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Upon us the Dark Side closes. To win these Clone Wars, what price must we pay ?
 
Un prix de plus en plus lourd au fur et à mesure que les mois passent !
31/05/2004

Comme prévu, cette news va servir à faire le point sur ce qui est sorti. Etant donné que j’ai préparé pas mal de critiques pour le retour du site, je me suis dis qu’il serait idiot de ne pas en profiter alors que les numéros font l’actualité VO ou VF. Donc, ci-dessous, vous trouverez les critiques des numéros compris dans les quatre TPB Clone Wars publiés par Delcourt dans le courant 2004 et le tome 3 de la série Jedi (pour les dates de sorties reportez-vous à la précédente actu). J’espère que ça permettra de vous décider dans vos achats (ici le message subliminal c’est * Achetez ! Achetez ! Achetez ! *).

Dans quelques jours, on remet le couvert avec les numéros les plus récents sortis dans la série Republic, la série Empire, Return of the Jedi – Infinities et, si j’ai le temps, une critique de Mara Jade – By the Emperor’s Hand qui sortira chez Delcourt à la fin de l’année. Restez présents. Et n’oubliez pas de venir discuter de tous ça sur les forums.


PUBLICATIONS FRANCAISES


CLONE WARS VOL 1


Sacrifice
Republic 49


Résumé :

Après la bataille de Géonosis, la galaxie est officiellement en guerre. Le Conseil Jedi bat le rappel des troupes mais Quinlan Vos ne répond plus aux appels depuis quelques temps. Infiltré comme espion dans les réseaux des sympathisants Séparatistes depuis 2 ans, les Jedi s’inquiètent de ne plus avoir de ses nouvelles. Surtout en considérant son passé assez tourmenté. Suivant une rumeur, Aalya Secura est envoyée à la recherche de Quinlan et va avoir l’occasion de faire connaissance avec ses nouvelles fréquentations.

Scénario : John Ostrander
Dessins : Jan Duursema
Couleurs : Joe Wayne
Couverture : Ryan Benjamin

Critique :

Scénario.

KhaleenAutant ne pas m’en cacher, ce numéro est sans doute mon comics Star Wars préféré. Contrairement à Republic 50 il était inattendu et j’ai vraiment été stupéfait. La logique de Ostrander me correspond parfaitement. Je n’ai jamais aimé l’idée des Jedi commandant des groupes de combats au front. Pour moi leurs capacités sont mal utilisées au sein d’un champ de bataille d’envergure. Quand on a des atouts comme ça, on les utilise dans les opérations spéciales, les actions « commando ». Et Ostrander a été plus loin, il a créé le Jedi espion. Qui de mieux pour le rôle que Quinlan « Die Hard » Vos. En bon (anti-)héros, il cumule sale caractère, défauts, mauvaises fréquentations... mais qu’est ce qu’il est cool.
Avec une telle intrigue et un tel personnage principal, calibrés sur mesure, le reste n’est que détails. Un zeste de présence féminine, un peu de machination, un traître et un Falleen qui poursuit la tradition initiée par Xizor et l’affaire est bouclée. Un défaut : seulement 22 pages ;)






Dessins.

Quinlan et Aalya



Ostrander est génial, ça tombe bien car Duursema aussi. Avec Joe Wayne, elle ne s’encre pas et elle a changé la technique de colorisation pour donner une nouvelle texture aux dessins. Le résultat est saisissant. L’ambiance mal famée de « La Roue » est très bien rendue, les planches ont une « saveur » si on peut dire.
Et la couverture de Ryan Benjamin est au diapason du reste. Il est certain que si vous aimez les Jedi « classiques », bien dans le rang, vous allez être confus. Tout l’esprit de ce comic est résumé dans les quatre mots figurants sur la couverture : « Jedi With A Gun ».

Conclusion.

Quinlan VosAvant même de commencer ma critique, j’avais déjà livré mon verdict. Contrairement à ce qui est de notoriété commune, je le trouve même meilleur que la série Jedi. C’est du en partie à la technique de dessin plus originale. Le scénario non plus n’a rien de commun avec ce qui se fait habituellement sur les Jedi, mais ça tient autant au personnage de Quinlan qu’à l’intrigue. Sur ce point la série Jedi ne concède rien, Ostrander réalisant un travail formidable. Néanmoins, la voie choisie pour le développement ne ressemble en rien à ce qui se fait dans la Guerre des Clones. Elle se poursuit dans Shaak Ti puis dans Republic 54 au cours duquel on passe un nouveau tournant. Vivement la suite !





The Defense of Kamino
Repubic #50


Résumé :

Les Séparatistes tentent une attaque sur Kamino deux mois après la bataille de Geonosis. Ils espèrent détruire définitivement les fabriques de clones afin de priver la République de renforts pour le reste de la guerre. L’action se déroule sur terre (enfin pour Kamino c’est plutôt sur la mer), à l’intérieur des cités et dans l’espace. Anakin et Obi-Wan sont bien sur en première ligne pour défendre la planète. Les renforts sont nombreux, mais les ennemis aussi !

Scénario : John Ostrander, Haden Blackman et Scott Allie
Dessins : Jan Duursema, Stephan Thompson et Tomas Giorello
Encrage : Dan Parsons et Ray Krissing
Couleurs : Joe Wayne
Couverture : Patrick Blaine

Critique :

Scénario.

Obi-WanCe numéro marque le coup d’envoi officiel de la Guerre des Clones. Les auteurs se sont donc relayés. C’est un spécial de 64 pages se divise en trois histoires : Brothers in Arms, Jango’s Legacy et No End in Sight.
Dans la première histoire l’action se met rapidement en place. On a plaisir à voir Obi-Wan et Anakin soutenus par quelques Jedi bien connus et même Quinlan Vos en hologramme. C’est aussi la première fois que l’on revoit Anakin depuis l’Attaque des Clones et comme on s’en doutait, il à du mal à digérer ses actes. Comme d’habitude, Obi-Wan doit gérer l’empressement de son padawan et ses conséquences. Dans la seconde partie, nous voyons la cité prise d’assaut. Malgré Shaak Ti et les nombreux clones qui la défendent, elle est à deux doigts de tomber. Jusqu’à ce que les ARC Troopers (Advanced Recon Clone Troopers) fassent leur apparition. Ce sont des clones auxquels on a laissé une bonne partie de leur libre arbitre et ils reprennent rapidement les défenses en main.
Le dernier chapitre est narré du point de vue du commandant de la flotte Séparatistes. Il est ironique de voir que c’est un Calamarien, qui plus est un des meilleurs officiers et pilotes de l’armée des Séparatistes.

Dessins.

Anakin et Obi-Wan



Des styles très différents sur les trois parties. Duursema se distingue bien sur, ses collègues étant bons mais avec un style beaucoup plus commun que la dame. Néanmoins le numéro fait la part belle à l’action et par conséquent les détails des personnages comptent peu. Le design des ARC est sympa et les combats spatiaux bien rendus.
La couverture de Patrick Blaine et Batt est superbe mais elle est vraiment trop chargée en texte. On n’arrive pas à l’apprécier à sa juste valeur.

Conclusion.

Anakin et Obi-WanUn numéro clé qui marque définitivement un changement d’époque et nous promet de bonnes intrigues. Le tout dans le contexte de la Guerre des Clones que les fans attendent depuis des années. Attention au prix par contre :(












Jedi – Mace Windu

Résumé :

Le retour du Comte Dooku à la tête des Séparatistes, et ses critiques envers la République ont semé le doute parmi les rangs des Jedi. La bataille de Geonosis et les nombreuses pertes que l’Ordre a subi n’ont fait qu’amplifier ces dissensions. Certains Jedi ont refusé de répondre à l’appel du Conseil Jedi pour servir de généraux dans l’armée républicaine.
Mace Windu a décidé d’entrer en contact avec un des plus importants groupes de dissidents dirigé par Sora Bulq, un maître très renommé. Windu part pour Ruul afin de parlementer avec les dissidents mais il va y affronter un ennemi inattendu : Asajj Ventress, une nouvelle guerrière très sensible à la force.

Scénario : John Ostrander
Dessins : Jan Duursema
Encrage : Dan Parsons
Couleurs : Joe Wayne
Couverture : Jan Duursema

Critique:

Scénario.

Duel



Sur ce numéro on comprend mieux les difficultés des Jedi. Depuis des années ont nous dit que l’Ordre va disparaître en quelques années à cause de Vader et Palpatine. Sachant que dans La Menace Fantôme il y en a encore 10000 en activité, je trouvais ça incompréhensible. Mais lorsque vous prenez en compte les machinations de Palpatine au quatre coins de la galaxie, les batailles de la Guerre des Clones, les Jedi sombres, la vendetta de Vader, les chasseurs de primes qui vont se mettre à leurs trousses, il devient beaucoup plus crédible que tout l’Ordre soit anéanti. Avec ce numéro, Ostrander inclut une nouvelle variable : le schisme au sein de l’Ordre. Des que le Conseil a pris la décision de participer à l’effort de guerre directement, de nombreux Jedi ont fait sédition plus ou moins ouvertement. Sans passer pour autant du Côté Obscur, ils ne peuvent rester neutres et les autres Jedi ne peuvent les ignorer, ce qui nous amène à la mission de Mace Windu.
Les Jedi « égarés » n’ont pas tous le même point de vue, et cet incident, reporté à grande échelle, nous promet des problèmes beaucoup plus graves dans lesquels la sagesse de Windu ne sera pas toujours disponible. D’ailleurs on apprécie que Mace tienne ici le premier rôle bien que l’on en apprenne très peu sur lui.
L’histoire n’est pas bâclée comme souvent dans les one-shot. Le dosage action-réflexion est parfaitement équilibré. Les personnages secondaires sont excellents. On y retrouve Quinlan Vos en duel avec Mace, la première apparition de Asajj Ventress, Dooku désormais dans toutes les sales combines et j’en passe. On a même le plaisir de revoir K’Kruhk, simple padawan dans Acts of War, il est aujourd’hui Maître.

Dessins.

Asajj VentressDuursema est au sommet de son art, elle s’est mis au diapason du scénario. Peu de choses à dire si ce n’est qu’elle brille par son souci du détail sans négliger les scènes d’actions. Un seul défaut, je trouve qu’elle n’arrive pas à dessiner Mace (mais c’est une critique très personnelle). Par contre elle est très à l’aise avec les aliens.

Conclusion.

Mace WinduDans l’absolu, c’est certainement LE meilleur comics de Star Wars sorti jusqu’à présent. Les éditeurs ont voulu frapper un grand coup et c’est réussi. Il est cher mais vaut son pesant d’or, il nous emmène dans une galaxie très, très lointaine. Et comme je l’ai dis au-dessus, l’intrigue est vraiment aboutie. Elle est une base de départ fabuleuse pour cette nouvelle série (irrégulière).




CLONE WARS VOL 2


The New Face of War
Republic # 51 et 52


Résumé :

Premières escarmouches dans la Guerre des Clones.
Obi-Wan Kenobi et Anakin Skywalker sont envoyés en mission sur une des lunes de Naboo que l’on soupçonne d’abriter un foyer d’activité Séparatiste. Pour cette mission ils font équipe avec le maître Jedi Glaive et sa padawan Zule, ainsi que le ARC Trooper Alpha.
Ils vont y faire une désagréable découverte : les Séparatistes y ont développé un virus qui décime les Gungans de la lune. A peine sont-ils passés à l’action qu’ils se retrouvent confrontés à deux terribles ennemis : Asajj Ventress, apprentie du Comte Dooku, et le chasseur de primes Durge.
Les Jedi se séparent. Anakin fait équipe avec Alpha pour sauver les mineurs et empêcher les Séparatistes de lâcher leur poison sur Naboo. Obi-Wan, Glaive et Zule, très affaiblis, tentent de tenir contre Durge et Asajj dans un combat auquel tout le monde ne survivra pas.

Scénario : Haden Blackman
Dessins : Tomas Giorello
Encrage : Curtis Arnold
Couleurs : Joe Wayne
Couverture : Brian Ching

Critique :

Scénario.

DurgeCe nouveau story-arc ne fait pas vraiment décoller la Guerre des Clones. Il va falloir attendre encore quelques numéros pour voir démarrer les grandes manœuvres. Le #51 prend du temps pour exposer l’intrigue alors que le #52 accélère et n’a pas de temps morts.
Obi-Wan et Anakin sont égaux à eux-mêmes. Leur relation est toujours teintée d’incompréhensions et nous savons que ça ne va pas aller en s’arrangeant. Les dialogues sont plein d’humour et de répliques ironiques. Cela contribue à rendre l’histoire et les personnages plus vivants. Les personnages restent d’ailleurs assez caricaturaux. Glaive et sa padawan ont quelques mots d’esprits qui ne cachent pas un manque de travail sur le fond. Mais à ce jeu, Durge est incontestablement le plus fort. Le nouveau chasseur de primes déteste les Jedi et il le fait savoir, que ce soit par les gestes ou la parole. Néanmoins Durge et Asajj ont plutôt du mal à s’imposer. Ce sont deux personnages très puissants mais très caricaturaux pour l’instant. Au premier abord ils ont des caractères bien trempés mais sur le long terme, est ce que ce sera suffisant ?
On constate enfin qu’Obi-Wan, Anakin et le ARC Trooper (prénommé Alpha par Anakin) commencent à former une véritable équipe. Ils se connaissent de mieux en mieux, se respectent, et ça se ressent dans leurs relations. Espérons que le ARC Trooper survivra assez longtemps pour que ça se développe. De plus le personnage est un des plus sympathiques introduit depuis le début de la Guerre des Clones et à travers lui on retrouve le caractère typique de Jango.

Dessins.

Asajj VentressGraphiquement, Giorelo fait pâle figure par rapport aux précédents épisodes de Duursema. Ses planches sont sympas mais elles manquent un peu de détails et de dynamisme.
En fait j’ai l’impression de voir un comics des années 80 dans la manière de rende l’action, les sauts, les coups... Il y a bien sûr pleins de dessinateurs talentueux de cette époque qui sont encore en activité et que j’adore, mais ici Giorello me laisse une sensation de « bon marché ». Enfin on ne peut pas avoir des génies à chaque numéro. Néanmoins, dans l’absolu ce n’est pas non plus désastreux. Son trait reste agréable et la mise en couleur est toujours aussi réussie chez Dark Horse.
La couverture du #51 n’est pas du tout à mon goût. Mozart Couto ne me revient pas du tout. Elle est peinte il me semble. Certains dessinateurs comme Alex Ross peignent avec bonheur, lui c’est pas trop le cas. Le point fort du #52 à contrario pourrait bien être la couverture de Brian Ching. Cette couverture me met l’eau à la bouche en attendant Jabiim.

Conclusion.

AnakinUn story-arc sympa, plein d’humour. Il n’est pas essentiel mais c’est la première apparition du Durge que l’on retrouve dans la série animée CW. Dans la deuxième partie les Jedi redressent la barre in-extremis sans vraiment avoir le dessus, ce qui laisse un sentiment bizarre. Attention, le numéro 53 de Republic est une sorte de conclusion à ce story-arc.










Blast Radius
Republic #53


Résumé :

A la recherche de l’antidote au terrible virus mis au point par la Confédération, Obi-Wan arrive sur la planète Queyta ou il va faire équipe avec quatre Jedi précédés d’une bonne réputation. Font partie du groupe : Maître Knol Ven’nari, une Jedi bothan appelée « la mangeuse de feu » ; Jon Antilles, ancien élève de la Dark Woman, spécialisé dans la chasse aux chasseurs de primes^^ ; Nico Diath, son principal fait d’arme est d’être détesté par les Hutts, ce qui veut tout dire ; et Maître Fay, une Jedi très respectée et très puissante.
Très vite, la mission commando va se heurter à Asajj Ventress et Durge et les victimes seront nombreuses.

Scénario : Haden Blackman
Dessins : Brian Ching
Encrage : Joe Weems
Couleurs : Joe Wayne
Couverture : Mozart Couto

Critique :

Le scénario.

DurgeCe numéro vient apporter une conclusion sympa au story-arc précédent. Par rapport au numéro précédent on trouve cette fois des personnages un peu plus travaillés. Bien sûr leur passé est toujours aussi léger mais cette fois ils sont plus subtils, ce qui enlève le côté interchangeable que l’on déplore souvent à propos des personnages qui ne font qu’une apparition. Les Jedi en question ont ici juste ce qu’il faut de spécificités propres pour les identifier dans l’esprit du lecteur.







Les dessins.

Jon Antilles et Asajj VentressBrian Ching arrive en force ! On est en droit d’espérer de lui qu’il devienne un autre artiste régulier de la série. Ching est déjà programmé sur les prochains numéros et son talent certain peut se poser comme une alternative à Jan Duursema. Espérons qu’il va s’installer durablement sur la série car auparavant les numéros « non-Duursema » n’étaient pas tous brillants au niveau du dessin. Brian Ching a un souci du détail qui fait plaisir à voir et ne nuit pas du tout à la mise en scène des phases d’action. Le coloriste Joe Wayne fait un excellent travail comme d’habitude (il est partout, sur tous les numéros^^).
La couverture est toujours l’œuvre de Mozart Couto (le mal nommé) et ne me plait pas plus que sur le #51.

Conclusion.

Maître FeyUn numéro sympa qui aurait pu facilement être intégré à l’histoire précédente. Ca n’a pas été le cas à cause du changement de dessinateur je pense. Les éditeurs voulant tester Ching sur un one-shot avant de le lancer sur une histoire en quatre épisodes.








Jedi – Shaak Ti

Résumé :

La Guerre des Clones continue. Shaak Ti est envoyée sur Brentaal IV, planète clé pour le contrôle de la route commerciale Pelermian, afin d’en reprendre le contrôle. Sur la planète l’ensemble de la population s’est rangé du côté des Séparatistes regroupés dans une forteresse imprenable. Vu l’enjeu stratégique, les Jedi sont obligés d’aller contre l’avis de la population.
Shaak Ti doit donc improviser une action commando pour pénétrer dans la forteresse, détruire les générateurs de champ de force et les canons à ions et permettre aux troupes d’atterrir et d’avoir un soutien aérien. Au cours de cette escapade, elle va découvrir que la forteresse renferme bien des surprises. Des alliés de choix mais aussi des ennemis.

Scénario : John Ostrander
Dessins : Jan Duursema
Encrage : Dan Parsons
Couleurs : Joe Wayne
Couverture : Jan Duursema

Critique :

Scénario.

Shaak TIAprès Mace Windu, on change de direction puisque ce numéro met l’éclairage sur un personnage vierge de tout développement. A part quelques détails posés en background pour l’Attaque des Clones, Shaak Ti était complètement inconnue. Résultat : de la liberté pour les auteurs et de la curiosité chez les lecteurs qui découvrent un nouveau membre du Conseil Jedi. Les circonstances jouent aussi beaucoup. On est ici en plein milieu d’une bataille et le seul espoir repose sur une mission commando de Shaak Ti. Sur son chemin, plusieurs revenants vont lui venir en aide ou .... lui mettre des bâtons dans les roues. Au premier rang Quinlan Vos qui n’a pas le premier rôle, mais conserve son traditionnel caractère de cochon. On retrouve à sa suite Saguro Autem, le héros de Honor and Duty dans des circonstances totalement inattendues. Autre clin d’œil plus ancien aux comics Marvel avec Lyshaa, une Zeltron qui a un gros contentieux avec Shaak Ti. Tous ces personnages et leurs motivations sont suffisamment complexes pour nous éviter la traditionnelle mission commando. Autre élément important, les Jedi se retrouvent de plus en plus souvent avec les populations contre eux. Ponctuellement on peut se dire que l’on est dans le bon camp mais sur le long terme, cela ne risque-t-il pas d’amener à une remise en cause qui va faire mal ? Je pense que ce sera toute la problématique de la Guerre des Clones du point de vue Jedi. A cette réflexion s’ajoute celle du sacrifice des principes. En temps de guerre, qu’est ce qu’on est prêt à abandonner, qu’est ce qu’on est prêt à faire aussi, pour le bien du plus grand nombre. Shaak Ti va être confronté directement à ces deux problèmes.

Dessins.

Shogar Tok



La relation privilégiée de Duursema avec son coloriste et son encreur crève les yeux désormais. Ils réalisent un travail terrible ensemble. Séparément, ces trois artistes sont pleins de talents, mais collectivement les synergies fonctionnent à fond pour nous sortir un résultat époustouflant.
Au niveau des détails techniques, on relève des planches de batailles collectives magnifiques. Duursema et son souci du détail se portent pourtant plus sur les gros plans mais elle a assuré. De même, les auteurs ont créé une identité visuelle commune à cette série en adoptant les mêmes gros plans et techniques de mises en couleurs sur les couvertures.

Conclusion.

LyshaaComme sur Mace Windu, Ostrander arrive à assembler les éléments de base d’un bon comic et à les faire fonctionner ensemble harmonieusement. Toute la qualité repose la-dessus à mon sens, dans cette équilibre trouvé dans l’excellence. Excellence à laquelle participe toute la team créative. Les meilleures histoires de comics se trouvent invariablement lorsque tous les auteurs arrivent à un tel niveau de collaboration.
Vous l’avez compris, je suis heureux. Mace Windu était déjà un coup de maître, mais confirmer ensuite c’est encore plus difficile, qui plus est avec un personnage dont la notoriété est nulle par rapport à Windu. Vous ne serez vraiment pas déçu.


CLONE WARS VOL 3


The Battle of Jabiim
Republic 55 à 58


Résumé :

Le désormais Général Obi-Wan Kenobi se retrouve à la tête d’une force d’intervention de clones et de Jedi sur la planète très humide Jabiim. Alto Stratus à la tête des forces locales a reçu le soutien des Séparatistes et les Jedi sont incapables de le localiser. Résultat, ils y laissent beaucoup de forces et le moral. Alpha ne mâche pas ses mots pour faire savoir la piètre opinion qu’il a des compétences des Jedi. Pendant ce temps Stratus prépare la contre attaque avec ses troupes d’élites et les droïds fournis par les Séparatistes. Très vite les padawans se retrouvent sans maîtres et sont obligés de livrer un combat pour lequel ils ne sont pas préparés avec Anakin Skywalker à leur tête.

Scénario : Haden Blackman
Dessins : Brian Ching
Encrage : Victor Llamas
Couleurs : Joe Wayne
Couverture : Tomas Giorello

Critique :

Scénario.

AlphaJabiim est un gigantesque affrontement, dur, très dur. La bataille de Geonosis, pour prendre une référence que tout le monde connaît, c'est une promenade de santé à côté. La bataille s'étend sur une cinquantaine de jours entre le début des hostilités et leur "fin".
Tout au long de ces numéros sont développés des concepts intéressants. Les Jedi sont plongés dans un vrai affrontement bien sanglant, bien violent, où leurs principes sont encore une fois mis à rude épreuve. Rapidement les évènements poussent les Jedi encore plus loin et les amènent à se poser la question suivante : "Est-ce que ça vaut le coup de continuer à se battre, de risquer leur vie et celle des clones dans un conflit d'ores et déjà perdu, alors que le reste de la galaxie a besoin d'eux?"
Très vite les padawans sont coupés de leur maîtres, morts (comme Obi-Wan) ou au front en train de subir le même sort. Ces padawans livrés à eux-mêmes vont connaître tous les problèmes classiques liés au côté obscur, pour finalement être victimes d'une véritable boucherie. Anakin est encore un cas particulier car c'est lui qui prend la décision finale quant au sort de la bataille... Sur lui vont se concentrer toutes les pertes des Jedi, mais aussi toute la dualité du conflit. Un conflit où les Jedi affrontent des locaux auparavant fidèles à la République mais qui se sont retournés contre elle à juste titre, autant sous la poussée des Séparatistes que par déception. Ils réclament leur droit fondamental à l'indépendance, et encore une fois les Jedi vont combattre ce qu'ils défendraient en d'autres temps. Tout ça pour le "destin" de la galaxie, si ils savaient... Au final, tout le monde est déçu. Les Jedi sont morts, leurs partisans vont être "trahis" par Anakin, Anakin fait un pas de plus vers le Côté Obscur, et les partisans Séparatistes sont décimés alors qu'ils se battaient pour une juste cause à leur petite échelle.
Le moins qu’on puisse dire c’est que ce fut long à accoucher. Les numéros pris séparément ne sont pas extraordinaires, mais l'histoire dans son ensemble est d'un très bon niveau. Longtemps je me suis dis que Blackman avait gâché un bon potentiel. Au cours des 3 premiers numéros on s'enlise dans le conflit. Au propre comme au figuré, le numéro 3 m'ayant fait un peu chier. Mais le 4 remet tout en perspective. Le dénouement s'accélère, ça se finit rapidement comme pour mieux nous montrer à quel point on est descendu profond avec les Jedi, à quel point ça a été dur, et ce qu'on a perdu dans l'affaire. Je dirais qu'on suit vraiment le même parcours qu'Anakin sans s'en apercevoir.

Dessins.

ZuleGraphiquement, Ching assure. Il a un style très "propre", très esthétique, dans le genre de Blaine qui a fait Empire 13. Et là, on lui a demandé de dessiner des gars couverts de boue, bien crades et bien sombres. Ajoutez à cela qu'il n'y a pas une case qui ne soit pas couverte de pluie, ça rend les dessins encore plus durs. Une excellente performance donc. Et j’insiste bien dessus car c’est autrement plus difficile que de se contenter de faire des couvertures comme certains dessinateurs dans son style.
Kev Walker et Duursema ont fait une couverture chacun. Rien à redire, elles sont terribles. Les deux autres sont réalisées par Giorello et il a assuré le gars! Habituellement j'aime pas ce qu'il fait, mais sur les 2 cover-arts il est sorti de son style habituel, il fait quelque chose de complètement décalé par rapport aux deux autres, et ça passe très bien.

Conclusion.

Alto StratusUn très bon story-arc, meilleur que "The New Face of War" par exemple qui se voulait dans le même genre. D'un point de vue global, je persiste dans mon opinion personnelle que les Jedi n'auraient pas du s'engager dans cette guerre, ou alors pas comme ça. Même s’ils n'avaient pas été exterminés par la suite, le tribu à payer aurait été trop lourd. Vous me direz qu'ils n'avaient pas le choix, c'est clair, mais ils sont incapables d'avoir une vision globale de la situation pour l'instant, alors que Dooku oui. Et lui, il tape là où ça fait mal. J’apprécie aussi l’alternance entre des histoires intimistes et d’autres plus « grand spectacle » comme celle-ci.






Enemy Lines
Republic 59


Résumé :

Suite à la bataille de Jabiim et aux difficiles décisions qu’il a du y prendre, Anakin Skywalker repart en mission. Toujours sans maître il se retrouve isolé derrière les lignes ennemies, sur la planète désertique Aargonar, en compagnie du Jedi-Tusken A’Sharad Hett et de son padawan. Les Jedi partent à leur secours, mais ils ignorent le secret que cache Anakin depuis la mort de sa mère, et sa haine des hommes des sables. Rapidement le padawan de Hett périt et les deux hommes vont devoir faire face, seuls, à leurs ennemis sur le champ de bataille ainsi qu’à leurs démons intérieurs.

Scénario : John Ostrander
Dessins : Jan Duursema
Encrage : Dan Parsons
Couleurs : Brad Anderson
Couverture : Jan Duursema

Critique :

Scénario.

ATout de suite, on se dit A'Sharad = Tusken = mort de la mère d'Anakin = GROS contentieux, ça va chier dans la semoule! Comme d'habitude ça démarre par une offensive de la République qui se passe mal. Originaires de Tatooine, nos deux héros se débrouillent fort bien dans ce monde désertique et c'est plutôt dans la tête d'Anakin que ça se passe mal. A chaque fois qu’A'Sharad fait référence à son peuple (et c'est souvent^^) Anakin part un peu plus en vrille… jusqu'au moment où il se lâche. Les fans ricains avaient misé sur la mort de A'Sharad des mains d'Anakin. Je vais préserver un peu le suspense. Mais je peux dire qu’A'Sharad prend une décision drastique avec grosse révélation à la clé ;) Quoiqu’il en soit Hett progresse dans ce comic par rapport à son rôle de Jedi, ce qui n’est pas le cas d’Anakin. La fin de ce comic apporte encore un éclairage nouveau sur ses actes dans AOTC et c'est pas joli.
Ostrander joue bien le coup. Il expose bien le comportement de A'Sharad par rapport aux Tuskens : c'est un peuple de chasseurs/tueurs d'humains, même quand ils ne sont pas provoqués et apparemment il l'accepte parfaitement. Moi ça me pose problème ! Les affrontement humains/tuskens sur Tatooine ne font pas parti d'un cycle de prédation naturel, qui serait en phase avec la Force. C'est quelques chose d’artificiel qui a du commencer avec les premiers colons humains. La preuve : les Tuskens adoptent des humains. Donc, c'est totalement opposé à la conception des Jedi, et pourtant pas de problème pour A'Sharad. Les Jedi ne sont vraiment pas aussi vertueux qu'on le croit , ou du moins, qu'ils veulent bien le croire eux !

Dessins.

Anakin



Le visuel est moins aboutit que Dooku, mais ça s'explique en partie par les délais.
D'après les dates de sortie, et le fait que Duursema a travaillé très tard sur Dooku, on peut supposer qu'elle a bossé sur les 2 comics en même temps, et elle ne peut pas donner la même attention à tout le monde. Néanmoins ne soyons pas mesquins, c'est très bon comme toujours ! L’ambiance « Tatooine-like » est agréable. L’éclairage en extérieur ou dans les cavernes est réussi. Les expressions des personnages, essentiellement Anakin puisque l’autre personnage porte un masque^^, sont bien rendus. On retrouve un Anakin au visage nerveux qui nous renvoie aux moments sombres de l’Attaque des Clones. Quelques plans larges auraient mérité d’être plus soignés.

Conclusion.

AnakinEn conclusion, un numéro réussi qui vient apporter une conclusion appréciable à la saga de Jabiim. En passant, une petite réflexion sur l’élu. Anakin crache le morceau, A'Sharad apprend le massacre des Tuskens sur Tatooine, et il décide de ne pas le dire aux autres Jedi. Il part du principe que c'est le fardeau d'Anakin et qu'il doit le porter seul. Si on le soulage, il ne progressera pas et ne pourra pas dépasser son échec. Ok avec lui, mais j'aimerais bien qu'il explique ça à toutes les victimes d'Anakin et indirectement de l'Empire. C'est un raisonnement très intelligent, mais quand on se trompe et que c'est avec un mec qui a l'envergure d'Anakin, ça a des conséquences... Ca nous ramène à la traditionnelle question : Anakin valait-il les risques qu'on pris les Jedi pour lui ?









CLONE WARS VOL 4
=> La critique de Republic 63 qui fait parti de ce volume se trouve plus bas dans les critiques des numéros sortis récemment en VO.


Republic #54
Double Blind


Résumé :

Quinlan Vos revient sur le devant de la scène. Contrairement aux autres Jedi, la mission de Quinlan ne se situe pas sur les champs de batailles mais plutôt dans les trous à rat les plus mal famés de la galaxie. Il doit collecter des renseignements sur l’organisation des Séparatistes, leurs points faibles ou leurs prochains objectifs par exemple. Récemment Shaak Ti l’a libéré de prison sur Brentaal IV et on le retrouve sur Nar Shadaa avec sa jolie assistante Khaleen^^. Mais comme d’habitude, les problèmes lui collent au train et cette fois c’est le Conseil Jedi qui doute de sa fiabilité et qui charge le Maître Jedi Agen Kolar de le ramener sur Coruscant pour vérifier que l’homme n’est pas passé du Côté Obscur. Quinlan ne se laisse pas faire et les ennuis commencent...

Scénario : John Ostrander
Dessins : Jan Duursema
Encrage : Dan Parsons
Couleurs : Joe Wayne
Couverture : Jan Duursema

Critique :

Scénario.

Quinlan VosOstrander maîtrise son sujet. Tous comme les lecteurs il est devenu familier avec son personnage principal qui s’étoffe de numéro en numéro. Quinlan doit faire des choix et ces choix vont influer sur son comportement, faire évoluer sa personnalité. C’est comme ça depuis quelques années et on a hâte de voir la suite.
De manière plus globale, l’intrigue nous sort des champs de bataille que l’on va retrouver souvent ces prochains temps. Le numéro est très rythmé comme toujours quand Ostrander et Duursema sont aux commandes. Le comportement des Jedi face à la guerre et ses « à côtés » prête encore un peu plus à réflexion. Attention, grosse surprise à la fin. Vous allez constater qu’on a beau avoir la Force avec soi, les bonnes vieilles méthodes reviennent toujours.





Dessins.

Quinlan en difficulté



Duursema ne déçoit pas, pas de surprises. On va insister sur l’excellent travail de son encreur (Dan Parsons) et surtout son coloriste (Joe Wayne) qui lui fignole les planches aux petits oignons. La colorisation de ce numéro est particulièrement bien réussie, on passe tour à tour de planches très sombres à des planches très colorées avec réussite. Enfin le traditionnel souci du détail de Duursema fait de ce numéro un plaisir à lire. Je ressors d’ailleurs une case en particulier : celle où les sabres des deux Jedi s’entrechoquent sur le visage de Vos. L’effet est vraiment bien rendu, j’ai eu l’impression de voir une scène des films.
La couverture a été réalisée par Duursema et Wayne sans véritable encrage. Ce qui donne un style différent par rapport à l’intérieur. A vous de comparer.

Conclusion.

Un duel acharnéEncore une perle de la Guerre des Clones. Je préfère attendre quelques mois avant d’émettre un jugement définitif mais la qualité semble être au rendez-vous, les numéros de Ostrander et Duursema étant toujours au-dessus du panier. Vivement la prochaine apparition de Quinlan.














Jedi – Aalya Secura

Résumé :

La traîtrise est un sport national chez les Devaroniens et ce numéro le prouve à ceux qui en doutait encore. Aalya est envoyé en compagnie de Tholme et la Dark Woman en mission sur Devaron. Les Jedi recherchent un groupe de pirates qui sévissent dans les parages et qui ont la mauvaise idée d’assassiner le sénateur qui allait les dénoncer et révéler leur base.
Une mission assez simple en somme, sauf que l’assassin n’est autre que Aurra Sing. Sa haine viscérale des Jedi va-t-elle être fatale à Aalya et ses compagnons ? Ou bien la Dark Woman va-t-elle enfin pouvoir réparer son plus grand regret ?

Scénario : John Ostrander
Dessins : Jan Duursema
Encrage : Dan Parsons
Couleurs : Brad Anderson
Couverture : Jan Duursema

Critique :

Scénario.

TraîtriseOstrander continue de passer l’Univers Etendu prélogique en revue et pour le coup on a un casting de rêve : Aalya, Tholme, la Dark Woman, Aurra Sing, Kit Fisto... Quinlan Vos n’est pas là mais il reste au centre des préoccupations de Aalya.
Dans cette situation les dilemmes se multiplient pour Aalya. Désormais général, elle ne peut pas partir à la recherche de Quinlan. Ses sentiments envers Kit Fisto, légèrement esquissés, sont une fissure de plus à la sacro-sainte règle « pas de sentiments, seulement la sérénité ». Ajoutons les remords récurrents de la Dark Woman et on se dit que les Jedi ne sont pas du tout sereins. En temps normal ça passe, mais avec une guerre et Aurra Sing sur le dos ça casse.
L’histoire de ce one-shot est plus intimiste que Shaak Ti. On navigue entre scènes d’action et mission d’infiltration dont Tholme a le secret. Aalya est encore tendre par rapport à Quin ou Tholme mais elle a bien été formée. Résultat : Aurra Sing s’en tire moins bien que les fois précédentes, mais en ces temps troublés sa participation à l’effort de guerre (pour son propre intérêt, ça va de soit) ne s’arrêtera pas là.

Dessins.

Aurra
Duursema arrive à identifier de plus en plus Star Wars à son style en ce qui concerne les comics et ça a du sens pour moi. J’aime plus particulièrement le character-design de Tholme qui, comme le bon vin, se bonifie en vieillissant. Plus les années passent et plus il a de classe. La Dark Woman a eu le droit à un lifting elle aussi. L’aspect mystérieux et dur est un peu moins marqué pour laisser place à plus de mélancolie. Ces éléments visuels viennent renforcer la relation Tholme – Dark Woman établie par Ostrander (au passage elle ne s’appelle pas Mme Dark Woman, elle a un vrai nom et on l’apprend enfin !).
Les planches sont moins spectaculaires que dans Shaak Ti mais comme je l’ai dis ci-dessus, on est pas dans un champ de bataille. La couverture reste par contre dans le même style qui a fait ses preuves.

Conclusion.

AalyaEncore un comic à ne pas rater. Si le niveau de la production « Clone Wars » est bon c’est aussi parce que les comics Jedi le tire vers le haut. Sachant en plus que les auteurs nous promettent un Dooku renversant qui devrait mettre tout le monde d’accord. Pour l’instant, sur ce numéro les objectifs sont atteints. Tholme et la Dark Woman ne sont pas au coeur de l’action mais leur présence est essentielle et Aalya et Aurra passent un cap essentiel de leur évolution.








Jedi - Dooku

Résumé :

Leader des Séparatistes, Seigneur Sith, ancien Jedi, héritier d’une famille noble richissime, homme influent dans toute la galaxie, nul n’ignore l’histoire tortueuse du Comte Dooku. Depuis Geonosis, les Jedi ont mis un nom et un visage sur leur pire ennemi, et pourtant il reste insaisissable, manœuvrant les Séparatistes et intriguant dans l’ombre. Pour eux, il est temps de solutionner le problème. Et le meilleur moyen reste encore de le piéger à son propre jeu, en infiltrant un agent double dans sa garde rapprochée. Pour cette mission de fou, un homme est tout désigné par son passé tourmenté et son art de vivre constamment sur la corde raide...

Scénario : John Ostrander
Dessins : Jan Duursema
Encrage : Dan Parsons
Couleurs : Brad Anderson
Couverture : Jan Duursema

Critique :

Scénario.

DookuL’histoire reprend là où Republic #54 l’avait laissée. Quinlan Vos semble avoir tourné sa veste et rejoint définitivement le camp Séparatiste. Comme tout le monde s’en doute il n’en est rien. Quinlan est en mission pour le Conseil Jedi et seul Tholme, Mace et Yoda sont au courant. Son objectif : obtenir le plus de renseignements possibles sur l’organisation Séparatiste et ses opérations, et devenir le plus proche possible de Dooku.
Comme toute mission d’infiltration, tôt ou tard les problèmes arrivent : jusqu’à quel point la mission est importante, jusqu’où joue-t-on le jeu, qu’est ce qu’on est prêt à faire, et à quel moment on passe de l’autre côté de la barrière ? Ces problématiques sont toujours géniales, mais quand un Jedi est concerné ça devient encore plus tordu. Quinlan et sa mission vont personnifier tous les problèmes des Jedi durant la Guerre des Clones. Le meilleur exemple : si Quinlan a la possibilité d’assassiner Dooku, doit il le faire ? L’assassinat est par essence complètement opposé aux méthodes Jedi mais si ça met fin à la guerre... Mace Windu s’en sort en faisant une pirouette... Il estime que la perte de Dooku ne mettrait pas fin au mouvement Séparatiste et donc que ça ne vaut pas le coup de se salir les mains... (pas sur d’être d’accord avec lui, je pressens que les évènements vont lui donner tort). Ceux qui ont lu Point de Rupture depuis savent qu’on a un début d’incohérence ;)
Vous l’avez donc compris, le comic présente Dooku en partie à travers l’évolution de Quinlan Vos. Ce dernier a été choisi aussi pour ses origines Kiffar et son don psychométrique, à savoir qu’il peut « lire » les objets, savoir quels souvenirs y sont liés... Dooku lui continu son bonhomme de chemin. Il capture les Jedi, les torture, noue des alliances à droite à gauche avec l’accord des concernés ou en leur forçant la main, la routine quoi...
Finalement, Quinlan doit faire ses preuves. Et pour Dooku, « faire ses preuves », c’est passer du côté obscur ! Ca passe jusqu’au jour où Dooku et sa petite troupe doivent régler leur compte aux Gardiens, le peuple de Quinlan. Quin maintiendra t il sa couverture envers et contre tout ? Dooku est-il dupe ? Pour le savoir faudra le lire !
Vous le voyez, Ostrander mélange les genres, étoffe les intrigues, rappelle les personnages (au casting Quinlan, Dooku, Tholme, Mace, Sora Bulq, Khallen, les Gardiens et Sheyf Tinte, leur leader...). L’histoire est monstrueuse mais l’action aussi. On a des grands moments de combat au sabre laser. Les personnages sont excellents : Quinlan et les Jedi se débattent coincés par leurs propres convictions, Dooku est monstrueux de traîtrise, de haine, de mensonge... Après AOTC, je le trouvais futé, malin. Maintenant, après l’avoir vu à l’œuvre, je le déteste ! C’est toute la différence. Vivement ses prochaines apparitions

Dessins.

DookuLes dessins rappellent étrangement Republic #49 au niveau des textures. Les méthodes de colorisation et d’encrage ont été modifiés et on obtient un résultat super réaliste sur certaines vignettes. Le trait de Jan Duursema atteint une finesse inégalée, qui fonctionne aussi bien sur les scènes d’action que sur les passages calmes. L’ambiance générale est très bien rendue. Enfin, on retrouve systématiquement le principes du dessin en planche de fond avec les vignettes superposées par-dessus. Méthode désormais classique dans les comics, elle est particulièrement bien utilisée ici. La couverture est dans le même ton. Très réussie comme toutes celle de la série. Mais les dessins à l’intérieur n’ont absolument rien à lui envier.



Conclusion.

Dooku Vs Quin



Le phénomène tant attendu est bel et bien là. Ostrander et Duursema auront pris leur temps (le numéro a cumulé presque 2 mois de retard lors de sa sortie US, mais c’est largement à la hauteur. Ma vision du Comte a largement évoluée depuis l’Attaque des Clones. Lee y réussissait déjà une bonne performance, mais comme je l’ai dis plus haut on a du mal à rester insensibles devant le vice déployé ici.
J’attends désormais avec impatience les prochaines réalisations du tandem. On les reverra dans le 59 puis le 63 de la série Republic. Pour finir, on notera que chronologiquement parlant, Battle of Jabiim se déroule avant Dooku.


JEDI TOME 3


Rite of Passage
Republic 42 à 45


Résumé :

Tholme et sa padawan Aalya Secura sont envoyés sur Ryloth résoudre une crise. En mission sous couverture, Aalya découvre une conspiration qui pourrait remettre en cause le gouvernement de Ryloth et les liens de la planète avec la République. Les évènements s’accélèrent lorsque deux assassins Morgukai, armés jusqu’aux dents pour affronter les Jedi, enlèvent Tholme en même temps que l’héritier de la famille Secura. Aalya n’a pas d’autres choix que de demander assistance à Quinlan Vos. Et quand Quinlan est dans les parages, Villie n’est jamais très loin. Pour Aalya et Quin, cette aventure est l’occasion de se remémorer les souvenirs de leur première rencontre.

Scénario : John Ostrander
Dessins : Jan Duursema
Encrage : Ray Kryssing
Couleurs : Brad Anderson
Couverture : Jan Duursema

Critique :

Scénario.

TholmeLe développement des personnages se poursuit. Mais cette fois le moment est crucial pour Quinlan et son ancienne padawan Aalya. Il est temps pour le padawan de devenir chevalier et pour le chevalier d’accéder au statut de maître. Ces deux-là sortent des sentiers battus et leur passage, à l’image de toute leur formation, ne va pas se faire sans mal.
L’action se passe en partie sur Ryloth, planète d’origine d’Aalya Secura. Son environnement atypique se prête particulièrement à l’aventure, à l’instar de Tatooine. Une nouvelle fois les Jedi doivent tirer au clair des machinations autour de la succession des clans et c’est Tholme qui est mandaté, comme à son habitude. La partie politique, très intéressante par ailleurs car elle permet de découvrir les petites habitudes des Twi’leks, est équilibrée par l’intervention des Morgukais qui ouvre la porte à une action débridée.
Comme d’habitude Ostrander s’appuie sur un scénario solide et des personnages très appréciés des fans, auxquels il ajoute des scènes savoureuses : le retour de Villie, les retrouvailles Aalya/Quinlan au fond d’une décharge entourés de chasseur de primes à la poursuite de Vos, les relations père/fils chez les Morgukais, la première apparition de Dooku dans l’Univers Etendu qui, à cette époque, pourrit déjà la vie des Jedi d’une main de maître.

Dessins.

QuinlanDuursema est fidèle à elle-même. Son talent ne se dément pas de numéro en numéro. Son style est de plus en plus précis sur l’individualisation des personnages. Ses plans rapprochés sont toujours très expressifs et elle joue bien avec la luminosité pour obtenir l’ambiance souhaitée. Au niveau des décors elle assure sur Ryloth et les vaisseaux spatiaux toujours bien retranscrits. Pour Nikto, elle a eu la tâche plus facile puisque la planète est désertique.
Les scènes de duel n’ont jamais été aussi nombreuses. Le dynamisme est l’élément clé et Duursema assure très bien pour une dessinatrice au style aussi fouillé.
Avec son coloriste elle a également développé un style particulier sur les couvertures. J’étais sceptique sur les précédentes mais cette fois j’ai réellement accroché. L’idée d’un style différent à l’intérieur et en couverture juste par changement des techniques de dessin me plaît.






Conclusion.

Encore une histoire excellente. Je me demande d’où sortent les Morgukais. Ils ont l’air d’être « intimes » avec les Jedi mais je n’arrive plus à me souvenir s’ils sont déjà apparus, et si oui où ? Le scénario est bien ficelé avec une conclusion en grandes pompes. Après la défiance qu’à du subir Quinlan pendant un temps, il prend ici une belle revanche. Ostrander conclut la période Episode I – II de manière agréable, les personnages sont prêts à aller de l’avant.

Aalya
Parution : 31/05/2004
Source : www.darkhorse.com
Validé par : Booster
Section : Littérature > Comics
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