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1. Présentation
 
Dossiers C&P SWU 2004Réalisateur : Godfrey Reggio (titre original: Powaqqatsi: life in transformation)
Musique : Philip Glass
Durée : 1h36
Format du son : Dolby
Format de projection : 1:85:1
Format de production : 70 mm
2. Histoire
 
Il n'y a pas d'"histoire" pour une simple raison : Powaqqatsi est un documentaire, le seul que Lucas ait produit. C'est le deuxième volet d'une trilogie documentaire réalisée par Godfrey Reggio et mise en musique par Philip Glass. Le premier volet, Koyaanisqatsi, est sorti en 1983 ; le troisième, Naqoyqatsi, en 2002.

Il n'y a même pas une ligne directrice précise. Aucun commentaire. Rien que des images et la musique planante de Philip Glass. Reggio nous emmène dans une gigantesque mine à ciel ouvert où travaillent quelque 40 000 personnes ; puis il passe à des vues du "mode de vie traditionnel" des peuples du Sud avant de nous emmener dans les grandes métropoles du Tiers-Monde.
3. Critique
 
Godfrey Reggio n'attaque pas. Il ne dénonce pas de front. Il montre. Il amène subtilement son sujet, via un interminable train en route pour Sao Paulo. Des villages pauvres où la vie ressemble au Neolithique, nous passons aux grandes agglomérations, du centre-ville, où les cultures du monde entier tentent plus ou moins de se moderniser à leur manière, aux bidonvilles où des millions de personnes trouvent leur vie dans de gigantesques décharges.

Reggio suggère que la modernisation est arrivée trop vite, trop brutalement. Qu'elle "bouffe" les nations du Sud. Le titre du film (et ceux de la trilogie) sont des mots de langue Hopi. Powaqqatsi, de powaqa, sorcier malfaisant qui se nourrit de l'esprit d'autrui, et qatsi, "mode de vie", signifie un mode de vie qui détruit les autres pour se nourrir soi-même.

On peut reprocher à Reggio de ne pas aller au fond des choses. Pourquoi ce mode de vie existe-t-il ? D'où vient-il ? La constatation est évidente, et d'une poésie sublime : c'est là sa plus grande qualité. Mais elle est politiquement vide. Reggio n'explique pas plus qu'il ne propose de solutions.

Poésie sublime : les images sont splendides, merveilleusement photographiées. La musique de Philip Glass est extraordinairement planante, magnifique et primordiale car elle constitue l'unique commentaire de ce film totalement muet. Reggio idéalise sa vision du Tiers-Monde : on ne sait si le film en tire une vertu ou un tort, et c'est cette petite ambiguïté qui fait sa force.
4. Liens avec le producteur
 
Comme souvent, la participation de George Lucas à un projet qui le concerne d'un peu loin est difficile à cerner. On ne lui a pas forcé la main : l'idée de la confrontation entre l'humain et la technologie, et du déracinement, est un des grands thèmes lucasiens.

"Francis Ford Coppola et George Lucas présentent". Cette mention est souvent publicitaire. Des noms connus apportent leur caution à la notoriété du film pour faciliter sa production. Lucas n'a pas financé le film, bien que l'IMDB le qualifie de producteur exécutif, mais a une fois de plus fait jouer ses appuis pour obtenir à Reggio un financement de Menahem Golan et Yoram Globus, les deux grands producteurs israéliens de la firme Cannon.

Les signes de participation sont parfois subtils. Le générique crédite Lucasfilm et les studios d'Elstree dans la partie anglaise des "International thanks". Les services de ré-enregistrement proviennent de Sprocket systems, filiale son de Lucasfilm Ltd et... ancêtre de Skywalker Sound.

Il est à noter que John Williams fait peut-être référence à Powaqqatsi dans La Menace Fantôme. Les choeurs d'enfants que l'on entend au début ressemble énormément à ceux qui ont été enregistrés pour la parade finale du film de George Lucas.

Le film a rapporté 600 000 $ aux USA.
5. Quel format ?
 
En Zone 2, un coffret DVD réunit Koyaanisqatsi et Powaqqatsi. Il est vendu au prix approximatif de 40 €.

Chacun des deux DVD comporte sa bande-annonce ainsi qu'une interview de 20 minutes de Godfrey Reggio et Philip Glass.

L'image a fait l'objet d'une remasterisation correcte, suffisante pour que l'on remarque sa grande beauté ; elle est accompagnée d'un splendide son 5.1.

Mise à jour 2015 : Le film est disponible en blu-ray depuis 2013. Si la qualité d'image ne fait pas de ce film un maître étalon du support blu-ray, il reste dans le haut du panier avec des couleurs frappantes qui font plaisir à la rétine. La piste sonore de Philip Glass est proposée en DTS-HD 5.1, ce qui fait de ce disque, le meilleur support pour profiter de ces compositions.
6. Galerie
 



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