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Christopher LEE
 

1. Ses débuts.

Acteur mythique depuis près de trente ans, qu’il serait grossier d’avoir encore à présenter, Christopher Lee connaît depuis le nouveau millénaire un regain foudroyant dans sa carrière, d’autant plus exceptionnel qu’il est vraiment à la hauteur de ses accomplissements passés. Comme si son étoile, aussi loin des icônes inexorablement poussiéreuses du cinéma que des super novas éphémères, ne devait jamais cesser de briller.
Retour sur ce phénomène incroyable qui fait plaisir à voir.

De nationalité Britannique, issu d’une mère Italienne (Comtesse de surcroît) dont la grande beauté en fit un modèle qui posa pour de nombreux peintres et sculpteurs de son époque et d’un père officier Colonel de l’armée Anglaise qui fut décoré durant La Grande Guerre, Christopher Frank Carandini Lee naît le 27 Mai 1922 à Belgravia, Londres. Après des études brillantes au Wellington College au cours desquelles il développe son goût du sport (qu’il tient de son père) et des langues étrangères puis un emploi administratif à la Bourse de Londres, il se retrouve ensuite, comme de nombreux jeunes Britanniques de son époque, pris dans la tourmente de la Seconde Guerre Mondiale. Rejoignant la Royal Air Force, il combat notamment en Afrique du Sud.

Démobilisé à l’issue du conflit, ce n’est qu’à ce moment qu’il se tourne sérieusement vers le monde de la comédie auquel il s’était tout de même frotté durant son enfance (lorsque ses parents divorcèrent et qu’il suivit sa mère en Suisse où ils vécurent quelques années) puis durant ses études où il rencontra et côtoya Patrick McNee (qu’il ne cessera de recroiser par la suite) pour plusieurs pièces de leur école.
C’est à ce moment qu’il apprend que sa famille italienne fut acclamée en Australie pour y avoir fondé la première troupe d’opéra du pays où ils demeurèrent de véritables stars. Pour percer professionnellement dans ce domaine, il est immédiatement confronté à un obstacle plutôt problématique : sa très grande taille. Du haut de ses 2 mètres, il se heurte à la frilosité des gens du spectacle qui le voient mal s’intégrer à un projet quel qu’il soit par peur du ridicule. On lui conseille tout bonnement de laisser tomber cette voie sans espoir pour lui ! Mais le jeune homme persévère et décroche ses premiers rôles. D’abord au théâtre, qui restera toujours une passion, à la télévision, puis pour la première fois au cinéma via un petit rôle dans L’Etrange Rendez-Vous (1948) de Terence Young. Il jouera la même année dans le Hamlet de Laurence Olivier. En parallèle à cette activité de comédien "visuelle" il enregistrera également tout au long de sa carrière moult prestations sonores en prêtant sa voix –chantée ou non- à diverses productions d’opéra ou d’émissions radiophoniques, notamment en Suède.

2. Sa carrière.

Au bout de neuf ans de petits rôles de second plan dans des films de guerre ou d’aventures, 1957 voit se produire le tournant qui va changer sa carrière. Il tourne cette année là sous la direction de Terence Fisher (avec qui il avait déjà travaillé auparavant), pour incarner la créature de Frankenstein dans Frankenstein s’est échappé. Ce film lui fait faire une seconde rencontre marquante : l’immense acteur Peter Cushing, avec qui il retravaillera 24 fois par la suite !

Pour Christopher Lee, c’est le début de l’aventure des films de la Hammer. Marchant avec une préciosité toute Européenne sur les brisées de la Universal, cette société de production à petits budgets mais débrouillarde, se spécialisera dans les films d’horreur et d’épouvante à l’ambiance gothique, et au travers desquelles se forgera le statut d’acteur mythique de Christopher Lee.

Si Frankenstein s’est échappé a changé la carrière de Christopher Lee, la collaboration suivante de cette équipe de choc (Fisher + Lee + Cushing, tous sous la houlette de la Hammer) viendra cette fois changer son existence elle-même et à tout jamais. Rien de moins. En effet, en 1958, il incarne pour la première fois le plus célèbre des vampires : Vlad l’empaleur, autrement dit le Comte Dracula. Le Cauchemar de Dracula s’impose comme un chef d’œuvre indiscutable et ouvre la voie à une prolifique série de films désormais considérée comme une page classique de l’Histoire du Cinéma. Bénédiction ou malédiction selon les périodes, ce personnage restera le rôle de sa vie, celui pour lequel on pense immédiatement à lui quand il s’agit d’imaginer le héros de Bram Stocker, et la référence immédiate quand on évoque le nom de Christopher Lee… Quand on sait que ce personnage compte parmi les plus souvent adaptés au Cinéma, voilà une association pour le moins puissante : oublié Bela Lugosi (excusez du peu !), pour le monde entier, Dracula aura désormais les traits de Christopher Lee. L’acteur réitérera cette prestation 10 fois, dans des productions à la valeur variable, dont une seconde sous la réalisation de Fisher (Dracula Prince des Ténèbres) et d’autres l’opposant encore à Peter Cushing, excellent dans le rôle du Dr. Van Helsing, la némesis du Vampire.

Il se fixe également côté vie privée en épousant en 1961 une peintre Danoise, Gitte Kroencke qui lui donnera une fille.

En marge des Dracula, mais toujours au sein de l’écurie Hammer, l’acteur accroche de nouveaux rôles enviables à son palmarès : La Momie et Sherlock Holmes (notamment sous la direction de Billy Wilder pour un classique du genre : La Vie Privée de Sherlock Holmes), son flegme glacial le cataloguant le plus souvent dans des rôles de méchants comme le personnage du Dr. Fu Manchu qu’il jouera à plusieurs reprises.

Chose assez révélatrice de sa renommée : c’est en fait moins les films eux-mêmes au sein desquels il joue que son interprétation qui entretiennent sa réputation, et plane toujours au dessus de lui l’aura du célèbre vampire. Ainsi, si avec le temps ses films ne sont pas tous restés très connus du grand public (alors qu’en bon polyglotte multiculturel il a tourné dans le monde entier pour plus de 250 productions !), tout le monde associe pourtant Christopher Lee à un genre bien précis : celui du film d’horreur où il joue Dracula. Acculé par cette célébrité assez restrictive comme l’a pu l’être Sean Connery avec 007 ou bien dans un registre plus proche de Lee, Anthony Perkins avec Psychose, l’acteur en lui-même peu friand de l’univers gore auquel il est systématiquement associé, ne rechignera jamais à se moquer de lui-même et à participer à des parodies, au cinéma ou à la télévision.

Le temps passe et les années 70 retiendront surtout sa composition de Francisco Scaramanga dans L’Homme au Pistolet d’Or, un James Bond mitigé mais intéressant, et où il excelle à interpréter le rôle titre, sorte d’antithèse de l’espion Anglais. Chose amusante à propos de cette étape dans sa carrière : Lee est un cousin (par alliance) du romancier Ian Fleming…
Pendant cette période où il faut également citer sa participation au 1941 de Steven Spielberg, il continue de jouer au théâtre, et fonde sa société de production.

Il se montre très discret dans les années 80, tournant moins et souvent dans des productions à l’intérêt tout relatif, son image se muant en celle d’une icône hautement respectable mais dépassée, et il faut attendre la fin des années 90 pour que s’effectue au cinéma un spectaculaire retour en force sur le devant de la scène pour l’acteur.

On se souviendra tout de même de ses apparitions dans Gremlins 2 de Joe Dante, Le Retour des Mousquetaires de Richard Lester (séquelle à un premier opus où il jouait déjà et datant de 16 ans auparavant !) ou de son rôle de bourreau dans le second volet du diptyque sur la Révolution Française, réalisé en 1989 à l’occasion du bicentenaire de la Prise de la Bastille…

Alors qu’il joue surtout pour la télévision durant les années 90, 1998 voit se produire un rendez-vous manqué avec l’histoire pour l’acteur. Il incarne pour la première fois un personnage historique réel : Mohammed Ali Jinna dans le film éponyme (Jinnah). Bien que sa prestation soit acclamée par ses fans, elle est sujette à forte polémique : qu’un leader capital de l’indépendance Pakistanaise soit joué par un comédien Britannique de surcroît associé aux films d’épouvante n’est pas du goût de tout le monde…

C’est donc en 1999 que les affaires reprennent sérieusement. Ainsi, Sleepy Hollow, la Légende du Cavalier sans Tête de Tim Burton lui offre non seulement de jouer dans un film d’une beauté macabre fulgurante, mais lui fait partager l’affiche avec un casting si prestigieux qu’on pourrait s’y étendre sur des pages (mais les fans de Star Wars y relèveront surtout la participation de Ian McDiarmid ou Ray Park…)
Ensuite, il est choisi par Peter Jackson pour jouer dans le projet démiurge du Néo-Zélandais dont le lancement fin 1999 déclenche une attente frénétique : Le Seigneur des Anneaux.
Lee s’avèrera un rouage essentiel pour Peter Jackson car nonobstant de son talent mis à rude épreuve par les exigences de cette trilogie démentielle, l’acteur s’avèrera être le seul membre de toute la distribution à avoir jamais rencontré feu Tolkien.

La bombe que constitue la sortie du 1er volet, La Communauté de l’Anneau en 2001 ressuscite complètement l’acteur (re)découvert en grande pompe par le grand public dans le rôle de Saroumane, le magicien félon. Il se fendra lui-même d’un certain enthousiasme vis à vis de cette actualité évènementielle en déclarant tout simplement : "Avec ce film j’ai atteint mon sommet, je n’ai jamais participé à quoi que ce soit d’aussi bien." Considérant le fait qu’à près de 80 ans, l’essentiel de sa carrière est derrière lui et avec une belle brochette d’étapes essentielles de l’histoire du Cinéma, voilà qui aide à prendre conscience de l’apport de la trilogie de Peter Jackson au 7ème art…

Cerise sur la gâteau que constitue cette année 2001, Sa Majesté Elizabeth II lui offre le titre de Sir Christopher Lee via le grade de Commandeur de l’Ordre de l’Empire Britannique.
D’autres récompenses suivront cette reconnaissance et notamment en France (dont faut-il le rappeler il maîtrise parfaitement la langue).

D’une trilogie à l’autre, il enchaîne un nouveau cap incroyable en s’associant ensuite à la saga Star Wars. Comme si à son palmarès ne devait manquer aucun des plus illustres titres du cinéma ! Encore et toujours un rôle de méchant, celui du Comte Dooku pour un Episode II nous promettant de le retrouver encore dans le film suivant. Expressément demandé par George Lucas pour incarner le personnage, Christopher Lee nous gratifie d’un performance combinant en quelques sortes les rôles qui ont fait sa renommée par le passé : les manières aristocratiques de Dracula, l’invincibilité de Scaramanga, la magie de Saroumane (au moment du tournage de l’Episode II, les films de Jackson étaient encore en post-production) le machiavélisme de Fu Manchu…, le tout convergeant vers une posture très Dark Vador.

Fin 2002 sort Les Deux Tours, 2ème tome de la trilogie de Peter Jackson qui crée une fois de plus l’événement, et fin 2003 se clôt enfin l’aventure du Seigneur des Anneaux par la sortie de l’ultime opus : Le Retour du Roi. Une conclusion en forme de couac pour Christopher Lee, puisque pour des raisons de rythme et de longueur, Peter Jackson s’est tout simplement retrouvé incapable d’inclure ne serait-ce qu’une scène de l’acteur dans la version courte du film, sortie en salle. Le comédien disparaît ainsi purement et simplement du film !
Très déçu, Lee n’a pas caché son amertume, d’autant que Jackson avait tourné de nombreuses versions de la scène de la mort de son personnage. Bien sûr, la version longue du film à sortir en DVD devrait ré-incorporer le travail de l’acteur, mais un tel traitement semble incompréhensible, surtout lorsque l’on voit que dans le même temps, l’acteur Sean Bean qui se voit gratifié d’une apparition en un flash back quasi-subliminal repris du 1er épisode est quant à lui crédité au générique !

3. Conclusion

La vie continue. Début 2004 il participe au non-événement que constitue Les Rivières Pourpres 2 : les Anges de l’Apocalypse (avec notamment Benoit Magimel, Jean Reno et… Johnny Hallyday !) et enchaîne deux nouvelles collaborations avec Tim Burton. D’abord pour Charlie et la Chocolaterie, adapté du livre de Roald Dahl, où il retrouve également Johnny Depp, et pour un film d’animation, The Corpse Bride, une histoire de voyage dans l’au-delà..

Loin de s’essouffler, la carrière de Christopher Lee semble donc se bâtir sur un perpétuel renouvellement, toujours plus loin toujours plus haut, tandis que son âge loin d’être un obstacle s’avère au contraire être un atout précieux dans cette réussite. Dés lors, on est en droit de s’attendre à de prochaines étapes encore plus surprenantes dans sa filmographie.

Auteur : Noodles
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