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1. Ses débuts
 
Né le 14 mai 1944 à Modesto en Californie (USA), le jeune George grandit dans une ferme sans prétention.

Sa première passion fut l'automobile mais un grave accident lui brisa ses rêves de carrière dans ce domaine (il souhaitait devenir pilote de course) et il dut se diriger dans une autre voie.

Après avoir obtenu un diplôme de sciences sociales dans sa ville natale, il rencontre par hasard l'opérateur Haskell Wexler qui l'aiguille sur une carrière cinématographique.
George Lucas étudie dès lors à la "University of South California" et y réussit quelques courts métrages qui lui valent d'être intégré à la "bande" de Francis Ford Coppola. Il participe en 1969 à la mise en oeuvre des "Gens de la pluie" et en tire un film témoin nommé "FilmMaker". L'année suivante, il approfondit un de ses courts métrages (THX-1138-4-EB) et en tire le film "THX 1138", un film fantastique dépeignant un monde aseptisé, codé, uniformisateur et sans âme où les deux personnages principaux (interprétés par Robert Duvall et Donald Pleasance) sont poursuivis pour avoir commis l'erreur de s'aimer...

C'est la première percée de Lucas qui sera confirmée en 1973 par "American Graffiti", un film nostalgique sur la jeunesse des années 60 (une sorte d'autobiographie de ce que fut la sienne en fait: les bagnoles, les filles...). C'est un succés (5 nominations aux Oscars plus un Golden Globe) malgré le petit budget et ce film permet à George Lucas et Harrison Ford (dont c'est un des tout premiers rôles) de se faire un petit nom dans le business du 7ème art.
George Lucas possède déja sa propre société nommée "LucasFilm Ltd" basée à San Raphael en Californie, il représente à l'époque l'originalité en matière de production de film, il confie "Je fais tout moi même" à un journaliste et ce n'est que vérité, Lucas souhaite en effet réintroduire une certaine dimension d'artisanat dans la conception de ses films.
2. Sa carrière
 
Passioné par Flash Gordon, George Lucas a toujours rêvé d'en réaliser un mais les droits lui furent refusés et il décida de créer sa propre légende de science-fiction. L'idée de La Guerre des Etoiles lui vient en 1972 mais il la néglige un peu au profit du tournage de "American Graffiti", choix judicieux puisque le succès de ce film lui permet, grâce à l'argent rapporté, de peser d'avantage dans le business du 7ème art et donc d'avoir le poids nécessaire pour créer StarWars en temps voulu.


Devant les premiers synopsis assez abstraits, UNITED ARTIST et UNIVERSAL refusent le film et George Lucas échoue chez la FOX grâce au producteur Alan Ladd. Les relations entre le réalisateur et les financiers ne furent pas toujours au beau fixe: tout d'abord, c'est à cette époque que Monsieur Lucas négocie ce qui le rendra richissime. Il refuse de voir son salaire triplé par la FOX mais en échange réclame la maîtrise de tout ce qui entoure sa réalisation, la maîtrise totale du merchandising (peu exploité à l'époque...) plus les droits musicaux, littéraires (quand on sait que les livres se sont aussi bien vendus que le film, on comprend l'affaire réalisée...) et enfin les droits sur les suites éventuelles. Les tensions financières créèrent la plupart des incidents et George Lucas menaça même de lâcher la FOX (et vice versa)...Il dut mettre un million dans son film devant le radinisme de la compagnie. La FOX ne vise qu'à court terme et gagne 600 000$ durant ce tournage...Mais combien a-t-elle perdu au final à cause des droits cédés à Lucas ?

La fin du tournage est chaotique, John Dykstra et le noyau dur d'ILM ont épuisé la majorité des subventions et n'arrivent pas à faire un seul plan exploitable, Mark Hamill est blessé, une tempête s'abat sur la Tunisie, la FOX refuse la rallonge de crédits demandée par Lucas...

Finalement le film sort aux USA le 25 mai 1977 dans 32 cinémas; en quelques jours, 200 autres achètent le film et en juillet, il est à l'affiche dans tout le pays... C'est un triomphe. "La Guerre Des Etoiles: Un Nouvel Espoir" bat tout les records d'affluence et constitue l'un des plus grands succés financiers de l'histoire du cinéma. Le public est émerveillé par les maquettes, les effets spéciaux, l'épopée spatiale, la musique symphonique... C'est le grand retour du space opéra. La bande originale est récompensée maintes fois, le film reçoit six oscars plus un d'honneur pour les effets sonores de Ben Burtt, le Fan club est lancé (il comptera 200 000 membres peu après la sortie de l'épisode 6), les industries Kenner ont du mal à satisfaire la demande en figurines tant elles ont du succès, les livres se vendent comme des petits pains, ...Bref, la machine StarWars est lancée et rien ne pourra plus l'arrêter.

Lucas complète sa trilogie en 1980 et 1983 avec "L'Empire contre attaque" et "Le retour du Jedi" mais il n'est plus réalisateur. C'est au tour des deux suites de décrocher la Lune en terme de Box Office.


Parallèlement à la saga StarWars, il travaille avec Steven Spielberg pour "Indiana Jones" et notament "Les Aventuriers de l'Arche Perdue" qui recueille 5 oscars en 1981 et aide quelques jeunes auteurs de sa Galaxie (Jim Henson, Lawrence Kasdan...) à lancer leur carrière de réalisateurs.

A partir de 1986, il s'investit dans des attractions Disney, notament "Captain Eo" filmé par Coppola et joué par Mickael Jackson et "Star Tour" l'année suivante qui constitue toujours, 15 ans après, une étape obligée pour tous les visiteurs des parcs de Walt Disney.

Durant les deux années suivantes, Monsieur Lucas produit "Willow", "Tucker" et "Indiana Jones et la Dernière Croisade", tous trois nominés plusieurs fois aux oscars... A noter que le dernier Indy fut un succés planétaire, numéro un au box-office mondial de l'année 1989. En 1991 c'est la sortie de "L'Heritier de l'Empire" puis de toute la trilogie de Timothy Zahn ("La croisade noire du Jedi fou") qui occupent la tête des ventes de livres aux Etats-Unis, on réalise ainsi le talent de George Lucas en ce qui concerne le business du merchandising; en dehors des circuits hollywoodiens classiques, il a réussi le tour de force d'être indépendant en s'auto-financant grâce à la vente de tous les produits dérivés de la Guerre des Etoiles (qui bénéficient, rappelons-le, de la moitié du magazine du fan club US comme catalogue).

A partir de 1992, le père de Dark Vador se lance dans la série du "Young Indiana Jones", qui lui permet au passage de tester les aptitudes de Rick McCallum qui l'accompagnera plus tard quand il s'agira de concevoir l'édition spéciale de la trilogie et la prélogie, et qui lui rapporte là encore de nombreuses récompenses.

Pour les vingt ans de la trilogie, en 1997, Lucas la ressort avec de nouvelles séquences, des effets spéciaux tout neufs et une bande son totalement remasterisée. Cette sortie lui permet de remettre Star Wars au goût du jour et de conquérir de nouveaux fans, il peut dès lors se lancer dans son ultime chantier... La nouvelle trilogie.

Le tournage de la prélogie débuta le 26 Juin 1997 dans les studios anglais de Leavesden. Malgré un accueil assez froid des critiques et d'une partie des fans de la première heure, "La Menace Fantôme" est un succés commercial incontestable (3ème plus importantes recettes aux USA avec 430 millions de dollars, derrière "Titanic" (600 m$) et le premier Star Wars (460 m$)) qui lui permet de remplir ses caisses pour un Episode II digne de ce nom...

Lequel, en 2002, s'avère être un nouveau succès, plus critique que public. Le succès est encore au rendez-vous trois ans plus tard lors de la sortie de La Revanche des Sith (380m$), qui vient conclure de manière magistrale sa seconde trilogie. George déclare alors qu'aucun nouveau film Star Wars ne verra le jour.

Mais le cinéaste n'en a pas encore fini avec sa saga. Il annonce rapidement la mise en chantier de deux séries TV. La première est une série animée 3D, The Clone Wars, qui naît en 2008 et explore à nouveau la Guerre des Clones. La seconde est une série live, avec de vrais acteurs, située entre les épisodes III et IV de la saga. Lucas décide de mettre son développement en pause en 2010 pour cause de coûts de production trop élevés.

Après avoir participé à l'écriture et à la production du quatrième opus de la série Indiana Jones, George se tourne vers Red Tails, un film portant sur un escadron de pilotes Afro-Américains de l'armée de l'air des États-Unis durant la Seconde Guerre mondiale sorti en 2012. Le long-métrage est un échec commercial. Il fait alors part de sa volonté de se retirer de l'industrie hollywoodienne et cède la direction de Lucasfilm à Kathleen Kennedy, avant de revendre son empire à la Walt Disney Company le 30 octobre 2012. La mise en route d'un Star Wars VII est annoncée le même jour, Lucas occupant un rôle de consultant pour ce film, dont la réalisation est confiée à J. J. Abrams.

George Lucas a aujourd'hui pris du recul sur l'univers qu'il a créé, déclarant entre autres qu'il n'irait voir le septième épisode qu'à sa sortie en salles.

3. Conclusion
 
Célèbre aussi bien pour la création de Star Wars et pour l'écriture d'Indiana Jones que pour l'invention du son THX, George Lucas est aujourd'hui un cinéaste mystèrieux en dehors des circuits d'Hollywood et un Businessman dont les succés en tant que patron de LucasFilm, LucasArts, THX, Skywalker Sound, Industrial Light and Magic (...etc...) forcent le respect.

A la base de la conception d'un mythe aujourd'hui niché dans l'inconscient collectif, Georges Lucas a désormais la reconnaissance qu'il mérite.

Nous allons maintenant entrer plus en profondeur dans l'univers de Mr Lucas, et découvrir son oeuvre. Laisser vous guider.
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