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Rogue One
L'équipe du film s'exprime
1. Avant-propos
2. Plusieurs décors de cockpits sont en grande partie numériques
3. Pourquoi Ackbar et Dantooine ont été supprimés du scénario
4. Bodhi Rook était un ingénieur fou dans les premiers scénarios
5. Suicide, carbonite : deux fins étonnantes envisagées pour Rogue One
6. Le prologue abandonné avec la mère Jedi de Jyn Erso
7. Dark Vador tuait Krennic dans le scénario originel
8. La fin du scénario originel dévoilée !
9. Comment le dernier acte sur Scarif a été raccourci
10. Gareth Edwards raconte l'ajout de la scène d'action de Dark Vador
11. Les raisons pour lesquelles on ne verra pas de scènes coupées
12. L'équipe de Rogue One explique ce que fait Wedge Antilles dans le film
13. La scène d'action de Dark Vador est un ajout du tournage additionnel
14. L'origine du prénom "Jyn" dévoilée
15. Le sort de l'équipage de la Corvette Hammerhead révélé
16. Les coulisses de l'inclusion des corvettes Hammerhead
17. Gareth Edwards explique pourquoi un plan célèbre de Jyn Erso n'est pas dans Rogue One
18. Les monteurs révèlent des ajouts du tournage additionnel
19. Gareth Edwards parle de la première scène de Dark Vador
20. Doug Chiang raconte la conception artistique de Rogue One
21. Ce que Ben Mendelsohn a vraiment dit sur les différentes versions
22. Les coulisses de la recréation numérique de Tarkin et Leia
23. Gareth Edwards parle de la première fin envisagée
24. Dave Filoni commente les références à Rebels
25. Gareth Edwards a redonné vie à deux pilotes grâce aux archives d'Un Nouvel Espoir
26. Edwards raconte la recréation numérique de personnages d'Un Nouvel Espoir
27. Edwards décrit le tournage dans un cockpit de X-wing
28. Les créateurs de Rogue One racontent les coulisses
29. Michael Giacchino raconte la composition de la musique
30. Gareth Edwards : "le Directeur Krennic a des origines bien plus ouvrières" que Tarkin
31. Felicity Jones : "Jyn Erso est en grande partie définie par sa gestuelle."
32. Alan Tudyk raconte comment il jouait K-2SO
33. Felicity Jones parle de son rôle de Jyn Erso
34. Forest Whitaker parle de ce qu'est devenu Saw Gerrera
35. Alan Tudyk présente K-2SO
36. Riz Ahmed présente Bodhi Rook
37. Gareth Edwards en dit plus sur la planète Jedha
38. Gareth Edwards raconte la conception de la planète Jedha
39. Edwards : le tournage additionnel n'ajoutera que "des petites choses"
Avant-propos
 

Retrouvez ci-dessous une compilation des interviews données à la presse par l'équipe du film.

Plusieurs décors de cockpits sont en grande partie numériques
 

Publié le 7 avril 2017

Slashfilm.com rapporte que plusieurs décors d'intérieurs de cockpits dans Rogue One sont en grande partie numériques. C'est le cas pour le Profundity (le vaisseau de l'Amiral Raddus), la Corvette Hammerhead et le Tantive IV. Le superviseur des effets visuels John Knoll explique ce choix :

"Un intérieur de cockpit d'engin spatial est un décor où il y a beaucoup de petits éléments techniques, de panneaux de commande, d'affichages graphiques et d'autres choses qui demandent un certain travail pour être bien fabriquées. Il y avait quelques scènes sur ce pont, mais le temps d'écran total ne dépassait probablement pas les trente secondes, donc ça n'avait économiquement pas beaucoup de sens de faire une construction aussi élaborée. Ca n'allait pas être montré dans des scènes particulièrement longues. Nous avons choisi de pas construire un décor complet. Mais si on ne construit pas de décor complet et qu'il y a juste quelques personnages devant un écran bleu, ça peut être une expérience très aliénante pour les acteurs. C'est difficile d'éclairer les acteurs de manière à ce qu'ils s'intègrent dans cet environnement virtuel de façon crédible." 

"J'ai donc discuté avec [le directeur de la photographie] Greg Fraiser de la bonne manière d'aborder ce travail, pour qu'on obtienne les meilleurs résultats. C'était plus simple si c'était lui qui gérait cela. Nous avons eu l'idée de construire les formes basiques du décor, des formes très simples et non détaillées, pour que ça serve d'indicateur. La forme est à peu près la bonne, c'est quelque chose que Greg peut éclairer de manière significative." 

"Je pense que nous referons cela sur de futurs projets." 

Voici l'exemple du cockpit du Profundity en vidéo : 

Pourquoi Ackbar et Dantooine ont été supprimés du scénario
 

Publié le 24 mars 2017

Un nouvel article d'Entertainment Weekly révèle quelques détails sur des éléments écartés du scénario de Rogue One.  

Dans les débuts de l'écriture, la planète Dantooine devait être un des décors du spin-off. Pour rappel, l'Alliance Rebelle a établi sa première base sur Dantooine. Dans l'Episode IV - Un Nouvel Espoir, Leia révèle l'existence de cette base à Tarkin, mais celui-ci apprend plus tard que les rebelles l'ont désertée. On a eu un petit aperçu de la planète dans la série animée Rebels

"Nous avons fait quelques trucs pour économiser, et l'un d'entre eux était de les faire aller dans une base rebelle dans la première moitié du film, puis les faire partir à l'aventure, et les faire revenir dans la base rebelle dans la deuxième moitié du film", dit le réalisateur Gareth Edwards"Autrefois, la première moitié du film n'incluait pas Yavin mais Dantooine." 

"Nous voulions mettre ce moment dans le film, où ils évacuaient [Dantooine] et allaient sur Yavin. Toutes ces petites choses se seraient rattachées à Un Nouvel Espoir quand on l'aurait revu. Mais l'idée de construire deux décors coûtait très cher. Nous avons fini par couper des choses de ce genre." 

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Les contraintes budgétaires ont également poussé l'équipe du film à renoncer à l'idée d'implanter Saw Gerrera sur une lune à l'atmosphère chargée d'électricité. Sa cachette a été déplacée sur Jedha.

"Pour essayer de rendre ça plus efficace et et de ne pas rendre l'histoire trop grande, nous avons convenu que la chose évidente à faire était de mettre Gerrera sur Jedha afin que tout soit au même endroit", dit Edwards. 

L'équipe du film avait envisagé d'inclure davantage de personnages classiques de la saga, mais a finalement décidé de restreindre le fan service.

"Nous avions quelques autres personnages, mais la raison pour laquelle ils ne sont pas dans le film est qu'à chaque fois que je portais la casquette de fan et pas celle de scénariste professionnel, quelqu'un venait me dire : "pas encore ce personnage"", dit Gary Whitta, qui a écrit le premier scénario. "Nous n'avons pas à faire tout le temps des clins d'oeil au public." 

Whitta est d'ailleurs en désaccord avec la décision de faire apparaître Ponda Baba et le Dr Evazan dans les rues de Jedha. 

"Je pense qu'avoir inclus Evazan et l'Homme Morse, c'était un peu trop", dit Whitta. "Il faut maîtriser cet instinct qui pousse à revenir en arrière et à inclure des choses juste parce qu'on les adorait quand on était gamin."

"Le mandat n°1 que nous a donné Lucas était de montrer des choses que nous n'avions pas vues auparavant. Ne nous montrez pas les trucs que nous avons déjà vus. Montrez-nous de nouveaux trucs." 

Le scénario originel incluait également l'amiral Ackbar, qui dirigeait alors l'assaut rebelle sur Scarif.

"J'ai toujours adoré l'amiral Ackbar. Je voulais qu'il soit là, mais J.J. Abrams l'a pris en premier", dit Whitta. "Nous ne voulions pas l'utiliser à nouveau après Le Réveil de la Force. Ackbar est donc devenu l'amiral Raddus. Vous pouvez voir ces petites évolutions."

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Le scénariste refuse de dévoiler d'autres caméos abandonnés. "Vous allez l'écrire et ça va devenir important", dit-il. "Ce n'est pas important. C'étaient juste des petites choses que nous avions incluses."

La volonté de l'équipe du film de rester cohérent avec Un Nouvel Espoir a parfois causé quelques problèmes. 

"Le premier jour, la première chose que nous avons faites a été de regarder le film originel et de prendre des notes sur chaque ligne de dialogue", dit Edwards. "Le problème est qu'ils se contredisent eux-mêmes dans Un Nouvel Espoir. À un moment, ils disent "faire apparaître les bandes de données volées", et à un autre moment, ils disent "plusieurs transmissions ont été diffusées vers ce vaisseau". Est-ce qu'ils ont volé des bandes de données ou est-ce que c'étaient des transmissions ?" 

La solution trouvée a été de faire effectuer ces deux choses aux rebelles, dans deux endroits différents sur Scarif. Mais ceux-ci ont été fusionnées à l'occasion du tournage additionnel.

"Dans la version originelle, ils volaient les plans, ils essayaient revenir à leur vaisseau, et en chemin, tout allait de travers", dit Edwards. "Ils étaient forcés d'aller à la tour de transmission et de les envoyer aux rebelles. C'était trop long. Nous avons essayé de comprimer des choses. Une des solutions évidentes pour comprimer le temps était de mettre la tour de transmission dans la base [où ils volent les bandes de données]."

Bodhi Rook était un ingénieur fou dans les premiers scénarios
 

Publié le 23 mars 2017

Un nouvel article d'Entertainment Weekly dévoile comment le personnage de Bodhi Rook a évolué au fil de l'écriture de Rogue One.  

L'acteur Riz Ahmed raconte à quoi ressemblait son personnage au moment où il a obtenu le rôle : "Son nom était Bokan, et il était en fait l'ingénieur de Saw Guerrera, vivant sur une planète avec un puissant champ électromagnétique, ce qui impliquait que les éléments électroniques ne fonctionnaient jamais. Il était en fait un ingénieur impérial qui avait été enlevé et qui avait une sorte de syndrome de Stockholm. Il avait vécu là depuis tellement longtemps qu'il avait un peu perdu la boule, comme Dennis Hopper dans ApocalypseNow." 

Dans ces premières versions du scénario, Bokan avait une importance capitale dans la révélation de la faille de l'Etoile de la Mort, et il était donc recherché par l'Empire comme par l'Alliance Rebelle. Jyn Erso et son groupe de rebelles se rendaient sur une lune où Saw Guerrera et son groupe se cachaient, mais leur U-wing se brisait durant l'atterrissage. 

"Nous savions qu'il nous fallait larguer l'U-wing et les mettre dans la navette impériale qu'ils utilisaient à la fin", dit Gary Whitta, qui a écrit le premier scénario. "Dans le film terminé, on voit cette scène se dérouler sur Eadu."

Mais dans l'ancienne version, les rebelles s'écrasaient à cause des tempêtes électriques de la lune. "Quand ils essayent d'atterrir, on voit un cimetière de vaisseaux, et c'est une des raisons pour lesquelles l'Empire n'a jamais trouvé [Guerrera]", dit Whitta. "Saw a modifié ses vaisseaux pour survivre dans cet environnement, mais rien d'autre ne peut atterrir."

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Au fil des réécritures, Bokan est devenu Bodhi Rook, le pilote impérial de Jedha mis sur le droit chemin par Galen Erso. "Bodhi signifie éveil", dit Ahmed. "C'est un personnage qui vit une sorte d'illumination."

Malgré ce changement important, le réalisateur Gareth Edwards a choisi de garder le même acteur. "Riz a été choisi car il nous fallait une personne qui était coincée dans cette vie avec les méchants", dit-il. "Il était arrivé là par accident, et la seule façon pour lui de survivre était de jouer le jeu. Au fond de lui, il se sentait coupable. Il allait être un de ces personnages qui allait aider à retourner la situation. Il n'était pas courageux au début, mais il trouvait du courage à la fin. Même si nous avons changé le personnage littéral, cette idée importante restait intacte. Nous pensions que ce serait plus fort s'il n'était pas un gars de Saw Gerrera, mais qu'il connaissait Galen. Ce genre de choses change, mais sa volonté est similaire." 

L'article révèle également que Bodhi avait plus de temps d'écran sur Scarif dans le premier montage de Rogue One, avant le tournage additionnel.

"En fait, il mourait un peu différemment avant, dans la séquence où il court partout avec la prise", dit Ahmed. "Il y avait en fait un plan qui durait environ une minute, où en gros Bodhi esquivait les Stormtroopers et fonçait pour essayer d'amener la prise là où il voulait qu'elle aille, et il était flanqué par Chirrut et Baze."

"À chaque fois qu'un Stormtrooper surgissait, Donnie [Yen] venait et "Bang !", puis ils descendaient, et là Bodhi devait ramper et sauter au-dessus de quelqu'un, et il se faisait attraper", poursuit-il. "Puis Chirrut apparaissait. C'était une sorte de longue séquence de comédie tarte à la crème." 

"Quand il courait vers le vaisseau, il se faisait tirer dessus et il était gravement blessé", ajoute Ahmed. "Il devait ramper vers le vaisseau, et c'était assez long."

La séquence se terminait de la même façon que dans le montage final, où Bodhi est tué par une explosion. Ahmed se dit satisfait des modifications : "C'est bien que ça ait été tronqué car ça rend sa mort plus inattendue", dit-il. "Ca permet aussi d'utiliser le temps qui était pris par cette histoire [pour se concentrer sur] l'histoire émotionnelle : ce que Jyn traverse, et le sacrifice de K-2. Ils ont choisi d'en faire un film plus émotionnel plutôt que de se concentrer sur des fioritures." 

Dans l'article, Ahmed dit également avoir imaginé sa propre version du passé de Bodhi sur Jedha. Pour l'acteur, Bodhi a choisi de rejoindre l'Empire pour subvenir aux besoins de sa mère. Celle-ci meurt peu de temps avant le début de Rogue One, ce qui pousse Bodhi à se demander ce qu'il peut faire pour le bien de la galaxie. Il ne s'agit toutefois pas de la version officielle de Lucasfilm, qui reste encore à découvrir.

Suicide, carbonite : deux fins étonnantes envisagées pour Rogue One
 

Publié le 22 mars 2017

Un article d'io9 dévoile deux autres fins alternatives de Rogue One qui avaient été envisagées par John Knoll, le créateur de l'histoire. Elles n'ont jamais été filmées. 

Voici la première version telle qu'elle est relatée dans l'article :

"Jyn et Cassian dirigent une équipe qui vole les plans de l'Etoile de la Mort et s'échappe de Scarif dans un vaisseau rebelle. Dark Vadorest à leurs trousses, et son vaisseau les attaque constamment même après plusieurs sauts en vitesse lumière. Ils ont subi tellement de dégâts en peu de temps qu'ils réalisent qu'ils ne s'en sortiront pas.

"Et avec le dernier saut qu'ils font, ils essayent de se perdre dans le trafic autour de Coruscant", dit Knoll. "C'est un nuage géant de vaisseaux. Dix mille vaisseaux en train d'aller et venir... Ils essayent de se perdre dans ce trafic mais ils n'y arrivent pas. Il reste une heure de vol jusqu'à Coruscant et leur vaisseau subit des dommages."

Jyn et Cassian réalisent que s'ils ne sortent pas les plans du vaisseau, la mission échouera. "Ils découvrent alors que le vaisseau de Leia vient de décoller de Coruscant et qu'il est en route vers Alderaan pour une mission diplomatique", dit Knoll. "Ils savent qu'elle travaille secrètement pour la Rébellion, et ils prennent le risque de ruiner sa couverture en transmettant les plans vers son vaisseau, avec l'espoir que cette transmission ne sera pas détectée par le vaisseau de Vador."

Evidemment, elle est détectée, mais Jyn et Cassian réalisent qu'ils seront inévitablement torturés par l'Empire pour des informations, que Vador attrape le vaisseau de Leia ou pas, et ils pourraient ainsi révéler des secrets de la Rébellion, ce qui mènerait potentiellement à sa destruction. Les deux rebelles décident donc de faire sauter leur vaisseau avec eux à l'intérieur." 

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Et voilà la seconde version racontée par Knoll, où les héros subissent un sort similaire à celui de Han Solo dans L'Empire Contre-Attaque :

"Puis j'ai eu une version où le personnage de Cassian était originellement un agent double. C'était un espion dissimulé par l'Empire dans la Rébellion. Et au cours de la mission, il se rend compte que l'Etoile de la Mort est une chose réelle et que ce n'est pas juste de la propagande. L'Empire l'a réellement construite et a l'intention de l'utiliser, et sa seule fonction est celle d'une arme génocidaire. Il réalise qu'une grande partie de ce qu'on lui a dit est un mensonge, et qu'il était du mauvais côté. Il rejoint donc la Rébellion et il réalise qu'il peut garder tout le monde en vie.

Ils ont une bombe de congélation carbonique sur le vaisseau, et l'idée consiste à ce qu'il force tout le monde à aller dans le sas. "Je vais déclencher ça et vous allez tous survivre." Il choisit de le faire au moment où ils subissent un des tirs en provenance du vaisseau de Vador... Il fait sauter le vaisseau et il déclenche cette bombe de congélation carbonique, et tout le monde est congelé. Puis, sur le vaisseau de Vador, ils ne détectent pas de signes de vie et ils pensent que tout le monde est mort. Et ils se disent : "Où est ce vaisseau auquel les plans ont aussi été transmis ?", et ils partent. J'allais donc laisser nos héros sur la touche. C'est pourquoi ils n'apparaissent pas dans L'Empire Contre-Attaque ou Le Retour du Jedi... Ils sont coincés dans [la congélation carbonique]."

Le prologue abandonné avec la mère Jedi de Jyn Erso
 

Publié le 22 mars 2017

Un nouvel article d'Entertainment Weekly décrit le prologue du scénario originel de Rogue One, où la mère de Jyn Erso était une Jedi. Cette version n'a jamais été filmée. 

"À un moment donné, il y a longtemps, l'Empire venait pour tuer les Jedi dans le prologue", dit le réalisateur Gareth Edwards. "Et la maman de Jyn devait être une Jedi." 

"Nous assistions à une de ces mises à mort, et Krennic était la personne envoyée pour s'en occuper." 

"Notre instinct nous disait qu'il fallait une scène où Jyn devient orpheline à cause de ce que fait Krennic, ce qui lui fait prendre le chemin d'un enfant de la guerre. Le problème était qu'à la seconde où on fait de sa maman une Jedi, on passe tout le film à se demander si Jyn est une Jedi ou pas. Finalement, nous avons trouvé l'idée selon laquelle son père avait conçu l'Etoile de la Mort. C'est devenu une voie plus solide vers le vol des plans de l'Etoile de la Mort. Nous avons renoncé à faire de sa mère une Jedi, et elle est devenue une simple maman insoumise." 

Gary Whitta, qui a écrit le premier scénario sur la base du traitement de John Knoll, craignait la réaction du public à l'absence de Jedi.

"Ca aurait été le premier film Star Wars qui n'avait pas d'élément Jedi", dit-il. "Ca m'a préoccupé pendant un moment. En gros, ils ont disparu. Il en reste deux [Yoda et Obi-Wan Kenobi], et ils sont cachés. On ne verrait pas de Jedi dans ce film. Comment inclure malgré tout le fait que la Force n'est partie nulle part ? Qu'elle est juste en arrière-plan ?" 

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Dans le prologue du scénario originel, Lyra Erso s'opposait au Directeur Krennic et à ses Deathtroopers avec son sabre-laser, pour protéger sa fille et son mari.

"Sa mère était un Chevalier Jedi qui se cachait", dit Whitta. "Mais son père demeurait le scientifique". 

Au fil du développement de l'histoire, l'implication de Galen Erso sur l'Etoile de la Mort et les cristaux Kyber est devenue l'autre motivation de Jyn.

"Il fallait que nous choisissions une voie", dit Edwards. "Nous avons fini par ressentir que son père devrait être la raison pour laquelle cette chose existait. La culpabilité qui en découle avait l'air d'être un meilleur motif pour voler les plans de l'Etoile de la Mort." 

L'idée de la mère Jedi a donc été abandonnée.

"En fin de compte, nous avons considéré que c'était trop", dit Whitta. "Nous n'avions pas besoin d'un véritable personnage de Jedi. Nous avions juste besoin de quelqu'un qui pourrait sentir la Force." 

C'est Chris Weitz, le scénariste ayant succédé à Whitta, qui a comblé ce vide en inventant le personnage de Chirrut Îmwe"Il est venu et il a eu l'idée géniale d'introduire les Gardiens des Whills", dit Whitta. 

"Le film a abordé cela de la bonne manière", poursuit-il. "Le personnage qui ressent la Force est un croyant, et il a cet élément spirituel basé sur la foi, mais il n'est pas réellement un chevalier Jedi." 

Si l'idée de la mère Jedi de Jyn avait été gardée, les fans se seraient certainement demandé comment elle pourrait avoir une famille alors que l'attachement est interdit aux Jedi.

"Vous pourriez poser la même question concernant Anakin", répond Whitta. "[La mère de Jyn] n'aurait pas été la première !" 

Mais le scénariste admet que cela aurait pu poser problème. 

"Vous parlez d'idées qui ont été tuées", dit-il. "Je ne peux pas les défendre pleinement car une des raisons pour lesquelles nous nous sommes débarassés de l'idée était que les gens allaient poser des questions comme celle-ci."

Dark Vador tuait Krennic dans le scénario originel
 
Publié le 21 mars 2017

Entertainment Weekly a diffusé un article décrivant une séquence abandonnée de Rogue One, où Dark Vador tuait le Directeur Krennic. Elle faisait partie du scénario originel de Gary Whitta, et n'a jamais été filmée. 

"Vador a toujours eu la même présence dans le film", dit Whitta." Il ne faisait que deux choses dans le film. Il était sur Mustafar, puis dans la bataille à la fin." 

"Le carnage où [Vador] assassine tout le monde n'est pas de moi", précise-t-il. "Ca a été ajouté plus tard." Le scénariste avait tout de même envisagé un combat entre le Seigneur Sith et les rebelles. "J'avais imaginé dès le début Vador en train d'assassiner tous ces soldats rebelles mais je n'avais jamais écrit ça dans le script", dit-il. "C'est une idée qui est restée après mon départ, et ils ont fini par trouver une façon cool de l'utiliser. C'est vraiment la chose que je préfère dans le film."

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Dans la première version du scénario, Vador s'imposait tout de même à la fin du film en tuant Krennic. Ci-dessous, voici la séquence telle qu'elle est relatée par Entertainment Weekly :

"L'Etoile de la Mort apparaît à l'horizon de Scarif et produit la même explosion partielle que nous voyons dans le film terminé ; ce qui carbonise la surface de la planète tropicale et démolit le soulèvement rebelle en même remps que le centre d'armes de l'Empire. 

Dans cette version de l'histoire, Jyn Erso et le personnage que nous connaissons sous le nom de Cassian Andor s'en sortaient vivants avec les bandes de données. Le méchant de l'histoire, le Directeur Krennic survivait également à la bataille, mais tout juste. 

Au lieu d'être allongé sur une plate-forme de transmission, blessé, alors que le rayon vert de l'Etoile de la Mort l'incinère littéralement dans sa trajectoire vers la planète, Krennic trouvait un abri contre le rayon. Dans ce qui semble être une sorte d'épilogue à l'histoire, nous aurions vu son sauvetage par des forces impériales. 

"Ils l'arrachaient des décombres et le ramenaient", dit Whitta. "Quand ils traversent les ruines, on voit qu'il a survécu d'une façon ou d'une autre." 

Le scénariste avait du concocter une raison pour laquelle Krennic était capable de trouver une protection contre le laser perforeur de planète, et expliquer selon des modalités raisonnables comment il pourrait survivre à la formation d'ampoules sur sa peau qui suivrait. "C'est un peu tiré par les cheveux", dit Whitta, "c'est pourquoi ce n'est pas dans le film terminé." 

Si les cinéastes avaient poursuivi cette intrigue, Krennic aurait probablement été récupéré en même temps que d'autres artefacts précieux appartenant à la division des armes spéciales de l'Empire.

"Il survivait à l'explosion, ils le remontaient et ils l'amenaient à au Star Destroyer pour qu'ils fasse son rapport à Vador", dit Whitta. "Il est tout amoché, sa cape est déchirée et tout ça... et il pense qu'il a survécu." 

Sauf que cette fois, Vador ne manie pas que des jeux de mots mortels.

Krennic pense qu'il a tenu. Il pense qu'il a vaillemment servi l'Empereur. Il pense qu'il a tout fait correctement, qu'il a fait tout ce qui était en son pouvoir... jusqu'à ce qu'une force invisible comprime l'air dans sa gorge. 

"Vador le tue pour son échec", dit Whitta."

La fin du scénario originel dévoilée !
 
Publié le 20 mars 2017

Entertainment Weekly a diffusé un nouvel article dévoilant en détails la fin du tout premier scénario de Rogue One. Dans cette version, qui n'a jamais été filmée, Jyn Erso et Cassian Andor survivaient. 

"L'intuition originelle était qu'ils devraient tous mourir", dit le scénariste Gary Whitta"Ca en vaut la peine. Si on doit donner sa vie pour quelque chose, qu'on donne sa vie pour ça, pour détruire une arme qui nous tuera de toues façons. C'est ce que nous avons toujours voulu faire. Mais nous n'avions jamais examiné cette voie car nous avions trop peur que Disney ne nous laisse pas faire, que Disney pense que ce soit trop sombre pour un film Star Wars ou pour leur marque." 

Dans le traitement de John Knoll et le premier scénario de Gary Whitta, quelques héros survivaient donc à la bataille finale.

"Ca nous démangeait toujours de les faire tous mourir", poursuit Whitta. "Chris Weitz [qui a écrit une autre version après Whitta] pensait que nous avions raison. Finalement, nous avons été nous battre pour ça. Nous leur avons dit que nous sentions qu'ils devaient tous mourir, et [la présidente de Lucasfilm Kathleen Kennedy] et tous les autres nous ont répondu de foncer. Nous avons eu la fin que nous voulions."

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Dans la première version du scénario, Bodhi RookChirrut Îmwe et Baze Malbus n'existaient pas. Jyn était un sergent de l'Alliance Rebelle et non une délinquante recrutée pour une mission. Elle commandait une force d'intervention dont faisait partie un personnage du type de Cassian (qui portait alors un nom différent) et K-2SO

"Jyn survivait", dit Whitta. ""Cassian" survivait aussi. Il y avait beaucoup de pertes des deux côtés, dans les deux versions du script."

Ci-dessous, voici la fin du premier scénario telle qu'elle est relatée par Entertainment Weekly :

"L'Etoile de la Mort émerge de l'hyperespace pour dévaster Scarif et protéger les secrets de l'Empire en détruisant le centre d'armes spéciales en même temps que l'incursion rebelle.  

Mais cette fois, il n'y avait pas de diffusion des plans à partir d'une tour satellite à la dernière seconde. Jyn et Cassian devaient s'échapper de la surface de la planète-plage en transportant les bandes de données.

"Un vaisseau rebelle descendait et les faisait quitter la surface", dit Whitta. "Le transfert des plans se déroulait plus tard. Ils partaient, et plus tard le vaisseau [de Leia] venait d'Alderaan pour les aider. Le transfert de données de vaisseau à vaisseau se déroulait hors de Scarif."

Dark Vador était toujours à leur poursuite et commençait à attaquer la navette de Jyn tandis que les rebelles essayaient désespérément de transférer l'information des bandes de données vers le vaisseau de Leia. Finalement, Vador réussissait à ouvrir une brèche dans leurs boucliers et à détruire le vaisseau.  

Le public aurait été laissé dans sa peur que les héros soient morts. Mais alors que le Star Destroyer de Vador s'aventure ailleurs pour poursuivre le Tantive IV de Leia, nous serions restés concentrés sur sur les fragments de navette flottant dans l'immensité de l'espace.  

"Ils s'échappaient dans une capsule de sauvetage juste à temps", dit Whitta. "La capsule avait l'air d'être un autre morceau de débris."" 


Pour le scénariste, il était clair que cette fin ne fonctionnait pas.

"Le fait que nous avions à sauter à travers tant de cerceaux pour les maintenir en vie était un message des dieux de l'écriture, qui nous disaient que s'ils étaient vraiment destinés à vivre, ce ne serait pas si difficile", dit Whitta. "Nous avons décidé de les faire mourir à la surface {de Scarif], et ça s'est terminé comme ça. Nous avons essayé chaque idée. Finalement, à travers un développement interminable, on passe par un processus évolutif où la meilleure version remonte à la surface."

Comment le dernier acte sur Scarif a été raccourci
 
Publié le 16 mars 2017

Dans une interview pour Slashfilm.com, le réalisateur Gareth Edwards explique comment le troisième acte de Rogue One a été raccourci de manière significative. 

"Ce qui se passait, et on peut s'en faire une idée dans les premiers trailers, c'est que la tour de transmission pour les plans était séparée de la base principale sur Scarif", dit-il. "Pour transmettre les plans, ils devaient s'échapper , courir le long de la plage et monter la tour. Quand nous montions le film, ça nous semblait trop long. Il fallait que nous trouvions des moyens de condenser le troisième acte, qui était alors assez long. Et il y avait une vraie solution, rapide et brutale, qui consistait à mettre la tour dans la base, pour qu'ils n'aient pas à courir à travers la plage et faire toutes ces choses pour y arriver. C'est devenu une décision qui a éliminé les plans de Cassian et Jyn de dos et des TB-TT, qu'on voit dans le trailer. C'est une partie de la réinvention qui a eu lieu. Ca avait tout à voir avec la compression."

"Aussi cool que soient certaines choses, et elles le sont vraiment, on ne peut pas abuser de l'hospitalité de son hôte", ajoute-t-il. "Ca nous est tous arrivé. Nous nous sommes tous assis devant un film, et même si on adore le film, il y a ce moment où on a envie de regarder notre montre, ou bien ce moment où on se dit : "Ok, j'espère que ça finit bientôt." On ne veut pas que le public pense ça. On ne veut pas qu'ils soient réticents. Si on ressent cela quand on revoit quelque chose, il faut qu'on trouve un moyen de le resserrer quelque part. Cette compression a été une grande victoire." 

Edwards a également abordé ses influences pour la bataille de Scarif.

"Les films sur la Seconde Guerre Mondiale ont été d'une grande influence", dit-il. "Quand à l''entrecoupement dans le troisième acte, le triangle des choses qui se déroulent... Le Retour du Jedi a, pour moi, un des meilleurs troisièmes acte du cinéma. Il y a la bataille terrestre, il y a la bataille spatiale vraiment épique, vraiment dynamique, et au milieu de tout cela, il y a la confrontation émouvante entre Luke et Dark Vador. Nous voulions trouver cette sorte de dynamique. Donc les troupes terrestres rappellent les images de la guerre du Vietnam et des films comme Apocalypse Now, des choses que j'ai adoré en grandissant. Pour être honnête, la bataille spatiale était [inspirée par] Le Retour du Jedi, une des plus grandes références pour les batailles spatiales. Et la confrontation en haute altitude entre Jyn et Krennic était une version plus personnelle de tous ces grands évènements."

"Ca sauve la vie d'avoir trois choses à entrecouper. Car quand l'une de ces choses commence à devenir un peu... Quand on en a un peu marre de l'une d'entre elles, on passe à une autre. Et on continue à couper autour de tout le monde, à raconter l'histoire de tout le monde. On peut couper toutes les parties ennuyeuses de cette façon. À présent, je ne sais pas comment faire des scènes d'action sans faire de l'action parallèle. Le premier film que j'ai fait [Monsters] comportait deux personnages, et nous ne passions jamais à quiconque d'autre que ces deux personnages. C'était tellement restrictif de faire un film de cette façon. C'était un cauchemard. C'est une astuce facile de cinéastes : toujours avoir des choses auxquelles on peut passer quand une chose devient un peu inintéressante."

Gareth Edwards raconte l'ajout de la scène d'action de Dark Vador
 
Publié le 15 mars 2017

Comme on le sait, la scène où Dark Vador massacre des soldats rebelles n'existait pas dans le premier montage de Rogue One. Dans une interview pour Fandango, le réalisateur Gareth Edwards raconte comment elle a été ajoutée. Il commence par décrire à quoi ressemblait le film sans elle :

"[Dark Vador] arrive et anéantit le vaisseau Calamari, puis le forceur de blocus sort juste à temps et il poursuit le forceur de blocus", dit Edwards. "Et là, [la monteuse] Jabez [Olssen] a dit : "Je pense que nous devons mettre Dark dans ce vaisseau.", et j'ai pensé : "Ouais, c'est une brillante idée et j'adorerais le faire, mais c'est impossible qu'ils nous laissent faire ça". Ca coute cher, et il nous restait trois ou quatre mois avant la sortie. [La présidente de Lucasfilm] Kathy [Kennedy] est venue et Jabez s'est dit "Et puis merde", et elle lui a présenté l'idée, et [Kennedy] l'a adorée. Soudain, en moins d'une ou deux semaines, nous étions à Pinewood en train de tourner la scène."

"Nous étions très prudents, parce que c'était ma dernière chance de faire Star Wars, et parcequ'on a conscience que c'est la fin", ajoute le réalisateur. "Nous avons fait des storyboards d'absolument tout et nous avons essayé de ne pas avoir de regrets."



La scène est suivie de celle où Edwards lui-même joue le rebelle qui tire le levier détachant le Tantive IV du Profundity. "Cette séquence a été tournée cinq mois plus tôt, donc nous avons du relier le moment de Dark Vador à celle-ci", dit le réalisateur. "Il y a une autre anecdote : le gars qui dit "Décollez"... Le nom de cet acteur est Christopher Nolan. Donc à chaque fois que quelqu'un disait que Christopher Nolan était sur le tournage, c'était ce gars, mais tout le monde pensait que c'était le réalisateur. Nous nous sommes beaucoup amusés avec ça." 

Edwards ne pensait pas que la scène de Vador aurait un tel succès. "C'est drôle, si vous m'aviez demandé quel était le top cinq des scènes de ce film dont les gens me parleraient quand ce serait terminé, je n'y aurais peut-être pas mis la scène de Dark Vador", dit-il. "Ca semblait juste ; ça semblaît être la bonne chose à faire. C'est vraiment le best-of de Dark... ce corridor. Et nous ne voulions vraiment pas faire quoi que ce soit qu'on ne l'ait pas déjà vu faire, pour ne pas larguer les gens. Nous en sommes restés à ce qui avait été établi." 

Le réalisateur appelle cette scène "La Marche de la Mort." Il dit avoir demandé aux cascadeurs de réfléchir à tout ce qu'il était possible de faire. "Ils sont venus avec toute une liste d'idées", raconte-t-il. "70% ont été utilisées, et il y en avait peut-être 30% qui semblaient un peu trop extrêmes. C'étaient des choses qu'on ne l'avait pas vu faire auparavant, et je voulais m'en tenir à ce que Dark fait dans la trilogie originale."
Les raisons pour lesquelles on ne verra pas de scènes coupées
 
Publié le 15 mars 2017

Dans une interview pour FandangoGareth Edwards explique pourquoi le Blu-ray de Rogue One (disponible le 21 avril en France) n'inclura pas de scènes coupées parmi les bonus.  

"Il n'y a pas de scène individuelle qu'on peut glisser-déposer et mettre dans le Blu-ray", dit le réalisateur du spin-off. "Il y a des petites choses qui allaient et venaient durant le processus de post-production, mais ce n'étaient pas des scènes. C'étaient plutôt des moments à l'intérieur des scènes, ou un plan unique. C'est donc quelque chose d'impossible à faire, et c'est pourquoi la décision a été prise."

"Les choses dont les gens parlent, comme ce qu'ils ont vu dans le trailer, ce ne sont pas des scènes qu'on peut mettre dans un DVD", ajoute Edwards. "Ce sont des moments à l'intérieur de scènes, ce sont des fils, et quand on arrache un fil, tout change. Ca changeait tout le temps. Ce n'est pas comme s'il y avait deux versions. Cette chose évoluait progressivement et constamment durant toute la post-production et ça ne s'est pas arrêté avant qu'il y ait eu un pistolet sur nos têtes et que nous avons été forcés de sortir le film." 


Le réalisateur revient plus précisément sur les plans de Jyn face au Chasseur TIE qui étaient inclus dans les trailers. "Ouais, ça va rester un mythe car c'est le genre de cas où on expérimente des idées pour trouver la bonne version du film, et en même temps l'équipe du marketing est enthousiasmée par certains plans et moments", explique-t-il. "Au final, on voit quelque chose qui est présenté au public et on se dit : "attendez une minute, ce plan n'est plus dans le film.""

Enfin, Edwards donne la raison pour laquelle on ne verra jamais de version alternative de la bataille de Scarif. "Les effets visuels n'ont jamais été terminés", dit-t-il. "Ce n'est pas comme sil y avait quelque chose de rangé quelque part. J'ai l'impression que faire un film est comme un sport où quelqu'un siffle et c'est fini... Le score est ce qu'il est. Et le but est de gagner. Si je pouvais revenir en arrière et faire le film en sachant ce que je sais maintenant, le film final serait complètement différent. Je voudrais probablement faire Star Wars durant les dix prochaines années et ne jamais lâcher... en essayant constamment de l'affiner et de trouver de nouvelles idées. Mais à un moment donné ça s'arrête, et on a le film. Le film qui sort, je considère que c'est le film, et tout le reste n'est que le processus visant à le faire."

L'équipe de Rogue One explique ce que fait Wedge Antilles dans le film
 
Publié le 4 février 2017

Wedge Antilles, pilote rebelle présent dans les trois films de la trilogie originale, n'apparaît pas à l'écran dans Rogue One. Le spin-off se déroule pourtant immédiatement avant Un Nouvel Espoir, à une période où Wedge a déjà rejoint l'Alliance. Par ailleurs, l'équipe de Rogue One a intégré Gold Leader et Red Leader dans la bataille de Scarif grâce à l'utilisation d'images d'archives de l'Episode IV. 

Pablo Hidalgo, cadre de Lucasfilm en charge du développement des histoires, explique sur Twitter pourquoi Wedge n'y a pas eu droit : 

"Parce qu'il n'a jamais vu l'Etoile de la Mort avant Un Nouvel Espoir." 

"Nous avons essayé de préserver la ligne de dialogue [d'Un Nouvel Espoir] : "Regardez la taille de cette chose !"" 

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Toutefois, le pilote n'est pas complètement absent de Rogue One. On entend en effet la voix de Wedge dans la base rebelle de Yavin IV, comme l'explique le superviseur du montage sonore Matthew Wood sur Twitter :  

"Wedge (avec la voix de David Ankrum) est sur Yavin IV, où il dit au personnel navigant qu'il leur faut s'annoncer et se rediriger vers Scarif, puis il leur dit "que la Force soit avec vous". Il reste sur Yavin." 

Ankrum est l'acteur qui avait doublé le pilote dans Un Nouvel Espoir, même si celui-ci était incarné à l'écran par Denis Lawson.
La scène d'action de Dark Vador est un ajout du tournage additionnel
 
Publié le 14 janvier 2017

John Gilroy, un des monteurs de Rogue One, a révélé dans une interview pour Yahoo que la scène où Dark Vador massacre les soldats rebelles est un ajout du tournage additionnel. Celui-ci s'est déroulé l'été dernier. 

"La scène d'action de Vador, où il monte à bord du vaisseau et tue tous les soldats rebelles, a été ajoutée, et c'était un fantastique ajout", dit Gilroy. "Ca a été conceptualisé un peu plus tard." 

Le monteur précise qu'en dehors de cet ajout, la fin du film est restée à peu près la même. Initialement, Vador devait partir à la poursuite des rebelles détenant les plans de l'Etoile de la Mort, mais il n'y avait pas de scène d'action. 

"Pour autant que je sache, ça a toujours été le plan...", dit Gilroy. "La structure principale était déjà là." 

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Les créateurs du film ont finalement décidé de ne pas laisser Vador dans un rôle passif. "Ca a vraiment été une grande tape dans le dos et c'était quelque chose que les fans voulaient voir à mon avis", dit Gilroy. 

Le remodelage de Rogue One a également concerné les précédentes scènes de Vador. Certaines d'entre elles, entrevues dans les images de promotion, ont été coupées. 

Pour des raisons de synchronisation, un autre acteur a du être engagé pour jouer le Seigneur Sith durant le tournage additionnel. C'est Daniel Naprous qui a manié le sabre-laser pour la scène du massacre, tandis que Spencer Wilding avait joué Vador dans la scène où il rencontre le Directeur Krennic sur Mustafar

Dans l'interview, Gilroy explique également pourquoi le nom de la planète où Vador avait affronté Obi-Wan Kenobi est un des seuls à ne pas apparaître à l'écran : "Il y avait un titre pendant un moment, mais nous avons réalisé que si les vrais fans de Star Wars voyaient le nom, ils sauraient exactement ce qu'ils allaient voir. Et nous voulions que ce soit un peu surprenant, donc nous avons décidé de ne pas mettre le titre, pour que les fans de Star Wars puissent être aussi surpris que les gens qui n'ont pas été initiés à ce qu'était Mustafar."
L'origine du prénom "Jyn" dévoilée
 
Publié le 13 janvier 2017

John Knoll, créateur de l'histoire de Rogue One et superviseur des effets visuels, a révélé à Yahoo comment il avait choisi le prénom de l'héroïne Jyn Erso.

"Je voulais que le personnage principal du film soit une femme vraiment forte, intelligente et active", dit-il. "J'ai trois filles, et elles étaient toutes en train de grandir, elles étaient toutes jeunes lorsque je travaillais sur la prélogie. Je pensais que Star Wars pourrait vraiment utiliser un autre personnage féminin bon, fort et intelligent." 



"Ma fille la plus jeune s'appelle Jane, et ma femme s'appelle Jen, donc [Jyn] est une sorte de mélange des deux", poursuit-il. "Et j'ai grandi avec ma tante qui s'appelait Tante Ginny, [diminutif] pour Virginia, donc il y a aussi un peu de ça. C'est un mélange de beaucoup de mes femmes préférées dans ma vie." 

Dans une vidéo accompagnant l'article, le réalisateur Gareth Edwards confirme que le prénom du Directeur Orson Krennic est une référence au célèbre acteur, cinéaste et metteur en scène Orson Welles. 

Le sort de l'équipage de la Corvette Hammerhead révélé
 
Publié le 13 janvier 2017

Dans Rogue One, la flotte rebelle parvient à détruire le bouclier entourant Scarif grâce à une Corvette Hammerhead. Celle-ci s'écrase contre un Star Destroyer endommagé et le pousse contre un autre, ce qui fait chuter les deux vaisseaux impériaux sur la porte du bouclier qui ne résiste pas. Jyn Erso peut ainsi transmettre les plans de l'Etoile de la Mort à la flotte. 

Mais l'équipage de la Corvette a-t-il survécu ? Un nouvel article d'Entertainment Weekly répond à cette question. 

"Il y a eu des discussions où on se demandait : "Hé, est-ce que c'est une mission suicide ? Tous ces gars vont-ils tomber avec les Star Destroyers ?"", raconte John Knoll, producteur exécutif du film et superviseur des effets visuels à ILM. "J'ai commencé à promouvoir l'idée qu'un des plans pourrait montrer tous les canots de sauvetage, les capsules de sauvetage, en train de jaillir du vaisseau." 

"Nous en avions fait une animation, mais Gareth [Edwards, le réalisateur] pensait que c'était un peu distrayant, donc nous l'avons coupé." 

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Mais l'équipe des effets spéciaux a tout de même tenu à sauver ces rebelles du crash. 

"C'est une chose très subtile, et c'est probablement très dur à remarquer, mais dans le dernier plan des Star Destroyers s'écrasant contre la porte, les canots de sauvetage sur la Hammerhead ont tous disparu", dit Knoll. "Mon histoire est que l'équipage de la Hammerhead est allé dans les canots de sauvetage et s'en est sorti."

"Notre histoire était qu'ils ont réussi à descendre à la surface de Scarif, et qu'ils étaient sur la plage en train de se dire : "Vous savez quoi, ce n'est pas si mal ici !", ajoute-t-il. 

Puis l'Etoile de la Mort tira sur la base de Scarif, et ils eurent une autre réaction : ""Hé, c'est quoi cette chose brillante à l'horizon ?""

Les coulisses de l'inclusion des corvettes Hammerhead
 
Publié le 10 janvier 2017

Un nouvel article d'io9 revient sur l'apparition de vaisseaux de la série animée Rebels dans Rogue One. Pour rappel, le Ghost et des Corvettes Hammerhead font partie de la flotte rebelle dans le film.  

"Quand on voit le film, on croit que c'est de la synergie d'entreprise", dit Hal Hickel, le superviseur de l'animation de Rogue One. "Mais en réalité, ce sont juste des contacts occasionnels et amicaux entre des gens de Lucasfim qui travaillent sur différent aspects de l'univers Star Wars et qui se disent :"Ce serait super cool. Est-ce qu'on peut mettre votre vaisseau dans notre film ?"" 



"Je discutais avec [le producteur exécutif de Rebels] Dave Filoni", raconte John Knoll, producteur exécutif de Rogue One. "[Je lui ai demandé] "Que penserais-tu de faire apparaître le Ghost quelque part dans Rogue One ?" Ils étaient tous enthousiasmés par cette idée." 

Contrairement au Ghost, les corvettes Hammerhead (inspirées d'un design du jeu Knights of the Old Republic) ne font pas que de la figuration dans le film. C'est l'une d'entre elles qui s'écrase volontairement contre un Star Destroyer, ce qui finit par provoquer la destruction du bouclier protégeant Scarif.

"[Utiliser les Hammerheads] a résulté de nos discussions en groupe sur la question : "De quoi la flotte rebelle devrait-elle être composée ?"", dit Knoll.
 
Le story group, qui veille à la cohésion des différentes histoires, lui a apporté une réponse. "[Ils ont dit] : "Ils pourraient avoir la Corvette Hammerhead", et ils m'ont montré des images de Rebels", poursuit Knoll. "Ca m'a incité à prendre le modèle et à en faire une version cinématographique. Au début, c'était un vaisseau d'arrière-plan lorsque nous développions les évènements de la bataille spatiale. Soudain, j'ai eu besoin d'un vaisseau pouvant agir comme un remorqueur, et je me suis dit "Utilisons le Hammerhad pour ça." Il a donc fini par avoir un rôle de premier plan."

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L'équipe de Rebels a transmis les modèles en images de synthèse des vaisseaux à ILM, afin d'assurer une bonne transition. Knoll explique que le superviseur des modèles Russell Paul "a fait un peu de reconstruction pour ajouter un niveau de détail nécessaire afin que ça tienne la route dans un long-métrage."
Gareth Edwards explique pourquoi un plan célèbre de Jyn Erso n'est pas dans Rogue One
 
Publié le 7 janvier 2017

Le teaser de Rogue One diffusé en avril 2016 se concluait par un plan de Jyn Erso en train de se retourner dans un décor impérial, les lumières s'allumant autour d'elle. Bien que ce plan était un des plus mémorables de la campagne promotionnelle, il ne fait finalement pas partie du film.  

Lors d'une conférence pour la Directors Guild of America, le réalisateur Gareth Edwards a expliqué le contexte spécial de ce plan. Chaque jour de tournage, son équipe prenait un peu de temps pour filmer des choses qui n'étaient pas prévues dans le scénario, à l'improviste. 

"C'était des choses qui constituaient à mes yeux un beau moment ou une bonne idée, et beaucoup de trucs du trailer sont nés de ce procédé", dit Edwards. 

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"Nous avions fini un plan, et [Felicity Jones] était en train de marcher vers l'endroit du plan suivant, qui était au bout du tunnel", raconte le réalisateur. "Alors qu'elle marchait, quelqu'un a allumé les lumières et elles s'allumaient en faisant "clic, clic, clic". Quelqu'un l'a appelée, elle s'est légèrement retournée et j'ai dit :" Oh mon dieu c'était superbe." Puis j'ai dit : "Arrêtez, arrêtez, arrêtez !" et tout le monde s'est arrêté. "Ca va prendre dix secondes, faîtes tourner la caméra"... Puis, évidemment, les dix secondes sont devenues trente minutes, et nous avons probablement fait dix-sept prises. Ca s'est terminé, et certains se demandaient : "C'était pour quoi, ça ?" Et je répondais : "Je ne sais pas, c'était juste bon de le faire."" 

Par la suite, Edwards a fini par oublier l'existence de ce plan, jusqu'à ce que l'équipe du marketing décide de l'utiliser dans le teaser. 

Cette première bande-annonce contenait également un plan du Directeur Krennic, lui aussi filmé de manière improvisée. Edwards raconte que l'acteur Ben Mendelsohn avait fini de jouer une scène et attendait d'entendre "Coupez !" Mais le réalisateur a décidé de continuer à le filmer un petit moment. "Il y avait un très bon truc qui se dégageait de lui", dit-il. 

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Les monteurs révèlent des ajouts du tournage additionnel
 
Publié le 3 janvier 2017

Yahoo a interviewé John Gilroy et Colin Goudie, deux des monteurs de Rogue One. Voici une traduction des extraits où ils abordent les ajouts du tournage additionnel, qui a eu lieu durant l'été 2016. 

"John Gilroy : [Les refilmages] ont donné le film qu'on peut voir aujourd'hui. Je pense qu'ils ont été incroyablement utiles. L'histoire a été reconceptualisée dans une certaine mesure. Des scènes ont été ajoutées au début et d'autres ont été étoffées. Nous voulions faire plus de choses avec certains personnages, comme Cassian et Bodhi.

Les scènes où Cassian est introduit avec l'espion, et où Bodhi se balade sur Jedha pour aller voir Saw, ont été ajoutées. Et aussi la scène de présentation de Jyn et son évasion du transport. Tout cela a été fait pour mieux mettre en place l'histoire.   

Evidemment, des choses comme celles-ci ont un effet d'entraînement sur tout le film, donc il y a eu beaucoup de travail à faire, et comme l'a dit Colin, nous avons tous les trois retroussés nos manches pour travailler et faire le film que vous avez vu."   

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"Colin Goudie : Ce qu'il faut comprendre par rapport aux scènes d'ouverture que John a décrites, c'est que les introductions dans la scène d'ouverture, dans le prologue, n'ont jamais changé. Jyn était juste une petite fille, puis quand on la voyait adulte, on la voyait d'abord dans une réunion. Ce n'était pas une bonne introduction.   

Donc en montrant Jyn dans une prison, puis son évasion de la prison, et Cassian en mission... tout le monde semblait plus couillu, ou un peu plus enthousiasmant, ou un peu plus intéressant.    

Ils finissent par le devenir dans le film, mais de cette manière, nous commencions sur les chapeaux de roue, ce qui était mieux."   

"John Gilroy : C'était devenu très important de planter les graines de la bonne manière. Il faut mettre en place le film de la bonne manière, puis ça porte ses fruits dans les deuxième et troisième actes."   

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"John Gilroy : "[Le troisième acte sur Scarif] a pas mal changé. Il se passe beaucoup de choses dans le troisième acte. L'action se déroule dans à peu près sept lieux différents. Les mécanismes de l'acte ont pas mal changé en ce qui concerne les personnages. Je ne veux pas trop rentrer dans les détails sur ce qu'il y avait avant, mais c'était différent.   

Nous avons écarté certaines choses faites par nos héros. C'étaient des choses différentes à l'origine.   

Vu qu'il fallait trouver une solution, tout le reste a changé. Toutes les choses étaient liées entre elles, donc faire quelque chose dans un lieu modifiait l'action dans tous les autres lieux... Nous avons travaillé là-dessus jusqu'à la dernière minute, car nous collaborions de près avec ILM, qui nous donnaient des plans temporaires. Nous les insérions, nous travaillions dessus, nous les reconcevions à nouveau.   

C'était vraiment un puzzle très complexe et il a fallu continuer à l'affiner encore et encore, et je suis très fier de ce que nous avons fait là-dessus."   


Par ailleurs, Goudie dément l'existence d'une version beaucoup plus longue de Rogue One : "[Les premiers montages] n'étaient pas plus longs que le film achevé. Je crois que la durée du premier montage n'était pas très éloignée de celle du film à sa sortie. Il y avait peut-être dix minutes de plus. Il n'y a pas de montage mythique de quatre heures, ça n'existe pas."
Gareth Edwards parle de la première scène de Dark Vador
 
Publié le 3 janvier 2017

Gareth Edwards, le réalisateur de Rogue One, est l'invité du prochain Empire Podcast qui sera diffusé cette semaine. Le site d'Empire en a déjà transcrit quelques extraits. Attention, ce qui suit vous gâchera des surprises si vous n'avez pas encore vu le film. 

On apprend qu'une ébauche de texte défilant avait été écrite pour Rogue One : 

"Le premier scénario écrit par Gary Whitta contenait un texte défilant ; et en faisant un, on apprend qu'après la phrase "il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, très lointaine", il y a quatre points de suspension, pas trois. C'est un détail qui compte. Puis à un moment donné, probablement six mois avant qu'on filme, on était à une réunion, et ils parlaient de ne pas inclure de texte défilant car ce sont des films autonomes, qui ne font pas partie de la saga. Et pour être honnête, je me suis d'abord dit : "quoiiiii ? Je veux le texte défilant !" La séquence d'ouverture est en quelque sorte le texte défilant de notre film. C'est la mise en place. Et notre film est né d'un texte défilant ; la raison de son existence est un précédent texte défilant, donc ça aurait fait une boucle infinie qui ne se termine jamais. Ca a juste été une petite chose à abandonner pour pouvoir faire Star Wars." 



Dans les films de la saga, des volets sont utilisés pour les transitions entre deux scènes. Mais ce n'est pas le cas dans Rogue One :

"Il y avait des versions du film avec des volets, puis on a eu l'impression qu'on faisait ça juste parce qu'on le pouvait. Les volets, c'est le truc le plus ringard au monde. Il n'y a que dans Star Wars qu'on peut en faire sans que ce soit ringard. Une partie de moi voulait les volets et les trucs du genre, mais le film est censé être différent. Le studio nous a donné l'autorisation de faire un film unique par rapport aux autres, et on a utilisé ça comme excuse pour essayer de sortir un peu des limites." 

Edwards aborde la première scène de Dark Vador dans le film :

"J'étais jaloux des moments comme celui de L'Empire Contre-Attaque où on voit l'arrière de la tête de Vador et où on se dit "oh mon dieu, c'est vraiment cool", et je voulais essayer de trouver quelque chose comme ça pour notre film. [La scène de la cuve à bacta] a été inspirée de Chris Cunningham, de son idée de tremper quelqu'un dans du lait [comme dans le clip de Bjork] All Is Full Of Love. Vadorest vraiment un grand brûlé, et les moments où il n'est pas dans le costume ne sont pas amusants pour lui ; il n'a pas de confort. J'adore l'idée de montrer que c'est aussi quelqu'un de vulnérable. Vador est très, très mauvais, donc on essaye de laisser entrevoir quelque chose qui lui qui lui donne un peu d'humanité, ou qui nous fait compatir pour lui. Je pense que le fait de voir ces cicatrices, de réaliser que c'est un amputé, de se rappeler de tout cela avant qu'il fasse ses trucs, c'est déchirant. C'est un personnage vraiment riche à bien des égards.



Pourquoi les trailers ont-ils montré Jyn face à un chasseur TIE, un moment qui n'est pas dans le film ? 

"Il y a eu un peu d'affinage du troisième acte en termes de plans spécifiques et de moments, donc certaines choses ont disparu. Mais il s'est avéré que les gens du marketing adoraient ces plans et ont dit : "oh, il faut qu'on utilise ça." On a dit : "Ce n'est pas dans le film." Et ils ont dit : "C'est bon, c'est le métier des gens du marketing : utiliser le meilleur de ce que vous avez fait." Donc il y a plein de petites choses, mais à la fin on se dit : "Je sais que ce n'est pas dans le film, mais l'esprit de ce plan est dans le film." 

Sur le choix de prendre Guy Henry pour jouer Tarkin (sous les traits de Peter Cushing) : 
"Un jour où j'étais avec un des producteurs, [la directrice du casting Jina Jay] m'a envoyé un extrait. C'était Guy Henry, et sa façon de se comporter était comme celle de Peter Cushing. Guy Henry a démarré sa carrière à la télévision britannique en jouant un jeune Sherlock Holmes. Et pour rentrer dans ce rôle, il a regardé tous les vieux films de Sherlock Holmes avec Peter Cushing. Vu qu'il avait essayé d'insufler ça dans son personnage et qu'il est devenu célèbre pour ça, il avait gardé Peter Cushing en lui au fil des ans. Dès que l'extrait s'est terminé, on s'est regardés et on a dit : "On l'a trouvé." Puis j'ai du le convaincre au restaurant. J'allais voir un acteur pour lui dire : "Tu vas être dans un film. C'est un gros film. Ca s'appelle Star Wars. Mais on ne verra pas ton visage. En fait, tu ressembleras complètement à quelqu'un d'autre. Et tu ne pourras le dire à personne."" 



On apprend également dans l'article que le réalisateur Peter Jackson (Le Seigneur des Anneaux, Le Hobbit, King Kong...) a été invité à assister au tournage de la scène où Vador massacre les soldats rebelles. Edwards précise aussi que la réplique prononcée par Leia ("Hope" en VO) est directement tirée d'Un Nouvel Espoir. En revanche, son visage est une composition en 3D.
Doug Chiang raconte la conception artistique de Rogue One
 
Publié le 30 décembre 2016

Après avoir été un des principaux concepteurs artistiques de La Menace FantômeL'Attaque des Clones et Le Réveil de la ForceDoug Chiang s'est vu confier le poste de co-chef décorateur de Rogue One. Dans une interview pour le site officiel StarWars.com, il raconte les origines de plusieurs designs du film. Voici une traduction de certains extraits : 

"La zone grise du design de Star Wars est très délicate, c'est presque un instinct qu'il faut développer. C'est évidemment très facile de concevoir des choses qu'on considère comme des variantes du X-wing ou du chasseur TIE, mais l'univers de Star Wars est vraiment vaste. George [Lucas] a établi un panorama de design tellement vaste pour Star Wars en termes d'évolution, que nous pensions qu'il était impératif d'étendre cela. Et j'adore cette zone grise, car c'est là qu'on prend le plus de risques. C'est là qu'on apporte quelque chose de frais, quelque chose de nouveau, un nouveau point de vue pour le design, mais toujours en l'ancrant dans la réalité et dans Star Wars. Pour moi, c'était très important, car George ajoutait toujours un nouveau design, un design frais, dans chacun de ses films, et c'est vraiment ce que nous voulons faire. Nous ne voulions pas juste recréer les designs que nous avions vu dans l'Episode IV, nous voulions ajouter quelque chose de nouveau."  

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"Nous avons donc amené des choses comme la navette de Krennic et la navette minière. Ces deux choses étaient fortement ancrées dans l'esthétique de Star Wars, mais nous avons reconfigurée celle-ci, nous avons ajouté un élément de nouveauté. Pour la navette de Krennic, nous avons en fait amené un petit élément de design de l'Episode III ; la technologie furtive, pour actualiser les navettes, et ça leur a donné une personnalité intéressante. Ca leur a donné un look de vaisseau vraiment agressif, furtif, que nous n'avions jamais vu auparavant, et pourtant la configuration de Skyhopper est vraiment ancrée dans Star Wars, mais avoir un nouvel élément prenant cela comme base a donné une nouvelle fraîcheur à ce que la navette pouvait être à mon avis." 

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"Je pense que la navette manière était très similaire à cela. Nous savions que nous voulions un vaisseau cargo plus grand, et nous avons évidemment commencé par concevoir une sorte de version plus grande de la navette de Vador [dans Le Retour du Jedi]. J'ai toujours adoré l'idée que les ailes se dépliaient, et qu'elles se repliaient quand la navette atterrissait. Nous avons donc commencé à jouer avec ça en nous disant : "Peut-être qu'au lieu de trois ailes, il pourrait y en avoir quatre", et c'était vraiment quelque chose d'intrigant pour moi."  

"Quand j'ai vu les croquis du vaisseau minier avec les quatre ailes vers le haut pour la première fois, ça m'a vraiment rappelé les voiliers vikings. Lorsqu'ils arrivaient à quai, ils mettaient leurs rames vers le haut. C'était une connexion subliminale vraiment intéressante. J'adorais cette forme. Nous avons donc commencé à prendre cette configuration et à l'affiner un peu plus. À présent, le design achevé a un socle solide parmi les navettes de Star Wars, même si c'est une légère variante de la navette Tydirum [du Retour du Jedi]. Si vous regardez le nez de la navette minière, c'est très similaire dans les proportions, même si les fenêtres du cockpit sont légèrement différentes. Donc on a presque l'impression que ça vient du même fabriquant."

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"Le château de Vador était vraiment amusant. Quand j'ai su que nous allions peut-être revenir à cela j'ai adoré l'idée d'établir un domicile pour Vador. La question initiale était : "Pourquoi Vador vivrait ici ?" Dans nos tête, nous avons commencé à inventer un bout d'histoire. Nous nous sommes dit que cet endroit avait peut-être une signification spéciale pour lui, et qu'il venait là pour méditer et se soigner. Nous sommes parties de l'idée que ça devait peut-être être construit autour de sa chambre avec la cuve à bacta, et qu'il revenait là pour se régénérer et aussi pour méditer."  

"Donc à partir de là, la structure s'est formée autour de la cuve à bacta, et nous avons essayé certaines idées. Nous avons essayé de choisir une forme très emblématique, et nous adorons les grandes tours. Ralph McQuarrie [principal concepteur artistique de la trilogie originale] avait dessiné plusieurs croquis [du château de Vador] qui étaient très intrigants. C'étaient des versions angulaires d'une tour, et j'ai vu le potention de la direction qu'il avait prise, et je l'ai juste exagérée un peu."

"L'idée d'une forme de diapason, d'un aspect de tours jumelles, nous est venue assez tôt. Et c'était vraiment intéressant, car ça a commencé à donner beaucoup d'idées [au réalisateur] Gareth [Edwards], du genre : "Peut-être que la structure est construite de cette façon car c'est comme un diapason. Ca accorde l'énergie du côté obscur." Puis nous avons transporté cela sur Jedha. Le temple de Jedha, la tour qui est là-bas, reflète cela mais du bon côté. Donc quand on voit le film, on peut commencer à se dire : "Ok, Jedha a sa propre tour, qui est configurée comme une tour d'accordage. La tour de Vador, le château de Vador, a la même chose mais c'est noir, tandis que celle de Jedha est blanche." On commence à voir le bien et le mal. On ne le remarque peut-être pas la première fois, mais nous espérons que le public appréciera ce socle de subtilités dans le design. Et j'apprécie toujours d'inclure ces éléments là-dedans car ça rend le design plus cohérent, ça rend le film plus cohérent, et globalement ça rend le langage du design très authentique et réel."


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Chiang révèle que les concepteurs artistiques ont proposé 781 designs différents pour l'U-wing.

"Nous savions que l'U-wing allait être très difficile à concevoir, car la mission donnée par Gareth était : "Ok, créons notre vaisseau inoubliable qui sera comparable au X-wing ou au Faucon Millenium." Dans mon esprit, ils font tous deux partie des designs les plus parfaits. Donc concevoir un vaisseau pouvant concourir au même niveau était juste inimaginable pour moi."

"Nous avons commencé en nous demandant: "Ok, de quoi avons-nous vraiment besoin pour cette histoire ?" L'une des choses était un transport de troupes, donc ça devait être une version du X-wing proche d'un hélicoptère Huey. Nous avons donc commencé sur cette base, mais avec l'idée qu'on pouvait configurer les ailes d'une centaine de façons différentes, si ce n'était des milliers. Nous avons donc commencé à inventer une version locale du vaisseau, quelque chose de graphique, de très mémorable, qu'un gamin pourrait dessiner."

"À partir de là, une fois que nous avions trouvé cette configuration en U, il s'agissait vraiment d'affiner les proportions des ailes, puis des réacteurs, puis du fuselage, et c'est là que l'appréciation pour un design de ce genre peut échapper à beaucoup parmi le grand public. Car c'est comme pour un design automobile où on trouve toujours le même ensemble : quatre roues et une carroserie. Pourtant il y a des centaines de variantes de cela, et certaines sont de véritables classiques, et d'autres sont plus génériques. Nous avions le même problème. Nous avons découvert que lorsqu'on changeait les proportions de l'aile, il fallait aussi modifier les réacteurs. Ou si on modifiait les réacteurs, le fuselage devait devenir plus large. Donc tout affectait une chose ou l'autre, et c'est là que nous avons commencé à jouer avec le design, car à la minute nous changions un élément, nous étions forcés de repenser un autre élément."  

"C'est devenu un design très organique. Nous avons fait des centaines de designs pour essayer de trouver le plus parfait, en termes de ce qui fonctionnait pour l'histoire, de la manière dont Gareth voulait tourner le film, et aussi de la version idéale d'un vaisseau inoubliable. Et c'est une tâche très difficile. La version finale est à mon avis très réussie, et elle paraît très évidente, mais parvenir à ce niveau d'évidence est toujours très difficile."

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"Le TIE Striker était vraiment amusant, car nous voulions inventer un nouveau chasseur TIE, quelque chose qui serait très spécifique à Scarif. Nous avons examiné toutes les différentes possibilités, et elles étaient toutes très intéressantes, mais nous voulions inventer quelque chose de vraiment unique, et nous avons donc fait référence aux avions de la guerre du Vietnam. Nous nous sommes dit : "Ok, les hélicoptères sont vraiment un élément clé. Peut-être que le TIE Striker devrait être la version impériale d'un hélicoptère Huey."

"J'ai donc commencé par reprendre l'idée des ailes ; au lieu de les faire parfaitement parallèles comme celles du chasseur TIE, nous les avons placées en haut. Et graphiquement, quand on voit la silhouette du Striker à l'horizon, les ailes noires qui sont au-dessus commencent à nous rappeler les pales de rotor d'un hélicoptère Huey avec le fuselage en dessous. C'était une image très frappante, très mémorable, donc nous avons voulu construire sur ça. Notre réflexion était en partie ceci : "ok, peut-être que le Striker est spécifique à Scarif car c'est un chasseur d'atmosphère. Il 'est fait spécifiquement pour défendre Scarif.""


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"Le shoretrooper était un de ces excellents exemples où nous avons réalisé ceci : "Ok, peut-être que des stormtroopers ont des armures très spécifiques pour des endroits ou terrains spécifiques." Et le monde auquel nous faisions référence était Endor. Il existait des scout troopers car ils étaient spécifiques à Endor. Nous nous sommes donc dit : "Pourquoi n'y aurait-il pas une version du stormtrooper qui soit spécifique à Scarif, qui pourrait aller dans le sable et dans l'eau ?" Gareth a toujours adoré le scout trooper, tout comme moi. Certaines des premières idées explorées par [le co-designer des costumes] Glyn Dillon consistaient à prendre le casque du scout trooper, qui lui donnait un look de motard, puis à le fusionner avec un stormtrooper ordinaire. Ensuite, nous nous sommes également dit : "Comme ce film se déroule avant l'Episode IV, il y a peut-être une opportunité pour apporter aussi quelques petits éléments des soldats clones." Nous avons donc apporté ces éléments là-dedans."  

"Le design final est à mon avis un très bon mélange entre les soldats clones, les scout troopers et les stormtroopers, le tout étant très spécifique à Scarif. Gareth a toujours voulu un stormtrooper aux tons chauds, à la couleur de sable, pour que ça donne du sens au fait qu'ils soient sur Scarif où il y a du sable. Mais ensuite, Glyn s'est inspiré du modèle de couleurs du Messerchmitt [un chasseur de la Seconde Guerre Mondiale], dont la couleur de base était brun clair, mais qui avait aussi des pièces bleues et oranges très élégantes. Là encore, cela renforce la connection avec quelque chose d'historique que nous connaissons ; cela fait la connection avec l'Episode IV, dont la technologie, les véhicules et les colorations étaient inspirées de la Seconde Guerre Mondiale. Donc le shoretrooper est à mon avis un merveilleux assemblage de tous ces prérequis dans quelque chose de nouveau." 

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"Dans certaines des premières discussions sur le design, Gareth pensait très fortement que nous devions rendre les stormtroopers et les gardes impériaux très menaçants. Il a toujours pensé que quand on ajoutait des costumes sur des athlètes, ça tendait à leur faire prendre de l'épaisseur et à les transformer en joueurs de football américain. Il a toujours voulu quelque chose de plus élégant, comme si nous prenions des guerriers athlétiques très minces et que nous les recouvrions. Il a toujours souhaité un look vraiment mince, élégant."

"Il y avait un croquis d'une version préliminaire du stormtrooper que Ralph McQuarrie avait fait pour une des peintures de production de l'Etoile de la Mort. C'était une interprétation vraiment élégante du stormtrooper, car Ralph avait cette incroyable capacité à styliser des personnages. Ses personnages étaient toujours très élégants, très grands et très fins, et Gareth adorait ça, et j'adore ça aussi. Et nous nous sommes dit : "Ok, comment pouvons-nous faire ça ? Comment apportons-nous cela dans les designs que nous faisons ?" Car il y avait une élégance menaçante dans ces proportions."  

"Gareth voulait engager des athlètes très fins, et il pensait que plus ils seraient fins, plus ils seraient menaçants, car c'étaient des super athlètes et ils paraissaient très minces. Durant les premières explorations que nous avons faites pour les Death Troopers, nous nous sommes dit que nous pourrions peut-être franchir cette ligne, pour que ça trouble un peu le public. Pour qu'ils se demandent : sont-ils robotiques ou humains ? Nous les avons donc rendus un peu plus grands, un peu plus fins. Mais dès le début, nous avons exploré l'idée qu'ils étaient peut-être robotiques. Au final, nous avons décidé qu'ils seraient plus menaçants s'ils étaient humains, mais nous avons gardé les proportions vraiment fines, élégantes."

Ce que Ben Mendelsohn a vraiment dit sur les différentes versions
 
Publié le 29 décembre 2016

Dans une nouvelle interview pour le site ColliderBen Mendelsohn aborde à nouveau le tournage de Rogue One. L'acteur jouant le Directeur Krennic confirme que des versions alternatives de plusieurs scènes ont été filmées. Toutefois, il est clairement indiqué que cela s'est fait dès le tournage principal, en 2015.

Contrairement à ce qu'on peut lire sur le web, Mendelsohn ne confirme donc pas les rumeurs prétendant que le tournage additionnel de 2016 aurait modifié le film en profondeur. Cela reste une possibilité, mais l'équipe de Rogue One se tient à sa version selon laquelle seuls de petits ajouts et modifications auraient été filmés cet été. 

Voici l'extrait de l'interview en question : 

"COLLIDER : De nombreuses personnes à qui j'ai parlé m'ont dit (et c'est peut-être faux) que lorsque vous avez tourné, les scènes ont été jouées de multiples façons, afin que dans la salle de montage... 

MENDELSOHN : Oui, absolument, tout à fait. Nous avions de multiples façons de lire tel ou tel scénario, nous en avions de multiples interprétations. Comme ça, s'ils devaient faire un choix, il y aurait une multitude de façons d'approcher ces différentes choses. Et pour avoir vu le tournage de scènes cruciales, je sais qu'il y a des interprétations très différentes d'au moins quatre de ces scènes.

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COLLIDER : Donc en substance, il existe une version complètement différente du film qui pourrait être présentée comme un montage alternatif.
 

MENDELSOHN : Absolument, avec d'énormes différences au sein de vingt ou trente scènes d'après moi.

COLLIDER : C'est dingue. 

MENDELSOHN : Ce serait vraiment le cas. Il y aurait des interprétations énormément différentes.

COLLIDER : Vous avez vu le film terminé. 

MENDELSOHN : Oui, monsieur.

COLLIDER : Quand vous le regardiez, est-ce que vous vous disiez : "Oh, il a choisi cette prise où j'étais en colère quand je jouais la scène..." 

MENDELSOHN : Oui. Et je me suis dit plusieurs fois : "Oh wouaouh ! Il a choisi ça. Celle-là, oui. Ok, je vois." Parce que j'avais vu certaines scènes lorsqu'on était en train de les construire et de penser à telle ou telle façon de les jouer, et j'avais vu plusieurs scènes lorsqu'ils nous appelaient pour faire des choses. Ils me passaient la scène, elle était montée d'une certaine façon, et on réenregistrait les dialogues par-dessus. Puis quand j'ai vu le film l'autre jour, je me disais "Oh wouaouh ! Oui, maintenant ça se déroule comme ça." Donc il y en a un tas.

COLLIDER : On m'a dit que le film avait eu un tournage additionnel et des scènes refilmées, et que l'une des raisons était que ça avait été joué de différentes façons, et qu'ils avaient besoin de faire des petits plans additionnels pour relier une partie de ce tissu. 

MENDELSOHN : Ca pourrait très bien être la raison, car durant la construction ils ont dit : "Voici la version qu'on adore. Donc maintenant filmons cela, cela et cela."

Les coulisses de la recréation numérique de Tarkin et Leia
 
Publié le 27 décembre 2016

[Note : cette actualité a été écrite avant l'annonce du décès de Carrie Fisher] 

Dans un nouvel article du New York Times, l'équipe de Rogue One revient sur la recréation numérique du Grand Moff Tarkin et de la Princesse Leia

Les créateurs de l'histoire ont toujours estimé qu'il serait illogique que Tarkin soit absent du film alors que l'Etoile de la Mort tient une place si importante. 

"S'il n'était pas dans le film, il aurait fallu expliquer pourquoi il n'est pas dans le film", dit Kiri Hart, cadre de Lucasfilm en charge du développement des histoires et co-productrice de Rogue One. "[L'Etoile de la Mort] est un peu sa chose."

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Un mélange de performance d'acteur et d'effets numériques a été nécessaire pour redonner vie au personnage sous ses traits d'Un Nouvel Espoir. L'acteur Guy Henry (Rome, Harry Potter) a repris le rôle. Il a été choisi parce que sa constitution et sa stature étaient proches de celles de Peter Cushing, l'acteur original décédé en 1994. Henry parvenait également à s'exprimer d'une manière similaire. 

Durant le tournage, il portait du matériel de motion-capture sur sa tête, afin que son visage puisse être remplacé par une recréation numérique du visage de Cushing. 

John Knoll, chef de la création au studio d'effets spéciaux ILM et superviseur des effets visuels de Rogue One, décrit le processus comme "du maquillage en version super high-tech et nécessitant beaucoup de main d'oeuvre. Nous transformons l'apparence de l'acteur pour qu'il ressemble à un autre personnage, mais en utilisant la technologie numérique."

De nombreuses questions techniques se sont posées. Par exemple, l'éclairage utilisé dans Rogue One étant différent de celui d'Un Nouvel Espoir, l'équipe d'ILM s'est demandée s'il ne fallait pas l'ajuster pour Tarkin. Hal Hickel, superviseur de l'animation, explique qu'éclairer le personnage "comme il l'était dans Un Nouvel Espoir améliorait la ressemblance, mais ça nuisait au réalisme car il paraissait différent des autres acteurs dans la scène."

Il a également fallu que Henry étudie les tics de Cushing dans les enregistrements d'Un Nouvel Espoir. "Quand Peter Cushing fait le son "aah", il ne bouge pas sa lèvre supérieure", explique Knoll. "Il n'ouvre sa machoire qu'à moitié, et ça fait une forme carrée avec sa lèvre inférieure, qui expose ses dents du bas." 

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Knoll dit qu'avant que ce genre de nuances soient prises en compte, leur création "ressemblait peut-être à un membre de la famille de Peter Cushing mais pas exactement à lui." 

D'après Hickel, les animateurs avaient une règle d'or : "Le réalisme devait l'emporter sur la ressemblance".

Knoll dit que des plans de secours étaient prévus si jamais la recréation numérique n'était pas convaincante : "Nous avons parlé de faire participer Tarkin aux conversations via un hologramme, ou bien de transférer ses dialogues à d'autres personnages."

Depuis la sortie du film, certains articles de presse ont jugé le procédé indigne envers Cushing. Mais Lucasfilm et ILM disent que leur recréation de l'acteur a été faite avec l'accord de ses héritiers. 

Knoll dit que son équipe avait entendu "l'argument de la pente glissante", leur reprochant d'ouvrir la voie à la recréation de nombreux acteurs morts dans de futurs films. "Je ne pense pas que ça arrivera", répond-il. "Ca a été fait pour des raisons scénaristiques très solides et défendables. C'est un personnage très important pour ce genre d'histoires. C'est extrêmement intensif en main d'oeuvre et coûteux à faire. Je n'imagine pas qui que ce soit se lancer dans ce genre de choses de manière désinvolte."

Le technicien ajoute qu'il n'est pas prévu de réitérer l'expérience dans les prochains films Star Wars :  "Nous ne comptons pas faire de la recréation numérique en abondance à partir de maintenant. Ca avait juste du sens pour ce film en particulier."  

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(image d'Un Nouvel Espoir

L'article de New York Times aborde également la recréation numérique de Leia pour la dernière scène de Rogue One. Dans le premier plan, lorsque Leia est vue de dos, elle est jouée par Ingvild Deila. Puis, quand elle est vue de face, son visage et son costume sont des recréations numériques de Carrie Fisher à partir d'images d'Un Nouvel Espoir. La main est toujours celle de Deila. 

"Pour que ce moment d'espoir tienne ses promesses, on le renforce en montrant son visage", dit Hart. "C'est la meilleure utilisation possible des effets : renforcer l'émotion de l'expérience pour le spectateur." 

Les images d'archives de La Guerre des Etoiles ont également permis à l'équipe de Rogue One d'inclure Red Leader et Gold Leader sous les traits des acteurs originaux Drewe Henley et Angus MacInnes. Leurs images ont été transférées par rotoscope et insérées dans des cockpits en images de synthèse. Knoll précise toutefois qu'il a fallu faire de légères retouches numériques sur les pilotes car ils étaient "un peu sous-exposés"

Knoll nie être en possession d'une "vaste mine d'or" d'images non utilisées de La Guerre des Etoiles. "George [Lucas] était plutôt économe dans la façon dont il tournait les films à l'origine", explique-t-il. "Quand une performance le satisfaisait, il disait "Très bien ; j'ai ce qu'il faut.""

Gareth Edwards parle de la première fin envisagée
 
Publié le 20 décembre 2016

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Dans la dernière partie de Rogue One, tous les héros meurent sur Scarif. Ce choix scénaristique n'était pas fixé dès le départ, comme le raconte le réalisateur Gareth Edwards dans l'Empire Podcast : 

"C'est une grande tradition de Disney, n'est-ce pas ? Tous leurs personnages meurent dans tous leurs films. Je pense que c'était dans une version préliminaire, dans la toute première version, qu'ils ne [mouraient pas] dans le scénario. On supposait qu'on ne pouvait pas faire ça, qu'ils ne nous laisseraient pas le faire. Donc on essayait de trouver comment terminer sans les faire mourir."  

"Puis tout le monde l'a lu, et il y avait cette sensation qui nous faisait dire : "Ils doivent mourir, non ?" Et tout le monde répondait, "Ouais, c'est possible ?" Et on pensait qu'on n'aurait pas l'autorisation, mais  [la présidente de Lucasfilm] Kathy [Kennedy] et tous les gens de Disney ont dit : "Oui, ça a du sens. Je suppose qu'ils doivent mourir car ils ne sont pas dans Un Nouvel Espoir." " 

"Et à partir de ce moment, on avait l'autorisation, et je m'attendais constamment à ce que quelqu'un dise : "Vous savez quoi, est-ce que vous pourriez juste filmer une scène supplémentaire où on voit Jyn et Cassian qui vont bien, qui sont sur une autre planète, et bla bla bla..." Et ça n'est jamais arrivé, personne ne nous a donné une note indiquant qu'on devait faire ça." 


A priori, la version dont parle Edwards est celle de Gary Whitta, le premier scénariste engagé pour le film.
Dave Filoni commente les références à Rebels
 
Publié le 20 décembre 2016

Un nouvel article d'Entertainment Weekly revient sur les références à la série animée Rebels présentes dans Rogue One, avec de nouvelles images officielles. 

Le droïde Chopper apparaît à la gauche de l'écran au moment où un officier de communications alerte Mon Mothma des évènements en cours sur Scarif

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"J'étais sur le tournage quand ils ont filmé cette scène avec lui dans le hangar", dit Dave Filoni, producteur exécutif de Rebels. "Tous ceux qui travaillaient sur le tournage connaissaient Chopper, et ils parlaient de lui comme si c'était un chien. Ils l'aimaient tous, ils pensent qu'il est amusant, mais ils savent qu'il est grincheux." 

Le Ghost, le vaisseau du groupe de héros de Rebels, apparaît également dans Rogue One où il participe à la bataille de ScarifJohn Knoll, producteur exécutif du film, s'est d'abord assuré auprès de l'équipe de la série que le Ghost serait toujours en activité à cette période. Rogue One se déroule en effet quelques années après Rebels

On voit ici le Ghost en haut à gauche de l'écran, sur une aire d'atterrisage de la base de Yavin 4.  

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Filoni dit qu'on verra peut-être un jour les évènements de Rogue One racontés du point de vue de l'équipage du Ghost dans une future saison de Rebels. "J'ai déjà quelques théories sur l'histoire derrière tout ça", dit-il. "Je peux imaginer faire entièrement la bataille de Scarif de leur point de vue, quels que soient les personnages étant dans le Ghost à ce moment-là." 

Ci-dessous, le Ghost est dans la partie inférieure gauche de l'image. Ce plan de la bataille de Scarif avait été dévoilé dans un spot TV avant la sortie du film. 

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D'autres références à Rebels ont également été intégrées dans le film. À un moment, un certain Général Syndulla est convoqué à la salle de réunion de la base rebelle. C'est Matt Wood, le superviseur du son, qui prononce cette ligne de dialogue. 

Filoni confirme que c'est bien Hera Syndulla qui est convoquée. "Je peux clarifier que c'est vraiment Hera qui est appelée, pas son père", dit-il. "C'est une révélation faite par le film, mais je préfère que toutes les [références] soient correctes. Hera deviendra un jour un général de l'Alliance Rebelle." 

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Un autre lien entre Rogue One et Rebels sera bientôt concrétisé, Saw Gerrera devant apparaître dans le prochain épisode de la série. Pour rappel, ce personnage avait d'abord été introduit dans la série The Clone Wars.
Gareth Edwards a redonné vie à deux pilotes grâce aux archives d'Un Nouvel Espoir
 
Publié le 19 décembre 2016

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Dans Rogue One, certains des pilotes rebelles participant à la bataille de Scarif étaient déjà apparus dans l'Episode IV : Un Nouvel Espoir, qui se déroule immédiatement après. 

Dans une interview pour RadioTimes, le réalisateur Gareth Edwards explique avoir manipulé des images d'archives d'Un Nouvel Espoir pour redonner vie à deux de ces personnages. Il s'agit de Garven Dreis, alias Red Leader (joué par Drewe Henley à l'époque), et de Jon "Dutch" Vander, alias Gold Leader (joué par Angus McInnes). 

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"Nous avons été au Skywalker Ranch, et les archives sont là-bas", dit Edwards.

"Et alors qu'on se baladait, qu'on faisait tous les trucs cool, qu'on regardait le Faucon Millenium et qu'on essayait la veste de Han Soloet des choses comme ça, on a aperçu des boîtes de pellicule à l'arrière, en bas. On a demandé : "C'est quoi ?", et ils ont répondu : "Oh, c'est La Guerre des Etoiles.""  

"Et j'ai demandé... : "est-ce que quelqu'un a passé en revue tout cela ?" Et ils ont répondu : "Pas vraiment, ça n'a pas été complètement numérisé.""  

"Nous avons obtenu les documents des négatifs, et nous avons trouvé les séquences d'Un Nouvel Espoir qui n'avaient pas été utilisées. Et il y a de la photographie et des lignes de dialogues de pilotes qui n'ont jamais été incluses dans Un Nouvel Espoir." 

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"Grâce à sa magie, [le studio d'effets spéciaux] ILM les a découpés, manipulés et placés dans nos cockpits."
 
"C'est le genre de choses pour lesquelles on se demande : "Combien de gens le remarqueront ?" Vous voyez ce que je veux dire ? On se demande : "Est-ce que ça représente beaucoup d'effort pour une toute petite récompense ?" 

Le réalisateur a finalement été rassuré par la réaction du public : "À la première mondiale de Los Angeles, il y a eu des acclamations énormes à un moment particulier du film", dit-il. "Ce fut le seul moment durant la première où j'ai levé le poing en l'air."

Dans une interview pour San Francisco Chronicle, le superviseur du son Matthew Wood précise qu'Angus McInnes, l'acteur ayant joué Gold Leader dans Un Nouvel Espoir, est revenu enregistrer des lignes de dialogues pour Rogue One.
C'est également le cas de David Ankrum, qui avait doublé Wedge Antilles, alias Red 2, dans l'Episode IV (l'accent américain de Denis Lawson n'était pas au point). Wedge n'apparaît pas à l'écran dans Rogue One, mais on entend sa voix durant la bataille de Scarif.
Edwards raconte la recréation numérique de personnages d'Un Nouvel Espoir
 
Publié le 17 décembre 2016

Depuis la sortie de Rogue One, un des aspects les plus commentés est la présence du Grand Moff Tarkin et de la Princesse Leia. En effet, les deux personnages apparaissent exactement sous les traits des acteurs Peter Cushing et Carrie Fisher à l'époque de l'Episode IV : Un Nouvel Espoir (sorti en 1977).

Dans une interview pour RadioTimes, le réalisateur Gareth Edwards explique que ce résultat a été atteint grâce à une combinaison entre des performances de nouveaux acteurs et des effets spéciaux numériques.

"Ca a coûté beaucoup de sang, de sueur et de larmes [au studio d'effets spéciaux et d'animation] Industrial Light & Magic", dit Edwards. "[Le chef de la création à ILM] John Knoll, qui a eu l'idée de faire ce film, a présenté à Lucasfilm l'idée de faire un film à partir du texte d'ouverture d'Un Nouvel Espoir."

"Et il a toujours incité agressivement à repousser les limites de ce que peuvent faire les effets visuels. Nous discutions de cela en concevant le film, et quand on commence à le concevoir on se dit : "vous savez quoi, certains personnages devront apparaître dans le film, et je ne sais pas comment nous allons faire ça.""

"On se dit : "Qu'est-ce qu'on fait ? On engage des acteurs qui leur ressemblent ? On ne les inclut pas dans le film ? On ne fait que les mentionner ?""

C'est Knoll, également superviseur des effets visuels de Rogue One, qui l'a convaincu de faire apparaître Tarkin et Leia sous leurs apparences originales.

"John disait toujours : "Non, on peut le faire, on peut le faire, on peut le faire"", dit Edwards. "Il était très confiant, et nous... vous savez, pour être honnête, beaucoup de gens ont été nerveux tout le long, ils se demandaient "ça va vraiment se faire ?" Et nous l'avons joué à quitte ou double."

Pour se mettre dans la peau de Tarkin à la place de Cushing (mort en 1994), un nouvel acteur a été engagé : "Un acteur nommé Guy Henry, qui est dans Holby City, l'a joué et il était incroyable", dit le réalisateur.

Henry est également apparu dans Rome et Harry Potter.

"C'était quelque chose d'énorme pour lui, c'était très aimable de sa part, car il fait une grosse performance et n'obtient pratiquement aucun crédit pour cela", ajoute Edwards.

"Il allait être entièrement remplacé, et a donc du garder tout cela secret. Donc, hum, c'était beaucoup lui demander."

Bien que Fisher ait repris le rôle de Leia dans la nouvelle trilogie, il n'était pas concevable de la rappeler pour Rogue One. C'est donc l'actrice Ingvild Deila qui l'a jouée dans la dernière scène du spin-off.

"Idéalement, on prend les acteurs originaux pour jouer ces rôles, mais il s'est passé depuis trente ans depuis, donc c'est impossible", dit Edwards.

"Les gens ont tellement vieilli qu'on ne peut même pas leur faire faire de la motion-capture. En vieillissant on n'est plus le même, tout notre langage corporel est différent."

"Nous avons donc du engager des acteurs spécifiques pour les jouer. Et il y a eu des auditions pour tout cela aussi."

Edwards décrit le tournage dans un cockpit de X-wing
 
Publié le 8 décembre 2016

Dans un nouvel article d'Entertainment Weekly, Gareth Edwards raconte un moment particulier du tournage de Rogue One, où des écrans géants projetaient la bataille spatiale autour d'un X-wing. 

"Lorsque nous filmions les passages du film dans le X-wing, le [cockpit du] X-wing était monté sur un cardan pour qu'il puisse bouger, comme s'il volait réellement", dit le réalisateur. "Et tout autour il y avait les écrans 180 degrés, qui projetaient l'espace et une trajectoire de vol pré-animée tandis que le X-wing bougeait, comme s'il volait réellement." 

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"J'ai été à l'intérieur du X-wing, j'ai mis la caméra au-dessus de mon épaule et ils ont fermé le cockpit. Puis la chose a commencé à voler et nous avons commencé à traverser l'espace dans une bataille spatiale. Et je la filmais, j'essayais de tout filmer et j'essayais de faire les meilleurs plans possibles." 

"À la seconde où c'était fini, j'avais été tellement transporté dans une galaxie lointaine, très lointaine que j'avais oublié que j'étais [aux studios] Pinewood, vous savez ? J'avais oublié que j'étais juste Gareth avec une caméra. Je pensais que j'étais dans cette bataille spatiale."
Les créateurs de Rogue One racontent les coulisses
 
Publié le 29 novembre 2016

L'équipe de Rogue One s'est récemment exprimée dans plusieurs magazines anglo-saxons. Voici des extraits d'interviews tirés de Total Film, SFX Magazine et Empire.


Rogue One étant une préquelle d'Un Nouvel Espoir, le défi était de savoir par où la commencer. "D'habitude, pour un film, on a une très bonne mise en place et un très bon début, et le gros défi est dans la manière de le terminer", dit le réalisateur Gareth Edwards"Généralement, c'est la chose sur laquelle on se remue les méninges un million de fois. Sur ce film, nous savions plus ou moins où nous nous dirigions, mais il s'agissait de savoir comment débuter ce voyage. C'était le problème exactement opposé à celui qu'on a habituellement, et ça paraissait être un problème plus simple car je pense que les films doivent devenir plus intenses et culminer à la fin. Donc ça semblait être un très bon point de départ d'être certain de la direction où nous allions et de savoir qu'il y avait cette montée en puissance qui allait être la récompense du film."

Edwards décrit sa vision d'un film Star Wars : "Coller Star Wars sur une affiche ne suffit pas à faire un film Star Wars. Nous avons essayé d'obtenir la combinaison magique avec laquelle nous avons tous grandi - ce mélange entre une toile épique et une sorte de noyau émotionnel en son coeur concernant un petit groupe de gens ayant parfois des liens familiaux. Ca semblait très shakespearien. C'est que ce George Lucas avait emprunté lorsqu'il a fait les films originaux."

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Le réalisateur parle de l'héroïne Jyn Erso : "Jyn n'est pas comme certains personnages des autres films Star Wars où devenir un héros était leur prédestinée, où il avait toujours été prévu d'une façon magique qu'ils sauveraient la galaxie. Jyn était sur une trajectoire l'emmenant vers une vie complètement différente, et une chose se déroulant tôt dans le film et tôt dans sa vie brise tout et l'envoie sur un chemin différent. Je voulais que le film donne l'impression que ce n'est pas quelqu'un qui était née pour être un soldat, qu'elle était destinée à autre chose et qu'elle a été forcée de vivre cette vie. Ca pourrait mal finir pour elle, et je pense que ça nous rend plus impliqués que si c'était quelu'un qui est un dur à cuire dès début et qui passe son temps à botter des culs."

Dès que John Knoll (superviseur des effets visuels et chef de la création à ILM) a eu l'idée originale du film, il était prévu que le personnage principal soit une femme. Edwards explique : "Une partie du processus de mise à bien de ce film consistait à examiner les ingrédients qui constituent Un Nouvel Espoir et à inverser un tas d'entre eux, puis à regarder ce qui fonctionnait. Le plus évident est que le héros est un homme, donc pourquoi pas une héroïne cette fois ? Ca semblait être un bon choix. C'est comme pour Alien, où l'anecdote classique est qu'ils n'avait pas écrit le rôle de Ripley pour une femme, ils l'avaient écrit pour un homme, et à la dernière minute ils ont changé leur choix d'acteur et c'est devenu Sigourney Weaver. Je pense que si on échangeait Jyn contre un homme, rien ne contredirait cela dans le film. Le rôle de Jyn n'est pas écrit pour une fille, il est écrit pour une personne, et il s'est juste avéré que nous avons choisi une femme."

Jyn est accompagnée d'un groupe de rebelles, mais on n'appprendra pas tout sur chacun d'entre eux : "Concernant le passé des personnages dans Star Wars, ce qui est tellement bien est que pour Han Solo, ou même pour Luke et son père, on n'a pas de conversation de dix minutes là-dessus", dit Edwards. "On effleure juste le fait que Han doit de l'argent à Jabba, et c'est à peu près tout, ou bien on nous dit dans le premier Star Wars que le père de Luke était un pilote, et qu'il a été tué par Dark Vador. Ce sont de petites idées très courtes, et elles font courir notre imagination. Tout le monde a un passé dans notre film, et tout le monde a vécu quelque chose qui les a amené dans cette situation [combattre l'Empire]. Nous avons ici un ensemble, donc il s'agit de servir tous ces personnages d'une manière qui n'interfère pas avec le rythme du film ni avec l'histoire... Nous espérons avoir trouvé le bon équlibre, avec assez d'indices et d'aperçus, mais jamais l'entièreté. Ces histoires pourront être approndies dans des romans !"

Rogue One contient évidemment de nombreux effets spéciaux numériques, mais l'équipe d'Edwards a tenté de se modérer : "Nous avons essayé de faire attention avec l'attrait des images de synthèse", dit le réalisateur. "C'est vraiment tentant, car à présent certaines choses sont possibles si on en a envie. Et un certain langage cinématographique a évolué à cause de cela, ce n'est plus le même qu'à l'époque d'Un Nouvel Espoir, L'Empire Contre-Attaque et Le Retour du Jedi. Avec l'ordinateur, nous avons donc essayé de faire seulemennt des choses visuelles qu'on pourrait faire dans la réalité avec des maquettes et du tournage réel, et nous prenons soin d'essayer d'être vigilants à propos de ça."

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Durant la préproduction, Edwards a réalisé quelque chose concernant les armes de Star Wars : "Dans nos cerveaux, on pense que Star Wars est à 50% de la science-fiction et à 50% inspiré de l'Histoire et du monde réel, mais en réalité c'est plutôt à 90% inspiré de l'Histoire et du monde réel et c'est à 10% de la science-fiction. À un point tel que lorsqu'ils concevaient toutes les armes et les pistolets, et qu'ils m'ont montré des idées pour des pistolets de Deathstroopers, j'ai commis un de mes premiers faux pas. Il y avait plein de designs différents, et je me disais : "celui-ci paraît trop archaïque, celui-là ressemble trop à ce qu'ils avaient durant la Seconde Guerre Mondiale." Ils me répondaient que c'était exactement l'arme des stormtroopers dans Un Nouvel Espoir. [À l'époque], ils s'étaient contenté de prendre des pistolets et des costumes du monde réel, en modifiant juste un petit truc pour qu'on sente que c'est Star Wars - si on va trop loin, ça devient Flash Gordon ou Star Trek."

Le style d'Un Nouvel Espoir a profondément inspiré les concepteurs artistiques, selon le réalisateur : "Quand on regarde ce que faisaient les [designeurs originaux] Ralph McQuarrie, Joe Johnston et tous les autres, il y a une certaine esthétique dont ils ne pouvaient pas se débarasser, et c'est vraiment génial. On voit beaucoup de formes et d'idées répétitives. Il y en a une qui est évidente : l'Etoile de la Mort ressemble beaucoup au haut de la tête de R2-D2. Elle a les mêmes proportions, et on voit ces formes réapparaître partout, donc l'astuce était d'essayer d'examiner ces formes, de les copier inconsciemment et de les inclure dans les designs."

Edwards explique que le design de l'U-wing, le nouveau vaisseau rebelle, est le fruit d'un long travail : "C'est une situation de rêve d'essayer d'inventer un vaisseau qu'on n'a pas vu dans la trilogie originale mais qui donne l'impression qu'il pourrait exister. Ca a pris une éternité, à peu près six mois. Il y avait littéralement des milliers de designs... Nous ne nous sommes pas dit "Ok, concevons un U-wing". Nous nous sommes dit : "Faisons ce qui nous semble bon puis nous choisirons la lettre de l'alphabet qui lui ressemble le plus !""

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En montrant la lune de Jedha, occupée par l'Empire, le réalisateur voulait faire passer une idée forte : "La guerre, ce n'est pas que les combats. Je sais que ça semble idiot de dire ça, mais la guerre c'est aussi les conséquences et le prix qu'on paye. Jedha est censée représenter un territoire occupé et la conséquence de l'incapacité à faire quoi que ce soit contre l'Empire. L'idée était que si l'on n'arrêtait pas cette chose, on assisterait à ce genre d'oppression dans toute la galaxie, donc le film est parsemé d'images des conséquences du fait de laisser le mal prendre le pouvoir."

Durant la préproduction, le créateur de Star Wars en personne a rendu visite à Edwards et son équipe. "Je dois ma carrière à George Lucas", dit le réalisateur, pour qui cette rencontre était "probablement mon moment le plus nerveux".  "[Lucas] incarne Star Wars plus que quiconque ne le pourra jamais", ajoute-t-il. "Il est la raison pour laquelle tout cela existe. Pas juste un peu, mais complètement. Donc l'idée qu'il passe faire une visite était... Je ne sais pas, je me sentais comme si nous construisions une église et que Dieu venait nous contrôler."

"Tout ce qu'il aimait avait pratiquement l'assurance d'être dans le film", assure Edwards. "Par exemple, il y avait un casque que nous adorions mais que ne ne savions pas où mettre ; il n'y avait pas vraiment d'opportunité de l'utiliser. Mais quand [Lucas] est passé devant et a dit : "C'est cool, j'aime ça", nous nous sommes regardés en pensant : "Ok, il faut que nous mettions ça dans le film !"


Le réalisateur dit qu'il se sentait "comme un gamin dans une confiserie" durant la préproduction. "Les gens de Lucasfilm nous laissent le temps de sortir cela de notre tête", ajoute-t-il. "Car au début, je pense que chaque cinéaste veut inclure tous les éléments de Star Wars dans chaque film, puis il réalise lentement que c'est idiot et que ça ne fonctionne pas ; ça rend l'univers petit."


Durant cette phase de préparation, le réalisateur a vu une restauration 4K d'Un Nouvel Espoir fournie par Lucasfilm. "La chose qui m'a surpris, que je n'avais jamais remarqué avant de voir le film comme il se doit, est que les yeux de Dark Vador sont toujours plus haut que ceux de tous les autres personnages dans la pièce", dit-il. "Même quand il est plus loin, ce qui le rendrait normalement plus petit, la caméra se lève pour qu'il reste le plus grand."

Il admet que stylistiquement, "c'est une chose bizarre à faire", mais que seule cette méthode lui a semblé satisfaisante pour filmer Vador.

Rogue One montrera à nouveau l'intérieur de l'Etoile de la Mort. Edwards a souhaité rester fidèle à ce qu'on voit dans l'Episode IV : "Les intérieurs sont pratiquement ce qui a déjà été établi. Nous n'avions pas autant de scènes à l'intérieur de l'Etoile de la Mort que dans Un Nouvel Espoir, donc puisque nous n'allions pas faire grand-chose, nous avons décidé de faire des décors classiques, traditionnels."

Par rapport à 1976, une nouvelle technique a toutefois été utilisée : "La différence était que nous avions placé un écran géant là-haut", dit le réalisateur. "Les choses qu'ils regardent, les informations, étaient vraiment là-haut, illuminant la pièce."

Quand au ton du film, Edwards en parle ainsi : "Je pense qu'il serait juste de dire que le ton est peu plus adulte que celui de certains des autres films. Je me souviens, quand j'avais une dizaine d'années, je voulais voir des films comme Rambo et Alien. Rogue One n'est pas comme ces films. Ce n'est pas à ce niveau-là. Je pense que ça plaira aux gamins, mais aux gamins qui aiment les films un peu plus adultes."

"Quand nous nous demandons : "Quel est le ton de ce film ? À quoi voulons-nous le comparer ?", la référence évidente au sein de Star Wars serait L'Empire Contre-Attaque", ajoute-t-il. "[L'Empire Contre-Attaque] est maussade et sérieux, mais il contient de la légèreté. Si on retrouve le même ton dans un film entier, ça ne fonctionne pas. Il faut un contraste. L'Empire Contre-Attaque était définitivement la référence pour ce qui est de l'équilibre parfait."

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Le concept de Rogue One est né en 2003, lorsque Knoll supervisait les effets numériques de La Revanche des Sith. En entendant Lucas parler de l'apparition de l'Etoile de la Mort, il se mit à imaginer l'histoire des "espions rebelles" dont le texte défilant de l'Episode IV disait qu'ils avaient volé les plans de la station de combat. Il proposa alors à Lucas et au producteur Rick McCallum d'intégrer cette intrigue dans la série live qui était en développement. Mais cela ne cadrait pas avec le projet, et Knoll dut attendre début 2013 pour tenter une nouvelle approche. Il proposa à Kathleen Kennedy, la nouvelle présidente de Lucasfilm, et à Kiri Hart, la dirigeante du développement des histoires, de raconter cette histoire sous forme de film. 

Durant cet entretien de quarante-cinq minutes, Knoll leur expliqua sa vision du spin-off : "Une sorte de cambriolage dans l'installation la plus sécurisée de l'Empire pour voler les plans de l'Etoile de la Mort, dans le style de Mission Impossible." Il cita également comme sources d'inspiration Les Canons de Navarone, Ocean's Eleven et Zero Dark Thirty. Il précisa que ce serait centré sur de nouveaux personnages, tout en laissant la possibilité d'une apparition de Dark Vador.

Pour Kennedy, c'était "plus concret et solide" que toutes les autres idées de spin-off alors à l'étude.  "C'est ensuite devenu graduellement ce qu'on a aujourd'hui", dit Knoll. 

D'après Knoll, les Star Wars Stories étaient censées être "plus petites, plus décousues, à moindre budget" que les épisodes de la saga. Mais Rogue One "est devenu de plus en plus épique" au fur et à mesure du développement.

Pour Edwards, Rogue One a un atout par rapport aux films de la saga : "Une partie de l'attrait de l'histoire est que c'est une période sombre où les gens se battent, meurent, et s'engagent dans des actes de bravoure sans l'avantage des pouvoirs de la Force. Ce sont des gens ordinaires qui ressentent qu'ils doivent faire quelque chose contre le mal se produisant dans l'univers. Il n'y aura pas de solution magique. Ils devront résoudre cela eux-mêmes. Le film parle de gens auxquels je peux m'identifier."

Certains décors du film étaient construits à 360°, ce qui permettait à Edwards de filmer dans n'importe quelle direction. Pour l'éclairage, le directeur de la photographie Greig Fraser devait donc utiliser uniquement des sources provenant des caméras. Les figurants devaient rester dans leurs rôles durant des périodes assez longues. "Tout le monde existait et vivait dans ces environnements", dit Edwards. "Je voulais que ça donne l'impression d'être un monde réel."

Donnie Yen, qui joue Chirrut Îmwe, raconte une anecdote à ce propos : "Il y avait des scènes où j'étais à l'intérieur d'un vaisseau cargo et où il y avait un mécanisme hydraulique qui le secouait, et un écran bleu à 360° qui projetait des images de nous volant à travers l'espace. Oh mon dieu. Ca nous donnait le sentiment de vraiment voler dans l'espace sans avoir à faire semblant."

Diego Luna, qui joue Cassian Andor, ajoute que tous les boutons et écrans du cockpit s'allumaient ou provoquaient une réaction, même si ça n'allait pas forcément être filmé.

Selon Kennedy, Edwards a parfois eu des diffucultés à gérer ce réalisme sur le tournage : "Réaliser tout cela à travers l'objectif de la caméra est vraiment un aspect de son style, mais c'est très, très dur à faire au sein de ces films géants où tout est à planifier. Trouver cet équilibre a été dur pour Gareth."

Cela a également compliqué le travail de l'équipe des effets numériques. Edwards permettait en effet à ses acteurs de se déplacer librement dans le décor durant le tournage d'une scène. "Ca peut rendre un peu plus dur pour nous de nous assurer qu'on a des écrans bleus aux bons endroits", dit Knoll. 

Parfois, ce dernier disait : "Ok, on le filme, mais il n'y a aucune marque de repérage [indiquant où se trouvent les éléments en images de synthèse]. Bon... Je suppose que nous trouverons une solutions."  

Mais cela valait le coup pour Knoll : "En filmant avec la caméra, on a une spontanéité qui l'emporte sur ces inquiétudes. Au final, les résultats sont meilleurs."

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Chaque Star Wars Story étant censée se suffire à elle-même, il n'y aura pas de suite de Rogue One avec les mêmes personnages. "Je pense que c'est ce qui rend le film excitant", dit Kennedy. "On peut se plonger dans Rogue One sans avoir l'impression de devoir s'engager. Ca signifie que tout peut arriver."

Knoll approuve, mais il a une idée derrière la tête : "C'est sensé être quelque chose à part. J'ai pensé à quelque chose dans la même veine que nous pourrions faire s'il y avait de l'intérêt pour en faire un autre. Mais je ne suis pas prêt à en parler."

En revanche, Edwards assure avoir entendu parler d'une suite directe de Rogue One : "Je peux vous dire quelque chose. Je ne suis pas sûr que ça se fera, mais apparemment ils envisagent de faire une suite où on découvre ce que l'Alliance Rebelle a fait avec les plans. Ce sera potentiellement réalisé par George Lucas, et peut-être qu'on verra l'aboutissement où ils font sauter l'Etoile de la Mort. Je pense qu'ils sont toujours en négociations. Mais les attentes sont très hautes."

Michael Giacchino raconte la composition de la musique
 
Publié le 24 novembre 2016

Entertainment Weekly a diffusé une interview de Michael Giacchino, le compositeur de la musique de Rogue One. Pour rappel, il avait du remplacer Alexandre Desplat en septembre suite à un problème de planning causé par le tournage additionnel. On apprend dans l'article que Giacchino n'a eu que quatre semaines et demi pour composer toute la bande originale. L'enregistrement s'est achevé il y a deux semaines. 

Giacchino admet que le délai court n'était "pas vraiment" idéal. "Mais on travaille dans le temps qu'on a", dit-il. "Et je ne suis pas quelqu'un qui a une bande d'autres compositeurs travaillant pour moi, donc je fais les choses seul, assis ici dans cette pièce. Mais je suis plutôt bon pour me concentrer et me mettre au travail. J'ai vu le film, et je l'ai vraiment, vraiment, vraiment apprécié, donc il n'y avait pas de manque d'idées ou d'inspiration, ça c'est sûr. La seule inquiétude durant tout ce temps pour moi était le calendrier. Mais je me suis organisé et je me suis dit : "Ok, si je fais telle quantité ce jour-ci et si je termine cela, ça me laissera du temps pour revenir en arrière et faire des améliorations si nécessaire avant d'avoir à orchestrer"." 

Pour ne pas se déconcentrer, Giacchino n'a pas cherché à en savoir plus sur les raisons du départ de Desplat. Il n'a pas non plus voulu écouter ce que son confrère avait composé avant d'être remplacé. 

Il raconte ainsi la journée où il a été embauché : "J'ai reçu un appel un jour. Je devais prendre l'avion le lendemain car j'avais passé deux jours à orchester Doctor Strange à Londres. Et le jour après mon dernier jour passé à orchestrer Doctor Strange, [Lucasfilm] m'a demandé : "Pouvez-vous venir à Pinewood ?" Donc j'ai été aux Studios Pinewood et j'ai rencontré tout le monde. Ils m'ont montré le film. Et je suis littéralement rentré chez moi avec le film."

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Quatre semaines et demi plus tard, l'enregistrement commençait. Giacchino assure que la pression du planning était contrebalancée par le plaisir qu'il trouvait à travailler sur Star Wars.

Le compositeur a eu des réunions avec le réalisateur Gareth Edwards, le scénariste et réalisateur de la seconde équipe Tony Gilroy, et la présidente de Lucasfilm Kathleen Kennedy"On finit toujours par parler seulement des émotions", dit-il. "Moins on parle de musique et plus on parle d'émotions, plus c'est facile pour moi de comprendre ce que je dois faire. Après avoir vu le film, je leur ai dit ce que je ressentais par rapport au film, ce que le film pourrait utiliser selon moi, ce dont il avait besoin. Et nous étions tous d'accord sur ces choses."

Giacchino décrit Rogue One comme "un film qui est vraiment un grand film de la Seconde Guerre Mondiale à bien des égards. Mais il a aussi cette énorme, énorme âme en son centre, et c'était la chose que je ne voulais pas écarter. Oui, c'est un film d'action, et c'est un film Star Wars, et il a toutes les choses auxquelles on s'attend et qu'on adore là-dedans, mais je ne voulais pas oublier que c'était aussi un film incroyablement émotionnel. C'est ce qui m'a vraiment attiré. J'adore travailler sur des projets qui ont un centre émotionnel... Et pas de l'émotion fabriquée non plus, même si, vous savez, [rires] c'est bizarre à dire car c'est littéralement ce que nous faisons : fabriquer de l'émotion." 

"Ce que j'aimais dans ce film est que ça ne me semblait pas faux"
, ajoute-t-il. "Ca semblait réel, et jai été capable de tirer parti de ces émotions, que ce soit la tristesse, la solitude... Toutes ces choses s'enveloppent au sein de la musique que nous faisons. Cétait important pour Gareth, Tony, Kathy et moi." 

Plus tôt dans sa carrière, Giacchino a composé la musique de plusieurs jeux vidéos de guerre : les Medal of Honor et Call of Duty. Il admet quelques similarités avec Rogue One : "C'est juste de dire qu'il y a un peu de cette impression là-dedans, c'est sûr. J'aime à penser que j'ai probablement écrit plus de musique sur la Seconde Guerre Mondiale que quiconque sur la planète après tous les Medal of Honor et Call of Duty. [Rires] Mais, ouais, j'espère qu'il y aura une sensation d'aventure sans perdre de vue ce qui est vraiment important dans le film et dans l'histoire. Parfois, tout peut être dissipé par de l'ostentation, et j'essayais très fort de ne pas faire ça. Il faut l'utiliser quand c'est nécessaire, mais il faut aussi se rappeler que l'ostentation peut être une chose dangereuse." 

Quand à ses inspirations, le compositeur est revenu aux classiques : "Ca emprunte aux traditions auxquelles John [Williams] et George Lucas ont eux-mêmes emprunté lorsqu'ils ont fait le Star Wars original, vous voyez. George étudiait Flash Gordon, les vieux serials, et John étudiait [Gustav] Holst et différents compositeurs afin d'avoir une base pour ce qu'il voulait communiquer. John a élaboré un merveilleux langage musical pour les films originaux. Je voulais honorer cette langue vernaculaire, mais en faisant quelque chose de nouveau avec, quelque chose qui me réprésentait toujours dans un sens." 

Kennedy l'incitait d'ailleurs à trouver sa propre voie : "Kathy me l'a dit aussi : "Personne ne te demande de faire ce qui a déjà été fait"", raconte-t-il. "J'ai le sentiment que c'est important d'être moi-même, mais dans cet univers, nous travaillons dans certaines limites. C'était le défi, en quelque sorte. Ca n'a jamais été : "Oh, tu dois faire ceci, ceci et ceci." Ca a toujours été simplement : "Voilà les émotions que nous devons traiter."" 



Giacchino est fier d'un thème en particulier : "J'ai vraiment apprécié de travailler sur le thème de Jyn, et de le rattacher au film, et de le faire se développer lentement. Et il est très émotionnel et radical, ce qui était vraiment bon à faire. À l'heure actuelle, j'ai l'impression qu'il y a une chose intéressante qui se passe dans la composition pour le cinéma où tout est dans la retenue. Et j'approuve par moments, mais à d'autres moments il est bon de tout déchaîner et de laisser cent-dix joueurs d'instruments tenter le coup." 

Le compositeur raconte que Don Williams, le frère de John, l'a aidé à gérer l'utilisation des timbales. "Je ne crois pas avoir déjà composé plus de choses pour les timbales que dans ce film. [Don] a fait un travail incroyable et ça donne un grand poids, un grand ancrage à beaucoup des morceaux. Mais ça aide aussi dans les moments plus chaotiques." 

Giacchino a aussi fait d'autres expérimentations : "Je pense qu'il y a peut-être légèrement plus de choses éthérées qui interviennent dans ce film aussi. Nous nous sommes demandé comment on pourrait utiliser une guitare électrique... ou comment on pourrait utiliser des ajouts au synthétiseur... C'est de la musique symphonique, mais nous avons rajouté des petits accents pour traiter de certains éléments de l'histoire dans le film." 

Les thèmes classiques de Williams ne seront pas absents du film : "Absolument, il y a certaines fois où on veut toucher à des choses du passé", dit Giacchino. "En tant que fan, je me disais : "Oh, cette idée particulière serait géniale si nous la faisions ici. J'aimerais voir ça si je regardais un film Star Wars." Ayant été un gamin qui a grandi avec la musique de John et qui a été catapulé dans cette direction à cause de ce qu'il a fait, j'avais une idée très spécifique de ce que je voulais utiliser et de la manière dont je voulais l'utiliser. Cela dit, je dirais que la musique est à 95 % originale, mais avec des petits moments [de compositions classiques de John] ici où là pour accentuer. Si j'étais assis dans mon siège et que j'entendais ça, mes poils se dresseraient complètement." 

Le compositeur confirme à son tour l'absence du traditionnel texte défilant au début du spin-off. Il promet toutefois une chose concernant la piste musicale qui ouvrira Rogue One : "Je pense que vous vous sentirez à la maison."
Gareth Edwards : "le Directeur Krennic a des origines bien plus ouvrières" que Tarkin
 

Publié le 26 octobre 2016

USA Today a publié deux articles donnant la parole à Gareth Edwards, le réalisateur de Rogue One. (Ils contiennent deux nouvelles photos à retrouver ci-dessous). 

Edwards raconte que Ben Mendelsohn lui avait demandé s'il devait prendre "un accent anglais très snob" lorsqu'il jouait le Directeur Orson Krennic. C'est en effet de cette façon que s'expriment les hauts dignitaires impériaux dans la trilogie originale.  

Mais Edwards souhaitait distinguer Krennic de ces personnages : "On dirait que quand l'Empire a des postes à pourvoir, ils vont à la Royal Shakespeare Company pour recruter des gens", dit-il. "J'aime l'idée que le personnage de Ben ait des origines bien plus ouvrières", et qu'il s'élève dans les rangs "par la force pure de la personnalité et des idées." 


Le réalisateur précise que Krennic "se heurte à un mur de briques dans la hiérarchie, où ils ne veulent pas l'admettre dans le club, et ça va devenir une situation "eux ou nous" : soit Krennic, soit Tarkin et les autres." 

Edwards revient également sur l'effet que faisait Dark Vador sur le plateau de tournage : "C'est comme si on était à nouveau au terrain de jeu, et qu'un héros se tenait là. On finit par être très respectueux envers lui. Même si on sait qu'il y a un gars dans le costume, on lui parle comme si c'était Vador." 

Lorsqu'il tournait une de ses premières scènes avec Vador, Mendelsohn a appelé Edwards au beau milieu d'une prise. "Il a dit : "C'est Dark Vador. Nous avons tourné avec Dark Vador"", raconte le réalisateur. "Et j'ai répondu : "Je sais. C'est incroyable, n'est-ce pas ?" C'était comme si personne ne voulait admettre qu'ils avaient un petit trip de fan, mais tout le monde l'avait. C'est impossible de ne pas l'avoir. Il est tellement emblématique." 

Edwards résume ainsi la jeunesse de Jyn Erso, l'héroïne du film : "Des évènements brisent sa vie et l'amènent à être pratiquement élevée comme soldat au milieu d'une guerre. Elle finit par ne pas être la personne qu'elle était censée être."  


Jyn doit racheter les fautes de son père Galen, une intrigue qui semble plutôt familière pour les fans de Star Wars : "Même si nous ne racontons pas l'histoire de Luke Skywalker, il était très important pour moi de capter les mêmes thèmes et la même émotion", dit Edwards. "Mais le film ne se déploie pas de la manière dont on l'imagine. Il ne prend pas le même chemin que Star Wars."

Felicity Jones : "Jyn Erso est en grande partie définie par sa gestuelle."
 

Publié le 15 octobre 2016

Le Hollywood Reporter a publié un portrait de Felicity Jones, qui joue Jyn Erso, l'héroïne de Rogue One.  

L'actrice indique qu'elle a trouvé l'inspiration pour ce personnage en regardant des clips, particulièrement ceux du groupe Florence + The Machine. "Jyn est en grande partie définie par sa gestuelle", dit Jones. "C'est devenu une partie très importante de la recherche de son identité. Elle marche un peu comme un animal en cage. Ses séquences de combat deviennent des sortes de danses." 

On apprend dans l'article que son salaire pour Rogue One se chiffre en millions de dollars. Elle serait la seule dans ce cas : aucun autre acteur du film ne toucherait plus de 500 000 $. 

Le Hollywood Reporter revient également sur le tournage additionnel qui a eu lieu cet été. Kathleen Kennedy, la présidente de Lucasfilm, tient à nouveau des paroles rassurantes : "Je suis sûre que si on prenait un téléphone, qu'on contactait chaque gros film à technologie et qu'on demandait : "Vous avez déjà fait des tournages additionnels ?", ils répondraient tous "Oh mon Dieu, oui." Donc pourquoi c'est devenu une grosse affaire ? Parce que c'est Star Wars, donc ils mettent un projecteur et scrutent la moindre petite chose qui est faite. Mais ça a toujours été prévu et il n'y a rien d'inhabituel." 

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Jones approuve la démarche : "Evidemment, quand on en vient au montage, on voit le film s'assembler et on pense : "En fait, on pourrait faire ça mieux, et ça aurait plus de sens si on faisait cela." Ca m'est arrivé tellement de fois. Je veux dire, on ne sort pas le premier jet d'une histoire, n'est-ce pas ?"

L'article révèle que c'est Kennedy qui a pensé en premier à Jones pour le rôle de Jyn Erso. Elle l'avait dans son colimateur depuis le film À la folie (2011). Mais c'est Alan Horn, le président de Walt Disney Studios, qui a pris la décision finale. Jones avait de nombreuses concurrentes, dont Rooney Mara et Tatiana Maslany. 

"Alan était incroyablement enthousiasmé par le travail de Felicity et il l'adorait en tant qu'actrice", dit Kennedy. "Elle est relativement petite, mais on ne s'en rend pas compte. Je veux dire, elle s'avère être très forte, sportive et compétente, et toutes ces choses sont les qualités que nous recherchions."

Par ailleurs, dans une interview pour GQ, Mads Mikkelsen (qui joue Galen Erso) révèle que l'on voit Jyn à trois âges différents dans le film : "J'ai travaillé quelques jours avec Felicity Jones, et c'est une actrice merveilleuse. J'ai travaillé avec Jyn à trois stades et trois âges différents, donc il y avait une petite fille de quatre ans, une de huit ans, et puis il y avait Felicity."

Alan Tudyk raconte comment il jouait K-2SO
 
Publié le 24 août 2016

Le site officiel StarWars.com a publié une interview d'Alan Tudyk, qui joue K-2SO en motion-capture dans Rogue One. Il revient sur la personnalité du droïde : 

"K-2 était autrefois un droïde impérial, donc il était dans l'autre camp. C'était un droïde de sécurité et Cassian, le personnage de Diego Luna, qui possède K-2, a effacé sa mémoire et l'a reprogrammé pour qu'il soit un rebelle de l'Alliance. Par ce processus, la personnalité de K-2 change. J'ai abordé ça presque comme s'il était libéré du régulateur d'une machine retenant la personnalité. L'Empire est un monde beaucoup plus règlementé, dans lequel on est beaucoup plus contraint d'être asservi, ce qui est historiquement le cas pour K-2SO. Quand il est reprogrammé, sa personnalité ressort, ce qui est un peu bizarre. À la Star Wars Celebration Europe, ils ont montré un petit extrait avec lui. Il n'y avait pas de son, c'était moi qui commentais. On y voit le personnage de Felicity Jones qui me passe un sac, puis elle et le personnage de Diego Luna partent. Et je reste là à tenir le sac juste un moment, puis je le laisse tomber, car je n'aime pas tenir son sac. [Rires] C-3PO tiendrait certainment le sac et il veillerait dessus. K-2 est peut-être un peu trop honnête. À ce moment-là, il est têtu. Ca fait de lui un personnage vraiment drôle. Pour moi, ça le rendait bien plus humain. Je jouais de manière très libre en restant dans les limites du scénario, et je trouvais beaucoup de moments où je pouvais m'exprimer et être le personnage unique qu'est K-2, surtout avec de si bons acteurs."

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L'acteur a apprécié de jouer en motion-capture :

"J'ai rencontré Anthony Daniels à la Star Wars Celebration Europe. Il porte un costume réel pour jouer C-3PO depuis le premier Star Wars. Il avait fallu le visser à l'intérieur. Pour le faire sortir, il fallait faire du perçage pendant un certain temps. Il était dans le désert, comme vous le savez, et il a du supporter beaucoup de conditions dures. Moi je marchais sur des échasses, ce qui était très cool, car le personnage est grand. Je marchais sur des échasses de presque trente centimètres conçues par ILM. C'était mon seul véritable défi. Anthony Daniels m'a demandé ce que je portais sur le tournage. Il m'a demandé si je portais un costume ou si j'étais en motion capture. J'ai dit : "Je le joue en motion capture." Il m'a dit : "Espèce de [juron] !" [Rires] Il a répondu ça car il était envieux du niveau de confort que j'avais en portant un maillot élasthane par rapport à un costume réel, dans lequel il rentre d'ailleurs toujours. Il a du rétrécir à un moment, car ses muscles étaient trop gros. C'est un interprète très spécial. Je prévois d'être très gros et léthargique quand j'aurai la soixantaine. [Rires] Je ne pense pas que je marcherai sur des échasses." 

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Felicity Jones parle de son rôle de Jyn Erso
 
Publié le 13 août 2016

Entertainment Weekly a publié un article sur Felicity Jones et son rôle de Jyn Erso dans Rogue One. L'actrice y raconte son premier entretien avec le réalisateur Gareth Edwards, peu après qu'il ait signé pour le poste (en 2014) :

"Chacun de nous travaillait à l'époque, donc on s'est vus vers 5h30 du matin dans un hotel restaurant. La plus grande partie du rendez-vous s'est faite en murmurant car il m'expliquait l'histoire et les personnages. Ma première introduction était vraiment entourée de mystère et nous a forcé à être très prudents pour que personne n'entende de quoi on parlait."

Les nombreuses scènes d'action de Rogue One ont nécessité une préparation importante : 

"Maintenant j'en rigole, mais à l'époque, c'était physiquement épuisant", dit Jones. "Ca m'a pris de nombreuses heures d'entraînement, et j'ai travaillé avec un coach de kung fu, j'ai appris à combattre, même si je n'aurais jamais imaginé tabasser des stormtroopers en faisant mon métier. C'est venu grâce à un dur travail et beaucoup d'entraînement et de répétitions."

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Au premier abord, Jyn n'a pourtant pas une carrure impressionante :

"C'est vraiment une héroïne très invraisembable", dit Jones. "C'est quelqu'un qui est en marge de la société. Physiquement, elle est plus petite que tout le monde autour d'elle, mais... quand quelqu'un croit en quelque chose, c'est ce qui le propulse, c'est ce qui le motive, c'est ce qui peut lui donner une résistance énorme."

Edwards dit avoir choisi Jones car elle n'était pas "botteuse de cul avec le bouclier levé au point que le public ne puisse pas s'identifier à elle."

"Il y avait beaucoup de personnes qui auraient pu apprendre à se battre, à tabasser des gens, à gérer le côté physique", poursuit le réalisateur. "Pour moi, la chose la plus intéressante est le moment où l'armure se fissure, où on peut entrevoir la vulnérabilité d'une personne. On peut laisser la caméra sur Felicity sans qu'elle dise un mot, et on sent qu'elle a un million de pensées différentes. On s'intéresse à ce qu'elle pense et à ce qui se passe. Elle peut être très observatrice lors d'une scène. Tout ne tourne pas directement autour d'elle, mais on le vit à travers elle. Elle a le don de nous y inclure."

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En tant que femme, Jyn arrive à trouver sa place dans l'Alliance Rebelle : 

"Je dirais qu'il y a un énorme respect pour les femmes dans la rébellion", dit Jones. "Pour Jyn, Mon Mothma est en fin de compte qu'elle qu'elle prend comme modèle. Donc même au début du film, [Jyn] a un modèle féminin très fort devant elle, quelqu'un qu'elle respecte."
Forest Whitaker parle de ce qu'est devenu Saw Gerrera
 
Publié le 11 août 2016 

Entertainment Weekly a publié un article sur Saw Gerrera, le rebelle extrêmiste qui apparaîtra dans Rogue One après avoir été introduit dans The Clone Wars. On avait vu Saw combattre aux côtés d'Anakin Skywalker dans plusieurs épisodes de la série animée. D'après Forest Whitaker, qui joue Saw dans le nouveau film, l'évolution des deux personnages présente quelques points communs. Tout comme Dark Vador, Saw est un adepte des tactiques brutales, et il ne peut plus survivre sans technologie : 

"C'est sa combinaison blindée pour le vol, mais aussi pour la maintenance. Il a vécu beaucoup de conflits et de guerres, donc cela sert à [soigner] quelques-unes des nombreuses blessures qu'il a subies. Il la porte tout le temps." 

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Dans le teaser d'avril, on entend Saw prévenir Jyn Erso des conséquences de la voie qu'il a choisi. Mais le guerrier assume pleinement ses actes : 

"Je ne pense pas qu'il soit plein de regrets",
 dit Whitaker. "Je pense qu'il croit vraiment que ce qu'il a fait est juste. Il comprend que l'univers pourrait être détruit, que des mondes pourraient être détruits s'il ne réussit pas. Et c'est une des seules personnes qui fera tout pour s'assurer que les forces impériales ne réussissent pas." 

"Il est vraiment proche [de Jyn], et ils ont une relation très forte. Il parle de la façon dont on fait des compromis qui peuvent faire du mal à des gens, ou qui peuvent nuire à la situation, ou que des gens peuvent remettre en cause... Mais si on fait ça pour le bien, alors ça a un aspect positif. Mais qu'est-ce que ça nous fait devenir ? De quelle manière ça change ce que l'on est ?"
 

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Saw est apparu sous deux apparences différentes dans les images de Rogue One diffusées jusqu'à présent. Whitaker dément que la première apparence (où il est chauve) ait été supprimée avec le tournage additionnel. Le changement interviendra durant le film : 

"Nous avons pris quelques décisions concernant la façon dont le personnage progressait. Ils ont eu de nombreuses opportunités de faire des ajustements et différentes choses. Vous verrez les deux."

Pour rappel, Mads Mikkelsen avait révélé qu'il y aurait des scènes de flashbacks. Il est donc possible qu'on voit Saw à deux périodes différentes.
Alan Tudyk présente K-2SO
 
Publié le 11 août 2016

Entertainment Weekly a publié un article sur K-2SO, le droïde de l'escouade rebelle de Rogue One. L'acteur Alan Tudyk, qui le joue en motion capture, y décrit le personnage :  

"K-2 peut dire ce qu'il veut. Il peut dire des choses insultantes de façon très décontractée s'il pense qu'elles sont vraies."  

"Ce n'est pas un gars très émotif. Il n'est pas comme C-3PO, qui est un putain de bazar névrotique. 
Lui, il est perturbable. K-2 est plutôt dans la catégorie des imperturbables."  

L'acteur rappelle le passé de K-2SO :  

"C'était un droïde de sécurité au sein de l'Empire, et ils faisaient respecter tout ce qu'il y avait à faire respecter. Ils sont imposants. Il fait 2,15m et il suit plutôt bien les ordres. Si on ordonne de vous garder à vue, il peut vous garder à vue. [Les droïdes de sécurité] montent la garde, et si quelqu'un s'en fiche, ils... [rire] Ils vous feront marcher au putain de pas."  

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C'est le capitaine Cassian Andor qui a repogrammé le droïde pour le libérer de sa soumission à l'Empire. Tudyk explique leur relation :  

"Ils se connaissent bien. Ils sont ensemble depuis un moment, depuis quelques années. Il veut ce que Cassian veut. Il adore Cassian, car celui-ci l'a délivré. Il y a aussi un aspect plus paternel dans le sens où [Cassian] lui a donné vie et a supprimé les restrictions de sa programmation."

Dans une scène du film, K-2SO croise d'autres droïdes du même modèle que lui qui sont toujours sous l'emprise impériale :

"On rencontre d'autres K-2 qui n'ont pas autant de libre arbitre que lui", dit Tudyk. "On les voit, et... ouais, ce n'est pas lui."

Pour le moment, on n'a pas encore entendu la voix du droïde. L'acteur donne une première indication à ce sujet :

"J'ai pris un accent anglais", dit Tudyk, qui est né et a grandi au Texas. "J'ai l'impression que beaucoup de personnages impériaux sont anglais et que les rebelles sont plutôt comme Han Solo, ils font penser à des américains. Et vu que c'est un droïde, ça semblait être un accent plus approprié."

Riz Ahmed présente Bodhi Rook
 
Publié le 09 août 2016

Entertainment Weekly a publié un article sur Bodhi Rook, un des héros de Rogue One. Ce pilote habite sur la planète Jedha, qui est un lieu de pèlerinage pour les croyants en la Force et qui est occupée par l'Empire. 

Riz Ahmed, l'acteur qui joue Bodhi, présente ainsi le personnage : 

"Un personnage comme Bodhi n'a pas eu une vie de soldat dès la naissance. C'est un pilote qui travaile pour l'Empire, qui fait son boulot, qui va de l'avant. Mais quand on place des gens ordinaires dans des circonstances extraordinaires, ça peut leur faire péter un plomb. Ca peut leur inspirer des passions profondes. Donc je défends Bodhi." 

Bien qu'il ait rejoint les rebelles, Bodhi garde l'insigne impérial sur son épaule. Ahmed a une explication :  

"Je pense que c'est pour se rappeler d'où on vient et où sont nos dettes. Vous voyez ce que je veux dire ? Pour moi, personnellement, regarder ça tous les jours nous rappelle ce qu'on a fait." 

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Ahmed précise toutefois que Bodhi n'a jamais combattu pour l'Empire : 

"Bodhi est un pilote de cargo. Dans notre monde, Bodhi serait un camionneur. Un camionneur de longue distance." 

Et il n'est pas du genre à frimer avec ses vaisseaux : 

"L'ambiance de ce film est plutôt brut de décoffrage, tout comme la mission, les personnages et la rencontre entre les personnages. Donc montrer des personnages ayant des vaisseaux spéciaux qu'ils astiquent, et qui disent : "Hé, voici mon vaisseau appelé le XYZ.", ce ne serait pas une idée adaptée à ce monde. Ce monde se définit plutôt par : "Prends ce que tu peux, et allons-y."" 

Enfin, Ahmed révèle que Bodhi n'est pas le seul membre de l'équipe à chercher une rédemption : 

"Dans ce film Star Wars, tout le monde a un passé assez complexe. Ils portent chacun un grand fardeau et une grande histoire. C'est en partie ce qui rend ce film intérressant et nuancé. On prend des personnages avec des passés intéressants, qu'ils aient été des moines guerriers, des ex-assassins, ou des camionneurs de longue distance, et on rassemble ce tas de marginaux."
Gareth Edwards en dit plus sur la planète Jedha
 
Publié le 08 août 2016

Entertainment Weekly a publié aujourd'hui un nouvel article sur la planète Jedha dans Rogue One. Le réalisateur Gareth Edwards y explique la fonction du lieu :

"Dans Star Wars, la Force est essentiellement une religion, et ils sont en train de perdre leur foi à la période où le film commence"

"On a essayé de trouver un lieu physique où on pourrait se rendre, et qui évoquerait les thèmes de la perte de la foi et du choix entre laisser l'Empire maléfique gagner et faire prévaloir le bien. Cela s'est incarné dans cet endroit qu'on a appelé Jedha."  

"C'est un endroit où les gens qui croient en la Force vont en pèlerinage. En gros, l'Empire l'a envahi. C'est un territoire occupé... pour des raisons qu'on ne peut probablement pas révéler." 

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Edwards lâche tout de même un indice : 

"Il y a quelque chose de très important sur Jedha qui sert à la fois aux Jedi et à l'Empire. On avait vraiment l'impression que cette chose pourrait avoir un équivalent dans le monde réel."

Entertainment Weekly émet l'hypothèse des cristaux Kyber, qui servent à créer des sabres-laser mais aussi le superlaser de l'Etoile de la Mort. Une rumeur a déjà prétendu qu'ils apparaîtraient dans le film. 

Le réalisateur ajoute que certains habitants de Jedha ont également une valeur particulière : 

"Au sein de Jedha, malgré l'oppression de l'Empire qui plane sur eux, il y a une résistance qui n'abandonne pas, et nos personnages doivent y aller et rencontrer des gens pour tenter de sécuriser une personne de ce groupe."

"De manière plus générale, il doit y avoir beaucoup de gens qui croient dans les Jedi et en la Force et qui ont été affectés par tout cela. Si c'est vraiment une ancienne religion, comme l'a dit Obi-Wan Kenobi, elle doit exister parmi des milliers ou des millions de personnes dans la galaxie."

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Pour rappel, les héros Chirrut Îmwe et Baze Malbus habitent sur Jedha. Le premier, un combattant aveugle, croit en la Force et prend les Jedi pour modèle.
Gareth Edwards raconte la conception de la planète Jedha
 
Publié le 18 juillet 2016

Durant la Star Wars Celebration de Londres, le réalisateur de Rogue One Gareth Edwards a accordé une interview à plusieurs blogueurs.  

Il a d'abord parlé de la planète Jedha, un lieu de pèlerinage pour les croyants en la Force : 

"C'est né du fait qu'il n'y a théoriquement aucun Jedi à l'époque de notre film. George [Lucas] a merveilleusement su faire une histoire sur une chose, tout en sous-entendant qu'il y avait des millions d'autres choses à l'arrière-plan et des idées bien plus vastes, et notre film utilise évidemment cela et raconte une histoire dans ce cadre, d'où l'idée d'avoir un film Star Wars qui ne parle pas de la Force. Mais pour moi, Un Nouvel Espoir est un peu l'histoire de Jésus, ce qui implique qu'il y ait toute une religion derrière cela, et on avait l'impression que les Jedi avaient été les leaders d'un système de croyances spirituelles durant un millier de générations, et qu'il devait donc y avoir une sorte de Mecque ou de Jérusalem au sein du monde de Star Wars. Ca nous semblait très contemporain d'avoir une situation où l'Empire s'imposait sur un important lieu spirituel de Star Wars, pour ses propres raisons, ses propres buts, et qu'il y ait une résistance se construisant et tentant de se défendre au sein de cette zone. Mais nos personnages finissent par se rendre sur Jedha et  par être un peu mêlés à l'histoire de ces gens."

"On a été en Jordanie pour tourner et on a aussi construit un décor aux studios Pinewood qui était à 360° pour qu'on puisse regarder à n'importe quel endroit. Normalement, sur un décor, on dit aux figurants : "Ok, quand on dit "action" vous marchez par là, et quand on dit "coupez" vous vous arrêtez", mais nous, on leur disait : "Ok, pendant la prochaine heure vous allez cuisiner, ou bien vous allez faire tel truc avec la voiture", et les gens de l'équipe portaient des costumes pour qu'ils ne soient pas des intrus dans le plan si les caméras se tournaient vers eux. On a essayé de tout garder en mouvement, et les acteurs avaient la liberté d'aller où ils voulaient et de jouer la scène d'une manière qui semblait juste. Il y avait beaucoup de liberté et une ambiance organique, différente, qu'on associe parfois à Star Wars, donc c'était vraiment excitant. En tant que fan, je voulais suivre cette voie. Il faut que ça paraisse juste. Ca été une expérience énormément instructive. Il y a vraiment une frontière mince dans Star Wars : si on va légèrement à gauche ce n'est plus Star Wars, c'est un autre film de SF, ça ne semble pas juste. Et si on va légèrement à droite, on ne fait que copier ce que George a fait. Le processus de réalisation de ce film était donc une danse pour faire de ce film quelque chose de nouveau, qui paraisse frais." 

Edwards ajoute qu'il a été frustré de ne pas pouvoir inclure dans le film tout ce qu'il a tourné dans ce décor, mais le montage impose de faire des choix. 

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Bien que le réalisateur adorait la technique du décor à 360°, il a du en limiter l'utilisation :

"On a essayé de tout faire comme ça, mais la réalité est qu'on ne peut pas. Il y a différents styles. Il y a ce style, qui visait à être plus réaliste, et il y a le style classique de la trilogie originale, qui est bien plus réfléchi et qui est très impérial. Au départ, on envisageait qu'il y aurait un style pour les rebelles et un autre pour l'Empire, mais en avançant on a commencé à tout mélanger et ça rendait bien mieux. J'étais très satisfait de l'ambiance du film dans le sens où ça passe de l'aspect classique, qui se ressent comme étant le langage de Star Wars, à quelque chose d'un peu plus contemporain, et inversement. Et ce n'est pas dérangeant. J'ai justifié ça en me disant que c'était un évènement historique réel et que George était sur Tatooine avec son équipe de tournage, tandis qu'on est sur nos planètes avec notre équipe de tournage, et qu'il y a d'autres réalisateurs sur d'autres planètes avec leurs équipes de tournage. On ne verra pas ces films avant un moment, mais tout le monde est en train de les faire et ils auront chacun leur petit style et leur petite voix. On comparait ça aux évènements historiques comme la IIème Guerre Mondiale, qui a fait naître des films comme Casablanca et Il faut sauver le soldat Ryan, qui sont complètement différents. Star Wars peut donner des choses comme ça. Donc on pensait avoir l'autorisation d'apporter un peu de diversité, surtout que [Rogue One] ne fait pas partie de la saga."


Concernant l'utilisation de Dark Vador, Edwards dit avoir veillé à ne pas tomber dans la facilité : 

"C'est mon amour pour les films originaux qui m'a poussé à réaliser ce film, mais dès le début, il y a eu une conversation claire à Lucasfilm sur le fait qu'on faisait de nouvelles choses, que ce n'était pas un numéro de karaoké ou des purs clins d'oeil et du fan-service. Tout cela ne fait pas un bon film. Il faut des personnages auxquels on tient, et il y a une opportunité de créer de nouveaux personnages et évènements qui nous attirent. Le but est qu'on vienne à ce film pour toutes les raisons qui font qu'on aime Star Wars, puis qu'on soit aspirés là-dedans et qu'on commence à tenir aux nouveaux personnages, et qu'une fois au milieu de tout cela, les éléments familiers nous passent devant et qu'on commence à se rappeler d'eux... "Ah ouais, ah ouais.". Mais le film doit exister sur ses propres bases. Si tous ces films se contentent de raconter tout le temps : "Et voici le personnage que vous aimez, ouais ! Voilà l'autre personnage que vous aimez, ouais !"... alors ce n'est pas fidèle à ce que George faisait. Il essayait de trouver des histoires à propos de quelque chose, qui disaient quelque chose, qu'on garde encore auprès de nous quarante ans plus tard, qui restent dans nos têtes et qui nous affectent encore."


Enfin, le réalisateur a abordé la question des fameux espions Bothans. De nombreux internautes oublient que ceux-ci ont enquêté sur la deuxième Etoile de la Mort et non pas sur la première, qui est le sujet de Rogue One.

"[Rires] Ouais, je ne veux même pas commencer à parler de ça car ça revient tout le temps et on se dit "Non, non...""

"Je n'ai même pas à expliquer car pour chaque personne qui dit ça, il y en a une autre sur le forum qui répond "Espèce d'idiot !" juste en dessous." 

Edwards : le tournage additionnel n'ajoutera que "des petites choses"
 
Publié le 24 juin 2016

Ces dernières semaines, le tournage additionnel de Rogue One a fait l'objet de nombreuses rumeurs parfois alarmistes. Le réalisateur Gareth Edwards et la présidente de Lucasfilm et productrice Kathleen Kennedy y réagissent enfin pour Entertainment Weekly. 

"Le tournage additionnel a toujours fait partie du plan", assure Edwards. "On a toujours su qu'on allait revenir pour faire des trucs. On ignorait juste quels seraient ces trucs avant de commencer à sculpter le film en le montant." 

"Ce sont des tas de petites choses dont on a besoin, mais toutes ces petites choses s'insèrent dans les séquences prééexistantes", précise-t-il. 

Edwards explique aussi la longue durée du tournage additionnel (cinq semaines selon Entertainment Weekly) par le nombre d'acteurs à réunir : "Il faut évidemment s'adapter au planning de tout le monde, et chacun travaille sur différents films à travers le monde, donc c'est un cauchemard logistique. Je pense que c'est pour ça que [les rumeurs] ont explosé de façon un peu disproportionnée." 

"C'est marrant, faire un film nous fait arrêter de croire à tout ce qu'on peut lire sur internet", ajoute le réalisateur.

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D'après Kennedy, le tournage additionnel ne remet pas en cause le ton de film de guerre de Rogue One : "Les quelques éléments qu'on récupère sur le tournage additionnel ne changent en rien l'histoire. Je pense que c'est la chose la plus importante : garantir aux fans que c'est bien le film qu'on voulait faire."

"Avec ces Star Wars Stories, on embrasse le caractère unique des différents genres, et on s'appuie volontairement sur les styles divers des réalisateurs que l'on approche, pour que chacun de ces films ait intentionnellement un ton et un style différents de ceux des films de la saga", assure la présidente de Lucasfilm. "Gareth a montré une préférence stylistique pour une ambiance bien plus "caméra en main", viscérale, au coeur de l'action."

D'après elle, on retrouve pleinement ce style sur Rogue One : "Il fait beaucoup de choses caméra en main, intimes, en gros plan. Ce n'est pas quelque chose qui a été vu auparavant dans un film Star Wars. Et on a ramené [le directeur de la photographie] Greig Fraser, qui a fait Zero Dark Thirty, pour tourner le film. L'association de Greig et Gareth a été, à mon avis, fantastique, et ça donne au film un style vraiment unique."

Edwards partage cette vision des choses : "Je définirais vraiment le film de cette façon : il a un ton sombre. Le studio a été très favorable à cela. Le ton vers lequel on se dirigeait lorsqu'on a commencé était celui de films comme L'Empire Contre-Attaque. Et ça n'a été compromis en aucune façon."

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Un des débats qui agite l'équipe du film est de déterminer à quel point Rogue One doit s'éloigner des codes de la saga, par exemple en ce qui concerne la présence d'un texte défilant au début.
"On parle de ça tout le temps", dit Kennedy. "Même en ce moment, on est en plein milieu des discussions sur ce sujet, donc je ne veux pas dire définitivement ce que l'on va faire. Le texte défilant et certains de ces éléments sont vraiment spécifiques aux films "saga", donc on discute beaucoup de ce qui rendra les Star Wars Stories distinctes et en dehors des films de la saga. On est au beau milieu des discussions sur le sujet." 

Edwards dit comprendre les inquiétudes des fans causées par les récentes rumeurs alarmistes : "On y accorde beaucoup d'attention. Je serais moi aussi [inquiet] si je n'étais pas impliqué sur le film. Ca fait partie du privilège de faire Star Wars. Mais j'espère que les gens verront le film quand il sortira, et que tout le monde ressentira la même chose que nous."

"Faire un film est un processus très créatif et organique, et ça évolue au fil du temps", ajoute le réalisateur. "Ce n'est pas soit bon soit mauvais, c'est soit "mieux", soit "le meilleur possible", et avec Star Wars, seul le meilleur peut convenir. Donc on s'inflige beaucoup de pression jusqu'à la toute fin, en rendant ce film le meilleur possible."

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