Rédemption
  • Titre original Redemption
  • Genre Comic-Book
  • Série La Légende des Jedi (Vol. 7)
  • Univers Legends
  • Année et période -3986 (Ancienne République)
  • Scénariste(s) Kevin J. Anderson
  • Dessins Chris Gossett
  • Encrage Andrew Pepoy
  • Couleurs Dave Nestelle
  • Couverture Igor Kordey
  • Synopsis : Dix ans après la Guerre des Sith, le Seigneur Sombre des Sith Ulic Qel-Droma a été chassé de la Force et s’est isolé lui-même dans un coin perdu de la galaxie, tentant d’échapper à une vie qu’il ne pourra jamais oublier. Mais son passé est sur le point de le rattraper lorsqu’il est retrouvé par Vima, la fille de Nomi Sunrider, la femme qui lui a ôté ses pouvoirs et l’a rendu aveugle à la Force. Vima recherche un professeur, et Ulic voit en elle une chance de rédemption. Malheureusement, la disparition de Vima attire l’attention, et parmi les Jedi qui sont à sa recherche se trouve un chevalier assoiffé de rancœur envers Ulic, responsable de la mort de son ami.
  • Note du staff SWU
     (85 % - 1 commentaire)
  • Note des internautes
     (80 % - 1 commentaire)
     (85 %)
    Scénario

    Ulic


    Redemption est la mini-série qui conclue l’époque TOTJ de manière assez brillante. Alors que jusqu’ici, les auteurs avaient porté leur attention sur des histoires de conflits intergalactiques enflammant la galaxie, Anderson choisit cette fois de nous offrir une histoire plus intime. Dix ans après les évènements de La Guerre des Sith, nous retrouvons Ulic Quel-Droma qui erre privé de sa connexion avec la Force et essaye de donner un sens à sa vie. Cela le conduit sur une planète désolée où il va trouver sa rédemption d’une manière assez inattendue. Anderson parvient à contrebalancer un côté tragique omniprésent avec des séquences et un dénouement suffisamment heureux pour que le lecteur tourne la dernière page avec un sentiment partagé et non pas complètement démoralisé. C’est un tour de force tellement certaines séquences sont sombres, le scénariste ayant vraiment fait l’effort de confronter les personnages à leurs propres démons et de conduire une réflexion sur les dérapages (vers le Côté Obscur) des Jedi de manière plus subtile que les choses vues jusqu’ici. En compagnie d’Ulic, on retrouve Tott Doneeta et Sylvar avec leurs doutes et leurs travers, on découvre Vima (la fille de Nomi Sunrider) qui est un mélange de l’espièglerie propre à son âge et de la maturité d’un futur grand Jedi .La seule déception concerne peut-être Nomi. L’écriture d’Anderson est réussie tout en étant moins subtile que pour les autres protagonistes mais le personnage est réellement décevant. D’ailleurs, on est en droit de se demander s’il est réaliste qu’un Jedi soit aussi sensible dans sa vie « professionnelle » tout en l’étant aussi peu dans sa vie personnelle.

    Dessins

    Sylvar


    C’est le come-back de Chris Gossett après son absence de La Guerre des Sith et c’est un retour en fanfare. Le dessinateur a épuré son style et gardé tous les éléments qu’on appréciait pour nous offrir des dessins beaucoup plus spectaculaires qu’avant. Pourvu d’un scénario qui ne favorise pas spécialement l’action, Gossett nous offre pourtant des mises en scènes bien plus spectaculaires que ce qu’il faisait avant. Avec des panels moins chargés, il arrive à produire des choses plus simples mais largement aussi percutantes. L’autre grand changement vient de la représentation des personnages. Avec des plans plus resserrés, il soigne à mort les détails et cela produit un Ulic carrément phénoménal en vieux héros cassé et revenu de tout, un peu à la Clint Eastwood dans Impitoyable. Malheureusement, dès lors que Gossett ne s’encre plus lui-même (dans les deux dernières parties) les difficultés apparaissent. Le style précis demeure dans les silhouettes et le cadrage général, en revanche tous les détails qui donnaient de la subtilité et humanisaient les personnages et leurs expressions disparaissent. On a l’impression d’avoir une version édulcorée des premiers numéros et c’est difficile à accepter. Saluons aussi le superbe travail de Dave Nestelle à la colorisation et les couvertures d’Igor Kordey, qui détonnent totalement par rapport au style épuré de Gossett (et cela peut prendre longtemps à apprécier), mais qui sont tellement expressives.

    Conclusion

    Jedi


    Cette histoire est probablement la plus aboutie de toute la période. Le scénariste se fixe un objectif et s’y tient, il approfondi ses personnages et ces derniers évoluent de manière réellement maîtrisée. On est exactement à l’opposé de ce qu’on a lu jusque là très orienté sur l’action et où l’approfondissement des personnages ne se fait que par petites touches ponctuelles, donnant au final des profils qui sortent peu des archétypes bien connus. A la limite, ne cachons pas qu’un lecteur puriste pourrait se contenter de cette mini-série. Malgré le lourd passé d’Ulic, la contextualisation est bien faite et le lecteur qui découvrirait le personnage, faute d’appréhender en détail l’ampleur des crimes qui pèsent sur ses épaules, ne le ressentirait pas moins grâce à une bonne écriture. En ajoutant à cela la partie graphique brillante et qui colle parfaitement au côté assez épuré du scénario, on obtient une lecture incontournable.

    Nomi
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