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Quand la science rattrape Star Wars !

Sommaire | Introduction | Star Wars dans notre quotidien | Astronomie | Equipement et technologie | Robotique | Véhicules | Votre avis

 SOMMAIRE
  1. Sabre laser
2. Jetpack
3. Squelette de Grievous
4. Rayon tracteur
5. Carbonite

1. Sabre laser
sabre lasersabre laser

Le sabre laser, c’est pratiquement l’emblème de Star Wars ! Qui n’a pas rêvé de s’en servir ?
Voici comment en parle Obi Wan Kenobi : C’était l’arme des chevaliers Jedi. Les nouveaux pistolasers sont bien moins précis. C’est élégant, maniable, l’arme noble d’une époque civilisée.



Une question de watts…

Dans le monde des lasers, ce qui fait la puissance, ce sont les watts. Voici donc sabre laser sabre laser des "sabres laser" développés à l’aide de puissants lasers chez WICKED LASERS qui vont jusqu’à 1250 mW. Les lasers fonctionnent avec une batterie au Lithium d’une autonomie de 60 à 120 minutes. Avec un tube en polycarbonate, le sabre laser ressemble à n’importe quel autre sabre laser jouet ou réplique des films. Pourtant, l’avantage de celui-ci réside dans le fait que, même en plein jour, son éclat est incroyable. L’intensité de la lumière est réglable, cependant on peut déplorer que l’extrémité du sabre laser soit beaucoup plus lumineuse. Cela sabre laserest dû à la zone d’impact et à la réflexion de la lumière sur de l’aluminium. Sans le tube, le laser se comporte comme tout laser classique : sa lumière s’en va sans être contrôlée en distance.
Les lasers sont si puissants qu’ils peuvent avoir un impact sur la matière. En effet, ces lasers ne sont pas des jouets. Loin de découper de l’acier, ils sont tout de même assez dangereux pour que WICKED LASERS mette en garde contre toute mauvaise utilisation. Le port de lunettes de sécurité est nécessaire, notamment pour le danger des réflexions de lumière et la vente est d’ailleurs interdite aux mineurs américains. Mais avant de parler plus en détails des inconvénients, évoquons d'abord le coût de ces produits :
- pour le laser KRYPTON (couleur verte, de 100mW à 750mW), il vous en coûtera de 249,95 à 999,95 $.
- pour le laser ARCTIC (couleur bleue, de 1 W à 1,25 W), ce sera de 299,95 à 399.95 $ !
À cela il faut ajouter le prix de ce que l'on peut appeler la « lame » (le tube), soit 99,95 $ !
Un détail : le laser le moins puissant est aussi le plus cher. C’est sans doute car l’éclat du KRYPTON est plus intense que l’ARCTIC. Visuellement, le résultat est meilleur.
En résumé, cela fait un sabre laser assez rare et tout de même dangereux, pour un prix oscillant entre 350 et 1100 dollars. C’est un budget. À un tel prix, les sabres sont garantis 1 an.
En France, ces lasers sont tout simplement interdits.

Un « sabre laser à double lame » a même vu le jour. WICKED LASER a eu des démêlées avec la justice américaine puis l'a remis en vente ; finalement le produit n'est plus disponible sur leur site.
Le Laser Sith pouvait atteindre une cible de 6,8 kilomètres. Avec un faisceau d'1 watt de chaque côté, c'était donc 2 W potentiels de dégâts !
Et lorsqu'il est question des dangers de leurs lasers, c'est sans doute WICKED LASER qui en parle le mieux :
• Les plafonds, les murs et les sols sombres sont tous des risques d'incendies par contact direct.
sabre laser• La peau, les cheveux, les vêtements et les objets dans la trajectoire du faisceau peuvent s'enflammer et/ou brûler par contact direct.
• En regardant accidentellement l'un des deux faisceaux laser d'1W, les dommages rétiniens sont immédiats et irréversibles (cécité permanente).
• Les lunettes de sécurité appropriées sont nécessaires pour chaque personne dans le voisinage du faisceau et/ou sa réfraction.
• À n'utiliser que dans un environnement de recherche scientifique contrôlé, qui a été vérifié par les professionnels de la sécurité des lasers.
• N'essayez pas de rattrapper, faire tourner ou tenter tout mouvement incontrôlé avec cet appareil.
• En utilisant le Laser Sith vous assumez les risques envers vous et envers les biens qui vous entourent.

Voilà qui permet de mieux comprendre ce qu'est un laser et, par extension, un sabre laser. On peut même se demander pourquoi les Jedi ne se blessent pas plus souvent ? Et comment leurs sabres laser ne découpent-ils pas les plafonds ? Ils ont la Force avec eux, et, surtout, leurs sabres laser sont très différents !



Une galaxie lointaine ?

Si on prend le sabre laser de Star Wars tel qu’il est, cela devient compliqué de l’intégrer dans notre monde réel avec nos connaissances actuelles.
Plusieurs raisons à cela :
- La lame du sabre ne peut pas toucher une autre lame, elle sabre laser sabre laserpasserait au travers.
- La taille de la lame : on ne sait pas limiter la distance de la lumière à moins de la stopper avec quelque chose.
- La visibilité de la lame : il faudrait de la poussière ou de quelconques particules qui permettent de voir le laser.
- Le bruit du sabre laser : la lumière est silencieuse.
- L’énergie nécessaire dépasse de loin les capacités des meilleures batteries actuelles. On peut considérer qu'une porte blindée comme celle que l’on trouve dans La Menace Fantôme est en acier : pour faire fondre de l'acier, il faut atteindre une température de 1500°C. Et pour la faire fondre en 3 secondes, ce sont trois réacteurs nucléaires de 900 mégawatts qu’il faudrait ! Décidemment, les Jedi ont de bonnes piles dans leurs sabres… et la Force n'y est pas pour rien. Vous remarquerez au passage que Qui-Gon Jinn ne semble pas affecté par la chaleur d'un métal en fusion très près de sa main.

Comment peut-on résoudre au moins une partie de ces problèmes dans notre monde réel ?
sabre laserPeut-être grâce à un astrophysicien français, Roland LEHOUCQ, qui est chercheur à l’Institut de Recherche sur les lois Fondamentales de l’Univers (CEA-Irfu).
Il avance l’hypothèse selon laquelle le sabre laser serait plus proche de la torche plasma que du laser. Il argumente ses propos et les développe en expliquant ce qu'est un plasma et les avantages de ce procédé par rapport au sabre laser de Star Wars.
La torche plasma est générée grâce à un gaz fortement chauffé. C’est le même principe que l’on retrouve avec la foudre ou les néons. Dans notre monde, une torche plasma peut servir, par exemple, à la destruction rapide et efficace de nos déchets ménagers.

France


Selon EUROPLASMA, un « système plasma » est composé : sabre laser sabre laser sabre laser sabre laser
- d’une ou plusieurs torches plasma,
- de l’électricité en courant continu,
- un système de contrôle de commande,
- un système de refroidissement par eau déionisée,
- un utilitaire gaz pour préparer le gaz plasmagène ainsi qu'un utilitaire hydraulique pour le démarrage de la torche.

Avec cela, la torche peut atteindre 5000 °C et détruire nos déchets ménagers. Même l'amiante n'y résiste pas, 80% est détruit et les 20% restants sont inertes et forment le vitrifiat qui est utilisé comme matériaux sous les routes ou bien dans la composition de pavés, trottoirs, etc… Un concurrent, PLASCO ENERGY GROUP, explique lui aussi comment transformer nos déchets en énergie et en ressources, tout en faisant mieux et plus propre que de simples incinérateurs (vidéo).
Le système d'EUROPLASMA s'inscrit en aval d'un recyclage des déchets, mais il fait polémique : le Centre National d'Information Indépendante sur les Déchets (CNIID) souligne les défauts de ce système (fiche technique de la CNIID du 12/07/06). Les sites de traitement par torche plasma sont essentiellement développés au Japon mais une usine vient d'ouvrir à Morcenx, en France. Le concept a été revu et amélioré (réduction de 30% de la consommation d'énergie pour l'amiante, valorisation de la chaleur) et permet d'alimenter en électricité l'équivalent d'une ville de 50 000 habitants.



Alors, un sabre plasma ?

Avec une torche plasma, le problème de la taille infinie de la lame est résolu. Mais il faudrait se tenir à une bonne distance de la lame, car une torche plasma génère une chaleur intense. Il est donc nécessaire de se protéger de la chaleur avec une sabre lasercombinaison et en tenant le « sabre plasma » pratiquement à bout de bras. Le dessin humoristique d'Uttini (ci-contre) illustre bien le concept.
Autre avantage du sabre plasma : la couleur diffère selon la température et le gaz utilisé par la torche. C'est ce qui permettait d'expliquer toute la panoplie de couleurs utilisées pour les sabres laser.
De plus, en confinant le plasma grâce à un champ magnétique, on peut « allonger la lame » de la torche jusqu’à obtenir un sabre assez long pour faire l’affaire. Ce même confinement magnétique servirait aux duels. Comme avec deux aimants de la même polarité, les sabres plasma se repousseraient et permettraient donc d'avoir des « chocs » au lieu de s'accrocher comme des aimants de polarité inversée.

En revanche il faudrait pas moins de 100 kilowatts en continu pour pouvoir alimenter ce sabre plasma. À titre de comparaison, c’est ce qu’une éolienne d’1,5 mégawatt produit en 4 minutes. Il faudrait donc assez d’énergie pour tout un duel ; en effet, on imagine mal faire une pause en plein corps-à-corps pour changer ses piles…

L’inconvénient le plus insurmontable (à l’heure actuelle) reste le confinement magnétique du plasma. Il peut être altéré par la simple présence d’aimants indésirables. Comme le souligne Roland LEHOUCQ :
« N’importe quel guignol peut mettre une raclée à Dark Vador en deux secondes. Il suffit de jeter une poignée d’aimants dans le champ magnétique de confinement de la « lame » pour que Dark Vador se prenne le plasma en pleine poire ! » Sur ce problème, Roland LEHOUCQ n’a pas trouvé de solution.
Le sabre laser est-il un sabre plasma amélioré grâce à des techniques qui nous sont étrangères ? Finalement Star Wars a encore beaucoup de choses à nous apprendre !



L’armée et les sabres laser

La presse parle de « mini sabre laser », pour faire un clin d’œil à Star Wars. En réalité il s’agit d'un couteau plasma, voire d'unsabre laser scalpel plasma.
Déjà utilisés en médecine, les scalpels plasma servent à cautériser les plaies, c’est le principe du métal chauffé au rouge. En chirurgie, cela permet d’obtenir un travail plus précis et plus rapide qu’avec la méthode de cautérisation classique de l'électrochirurgie.
Le flux à haute énergie de plasma pur (gaz ionisé) crée rapidement une couche mince et flexible de sabre lasercoagulation, et prévient les saignements et le suintement lymphatique.
La nouveauté est de vouloir l’utiliser sur un champ de bataille. Le dispositif nécessite donc d’être réduit et portable. Sur un champ de bataille, lorsque le temps est compté, le couteau de plasma peut sauver une vie, mais peut aussi empêcher une infection. Il stoppe les hémorragies et n’abime pas les tissus en profondeur. De plus, il n’y a pas d’outil à stériliser puisque c’est une sorte de chalumeau. Simple, pratique et propre, tout en étant peu encombrant, le couteau plasma a été testé en 2008 par l’armée américaine. Développé par les laboratoires du SOCOM (Special Operations Command), les essais ont été concluants.

Un projet qui a tout de même déjà coûté 235 000 $ en 2008 et 479 000 $ en 2009.
Il est difficile d’affirmer, qu’à l’heure actuelle, l’armée américaine est équipée du couteau plasma. Mais les couteaux plasma, avec leurs packs portatifs, sont sans doute ce qui se rapproche le plus du sabre laser à ce jour.



Le sabre laser n’est donc pas pour demain, mais qui sait ce que nous réserve l’avenir ?




Sources et infos
:

Sites officiels :
WICKED LASER
EUROPLASMA
PLASCO ENERGY GROUP
U.S. ARMY
SOCOM
PLASMA SURGICAL

Vidéos :
Bande annonce de WICKED LASERS
Test du sabre laser KRYPTON 
Eliminer nos déchets avec une torche plasma

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2. Jetpack
jetpackjetpack

Depuis la nuit des temps, l’un des plus grand rêve de l’homme est de savoir voler.
Bien sûr, l’avion et les fusées surpassent ce rêve. Mais c’est au détriment de la vision d’origine : savoir voler.
Le jetpack possède l’atout d’être une extension de son pilote. La vision idéale est sans doute celle qu’offrent Jango et Boba Fett.


jetpackL’idée du jetpack ne date pas d’hier. Les premières apparitions se font tout d’abord dans l’univers fictif.
C’est ensuite l’armée allemande, pendant la seconde guerre mondiale, qui se penche sur la question. Elle développe le Himmelstürmer dont le but était de faire sauter des obstacles par l’infanterie (mines, barbelés, etc).

À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, l’Himmelstürmer en était encore au stade du développement.
L’armée américaine reprend le projet et l’offre à Bell Aerosystems. C’est alors le début d’une longue liste de modèles plus ou moins réussis.

Avant d’approfondir le sujet, évoquons rapidement quelques idées illustrées ci-dessous.
Citons Wendell MOORE, l’un des pionniers de cette aventure et son Bell Rocket Belt (utilisé dans le James Bond Opération Tonnerre).
On peut aussi parler de l’Hoppicopter (l’Inspecteur Gadget ?). Considéré comme trop dangereux à l’atterrissage, l’idée fut vite abandonnée. Pourtant, aujourd’hui encore, des projets sont à l’étude.
Il existe également The NASA Puffin, un concept d’homme-avion un peu délirant.

jetpack jetpack jetpack jetpack


Un autre concept : Jetman. C'est un système particulièrement impressionnant et novateur. Par ses différences, il surpasse le jetpack. D’ailleurs on se rapproche plutôt d’Iron Man que de Boba Fett. Il enchaîne ses propres records : looping, traversée de la Manche et du grand Canyon. Plus le temps passe et plus les rêves d’Yves ROSSY deviennent réalités.
Je vous invite à visiter son site.


jetpack


On peut également voler avec le Jetlev-Flyer, un autre projet. Il peut atteindre 10 mètres de hauteur, 35km/h pendant une à deux heures. Il fonctionne par la répulsion de l’eau. Il est en vente et son prix est de 80 000€ à 100 000€ selon le modèle.







Passons à quelques-uns des "vrais" jetpacks

Un des jetpacks les plus impressionnants est sans doute celui de Jet Pack International développé par Troy WIDGERY (créateur des boissons Go Fast).

Quelques caractéristiques de leur meilleur modèle :
- Autonomie : 9 minutes
- Distance parcourue : ~ 18 km
- Vitesse de pointe : 130 km/h
- Hauteur maximale : 76 mètres
- Poids soulevé maximal : 82 kg

C’est aussi l’un des plus populaires. Ses interventions dans des festivités ou des exhibitions sont légions (2000 vols au total).
L’équipe de Jet PI est composée de 5 ingénieurs, 4 techniciens de vol, et 4 pilotes.
C’est sans doute, à l’heure actuelle, l’un des jetpacks qui se rapproche le plus de celui de Jango et Boba.
Ils ont fait le record de vitesse -120 km/h- et détenaient d’autres records, notamment de distance parcourue et de hauteur. Ils se sont récemment fait détrôner par Martin Aircraft Company.
Leur site ne propose pas de jetpack à vendre, mais leur modèle T-73 serait à vendre autour de 200 000$.



Envie d’essayer un « vrai » jetpack sans mourir et sans se ruiner ? Nul besoin de faire partie de l’équipe de Go Fast ! Martin Aircraft Company vous propose d’essayer le sien. Bien sûr le modèle et les essais proposés ne ressemblent en rien à ceux de Go Fast, sans doute pour éviter d’avoir un accident avec leurs clients…jetpack jetpack



Pour pouvoir l'essayer, plusieurs critères :
- avoir 18 ans,
- peser moins de 85 kg,
- être titulaire du permis de conduire,
- avoir 500€ en poche,
- avoir un billet d’avion pour la Nouvelle-Zélande.




Et si vous voulez l’acheter, il faudra quand même vous rendre en Nouvelle-Zélande. Le jetpack vous est vendu (pour 100 000$) à condition de passer leur « permis de jetpack » qu’ils imposent. Ce n’est pas une licence d’avion mais plutôt des cours de sensibilisation.
Ce jetpack comportera un parachute lorsqu’il sera mis en vente. L’inconvénient principal reste son poids qui ne lui permet pas d’être porté comme un sac-à-dos.


jetpack jetpack
Thunderbolt Aerosystems, un autre fabriquant, compare leurs modèles en vente avec 3 autres types de jetpacks. Ils sont bien sûr au-dessus dans pratiquement chaque catégorie du tableau.
Leur prix : 125 000$. Mais si l’on devait comparer les caractéristiques techniques avec tous les jetpacks existants, les résultats ne seraient pas les mêmes.
Je vous laisse vous faire votre idée, mais il faut savoir que c’est un domaine où des records sont régulièrement battus ; d’où des conclusions peu péremptoires.

Il existe même une convention mondiale annuelle nommée « Rocket Belt » où tous les concepteurs de jetpacks se réunissent.





jetpack
Pour finir, parlons un peu du jetpack de chez TAM (Tecnologia Aeroespacial Mexicana).
Cette entreprise se vante de faire du sur-mesure pour ses clients. Elle a des origines plus artisanales.
Le jetpack fonctionne également au peroxyde d’hydrogène.
Une formation de 5 jours est aussi proposée.
Le prix n'est pas communiqué sur le site.







Question de fond maintenant : Quel intérêt?

Les débouchés d’un tel produit dans le monde réel sont divers. Citons-en quelques-uns :
- les urgences (pompiers, SAMU, police, etc)
- l’armée
- les particuliers
- les parcs de loisirs

Des mises en situation, chez Martin Aircraft Company, on en donne à la pelle.
Un jetpack serait très utiles dans la recherche et le sauvetage dans des lieux qui nécessitent une grande proximité, là où l’hélicoptère est impuissant (le bord de falaises, d’immeubles, etc).
L’avantage de ce volume restreint permettrait l’exploration dans des lieux inaccessibles (les ingénieurs de Fukushima y avaient songé) ou des vols en rase-motte sur des surfaces à surveiller. Le Martin Jet Pack par exemple, peut également être téléguidé sans pilote à bord. Un avantage certain dans des situations à haut risque.

Un jetpack puissant pourrait-il tracter des objets/matériaux lourds dans des endroits étroits ?
J’évoquais l’inconvénient des hélices plus haut. La vidéo de l'accident d'hélicoptère illustre parfaitement ce problème.
Le pilote était présent pour déposer un sapin de Noël, mais les hélices ont touché un câble pendant une phase d'approche. Heureusement, il s’en sort pratiquement indemne. Une mésaventure d’Auckland qui pourrait bien parvenir jusqu’aux oreilles de Martin Aircraft Company (de Christchurch). Pour le moment, il n'est pas question de se servir des jetpacks comme d'engins de chantier. Mais le débouché pourrait vite être à l'étude.

Un jour, peut-être pas si éloigné, les jetpacks serviront dans les travaux de construction et de démolition...
Ou peut-être que certains chasseurs de primes les adapteront !

La science avance, à suivre...


Sources et infos :

Sites officiels :
Martin Aircraft Company
Jetpack international
Jetman (Yves ROSSY)
Jetlev-Flyer
Thunderbolt Aerosystems

Videos :
Vidéo de Jetman
Petite histoire du jetpack

Video du Jetlev-Flyer
L'accident d'hélicoptère du 23/11/11 (âmes sensibles s'abstenir)


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3. Squelette de Grievous

Le squelette de Grievous, est un système particulièrement intéressant.
La survie au-delà du corps. Avec seulement son cerveau et quelques organes, Grievous peut vivre et se battre contre des Jedi !

Son corps robotique peut-il exister à l’heure actuelle ?
Certainement pas de la même façon. Néanmoins, de nombreux procédés d’exosquelettes sont en développement.
Un exosquelette (« exo » = extérieur) est un terme générique qui correspond aussi bien au squelette de Grievous qu’à une grue de chantier. J’évoquerais donc ici des inventions qui se rapprochent de ce squelette même si elles ont plutôt tendance à envelopper leur utilisateur plutôt que de remplacer ses membres.


Voici donc la plupart d’entre eux :

USAGE CIVIL


1. EKSO (anciennement “eLEGS” Exoskeleton Lower Extremity Gait System)
Commençons avec cette société très active sur le plan de la recherche. Leur exosquelette permet à certaines personnes paraplégiques d’être capables de marcher avec des béquilles ou en déambulateur. L’équipement est encore assez imposant mais il correspond à une armature complète et est donc indispensable. La miniaturisation ne le rendrait pas forcément plus efficace mais sans doute plus fragile.
Certains modèles comme celui d’EKSO BIONICS (anciennement BERKELEY BIONICS) sont présentés comme prochainement disponibles à la vente.

Petit descriptif :
- Batterie de 6 heures d’autonomie
- Poids de l’exosquelette : 20 kg
- Peut être utilisé pour des personnes pesant jusqu’à 100 kg
- Vitesse en déplacement standard : 3 km/h
- Armature en carbone et en métal
- Destiné à un personnel civil dans le privé comme dans le public
- 100 000$
Comme pour les mains artificielles, le coût reste rédhibitoire.


2. REX (Robotic EXoskeleton)
REX BIONICS propose également de sortir de son fauteuil roulant pour aller marcher un peu.
Pour 150 000 dollar$ Néo-Zélandais (environ 98 000 €uros) une personne handicapée peut remarcher. À cela, il faut ajouter les coûts de la formation au produit et de l’entretien.
REX est vendu à condition de respecter certains critères de santé qui sont validés par le médecin traitant et le kinésithérapeute.
À contrario de l’EKSO, REX ne nécessite pas de béquilles, mais il est beaucoup plus imposant. Il est bourré d’électronique et équipé d’un joystick comme pour une voiture télécommandée. Cela permet à l’utilisateur de se mettre debout, s’asseoir, marcher, se tourner, monter/descendre des marches et des pentes. Un déplacement standard est de l’ordre de 3 mètres par minute (0,18 km/h), mais il ne faut pas oublier que cela s’adresse à des personnes qui n’ont pas la possibilité de marcher.
Helen ROBINSON, chef de la direction de la société basée à Auckland, explique que leur marché est actuellement à destination du Canada, l'Asie-Pacifique et des pays comme l'Inde et la Chine. Elle voit également un fort potentiel dans les pays du Moyen Orient.
Dans l’avenir, la société va étendre ses possibilités de location pour rendre le produit abordable à un maximum de gens (tout d’abord en Nouvelle-Zélande).
De nouveaux quelques données :
- Batterie de 2 heures d’autonomie
- Poids de l’exosquelette : 38 kg
- Taille des utilisateurs d’1,45 m à 1,95 m
- Peut être utilisé pour des personnes pesant moins de 100 kg



3. REWALK
Développé par ARGOT MEDICAL TECHNOLOGIES, cet exosquelette a le même objectif que les précédents. Concrètement, le système correspond à des attelles légères équipées d’un programme informatique qui produit la marche. Des moteurs sont placés au niveau des articulations (2 aux genoux et 2 au niveau des hanches), et les détecteurs de mouvements suivent le bon déroulement de la marche.
Le tout est contrôlé par une commande (pas plus grosse qu’une montre) au niveau du poignet. L’utilisateur décide donc de ce qu’il va faire sur cette « montre » : s’asseoir, se lever, se tenir debout, marcher, monter et descendre. Avant chaque changement de position, un « bip » de 3 secondes confirme la nouvelle commande.
Au mois de mai 2012, une femme paralysée a ainsi pu participer au marathon de Londres grâce à cet exosquelette commercialisé aux Royaume-Unis par la société CYCLONE MOBILITY.

Détails techniques :
- Batterie de 8 heures d’autonomie
- Poids de l’exosquelette : 18 kg
- Poids de la batterie sac-à-dos : 2,5 kg
- Vitesse en déplacement standard : 2-3 km/h
Pour le moment, le produit n’est pas en vente mais est utilisé dans les services de réadaptation avec un encadrement hospitalier.
REWALK sera bientôt vendu pour un prix oscillant entre 50 000 et 55 000€, en espérant que son succès fasse baisser le prix.



4. HAL (Hybrid Assistive Limb)
La société japonaise CYBERDYNE propose un exosquelette sous différentes formes.
Le plus populaires est sans doute l’exosquelette complet. Il permet par exemple de soulever des charges lourdes ou bien des gens. Ce modèle d'exosquelette présente l’intérêt de s’adresser aux personnes valides en leur offrant une force démultipliée (transport de charge lourde). C’est sans doute un mélange de l’EKSO et d’HULC (pour HULC, voir plus bas).
CYBERDYNE se sert des informations transmises par le cerveau grâce à des capteurs placés sur la peau pour détecter les signaux électriques et les convertir en mouvement de l’exosquelette.
Cette technique est combinée à un programme d’anticipation des mouvements donnant à HAL un aspect hybride des deux techniques. C’est pour toutes ces raisons que l’on retrouve le mot « hybrid » dans HAL.
Le procédé peut être utilisé pour des handicapés. Chez certains d’entre eux, quand la pathologie le permet, HAL peut également réactiver des signaux électriques et donc soigner le patient. Une avancée fantastique. On peut également collecter toutes sortes de données qui sont paramétrable directement sur ordinateur.
Détails :
- Batterie au lithium de 2 h 40 d’autonomie.
- Poids total de l’exosquelette : 23 kg (seulement les jambes : 15 kg)
- Réglable en hauteur et en largeur (1,45 m à 1,85 m)
- Taille des utilisateurs d’1,63 m à 1,88 m
- Destiné uniquement à des usages médicaux civils (infirmiers, maisons de retraite, hôpitaux, etc)
- Force augmentée jusqu’à 10 fois (capable de soulever 70 kg dans les bras sans problème)
- Coût variable
HAL est uniquement disponible à la location au Japon. Sa location oscille entre 188 000 et 158 000 yens (environ 1800€ de moyenne) selon la durée du contrat (de 6 mois à 5 ans). De plus, CYBERDYNE assure les réparations, l’entretien et gère les problèmes techniques.
Pour le moment l’entreprise ne vise que le public médical ; ce n’est pas anodin dans ce pays où l’espérance de vie est la plus élevée au monde. Par la suite, CYBERDYNE prévoit de s’étendre au Japon, en s’adressant aux ouvriers, puis en s’ouvrant au reste du monde.



USAGE MILITAIRE OU MILITAIRE-CIVIL


1. HULC (Human Universal Load Carrier)
Revenons chez EKSO BIONICS pour parler de cet autre exosquelette beaucoup plus puissant : HULC. Il est développé en partenariat avec LOCKHEED MARTIN CORPORATION. Ils ont signé un accord de licence en janvier 2009, le but étant d’avancer plus vite sur le projet pour pouvoir le vendre à l’armée américaine.
Le principe est simple : aider les soldats dans les opérations de logistique. Cela part du constat que des soldats se blessent trop souvent (claquage, déchirure musculaire, entorse, fracture, etc) en soulevant des charges trop lourdes. Ce serait même si fréquent, que la première cause dans les démobilisations seraient d’ordre musculo-squelettique.
HULC permet donc de préserver la santé des soldats sur le terrain, mais en plus il offre la force de deux hommes (force nécessaire pour soulever des obus, des caisses, etc).
En des temps de restrictions budgétaires, HULC est un investissement qui pourrait devenir vite rentable pour l’armée.

Quelques caractéristiques :
- Batterie au lithium-polymère de 4-5 heures d’autonomie.
- Poids de l’exosquelette : 24 kg
- Charge utile : 68-90 kg
- Taille des utilisateurs d’1,63 m à 1,88 m
- Vitesse de déploiement/rangement : 30 secondes
- Vitesse en déplacement standard : 4km/h ; endurance : 11km/h ; sprint : 16km/h
- Destiné à l’US Army
En juillet 2010, la compagnie a signé un contrat d’ 1,10 millions de dollar$ avec l'US Army Natick Soldier Center pour tester et évaluer la conception d’HULC. Ces tests ont commencé en juin 2011.
L’exosquelette s’avère assez performant pour envisager un déploiement en Afghanistan d’ici fin 2012. Il est souple d’utilisation et assez robuste. En cas de batterie faible, les caractéristiques ne réduisent pas. Seule la perte de batterie totale est un inconvénient : pour gagner du temps, il faut la remplacer par une autre déjà chargée. D’ailleurs, LOCKHEED MARTIN travaille en partenariat avec la société PROTONEX pour avoir une pile à combustible à la place de la batterie.
HULC est « piloté » par des programmes qui permettent d’évoluer en prenant en compte la marche de son utilisateur. Plus on s’en sert, plus les mouvements sont fluides. Des soldats s’entraînant chacun avec leurs HULC seraient donc plus efficaces sur le champ de bataille. Le système permet également d’être déconnecté (sans doute pour économiser la batterie) en position assise par exemple, puis reconnecté au besoin d’une offensive ou d’un repli.



2. HERCULE
Dans le même esprit qu’HULC, HERCULE est destiné à un usage militaire français, mais pas seulement. Il a été développé par la société RB3D dans le cadre d’un programme baptisé RAPID (Régime d’APpui pour l’Innovation Duale).
On peut imaginer que le système soit utilisé dans le civil comme le souligne Pierre-François LOUVIGNÉ, ingénieur à la direction générale de l’armement (DGA) : « On peut d’abord penser au monde hospitalier, qui a de gros besoins. Pouvoir porter sans peine les brancards, les patients… Imaginez, en cas de catastrophe naturelle, la vitesse et l’efficacité que l’on peut gagner ! Les pompiers pourraient déblayer plus rapidement, apporter le matériel de secours là où les véhicules ne peuvent pas passer… ».

Peu d’informations pour le moment :
- Batterie d’une autonomie de 20 km.
- Charge utile : de 40 à 100 kg dans l’avenir
- Vitesse en déplacement standard : 4km/h
- Destiné aux civils et à l’armée française
Une commercialisation serait prévue d’ici 2014-15.
RB3D travaille également sur un cobot (robot collaboratif) destiné au secteur industriel.



3. XOS 2
RAYTHEON est une société américaine spécialisée dans l’armement et la défense. Une de ses filiales, RAYTHEON SARCOS, produit cet exosquelette très particulier qui reste dans le même esprit que les deux précédents : le concept de surhomme.
Cette recherche s’inscrit dans le programme de recherche de la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency), une agence dont je vous parlais déjà dans l’article « mains des Skywalker ». En l’an 2000, une quinzaine de sociétés ont été mises en compétition pour qu’un exosquelette soit près à l’essai en 2008. C’est celui de la société SARCOS (rachetée en 2007 par RAYTHEON) qui fut retenu. À l’époque, l’exosquelette en développement s’appelait WEAR (Wearable Energetically Autonomous Robot). Suivront ensuite XOS puis XOS 2.
Même s’il y a peu d’informations sur les caractéristiques techniques de XOS 2, on sait déjà qu’il pèse beaucoup moins lourd que le premier et que sa consommation énergétique a fortement été diminuée et optimisée. Pour prouver que leur système fonctionne bien, RAYTHEON peut déplacer l’exosquelette sans qu’il soit occupé par quelqu’un. Cela sert avant tout de test et permet de régler des problèmes techniques. En effet, RAYTHEON travaille actuellement à améliorer l’interface et l’interactivité « naturelle » entre l’utilisateur et la machine. Le but étant de bloquer des mouvements qui ne sont pas naturels (comme plier une jambe dans le mauvais sens) et qui compromettraient directement la sécurité des militaires.
Bien sûr, Grievous n’aurait pas ce problème puisqu’il n’a plus de membres organiques. Mais la façon de travailler sur XOS 2 est d’autant plus frappante qu’il ne manque finalement qu’un cerveau pour faire avancer cet exosquelette. Que le cerveau soit dans un corps humain à l’intérieur de l’exosquelette ou qu’il soit derrière un tableau de commande pour le diriger, le résultat est le même.



USAGE INDUSTRIEL ET AUTRES


1. POWER ASSIST SUIT
Voici un exosquelette développé pour aider les agriculteurs japonais. Encore une fois, le but est d’alléger la difficulté du travail. Chaque mouvement fait par l’utilisateur est assisté par la machine. Utile dans le cadre de tâches répétitives avec des positions qui ne sont pas souvent confortables (cueillette à bout de bras, arrachage, etc). En effet, la grande majorité des agriculteurs japonais (dont c'est l'« activité à titre principale ») sont âgés de plus de 60 ans ! Voilà qui est particulièrement intéressant pour ces personnes âgées qui travaillent encore.
C’est le professeur Shigeki TOYAMA - de l'université agriculture-technologie de Tokyo - qui a eu l’idée d’un exosquelette. D’après lui, cela permettrait d’économiser 62% de la force nécessaire aux tâches à effectuer. Pour ce faire, l’exosquelette est équipé de 8 moteurs électriques, de capteurs de mouvements et d’une reconnaissance vocale.
Il existe déjà deux modèles :
- Une version qui pèse 30 kg pour les tâches difficiles
- Une version de 23 kg pour les tâches plus simples.
Toyama envisage déjà de compléter cet exosquelette avec une paire de lunettes à réalité augmentée. Elles afficheront alors des informations (raisins mûrs, heure de pause nécessaire, rythme cardiaque, etc) comme dans le cockpit d’un avion de chasse.
Bientôt disponible uniquement au Japon, le coût annoncé serait d’1 millions de yens, environ 10 500 €uros. Le prix pourrait chuter par la suite à 300 000 yens (3150€).




2. KAWASAKI, HONDA, TOYOTA
Les marques se sont donné le mot.
Pour KAWASAKI le but est simple : porter des charges de 30-40 kg, faciliter le travail, etc.
Pour HONDA, le but est d’assister la marche de personnes ayant du mal à se déplacer. Il allège chaque mouvement et permet donc une meilleure autonomie à l’utilisateur.
Un atout qui peut se retrouver en usine. HONDA a créé deux types d’exosquelettes qui assistent de façon différente l’utilisateur.
Pour TOYOTA, le but est semblable à celui d’HONDA permettre tout d’abord le confort pour des gens qui ont du mal à se déplacer. Par la suite rien n’exclu d’utiliser cette technologie pour le secteur industriel.



3. DUAL ARM POWER AMPLIFICATION ROBOT (Robot d'Amplification de puissance à double bras)
Développé par ACTIVELINK en (filiale de PANASONIC) ce « power loader » de 230kg a pour but de décupler les forces de l’utilisateur. Avec lui on peut aisément soulever 100 kg à bout de bras. Les bras sont directement connectés grâce à des mesures précises et un retour de force, l'utilisateur peut sentir le comportement du robot (Direct Force Feedback System).
Grâce à cela, l'utilisateur peut établir une correspondance entre son propre fonctionnement et le comportement du robot et améliorer ainsi la manipulation. Le système est paramétrable et il est actuellement programmé pour multiplier la force par 100. Pour vous donner une idée, portez une bouteille d’eau d’1 litre et imaginez qu’en réalité elle pèse 100 kg !
L’entreprise espère pouvoir déployer des modèles de ce type sur les chantiers de construction d’ici 2015.



4. Ditch Witch modifié
On retrouve RAYTHEON SARCOS dans cet exosquelette de chantier. Ditch Witch est une entreprise spécialisée dans les engins de chantier de différentes tailles et utilités.
Ce prototype est si simple et si instinctif à l’utilisation, que le journaliste présent lors de la démonstration a pu l’essayer. Fraser SMITH, (vice président des opérations pour RAYTHEON SARCOS) explique pourquoi :
« Tout ce que l’exosquelette rencontres en termes de force est également répercuté à l'opérateur ; donc il ressent réellement ce qui se passe dans l'espace de travail. Et peut importe la façon de bouger, les bras robotisés peuvent bouger comme vous le faites : vous conservez les trois degrés de liberté dans votre poignet, les trois de votre épaule et celui de votre coude »

Les ingénieurs parlent déjà des avantages de ce type d’exosquelette. Dans le cadre d’accident nucléaire par exemple, l’utilisateur de l’exosquelette pourrait être protégé par la robotique de façon directe ou indirecte. En effet, l’ensemble des commandes peuvent être reprises à distance : « Ces mêmes contrôles utilisés par l'opérateur sur place pourraient être retirés de la machine et situés dans une pièce à 8 km plus loin. La personne serait alors remplacée par des caméras et des micros (sur l’exosquelette) qui renverraient une vision stéréoscopique et un son en stéréo. »

Partant de ce principe, Fraser SMITH voit de multiples applications possibles. Il imagine que l’on pourrait même faire ces huit heures de travail en restant chez soi et il y voit également une forme de parité : « Cela ouvre beaucoup d'emplois qui, sinon, seraient fermés aux femmes pour des questions de résistance ».



5. Le T-52 ENRYU et le T-53 ENRYU (Enryu = dragon de sauvetage en japonais)
Développé par TMSUK, une société spécialisée dans la robotique, le T-52 est un exosquelette censé être utilisé pour sauver des vies et déblayer lors d’accidents ou de catastrophes.
Ce projet répond à l’appel lancé par l’institut National de recherche du feu et des catastrophes du Japon.

Le monstre pèse 5 tonnes et mesure 3,5 mètres de haut ! Ses bras robotisés sont le reflet de l’opérateur qui se trouve à l’intérieur et qui est entouré de tout un équipement technologique. Au final, le T-52 peut soulever une tonne de matériau, déplacer des objets sans trop de difficultés et même arracher une portière. Sa dextérité est très importante pour l’usage auquel il est destiné. Ce prototype date de 2004. Depuis le T-53 a vu le jour en 2007.
Plus compact, avec une maniabilité optimisée et une meilleure synchronisation des mouvements de l’opérateur, le T-53 est un successeur plus sophistiqué. Pourtant, visuellement il ressemble beaucoup moins à Grievous qu’à une mini-pelle de chantier. Il a aidé après le tremblement de terre de Kashiwazaki en 2007.
Le T-53 et d’autres robots américains ont fait l’objet d’évaluations dans un centre spécialisé sur demande du gouvernement japonais. Vous vous en doutez, l’objectif est Fukushima.
Les robots (sans doute blindés de plomb) ont ensuite été envoyés à J-Village : le site de décontamination des engins et du matériel situé près de l'usine de Fukushima. Le T-53 travaille actuellement sur le bâtiment réacteur numéro 1.

Le PLL (Power Loader Light) est le résultat des recherches effectuées sur le T-52 et le T-53. Comme son nom l'indique, il est la version légère. Cet exosquelette permet de supporter 400 newtons (40 kg) dans les jambes. De quoi soulever comme la concurence. Le prix annoncé du produit est de 18 millions de yens (190 000€). Pour le moment il est destiné à la recherche. TMSUK propose de diviser ce prix par deux en échange de données. Les conditions sont de publier les résultats des recherches dans l'année et qu'ils soient reproductibles dans les 3 ans. Cette proposition avantageuse s’inscrit dans le cadre du programme « Powerloader R & D Programme de Promotion ».



Voilà ce que l’on pouvait dire sur les exosquelettes. Prenez l’ensemble de ces technologies, gardez les points positifs, remuez bien, faites cuire à feu doux quelques dizaines d’années et votre Grievous sera réussi, n’en doutez pas ! C’est plus particulièrement dans le domaine militaire que la « tendance Grievous » est palpable. Le but est de développer le soldat jusqu’à l’augmenter, quitte à lui implanter des choses et à en remplacer d’autres. Grievous est l’étape ultime de la survie, ce sera sans doute possible (dans 50 ou 100 ans ?). Mais est-ce un bien ou un mal ?
Quoiqu’il en soit, réjouissons-nous plutôt de ces progrès fait dans la recherche civile et qui permettent de faire "marcher" des personnes paralysées !



Sources et infos :

Sites officiels :
EKSO BIONICS
REX BIONICS
ARGOT MEDICAL TECHNOLOGIES
CYBERDYNE
HULC
RB3D
et le Ministère de la défense
RAYTHEON
KAWASAKI
HONDA
TOYOTA
DUAL ARM
T-52 TSMUK




Vidéos :
EKSO
REX
REWALK
HAL
HULC
HERCULE
XOS 2
POWER ASSIST SUIT
KAWASAKI
HONDA
TOYOTA
DUAL ARM
DITCH WITCH
modifié par RAYTHEON-SARCOS
T-52 et T-53


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4. Rayon tracteur
rayon tracteur



Le rayon tracteur de Star Wars, voilà une chose qu’Han Solo peut maudire !
Comme son nom l’indique, ce faisceau lumineux permet d’arrêter un vaisseau se déplaçant dans l’espace et de le tracter vers la direction désirée.

Un rayon si extraordinaire peut-il exister dans notre monde ? Peut-être…

Il existe en fait plusieurs techniques plus ou moins proches de celle de Star Wars.
En 2011, la NASA avait ouvert un budget de 100 000 $ pour l’étude de trois méthodes expérimentales ayant comme point commun les rayons tracteurs. L’un des membres de l’équipe déclarait alors : « L'idée d'origine était que nous pourrions utiliser le rayon tracteur pour le nettoyage des débris orbitaux ». En effet, l’orbite de la Terre est une vraie décharge sauvage. Mais le rayon tracteur pourrait également servir à récolter des échantillons lors des missions spatiales.

Voici donc les techniques développées :

La pince optique (ou vortex optique)
Deux faisceaux lumineux se rencontrent et forment ensemble des anneaux qui piègent la particule. En alternant ensuite l’intensité des rayons, l’air autour de la particule chauffe. Les chercheurs peuvent ensuite déplacer la particule à l’intérieur de l’anneau. Pour cette expérience il faut de l’atmosphère, ce serait donc inutilisable dans le vide de l’espace.



Les faisceaux solénoïdes
Cette technique, qui utilise des faisceaux en forme de spirales, est fondée sur l’électromagnétisme.

Dans la zone choisie, le faisceau agit sur les particules et elles se déplacent dans le sens opposé de la source du rayon tracteur. Résultat : les particules remontent le long du faisceau. Cette méthode ne nécessite pas d’atmosphère et peut donc être utilisée dans l’espace.
Voir la vidéo de la NASA ci-contre.





On nous présente ici le faisceau tracteur comme un outil permettant de récupérer des échantillons de la queue d'une comète.



Le faisceau de Bessel (qui tire son nom d’un astronome et mathématicien allemand : Friedrich Wilhelm Bessel)
Pour comprendre ce qu’est le faisceau de Bessel, on peut noter la différence avec un laser classique. rayon tracteur Contre un mur, un faisceau laser classique n’est qu’un petit point. Le faisceau Bessel, lui, serait comparable à un caillou jeté dans l’eau. Sa lumière se diffuse sous forme de cercles.
En 2011, la NASA expliquait que ce faisceau théorique pourrait induire des champs magnétiques et électriques près de l’objet visé. Il faudrait alors tirer parti de ces champs pour attirer les particules en leur faisant remonter le faisceau lumineux. L’équipe avait bien avancé (compte rendu en anglais).

Le 20 janvier, un article publié sur le site Nature.com annonçait que le même principe venait d’être employé rayon tracteuravec succès. Des étudiants de l'Académie des Sciences de République Tchèque (ASCR) se sont penchés sur la question, accompagnés d’un étudiant en médecine de l’Université de St Andrews (Royaume-Uni). Ce dernier y voit déjà de possibles applications médicales (microfluides).

Leur technique utilise donc un laser qui est orienté à l’aide d’un miroir sur une lentille, le tout traverse un couvercle de verre derrière lequel on trouve les particules. Tout cela est filmé par l’intermédiaire d’un microscope dont se sert le capteur holographique (CCD) pour transmettre les images.
Le résultat est visible dans la vidéo ci-contre.
On peut voir comment la suspension des particules a été constatée en présence du faisceau. Les particules sont affectées par les changements de polarisation. C’est ce qui permet de les « tracter ». Si une application est développée pour la médecine, ce sera sans doute déjà une avancée spectaculaire.

Pour l’heure, il faut l’avouer, nous sommes bien incapables d’utiliser un faisceau tracteur sur un vaisseau spatial pour l’aborder. L’énergie nécessaire serait considérable. Mais qui sait ? L’avenir permettra peut-être de démultiplier la puissance des rayons tracteurs.

On pourra alors dépolluer l’orbite de la Terre, dévier des météores ou mettre en orbite des astéroïdes et les exploiter.
Affaire à suivre…



Sources et infos :

Sites officiels : 
NASA
Compte rendu de l'expérience


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5. Carbonite


La carbonite... Une sorte de glaçon qui ne fond pas au soleil, même sous la chaleur de Tatooine. Une sacrée invention !
Sommes-nous capables d'en faire autant ? Pas si simple...


Elle s'appelle Silene stenophylla...
Si Han Solo avait été une graine, il aurait pu rester en sommeil au moins 31 800 ans dans notre monde. Ce record de cryoconservation naturelle a été obtenu par des graines d’une Silene stenophylla qu’un écureuil avait caché dans le pergélisol.
Ces graines ont été découvertes par une équipe de scientifiques russes il y a un an. Ils ont alors extrait des placentas, puis les ont placés dans des conditions favorables au développement des racines. Par la suite les plantes qui se sont développées ont été pollinisées grâce au pollen trouvé à proximité des graines congelées. Au final la plante a donné des fruits ; la science a donc ramené parmi nous cette plante « primitive ». Les scientifiques ont compris que c’était bien l’ancêtre de la Silene stenophylla par quelques différences qui permettent de la distinguer de sa descendante contemporaine. On peut dire merci aux écureuils qui avaient caché ces graines !
Ce petit parallèle montre à quel point les végétaux sont résistants, et surtout, que même dans la nature, la cryoconservation existe.
Pour ce qui est de congeler un être humain vivant puis le décongeler plus tard, Star Wars a une longueur d’avance sur nous.



Han Solo serait-il une marmotte ?
Notre science permet actuellement de cryoconserver des échantillons du vivant (fécondation, sang, graines) par une congélation lente, et des organes d’animaux ont pu être conservés puis regreffés (vitrification). Mais nous n’en sommes pas au point de conserver un être vivant entier pour le décongeler plus tard. Les adeptes de la cryonie se font congeler après leur mort, en comptant sur l’avenir (ainsi que sur la confiance et l’argent qu’ils ont donné aux sociétés spécialisées) pour être ressuscités grâce à des techniques prétendument ultrafuturistes.
Pour Han Solo, il s’agit de conserver un corps vivant. Le procédé utilisé dans le film, rappelle, à bien des égards, la technique de vitrification qui est celle proposée par les sociétés de cryonie. Han Solo est complètement pétrifié par la carbonite. Mais aussitôt, ses caractéristiques vitales sont contrôlées. Est-il en sommeil ? Est-ce qu’il continue de vieillir ? Son cœur bat-il ? Difficile de savoir à quoi s’en tenir, mais il paraît probable que certaines fonctions de son corps son restées actives avec la « congélation carbonique ».
C'est dans le film Star Wars, l'Empire Contre-Attaque que l'on peut voir cette scène :
« C3PO : Oh ! Ils l’ont enveloppé de carbonite. Comme cela il sera bien protégé… si jamais il survit au procédé de congélation.
Vador : Alors Calrissian, a-t-il survécu ?
Calrissian : Oui il est vivant. Et en parfait état d’hibernation. »

Il s'agit donc moins d'une congélation que d'une forme d'hibernation. Un peu comme pour une marmotte. L'hibernation, ou "hypothermie régulée", a pour principe de se servir des réserves accumulées dans le corps tout en réduisant son activité interne. Est-ce le cas pour Han Solo ? D'après le film, on peut supposer qu'il s'agit d'un procédé industriel destiné à des denrées plutôt qu'à des hommes ; on peut conclure qu'il s'agit d'une expérience et que Han Solo a eu de la chance.
Bien sûr, cette idée de carbonite a été reprise dans l'Univers Étendu de Star Wars à des époques antérieures. Pourquoi ? Tout simplement car le concept est fascinant. De près ou de loin, ce procédé est souvent utilisé dans la science fiction pour de longs voyages par exemple. Comme si c'était un passage obligé pour les futurs voyages extra-planétaires. Pourtant la science n'est pas encore prête.



Des graines dans un grand congélateur
Congeler une graine, c'est différent. Certains repères dans le monde en ont d'ailleurs fait une spécialité !
L'un des plus célèbres est sans doute la Banque de Graines de Svalbard (Spitzberg).
On y trouve ce qui est l'une des plus grandes réserves de graines de la planète. Le but est de conserver en lieu sûr la diversité naturelle qui tend à disparaître.
Spitzberg est une île norvégienne située à 1000 km du Pôle Nord, non loin du Groenland. La température à l'extérieur avoisine le - 30°C, avec pour voisins des ours et des renards polaires. C'est dans la montagne qu'a été creusée une galerie de 100 mètres de long débouchant sur 3 chambres fortes de 20 mètres de profondeur sur 10 mètres de large et 6 mètres de haut (cliquez ici pour le plan détaillé).


Pour donner une idée de l'ampleur du projet, le site compte par exemple 76 000 échantillons différents de riz. Les graines de la Silene stenophylla ont d'ailleurs été envoyées à Spitzberg. La capacité de l'ensemble de la structure permettra d'accueillir 4,5 millions d'échantillons de semences. Une ambition pharaonique !
Pour construire cette arche de Noé, il fallait mettre la main à la poche... Dans le financement, on trouve donc :
- plus d'une quinzaine de pays (dont la Norvège)
- la Fondation Rockefeller
- la Fondation Bill & Melinda Gates
- des organismes privés
Ce refuge est sans doute la dernière frontière pour la biodiversité qui est, de nos jours, menacée de façon historique.
On notera qu'il faut également remplacer les graines au bout d'un certain temps de congélation, ce qui implique un coût d'entretien pour ce coffre-fort à graines.

Et la carbonite dans tout cela ? Le Global Crop Diversity Trust et le CGIAR Consortium viennent d'accorder une aide de 109 millions de dollars sur cinq ans aux banques de graines. De quoi voir venir.
Cela implique le développement et la protection des acquis mais aussi la recherche sur de nouvelles technologies de conservation comme la cryoconservation ! Alors la carbonite ce n'est peut-être pas pour demain, mais ce n'est pas forcément si lointain.



Sources et infos :

Sites officiels :
La Banque de Graines de Svalbard
Global Crop Diversity Trust
CGIAR Consortium


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