StarWars-Universe.com utilise des cookies pour faciliter votre navigation sur le site, et à des fins de publicité, statistiques, et boutons sociaux. En poursuivant votre navigation sur SWU, vous acceptez l'utilisation des cookies ou technologies similaires. Pour plus d’informations, cliquez ici.  
1. Introduction
 
Et si je vous disais “coloriser les décors, c'est comme coloriser les personnages” vous me croiriez ? Hé bien ce n'est pas faux. La technique est exactement la même, sauf qu'on travaille sur un ou plusieurs calques séparés. Pour étudier la colorisation des décors, nous allons cette fois travailler sur une case d'une page de Episode I de Lamb Bear représentant l'arrivée de Qui-Gon et Obi-Wan à Theed à bord du bongo. Pourquoi cette case ? C'est une case “à décors” intéressante. Je vous montrerai comment on réalise certains effets simples pour détailler les décors
2. Au travail !
 
Nous partons d'une page préparée comme indiqué dans les méthodes de départ, avec les traits sur fond transparent, les marges et un calque de fond vert. Nous nous occuperons plus tard du bongo, dans un premier temps nous allons coloriser les décors de cette case.
Je vais d'abord aller à la pêche aux infos en fouinant sur le Net ; je cherche une photo de Theed représentative de la ville, pas nécessairement tirée d'une capture d'écran. Et on en trouve une superbe là, par exemple !

Sur la base de cette photo, je vais échantillonner mes couleurs pour la ville. Mais d'abord, je crée trois nouveaux calques que j'appelle respectivement “décors 1”, “2” et “3”. Le calque “décors 1”, le plus au-dessus, me sert surtout lorsque j'ai des traits à ajouter aux décors. Les deux autres servent pour les couleurs des décors sur plusieurs plans. Je me limite à deux ou trois, mais vous pouvez selon les besoins en utiliser beaucoup plus, ou simplement un seul.

Puis, en utilisant la palette de gestion des calques de Photoshop, je crée un groupe de calques dans lequel je place mes trois calques. Intérêt : pouvoir ouvrir ou fermer le groupe entier d'un coup et ne pas avoir ma palette encombrée de calques, et possibilité d'éteindre d'un seul coup tous les calques de décor. Mon groupe s'appelle bien entendu “décors”. Ceci fait, je vais pouvoir commencer à travailler.
Nous allons d'abord faire le ciel. Simple : on définit une sélection, à l'aide du lasso polygonal, sur le calque décors 3, le plus en dessous, correspondant au ciel visible sur le dessin, puis on le remplit de bleu ciel avec la pot de peinture. Voilà. Pas plus dur que ça ? On y reviendra. On colorie également le nuage en blanc. Voilà déjà une bonne chose de faite.
Passons sur le calque au-dessus, décors 2, et commençons sérieusement la couleur de la ville. En me basant sur l'image que j'ai récupérée, je pioche des couleurs ocres dans diverses variations de teinte et je colorie les divers bâtiments. Les différentes couleurs sont intéressantes, car elles vont ensuite pouvoir être sélectionnées séparément pour être détaillées. Attention, toutefois, nous sommes dans une BD style comique, donc ne tombons pas dans les couleurs trop sombres ni trop flashy.
Une fois les façades peintes, peignons les arches et les fenêtres des bâtiments dans la même couleur que les façades, mais en plus sombre (nous avons appris à le faire avec les personnages plus haut).

Voilà toutes nos façades peintes. Passons aux toits. La plupart des toits sont du même vert mais l'un d'eux peut être coloré en teinte brique. Enfin, nous peignons les arbres, en vert également mais plus pétant. Le résultat n'est pas mal du tout. Derniers détails, l'eau et les tronc d'arbre, et notre colorisation est complète.

On pourrait fort bien en rester là. Mais nous sommes besogneux et nous allons détailler et affiner ces couleurs de décor grâce à quelques techniques simples et ingénieuses.

3. Créons une forme personnalisée
 
Pour détailler les murs des bâtiments, nous allons nous amuser à créer une forme (une brosse ou un pinceau) personnalisée. Elle nous permettra de faire un joli travail de peinture tout en donnant de la texture à nos couleurs. Pour réaliser une brosse personnalisée, créez d'abord un nouveau dessin dans le menu fichier/nouveau. Une taille de 100x100 pixels en 300 dpi est suffisante.
En utilisant une brosse sensible à le pression et de la couleur noire sur le blanc, nous allons dessiner un motif aléatoire (voir illustration) qui représentera les irrégularités de la pierre. Ceci fait, cliquons sur Edition/Definir une forme prédéfinie pour créer notre brosse. Photoshop nous propose de lui donner un nom, nous l'appellerons “mur 02” (j'ai déjà une forme “mur”).
Mais telle qu'elle, notre forme ne sert pas à grand chose, elle ne donnera rien de bon. Il faut en affiner les propriétés en utilisant le gestionnaire de formes prédéfinies. Là, nous allons pouvoir modifier les paramètres de notre forme à volonté. Notre forme apparaît dans le gestionnaire avec un aperçu de ce qu'elle donnerait sur le dessin. Ce n'est pas ce que nous voulons. Ajustons un premier paramètre : la diffusion, qui, comme son nom l'indique, va diffuser le motif. Ne le réglons pas trop fort, 188% suffira. Puis passons au paramètre suivant.
Cliquons sur “autre dynamique”, paramètre qui va nous permettre de gérer le travail à la tablette graphique. Immédiatement, l'aperçu se met à jour, et notre motif prend forme. Dans le paramètre “contrôle du flux”, nous réglons “pression de la plume”, ce qui va donc faire varier le flux de couleur en fonction de la pression du stylet sur la tablette.
Enfin, cliquons sur le paramètre “texture” pour ajouter une texture à notre forme : je choisis une texture de pierre en mode produit. Sauvegardons notre forme personnalisée et nous la retrouvons dans notre gestionnaire tout en bas de la liste. Maintenant, nous allons l'utiliser pour peindre nos murs.
4. Détaillons les décors
 
A l'aide de l'outil baguette magique, sélectionnons l'une des couleurs des façades, celle d'une des tours, par exemple. Ceci fait, je vais récupérer ma forme personnalisée “mur 02”, je récupère la couleur de base avec la pipette, je la modifie pour l'avoir en un peu plus foncée, et je l'applique doucement sur ma tour, en insistant là où doit se trouver le côté à l'ombre de notre tour. Je n'insiste pas trop toutefois, car nous allons améliorer ça à l'aide d'autres outils.
En utilisant l'outil “Densité +”, je renforce l'ombre là où elle doit se trouver, je crée des zones plus sombres, des coulures, etc. L'intérêt, c'est que le travail se fait en même temps sur toutes les couleurs appliquées, uniformément. Une fois l'ombre bien définie, et puisqu'il fait beau et grand soleil sur Theed, j'utilise l'outil “Densité –” pour créer une partie plus éclairée sur le côté de la tour opposé à l'ombre. Et voilà !
Je fais de même avec tous les bâtiments, en changeant à chaque fois la couleur pour la faire correspondre à celle du fond, en respectant les ombrages et les ombres projetées par les bâtiments eux-mêmes.
Une fois tous les bâtiments coloriés et ombrés, je vais corriger un peu l'ensemble, ça me semble un poil trop foncé. J'utilise pour ça la fonction “niveaux” accessible par Edition/Réglages/Niveaux. En corrigeant les niveaux à l'aide des curseurs, je vais éclaircir l'ensemble des couleurs de mon décor. Bien entendu, je n'oublie pas de sauvegarder mon dessin à chaque étape du travail, ça va de soi.
Pour les toitures, je procède uniquement avec les outils Densité + et – pour créer les effets d'ombre et de lumière sur le vert des toits. Enfin, j'ombre le vert des arbres, et je passe un brin d'outils Densité – sur l'eau pour lui donner de la nuance. Fini ? A peu près. Pour se faire une bonne idée du résultat final, je vais peindre le bongo en le traitant comme si c'était un personnage, sur le calque “Persos”, ainsi que les canards à gauche du dessin, et j'ajoute un peu d'écume à l'eau qui jaillit au bord du bongo. Et voilà !
5. Petites astuces pour affiner le décor
 

On pourrait encore en rester là. nos décors sont jolis, bien colorisés, avec de beaux effets, tout ça, mais on peut facilement aller encore plus loin. Comment ? D'abord en colorisant les traits !


Colorisons les traits.

Quel est l'intérêt, diront certains ? Simple : quand on observe la réalité, déjà il n'y a pas de traits autour. Mais qui plus est, les choses ont tendance à devenir plus claires avec l'éloignement, surtout dans un décor extérieur. En BD, la technique de colorisation des traits va permettre avant tout d'adoucir les contours des décors, de faire ressortir ce qui est important dans la scène (les personnages) tout en conservant le détail des décors joliment dessinés par Lamb Bear. Vous allez voir, c'est très simple.

Rappelons-le, nous avons un calque avec les traits sur un fond transparent, ce qui va bien être pratique pour ce que nous avons à faire. Allons sur ce calque et cliquons sur la petite icône représentant un damier, en haut de la palette Calques, à côté de la mention “Verrou”. Cela va verrouiller les zones transparentes, c'est-à-dire interdire de colorier là où les pixels sont transparents. On ne va donc colorier que les traits !

Prenons par exemple la tour qui domine le dessin, on commence par elle. J'échantillonne d'abord avec la pipette la couleur la plus foncée de la tour. Pour plus de sécurité, je la fonce encore un peu dans le sélecteur de couleurs. Il est important d'avoir une couleur plus sombre que le fond mais pas noire.
Avec une forme Crayon de grand diamètre, je vais donc colorier les traits de la tour. Attention à ne colorier que les traits qui nous intéressent toutefois, en l'occurrence ceux qui entourent les murs, pas ceux du toit qui, eux, seront coloriés en vert foncé. Je fais la même chose avec tous les traits des décors, en calibrant ma couleur de traits pour qu'elle soit de moins en moins claire au fur et à mesure qu'on avance dans les plans du dessin. Je colorie également les traits des nuages, pourquoi pas ?

Le bongo, au premier plan, garde ses traits noirs. Qu'en dites-vous ? Globalement, les traits sont légèrement adoucis, un léger effet de profondeur apparaît dans le décor et le bongo ressort nettement, sans qu'on ait à toucher au dessin lui-même.

Adoucissons encore un peu.

Nous allons encore améliorer cet effet en travaillant la profondeur de champ. En photo, en fonction des réglages d'un appareil (réflex, c'est plus difficile avec un appareil de base) on peut gérer la profondeur de champ par le réglage de l'ouverture de l'objectif (jargon, si vous ne pigez pas, ce n'est pas grave). Le but : plus les éléments de l'image sont éloignés du premier plan, plus ils sont flous (explications plus précises là).

Nous pourrions utiliser une fonction de Photoshop qui est bien pratique, le filtre “flou de l'objectif” qui corrige la profondeur de champ, mais cet outil nécessiterait que tous nos décors, y compris les traits, soient sur un même calque pour être affectés, et il nous faudrait donc différencier les traits des cases de ceux des décors et des persos, faire tout un tas de manipulations pour obtenir un effet correct. Non, nous allons faire bien plus simple : utiliser l'outil “goutte d'eau” sur les traits. Cet outil sert tout simplement à “flouter”.
Je sélectionne l'outils “Goutte d'eau”, avec une forme pinceau sensible à la pression, d'environ 30 pixels de diamètre pour mon dessin, et avec une intensité faible, 25%. Il vaut mieux repasser si l'effet n'est pas suffisant que de faire trop flou du premier coup.
Sur le calque Traits, je passe délicatement la Goutte d'eau sur les traits, et ceux-ci s'adoucissent, deviennent légèrement flous. Ce n'est pas plus difficile que ça. Il faut que les traits soient de plus en plus flous au fur et à mesure qu'on s'éloigne de l'avant-plan, pour obtenir l'effet voulu. Les traits des nuages peuvent être nettement plus floutés que les autres, puisque les nuages sont situés très loin.

Le résultat est plus que sympathique. Le bongo ressort bien en avant-plan, mais rien n'est perdu des beaux décors de Lamb Bear.

Bien, nous avons fini, là ? Non. Nous pouvons encore améliorer quelques trucs, le ciel bleu par exemple. Reconnaissons qu'il fait un peu trop simpliste, maintenant. Nous allons le travailler en deux temps.

6. Retouchons le ciel
 

Mon ciel a été, fort heureusement, colorié sur un calque à part (vous ne l'avez pas fait ? dommage !). Retournons sur ce calque et effaçons d'abord le blanc du nuage en le recouvrant du même bleu que le ciel avec une grosse forme crayon. Puis, dans le calque traits, effaçons avec l'outil Gomme les traits des nuages. Le ciel est donc maintenant tout bleu uni. Nous allons, dans un premier temps, le remplir avec un dégradé. Dans la réalité, quand on regarde le ciel bleu par beau temps, il n'est jamais du même bleu partout, bien entendu. Il est d'un bleu plus profond vers le zénith mais plus clair, voire nettement plus gris, vers l'horizon. Nous allons définir un dégradé qui corresponde plus ou moins à cet effet.

Dans le calque “décors 1” où se trouve le ciel, sélectionnons la couleur bleue, puis réglons le dégradé (nous avons appris à le faire dans la préparation des marges) en trois étapes : un bleu profond à droite, un bleu plus clair au milieu, et un bleu clair virant sur le gris à gauche. Puis on remplit notre sélection de ciel avec ce dégradé, en veillant à ce que le gris soit en bas. C'est nettement mieux, non ?
Mais il manque des nuages. Pour ce faire, nous allons utiliser une forme spécialement conçue pour dessiner des nuages !
Comment créer cette forme ? Allons dans le gestionnaire de formes et sélectionnons une forme pinceau à bords doux, d'un bon diamètre (30 ou plus). Nous allons adapter cette forme pour quelle nous dessine des nuages.
Dans l'encadré à gauche, cliquons sur la case “autre dynamique” qui va nous permettre de paramétrer la sensibilité à la pression, à laquelle nous sommes maintenant habitués. Puis cliquons sur la case “Texture” et ajoutons à la forme une texture “Nuages”, en mode “densité couleur”.
Enfin, réglons l'échelle de la texture, qui va nous permettre d'obtenir des nuages plus ou moins “mousseux”.
Et voilà. Nous pouvons sauvegarder cette forme personnalisée en l'appelant bien entendu “nuages”. Et nous allons pouvoir travailler avec.
Revenons à notre ciel. En utilisant notre forme Nuages toute neuve, et en choisissant le blanc comme couleur d'avant plan, nous allons passer doucement dans le ciel et Ô magie ! les nuages vont apparaître. Bien entendu, allons-y doucement, les nuages sont légers, et il vaut mieux revenir sur une zone que d'en déposer trop.

Cette fois, notre case est complètement terminée. Nous aurions pu encore pousser plus loin, mais nous allons nous arrêter là pour cette fois. Réduisons avec la loupe la page à une échelle correspondant à la taille définitive de la page (pour moi, environ 33% de sa taille originelle) et nous voyons le résultat que verra le lecteur. Bien évidemment, si vous scrutez à la loupe les coins et recoins de votre dessin, vous allez voir des tas de zones qui ne vont pas, des défauts, des bavures, etc. Mais dites-vous bien que si vous, vous ne les voyez pas une fois au format final, personne ne les verra non plus.

Qu'ajouter ? Evidemment, chaque type de décor demande un travail particulier, plus ou moins difficile selon les cas. Le décor de cette case est simple, un décor intérieur serait plus complexe à travailler, mais au niveau purement technique, j'utilise toujours ces mêmes méthodes simples pour un décor d'extérieur ou pour un décor compliqué. Le tout est d'avoir de bonnes références de couleurs, de travailler avec des photos si vous reproduisez des décors existants, et de bien définir l'effet que vous voulez obtenir au final. Nous aurons l'occasion de voir ça avec l'étude de cas concrets qui viendra plus tard.
7. Décors prédessinés
 
Pour les strips, qui ne sont pour la plupart que de simples gags en trois cases ou moins, l'essentiel n'est pas les décors. Ils sont au mieux un “plus” dans le dessin final. Au début de la série “Je Veux Être Un Jedi” je ne dessinais aucun décor. D'abord parce que ça me barbait, ensuite parce que je n'avais aucune idée des décors à utiliser. Il n'y a que lorsque j'ai déplacé l'action dans des endroits bien précis qu'il m'a fallu travailler avec des décors, d'abord simples puis plus complexes. Le souci, c'est que parfois sur une série de 10 ou 12 strips, le même décor doit revenir systématiquement une trentaine de fois ! La série sur Dagobah devait avoir des décors typiques pour être crédible.

C'est là que j'ai commencé à travailler les décors de manière un peu particulière : en les dessinant à part. Les strips sont dessinés sans décor, et j'y ajoute le décor voulu après la colorisation des personnages. Que ce soit le temple Jedi, le marais de Dagobah, le bureau de Palpatine, les décors sont dessinés et colorisés à part, puis collés en arrière-plan des personnages, un peu comme des décors de théâtre. Voyez l'exemple ci-dessous : la case dessinée sans décor, la case avec le décor approprié collé derrière et la case avec un autre décor très différent.
Pour réussir ce genre d'exercice sans que ça soit monotone ou artificiel, il y a quelques astuces. Si l'action se passe dans le temple Jedi, je crée un décor “temple” non pas de la taille d'une case de strip, mais beaucoup plus grand, tant en largeur qu'en hauteur. J'utilise des logiciels comme Google SketchUp pour imaginer des modèles de base, avoir les perspectives, et obtenir le point de vue d'un personnage, puisque SketchUp permet un mode “visite” dans lequel la caméra se situe à hauteur de l'œil humain. Ensuite, je dessine les décors, puis je les colorise à fond en suivant la méthode expliquée au-dessus. Une fois ceci fait, je découpe des portions entières de décor un peu différentes à chaque strip, pour les coller derrière mes personnages.
Au besoin, je les redimensionne, je leur applique un filtre “flou gaussien” pour les placer nettement en arrière plan des personnages et obtenir un effet de profondeur de champ. Parfois je les modifie en symétrie horizontale pour obtenir un autre point de vue. Si le décor comprend un sol, j'ajoute une ombre sous le personnage pour le “placer” dans le décor.

Case originale
Case avec décor
inversé



Avantage de dessiner les décors à l'avance : ne pas avoir à refaire maintes et maintes fois le même décor, la même colorisation. Parfois la colorisation des personnages est déjà assez fastidieuse, n'ajoutons pas à la complexité.

Pour les décors, voyez les exemples suivants :

Un décor inédit pour une prochaine série de strips
de “Je Veux Être Un Jedi”.

Un décor pour le temple Jedi, avec une belle vue
sur la surface de Coruscant.
Un autre décor inédit pour une prochaine série de
strips.
Un décor de cuisine de Tatooine tiré de la BD “La Clé
Laxienne”


Il est même possible de réaliser des décors répétitifs sur plusieurs plans. Dans la série de strips se passant dans la bibliothèque Jedi avec Jocasta Nu, il aurait fallu dessiner de nombreuses fois les tables avec écrans, le dossier du siège, etc. Je ne les ai dessinés et coloriés qu'une fois, j'ai dessiné les strips en tenant compte de ces décors et je les ai collés derrière et devant les personnages pour obtenir l'image composite finale.

La case sans rien
Case avec décor
de fond
Case avec décor
d'avant-plan
Case avec décor
d'arrière-plan
Case finale


Il va de soi que ce système a ses limites. Dans le cas d'une vraie BD, d'une adaptation de film, par exemple, pas moyen de procéder ainsi sauf dans une scène où le même décor est nécessaire plusieurs fois, mais c'est rare, les cadrages sont différents d'une case à l'autre selon l'action, donc… Mais si, par exemple, si l'action se cantonne de face dans le cockpit du Faucon Millenium, avoir sous la main un décor correspondant est fort utile. Et on peut tricher et dessiner avec l'optique d'un décor préexistant, le lecteur n'y verra que du feu.
Page suivante >>
Publicité