L’Éclosion du Mal

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Messagepar Code 44 » Mar 09 Nov 2010 - 17:49   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Dark Sheep a écrit:Encore un bon petit passage !
Lors de la séparation d'avec Dontika on sent qu'Alsh a changé, et qu'il le sent également :)
Et à ce moment il passe vraiment un cap en se coupant de son lien avec les non-humains. Par la suite, avec sa plaidoirie et la tentative d'assassinat, on sent qu'il s'engage vraiment sur le "côté obscur" :sournois:
Et à son réveil, comme tu l'écris en dernière phrase, il est vraiment décidé.


Effectivement, j'ai décidé de faire sombrer un peu plus Alsh du côté des méchants principalement, il faut bien l'avouer parce que j'arrivais plus à avancer dans ce chapitre un. Alors, hop, on passe au chapitre deux :D

Je sens que ça devenir de plus en plus sombre cette histoire là... désormais la place est libre pour Eleiza :x


Et encore, si la chute n'était que de se mettre en couple avec la jolie agent du BSI... :sournois:
matricule 45326...non, toujours pas ?

J'ai hâte de découvrir les premières dispositions de ton héros à sa sortie de l'hôpital.


Le chapitre deux ne se passera pas immédiatement après l'hosto, c'est d'ailleurs pour ça qu'on avance dans le temps et change de chapitre.


Mais la question que je me pose est la suivante, Alsh est-il condamné à devenir et rester un "monstre" ou va-t-il garder une part de lumière à l'instar d'Anakin ?


You will see :wink:
Pour t'aider, une des deux réponses est la bonne ^^

Allez m'sieur Code, je crois que vous avez du boulot devant vous :lol:


Rha ces lecteurs, on leur fournit du rêve et ils en demandent encore plus :lol:
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Messagepar Cosmokenobi » Mer 10 Nov 2010 - 23:52   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Très très bon passage :love: ! Il est un peu tard pour que je développe mais promis je le fais très bientôt :transpire: ...

Et pour la référence à 45326, je ne vois pas trop: le numéro de la cellule de Leia :neutre: ?
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Messagepar Code 44 » Jeu 11 Nov 2010 - 0:07   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Cosmokenobi a écrit:Très très bon passage :love: ! Il est un peu tard pour que je développe mais promis je le fais très bientôt :transpire: ...


Mon Dieu, même les lecteurs font du teasing maintenant :D

Et pour la référence à 45326, je ne vois pas trop: le numéro de la cellule de Leia :neutre: ?


J'ai bien dit matricule 45326, pas autre chose :wink:
Et Leia est enfermée dans la cellule 2187, pas 45326 :)
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Messagepar Cosmokenobi » Jeu 11 Nov 2010 - 10:50   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Ah oui, c'est vrai qu'il n'y a pas autant de cellule :transpire: !

Mais je crois que j'ai trouvé:
Spoiler: Afficher
C'est le matricule d'Adolf Eichmann, lieutenant colonel SS et haut fonctionnaire nazi "responsable" de la mise en place de la solution finale...

Alors j'ai bon?
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Messagepar Code 44 » Jeu 11 Nov 2010 - 11:24   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Oui, bravo !
:jap:
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Messagepar Code 44 » Ven 12 Nov 2010 - 22:03   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Et sinon Cosmo, le teasing, tu comptes le faire durer combien de temps ? :lol:
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Messagepar Cosmokenobi » Sam 13 Nov 2010 - 12:22   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Hum, je crois qu'il y a un proverbe qui dit "Plus c'est long, plus c'est bon"

Mais rassure-toi, je vais te faire mon retour dès cet aprem je pense (vu qu'hier je devais à la fois faire le baby-sitter et les courses pour nourrir la tribu, madame n'ayant pas eu son vendredi, contrairement à la nounou :perplexe: )!

Et au fait tu te souviens de mon cadeau d'anniversaire :diable: ?
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Messagepar Mitth'raw Nuruodo » Sam 13 Nov 2010 - 12:25   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Hum, je crois qu'il y a un proverbe qui dit "Plus c'est long, plus c'est bon"


Conseil d'ami: souviens-t'en quand j'aurais fini ma fic :chut:
"Ma chérie, ma chérie, je vis en toi ; et je t'aime si fort que tu accepterais de mourir pour moi." (Carmilla, Sheridan le Fanu)
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Messagepar Cosmokenobi » Sam 13 Nov 2010 - 20:22   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Mitth'raw Nuruodo a écrit:Conseil d'ami: souviens-t'en quand j'aurais fini ma fic :chut:


Je parle de l'attente, pas de la longueur du texte :transpire: (parce qu'il y a un autre proverbe qui dit "Si c'est trop long, ça fait mal")

Allez je mets fin au suspens insoutenable et je réponds à Code 44...

Alors, commençons par le début: la scène de rupture entre Alsh et Dontika...Bizarrement, je l'aurais vu très différente du point de vue du fond (pas de la forme)! Je trouve qu'Alsh a énormément changé entre ce passage et le précédent...Il est trop distant, trop "raciste", trop COMPORN quoi! Tout s'est passé trop vite je crois, et on ne se rend pas compte de sa chute!

Il était hésitant, amoureux il y a encore peu et tout à coup on le retrouve détaché, carriériste et par dessus le marché, spéciste :shock: ! J'aurais bien aimé voir son évolution, que tu traite sa lente descente aux enfers, et qu'on sache comment il en est arrivé là...

Une partie de la réponse se trouve dans la suite du passage, mais elle arrive à posteriori :neutre: ! Je veux bien entendu parlé de la plaidoirie au Sénat pour faire adopter cette terrible loi, au point qu'on se demande s'il mesure vraiment l'étendue de ce qu'il va engendrer :pfff: ...

Et le bouquet final, qui achève de transformer l'humain Alsh en monstre impérial, la tentative d'assassinat :love: ! On sent bien que cet événement est celui qui coupe le dernier avec son ancienne humanité, symbolisé par son amour avec Dontika! Je ne serai même pas étonné qu'il aille lui même la chercher pour la parquer dans un ghetto alien :diable: !

Bref, ça s'annonce noir comme l'espace cette fanfic! J'adore et franchement, je suis impatient de voir le nouveau Alsh à l'œuvre...Ca va être une boucherie :paf: !
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Messagepar Code 44 » Sam 13 Nov 2010 - 21:19   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Cosmokenobi a écrit:Alors, commençons par le début: la scène de rupture entre Alsh et Dontika...Bizarrement, je l'aurais vu très différente du point de vue du fond (pas de la forme)! Je trouve qu'Alsh a énormément changé entre ce passage et le précédent...Il est trop distant, trop "raciste", trop COMPORN quoi! Tout s'est passé trop vite je crois, et on ne se rend pas compte de sa chute!


Le côté distant est voulu mais je ne vois pas où tu vois du spécisme...il la quitte plus parce qu'il estime qu'elle devrait continuer à le soutenir en référence à ce qu'elle lui avait dit après son diplôme que parce qu'elle est alien.
Aussi parce que fréquenter une zabrak alors qu'on travaille au COMPORN pourrait être mal vu, comme tous les types pas forcément antisémites, qui arrêtaient de voir des amis juifs sous l'ère nazie.
S'il avait été vraiment raciste il se serait juste cassé avec tout ce qu'ils avaient : il lui laisse quand même des choses, des sous...


Il était hésitant, amoureux il y a encore peu et tout à coup on le retrouve détaché, carriériste et par dessus le marché, spéciste :shock: ! J'aurais bien aimé voir son évolution, que tu traite sa lente descente aux enfers, et qu'on sache comment il en est arrivé là...


J'estimais que le grand saut était nécéssaire mais j'avoue que j'ai un peu précipité les choses.

Une partie de la réponse se trouve dans la suite du passage, mais elle arrive à posteriori :neutre: ! Je veux bien entendu parlé de la plaidoirie au Sénat pour faire adopter cette terrible loi, au point qu'on se demande s'il mesure vraiment l'étendue de ce qu'il va engendrer :pfff: ...


Dans mes brouillons à ce moment là de l'histoire au moins, Alsh plaide bien plus pour la carrière que pour les idéaux. Il ne croit pas vraiment à la Haute Culture Humaine mais il sait que s'il arrive à faire passer cette loi, ce sera très bénéfique pour le COMPORN et pour lui.
Après bien sûr, les choses vont changer.


Et le bouquet final, qui achève de transformer l'humain Alsh en monstre impérial, la tentative d'assassinat :love: ! On sent bien que cet événement est celui qui coupe le dernier avec son ancienne humanité, symbolisé par son amour avec Dontika! Je ne serai même pas étonné qu'il aille lui même la chercher pour la parquer dans un ghetto alien :diable: !


Ah bah alors j'ai pas merdé ce passage alors ^^
L'effet de rupture était ce que je voulais traduire. Et faire un peu écho avec l'évènement qui l'a poussé dans les rangs du COMPORN.

Bref, ça s'annonce noir comme l'espace cette fanfic! J'adore et franchement, je suis impatient de voir le nouveau Alsh à l'œuvre...Ca va être une boucherie :paf: !


Tu vas prendre ton pied alors :D
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Messagepar Code 44 » Jeu 18 Nov 2010 - 2:35   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Voilà Ze suite. On passe donc au chap 2 avec un petit saut dans le temps. Et j'espère que Cosmo va aprrécier son cadeau :cute:





Ce qui séduisait l’élite, c’était l’extrémisme en tant que tel
H.Arendt




Chapitre Deux.



Ce fut la pluie qui m'accueillit à la sortie de ma navette, une eau lourde et sale, qui dégoulinait le long des feuilles des arbres pour s'écraser mollement sur l'humus détrempé de la forêt. Une perpétuelle odeur de terre humide empuantissait mes narines. Je ne pus m'empêcher de frissonner lorsque une goutte tomba à la base de ma nuque et réussit à se frayer un chemin au travers de mes habits. Mes mains gantées de cuir de rancor essuyèrent rapidement les restes de la gouttelette et resserrèrent le col de ma chemise.
Il faisait un temps effroyable sur Fejor : nous étions au beau milieu de l'automne et le mauvais temps semblait parti pour durer. Je me demandais furtivement comment faisaient les forces locales pour se soustraire à la pax imperia. Pourquoi se battaient-il ? Pour ce tas de boue ? Insensé. J'aurais pu comprendre un mouvement de résistance semblable sur une planète du Noyau ou de la Bordure Médiane à la rigueur mais de la Bordure Extérieure ? Nous venions leur apporter la civilisation et ils répondaient par la violence. C'était inconcevable.
L'air humide se fraya difficilement un chemin jusqu'à mes poumons. J'avais une faiblesse respiratoire depuis trois ans, quand cet abyssin avait tenté de m'assassiner. Ironiquement, le soldat qui m'avait sauvé en m'injectant en urgence une dose de bacta avait aussi provoqué ma maladie : les tissus avaient cicatrisés trop vite autour de la blessure et l'intervention des chirurgiens n'avaient rien pu changer à cela. Au moins, je m'en tirais en vie : un souffle court était un bien faible prix à payer pour pouvoir continuer à respirer.
Je portais mon regard aux alentours, ne voyant que l'immense forêt fejorienne. Elle aurait pu être belle avec ses tons rouges et or si elle avait été moins boueuse. C'était un brun sombre qui dominait largement dans cette futaie. La moindre parcelle des bois était souillée par la boue. Une véritable infection.
Une forme claire se détacha des arbres et vint à ma rencontre. Je reconnus l'uniforme d'un éclaireur impérial de la 35° Legion. Le clone fit quelques pas et se mit au garde à vous. Je lui fis signe de se mettre au repos et de me conduire à son camp. Il hocha la tête et d'un geste de la main, m'encouragea à le suivre dans les bois. Je soupirais, songeant que je sacrifiais là un beau costume et resserrant le tissu épais de mon manteau contre moi, je marchais à sa suite.
Je devais faire attention à ce qu'aucune branche ne me fouette le visage ou que je ne me torde le pied sur quelque souche pourrie.
Nous arrivâmes enfin au camp. D'un rapide coup d'oeil, j'embrassais les multiples tentes, les nombreux soldats clones et les véhicules qu'on avait tenté de protéger à l'aide de bâches. L'éclaireur me conduisit jusqu'à la tente de commandement de la Légion, claqua les talons et repartit. J'acceptais la protection de la toile avec reconnaissance alors qu'un aide de camp apparaissait de je ne savais où pour me défaire de mon manteau. Lui laissant là ma veste dégoulinante de pluie je m'avançais un peu plus sous la tente pour y rencontrer l'officier en charge de cette armée, le major Kienves. Ce dernier devait avoir une cinquantaine d'années, un visage taillé à la serpe et une lourde moustache blanche. Il était attablé devant une tasse brûlante de thé épicé, entouré par son état-major. Ni moi ni aucun des militaires ne firent de vrais efforts pour saluer les autres. L'inimitié qui régnait entre le COMPORN et l'armée régulière n'était pas un mythe et rare étaient les officiers à nous apprécier. J'avais en revanche, un bien meilleur écho auprès des troupes de bases, peut-être à cause de mes origines modestes.
_Porte-parole suppléant Nexhrn...vous avez fait vite. Le voyage s'est bien passé ?
Le terme de "suppléant" n'avait échappé à personne sous la tente. Techniquement, le major Kienves avait raison, je n'étais que le second porte parole de l'organisation, le premier restant Shihuff Fams.
Mais dans les faits, les choses étaient différentes : je parlais bien plus que lui, tant à l'Holonet qu'aux meetings ou comme cela allait être le cas ici, en mission spéciale. On laissait à Fams l'honneur de son titre alors qu'on le poussait lentement vers la sortie. Son caractère violent avait fini par lui aliéner la sympathie du Comité.
Il restait un formidable orateur, peut-être encore plus doué que moi mais il n'était tout simplement plus en grâce. Contrairement à ce que m'avait affirmé Il-Raz, je n'avais pas pris sa place un an après la Nuit du Verre Brisé. Ma longue convalescence avait demandé du temps et il s'était montré d'une redoutable efficacité pour exhorter la population à prendre part aux pogroms. Mais c'était son chant du cygne et tous au sein du COMPORN savaient qu'un jour ou l'autre, il serait écarté pour de bon de la scène du Comité. On lui trouverait un poste bien à l'abri dans l'organisation tentaculaire, un bon salaire et puis on l'oublierait.
Je pouvais comprendre l'agressivité d'un Kienves. Ces hommes étaient soumis pendant des mois à des doses de stress énormes et ils ne pensaient et voyaient qu'en termes militaires. Ils n'aimaient guère les civils et considéraient les hommes du COMPORN comme un danger potentiel. De notre part, nous trouvions que l'armée régulière était trop indépendante, trop libre d'agir par elle-même alors que par quelques réformes, elle pourrait répandre la Haute Culture Humaine dans toute la galaxie en quelques mois.
Même si je la comprenais, cela ne voulait pas dire que je l'acceptais de bonne grâce. J'étais un membre important de l'organisation, son principal porte-parole quoiqu'en disent les textes officiels. On m'avait aussi accordé le grade de capitaine de la CompForce, à titre honorifique. Je méritais plus de respect de la part du militaire.
Mais j'étais aussi assez intelligent pour ne pas relever la pique du major. Inutile d'envenimer d'avantage des relations déja tendues. Ce fut donc avec un air affable que je répondis que tout s'était bien passé et que j'avais hâte de me mettre au travail.
Un aide de camp me proposa de m'assoir et de m'apporter un thé à moi aussi. J'acceptais, espérant chasser le froid qui glaçait jusqu'au moindre de mes membres. Alors qu'on m'apportait ma boisson, le major Kienves fixa le liquide brûlant de sa tasse sans rien dire. Ce ne fut qu'après de longues secondes de silence qu'il se décida à rompre le silence.
_Est-ce qu'on vous a prévenu de l'état du front ?
_Brièvement, avouais-je, soufflant sur mon thé épicé pour pouvoir le boire. Je sais que vous et vos hommes êtes engagés sur Fejor depuis un demi-cycle et que...
_Ca fait dix mois qu'on est cloués ici, précisa le major.
_Dix mois donc, corrigeais-je que vous cherchez à écraser les forces locales, hostiles à l'Empire. Les rapports indiquaient un net avantage stratégique en notre faveur et je dois dire que je suis moi-même assez surpris d'avoir été envoyé ici pour remotiver les troupes.
C'était une de mes principales missions depuis mon accession au poste de porte-parole. J'allais sur les lignes de front, remonter le moral des soldats par mes discours et ma présence. La troupe m'avait affectueusement surnommé le "Petit Avocat" et jusqu'à présent, j'avais rarement échoué.
Bien sûr quelquefois, l'état psychologique des hommes était tel qu'aucun discours de propagande ne pouvait les remotiver. Mais cela ne m'empêchait pas d'essayer encore et encore.
_Est-ce que vous avez la moindre idée de la réalité de la situation Nexhrn ? Cela fait dix mois, dix foutus mois que nous sommes cloués sur cette maudite planète, à combattre une saleté de guérilla. J'ai peut-être des tanks et des véhicules mais je ne peux pas les utiliser à cause du terrain ! Les snipers indigènes grouillent dans cette forêt, arrosant mon unité au moindre pas quelle fait en dehors du camp ! Ils posent des mines, tendent des embuscades...est-ce que vous savez combien j'ai perdu de soldats depuis le début des conflits ?
Il ne me laissa pas le temps de répondre :
_Plus de deux-mille cinq cent de mes gars sont tombés dans cette fichie forêt, plus d'un régiment au grand complet ! Et nous avons beau multiplier les attaques nous aussi, c'est aussi efficace qu'un coup du vibrolame sur Kamino.
J'hochais poliment la tête, lui donnant l'impression que j'approuvais ses propos. En réalité, je m'en moquais. Je n'étais pas ici pour commander ou lui dire que faire pour remporter la victoire, ça c'était son travail. Mon job à moi était de regonfler un peu le moral de la 35° Légion avant que les autochtones fejoriens ne remportent la victoire sur une armée dont l'esprit était en lambeaux.
_Et puis il y a la Jedi, ajouta sombrement Kienves en buvant de son thé.
Je dressai l'oreille : une Jedi, ici, sur ce tas de boue ?
_Ce n'est sûrement qu'une rumeur, affirma un jeune sous-officier. Personne n'a jamais vu cette soit-disant Jedi, ce ne sont que des racontars de soldats.
_Et l'escouade Turquoise, retrouvée dépecée dans une clairière, sans une trace de sang une odeur d'ozone flottant autour d'eux ? objecta un autre homme d'un ton inquiet.
Le sous-officier qui avait remis en doute la présence de la Jedi continua sur sa lancée :
_Des blessures de sabre laser. N'importe qui en portant un aurait pu les faire. Je suis sûr que les indigènes ont du mettre la main sur un sabre Jedi et s'en servir contre nous, comme symbole.
_Arrêtez de dire n'importe quoi, s'emporta son vis à vis, vous avez déjà vu quelqu'un découper aussi nettement un corps avec un sabrolaser sans se blesser lui-même à moins de maîtriser la Force ?
_Les Jedi sont des reliques du passé, nous nous sommes débarrassés d'eux et de la menace qu'ils représentaient pour la galaxie.
_Certains d'entre eux courent toujours ! Dois-je vous rappeler que nous n'avons pas encore mis la main sur Kenobi, Yoda ou...
_Taisez-vous ! intervint le major Kienves avec autorité.
Le silence qui s'en suivit ne fut violé par personne hormis le fracas des grosses gouttes de pluie sur la toile de la tente. J'avais la nette impression de voir le tissu se gondoler sous le poids de l'eau et se gorger d'humidité. Je resserrais mes mains sur mon thé comme si de cette façon, il pouvait encore mieux propager sa chaleur à l'intérieur de moi.
_La question au final n'est même pas de savoir s'ils ont une Jedi ou pas avec eux. La question est de savoir comment se sortir de ce bourbier avant que toute la Légion n'y passe.
_Si je puis me permettre...
Tous les regards de l'Etat-Major se braquèrent sur moi. Nullement intimidé, je poursuivis :
_Nous pourrions peut-être passer à la tâche qui m'a mené ici en ce jour ? Plus vite vous aurez rassemblé les hommes, plus vite je pourrais faire mon discours et plus vite ils seront opérationnels pour casser de l'indigène.
Un sous-officier hocha la tête et se précipita au dehors pour communiquer à la troupe de se rassembler au centre du camp. Ils me prévinrent qu'il faudrait une bonne dizaine de minutes pour que tous les hommes de la Légion se mettent en place. Je surpris les techniciens de la 35° en demandant l'activation des boucliers déflecteurs, pour nous protéger de la pluie. Ils arguaient que c'était là une dépense d'énergie trop coûteuse car les averses ne s'arrêtaient jamais sur Fejor à cette époque de l'année. Mais ils n'osèrent pas contester mes ordres lorsque je les répétais. Inutile de leur expliquer à quel point l'effet psychologique serait modifié si pendant mon harangue, la plus répétitive des nuisances de la planète était neutralisée même temporairement.
J'attendis douze minutes avant d'être conduit à une petite estrade, assemblée à la va-vite. Au dessus de nos têtes, le dôme protecteur déviait l'averse avec efficacité même si tout me semblait humide dans le camp.
Devant moi, les soldats de la 35° Légion attendaient, immobiles dans leurs armures sales de camouflage. Alors que je posais le pied sur le bois détrempé, je ne pus m'empêcher de penser qu'il y avait quelque chose de choquant à voir l'armée impériale dans cet état. Les clones avaient fait sauter le fermoir de leurs heaumes et tenaient leurs casques sous le bras. Leur regard était vide, je n'y voyais pas la moindre flamme. Ils se battaient parce qu'ils étaient nés pour ça, ni plus ni moins. Seul leur conditionnement et leur entrainement avait empêché qu'ils ne désertent comme des lâches au sein de cette immense forêt. Ils n'avaient plus la foi et c'était à moi de la leur rendre.
Je ne fis pas le salut du Comité car ils ne faisaient pas parti de notre organisation et je dois bien dire que leur état d'esprit me dégoûtait un peu. Je comprenais tout à fait la nécessité de regonfler le moral de certains de nos hommes qui se trouvaient en situation difficile mais pas les stromtroopers. Ils étaient censés être l'élite des soldats du régime, les garants du droit impérial. Les maîtres-cloneurs auraient du mieux faire leur travail. Enfin...
_Soldats de la 35° Légion Impériale ! m'écriais-je d'une voix forte. Je sais qu'un petit nombre d'entre vous ne voit plus la lumière au bout du tunnel. Je sais qu'un certain nombre d'entre vous se demandent ce qu'ils font ici, loin de tout, à combattre depuis des mois un ennemi invisible et veule, qui se terre à quelques mètres de vous, attaquant par surprise sans jamais lutter au grand jour et dans l'honneur. Je sais qu'un grand nombre d'entre vous préférerait lutter ailleurs, contre un ennemi qui n'utilise pas la lâcheté comme arme de guerre. Je sais que la plupart d'entre vous ont perdu des frères au cours de ces dix derniers mois, ne rêvant jour et nuit que de faire payer ce crime à leurs assassins.
Je fis une pause. J'avais énoncé les faits avec calme et retenue. Il était temps de faire un peu de show.
_Mais je sais aussi, dis-je en levant le poing, que vous tous, oui, vous tous êtes prêts à lutter jusqu'à ce que mort s'ensuive pour défendre la paix et la liberté dans notre galaxie ! Et le combat pour le paix se déroule ici mes amis ! Il ne s'agit pas d'une planète perdue au fin fond de la Bordure Extérieure. Il s'agit du combat pour la civilisation ! Ici, nous luttons pour l'Empire et ses concitoyens !
Quelques clones commencèrent à hocher la tête à mes propos. Je vis avec plaisir la flamme dans leurs yeux se rallumer lentement.
_Pendant dix mois, un ennemi qui n'avait pour lui que la force du nombre s'est raillé de vous ! Et qu'est-ce qu'un lâche sinon ceux qui attaquent en masse, Ils se cachent derrière des buissons au lieu de venir nous affronter d'homme à homme ! Que devons nous donc en conclure ? QU'ILS NE SONT PAS DES HOMMES !
L'enthousiasme commença à gagner la Légion.
_Ce sont des animaux, à peine plus dignes qu'une meute de chiens kath dégénérés ! Ont-ils du remords à attaquer vos frères pendant leur sommeil, à déposer des pièges dans la forêt et à disparaître comme des voleurs dans la nuit ? Non car ce sont des chiens !
Les premiers applaudissements spontannés se firent entendre.
_Et que fait-on aux chiens quand il deviennent agressifs ? repris-je avec emphase. Nous les piquons, nous nous en débarrassons avant qu'ils ne contaminent d'autres animaux ! Et c'est exactement la raison pour laquelle vous êtes là sur cette planète ! Vous êtes le vaccin purificateur qui va nettoyer ce sol de la présence de ces lâches, trop idiots pour comprendre quel bien leur apporterait une honnête collaboration avec nous. Et je vous promets mes amis, je vous jure sur la tête de ma famille qu'avant deux semaines, vous aurez vacciné définitivement Fejor. Les éléments subversifs seront purgés et vous serez traités comme vous le méritez, comme des héros ! Vive l'Empire ! Vive l'Empereur ! Vive la 35° Légion Impériale et gloire à ses fils !
Je finis mon ovation en levant le bras non pas la manière du COMPORN mais poing serré et jeté en avant. Les clones y répondirent d'instinct par un salut militaire avant que sept-mille paires de main ne se mirent à battre en même temps. Dans les pupilles des clones je voyais à nouveau cette flamme pure et parfaite de la foi en la victoire. L'ennemi pouvait bien reprendre ses opérations de guérilla, les harceler, les soldats se battraient désormais avec la même ferveur qui si Palpatine lui-même avait posé les yeux sur eux.
Je descendis satisfait de l'estrade quand Kienves s'approcha de moi à grands pas, l'air furieux.
_Bravo, bien joué !
_De quoi parlez-vous ? Ils sont prêts à retourner au combat maintenant, non ?
_Un peu trop même. Se débarrasser de l'ennemi "avant deux semaines" ? Alors que ça fait un demi-cycle qu'on croupit ici ? Mais vous êtes malade ou quoi ? Et puis c'est quoi cette image nauséabonde de la maladie et du vaccin ?
_L'auditoire aime les images fortes, ça stimule son imagination. Et concernant ma déclaration sur les deux semaines et bien, je présume que l'ennemi doit bien avoir des bases, des villages, ils ne vivent quand même pas nus dans les fougères...il suffirait de détruire ces bases et tout rentrerait dans l'ordre.
Kienves eut un rictus méprisant :
_Parce que vous croyez qu'on y a pas déjà pensé ? Mais c'est impossible puisque à chaque village ou camp qu'on détruit, ils en construisent deux moins d'une heure après ! C'est la forêt leur base et elle couvre tout Fejor.
_Détruisez la forêt alors...où est le problème ?
Les soldats me regardèrent avec des yeux ronds. Un des sous-officier, celui-là même qui avait soutenu la présence de la Jedi contesta :
_On ne peut pas monsieur le porte-parole, cela demanderait une puissance de feu énorme, des dizaines de star destroyers. Nous ne pouvons pas en demander autant à l'Empereur, pas pour mater une petite rebellion comme celle-ci.
_Je n'ai jamais parlé de détruire les bois par tirs turbolasers. Je pensais plutôt à une sorte de défoliant. On en vaporiserait sur l'ensemble de la planète, la forêt ne deviendrait plus un obstacle et nous écraserions les ennemis de l'Empire en un battement de cil.
_C'est de la démence ! s'emporta Kienves. Où trouver ce que vous demandez ? Et je ne parle même pas des dégâts que nous infligerions à l'écosystème.
Je levais un sourcil :
_Vous vous emportez bien vite pour tois pauvres serpents forestiers major. Il se trouve justement que le département Science du COMPORN vient de créer un tout nouveau produit défoliant pour les besoins de l'Ordre Nouveau. Et tout ce dont nous avons besoin, c'est un test en conditions réelles. Alors pourquoi ne pas faire d'une pierre deux coups ? Vous vous débarrassez de la forêt, vous pouvez vous en prendre directement aux indigènes et nous, nous aurons les résultats de notre test.
_Pour que le Comité récolte tous les lauriers de l'opération ? Vous pouvez allez vous faire voir ailleurs, monsieur le porte-parole.
_Je n'ai peut-être pas été assez clair, dis-je en sortant un morceau de filmplast de ma poche intérieure. J'ai ici un ordre signé m'autorisant à "faire tout ce qui est en mon pouvoir pour parvenir au bon déroulement du test".
Kienves se rapprocha de moi, l'air menaçant :
_Vous auriez un ordre de Palpatine lui-même, je ne vous suivrais pas. Votre domaine de compétence, c'est la parlotte. Alors retournez vite sur Coruscant avant qu'il ne vous arrive quelque chose.
_C'est une menace ?
_Un conseil. Vous savez, c'est dangereux les camps militaires pour les civils, il y a de temps en temps des lasers perdus...
_En fait, techniquement, je suis aussi capitaine de la CompForce.
_Vous êtes un gratte-filmplast, me cracha t-il au visage. Je suis sûr que vous n'êtes jamais allé au feu.
_C'est exact, dis-je avec un grand sourire. Donc même vous devriez déduire à quelle section j'ai été affecté, non ?
_L'Observ...souffla un sous-officier dans mon dos.
Et oui, j'étais relié à la section Observation de la CompForce. Membre honoraire certes mais membre toutefois avec tous les pouvoirs qui incombaient à n'importe quel gradé du département. Comme celui de pouvoir immédiatement mettre fin au commandement d'un officier que le soldat de l'Observ jugerait inapte à remplir son rôle.
_Major Kienves, par les pouvoirs qui me sont confiés par mon grade de capitaine de la section Observation de la CompForce, je vous retire votre commandement et vous place aux arrêts.
_C'est n'importe quoi, s'étrangla le major. Vite soldats, emparez-vous de lui !
_Messieurs, conduisez le major en zone de détention.
Les sous-officiers nous regardèrent alternativement, ne sachant pas à qui obéir. Finalement, la peur du COMPORN l'emporta et deux soldats de la police militaire encadrèrent Kienves jusqu'au bloc de détention du camp. Le commandement revint au sous-officier qui avait soutenu l'existence de la Jedi et ce dernier me jura de m'obéir en tout point.
J'hochais la tête et envoyais un message à Coruscant, pour les prévenir de la suite des opérations.
Elles se déroulèrent très vite : deux jours après mon discours, une navette du COMPORN passa en rase-mottes au dessus de Fejor, pulvérisant un produit expérimental du département Science. La futaie tomba très rapidement malade et se racornit presque à vue d'oeil. L'impénétrable mur végétal pourrit en quelques heures. Le nouveau chef de la 35° Légion ordonna alors, suite à mon conseil de frapper avec violence et de profiter de l'effet de surprise. Privés de l'appui de la forêt, les indigènes ne firent pas le poids face à la puissance de feu et à la motivation sans faille des troupes impériales. La bataille de Fejor, qui s'éternisait depuis un demi-cycle fut terminée en dix jours.
Le matin du dixième jour, les soldats capturèrent les chefs de la résistance locale. Ceux qui tentèrent de s'enfuir furent abattus, les autres, conduits à Coruscant pour être jugés de "crime contre l'Empire et la liberté de ses citoyens".
C'était une belle victoire pour moi et pour le COMPORN mais pourtant, je ne repartis pas de Fejor l'esprit tranquille.
Cela n'avait rien à voir avec le fait que nous avions dévasté l'écosystème fejorien ou massacré des autochtones presque désarmés mais concernait les évènements du onzième jour. Une patrouille captura enfin la fameuse Jedi qui avait posé tant de problèmes à la Légion, une humaine d'une quarantaine d'années. Les soldats la découvrirent accompagnée d'un groupe d'enfants, dont les plus grands ne devaient pas avoir huit ans. Après interrogatoire, il s'avéra qu'il s'agissait d'une classe de novices Jedi qui s'était réfugiée sur Fejor pour se cacher des autorités. La consigne était claire, l'ordre 66 encore en vigueur : la Jedi et les élèves furent fusillés sur le champ. Je ne fis rien pour empêcher la 35° Légion d'appliquer les ordres. Et pourquoi l'aurais-je fait ? Certes, voir mourir des enfants était quelque chose qui me troubla profondément. Mais enfin, il s'agissait de Jedi avant tout. Si nous les avions laissé grandir, ils auraient représenté une menace pour notre sécurité. Il valait mieux couper le mal à la racine.
Je montais dans ma navette quand un clone m'interpella. Il tenait par le bras un jeune homme de treize ou quatorze ans, les cheveux noirs en bataille, le visage encrouté de sang. Le soldat m'apprit que l'adolescent avait été identifié comme un jeune originaire de Fejor, qui avait rejoint la résistance plus par goût du jeu que par réel amour idéologique. Les rebelles ne voulant pas s'encombrer d'un aussi jeune soldat, l'avaient affecté comme aide de camp à la Jedi. Le clone voulait savoir quel sort réserver au gamin car n'étant pas lui-même Jedi ou franc-tireur, il ne tombait sous le coup d'aucune loi de la guerre. Je fixai l'adolescent et lui demandais :
_Quel est ton nom petit ?
_Cbokn Soomei, marmonna le jeune homme d'une voix à peine audible.
_Et bien Cbokn tu as de la chance. Je serais en droit de te faire loger un tir de blaster en pleine tête mais je ne vais pas le faire. Ni même te faire emprisonner. Laissez-le partir, ordonnais-je au soldat.
_Vous êtes sûr ?
_Affirmatif. J'ai vu assez d'enfants mourir aujourd'hui. Libérez-le.
Le clone lacha le bras de l'adolescent presque à contrecœur. Le gamin resta quelques instants sur place sans bouger comme s'il ne comprenait pas ce qui lui arrivait avant de brusquement détaler dans la forêt pourrissante. Moi, je resserrais le col de mon manteau et grimpai dans ma navette.
Mon travail sur Fejor était terminé.
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Messagepar Dark Sheep » Jeu 18 Nov 2010 - 11:27   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Waouh !
Eh ben mon gars, il devient chaud l'ami Alsh :transpire:
Il ne recule devant rien et n'a pas peur de faire usage de la force (sans majuscule :wink: ).
J'ai vraiment bien aimé ce premier passage, tu retranscris bien l'ambiance sur Fejor (humidité, moral au plus bas, etc...) et le fait que tu développes moins la deuxième phase, à savoir l'assaut impérial et la victoire ne m'a pas gêné puisque ça permets de ressentir la facilité avec laquelle la 35ème va gagner la bataille.
J'ai hâte de découvrir comment ont évolué les autres aspects de la vie du héros.
Petite interrogation tout de même concernant l'enfant qu'Alsh laisse en vie ; et la mort des enfants, enfin leur exécution, semble toucher notre sombre héros... resterait-il un peu de bon en lui ? :)

Je demande une suite... à ton rythme, mais une suite quand-même :siffle:

(oui, je sais bien que tu ne comptais pas t'arrêter là :paf: )
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Messagepar Code 44 » Jeu 18 Nov 2010 - 11:52   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Dark Sheep a écrit:Waouh !
Eh ben mon gars, il devient chaud l'ami Alsh :transpire:


Vous vouliez du dark, vous allez en avoir ^^

Il ne recule devant rien et n'a pas peur de faire usage de la force (sans majuscule :wink: ).


Notez au passage que les pouvoirs de la section Observ sont l'équivalent dans notre réalité de ceux des commissaires politiques soviétiques, à savoir pouvoir s'en prendre à n'importe quel soldat de l'armée quel que soit son grade s'il n'est pas dans la ligne du parti.

J'ai vraiment bien aimé ce premier passage, tu retranscris bien l'ambiance sur Fejor (humidité, moral au plus bas, etc...) et le fait que tu développes moins la deuxième phase, à savoir l'assaut impérial et la victoire ne m'a pas gêné puisque ça permets de ressentir la facilité avec laquelle la 35ème va gagner la bataille.


Je voulais mettre un petit côté Vietnam dans ma fic (p'tet parce que j'ai revu Platoon il y a quelques jours ^^) mais mettre en scène une planète jungle me semblait trop cliché. Alors une forestière, à la Endor me plaisait plus. Et j'ai mis l'accent sur le temps pourri histoire de bien faire comprendre pourquoi la Légion a le moral dans les chaussettes.
Et puis à l'inverse, le sursaut promis par Alsh permet de remporter la victoire rapidement, puisque les clones peuvent utiliser toute leur puissance de feu, leurs véhicules et surtout, la forêt n'existant plus, elle n'est plus un obstacle.
Notez au passage la filiation entre le défoliant et l'agent orange :wink:

J'ai hâte de découvrir comment ont évolué les autres aspects de la vie du héros.


Justement, le prochain chap sera plus centré sur sa vie perso. :)


Petite interrogation tout de même concernant l'enfant qu'Alsh laisse en vie ; et la mort des enfants, enfin leur exécution, semble toucher notre sombre héros... resterait-il un peu de bon en lui ? :)


Il est trop tard pour moi, Sheep. L'Empereur te montrera la vraie nature du COMPORN. Il est ton maître désormais...
ou pas :P

Je demande une suite... à ton rythme, mais une suite quand-même :siffle:
(oui, je sais bien que tu ne comptais pas t'arrêter là :paf: )


Qu'ils sont exigeants ces lecteurs ^^
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Messagepar Cosmokenobi » Jeu 18 Nov 2010 - 14:42   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Quel passage impressionnant :shock: !

Il a bien changé en 3 ans le "petit" Alsh, et il a déjà une âme sacrément noire (enfin, si il lui en reste toujours une, mais la fin du texte me laisse penser que oui...)!

On sent que la planète où il atterrit est quand même bien pourrie, avec un temps breton...euh pardon, pluvieux et un sol boueux! D'ailleurs, je m'étonne qu'Alsh ne s'inquiète que pour son manteau: et ses bottes alors :transpire: ?

Question référence, je me suis plus d'une fois surpris à croire que je lisais un bon Republic Commando, l'action en moins! l'ambiance militaire, le camp, les troupes démoralisées, la hiérarchie, etc.

Et puis, tu nous as tous coiffé avec les supers pouvoirs des membres de l'Observation :shock: ! Le Kienes, il ne va pas s'en remettre...Mais vu qu'il ne rentrait plus dans la ligne du parti, pourquoi Alsh ne l'a pas fait exécuté? Après tout, il l'a menacé (même s'il dit que non :diable: )!

Passons maintenant au meilleur: Cbokn Soomei! C'est classe comme nom, mais malheureusement imprononçable :transpire: ! Dommage qu'Alsh ne l'ait pas emmené avec lui pour en faire une figure montante du COMPORN :diable: ! Maintenant, tu n'as plus le choix, tu vas devoir le faire apparaître dans chacune de tes fan-fic, ou tout du moins nous dire ce qu'il devient cet enfant :siffle: ! C'est un personnage capital de l'Histoire (avec un grand H) de Star Wars :diable: !

Et pour ceux qui n'aurait toujours pas compris, c'est ma dédicace offerte par l'ami Code 44! Merci pour ce joli clin d'oeil...sous forme d'anagramme tordu :transpire: !

Et comme tu peux voir mon niveau d'exigence (avec Soomei qui DOIT avoir un rôle), je rejoins Le mouton pour un nouveau passage très rapidement :love: !
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Messagepar Code 44 » Jeu 18 Nov 2010 - 15:03   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Cosmokenobi a écrit:Quel passage impressionnant :shock: !


J'aime traumatiser mes lecteurs ^^

Il a bien changé en 3 ans le "petit" Alsh, et il a déjà une âme sacrément noire (enfin, si il lui en reste toujours une, mais la fin du texte me laisse penser que oui...)!


*pense à la fin de sa fic*

Krukrukrukrukru :diable:


On sent que la planète où il atterrit est quand même bien pourrie, avec un temps breton...euh pardon, pluvieux et un sol boueux! D'ailleurs, je m'étonne qu'Alsh ne s'inquiète que pour son manteau: et ces bottes alors :transpire: ?


Parce que le nettoyage des bottes passe en note de frais alors que le manteau, c'est à sa charge :D


Question référence, je me suis plus d'une fois surpris à croire que je lisais un bon Republic Commando, l'action en moins! l'ambiance militaire, le camp, les troupes démoralisées, la hiérarchie, etc.


Ouh ça me fait vachement plaisir, ça ! :love:
Manquerait plus que dans un prochain passage, tu trouves une ambiance zahnienne et je cours chez Fleuve Noir pour me faire engager ^^

Et puis, tu nous as tous coiffé avec les supers pouvoirs des membres de l'Observation :shock: ! Le Kienes, il ne va pas s'en remettre...Mais vu qu'il ne rentrait plus dans la ligne du parti, pourquoi Alsh ne l'a pas fait exécuté? Après tout, il l'a menacé (même s'il dit que non :diable: )!


Parce que Alsh est pas non plus (ou pas encore :sournois: ) dans l'extrémisme d'un Fams. Il a besoin de faire vaporiser le produit et l'officier s'y oppose, il faut donc l'écarter. On pourrait le tuer mais ça serait assez mauvais pour le moral de la Légion si le type envoyé par le gouvernement pour remotiver tout le monde fait executer l'officier commandant.
Une simple mise aux arrêts suffit, pas la peine d'aller plus loin. (pour l'instant :diable: )


Passons maintenant au meilleur: Cbokn Soomei! C'est classe comme nom, mais malheureusement imprononçable :transpire: !


Toujours plus prononçable que certains noms complets chiss :siffle:
:D

Dommage qu'Alsh ne l'ait pas emmené avec lui pour en faire une figure montante du COMPORN :diable: ! Maintenant, tu n'as plus le choix, tu vas devoir le faire apparaître dans chacune de tes fan-fic, ou tout du moins nous dire ce qu'il devient cet enfant :siffle: ! C'est un personnage capital de l'Histoire (avec un grand H) de Star Wars :diable: !


T'en fais pas, il reviendra sur la fin de l'histoire :wink:

Et pour ceux qui n'aurait toujours pas compris, c'est ma dédicace offerte par l'ami Code 44! Merci pour ce joli clin d'oeil...sous forme d'anagramme tordu :transpire: !


Pour la qualité de l'anagrame, faut te plaindre au mélangeur que j'ai trouvé sur le Net ^^

Et comme tu peux voir mon niveau d'exigence (avec Soomei qui DOIT avoir un rôle), je rejoins Le mouton pour un nouveau passage très rapidement :love: !


Peut-être ce week-end, si vous êtes gentils :oui:
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Messagepar Cosmokenobi » Jeu 18 Nov 2010 - 15:15   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Code 44 a écrit:Pour la qualité de l'anagrame, faut te plaindre au mélangeur que j'ai trouvé sur le Net ^^


Tu casses le mythe (et non pas La Mite, même si je sais que tu aimerais bien :transpire: )! Et moi qui croyait que tu avais fais fonctionné ton cerveau pour trouver un truc aussi tordu..

Remarque Cbokn, ça ressembla pas mal à Cbaoth...Un futur de grand jedi, puis de jedi noir ensuite est-il envisageable pour Soomei :love: ?
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Messagepar Code 44 » Jeu 18 Nov 2010 - 15:38   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Cosmokenobi a écrit:Tu casses le mythe (et non pas La Mite, même si je sais que tu aimerais bien :transpire: )! Et moi qui croyait que tu avais fais fonctionné ton cerveau pour trouver un truc aussi tordu..


Un cer-quoi ? :? :x :P

Remarque Cbokn, ça ressembla pas mal à Cbaoth...Un futur de grand jedi, puis de jedi noir ensuite est-il envisageable pour Soomei :love: ?


Ben je rappelle qu'il est pas force-sensitive, c'est même ça qui l'a sauvé. Donc ça risque d'être dur d'évoluer dans cette voie là :D
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Messagepar Cosmokenobi » Jeu 18 Nov 2010 - 16:32   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Code 44 a écrit:Ben je rappelle qu'il est pas force-sensitive, c'est même ça qui l'a sauvé. Donc ça risque d'être dur d'évoluer dans cette voie là :D


Ou il l'a bien caché :transpire:
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Messagepar Den » Jeu 18 Nov 2010 - 19:44   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Par la Force! Je n'ai pas encore lu cette fic!!! :shock:
Honte à moi! Je devrai me mutiler avec un sabre laser!!! :shock:
Quoi? Il y en a d'autres que je n'ai pas encore lues! :shock:
Bon sang! Il est temps que je rattrape mon retard!!
Je commencerai donc par ta fic que je lirai ce weekend! :lol:
Elle est pas belle, la vie, mon petit Code? :x
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Messagepar Code 44 » Ven 19 Nov 2010 - 16:34   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Content de te revoir par ici Den. J'attends ta critique avec impatience :cute:
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Messagepar Mat Vador » Sam 20 Nov 2010 - 22:44   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Ma foi, voici une fanfiction à la fois intéressante, originale, et agréable, que je n'aurais aucune raison de ne pas recommander à tout amateur de Star Wars qui ne soit pas imperméable à l'aspect UE. ça se lit ni trop vite ni trop lentement, sans difficulté, sans lasser. Le fil du récit est fluide et dynamique.

Personnellement, je n'ai jamais trop souscrit à l'idée de l'Empire raciste, même s'il est possible que des pans d'UE officiel me contredisent (ce qui ne me fera pas changer d'avis) . Je ne reviendrai pas sur le pourquoi ici, ce n'est ni le lieu ni le moment, j'accepte donc cet élément de ta fic comme un postulat fondamental de ton univers. :wink: Ce qui est corroboré par une forte averse de "clins d'oeil" à notre bon vieux siècle des horreurs Terrien. Ce n'est peut-être pas celui qui a le plus marqué tes lecteurs, mais j'ai particulièrement été frappé par cette scène de carnaval obcène où face à un orateur assimilant la CSI aux aliens, en occultant tous les aliens du camp Corsucantii, et qui demande si quelqu'un oserait dire qu'un Humain comptait parmi les leaders de la CSI, tous les individus présents pensent evidemment à Dooku, Ventress... sans oser le dire, parce que c'est la volonté des violents qui établie la vérité, au sens strict. C'est comme si en 1995, on avait voulu faire dire à tous les Occidentaux que Gorbatchev n'avait jamais existé, malgré des milliers de documents de tout type sous tous les formats imaginables, dans des proportions incontrôlables. Cette situation à nos yeux absurde comme du Ionesco n'est pourtant pas sans rappeler les photos stalinisées ou ne restaient que les pieds des anciens officiels Soviétiques depuis en disgrâce.

Le point que j'ai remarqué intialement, et qui m'a accroché, c'est de présenter un univers de space-opéra plus harmonieux que souvent, dans le sens où tu sors de ces mondes où tout le monde est soit soldat/pilote, soit voleur/contrebandier, soit mage/scientifique, soit ingénieur, soit politicien, pour aborder Star Wars par le pan de la banalité, du quotidien, de la masse "des autres", tous ces figurants des six films. Il y a là avant tout des milliards de gens accomplissant des boulots semblables aux nôtres, avec une large diversité... de l'emballeur de burger au snack du coin jusqu'au psychologue, en passant par le boulot dans la publicité et le cuisinier, tous ces métiers plus ou moins fortement teintés par le filtre de la SF. C'est bon de le rappeler; un univers cohérent n'est pas construit que de fonctions dignes de jeux de rôle. Cette société civile diversifiée vivant son quotidien sans être au coeur des grands mouvements géopolitiques est vraiment un atout cohérence et cohésion.

Je regrette cependant une trop faible présence de l'aspect visuel : un peu trop peu de descriptions esthétiques et sensitives à mon goût à propos de détails, d'objets, d'intérieurs, de panoramas, de lumières, de mouvements... et également pour ce qui est des créatures; en tant que lecteur attaché aux six films, mais plus occasionnel dans l'UE, si le rédacteur part du principe que le lecteur connait l'encyclo sur le bout des doigts et se contente de balancer le nom de l'espèce, avec éventuellement un ou deux détails, personnellement, je vais me représenter tout et n'importe quoi, un tout et n'importe quoi qui d'ailleurs va souvent varier aléatoirement, à propos du même personnage, entre deux scènes différentes.

Non seulement ça change d'air de couper à l'énième nouveau héros Jedi, surtout qu'il a droit à un physique normal et pas de beau gosse, mais de plus, la forme que prend sa descente aux enfers, très basée sur des mécanismes sociaux, politico-politiciens, et de masse, change beaucoup de celle, plus symbolique, psychologique, philosophique, d'un A. Skywalker (d'ailleurs, j'ai été frustré que notre "héros" n'aperçoive pas le golem mange-lumière sur l'holonet, sur l'estrade pendant le défilé, à la réception Impériale... bref, quelque part^^ Surtout qu'il serait intéressant de voir un peu quel genre de regard l'apprenti Sith pourrait porter sur ce cousin éloigné, et inversement...)

Je me demande également si le rival et vainqueur de Alshe à l'académie se rappelera à notre bon souvenir... il y a de possibles choses intéressantes à en retirer.

La trajectoire de ton personnage vaut le coup d'oeil, tant pour l'idée de base que pour ce que tu en fais. Ceci étant dit, je suis tout de même face à certains points d'interrogation quant à ce personnage. Par moment, je le trouve trop... adaptable à ce qui arrive, et accessoirement un peu bête.
J'ai déjà été frappé que Ashle ne soit pas davantage choqué par la descente à laquelle il participe et par laquelle il s'inscrit en faux par rapport à sa mentalité, à priori versée dans le droit et la loi. Dés le début de l'histoire, les textes de loi ne sont-ils que des mots bons à étudier uniquement pour apprendre à les contourner, pour un avocat qui ne vit pas plus mal que ça de faire une chose qui lui aurait peut-être valu de devoir lui-même être défendu par un avocat et d'en prendre pour vingt ans, cinq ans plus tôt? Au milieu de ce groupe galvanisé, je comprend qu'il ait pu presser la détente, dans un contexte de déresponsabilisation et de perte de contrôle physique et mentale avoisinant presque une transe, en revanche, je comprend moins qu'il n'aille pas vomir une seconde fois en y repensant, dés la tension physique retombée et la pression du groupe levée. En participant à une ratonnade meurtrière pseudo-gouvernementale et furtive (sur le plan officiel) , Ashle, qui avait une chance sur deux d'être le premier des avocats sur dix mille, s'inscrit dans la sphère du non-droit, alors qu'il est au lendemain de son diplôme. Je ne prétend pas qu'il n'avait pas des raisons très lourdes de céder à la tentation, mais je m'étais attendu à ce qu'il soit au moins perdu dans sa tête, réellement, d'avoir dû prendre part à une telle contradiction avec son monde intellectuel et conceptuel. Là, le fait qu'à aucun moment il ne se questionne sur l'éventualité d'une enquête dans le quartier concernant cette battue, ne serait-ce que pour se douter objectivement qu'elle n'aura pas lieu, est, je trouve, assez révélateur.
Ensuite, il y a le "problème" de son explication avec sa compagne. Ashle semble incapable de proposer la moindre défense objectivement entendable pour son amie, que ce soit sincèrement ou par duplicité, tel que dire qu'il n'adhère pas du tout au discours spéciste mais qu'il fait le dos rond dans ce milieu pour la protéger de ce type de mesures, pour leur faire profiter à tous les deux d'un meilleur confort quotidien, et bien sûr, pour essayer de lutter contre le specisme de l'intérieur. Au lieu de cela, il sort cet argument d'enfant capricieux comme quoi elle a cessé de l'aimer "quoi qu'il fasse" quand bien même ce "faire" consiste à l'insulter indirectement mais gratuitement tous les jours. A sa décharge, il faut admettre qu'à mon humble point de vue, notre Zabrakette non plus ne met pas vraiment de mots forts sur l'énorme contradiction sur pattes que devient son ami. Ce qu'elle devrait lui demander de but en blanc, c'est si il pense qu'elle aussi lui est plus ou moins inférieure, si il pense que elle aussi est une menace dégénérée contre la civilisation, et si non, en quel honneur serait-elle différente de tous les aliens qu'il juge sans connaître. Elle non plus ne le fait pas, ou du moins pas assez, restant selon moi trop superficielle dans son approche.

Enfin, je le trouve trop... différent, trop brusquement différent, lorsque naît l'idée des ghettos, puis pour sa visite sur la planète rebelle. Est-il vraiment mûr pour ne même pas s'interroger sur le fait que sa mesure va trancher net et arbitrairement les vies et libertés de tous les aliens qui seront déplacés et réduits dans leurs déplacements (lieux de travail, amitiés, loisirs, habitudes diverses et variées, droit -de la part d'un avocat brillant, je le rappelle- de s'installer et de circuler librement...) et faire passer en force d'énormes mesures explicitement raciales dans un face-à-face symbolique et médiatique avec la Galaxie entière, lui qui était gêné à l'idée d'être vu en compagnie des comporn par différents êtres qu'il estimait?
De l'arrestation de son ancien directeur qui lui est apparu comme une abberation, jusqu'à son arrivée à ce stade-là, je ne parviens pas à comprendre en quoi son esprit normalement suraffuté a pu devenir spéciste entretemps. En l'état, ça me semble absurde. Le soir-même de sa propostion auprès de Palpatine, il raillait encore silencieusement ce specisme "bien sélectif". Et vu son niveau intellectuel, même si la tentative de meurtre avait eu lieu avant son inqualifiable projet, j'ai du mal à concevoir qu'il ait pu croire en retirer une quelconque révélation logique sur tous les non-Humains. D'ailleurs, on dirait qu'il ne fait même pas de connexion entre ce programme politique et ce qui va advenir de son ex à moyen terme, alors qu'il semblait vouloir lui assurer encore une certaine protection.
En fait, j'ai du mal à comprendre pourquoi Ashle produit de genre de choses sans y être obligé. Le specisme et le sort inconfortable des milliards de victimes qu'il fait sont-ils pour lui un simple moyen d'avancer dans sa nouvelle carrière, ou y croit-il, et dans ce cas, comment a-t-il pu parvenir mentalement à ce stade? Pour un type aussi pointu, sa façon d'intérioriser des schémas racistes complètement débiles me semble bien naturelle...
Son mépris pour les populations non-combattantes et les milliards d'années d'histoire naturelle de la planète rebelle sont également un postionnement très radical pour un homme du droit...

S'agit-il de points que tu n'as pas pu ou pas voulu développer? Ou bien doit-on comprendre qu'avant même la remise des diplomes, ton personnage était déjà quelque part une personnalité égoïste et perverse, refoulée car n'ayant pas la puissance pour s'imposer au monde (en ce cas il m'évoquerait un peu le film "été de corruption / un élève doué", où nazisme austro-allemand d'origine et néonazisme américain sont présenté comme des exutoires légitimants, des prétextes idéologiques en somme, pour l'assouvissement d'un sadisme viscéral préexistant, et moins comme une logique sociétale autosuffisante)

En conclusion, bravo pour cette fanfic que je lirai jusqu'au bout. J'espère que tu ne prendra pas mal les points sur lesquels je suis un peu dubitatif (je n'ai pas de raison de le croire, mais après tout, je ne te connais pas, je suis nouveau ici, et j'ignore comment ça se passe habituellement pour ce genre de choses) , parce que je prend le temps de t'écrire ce que je pense, uniquement car je trouve que ton travail vaut largement le coup de s'y impliquer. :lol:
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Messagepar Code 44 » Sam 20 Nov 2010 - 23:13   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Bon alors le premier truc que je voulais dire c'était merci et même un double merci : déja un commentaire fait toujours plaisir mais là, c'est carrèment un commentaire-fleuve. Joie ! :D

Le spécisme de l'Empire n'est effectivement pas montré dans les films pour la simple et bonne raison que c'est une donnée de l'UE qui a été introduite plus tard. Le point culminant étant bien sûr atteint dans Boba Fett: Agent of Doom avec la version SW des camps de la mort nazis.

J'accepte entièrement la pauvreté des descriptions physique. Comme je le disais il y a peu c'est mon grand problème et j'essaye de le vaincre mais c'est pas simple ^^

Vador arrivera bientôt dans ma fic. J'avais pensé le faire intervenir plus tôt mais je ne voulais pas non plus accumuler les persos importants qui passeraient en coup de vent dans ma fic. J'avais déja hésité sur le fait de faire apparaître l'Empereur, je ne voulais pas surcharger le lectorat de guests non plus.
Et précision importante, Alsh n'ayant aucune affinité avec la Force, il ne sera jamais Sith ou Jedi Noir. Ce qui ne l'empêche pa d'être dans le camp des méchants cela dit.

Il faut aussi bien comprendre sur quoi porte la mesure des Zones de Protection Alien : à ce moment là de l'histoire, il ne s'agit pas de parquer dans les ghettos tous les aliens mais seulement ceux qui posent un problème à l'Empire et qui n'ont rien fait de répréhensible (parce que dans ce cas là, on pourrait les mettre en prison et ce serait réglé).
Pour Alsh, il s'agit donc avant tout de garantir la sécurité de l'Etat en contrôlant ces éléments subversifs. Il n'agit pas par spécisme mais par "devoir". C'est son travail de présenter cette loi, il la présente, comme il avait plaidé pour la nationalisation de l'entreprise collaborationiste par exemple.
Bien sûr, le spécisme va le gagner peu à peu, comme après l'attentat mais s'il nourrit de gros doutes sur les fondements idéologiques du système, comme l'ancien directeur de Justice, il est assez intelligent pour se taire et faire croire qu'il est en accord avec ce point de vue. Un nombre impressionant de personnes n'adhéraient pas à l'idéologie nazie, stalienne ou maoïste mais faisaient comme si, pour tirer bénéfice du système et surtout, éviter les ennuis.

Après j'ai l'impression que tu dis que Alsh ne peut pas être spéciste ou du moins, marcher avec le COMPORN parce qu'il est cultivé. Mais justement, le régime nazi trainait avec lui des personnes très intelligentes, diplomées, cultivées. Je ne parle pas de la SA ou de 99 % de la Waffen SS qui était issue de milieux paysans peu instruite mais de tous les cadres, les professeurs, les docteurs,...
L'idéologie totalitaire n'est pas du tout incompatible avec le fait d'être intellectuel, regarde ce qu'en dit Arendt (et que j'ai même mis en début de chapitre deux).

Alsh n'est pas mauvais à la base mais il a un clair besoin de reconnaissance : je rappelle qu'il vient d'un milieu rural et qu'il a du travailler dur pour partir à l'université où il a vite été dégoûté par les fils à papa qui avaient leur place assurée dans le monde sans travailler.
Ce besoin de reconnaissance qui lui passe une première fois sous la nez puisque il termine numéro deux de sa promo va être comblé par le COMPORN. Regarde tous les artistes ou écrivains médiocres qui ont rejoint les rangs du NSDAP pour exister : je ne citerais que Hitler et Goebbels.

Mais encore une fois, je te remercie pour ce commentaire, oui, vraiment ! :oui:
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Messagepar Den » Dim 21 Nov 2010 - 11:33   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Waho! Une chose est sûre, je ne ferai pas aussi bien que Mat Vador :lol:
Quelle critique intéressante à lire! Vraiment, c'est plaisant même pour les autres!

J'ai donc lu toute ta fic et je dois dire que j'ai passé un très bon moment!
C'est fluide, plutôt bien écrit et passionnant!
Une fois de plus, tu nous as pondu quelque chose de très prenant, c'est sûr!
Que ce soit l'évolution des personnages, l'avancement de la fic ou encore les idées qu'il y a à l'intérieur, tout est plaisant!
C'est sûr je suis conquis!
Je serai donc là pour la suite! :lol:

Bonne continuation! :wink:
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Messagepar Mitth'raw Nuruodo » Dim 21 Nov 2010 - 12:22   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Mat Vador a écrit:Ma foi, voici une fanfiction à la fois intéressante, originale, et agréable, que je n'aurais aucune raison de ne pas recommander à tout amateur de Star Wars qui ne soit pas imperméable à l'aspect UE. ça se lit ni trop vite ni trop lentement, sans difficulté, sans lasser. Le fil du récit est fluide et dynamique.

[...]

En conclusion, bravo pour cette fanfic que je lirai jusqu'au bout. J'espère que tu ne prendra pas mal les points sur lesquels je suis un peu dubitatif (je n'ai pas de raison de le croire, mais après tout, je ne te connais pas, je suis nouveau ici, et j'ignore comment ça se passe habituellement pour ce genre de choses) , parce que je prend le temps de t'écrire ce que je pense, uniquement car je trouve que ton travail vaut largement le coup de s'y impliquer. :lol:


Mais il est aussi fou que Salamix, celui-là :shock:
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Messagepar Notsil » Mar 23 Nov 2010 - 0:33   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Un instant j'ai eu peur que tu aies posté tout plein de chapitres, mais en fait y'a juste tout plein de commentaires, ouf :p

Snif l'histoire d'amour :cry: Il abandonne sa Zeltronne pour son boulot, bouh pas bien ! Pis on n'a pas de suite directe sur la future remplaçante ^^

J'aime bien le gars "bah si la forêt vous gêne, détruisez-la", ou comment envisager le problème sous un autre point de vue. On sent quand même le bonhomme un peu détaché des réalités, j'ai l'impression qu'il ne réalise pas qu'il anéantit un écosystème entier ^^
Après, un défoliant qui anéantit une forêt planétaire en quelques heures ... y'a qu'une seule navette... je pense qu'il faut un peu plus de temps au moins juste pour propager l'agent ;)

En tout cas il semble bel et bien avoir basculé du Côté Obscur (pas dans le sens Force du terme hein ^^), au départ juste "pour faire comme les autres" et maintenant, à n'éprouver qu'une petite pointe de remords lorsqu'on tue des enfants devant lui, avec le virage dangereux qu'il est en train de prendre sur l'éradication du mal à la source....
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Messagepar Code 44 » Mar 23 Nov 2010 - 17:34   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Den a écrit:Waho! Une chose est sûre, je ne ferai pas aussi bien que Mat Vador :lol:


Il nous écrase tous, même moi ^^

Quelle critique intéressante à lire! Vraiment, c'est plaisant même pour les autres!


C'est aussi ça le but de la section FF : permettre le débat parce que le débat, c'est bien (mangez-en).
J'ai donc lu toute ta fic et je dois dire que j'ai passé un très bon moment!
C'est fluide, plutôt bien écrit et passionnant!
Une fois de plus, tu nous as pondu quelque chose de très prenant, c'est sûr!


J'aime le "une fois de plus" :love:

Que ce soit l'évolution des personnages, l'avancement de la fic ou encore les idées qu'il y a à l'intérieur, tout est plaisant!
C'est sûr je suis conquis!
Je serai donc là pour la suite! :lol:


Bon, un lecteur de satisfait, on passe au suivant ^^
et donc, tu trouves plaisant la suprématie humaine sur toutes les autres races ? T'as bien raison, tiens ! Fais-moi penser à t'inviter au prochain meeting du COMPORN :lol:


Bonne continuation! :wink:


Merci :jap:

Notsil a écrit:Un instant j'ai eu peur que tu aies posté tout plein de chapitres, mais en fait y'a juste tout plein de commentaires, ouf :p


Moi poster des chapitres rapidement ? Voyons, ça aussi c'est un fake :D

Snif l'histoire d'amour :cry: Il abandonne sa Zeltronne pour son boulot, bouh pas bien ! Pis on n'a pas de suite directe sur la future remplaçante ^^


Voui, focus sur notre amie du BSI au chap suivant.
Et soit dit au passage, Dontika n'est pas zeltronne mais zabrak :wink:


J'aime bien le gars "bah si la forêt vous gêne, détruisez-la", ou comment envisager le problème sous un autre point de vue. On sent quand même le bonhomme un peu détaché des réalités, j'ai l'impression qu'il ne réalise pas qu'il anéantit un écosystème entier ^^


Oserais-je avouer que je me suis inspiré à 99 % de l'ami Bane dans la BD (et roman) du même nom ? :ange:

Après, un défoliant qui anéantit une forêt planétaire en quelques heures ... y'a qu'une seule navette... je pense qu'il faut un peu plus de temps au moins juste pour propager l'agent ;)


La forêt n'est pas "détruite" par le défoliant en quelques heures mais il la rend assez malade pour que les véhicules puissent s'y balader sans mal. Après oui, c'est rapide mais c'est la magie du scénario qui veut ça :wink:

En tout cas il semble bel et bien avoir basculé du Côté Obscur (pas dans le sens Force du terme hein ^^), au départ juste "pour faire comme les autres" et maintenant, à n'éprouver qu'une petite pointe de remords lorsqu'on tue des enfants devant lui, avec le virage dangereux qu'il est en train de prendre sur l'éradication du mal à la source....


"L'éradication du mal à la source", ou "les Jedi sont nos ennemis". Bien joué, No', tu as compris la doctrine impériale, voilà ta carte du COMPORN :P
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Messagepar Den » Mar 23 Nov 2010 - 19:31   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

et donc, tu trouves plaisant la suprématie humaine sur toutes les autres races ? T'as bien raison, tiens ! Fais-moi penser à t'inviter au prochain meeting du COMPORN :lol:
Pas vraiment :P Mais, je trouve que ça donne un côté culotté à ta fic, ça par contre, je trouve ça plaisant! :lol:
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Messagepar Code 44 » Mar 23 Nov 2010 - 20:19   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Hum ? Je dois bien avouer que je ne vois pas où ma fic a du culot, hormis si tu penses que montrer un autre aspect que le côté militaire pur de l'Empire est culotté ^^

et on dirait pas comme ça mais pour trouver l'inspi, je suis obligé de m'avaler de ces écrits...vous imaginez pas tout ce que les auteurs font pour vous, braves lecteurs ! :wink:
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Messagepar Den » Mer 24 Nov 2010 - 10:26   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Hum ? Je dois bien avouer que je ne vois pas où ma fic a du culot, hormis si tu penses que montrer un autre aspect que le côté militaire pur de l'Empire est culotté ^^
Culotté est peut-être un mot un peu fort^^ Mais, en effet, tu as vu juste. C'est, disons... original! Ca ne court pas tous les coins de rues^^
et on dirait pas comme ça mais pour trouver l'inspi, je suis obligé de m'avaler de ces écrits...vous imaginez pas tout ce que les auteurs font pour vous, braves lecteurs ! :wink:
:shock: Je suis impressionné!! Que lis-tu? :ange:
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Messagepar Code 44 » Mer 24 Nov 2010 - 21:30   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Bah des trucs du genre Mein Kampf (toujours aussi indigeste...Hitler et Hess étaient vraiment pas des écrivains), du Céline, du Doriot, du Déat, du Drieu...
'fin, des trucs joyeux quoi :D
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Messagepar Den » Jeu 25 Nov 2010 - 10:41   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Wow! :shock:
Et ça va? Tu tiens le coup? :whistle:
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Messagepar Code 44 » Jeu 25 Nov 2010 - 22:06   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Ben c'est presque drôle ce genre de littérature, tellement c'est redondant : une obession sur la décadence, un dégoût du système actuel, la nécéssité d'un pouvoir fort non parlementaire...
Bon après j'ai pas tout lu non plus, principalement parce que certains bouquins sont durs à trouver, même en bibli. Là, je cherche Gilles de Drieu et j'arrive pas à mettre la main dessus.
Mais bon, faut dire aussi que je vais pas dépenser mes sous là dedans. J'ai pas spécialement envie d'aller à la Licorne Bleue :roll:
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Messagepar Mitth'raw Nuruodo » Jeu 25 Nov 2010 - 22:07   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Bah des trucs du genre Mein Kampf (toujours aussi indigeste...Hitler et Hess étaient vraiment pas des écrivains),


Ça se trouve, ça? On m'a dit que c'était chiant à lire, en effet, mais...
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Messagepar Code 44 » Jeu 25 Nov 2010 - 22:14   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

On trouve Mein Kapf partout ou presque. Ce sera pas le genre de livre que les librairies vont mettre en vitrine (sauf peut-être justement la Licorne Bleue) mais on peut le trouver.
D'ailleurs, t'as qu'à marquer "Mein Kampf pdf" sur Google et tu l'as en deux spis.
C'est en Allemagne qu'on a du mal à le trouver, le Land de Bavière bloquant pas mal la vente du livre. Mais cela dit, en 2015, les oeuvres d'Hitler vont tomber dans le domaine public, donc, la Bavière perdra ses droits.

Et sinon, oui, c'est un style très lourd et très chiant. Et d'après ce que j'ai vu, c'est kif en VO.
Quand on sait que c'était le cadeau de mariage type du III° Reich, on voit quand même que les nazis étaient des enfoirés :lol:
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Messagepar Mitth'raw Nuruodo » Jeu 25 Nov 2010 - 22:25   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

C'est en Allemagne qu'on a du mal à le trouver, le Land de Bavière bloquant pas mal la vente du livre.


Ça se comprend... Surtout que si je me souviens bien, les Bavarois ont la réputation auprès des Allemands du nord d'être le Land le plus à droite traditionnellement, non?

On trouve Mein Kapf partout ou presque. Ce sera pas le genre de livre que les librairies vont mettre en vitrine (sauf peut-être justement la Licorne Bleue) mais on peut le trouver.


Ah, bah j'aurais pas crû, tiens :o

Pour la Licorne Bleue, je viens d'aller voir le site (coucou la DCRI :hello: ), ça a l'air sympa :lol: Mais entre ça, les abrutis du 15-18 (parce que je suis sûr qu'il y en a qui sont sincères, en plus, peu, mais il y en a :shock: ), un jeune Troll qui vient tout juste de se faire bannir d'un forum de fans de R+ que je fréquente et un article d'un site appelé "Les Intransigeants" qui accuse justement R+ de corrompre la jeunesse néo-nazie de la noble race blanche pour le compte des "Sionistes intégristes" (juste collector, je relis régulièrement l'article quand j'ai envie de rie un bon coup :lol: ), je commence à avoir l'impression qu'il n'y a plus que ce genre de personnages sur le net, ces derniers mois :x

A part vous, mes amis fans, bien sûr^^
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Messagepar Code 44 » Jeu 25 Nov 2010 - 22:32   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Mitth'raw Nuruodo a écrit:Ça se comprend... Surtout que si je me souviens bien, les Bavarois ont la réputation auprès des Allemands du nord d'être le Land le plus à droite traditionnellement, non?


J'en sais pas assez sur la politique allemande actuelle pour te répondre. Mais je pense que le fait que le nazisme soit né à Munich et que les derniers officiers nazis se soient repliés en Bavière pour tenter une contre-attaque sur les russes à la chute de Berlin a joué.

Ah, bah j'aurais pas crû, tiens :o


Ben ça reste quand même un bouquin important si on veut comprendre le NSDAP. Tout y est : la volonté de puissance, le racisme, la necéssité de l'espace vital,...
C'est limite le programme du parti en fait.

Pour la Licorne Bleue, je viens d'aller voir le site (coucou la DCRI :hello: ), ça a l'air sympa :lol: Mais entre ça, les abrutis du 15-18 (parce que je suis sûr qu'il y en a qui sont sincères, en plus, peu, mais il y en a :shock: ), un jeune Troll qui vient tout juste de se faire bannir d'un forum de fans de R+ que je fréquente et un article d'un site appelé "Les Intransigeants" qui accuse justement R+ de corrompre la jeunesse néo-nazie de la noble race blanche pour le compte des "Sionistes intégristes" (juste collector, je relis régulièrement l'article quand j'ai envie de rie un bon coup :lol: ), je commence à avoir l'impression qu'il n'y a plus que ce genre de personnages sur le net, ces derniers mois :x


Faudra que tu m'envoies quelques liens en mp, histoire que je rigole aussi ^^
Sinon qui m'accompagne dans mon délire : on se déguise tous en officiers SS et on va faire un petit autodafé à la Licorne Bleue :D
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Messagepar Mitth'raw Nuruodo » Jeu 25 Nov 2010 - 22:40   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Sinon qui m'accompagne dans mon délire : on se déguise tous en officiers SS et on va faire un petit autodafé à la Licorne Bleue :D


J'aimerais bien (je ne suis même pas sûr de plaisanter, en plus :x ), mais Paris, ça fait loin pour un autodafé :paf:

Faudra que tu m'envoies quelques liens en mp, histoire que je rigole aussi ^^


Bah tiens, j'y penserais^^
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Messagepar Code 44 » Mar 30 Nov 2010 - 0:44   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

En jetant un oeil par le hublot d'observation et en embrassant l'astroport du regard, je ne pus masquer ma satisfaction à l'idée de retourner enfin sur Coruscant. J'avais un besoin quasi vital de la cité-capitale, quelques jours passés loin d'elle et je me sentais pratiquement dépérir. Non pas que je n'aimais pas certaines autres planètes du Noyau mais Coruscant restait de loin mon monde préféré. Peut-être parce que c'était l'endroit où la puissance de l'Ordre Nouveau était la plus éclatante, là où les progrès accomplis par le travail acharné du COMPORN et du reste de l'administration impériale étaient les plus visibles.
Les poètes avaient plus d'une fois comparé la cité-capitale à une pierre précieuse, la surnommant le Joyau des Mondes du Noyau.
Et je devais admettre que j'étais tout à fait d'accord avec eux lorsque on savait où poser son regard dans Coruscant, comme maintenant. La piste d'atterrissage n'était pas très grande en soi, plus petite que d'autres plate-formes coruscantis. Mais elle était incomparablement plus belle : on avait recouvert son dallage de marbre de Selonia, cette pierre si unique, à la fois d'un jaune pur et légèrement translucide. De grandes hampes de drapeaux sur lesquelles battaient au vent les oriflammes du Comité ne laissaient aucun doute sur l'identité des possesseurs de la plate-forme.
Enfin, le soleil couchant de Coruscant donnait à l'ensemble du décor un ton orangé magnifique, comme une tempête de feu. A tous ceux qui doutaient que la beauté, la véritable splendeur pure, authentique et virginale, existait, je leur conseillai de venir observer ce spectacle.
Lorsque je descendis de la navette, je ne cachai pas mon sourire en sentant sous ma semelle de la pierre, dure et parfaite. Ce contact m'avait manqué après plus de dix jours à patauger dans la fange fejorienne, à voir mes bottes aspirées par le sol. Mais le cauchemar de Fejor était terminé. Après des mois d'absence, à courir d'une planète perdue à une autre pour regonfler le moral de troupes exténuées, c'était fini, je regagnais enfin la civilisation.
A peine avais-je mis le pied sur la plate-forme d'atterrissage qu'Eleiza s'était jetée dans mes bras et m'embrassait avec passion. Le décor pouvait sembler quelque peu étrange, presque un cliché à quelqu'un qui regarderait la scène de loin, à voir une grande et belle jeune femme à la peau mate et aux cheveux cendrés, se couler dans les bras d'un homme plus petit qu'elle, en costume deux pièces, couvert de boue séchée, le tout sous le feu crépusculaire du soleil coruscanti. Mais ce n'était pas une scène d'holocinéma, c'était bel et bien réel. Elle aussi m'avait manquée.
Le goût de ses lèvres, le grain de sa peau...je ne savais pas si j'en étais réellement amoureux mais j'étais dévoré par le désir lorsque elle était là, c'était certain.
Je ne m'étais pourtant pas jetée dans cette aventure la tête la première.
J'avais mis du temps à encaisser ma séparation avec Dontika même si c'était moi qui avait mit fin à notre liaison. Lorsque j'avais passé huit mois cloué sur ce lit d'hôpital, j'avais toujours espéré quelque part qu'elle viendrait me voir, ne serait-ce que pour m'insulter de l'avoir quittée si brutalement. Mais elle n'avait jamais fait le déplacement. Pourtant, elle n'avait pu ignorer mon sort : l'attentat m'avait apporté un focus médiatique très important. Mais elle avait choisi de ne pas venir. Je crois que je la comprenais dans le fond. Je n'étais plus l'homme qu'elle avait aimé, venir me voir aurait été comme visiter un parfait inconnu, peut-être pire encore.
Si mon ancienne petite amie ne s'était pas déplacée, j'avais eu en revanche la visite de nombreuses autres personnes, dont la majorité appartenaient au COMPORN, évidemment. Le vice-directeur de Justice était venu le premier m'apporter son soutien, suivi de près par d'autres membres du département. Dakcen et Kraik étaient venus eux-aussi et j'avais même eu droit à un message holo personnel de l'Empereur, me souhaitant un bon rétablissement !
Mais la visite dont je me souvenais le plus était indiscutablement celle de la femme que j'enlaçais en ce moment précis. Eleiza s'était présentée lors de ma troisième semaine de convalescence, s'excusant de n'avoir pu venir plus tôt. J'étais encore sous un lourd traitement médicamenteux à l'époque, pour que je supporte la douleur de mes poumons meurtris et les doses massives de calmant me donnaient parfois des hallucinations.
A voir ainsi l'agent du BSI dans ma chambre, dans un uniforme aux mêmes tons que ceux de la pièce, j'avais du attendre qu'elle aille jusqu'à poser sa main sur mon bras pour comprendre que je ne rêvais pas et qu'elle était bien réelle. Nous avions alors parlé longtemps. De l'attentat, de la Nuit du Verre Brisé, du régime impérial. Elle était resté à mes côtés jusqu'aux limites des heures de visite. Et elle était revenue le lendemain et le surlendemain. Elle était venue me voir à chaque fois que ses horaires le lui permettaient. A chaque fois, nous parlions jusqu'au bout de la nuit et à chaque fois j'étais happé par l'étrange miroitement de ses yeux.
Son regard.
C'était lui qui m'avait définitivement fait perdre la tête. Je l'avais déjà noté lors de notre toute première rencontre mais j'avais l'impression de le redécouvrir à chaque fois que je la voyais. Il suffisait qu'elle braque ses yeux sur moi pour que je sois immédiatement et irrémédiablement piégé. Ils m'évoquaient le scintillement de la lune et des étoiles sur une mer d'argent.
Si c'était un cliché de se noyer dans le regard d'une femme et bien, j'assumais entièrement ce stéréotype. Ses yeux étaient un véritable catharsis dans lequel j'effaçais les ténèbres. Quand j'étais entre ses bras, je sentais glisser loin de moi la saleté de la galaxie.
_Bienvenue à la maison, me glissa l'agent du BSI entre deux baisers.
Pour toute réponse, je me bornai à l'étreindre plus fort, éloignant par là même la boue de Fejor et le massacre des indigènes. Le souvenir de la mort des jeunes Jedi s'en alla loin de moi, me libérant d'un grand poids. Je ne sentais plus le remords et le dégoût. Oh oui, elle avait raison. J'étais bel et bien à la maison.
Notre étreinte terminée, elle m'attrapa la main et nous guida lentement vers les speeders automatiques qui attendaient les passagers des navettes.
Ces speeders, reliés directement aux hauts lieux du Comité permettaient aux membre de rejoindre rapidement les bureaux du COMPORN sans perdre de temps. Lorsque nous arrivâmes devant les véhicules, elle fit une moue :
_Je dois retourner au bureau, expliqua t-elle dans un soupir. Je risque bien d'en avoir pour toute la nuit. J'ai pas envie, minauda t-elle en posant sa tête contre mon bras.
_Allez, lui dis-je avec un sourire, jouant avec ses mèches cendrées du bout de l'index. On se trouvera bien du temps pour nous dans les jours qui viennent.
_J'espère, conclut-elle en se détachant lentement de moi et en grimpant dans un speeder automatique. Et toi ? demanda t-elle en s'installant sur la banquette arrière.
_Des rapports aux chefs et de la paperasse, dis-avec un petit sourire. L'Ordre Nouveau et sa Haute Culture du Filmplast, ironisais-je.
Elle gloussa et programma le véhicule pour qu'elle le conduise aux locaux du Bureau de Sécurité Impérial. Elle me souffla un baiser lorsque le speeder se détacha de la plate-forme et fondit dans la circulation coruscanti.
Je restai quelques minutes sur le quai, mains croisées derrière le dos à l'observer s'éloigner. Etrange de penser que ma maîtresse était agent pour le BSI. Mais c'était également très pratique car ainsi, j'avais un oeil dans ce secteur très secret de l'organisation. Entre Eleiza et les autres membres du Comité qui m'étaient proches comme Dakcen, Risus et Rekkon, je me bâtissais mon propre réseau au sein du COMPORN.
Il ne fallait pas se leurrer, rares étaient les membres à se donner corps et âme à l'organisation sans arrière-pensée. Une compétitivité qui virait parfois quasiment à la guerre intestine couvait entre les différentes sections et chaque cadre essayait de s'attirer les bonnes grâces de la Commission Sélective, quitte à planter une vibrolame dans le dos de ses collègues. Mes relations privilégiées avec Ishin Il Raz et d'autres chefs du COMPORN et surtout, mon réseau me permettait de savoir à l'avance ce qui se passait et de réagir en conséquence. Plus d'un ambitieux s'était retrouvé le bec dans l'eau avant d'avoir pu entreprendre quoi que ce soit contre moi. Mais j'étais toutefois un des mieux lotis de l'organisation : rares étaient ceux à chercher à me nuire.
Je me forçais à cultiver de bonnes relations avec ceux que je rencontrais, des plus hautes sphères aux plus obscurs gratte-filmplasts. Pas par souci d'amabilité, par souci de sécurité. En fait, c'était vérifiable sur le filmplast : dessinez une pyramide classique, pointe vers le haut, le sommet représentant les classes supérieures.
Sur quoi repose l'élite ? Sur la base, bien moins qualifiée qu'elle mais bien plus nombreuse. Sans cette base, la structure s'effondre. Il fallait donc maintenir ce schéma en place pour éviter l'écroulement du système. On pouvait s'assurer sa place par la terreur mais ça ne marchait qu'un temps. Si l'on voulait durer, il fallait au contraire se montrer le plus sympathique possible, surtout avec la base. Ainsi, elle se mettait à vous aimer, à ne jamais rien tenter contre vous et même à vous protéger.

Moins d'une demi-heure plus tard, ja patientais dans l'antichambre du bureau de Raz, tournant le dos au bureau de son secrétaire, un jeune SA. Raz adorait fréquenter et utiliser les Subs-Adultes, peut-être encore plus que tout autre cadre du COMPORN. Il était toujours entouré d'une meute de jeunes hommes totalement dévoués à sa cause et complètement fanatisés.
Ce n'était pas pour rien qu'il était déifié par la plupart des Subs-Adultes. Une rumeur disait même qu'ils l'idolâtraient plus que Palpatine lui-même. Personnellement, j'avais un problème avec les SA.
Si j'étais pour leur éducation et leur entrainement destiné à faire d'eux les futurs piliers de l'Ordre Nouveau, je n'aimais pas trop savoir de grandes sections entre les mains d'adolescents.
Bien entendu, les directeurs des sections Subs-Adultes et le haut de la hiérarchie étaient majeurs et largement même mais cela ne m'empêchait pas de sentir comme une sensation de surprise quand je voyais des enfants de seize ou dix-sept ans se noyer dans les tâches administratives essentielles pour la survie du régime.
Je ne les trouvais pas assez matures, voilà tout.
Le bruit de la porte coulissante du bureau m'arracha à mes pensées. Je me retournai, pensant faire face à Ishin Il Raz, venu m'accueillir en personne quand je fis face à Dark Vador.
Etrangement, c'était la première fois que je le rencontrais en tête à tête. Il m'était arrivé de le voir à une réception ou deux, de loin, ou sur l'Holonet bien entendu mais nous ne nous étions jamais parlé.
Je me savais de petite taille. Déjà, en temps normal tout le monde me dépassait d'une bonne tête.
Mais face au Seigneur des Sith, j'étais plus que petit. J'étais minuscule.
Je frémis en voyant ce gigantesque ce golem noir poser ses yeux sur moi. J'étais généralement un expert pour décrypter les pensées de mes interlocuteurs en les regardant au fond des yeux. Mais avec Vador et son masque terrifiant, c'était impossible.
Vador ne dit rien pendant quelques secondes, ne brisant le silence qui régnait dans la pièce que par sa fameuse respiration. Je déglutis difficilement. Je ne comprenais pas pourquoi j'étais angoissé.
Il m'arrivait de m'entretenir avec l'Empereur de temps à autres ou avec d'autres grands du régime impérial. Alors pourquoi est-ce que je me sentais si mal devant Vador ?
Au terme d'un silence qui me parut durer mille ans, Vador se décida à prendre la parole.
_Je vous rencontre enfin. Vous êtes le Petit Avocat.
Entendre mon surnom dans la bouche de ce géant de duracier sonna comme un insulte. Je ne savais pas si c'était à cause du ton monocorde qu'utilisait le Seigneur Noir mais ne sentir aucune chaleur dans ce titre affectif me peina. Néanmoins, je m'efforçais de sourire et d'incliner légèrement la tête.
_C'est bien moi Seigneur Vador.
_On m'a signalé que vous rentrez juste d'une mission où vous auriez trouvé et exécuté plusieurs Jedi. Est-ce vrai ?
_Une seule en fait, Seigneur Vador. Ainsi qu'un groupe de jeunes novices.
Je prononçais cette phrase du bout des lèvres alors que le souvenir de l'exécution revenait me frapper de plein fouet. Je revis les clones aligner les enfants Jedi et ouvrir le feu sur eux. Je revis les petits corps tomber dans la boue et s'étaler dans la fange avec un horrible bruit de succion comme si un monstre quelconque avait ouvert en grand sa gueule sous leurs pas et essayait de dévorer leurs cadavres. A cette pensée, je me sentis nauséeux.
Je m'efforçais d'avaler le renvoi de bile au prix d'un haut le coeur : vomir devant le Seigneur Noir des Sith n'était pas des plus recommandé.
_Vous avez fait du bon travail là-bas. Continuez à bien servir votre Empereur.
Vador n'ajouta rien de plus avant de partir d'un pas rapide en direction de l'extérieur. Dès que le géant noir fut sorti de la pièce, je me sentis mieux. Incroyable qu'en seulement trois phrases, il avait réussi à ce point à me terroriser. Je devais recouvrer mon calme avant de voir Raz. Je pris donc de grandes respirations mais le stress m'empêcha de bien me concentrer et je commençais à respirer de plus en plus fort et de plus en plus vite, tout en ayant l'impression d'étouffer.
Je plaquais par réflexe ma main autour de ma gorge alors que le feu brûlant qui m'avait envahi voici trois ans, lors de l'attentat, revenait me hanter.
J'avais beau savoir que ce n'était qu'une illusion due à la panique, j'avais vraiment l'impression que ma blessure aux poumons s'était rouverte.
Je desserrais le col de ma chemise et me laissai tomber sur la chaise, tentant de me calmer à tout prix. Il fallait que je me calme où j'allais mourir pour de bon !
Le secrétaire SA en me voyant dans cet état, ne perdit pas une seconde : il savait ce qui m'arrivait et ce qu'il fallait faire dans ces moments là. Il m'apporta rapidement un verre d'eau ainsi qu'un calmant. J'avalais les deux en un clin d'œil et sentis déjà ma respiration se calmer. Petit à petit, la panique s'en alla et je retrouvais un souffle normal.
Je respirais à nouveau calmement. Tandis que j'essuyais une plaque de sueur sur mon front, le secrétaire me proposa de remettre mon rendez-vous avec Raz à plus tard. Je refusais. Je voulais clore cette affaire au plus vite pour pouvoir enfin me reposer dans mon lit, luxe que je n'avais pas eu depuis des mois.
Après s'être assuré que j'allais mieux, le jeune homme m'introduisit donc dans le bureau de son maître. La pièce croulait sous les décorations et les portraits de Palpatine. C'était aussi vrai pour la plupart des bureaux des grands chefs du COMPORN mais ça l'était encore plus chez Raz. Le respect qu'il portait à l'Empereur allait au delà de l'idôlaterie, au point que quelques plaisanteries à ce sujet courraient au sein du Comité. Raz avait le nez plongé dans un dossier et releva la tête quand il m'entendit entrer.
_Bonsoir Alsh, dit-il avec un léger sourire. Vous avez croisé le Seigneur Vador ?
_Brièvement, dis-je du bout des lèvres en m'asseyant en face de mon supérieur. Nous n'avons pas eu le temps d'échanger beaucoup.
_C'est un homme pressé. L'Empereur a souvent besoin de lui.
Je sentis une pointe de jalousie à peine dissimulée dans ses propos. Raz aurait rêvé d'être à la place de Vador en tant que Commandant Suprême des forces armées, pour pouvoir siéger juste à la droite de son maître. Mais Raz n'était pas un tacticien, encore moins un stratège. C'était un habile politique, dévoué à la cause, fanatique quand Palpatine donnait un ordre mais son autorité réelle n'avait de poids que sur les Subs-Adultes. Ce qui, vu leur nombre, lui donnait le contrôle quasi total du COMPORN.
_J'ai lu les rapports de ces derniers mois et bien entendu, ceux de la mission sur Fejor, poursuivit Raz. Du beau travail, rondement mené. Ces indigènes dégénérés et barbares ne souilleront plus notre Empire Galactique. De plus, vous avez réussi à faire déverser le produit expérimental du département Science, bien joué : les premiers résultats sont encourageants, ils vont booster nos futures productions. Et cerise sur le cheffa, vous vous payez même une Jedi et une clique de gosses !
Il rabattit la couverture du dossier avec un air ravi avant de me le tendre, de même que quelques feuilles de filmplast que je me hâtais de parafer. Je tombais de sommeil.
_Je ne vais pas vous retenir plus longtemps, je pense que vous avez besoin de repos, dit Raz en se levant et en s'étirant.
_Je peux y aller ? demandais-je, plein d'espoir.
_Bien sûr, dit Raz en faisant un geste de la main en direction de la porte. J'aurais quelque chose à vous confier mais ça peut atteindre demain. Nous ne sommes pas à un jour prêt.
Satisfait, je me levai et me préparais à sortir de la pièce quand la voix de mon supérieur me fit m'arrêter à nouveau :
_Une dernière chose, précisa t-il. Concernant la mise aux arrêts du major Kienves...
_Ai-je fait une erreur en donnant cet ordre ? questionnais-je.
_Pas du tout, me rassura t-il, rien ne doit entraver notre mission, même un officier de l'Armée Impériale. Non, le problème se situe ailleurs. Kienves s'est mis en tête de porter plainte contre vous, devant le tribunal militaire, pour abus de pouvoir. Mais ne vous inquiétez pas, jura t-il, sa plainte n'aboutira pas.
_Et comment pouvez vous en être si sûr ?
_Parce que je l'ai personnellement détruite et parce que le plaignant sera retrouvé pendu dans sa cellule, au lever du soleil.
Je sentis un frisson me parcourir l'échine. Raz venait tout simplement de m'annoncer qu'il venait de faire disparaitre un document officiel et de faire tuer un major de l'armée, sur un ton banal, comme si nous avions parlé du temps.
_Vous êtes trop précieux pour que nous vous perdions dans ce genre d'affaires. Un texte sera d'ailleurs voté prochainement, donnant droit à certains dignitaires de l'organisation, dont vous, une impunité totale, devant la Justice, civile ou militaire. Nous serons plus libres de nos mouvements, lança mon supérieur avec un sourire plus large.
Je hochais lentement la tête, ne sachant pas vraiment quoi répondre.
Je sortis du bureau de Raz alors qu'il me souhaitait une bonne nuit. Abruti de fatigue, je n'écoutai pas plus les vœux du secrétaire SA.
Lorsque je sortis au dehors, la nuit m'enveloppa comme un voile glacial. Mon regard se perdait dans la nuit de Coruscant. Le beau soleil couchant n'était plus, remplacé par un suaire noir. La planète tentait bien d'être son propre astre, toute illuminée par ses buildings et ses néons mais n'était qu'une pâle copie de son étoile. J'avais la désagréable impression de voir les ténèbres éternelles après un magnifique feu crépusculaire.
Et sans vraiment pouvoir me l'expliquer, cet espace infini et son silence m'effrayait.
Comme si je faisais face à un avant goût de la mort...
Une peur qui allait m'habiter encore longtemps...
Dernière édition par Code 44 le Jeu 02 Déc 2010 - 0:44, édité 1 fois.
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Messagepar Dark Sheep » Mar 30 Nov 2010 - 13:32   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Un passage intéressant et bien écrit :wink:
Tu réussis à nous apprendre les événements importants que nous avons manqué dans la vie d'Alsh tout en te permettant des petits délires tels que les messages holo de l'Empereur lors du séjour du héros à l'hosto et la rencontre avec Vador...

Il rencontre du beau monde vraiment ce "Petit Avocat" :transpire:

Sa relation avec Eleiza a l'air de bien se passer, avec sa précédent petite-amie il se heurtait au problème d'être en relation avec une non-humaine, mais est-ce que la relation avec une membre de l'organisation est autorisée ? (je suppose puisque l'un des arguments était qu'ils pourraient vivre cette relation au grand jour)

Quoi qu'il en soit, maintenant que nous avons recollé les morceaux de l'histoire pour combler le trou temporel, tu vas pouvoir avancer à grands pas :)
J'ai hâte de découvrir la suite des aventures de ce personnage au souffle court !
(sur ce coup là, Vador n'a même pas besoin de la Force pour l'étouffer :paf: )
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Messagepar Den » Mar 30 Nov 2010 - 13:39   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Hé bien! C'est du lourd que tu nous livres dans ce chapitre!
Alsh a décidément vécu un tas de choses intéressantes et fait des rencontres inattendues!
L'histoire avance donc et se suit avec un plaisir que je ne cacherais point! La relation entre Alsh et Eleiza se passera-t-elle mieux qu'avec sa précédente petite-amie? Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai des doutes! Je sens venir le conflit à cent mètres!
Alsh à quand-même un petit côté un brin cynique dans la façon dont il raconte sa vie (enfin, c'est l'impression qu'il me donne^^). J'aime beaucoup cela!
J'ai l'impression que ton histoire va prendre une direction inattendue! Je me trompe? :)
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Messagepar Code 44 » Mar 30 Nov 2010 - 13:52   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Dark Sheep a écrit:Un passage intéressant et bien écrit :wink:


Pourtant je le sentais moyen celui là :neutre:

Tu réussis à nous apprendre les événements importants que nous avons manqué dans la vie d'Alsh tout en te permettant des petits délires tels que les messages holo de l'Empereur lors du séjour du héros à l'hosto et la rencontre avec Vador...


Bah faut bien développer des passages plus persos, il peut pas empoisonner une planète à chaque partie de chapitre quand même. ^^


Il rencontre du beau monde vraiment ce "Petit Avocat" :transpire:


Il est quand même dans les hautes sphères de l'organisation, logique qu'il croise du beau monde. Et au passage, sauriez-vous d'où m'est venue l'idée du "Petit Avocat" ? C'est pas dur celle-là ;)

Sa relation avec Eleiza a l'air de bien se passer, avec sa précédent petite-amie il se heurtait au problème d'être en relation avec une non-humaine, mais est-ce que la relation avec une membre de l'organisation est autorisée ? (je suppose puisque l'un des arguments était qu'ils pourraient vivre cette relation au grand jour)


Ben je t'avoue que même dans le Wookie j'ai pas trouvé les réglements internes du COMPORN. J'établis donc que oui ou du moins, qu'il n'y a pas de contre-indication.

Quoi qu'il en soit, maintenant que nous avons recollé les morceaux de l'histoire pour combler le trou temporel, tu vas pouvoir avancer à grands pas :)

J'ai hâte de découvrir la suite des aventures de ce personnage au souffle court !


Ca arrivera peut-être pas tout de suite, pour cause d'examens et de vacances de Noël. Mais ça arrivera :)

(sur ce coup là, Vador n'a même pas besoin de la Force pour l'étouffer :paf: )


Content que tu aies relevé :)



Den a écrit:Hé bien! C'est du lourd que tu nous livres dans ce chapitre!
Alsh a décidément vécu un tas de choses intéressantes et fait des rencontres inattendues!


Inattendue, oui et non. Vador était pas spécialement le genre de type qui n'allait pas à la rencontre des autres Pour leur plus grand malheur des fois :diable:

L'histoire avance donc et se suit avec un plaisir que je ne cacherais point! La relation entre Alsh et Eleiza se passera-t-elle mieux qu'avec sa précédente petite-amie? Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai des doutes! Je sens venir le conflit à cent mètres!


Mouhahahahaha :sournois:


Alsh à quand-même un petit côté un brin cynique dans la façon dont il raconte sa vie (enfin, c'est l'impression qu'il me donne^^). J'aime beaucoup cela!


Cynique ? Tu as un exemple ? :?


J'ai l'impression que ton histoire va prendre une direction inattendue! Je me trompe? :)


Ca dépend si tu t'attends à de l'inattendu ou pas :P
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Messagepar Den » Mar 30 Nov 2010 - 14:08   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Mouhahahahaha :sournois:
Oui, je sais, j'ai un odorat très développé! :x

Cynique ? Tu as un exemple ? :?
"C'était lui qui m'avait définitivement fait perdre la tête. Je l'avais déjà noté lors de notre toute première rencontre mais j'avais l'impression de le redécouvrir à chaque fois que je la voyais. Il suffisait qu'elle braque ses yeux sur moi pour que je sois immédiatement et irrémédiablement piégé." C'est une des phrases qui m'a donné une petite impression de cynisme! :) Ce n'est pas l'exemple le plus probant, je te l'accorde :whistle: Mais, cette impression ne vient peut-être que de mon subconscient :paf:

Ca dépend si tu t'attends à de l'inattendu ou pas :P
Je m'attends surtout à une suite intéressante :wink: Je pars du principe qu'il ne faut pas forcément de l'inattendu pour faire une bonne histoire! Mais, il est vrai que là, surtout concernant la relation entre Alsh et Eleiza, je m'attends à quelque chose d'inattendu ou du moins d'un chouilla surprenant! :lol:
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Messagepar Code 44 » Mar 30 Nov 2010 - 14:26   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Den a écrit:C'est une des phrases qui m'a donné une petite impression de cynisme! :) Ce n'est pas l'exemple le plus probant, je te l'accorde :whistle: Mais, cette impression ne vient peut-être que de mon subconscient :paf:


Je sais pas, j'avais pas une volonté de cynisme en écrivant cette phrase. Plus dans celles sur ses senitments sur le moyen de se maintenir en haut de la pyramide du COMPORN mais pas dans celles sur Eleiza

Mais, il est vrai que là, surtout concernant la relation entre Alsh et Eleiza, je m'attends à quelque chose d'inattendu ou du moins d'un chouilla surprenant! :lol:


Héhéhéhéhé :sournois:
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Messagepar Cosmokenobi » Mar 30 Nov 2010 - 15:00   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Mon petit Code 44, tu as vraiment posté à la bonne heure (celle où je suis parti me coucher), ce qui fait que j'ai pu te lire dès le lendemain midi :transpire:

Code 44 a écrit:Pourtant je le sentais moyen celui là :neutre:


Et bien tu n'as pas une très bonne intuition :diable: ! On ne peut pas tout avoir dans la vie: tu as le talent de l'écriture et de la narration, mais il te manque celui de l'intuition :transpire: ! Ce passage est juste énorme, surtout avec la rencontre au sommet (d'une tour?) entre Alsh et Vador :love: !

Les répliques du "grand bonhomme noir" sont tout à fait crédible et on sent bien le malaise qu'éprouve Alsh en sa présence! Quand il a commencé à suffoquer, je me suis demander pourquoi Vador faisait cela :transpire: , et puis finalement je me rends compte qu'il n'y est pour rien et c'est juste la "faiblesse" d'Alsh qui refait surface :diable: !

Je ne pense pas qu'il faille être devin pour imaginer que l'histoire d'Amour (mais en est-ce vraiment?) entre Alsh et Eleiza va mal finir! C'est TOUJOURS comme ça dans les fic de Code 44 :siffle: ...Maintenant, reste à parier sur le comment :diable: ? Quelque chose me dit que Cbnok Soomei est impliqué :chut: !!!

On apprend aussi que le gradé qui avait pété plus haut que son c** sur Féjor va finir pendu, bien fait! Faut pas s'étonner aussi quand on essaie de s'attaquer à l'une des figures de proue du COMPORN :paf: ! Le "petit Avocat" aurait-il des remords? Bien qu'il ne soit pas directement en cause, c'est quand même par sa faute (et par son absence de réaction face à de tels plans) qu'un homme va perdre la vie sans moyen de se défendre...

Pour ta devinette sur le "petit Avocat", tu ne penserais pas à Yoda par hasard? Bah petit ça colle et l'avocat c'est vert, donc... :transpire: ! Ok je sors...

Sinon, y'a aussi le film de 1997 "The Devil's Advocate" qui parle d'un petit avocat qui monte et qui pactise avec le diable :diable: !

Allez la suite, et vite!
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Messagepar Code 44 » Mar 30 Nov 2010 - 16:15   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Cosmokenobi a écrit:Mon petit Code 44, tu as vraiment posté à la bonne heure (celle où je suis parti me coucher), ce qui fait que j'ai pu te lire dès le lendemain midi :transpire:


Toujors au service du bien-être des lecteurs ! :D


Et bien tu n'as pas une très bonne intuition :diable: ! On ne peut pas tout avoir dans la vie: tu as le talent de l'écriture et de la narration, mais il te manque celui de l'intuition :transpire: !


Je n'ai pas la Force pour m'aider, hélas :cry:

Ce passage est juste énorme, surtout avec la rencontre au sommet (d'une tour?) entre Alsh et Vador :love: !
Les répliques du "grand bonhomme noir" sont tout à fait crédible et on sent bien le malaise qu'éprouve Alsh en sa présence!


Ouf...je dois avouer que c'était bien le passage qui me faisait le plus peur : avais-je bien cerné Vadorounet...content de voir que c'est bien le cas

Quand il a commencé à suffoquer, je me suis demandé pourquoi Vador faisait cela :transpire: , et puis finalement je me rends compte qu'il n'y est pour rien et c'est juste la "faiblesse" d'Alsh qui refait surface :diable: !


Allez, avouez que vous êtes tous tombés dans le piège. Moi aussi comme Pecivounet, je sais tromper mes lecteurs :diable:

Je ne pense pas qu'il faille être devin pour imaginer que l'histoire d'Amour (mais en est-ce vraiment?) entre Alsh et Eleiza va mal finir! C'est TOUJOURS comme ça dans les fic de Code 44 :siffle:


Pourquoi tu dis ça ? Regarde Unis dans la Force, Rivalité, Rédemption, ça se finit bien, non ?
Non ? :paf:

...Maintenant, reste à parier sur le comment :diable: ?


Krukrukru :sournois:
bon et après je vais arrêter parce qu'avec le héhéhé et le muhahaha, je vais tomber à court en termes de rire machiavélique


Quelque chose me dit que Cbnok Soomei est impliqué :chut: !!!


Tu l'aimes bien ce personnage, non ? :D


On apprend aussi que le gradé qui avait pété plus haut que son c** sur Féjor va finir pendu, bien fait! Faut pas s'étonner aussi quand on essaie de s'attaquer à l'une des figures de proue du COMPORN :paf: ! Le "petit Avocat" aurait-il des remords? Bien qu'il ne soit pas directement en cause, c'est quand même par sa faute (et par son absence de réaction face à de tels plans) qu'un homme va perdre la vie sans moyen de se défendre...


Il est important pour moi de montrer que malgré les saloperies qu'il fait, Alsh a tout de même quelques problèmes de conscience. En faire un pur méchant ne m'interesse pas plus que ça
Mais encore une fois, qu'est-ce que c'est BON à écrire ! ^^

Pour ta devinette sur le "petit Avocat", tu ne penserais pas à Yoda par hasard? Bah petit ça colle et l'avocat c'est vert, donc... :transpire: ! Ok je sors...
Sinon, y'a aussi le film de 1997 "The Devil's Advocate" qui parle d'un petit avocat qui monte et qui pactise avec le diable :diable: !


En fait c'était tout simplement pompé sur le surnom de Napoléon, le Petit Caporal ^^
Mais n'empéche que l'Avocat du Diable est un bon film :oui:

Allez la suite, et vite!


Arf, laissez moi le temps de l'écrire quand même :oops:
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Messagepar Notsil » Mar 30 Nov 2010 - 22:42   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Un joli petit passage :)
Une transition sympathique entre la beauté du début et la noirceur de la fin, une rencontre avec Vador qui colle bien au personnage (hop 3 phrases puis je me barre), un héros qui commence peut-être tout juste à comprendre le bazar dans lequel il s'est engagé, qu'il refuse de voir pour l'instant ^^

Je note que la miss n'est plus "la petite amie" comme la précédente, juste sa maîtresse, la distinction est-elle voulue ?
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Messagepar Code 44 » Mer 01 Déc 2010 - 1:52   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Notsil a écrit:Je note que la miss n'est plus "la petite amie" comme la précédente, juste sa maîtresse, la distinction est-elle voulue ?


Exact, bien vu :wink:
Vous avez l'oeil aujourd'hui !


Sinon, No', j'ai une question de voca. Hier, j'étais un peu naze quand j'ai bouclé le passage et je trouvais pas mes mots. J'ai donc marqué "impunabilité". Mais à la relecture, jai retrouvé mon mot. Je voulais mettre "impunité".
Je crois que c'est le second qui est bon, non ?
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Messagepar Notsil » Mer 01 Déc 2010 - 10:53   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

J'aurais tendance à être d'accord avec toi, parce qu' "impunabilité" ça me dit rien du tout, et ça sonne moche en plus (et encore en plus firefox me le souligne en faute ^^).

Bon, pas d'attache (enfin moins, vu qu'il a quand même l'air d'être bien hypnotisé par ses yeux ^^ et on parle du sexe faible après :p), ça promet de jolies scènes ^^
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Messagepar Code 44 » Jeu 02 Déc 2010 - 0:56   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

J'ai beaucoup hésité pour savoir si je vous la donnais maintenant ou plus tard, avec le pdf. Mais vous avez été particulièrement attentifs aux détails cette fois, c'est bien et vous méritez un cadeau.

http://www.youtube.com/watch?v=jjiQiCIrq1I


Bon, je sais, c'est pas vraiment sur le COMPORN, plus sur l'Empire mais à ma décharge, dur de trouver du Comité dans les films :D
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Messagepar Code 44 » Mer 15 Déc 2010 - 23:36   Sujet: Re: L'Eclosion du Mal

Allez, je sais que ça a été long. Alors voilà ce qui est sans doute ma dernière contribution de 2010.
Un anagrame facile à trouver et comme je l'avais promis, du guest !

J'espère que vous aimerez :wink:





Je dormis à poings fermés cette nuit-là. La fatigue des derniers mois s'était faite sentir, tant et si bien que je ne m'éveillais qu'à onze heures du matin, un comble pour un lève-tôt comme moi. Je me sortis des draps en satin blanc de mon lit en douceur, prenant garde à ne pas réveiller Boldni, mon spukama apprivoisé.
Le chat corellien s'était roulé en boule à mes pieds et dormait en ronronnant très légèrement. L'animal m'avait été offert par Ishin Il Raz à ma sortie de l'hôpital et depuis, le spukama et moi s'étions bien entendus. J'aimais bien ce chat, à la fourrure noire comme l'encre et aux yeux dorés. En fait, je crois que j'aimais bien les animaux en général.
Plus que la plupart des êtres sensibles en tout cas. Eux étaient dignes de confiance. Ils ne trahissaient pas, restaient fidèles. Ils ne plaçaient pas l'argent au dessus des idéaux.
Alors que j'enfilais une robe de chambre pourpre, Boldni ouvrit les yeux, s'étira et sauta au bas du lit avant d'aller se frotter contre mes jambes, quémandant une caresse.
Je lui accordais quelques gratouillements sous le menton avant de quitter la pièce. Je traversais le petit couloir de mon appartement, jetant un oeil ici et là, à la collection d'holotableaux qui agrémentaient les murs crème. Je grimaçais. Il faudrait vraiment que je pense à changer la décoration un de ces jours, dès que j'aurais une minutes. Le style des holotoiles me déplaisait fortement. A se demander ce que la sénatrice Zarander avait pu leur trouver.
L'appartement dans lequel je vivais appartenait théoriquement toujours à Eri Zarander, sénatrice de Varonat et membre de la Délégation des Deux Mille.
Mais les Deux Mille, ces politiciens qui s'étaient opposés aux pleins-pouvoirs de Paltpaine, pourtant accordés on ne peut plus démocratiquement par le Sénat, n'étaient plus vraiment en odeur de sainteté et ce, depuis la mort de leur chef, Padmé Naberrie, ancienne reine de Naboo sous le nom d'Amidala.
Si l'essentiel avait recouvré la raison ou du moins, un certain bon sens politique en votant favorablement à l'Empire, des gens comme Organa par exemple, un noyau dur s'était entêté, empêtré dans ses idéaux de République parfaite. Comprenons nous bien : j'aimais les idéalistes. Ceux prêts à se sacrifier pour leur cause, sans penser au prix à payer. Mais enfin, il y avait idéalisme et idéalisme. Ou plutôt, idéalisme et stupidité.
Iriez-vous lancer une campagne abolitionniste sur Trandosha ou militer pour l'égalité des droits sur Serreno ? Parce que c'était l'équivalent de ce que faisaient ces républicains fanatiques. Pire, ils luttaient pour une cause qui avait disparue. Ils représentaient un danger interne pour l'Ordre Nouveau et devaient être neutralisés. Et Zarander faisait partie de ceux-là.
Cela dit, elle avait eu de la chance : prévenue quelques heures avant que l'Intelligence Impériale, les rivaux du BSI ne mettent la main sur elle, elle avait pu fuir pour la Bordure Extérieure où on avait perdu sa trace.
Tout n'avait pas été perdu cela dit, puisque en vertu des lois sur les réquisitions nécessaires à la sureté de l'Etat, j'avais pu faire du luxueux appartement de la sénatrice, mon propre logement.
J'y habitais seul, Eleiza et moi ne vivions pas ensemble. Il était déja assez dur pour nous de se voir avec nos emplois du temps respectifs, alors emménager tous les deux était exclu.
J'entrais dans la cuisine, Boldni sur les talons. Je lui servis une secoupe de lait bleu alors que je m'accordais un café noir, agrémenté de biscottes beurrées, tout en feuilletant le journal du jour. J'aurais pu allumer l'Holonet mais j'avais ce besoin de toucher le filmplast comme pour être proche de l'information.
Il n'y avait rien de très important aujourd'hui, excepté un beau entrefilet sur notre victoire fejorienne. Je grimaçais et repliant le journal, je le jettai presque loin de moi. J'avais autre chose à faire qu'à penser à ça.
Je finis mon petit déjeuner en m'efforçant de garder les souvenirs de Fejor le plus loin possible. Et j'y parvins d'une manière inattendue quand la sonnette de la porte d'entrée retentit. J'allais ouvrir pour découvrir Dakcen, en civil, sur le pas de la porte. Notre dernière rencontre de visu devait dater d'au moins trois mois. Je lui serrais la main, notai au passage qu'il me semblait encore plus gros qu'auparavant et l'invitai à entrer, tout en m'excusant pour ma tenue. Il m'assura que ce n'était pas grave, étant lui aussi en jour de repos.
Nous nous installâmes à la table du salon, d'une belle pierre d'onyx noire. Mon ami fit quelques compliments sur l'appartement et nous échangeâmes quelques banalités.
_Tu sais, dit-il au détour d'une phrase, je tenais à te remercier pour la promotion que tu m'as obtenue.
Je fis un geste de la main comme pour chasser physiquement cette phrase :
_Oh je t'en prie, répondis-je. C'est toi qui m'a fait entrer dans le COMPORN, c'est normal que je te renvoie le turboélévateur.
Bon. Si je voulais être honnête, ce n'était pas que par souci d'équité que j'avais agi ainsi. J'avais besoin de mon réseau et il devait être le plus puissant possible. Un allié à un poste subalterne ne me servait à rien.
Au contraire, plus il serait placé haut dans la hiérarchie du Comité, plus il serait susceptible d'agir à grande échelle, ou d'entendre des choses intéressantes. La vie dans le COMPORN était comme dans n'importe quelle entreprise lambda : si on n'assurait pas ses arrières, on se faisait bouffer. Et personne, personne, ne pouvait se permettre de me battre.
_J'ai aussi appris que c'est grâce à toi que Redra est devenu capitaine dans la CompForce...et le petit Rekkon, il en est où ?
_Toujours dans Justice, comme assistant du nouvel avocat général. Je pense qu'il pourra lui-même briguer le poste dans quelques années.
_Il est doué à ce point là ? demanda mon ami.
_Pas tellement, avouais-je. Mais il est encore jeune, il a du potentiel.
En fait, même avec le temps, je doutais que Rekkon devienne un grand orateur.
Bien entendu, il ne se débrouillait pas si mal que ça mais il lui manquait ce petit quelque chose, ce talent unique pour galvaniser les foules que certaines personnes - comme moi - possédaient.
Mais encore une fois, ce n'était pas tant pour le bien de l'organisation que pour le bien de mon propre réseau que je désirais l'accès du SA à ce poste.
_Faut que je te dise un truc, dit Dakcen du bout des lèvres. Je devrais me la fermer mais bon...en fait, je devrais même pas le savoir, c'est top-secret.
_De quoi tu parles ? demandais-je intrigué.
_Il y a de ça trois jours, il y a eu un soulèvement, sur Kamino.
_Les kaminoiens se sont rebellés ?
_Pas tous, juste quelques maîtres-cloneurs. Et leurs créations.
Je cillais à plusieurs reprises, interdit :
_Attends, tu veux dire que les clones ont pris les armes contre nous ?
_Ouais, dit Dakcen en hochant tristement la tête. Un truc de fou, hein ? Mais par chance, l'Empereur a été réactif, on a écrasé cette révolte dans l'oeuf. Ils ont pas fait le poids face au Poing de Vador.
La 501°. Rien de plus que la meilleure armée impériale. Pas très étonnant que la victoire échoit à l'Ordre Nouveau dans ces conditions.
_Les stormtroopers ont réussi à retourner la situation et à tuer les chefs rebelles. Ainsi qu'à empêcher un nouveau soulèvement. Toujours est-il que les clones se sont révoltés et ça ferait une assez mauvaise publicité à Palpatine que le grand public sache ce qui s'est passé. Donc, il s'est rien passé.
_D'accord, dis-je une fois ma surprise passée. Mais pourquoi tu me racontes ça ?
_J'y viens, expliqua mon ami. On pense que le modèle Fett est obsolète. Trop solitaire, trop imprévisible. L'Empereur veut diversifier les souches pour éviter à nouveau ce genre de problèmes.
_Et en quoi ça nous concerne ? A la limite, c'est le boulot du département Science, ça.
_Palpatine s'apprête à envoyer dans quelques semaines toute une délégation sur Arkania, pour signer un accord avec une des grosses boites de génétique de la planète, pour bénéficier de leur soutien sur ce projet là. Il y aura des membres de la Coalition pour le Progrès...
Il leva la main.
_De la Coalition pour l'Amélioration...
Il pointa l'index vers moi.
_Et d'après les rumeurs, la Commission Sélective aimerait bien envoyer son Petit Avocat à la réunion, en tant que porte-parole. Histoire de garder un œil sur tout ce beau petit monde.
Boldni trotta jusque dans le salon et sauta sur mes genoux où il se pelotonna. Je lui accordais quelques caresses machinales alors que je réfléchissais à ce que venait de me dire mon ami.
_Et tu l'as su par qui cette info ? demandais-je.
_Rumeurs, lâcha t-il après un haussement d'épaules. Mais je pars du principe que quand les pontes du Comité parlent de ça des heures durant par visioconférence privée, ça doit-être vrai.
_On peut remercier Quorba si je comprends bien ? dis-je avec un sourire.
_T'as tout compris ! répondit Dakcen en me renvoyant mon sourire tout en glissant une cigarette dans sa bouche.
Quorba était le petit ami de Dakcen. On l'avait affecté à un poste obscur et sans grade, au réseau de communication du COMPORN...ce qui était terriblement efficace pour glaner quelques informations.
_En fait, me demanda mon ami après quelques bouffés, c'est un peu comme toi avec Eleiza : elle doit te fournir pas mal de renseignements, pas vrai ?
_Pour être honnête, avouais-je, on parle pas trop boulot quand on a du temps pour nous.
_Je comprends, m'assura Dakcen après une nouvelle bouffée.
Il jeta un oeil à son montre et se leva lentement de sa chaise. Je me levais à mon tour, au grand déplaisir de Boldni, qui s'en alla trouver un support moins remuant.
_Faut que je parte m'affirma Dakcen, je dois me préparer pour le match de ce soir. Tu seras là, j'espère ?
_Le match ? demandais-je innocemment.
Il me regarda d'un air ahuri.
_Tu me fais marcher là, non ? Tu te souviens quand même que ce soir, on joue la finale de wegsphere contre l'équipé de la Marine ?
Je me retins in-extremis de me claquer la paume sur le front avec violence. La finale de wegsphere, bien sûr ! Comment j'avais pu oublier ça ? Des mois qu'on voyait des holos publicitaires dans la rue, des annonces sur l'Holonet...
Dakcen s'était réellement pris au jeu de la wegsphere, tant et si bien que lui et ses camarades avaient conduit notre équipe jusqu'à la finale, dans le tournoi inter-impérial.
Au delà du simple esprit de compétition, tout le monde dans le Comité espérait voir échouer l'équipe de la Marine Impériale. Notre vieille rivalité contre l'armée régulière n'épargnait aucun aspect de la société, même en sport.
_Oui, bien sûr, l'assurais-je. C'est juste que j'ai pas de places et que...
Dakcen partit d'un grand rire et me donna une bourrade amicale.
_Tu sais que t'es doué pour tromper ton monde, toi ? s'exclaffa t-il. J'ai vraiment cru pendant un moment que t'avais oublié qu'en tant que cadre, t'avais automatiquement accès à la tribune présidentielle !
Je fis un sourire en coin, ne voulant pas le détromper. Il me fit un signe de la main, me dit à plus tard et quitta mon appartement.
Quelques minutes après son départ, je restais pensif, à regarder Coruscant par la grande fenêtre de mon loft. Le flot ininterrompu des speeders avait quelque chose d'ennivrant. J'entendis le pas feutré de Boldni quand il s'approcha de moi et m'adressant à lui, comme cela m'arrivait de temps à autres, je lui demandais ce qu'il pensait de tout ça.
Le spukama me fixa de ses yeux dorés avant de miauler pour toute réponse.
Apparemment, pour lui, l'important, c'était surtout l'heure du déjeuner et mon chat corellien n'aimait guère attendre.
J'eus un petit rire et retournai dans la cuisine pour servir son repas au spukama. Tandis que Boldni se jetait avec vigueur sur sa pâtée, je choisis de me préparer quelque chose de rapide. Je cassais quelques oeufs de yam'rii dans une poêle et me fit une rapide omelette. Je l'arrosais de quelques cuillerées de vinaigre d'Aldérande, tout en réfléchissant à ce que venait de m'apprendre Dakcen.
Ainsi, les clones n'étaient pas fiables ? Cela ne m'étonnait qu'à moitié. J'avais toujours pensé que partir d'une souche aussi particulière que celle de Fett poserait des problèmes. Oh certes, les stormtroopers étaient des guerriers efficaces, naturellement doués d'un certain sens pour maintenir l'ordre. Mais enfin, ils n'étaient pas invincibles. Ils pouvaient mourir, saigner, craquer psychologiquement.
L'idéal aurait été un super-soldat qui n'aurait pas ces défauts. Certaines voix, au sein de l'Empire, prônaient l'utilisation de droïdes pour remplacer les troopers, arguant que les séparatistes ne s'étaient pas privés de le faire pendant la guerre.
Sauf que la Confédération avait perdu et que dans l'inconscient collectif, un droïde de guerre restera à jamais attaché à l'image de l'ennemi. Or, il ne fallait pas nous faire haïr de la population.
Si nous nous conduisions en tyrans, le peuple finirait par prendre les armes, peut-être à grande échelle. Et il nous faudrait lutter, peut-être encore plus durement que pendant la Guerre des Clones pour survivre.
Mais peut-être que je me faisais des idées. Peut-être que ce soulèvement n'arriverait jamais.
Un nouveau miaulement de Boldni m'arracha à mes pensées. Il poussait sa gamelle vide vers moi par de petits coups de museau, réclamant un deuxième service.
Je pointais ma fourchette vers le chat, comme un index réprobateur :
_Tu devrais faire attention à ta ligne mon beau...je suis certain que tu n'as pas envie de devenir le spukama le plus gras de tout le COMPORN, si ?
Nouveau miaulement et nouveau coup de museau. Il fallait vraiment que j'apprenne à parler aux chats corelliens, moi.





Les locaux du Bureau de Sécurité Impérial étaient froids et austères. De l'extérieur, rien n'indiquait qu'une des plus puissantes organisations de l'Ordre Nouveau y avait établi ses quartiers. Tout n'était que parabéton gris et terne.
Je n'aimais pas ce dénuement quasi nihiliste. Eleiza m'avait un jour expliqué que c'était pour entretenir l'image d'un BSI froid et impénétrable, que rien ne pouvait ébranler. Personnellement, je trouvais surtout l'immeuble hideux.
Quelques heures s'étaient écoulées depuis la visite de Dakcen. J'étais décidé à aller assister au match, tant pour faire bonne figure auprès de mon ami et de mes supérieurs que pour me changer les idées. Je voulais savoir si Eleiza comptait m'accompagner. Ma maîtresse ayant la fâcheuse habitude de ne jamais répondre aux messages, je devais lui poser la question en personne. Même si elle était en service, elle aurait bien cinq minutes pour me dire si oui ou non, elle comptait aller à la finale de wegsphere avec moi.
Les vigiles examinèrent assez longtemps ma carte de membre avant de me laisser passer. La paranoïa du directeur Isard, chef du service, n'épargnait personne, même les cadres les plus en vue de l'organisation, comme moi.
J'expliquai la situation à l'accueil et on me conduisit jusqu'à ma maîtresse. Elle se trouvait en salle d'interrogatoire J-12, en train de questionner une ennemie de l'Etat, m'expliqua t-on.
J'étais venu une fois ou deux au siège du BSI, principalement pour des histoires de paperasse ou plus rarement, quand j'en avais l'occasion, j'attendais Eleiza à la sortie de son travail. Mais je n'étais jamais entré dans cette zone quasi-mystique des services secrets impériaux.
A ma grande surprise, nous empruntâmes un escalier qui descendait vers les profondeurs du bâtiment. Encore une fois, pas l'ombre d'une décoration, le parabéton était aussi nu que le dos d'une main. Une odeur assez écœurante de fluides corporels et de produits de nettoyage bon marché m'aggrésérent.
Les sous-sols se composaient d'une multitude de tunnels, chacun baptisé d'un nom de code allant d'Alpha à Zoulou. Les architectes du BSI manquaient décidément de tout goût artistique, fut-ce pour les noms des souterrains.
On me fit progresser dans le tunnel J et logiquement stopper devant la douzième porte.
En réalité, il y avait deux portes : la plus grosse était faire de duracier écaillé, comme si le métal avait pourri avec le temps. Le nombre douze avait été grossièrement peint sur le métal froid par une main malhabile. La seconde porte était plus petite et mieux entretenue. Plus discrète, elle se fondait presque dans les couleurs ternes du mur de parabéton. Ce fut cette porte-là qu'on m'invita à pousser.
Je me retrouvai dans une minuscule pièce, pas plus grande qu'un débarras. Tout le pan d'un mur était occupé par une grande vitre de transparacier, que je supposais sans tain. Apposée à cette glace, un bureau couvert d'échardes ainsi qu'une chaise branlante attendaient tout observateur éventuel.
Je me bornai à rester debout.
De l'autre côté de la glace, je pouvais voir ma maîtresse, penchée au dessus d'une forme féminine, attachée par des cordes à une chaise de plastacier. La pièce dans laquelle elles se trouvaient était plus spacieuse, plus sale aussi. On voyait des moisissures dévorer les murs de parabéton et une lumière blafarde venait compléter ce triste tableau.
Je ne voyais pas le visage de la détenue car elle me tournait le dos. Je notai toutefois qu'elle n'était pas humaine, comme l'attestait la fourrure caramel qui recouvrait son corps et une queue féline qui se balançait tristement à droite puis à gauche, dans un rythme bizarre, comme si elle était cassée.
Je devais apprendre plus tard que c'était bel et bien le cas.
Eleiza était impeccable dans son uniforme blanc, la tête baissée vers la féline comme si elle regardait une sorte d'animal pris au piège. Ce qui était totalement vrai d'un certain point de vue.
Soudain, la main gantée de ma maîtresse claqua avec violence contre la joue de la détenue. Elle poussa un petit cri, plus proche du feulement de douleur qu'autre chose et laissa sa tête reposer sur son épaule quelques secondes. Je vis un court instant les yeux brouillés de larmes de la féline au travers le miroir. Puis, elle releva lentement la tête et fixa simplement ma maîtresse du regard, sans ajouter un mot.
_A quoi vous jouez ? demanda Eleiza en posant doucement ses mains sur les épaules de la détenue. Vous voulez encore plus souffrir ? A quoi est-ce que ça servira ? Vous finirez pas parler. Tout le monde finit toujours par parler.
Les lèvres de la féline bougèrent mais trop faiblement pour que le son parvienne jusqu'à la salle d'observation. La réponse ne plut guère à Eleiza qui envoya brutalement son genou dans la tête de la malheureuse.
La chaise sur laquelle la féline était attachée tomba lourdement au sol, dans un bruit métallique. Bien qu'un peu horrifié par toute cette violence, je ne pouvais m'empécher de détacher mon regard de la scène. Et même, à ma grande honte d'en être un petit peu excité.
Eleiza dressa de toute sa hauteur pour toiser la détenue.
_Ca ne sert à rien de résister Unaa et vous le savez. Que vous parliez maintenant ou dans dix ans ne change rien pour moi. La seule chose qui changera sera le nombre de cicatrices sur votre corps.
Elle releva la chaise de la dénommée Unaa. Une petite flaque de sang se formait lentement au sol.
_C'est pas vous que mes chefs veulent, l'assura ma maîtresse. On sait que vous n'êtes qu'un maillon de la chaîne. Si vous avouez, on peut négocier un accord avec le juge. Vous pourriez être libérée sur l'heure.
_Etre libre ne m'intéresse pas, dit faiblement la féline, si c'est pour savoir le reste de la galaxie sous votre botte !
Eleiza grimaça.
_Vous nous prenez pour des monstres mademoiselle Airan ?
_Agent Airan, la corrigea la détenue.
_Quoi ?
_Agent spécial Airan, nom de code H-21, au service du SBI.
Elle répéta plusieurs fois cette phrase, comme une litanie. Eleiza la coupa d'une nouvelle gifle.
_Le SBI n'existe plus pauvre idiote ! Vous avez été déchue de votre rang quand vous avez stupidement choisi de vous dresser contre vos camarades.
Unaa prit son temps avant de répondre et répondit avec force.
_Je n'ai jamais trahi. C'est vous qui avez trahi la République.
Eleiza leva les yeux au ciel. Elle fouilla dans sa poche de poitrine et en tira une cigarette. Ce geste me stupéfia. Je n'avais jamais vu ma maîtresse fumer. Elle alluma la cigarette et en fixa le bout rougeoyant quelques instants.
_Vous fumez ? demanda l'agent du BSI à la féline.
Aira secoua négativement la tête.
_Prenez quand même une cigarette, dit ma maîtresse en plaquant brutalement le bout incandescent sur le bras de la détenue.
Le feulement de douleur de la farghul me retourna l'estomac.
Incapable d'en supporter plus, je quittai la salle d'observation en priant pour ne pas vomir. Je restai dans le couloir de parabéton, évitant de fixer les portes, de peur d'imaginer ce qui se tramait derrière, si d'autres "ennemis de l'Etat" subissaient le même sort. J'allais presque jusquà me rouler en boule contre le mur et à enfouir ma tête entre mes bras, me forçant à penser à autre chose.
C'était pour son travail qu'Eleiza agissait ainsi, me persuadais-je. Elle luttait contre les éléments subversifs qui pourraient nuire à l'Ordre Nouveau. Elle ne faisait que suivre les ordres.
Et puis après tout, que savais-je ce cette Unaa Airan, sinon qu'elle avait été agent du SBI ? Cela ne voulait rien dire. Agent des services secrets sénatoriaux ou non, elle pouvait très bien être une mauvaise personne. La fonction ne faisait pas l'être sensible.
Je me répétais plusieurs fois cette formule, jusqu'à ce qu'elle s'imprime clairement dans mon esprit.
Oui, oui. Je ne devais pas m'apitoyer sur ce qui se passait derrière les portes de ces murs.
Le BSI était tout de même composé de personnes intelligentes, ils n'arrêtaient pas les suspects au hasard. Et puis pour ce qui était de la torture et bien...si cette Airan savait des choses qui pouvait mettre des vies impériales en danger, elle devait avouer. Son silence pouvait peut-être condamner au néant des milliers d'existences.
Faire souffrir une personne pour en sauver plusieurs. C'était logiquement acceptable mais bien peu moralement.
Pourtant, sur les trilliards d'êtres qui composaient la galaxie, combien avaient-mal en ce moment-même ?
Sans doute un nombre incalculable. Est-ce que choisir de faire souffrir ou non un seul d'entre eux changeait quelque chose au résultat final ? J'en doutais. Ce serait comme retirer une goutte d'eau de l'océan de Manaan pendant une tempête, sauver un brin d'herbe des plaines de Dantooine alors qu'un feu dévorait les broussailles.
Ca ne changeait rien. Rien du tout.
Je sentis une main exercer une douce pression sur mon bras. Je relevais lentement la tête et découvrit Eleiza qui me fixait avec inquiétude.
_Alsh ? Qu'est-ce que tu fais-là ? Tu vas-bien ?
Je ne lui répondis pas. Je me bornai à me perdre dans le scintillement de ses yeux.
Encore une fois, le miracle se déroula parfaitement. Je sentis la saleté de l'univers s'en aller. Même mes sentiments envers ce qu'elle venait de faire quelques minutes plus tôt.
Tant que la lueur dans ses yeux serait là, je pourrais tout supporter.
Sans réfléchir, je me jetai dans ses bras, la plaquant contre moi, inspirant son parfum comme si j'étais assoiffé d'eau pure.
Elle me serra dans ses bras, caressant mes cheveux jusqu'à ce que mes tremblements s'achèvent.
_Ca va aller, me jura t-elle. On remonte.
D'autorité, elle prit ma main et me reconduisit en vitesse à l'extérieur. J'accueillis l'air libre comme une bénédiction.
Le décor pouvait être nu et sans végétation, il était mille fois préférable à cet horrible souterrain et ce qui s'y tramait.
Je n'avais toujours pas lâché la main de ma maîtresse.
_Qu'est-ce qu'il va lui arriver ? demandais-je d'une petite voix. A cette farghul que tu interrogeais ?
_On va la garder encore quelques jours en interrogatoire. Si elle parle, on trouvera un moyen d'alléger sa peine. Sinon et bien, ce sera les mines de Kessel. Ou peut-être même le peloton d'exécution.
_Et qu'est-ce qu'elle a fait pour mériter un tel traitement ?
Eleiza lâcha ma main et prit mon visage en coupe pour me forcer à la regarder.
Elle savait quel effet apaisant avaient ses yeux sur moi.
_Elle a communiqué des informations top-secrètes à des groupuscules subversifs. On pense aussi qu'elle pourrait être liée à l'attentat du BordExtpress, il y a dix ans. C'est une traîtresse et sans doute une terroriste. L'Empire doit prendre des mesures pour se protéger de tels personnages, tu comprends ?
_Oui, mentis-je, toujours happé par le scintillement de ses iris.
_Alors tout va bien, m'affirma t-elle en m'embrassant. Pourquoi est-ce que tu venais me voir, au fait ?
_Te demander si tu venais au match de ce soir avec moi, la questionnais-je, me forçant à passer à autre chose.
Elle eut quelques instants de réflexions puis hocha la tête :
_Oui, répliqua t-elle. Ca fait un bout de temps qu'on est pas sortis tous les deux. Même si t'es aussi wegsphere que moi, je présume que ça nous fera du bien.
_Sans doute, confirmais-je. Je passe te prendre à sept heures, à ton appartement ?
_On fait comme ça. Sept heures chez moi. Sois pas en retard, me prévint-elle en levant exagérément un sourcil.
_Pas de risque, la rassurais-je.
Elle m'offrit un dernier baiser avant de regagner ses bureaux. Je me forçai à ne pas penser qu'elle retournait sans doute torturer Airan.
Je tournai les talons et quittai les quartiers du Bureau de Sécurité Impérial. Je devais me préparer pour la soirée.





La balle de cuir synthétique n'avait pas encore franchi les lignes de but que les supporters du COMPORN s'étaient levés comme un seul homme, applaudissant à tout rompre. Moi y compris, qui n'aimais pas la wegsphere. Eleiza était à côté de moi, radieuse.
L'incident de cet après-midi était effacé de mon esprit. Notre équipe menait vingt-sept à vingt-deux. Et le coup de sifflet final n'allait pas tarder à tomber. Dakcen et ses camarades se débrouillaient vraiment bien. Cela dit, le niveau des joueurs de la Marine était très haut aussi. Ce qui n'empêchait pas le COMPORN de mener le jeu.
Nous étions dans la section réservée aux membres d'honneur.
Nos voisins étaient les directeurs de section, les membres de la Commission et quelques hauts cadres. Ishin Il Raz lui-même se tenait juste derrière moi. Avant le match, il m'avait confirmé, en me glissant à l'oreille, qu'il aurait besoin de moi dans quelques semaines, pour une mission spéciale sur Arkania. Ainsi, Dakcen avait eu raison.
L'équipe de la Marine Impériale tenta de remonter au score mais furent battus en pleine reconquête. Une explosion de joie parcourut le public du Comité. Au paroxysme de la joie de la victoire, Eleiza m'accorda un long baiser.
J'étais aux anges.
Nous nous embrassions toujours, une heure plus tard alors que nous franchissions les portes de mon appartement. Elles s'étaient à peine refermées qu'Eleiza commençait à m'arracher ma chemise.
_Attends une seconde, soufflais-je, les yeux clos alors qu'elle me mordillait le cou. Je dois vérifier que j'ai pas de message important.
_Tu t'en occuperas demain, me somma t-elle en retirant lentement ses vêtements.
_Non, sérieusement, dis-je en la repoussant gentiment. Vas m'attendre dans la chambre, je serais pas long.
_T'as intérêt, minauda t-elle en se détachant petit à petit de moi. Tu me connais, je suis du genre impatiente...
Je souris en la voyant s'éloigner et je m'approchais de la console d'holocom. Un signal lumineux signalait la présence d'un message.
Ce fut là que ma maîtresse me trouva cinq minutes plus tard, inquiète de ne pas me voir revenir.
J'étais assis sur un de mes sofa, complètement hagard. Elle s'approcha de moi et me demanda ce qui m'arrivait.
_Mon père est mort.
Ce fut tout ce que j'arrivais à formuler avant d'éclater en sanglots. Eleiza me serra contre elle et me laissa me noyer dans son regard.
Quelques minutes plus tard, je dormais dans ses bras.
"Votre manque de foie me consterne..." Dark Vador, Seigneur Sith sur le mess de l'Etoile Noire
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