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1. Introduction
 
21/11/2018

Coucou,

Voici un nouveau tutoriel sur la fabrication de l'arme de Krennic : le blaster lourd DT-29. Une arme inspirée par les revolvers du Far West, avec un barillet proéminent. Le pire, c’est qu'il se recharge, à quelque chose près, comme un vulgaire colt ! Information aussi inutile qu'intéressante ! Autre information, utile cette fois, ce tutoriel ne demande aucune compétence spécifique, et il est simple, c'est juste long. C'est sans doute le tutoriel le plus facile que je vous propose.

Avant de commencer, j'attire votre attention sur le fait que les principales représentations dont on dispose sont issues du jeu Star Wars Battlefront (celui de DICE) et non du film. Dans le jeu, l'arme est utilisée par des personnages droitiers, la lunette de visée est donc à droite. Hors Krennic (ou du moins l'acteur Ben Mendelsohn) est gaucher, donc la lunette doit être à gauche du canon et non l'inverse. 

A vous de voir si vous souhaitez faire une arme "accurate" pour Krennic, ou bien une arme lambda. Et cela explique aussi la présence à droite de la lunette sur l'ensemble des images de référence que je vais vous présenter.

Commençons de suite d'ailleurs avec les deux images qui m'ont servi de référence pour la création de l'arme.

  • Une image de profil de l'arme
2. Préparation
 
21/11/2018

Cette entrée en matière écrite, passons aux choses sérieuses  !!!

Comme souvent avec les tutoriels SWU, ce qui va suivre peut s’appliquer à beaucoup d’armes de l’univers (hors sabre lasers) ! Pour les grosses armes type DC-15A, il faudra penser à renforcer l’armature avec des tiges en acier pour éviter que le poids ne déforme l’arme. Il vous faudra pour cette réalisation :

  • Un logiciel de type Adobe Illustrator
  • Papiers et ciseaux
  • De la mousses de diverses épaisseurs : 10mm, 5mm, 3mm.
  • Des tubes de mousses de divers diamètres aussi : 50mm, 30mm et 2mm.
  • De la colle néoprène
  • Un décapeur thermique ou sèche-cheveux
  • Cutter et scalpel. Si vous devez choisir, partez sur un scalpel.
  • Ponceuse de type Dremel
  • Du flexipaint
  • Bombe d’apprêt HexArt
  • Si possible un aérographe
  • Peinture classique pour les finitions (acrylique ou à l’huile)
  • Spécifique au DT29 : un ressort de stylo, un câble électrique (environ 5cm de diamètre), tige d’acier (1mm de diamètre ou 2mm grand max).

C'est bon, vous avez tout  ? Et bien on y va !

3. Modélisation 2D de l'arme
 
21/11/2018

Oui, à l'heure des imprimantes 3D, je ne me suis pas planté, c’est bien une modélisation 2D que vous allez faire. Pour ce faire, vous aurez besoin d'une vue de profil (celle fournie en introduction de ce tuto fera l'affaire), une de face et de dos (si vous n'en trouvez pas, n'hésitez à pas vous rendre ici pour la demander).

Dans mon cas, je ne me suis pas embêté avec une représentation de l’arrière de l’arme car il n’y a aucun détail, si ce n’est trois petites bandes rouges... Une fois que vous avez ces images, lancez Illustrator et repassez sur les contours de l’arme. Une fois que les plans sont finis, mettez votre dessin à l’échelle. Pour notre cas, l’arme au 1:1 mesure 36cm de long. Première étape terminée ! 

Ces deux images, qui ne sont pas à l’échelle, sont là pour vous donner une idée des différents reliefs que peut avoir l’arme.

4. Façon puzzle.
 
21/11/2018

La deuxième phase est ni plus ni moins que du décalquage : placez votre vue de coté sur une vitre, puis décalquez pièce par pièce votre arme, puis découpez chaque pièce comme ceci :

Pensez bien à tout faire, cela peut paraître bête dit comme ça, mais il faut prendre en compte la 3D de l’arme. Dans le cas du DT-29, il y a les molettes de réglage de la lunette, et son support. Notez aussi que j'ai pris en compte la visserie sur l'ensemble des pièces.

5. La découpe
 
21/11/2018

Avant de tout découper, je vous conseille de trier vos pièces par épaisseur, par exemple mettez ensemble les pièces qui devront être taillées dans de la mousses de 3mm, de 10mm, etc. A titre d’information, en général la mousse de 10mm ne sert que pour la base, afin de rendre l’arme solide. Et le barillet est, quant à lui, coupé dans de la mousse diamètre 50mm, et c’est le seul. Le reste est fait en fonction de vos plans. Placez vos pièces de puzzle sur la mousse puis découpez précautionneusement.

 

Petites astuces :

  • Pour toutes les pièces (sauf la base et les tube), faites-les au scalpel et non au cutter pour être plus précis.
  • Pour éviter les erreurs, tenez votre scalpel bien droit puis tranchez par étape. Faites un premier sillon comme si vous dessiniez, puis repassez au fur et à mesure jusqu’à ce que la pièce se détache.
  • Pour les découpes de vis, découpez les vis avant de découper la pièce afin que cela ne fragilise pas l’ensemble de la pièce. Gardez toutes vos « vis » de côté.

   

Les pièces brutes finies, on va s’atteler aux détails. Dans notre cas, les plaquages bois de l’arme : entaillez légèrement votre mousse au scalpel (sans la découper). Pour faire des lignes bien droites, aidez-vous d’un réglet métallique ou d’une règle. Puis chauffez le tout ! A haute température, la mousse se rétracte et fait donc apparaître des sillons ! Magique !

  • aze

Canon et lunette :

Dans un premier temps, il faut biseauter leurs angles. Faites un tracé, comme sur la photo, à 5mm du bord, sur les deux côtés. Découpez au scalpel, puis poncez la cassure à la Dremel. Maintenant, passons à l’ajourage des canons ou lunettes. Coupez les embouts à 2cm du bord, découpez l’intérieur, puis poncez l’intérieur, afin de faire disparaître toutes les coupures éventuelles. Et recollez les deux pièces ensemble au néoprène. Attention à ne pas en mettre trop, pour éviter que cela déborde quand vous ferez contact entre les deux pièces.

Sur la deuxième photo, on voit bien la coupure aux extrémités. Pas de panique, cela va disparaître ! Pour information, les deux bagues de la lunette ne sont pas collées au reste. Le diamètre du trou étant celui du tube qui les traverse, inutile de coller !

 

Frein de bouche

Ce que j’appelle frein de bouche, c’est la partie ajourée du canon. Dans notre galaxie, ce frein permet de diffuser les gaz générés par le tir, limitant ainsi le recul de l’arme. J’ai réalisé cette partie à partir de deux rectangles de mousse (épaisseur 3mm), que j’ai collés entre eux.

C’est de loin la pièce la plus fragile de l’arme, car il y a quasiment autant de vide que de mousse, et que les zones de contact avec les autres pièces sont très faibles.

 

Encore des astuces :

  • Les crevasses du barillet sont réalisées au scalpel, puis elles sont poncées un minimum à la dremel. Et pour les sillons, c'est toujours fait au décapeur thermique.
  • Les deux stries du canon sont différentes. L'une d'elle est un sillon, et l'autre est la coupure de l'embout qui m'a permis d'ajourer le canon.

Ca ne vous aura pas échappé, mais l'arme est symétrique (mise à part la lunette). Mais ne découpez pas les pièces dans le même sens, en espérant les retourner ! Car sinon la pièce aura une moins belle finition ; si vous me demandez pourquoi, je vous répondrai qu'on est humain. Donc retournez votre patron papier et non la pièce ! Pour illustrer ces propos, un petit zoom sur la fixation de la lunette :

La pièce de gauche a été découpé dans le bon sens
A contrario de celle de droite.

Toutes les pièces sont normalement finies et détaillés

On ne dirait pas, mais rien n'est collé à ce stade.

 

6. L'assemblage
 
21/11/2018

La suite, c’est comme une maquette : collez les différentes pièces entre elles. Cette partie est extrêmement rapide et gratifiante car, en moins d’une heure, vous avez quasiment l’arme dans sa version définitive. Mais je vais prendre un peu de temps sur quelques détails.

L'ajourage central :

Autant j'ai fait mon intéressant avec le frein de bouche, autant là je ne sais pas comment se nomme la partie centrale ajourée de l'arme. Ceci étant, si on regarde les images de référence, on remarque qu'il y a un petit bloc avec deux vis de chaque côté. Au lieu de faire une pièce spécifique pour ce bloc, je l'ai intégrée au support sur lequel j'ai mis deux vis : 

Le trait du stylo symbolise la pièce supérieure.

Vue de l'autre côté de l'arme, avec une petite pièce en relief, en plus des vis.

La lunette : 

Sa zone de contact étant elle aussi très faible, j’ai planté deux petites tiges métalliques, qui viennent transpercer le support, afin de solidifier l’ensemble.

 

Autre détail, les rivets qui fixent le support de la lunette. Ce sont en fait deux ronds de mousse, chauffés, sur lesquels j'ai appliqué une clé Allen, ce qui me donne une belle empreinte ! Attendez bien que la pièce refroidisse avant d'enlever la clé, sinon elle va reprendre sa forme initiale.

 

Autres photos de l'assemblage général de l'arme : 

Une fois que l’ensemble de l’arme est assemblé, chauffez le tout, afin de gommer les principales aspérités. Attention à ne pas chauffer les parties des canons qui ont été découpées, car sinon, les pièces vous se rétracter, creusant un sillon, alors que la pièce est censée être d’un seul tenant.

Profitez-en aussi pour redresser certaines parties. Pour ma part, la lunette collait au canon, je l’ai donc chauffée pour la redresser. Je me suis servi d’une mousse de 10mm, afin que la pièce puisse refroidir sans que je la tienne !

7. Apprêt d'apprêt !
 
21/11/2018

Nous avons donc un beau blaster, qui ressemble dans mon cas à un Oreo mutant. On est d'accord qu'il est en mousse et, sans apprêt adéquat, la peinture sera absorbée ou se craquèlera si jamais l’arme subit la moindre déformation ou coup... Et croyez-moi, en convention, les gens ne font pas très attention, ou ne sont pas respectueux, au choix !

Donc premier passage à l’apprêt : du Flexipaint noir. L’apprêt se fait au pinceau, ce n’est pas particulièrement fun à faire, ça ne s’étale pas, ça sèche vite en surface, le rendu est moche... Bref du pur bonheur. Attention à ne pas trop en mettre dans les zones détaillées (les stries du bois par exemple) pour éviter de boucher les trous.

Je n’ai pas utilisé de Plastidip cette fois-ci, matériau trop nocif et difficile à l’application à mon goût. Donc j’ai utilisé une bombe HexArt grise... Je ne vais pas vous mentir, le produit nécessite un masque et des lunettes de protection, et un endroit bien ventilé. Pour information, j’ai bombé dehors, la pièce dans un carton. L'Hexart va venir boucher l’ensemble des pores de la mousse, tout en la rigidifiant davantage. Il est possible de passer tout de suite à la bombe, sans utiliser le Flexipaint, mais j’ai eu une réaction étrange quand j’ai appliqué la bombe la première fois. J’ai préféré donc faire machine arrière en apprêtant le blaster au flexi.

Deux jours après l’apprêt (désolé pour ce trait d’humour d’une facilité déconcertante), j’ai sous-couché l'arme à l’aérographe avec la peinture Flat Aluminium de Tamiya (réf. XF-16). Pour bien faire les choses, il a fallu deux couches.

Et là, vous vous dites peut-être : 1 couche de flexi, 2 couches d'HexArt, 2 couches d’aérographe. Il y a bientôt autant de mousse que d’apprêt ! Et bien non, malgré leur propriétés spécifiques, les apprêts produisent de fines couches. Quant à l’aéro, c’est très fin, il y a quasiment plus de diluant que de peinture.

8. Peinture
 
21/11/2018

La sous-couche argent étant passée, on peut maintenant finir l’arme. Pour les pièces bois, j’ai utilisé trois marrons différents et du noir, afin de renforcer l’aspect bois. Une première couche a été faite au pinceau ; la deuxième et la troisième, je les ai réalisées à l’aérographe, en prenant soin de masquer l’ensemble de l’arme, comme sur la photo.

Je n’ai pas appliqué l’aéro de manière uniforme, afin de créer des nuances. Et enfin vient le noir, qui est là pour patiner l’ensemble et faire un effet de crasse dans les rainures du bois ! Concernant les bagues d’ajustement de la lunette, première couche au pinceau noir, puis un brossage à sec sur les arêtes. Pour ceux qui ne connaissent pas, un brossage à sec signifie que vous trempez légèrement votre pinceau dans la peinture, vous en essuyez un maximum sur un chiffon, et vous venez donner un coup rapide sur les endroits nécessitant un vieillissement.

Et voilà le résultat : 

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