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  • Titre original Conviction
  • Genre Roman
  • Série Le Destin des Jedi (Vol. 7)
  • Univers Legends
  • Année et période +43 (Héritage)
  • Auteur(s) Aaron Allston
  • Traducteur(s) Gabrielle Brodhy
  • Synopsis : Le Chef d'Etat Natasi Daala écartée, l'Ordre Jedi a pris le contrôle de l'Alliance Galactique. Mais pendant que les nouveaux maîtres du gouvernement démantèlent le régime draconien de Daala, des forces toujours loyales à l'ancienne chef d'état préparent la contre-attaque. Et même l'autorité nouvelle des Jedi ne peut suffir à sauver Tahiri Veila, ancienne Chevalier Jedi et un temps apprentie Sith, condamnée pour trahison et pour le meurtre de l'officier de l'Alliance Galactique Gilad Pellaeon

    Pendant ce temps, Luke et Ben Skywalker poursuivent sans relâche Abeloth, une puissante entité du Côté Obscur déterminée à régner sur la galaxie. Tandis qu'ils parviennent à coincer leur monstrueuse proie sur la planète Nam Chorios, les deux Jedi isolés doivent également faire face à la fureur d'un escadron de la mort Sith lancé à leur poursuite. Et lorsque qu'Abeloth retourne la situation à son avantage à la faveur d'une embuscade sournoise, la quête des Skywalker menace de devenir une mission suicide !
  • Note du staff SWU
     (70 % - 1 commentaire)
  • Note des internautes
     (60 % - 2 commentaires)
     (70 %)
    Conviction, septième opus de la série en neuf volumes Fate of the Jedi possède certainement le vernis le plus alléchant des romans post-Nouvel Ordre Jedi. Sans grivoiserie aucune, le casting de Tahiri Veila sur la couverture et Tenel Ka sur le quatrième de couverture augurait d’un roman d’envergure.

    Malheureusement, Conviction est écrit par Aaron Allston, mis à l’honneur depuis quelques années maintenant par l’équipe éditoriale de Del Rey notamment sur le cycle de l’Héritage de la Force où il n’a pas fait fureur (sic). Allston aurait pu relever le défi de faire retomber comme un soufflé la série, qui enfin prenait de l’ampleur avec Vortex, après tout, il nous a déjà fait le coup après Abyss. Avec le tout juste correct Outcast et l’insipide Backlash, on se disait qu’on ne pouvait pas faire pire, mais il semblerait qu’Allston aime suivre la séquence « roman moyen – mauvais roman – bon roman » et au final, malgré toutes mes réticences et toute l’appréhension que j’ai mis à la lecture de ce livre, il faut bien avouer que j’ai pris une claque.

    Le casting si resserré des romans depuis Nid Obscur, avec un focus quasi-permanent sur la famille Solo/Skywalker et quelques personnages orbitant autour d’eux est ici mis à mal. Je crois que je n’avais pas vu autant de personnages réunis dans un seul roman depuis les productions Lucenopedia du Nouvel Ordre Jedi. Simple astuce ? Poudre aux yeux ? Certainement ! Mais quelle manière plus simple et plus évidente dans Star Wars que d’utiliser les ressources quasi inépuisables de personnages que les films et surtout l’Univers Etendu ont créés ? Vous en aviez assez de voir le Conseil Jedi uniquement en séance de délibération ? Vous souhaitiez encore voir que Kyp Durron, Octa Ramis, Kyle Katarn ou les Solusar savent faire autre chose que de débattre ? Vous n’en n’aurez pas des chapitres entiers, loin de là, mais des demi-paragraphes peuvent déjà faire des miracles.

    Au dynamisme de cet ensemble de personnages s’ajoute également une intrigue haletante en ce qui concerne Daala et l’Ordre Jedi. Je ne pourrais malheureusement pas en dire plus sans spoiler la moitié du livre, mais les conspirations, conflits d’intérêts, doubles jeux, révoltes, vieilles alliances et nouvelles trahisons se rejoignent (enfin ?) dans ce roman qui se présente véritablement comme le prologue à l’explosion finale de la série. En tout cas les rebondissements sont nombreux et pas si prévisibles que ça, et puis… qui n’a jamais rêvé de revoir les Yuuzhan Vong attaquer Coruscant ?

    Pendant que nos vieux sadiques reprennent du service (ou pas), le trio Luke / Ben / Vestara reste à la recherche d’Abeloth, sur Nam Chorios, si, si, l’immensément fameuse « Planète du Crépuscule » (*regarde sa bibliothèque et découvre que son auteur est Barbara Hambly*). Pour le sarcasme, vous aurez bien entendu compris le risque pris par l’équipe éditoriale de Del Rey de retourner explorer cette partie de l’univers, une des plus détestées des fans. Ne vous inquiétez pas, dans ce roman : pas de Hutt Jedi, pas d’insecte mutant géant, pas (trop) de drochs mais beaucoup de Tsils et de Theran Listeners, qui sont un peu les concepts « classes » du roman d’Hambly, qu’elle a si mal su mettre en scène. Fort est de constater qu’Allston n’a pas trop su quoi en faire non plus. En fait, ça fait trois livres qu’Allston ne sait pas quoi faire du voyage de Ben et Luke, même si j’exagère un peu pour l’intrigue Kel Dor d’Outcast qui était relativement bonne. Dathomir était cependant catastrophique, et Nam Chorios l’est presque tout autant. Il y a de bons passages, de très bons passages même, notamment sur des techniques de Force des Theran Listeners que seul Jacen Solo avait pu expérimenter jusque là, mais l’ensemble reste plutôt lent, décousu et même l’humour omniprésent dans les dialogues ne dupe pas le lecteur, Allston est démasqué, pris en flagrant délit d’incompétence scénaristique. Attendez, ai-je dit « Jacen Solo » ? Profitez bien de lire ce nom dans ma critique, car comme dans Backlash, vous ne verrez pas une mention à notre héros déchu. Monsieur Allston, oui, le lecteur a bien compris que le voyage de Jacen Solo n’était plus du tout au centre des préoccupations de l’équipe éditoriale depuis Abyss, mais Golden et Denning ont encore la grâce de faire irruption dans les pensées de Luke, qui au fond de lui, cherche encore ce qui a pu arriver à son neveu. C’est si dur ?

    Et puis, quand on ne l’attend plus, à une centaine de pages de la fin du livre, Allston délivre sa claque. Les scènes palpitantes, haletantes, violentes, mystérieuses et émouvantes s’enchaînent, laissant le critique s’avouer qu’au final… c’était pas si mal ce roman, même sur Nam Chorios. Ho, et Fate of the Jedi est en train de faire un miracle comme on en avait pas vu depuis longtemps (depuis le Nouvel Ordre Jedi en fait) : prendre un personnage et le construire à partir de rien, en une héroïne à laquelle certains pourront s’identifier et que les autres pourront apprendre à aimer, que dis-je, à a-do-rer. Et c’est peut être ça, la plus grande réussite d’Allston sur ce cycle : Allana Solo.

    + Les plus

    • Dans la veine de Vortex, l’intrigue sur Coruscant garde un rythme effréné
    • Un dramatis personae enfin « galactique »
    • Allana Solo

    - Les moins

    • L’intrigue Nam Chorios trop plate et décousue, malgré un excellent final
    • La psychologie « les Sith pour les Nuls »
    • Et Jacen alors ?
La série
 
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Ce livre ne fait pas partie de l'Univers Officiel Star Wars, mais appartient à l'Univers "Legends".
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