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Mort au Défiance !, par Hiivsha
 
Découvrez le troisième (et dernier ?) tome des Aventures d'une Jeune Jedi !
06/04/2016
Bonjour à tous !

Le mois dernier, nous vous proposions de découvrir le second tome de la série des Aventures d'une Jeune Jedi, titré L'Eau de l'Oubli, tout en précisant qu'un nouvel opus arriverait bientôt. Chose promise, chose dûe : les péripéties d'Isil Kal'Andil reprennent dès maintenant dans Mort au Défiance !

Après les évènements aux saveurs exotiques du deuxième livre, Hiivsha nous ramène dans l'espace connu et place son héroïne au coeur d'un affrontement homérique entre deux titans de duracier : le fier RSS-Défiance loyal à la République Galactique et l'implacable Ragnarok de l'Empire Sith. La bataille s'annonce ardue, et ses enjeux capitaux. 

Lorsque le passé rencontre le présent, il y a parfois de vieux comptes à régler, des haines à assouvir... Le croiseur Défiance se trouve ainsi en proie à un ennemi implacable et quasi-invincible, prêt à le détruire. Dans cette tourmente, Isil, l'ancienne Padawan de Maître Mahr tout récemment nommée Chevalier Jedi, va être emportée dans une périlleuse épopée galactique. 

Lorsque l'Amour se heurte au Code d'un Ordre Jedi trop rigide, les choix à assumer peuvent parfois éloigner douloureusement ceux qui s'aiment. Chacun se retrouve alors sur un chemin imprévisible à l'issue incertaine. 

Isil pourra-t-elle sauver ses amis et rester elle-même ? Devra-t-elle changer radicalement sa vie au risque de se faire rejeter par son Ordre ? Sortira-t-elle intacte de ces épreuves ?


Ce troisième tome bien fourni est pour l'heure le dernier écrit par Hiivsha, clôturant ainsi (temporairement ?) la saga des Aventures d'une Jeune Jedi.

Sans plus attendre, je vous invite donc à découvrir Mort au Défiance ! en cliquant sur la couverture ci-dessous :

Mort au Défiance !

J'espère, chers lecteurs, que ce récit vous plaira, et j'espère vous retrouver bientôt pour (re)découvrir d'autres textes au sein de la Section Fan-Fictions de SWU. 

Merci à Sky Karrde pour ses prouesses graphiques et aux membres du Jury pour leurs corrections toujours aussi avisées. 

Bonne lecture, et que l'Inspiration soit avec vous !
Parution : 06/04/2016
Source : Le Jury Fan-Fictions
Validé par : Jagen Eripsa
Section : Fan-Fictions
On en parle sur nos forums
 
Les 10 derniers messages (voir toutes les réponses) :
  • 10/10/2015 - 18:29
    Voici donc l'épilogue qui marque la fin de ce troisième roman Star Wars consacré aux "Aventures d 'une Jeune Jedi".
    J'espère que vous aurez pris plaisir à le lire. N'hésitez pas à laisser vos impressions ou même à passer sur mon blog de publication où vous trouverez d'autres romans non Star Wars et où vous pourrez également laisser des billets d'appréciation sur mes histoires.

    Je suis à présent impliqué dans un gros projet de SF/Fantastique, un roman sans doute en 3 parties tiré d'un scénario de jeu de rôle de mon fils, et je vais donc sans aucun doute rester un peu éloigné de ma saga Star Wars quelque temps. La reprendrai-je ensuite ? Très honnêtement, je ne sais pas. Il est probable que si j'ai un jour une idée formidable de scénario pour la suite des aventures d'Isil, j'y reviendrai avec un immense bonheur car Star Wars reste Star Wars, un univers complet qui me fait rêver depuis mes 16 ans et qui continue à me faire rêver à 54 !

    Bonne lecture à vous tous et merci de votre accompagnement.
    _____________________________

    Calameo, PDF et EPUB mis à jour. ;)

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    Chapitre 30 : La dernière mission




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    Épilogue


    Le trou noir était désormais un petit point inoffensif sur les écrans de contrôle du Defiance. Dans l’intimité de son bureau, l’amiral Narcassan s’entretenait par holonet, un verre à la main, avec Dark Dalius. Le colonel Vellaryn se tenait à ses côtés. Le commandant Fail, quant à lui, supervisait les réparations les plus urgentes, celles qui pouvaient être effectuées sur place sous la direction des officiers ingénieurs Bump Liam et Adrea Artel. Le reste de la flotte Sith avait disparu des scanners après son passage en hyperespace.
    — Tous mes regrets pour vos lourdes pertes, conclut Valin Narcassan devant l’hologramme vacillant.
    Vous en avez eues également, et non des moindres… et je vous présente mes condoléances pour la perte de Maître Torve et du Sergent Sanders. J’aurais aimé le dire de vive voix à Isil… comment va-t-elle ?
    — Elle se repose dans sa cabine. Elle… n’a pas voulu être présente à ce débriefing.
    Je comprends… mais je le regrette.
    — Il faudra du temps, Jaster.

    Le Sith hocha la tête et eut un geste évasif de la main.
    Je sais…

    Puis il ajouta aussitôt :
    Vous savez, Valin, Jaster Darillian est mort à présent.

    L’air absent, l’amiral observa par transparence le liquide ambré de son verre avant de murmurer :
    — J’aime à croire que non, qu’il est toujours là, quelque part. Je préfèrerais ne pas rencontrer Dark Dalius à l’avenir puisque la guerre a repris entre nos deux camps.
    Vous voulez dire qu’il n’est pas bon de combattre ses vieux amis ?
    — Quelque chose comme ça.

    Un silence s’ensuivit. Puis le Sith reprit :
    Voulez-vous dire à Isil que, quel que soit l’endroit, si elle a besoin d’aide, elle pourra toujours compter sur moi ?
    — Je le lui dirai… mais je ne garantis pas qu’elle soit sensible au propos.

    Le Sith expira profondément avant de répondre d’une voix lasse :
    Oui… c’est fort possible. Tant de choses se sont passées…

    L’amiral avala une gorgée de son breuvage.
    — Peut-être le temps arrangera-t-il les choses ? Qui sait ?
    Qui sait, Valin… je dois à présent vous laisser continuer votre route. Le [i]Fulgurant a bien besoin lui aussi d’un bain de jouvence. Je vous souhaite bonne chance. [/i]
    — À vous aussi, Jaster. Bonne route.

    La projection s’éteignit. Quelques instants plus tard, l’Interdictor disparaissait lui aussi dans l’hyperespace. Le colonel Vellaryn alla s’asseoir dans l’un des fauteuils du petit salon.
    — Difficile d’imaginer cette conversation presque mélancolique entre un amiral de la République Galactique et un Seigneur Noir de l’Empire Sith.

    L’amiral l’imita et les resservit tous deux en whisky corellien.
    — Que voulez-vous, Cregg… le monde ne tourne pas toujours parfaitement rond.
    — Et maintenant ?

    Pensif, le commandant du Defiance fit tourner lentement son verre.
    — Nous allons faire un crochet par Tython dès que nos dictateurs officiers mécaniciens nous donneront le feu vert, afin de rendre la dépouille de Shalo à l’Ordre. Et ensuite, direction les chantiers navals de Corellia tant que ceux-ci ne sont pas encore aux mains de l’ennemi.
    — Vous croyez vraiment que Corellia est menacée ?
    — J’en suis certain. Une guerre civile larvée s’y joue en ce moment qui n’a d’autre but que de permettre à des politiques corrompus d’appeler l’Empire à la rescousse.
    — Ce qui légitimerait un débarquement des Sith ?
    — Absolument… ainsi que la déclaration d’une sécession d’avec la République Galactique.

    Le colonel grogna.
    — Mais quand donc tout cela finira-t-il ?

    L’amiral soupira en vidant son verre.
    — Qui le sait ? Même la disparition de l’Empereur ne saurait garantir la paix dans notre galaxie, j’en ai bien peur.


    — Aux absents ! déclara James en levant son verre à liqueur avant de le vider imité par tous ses amis.

    La petite tablée échangea des coups d’œil tristes. Il resservit tout le monde pour le toast suivant : c’était la tradition, chacun devait en porter un à son tour. Autour d’eux, le personnel s’affairait pour redonner à la cantina du pont quatre un visage civilisée. Elle avait beaucoup souffert de l’explosion survenue dans l’un des hangars mais déjà quelques habitués étaient venus pour reprendre leur pause habituelle et chacun avait mis la main à la pâte pour tout remettre en ordre. Sur les murs, de mélancoliques bannières noires soulignaient les photos des disparus, tués lors de la bataille, et de petits groupes saluaient déjà ça et là, autour d’une table, la mémoire des amis disparus en attendant la cérémonie officielle prévue pour le lendemain. Isil était assise entre Alec et Argail.
    Will leva à son tour son verre.
    — À notre cher Patris pulvérisé dans l’explosion du deux !

    Puis en se tournant vers Argail et Isil, il précisa :
    — Il n’a pas souffert… en fait, il a été vaporisé par la déflagration alors qu’il tentait de secourir un pilote coincé dans un Aurek accidenté.

    Le noir avala son verre d’un trait imité par tous et resservit aussitôt toute la tablée. Argail porta le toast suivant en levant son verre.
    — À ma pauvre Lillaia, articula-t-il péniblement d’une gorge serrée.
    — Elle m’a sauvé la vie, murmura Isil en combattant l’émotion qui l’étreignait.
    — C’était une superbe fille, ajouta James. Vraiment superbe.

    Le sergent inspira un grand coup, une longue inspiration entrecoupée par un hoquet, en repensant à sa trop courte liaison avec la jeune femme. La vie était tellement injuste !
    Comme il venait de se perdre dans ses pensées, le verre toujours en l’air, Isil posa une main sur la sienne.
    — Elle nous manquera, dit-elle à voix basse.

    Ses doigts serrèrent ceux de son ami.
    — Je n’ai pas pu la sauver… malgré la Force, ajouta-t-elle avec amertume.

    Argail secoua la tête :
    — Tu ne dois pas te sentir coupable… Tu avais déjà tellement fait… Tu étais à bout…

    Puis il ajouta :
    — Nous avions des projets… Tu ne devrais pas perdre trop de temps avec ton contrebandier. Le temps, c’est tout ce que nous avons, et nous ne savons pas combien il nous en reste. À ta place, je n’hésiterai pas à lui dire combien tu l’aimes… Chevalier Jedi ou pas, on s’en fout !

    Puis il avala la liqueur ambrée réservée aux grandes occasions, suivi de nouveau par tous les autres. Alec se tourna ensuite vers la Jedi en levant le verre que le soldat venait de remplir une énième fois.
    — À toi, Isil, qui nous as tous sauvés… et à tes amis qui t’ont donné un bon coup de main. Et puis… ça me coûte de le dire vu que je… enfin que tu me…

    Il se mit à rougir. Ses amis émirent de petits gloussements qui adoucirent l’atmosphère du moment.
    — Alec embarrassé devant une fille… ça vaut le coup d’être vu ! s’exclama Will.

    Isil se mit à sourire avec indulgence. Le mécano respira fort pour achever son toast.
    — Je veux dire… à tes amours ! J’espère qu’il te mérite vraiment !

    Le sourire de la Jedi s’accentua et elle baissa les yeux.
    — La question serait plutôt : est-ce que je le mérite, murmura-t-elle avec une mine contrite avant de faire comme tout le monde en vidant son verre d’un trait.

    Le jeune homme lui caressa la joue.
    — Je suis sûr que oui.

    Les yeux de la Jedi se mirent à briller. Elle se retourna sur sa chaise. Derrière elle se tenait, immobile et silencieux, son droïde astromécano, P2-A2 qui écoutait attentivement les conversations pour en décoder un sens si humain. Alec remit une nouvelle tournée et Isil aussitôt leva son verre en déclarant :
    — Et à mon fidèle P2-A2 sans qui je ne serais pas avec vous aujourd’hui… Comme quoi la Force ne peut pas tout faire.
    — À P2-A2 ! s’écrièrent-ils tous en chœur pendant que le droïde trépignait sur place en émettant une longue série de bips joyeux.
    *
    * *

    — À quoi cela me sert-il de pouvoir utiliser la Force si je n’ai pu sauver ni Maître Torve ni Lillaia ? questionna Isil en observant les flammes du bûcher funéraire du Maître Jedi crépiter en s’élevant dans l’air frais de Tython.
    — À sauver d’autres personnes ? répondit Maître Satele Shan à voix basse. Pourquoi voudrais-tu devoir sauver toute l’humanité à toi toute seule ?
    — Parce que j’étais avec chacun d’eux au moment où ils sont morts.

    Le Grand Maître observa de biais le visage fermé du jeune chevalier et plissa ses lèvres.
    — Tu ne dois pas laisser tes émotions t’envahir, Isil. Perdre des amis ne doit pas compter plus que de voir des inconnus mourir. Dans tous les cas, chaque vie qui s’en va est une tragédie. Mais nous devons faire avec pour continuer à avancer.
    — Comment rester insensible face à la mort ?
    — C’est la meilleure arme du Jedi que de pouvoir y parvenir. Ainsi, il peut rejeter la peur, la peine et la haine qui mènent toutes au Côté Obscur. C’est l’âme même du Code Jedi.

    Isil baissa le front et murmura :
    — Il n'y a pas d'émotion, il y a la paix.

    Maître Shan continua :
    — Il n'y a pas de passion, il y a la sérénité…

    Soudain, les deux femmes sentirent deux mains se poser sur leurs épaules et une voix familière, qu’Isil n’avait pas entendue depuis des semaines, déclama derrière elles :
    — Il n'y a pas de mort, il y a la Force !

    Isil réfréna un sursaut et se retourna.
    — Maître Koyi Me ! s’exclama-t-elle. Vous êtes de retour !

    Satele Shan sourit.
    — Le Maître diplomate du Defiance est revenu de mission ?
    — J’arrive à l’instant, avec toute l’équipe au grand complet. Mais j’aurais préféré vous revoir dans de meilleures circonstances, Grand Maître.

    La main du Twil’lek flotta vers le bûcher qui se consumait lentement.
    — Maître Torve était un immense Jedi… un grand et puissant guerrier. Il nous manquera. Il voyage à présent dans la Force.

    Puis se tournant vers Isil :
    — On m’a dit que tu n’avais pas démérité de ton titre de Chevalier Jedi, jeune fille. J’en suis heureux.

    Dans l’obscurité de la nuit, une autre silhouette les rejoignit et une voix presque moqueuse s’éleva :
    — « Pas démérité » ? C’est presque amoindrir le courage dont elle a fait preuve et la puissance qu’elle a su puiser dans la Force ! Isil est vraiment une grande Jedi à présent !

    La jeune femme s’exclama de nouveau avec un beau sourire :
    — Maître Melvar !

    Adol Bruck Obi Melvar s’inclina légèrement devant les trois Jedi, la main sur le cœur.
    — Je suis heureux de te revoir, Isil… et vous aussi Maîtres ajouta-t-il en souriant. Maître Beno aurait été fier de toi… de la belle jeune femme que tu es devenue et du Jedi accompli que tu es à présent.

    Isil le contempla de ses beaux yeux bleus qui scintillaient à la lueur des nombreuses torches présentes sur la colline du temple de Tython.
    — Merci, Maître Melvar… et vous aussi, Maître Me. Je ne sais pas si je mérite autant de louanges… c’est justement ce que je disais à Maître Shan à l’instant et je…

    Le Grand Maître leva sa main pour l’interrompre.
    — Laisse les morts rejoindre la Force en paix et ne te torture plus l’esprit. Regarde l’avenir.
    — J’y vois peu de choses réconfortantes, Maître Shan.
    — Alors, nous aurons grand besoin de Jedi comme toi. Ne te laisse pas aller à de sombres regrets. Comme le disent Maître Me et Maître Obi Melvar, tu as accompli de grandes choses pour un jeune chevalier comme toi. Continue sur cette voie et fortifie ton âme.
    — Oui, Grand Maître.
    — On se revoit plus tard, conclut Satele Shan. J’ai à parler avec Maître Me et Maître Obi Melvar.
    — Comme vous voudrez. Maitres…

    Elle les salua en s’inclinant du buste et fit demi-tour pour regagner la procession qui retournait à présent vers le temple.
    — Une extraordinaire jeune femme, remarqua Obi Melvar en la regardant s’éloigner. Il aurait été dommage que Beno Mahr ne la forme pas.

    Il faisait ainsi allusion aux réticences émises par le Conseil lorsqu’Isil avait été présentée au temple à ses douze ans.
    — Fasse l’avenir ne pas nous le faire regretter, soupira Maître Shan les lèvres pincées.
    — Je veillerai sur elle… tant qu’elle restera sur le Defiance, avança le Twi’lek.


    Un peu plus loin, Isil rejoignait Nulee’Na et Kuli’Aven.
    — Je suis heureuse que le Conseil ait décidé de te confier Kulia comme Padawan. Tu le mérites bien.

    Nulee’Na jeta un regard hésitant à la petite Twi’lek.
    — J’espère que je serai à la hauteur. J’avoue avoir longuement hésité… non pas que je n’ai pas confiance en Kulia, mais c’est plutôt à propos de moi que j’émets des doutes. Serais-je à la hauteur de ce qu’on attend d’un Maître ?

    Isil lui tapota l’épaule.
    — Je suis certaine que tu seras une excellente enseignante. Et puis, Maître Shan n’a-t-elle pas dit qu’elle vous suivrait de près pour vous épauler si besoin ?
    — Oui, c’est vrai. Quelque part, c’est rassurant.

    Kuli’Aven regarda les deux chevaliers.
    — Sans vouloir manquer de respect à mon nouveau Maître, ni lui faire de la peine… je… j’aurais bien aimé avoir Isil pour…

    Les deux jeunes femmes sourirent avec indulgence et Isil s’accroupit pour se mettre à la hauteur de l’enfant.
    — Je crois que Nulee’Na fera un bien meilleur Maître que moi… J’ai peur que mon exemple ne soit pas trop à suivre… du moins dans certains domaines.

    La gamine sourit et s’approcha de l’oreille d’Isil pour souffler :
    — À propos d’un certain contrebandier ?

    La Jedi étouffa un rire en hochant la tête. Elle frictionna affectueusement le crâne de la fillette.
    — C’est tout à fait ça !

    Comme elle se relevait, Kuli’Aven lui adressa un clin d’œil complice et posa son index levé sur ses lèvres.
    — Vous allez rester sur le Defiance ? demanda Isil.

    Nulee’Na répondit :
    — Je ne sais pas. Maître Satele doit prendre sa décision d’ici demain. On verra.
    — En tout cas, que la Force soit avec vous deux, conclut Isil.
    *
    * *

    Le croiseur avait rejoint les docks des chantiers navals de Corellia. Une nuée de droïdes et de techniciens s’affairaient tout autour de lui et à l’intérieur pour effacer les traces de la sanglante bataille qu’il avait affrontée. Une partie du personnel avait été autorisé à descendre à terre pour quelques jours de repos bien mérités, hormis ceux dont la présence était indispensable aux réparations. L’équipe reconstituée de la CPM avait partagé un repas de retrouvailles et obtenu un quartier libre de deux jours. Argail avait décidé de rester à bord pour dormir et méditer devant une photo de Lillaia qu’il avait accrochée sur le mur en face de son lit. La plupart des autres avaient pris soit une navette, soit leur vaisseau personnel pour se rendre à la surface de Corellia. Isil était partie seule dans le vaisseau de Maître Mahr accompagnée de P2-A2.

    Le speeder taxi stoppa devant un haut building du centre d’affaires de Coronet City et un employé accourut avec empressement pour lui ouvrir la portière.
    — Mademoiselle Valdarra, susurra-t-il en s’inclinant bien bas. C’est un honneur !

    Isil masqua son étonnement et leva la tête vers la façade de l’immeuble rutilant dont l’entrée était surmontée d’un immense « Z » cerclé d’or. L’enseigne étincelait de mille feux au soleil du matin. L’homme la précéda jusqu’au sommet du perron et l’invita à entrer dans le riche hall de la société. Une vingtaine d’employés se tenaient impeccablement alignés de chaque côté d’un tapis rouge au centre duquel attendait un homme âgé et chenu vêtu d’un costume bleu sombre irréprochable. Machinalement, Isil tira vers le bas la courte jupe de sa tunique de Jedi et arrangea les manches de sa bure. Le vieil homme s’inclina profondément et tendit la main à sa visiteuse.
    — Mademoiselle Valdarra, s’exclama-t-il. Enfin, je vous retrouve après toutes ces années !
    — Retrouve ?
    — Vous étiez si jeune, la dernière fois que je vous ai vue que vous ne devez pas vous souvenir de moi.
    — En effet… je suis désolée.

    Isil serra la main offerte. L’homme reprit :
    — Je suis Madus Orfeus, votre administrateur de biens. Nous nous sommes parlé hier par communicateur vocal.
    — Oui, fit Isil, je reconnais votre voix. Je suis enchantée de faire… ou de refaire votre connaissance.
    — Tout le plaisir est pour moi, croyez-le, Mademoiselle Valdarra…
    — Isil… Appelez-moi, Isil… je vous prie.

    Le vieil homme se courba de nouveau.
    — Bien sûr, comme vous le souhaitez… Mademoiselle Isil. Bienvenue au siège du consortium Zilar… créé à la mort de vos parents pour fédérer les biens de votre père et l’empire fondé il y a quelques cent-dix ans par votre arrière grand-père maternel, le grand Theodore Zilar, deuxième du nom.

    Il l’avait prise familièrement par le bras et l’avait guidée jusqu’à une galerie d’honneur où s’alignaient des holoportraits des fondateurs et autres membres importants du consortium. Quatre hommes les suivaient, visiblement du service de sécurité. Isil s’arrêta longuement devant le portrait de ses parents en refoulant une évidente émotion.
    Le vieux Madus observait la jeune femme avec une affection non feinte.
    — J’ai veillé sur votre patrimoine durant tant d’années, sans trop bien savoir si vous étiez réellement encore de ce monde, balbutia-t-il en l’invitant à pénétrer dans un vaste ascenseur que surveillaient plusieurs gardes du corps. Et j’ai tant de choses à vous raconter.
    — J’imagine, répondit Isil touchée par le vieil homme. Et beaucoup d’autres à m’expliquer je suppose ?
    — Oui… beaucoup… Le Conseil d’Administration au grand complet est réuni et vous attend. Mais, nous allons prendre quelques minutes pour que je vous présente l’essentiel de ce que vous devez savoir sur votre héritage. L’ami de vos parents, l’ancien Conseiller à la Sécurité de la République, Jaster Darillian, avait pris à leur mort toutes les dispositions juridiques nécessaires à l’administration de leurs biens et la conservation de votre héritage en attendant que vous en preniez possession. Je dois avouer que nombreux étaient les administrateurs convaincus de votre propre mort et qui pensaient que tout cela ne servait à rien…


    La journée était bien avancée lorsque la Jedi prit congé du vieil homme après avoir promis de revenir rapidement. Tant d’informations assimilées en si peu d’heures ! Isil avait l’impression que sa tête allait éclater. Les perspectives futures se bousculaient dans son esprit. L’Ordre avait toujours prôné le dépouillement des biens et voilà qu’elle se retrouvait à la tête d’un empire financier et industriel s’étendant sur de multiples planètes. Une question lui vint : était-ce pour cela que sa personne intéressait le Cercle Sombre et Jaster Darillian en particulier ? Dans ce cas, pourquoi n’avait-il pas proclamé sa mort et fait main basse sur son héritage au lieu de le maintenir en l’état ? Il s’était prétendu son père biologique et cette idée la taraudait depuis lors. Il lui fallait en avoir le cœur net. D’un pas décidé, elle se rendit au Centre des Archives Génétiques de Corellia pour vérifier les résultats des analyses qu’elle avait demandé à Maître Lansil d’effectuer sur la dépouille de son père. Chemin faisant, elle se demanda quoi faire de la fortune dont elle venait d’hériter. Il y avait des précédents dans l’Ordre Jedi de Maîtres riches et puissants. L’Ordre ne crachait jamais sur les sources de revenus que de tels membres pouvaient lui apporter. Il en serait de même pour elle si elle décidait de faire reverser ses propres dividendes au temple de Tython.
    Cependant, c’était là un problème supplémentaire à gérer en plus de l’attachement qu’elle vouait au capitaine Inolmo.


    Une heure plus tard, Isil ressortait du Centre des Archives Génétiques de Corellia à pas lents. Alors qu’elle traversait pensivement le grand hall d’entrée du bâtiment, les paroles du conseiller en recherches génétiques résonnaient dans sa tête. Un sourire perplexe errait sur ses lèvres rosées. Soudain une voix la figea :
    — Isil !

    Elle n’avait pas besoin de se retourner pour savoir qui l’interpelait ainsi. Son sourire s’accentua et elle pivota vivement sur ses jambes.
    — Hiivsha !

    Elle cria presque le nom de son compagnon, cri mêlé à la fois d’exclamation et d’interrogation incrédules. Un élan spontané la transporta et elle manqua de peu de se jeter dans ses bras. Mais à la dernière seconde, au prix d’un violent effort de volonté, elle se maîtrisa et demeura sur place, se contentant d’ajouter d’une voix redevenue neutre :
    — Tu es revenu ?

    Il se tenait à deux pas d’elle, beau et souriant comme lors de leur première rencontre sur Balmorra, les cheveux légèrement en bataille, le teint hâlé, les dents éclatantes, les yeux pétillant de malice. Lui non plus ne bougea pas. C’était son plan : il tenait à savoir.
    Ils restèrent ainsi de longues secondes à se dévisager, le visage illuminé par un sentiment intense puis les yeux de la jeune femme furetèrent à droite et à gauche, sans doute pour observer les personnes dans le hall. Hiivsha pensa un rien dépité :
    Belle domination de soi-même ! On voit bien que le Jedi est toujours là.
    Il répondit un banal :
    — Comme tu le vois. J’espère que je ne t’ai pas trop manqué ?

    Isil ouvrit la bouche et passa le bout de la langue sur ses lèvres subitement sèches. Le moment du choix décisif était venu, il n’y en aurait pas d’autre et elle en était consciente. Rejeter ses émotions comme le stipulait le Code Jedi et étouffer définitivement l’amour qu’elle portait dans son cœur, ou laisser ses sentiments s’exprimer, les assumer et faire avec en supportant les conséquences futures, telle était l’alternative.
    — Un peu, parvint-elle à articuler avec difficulté.

    Elle mobilisa ses jambes de plomb au prix d’un violent effort pour accomplir les deux pas la séparant de lui. Elle eut un moment d’hésitation puis, de façon aussi soudaine qu’inattendue, la jeune femme agrippa un pan du blouson du contrebandier pour le remorquer vers une série de portes donnant sur le hall. Elle en ouvrit une après l’avoir rapidement déverrouillée avec la Force, exercice dans lequel elle était passée maître. C’était un placard d’entretien presque vide, dans lequel dormait un robot de nettoyage de surface. Sur quelques étagères étaient stockés des produits ménagers.
    — Qu’est-ce que tu fais ? demanda Hiivsha sceptique et surpris.

    Sans répondre, Isil referma la porte derrière lui et le plaqua d’un bras ferme contre un mur.
    — Mais… eut-il juste le temps de protester avant que la jeune femme ne se jette avec force dans ses bras, s’emparant avidement de sa bouche avec la sienne.

    Un instant déstabilisé par cette fougue inattendue, les bras du contrebandier battirent l’air quelques secondes avant de se refermer sur le corps de braise de sa compagne. Une série d’ardents et passionnés baisers s’ensuivit dans un silence ponctué de gémissements goulus.
    Hiivsha alla de surprise en surprise lorsqu’il entendit la jeune femme souffler à son oreille :
    — Je t’aime… je t’aime…

    Leurs cœurs s’accélérèrent à l’unisson.
    — J’ai envie de toi, chuchota-t-elle subitement le corps parcouru par une brise de plaisir.

    Tout en disant ces mots, elle se débarrassa prestement de sa bure et il entendit le bruit de sa ceinture multifonction tombant sur le sol.
    — Mais… essaya-t-il d’articuler entre deux baisers. Enfin… ici ? On risque de nous surprendre… un Jedi et un vilain garçon comme moi…

    Pour toute réponse, elle fit un geste de la main et il entendit nettement la serrure de la porte se verrouiller dans un clic éloquent.
    — On ne nous dérangera pas, haleta-t-elle en jetant sa tunique puis sa brassière sur le robot endormi.

    Il sentit les rondeurs fermes de sa poitrine brûlante s’écraser contre son torse alors qu’elle se plaquait de nouveau contre lui pour une nouvelle série de torrides baisers. Quand leur étreinte se desserra un peu, il promena avec enchantement ses doigts tremblants sur le buste palpitant et sentit sous la chair frémissante le cœur d’Isil qui battait à tout rompre.
    — Mais… le Code… bafouilla-t-il, l’esprit embrouillé.
    — Tais-toi et aime-moi, murmura-t-elle en pivotant avant de le faire tomber en arrière d’un crochet aux jambes.
    — Outch ! lâcha-t-il en atterrissant rudement sur le dos.

    Elle n’avait plus que ses bottes lorsqu’elle se jeta littéralement sur lui.
    — Hé, doucement, parvint-il à articuler en la réceptionnant entre ses bras. Si tu me tues maintenant, tu n’obtiendras rien de moi.
    — Pas question de te tuer, j’ai trop besoin de toi, répondit-elle d’une voix vibrante tout en lui défaisant ses vêtements. Mais ce que tu peux être long à te déshabiller ! s’exclama-t-elle une lumière éclatante sur son visage si doux.


    Lorsqu’ils sortirent du placard, Hiivsha regarda avec anxiété autour de lui tout en rectifiant au mieux sa chevelure. Il lui semblait que toutes les personnes traversant le hall les observaient, lui en particulier, d’un regard désapprobateur. Isil était aux anges et rayonnait comme un soleil de printemps dans un ciel azur. Ses longs cheveux blonds légèrement entremêlés lui donnaient un air espiègle.
    — Tu as l’air emprunté, se moqua-t-elle d’une voix douce en enfonçant son coude dans son flanc. On dirait que tu viens de dévaliser une banque. Sois plus détendu !

    Il réajusta son blouson et arrangea les pans de sa chemise dans son pantalon.
    — C’est que je n’ai pas l’habitude de me faire sauter dessus dans un placard à balais, protesta-t-il un sourire en biais.
    — J’espère bien, riposta la jeune femme en le tirant par la main pour le mettre en route. Mais à propos, comment as-tu su où me trouver ?
    — J’arrive du Defiance. Valin m’a fait un topo détaillé sur la fiesta que j’ai ratée ces dernières semaines. Je suis profondément navré pour Torve et Lillaia. Ce sont tous deux de grandes pertes…

    Il conserva le silence un instant avant de continuer :
    — Ensuite Valin m’a dit que tu étais partie sur Corellia, à Coronet City, trouver des réponses à certaines questions. J’ai donc utilisé ton localisateur pour te trouver. Alors, ces réponses ?

    Isil fit semblant de ne pas comprendre.
    — Quelles réponses ?
    — Darillian.

    La jeune femme baissa la tête, une ombre sur le visage.
    — C’est bien ton père ? en conclut Hiivsha.
    — Mon géniteur, corrigea la Jedi avec un léger accent d’agressivité dans la voix. Mon père restera à jamais l’homme qui m’a élevée et aimée.
    — Bien sûr, ma chérie… Comment te sens-tu ?

    Elle leva vers lui ses grands yeux bleus légèrement troublés.
    — Je ne sais pas trop et puis je ne veux plus y penser… maintenant que tu es revenu.

    Ils traversaient le hall en direction de la sortie lorsqu’il sentit le bras d’Isil passer autour de sa taille et son flanc se coller contre le sien. Après une seconde d’hésitation, il dodelina du chef en souriant et passa à son tour le bras autour des épaules de la jeune femme dont la tête retomba contre lui.
    — Tu n’as pas peur qu’on nous voit comme ça en public ? demanda-t-il.
    — Je m’en fiche, répondit-elle. C’est bien comme ça que se promènent les amoureux, non ? Les gens peuvent penser ce qu’ils veulent.

    Ils descendirent des marches conduisant vers une grande esplanade.
    — Tu es consciente que cela va finir par arriver aux oreilles du Conseil, continua-t-il préoccupé.
    — Je sais… un jour ou l’autre… mais nous ne sommes pas non plus obligés d’envoyer un faire-part sur Tython.
    — Oui… mais un jour ou l’autre… Que vont dire tes Maîtres ?

    Il sentit le corps d’Isil se serrer encore plus contre lui.
    — Je n’en sais rien. Mais si je dois choisir entre l’Ordre et toi, ce sera toi. Peut-être l’accepteront-ils ?
    — Et si ce n’est pas le cas ? Si l’Ordre te renvoie ?
    — Ce serait dommage pour lui… j’ai hérité une véritable fortune de mes parents et je pourrais toujours en faire bénéficier le Temple.
    — Mais si tout de même, le Conseil te renvoyait ?

    Elle leva son joli minois vers lui et il put constater qu’aucune ombre n’atténuait le rayonnement qui émanait d’elle. La jeune Jedi n’était tout simplement pas inquiète. Elle venait de faire un choix serein et mûrement réfléchi et après tout, n’était-ce pas ce qu’il avait souhaité en s’éloignant d’elle durant plusieurs mois ?
    — Dans ce cas, nous partirons faire le tour de la galaxie… à moins que nous ne regagnions les rangs des Jedi corelliens.
    — Les Jedi verts ?
    — Oui. Ils nous attendent les bras ouverts le cas échéant… même en tant que mari et femme.

    Hiivsha frissonna de bonheur à l’énoncé de ces trois mots.
    — Vraiment ? Comme mari et femme ?

    Isil secoua la tête de haut en bas en faisant voler ses mèches dorées.
    — Absolument, monsieur le contrebandier. Pourquoi faire les choses à moitié ? Et qui sait, tu pourrais peut-être devenir officier de la CorSec ? On travaillerait ensemble à rétablir l’ordre sur Corellia…

    Tout cela allait très vite pour Hiivsha qui n’avait jamais pensé à un retour aussi atypique. Voilà qui dépassait soudain ses plus folles espérances. Il avait du mal à gérer le bonheur qui l’envahissait à cet instant précis. Levant le bras, il héla un speeder-taxi et ouvrit la portière à Isil lorsque ce dernier s’arrêta devant eux.
    — Monte.
    — On va où ?
    — À l’astroport, lança Hiivsha à l’attention du chauffeur.
    — On retourne sur le Defiance… déjà ? s’inquiéta Isil d’un ton où pointait une once de dépit.
    — Pas du tout, j’ai obtenu de Valin une permission d’un mois pour toi et moi.
    — Une permission ? Pour faire quoi ?
    — Pour aller où, plutôt.
    — D’accord, pour aller où ? s’enquit la jeune femme en lui serrant la main.
    — C’est un secret, répondit-il d’un ton malicieux.
    — Je veux savoir, se plaignit Isil.

    Hiivsha secoua la tête.
    — Plus tard.

    La jeune Jedi croisa les bras.
    — De toutes façons, j’ai mon vaisseau à l’astroport. Je ne peux pas le laisser là.
    — Tu ne l’as plus, ma chérie, répliqua joyeusement son compagnon. Je l’ai renvoyé sur le Defiance.
    — Mais pourquoi ?
    — Parce que je savais que tu n’en aurais plus besoin.

    Isil le fusilla du regard.
    — Comment pouvais-tu le savoir ? Tu savais que je tomberais dans tes bras ?

    Il lui caressa doucement la joue d’un revers de main avec un sourire apaisant.
    — Non, ma chérie, mais je l’espérais sincèrement… de tout mon cœur.
    — Pff… arrogance masculine.

    D’un doigt, il dessina la courbure de ses lèvres et en releva un coin pour la forcer à sourire, ce qu’elle fit sans tarder. Puis ils s’embrassèrent de nouveau sous l’œil attendri du taxi.
    — Désolé de vous interrompre, fit celui-ci. Nous arrivons à l’astroport… mais vous pouvez prendre le temps de finir.

    Hiivsha paya la course en ajoutant un généreux pourboire et tira Isil par la main.
    — Viens, Choupy nous attend.
    Ils traversèrent d’un pas vif une partie de l’astrogare jusqu’aux hangars abritant les vaisseaux particuliers. Déjà se profilait devant eux la silhouette familière de l’YT1100 d’Hiivsha. Au pied de la rampe déployée, un droïde astromécano trépignait d’impatience en les observant s’approcher.
    — P2-A2 ! s’exclama Isil.
    — Il n’était pas question qu’on parte sans lui, affirma Hiivsha.
    — Merci…

    Elle l’embrassa encore une fois et compléta à son oreille :
    — … mon amour.

    Puis elle frotta affectueusement le dôme du droïde qui émit une longue série de bips excités avant de les suivre à l’intérieur du vaisseau.
    Isil se jeta dans le siège du copilote et bascula une série d’interrupteurs pour lancer les moteurs avant de tester les commandes.
    — Bon, dit-elle joyeusement, alors on va où ?
    — Décolle, on verra.

    Les moteurs rugirent et le cargo s’éleva bientôt dans le ciel de Coronet City avant de se lancer à l’assaut de l’atmosphère corellienne.
    — Et maintenant, on va où ? répéta Isil comme le ciel disparaissait pour laisser place à l’obscurité de l’espace.
    Hiivsha jeta vers elle un coup d’œil rempli de malice tout en entrant des coordonnées dans le calculateur d’hyperdrive.
    — Tout droit, se contenta-t-il de dire.
    — Allez, ce n’est pas drôle ! protesta la jeune femme en passant une main devant son visage avant de répéter avec l’aide de la Force : dis-moi où on va !

    Hiivsha éclata de rire, lui prit la main qu’il baisa affectueusement.
    — Tes tours de passe-passe ne fonctionnent que sur les esprits faibles. Sur moi, tu n’as aucune chance.

    La lèvre d’Isil se fit boudeuse.
    — Si tu ne me dis pas où on va, je ne t’adresse plus la parole durant tout le voyage…
    — J’adore le calme, se contenta de répondre le contrebandier au comble de l’amusement.

    Il se rencogna dans son siège en croisant les mains derrière la nuque et étendit les jambes avant de se mettre à siffloter. La bouche d’Isil s’étira en faisant naître des fossettes sur ses joues. Elle murmura d’une voix torride :
    — Si tu me dis où on va… je te promets de mettre ta cabine sens dessus-dessous pendant toute la durée de l’hyperespace. Je suis capable de choses que tu ne peux même pas soupçonner. Faire l’amour avec une Jedi passionnée va te réserver bien des surprises ! J’ai d’ailleurs une armure hyper sexy que m’a donnée mon géniteur et qui va te faire fantasmer…

    Hiivsha souleva un sourcil, l’air subitement intéressé.
    — Vraiment ? J’ai hâte de voir ça. Tu peux aller la mettre ?
    — D’abord tu me dis où on va et ensuite je la mets rien que pour toi.
    — Ils vont t’adorer, se contenta de répliquer son compagnon en la couvant du regard.
    — Qui ça « ils » ?

    Le sourire du contrebandier s’accentua.
    — Mes parents, pardi !

    L’espace fit soudain place à une succession de lignes bleutées comme Hiivsha venait d’activer l’hyperdrive.
    — Tes parents ? s’exclama Isil sidérée. Tu veux me présenter à tes parents ? On va sur Adarlon ?
    — Exactement !

    Au même moment, Choupy disparut de l’orbite de Corellia et entra dans l’hyperespace.

    FIN


    Retour au sommaire
  • 06/04/2016 - 14:59
  • 06/04/2016 - 17:52
    Chez moi, on ne peut pas télécharger les fichiers :

    Fichiers à télécharger
    [phpBB Debug] PHP Warning: in file /home/swu/public_html/www/fans/fan-fictions/sommaire.php on line 339: filesize(): stat failed for /home/swu/public_html/www/images/fans/fan-fictions/hiivsha/ladjj3_v6.pdf
    [phpBB Debug] PHP Warning: in file /home/swu/public_html/www/fans/fan-fictions/sommaire.php on line 355: filesize(): stat failed for /home/swu/public_html/www/images/fans/fan-fictions/hiivsha/ladjj3_v6.epub
  • 06/04/2016 - 20:17
    Effectivement ! Il s'agissait d'un problème de majuscules, c'est corrigé, merci. ;)
  • 03/05/2016 - 10:47
    Hello !
    Non je ne t'ai pas oublié mais j'ai juste eu pas mal d'occupations :p
    Je me suis arrêtée au chapitre 10, du coup j'ai téléchargé le epub comme ça je pourrais lire sur la liseuse pendant mes 2h de pause active de l'aprem. Je vais juste tenter de comprendre comment je pourrais accéder directement au chapitre 10, parce que c'est une fonctionnalité dont je n'ai encore jamais eu besoin ^^
  • 03/05/2016 - 11:38
    Par la table des matières du livre. Mais ça dépend de chaque liseuse pour y accéder (en haut, en bas...)
  • 03/05/2016 - 23:25
    Yep j'ai découvert cette fonction très pratique du coup !

    Bon, récit terminé, très chouette ! J'ai lu du mieux, mais aussi bien pire côté style d'autres auteurs publiés, alors j'espère que la chance te sourira pour tes autres récits :)

    Il reste quelques coquilles, mais sur liseuse je n'ai pas pu/su relever :s (mention spéciale au "python rocheux" du chapitre 15 je crois, même si la novélisation de l'épisode 7 a fait bien pire avec son "océan de débris de céramiques" sur Jakku ^^).

    J'ai beaucoup aimé les péripéties d'Isil et des autres membres du Défiance, tu as su l'entourer de chouettes personnages secondaires (et même si je n'aime pas ça, tu sais aussi laisser mourir tes personnages pour renforcer ton récit dans sa crédibilité).
    On sent beaucoup de réflexion sur le précepte de l'attachement des Jedi, des Sith pas si méchants, des Jedi pas si gentils... c'est bien ^^ (ou plutôt : ça me plait :p).

    J'ai adoré l'épilogue :p

    Bon courage pour la suite de tes projets ;)
  • 04/05/2016 - 10:36
    "(mention spéciale au "python rocheux" du chapitre 15"

    Rhoooo ! :shock: :oops:

    En effet, un
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    Image


    c'est pas pareil qu'un

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    Même si dans Google si tu cherches le second tu as plus d'images du premier :pfff: :sournois:

    Errare humanum est, mais je vais même te dire mieux, dans le livre que je suis en train d'achever, j'ai fais une recherche Word et j'ai trouvé un nouveau "python rocheux" :paf: que je me suis empressé de corriger : perseverare diabolicum ! :transpire:
    Je crois que maintenant, grâce à toi, je ne ferai plus cette énoooorme étourderie ! :oui:

    En tout cas, merci de ton retour. :jap: Je vais te dire une chose : ce n'est pas facile de faire mourir un personnage, même "secondaire central" - encore moins plusieurs - a fortiori s'il arrive des livres précédents. J'ai longuement hésité surtout pour celui de la fin et ça m'a brisé le cœur de le faire :cry: . En même temps, cela apporte un "plus" presque logique à l'histoire... :neutre: l'un comme l'autre d'ailleurs.

    Pour finir, j'avoue humblement que mes romans SW ne bénéficient pas de la même qualité de correction/reprise que les romans que je destine à l'édition même si je les ai relus plusieurs fois. Je sais que si je les reprenais, je corrigerais encore et encore plein de choses... mais comme il est impossible d'envisager une édition, c'est de l'énergie à fournir un peu "gratuitement".

    J'espère repartir un jour prochain sur un tome 4... Des idées me trottent en tête qu'il me faudra mûrir et développer au fil des mois jusqu'au jour où... :idea: :cute:
  • 04/05/2016 - 14:16
    Oui on sent que la porte reste ouverte pour des suites éventuelles ;) Et je comprends tout à fait qu'une FF soit moins corrigée qu'un roman normal, j'y passe moins de temps également pour les mêmes raisons. J'espère être encore dans le coin le jour où le tome 4 pointera le bout de son nez !

    J'adore les petites coquilles d'erreur orthographique (on a tous nos ptites faiblesses ^^), déjà croisé ailleurs des ancre/encre ou asthénosphère/atmosphère, c'est mignon je trouve ^^
    Tiens, j'y ai repensé après coup, j'ai pas rêvé, j'ai bien vu dans ton texte une allusion à Dolarn Sarkan ? (j'ai vu un Zilar aussi, coïncidence ou juste même bon feeling sur les sonorités ? ^^).

    (question subsidiaire, ton topic ne devrait pas être en coin Bibliothèque des récits achevés d'ailleurs, ou y'a une subtilité sur les classements qui m'échappe ? ^^).
  • 04/05/2016 - 15:59
    "une allusion à Dolarn Sarkan"

    Celle-là, oui, j'assume parfaitement. :lol: :oui:

    Pour Zilar, non, je ne crois pas avoir voulu "piéger" quelqu'un...

    Pour le classement du topic, oui, faut voir... peut-être Jagen avait-il parlé d'un délai à la suite duquel le topic était effectivement classé ?
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