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1. Les comics Marvel (1986-1987)
 

Lancée en 1986 pour accompagner la série TV éponyme, Droids est composée de huit numéros qui s’inscrivent nettement dans le prolongement de celle-ci, tant au niveau du public cible (les jeunes enfants) que de la construction des récits. Chronologiquement, les cinq premiers chapitres sont situés avant la série, aux alentours de l’an -16, tandis que les trois derniers adaptent l’Episode IV : Un Nouvel Espoir du point de vue d’R2-D2 et de C-3PO ! Mais que vaut au juste cette série ? Tâchons de donner quelques éléments de réponses.

La première chose qui saute aux yeux, c’est le manque de vraisemblance de l’ensemble. Il est plus que déconcertant de ne jamais croiser une espèce ou un modèle de droïde déjà rencontrés dans les films de la saga, et incompréhensible de ne jamais entendre parler de l’Empire au sein des cinq premiers numéros alors que nous sommes censés nous trouver en pleine guerre civile galactique. Et que dire des multiples fois où 3PO se déguise pour sortir d’une situation périlleuse ? On frôle là le ridicule, et ce ne sont pas les dessins plus que basiques qui accompagnent les scénarii creux qui relèveront le niveau…

La palme revient toutefois au crossover réalisé avec la série Ewok, au cours duquel les droïdes sont amenés à se rendre sur la lune forestière d’Endor vingt ans avant Le Retour du Jedi ! Nos deux amis y rencontrent toute la populace du village de Bright Tree, et sont très loin d’y être traités comme des divinités… On ne peut que se demander par quel miracle Ewoks et droïdes ne se reconnaissent pas deux décennies plus tard ! A croire qu’un cataclysme a frappé le système Endor et que les petites boules de poils sont devenues amnésiques ! Il n’est ici plus question d’invraisemblance mais tout bonnement d’incohérence avec les films, ce qui est pour le coup très frustrant.

Petite mot pour finir sur l’adaptation de l’épisode IV centrée sur les droïdes. L’idée de base est très intéressante, mais les scènes ajoutées à l’histoire originale laissent une impression mitigée. Si l’on apprécie de découvrir la fuite de R2 de la ferme de Lars, on ne peut que s’étonner de voir les deux compères intervenir pendant le combat opposant Kenobi à Vador ou d’apprendre qu’ils ont empêché in extremis la destruction de la base rebelle sur Yavin…

En conclusion, difficile de ne pas être déçu par la qualité de cette série. Les créateurs semblent penser qu’un jeune public ne mérite pas qu’on soigne les détails, et c’est fort dommageable. Si vous avez déjà eu du mal à terminer la série TV, ne vous infligez pas ça et passez gentiment votre chemin !

>>> Fiche SWU de la série <<<

2. Les ouvrages pour très jeunes (1985-1987)
 

N'y allons pas par quatre chemins, ces ouvrages estampillés Droids pour très jeunes sont sans intérêt, et ne sont que de simples adaptations d'épisodes de la série. C'est particulièrement dommage sachant que du côté des produits dérivés d'Ewoks, il y avait eu des récits inédits ! Parmi ces livres inédits en VF, on distingue deux catégories.

 

Les ouvrages édités par Random House (1985-1986)

Sobrement sous-titré A Droid Adventure, ils adaptent quatre épisodes de la série (The Lost Prince, The White Witch, The Pirates of Tarnoonga et Tail Of The Roon Comet), qui ne se suivent même pas ! Ils ont pas dû tout comprendre les jeunes Padawan ^^ Autre chose très étrange : l'adaptation du chapitre Tail Of The Roon Comet ne porte pas le même nom que l'épisode ! Allez savoir pourquoi, l'éditeur a préféré l'intituler Escape from the Monster Ship... WTF ??

Le gros plus de cette série de livres jeunesse, ce sont les dessins. Ils sont vraiment très réussis, et fournissent de belles illustrations pour les décors et personnages de Droids.

Les ouvrages édités par Dragon Books (1987)

Il s'agit de la deuxième vague de livres pour très jeunes dédiés à la série Droids. Là encore, quatre épisodes sont adaptés, et ô miracle, ils se suivent et font partie du même arc : il s'agit des volets de l'arc du Trigon I (chapitres 1 à 4) ! Si vous avez suivi, vous aurez noté que The White Witch a connu deux versions jeunesses ^^

Par contre niveau dessins, ça reprend le thème graphique de la série TV. Donc nécessairement, à côté des bouquins de Random House, ça fait tâche :/

3. Escape from Aaron - le jeu vidéo (1988)
 

Droids: Escape from Aaron est un jeu de plate-forme développé pour Amstrad CPC et ZX Spectrum, lié à la série animée Droids. L'intrigue est la suivante : C-3PO et R2-D2 s'échappent d'une prison de la planète Aaron, avec bien sûr, des droïdes gardiens à leurs trousses. Pas de bol pour les amoureux du retro-gaming, il est aujourd'hui pratiquement introuvable :/

Pour passer les portes des différentes pièces de la prison, il fallait reproduire une séquence visuelle et sonore en utilisant les touches du clavier, séquence qui devenait compliquée au fur et à mesure. Si la séquence était bonne, les droïdes passaient à la portion suivante. C-3PO pouvait lancer des "cristaux" contre les adversaires et les détruire avant qu'ils ne le touche. L'ennui, c'est que ce jeu se commandait, comme beaucoup, au clavier, via une barre d'icônes sous l'écran de jeu. Il fallait sélectionner l'icône correspondant au mouvement voulu (droite, gauche, se pencher, tirer, etc.) et presser une autre touche pour initialiser le mouvement, d'où perte de temps faramineuse. Il était nécessaire d'avoir une sérieuse habitude du mode de jeu pour avancer correctement !

>>> Fiche SWU du jeu <<<

4. La folle histoire des récits espagnols (1986)
 

Ces fameux comics espagnols ont une histoire ô combien intéressante ! En 1986 en Espagne sont publiés quinze récits (sept estampillés Droids et huit Ewoks) dans les pages du magazine MyComyc. Chose incroyable : ils furent oubliés de tous pendant près de trente ans ! Ce n’est qu’en 2013 qu’un fan espagnol du nom d’Adolfo Rodriguez les mentionne sur les forums du site officiel de Dark Horse (ancien éditeur des comics Star Wars), s’étonnant de n’avoir jamais vu ces aventures traduites en langue de Shakespeare.

Là où l’histoire devient amusante, c’est quand les troupes de chocs de chez LucasBooks se sont mies à fouiller dans leurs archives, et n’ont trouvé aucune trace de ces comics ! On ne sait aujourd’hui même plus qui en a été le scénariste ! L’option la plus vraisemblable est que le studio qui éditait le magazine ne possédait pas vraiment la licence à l’époque, mais rien n’est moins sûr au vu de l’absence d’informations disponibles de part et d’autre de l’Atlantique.

Fort heureusement pour nous, les gens de chez Lucasfilm ont été de bonne foi. Ces récits ont ainsi été scannés en très haute définition, traduit en anglais, puis proposés gratuitement sur le site officiel StarWars.com en octobre 2014. Une bonne surprise pour les fans du Legends, dont le glas venait juste d’être sonné !

>>> Fiche SWU de la série <<<

 

Mais les découvertes ne s'arrêtent pas là. L'année suivante, ce sont des novélisations d'épisodes des deux séries TV parues chez Plaza Joven qui regagnent la surface et bénéficient à leur tour d'une traduction, à nouveau réalisée par Abel G. Peña ! Manque de chance néanmoins, ces récits sont truffés d'incohérence :/

5. A propos des comics Dark Horse
 

En 1994, après avoir récupéré la licence Star Wars côté comics, l'éditeur Dark Horse lance une nouvelle série de récits déidés à C-3PO et à R2-D2 se déroulant entre les épisodes III et IV. Ces comics, sobrement intitulés Droids et au passage de bien meilleure qualité que toutes les productions présentées sur cette page, n'entrent toutefois pas dans le cadre de ce dossier dans la mesure où ils n'ont strictement rien à voir avec la série TV éponyme. Ils se déroulent dix ans après, et ne possèdent aucun lien avec la série animée, mis à part notre binôme de droïdes préféré.

Ce sont des histoires d'une autre époque, et d'un esprit beaucoup plus réaliste que celui omni-présent dans les oeuvres sorties dans la continuité de la série TV. Donc nous n'en parlerons pas ici ;)


Le logo de la série Dark Horse

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