie.  

Enfin, Abrams a abordé la question de l'équilibre entre les choses à dévoiler et celles à garder cachées pour le moment : "Parmi les choses qui ont été vues, beaucoup ne peuvent évidemment pas être comprises pour l'instant. Certaines choses sont anecdotiques, d'autres sont importantes. Mais ce qui est fondamental est le film, et notre volonté de dévoiler des choses quand nous le pouvons, sans divulguer quoi que ce soit qui pourrait nuire à l'expérience du film."  
De nouveaux détails sur la conception de la troisième trilogie
 
Publié le 12 août 2015.

Dans un nouvel article d'Entertainment Weekly, les maîtres d'oeuvre du Réveil de la Force reviennent sur la conception de leur film et de la trilogie dans son ensemble. Ils en profitent pour glisser quelques indices sur ce qui nous attend dans l'Episode VII.

J.J. Abrams a été signé comme réalisateur en janvier 2013, après avoir d'abord refusé le poste. Kathleen Kennedy, la présidente de Lucasfilm, dit être parvenu à le convaincre grâce à une question : "Alors que nous parlions de l'histoire et que nous exposions nos idées, je lui demandé une chose : qui est Luke Skywalker ? Il a répondu : "Oh mon Dieu, je viens d'avoir des frissons. Je suis de la partie." Ce fut vraiment presque aussi rapide que ça." 

Abrams précise : "On a rarement la chance d'être impliqué dans quelque chose dont on serait le spectateur typique. Katie, ma femme, m'a dit : "Si tu veux le faire et que tu ne le fais pas, tu vas le regretter." Il fallait vraiment la volonté de faire ce bond, de sauter dans toutes ces possibilités concernant ce que font les personnages, les endroits où ils sont." 

Avant qu'Abrams ne rejoigne le projet, les scénaristes Michael Ardnt, Lawrence Kasdan et Simon Kinberg développaient l'histoire. Arndt devait écrire le scénario. Abrams décrit ainsi la situation à son arrivée : "Ils avaient juste lancé des hypothèses et des et-si, mais il n'y avait pas d'histoire en place. C'était sans aucun doute une tâche formidable. Il y avait tellement d'options, tellement de chemins qui pouvaient être pris. Même lorsque nous débattions (et c'était parfois frustrant et passioné), c'était toujours palpitant, car on aurait dit qu'il y avait dans chaque coin quelque chose de potentiellement extraordinaire. Et ça ressemblait vraiment à l'ADN de Star Wars." 

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À ce moment, le retour de de Mark Hamill (Luke Skywalker), Harrison Ford (Han Solo) et Carrie Fisher (Leia) était assuré. Abrams suppose que "les questions que tout le monde se pose faisaient partie des questions interminables que nous nous posions au tout début." 

Les trois décennies qui séparent Le Retour du Jedi du Réveil de la Force n'ont assurément pas été paisibles : "Toute bonne histoire comporte un conflit", dit Abrams. "Et si la trentaine d'années après Le Retour du Jedi était toute rose, nous aurions du mal à trouver une histoire intéressante."  

L'article confirme que le Premier Ordre et la Résistance sont bien des évolutions de l'Empire et de l'Alliance Rebelle, et que le sabre-laser tenu par Leia dans le deuxième teaser est celui d'Anakin et Luke Skywalker, autrefois perdu à la Cité des Nuages.  

On peut également lire que Han Solo est un personnage de premier plan du Réveil de la Force. En revanche, le temps d'écran de Luke et Leia est encore flou.  

Un paragraphe est particulièrement intéressant :  

"Quatre mots ont créé une vergence dans la Force pour Abrams : "Qui est Luke Skywalker ?" Après toutes ces années, nous pensions le connaître, mais s'il y avait plus dans ce fermier de Tatooine que ce que nous pensions ? Ou... s'il y avait moins ? La réponse pourrait non seulement changer le regard des spectateurs sur la trilogie originale, mais également l'arc de l'univers planifié qui compte au moins cinq futurs films." 

De toute évidence, l'histoire de l'Episode VII prévoit donc un rôle très particulier pour Luke.  

Kennedy, qui produit le film, affirme que "les thèmes et les idées dont nous continuons tous à parler aujourd'hui sont les thèmes et les idées inhérents à la trilogie originale. Nous cherchons évidemment à avoir de l'aspiration, des personnages partagés entre le bien et le mal, l'obscurité et la lumière." 

Bien que les traitements de George Lucas n'aient pas été gardés comme base, Kennedy assure qu'on ressentira l'influence du créateur de la saga : "George parlait souvent de la tension entre le bien et le mal au sein de toute personne. Il a toujours senti qu'il était plus simple d'être méchant que d'être gentil (rire). Je ne suis pas sûr que tout le monde soit d'accord, mais je pense que c'est toujours un conflit intéressant à explorer. Cela inspire donc une grande partie des thèmes de l'Episode VII." 

Durant toute la promotion du film, la trilogie originale a été présentée comme la référence suprême. Mais Kennedy admet une différence : "Je pense que nous ne pouvons pas explorer les questions de la compassion avec autant de détails que [Lucas] l'a fait, à travers les valeurs des Jedi. Mais disons que nous allons y venir. Cela s'amplifiera dans l'arc des trois films." 

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En octobre 2013, Arndt a quitté ses fonctions pour laisser Abrams et Kasdan réécrire le scénario. Selon Kasdan, les thèmes sont alors venus naturellement : "Quand ces films ont formé une grande partie de votre vie comme c'est le cas pour J.J. et moi, on n'a pas de besoin de beaucoup de travail de recherche. Ca fait partie de nous, on sait ce qui nous a manqué, on sait ce que l'on veut ramener et ce que l'on veut incorporer dans la nouvelle trilogie." 

Kasdan avait co-écrit L'Empire Contre-Attaque (1980) et Le Retour du Jedi (1983) avec Lucas. Au milieu des années 1990, il avait refusé de s'impliquer dans la prélogie, n'étant pas motivé par l'exploration du même univers. C'est l'idée de retrouver les personnages de la trilogie originale vieillis qui l'a poussé à participer à la troisième trilogie : "Je me suis dit : "Woah, d'accord, ces gens ont vécu, ils sont à une autre étape de leur vie, Han, Leia etc... Ils ont vécu les mêmes trente années que moi. À quoi ça ressemblerait ? Quelles différences dans la manière de voir les choses ? Et j'ai essayé de comprendre ce qui avait changé dans ma manière de voir les choses, et l'une des surprises est qu'on n'apprend pas tant de choses que ça. On ne devient pas plus sage, les choses ne sont pas plus claires, et le monde est toujours aussi confus ; et c'est le genre de chose sur lesquelles j'adore écrire. L'âge n'amène pas nécessairement la sagesse ; ça amène juste de l'expérience."  

Pour l'instant, Abrams ne compte pas revenir dans la galaxie très lointaine après terminé Le Réveil de la Force : "Non, je ne réaliserai pas l'Episode IX, même si j'envie profondément la personne qui travaillera avec ce groupe de gens sur les futurs films." 

C'est Rian Johnson qui écrit et réalisera l'Episode VIII, prévu pour mai 2017. "C'est fascinant de le voir prendre des choses et les élever au-delà de ce qu'on avait imaginé à l'époque", dit Abrams. 

Kennedy indique que la trilogie n'a été planifiée qu'approximativement. Elle est en constante évolution : "Nous savons où nous allons, mais de manière très générale. Quand Rian est venu et a commencé à écrire son scénario, il est parti de rien, mis à part la connaissance de ce que nous avions fait dans l'Episode VII, et ses projections sur la direction de l'histoire. Il s'est donc assis, il a appuyé son stylo sur le papier, et tout vient de lui à 100%." 

À l'heure actuelle, Abrams est toujours en plein travail de post-production sur Le Réveil de la Force : "Je suis toujours en train de monter le film, et nous travaillons à affiner le montage, mais c'est incroyablement amusant de voir le film prendre forme. On avance, et on réalise que certaines choses ne sont pas nécessaires et qu'on peut les retirer."
J.J. Abrams et Lawrence Kasdan parlent de Kylo Ren
 
Publié le 12 août 2015.

En plus des photos inédites, Entertainment Weekly a diffusé plusieurs entretiens avec l'équipe du Réveil de la Force. Dans l'un d'entre eux, le réalisateur et scénariste J.J. Abrams et son co-scénariste Lawrence Kasdan nous dévoilent de nouvelles informations sur Kylo Ren.  

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Le méchant joué par Adam Driver est allié au Premier Ordre, un vestige de l'Empire menaçant toujours la galaxie. Il est obsédé par Dark Vador, dont l'apparence a inspiré la sienne.  

Abrams dit que "le film explique les origines du masque et sa provenance, mais le design était supposé être un clin d'oeil au masque de Vador. [Ren] est bien conscient de de ce qui s'est passé auparavant, et cela fait clairement partie de l'histoire du film." Il ajoute que Kylo "a construit lui-même son sabre-laser, qui est aussi dangereux, féroce et déguenillé que son personnage." 

La plus grande révélation de l'article est que Kylo Ren n'est pas le véritable nom du guerrier. Selon Abrams, "c'est un personnage qui a pris le nom de Kylo Ren lorsqu'il a rejoint un groupe appelé les Chevaliers de Ren." Aucune précision n'est donnée sur ces derniers.  

Il est donc possible que Kylo soit le fils d'un ou plusieurs personnages de la trilogie originale. Mais sur ce point aussi, les scénaristes gardent le silence. 

Lorsqu'on lui demande s'il y a un parallèle à faire entre le parcours du jeune Luke Skywalker et celui de Kylo, voici ce qu'Abrams répond : "Les meilleurs histoires, et sans doute le meilleur de Star Wars, sont des contes dans lesquels un monsieur tout-le-monde doit s'élever. Et je pense que ce qui rend Ren si unique est qu'il n'est pas aussi pleinement formé qu'un personnage tel que Dark Vador lorsque nous le rencontrons. Et je pense que que ce sont les deux côtés de la Force. Les deux côtés, sans doute, se voient eux-mêmes comme le héros de leur histoire, et je pense que ça s'applique ici."  

Quand à sa personnalité, Abrams explique que "Ce n'est pas un méchant typique qui se tortille la moustache. Il est un peu plus complexe que ça, et c'était une joie absolue de travailler avec Adam Driver sur ce rôle, car il s'est jeté dedans d'une manière profonde et remarquable." 

Kasdan insiste sur son caractère unique : "J'ai écrit quatre films Star Wars, et il n'y a jamais eu de personnage comme celui joué par Adam. Je pense que vous allez voir quelque chose de tout nouveau dans la saga. " 

Il ajoute : "Il est plein d'émotion. Peu importe la manière dont on s'exprime dans le monde, que l'on soit discret et que l'on agisse très calmement ou que l'on soit très extraverti et démonstratif, tout le monde bouillonne d'émotion. Et on veut que nos personnages soient comme ça aussi. Ils doivent donc gérer leurs émotions du mieux qu'ils peuvent, avec ce qu'ils sont." 
Un chef décorateur du Réveil de la Force explique sa méthode
 
Publié 15 juillet 2015.

Avec son collègue Rick CarterDarren Gilford (Tron : L'Héritage ; Oblivion) occupe le poste de chef décorateur du Réveil de la Force. Dans une interview pour Thompson on Hollywood, il aborde son expérience sur le nouvel épisode de la saga.  

"Parmi les aspects importants, il y avait le fait que deux générations travaillaient ensemble", explique Gilford. "Il y avait définitivement une corrélation [avec le film] dans le décalage de trente ans depuis que [la trilogie originale] s'est arrêtée avec Le Retour du Jedi."  

"RIck est une légende : c'est l'Obi-Wan Kenobi des chefs décorateurs. Il m'a ramené ici dès le début et mon rôle était de préparer les décors pour le tournage en Angleterre, pendant que Rick restait à Los Angeles pour travailler sur l'histoire avec J.J. [Abrams]. Mais nous dirigions en fait trois départements à Londres, à Bad Robot et à San Francisco." 

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Gilford affirme que la volonté de se rapprocher du style de la trilogie originale était un des objectifs de départ : 

"Depuis le premier jour, le mandat de J.J. était de viser l'authenticité et d'être aussi fidèle à la trilogie originale que possible. Et il pensait que la prélogie était défaillante à cause du fait qu'ils avaient tous les outils numériques connus de l'humanité et qu'ils ont utilisé tout ce qui était à leur disposition. J'utilise la métaphore du disco : quand le synthétiseur est arrivé, tout le monde l'utilisait de toutes les manières possibles. Et je pense que J.J. voulait renouer avec la manière dont les films originaux étaient faits."  

À chaque fois qu'une décision stylistique devait être prise, Abrams demandait quelle méthode avait été utilisée à l'époque :  

"Nous avons étudié le décor de l'Etoile de la Mort et la façon dont John Barry et Norman Reynolds l'avaient conçu pour être multifonctionnel, pouvant représenter n'importe quel endroit au sein de l'Etoile de la Mort", dit Gilford. "Et c'est ce qui a motivé la façon nous avons fait notre "base Star Wars". Rick a dit quelque chose du genre : "Vous n'aviez jamais vu ça auparavant, mais c'est très familier."" 

"Peu importe ce que je montrais à J.J., je l'introduisais toujours en expliquant de quelle manière ça se raccrochait aux films originaux, que ce soit un vaisseau, un décor, un matte-painting ou un lieu de tournage. Et ça semblait trouver un écho chez lui." 

Gilford précise que l'équipe cherchait à ce que la caméra puisse filmer autant de choses que possibles, d'où l'utilisation de nombreux décors tangibles, maquettes ou matte-painting. Par exemple, la perspective forcée en 2D (donnant une impression de profondeur) était préférée à l'extension numérique d'un décor. 

Le chef décorateur admet toutefois qu'il y aura beaucoup d'images de synthèses dans le film. Mais il promet que ce sera limité aux moments opportuns.
Greg Grunberg parle du tournage du Réveil de la Force
 
Publié le 24 juin 2015.

Greg Grunberg, qui a un petit rôle dans Le Réveil de la Force, a parlé récemment du tournage du film dans une interview pour Entertainment Weekly. Cet ami d'enfance du réalisateur J.J. Abrams a notamment joué dans les séries FelicityHeroes, Alias et Masters of Sex. Une image fuitée a déjà révélé des informations sur son rôle, mais l'acteur n'a rien confirmé à ce sujet dans l'interview. En voici quelques extraits qui donnent un aperçu des conditions de tournage :  

"Je suppose que tout ce qui concerne votre rôle dans Le Réveil de la Force est top secret, mais n'y a-t-il vraiment rien que vous puissiez nous dire ? 

Je ne peux pas dire qui je joue ni ce que j'ai fait. Mais imaginez avoir un appel de votre meilleur ami, qui vous dit : "C'est vrai, je fais Star Wars et tu peux arrêter de me supplier, oui, je veux que tu sois dans le film." C'était un rêve absolu qui s'accomplissait. J'ai vraiment été un fan de tous les acteurs et de tout ce qui concerne Star Wars... Certains n'ont peut-être pas aimé tous les films, mais c'est un monde indéniablement fascinant et génial, et je n'arrive pas à croire que j'en fais partie. Il y avait des moments où J.J. criait "Coupez", puis venait me voir pour me dire : "C'est une blague ? Ca vient vraiment de se passer ? J'ai vraiment fait un panoramique passant de C-3PO à R2-D2, puis à Han Solo, puis à toi ?" J'ai passé sept semaines à Londres et c'était le paradis. Et c'est fou car je suis d'habitude la première personne que J.J. appelle pour échanger des idées. Mais ce film est tellement top secret, tellement verrouillé que je ne peux rien faire à part lui demander "Comment ça se passe ?" Et il me répond : "Oh, je suis vraiment content." Et je sais que s'il est content, c'est que ça va être incroyable.  

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Je sais que vous ne pouvez pas parler du contenu du film. Mais en ce qui concerne votre ressenti du film, comment est-ce comparable à ce qui est sorti avant ? 

Je peux juste vous dire que les effets physiques sont aussi importants, voire plus, que les effets spéciaux. Et que l'histoire et la famille sont au premier plan. C'est ce qui est le plus important pour J.J.. C'est ce qu'il a fait avec Star Trek et je suis sûr que ça a contribué à maintenir la licence en vie. Et ces nouveaux personnages, ces acteurs sont incroyables. Ils sont si bien choisis. En me basant sur tous les bouts du film que j'ai vus, j'en conclus que c'est tout ce qu'un drogué à Star Wars comme moi peut désirer. Nous avions nos pages de scénario, mais seulement celles des scènes où nous étions. Même pas celles des scènes qui étaient tournées le même jour ! Tout était sur papier rouge pour ne pas qu'on puisse les copier ou les prendre en photo. Nous devions rendre les pages de scénario à la fin de la journée. Et ils ne nous les donnaient pas la veille pour qu'on puisse les emmener à la maison et les apprendre. J'en parlé plusieurs fois avec Carrie Fisher, et on se disait : "C'est dingue ! Les acteurs ne peuvent pas se préparer sur ce film." Mais je pense qu'en fin de compte, cela s'insère dans ce que J.J. nous a toujours dit, à savoir que le cinéma est une boîte à mystère. Je connais mes scènes. Je suis très enthousiaste à leur propos. J'étais vraiment content des choses que j'ai eues à faire. Mais je suis en quelque sorte saupoudré à travers le film, dans une faible mesure. Je suis impatient de voir le reste des choses. J'ai regardé le trailer vingt fois après sa diffusion." 

John Williams s'exprime sur la musique du Réveil de la Force
 
Publié le 6 juin 2015.

La Fédération Américaine des Musiciens a diffusé récemment une interview de John Williams consacrée au Réveil de la Force. Elle a été faite avant l'enregistrement de la musique du film, qui a débuté il y a quelques jours à Los Angeles.  

Dans l'interview, Williams indique que l'enregistrement durera jusqu'à août, voire septembre : "Ensuite, ce sera du va-et-vient avec le montage. En ce moment, je compose la musique, ce que j'ai commencé à faire dès le début de l'année. J'ai parcouru la plupart des bandes du film, et j'ai travaillé quotidiennement." 

Sa méthode de composition reste très classique : "Je travaille vraiment d'une manière que beaucoup considéreraient comme étant de la vieille école : devant un clavier, avec un crayon et du papier. Le piano est mon outil favori. Au fil des décennies, il y a eu beaucoup d'incroyables changements technologiques dans l'industrie de la musique, mais j'ai été tellement occupé que je ne me suis jamais vraiment réoutillé."  

Williams dit composer habituellement des ébauches entièrement orchestrées, faisant de huit à dix lignes, avec des indications pour les instruments à vent,  les cuivres, les instruments à corde et les percussions : "La bibliothèque de musiques les transfère ensuite directement dans une partition informatisée, à partir de laquelle les parties instrumentales sont faites. On peut réécrire des parties, éditer autant qu'on le veut, changer les techniques d'archet, etc..." 

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Il est resté réticent à l'idée de se baser sur un scénario : "J'ai toujours préféré écrire seulement à partir des images". Le processus débute avec une séance de "repérage", où il décide avec le réalisateur quelles scènes contiendront de la musique. "Ca a été un plaisir de travailler avec J.J. Abrams", dit Williams. "C'est une personne géniale et très chaleureuse. Nous avons eu quelques réunions préliminaires où j'ai joué des thèmes sur le piano, auxquels il a réagi très positivement. Dans l'ensemble, il m'a laissé faire mon truc, et nos esprits étaient sur la même longueur d'ondes dans l'approche de la composition." 

Le film continuera à être monté après l'incorporation de la musique. "Aucun d'entre nous ne verra la version finale avec les effets spéciaux avant un bon bout de temps", explique le compositeur. "Tout changement musical qui s'avère nécessaire sera fait plus tard dans le processus de montage, qui implique parfois quelques réenregistrements. [Le film] est un voyage de deux heures et quelques, composé de détails complexes et interdépendants, la musique n'étant que l'un d'entre eux."  Pour Williams, tout le travail qu'il y a derrière ne doit pas être ressenti par le public : "Le produit fini, le film terminé doit paraître homogène et naturel, comme tout ce que nous faisons. Le temps n'est qu'un des ingrédients nécessaires au processus."  

Il décrit ainsi la répartition entre anciens et nouveaux thèmes : "Bien que la plus grande partie de la musique soit nouvelle, il y a des références indispensables aux premières histoires, qui aident à créer une association avec les précédents films. La musique reviendra donc par endroits aux précédents films, mais il y aura aussi de nouveaux thèmes qui seront appliqués d'une façon similaire."  

C'est la première fois que la musique d'un film de la saga n'est pas enregistrée à Londres. "Avec ce nouveau film, le calendrier a évolué au point que que je devrai travailler continuellement avec l'orchestre durant plusieurs mois, et c'est évidemment plus simple pour moi de le faire ici à Los Angeles, plutôt qu'à Londres", explique Williams.  

Pour Le Réveil de la Force, il travaille avec un orchestre indépendant : "Ce groupe est composé d'indépendants de la Californie du Sud. J'ai travaillé avec eux durant plusieurs décennies sur une variété de films, et je suis ami avec la plupart d'entre eux. En se rassemblant, ils forment toujours un fabuleux orchestre, et je suis toujours heureux et fier d'être réuni avec eux pour ces projets."  

Williams et l'orchestre s'étaient déjà rassemblés pour enregistrer la musique des deux premiers teasers. "Pour le premier trailer, c'était la première fois qu'une de ces musiques était enregistrée à Los Angeles", témoigne le trompettiste Jon Lewis. "Nous avons eu le plaisir de jouer le générique principal de Star Wars pour "nous échauffer", comme dirait John. C'était vraiment une joie. Le son qui émanait de la scène d'enregistrement de Sony ce jour-là était incroyable ; je n'ai jamais rien entendu d'aussi proche de la perfection." 

Stephen Erdody, violoncelliste principal de Williams depuis seize ans, se montre lui aussi très confiant : "John est un musicien remarquable, un orchestrateur incroyable, et il a les meilleures oreilles de l'industrie. Les deux séances pour les trailers ont duré trois heures chacune, et nous sommes tous très fiers de notre vitesse d'enregistrement, ainsi que de notre capacité à ajuster et à faire des changements aussi vite que possible pour améliorer le produit final."
John Williams parle de son travail sur Le Réveil de la Force
 
Publié le 23 mai 2015.

Après les interviews de J.J. Abrams, Michael Kaplan et Kathleen KennedyVanity Fair en a diffusé une nouvelle de John Williams. Le compositeur y aborde son travail sur Le Réveil de la Force :  


"[Vanity Fair] : Vous composez à présent la musique de votre septième film Star Wars. En termes de processus de création, pensez-vous que votre approche de la saga soit différente de celle des autres films ou sagas sur lesquels vous avez travaillé ?  

John Williams : Oui, très différente. C'est la continuation d'un ensemble initial d'idées. C'est un peu comme ajouter des paragraphes à une lettre en train d'être écrite depuis des années. Quand je m'attaque à un film complètement nouveau, à une histoire que je ne connais pas, à des personnages que je n'ai jamais rencontrés, mon approche globale pour écrire la musique est complètement différente ; il faut essayer de trouver une identité, des identifications mélodiques pour les personnages si nécessaire, etc... C'est ce que je fais ici, sauf que c'est une extension de quelque chose de vraiment organique, qui évolue constamment. C'est un processus très, très différent. Comme c'est vraiment la meilleure analogie que je puisse faire à ce moment, je vais la répéter : c'est comme rajouter des paragraphes à une lettre, plutôt que de la recommencer à nouveau.  

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Parvenez-vous facilement à exploiter l'histoire musicale de vos précédentes partitions de Star Wars ? Ou est-ce que, par exemple, vous vous asseyez et réécoutez toutes les anciennes musiques pour vous immerger dans ce monde, avant d'en écrire une nouvelle ?  

Je n'ai pas fait ça, même si ça m'aurait peut-être aidé. Mais je connais le matériel ; en tout cas, je pense le connaître. J'ai pour ainsi dire ma vision des chose ; j'ai ma sensibilité vis-à-vis de tout ça. Je n'ai donc pas eu à consulter les anciennes musiques. Dans chaque cas, ce fut vraiment une transition confortable. Il y a une autre analogie que j'ai utilisé mille fois : c''est un peu comme conduire un vélo sur lequel on n'est pas monté depuis nos dix ans. On se souvient. Et j'avais déjà eu cette expérience avant, avec la saga Indiana Jones, Superman, la saga Harry Potter, même si la musique est quelque peu dissemblable. J'espère en tout cas qu'elle est dissemblable. J'espère qu'elles sont, au moins en partie, uniques pour chaque projet. Mais passer de l'un à l'autre n'est pas une adaptation difficile, en tout cas pas pour moi.  


Quelle différence y-a-t-il entre travailler avec J.J. Abrams et travailler avec George Lucas ? 

C'est très similaire, en réalité. Mes réunions avec George servaient à avoir un aperçu du film, à sélectionner les moments auxquels de la musique serait jouée, et nous étions à peu près en accord sur tout. Et J.J. a fait la même chose. Nous avons eu quelques réunions préliminaires, et je lui joué un peu de musique au piano, qu'il semblait avoir beaucoup aimé. Sa dernière instruction à mon égard a été : "Faîtes votre truc", ce qui me donne une bonne sensation de liberté, un bon élan pour frapper la balle. Je ne sais pas si vous le connaissez bien, mais c'est une personne adorable. Extrêmement brillante. Il m'a beaucoup impressionné lors des réunions avec un grand nombre de personnes. Sa façon de diriger est pleine d'assurance, chaleureuse, engageante et inclusive. Si je peux me permettre, c'est un jeune homme fabuleux, dont l'avenir est vraiment brillant et prometteur. Je ne sais pas quel âge il a, mais c'est un jeune homme pour moi [Abrams a quarante-huit ans ; Williams quatre-vingt-trois]. Il est extrêmement impressionant.  


Dans les nouvelles musiques, mis à part le thème principal de Star Wars, allez-vous reprendre des thèmes de la première trilogie associés à Luke, Leia et Han ?  

Il y a certaines scènes dans lesquelles nous faisons référence à des morceaux thématiques antérieurs. Nous ne l'avons pas encore fait, mais nous prévoyons de le faire. Je pense que ça semblera très naturel et très juste dans les moments auxquels nous avons choisi de faire ce genre de citations. Elles ne seront pas très nombreuses, mais il y en aura quelques-unes, qui à mon avis seront importantes et sembleront vraiment faire partie de la structure du morceau, de manière positive et constructive."
Kathleen Kennedy : les réalisateurs de Star Wars doivent faire des films "personnels"
 
Publié le 22 mai 2015.

Vanity Fair poursuit la diffusion de ses interviews exclusives, avec cette fois celle de Kathleen Kennedy. La présidente de Lucasfilm y revient notamment sur ce qui faisait la particularité de l'oeuvre de George Lucas, et sur ce qu'elle attend des nouveaux réalisateurs de Star Wars : 

"[Vanity Fair] : Une des choses intéressantes à propos de Star Wars est que c'est vraiment sorti de la tête d'un homme, probablement plus que toute autre licence de blockbusters. Et cet homme avait probablement plus de contrôle que n'importe quel autre réalisateur travaillant à cette échelle. Donc comment fait-on un film Star Wars sans George Lucas ?  

Kathleen Kennedy : Je pense que ça se résume en un principe essentiel : il est extrêmement important de faire un film personnel. J.J. [Abrams] a dû faire un film personnel. Même Rian Johnson, quand il viendra sur l'Episode VIII, devra faire un film personnel. George a fait un film personnel. Il a fait un film qui signifiait quelque chose pour lui. Et je pense que le plus grand défi pour les nouveaux arrivants est probablement qu'ils ne doivent pas trop penser à ce que les gens penseront du film. Ils doivent aborder ça en se demandant : "qu'est-ce que ça signifie pour moi, et en quoi ça me concerne" ? Franchement, je ne crois pas qu'on puisse faire de grands films sans ce lien entre le créateur et l'histoire qui est racontée. Ca ne peut devenir émouvant [pour le public] que si c'est basé sur une passion personnelle. 

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J'ai donc essayé d'encourager chacun des réalisateurs en leur disant : "Ne t'en fais pas trop. Tu es déjà un très grand fan. Tu respectes déjà George Lucas et tout ce qu'il a créé au sein de Star Wars." Beaucoup de gens débarquant sur cette licence en savent dix fois plus que moi sur elle. Et c'est fantastique. Car il y a cet attrait envers ce que George a créé, d'un point de vue mythologique. Ce n'est pas juste parceque c'est une licence à succès ; ça signifie quelque chose pour les gens à un niveau vraiment profond. Et comme ces réalisateurs appartiennent à la génération qui a grandi avec ces films, ça a fini par devenir un des films les plus importants de leurs vies, un film ayant influencé leurs carrières. Mais il faut désormais dire à ce ou cette fan : "Où est ta place là-dedans ?" Car sinon, ce sera peu original. Et ce n'est pas ce qui est voulu.  

[...] 

Il y a une question à laquelle j'ai beaucoup réfléchi durant des années, et vous êtes la personne idéale pour y répondre. J'ai toujours eu l'impression qu'en fin de compte, les artistes couronnés de succès dans la culture populaire comme Spielberg ou George Lucas font les films qu'ils ont envie de faire et, leur talent mis à part, qu'ils ont de la chance car ce qui est important pour eux trouve un écho chez le public. Ca n'exclue pas qu'ils fassent des calculs commerciaux. Mais fondamentalement, pensez-vous que ce que je dis est vrai ?  

Je pense que c'est absolument vrai. Il n'y a pas de débat là-dessus. J'ai vu ça avec George et Steven. C'est ce dont je parlais à propos de faire un film personnel. Chaque image émane de quelque chose qui est véritablement important pour eux. L'authenticité qui est en chacun d'entre eux se voit toujours à l'écran. Ce sont littéralement des artistes cherchant un moyen d'exprimer ce qu'ils ressentent. Et concernant George, vous savez, son besoin grandissant d'utiliser la politique comme un moyen d'exprimer sa frustration par rapport à ce qui se passe dans le monde traverse toute la prélogie. Et, vous savez, les fans voient ça et déterminent s'ils y sentent connectés ou pas, mais George l'était. C'était vraiment important pour lui. Et, vous savez, c'était sa prérogative. C'était son histoire. Il utilisait cela d'une manière qui lui était personnellement significative."
Le créateur des costumes du Réveil de la Force explique sa méthode
 
Publié le 20 mai 2015.

Michael Kaplan, le créateur des costumes du Réveil de la Force, est un vétéran d'Hollywood. Il a officié sur Blade Runner, Flashdance, Fight Club, Armaggedon, Je suis une Légende, Mission Impossible : Protocole Fantôme ou encore les deux Star Trek de J.J. Abrams. Dans une nouvelle interview pour Vanity Fair, il aborde son travail sur l'Episode VII :  

"Comment [la réutilisation de choses du monde réel] a-t-elle joué dans Le Réveil de la Force ?

Nous avons réutilisé de nombreuses choses. Par exemple, nous avons pris de vieux masques à gaz de militaires, des tubes et des tuyaux, et nous les avons appliqué, ce que nous avions déjà fait sur Blade Runner. J'ai toujours aimé faire ça quand c'était possible. 

Avez vous réutilisé d'anciens costumes de Star Wars ? Y a-t-il des galleries entières de vieux uniformes de stormtrooper dans un entrepôt du Skywalker Ranch ?

Nous n'avons rien utilisé, mais j'ai été dans les archives de George Lucas (un énorme bâtiment) et j'ai passé une journée à consulter des croquis et à observer pour m'imprégner du ton du film jusque dans mes tripes et mes veines, dans le but d'arriver à Londres équipé et inspiré. Ce fut le cas. 

Mais les anciens uniformes de stormtroopers n'auraient pas été utilisables. Le public actuel est devenu tellement sophistiqué que de nombreuses choses tolérables auparavant ne le sont plus aujourd'hui. Les nouveaux uniformes sont donc bien plus épais. Et l'action dans le film exigeait qu'ils ne soient pas "moulés sous vide" comme ces [anciens uniformes] cassés et fissurés de partout. Ces nouveaux uniformes sont beaucoup plus résistants, mais ils ont également été reconçus. Ce ne sont pas les même stormtroopers. 

Comment les avez-vous mis au point ? 

Evidemment, tout a découlé d'une conversation avec J.J. Il voulait maintenir la singularité et ne pas trop s'éloigner des stormtroopers, garder cet aspect emblématique, mais avec trente ans de diférences. Ce serait un peu bizarre d'avoir les mêmes stormtroopers si longtemps après, alors que Leia et Han sont beaucoup plus vieux.

C'est vrai. Les militaires américains ne portent pas les mêmes choses que dans les années 70 non plus. 

La mode et les besoins changent. 

Avez-vous inventé une sorte d'histoire de la mode dans votre tête, pour expliquer l'évolution du look de cette galaxie ? 

Peut-être inconsciemment, mais pour les stormtroopers c'était plutôt une simplification, presque dans le style d'Apple. J.J. voulait qu'ils rappellent les stormtroopers au premier coup d'oeil, mais aussi qu'ils soient assez différents pour que les gens soient enthousiasmés par le nouveau design. 


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Quels autres looks anciens avez-vous actualisé ?  

Je me suis souvenu que quand j'avais vu le premier film, j'étais un peu perdu par les factions en guerre, car leurs couleurs d'uniforme se recoupaient ; les deux [les rebelles et l'Empire] portaient du kaki et de l'olive. Je me suis dit : maintenant, je suis en position d'arranger ça. Donc j'ai fait deux palettes très, très bien délimitées. L'Empire porte des noirs et des gris très froids ainsi que des bleus métalliques. Les Rebelles portent des couleurs kakis, olives et quelquefois oranges ; des couleurs plus chaudes. Il y a donc des séparations très claires, et on sait à qui on a affaire lorsqu'on les voit. Il y a aussi les lignes des costumes. Les Rebelles sont plutôt en laines et en fibres naturelles, en cotons, tandis que l'Empire est très dur, presque dans le style Thierry Mugler. Très crispé. Les coupes de cheveux sont ces raies de trois quarts qui étaient à la mode dans les années 30, donc ça rappelle des choses du passé.  

De ce que j'ai vu, ça ressemble un peu à un look classique de nazi.  

Plaqué en arrière et d'aspect très dur, ouais. L'Empire a toujours eu un côté nazi.  

Parlez-moi de la conception pour Leia, Han et Luke. Ce sont vraiment des personnages emblématiques, dont les looks étaient également emblématiques. Faîtes-vous référence à ce qui a été vu dans le passé, ou pas du tout ?  

Beaucoup de choses ont à voir avec ce qui est le mieux pour l'histoire et pour l'action, mais beaucoup de choses ont également à voir avec... vous savez, la manière de s'habiller des gens. Je ne ferais pas bien mon boulot si je me disais : "Hé, reconcevons totalement ce personnage et mettons-lui des couleurs qu'ils n'a jamais porté". Ca n'aurait aucun sens. Mais on veut aussi des choses nouvelles et intéressantes à regarder. On veut assez de changement pour aller voir le film."

Lawrence Kasdan : Le Réveil de la Force ne sera pas "trop long"
 
Publié le 19 mai 2015.

Vanity Fair a diffusé hier une nouvelle interview de Lawrence Kasdan, qui a co-écrit le scénario du Réveil de la Force avec J.J. Abrams. Le scénariste y revient sur sa carrière (comprenant L'Empire Contre-AttaqueLe Retour du Jedi et Les Aventuriers de l'Arche Perdue), mais il aborde également l'Episode VII :  
"Comment était-ce de revenir à Luke, Leia et Han, d'écrire à nouveaux sur ces personnages, de renouer avec eux après trente ans ? 

C'est amusant car ils ont à peu près mon âge. Carrie est un peu plus jeune, Mark a mon âge, et Harrison est un peu plus vieux. Donc comme trente ans ont passé dans le film, il n'y a rien d'artificiel. On leur infuse tout ce qu'on peut de notre expérience sur trente ans.  

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Vous avez écrit et réalisé Les copains d'abord, qui touche vraiment à ce sujet : le temps qui passe, voir sa jeunesse dans le rétroviseur. En avez-vous repris quelque chose quand vous avez travaillé sur l'Episode VII ? 

Je pense que tout ce que j'ai réalisé et écrit aborde cela d'une manière ou d'une autre. Je vais vous dire quelque chose : j'ai maintenant trois petits-enfants et ce thème ressurgit chaque jour. De quelle manière je les influence ? Mon expérience leur est-elle utile ? Est-ce qu'ils en ont quelque chose à foutre ? Je viens juste de lire beaucoup de choses de Dennis Lehane. Il est obsédé par les mêmes choses que moi : les pères et les fils, la transmission de la sagesse, l'incapacité à acquérir de la sagesse, ce qui m'intéresse vraiment ; et aussi la mort, qui définit toute notre vie."  


Plus loin dans l'interview, Kasdan détaille un des buts qu'Abrams et lui-même se sont fixés :  

"Premièrement, ce nouveau film se révèle être vraiment génial. J.J. l'a réalisé d'une très belle manière. C'est vraiment exaltant. C'est un grand film. Il est rempli de choses merveilleuses, de péripéties, de personnages, de blagues et d'effets spéciaux. Une des choses sur lesquelles nous veillons depuis le début est de ne pas en faire un de ces blockbusters très longs et trop remplis. Ces derniers temps, beaucoup de films très divertissants sont trop longs. Dans les vingt dernières minutes, on se dit : "pourquoi ça dure encore ?" Nous ne voulions pas faire un film de ce genre. Notre but était vraiment que lorsque ce que ce soit fini, on se dise "j'aimerais que ça continue". Ou encore : "Attendez, c'est déjà fini ?" Car c'est très rare aujourd'hui d'avoir ce sentiment. Je pense que nous nous dirigeons vers ça. Cela signifie que nous garderons un regard critique jusqu'à la fin, en nous demandant :  "Avons-nous besoin de ceci ? Avons-nous besoin de cela ? Ne serait-ce pas mieux en enlevant ceci, même si nous l'adorons ?" Nous tuons nos êtres chers." 


Enfin, le scénariste insinue qu'un autre vieux héros pourrait faire son retour après Le Réveil de la Force :  

"Mon fils veut savoir : allons-nous revoir Lando Calrissian dans un film Star Wars ? 

À l'heure actuelle, Lando Calrissian n'est pas dans ce film. Mais je pense qu'en aucun cas nous n'en avons terminé avec Lando."
Les coulisses du changement de scénario
 
Publié le 9 mai 2015.

Le nouveau numéro de Vanity Fair contient de nombreuses exclusivités sur Le Réveil de la Force. Nous vous avions déjà relayé la couverture, une vidéo, des photos et une interview de J.J. Abrams diffusées sur leur site web. Mais le magazine contient aussi un long article qui revient sur le processus d'écriture du scénario.  

On pouvait jusqu'à présent en distinguer trois grandes étapes : le traitement de George Lucas, le scénario de Michael Arndt, et le scénario final de J.J. Abrams et Lawrence Kasdan. Lucas avait déjà affirmé que son traitement n'avait pas été suivi, mais l'article de Vanity Fair démontre également qu'Arndt a eu une influence limitée. En voici un résumé.  

**

En vendant Lucasfilm à Disney, George Lucas a cédé ses traitements pour les Episodes VII, VIII et IX. C'est lui qui a établi que ces films se dérouleraient plusieurs décennies après Le Retour du Jedi, et il a proposé lui-même à Harrison Ford (Han Solo), Carrie Fisher (Leia) et Mark Hamill (Luke Skywalker) de reprendre leurs rôles. Ces deux points n'ont jamais été remis en cause. En revanche, le contenu de l'histoire a fait l'objet de débats dès son départ. Une fois Lucasfilm vendu en octobre 2012, "Disney et [la nouvelle présidente Kathleen Kennedy] ont décidé d'étudier d'autres options" selon J.J. Abrams, qui n'était pas encore impliqué à l'époque.  

On ne savait rien jusqu'à présent du contenu des traitements de Lucas, mis à part qu'ils mettaient en avant une nouvelle génération de héros. Abrams révèle à Vanity Fair qu'ils étaient centrés sur de très jeunes personnages. Lucasfilm précise qu'il s'agissait d'adolescents"Nous avons fait quelques écarts", concède Kathleen Kennedy, mais "exactement comme dans n'importe quel processus de développement"

Les cadres de Disney et Lucasfilm refusent d'évoquer la réaction de Lucas face à ces modifications. Le créateur de Star Wars a en tout cas affirmé publiquement que l'histoire du Réveil de la Force n'était pas la sienne, et il se décrit désormais comme un simple spectateur. "Je lui parle et je le vois très fréquemment", dit Kennedy. "Et je vous assure que je lui dis à chaque fois : "Y a-t-il quelque chose que tu veux savoir ?" Il me répond toujours : "Non, non, je veux être surpris." 

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Initialement, c'est Michael Arndt (Toy Story 3) qui était chargé d'écrire le scénario de l'Episode VII. Cette tâche n'était pas de tout repos, d'autant que Disney comptait sortir le film à l'été 2015. Kathleen Kennedy se souvient qu'à l'époque, elle était "celle qui levait la main et disait : "Hahaha, ça risque d'être un peu difficile, étant donné que rien n'est en place et que nous n'avons ni scénario, ni réalisateur, ni plan."" Après avoir pris les rênes, elle a mis en place un story group chargé d'élaborer l'ensemble des futures histoires Star Wars. Les scénaristes Michael Arndt, Lawrence Kasdan (L'Empire Contre-Attaque ; Le Retour du Jedi ; Les Aventuriers de l'Arche Perdue) et Simon Kinberg (X-Men : Days of Future Past) étudiaient des idées pour l'Episode VII, avec la vice-présidente en charge du développement Kiri Hart.  

Comme on le sait, J.J. Abrams a d'abord refusé le poste de réalisateur. Il comptait prendre plusieurs mois de vacances en famille après avoir achevé Star Trek : Into Darkness, et il ne voulait pas passer d'une saga d'aventures spatiales à une autre. Mais quand Kennedy lui confia que presque tout était à inventer (ce qui semble confirmer que les idées de Lucas n'étaient déjà plus gravées dans le marbre), il devint de plus en plus intrigué. Il était fasciné par "cette idée de ce qui a pu se passer durant ces trente ans et quelques. Où est Han Solo ? Qu'est-il arrivé à Leia ? Luke est-il en vie ? Ces questions ont commencé à me hanter, et j'ai été complètement bouleversé par la soif de faire partie de ce monde." Il ajoute : "La logique qui me disait de ne pas le faire a été surpassée par l'émotion." 

Abrams est fan de Star Wars depuis sa première séance d'Un Nouvel Espoir au cinéma, lorsqu'il avait onze ans. Il dit avoir vu dans l'Episode VII une opportunité de faire revivre l'esprit de la Trilogie originale. "Je sais qu'il y a beaucoup de gens qui adorent, voire qui préfèrent la Prélogie, et je comprends en quoi elle était nécessaire pour George", dit-il. "Mais il y avait une sensation que je n'avais pas eu depuis la trilogie originale, une sensation qui était tellement familière et qu'il était toujours possible d'exploiter : l'impression d'être transporté dans un endroit où tout est possible, mais avec une esthéthique, une histoire, une design, une conception sonore, une musique spécifiques à Star Wars. C'était vraiment un monde unique et particulier. Je pouvais le goûter, le sentir." 

Le réalisateur se souvient que Lucas était "incroyablement bienveillant", et le poussait à accepter le poste. Les deux hommes se côtoyaient depuis plusieurs années, et le couple Abrams était présent au mariage de Lucas avec Mellody Hobson. Lucas l'a appelé très tôt, et "il m'a dit : "Hé, tu devrais faire le film. Tu vas le faire ?" Il était très gentil, et il a ajouté : "Si tu fais ce film, c'est ta chose. Je suis là pour aider si tu veux, mais ça t'appartient."  

Selon Lawrence Kasdan, le story group partageait avec Abrams la volonté de se rapprocher du style de la trilogie originale : "Il y avait cette sensation, même quand George était encore là, qu'il fallait faire quelque chose d'un peu plus rétro, de plus tactile et de moins orienté vers le numérique."  

Mais après l'arrivée d'Abrams sur le projet, il manquait toujours l'essentiel : le contenu du film. "On luttait pour avoir une histoire", dit Kasdan. "Il y avait des éléments qu'on amenait et dont on disait : "Ho, ça c'est bien ! Ca, c'est fort !" . Mais ça ne collait pas ensemble." Abrams témoigne qu'"il y avait une tonne d'idées et d'ébauches, beaucoup de papiers sur le mur, beaucoup de notes sur des tableaux blancs.", mais que le scénario d'Arndt se faisait toujours attendre.  

En novembre 2013, alors que le tournage était déjà en préparation à Londres, il fallait que la situation se débloque. Abrams et Kasdan prirent une décision radicale : écrire eux-mêmes le scénario. En tant que scénariste, Abrams avait notamment à son actif Mission Impossible 3Super 8, et les séries AliasLost ou Fringe, qu'il a créées. "Nous nous sommes dit : page blanche", dit Abrams. "Page un. Qu'est-ce que nous avons absolument envie de voir ?" Il précise toutefois que Kasdan et lui ont repris des idées qui leur avaient plu durant le processus de développement.  

Kasdan décrit la situation de manière plus dramatique : "Nous n'avions rien. Il y avait mille personnes attendant des réponses sur certaines choses, et on ne pouvait rien leur dire à part : "Ouais, ce gars apparaît là." C'était à peu près tout. Nous ne savions vraiment rien de plus."  

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C'est suite à ce changement de scénaristes que Disney a repoussé la sortie de l'Episode VII à décembre 2015. À la mi-janvier 2014, quatre mois avant le tournage, Abrams et Kasdan avaient achevé une première ébauche. L'écriture s'est faite de manière rocambolesque, Kasdan suivant Abrams dans ses déplacements à Santa Monica, New York, Londres ou Paris. Ils concevaient l'histoire au fil de leurs discussions à voix haute, enregistrées sur iPhone. Kasdan raconte qu'un jour, les deux scénaristes ont discuté pendant huit heures aux Deux Magots, un café bruyant du boulevard Saint-Germain à Paris :  "Nous hurlions au milieu de tout ce bruit : "il faudrait raconter ceci, il faudrait raconter cela, untel ne peut pas faire ça"... en espérant qu'il n'y avait personne de Cinema Blend [un site américain] dans le coin".  

Le planning était tellement serré qu'Abrams et Kasdan peaufinaient encore le scénario aux studios Pinewood de Londres, pendant que des figurants en tenue de stormtroopers répétaient leurs scènes devant eux. Au final, bien qu'ils n'aient sûrement pas eu d'autre choix, les dirigeants de Lucasfilm et Disney ont approuvé leur scénario avec enthousiasme. Pour Kennedy, le bon équilibre a été trouvé : "C'est comme quand on va un concert et qu'on veut entendre les nouvelles chansons qu'ils ont écrites, mais qu'on veut par-dessus tout entendre certaines vieilles chansons. Nous sommes là dans quelque chose de similaire : nous réunissons l'ancienne bande car nous savons que les gens voudront retrouver des choses qu'ils aiment, mais nous savons aussi qu'ils attendront une nouvelle expérience."  

Abrams confirme cette méthode en prenant comme exemple le personnage de Han Solo"Au vu de de ce qui s'est déroulé, je voulais qu'il ait évolué d'une façon ou d'une autre. Quand on est à la fin de la soixantaine, on n'est pas la même personne qu'à la fin de la vingtaine, mais il devait tout de même être le personnage que nous connaissons et que nous aimons. C'était donc un équilibre emblématique de l'expérience dans son ensemble : il fallait que ce soit ce qu'on connaît, mais pas exactement ce qu'on connaît." 

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, la blessure de Ford sur le tournage a permis à Abrams et Kasdan de retravailler certaines séquences, durant la pause de deux semaines. Cela leur a évité d'y revenir durant la post-production et d'éventuels tournages additionnels.  

***

L'article confirme donc que l'histoire que l'on verra à l'écran le 18 décembre provient essentiellement d'Abrams et Kasdan. Toute comparaison avec le travail d'Arndt s'avère d'emblée impossible, vu que ce dernier n'a jamais achevé son scénario. Néanmoins, même si l'histoire leur a échappé des mains, il est probable que certaines idées de Lucas et d'Arndt aient trouvé leur voie dans Le Réveil de la Force. Reste à espérer qu'un making-of de l'Episode VII retracera tout le processus en détail.
J.J. Abrams parle du Réveil de la Force
 
Publié le 6 mai 2015.

Vanity Fair a récemment fait beaucoup de bruit avec ses images inédites du tournage du Réveil de la Force. L'opération devait initialement s'achever avec l'envoi de la photo du Capitaine Phasma aux abonnés de la newsletter. Mais Vanity Fair a dû changer ses plans... en partie à cause de nous, qui avions diffusé la photo à l'avance*. Finalement, le mail reçu par les abonnés contient une nouvelle photo de Lupita Nyong'o et un extrait d'une interview du réalisateur J.J. Abrams. Voici la photo :  

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Pour rappel, Lupita Nyong'o joue une alien animée en performance-capture : la pirate Maz Kanata.  

Et voilà notre traduction de l'interview d'Abrams : 

"Bruce Handy : Votre film se déroule environ trente ans après Le Retour du Jedi. Allez-vous remplir le vide vis-à-vis de ce qui s'est passé dans la galaxie Star Wars durant ces décennies ?  

J.J. Abrams : Ce qui est cool est que nous avons eu beaucoup de temps [durant le processus de développement] pour discuter de ce qui se passe en dehors des limites de l'histoire. Donc il y a, bien sûr, des références à des choses, et certaines sont très indirectes pour que le public puisse déduire lui-même ce à quoi les personnages se réfèrent. Auparavant, nous avions mis plus de références, mais nous en avons retiré car elles donnaient trop l'impression de vouloir faire allusion à quelque chose. Je pense que la clé est de n'avoir que des références essentielles, et non pas de faire référence à des tas de choses, ce qui donnerait l'impression que nous guidons le public vers une série animée ou d'autres films ; et c'est le public qui décidera si nous avons réussi cela ou pas. Il faut qu'on ressente qu'il y ait une raison pour laquelle certaines choses sont mentionnées.  

Comment vit-on de travailler sur le nouveau film à la fois en tant que scénariste-réalisateur et en tant que fan hardcore de Star Wars depuis votre enfance ?  

Le moment le plus bizarre est peut-être la première fois où je me suis assis avec John Williams pour lui montrer environ une demi-heure du film, plusieurs mois après la production. Je ne saurais pas décrire ce que j'ai ressenti. Je ne peux que présenter la situation : je suis sur le point de montrer à John Williams trente minutes d'un film Star Wars qu'il n'a pas vu et que j'ai réalisé. C'est probablement le moment le plus surréaliste qui puisse survenir dans ma vie professionnelle.  

Les trois premiers Star Wars contenaient une certaine connaissance, à la fois dans le côté archétypal des personnages, et dans la manière dont ils évoquaient une bonne partie de l'histoire du cinéma, comme quand Luke regarde les deux soleils couchants à la manière d'un personnage de western de John Ford. C'était vraiment typique des "movie brats" des années 70, dont George Lucas faisait partie. Vous-êtes vous amusés avec ce genre de clins d'oeils à l'histoire du cinéma ? 
 

Il y a quelques références spécifiques comme je les aime, des références secrètes et stupides. Mais le monde a changé depuis la sortie de ce film, et on ne peut donc pas venir avec la même chose et espérer que les gens réagissent comme s'ils n'avaient jamais vu cela auparavant. Je crois qu'il est impossible de compter le nombre de films depuis 1977 qui ont essayé d'être aussi mythiques, voire d'adopter une esthétique similaire ou une approche humoristique semblable dans des aventures spatiales. 

Donc d'un côté, on est tenté de faire un méta-Star Wars, mais ce serait en quelque sorte adopter une approche ironique, ce qui serait anti-Star Wars. Pour moi, il ne faut pas essayer de reproduire exactement ce qu'on a vu. Il faut prendre en héritage et adopter les éléments constituant la base même de ce qui fait la force de Star Wars. Si c'était un western... ce seraient les plaines, le saloon dans la ville, le méchant portant des habits sombres, et aussi certainement des chevaux et une diligence. Il y a une liste de choses que tout western se doit d'avoir. 

Et on sait que dans l'univers Star Wars, il y aura des choses qu'on a envie de revoir, et c'est cool, c'est génial. Mais j'ai réalisé très tôt que l'essentiel était le point de vue ; ce qui veut dire qu'on ne se transporte pas objectivement dans un champ d'étoiles, sur une planète désertique ou dans un décor quel qu'il soit. La question que le spectateur se pose est : qui est cette personne traversant cette expérience ? En quoi ce qui se passe est-il important pour ces personnages ? De quoi ont-ils envie, de quoi ont-ils peur ? Pour moi, on peut faire référence à tout ce qu'on veut, il n'empêche que l'expérience vécue par le spectateur est d'être assis devant une personne qui est à l'écran et qui traverse ces expériences. Ce n'est donc pas juste une planète désertique qu'on voit ; c'est peut-être l'endroit le plus désespéré du monde. Ce n'est pas juste un vaisseau spatial en train de voler qu'on voit ; c'est peut-être le moment le plus grand, le plus héroïque de notre vie.  

Pour moi, c'est cela qui a a été une lutte constante : s'assurer qu'aucune de ces choses n'est traitée comme une pièce de musée à laquelle nous rendons hommage, ou bien comme quelque chose de gratuit qui serait balancé juste parceque c'est un film Star Wars et qu'on est obligé de l'inclure. Tout doit être essentiel aux personnages du film."
 

Le reste de l'interview ne nous apprend rien de plus sur Le Réveil de la Force, mis à part que Max von Sydow n'avait pas d'e-mail et a dû être contacté par fax (avec une belle page de couverture portant le titre "Fax von Sydow"). Avant de quitter le tournage, le vétéran a donné un "coup de pied au cul" à Abrams, ce qui est apparemment une manière de souhaiter bonne chance en Suède, son pays d'origine. 

Kathleen Kennedy fait le point sur Le Réveil de la Force
 
Publié le 22 avril 2015.

Kathleen Kennedy est fière de son coup. La présidente de Lucasfilm a commenté la réaction du public de la Star Wars Celebration au nouveau teaser du Réveil de la Force, dans une interview pour BBC. Elle en a également profité pour faire un point sur le film, qu'elle produit elle-même. Morceaux choisis :  

• Sur la réaction au nouveau teaser : "C'était stupéfiant. Quand Harrison et Chewie sont apparus à l'écran, qu'Harrison a dit "Chewie, on est à la maison !", et que les huit mille personnes de la salle se sont mises debout et ont hurlé... À part dans un concert de rock, je ne me souviens pas avoir vécu ça quelque part."  

• Sur l'avancée de la post-production du film : "Ce n'est pas tout à fait assemblé... À l'heure où je vous parle, J.J. [Abrams] est en train de monter le troisième acte. Nous aurons probablement un aperçu du film au début de l'été. Nous avons travaillé sur les effets tout en avançant.  Nous enregistrerons un petit peu de musique en juin, puis durant tout l'été. Ce sera donc un processus d'ensemble. Mais tout ce que j'ai vu était fantastique. Ca ne fait que s'améliorer au fur et à mesure que tout s'assemble."  

• Sur Daisy Ridley (Rey) : "Daisy Ridley est le résultat de recherches que nous avons menées durant des mois, des mois, et des mois. Mais quand elle est arrivée dans la pièce, elle a en quelque sorte rayonné presque instantanément, et il était évident que c'était la personne que nous recherchions. Elle s'est vraiment approprié le rôle." 

• Sur John Boyega (Finn) : "John Boyega était quelqu'un que nous connaissions grâce à Attack the Block. Et nous l'avions en quelque sorte placé en haut de notre liste dès le début. Mais là encore, nous avons mené de vastes recherches pour voir qui on pouvait trouver, et nous en revenions toujours au constat que John serait le Finn parfait." 

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• Sur les rôles importants de Daisy Ridley et Felicity Jones (dans Rogue One) : "Nous donnons des rôles importants aux femmes. Nous changeons juste un peu les choses pour que les personnages de l'univers Star Wars reflètent le public. Je pense que c'est ce que devraient faire la plupart des films en général, donc pourquoi pas Star Wars ?" 

• Sur les studios Pinewood : "Avec la saga Indiana Jones, j'ai beaucoup travaillé au Royaume-Uni. Et je n'ai jamais pu me remettre de l'étendue des talents qu'on trouvait dans les métiers du cinéma."  

"Notre expérience à Pinewood a été fantastique. Je n'avais encore jamais travaillé à Pinewood durant toutes mes années passées au Royaume-Uni. C'était donc la première fois pour moi. Ils ont été incroyablement acceuillants et nous ont apporté beaucoup de soutien. C'est devenu notre nouvelle maison. Ce sera notre maison pour la prochaine décennie." 


• 
Sur le voile de secret autour du film : "Nous ne faisons pas ça par excès de pudeur. Nous faisons ça car nous essayons vraiment de protéger l'histoire pour les fans et pour le public jusqu'à la sortie du film." 

"Je pense que c'est ce que les gens attendent de nous. Et malgré cela, il y en a qui s'enorgueuillissent d'obtenir des informations. Nous avons donc dévié de notre chemin pour donner des informations au compte-gouttes, confirmer certaines choses en cours de route et ne pas tout garder secret."  

"Mais pour l'essentiel, nous essayons de garder le couvercle sur le plus de choses possibles. Et ce n'est pas facile dans le monde de l'internet."  
Un pilote d'hélicoptère raconte son expérience du tournage
 
Publié le 2 mars 2015.

C'est dans l'émirat d'Abu Dhabi que J.J. Abrams avait démarré le tournage de Star Wars : Le Réveil de la Force, en mai 2014. Pour les prises de vue aériennes, le réalisateur a fait appel à Andy Nettleton et Andrew Masterson, les deux seuls pilotes d'hélicoptère pouvant filmer pour les gros studios hollywoodiens au Moyen-Orient. Ils ont chacun donné une interview au journal aboudabien The National, dans lesquelles il reviennent sur cette expérience.  

Morceaux choisis de l'interview de Nettleton :  

• Sur son apport au film : "Il y a eu de nombreuses discussions sur la manière de travailler. Je n'étais pas juste un pilote : ils donnaient du crédit à ma contribution de manière à ce qu'on fonctionne comme une équipe. Parfois, ils tenaient compte de mes suggestions, et je me disais : "Ouah, j'ai réussi à modifier légèrement le scénario." Par exemple, en suivant une trajectoire différente au-dessus des dunes.  

Beaucoup des scènes que j'ai faites étaient dans le désert. L'une d'entre elle est sur Youtube, et elle a été vue par 58 millions de personnes jusqu'ici." 
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• Sur la procédure suivie : "Tous les aéroports de la zone, y compris militaires, ferment leur espace aérien quand ils savent que nous allons voler. Il y a une personne du Ministère de la Défense avec nous pour s'assurer que le caméraman ne filme rien qui ne doive pas être filmé, comme des palais ou des bases militaires.

On prend un réparateur et des pièces de rechange avec nous, car on ne peut pas se permettre d'avoir un hélicoptère en panne dans le désert. 

Il y a des consignes strictes concernant ce qui doit être fait sur un vol particulier. Il faut absolument que ce soit clair comme de l'eau de roche, car il n'y a pas de temps à perdre. Ils nous montrent des images de synthèses très détaillées de la scène qu'ils veulent faire, de ce à quoi elle doit ressembler. Nous voyons donc une prévisualisation en image de synthèses de la scène à filmer sur un vol particulier, faite plusieurs mois auparavant aux Etats-Unis.

Après le vol, nous examinons ensemble si ça a été réussi ou pas. On regarde l'enregistrement brut sur les moniteurs, pour voir ce que ça donne. Nous avons volé dans différents décors à travers le désert pour Star Wars, et ils ont généré une scène de course-poursuite en image de synthèses, avec des vaisseaux spatiaux superposés. Ils nous ont montré un extrait de ce à quoi le film terminé allait ressembler.   

Nous avons aussi eu beaucoup de pages de storyboards, avec des notes et des dialogues. Les acteurs lisent un scénario, tandis que nous voyons le scénario et nous "volons" au-dessus.  

Si le caméraman ou moi-même faisons une erreur (par exemple si l'éclairage n'est pas bon), nous essayons de faire différemment.  

Avec Andrew et moi, cela prenait probablement trente heures de vol pour faire une minute et demi d'enregistrement réel. Dès que l'enregistrement est tourné, il est placé dans un coffre-fort ou une boîte très sécurisée, puis il est porté à la main et ramené en avion aux Etats-Unis pour le montage. Il n'est pas laissé à la portée de n'importe qui."  

http://www.thenational.ae/storyimage/AB/20150301/ARTICLE/150309910/AR/0/&MaxW=640&imageVersion=default&AR-150309910.jpg
Un hélicopère utilisé sur le tournage

• Sur J.J. Abrams : "C'était un réél privilège d'être dans un cercle de personnes auquel J.J. Abrams donnait des instructions.  

Quand il était à côté de moi et qu'il me posait des questions, il fallait que je me pince. Je me disais : "Je vais monter dans cet hélicoptère avec le réalisateur et l'équipe de tournage, et il faut que je fasse ça bien, car dans ce moment particulier, je serai responsable pour les millions de dollars dépensés chaque heure afin de faire fonctionner ce film."  

C'est un véritable perfectionniste. Certains réalisateurs vont d'abord tourner la fin du film parcequ'ils sont dans un certain pays, avant de partir ensuite dans un autre pays. J.J. Abrams tourne dans l'ordre. On m'a dit sur le tournage qu'il voyage d'un bout à l'autre de la planète si nécessaire, car il n'aime pas tourner ses films dans le désordre."  

• Sur les costumes : "Il y avait de grosses créatures féériques, un sasquatch et des nains avec des vêtements en loques, comme dans les autres films Star Wars. Entre les prises, on pouvait voir des stormtroopers en blanc avec des pistolets et des casques. Puis on allait au mess pour le dîner, aux côtés de figurants ayant enlevé leurs casques mais avec leurs corps toujours recouverts de leurs habits du film. Ils s'asseyaient à la même table et tout le monde se mélangeait."  
[Note : le journal indique que le "sasquatch" serait Chewbacca, mais ce n'est pas certain.]  


• Sur la sécurité : "Elle était très stricte, avec une limite très à l'écart de l'endroit où nous tournions les scènes dans le désert. Nous entendions des rumeurs sur des journalistes venant du Royaume-Uni et d'Australie, qui essayaient de traverser les limites. Apparemment, ils ont été vus en train de se cacher derrière des palmiers et des dunes avec leurs longs objectifs.  

Pour une scène, nous avons roulé durant 15 minutes dans les dunes pour traverser une barrière de sécurité, afin que personne ne puisse s'infiltrer sur le plateau et prendre des photos en cachette. Personne ne pouvait entrer ou sortir sans son badge de sécurité, même en portant un uniforme."  

À noter que le pilote dit également avoir vu l'acteur Simon Pegg sur le plateau de tournage, sans préciser s'il avait un rôle. 


Morceaux choisis de l'interview de Masterson, l'autre pilote :  

• Sur les vaisseaux dont ils filmaient les trajectoires :  "Nous pilotions le Faucon Millenium, les X-Wings et les chasseurs TIE, et ils ont rajouté des images de synthèses par-dessus ; c'étaient toutes les scènes spectaculaires d'ouverture. Toutes les courses-poursuites dans le désert étaient très excitantes. Et les explosions aussi." 

• Sur les méthodes utilisées : "Nous mettions l'hélicoptère dans une position où il simulait les deux extrémités du vaisseau. Dans le cas du Faucon Millenium, il y avait une maquette d'une partie du vaisseau, et je devais simuler un décollage vu de l'arrière, avec des effets spéciaux numériques et de réelles explosions autour de moi, qui respectaient toutes une distance de sécurité. Les angles de caméra condensent les plans pour les faire paraître plus proches qu'ils ne le sont, et les explosifs sont en réalité des charges minimales avec une qualité explosive très faible. Ce sont des charges dirigées, donc toute l'énergie des explosions est contenue en étant envoyée dans une direction particulière. Quand nous entendions "action", nous volions à travers la scène. Le Faucon Millenium sera rajouté en images de synthèse, mais tout le vol filmé est réel."  

Il précise avoir filmé à Liwa, près de Qasr al-Sarab, et à Rub al-Khali, près de la frontière saoudienne.

J.J. Abrams fait le point sur Le Réveil de la Force
 
Publié le 6 février 2015.

Comme SWU vous en a informé, J.J. Abrams était mercredi soir à la cérémonie des Visual Effects Society Awards, où il a reçu le "Visionary Award" ("Prix du Visionnaire") pour son utilisation des effets spéciaux au cours de sa carrière. À cette occasion, le réalisateur de Star Wars : Le Réveil de la Force a accordé une interview à Collider, dans laquelle il aborde le prochain épisode de la saga.  

Abrams se dit très amusé du débat concernant le sabre-laser de Kylo Ren :  

"Ce qui est drôle depuis que le sabre-laser a été dévoilé, c'est que j'ai reçu un nombre incalculable d'e-mails contradictoires, provenant de gens défendant leurs thèses avec des graphiques incroyablement détaillés... J'ai eu des trucs dingues, et j'ai eu des gens me démontrant que ce sabre peut tuer son utilisateur et que tout cela n'a aucun sens. Le plus drôle était de lire tous les arguments qui ont été développés autour de ce truc."  

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La création de cette arme est selon lui une "longue histoire" qu'il racontera une autre fois. Il précise tout de même : 

"C'est une multitude de conversations [qui a mené à ce design]. C'était un croquis qui a ensuite pris toute une ampleur. Vous savez, ça ne s'est pas fait sans de nombreuses conversations, et c'est drôle de voir les gens avoir les mêmes conversations que nous, mais à l'envers." 

Le réalisateur affirme par ailleurs n'avoir toujours pas achevé le premier montage de l'Episode VII, et confirme à nouveau qu'une seule séquence a été tournée en IMAX.  

Depuis 2013, les membres de la production insistent sur l'utilisation de nombreux décors construits ou naturels dans Le Réveil de la Force. Abrams est à nouveau revenu sur le sujet :  

"Pour moi, ce qui est beau dans l'ère actuelle du cinéma est qu'il y a plus d'outils à notre disposition, mais que cela ne signifie pas que tous ces nouveaux outils sont automatiquement les bons. Dans de nombreuses situations, nous avons fait les choses vraiment à l'ancienne, en utilisant les images de synthèse pour enlever des choses plutôt que pour en rajouter." 

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Il reconnaît toutefois que les effets spéciaux numériques seront très présents : 

"Il y a évidemment une énorme quantité d'effets spéciaux numériques dans le film, et je suis impatient que vous voyiez la combinaison. Mais il était très important pour nous de construire autant de décors que possible, et de faire en sorte que le film ait un aspect authentique, tangible. Dans le cas d'une scène en extérieur, il fallait qu'on croit que ça se déroule vraiment dans l'espace réel, avec une vraie lumière du jour. Si nous pouvions construire une grande partie d'une scène afin que tout ne soit pas tourné sur écran bleu, nous le faisions là où c'était possible. Ca a été un travail très important." 

Enfin, Abrams a annoncé un scoop : il sera producteur exécutif des Episodes VIII et IX, prévus pour 2017 et 2019. Ce poste consiste essentiellement à superviser les aspects financiers du film, mais nul doute que le scénariste et réalisateur de l'Episode VII sera également consulté sur les aspects artistiques. Pour rappel, Rian Johnson sera le scénariste et réalisateur de l'Episode VIII.  


Le traitement de George Lucas pour l'Episode VII n'a pas été suivi
 
Publié le 20 janvier 2015.

En 2012, suite au rachat de Lucasfilm par Disney et à l'annonce d'une nouvelle trilogie Star Wars, il a été établi d'emblée que ces films seraient basés sur des traitements écrits par George Lucas. Or, le créateur de la saga vient de révéler que les choses avaient changé.  "[Les idées] que j'ai vendues à Disney... Ils ont conclu qu'ils ne voulaient pas vraiment les utiliser", dit-il dans une interview pour Cinema Blend. "Ils ont donc créé leurs propres idées. Ce ne sont pas celles que j'avais initialement écrites."  

Il est donc désormais clair que Le Réveil de la Force ne sera pas basé sur une histoire conçue par Lucas.  

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Voilà qui apporte un nouvel éclairage au changement de scénaristes qui a eu lieu en 2013. On sait que Michael Arndt avait été engagé pour écrire le scénario de l'Episode VII avant le départ de Lucas, et qu'il en a ensuite finalisé une première version. Son scénario était donc certainement basé sur le traitement de Lucas, dont les nouveaux décideurs ont finalement décidé de s'écarter. D'où la révision du scénario opérée ensuite par J.J. Abrams et Lawence Kasdan. Il y a certainement eu un nouvel accord passé avec Lucas, car ce dernier affirmait en mars 2013  que Disney s'était engagé à suivre ses traitements.  

Cela signifie-t-il que toutes les idées de Lucas ont été jetées par la fenêtre ? Pas forcément. Voilà ce que disait en août dernier le scénariste Simon Kinberg, qui est consultant sur Le Réveil de la Force :  

"Big Shiny Robot : Dans quelle mesure vous appuyez-vous sur la feuille de route de Lucas ? Est-elle encore suivie ? 

Kinberg : 
La réponse est que ça dépend des films. Mais ça fait définitivement partie de la planification de chaque film. C'est ce que j'ai pu constater depuis le début du développement."
 

Il est donc toujours possible que certains éléments de l'Episode VII soient tirés du traitement de Lucas. Mais l'histoire globale sera différente de ce qu'il envisageait. Le même sort sera sans doute réservé à ses traitements pour les Episodes VIII et IX.  

Pourquoi le cinéaste s'est-il dévoué à écrire des traitements, s'il ne peut plus s'assurer de leur mise en oeuvre ? La réponse semble avoir été donnée récemment par Lucas lui-même : son projet initial était de ne vendre Lucasfilm qu'après la sortie de l'Episode VII. Il aurait alors été fortement impliqué dans la production du film, et aurait pu fixer un cap pour l'ensemble de la trilogie. Son départ anticipé a tout remis en question.
Mark Hamill (Luke Skywalker) parle du Réveil de la Force
 
Publié le 13 décembre 2014.

Faisant actuellement la promotion d'un téléfilm d'animation (Elf : Buddy's Musical Christmas), Mark Hamill a accordé une interview à Yahoo! dans laquelle il a abordé Star Wars : Le Réveil de la Force. L'interprète de Luke Skywalker est revenu entre autres sur le teaser, le tournage et ses hésitations initiales. Morceaux choisis :  

• Sur le teaser : "Je l'ai vu ! Je l'ai regardé sur internet. C'est drôle, j'ai trois enfants (Nathan, Griffin et Chelsea, et ma femme Mary Lou), et les trois ont été au cinéma juste pour le voir en salle ! [Rires] Je leur ai dit : "Vous êtes vraiment de gros obsédés de Star Wars." Et pour vous dire la vérité, ça devait sûrement être amusant de le voir dans une salle bondée. Mais ce qui m'a vraiment fait frissonner, c'est la vidéo des fans regardant le trailer. Vous l'avez vu ? Oh mon dieu ! J'oublie à quel point ce truc rend heureux un certain segment de la population. Ca m'a vraiment ému de voir ces gens aussi heureux. C'était merveilleux. Pour moi, c'est ça qui était le plus mémorable : la réaction des gens, bien plus que la minute et demi diffusée à l'écran."

• Sur la barbe qu'il portait durant le tournage : "C'est ce que j'appelle ma barbe contractuellement obligatoire. Ecoutez, je pense que ça va bien à d'autres personnes. Ce n'est juste pas fait pour moi. Je n'ai jamais pu m'y habituer. Mais les poils du visage font presque partie du costume. Ca donne un air sérieux, peut-être de façon artificielle, mais ça exprime quelque chose qu'ils voulaient exprimer, et je suis très heureux de leur rendre service." 

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• Sur son absence du teaser : "C'est centré sur la nouvelle génération de personnages, et je pense que c'est la chose la plus importante. C'est la première partie d'une toute nouvelle approche du récit. Donc je n'ai jamais pensé que ces histoires seraient... En fait, tout d'abord, je n'ai jamais pensé être à nouveau impliqué là-dedans, point. Et quand George [Lucas] a dit qu'ils voulaient faire de nouveaux films, j'ai supposé à juste titre que ce ne serait pas notre histoire, car nous avions déjà eu un début, un milieu et une fin. Il fallait que ce soit centré sur notre progéniture et sur la génération actuelle, à qui nous apporterions le genre de soutien que Peter Cushing et Alec Guiness apportaient dans le premier film. Donc non, ça ne m'a pas surpris [de ne pas être dans le teaser].  Et puis, je suis le genre de personne à penser : "Laissez-moi en dehors de ça. Je vais tout gâcher, j'en suis sûr !" [Rires] Je vais me pointer et ça va ruiner l'ensemble du truc."  

S'expliquant sur ce dernier point : "Je ne veux pas de cette pression ! C'est trop de pression ! C'est parce que, vous savez, j'ai dit à George : "Tu as vraiment bien réfléchi à tout ça ? Car ce n'est peut-être pas une si bonne idée." Mais je ressentais quelque chose, je lui ai dit : "Tu sais quoi ? S'il y a un maillon faible, si Carrie [Fisher] ou Harrison [Ford] décident de ne pas le faire, il me faut une porte de sortie. Car c'est tout ou rien. Il faut que ce soit nous tous ou aucun d'entre nous." Donc j'étais prêt pour les deux cas de figure. Et maintenant que nous sommes tous là, nous verrons bien comment ça se passe."  

• Sur les incertitudes initiales autour d'Harrison Ford"Eh bien, vous savez, c'était quelqu'un d'imprévisible. Je ne l'avais pas vu depuis des années  et je ne savais pas ce qu'il en pensait. Je sais que parfois il perd patience avec les gens qui ne veulent pas s'intéresser à ce qu'il fait en ce moment, qui veulent juste en rester à leurs souvenirs. Et Dieu sait que j'ai l'habitude de ça. Mais qui pouvait savoir ce qu'il ferait ? J'ai été ravi qu'il revienne avec tant d'enthousiasme. C'est un personnage merveilleux. Tout le monde adore Han Solo."  

• Sur BB-8, le nouveau droïde : "Vous savez, ils n'arrêtent pas de m'impressionner avec ce qu'ils sont capables d'inventer. Je leur avais dit : "Comment allez-vous faire pour surpasser R2-D2, le droïde le plus adorable de l'histoire du cinéma ?" Et là ils nous sortent le nouveau. Je ne peux même pas vous dire son nom [il a depuis été révélé publiquement, ndlr], mais vous l'avez vu dans le trailer. Et quand ils ont montré, en direct sur le plateau de tournage, comment cette chose fonctionnait (car il n'est pas en images de synthèse, c'est un  accessoire réel), j'étais stupéfait. Ils m'ont laissé joué avec. [Rires] Je le dirigeais dans tous les sens à l'atelier des créatures de Pinewood. C'est un plaisir absolu, je vous le garantis. Et dire que je n'avais jamais pensé revenir là, dans ce monde, c'est juste... Ca me donne des frissons. C'est telllement amusant."
Mark Hamill (Luke Skywalker) parle de l'Episode VII et des fans
 
Publié le 5 juin 2014.

Après un an et demi de faux-semblants, Mark Hamill peut enfin s'exprimer en tant qu'acteur de Star Wars Episode VII. L'interprète de Luke Skywalker s'est confié récemment au journal Orlando Sentinel, qui a retranscrit ses propos dans deux articles successifs. Morceaux choisis.  

• C'est en août 2012, durant la Star Wars Celebration VI à Orlando (Etats-Unis), que George Lucas a proposé à Hamill et Carrie Fisher (la Princesse Leia) de participer à une troisième trilogie. "Je n'ai jamais pensé une seconde qu'il pourrait dire "On va faire les Episodes VII, VIII et IX"", dit Hamill.  

"Dans mon esprit, il y avait un début, un milieu et une fin pour ma participation à la trilogie de George. C'était définitivement du passé. Quand la prélogie est sortie, j'ai suivi ça avec distance, mais je n'avais aucun problème."  

Toutefois, Hamill se souvient que "[George] a toujours apprécié l'idée de revoir les personnages originaux devenus vieux."  

"Je pense que [George Lucas] se sent très soulagé d'avoir placé cette propriété entre de bonnes mains. Je suis vraiment très enthousiaste à l'idée de faire partie de la famille Disney."  


• Selon Hamill, Carrie Fisher a immédiatement accepté de reprendre son rôle. Il était quant à lui plus réservé. "Je me sens bien dans mon mode de vie. Je suis un acteur de genre dans l'animation, je ne joue plus beaucoup devant la caméra. Et j'en suis parfaitement heureux. Je suis un homme de plaisirs simples."   

C'est avant tout pour les fans qu'il dit avoir accepté : "Je me suis dit : questions d'argent mises à part, qu'est-ce qui se passerait si je refusais ? Je serais l'homme le plus honni de la planète."  

"Je suis conscient que beaucoup de gens s'en fichent, mais les UPF (les "ultra-passionate fans"), eux, me traqueraient avec des torches, comme les habitants en colère dans les vieux films de Frankenstein. J'aurais de nombreux comptes à rendre si je n'avais même pas essayé de faire cet effort. Ce n'est pas comme si j'avais eu le choix. Je me sens comme si j'avais été réquisitionné par l'armée."  

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• Sur sa préparation pour le film : "J'ai changé mon alimentation. Je me suis mis à faire de l'exercice. Voilà tout. Mais sur le film en lui-même : j'ai visité les différentes équipes, j'ai regardé la garde-robe, et j'ai vu l'atelier des créatures. Je me suis rendu sur place pour rencontrer tous les acteurs, et j'ai vu les techniciens en train de travailler sur de nouvelles choses."  


• Sur le secret autour du film :  "Le niveau de secret autour de ce film est intense. C'est comme si on travaillait pour la CIA. La seule chose qu'ils ont vraiment annoncé est que ça se déroulera une trentaine d'années après le Retour du Jedi."  

"On vit dans un monde complètement différent... Le premier film, tout le monde s'en fichait. Il y avait beaucoup d'intérêt pour le deuxième, mais c'était avant Internet... Je dis aux gens qu'on ne fait pas ça pour les agacer, les taquiner, ou jouer à un grand jeu. En vérité, le but est de garder les surprises pour le film plutôt que de les lâcher sur Internet."  


• Sur les retrouvailles avec les anciens acteurs : "Je n'avais pas vu Tony Daniels (C-3PO), Carrie, Harrison [Ford] (Han Solo) ou Peter Mayhew (Chewbacca) depuis une éternité... C'était formidable de les revoir, car je ne m'y attendais pas. Encore une fois, tout cela est vraiment inattendu. C'est comme ressortir un vieux pantalon qu'on a pas mis depuis cinq ans et trouver un billet de 20 dollars dans la poche. Oh, sympa."  


• Sur les attentes des fans : "Je n'ai pas revu ces films depuis qu'ils sont sortis au cinéma. Je ne les regarde pas sur mon home cinéma ou en DVD. Il y a des gens qui les connaissent bien mieux que moi. Ils en savent bien plus que moi là-dessus, et ils y sont aussi plus attachés... On n'est pas obligé de tout aimer, mais je suis parfois surpris de la véhémence qu'ils peuvent avoir lorsqu'ils ne sont pas satisfaits. C'est effrayant. J'ai cette impression que quoi qu'on fasse, il y aura toujours une faction qui sera vraiment déçue. C'est juste impossible de répondre à toutes ces attentes. Et ce pour toute tentative de réunion de ce genre... On ne peut pas revenir dans le passé."  


Mark Hamill sera ces prochains jours à Disney World, en Floride, pour les Star Wars Weekends. On suppose qu'il rejoindra ensuite le tournage de l'Episode VII à Londres.
J.J. Abrams, les deux trilogies Star Wars et l'Episode VII
 
Publié le 3 novembre 2013.

À l'occasion de la sortie de son roman S, J.J. Abrams a accordé un entretien au quotidien britannique The Times, dans lequel Star Wars : Episode VII a également été abordé. L'article étant malheureusement réservé aux abonnés, nous devons pour l'instant nous contenter de résumés offerts par le site du Telegraph et duHollywood Reporter.   

Le réalisateur s'exprime notamment sur les attentes des différentes catégories de fans de Star Wars vis-à-vis de l'Episode VII. Il réagit d'abord à la vidéo "4 Rules to Make Star Wars Great Again" ("4 règles pour que Star Wars redevienne génial"), qui a connu un petit succès sur le web. Réalisée par une agence publicitaire et clairement hostile à la Prélogie (Episodes I, II et III), elle prétendait indiquer à J.J. Abrams la voie à suivre pour retrouver l'esprit de la Trilogie originale (Episodes IV, V et VI), usant de postulats qui ont pu être contestés.  




Abrams en a surtout retenu la volonté de revenir à une sensation d'inconnu et de mystère.  
   
"Je dirais que [ce site exprime] un sentiment que nous partageons beaucoup..." dit-til. "J'adorais la manière dont Star Wars montrait un monde bien au-delà des limites de ce qu'on avait déjà vu et de ce qui avait déjà été raconté. C'est un des éléments qui y était particulièrement brillant."  

"Quand on regarde le premier film [l'Episode IV - Un Nouvel Espoir], on ne sait pas ce que l'Empire essaye de faire", ajoute-t-il. "Ils comptent règner par la terreur, mais on ne connaît pas leur but final. On ne sait pas de quel endroit Leia est la princesse. On ne sait pas encore qui est Jabba le Hutt, même s'il y a une référence à lui. On ne sait pas que Vador est le père de Luke, on ne sait pas que Leia est sa soeur, mais la possibilité est déjà là. La beauté de ce film était qu'il montrait un monde inconnu, qu'on voulait voir s'étendre, voir jusqu'où il pouvait aller", conclut-il. 


Abrams


Le réalisateur de l'Episode VII se refuse pourtant à critiquer la Prélogie. Il prétend même vouloir faire en sorte que le film puisse plaire à tous les fans de la saga, qu'ils préfèrent la Trilogie originale ou les trois épisodes les plus récents.  

"Une bonne partie des gens qui ont vu la Prélogie lorsqu'ils étaient jeunes s'identifie vraiment à ces films, tout comme ma génération s'identifiait à la Trilogie originale", dit-il.
Kathleen Kennedy parle de la conception de l'Episode VII
 
Publié le 27 juillet 2013.

Lors de sa conférence ce matin à la Star Wars Celebration Europe, la présidente de LucasFilm Kathleen Kennedy a non seulement annoncé le retour de John Williams, mais a également donné quelques indications sur la conception de l'Episode VII. En voici un compte-rendu.  

Kathleen Kennedy a d'abord clairement sous-entendu qu'il y aurait moins de décors en images de synthèse que dans les trois films de la prélogie : "Comme beaucoup d'entre vous, en regardant tous les films Star Wars, nous remarquons la combinaison faite dans les premiers films entre de vrais lieux de tournages et des effets spéciaux ; c'est un aspect que nous examinons très sérieusement... Nous allons trouver des lieux de tournages vraiment sympathiques pour l'Episode VII. Nous utiliserons tous les outils à notre disposition pour ce film." Elle a ajouté qu'"il y aura des constructions qu'on peut toucher et sentir, qui seront combinées avec des images de synthèses." 

Elle est ensuite revenue sur le poste de réalisateur de l'Episode VII : selon elle, J.J. Abrams a toujours été le premier choix. Avec George Lucas, elle avait en effet établi une liste de réalisateurs potentiels pour le film, et Abrams était déjà en première position."Il met une grande volonté dans tout ce qu'il fait. Ses films insuflent de l'espoir. Ils sont amusants et passionants... Je pense qu'il fera un travail exceptionnel."  

                          Kathleen Kennedy 

Concernant l'héritage de George Lucas et des six précédents films, "un incroyable processus d'apprentisage a été réalisé là-dessus", a-t-elle dit. De nombreuses réunions avec George Lucas ont eu lieu, durant lesquelles le créateur de la saga a exposé la provenance de ses idées, et leur profondeur"C'est une énorme responsabilité et nous prenons tout cela très au sérieux", a indiqué Kennedy.   

Un point en particulier a retenu son attention : "Je pense qu'il y a une clé, sur laquelle George a insisté sans arrêt : ces films ne sont pas seulement ambitieux, ils sont aussi amusants. Il voulait s'assurer qu'on garderait ce sens de l'humour."   

Enfin, elle a abordé la question du scénario, auquel elle accorde énormément d'importance : "Nous savons que sans de bonnes histoires et de bons personnages, les effets spéciaux sont inutiles." Son emploi du temps s'en ressent : elle passe seulement quelques jours de la semaine dans les bureaux de LucasFilm, et le reste du temps avec J.J. Abrams et l'équipe des scénaristes, installés chez Bad Robot (la société de production de J.J. Abrams). De nombreuses réunions et conférences Skype ont lieu sur le sujet. "De grandes choses sortent de ces discussions."
Mark Hamill : ses attentes concernant la nouvelle trilogie
 
Publié le 5 mai 2013.

Hier soir, une étrange rumeur s'est répandue s'est répandue sur Twitter parmi les fans de Star Wars : George Lucas et Bob Iger (le PDG de Disney) étaient soit-disant présents à Disney World pour les festivités du May the Fourth (le 4 mai est une journée de fête annuelle pour les fans de Star Wars, surtout aux Etats-Unis), et devaient faire une grosse annonce juste après le feu d'artifice !  

Tout cela s'est avéré être complètement faux, mais certains fans ont tout de même eu droit à une vraie surprise : la présence de Mark Hamill à une séance spéciale du Retour du Jedi, organisée dans le cadre d'un festival à Hollywood. A l'occasion des trente ans du film, l'interprète de Luke Skywalker a partagé ses souvenirs de tournage avec le public, ainsi que ses attentes par rapport à la nouvelle trilogie. Le site IGN nous offre un compte-rendu de la rencontre.  

Avant toute chose, précisons que Mark Hamill n'a pas souhaité confirmer clairement sa présence dans les nouveaux épisodes de Star Wars. Mais au vu de la manière dont il en parle, il semble évident que c'est pour lui un fait acquis. L'acteur a même confié avoir déjà participé à une réunion de travail avec LucasFilm. La prudence qu'il garde est certainement dûe au fait que Disney et LucasFilm se réservent l'annonce officielle du retour du trio de la trilogie originale.  


L'acteur a en tout cas confié au public qu'à l'époque du tournage du Retour du Jedi, il ne pensait pas qu'il y aurait de suite, "car on avait un début, un milieu et une fin." Et ce même si George Lucas lui avait dit qu'il comptait faire quatre trilogies en tout, avant de ramener le nombre à trois. "Je croyais que nous ne serions même pas dans la troisième trilogie. Je pensais qu'il n'y aurait que des nouveaux personnages. À ma connaissance, nous devions faire juste le début, le milieu et la fin [de la trilogie originale] et ce serait fini."  

"On savait que ce serait la dernière fois qu'on voyait tout le monde", a-t-il ajouté. "Je suis toujours sous le choc d'avoir appris qu'ils comptaient faire de nouveaux films."  

Mark Hamill affirme qu'il ne sait toujours rien de précis sur l'Episode VII. "Vous en savez probablement plus que moi", a-t-il dit au public. Il est ensuite revenu sur son fameux dîner avec Carrie Fisher et George Lucas, lorsque ce dernier leur a annoncé son intention de lancer une nouvelle trilogie. "On essayait de deviner, "De quoi va-t-il parler ?"" Hamill dit avoir pensé : ""Attends une seconde, je crois qu'il va ressortir les films en 3D. Il va peut-être nous demander de faire de la publicité ou un truc du genre." On n'en avait aucune idée. Mais ma femme m'avait dit, "Et s'il disait "On va faire de nouveaux films?" J'avais répondu "C'est ça, bien sûr !" Ce n'était pas envisageable pour moi, pas du tout. Et je m'étais résigné à être dans cette phase de ma carrière ou je suis un vieil ermite reclus."  

                             Luke Skywalker - Mark Hamill 

Il a en tout cas pu exprimer ses vues à LucasFilm concernant les effets spéciaux. "Je n'ai eu qu'une seule réunion de travail sur les nouveaux films, mais je me souviens avoir dit "Il faut trouver un équilibre convenable entre le numérique et la vieille école [d'effets spéciaux]". Après de multiples acquiecements venant du public, il a ajouté : "C'est là qu'est le défi, il faut essayer de répondre à vos attentes. Je pense qu'il n'y a rien de mal dans le numérique, mais il faut qu'il y ait un équilibre, car la caméra perçoit la largeur, la profondeur et le poids - même si c'est une maquette miniature, la caméra perçoit cela. Donc quand il y a trop d'images de synthèse, quand les nuages, les arbres et les bâtiments sont numériques, on en arrive à un point où ce qu'il y a dans le plan ressemble à un hybride entre un film d'animation et un film en live-action. Et j'aimerais que ça ait un aspect organique, pour ne pas que ça ressemble trop à Roger Rabbit." Il conclut en riant : "Mais je ne crois pas que ce que je veux soit la priorité."  

Mark Hamill espère le meilleur du rachat de LucasFilm par Disney :  "Ils n'ont pas été mauvais avec la franchise Marvel. Ils ont vraiment fait de bonnes choses avec les Muppets. Plus on y réfléchit, plus ça prend sens. De plus, c'était bon de voir George si heureux ! Il avait l'air plus heureux que je ne l'ai jamais vu."  

Quant à son personnage de Luke Skywalker, l'acteur espère le retrouver "plus versé dans les techniques mentales Jedi, et moins dans les duels au sabre-laser. Celui de l'Empire Contre-Attaque a failli me tuer !". Mark Hamill se souvient : "Pendant six semaines, j'ai été battu à mort chaque jour ! C'était atroce ! Et finalement ça a été réduit à environ six minutes, comme si ça n'avait pas été grand-chose."  

Enfin, Mark Hamill est revenu sur certains de ses propos concernant la prélogie qui ont été mal interprétés, par exemple sur le fait qu'il la trouve moins drôle que la trilogie originale : "La prélogie n'était pas censée être [aussi drôle]. Ces films étaient bien plus solennels. Je suis content qu'ils aient eu leur propre identité et leur propre ambiance. Il faut vraiment faire attention, car je ne veux pas critiquer le travail des autres. J'adore George. Je ne veux pas le blesser. C'est comme quand on critique l'Amérique, on peut le faire mais quand on va en Europe et qu'on entend les autres la critiquer, ça nous énerve."  

Il ajoute : "Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai dit "Jar-Jar était censé être agaçant ! Il agace les autres personnages dans le film !" Je défends totalement la prélogie, car c'est le choix de George. Il avait gagné le droit de faire ce qu'il voulait. Il était devenu un studio. Il n'était pas juste le réalisateur et le scénariste ; il était aussi le studio. Donc ce n'étaient pas le genre de films qu'il voulaient faire. C'étaient exactement les films qu'il voulait faire."
J.J. Abrams s'exprime à nouveau sur l'Episode VII
 
Publié le 18 avril 2013.

J.J. Abrams a accordé une longue interview au magazine Playboy, dans laquelle il s'exprime sur ses relations avec le beau sexe mais aussi et surtout sur ses projets actuels et futurs, dont Star Wars : Episode VII. S'il garde toujours le silence sur le casting et le scénario du film, il est revenu sur ses relations avec le reste de l'équipe et sur sa méthode de travail. Morceaux choisis.  

• Sur son acceptation du poste de réalisateur après l'avoir initialement refusé : "C'était un moment tumultueux. Je m'approchais de la lumière à la fin du tunnel dans mon travail sur Star Trek. Je sentais que j'avais besoin d'un peu de repos. Mais à ce moment-là Kathleen Kennedy a rappelé, je la connais depuis des années. Nous avons eu une bonne conversation, et l'idée de travailler avec elle là-dessus, qui à la base était théorique et facile à refuser, est devenue une possibilité réelle,  tangible, excitante. En fin de compte c'est ma femme, Katie, qui m'a dit que si c'était quelque chose qui m'intéressait vraiment, je devais l'envisager."


• Sur la prise en compte de l'héritage des précédents épisodes : "J'essaye d'aborder un projet en partant de ce que ça demande. Qu'est-ce que ça doit devenir ? Qu'est-ce que ça demande ? Avec Star Wars, il faut prendre en compte ce qui a précédé, ce qui a fonctionné, ce qui n'a pas fonctionné.  Il faut rester prudent car tout ce qu'on prend là-dedans a un héritage -ces choses qu'on regarde et dont on pense "je veux éviter ceci ou cela" ou "je veux en faire plus". Mais même cela sonne comme une approche extérieure, et ce n'est pas comme ça que je travaille. Pour moi, la clé est le scénario ; il dit ce que le film veut être."


• Sur les différences de style entre Star Wars et Star Trek : "Comme pour tout le reste, parce que ce sont des mondes très différents, ils ne doivent pas se ressembler esthétiquement. Ils ne peuvent pas. Vous avez raison. Mais là encore, je ne m'occupe pas en premier lieu de l'esthétique pour ensuite faire un film dans cette esthétique. Si j'avais abordé Star Trek de cette façon, j'aurais probablement été paralysé. L'avantage ici est que nous avons toujours George Lucas avec nous pour lui poser des questions et avoir ses commentaires sur certaines choses, ce que je ferai certainement. Avec Star Trek, c'était plus dur car je n'étais pas un fan de Star Trek ; je n'avais pas le même lien émotionnel, et je ne pouvais pas aller voir Gene Roddenberry [le créateur de Star Trek, décédé en 1991]. Mais j'en suis venu à comprendre le monde de Star Trek, et j'ai pris conscience de ce que les fans ressentaient et croyaient à propos de cet univers et de cette franchise.


                           J. J. Abrams 


• Sur le "sacrilège presque fatal" qu'il évoquait pour justifier son refus initial : "Je voulais dire qu'en regardant ça d'un point de vue de fan - et personne n'est un plus grand fan de Star Wars que moi- ou du point de vue de l'héritage, ça me ferait une peur bleue. Mais plutôt que d'essayer de gravir cette montagne d'un seul bond, je profite de cette opportunité et je me tourne vers les gens avec qui je travaille. Je connais Kathy depuis des années. Je travaille depuis longtemps avec le scénariste, Michael Arndt. Je connais George depuis quelques années et c'est devenu un ami. Même si ce n'était pas Star Wars, j'aurais énormément de chance de travailler avec eux."  

• Sur le degré de vision personnelle qu'il implantera dans le film : "Ce serait malhonnête de vous parler de ce que sont les grands thèmes ou les grandes idées avant qu'ils n'existent, mais j'ai naturellement un grand mot à dire sur la façon dont le projet est mis sur piedQuand je m'implique dans quelque chose, je me l'approprie et je porte la responsabilité du travail." 

• Lit-il ce que les gens disent de lui sur le web ? "Un peu. Pour Star Wars j'ai jeté un coup d'oeil ici et là juste pour m'assurer que je ne me faisais pas botter le cul, et la réaction a été plus favorable que ce à quoi je m'attendais, ce qui fut agréable. C'est drôle. Je me sens très touché en tant qu'être humain, ce qui est bien sûr ironique car j'adore le montage, les effets sonores et les effets visuels."
J. J. Abrams : son état d'esprit pour l'Episode VII
 
Publié le 23 mars 2013.

Le magazine américain Empire, qui publiera une longue interview de J. J. Abrams dans son prochain numéro, en diffuse aujourd'hui sur son site internet quelques extraits qui concernent Star Wars Episode VII. 

Le magazine lui demande quelle sera son approche de Star Wars, sachant que le réalisateur est un très grand fan de la saga, contrairement à Star Trek qu'il avait pu aborder de manière plus détachée.  

"Je ne sais pas parce que nous venons à peine de commencer", répond J.J Abrams. "Donc c'est une très bonne question, à laquelle j'espère trouver une bonne réponse. Actuellement il y a infiniment plus de questions que de réponses, mais pour moi les deux [Star Wars et Star Trek] ne sont pas si dissemblables. Même si je m'attaque à deux sagas très différentes, elles se rejoignent dans cette sensation : "Waouh, c'est vraiment excitant". Et bien que je n'aie jamais été un fan de Star Trek, j'avais envie qu'il en existe une version qui me passionerait, dont je penserais "c'est super, ça a l'air bien, je voudrais vraiment voir ça".  

"Comment allions-nous procéder, quels choix allions-nous faire, qui allait y participer - je savais qu'il allait falloir déterminer toutes ces choses , mais tout reposait sur une même fondation :  cette passion indescriptible, gutturale pour quelque chose qui reste à créer. J'ai un sentiment similaire avec Star Wars. Je sens que je peux identifier ce que j'ai envie de voir à nouveau, et c'est quelque chose d'incroyablement excitant quand on commence un projet. Les films et les univers [de Star Wars et Star Trek) sont extrêmement différents mais ils ont en commun de me donner cette sensation qu'il y a là-dedans quelque chose d'exceptionnel.  

                             J. J. Abrams 

J. J. Abrams revient également sur sa décision d'accepter le poste de réalisateur de l'Episode VII, après l'avoir initialement refusé : "Par réflexe je me suis dit que j'étais en plein milieu de mon travail sur Star Trek et que je ne pouvais pas envisager cette option. Mais le temps passa et j'avais beaucoup avancé dans mon travail sur le film, j'en avais terminé la plupart des tâches les plus lourdes. Donc quand j'ai rencontré Kathy Kennedy nous avons commencé à discuter et j'étais prêt à vraiment m'intéresser à la conversation. Je suis descendu parler à Katie, ma femme, et je lui ai dit "Je viens d'avoir une conversation très intéressante avec Kathy". C'était le commencement."    

Abrams révèle également que Steven Spielberg, ami de longue date de George Lucas et de Kathleen Kennedy, suit de très près le développement de l'Episode VII. "Je peux vous dire que Steven était très encourageant envers Star Wars. C'est drôle parce que je lui en ai parlé et il s'avère qu'il était au courant de tout ce qui se passait."
Les dessous du rachat de LucasFilm par Disney
 
Publié le 10 mars 2013.

Il y a quelques jours, le magazine Business Week a publié sur son site internet un long et passionant article sur les dessous du rachat de LucasFilm par Disney. Voici un résumé des informations qui y sont délivrées.  

Le 30 octobre 2012, Robert A. Iger, le PDG de la Walt Disney Company, est accompagné de George Lucas, le créateur de Star Wars, et également fondateur et PDG de LucasFilm Ltd., pour annoncer publiquement le rachat de LucasFilm par Disney, le tout pour la somme de 4,05 milliards de dollars. En prime, une nouvelle trilogie Star Wars est annoncée, la sortie de l'Episode VII étant prévue pour 2015. Bien que l'accord semble être avant tout une bonne affaire pour les deux parties, il n'aurait certainement pas vu le jour sans la relation de confiance qui s'était nouée entre Bob Iger et George Lucas

Les deux hommes se connaissent depuis plus de vingt ans. Au début des années 1990, Bob Iger était président de la chaîne ABC, propriété de Disney, au moment où y était diffusée la série Les Aventures du jeune Indiana Jones, créée par George Lucas et produite par LucasFilm.  

C'est en mai 2011 qu'Iger et Lucas ont abordé pour la première fois le sujet de l'avenir de LucasFilm, lors d'un déjeuner à l'occasion de l'inauguration de l'attraction "Star Tours : The Adventure Continues" au parc Disney World de Floride.     

Bob Iger est alors PDG de Disney depuis six ans. Dès ses débuts à ce poste en 2005, il s'est forgé une certitude : en ces temps où les consommateurs sont assaillis par d'innombrables produits de divertissement, ce sont les personnages et les univers durables qui font la force de Disney, de Mickey Mouse à Pirates des Caraïbes. De là va naître une nouvelle stratégie : racheter des compagnies comparables à des "mini-Disney" et acquérir du même coup leurs propres licences emblématiques. Ainsi Disney fît l'acquisition de Pixar Animation Studios en 2006 et de Marvel Entertainment en 2009. Dans les deux cas, Bob Iger s'engagea à laisser les équipes de création travailler de manière autonome, choix qui s'avéra judicieux au vu des succès de films comme Là-HautToy Story 3 (Pixar) ou encore Avengers (Marvel). Ces réussites poussèrent Bob Iger à continuer dans sa lancée : il commença alors à viser rien moins que LucasFilm et sa fameuse franchise Star Wars.      

Bob Iger profita donc de son déjeuner avec George Lucas pour lui demander s'il envisageait la vente de LucasFilm dans un futur proche. Lucas, qui venait de fêter ses soixante-sept ans, admît à Bob Iger qu'il pensait à se retirer et à laisser la compagnie en d'autres mains. Presque quarante ans après la création de Star Wars, il pourrait alors enfin prendre du recul et se consacrer à ses projets de petits films expérimentaux. Mais en ce mois de mai 2011, Lucas n'est pas encore prêt à franchir le pas : "Je ne suis pas prêt à faire ça maintenant" dit-il à Bob Iger. "Mais quand je le serai, j'adorerais en discuter." Content de cette ouverture, Iger lui répond simplement : "Appelez-moi quand vous serez prêt."  

                                 Bob Iger 

Pour George Lucas, l'idée de vendre LucasFilm à Disney est vite devenue une éventualité très intéressante. Il a examiné attentativement comment Disney avait géré le rachat de Pixar, compagnie qu'il connaissait bien pour l'avoir lui-même créé en 1979, sous le nom de LucasFilm Computer Division, avant de la revendre à Steve Jobs six ans plus tard. Il a ainsi constaté que le studio avait pu garder son identité et ses méthodes de travail.  

Lucas devint alors convaincu qu'à la condition de confier la présidence de LucasFilm à la bonne personne, la société serait capable de garder sa spécificité au sein du groupe Disney, et ce même après son départ. Il proposa donc à sa vieille amie Kathleen Kennedy, productrice de nombreux blockbusters tels que E.T. l'Extraterrestre ou Jurassic Park, de prendre la tête de LucasFilm. Bien que prise de court, elle accepta immédiatement la proposition.  

Mais George Lucas ne comptait pas se retirer sans avoir mené à bien un dernier projet : la conception d'une troisième trilogie Star Wars : "Quand Kathy est venue, nous avons commencé à parler du relancement de la franchise. J'étais sur le point de me retirer, et j'ai dit "Bon, je dois renforcer cette compagnie pour qu'elle fonctionne sans moi, et nous devons faire quelque chose pour la rendre attrayante." Alors j'ai dit, "Bien, faisons ces films."" 

Lucas et Kennedy engagent alors le scénariste Michael Arndt, qui a remporté un Oscar pour le film Little Miss Sunshine, et le chargent de travailler sur le scénario de l'Episode VII. Pour l'aider dans sa tâche, ils font également appel à Lawrence Kasdan, qui avait coécrit avec George Lucas les scénarios de l'Empire Contre-Attaque et du Retour du Jedi, et qui tiendra un rôle de consultant pour l'Episode VII. Lucas commence également à discuter avec Mark HamillHarrison Ford et Carrie Fisher de la reprise de leurs rôles dans la nouvelle trilogie.  

En juin 2012, George Lucas appelle Bob Iger et se dit disposé à vendre LucasFilm à Disney : commencent alors cinq mois de négociations. La priorité de Lucas est de convaincre Disney que ses vieux acolytes sont les plus à même de s'occuper de la nouvelle trilogie : "J'avais un groupe de gens très, très talentueux, qui travaillaient pour la compagnie depuis de nombreuses années et qui savaient vraiment comment commercialiser Star Wars, comment s'occuper de la licence et faire les films. J'ai dit "je pense qu'il serait sage de garder un peu de cela intact. Nous avons besoin de quelques personnes pour surveiller la propriété, vous voyez, qui sont entièrement dévoués à cela, de façon à nous assurer que tout va bien." 

Bob Iger comprenait les craintes de Lucas, mais il tenait à mettre au clair que même si LucasFilm garderait une certaine autonomie, ce serait Disney qui aurait le dernier mot concernant tous les projets de futurs films Star Wars. George Lucas en était parfaitement conscient, et d'après Kathleen Kennedy, il semblait parfois déchiré à l'idée de perdre définitivement le contrôle sur sa création : "Je suis sûre qu'il s'arrêtait de temps en temps pour se demander s'il était vraiment prêt à s'en aller." 

George Lucas était même très réticent à l'idée de dévoiler à Disney les ébauches de scénarios qu'il avait réalisées pour les Episodes VII, VIII et IX : il considérait qu'il fallait tout simplement lui faire confiance. "Finalement je leur ai dit "Ecoutez, je sais ce que je fais. L'achat de mes histoires fait partie du contrat." C'était mon travail depuis 40 ans, et ça avait plutôt bien marché. J'aurais très bien pu leur dire "Bon, très bien, je vais vendre la compagnie à quelqu'un d'autre."" Mais Lucas finît par céder, après s'être fait promettre que les scénarios des Episodes VII, VIII et IX reprendraient ces synopsis, et que seuls Bob Iger, Alan Horn (président de Walt Disney Studios), et Kevin Mayer (vice-président de Disney chargé de la stratégie d'entreprise) seraient autorisés à les lire.  

Bob Iger fut très enthousiaste à la lecture des synopsis : "Nous pensions qu'en termes d'histoires à raconter il y avait un gros potentiel". L'accord peut donc être conclu, et à la fin du mois d'octobre George Lucas est invité au siège de Disney à Burbank pour signer le contrat. "Quand il a posé le stylo sur la feuille, je n'ai pas senti la moindre hésitation", témoigne Iger. "Mais j'ai senti beaucoup d'émotion. Il disait adieu."  

                                   George Lucas 

Le choix de Bob Iger de ne pas s'ingérer dans le fonctionnement de LucasFilm s'avéra rapidement payant : c'est Kathleen Kennedy qui parvint à convaincre J.J. Abrams de réaliser l'Episode VII. Malgré un premier refus poli du réalisateur, la présidente de LucasFilm persista en lui rendant visite au siège de sa société de production Bad Robot, accompagnée des scénaristes Michael Arndt et Lawrence Kasdan : "Le temps que nous finissions, ce qui a pris quelques heures, il avait fait un virage à 180 degrés", dit-elle. 

Et si George Lucas s'est désormais officiellement retiré, il a tenu à participer aux réunions concernant le scénario de l'Episode VII. "Je dis surtout "Vous ne pouvez pas faire ceci. Vous ne pouvez pas faire cela." Vous voyez, "Les voitures n'ont pas de roues. Elles volent grâce à l'antigravité." Il y a des millions de petites choses. Ou je peux dire "Il n'a pas le pouvoir de faire ceci, ou bien il doit faire cela". Je connais tous ces trucs." 

Interrogé sur ce qu'il en était de la présence de Mark Hamill, Harrison Ford et Carrie Fisher dans l'Episode VII, George Lucas révèle que les négociations étaient déjà bien avancées avant la vente de LucasFilm à Disney : "Nous avions déjà signé Mark et Carrie et Harrison -ou nous étions plus ou moins dans les dernières étapes de la négociation", dit Lucas. "Alors je les ai appelé pour leur dire "Voilà ce qui va se passer."" N'étant plus aux affaires, il refuse néanmoins de confirmer leur présence : "Peut-être que je ne suis pas censé dire ça. Je pense qu'ils veulent annoncer cela avec des gros youpla-boum, mais nous étions bien en négociations avec eux. Je ne dirai pas si les négociations ont abouti ou pas." 

Quant à Bob Iger, il est actuellement occupé à préparer l'exploitation des jouets, attractions de parcs et tout ce que Disney juge approprié pour la licence Star Wars, et ce dans le plus de pays possibles. Il espère également que les discussions sur la série live entre la chaîne ABC et LucasFilm, désormais toutes deux filiales de Disney, aboutiront prochainement. Iger assure qu'il ne fera rien qui puisse nuire aux prochains films. "Je ne veux pas sur-commercialiser ou faire un trop gros battage publicitaire. C'est mon travail d'éviter cela."
Mark Hamill est en contact avec LucasFilm pour reprendre le rôle de Luke
 

Publié le 20 février 2013.

A l'occasion de la sortie en DVD et en BluRay de son nouveau film Sushi Girl, Mark Hamill a accordé une interview au site ETonline.com, dans laquelle il s'épanche largement sur les projets de nouveaux films Star Wars. 

Bien qu'il précise qu'aucun contrat n'a encore été signé, Mark Hamill révèle que George Lucas en personne lui a demandé s'il accepterait de reprendre le rôle de Luke Skywalker dans la nouvelle trilogie, et que la même question a été posée aux autres acteurs de la trilogie originale. 


"Ils sont en contact avec nous. George [Lucas] voulait savoir si nous étions intéressés. Il disait que si nous ne voulions pas le faire, ils ne distribueraient pas nos rôles à d'autres acteurs – ils nous effaceraient [du scénario]... Je peux vous dire tout de suite que nous n'avons encore signé aucun contrat. Nous en sommes à la phase où ils veulent nous impliquer et nous faire rencontrer Michael Arndt, qui est le scénariste, et Kathleen Kennedy, qui va diriger LucasFilm. Les deux avaient fixé des rendez-vous qui ont été reportés – de leur fait, pas du mien. Ils sont plus occupés que je le suis."



LucasFilm n'a donc pas encore confirmé clairement à Mark Hamill qu'il pourrait reprendre son rôle dans l'Episode VII ; mais la rencontre avec George Lucas et celles prévues avec Michael Arndt et Kathleen Kennedy montrent que c'est une possibilité très sérieusement envisagée. 



                       
                             Luke Skywalker - Mark Hamill


L'acteur se dit très agréablement surpris par les nouveaux projets Star Wars au cinéma :  "Tout cela est très, très excitant et si inattendu.  Je pense que ce que j'aime le plus là-dedans, c'est la qualité- c'est comme sortir du placard un pantalon qu'on n'a pas mis depuis trois ans et découvrir 20$ dans la poche. C'est juste tellement inattendu."

Malgré sa rencontre avec George Lucas, l'acteur avoue ne rien savoir du scénario de la nouvelle trilogie"J'en apprends certainement plus par Entertainment Tonight [émission d'information people, ndlr] qu'en passant directement par LucasFilm – comme par exemple, quand George nous a dit qu'il voulait faire la prochaine trilogie, il ne nous a pas dit qu'elle serait faite pour Disney. Il a gardé cette petite suprise, et je l'ai lue sur internet comme tout le monde." 

Mark Hamill a en tout cas quelques idées sur la direction que doivent suivre, selon lui, les Episodes VII, VIII et IX : "J'ai dit à George que je voulais qu'on revienne à la manière d'autrefois, dans le sens où nos films étaient bien plus insouciants, joyeux et humoristiques, du moins à mon avis."

Si lui-même est partant pour reprendre son rôle, il ne sait pas ce qu'il en est pour ses anciens camarades. "Une autre chose dont je voulais m'assurer était  : est-ce que toute la bande sera de retour  ? Est-ce que Carrie [Fisher, Princesse Leia] et Harrison [Ford, Han Solo] et Billy Dee [Williams, Lando Calrissian] et Tony Daniels [C-3PO], tous ceux qui étaient dans les premiers films reviendront  ? Je veux m'assurer que tout le monde sera là, plutôt que seulement un, je suppose que je devrai regarder votre émission pour apprendre qui sera là." 

En ce qui concerne son personnage de Luke Skywalker dans l'Episode VII, Mark Hamill s'imagine en vieux Maître Jedi : "Je suppose, car je n'ai pas parlé aux scénaristes, que ces films seront sur notre progéniture – mon personnage serait donc dans la catégorie d'Obi-Wan, un personnage influent... Quand j'ai appris [en faisant la trilogie originale] cette blague ultime, à la fois bonne et mauvaise nouvelle -la bonne nouvelle est qu'il y a une fille vraiment attirante et sexy dans l'univers  ; la mauvaise nouvelle est que c'est ma sœur – j'ai pensé "Bon, je vais terminer comme Sir Alec [Guiness]. Je vais devenir un vieil ermite solitaire, vivant dans une sorte d'igloo du désert avec deux robots.""  

Enfin, il espère que l'esprit de la trilogie originale se retrouvera également dans les effets spéciaux : "J'espère qu'ils trouveront le bon équilibre entre le CGI et les effets pratiques. J'adore les accessoires, les miniatures, les matte paintings, - Je suis du genre vieille école, je pense que si on va trop loin dans le CGI cela finit juste par ressembler à un jeu vidéo géant, et c'est malheureux... S'ils m'écoutent, je leur dirai  : "Détendez-vous et soyez rétro pour le visuel.""


Mark Hamill a également pu donner son avis sur les projets de spin-off : "C'est vraiment intelligent. Donc on est plus dans le genre des films James Bond, ils sortent et ce n'est pas un investissement ou un arc de trois films. C'est si riche, cet univers [Star Wars], en termes d'originalité et d'excentricité. On parlait de ça [sur les plateaux des premiers films]. On se demandait, "Ce petit groupe qui joue à la Cantina, quelle est leur histoire ? Je veux dire, sont-ils un groupe qui voyage ? Sont-ils le groupe de la maison ? Qui est leur manager ?" Ils n'avaient pas de noms quand on a parlé d'eux pour la première fois. Maintenant ils s'appellent, quelque chose comme Sy Snootles – ils se sont retrouvés avec des noms plus tard quand il a fallu nommer les jouets."

Le spin-off qu'il aimerait voir ? "Oh, je ne sais pas, qu'on le situe sur la planète des Wookies – bien que ça puisse être trop cher avec tant de Wookies". Il développe : "C'est ça que j'adorerais. Vous prenez le petit [personnage] le plus insignifiant – il y a ce petit personnage au bec d'aigle quelque part dans le palais de Jabba, je ne me souviens même plus de sa fonction- mais c'est à ça que je penserais. Vous prenez quelque chose dont presque personne ne se souvient ou ne connaît, et vous faîtes un film sur lui ! On pourrait probablement poser 500 noms de personnages différents sur un gros, un géant jeu de fléchettes, jeter une fléchette, et dire "Ok, où qu'elle atterrisse, nous devrons faire de lui le personnage principal.""

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