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1. Créateur : Genndy Tartakovsky
 
Créateur de cette série (on pourrait même dire son ‘âme’), Genndy Tartakovsky possède un style singulier et inspiré qui lui vaut une certaine réputation dans le milieu des dessins-animés. Directeur de l’animation sur The Powerpuff Girls: the Movie, concepteur du Laboratoire de Dexter et de Samurai Jack, sa renommée lui permit d’obtenir la paternité de la série Clone Wars.

Son style visuel unique, particulièrement en exergue dans Samurai Jack, utilise de la musique et des procédés narratifs de cinéma. Les décors hautement stylisés font de l’environnement un véritable personnage central. De leur côté, le style des personnages, fortement caricaturés par rapport aux films (ou même d’un ‘anime’), apporte une sorte d’élégance comic-book, un point de vue vraiment singulier.

Genndy Tartakovsky venait d’arriver aux USA lorsque l'Episode IV-Un Nouvel Espoir est sorti (1977), donc ce film fait partie de son éducation (ndKid : comme nous tous je crois) et l’a amené vers la Science-Fiction. Il était particulièrement attiré par le côté samurai/Jedi. Son personnage préféré est Han Solo (ndKid : ça alors !), d’ailleurs vous pourrez lire la très intéressante anecdote à son propos ici.

Genndy : "J'espère que Clone Wars n'est pas du 'sous' StarWars pour les fans" mais que cette série est bien dans la même ambiance.
2. Concepteur des personnages : Paul Rudish
 
Concepteur des personnages et de l'aspect global de la série, Paul Rudish a d'abord rencontré Genndy Tartakovsky à l'école, puis ils ont débuté ensemble sur Cartoon Network. Fans de StarWars, leur collaboration fructueuse de dix ans permit au studio de penser à eux lorsque celui-ci fût contacté par LucasFilm pour le projet. Paul sait dessiner StarWars « les yeux fermés ».

Né au Missouri (USA), il dessine jeune, en véritable padawan de son père (professeur de dessin). Après avoir déménagé en Californie, son intérêt pour l’animation lui fait chercher du boulot dans ce secteur en 1992, année où Cartoon Network ouvre sa branche de production de dessins-animés…
Ce fan de cow-boy et de chevalier, qui eut 7 ans en 77, tomba immédiatement amoureux du premier film. Ce fut le tournant de sa vie : « cela représentait tout ce que j’avais toujours recherché sans jamais avoir pu le trouver. Cela m’a vraiment éveillé et m’a fait réaliser que je pouvais créer et montrer autour de moi tout ce que j’étais capable d’imaginer ». Il l’aura vu alors sept fois au cinéma…

Jusqu’à présent, son personnage préféré était R2-D2Compagnon ‘couteau suisse’ le plus cool et qu’on aimerait tous posséder »), mais grâce à son travail sur la série Clone Wars, Obi-Wan devint son autre préféré. Pour laisser sa marque sur ce personnage, il pensa au concept de ‘joutes chevaleresques façon StarWars’. Pour Paul Rudish, un hobby a pu devenir son travail…
3. Concepteur des environnements : Scott Wills
 
Co-directeur artistique, Scott Wills est aussi responsable de la création des environnements de la série Clone Wars : décors, arrière-plans, éclairage et ambiance. Il a notamment travaillé sur Space Jam, Excalibur (l’épée magique), La Route d’Eldorado et surtout Samurai Jack, dont il était déjà le co-directeur artistique.

Cet artiste aime réaliser des arrangements chromatiques expérimentaux. Par exemple,  une planète extra-terrestre posséderait selon lui des couleurs vives, comme dans la science-fiction des années ‘50/’60. Mais dans StarWars, beaucoup de planètes pourraient être la Terre. On sait que c’est Star Wars grâce à la technologie, mais les couleurs n’ont rien d’inhabituel. Scott Wills a essayé de pousser un peu plus loin à ce niveau-là.
Mais il est conscient des limites à ne pas dépasser : s’il aime dessiner des nébuleuses vraiment folles, il sait que dans StarWars l’espace est noir.
Scott Wills aime le look « d’avenir usé » de cet univers (contrairement à celui de StarTrek), car il est amusant à peindre. L’utilisation de la lumière est une question d’ambiance et de tension dramatique : il peut ici peindre des cieux imposants et de véritables impressions découlant de celle-ci, ce qui est rare à la télévision (où tout a l’air plus fade).
4. Studios & Equipe
 
Quatre entreprises ont participé au développement de la série Clone Wars :


- Est-il nécessaire de présenter la société de production qui se cache derrière Star Wars ? Pour en savoir plus sur l'entreprise de George Lucas, productrice de plusieurs des plus gros succès cinématographiques de tous les temps, direction la section Cast&Prod ;




- A Burbank (Californie), des dessins et jouets trônent sur tous les murs et étagères, pendant que les productions animées maison passent en boucle sur les télévisions. Cartoon Network était d’abord une chaîne de télévision spécialisée dans la diffusion de dessins-animés pour enfants, puis l’entreprise s’est mise à produire également ses propres œuvres ;

- Rough Draft Studios : fondée en 1991 par Gregg Vanzo (avec son frère Scott Vanzo et Geraldine Symon), cette société s’est spécialisée dans le mélange d’animation traditionnelle et d’animation informatique. Elle a obtenu un Emmy Award pour son travail sur Futurama ;

- Rough Draft Korea : fondée à Séoul en 1992 par Gregg Vanzo (avec sa femme Nikki), cette société propose ses services de production pour des émissions TV, des films, des clips vidéo & des publicités.

Les murs luxuriants de Cartoon Network.Dessins sur les murs des locaux de Cartoon Network.Dessin sur les murs des locaux de Cartoon Network.


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Réalisé par Genndy Tartakovsky

Scénario (par ordre alphabétique)
Bryan Andrews ....... scénario/storyboard
Darrick Bachman ........ scénario
George Lucas ........ personnages et univers
Paul Rudish ....... scénario
Genndy Tartakovsky ....... scénario

Conception (équipe de Samurai Jack)
Paul Rudish ....... concepteur des personnages
Scott Wills ....... décorateur
Dave Dunnet ....... concepteur-décorateur

Production
Shareena Carlson .... Producteur
George Lucas .... Producteur exécutif
Rick McCallum .... Producteur exécutif
Genndy Tartakovsky .... Producteur

Informations complémentaires sur l'équipe :

Producer/Director: Genndy Tartakovsky
Supervising Producer: Brian Miller
Art Direction: Paul Rudish Scott Wills
Storyboard: Bryan AndrewsMark Andrews

Director of Production: Jennifer Pelphrey
Production Manager: Shareena Carlson
Production Coordinator: Darrick Bachman
Model Design: Andy SurianoLynne Naylor-Reccardi
Vehicle Design: Todd Frederiksen
BG Supervisor: Dave Dunnet
BG Paint: Richard Daskas
Cleanup: Barbara KruegerRobert Lacko
Additional Color Key: Roger Webb
EFX Design: Michael Gagne
Editor: Paul Douglas
Dialogue Editor: Jim Heam


Les fameuses 'Powerpuff Girls'
5. Dans la conception de la série CLONE WARS
 
[Entrez dans les coulisses de la série Clone Wars, en suivant le travail de ses différents créateurs]

Nous vous présentons ici le travail de production de la série (informations glanées dans les interviews des créateurs sur le net et dans des Lucasfilm Magazine, valables surtout pour les deux premières saisons) :

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1/CREATION
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A la base, la série est le fruit de réunions entre LucasFilm, Hasbro & Cartoon Network pour créer des aventures Star Wars entre L’Attaque des Clones et La Revanche des Sith. Cartoon Network proposa alors à Genndy Tartakovsky le projet, mais celui-ci n’accepta pas de concevoir des épisodes d’une minute seulement, ce que George Lucas voulait. Genndy proposa tout de même des épisodes de 3 à 5 minutes, ce que Lucas accepta immédiatement lorsqu’il découvrit qu’il avait affaire avec l'équipe de Samurai Jack.

Pourquoi les épisodes sont-ils si courts ? Selon Genndy, peut-être pour que les films restent la principale source d’informations sur Star Wars (tout en disant que si la série se déroulait après l’Episode 3, les épisodes feraient peut-être 30 minutes…et là je vous conseille d’aller jeter un œil sur « l’avenir de StarWars à la TV »).

L’équipe de Tartakovsky a comme influences les œuvres de Frank Frazetta (illustration fantastique) et les dessins-animés Disney des années ‘40/’50, mais aussi le travail de prévisualisation pour la prélogie Star Wars. Pourtant, l’équipe fut libre de façonner l’aspect général de la série. Lucasfilm veillait à la cohérence de la série et pouvait d’ailleurs faire des corrections à tout instant, mais elle a très peu utilisé son droit de véto. Une liberté totale fut procurée à l’équipe de Clone Wars, sauf pour certains personnages et évènements, imposés par LucasFilm : Dooku, Sidious, la bataille de Muunilinst, certaines brèves histoires parallèles (Kit Fisto sur Mon Calamari…), etc… Pas prévus au départ, R2-D2 & C-3PO seront intégrés par la suite grâce aux manigances de l’équipe de Genndy Tartakovsky.

Pour la création des histoires, il fallut contourner le problème de la durée (solution trouvée pour la saison 3 => des épisodes 4 fois plus longs). Méthode : commencer par un élément visuel intéressant pour ensuite y rattacher une intrigue. Cette approche a notamment permis de visualiser chaque chapitre comme un épisode complet, et non comme un épisode intermédiaire. Le scénario dense permit de transmettre en seulement trois minutes beaucoup d’informations et de nouveaux éléments. En fait, l’équipe réussit même à intégrer quelques dialogues, beaucoup plus d’action que prévu, et un tout petit peu d’humour.


Un dessin de Battledroid.Concept-art de Obi-Wan.Un (autre) dessin de Battledroid.


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DOUBLAGE
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Voici le déroulement-type d'une séance d'enregistrement pour deux épisodes (15/16) de Clone Wars :

Directrice de Plateau : Collette Sunderman

Doubleurs :
Andre Sogliuzzo : droide de combat / Capitaine Typho
Grey Delisle : Padmé Amidala (a déjà doublé Amidala & Leia dans des jeux vidéo)

Vous le savez déjà peut-être, pour les dessins-animés l'enregistrement des voix se fait avant le processus d'animation, notamment pour le mouvement des lèvres et pour le rythme.

Pendant l'enregistrement des répliques d'un droïde de combat, un débat commence à propos de leur justesse. Alors on demande au doubleur Andre Sogliuzzo de faire trois prises différentes : une voix impérieuse, une voix nasale, une monotone. Le réalisateur fera son choix ensuite.
Face à Padmé/Grey Delisle, Andre Sogliuzzo doit ensuite doubler Typho. Un autre débat s'ouvre : Andre doit-il garder l'accent du personnage interprêté par Jay Lag'Aia dans les films (en Version Originale) ? Pour choisir, l'équipe diffuse un extrait de L'Attaque des Clones, pour obtenir le juste milieu entre un désir d'authenticité et un besoin de clarté.
Pour ces doublages de personnages déjà existants, il faut que les doubleurs contrôlent leurs propres émotions, car il existe des paramètres déjà définis (ce qui n'est bien sûr pas le cas avec de nouveaux personnages).

Alors qu'en général il faut une semaine de travail pour boucler le doublage d'un épisode de dessin-animé, les deux (minuscules) épisodes furent enregistrés en moins d'une heure.


Concept-art de Anakin.Concept-art de <a href='/personnage-622-kit-fisto.html' class='qtip_motcle' tt_type='personnage' tt_id=622>Kit Fisto</a>.Concept-art




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2/STORYBOARD
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Le travail de l'artiste de storyboard va de pair avec celui du scénariste. Ce sont souvent les mêmes personnes qui s'occupent de l'histoire, du scénario et de tout élément narratif. Le nombre de détails d'une histoire décidé pendant le processus de prévisualisation est tellement élevé qu'il est logique pour l'artiste de storyboard d'être impliqué au plus tôt : il contribue ainsi à donner forme au traitement initial qui, une fois affiné, constituera le storyboard.
Le processus d'approbation des épisodes par Lucasfilm se fait par étapes, aux moments clés de la production. En effet, l'équipe créative ne connait que les principaux points de l'intrigue, il lui faut donc affiner et développer l'histoire. Les planches sont ensuite approuvées par Lucasfilm.
Le processus pour une planche de storyboard dure deux semaines. Il faut d'abord une journée pour établir des images-clé grossières, et la seconde semaine sert à préciser tout ce qui a été approuvé par Genndy Tartakovsky.
Entre les planches, l’artiste de storyboard Bryan Andrews se plonge continuellement dans l'ambiance Star Wars en regardant les films et en écoutant la musique.
Il récupère de courts éléments des films, comme la course accélérée de Qui-Gon Jinn et d'Obi-Wan au début de l'Episode 1, pour les intégrer dans l'action. Après avoir esquissé les divers éléments visuels, la finition est faite, ce qui prend un temps variable, selon le nombre de détails de l'épisode.



Concepts-art des personnages.Concept-art des Méchants.Concept-art des Méchants.




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3/CREATION DES PERSONNAGES
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Difficulté première : adapter des personnages ‘live’, qu’ils aient été générés par ordinateur ou non, mais qui sont visuellement et cinématographiquement réalistes, en leur équivalent animé. En clair, trouver le juste milieu entre réalisme et aspect ‘BD’.
Les premiers essais furent dans un style plus dessin-animé, plus audacieux, plus proches de l’esprit de Samourai Jack (formes plus simplifiées et plus larges) ; finalement, on opta pour des humains aux proportions plus réalistes.
Vient ensuite l’étape de l’épuration visuelle des personnages : il s’agit d’enlever les deux tiers de leurs détails et de ne garder que le tiers primordial, celui qui permet de conserver l’aspect général du personnage.
Les créations doivent respecter l’imagerie de la saga. Par exemple, les méchants devaient à l’origine avoir des caractéristiques encore plus proches du dessin-animé. Durge est censé posséder des pouvoirs de guérison un peu fous et obscurs, tirés d’une physiologie alien spécifique (épisodes 8/9). C’est un peu éloigné de Star Wars, même si Lucas a fait la même chose dans les films, comme la Changeante Zam Wesell de l’Episode II. Après tout, Star Wars mélange des chevaliers, cow-boys, sorciers, robots, vaisseaux…

Obi-Wan : La conception commence par l’observation d’une pléthore de photos, et des essais de caricatures d’Ewan McGregor. Ensuite, le concepteur des personnages Paul Rudish s’éloigne du physique de l’acteur et se rapproche de l’idée du personnage lui-même. Après avoir déterminé l’aspect du visage d’Ewan, il oublie l’acteur et se concentre sur le personnage pour trouver l’état d’esprit qu’il souhaite transmettre. Résultat, beaucoup d’esquisses et de caricatures sont exécutées selon le degré de réalisme souhaité, puis viennent des discussions avec Genndy Tartakovsky et son équipe, où chacun donne son avis. Des dessins avec des proportions plus traditionnelles sont conçus. Le concept final est approuvé lorsque la tête du personnage a circulé avec succès sur tous les corps et costumes.

Paul Rudish : « inventer des éléments pour enrichir cette mythologie, c’est tout de même génial ! »



Un dessin de Paul Rudish.Concept-art d'une explosion.Un dessin de Doug Wheathley.



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4/CREATION DES DECORS
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Dans des bureaux à la décoration sauvage (dessins, posters…), le co-directeur artistique de la série Scott Wills imbrique patiemment des immeubles pour des arrière-plans. Il est difficile d’arriver rapidement au même rendu que les films.Un autre défi est de conserver l’aspect Star Wars tout en le transposant dans une version plus stylisée, simple et viable. Scott Wills doit réaliser des tonnes de dessins, ce qui lui prend 10 à 12 heures par jour, six jours sur sept. Il faut créer le meilleur aspect possible de manière simplifiée, pour pouvoir passer à l’animation.


Un dessin de Padme.Un (autre) dessin de <a href='/personnage-1517-yoda.html' class='qtip_motcle' tt_type='personnage' tt_id=1517>Yoda</a>, encore plus caricatural disons...




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5/ANIMATION
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Scott Wills peint les « images-clé », des illustrations maîtresses pour chaque composition, à partir desquelles les animateurs en Corée peindront toutes les images intermédiaires (dites « intervalles »). En général, il peint à la main ces environnements, puis les améliore numériquement. La principale difficulté est de gérer son temps.


Concept-art de Durge.



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6/ANIMATION 3D
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Si l’animation est simple (par exemple un élément passant à travers l’image sans virevolter), le travail se fait en 2D (deux dimensions, soit l’animation traditionnelle).
Si les mouvements sont compliqués, alors l’animation 3D est utilisée (3 dimensions, soit les fameuses images de synthèse).
Avantage : une fois que l’objet est numérisé, il est facilement manipulable. Mais comme il n’y a pas d’ombrage ni de rendu sur cet objet, on dirait qu’il a été dessiné à la main !
Alors quand les arrière-plans 2D sont terminés, la société Rough Draft compose en 3D par-dessus. Le résultat est homogène, d’ailleurs 30% des éléments de la série sont rendus en 3D !!

Tout d’abord, l’équipe de Rough Draft étudie les storyboards pour déterminer les éléments qui seront rendus en 3D. Quelques changements créatifs sont alors décidés, par exemple une bande lumineuse remplace la trace de fumée laissée derrière un missile filant dans l’espace, et il faut préciser des descriptions vagues (« un mur de vaisseau »). Puis Genndy Tartakovsky commence le processus d’approbation des rendus 3D (adaptés des modèles 2D). Leur rendu final a lieu sur des batteries d’ordinateur très puissants, à Glendale en Californie (où le même travail a été fait pour Les Simpsons, The Powerpuff Girls, Bob l’Eponge…) 

Ensuite, les fichiers sont envoyés à Rough Draft Korea (Séoul) pour le plus gros de l’animation, c’est-à-dire l’animation des « images intervalles ».


Anakin Skywalker.



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7/LA FIN
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Ce qui reste est habituel : montage, mixage, synchronisation des images avec le son, diffusion, succès, DVD… et la lecture de cet article ! En espérant que cette visite des coulisses du meilleur dessin-animé Star Wars vous ait plu !
6. Vers la fiche technique [doublage Vo & VF]
 
Pour de plans amples informations sur le doublage, en version originale ou en version française, rendez-vous sur la fiche de la série !
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