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1. Présentation
 
Dossiers C&P SWU 2004Réalisateur : Francis Ford Coppola (titre original: Tucker: the man and his dream)
Avec : Jeff Bridges (Preston Tucker), Martin Landau (Abe Karatz)
Scénario : Arnold Schulman et David Seidler
Musique : Carmine Coppola
Durée : 1h50
Format du son : Dolby SR
Format de projection : 2:35.1 Cinémascope
Format de production : 35 mm
2. Histoire
 
En 1948, le jeune ingénieur Preston Tucker a un rêve fou qu'il décide de réaliser : construire, à partir de rien, une automobile révolutionnaire qu'il baptise de son nom.

Très vite, la "Tucker" est soutenue par un homme d'affaires, Abe Karatz, plus touché malgré lui par le rêve de l'inventeur que par le profit promis. Jouant de ses relations, il lui permet d'obtenir une publicité qui enthousiasme le public et une usine pour lancer un prototype.

Mais les difficultés s'accumulent rapidement, techniques tout d'abord, puis financières et politiques : le jeune Tucker met en effet en danger les trois "gros", Ford, General Motors et Chrysler, sans compter les hommes politiques que ceux-ci soutiennent. Ils déploient alors un intense lobbying pour tenter de tuer dans l'oeuf l'innovation et l'enthousiasme...
3. Critique
 
Biographie de Preston Tucker et histoire vraie, cette histoire est aussi l'autobiographie de Francis Ford Coppola, qui eut les mêmes rêves et le même destin à la tête d'American Zoetrope. L'auteur américain se reconnaît complètement dans le personnage, campé avec un enthousiasme et un optimisme fou par l'excellent Jeff Bridges, à tel point que Martin Landau, qui tente de le ramener à la raison, paraît presque effacé. Le monologue final, façon plaidoyer pour la réalisation du rêve, la folie, l'idée, est une belle réussite.

Le scénario, très bien construit, représente près de deux heures de plaisir total, sans aucun temps mort, sans accroc. Le tour de force que réussit Coppola, c'est de ramener l'optimisme hollywoodien des années 40, de l'Âge d'Or, au pouvoir (on s'évoque parfois Capra), tout en conservant la profonde lucidité du cinéma moderne. Un excellent doublage rajoute à la perfection formelle du film.

C'est l'un des meilleurs films de Coppola - sans égaler ses triomphes des années 70 - et c'est peut-être, si l'on excepte Star Wars et peut-être Indiana Jones, la meilleure production de LucasFilm Ltd.
4. Liens avec le producteur
 
Francis Coppola traversait alors une mauvaise passe. Coup de Coeur l'avait totalement ruiné, il tentait de repartir du bon pied et, après avoir refusé une première fois l'aide de Lucas, il dut honorer une commande technique, Captain Eo.

Le sujet présenté - les belles voitures ! - ne pouvait qu'enthousiasmer le réalisateur de American Graffiti, bien que le film soit 100% Coppola, sans effets spéciaux et avec une grâce toute latine. L'enthousiasme du personnage principal aussi. Pour George Lucas, le geste était certes important, considérant Coppola comme son ami, celui qui l'a lancé; mais peut-être y'avait-il aussi une part de revanche ? En prenant l'ascendant sur son ancien mentor, il a peut-être voulu exprimer secrètement une petite revanche après que le maître et l'élève aient essuyé de sérieux désaccords, au sujet d'Apocalypse Now.

George Lucas a notamment travaillé avec Coppola sur le scénario, le rendant moins complexe et plus linéaire. Mais pas moins intéressant. Il semble qu'à cette époque, Coppola avait largement accepté l'ascendant de son disciple sur lui.

En tout cas, il ne l'a pas fait pour l'argent : le film a surtout marché en Europe, rapportant près de 20 millions de dollars aux USA pour un budget de 25 millions.

En revanche, une belle reconnaissance artistique avec trois nominations aux Oscars pour Martin Landau (meilleur acteur secondaire), les meilleurs costumes et les meilleurs décors. Faute de récompense, Martin Landau obtint toutefois le Golden Globe du meilleur acteur secondaire.
5. Quel format ?
 
Le film existe en VHS (de bonne qualité) et en DVD Zone 1 (sous-titres VF), ce dernier comporte un commentaire audio de Francis Coppola, un making-of et le film publicitaire de 1948 vantant la Tucker "Torpedo".
6. Galerie
 
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