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1. Description
 
Episode I - The Phantom Menace

Années de composition : 1998, 1999
Année d'enregistrement : 1999

Sortie CD : 04 Mai 1999
Label : Sony Classical
Référence : SK 61816 & SK 61776
Rendu : HDCD

Prix : 20 €

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Le booklet déplié se transforme en poster.
2. Contenu & Analyse (74:10)
 
Piste 1 : Star Wars, Main Tittle and The Arrival at Naboo (2’55)

Le premier titre de la BO d’un épisode de SW commence immanquablement par le thème principal de la série suivi une variante pour chaque film. Ce thème principal est majestueux et clair avec la prédominance des instruments en cuivre. Il est ici suivi par un interlude plus calme qui fait la transition avec le début du film. Ici, nous avons une ambiance tendue avec des nuances piano voire pianissimo et une modalité mineur. La tension se relâche alors un peu dans la mélodie et il y a une marche chromatique jouée par les violons. Ce premier morceau se termine sur un accord non conclusif donnant une impression d’instabilité.

Piste 2 : Duel of Fates (4’55)

Voilà un des nouveaux thème de la saga avec une prédominance des chœurs, structure à quatre voix : Soprano, alto, ténor, basse. Tout d’abord, une introduction par le chœur a cappella (c’est-à-dire sans accompagnement instrumental). Puis il y a entrée au fur et à mesure des instruments jouant un ostinato rythmique en entrant en forme canon (les uns par dessus les autres) avant de revenir à l’unisson. Le ton s’amplifie nettement avec un grand crescendo qui croît pendant tout le morceau. Les paroles du chœur sont des mots sanskrits, ancienne langue sacrée de l’Inde (Kohra, ratama), avec une très grande importance des voyelles. Le chœur donne le caractère religieux du destin inévitable, et de l’intensité du combat. D’un seul coup, au plein milieu du morceau, la tension retombe et on reprend depuis le début. Ostinato rythmique, thème passant par tous les instruments, grand crescendo, tous les instruments jouent ensemble et retour du chœur qui chante le thème. L’orchestre à un moment s’efface même pour laisser la liberté de la mélodie au chœur. Enfin, une dernière fois, de nouveau un piano subito, grand crescendo, thème réexposé et l’orchestre conclut. C’est un nouveau très grand thème qui donne toute sa splendeur à la saga et laisse jaillir le génie musical de Williams.

Piste 3 : Anakin’s Theme (3’09)

Encore un nouveau thème très important dans la nouvelle trilogie. Il permet en effet de pouvoir, d’un point de vue musical, voir quand le petit Anakin est soit du bon coté (avec ce thème), soit passe vers le Dark Side, avec la marche impériale. Ce thème est très doux, exposé par les flûtes et repris par l’orchestre à cordes. Morceau en mode mineur, avec des frottements sensibles et toniques, donnant tout son caractère triste et inévitable au jeune garçon. Après une variation de ce thème, il est encore réexposé par l’orchestre à l’octave supérieure. On peut noter que la cadence de ce thème correspond aux toutes premières notes de la marche de Vador. Ensuite il y a de nouveau exposition du thème et conclusion avec insistance sur cette cadence, qui est répétée 2 ou 3 fois et jouée par les chordes graves. On ne compte plus les idées fantastiques de Williams qui se multiplient dans cette B.O qui nous plonge dans le caractère innocent du petit Anakin, tout en laissant préfigurer le dénouement tragique de sa vie, mais pas encore trop accentué…

Piste 4 : Jar Jar’s Introduction and the Swim to Otoh Gungan 5’07)

Comme pour tous les personnages drôles (voire stupide), l’emploi des instruments à vents, ainsi qu'une pulsation gauche et irrégulière, s’impose. Ici, il y a le thème exposé en parallèle par le hautbois et le basson à l’unisson. On peut aussi noter une montée chromatique sans distinguer chaque note (appelé dans le jargon musical « dégeulendo » ascendant) . Puis le caractère change et devient plus posé avec un interlude. Ensuite nous assistons au retour du chœur en fond, qui donne l’impression de fluidité de l’eau avec des vocalises au violons qui varient sur ce thème dans les aigus. Nos héros arrivent à Otoh Gunga. Ce passage est suivi par un interlude au cordes auquel se substitue de nouveau un changement de caractère, une mélodie en mode majeur, très jolie. Apres un glissando à la harpe, il y a variation de cette mélodie et le retour des rythmes syncopés du thème de Jar Jar, toujours avec prédominance des bois. Puis, très brièvement, on entend passer le thème d’Anakin joué cette fois-ci par le hautbois. Après l'exposition de ce thème, le morceau se termine par un sentiment de tension.

Piste 5 : The Sith Spacecraft and The Battle Droid (2’37)

Morceau commencant par des percussions et des dissonances aigues aux violons (un peu comme dans la piste trios de la B.O de Attack of the clones : Zam). Il y a un grand crescendo, le rythme s’accélère avec des temps forts très accentués donnant le caractère de la marche militaire et donne la cadence à leur pas. Puis on entend le thème d’Anakin qui est joué, par desssus cet ostinato rythmique, par les violons. C’est alors la mélodie que l’on entend à la bataille finale opposant les armées de la fédération du commerce, très organisée contre l’armée Gungan.

Piste 6 : The Trip to Naboo and the Audience with Boss Nass (4’07)

Ambiance très feutrée avec présence des voix de femme en fond. Le piccolo (petite flûte) joue une mélodie au-dessus d’un amas indescriptible et presque inaudible de percussions pianissimo. Puis, nos héros prennent congés du conseil Gungan . Une nouvelle mélodie est exposée par les cors. Ensuite, après un interlude, il y a réexposition de ce thème. Puis il y a une brusque accélération dans le rythme qui prend, avec le retour des voix et la pulsation ternaire, le même caractère fluide que nous avons vu auparavant. Ensuite, d’un seul coup, une tension s’installe avec accelerando de l’ostinato rythmique et une nuance plus forte, avec prédominance des trompettes et timbales. C'est alors que le morceau se termine.

Piste 7 : The Arrival to Tatooine and the Flag Parade (4’04)

Le morceau commence par l’exposition du thème de Jar Jar à la clarinette. Puis, les instruments à cordes (violon, altos, violoncelle, contrebasse) reprennent le dessus et mènent la mélodie vers un thème plus tendu, marqué rythmiquement, dans lequel s’intercale de petits interludes. D’un seul coup, il y a une mélodie plus enjouée avec la prédominance des cors : style marche militaire. Il y a présentation du thème qui est répétée plusieurs fois mais qui augmente au fur et à mesure d’une seconde. Thème toujours vif et avec cette marche chromatique. Il y a un ostinato rythmique par le reste des instruments de l’orchestre mais le thème est joué majoritairement par les cuivres clairs (trompettes). Le morceau se clôture par un roulement de tambour qui suit l’ostinato imposé par le thème.

Piste 8 : He is The Chosen One (3’53)

Après un court prélude, on peut entendre le thème de Luke joué par les flûtes avec une ambiance relativement tendue. Puis le thème passe par divers instruments; thème dans lequel s’intercale des passages orchestraux. Ensuite, le rythme s’accélère et on entend cette fois le thème d’Anakin joué très clairement par les flûtes. Puis on a le droit à quelques variations autour de ce thème. Enfin, le morceau se termine par un postlude assez fort.



Piste 9 : Anakin defeats Sebulba (4’24)

Le morceau commence par les flûtes en dissonances. Après ce petit passage déroutant, l’oreille retrouve ses marques avec un grandiloquent thème de la Force joué par les cors. Puis on a le droit à un interlude assez fort (de style fanfare) joué par les cuivres au moment de l’allumage des pods. La tension au niveau musical est à son paroxysme. Il y a alors reprise de la mélodie de l’interlude. La course commence, avec un rythme très enjoué, ce qui se traduit en musique par un rythme très accentué (doubles croches aux cordes) avec une très forte présence des cuivres. Le morceau est toujours très soutenu avec des nuances fortes voire fortissimo et beaucoup de dissonances. Pour finir, reprise en fanfare du thème d’Anakin et fin du morceau.

Piste 10 : Passage through the Planet Core (4’40)

Morceau qui commence par une sorte de marche militaire avec un rythme très présent (ostinato aux chordes et aux timbales). Ensuite, d’un seul coup, cette marche militaire sort de son cadre et la mélodie est jouée par les cuivres. L’atmosphère devient alors plus intime avec une mélodie très calme. Ensuite on assiste au retour du même style de musique que pour la piste 5 : Audience with Boss Nass (piccolo, sur fond inaudible…) Pour terminer le morceau, on retrouve un postlude plus mélodieux.

Piste 11 : Watoo’s Deal and Kids at Play (4’47)

Le morceau commence par un prélude à la clarinette qui introduit un passage dont la mélodie varie entre majeur et mineur (dialogue Qui Gon Jinn et Watto). Ensuite, on entend une reprise du thème d’Anakin immédiatement suivie par une accélération du rythme et de l’intensité. Après un moment, la musique se calme et un interlude nous conduit à une mélodie très souple et non brusque. On peut de nouveau entendre le thème de la Force joué en-dessous par les cors. Ensuite on a un changement de caractère et on a les rythmes syncopés du style du thème de Jar Jar, staccatos avec des intervalles gauches (anecdote de la tête entre les coupleurs d’énergie). Puis de nouveau, retour du thème d’Anakin et reprise du thème de Jar Jar qui clôt le morceau.

Piste 12 : Panaka and the Queen’s Protectors (3’24)

Un morceau qui démarre sur les “chapeaux de roues” avec un rythme très enjoué et l’emploi des instruments très clairs, comme la trompette (moment de la bataille dans le hangar). Puis on a le droit au retour de quelques mesures de Duel of Fates (partie instrumentale). Le rythme continue à être très pressant et d’un seul coup on a un piano subito (fin de l’intensité brutale qui entraîne presque un arrêt dans la ligne musicale), et il y a un roulement de tambour qui nous emmène à une reprise de l’intensité et du rythme qui est de nouveau très vif. Mélodie toujours majeur. Ensuite, reprise du thème par les trompettes puis l’orchestre. On peut noter que la fin du morceau est un peu brutale.

Piste 13 : Queen Amidala and the Naboo Palace (4’51)

Morceau assez tendu avec des nuances assez faibles, presque inaudibles. Ambiance feutrée. On retrouve encore le caractère sous marin d’Otoh Gunga (avec le piccolo etc…). Ensuite, on peut entendre de nouveau le thème d’Anakin, varié, joué par la flûte, qui s’enchaîne à une mélodie plus majestueuse. Cette mélodie est suivie par un autre passage, plus tendu encore, avec les mêmes caractéristiques qu’au début, avec des vocalises au piccolo. Ce passage s’enchaîne à un postlude avec toujours cette atmosphère de tension.



Piste 14 : The Droid Invasion and the Apparence of Darth Maul (5’14)

Morceau qui commence par des percussions (timbales). Puis une sorte de marche militaire rythmée et très précise dont le thème est joué par les cuivres (emploi du tambour très caractéristique pour ce style de marche durant l’invasion droïde). Puis réexposition du thème par les trompettes. Ensuite, le rythme continue de s’accélérer, les dissonances deviennent de plus en plus présentes. Retour de la marche militaire mais moins accentuée. Ensuite nous avons le solo d’un instrument très bizarre (je suis même incapable de le citer si quelqu'un sait qu'il se manifeste) comme une sorte de voix, a cappella qui s’enchaîne sur le thème de l’empereur, toujours très sombre et chanté par des voix d’hommes très grave (basses). Puis ce thème fait place à un autre style (comme durant le voyage à Otoh Gunga (voix de femmes et fluidité dans le rythme). Enfin le rythme s'accélère de nouveau et on entend pour terminer l’ostinato rythmique de Duel of Fates.

Piste 15 : Qui-Gon’s Noble End (3’48)

Tout d’abord, nous avons le retour de Duel of Fates en fanfare joué par un quatuor de cuivres (Tuba, Cors, Trombones, Trompettes), qui s’enchaîne à une partie très vive et marquée rythmiquement grâce xylophone, qui donne cette impression pressante. Rythme très rapide avec une marche harmonique ascendante. Puis elle s’arrête et laisse place à une tension extrême (accords arpégés à la harpe), dissonances, tam-tam. Paroles chuchotées par le chœur sur fond d’une note très aigue de l’orchestre. Puis il y a un accord posé joué très fort et un jeu autour de l’arpège de cet accord qui s’enchaîne sur un thème très lent. Puis, de nouveau, il y a une accélération et le morceau s’arrête sur un roulement de tam-tam.

Piste 16 : The High Council Meeting and Qui-Gon’s Funeral (3’09)

Morceau d’un caractère très triste en mode mineur qui s’enchaîne sur une variation du thème de la Force vers un passage plus sombre et exposition du thème de Vador. Après un interlude, il y a l’ambiance macabre de la cérémonie d’incinération du corps de Qui-Gon, très lente. Avec reprise aux violoncelles du thème de la Force et choral chanté par les chœur mixtes, agrémenté par l’orchestre. Le morceau se termine par un accord dissonant.



Piste 17 : Augie’s Great Municipal Band and End Credits (9’37)

Morceau final par nature très festif avec présence des tambours et chœurs. Bref, tout est là pour montrer une ambiance bon-enfant, joyeuse, en mode majeur. Il s’en suit un enchaînement parfait avec crescendo vers le générique de fin, joué par l’orchestre symphonique au grand complet. Comme à chaque fois, nous avons le droit à la réexposition des thèmes principaux : Ici, tout d’abord Duel of Fates dans toute sa splendeur qui s’enchaîne au thème d’Anakin, là aussi magnifique et dévoilant tout le génie du maître John Williams. A la fin de ce thème, il insiste sur sa cadence dont nous avons déjà parlé et qui correspond aux quelques premières mesures de la Marche Impériale de Vador.

Ainsi commence la prélogie, on retrouve avec joie un grand nombre de thèmes de l’ancienne trilogie agrémentés par des petits nouveaux.. Un éventail du génie de John Williams qui manie aussi bien les marches que les morceaux tristes. En bref, une bande originale riche en thèmes nouveaux qui est très prometteur pour la suite…

Analyse initialement rédigé par tyty pour KamuiWeb.Com.
3. Ultimate Edition
 
The Phantom Menace Ultimate Edition

Années de composition : 1998, 1999
Année d'enregistrement : 1999

Sortie CD : 14 Novembre 2000
Label : Sony Classical
Référence : S2K 89460

Prix : 33 €

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4. Contenu (124:35)
 
Disque 1 (57:29) :
  • 01. Fox Fanfare* (0:23)


Treachery Within The Federation - The Invasion Of Naboo

  • 02. Star Wars Main Title (1:24)
  • 03. Boarding The Federation Battleship (2:32)
  • 04. Death Warrant For Qui-Gon and Obi-Wan (1:18)
  • 06. Queen Amidala Warns The Federation (2:24)
  • 07. The Droid Invasion (1:00)

Underwater Adventure
  • 08. Swimming To Otoh Gunga (0:57)
  • 09. Inside The Bubble City (3:05)
  • 10. Attack Of The Giant Fish (1:38)

Darth Sidious and The Passage Through The Planet Core
  • 11. Darth Sidious (1:05)

On To Naboo and The Rescue Of The Queen
  • 12. The Giant Squid and The Attack On Theed (1:18)
  • 13. Qui-Gon and Obi-Wan Rescue The Queen (2:09)
  • 14. Fighting The Guards (1:42)
  • 16. Enter Darth Maul (1:08)

Destination Tatooine, Home Of Anakin Skywalker
  • 17. The Arrival At Tattoine (2:28)
  • 18. Street Band Of Mos Espa (1:17)
  • 19. Padme Meets Anakin (1:13)
  • 20. Desert Winds (Bonus Track)+ (1:28)
  • 21. Jar Jar's Run-In With Sebulba (1:18)
  • 22. Anakin's Home and The Introduction Of Threepio (2:43)

The Dark Forces Plot
  • 23. Darth Sidious and Darth Maul (1:12)

Qui-Gon Bets On Anakin
  • 24. Talk Of Podracing (2:59)

Anakin Closes In On His Destiny
  • 25. Watto's Deal / Shmi and Qui-Gon Talk (2:24)
  • 28. Darth Maul and The Sith Spacecraft (1:01)
  • 29. Mos Espa Arena Band (0:53)
  • 30. Watto's Roll Of The Dice (1:59)
  • 31. The Flag Parade (1:14)
  • 32. Sebulba's Dirty Hand / Qui-Gon's Pep Talk (1:38)

Anakin's Victory
  • 33. Anakin Defeats Sebulba (2:18)

The Cheering Crowd

Mos Espa Folk Song
  • 35. The Street Singer (1:14)

Disque 2 (67:06) :

To Coruscant and To Palpatine and The Senate
  • 01. Anakin Is Free (5:04)
  • 02. Qui-Gon and Darth Maul Meet (1:48)
  • 03. Anakin and Group To Coruscant (4:11)

Palpatine's Treachery
  • 04. The Queen and Palpatine (0:42)

Qui-Gon Goes Before Yoda

  • 05. High Council Meeting (2:37)

War Clouds and An Alliance With Boss Nass and The Gungans
  • 06. The Senate (1:13)
  • 07. Anakin's Test (3:41)
  • 08. Qui-Gon's Mission / Obi-Wan's Warning (3:48)
  • 09. Nute and Rune Confer With Darth Sidious (:29)
  • 10. The Queen and Group Land On Naboo (2:20)
  • 11. Jar Jar Leads Group To The Gungans (2:26)
  • 12. War Plans (2:31)

Prelude To War

  • 13. Darth Sidious Receives News Of The Gungan Army (0:25)
  • 14. The Gungans March (0:58)

The Great Battle Begins
  • 15. The Queen and Her Group Sneak Back To The Palace (0:19)
  • 16. The Battle Begins (0:24)
  • 17. The Republic Pilots Take Off Into Space (1:26)

The Battle Continues
  • 18. Activate The Droids (0:45)
  • 19. The Gungans Fight Back (0:24)
  • 20. The Duel Begins (0:51)
  • 21. Anakin Takes Off In Spaceship (0:48)
  • 22. The Duel Continues (0:59)
  • 23. The Battle Rages On (2:00)
  • 24. Qui-Gon, Obi-Wan and Darth Maul Continue Battle (1:22)

The War Ay Its Darkest
  • 25. Qui-Gon, Darth Maul and The Invisible Wall (0:14)
  • 26. The Gungans Retreat and The Queen Surrenders (2:19)
  • 27. The Death Of Qui-Gon and The Surrender Of The Gungans (2:28)

Good Triumphs Over Evil
  • 28. The Tide Turns / The Death Of Darth Maul (3:25)

The Wrap-Up
  • 29. The Queen Confronts Nute and Rune (1:47)
  • 30. The Funeral Of Qui-Gon (1:19)

Victory Parade
  • 31. The Parade (1:24)

Titles
  • 32. End Credits (8:15)
  • 33. Duel Of The Fates (Dialogue Version) (4:22)

*Composé par Alfred Newman
5. Duel of the Fates
 
Duel of the Fates

CD single promotionnel

Sortie CD : 1999
Label : Sony Classical
Référence : SSK 5776


Contenu :
  • 01. Duel of the Fates (03:38)
 
6. Critique
 
Bien que la Bande Originale de la Menace Fantôme soit relativement différente de la musique du film, j'ai jugé qu'il était préférable de l'étudier, elle, plutôt que l'Ultimate Edition, pour des raisons de cohérence musicale. Il est en effet plus simple de traiter le Duel of the Fates en un seul morceau complet (ou supposé l'être) qu'en trois petits passages. C'est une musique déjà assez complexe et différente des "canons" starwarsiens, à l'image du film, ce qui explique l'accueil étonné qu'on lui a réservé.

Merci à Omael pour son aide.

1. Star Wars Main Title and The Arrival at Naboo

Tout d'abord, on remarquera que tous les travers de la BO de TPM sont contenus dans ce morceau, puisque d'une part, il mélange des musiques de plusieurs scènes différentes, d'autre part, il coupe la musique d'une scène donnée pour embrayer sur une autre, et enfin, son intitulé est à moitié erroné !

Le thème introductif n'a jamais été le même suivant les épisodes et celui-ci, qui est donc le premier de la saga, ne fait pas exception. C'est un thème au style plutôt synthétique, voire absent, contrairement aux trois Main Title de la Trilogie Originale (OT) qui marquent très bien leur épisode. Il est suivi par l'approche du cargo de Coruscant sur le blocus de Naboo. On entend une musique plutôt planante, mystérieuse, mais aussi douce, pour rendre compte de la confiance des Jedi en leur capacité à mener des "négociations". On dirait qu'ils planent dans l'espace à pas mal de distance de la réalité du blocus (l'implication des Sith).

Au moment où l'on allait entendre la musique de l'approche finale du cargo, on passe directement à un morceau TRES éloigné... Celui de l'arrivée à Coruscant de la Nef de la Reine Amidala ! C'est une musique de cuivres tout à fait monumentale et officielle, à la mesure des gigantesques bâtiments institutionnels de la République. Elle souligne l'aspect technocratique, neutre, mais en même temps écrasant et vaguement inhumain de la République Galactique.

2. Duel of the Fates

Morceau majeur de toute la musicographie Star Wars, du moins dans sa version concert. Le film l'a totalement charcutée. Plus de la moitié du titre a disparu, et le reste est monté dans le désordre ! Même la version remontée qui apparaît dans le générique du film n'est pas complète. Les morceaux repris peuvent être entendus lors du début du duel, de la suite, puis de la confrontation entre Amidala et les droïdes; enfin lors de la suite du duel jusqu'à la séparation de Qui-Gon et de Maul par le mur d'énergie. Pour illustrer le duel entre les Jedi Obi-Wan Kenobi et Qui-Gon Jinn et le guerrier Sith Darth Maul, George Lucas voulait un morceau aux accents à la fois religieux et mythologiques, qui évoque le combat entre le Bien et le Mal, le blanc et le noir, de manière liturgique et transcendante. A une orchestration symphonique réalisée par le London Symphony Orchestra, John Williams a donc décidé de mêler un ensemble de choeurs.

Il s'agit en réalité d'un poème celte mythologique, voire mystique, intitulé "Cad Goddeu", "la bataille des arbres", qui a été traduit en sanskrit, la langue du bouddhisme, ce qui redouble sa dimension mystique et l'universalise - vieille thèse Campbellienne ! - en mêlant l'occidental et l'oriental. Techniquement, il s'agissait surtout d'exploiter la puissance vocale des voyelles...

Le Duel of the Fates semble réalisé de manière à ce que l'orchestre et la chorale s'affrontent, ce qui voudrait signifier qu'ils symbolisent chacun une face du duel qui dépasse, indiscutablement, le cadre du duel au sabre-laser du film. Le thème central du morceau, un ensemble de cinq notes, provient directement de la Symphonie du Nouveau Monde d'Antonín Dvořák. Il se répète à de multiples endroits dans la bataille de Naboo; on l'entend notamment lorsque Qui-Gon est terrassé par Darth Maul. Il résonne alors comme un cri de douleur et d'agonie. Cet ensemble, élargi à neuf notes, forme le leitmotiv général. L'idée est d'autant plus vraisemblable que la partie chorale du Duel of the Fates constitue en réalité le thème de Darth Maul, et même le thème des Sith; en effet, il introduit le personnage de Darth Sidious lors de sa première apparition, avant même l'introduction du thème de l'Empereur à ce moment. Il est réutilisé quatre fois dans le film pour caractériser Darth Maul, et la dernière fois lorsque celui-ci prend l'ascendant sur Qui-Gon, démontrant la supériorité de l'adversaire de ce dernier.

Une fois admis (par hypothèse toutefois !) que l'orchestre symbolise les Jedi et le Bien, et la chorale Darth Maul et le Mal, on comprend maintenant la dimension épique qui anime le morceau ! Aux incantations chorales répondent, dans un affrontement sauvage, les reprises du leitmotiv, le tout dans un crescendo qui, hélas, ne transparaît pas dans le film, vaincu par le montage.
L'aspect religieux des choeurs est renforcé par le cadre du duel. George Lucas films des plans d'ensemble très larges, des salles immenses qui évoquent un décor de cathédrale ou, mieux, d'un temple dédié à la force mystique, dans lequel les paroles semblent résonner en écho. Lucas rappelle que la religion est issue de la mythologie, et en particulier - mais il le fait aussi avec le statut de Vierge de Shmi Skywalker - du caractère essentiellement mythologique de la religion chrétienne. Le morceau est écrit en suivant de façon surprenante les principes modernes de la technique du cut and paste, qui trouve ses bases dans la musique contemporaine, classique même (mais là je suis plus trop expert, on pourrait quand même évoquer Greig, exemple assez accessible, avec le monumental crescendo de la Danse le Château du Roi de la Montagne qui illustre bien le raisonnement), et qui se perpétue aujourd'hui avec la musique de DJ, ou l'électro.

Ces principes consistent à construire le morceau comme une construction de Lego, c'est-à-dire en utilisant un nombre restreint d'échantillons, de motifs courts (les fameux "sample") et différents que l'on emboîte à la suite, et que l'on superpose (par exemple on a un segment rythmique d'une seconde que l'on fait se répéter en boucle tout au long du morceau, par dessus on y ajoute un échantillon mélodique de deux secondes que l'on fait également se répéter tout au long du morceau, puis un échantillon de basse, etc...). On obtient donc une musique qui fonctionne par couches, très lancinante (comme l'est incontestablement Duel Of The Fates) ce qui tranche énormément avec les pièces de la trilogie, mélodiques, dynamiques et constituées de nombreux mouvements et ponctuées de multiples demi-cadences et cadences. Ici, Duel of the Fates perd de la puissance mélodique propre à la trilogie originale ce qu'il gagne en énergie, en rythme et en originalité.

DOTF se compose donc de trois motifs distincts (trois, comme le nombre de combattants), tous de textures et d'objectifs différents :
  • La trame rythmique de fond constituée par la boucle tourbillonnante de cordes qui se répète en ostinato tout au long du morceau, illustrant via les multiples jeux de crescendo et decrescendo la dynamique de la tension du duel.
  • La mélodie principale du morceau, portée par les bois et les cuivres, portant tout le souffle dramatique, et l'élan de bravoure et d'héroïsme du combat. Une mélodie parsemée tout au long du métrage.
  • Puis il y a le choeur qui donne à la pièce toute la mysticité requise, en transcendant la portée du combat, en approfondissant sa perspective tragique, inéluctable.
Clairement, l'aspect space opera, ou plus simplement d'opera, dans la musique de SW n'a jamais été aussi forte, et aussi ingénieusement utilisée, le choeur semblant conter l'histoire comme une force supérieure, au-dessus de l'action, dictant aux acteurs de la tragédie leur destin fatal.

Le génie de Williams réside dans la combinaison de ces trois éléments, une combinaison qui évite l'aspect répétitif qu'aurait pu induire fatalement ce genre d'écriture. Et il le fait tout en collant efficacement à la dynamique de l'action, en ménageant brillamment les effets. Tout ça en agençant et en modulant seulement trois courts motifs ! On obtient ainsi 3 principales variations (plutôt que mouvements, étant donné ici qu'il n'y a quasiment aucune dynamique mélodique) délimitées par la succession crescendo/decrescendo. La fin de la première variation (de 1'30'' environ à 2') est sublime car c'est là que fusionne les trois textures du morceaux, quand les cordes, les cuivres, les bois et le choeur se rejoignent dans la même ligne mélodique.

Il y a également l'intermède très tendu de 30 secondes, composé exclusivement de cuivres et bois, qui suit la première partie et qui rejoint la deuxième, l'acmé de la pièce (vers les 3 minutes) portée par le choeur seul, et le redémarrage merveilleux du tumulte jusqu'au final. Williams évoque évidemment Alexender Nevski, de Prokofiev, comme source principale d'inspiration, ainsi que Igor Stravinski et Benjamin Britten. Pour le texte, il cite l'auteur du poème original, Robert Graves, dont deux couplets particuliers l'ont interpelé, ceux qui ont été traduits en sanskrit et constituent les paroles du choeur :

Derrière les mots naît un terrible combat, Alors qu'un autre fait rage dans l'esprit

Derrière l'esprit se cache la volonté, derrière la volonté, la Force ou la misère d'existence

Ou autrement dit le côté lumineux ou le côté obscur de la Force, qui se cachent derrière la volonté, ou l'illusion de volonté, le destin étant la seule instance à l'oeuvre, via la Force. Il est intéressant de noter ce terrible combat qui fait rage dans l'esprit alors que le combat qui nous est effectivement proposé à l'écran oppose trois combattants, Dark Maul contre Obi-Wan et son Maître Qui-Gon (le ça s'opposant au surmoi et au moi ?). Trois opposants, trois "motifs", trois variations...

3. Anakin's theme

Le thème d'Anakin a été conçu comme une inversion de la Marche Impériale, qui est le thème de Dark Vador, afin de caractériser un personnage angélique et pur, loin du méchant qu'il deviendra. John Williams a virtuosement lié les deux thèmes par un motif de trois notes. Il a également privilégié, par rapport aux cuivres et aux percussions qui rythment la Marche Impériale, les vents (flûte au début) et les cordes, formant une petite mélopée qui, montrant l'évolution d'Anakin au cours de la Menace Fantôme, devient sombre à la fin, les violoncelles l'emportant sur les violons, la mélodie s'approfondissant. Le thème a été intégralement repris dans le générique du film, l'aspect sombre de la fin étant appuyé par le bruitage de la respiration de Vador.

En revanche, ses accords ne sont que partiellement utilisés dans le film, les fameuses trois notes, créant le début d'ambiguïté du personnage, étant totalement absentes.

4. Jar Jar's Introduction and The Swim To Otoh Gunga

Comme d'habitude, ce morceau n'a pas un titre complet. Il est séparé en deux. Effectivement, le début du morceau est composé du thème créé par John Williams pour Jar Jar Binks. Il ne sera guère utilisé que deux fois dans le film : lors de sa rencontre avec Padmé, puis lorsqu'il se bat avec un Pit Droid chez Watto. Il est accompagné d'un thème invisible dans le film : le thème Gungan (tatata-ta-tata) qui forme en réalité l'ossature du morceau The Droid Battle. Puis on entend les choeurs qui accompagnent Obi-Wan et Qui-Gon dans leur découverte de la cité sous-marine, Otoh Gunga.

A l'origine, ce morceau devait être utilisé en entier lorsque Qui-Gon rencontre Jar-Jar sur Naboo et l'oblige à l'emmener à Otoh Gunga. Mais la première partie a été coupée et fait place à un silence dans le film. Le thème de Jar-Jar, joué au hautbois, prend des intonations à la Prokoviev (Pierre et le loup) pour refléter le caractère naïf, enfantin et quelque peu grotesque du Gungan. Laissant place à des choeurs magiques (harrypotteriens diront certains) permettant de découvrir une immense civilisation organique : la cité Art Nouveau des Gungans. Il faut bien admettre que ces bulles sont impressionnantes.

La suite du morceau n'est pas dans le titre. Il s'agit de la tempête de sable qui balaye Tatooine et force nos amis à se réfugier chez Anakin. Il est en désordre : la dernière partie est en fait la première, celle qui montre la tempête autour du vaisseau de la Reine, Obi-Wan et Panaka s'inquiétant. Pour montrer la tempête, John Williams utilise des cordes... tourbillonnantes. Le reste du morceau, qui décrit la "naissance" de C-3PO et sa rencontre avec R2-D2, est peu marquante. On n'est plus dans la dualité de propos héroïsme/lyrisme de la première trilogie, mais dans des rapports à l'univers un brin plus complexes. Le hautbois et les vents sont réutilisés pour souligner l'innocence d'autres personnages, à savoir C-3PO et Anakin. En même temps, quelques mesures un peu ironiquement solenelles caractérisent la rencontre entre R2-D2 et C-3PO, que ce dernier, droïde de protocole, voudrait toutes officielles, mais qui se concluent sur une remarque - de la part d'un ouvrier - sur la nudité de ce majordome !

5. The Sith Spacecraft and The Droid Battle

Cette musique est une autre illustration du thème de la symbiose lors de la bataille de Naboo. Le morceau est coupé en deux. La première partie est une série de percussions qui accompagne l'arrivée du Sith Infiltrator de Darth Maul sur Tatooine. Dans la version film, on entend également le thème de Darth Maul - les paroles du Duel of the Fates. Par ces percussions, John Williams fait directement de Maul un tueur sauvage, une machine à tuer. Il y ajoute des vents inquiétants montrant simplement que Maul n'est pas venu sur Tatooine pour boire un lait bleu avec Qui-Gon et la Reine.

La seconde partie est toute différente. Sans connaître toutefois le montage original, ce morceau illustre à la fois la bataille terrestre où Jar-Jar fait l'imbécile, la bataille spatiale, et une partie du combat dans le palais. Or, comme je l'ai expliqué plus haut, l'ossature de ce morceau est constituée du thème des Gungans qui suit le thème de Jar-Jar. Ce thème plane sur toute la bataille, montrant la part du peuple Gungan dans ce combat. Mais on peut aussi juger qu'il s'agit d'une variation du thème d'Anakin ou de Vador.
Le morceau est non seulement associé au Duel of the Fates, mais en reprend aussi le leitmotiv à neuf notes en son milieu. Ainsi mêlés, les deux morceaux symbolisent l'union dans la Force de toutes les composantes du Bien (les Naboo, les Gungans, les Jedi), sous l'égide (involontaire) d'Anakin Skywalker.

C'est un morceau très percussif et monocorde, ce qui évoque à la fois la musique de la bataille de Yavin et celle de la bataille de Hoth. Il rend compte par ce biais de la violence du combat : This is tense ! La tension dramatique du montage est illustrée par un crescendo qui culmine lorsque John Williams entonne par trois fois un cor (je crois). Il se termine par un decrescendo brutal qui signale le déblocage de la situation (l'ascension de la Reine à l'étage supérieur).

6. The Trip To Naboo Temple and The Audience With Boss Nass

Ce morceau s'étend de l'approche de la Nef Royale vers Naboo jusqu'à l'alliance conclue entre les Gungans et les Naboo. Le morceau commence par des violons secs et rythmés, allant en crescendo, qui symbolisent la détermination croissante et absolue de la Reine Amidala et de ses amis à mesure qu'ils approchent de leur objectif. On retrouve les cuivres monumentaux de Coruscant lors de l'atterrisage, cédant peu à peu aux cordes et aux vents plus doux. La petite mélodie jar-jaresque montre l'importance prise par le Gungan dans cette affaire.

Puis on se retrouve dans les marais. La petite flûte très planante, qui caractérisait le monde spirituel Gungan au début du film, est de retour ici. A mesure qu'Amidala convainc Boss Nass, cette flûte s'associe au reste de l'orchestre pour symboliser la fusion symbiotique entre les Gungans et les Naboo. L'air va à nouveau crescendo. On sent une légère tension mais aussi une confiance dans la sagesse du Bien. Boss Nass sait qui sont ses vrais alliés.

7. The Arrival at Tatooine and The Flag parade

Une fois de plus, ce morceau est en deux parties, bien résumées dans le titre !

La première partie commence lorsque Jar-Jar rencontre Padmé, qui nettoie R2-D2. Le thème de Jar-Jar est répété ici, pour illustrer le discours du Gungan dans cette scène. La musique se fait ensuite plus intense pour décrire l'arrivée à Tatooine, et culmine lorsque la Nef atterrit (ou attatooinit) : c'est un vaisseau relativement imposant, et c'est le débarquement d'un groupe civilisé en milieu sauvage. La découverte de Tatooine et de Mos Espa est décrite par un motif à trois notes relativement inquiétant, exprimant la perdition d'un Jedi, d'une servante, d'un Gungan et d'un astromech dans un lieu barbare - lequel est illustré de percussions exotiques (tambours, grelots) qui parcourent l'oeuvre tatooinesque de Williams, de Un Nouvel Espoir à l'Attaque des Clones. Enfin, vers la fin, l'utilisation des vents "planants" ramène les personnages dans ce monde comme dans un rêve, en même temps qu'il souligne le caractère primordial du Jedi Qui-Gon dans l'action qui va se dérouler ici.

La seconde partie (à partir de 1'52) est l'illustration - charcutée dans le film - de la préparation de la course de pods. Elle est dominée par un leitmotiv qui ira crescendo, et qui culmine lorsque les drapeaux défilent effectivement. C'est un morceau très typique car totalement Hollywoodien au sens héroïque du terme. Les cuivres sont ici suremployés, et de manière percussive, une fois de plus. Ils rappellent énormément les musiques utilisées dans les péplums et autres films de chevalerie, dans les années 30-50. Musique massive, image massive - les plans larges du départ de la course - et annonce d'un des rares morceaux du film parfaitement héroïques au sens le plus classique, la course. Démesure et martialité bien connues, au service pourtant d'un propos puéril - les créatures sorties de chez Pixar - et d'un thème complètement différent : les courses de bagnoles auxquelles participait Lucas dans sa jeunesse (le "cruising"). John Williams a reconnu, pour ce morceau, une forte influence de la B.O composée par Miklos Rosza dans "Ben-Hur".

8. He's the Chosen One

...s'étend du test que passe Anakin au Conseil Jedi, jusqu'au départ des héros vers Naboo. Il s'agit d'un morceau complexe, très représentatif de la BO de la Menace Fantôme. Le montage du film ne l'a pas remanié !

Les violons nous emmènent dans la nuit mystérieuse du Conseil Jedi. S'amorce, vite stoppé, le thème de la Force. Pour lancer le thème d'Anakin. L'entrevue est centrée sur le personnage, qui prend la place d'Obi-Wan dans l'esprit de Qui-Gon. Cette première partie du morceau est dominée par une mélodie lancinante, d'ambiance. Les cuivres, cordes et vents se succèdent. Il est question de "la Menace Fantôme" puisqu'on parle à la fois d'Anakin, du vote au Sénat et du mystère des Sith. Les violons s'acélèrent lorsque les Jedi apprennent leur nouvelle mission, annonçant l'action, et sont accompagnés du thème de la Force. Cette première partie s'achève sur une nouvelle utilisation monumentale des cuivres, utilisation qui caractérise Coruscant : nous sommes en effet sur la plate-forme de décollage.

La seconde partie illustre le dialogue entre Anakin et Qui-Gon, d'abord sur sa formation, puis sur les midichloriens. On a à nouveau une musique d'ambiance, très floue, au milieu de laquelle surgit le thème d'Anakin. A dire vrai, il est au centre d'un monde où tout est lié : la Force, les midichloriens, le rôle paternel de Qui-Gon. La musique se fait très abstraite.

Troisième partie: l'arrivée de la Reine et de sa suite annonce un crescendo avec des violons qui adoptent le ton caractérisant Amidala. Le décollage, enfin, signale une ultime explosion de cuivres : départ de Coruscant, voyage vers un destin enfin choisi et DETERMINE (dans tous les sens du terme).

9. Anakin defeats Sebulba

C'est la suite directe de The Flag Parade. Mais le morceau est partagé en trois : la deuxième partie est celle qui termine la course, car entre les deux, il y a un blanc de neuf minutes... Quant à la troisième, elle est une fois de plus très loin ailleurs dans le film.
Jusqu'à 1'37, il s'agit de la traîtrise de Sebulba qui sabote le pod d'Anakin. John Williams use d'un procédé musical qu'il connaît bien : des vents stridulents pour signaler un danger rampant. Puis l'on vient à Qui-Gon qui conseille à Anakin de se servir de la Force; partie logiquement accompagnée du thème de la Force et précédée de quelques cordes caractérisant Anakin. Puis c'est le retour aux mouvements de cuivres monumentaux qui caractérisaient The Flag Parade et qui accompagnent l'arrivée de Jabba le Hutt (dont on entend le thème caractéristique, à base d'un pompeux contrebasson). L'équivalent "menacefantômien" de Ponce Pilate, le péplum, le grandiose hollywoodien, tout ça... Enfin, quelques roulements de percussions montrent la préparation des engins au départ.

De 1'37 à 2'26, c'est vraiment "Anakin defeats Sebulba". Cuivres stridulents qui montrent que la turbine d'Anakin va partir en vrille, puis un curieux lancement de cordes effrenées à la Rimsky-Korsakov. Cette partie a été à peu près coupée dans le film et remplacée par une reprise de "The Escape from Naboo", lui-même morceau en partie coupé sur "Qui-Gon's Noble End". Mais elle a été ajoutée dans la B.O de l'Attaque des Clones, lorsque Windu descend dans l'arène.

Puis c'est un tout autre morceau : la retraite des Gungans face à l'armée droïde ! Des cuivres très "williamsiens", toujours un peu formatés pour décrire les scènes d'action. Bizarrement, dans le film, ils sonnent assez faux, plus tonitruants qu'enlevants. Quelques variations jar-jaresques (dans le ton, l'instrument étouffé) les atténuent, mais pas suffisamment eut égard à la participation de Jar-Jar à la scène. Ce morceau ne restera pas dans les annales, ni la scène du film.

10. Passage through the Planet Core

Un morceau d'un seul tenant, et sans doute l'un des plus beaux de La Menace Fantôme. Pour retranscrire l'ambiance du Conseil Gungan, John Williams part du principe qu'il y règne un niveau spirituel élevé, au sein d'un peuple très organique négociant avec des Chevaliers Jedi. L'ambiance est donc très planante, mais aussi aquatique, onirique.

On distingue dans la première partie une flûte qui rend compte du flou qui entoure la situation au moment du film, et des percussions plus graves, aux tambours : à la fois la solennité de Boss Nass, l'aspect tribal de son peuple et le peu de bonne volonté dont il fait preuve. Le symphonique est relancé lorsque la situation de Jar-Jar est évoquée (je crois qu'on est censé plaindre la pauvre créature qui a enfreint la loi de non-retour). On a alors des cordes, puis des vents graves et un basson qui caractérise Jar-Jar.

La seconde partie, le lancement du sous-marin, est un de mes passages préférés. A l'écran, parce que ça rappelle énormément Flash Gordon dans son design Art Nouveau et son découpage. Musicalement, les choeurs féminins déployés sont très beaux. Accompagnés de flûtes, puis de cuivres à mesure qu'ils vont crescendo avec le danger approchant, ils prolongent l'ambiance éthérée du Conseil Gungan et apportent beaucoup de beauté à la séquence.

La musique d'action qui suit est bien faite, percussive sans être envahissante, et elle apporte de la variation dans le rythme en prédisant le thème de Duel Of The Fates (TAAAA - TA-TA-TA-TATAAAAA...).

11. Watto's deal and Kids at play

L'un des morceaux les plus difficiles à analyser, parce que difficile à identifier.

D'abord, le titre est trompeur: le "deal" de Watto n'est pas le premier, qui précède immédiatement "Kids at play", mais le second, dans le hangar. On reconnaît les trois petites notes qui montrent comment Qui-Gon "gagne" aux dés... Le morceau est donc "charcuté". Or, comme il s'agit surtout d'une plage d'ambiance, extrêmement peu leitmotivée, les différents passages sont difficiles à repérer dans le film. Pour tout arranger, certains passages musicaux ne figurent pas dans le film. Dans "Kids at play", on reconnaît néanmoins très bien, d'abord le thème de la Force, lorsque Shmi et Qui-Gon évoquent les dons et l'ascendance d'Anakin, la petite envolée de vents qui signale l'arrivée des enfants et enfin le thème d'Anakin lorsque celui-ci monte dans le siège de l'engin. On se plaira plutôt à signaler comme ce morceau est caractéristique de la B.O de du film, au même titre que "He's the Chosen One". Musique très vague, très floue, complètement éloignée de la ligne simpliste d'Un Nouvel Espoir ou des grandes ambiances de l'Empire Contre-Attaque. Des petits rythmes pour soutenir les gags de Jar-Jar, un hautbois pour caractériser Watto... Mais pas de thème pour Qui-Gon - qui est le personnage central de ces deux scènes - ni pour Shmi, et très peu pour Anakin...

On peut considérer cette orchestration de deux manières. Soit déplorer un tel manque de dynamisme, de marques claires et sûres, qui ne caractérisent pas Star Wars. Soit féliciter Lucas et Williams pour s'être écartés des sentiers battus de la narration symphonique starwarsienne et avoir proposé une alternative musicale : une sorte de narration des petits gestes, sans vraiment de musique d'ambiance pure ni de "ligne claire" musicale. Rien ne domine, ne sort du lot. Cela caractérise le film et ça fait à la fois l'argumentation des fans et des détracteurs du film.

12. Panaka and the Queen's protectors

Etrange titre, centré sur les gardes de la Reine et leur chef, alors que leur rôle est mineur. L'intéressant, c'est que cette piste regroupe toutes les musiques qui ont été enregistrées pour les scènes du hangar de Naboo, ce qui laisse à penser que John Williams a eu, pour sa musique, entre les mains un montage... curieux.

Jusqu'à 2'40, il s'agit de la musique à la fin du film. Puis il s'agit de la scène de la fuite de Naboo. Dominée par les cuivres, comme toute bonne scène d'action, cette première partie du morceau recèle également un leitmotiv très curieux, qui n'est présent que dans cette scène (talalalalaaaa, lalalaaaa, lalalaaaaaaa...). Que caractérise-t-il ? L'envol des pilotes Naboo ? Fort possible, ce thème étant lui-même une belle envolée, et culminant lorsque l'Ange Anakin monte "aux Cieux" pour devenir Autre (un peu lourd mais c'est bien ça vous savez...).

Deuxième remarque : il y a le thème de Luke ! Le fameux thème héroïque qui constitue aussi le "Main Theme" ! Pourquoi est-il là ? Il semble venir à point pour réveiller le spectateur en mal de repères musicaux, d'une part, et souligner le caractère héroïque de l'action menée par les "rebelles" d'autre part.

Troisième curiosité : on y trouve le Duel of the Fates ! Alors ? Eh bien je crois que cela a trait au montage. En effet, d'ici peu, les protagonistes vont se séparer. Cet extrait semble le souligner puisqu'il caractérise les Jedi : John Williams les distingue des autres personnages, puisqu'ils seront séparés de ceux-ci.

Enfin, quatrième remarque : l'apparition de Darth Maul est justement signalée par un effacement total de la mélodie et son remplacement par les percussions brutes qui caractérisent le Sith, tueur sauvage. Dans le film ces percussions sont remplacées par le Duel Of The Fates.

La seconde partie est un intéressant morceau d'action, où seuls les Jedi interviennent. S'y mêlent les habituels cuivres qui signent la puissance des deux combattants, mais aussi des vents papillonnants qui indiquent probablement l'extrême habileté et l'élégance de style de ces nobles escrimeurs.

13. Queen Amidala and The Naboo Palace

Ce titre ne désigne que la seconde partie du morceau (à partir de 2'55 approximativement), la scéne du début du film sur Naboo et la rupture de la communication avec Palpatine.

La première partie va du palais de Theed (la discussion entre Sio Bibble, prisonnier, et Nute Gunray) jusqu'à l'arrivée sur Coruscant. Or, toute une partie de ce morceau apparaît déjà dans "Star Wars Main Title and the Arrival at Naboo". Traitons donc seulement de ce qui apparaît uniquement dans ce morceau. Musique d'ambiance sur Naboo. Le Palais de nuit est présenté par une musique "coruscantienne", lourde mais aussi plus "liquide", moins assommante que celle de la planète-capitale. Une clarinette grave évoque les souffrances que fait endurer la Fédération au gouverneur et à son peuple.

Puis une autre musique se joue dans le vaisseau qui emmène tout le monde à Coruscant. D'abord des vents très planants, puis une flûte qui caractérise Padmé et ses doutes (on ne sait pas encore qui elle est...). Mélange, encore, de sonorités sombres (la situation est grave) et douces, voire légères, pour Padmé et Anakin, dont en entend d'ailleurs le thème : l'intrigue se déplace de la politique vers le personnage du petit esclave. Enfin, la musique entame un crescendo lorsque Coruscant est évoqué par Padmé, puis montré à l'écran.

La deuxième partie commence avec la découverte de l'armée droïde par Obi-Wan et Qui-Gon. Encore et toujours ces musiques planantes qui décrivent la "Menace Fantôme". Un léger crescendo nous ramène aux Neimoidiens prenant contact avec Amidala. La jeune Reine est toujours décrite par cette petite flûte légère et innocente. Certaines sonorités semblent se rapprocher du "Love Theme" de THX 1138. Nouveau crescendo et nous voici sur Naboo, toujours sous les flûtes, plus nombreuses et plus fortes : il s'agit apparemment de montrer que Naboo est à l'image de sa Reine.

Dernier mouvement : le retour de la lourde musique au sujet de la menace que la Fédération fait peser, allant crescendo jusqu'au point final et au thème droïde, absent de ce morceau.

14. The Droid Invasion and The Appearance Of Darth Maul

Titre trompeur: il n'est question d'aucune appearance de Darth Maul ! Il s'agit d'une succession de morceaux éparpillés le long du film.

Jusqu'à 0'30 : l'arrivée des Gungans dans la plaine de combat et la préparation à la bataille. Ce passage rappelle fortement les Ewoks. Des percussions tribales jouées aux tambours et aux cymbales rappellent le caractère primitif, mais également guerrier de l'armée Gungan. Le faible volume de la piste sonore inscrit cette phase de la bataille en toile de fond, en préparation.

Jusqu'à 1'05 : l'activation de l'armée droïde et le début de la bataille. On entend un de mes thèmes préférés de la prélogie : la marche droïde. Thème militaire, martial, joué aux cuivres, il annonce la future Marche Impériale - orchestration proche - mais rappelle aussi d'autres partitions de John Williams, notamment le thème nazi de Indiana Jones et la Dernière Croisade.

Jusqu'à 1'44 : première apparition de la marche droïde dans le film, avec l'atterrissage de l'armée de la Fédération sur Naboo. C'est une autre orchestration, avec un prologue; le mouvement principal a été rallongé dans le film. On comprend bien que la Fédération du Commerce est une puissance économique, mais aussi militaire, et qu'il ne fait pas bon lui résister. La suite (jusqu'à 2'07) est probablement rattachée à ce passage, mais coupé dans le film.

Ensuite, jusqu'à 3'19 : la fuite du Bongo de la caverne du monstre et la dernière marche droïde (l'entrée dans Theed). Un morceau d'action très "williamsien", que je n'ai pas beaucoup aimé (trop tonitruant), suivi par comme on l'a dit la marche droïde. On entend ensuite des choeurs féminins pour un passage probablement coupé dans le film.

A partir de 3'44 : Darth Sidious parle avec les Neimoidiens et le bongo entre dans la grotte du monstre. John Williams, pour Sidious, a ramené le mythique thème de l'Empereur du Retour du Jedi. C'est un choeur masculin extrêmement grave qui traduit la nature maléfique, jusqu'à l'abstraction, de Sidious. Lorsque nous retrouvons le bongo, c'est avec les mêmes choeurs mixtes que lorsque les Jedi découvrent Otoh Gunga. Ces choeurs donnent une résonance mystique aux fonds marins de Naboo. Puis les cuivres prennent le relais, dans des octaves très basses, jusqu'à la panne du Bongo.

Le plus étrange. A la toute fin, on entend... Le Duel Of The Fates ! Du moins le leitmotiv principal, très faible et descrescendo... Suivait-il ce passage ? Où devait-il se situer dans le film ? Mystère et boule de Bantha.

15. Qui-Gon's Noble End

Ca commence par l'entame du Duel Of The Fates composé par John Williams pour remplacer celle de "Panaka and the Queen's Protectors". C'est une orchestration symphonique du thème de Darth Maul afin de le présenter tout à fait théâtralement, avec puissance, majesté, et le respect dû aux puissants combattants... Et aussi pour montrer qu'on passe à un niveau majeur de l'action dans le film.

Ensuite, c'est la seconde partie du morceau "The Naboo Escape". Un des meilleurs morceaux d'action du film ! Rythmé aux percussions de cuivres, varié dans son déroulement, créant la tension requise dans cette séquence de fuite. Il va decrescendo à mesure que le blocus s'éloigne et se termine lorsque Obi-Wan découvre l'existence de Tatooine : les fameuses sonorités orientales illustrent alors l'introduction de la planète la plus tunisienne de la Galaxie.

On passe ensuite au titre du morceau, c'est-à-dire au duel entre Qui-Gon et Darth Maul. Les percussions sauvages de Maul sont traînantes, il attend la reprise du duel et se trouve ensuite en position de force. Les mélopées qui formaient le Duel Of The Fates et qui caractérisaient les Jedi ont disparues, seules restent les paroles qui sont l'apanage du Sith. Diffuses pendant quelques secondes, elles montrent comment le méchant prend un irrésistible et sournois avantage sur Qui-Gon. Et en effet, une lame rouge fait un trou dans le bide du maître... Et la partie symphonique qui le caractérisait se lance alors dans un grand élan tragique de mort soudaine, un véritable chant du cygne, un cri de douleur et de désespoir autant que de surprise, avec le thème central à cinq notes au milieu. Le thème est répété dans la scène suivante, où les Gungans sont capturés par l'armée droïde. Rappelons que le Duel Of The Fates a l'emprise sur le destin de l'ENSEMBLE de la bataille.

Enfin, lorsque la Reine capture le Vice-Roi, on entend à nouveau la partie symphonique. Quelques percussions pour finir le morceau, car Darth Maul, cet impatient (c'est pour ça qu'il est Sith !), attend désormais son duel avec le jeune Obi-Wan Kenobi.

16. The High Council Meeting and Qui-Gon's Funeral

Nous voici à la conclusion du film.

Nous avons d'abord des cordes lors de la défaite des Neimoidiens qui symbolisent le calme après la tempête, associé à la tristesse de la mort de Qui-Gon. Arrivée des cuivres en même temps que les officiels de Coruscant. Le thème de Yoda retentit alors, et la musique s'aggrave progressivement. Et lorsque Yoda exprime ses craintes au sujet d'Anakin... C'est la Marche Impériale qu'on entend. Mais encore lointaine, incertaine...

On passe alors au second grand choeur du film, Qui-Gon's funeral. Au milieu des choeurs s'intercale la discussion entre Obi-Wan et Anakin, et alors l'on entend le thème d'Anakin. Enfin, le morceau se conclut par des bois qui font la transition avec l'ultime piste du film...

17. Augie's Great Municipal Band and End Credits

Les choeurs de la parade à la fin du film ont été voulus par George Lucas pour former un parallèle avec les choeurs d'enfants de la fin du Retour du Jedi (Edition Spéciale).

Je remercie ici Pierre Berthomieu de m'avoir mis sur la voie. En effet, l'inspirateur de ce morceau serait ni plus ni moins que Philip Glass. Auteur mystique de la partition d'un film coproduit par George Lucas : l'esotérique Powaqqatsi de Godfrey Reggio. En effet, au début de cette espèce de documentaire, on trouve des choeurs d'enfants très proches de la Menace Fantôme. John Williams - en supposant que la référence est avérée - a occidentalisé l'esprit de ce morceau et l'a inséré dans une fanfare plus classique. Chose amusante, c'est la musique qui illustre directement l'image des instruments de musique Gungans, sans recours aux artifices de Ben Burtt. On appelle ce procédé une "musique diégétique"; Williams a fait de même pour la musique de la Cantina. Il a également ajouté lui-même des rires d'enfant - sur une gaffe de Jar-Jar dans le film. Cette intégration au sein de la piste musicale même renforce la joie organisée de l'événement.

C'est là que se situe l'une des plus grosses surprises de la B.O. En effet, en écoutant bien la chorale, on l'entend qui forme un motif : Le thème de l'Empereur.

La scène précédente s'était achevée sur le fameux travelling palpatinien. Palpatine est absent de la parade finale, mais c'est bien l'ombre de Darth Sidious qui rôde dans ces innocentes manifestations de joie. De toute évidence, Sidious est le seul vrai vainqueur du film. Il se manifeste là où on attend le moins le Mal, par les voies les plus insidieuses (Sidious), les plus perverses. La fanfare finit en crescendo jusqu'aux End Credits traditionnels. Thème de Luke, thème rebelle, c'est bien parce que c'est une règle, sinon ça n'a rien à faire là.

D'ailleurs ces End Credits sont plutôt bâclés : plutôt que de l'orchestrer de bout en bout et d'assurer la transition entre les thèmes, comme dans la Trilogie Originale, John Williams achève le morceau et insère bêtement le Duel of the Fates (coupé dans le film) et le Anakin's theme. Sans plus... Petite déception.
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