Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (13/20)

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Messagepar L2-D2 » Jeu 16 Juin 2016 - 14:51   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (11/20)

TienVogh a écrit:Mais par rapport à Blake, il a finalement de la chance, s'il n'est pas à proprement parler mort, on peut penser qu'on ne le reverra plus que sous les traits d'un rakghoul :diable: (au passage on apprend d'où lui vient son caractère de psychopathe, il en tient un sacré pédigrée).

Peut-on parler de chance ? :transpire:
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Messagepar TienVogh » Jeu 16 Juin 2016 - 15:01   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (11/20)

L2-D2 a écrit:Peut-on parler de chance ? :transpire:

Mieux vaut mourir d'un coup de blaster dans la tronche que de devenir une de ces immondes créatures (en plus c'est irréversible !). C'est en cela que je pense Halard plus chanceux que Blake.
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Messagepar L2-D2 » Jeu 16 Juin 2016 - 15:32   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (11/20)

Ah mais ok, j'avais mal compris ! :oops:

Mais histoire de ne pas flooder inutilement, une petite question pour l'ami Tenebrae : je relisais récemment Cauchemar, histoire de voir s'il y aurait des liens un peu plus apparents avec la Nuit des Rakghoules... et je viens de percuter que dans l'épilogue apparaît un Chiss anonyme. S'agit-il du même personnage qu'ici ? Et est-ce à cela qu'il fait référence, en disant avoir déjà croisé l'Archi-Prêtre ?
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Messagepar Tenebrae » Jeu 16 Juin 2016 - 15:48   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (11/20)

TienVogh a écrit:sans doute encore un bug de copîer/coller.

Et un bug de lecture aussi de ma part puisque j'ai confondu L2 avec Dark Sheep :transpire: :paf:

L2-D2 a écrit:Déjà : excellents choix de musiques ! ça renforce considérablement l'immersion, notamment la dernière !

Merci :jap: Ravi que l'expérience t'ai plu. :)
En fait j'écris beaucoup en musique et les morceaux choisis sont ceux que j'écoutais lors de l'écriture.

L2-D2 a écrit:Alors là, je n'avais pas vu cette évolution venir ! Les choses sérieuses ont commencé, le chaos s'empare de la demeure du Hutt et, comme tu nous l'avais annoncé, la Nuit commence véritablement ! Et certains des personnages déjà rencontrés précédemment n'y survivront déjà pas !

Tout à fait la Nuit est tombée , que commence le carnage! :diable:
Je suis content de t'avoir surpris (pourvu que ça dure :D )

L2-D2 a écrit:Toute la partie sur Blake est très réussie, d'abord en elle-même puisqu'on en apprend énormément sur le personnage, et du coup sur la fin de cette partie.

C'est un passage dont je suis particulièrement fier. Je trouvais que le personnage méritait qu'on s'attarde sur lui.

L2-D2 a écrit:Là, en tout cas, tu m'as scotché. J'attends le Chapitre 12 avec impatience !

:oops: Bon ben j'espère ne pas te décevoir... :transpire:

TienVogh a écrit:au passage on apprend d'où lui vient son caractère de psychopathe, il en tient un sacré pédigrée

Je voulais montrer que ce sont les circonstances de la vie qui amènent les gens à basculer et ce, même avec les meilleures intentions du monde.

TienVogh a écrit:Je pensais bien que l'assaut sur la villa Cimides avait été trop facile, voici donc le consortium de Zann qui riposte avec force moyens. Le QG de Djarik est détruit et notre fine équipe compte déjà un mort, le pauvre Minet (dont je me doutais qu'il ne ferait pas long feu ! ).

Zann est prévoyant et retors. Il n'allait pas se laisser faire.
Et Oui Minet est le premier à tomber et comme tu le dis:
TienVogh a écrit:Mieux vaut mourir d'un coup de blaster dans la tronche que de devenir une de ces immondes créatures (en plus c'est irréversible !). C'est en cela que je pense Halard plus chanceux que Blake.

Halard, et vous êtes nombreux à l'avoir compris, était depuis le début destiné à mourir en premier (mais d'une façon inattendue, enfin je crois...)

TienVogh a écrit:on peut penser qu'on ne le reverra plus que sous les traits d'un rakghoul

Et tu penses bien! :lol:

TienVogh a écrit:Du coup, les quelques crédits qu'Almine lui a donné au début lui sauveront-ils finalement la vie ?

Oui et non :sournois:

TienVogh a écrit:Vivement la suite !

Dimanche soir. En même temps que la suite de Qu'est il arrivé au Seigneur Sombre?

TienVogh a écrit:quand je copie/colle depuis LibreOffice sur AO3 ou fanfictions.fr avec Firefox, il y a des soucis avec l'italique qui bave et que je dois corriger avant de valider et sur fanfiction.net, ce sont les points-virgules qui sautent !

Ca me rassure de voir que de telles mésaventures n'arrivent pas qu'à moi :paf:
L'informatique, c'est fantastique... mais quand ça marche :D

L2-D2 a écrit:S'agit-il du même personnage qu'ici ?

Oui. :oui:

L2-D2 a écrit:Et est-ce à cela qu'il fait référence, en disant avoir déjà croisé l'Archi-Prêtre ?

D'une certaine façon... :diable:
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Messagepar Tenebrae » Sam 18 Juin 2016 - 14:51   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (11/20)

Message écrit sur ma tablette:
Bon ben voilà. Mes fictions sont en pause. Et ce, pour une durée indéterminée.
Mon PC (oui, oui, celui-là même dont je me suis occupé le WÉ dernier) a subi les derniers outrages. :(
Il vient de crasher, tout seul, comme un grand emportant avec lui mon disque dur et le système d'exploitation ainsi que mon backup qui était branché sur ma tour... (oui, quand ça pète chez moi cela fait hélas pas semblant) :cry:

Au moment où j'écris ces lignes - après avoir avalé un bon verre de whisky et fumer un paquet de gauloises blondes histoire de dépasser ma rage et ma stupeur - j'ignore si il est encore possible de récupérer quelque chose ( et au delà de mes textes, je pense surtout à mes photos de mariage).
Bref ma bonne étoile à décider de me chier dessus en spray... :grrr:

Je vous tiens au courant.
La bonne journée!( ben oui quoi c'est pas parce que c'est la merde qu'il faut en oublier ses bonnes manières :wink: )
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Messagepar Dark Sheep » Lun 20 Juin 2016 - 11:05   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (11/20)

"Bosh'tet" :shock:
Vraiment chiant ça… j'espère que tu vas pouvoir récupérer tous tes documents de valeur :chut:
Mouton déjanté scénariste et chorégraphe...

"Cette galaxie a besoin d'un sauveur, pas d'un héros." D.Orionis
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Localisation: à l'origine le pâturage pas loin de chez toi... mais mon envie de liberté a triomphé
 

Messagepar L2-D2 » Lun 20 Juin 2016 - 11:11   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (11/20)

J'étais passé à côté de ce post...

Bon courage, l'ami ! Espérons pour toi que tu puisses récupérer tous tes documents importants !
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Messagepar Tenebrae » Sam 23 Juil 2016 - 20:09   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (11/20)

Bonsoir à tous et à toutes!

Après presque un long mois de silence de ma part, je reviens aux affaires et viens vous donner quelques nouvelles.
Malgré mes bonnes résolutions, j'ai quand même dû passer par un moment d’abattement suite à la perte de tous mes données qui m'a tenu éloigné de la vie numérique. Déjà parce que je n'avais pas plus de PC mais aussi parce que mon moral en avait pris un coup. La perte de mes textes m'a plus touché que prévu. J'ai même pensé tout laissé tomber, parce que, en dehors de mes FF SW, j'avais plusieurs œuvres personnelles que je destinais à faire publier professionnellement ou des textes que je réservais à des concours de nouvelles et je n'arrivais plus à écrire tant je me renvoyais aux textes perdus (que j'ai essayé bêtement de reconstituer d’après mes notes et mes souvenirs nourrissant ainsi une frustration inféconde).
Mais bon voilà, je suis parti en vacances. Je me suis reposé et avec le repos, l'envie est revenue. De plus, grâce à mes amis et à ma famille, j'ai pu récupérer un certain nombre de photos; ce qui a contribué à me regonfler le moral aussi! :)
Depuis une petite semaine, j'ai repris le chemin de l’imagination. Ce qui s'est traduit par la conception d'une nouvelle pour le recueil SWU sur la bataille de Jakku que j’espère poster demain ou lundi si le recueil est encore ouvert (j'ai pas encore jeter un coup d’œil au topic).

Je vais reprendre la suite de La nuit des Rakghouls mais d’abord, comme annoncé sur le topic de Qu'est-il arrivé au Seigneur Sombre?, je vais terminer cette suite avant de reprendre les aventures d'Almine au pays des zombies du côté obscur et plus largement le cycle de Dans les Ombres.
Je mets donc le texte en pause le temps pour moi d'écrire la suite. Je pense pourvoir vous la fournir pour la rentrée voire un peu avant (je me donne le temps de concevoir des chapitres d'avance avant de relancer une publication hebdo).

Voilà, voilà!
En tout cas, je vous remercie grandement de votre soutien.

À bientôt! (enfin façon de parler :wink: )
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Messagepar L2-D2 » Dim 24 Juil 2016 - 19:08   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (11/20)

Content de te revoir dans le coin ! :)

Prends tout le temps nécessaire, nous saurons être patients ! :)
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Messagepar TienVogh » Dim 24 Juil 2016 - 23:53   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (11/20)

Tenebrae a écrit:Depuis une petite semaine, j'ai repris le chemin de l’imagination. Ce qui s'est traduit par la conception d'une nouvelle pour le recueil SWU sur la bataille de Jakku que j’espère poster demain ou lundi si le recueil est encore ouvert (j'ai pas encore jeter un coup d’œil au topic).

Il me semble qu'il n'est pas encore fermé.

Tenebrae a écrit:Je vais reprendre la suite de La nuit des Rakghouls mais d’abord, comme annoncé sur le topic de Qu'est-il arrivé au Seigneur Sombre?, je vais terminer cette suite avant de reprendre les aventures d'Almine au pays des zombies du côté obscur et plus largement le cycle de Dans les Ombres.
Je mets donc le texte en pause le temps pour moi d'écrire la suite. Je pense pourvoir vous la fournir pour la rentrée voire un peu avant (je me donne le temps de concevoir des chapitres d'avance avant de relancer une publication hebdo).

J'y compte bien, je tiens à savoir ce qu'il advient de mon alter-ego Sullustéen amateur de vapodouches ! :lol:

Tenebrae a écrit:En tout cas, je vous remercie grandement de votre soutien.

De rien, et que la Force soit dorénavant avec toi !
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Messagepar Tenebrae » Dim 30 Avr 2017 - 18:34   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (12/20)

Remontée de topic!!

Bonsoir à toutes et à tous!

Comme annoncé sur le sujet Dans les Ombres Bonus, je suis de retour.
Bien qu'en retard sur mon planning (pour cause d'urgence bébé, c'est que cela nous impose leur rythme ces petites choses trop meugnonnes :cute: ), voilà - enfin dirons les irréductibles qui me suivent encore :wink: - la suite de cette FF.

EDIT: Rajout d'un résumé (en case spoiler pour plus de lisibilité)

Spoiler: Afficher
L'équipe a réussi la mission commanditée par un mystérieux Chiss. Almine, les Jumelles, Buu, Sark, Minet, Marn et Blake retournent au QG de Djarik, le caïd hutt qui a servi d'intermédiaire, avec leur butin - le convoité Talisman de Muur. Pendant ce temps, Lowbacca et Valerian se rendent dans un commissariat silencieux afin de renter dans les bonnes garces de Tharwara, haut fonctionnaire de la police de Taris. Brett, à la recherche de son vieil ami Granax, qui a disparu, rend visiteà une connaissance de ce dernier, TienVogh un archéologue sullustéen excentrique.
Pour Almine et ses amis, la siutation prend une tournure cauchemardesque quant les résidents de la Villa Cimides - le Consortium de Zann - lancent un assaut afin de récupérer leur bien. Minet périt dans l'attaque et Blake succombe à d'étranges et inquiétantes créatures commandées par un tout autant étrange et inquiétant vagabond lié aux Les Adeptes de l’Archiprêtre, un gang de Fonceurs.
Ailleurs, le Chiss discute des événements avec un mystérieux invité.


Bonne lecture!

Sommaire ; Chapitre précédent

******************


Chapitre 12


Le crépuscule descendait sur Taris sous une leur d’incendie qui embrasa le ciel de la planète. Cette lumière d’un orange flamboyant inondait les silencieux couloirs étroits du commissariat où se déplaçaient des ombres anxieuses. Les silhouettes avançaient doucement – aux aguets – se découpant sur les murs gris glissant d’un bureau aux meubles renversés à un autre. Les ombres – sans un bruit, à peine un feulement – traversèrent un grand hall, leurs silhouettes passant sur des morceaux de verre étalés sur le sol éraflé de multiples griffures atroces, sur des coussins déchiquetés et des meubles affreusement broyés. En frissonnant, les ombres dépassèrent des éclats de brûlures sur les murs ; elles pénétrèrent dans un nouveau corridor sans attarder sur les tâches – brunes et poisseuses – qui accompagnaient les taches de brûlures.

Cheminant en tête, courbé comme un prédateur à l’affut, Lowbacca – sabre au clair – guidait les hommes du commando de la police. Juste derrière sa haute et fine silhouette, le Sergent rendait compte au lieutenant Erdon et à Valerian. Le Jedi Wookie n’écoutait le rapport qu’une oreille distraite; après tout, cela faisait de longues minutes qu’il entendait toujours la même chose. Depuis qu’ils avaient pénétré dans les locaux du commissariat de secteur qui étaient demeurés silencieux depuis le matin, Lowbacca et les policiers découvraient toujours le terrible et même spectacle de carnage partout où ils allaient. Ils n’avaient rencontré qu’un silence pesant et épais qui régnait sans partage sur ces lieux où l’air était chargé d’une puanteur intense de putréfaction. De longues trainées de sang se dessinaient sur les portes, le sol ou les murs là où, de temps à autre, se lisaient des impacts de blasters, témoignages d’une lutte féroce. En arrivant au premier étage, ils découvrirent, amoncelés dans la salle principale, un tas de meubles. Cassés et éventrés, ils étaient éparpillés sur le sol, résidus d’une futile barricade emportée par une tornade de rage. Et encore le silence. Un silence d’angoisse que le bourdonnement entêtant de l’épée laser de Lowbacca ou les cliquetis métalliques des armures des commandos ne venaient – ne pouvaient – troubler. Même la circulation et le bruit de la ville s’étouffaient sous ce silence accablant. La vie avait abandonnée cet endroit.
Le Jedi ressentait l’horreur qui imprégnait les murs du commissariat. Des cris d’épouvante, des hurlements bestiaux, gutturaux et primaires, assaillaient sans cesse ses sens. Un capharnaüm de peur, d’agressivité, de rage et de désespoir agressaient sans répit son esprit. Grâce à la Force où il puisait calme et sérénité, il tenait bon face à cette permanente offensive. Il trouvait en elle une alliée, une éclaireuse qui l’aidait à affuter sa vue, à affiner son ouïe, à décupler son odorat. Elle tonifiait ses muscles, tendus et prêts à bondir ; elle renforçait ses instincts et accélérait les processus cognitifs du cerveau. À travers elle, Lowbacca percevait des choses, invisibles ou insignifiantes pour les autres. Il voyait toujours tout un peu avant les autres. Présentement, il n’aimait pas ce qu’il voyait mais il se forçait à garder son calme. Derrière lui, un des hommes rompit le silence radio qui s’était instauré depuis le dernier rapport du sergent. Une terrifiante angoisse résonnait dans ses mots.
— Pourquoi il n’y a pas de corps ?

Nul ne put lui répondre. Tous auraient voulu. Le Jedi Wookie se contenta d’un bref grondement sourd, incitant à continuer. Lowbacca avait insufflé dans son grognement le plus possible d’assurance et de confiance pour apaiser, même temporairement, le policier et ses camarades qui se posaient tous cette question. Le Jedi s’interrogeait aussi mais il s’inquiétait de quelque chose qui rodait à la lisière de son esprit. Un sentiment étrange l’étreignait.
Alors qu’ils débouchaient sur le grand balcon intérieur qui les menait au centre opérationnel du commissariat, baigné dans la lumière du crépuscule, Lowbacca comprit ce qui le dérangeait. Il leva la tête vers l’immense baie vitrée qui dominait ce coin du bâtiment. Lowbacca retroussa ses babines dévoilant ses crocs blanc et luisants, aussi acérés que des lames de rasoirs. Son museau frissonna. Puis, d’un aboiement sec, il demanda au Sergent de le mettre en communication avec la commissaire Valérian. Le policier s’exécuta. D’une grosse main poilue et ferme, Lowbacca se saisit du comlink que lui tendait le policier
— [Valerian ? Ne notez vous pas quelques chose d’anormal ?]
— À part le commissariat désertique qui ne devrait pas l’être, témoin de combats à priori sauvages ? répondit Valerian, étonnée autant qu’intriguée, par la question de son collègue Jedi. Cela me parait assez anormal comme truc à noter, non ?
— [Il y a quelque chose d’autre.] insista Lowbacca.
— Vous êtes sérieux ? C’est quoi cette question ?
— [Regardez donc le ciel.]

Valerian s’exécuta, fébrile devant la tension qu’elle percevait chez le chevalier Jedi. À son tour, elle leva la tête. Elle plissa les yeux devant les rayons du soleil, aux couleurs de l’incendie, scintillants d’orange, teintés de jaune, sublimés de rouge qui se déversaient sur la Haute-Ville. Elle réalisa soudainement ce que voulait lui faire comprendre Lowbacca. Avec de la stupeur dans la voix, elle répondit au Jedi.
— Le soleil se couche ! Déjà ! Comment c’est possible ça ?
— [Quelque chose ou quelqu’un altère la Force.] grogna le Jedi.
— Quelque chose ? Ou quelqu’un ? interrogea Valerian.
— [Je l’ignore Valerian. Pour le moment.]
— Vous l’ignorez ? Ou vous voulez juste pas le dire ? intervient Erdon, gagnée par un anxiété teintée d’hystérie.
— [Je l’ignore. Pour le moment.] répéta-t-il. [Juste pour le moment.]

La commissaire ne dit rien. La détermination qu’elle avait sentie dans ce dernier feulement la rassura. Le Wookie paraissait sûr de lui, résolu à déchirer le voile et à vaincre quoi qui se dressait devant lui. Elle savait qu’il donnerait sa vie pour résoudre cette étrange situation, pour protéger les habitants de Taris de ce qui tenait derrière ce mystère.
Elle n’entendit pas les grattements furieux qui s’élevaient sous ses pieds.

*


Brett bailla. Il trompait son ennui entre deux digressions absurdes de TienVogh en observant la vitrines mal entretenue qui contenait la singulière collection de l’archéologue Sullustéen. Des bibelots – à première vue sans aucunes espèces de valeur autre que celle de leur étrange exotisme – s’entassaient sur les étagères poussiéreuses. Des statuettes figurant des créatures grotesques côtoyaient des médaillons grossièrement gravés de lettres d’un alphabet inconnu. Des sculptures alambiquées défiant une quelconque logique géométrique, se mélangeaient à des répliques miniatures de pyramides dont les parois se couvraient d’élégants symboles, d’une écriture cursive, taillés dans la pierre. Le jeune mécanicien se sentit mal à l’aise devant cet étalage de curiosités qui se dressaient au milieu des papiers froissés et d’autres déchets à l’origine improbable. Il préféra s’en détourner et reporta son attention sur TienVogh tentant bien que mal de suivre la conversation de l’archéologue.
L’esprit du Sullustéen se révélait être un labyrinthe en perpétuelle transformation où entraient et sortaient, selon leurs volontés propre, les idées. Brett s’étonna pourtant qu’en dépit de leurs aspects aléatoires, les pensées agitées, surgissant de nulle part, de TienVogh semblaient toutefois suivre un fil conducteur, tenu et fragile mais bel et bien présent. Cela n’empêchait pas le jeune homme de, chaque seconde un peu plus intensément, regretter d’avoir sollicité TienVogh. Il se demandait presque s’il n’avait pas tout simplement commis une erreur en quittant son travail à l’astroport pour se lancer sur les traces de son vieil ami disparu Yoabesin Granax.

TienVogh lui racontait – et Brett ne se rappelait déjà plus comment ils étaient arrivés à en parler – la légende de Karness Muur que certains archéologues, parmi les quelques rares férus d’histoire Sith, soupçonnaient de faire parti des Exilés qui découvrirent l'espèce sith des millénaires auparavant. Comme tant d’autres serviteurs du Côté Obscur de la Force avant lui et après lui, Muur tenta d'obtenir l'immortalité. Il essaya de prolonger sa vie par le biais d'un talisman susceptible de contenir – et de préserver – son essence vitale. Le maléfique seigneur des ténèbres s'était déjà adonné à la manipulation de la vie par le truchement impie Côté Obscur ; il s’était servi de ses connaissances alchimiques contre-natures pour créer les Rakghouls et la peste qui les accompagnait. L’artefact lui permettait de contrôler les horribles créatures. Brett, grâce à Yoabesin, connaissait cette histoire. Il se souvenait que le talisman s’était perdu des siècles durant avant de reparaitre dans les bas-fonds de Taris, lors de la guerre contre les mandaloriens, là où pullulaient les pauvres victimes déformées de la peste rakghoul, leurs corps étirés et tordus par la maladie. Le mécano apporta un temps plus d’attention au discours de TienVogh ; le Sullustéen abordait la partie préférée du jeune homme. Où les Jedi entraient en scène et plus particulièrement celle que l’on appelait Céleste Morne dont le sacrifice sauva Taris.
Brett décrocha quand TienVogh enchaina sur une remarque à propos du prix du lait bleu en augmentation ces dernières semaines. Il souffla, un long soupir désabusé. Au moment où n’y tenant plus, Brett se redressa sur son siège, une réplique cinglante prête à fuser avant de quitter l’appartement, TienVogh évoqua une partie de la légende de Muur dont le jeune homme n’avait jamais entendu parler.
— Ce n’est rien comparé à l’Oubliette de Dreypa.
— L’oubliette de… Quoi?
— De Dreypa. L’Oubliette de Dreypa. Essaye un peu de suivre mon garçon ! fit TienVogh tout en mâchonnant un vieux morceau de pain rassis ramassé sous le canapé. Ça s’était de l’artefact façonné par de la bonne et sérieuse sorcellerie sith !
— Granax ne m’en a jamais parlé. s’étonna Brett, étrangement un brin vexé.
— Jusqu’à la semaine dernière, il n’y croyait pas. Bizarre de la part d’un gars qui tant voyagé. Enfin, je suppose que tout est plus facile à gober que l’existence d’un « sarcophage » possédant la particulièrement insolite capacité de plonger son occupant dans une forme de stase tout en le maintenant conscient. Avec, bonus surprise, une torture continuelle.
— Bon sang ! réagit Brett avec un frisson d’horreur dans la voix.
— Ah ben, on est d’accord : les Siths savaient rigoler !
— Euh… hésita le jeune homme, gêné devant ce sarcasme – volontaire ? Brett ne sut le dire avec certitude – de TienVogh.
— Où j’en étais ? Ah oui ! reprit le Sullustéen d’une voix pâteuse mais énergique après une gorgée d’une bouteille d’un liquide à la couleur trouble. Telle une bonne brique de lait bleu très longue conservation, comme je le disais donc, Morne traversa les époques, enfermée dans l’Oubliette de Dreypa.
— Impossible ! s’insurgea le mécanicien en cachant mal son envie grandissante d’en découvrir encore un peu plus.
— Tu sais, gamin, on a vu plus bizarre. C’est pas plus débile qu’un mec projetant son esprit dans le corps de ses propres clones rajeunis.
— Peut-être. répliqua Brett, peu convaincu cependant.
— Toujours est-il que nous sommes nombreux chez les spécialistes à penser que Morne a survécu et survit encore de nos jours.
— C’est incroyable… chuchota Brett avant de rebondir sur des paroles prononcés quelques secondes auparavant. Mais le rapport avec Granax ? Vous avez dit qu’il ne croyait pas jusqu’à la semaine dernière.
— Des rumeurs prétendent qu’elle aurait croisé le Seigneur Vador lui-même. continua le vieux archéologue en ignorant la question de Brett, probablement parce qu’il ne l’avait pas entendu, trop occupé à dérouler le fil chaotique de ses pensées. Ou c’était Skywalker, avant qu’il devienne le premier des nouveaux Jedi ? Ou les deux ?
— Le rapport avec Granax ? répéta un Brett énervé.
— J’y viens. Quelle impatience chez les jeunes de nos jours. s’emporta, à son tour, TienVogh. On peut poser un contexte ou bien ?
— Pardon. s’excusa le mécano sans véritable sincérité, le contexte étant bien long à être posé.
— Tiens prends donc un bout de nerf, ça te détendra du colon mon garçon.
— Non merci. dit le jeune humain en repoussant, dissimulant maladroitement son dégout, le peu ragoutant morceau de viande, grasse et odorante, que lui tendait TienVogh d’une main caoutchouteuse.
— C’est toi qui vois.
— Reprenez. Vous disiez donc que Granax avait changé d’opinion sur l’Oubliette de Dreypa. fit Brett, en prenant soin d’articuler lentement et avec le plus de conviction possible dans la voix, afin de maintenir le Sullustéen concentré sur Yoabesin.
— Yep. Ce vieux grigou a débarqué un soir chez moi. Au début, j’ai cru qu’il avait picolé plus que d’habitude. Ce qui était vrai. Une performance déjà. Mais il était agité. Terrifié. raconta TienVogh, désormais d’un calme glaçant, l’élocution résolue, le regard concentré.
— Terrifié ?
— Oui, profondément terrifié voilà ce qu’il était ce soir là. Je le connais depuis un p’tit paquet d’années et je ne l’avais jamais vu ainsi. Je sais que les gens sont nombreux à croire qu’il est timbré mais il est juste comme moi, un poil excentrique. Si c’est vrai que je suis un peu excentrique. rajouta-t-il en s’apercevant que Brett levait les yeux au ciel.
— Ouais un peu. Ça passe… mentit le mécano.
— Bref, Yoabesin n’était pas dans son état normal ce soir-là, quelque chose clochait.
— Quoi donc ?
— Il semblait parler tout seul, prétendant que le Talisman de Muur était revenu sur Taris, accompagné par Morne. Non, il ne le prétendait pas en fait. se corrigea TienVogh. Il en était certain.
— D’où tirait-il cette certitude ?
— D’une personne qu’il avait croisé un jour à la sortie d’un ses bars miteux qu’il fréquentait, là où son ardoise n’était pas encore trop lourde.
— Qui ? demanda Brett
— Il ne m’a pas dit son nom. Je sais juste que c’était un clodo, de ma connaissance parait-il. Mais hormis Yoabesin, j’en connais pas des clodos.
— Dommage. souffla Brett, déçu de voir un espoir de piste pour retrouver Yoabesin se dérober ainsi.
— Pas en ce qui me concerne. Pas avec ce qu’il m’a dit ensuite. Il était persuadé que les Rakghouls infestaient de nouveau les souterrains de Taris. murmura, avec une sincère crainte, le Sullustéen. Il en avait eu la preuve.
— Quelle preuve ?
— Il ne me l’a pas montré. Il m’a juste dit de me méfier des Adeptes. Mais je m’en méfie déjà.
— Se méfier des Adeptes ? s’interloqua Brett. Ce sont juste des Fonceurs.
— Juste des Fonceurs ? s’offusqua l’archéologue. T’en as de bien bonnes ! Tu sais qui sont ces fous furieux ?
— Je viens de vous le dire : un gang de Fonceurs. Un nouveau de ce que je sais. tenta Brett, un peu déboussolé par la virulence du ton employé par le vieil archéologue.
— Ben tu sais que dalle ! Les Adeptes de l’Archiprêtre qu’ils s’appellent ! énonça TienVogh comme une évidence.
— Je ne vois pas.
— Je vais t’expliquer.

**


Lowbacca menait le commando avec une détermination revigorée. La Force – troublée et agitée de remous inquiétants – comme guide, il avançait prudemment en direction du centre de commande du commissariat. Dans son dos, il percevait l’intense pression qui habitait les policiers, pourtant aguerris aux situations peu communes. Les hommes, dans leurs amures anti-impacts, percevaient le danger qui les guettait à chacun de leurs pas. L’immense sergent en tête, ils se déplaçaient le doigt tendu, crispé sur la gâchette de leurs fusils blasters. Leurs ombres s’allongèrent à mesure que le soleil descendait sur l’horizon urbanisé de la ville-planète. Avec précaution, ils s’approchèrent du sas qui menait à la salle des opérations, le centre névralgique du bâtiment officiel.

Lowbacca dressa son sabre de lumière alors que les policiers se positionnèrent de part et d’autres de la porte blindée. Seul resta à ses côtés, le sergent qui s’agenouilla avant de pointer son arme droit devant lui. Le Jedi prit une profonde inspiration. Il ferma les yeux. Il les rouvrit en expirant lentement tandis qu’il projetait ses sens aiguisés par la Force derrière le sas. La Force lui répondit par un hurlement. Des images de combats acharnés et de mort lui sautèrent au visage. Il chancela imperceptiblement. Les policiers ne le remarquèrent pas. Heureusement se dit le jeune Wookie tant il savait que sa présence et son assurance – pourtant intimement ébranlée en cet instant – soulageait l’esprit angoissé du commando. Le Chevalier assura sa prise sur le manche de l’épée. D’un grognement sec, il signifia qu’il était prêt. L’un des policiers lui répondit d’un hochement de tête. Le sergent donna l’ordre.
En des gestes précis et rapides, un des commandos actionna plusieurs boutons sur le panneau de contrôle. Le sas s’ouvrit en un chuintement sinistre, terriblement sonore dans le silence mortifère qui avait fait demeure dans le commissariat. Le Jedi bondit à l’intérieur de la grande pièce circulaire aussitôt suivi par les policiers, les blaster braqués sur la menace invisible qu’ils sentaient planer dans l’air.
Il n’y avait que le silence.

Un policier vomit dans son casque. Un autre jura. Un troisième se mit à marmonner ce qui ressemblait à une prière ou une conjuration. Le Sergent respirait bruyamment.
Lowbacca plongea dans la Force et infusa le plus de sensations apaisées dans l’esprit de ses compagnons, choqués devant ce qu’ils venaient de découvrir au centre de la salle. L’affrontement avait été plus frénétique ici que nulle part ailleurs dans le bâtiment. Au milieu des décombres, vestiges d’un véritable carnage, apparaissait un tas de corps éventrés, éviscérés de la plus horrible des manières. Ils avaient étaient empilés là, sans respect ; jetés pèle mêle dans un magma sanguinolent et informe dont la vue devenait insupportable. Lowbacca détourna les yeux retenant les larmes. Car il savait que le moment n’était pas à la compassion ; cela viendrait plus tard. Maintenant, aussi difficile que cela soit, il devait se focaliser sur le présent, comprendre ce qui s’était produit et empêcher qu’il advienne de nouveau.
Un motif peint sur l’un des murs attira son attention. Le Jedi se souvenait avoir déjà vu ce dessin à plusieurs reprises depuis son arrivée sur Taris : trois points d’interrogation dorés aux contours torturés, orbitant autour d’un point central semblable à un immonde œil jaune informe. Le Wookie fixa le symbole, hypnotisé par les arabesques de la peinture.

Il est assis à la proue d’un frêle esquif. La barque glisse sur les eaux limpides d’un lac aux proportions gigantesques. Au loin, on devine les contreforts d’une vaste cité dont les sommets des hautes tours disparaissent derrière le soleil blafard qui descend lentement à l’horizon.
À l’avant du petit bateau, l’eau se met à clapoter. Il se penche pardessus l’embarcation. Une forme indistincte monte vers la surface. Plus elle se rapproche, plus il la découvre énorme. Elle jaillit de l’eau surplombant le bateau telle une falaise. Il plonge dans le lac avant que la barque se fracasse contre les flancs de cette montagne.
Il tombe dans les profondeurs.
L’eau devient brume. Le brouillard disparait et laisse place à un paysage terne, ravagé ; un cimetière. Devant lui s’étendent, à perte de vue, des milliers et des milliers de tombes. Les pierres sont craquelées, anciennes. Il avance, lit quelques noms. Certains lui sont totalement inconnus. D’autres lui sont familiers. Très familiers. Des proches, des amis, de la famille. Il ferme les yeux.
Une douce brise lui frôle les paupières. Il ne veut pas ouvrir les yeux. Mais il ne peut s’en empêcher. Lorsqu’il les ouvre, c’est pour regarder une noirceur infinie. Un visage d’apparence juvénile y apparait, d’abord distant puis, de plus en plus, proche. Confusément, il sait qu’il le connait. Le visage semble lui implorer de l’aide, l’appelle. Sous la peau, grouille une multitude. Bientôt le monde se résume à un horizon d’insectes.
Qui se mirent à brûler quand surgit un nouveau visage, blanc comme de l’os, vide et lisse.


Lowbacca recula sous l’effet de la vision. Le sergent qui échangeait avec l’un de ses hommes nota le trouble chez le Wookie. Il stoppa la conversation et rejoignit le Jedi.
— Un problème, Chevalier ?
— [Je ne sais pas.] lui répondit Lowbacca alors que la vision s’évanouissait comme si elle n’avait jamais existé.
— C’est ce dessin qui vous perturbe ? fit le sous-officier dans un grésillement de statiques dû aux haut-parleurs de son casque. C’est le symbole des Adeptes de l’Archiprêtre, un gang de Fonceurs réputé pour son extrême violence.
— [Vraiment ?] s’intéressa le Jedi. [Dites m’en plus, Sergent.]
— Kessous en sera plus que moi. Il vient de la brigade antigang du Secteur Polaire. Caporal, venez par ici !

Le policier qui avait vomi leva la tête à l’appel. Appuyé conte une armoire, il essayait de reprendre un peu de ses esprits et de contenance. En des pas mal assurés, il s’avança vers Lowbacca et le sergent.
— Oui, Sergent ?
— Le Chevalier Jedi voudrait savoir ce que vous pouvez lui dire à propos des Adeptes.
— Ils sont apparus, il y a quelque temps, un peu partout sur Taris. finit par répondre le policier après quelques secondes de réflexion. Rien ne les distinguait véritablement des autres gangs. Des petites frappes comme il y en a des tonnes dans la Basse-Ville. Puis ils ont changé.
— [C'est-à-dire ?]
— Ils sont devenus extrêmement violents. Des rapports ont indiqués qu’ils prenaient le pouvoir dans différents quartiers, prenant l’ascendant sur des gangs plus installés, plus puissant et influents qu’eux, sans jamais subir la moindre représaille. Cela a attiré notre attention. Mais nos investigations n’ont jamais rien donné de probant.
— [Rien ?] s’étonna Lowbacca. [Comment ça rien ?]
— Disons qu’on n’a jamais découvert quoique se soit de délictueux. Pas un soupçon de trafic d’épices ou de contrebande. hésita le caporal. Pas même d’extorsion auprès des commerçants locaux. Juste ils attaquaient les autres gangs.
— Curieux quand même. commenta le Sergent.
— [En effet.] approuva le Wookie.
— Dans tous les cas, je ne comprends pas ni pourquoi leur symbole apparait ici ni quel est leur lien avec ce cauchemar. ajouta, faiblement, le caporal Kessous. Je ne les vois pas perpétrer un tel massacre.
— [Vous vous ne souvenez de rien de plus notable à leur propos ?] insista Lowbacca. [Un détail, peut-être insignifiant.]
— Y a peut-être un truc. réfléchissait le policier. Avant que je rejoigne l’équipe d’intervention, le bruit courait qu’un vagabond, venu des catacombes, commandait aux Adeptes.
— Un vagabond ? Venu des catacombes ? C’est une plaisanterie ! intervint le Sergent.
— Je ne fais que répéter une rumeur. se défendit Kessous. On dit même que c’est depuis leur ralliement qu’ils ont commencés leurs actes de violence gratuite qui font désormais leur notoriété.

Un hurlement rauque monta des profondeurs du commissariat. Un cri terrible qui tétanisa les policiers. Seul Lowbacca réagit. En de grandes enjambées, propulsé par la Force, il se retrouvait vers la sortie du centre opérationnel.
— [Le sous-sol ! Vite !] rugit-il.

L’instinct forgé par des heures d’entrainement reprit le dessus. Les policiers se ressaisirent et d’un seul mouvement, se lancèrent à la suite du Jedi vers la source du hurlement monstrueux.

Lowbacca fut le premier arrivé. L’accès au sous-sol du commissariat se résumait à une descente d’escalier plongée dans le noir. Les ténèbres qui régnaient en bas étaient profondes, aucune lumière ne parvenait à les dissiper. En tendant l’oreille, le Jedi était persuadé d’entendre des grattements comme si on creusait la terre. Il percevait une multitude de choses qui s’agglutinaient, grondantes, hurlantes, se déchiquetant les unes les autres en attendant de jaillir à la surface. Le bruit de la course effrénée des policiers qui arrivaient enfin le tira de cette rêverie. Le Sergent s’approcha de l’ouverture sombre qu descendait vers les salles de détention. Une puissante odeur de pourriture monta du sous-sol. Malgré les filtres atmosphériques de son casque, il sentit toute la puanteur. Ses hommes reculèrent aussi. Lowbacca lui resta sur sa position brandissant son sabre laser. Il sursauta cependant quand le comlink bippa furieusement. La voix, tendue, de Valerian s’éleva du micro.
— Lowbacca ? Vous m’entendez ?
— [Je vous écoute Valerian.]
— Le Haut-Capitaine arrive. Il aimerait avoir un rapport complet de la situation.
— Le Lieutenant Erdon ne lui a pas fait de compte-rendu ? s’étonna le Sergent en s’immisçant dans la conversation.
— Je ne veux pas être médisante mais je pense que Tharwara n’a pas une grande estime pour elle.
— Il n’a pas de grande estime pour grand monde… se permit de glisser le caporal Kessous.
— [On arrive.] fit, avec regret, le Wookie.

Avec un dernier regard inquiet vers les escaliers, le groupe se dirigea prestement vers la sortie.

***


— Une nouvelle ère s’avance. Au fond d’un abime, brille une lueur noire. Assis sur son trône, IL dort. La nuit est longue, un vent froid s’engouffre dans la ville plongée dans une épaisse brume noire. Les immeubles sont en flammes, les rues pillées, des corps jonchent le sol. Des petits groupes épars de survivants agissent sans raison, ils portent des costumes marqués d’un symbole étrange. Leurs yeux ont disparu, ils ont perdu leurs âmes. Le jour se lève enfin et puis, plus rien. Tout est vide, le silence est insupportable. L’Archiprêtre est là.
— Pas encore, mon cher ami, pas encore. se contenta de répliquer le Chiss, en avalant une énième gorgée de brandy correlien. Les runners que j’ai engagés sont toujours dans la course.

L’invité ne répondit pas. Le débris qui fut un homme fixait toujours son reflet dans la vitre de l’appartement de son hôte à la peau bleue. Devant le nouveau mutisme de la loque humaine, le Chiss s’alluma une cigarette dévisageant, de ses yeux rouges sang, la présence qui se tenait affalée face à lui. Cette dernière éructa bruyamment avant de plonger dans un semi sommeil. Dehors, des bruits d’émeutes commençaient à s’élever. Le terminal de l’Holonet local ne cessait clignoter, les réseaux bruissaient d’informations alarmantes. L’humanoïde se mit à réfléchir.
— J’ai peut-être été un peu présomptueux, qu’en penses-tu ? dit-il en s’adressant au droïde astromech qui patientait dans un coin du salon. Préparons le plan B.

****


Brett regardait TienVogh avec pour seule émotion une profonde incompréhension. L’archéologue Sullustéen allait et venait entre la kitchenette et la pièce principale marmonnant, dans ses bajoues flétries d’un rose écœurant, les sempiternels mêmes mots issus d’une langue inconnue. Le mécano jeta un coup d’œil à son holo-montre. Il fronça les sourcils en constatant que la soirée était déjà bien avancée, la nuit n’allait pas tarder à tomber et il se voyait mal arpenter les rues de Junction Point à une telle heure. Il devait vraiment faire avancer la conversation mais TienVogh restait en boucle.
— Ni sih ypeels lessev, eht Tseirphcra smaerd tuotba sih gninekawa. Taht si ton daed hcihw nac lanrete eil dna hguorht seirutnec nac ied neve eht htaed.
— Je ne comprends pas un traitre mot de ce vous me baragouinez depuis dix minutes. l’interrompit finalement Brett. Vous deviez me parler de l’Archiprêtre ?
— Hein ? fit TienVogh comme si il venait de se souvenir soudainement de la présence de son invité.
— Vous deviez me parler de l’Archiprêtre ? répéta Brett, partagé entre agacement et désarroi.
— Mais c’est ce que je fais, mon p’tit gars ! s’emporta le Sullustéen en s’asseyant face à Brett avant de reprendre d’un ton professoral. Il s’agit d’une retranscription en Welsh, un antique dialecte rakata que peu connaisse. Le texte original est beaucoup plus vieux. En Basic, cela donne : « Dans son vaisseau endormi, l’Archiprêtre rêve de son réveil. Celui qui s’endort dans l’éternité ne connait pas la mort. »
— Ok… Mais cela ne me dit pas pourquoi on doit se méfier des Adeptes ou la connexion avec Yoabesin.
— J’y viens, j’y viens. Ce fut Fatghn, un ancien de mes confrères paléo-archéologue, qui m’enseigna ces mots il y a longtemps. Lui, moi et quelques autres faisions partis d’un cercle assez restreint d’amateurs d’occulte. Nous pensions qu’il s’agissait là d’une science trop souvent méprisée alors que son étude pouvait nous ouvrir de nouvelles perspectives sur l’histoire antique de la Galaxie. Granax nous rejoignit lors de son arrivée sur Taris. Il ne resta pas longtemps. Il préféra prendre ses distances. Je fus le seul de notre petit groupe à garder contact avec lui.
— Pourquoi vous a-t-il quitté ?
— Nombre des idées de Fatghn le dérangeait. hésita TienVogh avant de continuer en voyant l’intense curiosité qui illuminait le regard du jeune mécanicien. Fatghn était un drôle de petit bonhomme. Pas plus haut que trois meilooruns mais doté d’un fort caractère. Et d’une érudition sans commune mesure. Il possédait de vastes connaissances ésotériques. Cependant, à l’inverse de nous, il se prétendait être un initié. Un adepte. Il croyait fermement en la réalité de l’Archiprêtre et son culte. Sur la fin, c’était carrément devenu une obsession. Puis il est parti pour Tatooine et je n’ai plus jamais entendu parler de lui.
— Qui est l’Archiprêtre ?
— La légende de l’Archiprêtre est une obscure et très vieille légende. Les versions diffèrent selon les secteurs de la galaxie. D’aucuns prétendent que la légende remonte des éons avant les Célestes eux-mêmes. Une légende abjecte évoquant des pratiques impies que les Siths n’osèrent jamais approcher et l’existence d’une planète maudite hantée par une entité…

TienVogh enchaina avec une histoire improbable de créature du Côté Obscur plus vieille que le temps, bannie dans son vaisseau d’os, hantant l’univers depuis. Brett n’écoutait plus les élucubrations de TienVogh ; il avait désormais acquis la certitude que le Sullustéen était complètement fou. Les divagations de l’archéologue sur les Adeptes, sur l’Archiprêtre, les rakghouls et la disparition de Granax l’épuisaient mentalement. Brett ne souhaitait plus qu’une chose, rentrer chez lui et dormir. Il lui fallait trouver maintenant un bon prétexte pour prendre congés. Il avait assez perdu de temps comme ça, TienVogh ne lui avait été d’aucune aide pour retrouver la trace de Yoabesin. Brett laissa dériver son esprit. La pièce sentait fort. Une odeur de colle fraiche émergea par-dessus le malstrom de senteurs nauséabondes. Brett scruta la pièce avec attention. Il remarqua alors que ce qu’il prenait pour une tapisserie se révélait être des centaines et des centaines de petits dessins faits au charbon, collés à la hâte, se chevauchant, se superposant en des dizaines de couches d’épaisseur. Brett se leva pour regarder de plus près. Les dessins se répétaient inlassablement : des silhouettes aux membres désarticulés, vêtus d’oripeaux. Tout à coup, Brett sentit quelque chose sur son épaule. Il tourna vivement sur lui-même pour découvrir TienVogh qui le dévisageait avec inquiétude.
— Ben mon gars. Qu’est-ce qui t’arrive ?
— Euh… ne put dire Brett désorienté et surpris de l’être.
— Tu t’es mis à inspecter minutieusement mes murs sans aucunes raisons apparentes. C’était bizarre.

Brett ne releva pas et retourna s’assoir, vaguement nauséeux.
Un extraordinaire vacarme leur parvint de l’extérieur. Des cris de panique suivis de bruits de tôles fracassées couvrirent les dernières phrases du Sullustéen. Brett se redressa sur sa chaise la faisant tomber à la renverse, nouvel élément du bazar figurant l’appartement de l’archéologue. Il se précipita vers la porte malgré les protestations de TienVogh. Il l’ouvrit. La rue était déserte comme soudainement laissé à l’abandon. Au loin, il entendait les échos d’une émeute, presque une bataille rangée. Un grognement sourd, le hurlement d’une bête, résonna dans l’air fétide et frais de la nuit. Du coin de l’œil, il surprit un mouvement sur sa gauche. Une silhouette vaguement humaine disparut dans un recoin sombre d’une ruelle. Derrière lui, TienVogh le suppliait de rentrer se mettre à l’abri. Brett n’en avait pas l’intention, il voulait comprendre. Fébrilement, il sortit son databloc qu’il lui échappa des mains quand il s’aperçut de la présence de nouvelles silhouettes au bout de la rue. Elles s’avançaient. Au bout de quelques secondes, Brett put mieux les distinguer dans la pénombre ; deux Fonceurs arborant fièrement le sigle de l’Archiprêtre. Les Adeptes furent bientôt rejoints par trois nouvelles silhouettes portant le même blason. Puis encore deux autres. Et quatre autres. Bret resta interdit à les regarder s’approcher lentement. La main vigoureuse de TienVogh le tira en arrière.
— Tu vois ? S’en méfier. souffla le Sullustéen en poussant le canapé contre la porte.

*****


Le Haut-Capitaine Tharwara se tenait fièrement sur un petit talus. Face à lui, la Commissaire Valerian et la Lieutenant Erdon percevaient que l’attitude arrogante du haut fonctionnaire trahissant une profonde anxiété. Il revenait de la Villa Cimides et cela s’était visiblement pas bien passé. De plus, des rapports n’arrêtaient pas d’affluer de tout Taris évoquant des émeutes, une multiplication des agressions et de nouvelles – et nombreuses – disparitions. La planète devenait folle.
Valerian fixait le sol, bercée par l’herbe ondulant sous une faible brise nocturne. Elle ne l’écoutait plus depuis un petit moment n’attendant que le retour de Lowbacca. La Commissaire releva la tête quand Tharwara se tut soudainement.

Le Haut-Capitaine regardait, hébété, une grande tâche brunâtre grandissant sur son torse. Avec un hoquet de douleur étranglé dans un gargouillis de sang, il vit quatre immenses griffes acérées, couvertes de boue, transperçant son abdomen. Erdon hurla. Valerian recula, dégainant dans le même mouvement son pistolaser. Puis dans un horrible bruit de chair déchiquetée, Tharwara éclata en deux sous la poussée des immondes griffes.

******************


Chapitre suivant
Modifié en dernier par Tenebrae le Lun 19 Juin 2017 - 22:22, modifié 3 fois.
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Messagepar Zèd-3 Èt » Dim 30 Avr 2017 - 18:43   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (12/20)

Yeah ! L'Empereur Tenebrae est vraiment de retour aux affaires ! 8)
Bon, par contre, je lirai plus tard, là je suis en pleine révision...
Quand un ouvrier a travaillé dix-huit heures, quand un peuple a travaillé dix-huit siècles et qu'ils ont, l'un et l'autre, reçu leur paiement, allez donc essayer d'arracher à cet ouvrier son salaire et à ce peuple sa République !
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Messagepar TienVogh » Lun 01 Mai 2017 - 0:06   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (12/20)

Tenebrae a écrit:Comme annoncé sur le sujet Dans les Ombres Bonus, je suis de retour.
Bien qu'en retard sur mon planning (pour cause d'urgence bébé, c'est que cela nous impose leur rythme ces petites choses trop meugnonnes :cute: ), voilà - enfin dirons les irréductibles qui me suivent encore :wink: - la suite de cette FF.

Chapitre 12 lu (après relecture du Ch 11 pour me remettre dans le bain :D ).

Comme on s'y attendait, les rakghouls ont fait un beau massacre dans le commissariat, on a une victime de plus avec le haut-capitaine Tharwara et la commissaire Valerian et sa collègue se retrouvent en bien mauvaise posture. Lowbacca arrivera-t-il à les rejoindre à temps ?

Pendant ce temps, Brett apprend de mon homonyme sullustéen quelque peu excentrique des choses dont l'importance lui échappe pour le moment mais qui seront certainement cruciales pour la suite. L'archéologue amateur de vapodouches semble en connaître long sur Karness Muur et Celeste Morne, l'Archiprêtre et ses adeptes et même une planète maudite (qui ne s'appellerait pas Carcosa par hasard ?).

Je me demande si le clodo qui parle gallois :lol: et commande aux rakghouls et aux adeptes ne serait pas ce Fatghn que connait TienVogh et si le mystérieux invité du Chiss ne serait pas Yoabesin Granax... :siffle:

Plus qu'à attendre la suite, en espérant que ce soit moins long cette fois. :wink:
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Messagepar Tenebrae » Lun 01 Mai 2017 - 8:16   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (12/20)

Zèd-3 Èt a écrit:Tenebrae est vraiment de retour aux affaires !

:lol:
Zèd-3 Èt a écrit:Bon, par contre, je lirai plus tard, là je suis en pleine révision...

Bien évidemment, les études avant toutes choses! :wink:

TienVogh a écrit:Chapitre 12 lu (après relecture du Ch 11 pour me remettre dans le bain :D ).

:lol: :transpire:
J'ai hésité à mettre une espèce de résumé. Je verrais.
TienVogh a écrit:Lowbacca arrivera-t-il à les rejoindre à temps ?

Pour le découvir, faudra attendre le chapitre 13; le prochain sera entièrement (ou presque) dédié à Almine et ses compagnons.

TienVogh a écrit:et même une planète maudite (qui ne s'appellerait pas Carcosa par hasard ?)

:siffle:

TienVogh a écrit:et si le mystérieux invité du Chiss ne serait pas Yoabesin Granax... :siffle:

La révélation de l'identité de ce personnage viendra plus tard... :diable:

TienVogh a écrit:Plus qu'à attendre la suite, en espérant que ce soit moins long cette fois. :wink:

Si ma fille me laisse un peu de temps, c'est pour la semaine prochaine (en même temps, je suis en retard pour Qu'est-il arrivé au Seigneur Sombre? dont je n'ai pas faire les révisions ce W.E comme prévu pour cause de bébé qui ne veut pas dormir... :transpire: )
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Messagepar Zèd-3 Èt » Lun 01 Mai 2017 - 16:07   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (12/20)

Ayé, révisions finies, cour de russe (je sais, c'est un jour férié et j'ai quand même cours...) expédié, et chapitre lu.

Boudiou de boudiou, j'avais oublié à quel point tu écrivais bien ! Ah, ça fait du bien !
J'ai beaucoup aimé que le premier passage avec TienVogh soit aussi déconstruit que ses pensées, avec toutes ces virgules. C'était voulu ?

Bref, j'ai apprécié, vivement la suite !
Et je dois avouer qu'un résumé aurait été apprécié... mais c'est pas grave.

Quelques fautes relevées en passant :
Le Jedi Wookie n’écoutait le rapport qu’une oreille discrète --› que d'une oreille distraite
Cela n’empêchait pas le jeune homme de commencer [...] à regretter d’avoir solliciter TienVogh --› Il y a juste trop de verbes, même moi je m'y perd. D'ailleurs, je m'y perd tellement que j'ai un doute sur "solliciter" : infinitif ou participe ?
là ou pullulaient les pauvres victimes --› où
Essayes un peu de suivre --› essaye
Avec bonus surprise une torture continuelle --› virgules ou demi-cadratins autour de "bonus surprise"
un immonde œil jaune informe --› Si c'est un œil, comment peut-il être informe ?
sans jamais subir la moindre rétribution --› J'imagine que tu voulais dire représaille ?

Bonne continuation !
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Messagepar L2-D2 » Mar 02 Mai 2017 - 10:50   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (12/20)

Chapitre 12 lu !

Bon, cela a été un peu compliqué de se replonger dans le récit mais, finalement, on s'y refait très vite. Et puis, comme c'est bien écrit, ça ne pose finalement pas de problèmes !

Comme TienVogh, je pense que Yoabesin est l'interlocuteur du Chiss, et effectievemnt, l'archéologue mentionné par TienVogh (le personnage, cette fois-ci !) pourrait fort bien être la tête pensante des Adeptes ! Et finalement, la partie la plus intéressante est presque l'assaut de Lowbacca et des forces spéciales sur un commissariat laissé à l'abandon... je dis presque car, au détour de quelques phrases, on en apprend pas mal sur Céleste Morne, la Talisman de Muur et l'Oubliette de Dreypa (n'en jetez plus, on est en plein Vector) !

En tout cas, je suis très impatient de lire la suite ! Et dans l'attente, je vais peut-être relire le Chapitre 11, j'aurai sans doute moins de difficulté à (re)découvrir les personnages après ! :D
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Messagepar Tenebrae » Ven 05 Mai 2017 - 12:17   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (12/20)

Merci à L2 et à Zèd-3 Èt pour la lecture et les commentaires.

Zèd-3 Èt a écrit:Boudiou de boudiou, j'avais oublié à quel point tu écrivais bien ! Ah, ça fait du bien !

:oops:
Zèd-3 Èt a écrit:Et je dois avouer qu'un résumé aurait été apprécié...
L2-D2 a écrit:Bon, cela a été un peu compliqué de se replonger dans le récit

Du coup, j'ai rajouté un résumé. Comme ça si d'autres sont perdus (et on peut les comprendre^^ :transpire:)

Merci à Zed pour les fautes, j'ai corrigé aussi. Sauf:
Zèd-3 Èt a écrit:un immonde œil jaune informe --› Si c'est un œil, comment peut-il être informe ?

La formule est voulue ainsi. Le point central est informe mais il évoque pourtant un œil. Le paradoxe de l'expression est censé créer un déséquilibre et une sensation d'étrangeté (et donc de malaise) chez les personnages.

L2-D2 a écrit:Comme TienVogh, je pense que Yoabesin est l'interlocuteur du Chiss, et effectievemnt, l'archéologue mentionné par TienVogh (le personnage, cette fois-ci !) pourrait fort bien être la tête pensante des Adeptes !

Les explications vont venir...

L2-D2 a écrit:n'en jetez plus, on est en plein Vector

Et il y en aura encore un peu dans les prochains chapitres :)
En depit d'une qulité pas forcément aurendez-vous, j'ai plutot accrocher à cette histoire (surtout la partie KOTOR en fait, beaucoup moins la conclusion dans Legacy mais comme je n'ai pas du tout aimé Legacy dans son ensemble - j'ai vraiment du mal avec Duuserma, et Ostrander est surcôté à mon humble avis - cela doit jouer...)

L2-D2 a écrit:En tout cas, je suis très impatient de lire la suite !

Je devrais pouvoir vous la fournir pendant ce long week-end. Mais bon j'ai fait assez de promesse de gascon :D

Bon je vous laisse, je dois me remettre aux corrections de Qu'est-ce qui est arrivé au Seigneur Sombre? et j'ai des biberons à donner :wink:
Elle riait comme quelqu'un qui avait sérieusement réfléchi à la vie et qui avait compris la blague. Neil Gaiman (Neverwhere)
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Messagepar Tenebrae » Lun 19 Juin 2017 - 22:21   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (13/20)

Bonsoir à toutes et à tous!

Après de nombreux remaniements et pour cause de bébé souffrant des fortes chaleurs de ces dernières semaines, je suis enfin en mesure de vous proposer la suite des aventures d'Almine au pays des Rakghouls.

Ce chapitre a été compliqué à écrire car initialement, il était bien plus long. Trop dense et particulièrement indigeste. J'ai du élaguer sévèrement avant de m'apercevoir que l'ensemble perdait en cohérence. Et donc, il m'a fallu reprendre certains passages en entier en jonglant - par ordre de priorité - avec ma fille, mon épouse, mon taf et les trop (nombreux) trucs que j’écris en parallèle. Autant dire que j'ai un poil galéré. :transpire:

J'ai aussi éprouvé énormément de mal à lui apporter une conclusion satisfaisante. La fin du chapitre que vous avez lire me parait être le plus réussie de toutes celles que j'ai pu élaboré. J'en suis même assez content. A vous de me dire !^^

Mais avant toute choses, je voulais rebondir sur une question de Zèd-3 Èt à laquelle je n'avais pas répondu:
Zèd-3 Èt a écrit:J'ai beaucoup aimé que le premier passage avec TienVogh soit aussi déconstruit que ses pensées, avec toutes ces virgules. C'était voulu ?

Déjà, merci :jap: . Et oui, c'était voulu. J'ai longtemps été peu certain d'avoir réussi; j'avais plus l'impression d'avoir rendu ce passage illisible... :neutre:

Je vous souhaite une bonne lecture.
Ah, si il y a besoin que je mette un résumé (au vu des délais entre chaque chapitre) n'hésitez pas à me le signaler dans les commentaires. :wink:

Donc enjoy! :)

Sommaire ; Chapitre précédent

Chapitre 13


La cachette de Djarik, l’une des nombreuses que le caïd Hutt possédait dans ce secteur de Taris, se situait à l’arrière-cour d’un entrepôt. Le bâtiment se trouvait dans une enfilade d’entrepôts identiques; des rectangles anonymes dans leur marron terreux uniforme, dotés de grandes portes d’un gris triste qui donnaient sur une large avenue de permabéton granuleux, d’un blanc terne sous un noir de pollution. L’endroit résonnait de silence. Sur les murs, un étrange dessin se répétait encore et encore. Un hypnotique symbole jaune, dérangeant dans sa simplicité, qui se répandait sur les bâtisses comme une lèpre repoussante. Le ciel était un horizon de métal, d’antennes et de tuyaux, sur lequel reposait la Haute-Ville ; des trous béants dans cette carapace laissaient apparaitre l’atmosphère de Taris. De ses puits gigantesques, ceux de la Basse-Ville constataient que la nuit tombait noire et sans étoiles sur la planète. Une nuit que les lueurs artificielles des grands immeubles clinquants de ceux d’en-haut n’arrivaient pas à en dissiper les profondes ténèbres.

Les membres survivants de l’assaut brutal des droïdes commandos du Consortium de Zann arrivèrent dans la cachette sous l’œil hagard des gardiens. La petite troupe, d’ordinaire occupée à surveiller la distillerie clandestine qui se trouvait derrière la façade d’une entreprise de distribution de pièces détachées, semblait dépassée par les événements qui venaient secouer leur tranquillité. Le patron, un homme adipeux au regard vaporeux, avait vu débarquer Almine et ses compagnons sans rien demander de la situation, se contentant de virer les quelques employés encore au travail. Son secrétaire, un Gran rachitique qui gérait en sous-main pour le compte de Djarik la société et la distillerie, prit le relais. Constamment collé à son comlink – probablement en communication avec le parrain Hutt – il les mena au local à l’arrière où les attendait un droïde protocolaire. Le revêtement du robot – patchwork de cyan, d’ocre et d’anthracite – trahissait ses origines douteuses. Le droïde, malicieusement dénommé Puzzle, allait s’occuper d’eux jusqu’aux nouvelles consignes de Djarik.
Aucun des camarades d’Almine, la tête encore dans les combats et les échos des morts, ne le notèrent. Les gardes de la distillerie, abrutis et incompétents, ne le remarquèrent pas. Encore moins les employés fatigués, trop pressés de rentrer auprès des leurs.
La marque jaune qui, jusqu’à présent, épargnait les murs de l’entrepôt, était apparue en de grandes coulées écœurantes.

*


Puzzle, marchant comme marchaient les vieux automates, en cette caricature rigide de déambulation bipède, sortit de l’espace qui servait de cuisine. Il portait à bout de ses bras mécaniques, appendices tubulaires bariolés se finissant par deux contrefaçons malhabiles de mains humanoïdes, un plateau de boissons chaudes. Il posa tout à tour ses lentilles oculaires sur chacun des êtres de chair qui peuplaient désormais le bâtiment. Une puce électronique dans son cerveau positronique se mit en route en les observant. Il n’enviait pas ces créatures charnelles ; leurs conditions étaient atroces tant leur existences se révélaient vaines et absurdes – sans issues – perdus dans l’infinité du temps et de l’espace possédant comme unique perspective – certaine et avérée – leur propre fin. Un nouveau processeur s’enclencha lorsque l’image de l’agrégat de chair n° 3 – l’un des plus jeunes physiquement analysa un autre de ses microcircuits – vint stimuler ses processus visuels. Une pensée naquit au sein des filaments semi-conducteurs qui parcouraient le calculateur figurant son cortex informatique sous la forme d’une interminable ligne de code : face à l’horreur de leur situation, la seule chose raisonnable était de leur tendre la main.

Almine se sentait vide. Il restait prostré dans un coin de la cache de Djarik. Cela faisait une heure qu’il n’avait plus prononcé un mot. Il tremblait, sans pouvoir se contenir, de froid et de chagrin. L’image de Minet succombant lors de l’assaut le hantait. L’odeur de la chair carbonisée restait encore dans ses narines. Le bruit immonde de son corps s’effondrant résonnait toujours dans son esprit. Parfois, le jeune contrebandier se mettait à trembler de colère quand la tristesse ne coulait pas sur ses joues en larmes acides. Il se sentait vide. Perdre des amis ou des collègues, dans des circonstances violentes, faisaient parti du travail qu’Almine avait choisi. Un risque potentiel, une composante essentielle, du métier. Surtout sur un monde aussi peu civilisé que Taris ; peu importait les atours grandiloquents – clinquants – de la Haute-Ville, Taris, en son cœur, n’était plus un monde civilisé mais un nid de gundarks prêts à s’entredévorer. Le jeune passeur le savait, il l’avait déjà vécu. Cela faisait parti du jeu prétendait-on. Halard lui-même y jouait. Et il venait de perdre. Pour Almine, le jeu n’en était désormais plus un. Il ne l’avait jamais été en réalité. Le contrebandier se sentait vide.
Puzzle s’approcha de lui. Almine releva la tête. Cela faisait la troisième fois que la machine venait lui proposer une tasse de caf. Le contrebandier la refusait mais le robot ne cessait de revenir. Devant l’insistance du droïde, Almine céda finalement cette fois-ci. Sans un remerciement, sans même l’ébauche d’un son, il prit la tasse fumante. Le droïde protocolaire ne bougea pas attendant visiblement quelque chose. Le jeune homme, un peu agacé, le regarda de travers. Les optiques du robot clignotèrent, son vocodeur crachota.
— Caf pas bu, caf foutu.
— Hein ? bredouilla Almine, étonné.
— Caf pas bu, caf foutu. répéta Puzzle. Buvez ; cela vous fera du bien, j’en suis certain.
— T’en sais quoi de ce qui me fera du bien ou pas ! cracha Almine.
— L’un de mes précédents propriétaires – un psychiatre Xexos qui m’utilisait comme hôte d’accueil de son cabinet – m’a doté d’un module d’empathie. répondit Puzzle d’un ton neutre. Il avait une clientèle humaine donc, sauf votre respect, j’ai une petite idée de ce vous traversez et de ce que vous avez besoin. Pour aller un peu mieux tout du moins.
— Vraiment ? ragea Almine avec morgue.
— Sans vouloir vous offenser, oui. Buvez donc et vous verrez. Cela vous fera du bien ; déjà cela vous réchauffera un peu. Et c’est toujours ça de pris.

Almine souffla. Il comprit qu’il n’arriverait pas à gagner contre le droïde. A contrecœur, il porta la tasse à sa bouche.
— Caf bouillu, caf foutu… grimaça le contrebandier en avalant une gorgée de la boisson chaude.
— Oh, désolé. Mon module culinaire est défectueux depuis quelques années. s’excusa Puzzle.
— Sacrément défectueux pour foirer une tasse de caf !
— Les gens d’ici ne s’en sont jamais plaints.

Almine se garda de tout commentaires se contentant de continuer à boire son caf, amer et brûlant, infect et étonnamment réconfortant. La chaleur qui se diffusait d’abord dans sa gorge serrée puis jusqu’à son estomac noué lui apporta du plaisir. Il cessa de trembler. Un temps. Il savoura ces quelques secondes de bien-être. Il s’en garda bien de l’avouer à Puzzle. Le droïde resta silencieux, debout devant Almine attendant patiemment que le jeune homme ait fini de boire, ses lentilles oculaires clignotants frénétiquement. Probablement un autre module défectueux pensa le jeune contrebandier. Almine avala une nouvelle gorgée, le liquide coula dans sa bouche procurant une autre sensation d’apaisement. Le contrebandier se mit à scruter autour de lui.

Du regard, il chercha les Jumelles. Il finit par trouver Tazz qui se tenait, alerte, prés de la porte d’entrée jouant avec son fusil blaster. Son visage était fermé. Des cernes violacés se dessinaient maintenant sous ses yeux rougis. Sa mâchoire serrée tressaillait de temps à autre. Sous son armure, porteuse des stigmates des récents combats, tout son corps, fin et musclé comme celui d’un félin, trahissait l’intense tension qui l’habitait. Almine savait que l’ancienne de la Corsec sentait qu’il l’observait mais elle préférait l’ignorer ; elle fuyait son regard. Il détourna aussi son regard au bout d’un moment, la laissant à son deuil. Ou à sa colère. Ce qui revenait au même. Jazz, portant toujours son casque de combat, se situait quant à elle à l’opposé de la pièce. Immobile, telle une statue gardienne, elle surveillait la pièce. Un moment, Almine sentit que le regard de la Jumelle à la haute silhouette imposante se posa sur lui. À cause de la visière teintée, il ne put dire ce que signifia ce long regard. Il baissa les yeux, gêné préférant se concentrer sur Buu.

Ce dernier faisait les cents pas au centre de la pièce. Son long catogan en bataille fouettait l’air au rythme de sa nervosité. L’Arkanien n’arrivait pas à se calmer. La rage le consumait, il marmonnait sans cesse refaisant le fil des événements, pointant les moments où il aurait pu agir différemment. Sa main se crispait sur la garde de sa vibrolame lorsqu’il se rendait compte de la futilité de ce genre de pensées. Rien ne pouvait être changé. Rien n’aurait pu changer ce qui s’était produit. Alors ses yeux blancs brillaient de colère avant de s’illuminer de culpabilité en de longues trainées salées coulant sur ses joues livides glissant en un sentiment amer d’impuissance au contact des lèvres.

Almine porta son attention sur le couple étrange qui discutait à quelques mètres de la fière mercenaire, assis sur un canapé mité. Illiam, le Quarren qui s’était porté à leurs secours dans le hangar du parrain Hutt, conversait avec le secrétaire Gran dont Almine avait déjà oublié le nom. De là où il se trouvait, Almine ne percevait que des bribes de leur conversation. Ils parlaient, évidemment, de l’attaque. Illiam, qui n’arrêtait pas de toucher le pansement sanguinolent qu’il portait au menton, demandait des nouvelles de Djarik. Almine apprit, en tendant vaguement l’oreille, que leur parton s’était réfugié avec ses YVH chez sa tante Cordulla, dans une des stations orbitales de Taris, battant le rappel de ses troupes bien décidé à ne pas laisser l’assaut impuni. Almine leva les yeux au ciel, le cycle de violence qui semblait avoir pris possession de sa vie n’en finissait pas. Il se désintéressa de la conversation. Du coin de l’œil, Almine observa Équarrisseur, le droïde assassin et garde du corps du pirate, qui se tenait à bonne distance de son maitre ; ses senseurs se braquaient successivement sur tous les points d’accès de la cachette. Durant quelques secondes, les optiques du robot se posèrent sur Almine. Le contrebandier frissonna tandis qu’il se sentait analysé, sondé, par le droïde. Équarrisseur reprit sa surveillance ; Almine soupira de soulagement reprenant une lampée du caf bouilli de Puzzle. Le liquide qui demeurait infâme en bouche se révélait être la seule chose satisfaisante dans cet endroit.
Avec frustration, Almine constata que sa tasse était maintenant désespérément vide. Le droïde de protocole tendit sa main de fer dans un crissement de rouages grippés. Almine lui rendit sa tasse.
— Un autre caf ? demanda le robot.
— Oui, pourquoi pas. fit le jeune homme en haussant faiblement les épaules dans une vaine tentative de paraître détaché.
— Je vous l’avais dit que cela vous ferait du bien.
— Essayes quand même de ne pas le louper cette fois.
— J’essayerai.
— Fais le bien ou ne le fais pas ! asséna Almine regrettant aussitôt la sécheresse de ses mots.

Puzzle ne bougea pas. Almine et lui se regardèrent ainsi pendant de longues secondes gênantes, surtout pour le passeur.
— Ben t’attends quoi ? finit par demander le contrebandier.
— La vie commence par la plus belle des réussites avant de devenir une succession d’échecs qui se termine par une ultime réussite : celle d’avoir vécu.
— Pardon ? s’étrangla Almine.
— Des morts, il ne restera que le souvenir de leur existence. Honorez plutôt leur vie que de pleurer leur disparition. continua, imperturbable, Puzzle.
— Tu te fous de moi, tas de ferrailles !
— Non. La moquerie n’est pas codée dans mes circuits
— C’est ton processeur d’empathie qui parle alors ! Un programme informatique, de vulgaires lignes de codes ! s’emporta Almine.
— Evidemment. Que voulez-vous que ce soit d’autre ? Mais cela ne veut pas dire que ce que je dis est faux pour autant. répliqua le robot avant de lâcher, laissant Almine méditer sur ses paroles. Bon, je vais vous chercher votre caf.

Almine n’en eut pas le temps. Un bruissement d’agitation traversa les gardes. Jazz abandonna sa posture de sculpture veilleuse. Sa jumelle et Équarrisseur se positionnèrent simultanément de part et d’autre de la porte principale, armes prêtes à faire feu. Buu rejoignit le contrebandier ; ils échangèrent un regard où se mélangeaient inquiétude et incrédulité. L’un des gardes s’approcha du secrétaire Gran. Ce dernier murmura quelque chose dans son comlink avant de se ruer vers la porte d’entrée. Illiam se tourna vers successivement Almine et Buu.
— La sentinelle a repéré du mouvement. Il s’agirait de Sark et Marn. déclara le pirate.

Dehors, retentit le bruit d’un landspeeder au moteur souffreteux qui se mettait à l’arrêt. Le véhicule se posa dans un fracas de tôle puis résonnèrent des bruits de bottes – les gardes de Djarik qui se précipitaient. Almine sentit une certaine tension lui nouer les intestins. L’appréhension se lisait aussi sur le visage de l’Arkanien.
Moins d’une minute plus tard, précédé par le Gran, Sark – les traits tirés et une vilaine blessure à la jambe – pénétra dans la cachette soutenu par le cambrioleur Snivvien. Marn jeta des regards affolés sur l’assistance avant de sourire en voyant les visages amicaux bien que tendus et éreintés d’Almine et de Buu. Il sembla même ravi de voir les Jumelles.
— Et Halard ? demanda, en connaissant la réponse, le Nikto dans un râle de douleur.
— Il n’a pas survécu. répondit, sobrement, Buu.
— Et Blake ? intervint Illiam.
— Pas de nouvelles. finit par répondre Sark.
— Bonne nouvelle. le coupa Jazz, mauvaise.

Tout le monde fit mine ne pas avoir entendu la réplique cinglante de la garde du corps sauf peut-être sa sœur qui se contenta d’afficher un large sourire en coin indéchiffrable. Illiam et le Gran récupérèrent Sark tandis un petit groupe se formait autour de Marn, le pressant de questions.
Quelques minutes plus tard, Puzzle revint avec une nouvelle tasse de son caf ignoble. Le contrebandier la récupéra et la porta à sa bouche mécaniquement. Distraitement, le jeune contrebandier écouta Marn. Le Snivvien raconta l’assaut brutal, la mort de Roxas et de Faulace, la fuite du caïd Hutt protégé par ces YVH, leur propre fuite et leur séparation d’avec le mercenaire Blake – dont le sort ne semblait intéresser personne.
Almine releva la tête et accorda plus d’attention au récit de Marn quand le voleur commença à évoquer les événements qui suivirent. Le Snivvien parla d’étranges créatures qui les poursuivirent alors qu’ils venaient à peine de s’échapper et que le QG disparaissait dans une gerbe de feu.
Almine frissonna – et constata avec effroi que tous paraissaient partager la même angoisse qui l’étreignait – à l’évocation de ces manières d’animaux sauvages, grotesques caricatures humanoïdes, difformes sous une peau caoutchouteuse brune et grise ; qui surgissaient des entrailles de la terre, charriant d’horribles odeurs de chair en putréfaction. Marn se tétanisa lorsqu’il décrivit leurs griffes longues et acérés, leurs gueules monstrueuses où luisaient des crocs recouverts de bave et de sang.
— La peur de ma vie ! Je vous jure. disait le cambrioleur. Heureusement que Sark a de sacrés bons reflexes, il m’a sauvé. Une des créatures a réussi à le griffer. Finalement, on a sauté dans un speeder qui était garé là et…

La conversation continua ainsi pendant de longues minutes. Almine se mit à somnoler. Le temps passa. Almine ne sut dire combien de temps. Un court instant, il ferma les yeux. Il les rouvrit aussitôt, le cœur battant la chamade, de grosses goutes de sueur coulait le long de son front. Essoufflé, il essaya de reprendre ses esprits. Le curieux rêve qui venait de le ramener en sursaut à la réalité s’évanouissait déjà dans les airs. Mettant cela sur le compte du surmenage, il n’essaya pas d’attraper les bulles de songe – une vision de cauchemar se souvenait-il confusément.
Pris d’une subite impulsion, Almine interpella le droïde qui venait de terminer de poser des pansements au bacta sur la jambe salement amochée de Sark.
— Hé Puzzle ! Je n’ai pas vu Jazz. Tu sais où elle est passée ?

Le droïde protocolaire marqua un temps d’arrêt, imperceptible pour l’humain qui lui avait posé la question, étonnamment long pour la créature artificielle. Puzzle mit quatre nanosecondes à mettre en face de la dénomination « Jazz » la bonne correspondance visuelle : Agrégat de viande n° 4, si semblable au numéro 5. Il lui fallut deux nanosecondes encore pour géolocaliser l’entité intitulée Jazz. Son module de communication avec les organiques prit le relais pour transmettre les informations obtenues de son unité de stockage mémoriel.
— Elle est montée prendre une douche à l’étage.

Laissant le droïde reprendre sa tache d’infirmier improvisé, Almine pensa à la Jumelle. Sans jamais avoir été proche d’elle ou même de sa sœur, il se sentait le besoin – quasiment impératif – de lui parler ; il ressentait confusément qu’elle pouvait le comprendre, ou tout du moins entendre ce qu’il avait à lui dire. Sur Halard. Sur la situation pourrie dans laquelle ils s’étaient tous consciemment jetés. Sur les événements étranges de la ruelle. Peut-être même parlerait-il de Yoabesin Granax.
Il se leva, résolu à rejoindre les étages. Il passa devant Owen, affalé sur un fauteuil à l’odeur rance. Amorphe, il regardait une console Holonet. Devant ses yeux embrumés, dû à la demi-douzaine bouteilles vides qui l’entouraient, défilaient des flashs d’informations évoquant de sporadiques et violentes émeutes, d’inquiétantes disparitions et des rumeurs de plus en plus insistantes à propos d’attaques de créatures sauvages.
— Qu’est-ce qu’il fout là lui ? fit Owen au passage d’Almine alors, qu’à travers les brumes alcoolisées de son esprit, il observait dehors.

Almine traça son chemin en ignorant la remarque. Ne prêtant aucune attention à la silhouette floue qui se dessinait par delà la fenêtre crasse, il se dirigea vers les étages.
Dehors, fixant le bâtiment, la silhouette immobile, le regard vide et inexpressif où rien de vivant ne paraissait transparaitre, fut rejoint d’autres silhouettes, glissant hors des ombres de la nuit, pareilles entre elles, anonymes et multiples.

**


— Pourquoi, par la Force, ai-je fait appel à vous, Limier ? s’apitoyait l’invité du Chiss, vestige d’homme chez qui tout transpirait la décrépitude. Vous n’avez servi à rien ! Pourquoi, par la Force, ai-je donc fait appel à vous ?
— Vous étiez désespéré, mon cher Granax. répondit, distraitement, le Chiss occupé à déballer le contenu d’un coffret que son droïde astromécano venait de lui apporter. Seuls ceux qui ont tout tenté viennent me chercher mais je ne les aide pas tous. Loin de là. Estimez-vous donc heureux.

Granax se renfrogna. Il resta un temps silencieux, observant d’un œil torve son hôte si arrogant. L’humanoïde à la peau indigo continuait son manège incompréhensible sans se préoccuper de lui. Le vieil ivrogne se sentit légèrement vexé puis il avisa que le robot serviteur du Chiss lui présentait un plateau. D’un geste soudain, Granax s’empara, sous un trille offusqué – ou surpris ? – du droïde, d’une des bouteilles ainsi offertes. Sans ambages, il la porta fiévreusement à sa bouche crasse entourée d’une barbe mal taillée, grossière. Le liquide argenté, délicatement poivré, empourpra ses joues. Le vieil homme sourit de satisfaction. Il entrevit son reflet, grogna et se lança dans une conversation animée avec lui. Le droïde sifflota de dépit et s’en retourna auprès de son maitre. L’unité astromech émit un long sifflement modulé. Le Chiss eut un rictus en entendant la question de son serviteur mécanique.
— Non, toi et moi avons déjà vu beaucoup plus étrange. lui répondit-il avant d’avouer en jetant un regard en arrière en direction de leur client. Il est vrai, cependant, que ce cas de schizophrénie induit par une sensibilité à la Force mérite qu’on s’y attarde… Plus tard.

Le droïde bipa son approbation puis s’en alla rejoindre son poste dans un coin de la pièce. Le Chiss sortit du coffre un petit objet, une boite pas plus grosse que sa main, aux contours anguleux, d’une matière mate et noire pulsant d’une lumière rougeoyante. Il l’ouvrit et contempla longtemps le contenu: une télécommande. Dehors, un silence funeste alternait avec des échos de plus en plus proches de soulèvements.
— Qu’est-ce que ceci ? demanda, d’une voix pâteuse, Granax qui avait cessé de se disputer.
— Ça ? fit le Chiss en dépliant une notice en filmplast jauni accompagnant l’appareil. Ça, c’est mon plan B.

Le droïde, de son coin, se lança soudainement dans une suite de bips effrénés.
— Ah, Djarik tente de me contacter. Peut-être que mon plan A est toujours en marche. fit le Chiss puis de rajouter, dans un murmure, en regardant la boite et son contenu. Et, de vous à moi, j’aimerais assez ne pas avoir à me servir de ça : je ne suis pas sur qu’elle soit d’humeur à nous aider.

***


L’eau, chaude presque brûlante, s’écoulait sur ses épaules noueuses en de fins filets qui cheminaient jusqu’au bas de son dos. Elle glissait au creux des muscles tendus, dévalait la crête d’anciennes cicatrices et de récentes meurtrissures. De sa longue chevelure de jais, située directement sous le jet de la douche, coulaient de grosses gouttes qui finissaient dans le siphon, mêlés au sel qui tombaient de ses yeux.

Depuis leur enfance dans les quartiers humains de Drall jusqu’aux années sombres de service au sein de la Corsec, Jazz et sa sœur jumelle avaient pris l’habitude de prendre une douche après une mission particulièrement éprouvante, physiquement ou moralement. L’eau chaude avait un effet apaisant sur leurs corps tendus. Surtout pour Jazz qui affectionnait mettre ce dernier à rude épreuve. Au fil des ans, sous l’impulsion d’un père militaire obsédé par la performance physique, elle s’était forgé un corps d’athlète, de guerrière comme elle aimait le dire. A l’inverse de sa jumelle – qui avait plutôt pris du coté de leur mère, ancienne espionne de la Rébellion – Jazz préférait la force brute. Avec une fierté féroce et amusée, elle se souvenait des regards stupéfaits des hommes de la Sécurité Corellienne qu’elle mettait au tapis – sans ménagement et souvent avec des bleus persistants – lors des sessions d’entrainement au combat au corps à corps. Son professeur – un vénérable Selonien, vétéran de la première Insurrection Corellienne – disait d’elle qu’elle pouvait tenir tête à un maitre du Teräs Käsi. Elle n’y avait jamais vraiment accordé d’importance autre que celle d’une petite fierté personnelle. Puis elle devint soldat de fortune en découvrant que sa carrière à la Sécurité Corellienne ne lui apportait plus de satisfaction et d’excitation. Son existence de mercenaire l’amena à se confronter à bien des adversaires pour qui l’art noble du combat n’était que de vaines paroles, qui ne comprenaient que le langage chaotique de la violence pure. Jazz excellait dans ce domaine ; chaque jour, elle prenait une nouvelle dose d’adrénaline. Chaque jour, elle se perfectionnait, apprenait de nouvelles techniques, affrontait de nouveaux défis, découvrait de nouvelles armes. Elle s’accomplissait dans ce métier bien loin des aspirations idéalistes – presque naïves – de sa jeunesse. Parce qu’elle savait une chose: l’univers était brutal, brutal d’indifférence.

Elle l’avait appris bien avant les désillusions de la CorSec, bien avant les affrontements sanglants de l’Invasion Vong, bien avant les bagarres dans les rues de Mastigophorous. La galaxie avançait indifférente autant aux petites mesquineries qu’aux grands chamboulements de l’Histoire ; elle demeurait insensible aux guerres ou aux révolutions, aux peines de cœur ou aux corrections prises par une petite fille qui se sculpta un corps susceptible de rendre les coups d’un père intransigeant.
Mais ce soir, elle sentait fragile. Atteinte au plus profond d’elle. La mort de Halard, aussi terrible qu’elle pouvait être, ne l’avait pas touchée autant. Cependant, le récit de Marn, avait remué une peur, jusque là inconnue, dans ses entrailles. Il y avait ce rêve – terrifiant – qu’elle avait eu en arrivant dans la planque et dont elle n’arrivait à se remémorer que de vagues effluves.
Sous l’effet de la douche réconfortante, en se concentrant, elle se souvenait d’évanescentes sensations dérangeantes, d’images floues pleines d’horreurs innommables. Soudain, elle sentit qu’on l’observait. Ses instincts de combattante prirent le relais.

Maintenant qu’il la voyait ainsi, Almine ne savait plus pourquoi il voulait la voir. Jazz se tenait devant lui, nue, presque démunie. Il éprouva de la gêne pourtant il restait là, hésitant entre fascination et embarras, à l’entrée de la salle de bains. Les questions qu’il avait envie de partager, les sentiments qu’il souhaitait échanger avec elle, se perdaient dans sa contemplation des courbes de la Jumelle malgré le malaise qui empourprait ses joues. Il baissa la tête, honteux, se sentait un peu idiot même. Au moment où il prit la décision de se retirer, un hurlement retentit dans la salle de bains. Il releva la tête juste à temps pour voir le poing rageur de Jazz. Pris par surprise, il recula sous l’impact du coup, tomba à la renverse. Se tenant son nez endolori, dans une position légèrement humiliante, il fixa la Jumelle qui se tenait, farouche, furieuse et ruisselante, au dessus de lui. Elle le toisa un instant puis s’en retourna dans la salle des bains.

Blessé dans son orgueil, Almine – toujours le cul par terre – resta interdit tandis que la porte de la salle de douche se refermait devant ses yeux. Une voix s’éleva derrière lui. Il sursauta. Il se redressa vivement pour se retrouver nez à nez avec Tazz. Il rougit de nouveau.
— Tu as tout vu ? bredouilla un Almine penaud.
— Oui. répondit la Jumelle de façon laconique.
— Karabast !
— Comme tu dis, karabast.
— C’est pas ce que tu crois ! Je ne la matais pas ! Enfin pas vraiment. s’embrouilla Almine s’embarquant dans une défense alambiquée. Pas au début en tout cas, je voulais lui parler et je me suis retrouvé…
— Je m’en fous. déclara Tazz coupant court aux atermoiements du contrebandier puis de continuer plus conciliante. Je ne t’en veux pas ; vu que nous sommes jumelles, c’est même flatteur dans un sens. Bizarre et absolument tordu certes mais flatteur.
— Ce n’a pas été très glorieux comme moment. fit Almine, affectant de ne pas avoir entendu, préférant botter en touche car il ne savait s’il pouvait dire à des jumelles qu’elles étaient quand même sacrément différentes.
— T’inquiètes pas, Blondin, elle l’oubliera. Elle n’est pas rancunière. Depuis que nous sommes enfants, elle a toujours été la plus impulsive des deux. Et puis elle t’apprécie.
— Là comme ça, cela me parait super super évident. répliqua Almine en se touchant le nez.
— T’en fais pas, elle est comme ça avec les gens qu’elle aime bien. Un héritage de notre père. répondit la jumelle en un murmure puis de rajouter sur un ton plus enjoué en pointant une petite cicatrice rosâtre qui courait le long de son menton. Ça, je l’ai eu le jour de mes dix-sept ans. Juste après qu’elle m’ait offert mon cadeau d’anniversaire.
— Famille de tarés ! intervint Jazz – les cheveux encore mouillés nouées à la hâte – de l’embrasure de la porte de la salle de bains, ayant revêtue son armure de la CorSec.

La musculeuse Jumelle passa en trombe entre sa sœur et Almine, blême n’osant parler ou ne serait-ce même simplement bouger. Statue de cire sculptée de honte, le jeune contrebandier aux cheveux d’or ne remarqua pas le clin d’œil complice échangé par les deux adelphes. Tornade furieuse, Jazz disparut derrière le coude du couloir menant aux escaliers. Alors que le bruit du claquement de ses bottes rageuses s’estompait, le passeur reprit ses esprits. Et se tourna vers Tazz qui le fixait d’un air indéchiffrable.
— Mais au fait, tu m’as suivi ? se scandalisa Almine d’une façon un peu outrancière pour paraitre crédible.
— Oui. répliqua sèchement la Jumelle devant l’évidence même de la réponse.
— Pourquoi ? interrogea le contrebandier, en se passant une main dans les cheveux, dans l’espoir que la réponse lui plairait.
— Illiam nous a tous convoqué. répondit Tazz, en dissimulant assez mal son amusement devant la mine déconfite du jeune passeur. Djarik souhaite nous parler.
— Kriff ! On ne va pas s’en sortir de ce micmac.
— On bosse pour un parrain de la pègre Hutt, tu crois qu’on s’en sort comment ? Avec une poignée de main, un caf et des biscuits secs ? s’étonna Tazz, avec véhémence, devant la naïveté d’Almine.

Le contrebandier ne sut pas quoi dire. Il se contenta de hocher simplement la tête, ponctuant le geste d’un sourire en coin qu’il voulait le plus enjôleur possible. En réaction à cette bravade de façade, Tazz l’invita d’un geste ample du bras à commencer à s’avancer pour rejoindre les autres. Almine plissa le nez qu’il avait encore douloureux puis – affichant toujours son sourire qui ne trompait personne et surtout pas lui-même – il se mit en marche, simulant une certaine nonchalance. La Jumelle lui emboita rapidement le pas.

Almine ne souhaitait pas rester sur une image où le jeune passeur n’était clairement pas à son avantage. Non pas qu’il possédait de cet orgueil masculin souvent mal placé ou d’une réputation à tenir – encore moins auprès des Jumelles – mais une insistante petite voix intérieure le persuadait de retrouver une manière de contenance. Il entama donc une conversation d’apparence badine avec la féline mercenaire corellienne. L’ancienne de la CorSec ne participa qu’en de courtes phrases lapidaires ou ne le gratifiait que d’interjections sèches. Elle espérait ainsi le décourager dans sa démarche tant ce genre d’exercice social ne sied guère à la Corellienne. Sans grand succès. Tazz – qui, pourtant, portait une sincère affection à l’encontre du passeur – se désespérait de constater qu’Almine persistait dans son désir de discuter et ce, en dépit de la moue affectée qu’elle arborait à dessein.
Ils débouchèrent sur le couloir qui les ramenait au rez-de-chaussée, Tazz laissa, en désespoir de cause, son esprit dériver. Son attention se dirigea alors vers une pièce, plongée dans la pénombre. Elle stoppa net. De la pièce émanait un sentiment d’oppression qui fit réagir son cerveau, conditionné par tant d’années de combat. Une alarme se mit à sonner dans sa tête, une sensation de danger lui vrillait le crâne.
Almine continua de marcher un temps avant de s’apercevoir que la Jumelle ne se tenait plus à ses cotés. Il pivota sur ses talons la cherchant des yeux. Il vit alors l’expression du visage de Tazz. Hors ses yeux perçants de prédatrice, tout le reste semblait figé dans une attitude angoissée.
— Un problème ? lui lança-t-il.
— Je ne sais pas trop. souffla Tazz.

Du coin de l’œil, elle vit Almine qui la rejoignait mais toute son attention restait fixée sur la pièce. À première vue, rien ne la distinguait des autres salles de la planque miteuse. Comme les autres, la pièce se trouvait être un simple cube, dépouillé de meubles et encombré de caisses pourrissantes, plongé dans une obscurité que peinait à vaincre une lumière de sécurité rougeoyante et clignotante. La salle sentait le renfermé et la poussière. À cette singulière puanteur venait se mêler des remugles d’alcool frelaté qui remontaient des alambics situés au sous-sol.

Tazz, tout son corps tendu à l’extrême, fit un pas en avant. D’un geste de la main impérieux, elle intima Almine qui arrivait à sa hauteur de reculer. Le jeune contrebandier s’exécuta. La garde du corps, avec précaution, fi un deuxième pas. Elle se trouvait maintenant plus qu’à un bon mètre de l’entrée de la pièce. Sa main se crispa sur la crosse de son fusil blaster. Elle comprit alors ce qui la dérangeait.
Des portraits d’hommes et de femmes, d’espèces diverses et variées, à l’air hagard, les orbites vides paraissant fixer un point dans le lointain, tapissaient les murs. Tazz frissonna devant cette bien curieuse décoration qui la rendait particulièrement inconfortable. Quelle bizarrerie – quelle substance narcotique étrange et déviante – avait bien pu pousser les hommes de Djarik ou les anciens propriétaires à installer ces portraits de malaise ?
Elle ne put contenir les tremblements féroces agitant sa main armée provoqués par la vision de cette décoration incongrue. Almine, gagné à son tour par l’angoisse sourde qu’il percevait chez Tazz, rompit le silence – lourd et obsédant – qui s’était installé, tout juste troublé par le grésillement de néons fatigués.
— Alors ? Qu’est-ce qu’il y a ? lui demanda-t-il en portant inconsciemment sa main à son propre blaster.
— Je ne sais pas. Cette pièce est… Bizarre.

Almine regarda à l’intérieur de la pièce. Ce qu’il y découvrit le détendit quelque peu. Il s’autorisa un soupir de soulagement avant de lâcher la crosse de son pistolaser. D’un ton où pointaient toutefois inquiétude et stupéfaction, il s’adressa à la mercenaire toujours aux abois.
— Ben quoi ? C’est juste une remise laissée à l’abandon. Ici, il y a presque que ça.
— Quoi ? s’étrangla Tazz en jetant un regard plein d’incompréhension et de colère au jeune contrebandier.

La corellienne, sidérée devant la réaction d’Almine, pénétra plus avant dans la pièce. L’éclairage automatique s’enclencha. Tazz étouffa un hoquet de surprise. Les portraits avaient disparus.
Pétrifiée, elle n’entendit que vaguement Almine lui demandant si elle allait bien.
— T’es sure que ça va ? lui répéta Almine, préoccupé par le regard désorienté de la garde du corps.
— Oui, oui, ça va. finit-elle par répondre après quelques secondes de silence abasourdi.
— Vraiment ? insista le passeur.
— Oui. Cela doit être du surmenage. confessa-t-elle doucement. C’est cela. Juste du surmenage.

Ces paroles, chuchotées comme si elle s’adressait avant tout à elle-même, comme un mantra d’auto-persuasion, secouèrent Almine. Jamais il n’avait ressenti une telle fébrilité chez la mercenaire.
La voix aux tonalités agacées de Buu retentit sur leurs comlinks.
— Qu’est-ce que vous foutez ? On n’attend plus que vous ! Les papouilles, vous vous en ferez plus tard. Magnez vous de radiner vos miches !

Les mots de l’Arkanien provoquèrent le réveil de Tazz. Elle sortit de sa torpeur. Sans un mot ou un regard pour Almine, elle reprit le chemin vers en bas. Le contrebandier dut faire de grandes enjambées pour la rattraper.
Tazz dévala les escaliers. Inconsciemment, elle voulait mettre le plus de distance possible entre elle et la pièce. Car quelque chose continuait de la troubler.
Là où elle avait vu – ou halluciné ? – les portraits, il n’y avait que des carreaux de fenêtres.

*****


Chapitre suivant

J’espère que cela vous a plu.
A très vite pour la suite!

PS: Pour ceux que cela intéresse, la suite de Qu'est-ce qui est arrivé au Seigneur Sombre ? arrivera plus tard que prévu. Je posterais dans les jours qui viennent des explications sur le topic dédié.
Modifié en dernier par Tenebrae le Mer 21 Juin 2017 - 18:36, modifié 1 fois.
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Messagepar L2-D2 » Mar 20 Juin 2017 - 14:48   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (13/20)

Chapitre 13 lu !

Ouh, il m'a fallu du temps pour resituer où nous avions laissé nos protagonistes ! :transpire: Mais quel plaisir de se replonger dans cette Nuit des Rakghoules, et tu nous délivres là un Chapitre de transition, de calme après la tempête - mais aussi, sans doute, avant la prochaine tempête !

Tu te posais des questions sur la fin ? Je la trouve très réussie. Tazz a-t-elle halluciné, ou bien a-t-elle vu des visages derrière les fenêtres ? Le doute est présent dans l'esprit du lecteur, mais aussi dans ceux de la jeune femme et d'Almine. C'est très bien fait, que ce soient ce passage, la scène dans la salle de bains, les dialogues entre Almine et Puzzle... :oui:

Et cette mystérieuse référence à une elle... s'agirait-il de Céleste Morne ? :sournois:

Espérons ne pas avoir à attendre aussi longtemps pour le prochain Chapitre... mais au vu de la qualité de ces Chapitres, pas de problèmes, je saurai me montrer patient ! :D
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Messagepar Tenebrae » Mar 20 Juin 2017 - 17:51   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (13/20)

Merci L2 pour ta lecture et ton commentaire!

L2-D2 a écrit:Ouh, il m'a fallu du temps pour resituer où nous avions laissé nos protagonistes ! :transpire:

L2-D2 a écrit:Espérons ne pas avoir à attendre aussi longtemps pour le prochain Chapitre...

:transpire: :paf:
Toutes mes excuses à ce sujet. Vraiment. Je vais essayer de réduire autant que possible les délais entre chaque chapitre; c'est juste une question de réglage de planning entre ma fille (et sérieusement: futurs papas - et futures mamans tant qu'à faire - vous avez pas idée du changement de vie, de rythme, que vous impose un bébé) mon boulot et mes autres activités (starwarsienne ou pas).
Alors je promets pas de sortir un texte toutes les semaines mais si je pouvais me tenir à un chapitre toutes les 2 semaines, je pense que cela pourrait etre pas mal. D’autant que les congés arrivant, je devrais pouvoir me libérer un peu de temps pour prendre de l'avance dans les textes composant Dans les Ombres en général (oui parce que après la Nuit, le cycle continue avec 3 à 4 opus; qui seront tous sous la forme d'OS donc pas aussi long que cette FF) et mes autres projets SWU dont, évidemment, Qu'est-ce qui est arrivé au Seigneur Sombre?.
J'ai écrit d’autres FF mais pour éviter de me disperser (et les potentiels lecteurs avec moi), je vais d'abord conclure les deux en cours avant de publier ces autres fanfictions (et il y en a une que j'ai vraiment hâte de partager avec vous car c'est l'un des mes textes favoris, avec ma participation au Recueil sur la Bataille de Jakku où je suis accompagné par deux superbes textes: Hommage Titi77 et Innocente de Super-Bern; avec aussi la participation de Jagen).

L2-D2 a écrit:et tu nous délivres là un Chapitre de transition, de calme après la tempête - mais aussi, sans doute, avant la prochaine tempête !

Disons que ce chapitre et une partie du prochain peuvent être vu comme une pause, une reprise de souffle avant un rush final. A compter du milieu du chapitre 14, on ne va pas s’arrêter...

L2-D2 a écrit:Tu te posais des questions sur la fin ? Je la trouve très réussie.

:jap:
Merci d'avoir levé mes doutes. ^^

L2-D2 a écrit:C'est très bien fait, que ce soient ce passage, la scène dans la salle de bains, les dialogues entre Almine et Puzzle... :oui:

Double merci!
Instant Making-of: Puzzle n'existait pas dans l'ancienne version (celle qui se trouvait sur mon PC avant qu'il ne fasse Pouf l'été dernier); la discussion se déroulait entre Almine et Jazz. C’est suite à cette conversation qu'Almine la cherche plus tard dans le chapitre. Lors de ma reprise, j'ai remplacé l'ensemble de cette scène par celle publiée. L'idée étant de montrer qu'Almine n'a pas de vraies relations dans cette équipe (ce sont des criminels endurcis qui peuvent mal vivre une situation, certes, mais l’empathie n'est pas leur fort); la seule conversation sérieuse qu'il a - hors celles avec Brett - se passe avec un être artificiel... être artificiel spécialement crée pour cette réécriture. Puzzle étant né, aussi, d'une envie que j'ai: explorer la thématique de l'IA dans SW. Un sujet finalement assez peu abordé, je trouve, que du coté officiel (hormis deux comics mettant en scéne 3-PO, l'un dans les vieux Marvel et celui, récent, sur le bras rouge). D’ailleurs, si quelqu'un a des textes (FF ou œuvres officielles sur ce thème, Vo ou VF), qu'il n'hésite pas à me le faire savoir... :)

L2-D2 a écrit:Et cette mystérieuse référence à une elle... s'agirait-il de Céleste Morne ? :sournois:

Oui :diable:

L2-D2 a écrit:mais au vu de la qualité de ces Chapitres, pas de problèmes, je saurai me montrer patient ! :D

Je te remercie. Et pour te remercier, je vais, désormais, réduire mes temps de "postage". J'estime que c'est le moindre des respects que je te dois en tant que lecteur/commentateur.

See you Space Cowboy!
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Messagepar Zèd-3 Èt » Mer 21 Juin 2017 - 9:51   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (13/20)

Lu entre deux épreuves du bac !
Bon, ben, c'est bien sympa tout ça ! Des mystérieux portraits, l'ombre d'une morne Céleste qui plane (d'ailleurs, elle est pas censée être à bord d'un destroyer, à cette époque ?), une blessure de Rakghoule... En passant, les griffures transmettent-elles aussi la toxine ? Je sais plus :transpire:

Attention aux fautes, par contre :
Aucuns des camarades d’Almine --> Aucun (même pas un, donc singulier)
pointant les moments où il aurait pu faire différemment --> agir différemment
Equarisseur --> Équarrisseur
il se sentait analyser, sonder, par le droïde --> analysé, sondé
de part et d’autres --> d’autre
Illiam et le Gran récupèrent Sark --> récupérèrent
tandis un petit groupe se forma --> tandis qu'un petit groupe se formait
autour de Marn le pressant --> autour de Marn, le pressant
toujours le cul parterre --> par terre
d’honte --> Le "h" est aspiré, donc "de honte".
tout le reste semblait figer --> figé

Almine a écrit:Fais le bien ou ne le fais pas !

Il n'y a pas d'essai !

Et à bientôt pour la suite (enfin... on espère...) !
Quand un ouvrier a travaillé dix-huit heures, quand un peuple a travaillé dix-huit siècles et qu'ils ont, l'un et l'autre, reçu leur paiement, allez donc essayer d'arracher à cet ouvrier son salaire et à ce peuple sa République !
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Messagepar TienVogh » Mer 21 Juin 2017 - 17:24   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (13/20)

Chapitre lu également !

Repos précaire avant la tempête pour nos héros donc, avec une scène de douche :transpire: , du caf bouillu :lol: et un possible contaminé par la peste rakghoul. Et la vision de Tazz - et celle d'Owen peu avant - laisse à craindre que le repère soit cerné par les adeptes de l'archiprêtre. :sournois:
L'invité du Chiss est donc bien le fameux Yoabesin Granax et je suis prêt à parier que la télécommande sert à décongeler la belle et néanmoins Morne Céleste :siffle:.
Plus qu'à attendre la suite, donc. :oui:
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Messagepar Tenebrae » Mer 21 Juin 2017 - 18:53   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (13/20)

Bonsoir !

Merci à Zèd-3 Èt et à TienVogh pour la lecture et les commentaires.

Zèd-3 Èt a écrit:Lu entre deux épreuves du bac !

Du coup, je te souhaite toute la réussite du monde pour cette épreuve! ^^

Zèd-3 Èt a écrit:Attention aux fautes, par contre :

Merci. J'ai corrigé.
Le pire, la plupart sont vraiment des fautes bêtes. Et je me suis relu.... :pfff:

TienVogh a écrit:je suis prêt à parier que la télécommande sert à décongeler la belle et néanmoins Morne Céleste :siffle:.

Yep. Mais la question est comment en est-on arrivé là car comme le dit
Zèd-3 Èt a écrit:d'ailleurs, elle est pas censée être à bord d'un destroyer, à cette époque ?

Si...

Zèd-3 Èt a écrit:En passant, les griffures transmettent-elles aussi la toxine ? Je sais plus :transpire:

De mémoire, oui. Depuis que j'ai commencé cette histoire, je n'ai pas relu VECTOR; du coup, tu me mets le doute... :transpire:

TienVogh a écrit:Et la vision de Tazz - et celle d'Owen peu avant - laisse à craindre que le repère soit cerné par les adeptes de l'archiprêtre. :sournois:

Certes... Mais sont-ils pour autant le danger le plus pressant pour nos héros ? :chut: :diable: Voir plus haut

TienVogh a écrit:L'invité du Chiss est donc bien le fameux Yoabesin Granax

Tu l'avais bien deviné.
D'ailleurs, c'est parce que vous avez été nombreux à avoir percé l'identité du client du Chiss que j'ai modifié mes plans. La "révélation" devait initialement se produire dans le chapitre suivant mais je me suis dis :"Ils sont trouvé, autant évacuer ce mystère!" :D

Encore une fois, merci à tous!
À bientôt! (promis :) )
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Messagepar Zèd-3 Èt » Mer 21 Juin 2017 - 19:02   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (13/20)

Tenebrae a écrit:Merci à Zèd-3 Èt et à TienVogh pour la lecture et les commentaires.

Ben de rien. C'est moi qui te remercie de reprendre ta fanfic :jap:

Tenebrae a écrit:Du coup, je te souhaite toute la réussite du monde pour cette épreuve! ^^

Je sors de russe... Beuuuh :cry:

Tenebrae a écrit:Yep. Mais la question est comment en est-on arrivé là car comme le dit
Zèd-3 Èt a écrit:d'ailleurs, elle est pas censée être à bord d'un destroyer, à cette époque ?

Si...

Du coup, j'ai hâte de voir les dessous de ce mystère :sournois:

Tenebrae a écrit:De mémoire, oui. Depuis que j'ai commencé cette histoire, je n'ai pas relu VECTOR; du coup, tu me mets le doute... :transpire:

Invocation : Wookieepedia !
Wookieepedia a écrit:Muur engineered the "rakghoul plague", a virus-like disease which could be spread from a rakghoul's bite or scratch.


Tenebrae a écrit:D'ailleurs, c'est parce que vous avez été nombreux à avoir percé l'identité du client du Chiss que j'ai modifié mes plans. La "révélation" devait initialement se produire dans le chapitre suivant mais je me suis dis :"Ils sont trouvé, autant évacuer ce mystère!" :D

Ben moi, j'avais pas trouvé...

Tenebrae a écrit:À bientôt! (promis :) )

À bientôt !
Quand un ouvrier a travaillé dix-huit heures, quand un peuple a travaillé dix-huit siècles et qu'ils ont, l'un et l'autre, reçu leur paiement, allez donc essayer d'arracher à cet ouvrier son salaire et à ce peuple sa République !
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Messagepar Ve'ssshhh » Mer 21 Juin 2017 - 20:43   Sujet: Re: Dans les Ombres n°2 - La nuit des Rakghouls (13/20)

Lu!

L'atmosphère devient pesante, oppressante: je me demande si les protagonistes vont vraiment pouvoir reprendre leur souffle. Les visions et les rêves dépeignent un "dérapage" de la réalité qui va bien au delà de l'irruption prochaine (??) des rakghouls.
Même si Almine semble le plus affecté par la situation ( c'est un bleu, un tendre, comparé aux autres), j'ai le sentiment que ses équipiers n'ont pas été épargnés.
Je ne sais pas ce que tu as prévu pour Puzzle, mais j'ai aimé l'irruption de ce droïde: sa vision des organiques ("agrégats de viande") contraste étrangement avec sa compassion ( programmée, il est vrai) . Un personnage intéressant.

P.S: je n'avais pas deviné non plus l'identité de l'invité du Chiss.

Donc, si j'ai bien compris, la suite c'est pour bientôt? Arriver à écrire entre deux changements de couches et un bibi ne doit pas être facile.
J'attendrai, s'il le faut!
"There's a problem on the horizon. There is no horizon'.
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